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Torah-Box Magazine n°182 Israël - Pékoudé

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KIEV

TEMPLE

POURIM AIEA

MA'HATSIT HASHEKEL

TSAHAL 'AYIN HARA

AMSTERDAM

n°182 I 2 Mars 2022 I 29 Adar I 5782 I Pékoudé

Guerre en Ukraine : Moscou annonce mettre en alerte la "force de dissuasion" nucléaire russe > p.6

M A G A Z I N E

Babi Yar : “Silence, on tue !” > p.22

'HAMAS OR LÉTSION

Education : 3 méthodes pour l'obéissance > p.24


CALENDRIER DE LA SEMAINE 2 au 8 Mars 2022 Mercredi 2 Mars 29 Adar I

Mercredi 2 Mars Daf Hayomi 'Haguiga 21

Rabbi Guerchon Liebman

Michna Yomit Démay 2-5

Vendredi 4 Mars

Limoud au féminin n°158

Rav Chabtaï Hakohen Rav 'Azaria Pijo Rav Réfaël Ya'akov Israël (de Sarcelles)

Samedi 5 Mars Jeudi 3 Mars 30 Adar I Roch 'Hodech

Daf Hayomi 'Haguiga 22

Rav Yom Tov Algazi Rav Israël Alter

Michna Yomit Démay 3-2

Dimanche 6 Mars

Limoud au féminin n°159

Rav Eli'ézer Di-Avila

Mardi 8 Mars Rav Yossef Boukhris

Vendredi 4 Mars 1 Adar II Roch 'Hodech

Samedi 5 Mars 2 Adar II

Daf Hayomi 'Haguiga 23 Michna Yomit Démay 3-4 Limoud au féminin n°160

Parachat Pékoudé Daf Hayomi 'Haguiga 24 Michna Yomit Démay 3-6 Limoud au féminin n°161

Rav Réfaël Ya'akov Israël (de Sarcelles)

Horaires du Chabbath Dimanche 6 Mars 3 Adar II

Lundi 7 Mars 4 Adar II

Mardi 8 Mars 5 Adar II

Daf Hayomi 'Haguiga 25 Jéru.

Tel Aviv

Achdod

Natanya

Entrée

16:59

17:20

17:21

17:20

Sortie

18:17

18:18

18:19

18:18

Michna Yomit Démay 4-2 Limoud au féminin n°162

Zmanim du 5 Mars

Daf Hayomi 'Haguiga 26 Michna Yomit Démay 4-4 Limoud au féminin n°163

Daf Hayomi 'Haguiga 27 Michna Yomit Démay 4-6 Limoud au féminin n°164

Jéru.

Tel Aviv

Achdod

Natanya

Nets

06:02

06:04

06:04

06:04

Fin du Chéma (2)

08:56

08:58

08:58

08:58

'Hatsot

11:51

11:52

11:53

11:52

Chkia

17:39

17:41

17:42

17:41

Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, Rav Yehonathan Gefen, Jocelyne Scemama, Rav Avraham Garcia, Rav Gabriel Dayan, Binyamin Benhamou, Rav Réouven Attias, Rav Yehiel Brand, Rav Ya’akov Israël Lugassy, ‘Haya Esther Smietanski, Déborah Malka-Cohen, Murielle Benainous - Mise en page : Dafna Uzan Secrétariat : 077.466.03.32 - Publicité : Daniel (daniel26mag@gmail.com / 054-24-34-306) Distribution : diffusion@torah-box.com


L'ÉDITO DE LA SEMAINE par Le désir de voir le Temple reconstruit Il arriva L’être humainque se distingue le grand des autres créatures la parole Admour, RabbiparNa’houm (cf. 2, 7 seOnkelos). de Béréchit Tchernobyl, rendit Celle-ci est l’expression dans un village lointain de et son intelligence et auprès de sa pensée, lui trouva l’hospitalité d’un juif elle simple permet communiquer avecComme son prochain, et pieuxdequi y demeurait. à son de formuler sentiments, de commercer. habitude, auses milieu de la nuit, le Rabbi se Cet "outil" qui a été donné à l’homme est en leva et commença à lire le Tikoun ‘Hatsot réalité à doubledes tranchant : onLepeut l’utiliser en déversant larmes. maître de pour faire du bien de soi s’inquiéta (consoler maison, éveillé par autour les sanglots, lesvint endeuillés, ceux ont et prendreencourager des nouvelles dequi sonen noble besoin,Le enseigner la Sagesse, invité. Rav le rassura en luitransmettre expliquant nos messages à nos par des qu’il pleurait sur la enfants…), destructionmais du Temple, propos vexants, humiliants, le mensonge et souhaitant voir très rapidement sa la calomnie, on peut également causer des reconstruction. Devant le visage perplexe dommages irréversibles. du juif, le Rabbi interrogeaC’est : ”Nepourquoi désirezla Torah, nous met en vous pas àlaplusieurs venue dureprises, Machia’h et monter garde contre ces interdits qui se font par la vivre à Jérusalem ?” Après avoir pris conseil parole. auprès de son épouse, le brave homme Le Rav Israël Kagan a révolutionné le répondit qu’ilsMéir ne désiraient pas quitter leur monde juif il y a plus d’une centaine d’années village vu l’élevage des très nombreuses avec sondont fameux livre "’HafetsL’Admour ‘Haïm" volailles ils s’occupaient. (qui d’ailleurs est devenu son éponyme), insista en mettant en relief la précarité concernant les loispuisqu’à sur la tout médisance. Il de leur situation, moment y relevait qu’on pouvait transgresser 17 pouvait surgir une bande de Tartares qui commandements négatifs et 14 positifs s’approprieraient toutes leurs possessions, avec une seule phrase malveillante. Depuis, mettant peut-être même leur vie en par la lecture de ce livre, les gens ont pris danger. Le villageois, à nouveau après avoir conscience de l’importance de la parole et interrogé sa femme, lui répondit : ”Alors s’efforcent de respecter ces lois. oui ! Priez pour la venue du Machia’h, mais Beaucoup de Rabbanim encouragent l’étude que ce dernier prenne avec lui les Tartares journalière du "’Hafets ‘Haïm" ; ces lois sont loin d’ici, à Jérusalem !” approfondies dans les maisons d’étude En d’autres termes,certains cet homme ne désirait (Beth Hamidrach), les étudient en pas de changement dans son train-train, ‘Havrouta (binome) par téléphone, chaque il souhaitait juste se des débarrasser des année sont organisées soirées pour inconvénients de sa vie. Cette histoire pose grand public au cours desquelles on éveille en réalité la savoir qu’estl’assistance à sequestion renforcerde dans ce domaine, ce que véhicule ànotre pensée de lorsqu’on particulièrement l’approche Tich’a exprime désir de voir la Béav. On le sait en effet queprochainement le second Temple venue du Messie et la lahaine reconstruction du fut détruit à cause de gratuite, dont l’une desNe expressions est le Lachon (la Temple. cherchons-nous pas àHara’ rester médisance). dans notre confort quotidien, avec nos activités, et passe-temps, Un autrehobbies, moyenvacances nous permettant de tout en étant petits contrôler ce intéressés qui sort à deécarter notre les bouche, soucis (de santé, paix, le subsistance est le Ta’anit Dibour, jeûne de et la autres) parole. qui perturbent la sérénité à laquelle nous Lorsqu’on passe toute une journée à s’abstenir? totalement de parler, on réalise à aspirons Nous voulons le Machia’h, mais

quelMachia’h point, sans même rendrecelui compte, un comme ons’en le désire, qui il est de lancer une plaisanterie va nousfacile débarrasser des dangers provenant vexante, raconter un "petit" Hara’ de l’Iran,dedes terroristes, des Lachon agresseurs, ou se moquer d’un défaut d’un confrère. des maladies et autres rabat-joies, afin que Ce self-control que nous impose le Ta’anit nous puissions enfin goûter à un monde de Dibour nous permet de réfléchir avant quiétude et de délectation, en famille et d’ouvriramis. la bouche et de s’assurer qu’il ne entres s’agit pas de paroles désobligeantes. Le Ramban (Nahmanide) écrit, au début de Il estcommentaire vrai qu’il estsur difficile de prendre sur son le ‘Houmach Chémot, soi un tel engagement à titre individuel, que ce livre s’appelle celui de la Délivrance. surtout on que se letrouve un Or on saitquand très bien récit dedans la sortie entourage professionnel qui ne nous le d’Egypte ne couvre que la première moitié permet pas. du livre de Chémot, la deuxième partie C’est pourquoi beaucoup dedu communautés traitant de la construction Tabernacle. organisent un jeune de la parole collectif, Le Ramban répond que ce sanctuaire est à laaussi synagogue ou dans salleEn de effet, fête, lui l’expression duune Salut. avec au programme cours de Torah sortir de l’état concretdes d’esclavage n’est pas de différents intervenants, la comme lecture encore suffisant pour être considéré du livre des Téhilim, le pays tout immoral dans une libre, car le vécu dans un et ambiance conviviale, repas et boissons idolâtre comme l’Egypte laisse forcément assurés. L’un des pionniers de ces réunions des traces. Ce n’est qu’après avoir reçu la communautaires fut le grand rabbin Yossef Torah au mont Sinaï et construit le Michkan, Sitruk quand il était encore à Marseille et lieu de résidence de la Présence divine, que depuis, l’initiative s’est étendue un peu les Bné Israël pouvaient parvenir au niveau partout. spirituel des Patriarches et être considérés On a l’habitude de choisir un des jours de comme véritablement délivrés. Chovavim (semaines séparant la Parachat De même quedel’exil d’Egypte nea une prit Chemot de celle Michpatim) car on véritablement fin qu’avec la construction tradition du grand kabbaliste le Arizal selon du Tabernacle, long àde deux laquelle ces joursl’exil sontactuel opportuns réparer millénaires ne prendra fin que lorsque les fautes de l’attribut du Yessod – c’estle Messie se un dévoilera le à-dire ce qui rapport et avecconstruira la semence troisième Temple. masculine – or le Ta’anit Dibour équivaut à 84 jeûnes la nourriture Toutes les de Parachiot depuis! Térouma jusqu’à Pékoudé sont assez difficiles déchiffrer du En France, le jour propice àest dimanche fait que le Temple et le service des Kohanim puisque tout le monde est en congé et on nous sont étrangers, mais :elles fait d’une pierre 3 coups tout viennent d’abord mettre en valeur ce à en quoi devons on accomplit la Mitsva soinous du jeûne de aspirer : le d’autre retour part de laonPrésence divine la parole, transforme le dimanche, jourqui triste et oisif, enleunvéritable moment parmi nous, représente d’élévation. plus, nous on seprions déconnecte de salut et pourDelequel trois fois la dépendance au portable, chose difficile à par jour depuis 2.000 ans. “Vété’hézéna réaliser dans un contexte normal. ‘énénou béchouvekha létsion béra’hamim”, “Puissions-nous avoir mérite de voir Ton Faites l’expérience du le Ta’anit Dibour et vous retour à Sion Temple le derendez-vous Jérusalem) attendrez avec (au impatience avec miséricorde. ” ! de l’année prochaine

La RédactionRav Torah-Box Daniel Magazine Scemama

Magazine I n°182

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ACTUALITÉ Guerre en Ukraine : Moscou annonce mettre en alerte la "force de dissuasion" nucléaire russe

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé dimanche mettre en alerte la "force de dissuasion" de l'armée russe, qui peut comprendre une composante nucléaire, au quatrième jour de l'invasion de l'Ukraine par Moscou. Une décision jugée "irresponsable" par les chefs occidentaux et l'Otan. M. Poutine a justifié cette décision par les "déclarations belliqueuses de l'Otan" envers la Russie. Au quatrième jour des combats qui opposent l'Ukraine à la Russie après l'offensive lancée par cette dernière jeudi dernier, les autorités de la ville de Kharkiv - la plus importante du pays

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Magazine I n°182

après Kiev - ont indiqué dimanche matin une percée de l'armée russe jusque dans son centre. Pour autant, les médias et les témoins interrogés sur place affirment que l'armée ukrainienne continue d'opposer une résistance féroce, ayant contraint Poutine à renforcer ses effectifs pour pallier à la mort de 3.500 de ses soldats. Samedi soir, les Occidentaux ont donné leur aval pour écarter la Russie de la plateforme bancaire internationale SWIFT, afin de bloquer les échanges financiers avec Moscou. Selon les estimations de l'ONU, 368.000 réfugiés auraient déjà fui l'Ukraine. Selon les analystes et experts occidentaux, les déclarations de Poutine sur la mise en alerte de la dissuasion nucléaire sont le signe de la frustration russe face à la résistance ukrainienne.


Prise d'otage à Amsterdam : Le forcené maîtrisé, pas de blessés signalés La police néerlandaise a annoncé mardi soir dernier la fin de la prise d'otages dans une boutique Apple Store située sur l'une des principales places d'Amsterdam, aux PaysBas, qui a duré plusieurs heures, précisant que l'homme armé était aux mains des forces de l'ordre. Les forces de l'ordre, qui étaient sur place pendant toute la soirée avec de nombreuses unités spécialisées, n'ont pas fait état de blessés, malgré plusieurs coups de feu entendus. Selon la télévision publique néerlandaise NOS, le preneur d'otages a été blessé lors de son interpellation. Selon la police, il est question d'un braquage qui se serait ensuite transformé en prise d'otages.

Un chercheur israélien distingué pour un traitement "révolutionnaire" du cancer

La ministre de l’Éducation, Yifat SachaBitton, a annoncé mercredi que le Prix Israël 2022 en matière d’entrepreneuriat et d’innovation technologique serait décerné au professeur du Technion Yoram Palti, distingué pour sa contribution au développement d’un traitement révolutionnaire contre le cancer utilisant des impulsions électriques. "Les réalisations du professeur Palti sont une source de grande fierté pour l’État d’Israël et d’inspiration pour les jeunes générations", a commenté la ministre sur Twitter.

Magazine I n°182

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ACTUALITÉ Début des pourparlers entre Moscou et Kiev pour tenter de mettre fin au conflit La délégation est conduite par le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiï Reznikov. Moscou a de son côté affirmé vouloir trouver un accord avec Kiev. En Israël, on apprenait qu'à l'instar d'autres dirigeants, Benett aurait proposé, à la demande formulée vendredi par le président ukrainien Zelensky, de servir de médiateur entre les deux nations. Après avoir dans un premier temps repoussé la proposition du fait que le Bélarus sert de base arrière aux forces de Moscou pour mener leur attaque sur l'Ukraine, une délégation ukrainienne est finalement arrivée lundi matin sur le site de négociations pour exiger de la Russie un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes russes, a annoncé la présidence ukrainienne.

au confluent du conflit : alliée aussi bien de la Russie que de l'Ukraine, elle est partagée entre ses engagements envers les Etats-Unis et la nécessaire coordination militaire avec Moscou concernant les frappes menées par Jérusalem sur les positions de l'Iran en Syrie, pays que soutient la Russie.

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Magazine I n°182

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Tsahal abat un drone du 'Hamas à la frontière avec Gaza Tsahal a déclaré mercredi dernier avoir abattu un drone appartenant au groupe terroriste 'Hamas, qui survolait la frontière entre la bande de Gaza et Israël. "Le drone a été surveillé tout au long de l'incident", a précisé l'armée dans un communiqué. Selon Tsahal, le drone est tombé du côté palestinien

de la barrière frontalière. Cet incident est intervenu une semaine après que Tsahal a abattu le jeudi précédent un drone que le groupe terroriste libanais du 'Hezbollah avait fait voler au-dessus de la frontière avec Israël et un deuxième quelques heures après, en provenance de Gaza.

Ex-chef adjoint de l'AIEA : "Il est temps que les inspecteurs de l'AIEA opèrent comme il faut en Iran" L’ancien directeur adjoint de l’AIEA, le Dr internationale n'aura que quelques mois à Olli Heinonen, interrogé par i24news, s'est peine pour stopper son programme", met-il exprimé concernant le nouvel accord sur en garde. le nucléaire qui est sur le point d'être signé Affirmant que l'Iran a dissimulé les entre les grandes puissances et l'Iran. composantes nucléaires de ses installations S'opposant aux déclarations de certains experts, il a déclaré qu'un Iran nucléaire n'était aux inspecteurs de l'AIEA, il a martelé : " Il est qu'une question de semaines ou de mois. "Si temps que les inspecteurs de l'AIEA opèrent l'Iran continue à ce rythme, la communauté comme il faut !"

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ACTUALITÉ Ukraine : La communauté juive décrit des "jours difficiles", intensifie la solidarité et appelle à l'aide plus de Juifs affluent. Nous avons besoin de votre aide urgente, la situation s'aggrave. Nous avons besoin de plus de nourriture pour nourrir les milliers de Juifs. Donnez-nous un coup de main en cette période difficile".

Interrogés par des médias israéliens, des responsables de la communauté juive en Ukraine ont décrit des jours difficiles, des bombardements permanents et l'afflux de milliers de Juifs vers les centres communautaires du pays dans l'espoir d'y trouver de l'aide. Le grand rabbin d'Ukraine, le Rav Asman, a déclaré : "Chabbath n'a pas été facile du tout. Beaucoup de gens sont venus ici. C'était la panique générale. Chaque heure, de plus en

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Des émissaires 'Habad du pays, à Berditchev par exemple, ont assuré qu'ils n'envisageaient absolument pas de fuir, alors que des Juifs esseulés et sans autre repère avaient désespérément besoin d'eux. En parallèle, l'Agence juive a annoncé avoir déployé des représentations aux frontières des pays voisins de l'Ukraine afin d'aider au rapatriement des ressortissants israéliens bloqués sur place et accélérer l'immigration de 10.000 personnes éligibles à la 'Alya dans les semaines à venir.


Attentat de Toulouse : Cérémonie commémorative à Jérusalem pour marquer les 10 ans de la tuerie

Un pilier en marbre vieux de 1.500 ans

Une centaine de Franco-Israéliens ont marqué jeudi soir à Jérusalem le 10ème anniversaire de la tuerie dans l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse.

la

Après avoir récité une prière dans une synagogue de Jérusalem, Rav Yakov Sitruk, Rav Yé'hia Benchetrit, Rav Its'hak Cohen et Samuel Sandler, le père de Jonathan, ont rendu un émouvant hommage aux victimes. "Je continue de me battre pour faire parler d’eux et les faire vivre", a confié sur place à l’AFP Eva Sandler. Pour elle, la date des 10 ans n’a pas d’importance en soi car "chaque jour, la douleur est aussi intense".

une patrouille de routine

Les quatre victimes de l'attentat reposent au cimetière Har Haménou'hot de Jérusalem.

de l’ère byzantine, selon les archéologues de

retrouvé sur une plage près d’Achdod Quand deux agents de police

municipale

d’Achdod, Itay Dabouch et Saguiv Benguigui, sont partis

pour

effectuer

sur la plage la semaine dernière, ils n’auraient jamais imaginé

faire

une

découverte

mystérieuse vieille de 1.500 ans ! C'est en apercevant un objet brillant qui sortait

légèrement

du

sable,

qu'ils

se

sont arrêtés et ont extrait ce qui est très probablement un pilier vestige d’une église l’Autorité israélienne de l’antiquité alertés par les agents.

Elyssia Boukobza

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C'est un jour de fête pour les Sages... Une excellente nouvelle pour le monde de la Torah et les juges rabbiniques à l'occasion de la sortie du livre

Michnat Hayo'hassin du Rabbi Moché KLEIN

Admour de UNGVAR (Modi'in Ilit) fils de l'auteur du Michné Halkahot paru aux éditions «Michné Torah»

Cet ouvrage comprend toutes les lois relatives au mariage, au Mamzer, aux personnes ne pouvant se marier avec un Cohen, aux parents qui affirment leur paternité sur un enfant, aux blessures sur le membre reproducteur à la lueur de la médecine moderne et à la judaïté revendiquée par certaines communautés à travers le monde.

Cet ouvrage ainsi que les ouvrages Michnat Haktouva, Michnat Haïchout et Michnat Haguer sont disponibles

Par téléphone : +972 52 7127047 / +972 53 316 9709 Par email : 7127047@gmail.com


M A G A Z I N E

Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Pékoudé - La Hichtadlout dans la spiritualité Un homme peut faire tout son possible pour acheter un bel Etrog, mais celui-ci peut devenir invalide s’il tombe et s’abîme. Nous prenons la décision d’accomplir une Mitsva, mais seul Hachem peut nous aider à la mener à bien !

Dans la Parachat Pékoudé, à la fin des travaux de construction du Michkan, la Torah nous rapporte que les Bné Israël ne purent pas l’ériger du fait de son poids massif. Moché Rabbénou n’avait pas participé à l’édification ; Hachem voulut donc lui octroyer l’honneur de l’ériger. Hachem lui proposa de faire un essai, lui assurant que le Michkan allait se tenir de lui-même, donnant l’apparence que Moché l’avait édifié (Rachi sur Chémot 39, 33). Les Juifs furent en effet récompensés pour leurs travaux de construction. Mais pourquoi Moché serait-il récompensé pour l’érection du

Michkan, s’il n’a pas du tout œuvré pour cette cause ? N’est-ce pas Hachem Lui-même qui l’érigea ? Sans Toi, rien n’est possible En réalité, nous ne parvenons à accomplir les Mitsvot que parce qu’Hachem nous en donne la possibilité ; sans Son aide, nous ne sommes capables de rien. À la différence de l’époque du Michkan où le miracle fut dévoilé, lorsque nous effectuons une Mitsva de nos jours, il s’agit d’un miracle caché. La récompense est reçue pour l’effort fourni, non pas pour le résultat obtenu. Moché Rabbénou tenta d’ériger le Michkan,

Supplément spécial Chabbath I n°182

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il en fut donc récompensé comme s’il l’avait réellement fait.

"Non, répliqua-t-il en secouant la tête, pas ‘Si D.ieu veut’, mais ‘Si tu veux !’"

Le Sifté ’Haïm (Midot Vé’avodat Hachem, vol. 2, p. 24) écrit que dans le domaine matériel, nous réalisons facilement que nous ne pouvons rien accomplir sans Hachem. Si l’on est tellement actif pour réussir, c’est du fait de la malédiction décrétée par D.ieu à la suite de la faute d’Adam Harichon. Tous nos efforts pour subvenir à nos besoins ou pour d’autres activités d’ordre matériel résultent du fait que nous sommes tenus d’investir ces efforts, mais nous devons reconnaitre qu’ils ne mènent pas à notre réussite.

Il ne faut pas se conforter en pensant qu’Hachem ordonnancera bien les choses, il faut parfois prendre soi-même certaines initiatives.

En fait, il en est de même sur le plan spirituel. Nous disposons du libre arbitre, c’est-à-dire de la possibilité de choisir entre le bien et le mal. Mais le résultat final est au-delà de notre contrôle. Par exemple, un homme peut faire tout son possible pour acheter un bel Etrog, mais celui-ci peut devenir invalide le jour de Yom Tov, s’il tombe et s’abîme. Nous prenons la décision d’accomplir une Mitsva, mais seul Hachem peut nous aider à la mener à bien.

Nos Sages nous enseignent que c’est une grave erreur ; si l’on n’agit pas pour résoudre les problèmes du Klal Israël, ils perdureront – Hachem souhaite que nous améliorions la situation par nos propres efforts.

Aide-toi et le Ciel t’aidera Pourtant il ne faut pas comparer la quantité de Hichtadlout à faire dans les deux domaines. Le Sifté ’Haïm note une différence fondamentale entre les deux : "Dans le domaine matériel, la Hichtadlout est un "impôt" que l’on doit payer et il n’est pas bon d’ajouter à cette pénalité. (Cela signifie que l’on doit minimiser la Hichtadlout autant que possible.) Par contre, dans la ’Avodat Hachem, nous devons faire le maximum de Hichtadlout, fournir tous les efforts possibles." On raconte que l’un des élèves de Rav Chraga Feivel Mendelowitz arrivait systématiquement en retard au cours débutant à 9h. Un jour, on lui fit savoir que "le boss" souhaitait lui parler. L’élève entra dans le bureau en tremblant. "Nou, quand commenceras-tu à arriver à l’heure au cours ?" demanda Rav Mendelowitz. L’élève embarrassé répondit par un simple "Im Yirtsé Hachem , si D.ieu veut…" Mais le Rav n’était pas du genre à se laisser amadouer facilement. 14

"Là où il n’y a pas d’homme…" Le rôle de la Hichtadlout dans le service divin est souvent mal compris, surtout quand elle touche l’ensemble du peuple juif. On peut aisément penser que même si la situation de notre peuple est déplorable, Hachem ne la laissera pas se détériorer indéfiniment, et nous espérons que les choses s’arrangeront.

Cette idée est exprimée dans la Michna de Pirké Avot (2, 6) : "Là où il n’y a pas d’homme, efforcetoi d’être un homme." Plusieurs commentateurs expliquent que lorsqu’il n’y a pas suffisamment de gens qui s’occupent des besoins de la communauté, il faut se mettre à l’action (voir Rachi, Barténoura, Tiféret Israël, Milé Déavot, Rav Hirsch sur Pirké Avot). Notons que la Michna utilise le mot "Hichtadel", alors qu’elle aurait pu dire simplement : "Là où il n’y a pas d’homme, sois un homme." Ce mot laisse sous-entendre un effort réel ; il ne suffit pas d’"essayer" vaguement d’aider les autres, mais il faut véritablement œuvrer en leur faveur. Pour résumer, nous avons vu que tout au long de sa vie, Moché Rabbénou fit de son mieux pour accomplir la Volonté divine. En récompense, Hachem lui donna la possibilité d’atteindre des résultats surhumains, comme l’érection du Michkan. Ainsi, nous apprenons que ce qu’Hachem attend de nous, ce sont nos efforts ; le résultat, quant à lui, est entre Ses mains.

Magazine I n°182 Supplément spécial Chabbath I n°182

Rav Yehonathan Gefen


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Parachat Pékoudé

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Chapitre 38, Verset 21

La Paracha commence en disant : “Voici les comptes du Michkan, le Michkan du témoignage.”

•

précède la question

• La réponse est sur fond de couleur •

les indices précédés d’une bulle

•

Les remarques et commentaires sont en retrait Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera développer avec l’enfant.

Le Midrach :

• relève la répétition du mot “Michkan” ; • fait remarquer qu’il s’apparente au mot “Machkone (gage)” ; • et explique qu’Hachem a repris deux fois le Michkan en gage, en détruisant le premier Beth Hamikdach puis le deuxième. A plusieurs reprises, les ’Hakhamim se sont interrogés sur la raison de cette reprise. Parmi les réponses qui ont été données, il y a : • parce que les Bné Israël n’ont pas fait Birkat Hatorah avant d’étudier ; • parce qu’il y avait de la haine gratuite. Rav Chimon Shkop demande : “En quoi ces ’Avérot que les Bné Israël faisaient justifient-elles la destruction du Beth Hamikdach ? Quel lien y a-t-il entre ces deux éléments ?” Il répond que le Beth Hamikdach ressemble à une centrale nucléaire. Dans cette dernière, la production de l’électricité est fonction de son utilisation : plus on utilise de l’électricité, plus de l’électricité sera produite. De même, le Beth Hamikdach est le centre spirituel du peuple Suite page suivante

AVOT OUBANIM

Pékoudé - n°113

Supplément spécial Chabbath I n°182

3 Mars - 30 Adar I 5782

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juif, l’endroit duquel émane une bonne influence, qui se répand sur tout ce peuple. Mais cette influence ne vient que si les juifs la sollicitent. Plus les juifs font des

Mitsvot, plus le Beth Hamikdach produit une bonne influence sur le monde. Si les juifs ne sollicitent pas le Beth Hamikdach, celui-ci ne produit plus rien, et il faut donc le détruire.

Le Beth Hamikdach n’a donc pas été détruit pour une faute précise. C’est l’accumulation des fautes qui a entraîné qu’il ne pouvait plus influencer positivement le peuple juif, et qu’il fallait donc le détruire. Choul’han ’Aroukh, Chapitre 689, Halakha 1

Le Choul’han ’Aroukh dit que les hommes, les femmes et les esclaves affranchis sont obligés de lire la Méguila, et que l’on éduque les enfants à lire celle-ci. Le Michna Beroura précise que bien que les femmes soient généralement dispensées des Mitsvot positives liées au temps, dont la Mitsva de lire la Méguila fait partie, les femmes doivent lire la Méguila. Car elles aussi étaient concernées par le miracle de Pourim (puisque le décret d’Haman les concernait aussi). Le Choul’han ’Aroukh dira, plus tard, que les femmes doivent aussi accomplir la Mitsva de Michloa’h Manot et celle de Matanot Laévyonim. Le Michna Beroura dit : “C’est pourquoi un homme doit lire la Méguila chez lui, devant les femmes, les jeunes filles et les servantes. Dans certains endroits, les femmes ont l’habitude d’écouter la Méguila à la synagogue, dans la ’Ezrat Nachim. Mais comment pourraientelles l’écouter correctement là-bas ?”. D’après le Michna Beroura, il semble donc que les femmes n’aient pas la Mitsva d’aller à la synagogue, que ce soit pour Pirsoumé Nissa (publier le miracle), ou pour le principe de “Bérov ’Am Hadrat Mélékh (Un grand peuple est la beauté du roi)”. Et effectivement, Rav Elyashiv allait dans ce sens, en disant que le principe de “Bérov ’Am Hadrat Mélékh” n’a pas été énoncé pour les femmes. Par conséquent, même lorsque les femmes organisent des lectures de Méguila chez elles, elles n’auront pas besoin d’être au moins dix femmes. L’homme qui leur lira la Méguila pourra la lire même si elles sont moins de dix. Le Kaf Ha’haïm dit toutefois qu’il est préférable que les femmes écoutent la Méguila à la synagogue plutôt qu’à la maison. Et c’est aussi l’opinion de Rav ’Haïm Kanievsky chlita. Le Kaf Ha’haïm précise qu’il parle évidemment du cas où les femmes peuvent écouter correctement de la ’Ezrat Nachim. Au sujet des enfants, il y a un âge à partir duquel il est

16 AVOT OUBANIM

bon de les éduquer. Quel est cet âge ? Nous avions vu que : • pour le Kiddouch et la lecture du Chéma, le Choul’hane ’Aroukh dit : 6 ou 7 ans, selon la maturité de l’enfant ; • pour l’obligation de la Soucca, le Choul’han ’Aroukh dit : 5 ou 6 ans, selon la maturité de l’enfant. Pour la lecture de la Méguila : • Rav Elyashiv dit : dès que l’enfant est capable d’écouter la Méguila du début à la fin, car le moment où on doit commencer à l’éduquer à l’accomplissement d’une Mitsva est celui où il est capable d’accomplir celle-ci entièrement ; • Rav Haïm Kanievsky dit qu’il faut éduquer un enfant à connaître et à comprendre la Mitsva même si cela se fait progressivement, comme nous le trouvons par exemple : • au sujet du jeûne de Kippour, où on commence à éduquer les grands enfants à jeûner quelques heures ; • pour le Birkat Hamazone, où on a l’habitude d’apprendre progressivement aux enfants à le dire, jusqu’au jour où ils arrivent à le dire entièrement ; • pour la lecture de la Méguila où, dès qu’un enfant peut en écouter une partie, on doit l’éduquer à l’écouter. Si un homme lit la Méguila chez lui pour sa femme, il doit en principe ne pas s’acquitter lui-même par cette lecture, mais aller d’abord à la synagogue écouter la Méguila, et ensuite relire celle-ci à sa femme. Toutefois, si cela fait trop tard pour sa femme parce qu’à la synagogue la Méguila est lue tardivement, l’homme pourra d’abord acquitter sa femme de la lecture de la Méguila (en pensant ne pas s’en acquitter lui-même), et ensuite aller à la synagogue écouter lui-même la Méguila.

spécial Chabbath I n°182 PékoudéSupplément - n°113

3 Mars - 30 Adar I 5782


Michlé, Chapitre 17, Verset 2

Dans ce Passouk, le roi Chlomo déclare : “Un esclave intelligent dominera un fils honteux. Et parmi les frères, il partagera l’héritage.”

Kétouvim Kétouvim

Rachi dit que ce Passouk fait allusion à Nabuchodonosor, qui a eu l’intelligence de faire trois pas en l’honneur d’Hachem, pour rattraper le messager auquel on avait confié une lettre à amener au roi ’Hizkiyahou. Dans celle-ci, il était écrit : “En l’honneur du roi ’Hizkiyahou et du D.ieu d’Israël”. Et Nabuchodonosor a couru pour inverser la formule, pour écrire : “En l’honneur du D.ieu d’Israël et du roi ’Hizkiyahou”. Par ce mérite, il a régné sur les juifs, dont les actions étaient devenues honteuses, et a partagé leur héritage devant leurs yeux. Rachi explique aussi qu’un converti Tsadik est mieux qu’un juif de naissance qui n’a pas de bonnes actions. Et dans le monde futur, ce converti partagera l’héritage du peuple juif. Le Malbim dit que, dans une maison, il arrive parfois qu’un serviteur soit intelligent, travailleur, fidèle, alors que le propre fils de la maison se comporte mal, fait des choses honteuses. Lorsque le père partagera l’héritage, le serviteur recevra une part identique à celle des enfants de la famille. Le Ralbag explique qu’il arrive qu’un serviteur soit zélé et intelligent, et que les enfants de la maison soient paresseux. Le père des enfants décide alors d’élever son serviteur, de le nommer maître sur les enfants et de lui donner, à sa mort, une part de ses biens. Le Malbim dit que la fortune et la position sociale ne s’acquièrent pas par héritage, mais avec des bonnes actions et du zèle. L’esclave (s’il est intelligent, vif, travailleur et zélé) peut dépasser le fils honteux (si celui-ci est fainéant), et recevoir en héritage de son maître la même part que les enfants de ce dernier. Selon le Malbim, ce Passouk indique qu’un converti au judaïsme peut dépasser un juif de naissance si ce dernier se

Hagiographes

comporte mal. Et il dit que de nombreux descendants de convertis au judaïsme sont devenus des grands maîtres en Israël. Il rapporte : • la Guemara qui dit que les petits-enfants de Sisra ont enseigné la Torah dans des grandes communautés ; • l’exemple de Chemaya et Avtalyone, qui sont devenus des grands maîtres en Israël ; • l’histoire suivante, racontée dans la Guemara Yoma, page 71b : A la sortie de Kippour, alors que le peuple était en train de raccompagner le Cohen Gadol chez lui, il a vu Chemaya et Avtalyone (qui le raccompagnaient aussi). Il a alors quitté le Cohen Gadol, pour suivre Chemaya et Avtalyone. Et le Cohen Gadol s’est vexé pour cela. Lorsque Chemaya et Avtalyone sont arrivés chez le Cohen Gadol et ont voulu prendre congé de lui, le Cohen Gadol leur a répondu avec cynisme : “Que ceux qui viennent d’un autre peuple rentrent chez eux en paix !” (Chemaya et Avtalyone étaient, en effet, des descendants de San’hériv, et ils s’étaient convertis au judaïsme). Ils lui ont répondu : “Que ceux qui viennent d’un autre peuple rentrent chez eux en paix, car ils se sont comportés comme Aharon Hacohen. Et que celui qui vient du peuple d’Aharon Hacohen ne rentre pas chez lui en paix, car il ne s’est pas comporté comme Aharon Hacohen”. Ils ont ainsi montré que la remarque du Cohen Gadol était très blessante. Il est, en effet, interdit de rappeler à un converti au Judaïsme ses origines non-juives. Cela fait partie de l’interdiction de Ona’at Dévarim (blesser par la parole).

Rav Bénayahou Chmoueli a raconté l’histoire suivante : Un jeune Dayan a rencontré un moniteur très dévoué qui accompagnait des enfants dans des activités ludiques et de Torah. Il lui a dit : “Lorsque j’avais l’âge des enfants dont tu t’occupes, je n’étais pas religieux. Mes parents ont été tués pendant la Shoah, et je me suis retrouvé en Israël. Je passais beaucoup de temps dans la rue et, comme tous les jeunes de mon âge, je jouais au ballon. A un moment, j’ai donné un coup dans le ballon et, malheureusement, celui-ci est tombé sur la tête d’un jeune Rav qui passait par là. Le chapeau du Rav s’est envolé, et nous, les enfants, n’avons pas pu nous retenir d’éclater de rire. Et moi aussi, malgré ma gêne pour ce qui était arrivé, je riais. Après avoir ramassé son chapeau, le Rav est venu vers moi et m’a demandé où étaient mes parents. J’étais sûr qu’il voulait les voir pour se plaindre de moi, alors je lui ai répondu avec arrogance : “Ils ne sont même plus vivants ! Ils ont été tués pendant la Shoah !” Le Rav m’a alors invité chez lui. Lorsque je suis arrivé, il m’a demandé

AVOT OUBANIM

Pékoudé - n°113

si j’avais faim. Et, de nouveau avec insolence, je lui ai dit : “Évidemment !” Il m’a servi à manger et, lorsque je suis reparti, m’a même donné de l’argent. Et il m’a dit : “Tu peux revenir quand tu veux”. Du coup, à chaque fois que j’avais faim, ou que j’avais envie que quelqu’un s’occupe un peu de moi, j’allais chez lui. Et, petit à petit, je me suis senti comme un membre de sa famille. Le Rav m’a proposé de m’enseigner un peu de Torah. J’ai accepté. Et, à chacune de mes visites, il m’en apprenait un peu. Jusqu’au jour où j’ai eu envie d’aller à la Yéchiva. Pendant toutes les années de Yéchiva, j’ai gardé contact avec le Rav, qui m’a aidé à devenir le Dayan que je suis. Je lui dois toute ma vie ! Ce Rav, c’est Rav ’Ovadia Yossef. Et plus tard, j’ai appris qu’à part moi, il y avait encore douze autres garçons dont il s’est occupé comme il s’est occupé de moi. Toi aussi, tu t’occupes des enfants d’Israël. Et eux aussi pourront, grâce à toute l’attention que tu leur accordes et à tout ce que tu fais pour eux, devenir des grands Dayanim !”

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Question El’hanan habite dans une petite allée d’un agréable quartier pavillonnaire à Jérusalem. Il doit déménager, il fait donc un grand tri de tous ses meubles et affaires. Il a une grande chaise de bureau dont il n’a plus besoin et décide donc de s’en débarrasser, mais étant donné qu’elle est en bon état, il trouve cela dommage de la jeter et c’est pourquoi il la dépose proprement à côté d’un arbre avec un petit papier annonçant que la chaise appartiendra au premier qui la trouvera. Quelques minutes plus tard, Yossef passe à côté de cet arbre et voit la chaise avec son écriteau, et décide de la prendre. Cependant, ayant les mains chargées, il ne peut pas l’emmener avec lui maintenant. Il enlève donc le papier et en dépose un autre à la place annonçant que la chaise est réservée et qu’il ne faut pas la prendre. Yossef rentre chez lui, dépose ses courses et revient pour récupérer la chaise. Quand il arrive,

La chaise appartient-elle a Yossef ou à Monsieur Amar ?

A toi

Réponse

il voit Monsieur Amar en train de rentrer la chaise dans le coffre de sa voiture. Yossef l’arrête alors et lui demande s’il n’a pas vu l’écriteau sur la chaise. Monsieur Amar lui dit qu’il l’a vu mais que cela n’empêche pas de la prendre, car étant donné que Yossef n’a fait aucun acte d’acquisition, la chaise ne lui appartient pas. Mais Yossef prétend que, bien qu’il soit vrai que le dépôt du petit papier ne suffit pas pour acquérir, cependant il se trouvait dans les quatre coudées de la chaise et nous savons que ce qui se trouve dans les quatre coudées d’un homme peut lui être acquis. Monsieur Amar lui répond alors, qu’étant donné qu’il n’avait pas du tout pensé à acquérir la chaise par l’intermédiaire de ses quatre coudées, il n’y a aucune raison pour dire qu’il en a fait l’acquisition.

Baba Metsia 10a “Amar Rèch Lakich” jusqu’à “Délo Lité Léintssouyé” ainsi que 10b “Amar Rava Motiv Rav Yaa’cov” jusqu’à “Lo Takinou Rabanan”. Beth Yossef (’Hochen Michpat) chapitre 268 alinéa 4 ainsi que le Rama (’Hochen Michpat) chapITRE 268 alinéa 1. Pit’hé Téchouva (’Hochen Michpat) chapitre 198 alinéa 15.

!  

Le Beth Yossef et le Rama ont tranché comme la deuxième réponse de la Guémara, disant que les quatre coudées d’un homme permettent l’acquisition uniquement dans les endroits publics calmes et à l’abri des grandes foules, comme les allées par exemple. Ils ne tranchent pas comme la première réponse de la Guemara, disant que si une personne a pensé acquérir d’une autre manière que celle des quatre coudées et que cette façon en question n’est pas valide, il n’aura pas non plus la possibilité d’acquérir avec ces quatre coudées. Mais la loi stipule que si quelqu’un a pensé acquérir d’une certaine façon et que cette façon n’est pas valide, s’il se tenait dans les quatre coudées de l’objet il lui est acquis. S’il en ainsi, il semblerait que la chaise appartienne à Yossef, car bien que déposer un papier ne suffit pas, la chaise lui a été acquise par sa présence dans ses quatre coudées puisqu’il se trouvait dans une petite allée. Toutefois, le Pit’hé Techouva précise que cela n’est vrai que si la personne a eu l’intention d’acquérir mais qu’elle l’a fait de façon non valide. Cependant, s’il n’a pas du tout eu l’intention d’acquérir, ses quatre coudées ne lui ont pas non plus permis d’acquérir l’objet. S’il en est ainsi, dans notre cas où il est clair que Yossef a mis le papier sur la chaise pour la réserver et non comme acte d’acquisition, ses quatre coudées non plus ne lui ont pas fait acquérir la chaise. Elle appartient donc à Monsieur Amar.

Chmirat Halachone en histoire

Question

Le Cas de la semaine

Le ’Hafets ’Haïm nous enseigne : “Il est écrit dans les Tikouné Hazohar que la médisance conduit à la pauvreté. Par conséquent, celui qui souhaite vivre convenablement se gardera de cette faute.” (Chemirat Halachone, Zekhira chapitre 6) Chimon tient des propos dénigrants sur Gad auprès de Réouven, mais Réouven sait qu’il s’agit d’un malentendu qu’il a l’intention de dissiper.

Réouven a-t-il le droit d’écouter ce que lui raconte Chimon au sujet de Gad ?

Réponse

Réouven peut écouter les propos dénigrants de Chimon à l’encontre de Gad car sa volonté est de disculper Gad auprès de Réouven, et interpréter les propos diffamatoires qu’il profère à son mérite.

Responsable de la publication : David Choukroun Rédaction : Rav Eliahou Uzan, Rav Elh’anan Moche Smietanski, Alexandre Rosemblum

+972 54 679 75 77

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AVOT OUBANIM

Supplément Pékoudé - n°113 spécial Chabbath I n°182

Retranscription : Léa Marciano

avotoubanim@torah-box.com

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Avertissement du monde de Vérité Peu habitué à accorder de l’importance aux rêves, de surcroît à un rêve si étrange concernant un ami avec lequel il avait perdu le contact depuis longue date, Rav Ofer se résolut malgré tout à trouver cet ami pour lui faire part de son songe.

Après qu’un homme quitte ce monde, on le juge pour tous les actes qu’il a réalisés tout au long de sa vie. Toutes les réalisations de l’homme dans ce monde ici-bas sont vaines, à l’exception de son âme pure qui, elle, devra rendre des comptes devant Le Saint béni soit-Il. Lors des Chiva’ après son décès, on juge l’homme de façon plus détaillée et c’est la raison pour laquelle nous avons coutume de célébrer la Hazkara (cérémonie pour marquer la date du décès) la veille du 7ème jour de deuil et ce, afin d’éveiller la miséricorde et de multiplier les mérites pour l’élévation de l’âme du défunt.

actions produisent de bons fruits dans le monde (par exemple, si la personne a effectué un don à une Yéchiva où l’on s’investit dans l’étude de la Torah), ces bonnes actions contribuent à lui faire mériter l’accès à des niveaux spirituels plus élevés dans le monde futur. Par conséquent, on s’efforce de célébrer la Hazkara, de multiplier l’étude de la Torah et les bénédictions, même de longues années après la date du décès des parents. Rapportons à ce propos une anecdote édifiante qui s’est déroulée très récemment. Le rêve d’une double Hazkara

Il en est de même pour le 30ème jour après le décès, où alors l’homme est jugé encore plus en profondeur. C’est la raison pour laquelle nous avons aussi l’habitude de faire une Hazkara la veille du 30ème jour.

Un habitant de la ville de Péta’h Tikva, nommé Rav Ofer Amar, a étudié, il y a près de 40 ans, dans une Yéchiva de la ville de Pardess ‘Hanna. A l’époque où il fréquentait cette institution, il avait un ami religieux lui aussi.

Il en est ainsi d’année en année, le jour anniversaire du décès, on juge l’homme. Et si nous voyons que ses descendants et leurs

Plus tard, lorsque les deux jeunes hommes terminèrent leur cursus, chacun se dirigea vers sa voie. Rav Ofer devint un juif ayant

Supplément spécial Chabbath I n°182

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la crainte du Ciel et il fonda grâce à D.ieu un foyer de Torah. Son ami quant à lui, abandonna complètement au fil des années toute pratique religieuse. Lui, ainsi que ses frères, arrêtèrent d’accomplir même les préceptes les plus fondamentaux du judaïsme. Ils prospérèrent dans leurs affaires et l’ami en question remporta un tel succès dans le monde de la publicité qu’il devint directeur de campagne de l’un des partis laïques du pays. Tout au long de ces années, les deux amis avaient perdu contact et n’avaient plus de nouvelles l’un de l’autre. Or très récemment, Rav Ofer a fait un rêve dans lequel il assistait à la Hazkara de la mère de son ancien ami de la Yéchiva. Dans le songe, la mère protestait et se mettait en colère à cause de la façon dont ses enfants lui célébraient sa Hazkara. Il se réveilla alors et réalisa qu’il venait de rêver. Il en fut fort troublé. La promesse Rav Ofer doutait de ce qu’il devait faire. Peu habitué à accorder de l’importance aux rêves, de surcroît à un rêve si étrange concernant un ami avec lequel il avait perdu le contact depuis longue date, il se résolut malgré tout à trouver cet ami pour lui faire part de son songe. Il entreprit donc des recherches et il réussit finalement à se procurer son numéro de téléphone. Il décida en premier lieu de lui envoyer un message dans lequel il renoua le contact avec lui et lui fit le récit de son rêve. Quelques minutes plus tard, l’ami téléphona au Rav Ofer. Abasourdi, il lui demanda : "Dis-moi, mon cher ami Ofer, tu es sérieux ?" "Bien-sûr, répondit Rav Ofer, c’est ce que j’ai vu en rêve." Et son ami de poursuivre : "Peut-être que as-tu pensé à moi ces derniers temps ? Peut-être astu entendu quoi que ce soit à mon sujet ?" Il lui répondit : "Non, je n’ai pas du tout pensé à toi et j’ignore quelle est ta situation actuelle." 20 20

Pas besoin de Hazkara ? L’ami, très étonné, répondit : "Sache que ma mère est décédée il y a 2 ans et 5 jours. Avant de quitter ce monde, voyant que mon frère et moi ne respections plus les Mitsvot, elle nous dit : ‘Sachez que je quitte ce monde ici-bas et si je vois qu’il y a un autre monde après celuici, je descendrai pour vous donner un signe !’ Quelques jours plus tard, ma mère décéda. Voici qu’un an après son décès, nous lui avons organisé sa Hazkara le jour anniversaire de son décès, et de même il y a 5 jours, nous avons à nouveau célébré la deuxième Hazkara depuis sa disparition. A cette occasion, j’ai pris la parole et me suis adressé aux membres de la famille en ces termes : ‘Vous vous souvenez certainement que maman nous avait promis que s’il y avait une vie après la mort, elle nous enverrait un signe. Voici que deux années se sont écoulées depuis qu’elle nous a quittés et nous n’avons eu aucun signe de sa part. S’il en est ainsi, cela signifie que l’âme ne rejoint pas les mondes célestes ! De ce fait, même ce soir, à l’occasion de la Hazkara, nous ne réciterons pas de Psaumes et nous n’étudierons pas de Michnayot pour l’élévation de l’âme de notre mère, vu que cette notion d’âme n’existe pas ! Mangeons, buvons puis retournons vaquer à nos occupations.’" L’ami marqua une pause puis poursuivit : "Lorsque tu m’as envoyé ton message, celui-ci m’a fait l’effet d’un choc électrique. Maman, de là où elle se trouve, a vu ce que nous avons fait. Elle a même obtenu la permission d’En-Haut de nous envoyer un signe par ton intermédiaire afin de nous signifier qu’elle était en colère de notre comportement et de la manière dont nous avons célébré sa Hazkara". Bouleversés par ce message venu tout droit du monde de vérité, l’ami, ses frères et les autres membres de la famille entreprirent un retour aux sources du Judaïsme.

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FLASH CHABBATH Hiloula du jour

HALAKHOT

1. Faire la prière en rangeant sa maison, permis ?

Ce Mercredi 29 Adar (02/03/2022), tombera la Hiloula du Rav Guerchon Liebman.

>

Non, d’aucune façon ! Par contre, permis de parler à D.ieu ou réciter des Téhilim en rangeant sa maison si les mains et l’endroit en question sont propres (Choul’han ‘Aroukh 183, 12 & 191, 3).

2. Faire un nœud de cravate le Chabbath, permis ?

> Oui, à 2 conditions : 1. avoir l’intention de le défaire dans les 24h ; 2. faire un "nœud simple", c’est-à-dire un nœud qui se dénoue en tirant une fois sur l’une des extrémités (Yalkout Yossef 317, 13). 3. Cachériser une cuillère en bois, possible ?

> Oui pour les Séfarades. On procèdera comme suit : a. attendre 24h après la dernière utilisation ; b. faire bouillir de l’eau dans une casserole ; c. introduire la cuillère pendant que l’eau bout. Pour les Ashkénazes, c’est interdit (Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm 451, 17).

Il survécut à la Shoah, qu’il passa interné au camp de Bergen-Belsen. Il établit en 1948 sa Yéchiva Merkaz Or Yossef Novardok en France, qui se déplace successivement à Bailly, à Fublaines et à Armentières-en-Brie. Il a également fondé un séminaire de jeunes filles à Trilport, toujours en Seineet-Marne. Il décéda à Paris en 1997 et repose aujourd’hui au cimetière de Har Haménou’hot, à Jérusalem. N'oubliez pas d'allumer une bougie en sa mémoire afin qu'il prie pour vous !

Une perle sur la Paracha Notre Paracha s’ouvre sur les mots : "‫"( "אלה פקודי המשכן‬Ceux-là sont les comptes du Tabernacle"). L’auteur du Ayil Vatsvi fait remarquer que le premier mot ‫ אלה‬constitue les initiales de l’expression ‫"( אמירת לשון הרע‬Des

Les lois du langage Le ‘Hafets ‘Haïm nous

paroles de médisance") et que le terme ‫ פקודי‬peut être compris comme "venir à bout de".

enseigne que celui qui

Ainsi, les trois premiers mots de la

a des raisons de penser

Paracha peuvent être compris de manière

qu’une

autre

personne

a

l’intention de lui nuire est en droit de

allégorique : "Des paroles de médisance sont venus à bout du Sanctuaire", conformément à l’enseignement de nos

prendre des renseignements sur son

Sages dans le Talmud (Yoma 9b) selon

compte, même au risque d’entendre des

lequel c’est le péché de médisance

déclarations dénigrantes, du moment

qui causa la destruction du Temple de

que son but est de s’en prémunir.

Jérusalem. Magazine I n°182

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VIE JUIVE Babi Yar : “Silence, on tue !” Babi Yar fut le triste décor du plus grand massacre perpétré par les Allemands en un temps "record" : 33.771 Juifs furent assassinés dans ce lieu entre le 29 et le 30 septembre 1941.

A première vue, c’est une innocente vallée boisée, légèrement excentrée au nord-ouest de la ville de Kiev en Ukraine. Les arbres ont repoussé, le temps a passé, les cendres se sont mêlées à la terre et rien ne peut laisser entrevoir ce qu’il s’est passé ici, à Babi Yar, il y a exactement 80 ans. L’endroit a été le triste décor du plus grand massacre perpétré par les Allemands en un temps "record" : 33.771 Juifs ont été assassinés dans ce lieu entre le 29 et le 30 septembre 1941. En deux jours, les Einsatzgruppen (groupes nazis d’interventions mobiles d’extermination) ont terminé leur travail et ont tué hommes, femmes, enfants et personnes âgées, tous "coupables" d’être juifs. Les "valeureux" soldats de la race des seigneurs ont tiré sans répit, régulièrement, à l’allemande, de leurs armes bien lubrifiées, à une distance de 80 centimètres sur hommes, femmes, enfants et vieillards exténués. Après les avoir spoliés de tous leurs biens, ils les ont déshabillés. Mais pour tuer plus de 33.700 personnes (!) en deux jours, il faut se faire aider : la police ukrainienne et les habitants locaux qui collaboraient avec l’occupant ont prêté main forte aux nazis. 22

Magazine I n°182

La population juive de Kiev comptait 160.000 âmes avant la guerre. Avec la menace de l’occupation allemande, 100.000 juifs se sont enfuis mais les 60 000 restants se sont trouvés pris au piège. Les méthodes allemandes sont expéditives et une fois un pays occupé, le premier souci des nazis est de rendre l’endroit Judenrein, littéralement "propre de juifs". La Wehrmacht occupe Kiev le 19 septembre 1941 et le massacre est prévu pour le 29 septembre : Yom Kippour. Les nazis sont friands de la symbolique des fêtes juives. Celui qui tentera de se dérober à l’appel sera fusillé sur place. Les affiches placardées sur les murs stipulent que les personnes devront se munir de leurs papiers officiels, de couvertures chaudes, de draps et d’objets précieux. Tout laisse penser qu’il s’agit uniquement d’un déplacement. En effet, on ne s’encombre pas des couvertures et des draps de nos victimes quand on a l’intention de les massacrer… Tuer et effacer les traces Le 29 au matin, le cortège le plus affligeant qu’il soit donné de voir remplit la rue principale. Certains se sont levés tôt, pensant attraper les meilleures places dans les transports


de "relocalisation". Des mamans avec leurs enfants dans les bras, des vieillards avancent péniblement. Et si on espère quand même qu’au bout du chemin, la vie continue, personne n’est tout à fait dupe : on connaît trop bien la malice des Allemands.

réussirent à s’enfuir du cortège qui les menait à Babi Yar ou encore quelques survivants du travail de déterrage et de brûlage, dont la majorité a été supprimée pour en avoir trop vu.

Plus le cortège s’approche de ce fameux ravin de Babi Yar, plus le bruit de rafales de mitraillettes se fait clair. L’espoir qu’il ne s’agit que d’un simple "déplacement" s’évanouit au fur et à mesure qu’on s’approche. Les sentinelles gardent précieusement le cortège : les nazis n’ont pas l’intention de laisser échapper une seule des brebis. Esaü, en 1941, a la main haute et son insatiable soif de meurtre ne connait pas de limites.

Après la guerre, la paranoïa antisémite de Staline et sa révision de l’Histoire entraineront un passage sous silence total des événements de Babi Yar de même que le meurtre des 900.000 juifs ukrainiens pendant la Shoah.

Pendant 2 jours, les rafales de tirs se feront entendre et le ravin se remplira. Mais le Satan ne s’arrêtera pas là. 100.000 personnes d’ethnies différentes, gitans, prisonniers de guerres, communistes vont être abattus dans les jours qui suivent et recouvrir les corps des juifs dans la fosse. Ce monstrueux charnier va rester ouvert jusqu’en août 1943, comme une plaie béante sur un monde qui a perdu tous ses repères moraux. Avec l’avancée des troupes russes, les hauts gradés nazis décident d’effacer toute trace du massacre. Ils vont enrôler des dizaines de prisonniers du camp de concentration voisin, Syrets, pour déterrer les corps et les brûler. Sur d’immenses buchers prêts à cet effet, toutes les traces du meurtre vont s’évanouir en fumée. Les seuls témoins seront soit des survivants tombés vivants dans le ravin qui la nuit venue se sont échappés, soit des personnes qui

Devoir de souvenir

Cette année, 80 ans après le massacre, a été inauguré le "Centre du Mémorial de la Shoah de Babi Yar" en présence des autorités ukrainiennes et du président israélien Herzog. Pour cette commémoration, des hauts fonctionnaires d’Etat allemands et polonais étaient présents. Leur attitude de recueillement et leurs mines affligées ne doivent pas nous faire oublier que la Pologne a récemment légiféré contre le rapatriement des biens spoliés aux Juifs pendant la guerre. Quant à l’Allemagne, si "amicale" avec l’État hébreu, elle s’avère être l’une des plus généreuses cagnottes de financement d’associations et d’organismes antisionistes. Ne comptons pas sur les Nations pour se rappeler de leurs exactions. C’est à nous de ne pas oublier le ravin maudit, en attendant la venue du Machia’h, la restauration du Bien et de la Justice sur terre et la Résurrection des Morts. Amen Békarov.

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ÉDUCATION FAMILLE ÉDUCATION FEMMES COUPLE

‘Hinoukh : 3 méthodes pour l’obéissance Si les parents s’habituent à fonctionner de cette manière, petit à petit, cela deviendra naturel. Vous constaterez que, dans ce contexte, l’enfant est lui-même plus coopératif !

L’obéissance de nos enfants est l’un des points essentiels qui nous préoccupent tout au long de nos journées. Les méthodes utilisées pour cela sont soit coercitives, ce que nous faisons naturellement la plupart du temps, soit positives, ce que nous nous efforçons de faire malgré les difficultés. Pour obtenir l’obéissance de nos enfants, il faudrait, avant toute requête, prendre du recul et se poser 3 questions fondamentales. Ma demande est-elle justifiée ? Ma demande est-elle nécessaire et vise-t-elle le bien de mon enfant ? Prenons quelques exemples classiques : nous demandons à notre enfant de ranger ses affaires. Cela est-il important ? Oui, indubitablement. Se brosser les dents tous les matins ? A en croire nombre de dentistes, ce n’est pas fondamental… Le brossage du soir suffit. Ainsi, nous devons réfléchir et mettre de côté ce qui n’est pas primordial. Un premier point à retenir est donc de solliciter l’enfant uniquement sur ce qui est réellement important. C’est-à-dire ce qui va permettre à l’enfant de grandir, s’épanouir et devenir un adulte autonome. Le reste est un plus, mais pas indispensable. Je peux alors passer à la seconde étape. Ma demande est-elle adaptée ? Ce point est fondamental, car il induit beaucoup de sous-questions, telles que : 24

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L’enfant est-il capable d’effectuer correctement cette tâche ? Demander à un enfant de 4 ans de ranger son tiroir est utopique, de se servir un verre de lait sans renverser aussi. Ainsi, lorsque nous le lui demandons, c’est en sachant que le travail sera tout à fait imparfait, et que c’est donc juste pour l’habituer, sans attendre un résultat excellent. Une demande doit donc toujours être en adéquation avec les capacités de l’enfant. Sinon, c’est le mettre en situation d’échec. Le moment est-il approprié ? Continuons avec l’exemple précité. Si je demande à mon enfant de ranger sa chambre 3 minutes avant de partir à l’école, même s’il s’est levé en retard et qu’il aurait dû disposer de plus de temps, je le mets dans une situation où il ne pourra pas agir correctement. De même, demander à un enfant de faire ses devoirs dès qu’il rentre de l’école a de grandes chances d’aboutir à un refus. Nous pouvons formuler l’exigence des devoirs de façon plus nuancée. L’environnement est-il propice à l’exécution de la tâche ? Imaginons que la chambre en question soit envahie des jeux du petit frère, il lui sera impossible de répondre à vos attentes. Si les grands-parents sont venus vous rendre visite, il sera bien plus difficile de lui demander de faire ses devoirs et de se détacher de l’atmosphère festive qui règne dans la maison, et ainsi de suite. Pour nous résumer, une demande adaptée est une demande en adéquation avec les capacités de l’enfant, dans un contexte favorable, au bon endroit et au bon moment.


Je suis maintenant sûre que ma requête est importante, et que le contexte est favorable, je peux donc la formuler. Un dernier point doit attirer notre attention. Ma demande est-elle précise ? Que signifie pour un enfant de 8 à 10 ans "ranger une chambre" ? Il faudra lui exprimer clairement que les affaires sales seront dans le bac à linge, les propres dans le placard, les jouets dans l’armoire correspondante, et ainsi de suite. Lancer une demande générale puis se plaindre "c’est ça que tu appelles une chambre rangée ?" est décourageant, car il se peut que l’enfant ait fourni un véritable effort. Alors certes, l’exercice peut sembler compliqué, mais si l’on s’habitue à fonctionner de cette manière, petit à petit, cela deviendra naturel. Vous constaterez que, dans ce contexte, il est lui-même plus coopératif, même s’il ne faut pas s’attendre à ce qu’il obéisse toujours du premier coup. Après tout, il est un enfant qui a envie de jouer et de se distraire.

Et même si la tâche est à peine entamée, valorisez le peu de réalisation : "Tu as sorti ton cahier, très bien, prépare maintenant ta trousse et tu seras prêt pour te mettre au travail", plutôt que "Je n’y crois pas, en un quart d’heure tu as à peine sorti ton cahier ! Mais quand vas-tu t’y mettre ?!" Vous pouvez constater que nous avons dit les deux fois que seul le cahier a pris le chemin du bureau, toutefois, la formulation positive n’aura pas seulement l’avantage de préserver une ambiance sympathique dans la maison, elle aura aussi beaucoup plus d’effet pour que l’enfant s’exécute. S’il est vrai que l’éducation des enfants demande du temps, de la patience et beaucoup d’investissement, les résultats en valent vraiment la peine. Ils sont encourageants et valorisants. Béhatsla’ha !

‘Haya Esther Smietanski

Rappelons que lorsque nous établissons des programmes et des règles, les exigences ponctuelles qui sont toujours plus difficiles à être satisfaites sont naturellement plus rares, car moins nécessaires. Le pouvoir d’une formulation positive Pour finir, évoquons "l’après réalisation de la tâche". Ne vous attendez pas à ce que tout soit fait à la perfection. L’encouragement sera de mise. Valorisez ce qui a été fait (même si ce n’est pas grand-chose) et expliquez clairement ce qu’il manque. "Je vois que tu as fait des efforts, magnifique ! Le cartable est à sa place, les vêtements aussi, toutefois, il reste les jouets et les chaussures, je reviendrai dans 5 minutes voir si tu as fini." Cette formule sera sans doute plus efficace que "vraiment, tu n’as même pas fait la moitié du travail !" Magazine I n°182

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Pose ta question, un rabbin répond !

Donner le Ma’hatsit Hachékel à des érudits Pourquoi le Ma’hatsit Hachékel doit être donné particulièrement à des érudits en Torah ? Quel rapport ? Réponse de Rav Avraham Garcia Il est vrai que le Rav ‘Ovadia Yossef ainsi que ses enfants enseignent qu’il faut donner le Ma’hatsit Hachékel aux Talmidé ‘Hakhamim car ils représentent le tabernacle et le Beth Hamikdach, ainsi que les sacrifices qui pardonnent etc., et le Ma’hatsit Hachékel était donné dans ce but. Mais je n’ai malheureusement pas trouvé de référence à ce sujet. Il est cependant vrai que le Rav ‘Haïm Falaggi nous demande de donner le Ma’hatsit Hachékel aux Talmidé ‘Hakhamim, mais il s’agit de Talmidé ‘Hakhamim démunis et sans moyens. Quoi qu’il en soit, à la base, la Halakha nous demande de donner le Ma’hatsit Hachékel aux pauvres, et il est vrai aussi qu’en général il s’agit des Talmidé ‘Hakhamim (qui sont nécessiteux). Certains ont l’habitude de le donner au ‘Hazan de la synagogue.

Jeux de hasard à Pourim Y a-t-il une coutume de jouer à des jeux de hasard à Pourim ? Si oui, lesquels ? Cela n’est-il pas interdit toute l’année ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Tous les jeux de hasard sont permis à condition que le perdant ne soit pas dans l’obligation de donner une somme d’argent au vainqueur. Si vous faites allusion à un jeu bien spécifique, veuillez m’en faire part afin que je puisse vous donner une réponse plus adaptée. N’oubliez surtout pas que, le jour de Pourim, il est également permis d’étudier notre sainte Torah. Cela est mentionné dans le Choul’han ‘Aroukh 695, 2.

Jouer au sudoku le Chabbath Est-il permis de jouer au célèbre jeu sudoku le Chabbath ? On doit disposer des chiffres sur un plateau de jeu et ensuite, avec certaines combinaisons, on complète le plateau. Réponse de Binyamin Benhamou Rav Ofir Malka écrit qu’il est permis de jouer au sudoku le Chabbath, car on ne relie pas fixement les chiffres, mais on ne fait que les poser l’un à côté de l’autre, ce qui est permis, comme l’écrit le Michna Broura (340) : "Si on fixe quelques lettres sur une Parokhèt (rideau), c’est interdit, mais si on ne les fixe pas, c’est permis" (‘Hayé Adam 37,6).

Rééducation physique légère pendant Chabbath Est-il permis pendant Chabbath de faire des petits exercices de rééducation qui ne demandent pas d’effort particulier, tels que des exercices pour la main avec une petite balle en mousse ? Réponse de Rav Réouven Attias Il est permis de faire des exercices de rééducation (physiothérapie) tant que le but n’est pas de transpirer ; et cela même avec des instruments réservés à la rééducation, par exemple des élastiques, des ressorts, une balle en mousse, etc (Or Létsion vol. 2, 36, 12). 26

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Correspondance entre les parties du Temple et le corps Les Parachiot Vayakel-Pékoudé parlent des matériaux pour la construction du Temple. Sachant que notre corps est le Temple de Roua’h Hakodech, quelles sont les parties de celui-ci qui représentent le Sanctuaire, le Tabernacle, etc. ? Réponse de Rav Yehiel Brand Voici quelques idées à développer. Le Saint des saints est la tête, l’arche sainte est le cerveau. Elle contient les Tables de la loi, la connaissance de D.ieu qui s’y trouve. Le rideau qui sépare le Saint des saints du Hékhal est le cou. Le Hékhal est la partie supérieure du buste. Le chandelier dans le Hékhal est le poumon et la flamme sur le chandelier est alimentée avec de l’oxygène ; la Table est le cœur qui pompe le sang, la nourriture ; l’Autel d’encens est le foie qui purifie le sang. Le rideau qui sépare le Hékhal de la cour est le diaphragme. L’autel dans la cour sur lequel on brûle la viande est l’estomac. La carafe d’eau pour laver les mains et les pieds et son socle dans la cour sont les appareils de reproduction. Les murs sont le squelette ; les couvertures sont la peau. Vous pouvez aussi regarder ce qu’écrit le Malbim à ce sujet.

"Porter le mauvais œil", c’est quoi ? Que signifie "porter le mauvais œil" sur quelqu’un et comment sortir de ce cercle vicieux ? Réponse de Rav Ya’akov Israël Lugassy "Porter le mauvais œil" sur quelqu’un signifie avoir mal en voyant le bien dont bénéficie cette personne. Il s’agit tout simplement de jalousie. Il faut savoir que celui qui porte le mauvais œil sur un autre est considéré comme lui causant une nuisance. Le mauvais œil suscite en effet le mal. Rav Yé’hezkel Lévinstein avait l’habitude de dire que celui qui a un mauvais œil est nuisible aux autres et, pour Hachem, il est évidemment coupable !

Bénédictions sur le pain sans gluten Quelle bénédiction faut-il faire avant et après avoir mangé du pain sans gluten ? Réponse de Rav Gabriel Dayan 1. Si le pain est fabriqué avec de la farine provenant de l’une des 5 céréales que sont le blé, l’orge, l’avoine, l’épeautre et le seigle, sa Brakha est Hamotsi. 2. Si le pain est fabriqué avec une autre farine (riz, maïs, pomme de terre, etc.), sa Brakha est Chéhakol (Cha’aré Habrakha, éd. 5774, p. 630.

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HISTOIRE A SUIVRE Chronique d’une famille presque comme les autres Chapitre 11 : Des retrouvailles à tâtons Chaque semaine, Déborah Malka-Cohen vous fait découvrir les aventures passionnantes et intrigantes d’une famille… presque comme les autres ! Entre passé et présent, liens filiaux et Téchouva… Dans l’épisode précédent : Chloé-Myriam se retrouve nez à nez avec sa mère qui a tapé dans sa chambre d’hôtel pour des retrouvailles aussi spontanées que déstabilisantes…

Les traits lisses qui ne montraient aucun signe de contrariété, il se rapprocha de moi pour essayer de me raisonner. “Je comprends que tu sois énervée mais est-ce que tu as pensé une seule fois que j’ai prié pour que ce jour arrive ? – Je ne comprends pas. – Le jour où la Chadkhanit nous a organisé notre rendez-vous dans le parc ‘Akiva Gore à Bné Brak, même si nous n’étions pas les seuls couples à nous rencontrer ce soir-là et que je ne t’avais jamais rencontrée auparavant, en te voyant au loin sous l’arcade, je savais que c’était toi. Ce que je ne t’ai jamais confié, c’est que juste après notre rencontre, cette nuit-là, je suis reparti étudier à la Yéchiva. Pendant toute la durée de mon étude, j’avais demandé à Hachem de m’aider, afin que la situation entre toi et tes parents s’améliore. Je voyais bien qu’à travers tes grandes phrases ‘Je suis bien mieux sans eux !’ ‘Ils ne m’ont jamais comprise !’ ‘Ils m’ont traitée d’extrémiste !’, tu souffrais beaucoup... Cette rage, que tu as souvent en toi et qui n’a généralement pas trop de lien avec la situation, vient de là, de ce pan de vie que tu n’as pas réglé ! La preuve, quand le Docteur Lévy nous a annoncé la maladie de Yokélé, tu as tout de suite pensé qu’Hachem te punissait à cause de la scission entre toi et tes parents. Alors que ‘Hass Véchalom, Hachem ne fait que du bien mais c’est loin d’être à notre portée. 28

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Après toutes ces années, ta maman vient taper à notre porte pour rencontrer notre famille et nous proposer un dîner de retrouvailles, je crois qu’il est plus que normal d’accepter. Au moins par respect pour Hachem qui a tout mis en œuvre pour que nous et tes parents venions aux mêmes dates, dans ce même hôtel, au fin fond de la France. – J’ai le droit de ne pas être très à l’aise à l’idée de renouer avec eux. – Je suis certain que cela va bien se passer. – Tu ne les connais pas ! Tu viens de rencontrer Jojo deux secondes en coup de vent. De loin, elle a l’air accessible et sympathique mais dès que l’on va passer un peu de temps ensemble, elle et papa vont nous juger ! Je ne supporterai pas un mot de leur part sur les religieux ! Yossi, si jamais ils font une remarque sur nos enfants, je ne suis pas sûre de garder mon calme. Ils ont toujours critiqué ce qu’ils ne connaissent pas ! – Peut-être qu’ils ont changé. Douze ans sans parler à leur fille “religieuse” qui habite à Bné Brak, ça fait évoluer les mentalités ! Donnonsleur au moins une chance. Au moins pour ce jeune homme qui a étudié toute une nuit pour que cette jeune fille, devenue une magnifique femme, renoue avec ses parents.” Myriam ne résista pas longtemps aux arguments de son mari, les sourcils en l’air, le sourire enjoliveur. “Bon d’accord, un seul dîner Bli Néder, et si j’entends la moindre remarque, on s’en va. – Mais oui ne t’en fais pas. – Viens là toi, mon Yonathan d’amour.” C’était sur un gros câlin à son petit dernier que Myriam reprit espoir. Quant à Jojo, les choses étaient tout aussi mouvementées de son côté.


“Alors, où étais-tu passée ? J’étais inquiet, moi. – Albert, j’avais raison. – À propos de quoi ? – À propos de Chloé ! C’était bien notre fille et une partie de sa famille. – Quoi ? Mais non, c’est impossible. – Crois-le ou non, nous dînons avec eux ce soir !” Albert Elharar, abasourdi, n’arrivait pas à le croire. Cela faisait des années qu’il souhaitait revoir son unique fille et voilà que ce jour allait enfin arriver. De peur de déclencher de nouveaux drames et une division nette au sein des membres de sa famille, il n’avait jamais eu le courage d’aller contre l’avis général, de prendre un billet d’avion pour se rendre en Israël et essayer d’arranger les choses. Et puis qu’allait-il bien pouvoir dire à celle qui l’avait trahi ? Chloé savait depuis le départ qu’il n’avait jamais beaucoup aimé les rabbins, Israël et le monde des religieux. Moins il les fréquentait, mieux il se portait ! Il les prenait soit pour des beaux parleurs, soit pour des quémandeurs d’argent ou encore des voleurs. Pour lui, aucun ne sortait du lot et ils se ressemblaient tous ! Il n’était pas né celui qui lui ôterait cette idée de la tête. Il avait toujours été élevé dans la tradition juive et c’était bien assez !

femme, mais cela ne changeait rien au fait que cela devait être un bon à rien de chômeur qui se la coulait douce ! Heureusement qu’il avait élevé ses deux fils de manière complètement différente. Laurent et Yvan avaient fait de bonnes études et avaient des situations stables sur Paris. C’était à l’aide de ce raisonnement que depuis des années, Albert avait pu trouver le sommeil toutes les nuits. Cette manière de penser lui avait servi à combler cet énorme trou qu’il avait dans la poitrine et qui s’agrandissait un peu plus chaque soir, chaque fois qu’il pensait à sa fille. Alors la perspective de la revoir était trop belle pour s’en réjouir complètement ! Pour ne pas profiter de ce moment de grande joie, il opta pour émettre l’hypothèse que sa fille était devenue une fanatique, complètement obsédée par les lois de la Torah, vivant en marge de la société israélienne.

Déborah Malka-Cohen

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En Algérie, il y avait bien le Grand Rabbin de la communauté qu’il voyait à Kippour et aux grandes fêtes mais cela n’avait rien à voir avec ces guignols d’aujourd’hui que l’on nomme rabbins à tout va. Avant, il y avait le respect de l’homme bien avant le titre. Quand le Grand Rabbin parcourait l’assemblée, on n’hésitait pas à aller embrasser la main de ce grand érudit. Mais maintenant que sa fille en avait épousé un, ou du moins un de ces types qui ne font qu’étudier et qui comptent sur les autres, l’Etat ou D.ieu Lui-même pour nourrir sa famille, il n’était pas digne d’être rencontré ! C’est vrai que lui et sa petite Chloé n’avaient jamais encaissé le chèque qu’il leur avait envoyé en douce de sa

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RECETTE Filets de poulet tandoori panés Cette semaine, je vous propose de préparer des filets de poulet marinés et parfumés aux épices tandoori puis panés de cornflakes émiettés. Un pur délice !

Ingrédients  1 poitrine de poulet bien épaisse  1 cuil. à café d’épices tandoori  ½ cuil. à café de curry

Pour 6 personnes Temps de préparation : 30 min +1h de repos Temps de cuisson : 10 min

 Sel, poivre  ½ cuil. à café de piment en poudre

(facultatif)  1 filet d’huile d’olive

Réalisation

 Quelques gouttes de citron

- Découpez la poitrine de poulet en lamelles.

 2 œufs battus

- Préparez la marinade : placez dans une jatte toutes les épices avec le filet d’huile d’olive et le jus de citron. Ajoutez les lamelles de poulet et mélangez bien pour les imprégner de marinade.

 100 g de farine  100 g de cornflakes  Huile de friture  1 citron vert

- Couvrez de film plastique et placez au frais pendant 1 heure. - Emiettez les cornflakes : ils ne doivent pas être réduits en poudre mais juste cassés (avec un rouleau à pâtisserie par exemple). - Réservez les œufs battus dans une assiette creuse. Faites de même pour la farine que vous pourrez saler et poivrer et de même pour les cornflakes. - Sortez les lamelles de poulet mariné du réfrigérateur et passez-les dans la farine puis dans l’œuf battu et pour finir dans les miettes de cornflakes. - Faites chauffer l’huile et faites frire les lamelles de poulet, en petite quantité à chaque fois, jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées de chaque côté. Déposez-les sur du papier absorbant. - Au moment de servir, décorez de tranches de citron vert. Bon appétit ! Murielle Benainous Les délicatesses de Murielle 30

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LE COIN SYMPATIK Une bonne blague Poutine rend visite à une école primaire à Moscou.

A cet instant, la cloche sonne et les enfants sortent en récréation.

Arrivé en classe du CP, il raconte aux élèves la puissance de la Russie et combien il se soucie de ses citoyens. A la fin de son intervention, il demande aux élèves s’ils ont des questions. Un élève se lève et dit :

Après la récréation, on continue avec les questions des élèves. Un autre élève se lève et dit :

"Je m’appelle Igor et j’ai 2 questions. - Oui, dit Poutine, je t’en prie."

"Je m’appelle Sacha et j’ai 4 questions : 1. Pourquoi la Russie a-t-elle attaqué la Crimée ? 2. Pourquoi la Russie a-t-elle attaqué l’Ukraine ?

L’élève demande : "1. Pourquoi la Russie a-t-elle attaqué la Crimée ? et 2. pourquoi la Russie a-t-elle attaqué l’Ukraine ?"

3. Pourquoi la sonnerie a-t-elle sonné 20 minutes en avance ? 4. Où est Igor ?..."

Poutine répond : "Ce sont de bonnes questions, je suis content que vous les ayez posées."

Editions

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Prions pour la guérison complète de David ben Esther

Cynthia Haya Lea bat Sim'ha

Leana bat Michelle

Yeoudith bat Simha

Frédérique Aviva bat Monique Rachel

Eva bat Turkia

Vesselina Simha bat Stefka

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Shyrel bat Isabelle Hanna

Schmouel ben Rosala

Anja Rosal bat Rivka

Julie Simha bat Aziza

Aviel Liam ben Lea

Jeanne Nejma Cohava bat Dolly Taïta Sultana

Hadassa Esther bat Rahel

présente

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Perle de la semaine par

"Ce monde n’est qu’un pont ; un pont, on y passe, on ne s'y installe pas !" (Rabbi Avraham 'Hasdai)


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