Skip to main content

Torah-Box Magazine n°188 France - Pessa'h

Page 1

HAGGADA KADÈCH

RAV KANIEVSKY

10 PLAIES

FAMILLE

'HAMETS

SÉDER

n°188 I 13 Avril 2022 I 12 Nissan 5782 I Pessa'h

Pleins d'enseignements pour toute la fête de Pessa'h > p.6

EGYPTE CACHEROUTE

M A G A Z I N E

Comment passer un Séder de Pessa'h original, plaisant et utile ? > p.26

Veille de Pessa'h : les 10 commandements du mari ! > p.30


CALENDRIER DE LA SEMAINE 13 au 24 Avril 2022 Mercredi 13 Avril 12 Nissan

Daf Hayomi Yébamot 37 Michna Yomit Kilayim 5-4 Limoud au féminin n°404

Jeudi 14 Avril 13 Nissan

Daf Hayomi Yébamot 38 Michna Yomit Kilayim 5-6 Limoud au féminin n°405

Vendredi 15 Avril 14 Nissan

Daf Hayomi Yébamot 39 Michna Yomit Kilayim 5-8 Limoud au féminin n°406

Pessa'h

Dimanche 17 Avril 16 Nissan Yom Tov

Lundi 18 Avril 17 Nissan

'Hol Hamoed Pessa'h Daf Hayomi Yébamot 43 Michna Yomit Kilayim 6-8 Limoud au féminin n°410

Mercredi 20 Avril 19 Nissan

'Hol Hamoed Pessa'h Daf Hayomi Yébamot 44 Michna Yomit Kilayim 7-1 Limoud au féminin n°411

Jeudi 21 Avril 20 Nissan

'Hol Hamoed Pessa'h Daf Hayomi Yébamot 45 Michna Yomit Kilayim 7-3 Limoud au féminin n°412

Pessa'h

7ème jour

Michna Yomit Kilayim 6-2

Vendredi 22 Avril 21 Nissan

Michna Yomit Kilayim 7-5

Limoud au féminin n°407

Yom Tov

Limoud au féminin n°413

1er jour Daf Hayomi Yébamot 40

Samedi 16 Avril 15 Nissan

Mardi 19 Avril 18 Nissan

Pessa'h

2ème jour

Daf Hayomi Yébamot 46

Pessa'h

8ème jour

Michna Yomit Kilayim 6-4

Samedi 23 Avril 22 Nissan

Michna Yomit Kilayim 7-7

Limoud au féminin n°408

Yom Tov

Limoud au féminin n°414

Daf Hayomi Yébamot 41

'Hol Hamoed Pessa'h Daf Hayomi Yébamot 42 Michna Yomit Kilayim 6-6 Limoud au féminin n°409

Dimanche 24 Avril 23 Nissan

Daf Hayomi Yébamot 47

Daf Hayomi Yébamot 48 Michna Yomit Kilayim 8-1 Limoud au féminin n°197

Mercredi 13 Avril Rav Chimchon David Pinkus

Jeudi 14 Avril Rabbi Yossef Karo (Choul'han 'Aroukh) Rabbi Mena'hem Mendel (Tséma'h Tsédek) Rav Moché ben 'Haïm Alchikh

Samedi 16 Avril Its'hak Avinou

Lundi 18 Avril Rav Meïr Abi'hssira (Baba Meïr)

Rav Meïr Abi'hssira (Baba Meïr)

Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Rav Michaël Lachkar, Rav Nathaniel Wertenschlag, Rav Ya'akov Hillel, Rav David Menaché, Rav Nethanel Abib, Rav David Katz, Rav Ye'hiel Charbit, Rav David Ichay, Moché Loulou, Jonathan Berdah, Jérôme Touboul, Rav Arié Chekhter, Rabbi Efraïm Goldberg, Elyssia Boukobza, Binyamin Benhamou, Dan Cohen, Rav Nethanel Gamrasni, Rav Emmanuel Bensimon, Rav Freddy Elbaze, Déborah Malka-Cohen, Murielle Benainous - Mise en page : Dafna Uzan - Secrétariat : 01.80.20.5000 Publicité : Yann Schnitzler (yann@torah-box.com / 04 86 11 93 97) Distribution : diffusion@torah-box.com


L'ÉDITO DE LA SEMAINE par Sous la protection du Tsadik Les attentats L’être humain se qui distingue se sont des autres créatures par la parole succédés dernièrement en (cf. Béréchit 7 Onkelos). Israël, faisant 2, de nombreuses Celle-ci est victimes, nousl’expression ont ramenésde à son dure intelligence et deaurait sa pensée, elle lui une réalité qu’on voulu oublier. permet de communiquer avec son comme prochain, Les médias se sont empressés, à de formuler sesd’essayer sentiments, de commercer. leur habitude, de comprendre les raisons de qui cesa attaques se sont lancés Cet "outil" été donnéetà l’homme est en dans de: onconsidérations réalité toutes à doublesortes tranchant peut l’utiliser pour faire du autour de soi (consoler politiques. En bien réalité, les ennemis d’Israël les se endeuillés, encourager ceux qui en ont ne sont jamais interrompus de vouloir besoin, enseigner Sagesse, transmettre détruire et tuer la mais miraculeusement, nos ne messages à nos enfants…), mais par ils parviennent généralement pasdes à propos vexants, humiliants, le mensonge réaliser leurs desseins. Et même lorsqu’ilset y la calomnie, on également causertout des parviennent, on peut se rend compte malgré dommages C’est lepourquoi de l’étendue irréversibles. du miracle (comme fait qu'à la Torah, à laplusieurs reprises, nous met en Bné-Brak, mitraillette du terroriste s’est garde contre ces interdits qui se font par la enrayée ou que ce dernier s’est trompé de parole. lieu prévu pour commettre l’attentat, qui Le Rav IsraëlàMéir a révolutionné le était bondé cetteKagan heure-là…). “A chaque monde juif il y a plus d’une centaine d’années époque se lèvent des peuples qui désirent avec exterminer, son fameux livre ‘Haïm" nous mais D.ieu"’Hafets nous sauve de (qui d’ailleurs est dans devenu son éponyme), leurs mains” lit-on la Haggada. concernant les lois sur la médisance. Il On ne peut s’empêcher d’établir un rapport y relevait qu’on pouvait transgresser 17 entre ces actes terroristes et la disparition commandements négatifs et 14 positifs du Rav ‘Haïm Kanievsky, surtout que la avec une seule phrase malveillante. Depuis, ville de Bné-Brak - dans laquelle vivait ce par la lecture de ce livre, les gens ont pris Tsadik - a été phénomène inconnu conscience defrappée, l’importance de la parole et dans le passé. Il y a lieu de que le s’efforcent de respecter cessupposer lois. mérite de ce grand Rav protégeait le pays et Beaucoup de Rabbanim encouragent l’étude particulièrement sa ville. Moché Rabbénou journalière du "’Hafets ‘Haïm" ; ces lois sont n’avait-il pas demandé aux explorateurs de approfondies dans les maisons d’étude vérifier si ne vivaient pas en Erets Kéna’an (Beth Hamidrach), certains les étudient en des hommes justes qui protégeaient les ‘Havrouta (binome) par téléphone, chaque peuples idolâtres qui y résidaient, lors de la année sont organisées des soirées pour conquête de cette terre ?! (Bamidbar 20, grand public au cours desquelles on 13, éveille cf. Rachi). l’assistance à se renforcer dans ce domaine, Il est certain que àcel’approche grand Rav de laisse un particulièrement Tich’a Béav. Onvide sait en que le secondbien Temple énorme et effet on se demande qui fut détruit de la haine gratuite,d’une dont va pouvoirà cause remplacer un homme l’une envergure. des expressions le Lachon Hara’ (la telle Maisest si personne ne peut médisance).accéder à son niveau, l’union prétendre de efforts nous entrepris par chacun Un tous autreles moyen permettant de d’entre nous le pouvoir, contrôler ce aqui sort de d’une notre certaine bouche, manière, de combler disparition. C’est est le Ta’anit Dibour, lesajeûne de la parole. pourquoi, Israël, Lorsqu’on en passe toutes’est unemontée journéeune à étude collective du Talmud à saonmémoire, s’abstenir totalement de parler, réalise à

regroupant des milliers d’étudiants. Torahquel point, sans même s’en rendre compte, il estaussi facilelance de lancer uneactions plaisanterie Box plusieurs pour vexante, dede raconter un "petit" Lachon Hara’ l’élévation son âme : la répartition de ou sele moquer d’unauprès défautdes d’un confrère. tout Chass Babli internautes, Ce self-control quedu nous le Ta’anit l’étude de la Michna jourimpose qui commencera Dibour nous permet de réfléchir avant très bientôt le Séder Zra’im - dans lequel le d’ouvrir la bouche eténormément de s’assurer investi qu’il ne-, Rav Kanievsky s’était s’agit paslivres de paroles désobligeantes. 12.000 retraçant sa vie distribués, Il estHespédim vrai qu’ilsur estle difficile des site, etc.de prendre sur soi un tel engagement à titre individuel, On peut aussi essayer d’acquérir l’une des surtout quand on se trouve dans un qualités dans lesquelles le Rav Kanievsky entourage professionnel qui ne nous le excellait, comme la détermination. Comme permet pas. on le sait, le Gadol avait l’habitude de C’est pourquoi beaucoup de communautés terminer chaque année l’étude de toute la organisent un jeune de la parole collectif, Torah orale et écrite. Pour cela, il avait calculé à la synagogue ou dans une salle de fête, le nombre de pages de Talmud, du Choul’han avec au programme des cours de Torah ‘Aroukh, du Tanakh (et autres) qu’il se devait de différents intervenants, la lecture d’étudier quotidiennement. Chaque jour, il du livre des Téhilim, le tout dans une reprenait là où il s’était arrêté la veille, sans ambiance conviviale, repas et boissons diminuer de son “quota” même les jours où assurés. L’un des pionniers de ces réunions il était occupé par le mariage de ses enfants communautaires fut le grand rabbin Yossef et petits-enfants, parencore de longues visites de Sitruk quand il était à Marseille et personnalités qui venaient prendre conseil depuis, l’initiative s’est étendue un peu ou par des problèmes de santé. C’est ainsi partout. qu’après une attaque cérébrale qui le On a l’habitude de choisir un des jours de laissera handicapé sur la moitié du corps, Chovavim (semaines séparant la Parachat il continuera à remplir ses “obligations”, Chemot de celle de Michpatim) car on a une allongé lit d’hôpital. traditionsur duson grand kabbaliste le Arizal selon Cette ne peut que nous laquelledétermination ces jours sont opportuns à réparer les fautes de – c’estinterpeller, carl’attribut elle est ladu cléYessod de la réussite à-diretous ce qui rapport avec la semence dans les un domaines, particulièrement masculine – or Pour le Ta’anit Dibourl’étude équivaut à dans la Torah. terminer d’un 84 jeûnes de larégulièrement nourriture ! un cours de traité, suivre Halakha, se le lever l’heure tous les jours En France, jourà propice est dimanche pour la tout prière la synagogue, s’occuper puisque le àmonde est en congé et on d’un organisme d’aide pour des nécessiteux, fait d’une pierre 3 coups : tout d’abord on accomplit la Mitsva en soi du jeûne de il faut faire preuve de détermination. la parole, d’autre part on transforme le Un grand Tsadik nous a quittés, montrons dimanche, jour triste et oisif, en un moment à l’Eternel que nous savons nous aussi d’élévation. De plus, on se déconnecte de prendre sur nous des engagements sans la dépendance au portable, chose difficile à défaillir, et que par ce réveil, nous méritions réaliser dans un contexte normal. très bientôt la Guéoula que ce Rav espérait Faites l’expérience du Ta’anit Dibour et vous connaître de son vivant. attendrez avec impatience le rendez-vous Pessa’h Cachère Vessaméa’h ! de l’année prochaine !

La RédactionRav Torah-Box Daniel Magazine Scemama

Magazine I n°188

5


HALLEL : Nichmat Kol ‘Haï Il est impossible de remercier complètement Hachem pour toutes Ses bontés envers nous, ne serait-ce que pour une seule d'entre elles. Pourtant nous disons dans la Haggada que nous avons le devoir de Le remercier. Comment comprendre cette apparente contradiction ? Un roi avait un ministre des finances qui était juif et qu'il appréciait particulièrement. Les autres ministres, jaloux de lui, dirent au roi : "Teste-le et tu verras qu'il ne t'est pas fidèle ! Demande lui d'organiser deux repas, l'un à ses frais et l'autre aux frais du royaume, et tu verras la différence !" Effectivement, lorsque le ministre organisa le repas à ses propres frais, il paraissait très tendu. Par contre, lorsque le repas était aux frais du royaume, il semblait beaucoup plus serein. Le roi prit cela comme une preuve d'avarice.

Mais le ministre expliqua : "Non, majesté, justement ! Lorsqu'il s'agissait de mon argent, j'étais inquiet car je me disais : 'Peutêtre n'ai-je pas honoré le roi autant que je le pouvais !' Mais lors du deuxième repas, financé par l'argent que le roi m'a donné, je me suis dit : 'J'ai fait au mieux avec ce que j'ai reçu. Je n'aurais pas pu dépenser plus !' De même pour nous : avec nos propres moyens (notre bouche, notre langue, nos membres etc...), nous ne pouvons pas suffisamment remercier Hachem. Car tout ce que nous ferons sera forcément inférieur à ce qu'il faudrait faire. Par contre, lorsque nous considérons que tous ces membres nous ont été octroyés par Hachem, et non qu'ils sont à nous, nous en faisons, à l'instar du ministre, le meilleur usage possible.

MAGUID : "Les 10 plaies" Pourquoi Hachem a-t-Il frappé les Égyptiens avec 10 plaies ? Pourquoi pas avec 1, 5 ou 20, ou tout autre nombre ? Parce que le nombre 10 revêt une signification particulière. Il représente la perfection d’une entité complète et entière. Hachem a créé Son monde par 10 Paroles (Avot 5, 1). La Création fut suivie par 10 générations de mécréants, qui survécurent jusqu’au Déluge uniquement grâce à la grande patience et la tolérance de Hachem. Leur succédèrent 10 autres générations indignes, jusqu’à ce que notre patriarche Avraham reconnaisse l’existence de Hachem (ibid. 5, 2). Avraham fut testé et raffiné par 10 épreuves, qui prouvèrent sa dévotion absolue pour Hachem et lui valurent Son amour total (ibid. 5, 3). Lorsque vint le moment de libérer les descendants d’Avraham d’Égypte, Hachem opéra 10 miracles – les 10 Plaies – en Égypte, puis 10 autres miracles lors de l’ouverture de la mer (ibid. 5, 4). Puisque que le monde fut créé par 10 Paroles, le chiffre 10 devint, dès lors, le sceau de la Création. 6

Hagaon Rav Ya'akov Hillel Magazine I n°188

Rav Michaël Lachkar, Kollel Torah-Box

SÉDER : "Le nombre de mots de la Haggada" Il y a 1820 mots dans la Haggada, tout comme les 1820 fois où est inscrit le nom d'Hachem (YoudKé-Vav-Ké), attribut divin de miséricorde, dans toute la Torah. Chaque mot de la Haggada prononcé fait ainsi descendre sur nous encore plus de miséricorde. De plus, l'ensemble des noms qui totalisent les 15 étapes du Séder sont composés de 59 lettres, comme l'ensemble des 13 attributs divins de miséricorde dont le total des lettres est également 59. Rav David Menaché, que D.ieu lui envoie une guérison complète


SÉDER : "Le sens des 4 verres de vin" Rav Chlomo Zalman Auerbach explique que, parmi les boissons importantes, le vin est la seule boisson qu'on a encore plus envie de boire lorsqu'on en boit. Si une personne boit plusieurs verres de soda, au bout d'un moment, elle n'en aura plus envie. Mais si elle boit du vin, plus elle en boit et plus elle en voudra.

libération nous rapproche d'Hachem et nous rend, par conséquent, heureux. A plus forte raison les quatre libérations de la sortie d'Égypte. Le soir du Séder, nous nous rapprochons de plus en plus d'Hachem. Et c'est pour rappeler cette joie qui va en augmentant que nous buvons précisément du vin. Selon une autre

Les quatre langages de délivrance mentionnés dans la Torah au sujet de la sortie d'Égypte nous apprennent quatre dimensions spirituelles de celle-ci. Après elles, le peuple juif s'est senti totalement libre, plus du tout assujetti aux forces du mal.

explication, nous buvons du vin le soir du

C'est cela que nous fêtons à travers les quatre coupes de vin : même une seule

Séder pour rappeler le caractère unique du peuple juif. Celui-ci se distingue des autres peuples, de même que la vigne ne peut pas se greffer aux autres arbres. Rav Nathaniel Wertenschlag, conférencierTorah-Box

Magazine I n°188

7


MAGUID : ''D.ieu entendit notre plainte''

"D.ieu entendit notre plainte et Se souvint de l'alliance avec Avraham, Itsh'ak et Ya'akov".

seulement alors que le Tout-Puissant Se souvint de Sa promesse.

Le verset rapporté parait ambigu. En effet, D.ieu avait contracté une alliance avec le premier patriarche lors de la Brit Bèn Habétarim (Alliance entre les morceaux), selon laquelle la descendance d'Avraham deviendrait esclave durant de longues années, mais qu'après cette période, D.ieu les libèrerait et les comblerait de richesses.

Pourquoi donc la prière était-elle nécessaire si D.ieu avait promis de les libérer ? Voici la question que pose le Rav Eizik Haver.

Or la période de souffrance étant arrivée à son terme, D.ieu Se devait de libérer les Bné Israël selon l'alliance qu'Il avait conclue. Aucune action de la part des Hébreux n'était nécessaire, car l'engagement divin devait les faire sortir de l'exil.

Cependant, les multiples miracles qu'Il accomplit lors de la délivrance n'étaient pas inclus dans cette promesse et ce n'est qu'après la prière des Hébreux qu'Il décida, par amour pour Son peuple, de Se dévoiler entièrement face à eux.

Or, le Texte relate que les enfants d'Israël prièrent et implorèrent le Créateur et c'est

Rav Nethanel Abib, Comité rabbinique Torah-Box

Il répond : D.ieu S'était engagé à les libérer de l'esclavage, Il l'aurait donc assurément réalisé sans même que les Bné Israël ne prient pour cela.

NIRTSA : 'Had Gadya D'après une explication, le chant de 'Had Gadia est une conversation entre un Juif et un Égyptien. Le Juif, en racontant qu'un père a acheté un agneau qui a été mangé par un chat, se moque, en fait, de l'idolâtrie égyptienne. L'agneau correspond, en effet, à l'idole des Égyptiens. Et le fait qu'il ait été mangé par un chat signifie que cette idole n'a aucune force. Entendant cela, l'Egyptien se dit : "S'il en est ainsi, idolâtrons le chat !"

8

Magazine I n°188

Mais le Juif répond : "Le chat est mordu par le chien !" L'Égyptien dit : "Alors servons le chien !" Le Juif répond : "Le chien a peur du bâton !" L'Égyptien répond : "Alors servons le bâton !" Et ainsi de suite : à chaque fois, le Juif montre à l'Égyptien que son idole n'a pas de valeur ; jusqu'à ce qu'ils arrivent à Hachem qui, Lui, est le vrai D.ieu... Rav David Katz, fils de notre ami Shimon Katz


MAGUID : Les 10 Plaies Les grenouilles Pourquoi Hachem a-t-Il frappé les Egyptiens par les grenouilles ?

1.

Les Egyptiens torturaient leurs serviteurs en leur ordonnant de ramasser toutes sortes d'animaux et d'insectes repoussants ;

2. Les Egyptiens ne permettaient pas à nos ancêtres de se reposer, ils les réveillaient très tôt le matin ou en pleine nuit et dans bien des cas ils les empêchaient d'aller dormir ; 3.

Les grenouilles étaient encore plus répugnantes mortes que vivantes. Il en émanait une puanteur qui emplissait tout le pays ;

4. Les Egyptiens étaient ainsi punis pour avoir battu les Juifs sans pitié, jusqu'à ce qu'une mauvaise odeur émane de leur bouche ;

5.

Les Egyptiens effrayaient leurs serviteurs par des cris grossiers et incessants ;

6.

Les femmes juives devaient se retenir de crier lors des accouchements pour ne pas être remarquées par les policiers.

Rav Gabriel Dayan

Partez vous détendre à Deauville ! Particulier loue pour toutes périodes, appartements de standing tout confort et équipés pour 4 personnes, donnant sur jardin, dans la résidence Pierre et Vacances Les embruns à Deauville. Plage à 300m, proche centre ville et synagogue. Adapté aux chomrei shabbat. Me contacter au 0621248884 Magazine I n°188

9


MAGUID : La priorité dans le récit La soirée du Séder ne dure que quelques heures. Pourtant, à ce moment-là, un travail colossal nous incombe : établir les fondements de la Emouna pour toute l'année à venir. Comment arriver à cela en si peu de temps ? Nos Sages nous y ont aidés en nous donnant un Séder, un ordre. Mais la principale Mitsva de la soirée est celle de raconter la sortie d'Égypte, les miracles qui l'ont accompagnée de sorte à ce que l'on ressente un désir profond et sincère de remercier Hachem pour cela (en chantant le Hallel à la fin de la Haggada). Et le Yessod Véchorech Ha'avoda explique que pour ressentir une telle reconnaissance, il faut raconter ces événements en détails et ressentir nous-mêmes la souffrance vécue par nos ancêtres et le soulagement et la joie

qu'ils éprouvèrent lorsqu'Hachem les en délivrèrent. C'est pourquoi il est très important de se concentrer sur l'essentiel de l'histoire. Les Ba'alé Hamoussar expliquent qu'il ne faut pas s'étendre sur les premiers passages de la Haggada, qui ne sont que des introductions. Il faut rapidement arriver à l'histoire elle-même. Les passages d'avant peuvent être discutés pendant les autres jours de la fête. Le soir de Pessa'h, il est donc particulièrement important d'éveiller, à travers le récit détaillé et expliqué de la sortie d'Égypte et des miracles qui l'ont accompagnée, notre reconnaissance envers Hachem.

Rav Ye'hiel Charbit, conférencier Torah-Box

MAGUID : Les 10 Plaies, les grenouilles La plaie des grenouilles a atteint l’Égypte lorsque que l’on a frappé la première grenouille arrivée et qu’ainsi elle a donné vie à d’innombrables autres grenouilles. Rav Ya'akov Israël Kanievsky voit ici un joli message qui doit nous interpeller. Celui qui voyait la première grenouille arriver était en proie à un dilemme : s’il se laisse conduire par ses sentiments, il frappe la grenouille, car la grenouille le dérange. Mais l’intellect commande de ne rien faire, car si on frappe la grenouille, elle va se démultiplier ! Il y a donc une dissonance entre l’intellect et l'émotionnel pour savoir ce qu’il convient de faire. Le Rav dit que c’est exactement la situation dans laquelle se trouve une 10

Magazine I n°188

personne avec qui on viendrait se disputer. L’intellect lui dit : "Tais-toi, ne réagis pas à la provocation". L'émotionnel, que dit -il ? "Rends-lui ce qu'il t'a fait !" Une fois que l’on a réagi, l’autre réagit de plus belle, et voilà que cette dispute prend des proportions inattendues et que "la maison est pleine de grenouilles" ! C’est le dicton en hébreu qui dit : Avale la première grenouille plutôt que d'être amené à te disputer avec elle. Fais dominer l’intellect sur l'émotionnel, de sorte que "ta maison ne s’emplisse pas de grenouilles" et n'entraîne l’emportement inépuisable de la colère. Rav Ya'akov Mich'an, conférencier Torah-Box


SÉDER

MATSA "Manger le pain de misère en position d’homme libre ?"

"Pourquoi s’accouder ce soir-là ?" Pessa'h étant la fête de la liberté, on se serait plutôt attendu à pouvoir manger comme on veut. Surtout que cette position n'est pas très agréable, entraînant parfois que de la nourriture ou de la boisson tombe parterre ou sur la table... Rav Yossef Chalom Elyachiv enseigne que le soir du Séder, nous faisons de l'ordre (en hébreu, Séder) dans notre échelle de valeurs. Hachem nous a fait sortir d'Égypte pour que nous Le servions, et pas seulement pour que nous mangions et buvions ! D'ailleurs, l'étape "Choul'han 'Orekh", lors de laquelle nous mangeons le repas le soir du Séder, est souvent très rapide. Ce soir-là, on ne consacre pas beaucoup de temps au repas. La soirée tourne plutôt essentiellement autour des enseignements de Torah. Nos Sages ont voulu que nous prenions conscience du fait que, dans la vie, il y a des choses bien plus importantes que la nourriture. Car lorsqu'on mange normalement, on a tendance à se pencher vers la nourriture ; à se rapprocher d'elle, et donc à lui accorder de l'importance. Le soir du Séder, le fait de nous accouder nous oblige à amener la nourriture vers nous, au lieu d'aller vers elle. Et, grâce à cela, nous montrons que nous ne sommes pas dominés par nos envies matérielles. C'est nous qui les maîtrisons !

Rav David Ichay, conférencier Torah-Box

La Matsa doit être consommée en position accoudée. D'après le Rambam, c'est pour manger "en homme libre" en souvenir de la délivrance d'Égypte. Rav David Yossef demande s'il n'y a pas ici une contradiction flagrante entre le fait de manger du "pain de misère" mais dans une position d'homme libre ? Il répond que l'idée d'un "homme libre" est dans le sens d'un "homme heureux" comme il est écrit dans les Pirké Avot : "Qui est l'homme heureux ? Celui qui se contente de son sort". En fait, le fait de manger la Matsa, aliment pauvre par excellence, mais accoudé à la façon d'un homme libre, vient exprimer l'idée que même avec un tel pain on peut être libre, lorsqu'on sait se satisfaire de son sort.

Moché Loulou, team Torah-Box

MAGUID : "La bénédiction de la Délivrance" Avant de boire la 2nde coupe de vin, on dit la Brakha de Acher Guéalanou, dans laquelle nous remercions Hachem de nous avoir délivrés nous-mêmes et d'avoir délivré nos ancêtres. Et bien que notre délivrance à nous (qu'elle soit collective ou individuelle) ait forcément lieu après celle de nos ancêtres (la sortie d'Égypte), elle est mentionnée avant. Pour nous enseigner que toutes les délivrances dépendent de la sortie d'Égypte, et que le Séder ("ordre") est un moment propice pour les obtenir. En effet, Hachem met de l'ordre dans nos pensées : Il nous rappelle que toutes les délivrances dépendent de Lui et que la racine de ces délivrances est la sortie d'Égypte. Car pour pouvoir être délivré, il faut de la Emouna et le soir de Pessa'h est propice à "recharger nos batteries" dans ce domaine. C'est en cela que le soir du Séder est propice aux délivrances !

Jonathan Berdah, team Torah-Box

Magazine I n°188

11


GUIDE DE PESSA'H HISTOIRE

En quittant précipitamment l’Egypte, Après 210 années d’oppression en Egypte, le pain préparé n’eut pas le temps pendant lesquelles le roi Pharaon réduisit par les Grecs. Lorsqu’ils de voulurent allumer la oque dulessecond en D.ieu lever (c’est pourquoi nous Hébreux Temple en esclavage, des Matsot pendant la d’envoyer l, il y adécida environ 2170Moché ans, chezMénorah (chandelier à 7 consommons branches, symbole Le peuple, au nombre de 600 Pharaon pour lui demander de ochus imposa aux Juifs de de la lumière spirituelle), fête). ils trouvèrent 000 ne hommes âgés de 20 à 60 ans, libérer les siens. er leur foi. Certains décidèrent qu’une seule fiole d'huile d’olive quitta alors l’Egypte pure, donten direction Pharaon refusant de leur rendre du mont Sinaï où il recevra la es aux lalois de D.ieu (les liberté, malgré les nombreux la quantité ne suffirait que pour une49 journée. Torah, jours plus tard : ce avertissements reçus, D.ieu envoya dirigés par Matityahou et ses sera la naissance C’est alors qu’un miracle se produisit… l’huile du peuple sur l’Egypte 10 terribles plaies èrent, en alors ralliant d’autres Juifs, juif. qui anéantirent le cœur dudura pays8 jours ! Ce fut le 2ème miracle de petit nombre comparaison Chaque année, en lisant (bétail,en récoltes, etc.). ‘Hanouka… la Haggada (récit) de Pessa’h, nous cque et la faiblesse physique Dans la nuit du 14 au 15 Nissan de essayons de revivre la servitude de nos l’année 2448 depuis lalacréation (1313 avant ’entre eux, ils remportèrent Aujourd’hui, nous remercions ancêtres, qui ontD.ieu eu le dans méritelade voir les l’ère commune), ce fut la dixième plaie : la mort le 1er miracle de ‘Hanouka. joie en allumant la prodiges de D.ieu et reconnaître Sa grandeur ‘Hanoukia pendant 8 jours des premiers-nés égyptiens. D.ieu épargna les avant de pouvoir être libérés et devenir un enfants d’Israël, "sautant par-dessus" leurs soir,Aujourd’hui 2 bougieségalement, le 2èmec’est en se peuple. pénétrèrent dans le Temple (une bougie le 1er maisons. rapprochant de D.ieu que connaîtrons la soir). qui avait été détruit et souillé soir, etc. jusqu’à en allumer 8 le derniernous Pharaon céda enfin et libéra tous les esclaves véritable liberté spirituelle... hébreux de son pays.

‘HANOUKA : signifie "inauguration" (du nouveau PESSA’H : signifie au-dessus". Temple), c’est aussi "passer une allusion à la finNous de lafêtons guerre cet évènement endes souvenir de la du quiétude 15 Nissan où et au retour Mitsvot ennuit toute D.ieu est =passé des/ “Kah” maisons de SesKaf enfants (“Hanou” ils seau-dessus reposèrent (lettres et Hé) fidèles et n’a frappé que les premiers-nés égyptiens. = valeur numérique de 25, en référence au 25 Kislev)

LOIS DE LA FÊTE 3 1- FAIRE DISPARAÎTRE LE ‘HAMETS

• Qu’est-ce que le ‘Hamets ? Tout aliment ou boisson fait à partir de blé, orge, seigle, avoine, épeautre, (exemple : pain, pâtes, whisky, etc.) ayant fermenté, est considéré comme du ‘Hamets. Il est interdit d’en consommer, d’en tirer profit ou d’en posséder.

12

Magazine I n°188

• Comment le faire disparaître ? En nettoyant minutieusement tout endroit susceptible de contenir du ‘Hamets nous appartenant tel que les armoires, placards, poches des vêtements, sacs et cartables, voiture, locaux professionnels etc .


• Comment nettoyer sa cuisine (avant la fête) ? PLATS ET USTENSILES

FOUR

Il est recommandé d’avoir une vaisselle et des ustensiles de cuisine spécifiques réservés pour Pessa’h. Certains éléments de cuisine utilisés pendant l’année sont néanmoins cachérisables (cf. fiche pratique www.torahbox.com/docs-hizouk ou consulter un Rav).

Il doit être nettoyé très soigneusement avec un détergent adapté, lavé et rincé, inutilisé pendant 24 heures, puis chauffé pendant 1 heure 30 à température maximale. (ATTENTION : les

GRILLES DE CUISINIÈRE (OÙ L’ON POSE LES CASSEROLES)

Elles doivent être nettoyées méticuleusement, plongées dans l’eau bouillante, puis rincées à l’eau froide. Il est ensuite préférable de les envelopper de papier aluminium épais.

plaques du four ne pouvant être cachérisées pour Pessa’h, il faut en acheter des nouvelles.) Il est

préférable d’avoir un four réservé à Pessa'h.

ÉVIER Il faudra bien le nettoyer puis verser à 3 reprises de l’eau bouillante d’un Kéli Richon.

MICRO-ONDES

RÉFRIGÉRATEUR, CONGÉLATEUR, ÉLÉMENTS DE CUISINE, PLACARDS, TABLES, TIROIRS

Il ne doit pas être utilisé pendant Pessa’h si durant l’année, les aliments sont réchauffés sans les Ils seront méticuleusement recouvrir. En le nettoyant nettoyés pour en retirer toute soigneusement, et en y trace d’aliment (puis lavés plaçant une assiette remplie et rincés à l’eau froide). On d’eau et de détergent puissant recouvrira ensuite de papier que l’on porte à ébullition, aluminium les parties en ce sera valable a posteriori. contact avec la nourriture ou Dans tous les cas, il faudra les récipients. recouvrir les aliments que l’on y placera. (S’il comporte des LAVE-VAISSELLE résistances électriques, on doit le cachériser comme un Il doit être nettoyé avec un four classique.) détergent, et fonctionner à vide avec eau bouillante et NAPPES liquide vaisselle. Elles seront lavées à chaud (60°).

2- VENDRE LE ‘HAMETS RESTANT • Les produits ‘Hamets : N’ayant pas le droit de posséder du ‘Hamets pendant Pessa’h, tous les produits ‘Hamets encore présents dans la maison doivent être déposés dans une pièce fermée à clef ou à défaut, dans des placards fermés (à clef ou par des adhésifs) puis vendus à un non-juif avant la fête. Le Rav mandaté à cet effet, organisera la vente avec le non-juif.

Pour permettre à un Rav compétent de procéder à cette vente, il y a 2 possibilités :

- Soit par lettre remplie et signée à la main : renseignez vous auprès de votre centre communautaire, synagogue ou Rav de proximité, pour vous procurer le formulaire à remplir, dater et signer, et à remettre à la personne compétente qui vous aura été indiquée.

• Les ustensiles ‘Hamets : Il suffit de déposer les ustensiles et la vaisselle ‘Hamets (non nettoyés / cachérisés pour Pessa’h) dans un endroit fermé, sans accès direct pendant la fête. La vente de cette vaisselle à un non-juif n’est pas nécessaire.

- Soit par internet, directement en ligne : www.torah-box.com/hamets

Magazine I n°188

13


GUIDE DE PESSA'H 3- LES CONSOMMATIONS PERMISES PENDANT LA FÊTE • La Matsa Il est vivement recommandé de se procurer de la Matsa Chemoura [fabriquée à la main, si possible], au moins pour les 30 premiers grammes consommés le soir du Séder. Attention : la Matsa commercialisée durant toute l’année n’est pas cachère pour Pessa’h, à moins que la mention “Cachère Lépessa’h” ne figure sur l’emballage.

• Les produits “Kitniot” (légumes secs) Le riz, le maïs, la moutarde, les légumineuses, comme les petits pois, fèves, haricots et lentilles, ne sont pas ‘Hamets ; néanmoins, nombre de communautés (ashkénazes notamment) ont l’habitude de ne pas en consommer durant Pessa’h. Ceux qui consomment du riz à Pessa’h ont coutume de le trier 3 fois attentivement afin de vérifier l’absence de grains de blé.

• Les fruits frais, viandes et poissons (Cachères) Ils peuvent être consommés durant Pessa’h à condition d’avoir été préparés selon la loi juive et ne pas être entrés en contact avec des récipients ou des aliments ‘Hamets.

• Les produits manufacturés La mention “Cachère Lépessa’h” doit figurer sur l’emballage. Les aliments à base de céréales (et sans contrôle rabbinique) sont ‘Hamets et interdits pendant la fête (pain, gâteaux, pâtes, boissons alcoolisées, etc.).

• Les produits pharmaceutiques Tous les produits cosmétiques sont permis (savons, shampoings, dentifrices, maquillages, etc.). Certains adoptent une attitude rigoureuse ; qu’Hachem les bénisse également. Certains médicaments contiennent du ‘Hamets. Il faut consulter les listes éditées à l’approche de Pessa'h : http://torahbox.com/85EJ

4- LA BEDIKAT ‘HAMETS (Recherche du ‘Hamets) Le 14 Nissan à la sortie des étoiles (le Jeudi 14 avril au soir), après avoir fait le ménage dans notre maison / voiture / bureau, et procédé à la vente du ‘Hamets, nous devons vérifier l’absence de ‘Hamets à la lumière d’une bougie.

• Recherche du ‘Hamets en 3 étapes : 1- Préparation de 10 morceaux de pain : 10 petits morceaux de pain de moins de 28g seront enveloppés dans du papier et éparpillés aux quatre coins de la maison.

2- Bénédiction et recherche : le père de famille prend une bougie, récite la bénédiction ciaprès, puis vérifie (seul ou aidé des membres 14

Magazine I n°188

Jeudi 14 avril

de la famille) tous les endroits susceptibles de contenir du ‘Hamets.

BAROUKH ATA ADO-NAÏ ÉLO-HÉNOU MÉLÈKH HA’OLAM ACHER KIDÉCHANOU BÉMITSVOTAV VÉTSIVANOU ‘AL BI’OUR ‘HAMETS. Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous as sanctifiés par Ses Commandements et nous as ordonné de détruire le ‘Hamets.

Une fois la recherche à la maison terminée, il faudra vérifier dans la foulée notre voiture, magasin ou bureau, sans réciter de nouveau la bénédiction et sans parler.


3- Annulation : après avoir vérifié toute la maison, on annule sans plus tarder le ‘Hamets qui nous aurait échappé, en récitant la formule suivante : Kol ‘Hamira Va’hami’a Déïka Birchouti Déla ‘Hazité Oudéla Bi’arté Oudéla Yédaana Leih Livtil Véléhévé Hefker Ké’afra Déar‘a.

On la récitera aussi en français : “que toute sorte de ‘Hamets et tout levain qui se trouvent en ma possession, que je n’ai pas vu ou que je n’ai pas détruit, dont je n’ai pas connaissance, soient considérés comme inexistants et sans valeur, comme la poussière de la terre”.

On gardera les 10 morceaux de pain dans un sac jusqu’au lendemain matin, afin de les brûler.

5- LA VEILLE DE PESSA’H

Vendredi 15 avril

• Le jeûne des premiers-nés

Après

Les hommes premiers-nés jeûnent la veille de Pessa’h, en souvenir du miracle dont il ont bénéficié lors de la dixième plaie d’Egypte. Le père jeûnera à la place de son fils s’il a moins de 13 ans. Dans tous les cas, il est de coutume de couper ce jeûne (en assistant à la conclusion de l’étude d’un traité du Talmud) : renseignez-vous auprès du responsable de votre synagogue.

on récitera le texte

• Le Bi'our ‘Hamets (brûler le ‘Hamets) La veille de Pessa’h, on doit brûler avant une certaine heure tout le ‘Hamets qu'il reste en notre possession et notamment celui trouvé la veille pendant la recherche du ‘Hamets.

6- LE 'EROUV TAVCHILIN Lorsque Le Chabbath est précédé d’un jour de fête : avant l’entrée de la fête, il faut faire le 'Erouv Tavchilin qui nous permettra de cuire pendant la fête (uniquement à partir d’un feu existant) pour le repas de Chabbath. On prend une Matsa et un plat cuisiné (viande, poisson, œuf dur) - qui seront ensuite

l’avoir

brûlé,

suivant : Kol ‘Hamira Va’hami’a Déïka Birchouti Dé’hazité Oudéla ‘Hazité Dé’hamité Oudéla ‘Hamité Débi’arté Oudéla Bi’arté Livtil Véléhévé Hefker Ké’afra Déar‘a. Traduction : "Que tout ‘Hamets et tout levain qui se trouvent en ma possession, que j’ai vu ou que je n’ai pas vu, que j’ai détruit ou que je n’ai pas détruit, soient considérés comme inexistants et sans valeur, comme la poussière de la terre."

Jeudi 21 avril consommés pendant le Chabbath - et on récite la bénédiction suivante :

Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélekh Ha'olam Acher Kidéchanou Bemitsvotav Vetsivanou Al Mitsvat Érouv. Bedene Érouva Yehé Charé Lana Leafouyé Oulvachoulé Oul-Adlouké Chraga Oulméévad Kol Tsorkhana Miyoma Tava Lechabata Lana Oulkhol Israel Hadarim Baïr Hazot.

Magazine I n°188

15


GUIDE DE PESSA'H HORAIRES DE LA FÊTE JEU 14/4 ISRAËL

Jérusalem Tel Aviv-Jaffa AUTRES PAYS

Recherche du ‘Hamets APRÈS

VEN 15/4 Consommation du Brûlage Allumage des bougies ‘Hamets JUSQU’À du ‘Hamets AVANT AVANT

19h43

10h04

11h18

18h28

19h42

19h45 JEU 15/4

10h06

11h21

18h52

19h44

Recherche du ‘Hamets APRÈS

VEN 15/4 Consommation du Brûlage Allumage des bougies ‘Hamets JUSQU’À du ‘Hamets AVANT AVANT

Début du Séder APRÈS

Paris

21h28

10h59

12h21

20h24

21h29

Lyon

21h10

10h54

12h14

20h09

21h11

Marseille

21h02

10h54

12h13

20h03

21h03

Nice

20h55

10h46

12h05

19h56

20h57

Strasbourg

21h05

10h38

11h59

20h02

21h07

Toulouse

21h18

11h10

12h29

20h19

21h20

Bruxelles

21h26

10h48

12h11

20h19

21h27

Montréal

20h23

10h07

11h27

19h22

20h24

Genève

21h06

10h48

12h08

20h04

21h07

Casablanca

20h36

10h54

12h09

18h43

19h37

SAM 16/4

ISRAËL

Jérusalem Tel Aviv-Jaffa

JEU 21/4

VEN 22/4

Fin du Chabbath et Allumage des bougies Allumage des bougies de la fête de Yom Tov AVANT de Chabbath AVANT

19h52

18h37*

19h52 SAM 16/4

18h58* DIM 17/4

18h37** 18h59** JEU 21/4

SAM 23/4 Fin du Chabbath

19h57 19h57 VEN 22/4

* Si on allume à partir d’une flamme existante, il est possible d’allumer même après la tombée de la nuit. ** A partir d’une flamme allumée depuis avant l’entrée de la fête.

SAM 23/4

Fin du Chabbath Allumage des bougies de Yom Tov et début du Séder APRÈS

Fin de la fête

Paris

21h34

21h36

20h33*

20h34**

21h46

Lyon

21h16

21h17

20h16*

20h18**

21h26

Marseille

21h08

21h09

20h10*

20h11**

21h17

Nice

21h01

21h02

20h03*

20h04**

21h10

Strasbourg

21h12

21h14

20h10*

20h12**

21h24

Toulouse

21h24

21h25

20h26*

20h27**

21h33

Bruxelles

21h33

21h35

20h29*

20h31**

21h46

Montréal

20h29

20h30

19h30*

19h31**

20h39

Genève

21h12

21h13

20h12*

20h13**

21h22

Casablanca

19h41

19h41

18h47*

18h48**

19h46

AUTRES PAYS

16

Début du Séder APRÈS

Magazine I n°188

Allumage des bougies Allumage des bougies de Yom Tov AVANT AVANT

Fin du Chabbath et de la fête


M A G A Z I N E

Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Eloge de la famille au fil de... Pessa’h Depuis des millénaires, la fête de Pessa’h a enseigné aux enfants leur histoire, elle leur a transmis la foi et la conscience qu’ils ne marchent pas seuls dans le chemin de la vie, mais que l’Eternel leur tient la main et les accompagne.

La lecture de la Haggada nous a rappelé comme chaque année l’importance de la place réservée aux enfants ainsi que l’enjeu fondamental de la transmission opérée dans la cadre familial. Cette dernière est évoquée explicitement dans la Torah au moment même de la sortie d’Egypte. A trois reprises, le texte biblique évoque les enfants : "Et quand tes enfants te demanderont : ‘Qu’est-ce que tu entends par ce rite ?’, tu diras..." (Chémot 12, 26-27), ou encore "Et tu expliqueras à ton enfant, ce jourlà : ‘C’est à cause de ce que Hachem a fait pour moi quand je suis sorti d’Égypte’" (Chémot 13,

8), et enfin "Et quand, dans la suite des temps, ton enfant te demandera : ‘Qu’est-ce que cela signifie ?’…" (Chémot 13, 14) Nous sommes si habitués à lire ces versets que nous perdons parfois de vue leur caractère inattendu et contre-intuitif. Les gardiens de l’avenir En effet, comme le rappelle Rav J. Sacks, à l’approche d’une libération aussi miraculeuse et inattendue, nous nous serions attendus davantage à ce que l’Eternel attire l’attention

Supplément spécial Chabbath I n°188

17


des Bné Israël sur la grandeur de ce miracle, sur le souvenir de la dure servitude en Egypte ou encore sur l’éloge de la liberté. Mais la Torah fait un choix différent : elle invite le peuple à baisser les yeux sur leurs enfants et à réfléchir sur la transmission qui sera faite de cet évènement extraordinaire. Notre tradition nous rappelle ainsi ce principe évident : les enfants sont les gardiens de l’avenir et les relais de la mémoire de leurs parents. En éduquant les enfants, les adultes préparent le monde de demain et les valeurs dont l’humanité sera porteuse. "Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne" écrivait ainsi Victor Hugo. Depuis des millénaires, la fête de Pessa’h a enseigné aux enfants leur histoire, elle leur a transmis la foi et la conscience qu’ils ne marchent pas seuls dans le chemin de la vie, mais que l’Eternel leur tient la main et les accompagne. Aussi, qu’ils se revendiquent "religieux" ou non, chaque juif est prédisposé à la spiritualité et vibre à l’évocation de son histoire et des miracles qui la jalonnent. C’est probablement ainsi que le peuple juif a gagné son éternité ! Une sensibilité authentique Cet enjeu est d’autant plus important que l’enfant est naturellement porté vers la spiritualité. En effet, il n’a aucune difficulté à s’arracher au "réel" et à imaginer un monde différent. Les limites infranchissables que la raison impose aux esprits adultes n’ont pas de prise sur lui et ainsi, l’enfant vogue sur les flots de son imagination au gré du "bien", du "bon" et du "beau". Il repeint le monde et les hommes qui le peuplent des plus belles vertus et il espère que ce monde existe(ra) vraiment. Il y aspire de tout son être. Un jour, un Rav faisait un commentaire profond sur la Paracha de la semaine et il mentionna au détour de son exposé l’importance fondamentale du ‘Hessed et combien Hachem y est attentif. A la fin de la Dracha, un enfant s’approcha du Rav et lui demanda "Comment je peux faire du 18

‘Hessed ?" Le Rav fut profondément touché. Il fit remarquer que cette question révélait la nature spirituelle des enfants : leur sensibilité n’est pas émoussée par l’expérience ou le rationalisme ; ils n’estiment pas devoir prendre du recul sur les discours qu’ils entendent, mais ils aspirent à les mettre en pratique et à donner simplement le meilleur d’eux-mêmes. Ce sont précisément à ces esprits d’enfants que le récit de la Haggada s’adresse notamment, afin de répondre à leur soif de spiritualité et leur donner les moyens de se construire harmonieusement. Des petites maisons pleines de livres Les scientifiques ont d’ailleurs prouvé que les enfants qui grandissent dans un univers où la spiritualité est présente sont beaucoup moins enclins aux problèmes psychologiques, à la violence et aux déviances de toute nature. A défaut de spiritualité, les enfants cherchent à combler un vide intérieur avec toutes sortes de dérivatifs parfois très délétères. Notre société qui a jeté le soupçon sur la spiritualité depuis des années tout en valorisant les biens matériels éphémères de ce monde serait bien inspirée de méditer sur les récits à transmettre aux enfants dès leur plus jeune âge, afin d’essayer d’endiguer la violence débridée qui parasite nos sociétés. Comme le rappelle Rav Sacks, depuis des millénaires, la Torah a fait le choix de construire des écoles plutôt que des châteaux, de disposer d’espaces exigus mais remplis de livres plutôt que de posséder des étendues de terres vides. C’est à ce prix que notre peuple a pu relever avec succès le défi de la transmission et ainsi, depuis des milliers d’années, nous continuons de célébrer la fête de Pessa’h avec le même enthousiasme et la même force. Puisse l’Eternel nous donner la force de continuer à faire de nos maisons des lieux d’espoir, d’imagination et de rectitude morale !

Magazine I n°188 Supplément spécial Chabbath I n°188

Jérôme Touboul


SHABATIK

SHA BA TIK PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :

N°269

ANIME TON SEDER ! USTENSILES À NE PAS OUBLIER :

Feuillet parents-enfantsUn pour Chabbath étui pour ranger l’Afikomane édité par Un grand foulard pour recouvrir le plateau

Bougies de Yom Tov : s’assurer qu’elles sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

avant le chant « Ma Nichtana »

1 JEUX SUR LES PLAIES

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête

Une Haggada par personne (si possible, la

même pour tout le monde)

Préparer les kazétim (mesures) de Matsa U JEMaror et pour tous les invités (voir ci-dessous)

Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne

Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies

LA PLAIE DU SANG : LE JUSTE PRIX

Si 1 Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”

Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder Lors de la plaie du sang, les Egyptiens devaient acheter de l’eau aux Bné Israël pour étancher leur soif. Le prixPLATEAU variait selon DU la façon dont ils :s’étaient comportés pendant la durée: de l’esclavage des Juifs. Plus SÉDER ORDRE DES ALIMENTS ils avaient été méchants et durs et plus il leur fallait débourser d’argent pour acquérir de l’eau.

Le contexte :

Maro 3. r

e .O

uf d u r

au ne

2.

7

Le gagnant :

ule d’ag

Dans ce jeu, chacun va devoir estimer le prix d’une outrepa É d’eau pour chacun des Egyptiens en fonction du tableau. 1. 3 Matsot chemourot (rondes, faites à la main)

arpa Tableau des valeurs . K : ss 4

tC so at 1. M

Empêcher un Juif de se reposer

Donner un travail inutile 6.‘Harossèt Se moquer d’un juif 7. Oeuf dur 8. Bol d’eau salée em 1. Mohammed Gamal o a donné 48 coups de fouet, empêché 32ufois ro un juif de se reposer t et donné 232 fois un travail inutile à un Juif. Combien doit-il payer pour uneOBLIGATOIRES outre d’eau ? QUANTITÉS Le juste prix est : 476 shekels pour une outre. (laitue ou endives)

Prix de l’outre 2 shekels 1 shekel 1,5 shekels 0,5 shekel

au s

aze Donner un coup de fouet à .unHJuif ret 5

(laitue romaine) 4. Karpass (céleri)

5. ‘Hazeret

Harossè .‘ t

Méchanceté commise pendant l’esclavage

6

2. Épaule d’agneau 3. Maror

d’e

Bol 3. Ramsès a donné 62 coups de fouet,8.empêché 62 fois un juif de se reposer et donné 62 fois un travail inutile à un Juif et s’est moqué 62 fois d’un Juif. DE MATSA & MAROR Combien doit-il payer pour une outre d’eau ? A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ chémoura ronde faite la main Le Matsa juste prix est : 310 shekels pour àune outre. 2. Rafik ‘Hamor a donné 24 coups de fouet, empêché Etapes du Séder Kore’h (sandwich) Tsafoun (fin du repas) 47 fois un juif de se reposer Motsi et donné 333 fois moqué 17 fois Minimumun travail inutile à un Juif et1s’est Kazayit 1 Kazayit 1 Kazayit d’un Juif. Standard 2 Kazayit 1 Kazayit 1 Kazayit Combien doit-il payer pour une outre d’eau ? Hidour (au mieux) 2 pour Kazayit 1 Kazayit 2 Kazayit Le juste prix est : 603 shekels une outre. h

MATSA

Celui qui donne le prix le plus proche est le gagnant.

alée

Le jeu :

MAROR

Etapes du Séder La quantité de Maror

Maror 1 Kazayit

Supplément spécial Chabbath I n°188

Kore’h (sandwich) 1 Kazayit 19


SHABATIK

SHA BA TIK PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :

1 JEUX SUR LES PLAIES USTENSILES À NE PAS OUBLIER :

SUITE grand foulard pour recouvrir le plateau LA PLAIE DES BÊTES SAUVAGES avant : LAUnLISTE AUX«ENCHÈRES. le chant Ma Nichtana »

Bougies JEU de Yom Tov : s’assurer qu’elles sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du2repas

Un étui pour ranger l’Afikomane

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête: Le contexte

Une Haggada par personne (si possible, la

même pour tout le monde)

Préparer lesLeskazétim (mesures) de Matsa 9 à 10 cl (1 réviit) par personne bêtes sauvages qui ont attaqué les EgyptiensUn lorsverre de cettedeplaie (voir ci-dessous) et Maror pour tous les invités venaient des quatre coins du monde. Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline” Des récompenses Le jeu : Le gagnant :(friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder Si le contrat est rempli, la Le papa dévoile le thème proposé, et chaque convive personne qui a relevé le annonce à son tour, le nombre de mots en rapport avec le thème qu’il est capableDU de trouver (comme lors d’uneDES ALIMENTS : défi a gagné. PLATEAU SÉDER : ORDRE S’il a cité un nombre vente aux enchères). . Maro d’éléments inférieur à ce Celui qui annonce le nombre de mots le plus3grand, doitr qu’il avait annoncé, tous réussir à remplir son contrat :eTrouver uf dule nombre de mots e les autres ont gagné ! d l .Ole thème. r u ’ qu’il a annoncé en lien avec a a

7

p

g

2.

6

au ne

(Exemple : Ruben a annoncé qu’il était capable de É 1. 3 Matsot chemourot Liste des défis : (rondes, faites à laciter 14 animaux de la ferme. Personne ne s’est estimé capable d’en citer plus que lui. C’est à lui de jouer en main) 1. Les animaux de la ferme. citant au moins 14 animaux rplaaferme.) ade ss 2. Épaule 2. Les poissons. .K r a o s H 4 sè d’agneau 3. Les insectes. .‘ t 4. Les animaux dangereux. 3. Maror (laitue romaine) 4. Karpass (céleri) EU

LA PLAIE DE L’OBSCURITÉ

6.‘Harossèt 7. Oeuf dur 8. Bol d’eau salée Le contexte

alée

(laitue ou endives)

au s

3

Hazeret

tC so at 1. M

J

5. ‘Hazeret

5.

: e m

MATSA

jeu :: A Le savoir

h

’e 8. Bol d ou Pendant la plaie ro de l’obscurité, les Bné Israël se rendaient chez les Egyptiens pour voir ce qu’ils possédaient, pour tpouvoir plus tard leur “emprunter” leurs beaux objets avant de quitter l’Egypte.

QUANTITÉS OBLIGATOIRES DE MATSA & MAROR

Le gagnant 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura:ronde faite à la main Un joueur quitte la table après avoir bien regardé ce qui

Etapes du s’y Séder Motsi (sandwich) trouvait. Les autres convives vont enlever 2 objetsKore’h qui sont sur la table (la fourchette de tata ou la bouteille Minimum 1 Kazayit 1 Kazayit d’eau par exemple) et à son retour, il devra deviner quels Standard objets ont été enlevés. 2 Kazayit 1 Kazayit Hidour (au mieux) 2 Kazayit 1 Kazayit

MAROR

20

Etapes du Séder La quantité de Maror

Supplément spécial Chabbath I n°188

Maror 1 Kazayit

Pour les plus grands, vous Tsafoun (fin du repas) pouvez compliquer un peu 1 Kazayit en mélangeant certains des objets 1que vous laissez sur Kazayit la table. 2 Kazayit

Kore’h (sandwich) 1 Kazayit


SHABATIK

SHA BA TIK 2 LE JEU DES INTERVIEWS USTENSILES À NE PAS OUBLIER :

PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :

Bougies dejoue Yom Tov : s’assurer qu’elles et le témoin Unjouent étuidans pourla ranger Ce jeu se à deux personnes : le journaliste même l’Afikomane équipe. sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à Un grand foulard pour recouvrir le plateau Lelajeu : repas Le score : fin du avant le chant « Ma Nichtana L’équipe »démarre avec Le journaliste doit réussir en posant un pour minimum de Préparer une ou deux bougies de 24h Chaque(siquestion 10 points. Une Haggada par personne possible, la questions à faire dire au témoin tous les mots de la liste lui coûte 1 point. Chaque même pour tout le monde) les besoins de la fête qu’on lui a fournie. Le journaliste n’a pas le droit de mot de la liste prononcé lui Préparer lesceskazétim (mesures) de Matsa Un verre de 9 à rapporte 10 cl (12réviit) prononcer mots. points. par personne et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous) Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le 1. Le journaliste interviewe un Egyptien qui a pris une douche pendant la plaie du sang. “Erouv tavchiline” Des récompenses (friandises, fruits secs,...) Liste des mots à faire prononcer : salle de bain - serviette - rouge - mauvaise odeur. pour les enfants afin qu’ils participent au Séder 2. Le journaliste interviewe un Egyptien qui s’est enfermé chez lui pendant la plaie des bêtes sauvages. Liste des mots à faire prononcer : LionDU - dévorer - Rhinocéros - grosses PLATEAU SÉDER : ORDRE DES dents. ALIMENTS :

Ma

or Rabbénou dans la nuit en pyjama après 3. Le journaliste interviewe un Hébreu qui a vu Pharaon courir 3. aprèsrMoché la plaie des premiers-nés. euf dur - peur - cauchemar.e Liste des mots à faire prononcer : Pyjama .O - pantoufles ul d’a 7

2.

(rondes, faites à la main)

g

au ne

a Ép

1. 3 Matsot chemourot

3 LE JEU “QUAND JE NEr SERAI PLUS ESCLAVE…"

h

oude la phrase constituée sera le perdant. Le premier qui oublie un des éléments ro t

au s

tC so at 1. M

m

alée

6

Ka pass 2. Épaule Harossè 4. d’agneau .‘ t Maror convive commence en prononçant la phrase : “Quand je ne serai plus Le3.premier z a e re : je m’achèterai Hexemple (laitue romaine) esclave…” puis il complète cette phrase par une proposition. (par t 5. une 4. voiture…) Karpass (céleri) Son de gauche reprend la phrase ainsi que la proposition ajoutée et ajoute à son 5. voisin ‘Hazeret tour une proposition (“quand je ne serai plus esclave, je m’achèterai une voiture et aussi (laitue ou endives) une maison”). 6.‘Harossèt Oeuf Et7.ainsi de dur suite jusqu’à constituer une énorme phrase de plus en plus difficile retenir et à 8. Bol d’eau salée reformuler. e

’e 8. Bol d

QUANTITÉS OBLIGATOIRES DE MATSA & MAROR

4

LE JEU DE LA POÉSIE

MATSA

A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main

Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Minimum Kazayit 1 Kazayit Vous devez inventer une jolie poésie1en 4 vers qui riment sur : 1. Votre vie pendant l’esclavage Egypte. Standard 2 en Kazayit 1 Kazayit 2. Votre vie après votre libération. Hidour (au mieux) 2 Kazayit 1 Kazayit

MAROR

Etapes du Séder La quantité de Maror

Maror 1 Kazayit

Supplément spécial Chabbath I n°188

Tsafoun (fin du repas) 1 Kazayit 1 Kazayit 2 Kazayit Kore’h (sandwich) 1 Kazayit 21


SHABATIK

SHA BA TIK 5 LE JEU “PHARAON A DIT”. Phase 1 : Pendant l’esclavage Ce jeu se joue sur le modèle de “Jacques a dit” sauf qu’on remplace “Jacques a dit” par “Pharaon a dit”. Lorsque le chef du jeu dit “Pharaon a dit : lever les mains” (par exemple), tout le monde doit lever les mains. Par contre, s’il dit uniquement “lever les mains”, on ne doit pas l’écouter. Celui qui lève les mains est éliminé.

Phase 1 : Après l’esclavage Cette fois, à chaque fois que le chef du jeu dit “Pharaon a dit”, les convives doivent faire l’inverse de ce qu’il a dit de faire. (Dans notre exemple, ils doivent baisser les mains.)

Le contexte :

6 LE JEU DU ROI DES ROIS

Ce soir, nous sommes tous des rois et c’est pour cela qu’on s’accoude pour certaines Mitsvot, à la manière des rois qui mangeaient allongés, en s’accoudant.

Le jeu :

Le gagnant :

Un convive sort de table pendant que les autres désignent celui d’entre eux qui sera “le roi des rois ou la reine des reines.” Le participant revient, avec pour objectif de démasquer “le roi des rois”, en posant des questions du type : “Est-ce que le pouilleux est un homme ?” “A-t’il des lunettes ?...”

Le joueur démarre le jeu avec 10 points. Chacune de ces questions lui coûte 1 point. points. A chaque fois qu’il se trompe en désignant un mauvais roi des rois, il perd 3 Lorsqu’il a trouvé le roi des rois, les points qui lui restent représentent son score. On peut alors changer de joueur et de roi des rois.

Envoyez-nous vos commentaires sur www.torah-box.com/shabatik Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche 22

Supplément spécial Chabbath I n°188


"J’ai déjà décidé ! C’est Hachem qui est le patron, je reste !" "Hachem te met toi aussi à l’épreuve. Du point de vue émotionnel, tu te sens asservi à Michaël, ce qui est naturel pour quelqu’un qui a vécu l’enfer. Tu dois à présent décider qui, de ton point de vue, est le maître du monde : Hachem ou Michaël !"

L’histoire suivante s’est déroulée dans un séminaire de découverte du Judaïsme aux États-Unis. Le séminaire débutait le jeudi et devait durer plusieurs jours. Le vendredi matin, un jeune homme m’accosta et me dit : "Rav, je suis obligé de rentrer chez moi ! - Qui a décidé que tu étais obligé ?!, demandaije. - Rav, s’exclama le garçon, je vais vous raconter mon histoire et vous déciderez si je suis obligé ou non de rentrer…." Vagabond dans le Subway de New-York "Je suis arrivé d’Israël il y a 11 mois, commença le jeune homme. Mes amis m’avaient raconté qu’ici, les Dollars se ramassaient dans les rues. Je pris l’avion. Non seulement ne trouvais-je pas de billets verts, mais lorsque mes amis réalisèrent que j’étais sans le sou, ils disparurent. Je me retrouvai seul, sans argent et sans avoir la moindre idée où aller. Pendant plusieurs jours, je tournai comme un somnambule, errant dans les rues sans but, sans toit pour m’abriter. Un jour, j’ai vu qu’il était possible de s’infiltrer dans le métro sans payer. Il y a une très bonne climatisation dans le métro ! En été, il fait frais

et en hiver, chaud. Le métro est donc devenu ma maison… Je voyageais ci et là, m’arrêtant aux quartiers chics pour fouiller dans les poubelles et y collecter quelque nourriture. Lorsque je voulais respirer un peu d’air pur, je sortais, arpentais les rues, puis redescendais dans mon abri. Inutile de préciser que, pendant toute cette période, je gardais les mêmes vêtements, je ne me coupai pas les cheveux ni me lavais. Je vécus ainsi comme un vagabond pendant 9 mois." Michaël, l’ange surgi de nulle part "Un jour, poursuivit-il, un jeune homme m’apostropha et me demanda : ‘Tu n’es pas israélien ? ‘ ‘Si, je suis Israélien !’ répondis-je, un peu embarrassé. Le jeune homme lança un regard étonné sur mes cheveux et mon visage crasseux. ‘Que fais-tu là ? Tu ressembles à un Noir !’ Je lui racontais mes mésaventures et le jeune homme me dit soudain : ‘Ta délivrance est arrivée ! Viens, suis-moi, à partir d’aujourd’hui, tu travailles avec moi !’ L’homme me conduisit chez lui. Je dus me doucher 10 fois pour me débarrasser de la crasse accumulée au fil des mois.

Supplément spécial Chabbath I n°188

23


Michaël m’offrit des vêtements propres et me trouva un petit studio équipé. Il me donna quelques jours pour m’adapter, puis nous commençâmes tous deux à travailler activement. Il possède un immense camion semi-remorque plein de marchandises. Nous prenons la route et vendons nos produits à travers l’Etat. Le seul hic, Rav, c’est que le travail se concentre principalement les weekends, samedi et dimanche… Je suis donc dans l’obligation de partir, nous avons du travail…", conclut-il, embarrassé. Le jeune homme me demanda ensuite : "Rav, si je ne rentre pas chez moi, dès lundi je serai contraint de retourner errer dans le métro. Qu’en dites-vous ? Que dois-je faire ?!" Je regardai le jeune homme avec émotion, ignorant les larmes qui coulaient de mes yeux. Qui est ton patron ? "Rav, pourquoi pleurez-vous ?", s’étonna le jeune homme. "Je suis tellement envieux de ton sort", lui répondis-je avec émotion. Je m’expliquai : "Après qu’Hachem a frappé les Égyptiens de 10 plaies, Il fit passer au peuple juif une épreuve difficile. Il ordonna aux Bné Israël de prendre un agneau et de le garder attaché au pied de leur lit pendant 4 jours pour l’offrir ensuite, veille de Pessa’h, en sacrifice. Or l’agneau était l’objet du culte des Égyptiens ! Certes, ils n’avaient déjà plus de raison de redouter les Égyptiens, cependant sur le plan émotionnel, la difficulté était immense. Les Sages racontent longuement la cruauté de l’esclavage égyptien, la Russie du KGB était un jeu d’enfants à côté ! Même après les grands miracles auxquels les Hébreux assistèrent, ils craignaient encore de susciter la colère de leurs bourreaux. Hachem te met toi aussi à l’épreuve, expliquaije au jeune homme. Du point de vue émotionnel, tu te sens asservi à Michaël, ce qui est naturel pour quelqu’un qui a vécu l’enfer. Mais là est tout l’enjeu. Tu dois à présent décider qui, 24 24

de ton point de vue, est le maître du monde : Hachem ou Michaël ! Tu dois certes ta subsistance, et donc de la reconnaissance, à Michaël, mais tout cela est éphémère. Hachem, Lui, vit pour l’éternité. Ses Mitsvot aussi sont éternelles, leur bénéfice t’accompagnera jusqu’après 120 ans. On t’a donné du Ciel le mérite rare de décider qui tu veux suivre, Michaël ou Hachem, loué soit-Il. Ne rate pas le coche !" Le jeune homme gardait le silence, tel un soldat avant le combat. Puis il s’écria : "Kvod Harav, j’ai décidé ! Hachem est le patron, je reste !" Epilogue Le Chabbath fut inoubliable. A son issue, le jeune ne retourna pas chez lui. Il ne retourna pas non plus dans le métro. Il remercia chaleureusement Michaël et partit étudier à la Yéchiva du Rav Bakhrakh à Monsey. Il y resta 2 ans et demi, profitant certes du gîte et du couvert, mais aussi et surtout du privilège d’étudier la sainte Torah. De temps en temps, un Juif aisé rendait visite à cette Yéchiva. Il aimait bavarder avec les élèves, surtout avec ce jeune à l’histoire singulière, qui avait vécu en homeless durant 9 mois et avait fait le choix héroïque de venir étudier à la Yéchiva. Quelque temps plus tard, il le choisit comme gendre, lui offrit un appartement de cinq pièces et une voiture de luxe, promettant de subvenir à tous ses besoins pendant 15 ans pour lui permettre d’étudier la Torah l’esprit libre de toute préoccupation matérielle. Nous aussi, affrontons souvent des épreuves. Il nous semble parfois que la seule issue est celle incompatible avec la Torah. Mais nous devons retenir que le monde n’est pas livré à lui-même, il est dirigé à chaque instant par le Roi des rois qui nous donne l’occasion et le privilège de décider et de décider qui de notre pont de vue est le maître du monde. Et lorsqu’on croit au Maître du monde en dépit des craintes et des hésitations, on jouit des deux mondes en même temps !

Supplément spécial Chabbath I n°188

Rav Arié Chekhter


0-800-106-135 www.vaadharabanim.org

Envoyez votre chèque à : Vaad haRabanim 10, Rue Pavée 75004 Paris

Envoyez votre don dans l'enveloppe jointe

Envoyez votre don à l'un des Rabanim de votre région (demandez la liste au numéro 0-800-106-135).

Un reçu sera envoyé pour tout don

Appelez ce numéro pour un don par carte de crédit : 0-800-106-135 en Israël: 00. 972.2.501.91.00

+33 7 83 70 35 28

Veuillez libeller vos chèques à l'ordre de Vaad haRabanim


VIE JUIVE Comment passer un Séder de Pessa’h original, plaisant et utile ? En réalité, toutes lescoutumes étranges de ce soir ont pour simple but d’éveiller la curiosité des enfants, afin qu’ils posent des questions et provoquent la conversation.

Si votre Sédèr ressemble au Sédèr type, vous avez certainement des jeunes enfants qui se disputent toute la soirée pour proposer le Dvar Torah qu’ils ont appris à l’école, des adultes qui offrent des explications compliquées et techniques sur la Haggada, quelqu’un d’allongé sur le canapé après avoir bu scrupuleusement les 4 verres de vin, et plus d’une femme se plaignant d’avoir passé la majorité du Sédèr dans la cuisine. Est-ce le reflet authentique de l’intention de nos Sages en instituant cette soirée en famille dans le but d’évoquer le miracle de la sortie d’Egypte ? Une suggestion pour cette année Un nombre infini de sources se rejoignent dans l’idée que l’objectif de cette soirée n’est pas de nous faire parcourir simplement le texte de la Haggada ou de proposer le plus d’explications possibles. Le format entier du Sédèr vise un seul but : encourager la conversation. En effet, Rav ‘Haïm Soloveitchik indique que le format de la Haggada marque la différence entre la Mitsva de parler de la sortie d’Egypte le soir même du Sédèr et la Mitsva de s’en souvenir chaque jour. Pendant l’année, nous lisons sur la sortie d’Egypte, mais le soir du Sédèr, nous devons discuter du sujet. En réalité, toutes les 26

Magazine I n°188

coutumes étranges de ce soir ont pour simple but d’éveiller la curiosité des enfants, afin qu’ils posent des questions et provoquent la conversation. Demandez à vos enfants de mettre de côté leurs Haggadot décorées pendant une partie du Sédèr ou d’en apporter une seule. Nous devons bien sûr féliciter l’enfant pour l’œuvre qu’il a ramenée de l’école, mais de manière modérée, car ces Haggadot peuvent vite devenir des sources de distraction ou pire, de dispute. Il est certes capital de s’asseoir avec chaque enfant et de contempler sa Haggada, mais peut-être pouvons-nous lui consacrer cet instant la veille de Pessa’h ou l’après-midi de Yom-Tov. Le Sédèr est le moment propice pour engager des conversations élevées, susceptibles de provoquer des transformations en eux et d’inspirer pour toute l’année. Tous les membres de la maison doivent participer à ces discussions, du plus jeune au plus âgé. Les jeunes enfants doivent prendre part aux histoires relatées dans la Haggada. On racontera à ses enfants et petits-enfants le récit captivant de notre esclavage, de notre dur labeur pendant ces années, puis de notre délivrance miraculeuse. Avec les enfants plus âgés et les adultes, les thèmes abordés seront plus profonds.


Réalisons sa dernière volonté Construisons le Mikvé de Yesha

comme nous l'a demandé Maran Sar HaTorah Rav Haim Kanievsky Zatsal Il y a un mois, le Rav zatsal nous demandait de construire un Mikvé à Yesha, localité sans Mikvé, près de Gaza Le tsadik avait sollicité le public: «Je voudrais que tout le monde participe avec moi à cette importante Mitsva, Segoula pour avoir des descendants purs et bénéficier d’une grande réussite»

La semaine dernière, ses enfants nous ont chargés de la plus importante des missions: Terminer la construction du Mikvé de Yesha, pour l'élévation de son âme! Un mikvé sera édifié pour la première fois à Yesha, à la demande de Rav Haïm Kanievsky zatsal

SOYEZ PARTENAIRES! don.taharat.fr/mikve-rav-kanievski/

Recu CERFA immediat

*3046 07.81.77.22.91 contact@taharat.fr


VIE JUIVE Une plateforme d’échange Voici quelques idées pour faire de son Sédèr une véritable plateforme d’échange et de discussions intéressantes.

liberté est-il bon ou mauvais pour le judaïsme ? Est-ce que la liberté de ce grand pays, la France, a contribué de manière positive ou négative à la continuité du judaïsme de la Torah ?

Les questions qui suivent sont idéales pour le soir du Sédèr, car elles amènent à réfléchir et sont susceptibles d’entrainer les débats vigoureux imaginés par nos Sages :

- Les dix plaies : Pensez-vous à une situation où vous vous êtes senti coincé et où D.ieu vous a secouru ? Y a-t-il des miracles dans votre vie dans lesquels vous avez vu la main de D.ieu ?

- Ha La’hma ‘Anya : Pourquoi commencer le Sédèr en invitant les plus démunis à se joindre à nous ? Existe-t-il un lien entre la liberté et le partage ?

- Dayénou : Que signifie le fait d’avoir la capacité de dire "assez" ? Sommes-nous généralement satisfaits ou éprouvons-nous constamment le besoin de plus ?

- Avadim Hayinou : Qu’est ce que l’esclavage ? La liberté ? Bien que nous soyons physiquement libres, y a-t-il des objets et des comportements dont nous sommes esclaves ? La technologie nous octroie-t-elle plus de liberté ou au contraire nous asservit-elle ?

- Hallel : Pour quels bienfaits sommes-nous reconnaissants et pourquoi ? Racontez des histoires de liberté personnelle.

- Les quatre fils : A quel enfant nous identifionsnous ? Le Racha’ est-il aussi vil que nous le pensons, alors qu’il assiste tout de même au Sédèr ? Qu’en est-il du cinquième fils imaginaire qui ne vient même pas ? Le fils qui ne sait pas questionner représente-t-il les personnes non affiliées de notre génération ? Comment susciter leur intérêt ? - Véhi Ché’amda : Qui sont les ennemis de notre génération qui cherchent à nous anéantir ? Pouvons-nous identifier les miracles que D.ieu accomplit pour nous protéger ? Quelle est la racine de l’antisémitisme et pourquoi avonsnous toujours eu des ennemis qui cherchent notre destruction ? - 'Arami ‘Ovèd Avi : Nous sommes devenus une nation lorsque nous avons vécu au milieu des égyptiens. Le fait de vivre dans une terre de

Il ne s’agit là que de quelques exemples, le nombre de thèmes pouvant survenir ce soir-là étant infini. Même si vous n’êtes pas d’accord avec ma première suggestion et insistez pour lire et vous extasier devant chaque petite Haggada, je vous encourage vivement à prendre le temps de raconter des histoires, de poser des questions et de susciter des dialogues intéressants. Le Sédèr a aussi pour objectif de mettre notre Emouna à l’épreuve. Si après nous être levés de table, nous ne voyons pas plus clairement la main d’Hachem dans nos vies, si nous ne ressentons pas un lien plus fort envers Lui, nous avons échoué dans notre mission. Assurez-vous d’avoir le type de Sédèr qui laissera vos proches avec l’envie de revenir pour savourer vos bons plats et apprécier votre compagnie agréable, mais par-dessus tout, pour vos débats incroyables et inspirants.

Rabbi Efraïm Goldberg

Dépression - Conflits parentaux - Solitude - Négligence - Harcèlement - Violence - Dépendance etc...

Une équipe de Thérapeutes & Coachs à votre écoute du matin au soir de manière confidentielle et anonyme.

01.80.20.5000 (gratuit) 02.37.41.515 (gratuit) www.torah-box.com/ecoute 28

Magazine I n°188


PRÉPARATIONS GÉNÉRALES :

USTENSILES À NE PAS OUBLIER :

Bougies de Yom Tov : s’assurer qu’elles sont suffisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

Un étui Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête

Une Haggada par personne (si possible, la

même pour tout le monde)

Préparer les kazétim (mesures) de Matsa et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous)

Un verre de 9 à 10 cl (1 réviit) par personne Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies

Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline”

Des récompenses (friandises, fruits secs,...)

PLATEAU DU SÉDER : ORDRE DES ALIMENTS :

7

a 3. M ror

uf d u r

aule d’ag Ép

2.

(rondes, faites à la main)

2. Épaule d’agneau 3. Maror

Karpass

6

4.

(laitue romaine) 4. Karpass (céleri)

5.

Harossè .‘ t

Hazeret

tC so at 1. M

5. ‘Hazeret

au ne

1. 3 Matsot chemourot

e .O

’e 8. Bol d

h

em

au s

6.‘Harossèt 7. Oeuf dur 8. Bol d’eau salée

alée

(laitue ou endives)

ou ro t

QUANTITÉS OBLIGATOIRES DE MATSA & MAROR

MATSA

A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à la main

Etapes du Séder Minimum Standard Hidour (au mieux)

MAROR

Motsi 1 Kazayit 2 Kazayit 2 Kazayit

Kore’h (sandwich) 1 Kazayit 1 Kazayit 1 Kazayit

Etapes du Séder La quantité de Maror

Maror 1 Kazayit

01.80.20.5000

02.37.41.515

Tsafoun 1 Kazayit 1 Kazayit 2 Kazayit Kore’h (sandwich) 1 Kazayit


ÉDUCATION FAMILLE FAMILLE ÉDUCATION FEMMES COUPLE

Veille de Pessa’h : les 10 commandements du mari !

Pessa’h approche, la pression monte et la guerre contre le ‘Hamets bat son plein… Au beau milieu des seaux et des plumiers, il va s’agir pour les deux membres du couple – dont les nerfs sont mis à rude épreuve – de conserver des rapports pacifiques. Voici les 10 commandements du mari à respecter absolument en veille de Pessa’h !

Pessa’h approche à grands pas, la pression monte à la vitesse du son et le ‘Hamets a depuis longtemps été déclaré persona non grata chez nous. Au beau milieu des seaux, des plumiers et des sacs de vêtements à donner, il faut dire que plus d’un couple y a laissé des plumes. Mais si votre époux est du style à faire preuve de bonne volonté pour tenter de conserver des rapports amicaux avec vous en cette période à haut risque, nous vous proposons de lui faire lire les 10 sacro-saints commandements du mari à respecter absolument en veille de Pessa’h ! A toi cher mari Tu ne demanderas point avec insistance, jour après jour, semaine après semaine, si tu peux traverser le salon mouillé avec tes chaussures. Oui, il faut attendre. Non, même en longeant les murs ça n’est pas possible.

1

2

Tu ne tariras pas d’éloges et manifesteras ton enthousiasme par des onomatopées répétées à la lecture du compte-rendu quotidien des réalisations pessa’hiques de la journée. Si ton 30

Magazine I n°188

épouse pousse l’audace jusqu’à te montrer les lieux nettoyés, saute et danse en poussant des cris de joie.

3

Tu oublieras ta piètre orthographe le temps d’une saison et veilleras à laisser des petits papiers éparpillés dans la maison où tu exprimeras ta reconnaissance et ta joie de posséder une femme si ordonnée et une maison si propre. Essaye d’avoir l’air sincère. Tu n’enverras pas ta femme faire le moindre achat alimentaire sans une photocopie (en couleurs de préférence) claire des tampons de Cacheroute acceptables à tes yeux. La quantité de rayonnement électromagnétique résultant des appels répétés de ton épouse depuis le supermarché risquerait de présenter un risque pour ta santé.

4

5

Tu n’es pas forcé d’aller au jardin avec les enfants. Non, tu peux sinon proposer ton aide dans une gamme variée de domaines : nettoyer le four, trier les jouets des petits ou, à la rigueur, faire la queue à la pizzeria Cachère en compagnie des


‘Hol Hamoed (demi-fêtes) Permis ou Interdit ?

Travailler, écrire, laver le linge…qu’est-il réellement permis de faire pendant ces jours à mi-chemin entre fêtes et jours profanes. L’équipe Torah-Box vous propose un tableau clair sur le sujet. Travailler (en tant qu’indépendant)

Sauf si perte de capital

Travailler (en tant qu’employé)

Sauf si l’employé risque de perdre son emploi, et qu’il ne peut pas décompter les jours de ‘Hol Hamoed de ses congés

Ecrire (à la main)

Sauf pour les besoins de la fête (en particulier pour des paroles de Torah)

Écrire (à l’ordinateur / smartphone)

Mais à éviter pour des raisons futiles

Réviser des cours profanes

Sauf pour un examen imminent

Signer un contrat commercial

Sauf si risque de perdre l’affaire

Signer un contrat de location

Sauf si risque de perdre la location

Cuisiner

Pour les besoins de la fête

Acheter des provisions

Pour les besoins de la fête

Réparer un appareil électroménager de cuisine

Réparer / monter des meubles

Sauf pour les besoins de la fête et s’il n’est pas monté par un professionnel

Se raser Se couper les cheveux Se tailler la moustache

Sauf si elle dérange pour manger

Se couper les ongles

Sauf pour les Achkénazes

S’épiler (pour les femmes) Se teindre les cheveux (pour les femmes) Coudre

Sauf pour les besoins de la fête et si le travail peut être fait même par un amateur

Repasser Laver le linge

Sauf le linge de corps et les vêtements de bébés

Cirer les chaussures Réparer une voiture

Pour les besoins de la fête

Rouler en voiture Photographier Développer des photos Shopping

Sauf en l’honneur de la fête ou si l’article est en promotion

Ecouter de la musique

Que ce soit pendant les demi-fêtes de Pessa’h ou Souccot

Se rendre au cimetière

Sauf en cas de vrai besoin, à condition de ne pas verser de larmes

Pèleriner des Tsadikim


ÉDUCATION FAMILLE FAMILLE ÉDUCATION FEMMES COUPLE

autres maris du quartier pour apaiser la faim des enfants.

6

Ne t’offusque surtout pas si tu surprends ton épouse passer après toi sur quelque chose que tu as déjà nettoyé. Qu’elle le fasse par des remarques verbales ou un chiffon mouillé à la main, comprends que les hommes et les femmes n’évoluent pas au même niveau de la stratosphère du ménage.

7

Tempère ton enthousiasme et évite de raconter à qui veut l’entendre (ta mère, ta sœur, ta ‘Havrouta) que ta maison est presque entièrement Cachère pour Pessa’h. Cela aura pour effet de stresser ta femme et risque de donner envie à tes interlocuteurs de passer chez vous le Chabbath avant Pessa’h, ce qui n’était certainement pas l’objectif recherché.

SPÉCIALISTE DU LIT CASHER

HMLITERIE

32

Magazine I n°188

8

Réprime ton envie irrésistible de discourir sur le fait que la santé est bien plus importante que le ménage de Pessa’h. C’est mauvais pour la santé de vous tous.

9

Même si tu as par moments l’impression d’être le sacrifice pascal, essaie de te raisonner. Rien n’est dirigé contre toi. Ton épouse essaie juste d’accomplir la Halakha de la manière la plus rigoureuse qui soit.

10

N’oublie pas d’accomplir la Mitsva d’acheter un cadeau à ta femme en l’honneur de la fête. Ci-après une liste non exhaustive des articles à ne surtout pas acheter : aspirateur, balai télescopique, kit de produits d’entretien, etc. Bon Pessa’h à tous !

Elyssia Boukobza


Période du Omèr Permis / Interdit

Le peuple d’Israël observe certaines coutumes de deuil pendant la “période du ‘Omèr”, suite à la disparition des 24.000 élèves de Rabbi Akiva, dans la même année entre Pessa’h et Chavouot. Ces coutumes, dont la liste vous est offerte par Torah-Box, sont respectées jusqu’au 34ème jour au matin pour les Séfarades et jusqu’au 33ème jour pour les Achkénazes.

Remarques

Se couper les cheveux Se raser la barbe

Permis pour les femmes Séfarades Si réelle souffrance ou raisons de parnassa, on pourra se raser veille de Roch ‘Hodech Iyar. Si cela ne suffit pas : chaque veille de Chabbath

Se couper les ongles

Acheter un nouvel habit Écouter de la musique

Les chansons acapella (sans instruments) sont permises

Chanter sans instrument Célébrer un Mariage Célébrer des Fiançailles Porter un nouvel habit (Chéé’héyanou)

Sans écouter ou jouer d’un instrument de musique Si réel besoin : permis de le porter la veille de Chabbath ou lors d’un repas de Mitsva

Manger un nouveau fruit (Chéé’héyanou)

Travaux de rénovation Yom Haatsmaout : Il est interdit de se couper les cheveux et de se raser la barbe le 5 Iyar, fête de l’indépendance de l’état d’Israël, comme certains se l’autorisent. De même, il ne faut pas célébrer de mariage ce jour là, conformément à la tradition. Par contre, on annulera les supplications lors de la prière de ce jour. (Rav Ovadia Yossef)


Pose ta question, un rabbin répond !

Acheter une brosse à dents pour Pessa’h ? Doit-on changer de brosse à dents à Pessa’h et acheter une Cachère pour Pessa’h ? Réponse de Binyamin Benhamou Il n’y a aucune obligation de changer de brosse à dents à Pessa’h, il est permis d’utiliser celle de toute l’année après l’avoir bien essuyée (Halikhot Mo’èd, Pessa’h, p. 106).

Location d’une chambre d’hôtel à Pessa’h et Bedikat ‘Hamets Je souhaite connaître la Halakha pour un voyage durant ‘Hol Hamo’èd Pessa’h dans un appartement en location. Bien évidemment la cuisine ne sera pas du tout utilisée. Est-il autorisé de se rendre dans un appartement ou mieux vaut préférer l’hôtel ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Si durant Pessa’h (ou avant), vous louez une chambre d’hôtel ou un appartement (pas de différence) où la Bedikat ‘Hamets n’a pas été réalisée scrupuleusement, et que vous arrivez sur les lieux après l’heure de l’interdiction du ‘Hamets, l’obligation de faire une Bedikat ‘Hamets en bonne et due forme (avec Brakha) vous incombe, dès que vous en avez la possibilité. Il est interdit de se promener dans la chambre ou dans l’appartement sans avoir fait la Bedika (Piské Techouvot 437, 1). Bien entendu, elle se fera sans les 10 morceaux de pain qu’il est habituel de cacher. C’est une évidence. Dans tous les cas, au moment de la "signature du contrat", il est bien d’avoir une pensée pour le ‘Hamets qui pourrait s’y trouver, et refuser catégoriquement d’en devenir le propriétaire, surtout si la location se fait durant ‘Hol Hamo’èd.

Cherche détergent pour lave-vaisselle Cachère Lépessa’h J’ai acheté un lave-vaisselle neuf et j’aimerais bien l’utiliser à Pessa’h, mais je ne trouve pas de liste de détergents pour lave-vaisselle Cachère Lépessa’h. Réponse de Dan Cohen Il n’est pas nécessaire d’acheter un détergent Cachère Lépessa’h, car tout produit détergeant, même s’il était fabriqué à base de ‘Hamets, n’est pas comestible, pas même par un chien. En d’autres termes, ça n’est pas assimilable à de la nourriture, et ça n’est pas ‘Hamets. Vous pouvez donc utiliser n’importe quel détergent.

Pessa’h : utiliser des barquettes aluminium sans tampon Est-il permis d’utiliser des barquettes en aluminium (à froid et/ou à chaud) pendant Pessa’h sans tampon "Cachère Lépessa’h" c’est-à-dire achetées en grande surface ? Réponse de Rav Nethanel Gamrasni Selon la loi stricte, il est tout à fait permis d’acheter des barquettes en aluminium sans Hachgua’ha et de les utiliser à Pessa’h, à froid ou à chaud. Cependant, certains adoptent une attitude plus stricte, car ces barquettes seront en contact avec la nourriture et ils craignent qu’un produit ‘Hamets n’ait été étalé dessus lors de la fabrication, et cela, bien qu’il y ait plusieurs raisons de permettre ces barquettes selon la Halakha (même dans le cas où du ‘Hamets aurait été étalé). Ce comportement est louable. 34

Magazine I n°188


Bi’our ‘Hamets sans le brûler ? Devant séjourner dans un hôtel loin de chez moi pendant la semaine de Pessa’h, je suis amené cette année à effectuer la Bedikat ‘Hamets sans Brakha l’avant-veille et emmener les morceaux de ‘Hamets avec moi en voyage. Il n’est pas évident que je puisse les éliminer le vendredi matin (veille de Pessa’h) en les brûlant, pour des raisons de sécurité à l’hôtel. Y aurait-il un autre moyen d’éliminer le ‘Hamets qui soit acceptable (l’imbiber de javel et le jeter ensuite par exemple, le jeter aux toilettes, autre) ? Réponse de Rav Emmanuel Bensimon Le Choul’han ‘Aroukh donne 3 possibilités pour faire le Bi’our ‘Hamets : 1- Le brûler. 2- L’émietter et le jeter au vent. 3- L’émietter et le jeter dans la mer (ou source d’eau). Si vous en avez trop et que c’est difficile de tout émietter, vous pouvez l’imbiber de javel avant de le jeter.

Pain pour la Bedikat ‘Hamets, obligatoire ? Peut-on faire la Bedika avec des céréales ou doit-elle être faite obligatoirement avec du pain ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Pour la Bedika, il faut utiliser du ‘Hamets. Ceci est un Minhag qui est devenu une Halakha ! (Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm 432, 2). Si vous pensez que les céréales sont ‘Hamets, il est possible de les utiliser. Sinon, cela n’est pas possible. Si vous n’avez plus de pain, prenez des pâtes, du gâteau, etc.

Manger du fromage à Pessa’h, pourquoi est-ce permis ? Le fromage étant fait avec de la levure, pourquoi n’interdit-on pas d’en manger à Pessa’h ? Réponse de Rav Freddy Elbaze Il n’y a que la levure faite à partir de l’une des cinq céréales (blé, orge, épeautre, seigle et avoine) qui est interdite à Pessa’h. Par conséquent, la levure du lait qui sert à fabriquer du fromage n’est pas ‘Hamets dès lors qu’elle n’est pas faite à base de l’une de ces cinq céréales.

Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...

Une équipe de Rabbanim répond à vos questions (halakha, judaïsme) du matin au soir, selon vos coutumes :

01.80.20.5000 (gratuit)

02.37.41.515 (gratuit)

www.torah-box.com/question Magazine I n°188

35


HISTOIRE A SUIVRE Chronique d’une famille presque comme les autres Chapitre 17 : Premier dîner, premiers défis Chaque semaine, Déborah Malka-Cohen vous fait découvrir les aventures passionnantes et intrigantes d’une famille… presque comme les autres ! Entre passé et présent, liens filiaux et Téchouva… Dans l’épisode précédent : Encore déstabilisée et anxieuse suite à ces retrouvailles inattendues, Myrian accompagnée de sa petite famille retrouve dans le restaurant de l’hôtel Albert et Jojo Elharrar pour un premier dîner. Jojo déverse un flot d’informations sur la famille, qui a bien évolué en 12 ans.

Ils avaient tous l’aspect d’une famille orthodoxe, dite extrémiste selon lui, mais s’il était honnête avec lui-même, il les trouvait tous adorables. Leur rire, leur chevelure, leur façon de s’exprimer, tout lui avait plu. Il avait été fasciné de voir à quel point ses petitsenfants étaient attentionnés envers leur aîné, en rapportant de la nourriture pour Yokélé avant de se servir eux-mêmes.

C’était beaucoup trop d’informations pour Myriam, qui commençait sérieusement à avoir le tournis. Elle voulait en savoir plus mais c’était trop tôt. Une barrière invisible était toujours dressée entre elle et ses parents. Les enfants attendaient que leurs parents les autorisent à s’asseoir autour de la table.

Il avait été émerveillé de voir ‘Haïm accrocher délicatement un bavoir autour du cou de son grand frère. La petite Rivka avait rapporté un bol de soupe très doucement du buffet enfant, de peur de faire tomber une goutte. Aharon avait veillé tout le dîner à remplir les verres d’eau de chacun et pour Yokélé, son verre d’eau avec une paille intégrée. Le petit Yonathan avait gambadé autour d’eux et avait volontiers accepté de venir dans ses bras pendant un moment. Tout se passait bien à part le regard distant de Myriam.

En s’asseyant à son tour, Jojo ne put s’empêcher de dire tout haut ce qu’elle pensait : “Dis donc, on m’avait dit que les petits Israéliens étaient mal élevés mais c’est loin d’être le cas pour les tiens. Ça fait plaisir. – Merci maman. – Alors comment s’est passé votre rendezvous avec Patrick ? Lui et sa femme vont venir nous rejoindre pour le café.” Myriam et Yossi n’eurent pas besoin de faire beaucoup d’efforts pour meubler la conversation car Jojo assurait le spectacle à elle toute seule. Elle parlait aussi bien aux enfants - se débrouillant très bien pour se faire comprendre -, qu’à son mari, à Yossi et au serveur, commandant plat après plat. Albert laissait volontiers sa femme parler à sa place car au fond de lui, il savourait de découvrir le visage de chacun de ses petitsenfants, excepté celui de Yokélé qu’il évitait soigneusement, même s’il sentait que lui n’arrêtait pas de le fixer. 36

Magazine I n°188

Myriam serrait les dents. Elle avait de plus en plus l’impression d’avoir de nouveau quinze ans. D’être assise autour d’une table en compagnie de ses parents, et de ne pas avoir sa place. Elle s’était mariée, avait eu ses enfants. Son mari était Kollelman à mi-temps. Elle était coach de vie, thérapeute, avait des amis, des voisines et tout un tas d’autres gens qui comptaient beaucoup pour elle, et sa mère et son père ne lui avaient pas posé une seule question sur son quotidien en Israël. Rien. Ils avaient parlé de la pluie et du beau temps, de ses frères, du programme de la semaine et à aucun moment, ni elle ni lui ne lui avaient demandé des informations sur sa vie. Venant troubler ses pensées, Jojo, qui avait toujours rêvé d’avoir une petite fille à gâter, ne s’était pas arrêtée de complimenter Rivka. Voyant que le courant passait bien entre elle et la petite, elle demanda l’autorisation à Myriam


de pouvoir l’emmener avec elle le lendemain pour faire des emplettes. Serrant la nappe blanche sous la table, Myriam ne savait pas quoi faire, mais devant le regard suppliant de Rivka, elle ne résista pas longtemps. Pour être certaine de ne pas commettre d’erreur, elle se tourna vers Yossi qui avait compris son tourment. Pour réponse, il haussa les épaules comme pour lui faire comprendre : “Allez ! Laisse un peu couler.” Quelques secondes de réflexion plus tard, Myriam céda : “C’est d’accord mais tu me promets que tu achètes à Rivka des vêtements qui nous ressemblent ? – C’est-à-dire ? Tu crois que je suis sénile !? Ou pire, idiote ? Je ne comptais pas acheter des pantalons, si tu veux tout savoir ! Juste quelques babioles pour faire plaisir à cet amour. – Je voulais juste m’en assurer. Je te dépose Rivka dans le lobby à 10h00, d’accord ?”

Jojo, trop joyeuse, tapa dans ses mains de ravissement et demanda à Yossi comment on disait gâteau en hébreu. Une fois la réponse obtenue, elle se tourna vers ses petits-enfants au grand complet et leur demanda d’un ton surexcité : “Qui veut du ‘Ouga au chocolat que mamie et papi ont commandé pour vous ?” Les enfants, trop heureux, avaient tous sauté de joie. Devant le visage conquis de ses enfants et entendant son mari bavarder tranquillement avec son père, Myriam enfin esquissa un sourire. Elle se rassura elle-même en se disant que, Baroukh Hachem, tout allait aller de mieux en mieux… Sauf que Myriam n’était pas au bout de ses surprises…

Déborah Malka-Cohen

LIT D’ANGE Show-Room : 43, Chemin des Vignes - 93500 BOBIGNY

litdange@gmail.com - www.litdange.com

choix Grand coffre de lit- n dans o is livra France toute la

Ange Yaïche : 06 15 73 30 16 Grossiste Spécialisé dans l’Hôtellerie Matelas - Sommiers - Linge de Lit dans toutes les dimensions, possibilité sur-mesure

VENTE DIRECTE AUX PARTICULIERS

Matelas

Sans Chaatnez avec fermeture ZIP

Sommiers

avec attaches, choix des tissus et des coloris

Têtes de lit

Lit d’Ange c’est aussi toute une Gamme de lits-coffres !

LIVRAISON OFFERTE ! Couettes, Oreillers Simmons, Linge de lit, Percale de coton 80 fils

Art de la table... SIREN 828 414 649 - Numéro d’identification TVA FR72828414649 - Document publicitaire non contratuel

Magazine I n°188

37


RECETTE Confiture à l’orange spécial Mimouna ! Pour changer des gâteaux de Pess’ah dont vous avez certainement les recettes, je vous propose une succulente confiture à l’orange à servir à la Mimouna, pour accompagner vos moufletas et autres douceurs.

Ingrédients

Pour 6 portions

 2 kg d’oranges à peau épaisse

Temps de préparation : 1 h

 2 kg de sucre

Temps de cuisson : 2h15

 Le jus d’1 citron  1 cuil. à café de cannelle en poudre

Réalisation

(facultatif)

- Retirez la couche supérieure des oranges avec un économe, en prenant soin de laisser la membrane blanche intacte. - Couvrez les oranges d’eau et laissez reposer toute une nuit. - Au matin, portez le tout à ébullition pendant une minute, puis égouttez les oranges en réservant de côté un verre de l’eau bouillie. - Retirez le blanc aux extrémités en haut en bas de l’orange. Découpez-les ensuite en quartiers. Déposez-les dans un faitout, peau contre la paroi. - Ajoutez le sucre et le verre d’eau dans laquelle les oranges ont bouilli. Mettez à cuire à feu moyen. Quand le sucre est totalement dissous, ajoutez le jus de citron et la cannelle. - Couvrez et laissez cuire à petit feu jusqu’à obtenir une belle couleur et consistance. La cuisson dure environ 2h15. Surveillez constamment afin que le sirop n’épaississe pas trop. Régalez-vous et ‘Hag Saméa’h !

38

Magazine I n°188

Murielle Benainous

murielle_delicatesses_


LE COIN SYMPATIK Deux bonnes blagues & un Rebus ! Une mère marocaine, veille de Pessa’h :

Rebus

Par Chlomo Kessous

"Mais c’est quoi ce gros sac plein de poudre blanche dans l’entrée ?? - De la cocaïne, maman. - Ah ! Quelle peur, j’ai cru que c’était de la farine..."

Astuce pour un ménage de Pessa’h efficace :

A la sortie d’egypte pendant 7 jours on a mangé des matsot

Evitez de passer l’aspirateur avec des écouteurs. Je viens de terminer d’aspirer toute la maison, ça m’a pris 2h, pour un final m’apercevoir que l’aspirateur n’était pas branché…

Editions Prions pour la guérison complète de Luc David ben Bertha Messaouda

Jose ben Catalina

Hamissa ben Rachel Tsipora Camouna bat Lea

Moshe Sinai ben Myriam Yehoudith Eliahou ben Fre´ha

Meir ben Esther Abitbol

Tinok ben Angie Hava

Alexandre ben Anne Marie

Merav bat Rena

Damiana Eden Tova bat Veselina Simha

Murielle bat Leah

Ari ben Yasmine

Moche ben Hava

Nora bat Helene

présente

Lois & Récits de Pessa'h

Ce livre contient tout ce dont vous avez besoin pour la fondamentale fête de Pessa'h : - Récits : pour connaître et raconter toute l'histoire de la sortie d'Egypte - Réflexions : sur la véracité des miracles ! - Lois : pour appliquer les 15¤ Mitsvot liées à ces jours - Guide pratique : aide-mémoire et conseils pour organiser le Seder - Quizz : plus de 300 questions-réponses sur la fête

Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom

www.torah-box.com/refoua-chelema Magazine I n°188

39


Perle de la semaine par

"Suivre les voies d’Hachem suppose maintenir un corps sain, car il est impossible de comprendre ou de connaître le Créateur si l’on est malade. S’éloigner donc de toute chose nuisible." (Rambam)


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook