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Torah-Box Magazine n°147 France - Bo

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'HAMAS

HAGBAA CORONAVIRUS IRAK YI'HOUD

MICHNA BEROURA

MOCHÉ RABBÉNOU

n°174 I 5 Janvier 2022 I 3 Chevat 5782 I Bo

2021 : Israël compte près de 9,5 millions d'habitants > p.10

CONVERSIONS

UKRAINE

MIDRACH

M A G A Z I N E

L’homme qui vendit sa science au diable…

Question au Psy : Mon fils est autiste

> p.22

> p.24


Mardi Parachat Bechalah 9 Chvat 5782 - 11.01.22

a s s a n r a P e bonn la Segoula

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CALENDRIER DE LA SEMAINE 5 au 11 Janvier 2022 Mercredi 5 Janvier 3 Chevat

Jeudi 6 Janvier Daf Hayomi Méguila 24 Michna Yomit Brakhot 4-4 Limoud au féminin n°102

Rabbi Israël Abi'hssira (Baba Salé) Rav Israël 'Harif

Vendredi 7 Janvier Rav David 'Haïm 'Hazan Rav Yéhouda Arié Leib

Lundi 10 Janvier Jeudi 6 Janvier 4 Chevat

Vendredi 7 Janvier 5 Chevat

Samedi 8 Janvier 6 Chevat

Daf Hayomi Méguila 25 Michna Yomit Brakhot 4-6

Rav Ma'hlouf Abi'hssira

Mardi 11 Janvier Rav Réfaël Yicha'ya Azoulay

Limoud au féminin n°103

Daf Hayomi Méguila 26 Michna Yomit Brakhot 5-1 Limoud au féminin n°104

Parachat Bo Daf Hayomi Méguila 27 Michna Yomit Brakhot 5-3 Limoud au féminin n°105

Rabbi Israël Abi'hssira (Baba Salé)

Horaires du Chabbath Dimanche 9 Janvier 7 Chevat

Lundi 10 Janvier 8 Chevat

Mardi 11 Janvier 9 Chevat

Daf Hayomi Méguila 28 Paris

Lyon

Marseille

Strasbourg

Entrée

16:53

16:55

17:01

16:32

Sortie

18:06

18:04

18:08

17:45

Michna Yomit Brakhot 5-5 Limoud au féminin n°106

Zmanim du 8 Janvier

Daf Hayomi Méguila 29 Michna Yomit Brakhot 6-2 Limoud au féminin n°107

Daf Hayomi Méguila 30 Michna Yomit Brakhot 6-4 Limoud au féminin n°108

Paris

Lyon

Marseille

Strasbourg

Nets

08:43

08:21

08:10

08:20

Fin du Chéma (2)

10:50

10:34

10:27

10:27

'Hatsot

12:57

12:47

12:45

12:36

Chkia

17:12

17:14

17:20

16:51

Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, Jérôme Touboul, Jocelyne Scemama, Nathalie Seyman, Rav Its’hak Bellahsen, Rav Yona Ghertman, Rav Ye’hiel Brand, Rav Gabriel Dayan, Rav Reouven Cohen, Binyamin Benhamou, Déborah Malka Cohen, Murielle Benainous - Mise en page : Dafna Uzan Secrétariat : 01.80.20.5000 - Publicité : Yann Schnitzler (yann@torah-box.com / 04 86 11 93 97) Distribution : diffusion@torah-box.com


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L'ÉDITO DE LA SEMAINE par Les femmes, bouée de sauvetage du peuple hébreu Il est frappant L’être humain se dedistingue relever qu’à des autres créatures par la parole des carrefours fondamentaux (cf. Béréchithistoire, 2, 7 Onkelos). de notre ce sont Celle-ci est l’expression de les femmes qui vont sauver son intelligence et de sa pensée, elle le peuple juif : en Egypte, en Perse lui (à permet de communiquer avec son prochain, l’époque d’A’hachvéroch) et en Israël sous la de formuler ses sentiments, de commercer. domination grecque. Ces trois événements Cet "outil" qui a été donné à l’homme estpar en vont être commémorés respectivement réalité à double tranchant : on peut l’utiliser les fêtes de Pessa’h, Pourim et de “Hanouka. pour faire du bien autour de soi (consoler Dans les trois cas, les femmes vertueuses les endeuillés, encourager ceux qui en ont d’Egypte, Esther et la Judith n’ont transmettre pas agi avec besoin, enseigner Sagesse, des armes ou àune militaire, nos messages nosstratégie enfants…), mais parmais des avec lesvexants, atouts humiliants, naturels dont le Créateur propos le mensonge et les a dotées.on Ainsi, que les hommes la calomnie, peutalors également causer des dommages irréversibles. C’est harassant pourquoi étaient éreintés par le travail la Torah, plusieurs reprises, nous met en que leur àavait imposé les Egyptiens, leurs garde contre ces interdits qui se font par la épouses s’occuperont d’eux physiquement parole. et moralement, sachant créer autour une Le Rav Israëlde Méir Kagan aet révolutionné le atmosphère proximité de réconfort monde juif il y a plus d’une centaine d’années même dans les conditions d’un esclavage avec lourd. son fameux livreles"’Hafets très Plus tard, miroirs‘Haïm" avec (qui d’ailleurs est devenu son éponyme), lesquels elles s’embellissaient pour plaire à concernant les lois sur la médisance. Il leur mari serviront de revêtement au Kior y relevait qu’on pouvait transgresser 17 (bassin) dans l’enceinte C’est commandements négatifsdu etTemple. 14 positifs dire combien ces objets avaient été des avec une seule phrase malveillante. Depuis, capteurs de sainteté. par la lecture de ce livre, les gens ont pris conscience de l’importance de la parole et Ce sont encore les femmes qui vont s’efforcent de respecter ces lois. intervenir pour protéger nos grands Beaucoup de Rabbanim encouragent l’étude personnages bibliques : Sarah écartant journalière du "’Hafets ‘Haïm" ; ces lois sont Yichma’el qui menaçait Its’hak, Rivka approfondies dans les maisons d’étude sauvant Ya’akov des mains de ‘Essav, (Beth Hamidrach), certains les étudient en Myriam grâce à laquelle Moché doit son ‘Havrouta (binome) par téléphone, chaque existence, et c’est par l’initiative de Tamar année sont organisées des soirées pour et de Ruth naîtradesquelles le roi David grand publicque au cours on duquel éveille descendra le Machia’h. Cette liste non l’assistance à se renforcer dans ce domaine, particulièrement l’approche de Tich’a exhaustive vient àmettre en évidence la Béav. On sait en effet que seconddans Temple place incontournable de lalefemme les fut détruit carrefours à cause de la gratuite, différents dehaine l’histoire juive.dont l’une des expressions est le Lachon Hara’ (la Mais plus proche de nous, dans notre médisance). quotidien, la femme un rôle Un autre moyen nous joue permettant de fondamental dans la cellule familiale et contrôler ce qui sort de notre bouche, particulièrement dans sa fonction d’épouse. est le Ta’anit Dibour, le jeûne de la parole. Le soutien passe moral toute qu’elle une apporte à son Lorsqu’on journée à s’abstenirest totalement on réalise à conjoint le garantdedeparler, sa réussite. Nos

quel point, même s’en compte, Sages noussans enseignent sansrendre détours qu’un il est facile de lancer une plaisanterie homme sans femme n’est pas… un homme ; vexante, "petit" Lachon Hara’ sans elle,deilraconter ne peutunconnaitre ni joie, ni ou se moquer d’un défaut d’un confrère. bonheur, ni bénédiction… ni même Torah ! Ce self-control que nous impose le Ta’anit (Yébamot 62b). Dibour nous permet de réfléchir avant d’ouvrir la considèrent bouche et de s’assurer ne Nos Sages le fait qu’unequ’il femme s’agit passon de paroles attende mari audésobligeantes. retour de la maison Il est vrai qu’il est prendrepour sur d’étude comme undifficile mérite de suffisant soi un tel engagement à titre individuel, obtenir la récompense au monde futur. surtout quand bien on combien se trouve dans un Ce qui illustre sa présence entourage professionnel qui ne nous le aux côtés de son époux est pour lui une permet pas. recharge d’énergie qui lui permet de se C’est pourquoi beaucoup de communautés donner entièrement au Limoud Torah. organisent un jeune de la parole collectif, à la synagogue ou dans salle de fête, Nous avons l’exemple deune Rabbi ‘Akiva qui, avec au programme des Ra’hel, cours va dequitter Torah encouragé par sa femme de foyer différents intervenants, la lecture son pendant 24 années consécutives du livre des Téhilim, le tout dans une afin d’étudier la Torah. De cette expérience, ambiance conviviale, repas et boissons il sortira L’un le plus Maître assurés. desgrand pionniers de de cesl’Histoire. réunions A son retour au foyer, la désignant, il dira communautaires fut le grand rabbin Yossef à ses élèves et àla Marseille vôtre, c’est Sitruk quand: il“Ma étaitTorah encore et depuis, l’initiative s’est étenduechéla un peu la sienne” (Chéli véchélakhem, hi), partout. a quel point les paroles de sa illustrant On a l’habitude de choisir un des de femme l’ont accompagné durant cesjours années Chovavim (semaines séparant de labeur sur les textes saints. la Parachat Chemot de celle de Michpatim) car on a une Depuis décennies, nous tradition duquelques grand kabbaliste le Arizal selon connaissons un sont regain incroyable dans laquelle ces jours opportuns à réparer les fautes de l’attribut Yessod: –lec’estl’étude partout dans ledumonde Daf à-dire ceest qui étudié un rapport avec dizaines la semence Hayomi par des de masculine – or le Ta’anit Dibour équivaut à milliers d’étudiants, le nombre d’Avrékhim 84 jeûnes demariés la nourriture ! (étudiants à plein temps) est En France, le jour est dimanche impressionnant, despropice centaines de Baté puisque tout le monde est en congé et n’a on Midrachot sont remplis : ce renouveau fait d’une pierre 3 coups : tout d’abord pas son pareil depuis des siècles. Il est on accomplit la Mitsva en soi du jeûne de certain qued’autre ce mérite en grande la parole, part revient on transforme le partie aux femmes qui épaulent leurs maris dimanche, jour triste et oisif, en un moment dans le choixDe deplus, se rendre souvent à leur d’élévation. on se- déconnecte de la dépendance au portable, chose difficile à détriment - au Beth Hamidrach. réaliser dans un contexte normal. N’est-ce pas là un signe de la fin des temps ? Faites l’expérience du Ta’anit Dibour et vous A nouveau, la Délivrance tant attendue attendrez avec impatience le rendez-vous semble passer par le mérite des femmes. de l’année prochaine !

La RédactionRav Torah-Box Daniel Magazine Scemama

Magazine I n°174

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ACTUALITÉ Fin d'année civile : Une banque britannique vire par erreur 130 millions de Livres Sterling sur les comptes de ses clients Un drôle de casse-tête pour la banque britannique Santander : suite à un "problème technique", 75.000 paiements effectués par quelque 2.000 clients professionnels de l'établissement financier ont été en effet dupliqués par erreur sur les comptes de leurs bénéficiaires, a révélé

le quotidien britannique The Times. Certains employés ou fournisseurs des clients de la banque ont ainsi reçu leur salaire ou leur paiement deux fois. La banque met tout en œuvre pour récupérer les fonds, a indiqué la direction de l'établissement.

La Poste israélienne clôture son année avec 46,6 millions de colis reçus par les Israéliens en 2021 Doar Israel (la Poste israélienne) clôture une année plutôt bonne avec notamment 46,6 millions de colis reçus par les Israéliens en 2021, soit 20 colis par foyer. Si ce chiffre est satisfaisant, il est tout de même bien moindre que les 61 millions de colis enregistrés en 2020. Plus de 20 tonnes de produits de l'étranger ont été importés

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Magazine I n°174

par les particuliers et le poids des colis a augmenté de 36%. Cette baisse dans le volume des colis est, selon Doar Israel, à attribuer à la logistique des sites marchands qui préfèrent désormais englober les achats multiples d'un même client sous un seul envoi.


Coronavirus : Les +60 ans et les soignants recevront une 4ème dose ; les taux d'infection ne cessent d'augmenter

Le directeur général du ministère de la Santé, le Pr Na'hman Ach, a approuvé l'injection d'une 4ème dose de vaccin anticovid pour les personnes âgées de 60 ans et plus, ainsi que pour le personnel médical, a annoncé dimanche soir Naftali Benett lors d'une conférence de presse. "Notre taux de mortalité est parmi les plus bas au monde. Au Royaume-Uni, le taux de mortalité par habitant est 50 fois plus élevé, aux États-Unis il est 130 fois plus élevé", a souligné Benett. Avertissant qu'Israël risquait "d'avoir 50.000 nouveaux cas par jour prochainement", il a rappelé que la vaccination protégeait des formes les plus graves de la maladie, précisant que le gouvernement se préparait à modifier ses directives concernant les tests de dépistage et les groupes de personnes qui seraient appelées à se faire tester. En parallèle, le ministère de la Santé a approuvé dimanche le médicament Molnupiravir antiviral pour traiter les patients atteints du coronavirus. Le Molnupiravir a été approuvé la semaine dernière par la Food and Drug administration américaine pour une approbation d'urgence. 4.197 nouveaux cas ont été recensés en 24h en Israël et le taux de positivité aux tests de dépistage est monté à 4,57%. Ce dimanche, des files d'attente impressionnantes ont été observées aux abords des stations de dépistage. Magazine I n°174

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ACTUALITÉ Jérusalem : Le gouvernement veut soutenir le projet controversé de téléphérique Le gouvernement a déclaré cette semaine à la plus haute cour d’Israël qu’il soutenait la construction d’un téléphérique à Jérusalem qui transporterait des passagers dans la Vieille Ville. L’État a exprimé son approbation du projet malgré l’opposition des ministres des Transports et de la Protection de l’environnement, qui dénoncent une altération du paysage urbain et des dégâts environnementaux importants. Le téléphérique, pour lequel le gouvernement a déjà investi 200 millions de Chékels, devrait s’étendre du complexe de la Ta'hana Richona, dans le sud de la ville, à la Porte des Maghrébins, la porte la plus proche du Kotel Hama'aravi.

Conversions : Lieberman menace le grand rabbin Lau après sa lettre à Benett Avigdor Lieberman a envoyé mercredi une lettre au grand rabbin ashkénaze d'Israël Rav David Lau, le menaçant de révocation, alors que la réforme des conversions alimente les controverses. Rav Lau a en effet informé Naftali Bennett qu’il n’approuverait aucune future conversion au judaïsme tant que le gouvernement chercherait à en faciliter le processus et à diminuer la marge du grand rabbinat sur ce dossier. La législation promue actuellement par le ministre des Cultes Matan Kahana ouvre la voie aux conversions factices, puisqu'elle propose d'autoriser les rabbins plus souples, à superviser le processus de conversion.

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Magazine I n°174


Le 'Hamas tire deux roquettes en direction de Tel-Aviv - Tsahal riposte Samedi matin, deux roquettes tirées vers Tel-Aviv depuis la bande de Gaza sont heureusement tombées en mer Méditerranée. En riposte, Tsahal a bombardé dans la nuit de samedi à dimanche des positions du 'Hamas. A l'ouverture du Conseil des ministres ce dimanche, N. Benett a rejeté les allégations du 'Hamas selon lesquelles la trajectoire des

tirs avait dévié à cause du mauvais temps, martelant : "Nous n'avons que faire des histoires de foudre et de tonnerre du 'Hamas qui se répètent chaque hiver". "Le 'Hamas est tenu pour responsable de tout ce qui se passe dans la bande de Gaza", a pour sa part commenté Tsahal dans un communiqué.

Omicron : La police autorise finalement le pèlerinage sur le tombeau de Baba Salé Au terme d'une affaire qui aura connu maints rebondissements, la police israélienne a déclaré jeudi qu’elle autoriserait finalement les milliers de personnes à participer à la grande Hiloula annuelle de Baba Salé à Nétivot. Cette année encore, des craintes concernant un risque d'infection massive

avaient émergé, doublées d'un souci pour la sécurité des participants alors que la catastrophe de Méron reste gravée dans tous les esprits. La police a précisé dans un communiqué que les participants ne seraient pas autorisés à pénétrer sur la tombe elle-même, mais seulement dans la zone entourant l’enceinte.

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ACTUALITÉ Irak : drapeaux israéliens et américains piétinés en "hommage" à Soleimani Lors d’un important rassemblement samedi à Bagdad pour marquer le deuxième anniversaire de l'élimination par les Etats-Unis du général iranien Qassem Soleimani et de son lieutenant irakien, des images ont circulé montrant des drapeaux américains et israéliens jonchant le sol, piétinés par les manifestants. "Non à l’Amérique !" a scandé la foule. Certains brandissaient des portraits de Soleimani et Mouhandis. "Le terrorisme des Etats-Unis doit cesser", pouvait-on lire sur une pancarte. En Iran, les commémorations principales se tiendront ce lundi. Une exposition des capacités balistiques iraniennes est prévue le 7 janvier..

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2021 : Israël compte près de 9,5 millions d'habitants

Israël compte près de 9,5 millions d'habitants, a indiqué le Bureau central des statistiques dans des données publiées jeudi à l'occasion de la fin de l'année civile. Selon ces chiffres, 9,449 millions de personnes vivent en Israël à la fin de l'année 2021. Parmi elles, 6,982 millions (74 %) sont juives, 1,99 million (21 %) sont arabes et 472.000 (5 %) ne sont ni l'un ni l'autre. Tout au long de l'année 2021, 184.000 bébés sont nés en Israël, dont 74% dans des familles juives et 23% dans des familles arabes. L'année dernière a également vu l'arrivée de 25.000 nouveaux immigrants en Israël.

Elyssia Boukobza


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M A G A Z I N E

Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

La quête du bonheur au fil de la Paracha Bo La Torah a prévu un commandement pour ordonner à l’homme de compter le temps afin de lui faire comprendre que le fait d’être "libre de son temps" est un droit mais aussi une responsabilité.

La lecture de la Paracha de cette semaine qui évoque la libération des Juifs du terrible esclavage égyptien suffit à faire le bonheur du lecteur. Ces versets sont restés célèbres car ils constituent une bonne partie du cérémonial de Pessa’h. Nous aimerions porter notre regard cette semaine sur l’un des commandements donnés par D.ieu lors de la sortie d’Egypte, celui d’instituer un calendrier et examiner les implications spirituelles de cette corrélation qui nous est proposée entre la liberté d’une part et l’écoulement du temps d’autre part. Quand liberté rime avec calendrier Le commencement du calendrier juif coïncide donc avec l’accession à la liberté. La Torah nous indique en effet que peu de temps avant la

sortie d’Égypte, D.ieu a ordonné aux hommes de compter les mois à partir de Nissan : "L’Éternel parla à Moché et Aharon, dans le pays d’Égypte, en ces termes : 'Ce mois-ci est pour vous le commencement des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l’année'" (Chémot 12, 1-2). Cette concomitance entre liberté et calendrier est très significative. Elle nous suggère que le temps n’a véritablement de sens que pour un homme libre qui peut disposer de son temps à sa guise. Lorsque l’homme est asservi, lorsqu’il ne fait qu’exécuter les ordres imposés par un maître, son temps ne lui appartient pas, il n’est pas en mesure de le structurer selon ses objectifs propres. Dès lors, instituer un calendrier dans une situation d’oppression et d’asservissement n’a aucun sens.

Supplément spécial Chabbath I n°174

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La sortie d’Égypte avait pour vocation de redonner la liberté au peuple juif et notamment la faculté de disposer de son temps. Mais la Torah propose de pousser la réflexion plus loin. En effet, on aurait pu considérer comme allant de soi que dès lors que l’homme est libéré de l’esclavage, il est maître de son temps, donc libre. Pourquoi donner un commandement spécifique sur ce principe qui semble évident ? Un droit, une responsabilité Notre tradition veut probablement nous mettre en garde contre une illusion qui consiste à assimiler la notion de "liberté" à une simple licence de faire ce que l’on souhaite. En effet, si l’homme ne perçoit dans sa liberté que la possibilité de donner libre cours à ses pulsions, à ses envies, il devient rapidement "l’esclave" de lui-même. C’est là le danger de toutes les addictions. L’époque contemporaine donne à voir de nombreuses illusions de liberté qui sont en réalité de puissantes aliénations et de véritables asservissements. La Torah a prévu un commandement pour ordonner à l’homme de compter le temps afin de lui faire comprendre que le fait d’être "libre de son temps" est un droit mais aussi une responsabilité. La liberté doit permettre à l’homme de coïncider avec l’essence de son être. Elle doit lui servir à vivre en harmonie avec son être dans un dialogue fécond avec Hachem. Aussi, la première modalité à travers laquelle l’homme exerce sa liberté réside dans l’usage qu’il fait de son temps. Chaque moment de vie est une chance, un miracle. Chaque instant que l’Eternel accorde à l’homme est infiniment précieux et doit être exploité. Un journaliste américain interrogea un jour la Rabbanite Jungreis, lui demandant : "Quel a été le moment le plus important de votre vie ?" Et la Rabbanite de répondre : "Maintenant !" Elle témoignait ainsi de sa conviction que chaque moment de vie doit être vécu avec intensité. Chaque instant peut permettre à 14

l’homme de se construire, d’avancer. L’esprit humain a parfois tendance à rétrécir l’horizon des possibilités qu’offre le temps, c’est pourquoi la Torah vient nous rappeler l’importance capitale de chaque instant. Question de lunettes Ceci étant dit, il faut également reconnaître que l’homme n’est pas maître de toutes les obligations qui s’imposent à lui. La liberté réside peut-être alors dans le regard qu’il porte sur le sens qu’il arrive à donner à ses activités. En effet, une même activité peut avoir un sens radicalement différent selon l’orientation que l’individu lui donne : elle peut être une contrainte envers laquelle il conçoit de la frustration, ou bien la source d’une élévation spirituelle et d’une grande joie. Ainsi, une activité professionnelle peut par exemple être vécue comme une aliénation ou alors comme le moyen de subvenir aux besoins de ses proches, de faire de la Tsédaka, de soutenir la diffusion de la Torah, d’apporter une sérénité à son épouse et à son environnement familial etc. De même, s’occuper de ses enfants ou bien de ses parents âgés peut être vécu soit comme une contrainte oppressante et privatrice de liberté, soit comme un grand bonheur, celui de contribuer à l’épanouissement et au bien-être de ses proches, de répondre aux prescriptions de la Torah et d’acquérir ainsi un grand mérite. Voilà pourquoi il était nécessaire que l’accession à la liberté s’accompagne d’un nouveau rapport au temps. Est libre l’homme qui décide de la manière dont il souhaite occuper son temps, mais aussi l’homme qui recherche dans chaque moment l’occasion de sanctifier le nom de D.ieu, même s’il n’a pas choisi de son plein gré chacune de ses occupations. Chabbath Chalom !

Magazine I n°174 Supplément spécial Chabbath I n°174

Jérôme Touboul


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Parachat Bo

chapitre 10, versets 1 à 15

•

précède la question

• La réponse est sur fond de couleur •

les indices précédés d’une bulle

•

Les remarques et commentaires sont en retrait Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera développer avec l’enfant.

Dans la Paracha de Bo, nous assistons aux trois dernières plaies d’Egypte : les sauterelles, l’obscurité et la mort des premiers-nés. Dès le début de la Paracha, Hachem demande à Moché de se rendre chez Pharaon, et de le prévenir que s’il continue à s’entêter à ne pas libérer les Bné Israël, l’Egypte connaîtra une invasion de sauterelles telle qu’elle n’en a jamais vue dans son histoire. Les sauterelles termineront de manger tout ce que la grêle n’a pas détruit. Elles iront partout. Après avoir transmis le message à Pharaon, Moché se tourne, et sort de chez Pharaon. Nous sentons un changement d’attitude chez Moché : alors qu’il ne se serait jamais permis, auparavant, de quitter Pharaon sans que ce dernier ne l’y autorise (car on ne quitte pas un roi de notre propre initiative ; il faut attendre qu’il nous le permette), Moché s’en va cette fois sans attendre de permission de la part de Pharaon. Ce dernier le dégoûte tellement (par son orgueil et son refus de se soumettre à Hachem) qu’il a de plus en plus de difficulté Suite page suivante

AVOT OUBANIM

Bo - n°105

Supplément spécial Chabbath I n°174

6 Janv. - 4 Chevat 5782

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à lui exprimer des marques de respect. D’ailleurs, Moché Rabbénou ne voulait plus aller parler à Pharaon. Et ce n’est que lorsqu’Hachem lui a proposé de l’accompagner qu’il a accepté. C’est pourquoi il n’est pas dit “Lekh el Paro / Va chez Pharaon” mais “Bo el Paro / Viens chez Pharaon”. “Viens” dans le sens de “Viens, on y va ensemble”. Car Moché commençait à ne plus supporter le contact avec cet homme-là. Et il semble que Moché n’était pas le seul à être dégoûté par Pharaon. Même les plus fidèles serviteurs de ce dernier, qui n’avaient jamais osé élever la voix, se sont avancés vers Pharaon après le départ de Moché Rabbénou, pour lui dire : “Majesté ! Laissez partir ces gens, et qu’ils servent leur D.ieu ! Ne voyez-vous pas que l’Egypte est finie ? Que l’Egypte est perdue ? Êtesvous à ce point déconnecté de la réalité ?” Devant la fermeté des propos de ses serviteurs, Pharaon a demandé que l’on ramène Moché et Aharon. Et il leur a annoncé, d’une manière officielle : “Allez servir votre D.ieu ! Mais ditesmoi seulement qui vous comptez prendre avec vous.” Moché a répondu : “Nous comptons prendre tout le monde ! Nos jeunes, nos vieux, nos garçons et nos filles ! Tous nos troupeaux : les ovins et les bovins ! Tout le monde viendra ! Car c’est une grande fête pour Hachem que nous allons célébrer !” Ce à quoi Pharaon répond : “Il est hors de question de prendre avec vous les enfants, et a fortiori les bébés ! Ils n’ont rien à faire là-bas ! C’est dangereux pour eux ! Que les adultes aillent et servent D.ieu comme vous le voulez, car c’est bien ce dont il s’agit !” Et il les a renvoyés.

Mais Moché lui répond : “Non ! Il y a chez nous une notion essentielle, qui n’existe dans aucune autre religion. C’est la notion de ’Hinoukh (d’éducation). Les enfants viendront avec nous ! Pas pour servir Hachem (ils sont trop jeunes pour cela), mais pour voir les adultes Le servir. Ainsi, ils apprendront comment Le servir ; et lorsqu’ils seront eux-mêmes adultes, ils Le serviront. Et non seulement ils viendront avec nous, mais ils viendront même avant nous (dans sa phrase, Moché mentionne les jeunes avant les personnes plus âgées) ! Et tout le monde est concerné par ce service : non seulement les hommes et les garçons, qui sont en première ligne pour le service divin, mais aussi les femmes et les jeunes filles. Car même si elles n’ont pas à servir Hachem comme les hommes, ce sont elles qui éduquent les hommes : les femmes encouragent leur mari (les mères, leurs enfants ; et les sœurs, leurs frères) dans le service d’Hachem ! Chez nous, tout le monde prend part à la fête : ceux qui en font partie, et ceux qui y mettent l’ambiance ! Et même les animaux doivent venir avec nous, car nous allons les offrir en sacrifice à Hachem.” Pharaon ne comprend pas cela. Pour lui, les parents doivent laisser les enfants vivre dans l’insouciance ; et, plus tard, lorsqu’ils seront adultes, ils leur apprendront à servir D.ieu.

Derrière cette discussion entre Moché Rabbénou et Pharaon se cache un grand débat sur le rôle que les enfants jouent dans le service d’Hachem.

Mais Moché lui dit : “Non ! Chez nous, les choses ne se passent pas ainsi ! Dès qu’un enfant commence à parler, son père lui apprend un Passouk de Torah (“Torah Tsiva Lanou Moché Moracha Kéhilat Yaakov”).”

Pharaon dit : “Seuls les adultes sont concernés par ce service. Les enfants doivent jouer ! Et lorsqu’ils seront adultes, ils serviront aussi leur D.ieu !”

Mais Pharaon ne pouvait pas comprendre cela. Il a de nouveau renvoyé Moché et Aharon, et s’est entêté à ne laisser partir personne.

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Supplément spécial Chabbath I n°174 Bo - n°105

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Le grand Tsadik et Mékoubal, Rabbi Salman Moutsafi était très attaché à toutes les Mitsvot, et particulièrement à celles liées à la terre d’Israël (exemples : les prélèvements des Téroumot et Maasserot ; la Mitsva de Chemita), et tenait beaucoup à accomplir les Mitsvot avec joie. Il avait consacré une partie du jardin de sa maison pour faire pousser du blé pour la Mitsva de Matsa. Et depuis l’ensemencement des graines jusqu’à la moisson du blé, il disait, à chaque étape : “Pour la Mitsva de Matsa”. Après avoir coupé le blé, il faisait très attention à ce que celui-ci n’entre pas en contact avec de l’eau. Puis il l’utilisait pour faire la pâte des Matsot, qu’il pétrissait et faisait cuire. Il prenait soin de faire lui-même chaque acte nécessaire à la préparation des Matsot, et les faisait tous pour la Mitsva. Chaque année, lorsqu’il semait des graines dans son jardin, il disait à plusieurs reprises qu’il le faisait pour accomplir la Mitsva de : “Six années tu ensemenceras ton champ, et tu ramasseras ta récolte”. Il attendait impatiemment d’arriver à la septième année

pour pouvoir aussi, en rendant public son terrain, accomplir la Mitsva de : “Et la septième année, tu abandonneras ton champs, et tu le rendras accessible à tous.” Chaque année, il pesait le blé qu’il avait récolté, et constatait que la quantité obtenue était de sept kilos. Cependant, une année précédant l’année de Chemita (en 5711, juste avant l’année 5712, qui était une année de Chemita), lorsqu’il a pesé la quantité de blé obtenue cette année-là, il a constaté qu’elle faisait vingt et un kilo, soit trois fois la quantité habituelle ! Très heureux, il est allé à la Yéchiva publier son miracle, mentionnant notamment la promesse qu’Hachem a faite dans la Torah : “J’ordonnerai Ma bénédiction pour vous dans la sixième année, et vous aurez une récolte de la quantité de trois années.”

Cette année-là, tout le monde a pu voir ce miracle s’accomplir avec précision pour le Rav Salman Moutsafi ! Choul’han Aroukh, chapitre 90, Halakha 15

Le Choul’han ’Aroukh dit que, si après que tout le monde ait fini sa prière, il reste à la synagogue un fidèle qui n’a pas fini la sienne, s’il s’agit de la Téfila de Arvit, le dernier fidèle qui s’apprête à quitter la synagogue doit l’attendre jusqu’à ce qu’il ait terminé sa Téfila, afin que celui qui prie, réalisant tout à coup qu’il se trouve seul à la synagogue la nuit, ne soit pas saisi de panique. Le Choul’han ’Aroukh continue en disant que s’il et dit que si une personne a laissé seule un juif dans une s’agit d’une personne qui prolonge excessivement synagogue le soir, on lui arrache la prière qu’il a fait ; et ce sa prière, en multipliant les demandes personnelles, comportement entraîne que, ’Has Véchalom, la Chékhina se supplications et autres rajouts, on n’est pas obligé de retire du peuple juif. A l’inverse, si on l’a attendu, on mérite l’attendre. Le Michna Beroura dit que cette loi (attendre toutes les Brakhot qui ont été dites dans le Prophète : “Son le dernier fidèle qui termine sa prière) ne s’applique que Chalom se prolongera comme un fleuve qui coule, et ses lorsque celui qu’on attend est rentré à la synagogue en mérites seront comme des vagues de la mer etc…”. même temps que les autres fidèles. Car s’il y est entré La Mitsva de ’Hessed (bonté, générosité) peut s’accomplir lorsque la communauté a déjà largement commencé sa avec de l’argent ou avec le corps. A ce sujet, le ’Aroukh prière, et qu’il commence lui-même sa prière à ce moment- Hachoul’han explique que le plus grand ’Hessed qu’on là, il montre qu’il n’a pas peur de se retrouver seul à la puisse faire avec le corps est de se soucier que notre ami synagogue. ne reste pas seul à la synagogue, afin de lui éviter d’avoir Par conséquent, dans ce cas, on n’est pas obligé de peur d’être seul, ce qui le déconcentrerait dans sa prière. l’attendre ; mais c’est une Midat ’Hassidout de l’attendre La Guémara raconte que c’est ainsi que se comportaient quand même. Car le Choul’han ’Aroukh n’a apparemment beaucoup de Tsadikim : ils prenaient un livre et se pas différencié le cas où le fidèle arrive en même temps mettaient à étudier, le temps que l’autre termine sa prière. que les autres, et celui où il arrive après eux. Il semble dire Et effectivement, le Beth Yossef ramène au nom du Mordékhi qu’on doive l’attendre dans les deux cas. que Rabbi Yéhouda prolongeait lui-même beaucoup sa On conclut cependant avec l’opinion des autres Téfila ; et si un autre homme commençait sa prière après décisionnaires, qui disent qu’il n’est pas obligatoire de lui et la terminait après lui, Rabbi Yéhouda étudiait jusqu’à l’attendre. Et tous les décisionnaires sont d’accord que c’est ce que l’homme finisse de prier (et ce, bien que l’homme néanmoins une Midat ’Hassidout, c’est-à-dire un très bon qui priait était rentré à la synagogue après la communauté ; comportement qui mérite d’être récompensé. cela confirme que c’est une Midat ’Hassidout d’attendre D’ailleurs, la Guémara (Brakhot 5b) va très loin à ce sujet, même dans ce cas). Il n’y a pas de mérite plus grand que celui de se soucier qu’un juif n’ait pas peur dans la situation où il se trouve. AVOT OUBANIM

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Supplément spécial Chabbath I n°174

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Question a été acquis automatiquement par Kinyan ’Hatser, ce qui veut dire que ce qui se trouve dans le domaine d’un homme peut être une raison et un moyen d’acquisition.

Pin’has est en train de rentrer de l’école quand il voit tomber d’une voiture, qui roule à tout allure, un magnifique ballon de football. Quelques secondes plus tard, la voiture avait disparu à l’horizon, et Pin’has se met à courir pour attraper le ballon, qui roule et saute sans arrêt jusqu’à atterrir dans un jardin privé ou il s’arrête, bloqué par les clôtures du jardin.

Mais Pin’has lui dit que puisqu’il courait derrière le ballon avant même qu’il n’arrive dans le jardin, le ballon lui revient.

Pin’has entre alors dans le jardin afin de prendre le ballon ; mais là, Élie, le fils du propriétaire du jardin sort et lui dit que le ballon lui appartient car il lui

En plus du fait qu’Elie n’avait aucune idée de la présence du ballon, comment son jardin peut-il donc le lui faire acquérir ?

Le ballon appartient-il à Pin’has ou à Élie ?

A toi

  Baba Metsia 11a Michna ainsi que la Guemara jusqu’à

!

“I Lo Lo”.

  Choul’han ’Aroukh ’Hochen Michpat chapitre 268 alinéa 3.

Réponse De la Michna mentionnée, nous apprenons que le premier argument de Pin’has qui prétend qu’étant donné qu’il courait derrière le ballon afin de l’attraper, le ballon est censé lui revenir, n’est pas accepté. Et tant qu’il n’a pas fait d’acte d’acquisition en bonne et due forme, le ballon ne lui appartient pas. Et la Guemara nous apprend aussi qu’un domaine privé et sous surveillance a le pouvoir de faire acquérir à son propriétaire ce qui s’y trouve et ce, même sans qu’il ne le sache. S’il en est ainsi, le ballon appartient à Élie et non à Pin’has.

Chmirat Halachone

Rabbi Yéhouda nous enseigne : “Celui qui émet des propos médisants, sa prière n’est pas acceptée par D.ieu” (Zohar, Metsora 53 :1)

en histoire

Question

Le Cas de la semaine

Yonathan organise une collecte d’argent auprès des familles de son quartier pour participer à l’achat de livres de son ’Héder. Il veut aller chez Nathan mais son ami Yoël lui dit : “Je ne sais pas s’ils vont donner beaucoup pour ta collecte, sa famille n’est pas aussi aisée qu’on le croit.”

Yoël peut-il parler de cette façon de la famille de Nathan ?

Réponse

Yoël n’a pas le droit de dire à Yonathan que la famille de Nathan n’a pas autant de moyens que ce que l’on croit. Dire d’une personne qu’elle n’est pas aussi à l’aise financièrement qu’on le prétend est interdit.

Responsable de la publication : David Choukroun Rédaction : Rav Eliahou Uzan, Rav Elh’anan Moche Smietanski, Alexandre Rosemblum

+972 54 679 75 77

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AVOT OUBANIM

Supplément spécial Chabbath I n°174 Bo - n°105

Retranscription : Léa Marciano

avotoubanim@torah-box.com

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Un coup de fil providentiel Après que Liora ait accouché de son premier enfant, elle éprouva soudain le besoin de respecter les lois de pureté familiale. Mais par où commencer, alors que personne de son entourage n’avait jamais entendu parler de cette Mitsva ?

Liora a la trentaine. C’est une femme dynamique et agréable, mariée et mère de deux enfants. Elle est née dans une famille israélienne "du cru" au sein d’un kibboutz ashkénaze du nord du pays totalement éloigné du judaïsme. Il y a quelques années lui est arrivée une histoire que l’on peut qualifier d’invraisemblable, à la suite de laquelle elle a décidé de prendre une toute autre direction dans sa vie. Le premier Kiddouch de Liora Liora raconte : "J’ai grandi complètement déconnectée de la Torah. Je n’avais jamais entendu parler de l’observance du Chabbath, de la Cacheroute, ni d’aucune autre Mitsva. Hormis les chansons que nous chantions sur les fruits à Tou Bichvat ou sur la victoire musclée des Makabim, j’ignorais absolument tout du judaïsme. Je ne jeûnais même pas à Yom Kippour ! Non point que j’eusse quoi que ce soit contre la Torah, mais c’était juste que je n’en avais aucune connaissance."

La première fois que Liora entend parler du judaïsme, c’est après son service militaire, lorsqu’elle rencontre celui qui va par la suite devenir son mari. "Mon mari est d’origine marocaine. Bien que ses parents aient abandonné la pratique à leur arrivée en Israël, son grand-père, en revanche, qui était un homme très pieux, avait continué d’observer la Torah comme au Maroc, raconte Liora. Lorsque Yoni m’a parlé pour la première fois de son grand-père, il craignit que je ne prenne peur… Mais, au contraire, j’ai tout de suite eu envie d’en savoir plus." Yoni et Liora décident de rendre visite au vieux grand-père de Yoni. C’était un vendredi soir. "Je l’ai vu faire le Kiddouch, chose inédite pour moi. Cela a augmenté ma curiosité. J’ai profité de l’occasion pour lui poser toutes sortes de questions. Avec le temps, nous nous sommes mis avec Yoni à respecter plusieurs Mitsvot, par exemple la Cacheroute. Bien que nous étions complètement ignorants des Halakhot et que nous devions certainement nous emmêler les pinceaux", ajoute Liora en souriant…

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Un signe du ciel sous forme de bébé

Le plus puissant élixir d’amour

Quelques années plus tard, Yoni et Liora se marient. "Une fois mariés, nous avons continué d’observer quelques Mitsvot dont nous avions entendu parler par le grand-père de Yoni. J’allumais les bougies de Chabbath, tout en continuant de voir la télé, nous mangions des Matsot à Pessa’h, mais gardions le pain dans le congélateur… Bref, la cohérence n’était pas notre point fort !", rit-elle.

C’est alors que se produit quelque chose que Liora n’hésite pas à qualifier d’"incroyable". "Deux jours après, j’ai soudain reçu un appel d’un numéro que je ne connaissais pas. Croyezle ou non, mais à l’autre bout du fil, se tenait une Rabbanite d’un organisme qui encourage les femmes à respecter les lois de pureté familiale ! Ces femmes remarquables travaillent à l’appui de fichiers aléatoires, mais, pour moi, il ne faisait aucun doute : D.ieu me l’avait envoyée pile au bon moment !"

Peu après, Liora tombe enceinte. "La grossesse fut très difficile, l’accouchement n’a pas été facile non plus. D’une manière providentielle, j’ai accouché le jour du premier anniversaire du décès du grand-père de Yoni…, se souvientelle. Je ne peux pas expliquer comment ni pourquoi, mais j’y ai vu un signe du Ciel. J’ai eu soudain envie d’observer les lois de pureté familiale. J’ignorais presque totalement de quoi il en retournait. Le grand-père de Yoni, qui était un homme saint et doté d’une grande finesse de caractère, avait seulement évoqué le sujet par allusion à quelques reprises… Pour moi, il s’agissait surtout d’une masse vaporeuse de restrictions en tous genres. Mais j’éprouvais tant de reconnaissance envers D.ieu pour m’avoir accordé un bébé en bonne santé, ainsi qu’envers le grand-père de mon mari pour nous avoir ouvert la voie des Mitsvot, que j’ai ressenti le besoin de prendre sur moi cette Mitsva." Oui mais voilà : comment se renseigner ? Bien vite, Liora se rend à l’évidence : personne dans son entourage n’a jamais entendu parler de Taharat Hamichpa’ha et elle ne connaît personne qui la respecte ! Mais son attirance pour cette Mitsva était irrésistible… "J’étais si désireuse d’en savoir plus que j’ai supplié mon mari de s’adresser à un religieux, n’importe lequel, dans la rue, pour lui demander de lui enseigner les bases de Taharat Hamichpa’ha ! Bien qu’il fut d’accord de les respecter, il n’était en revanche pas prêt à faire une telle chose …", raconte Liora. 20 20

Emue, Liora poursuit : "Au départ, elle ne sut pas comment interpréter ma stupéfaction. Je lui ai expliqué que je cherchais désespérément depuis plusieurs jours à me renseigner sur les lois de Taharat Hamichpa’ha sans savoir à qui m’adresser. Elle eut peine à me croire tant la Providence divine était perceptible !" Avec une patience remarquable, la Rabbanite à l’autre bout du fil entreprend d’expliquer à Liora point par point les détails de cette Mitsva. "Plus les jours passaient, plus la Rabbanite me dévoilait de choses, et plus je réalisais que cette Mitsva, bien loin d’éloigner les époux l’un de l’autre, était au contraire un élixir d’amour ! J’étais subjuguée par tant de beauté et de sagesse. Sans hésiter un seul instant, j’ai pris sur moi l’ensemble des lois de Taharat Hamichpa’ha." Aujourd’hui, quelque cinq ans après, la vie de Yoni et Liora a été transformée. "Nous le constatons au quotidien : les lois de pureté familiale ont introduit la Brakha (bénédiction) dans notre foyer. C’est comme si nous avions ouvert la porte à D.ieu ... J’ai trouvé un excellent travail, mon mari est épanoui, j’ai donné naissance à une fille il y a trois ans, et, comme vous le voyez, je dois bientôt accoucher de mon troisième…, dit Liora, le sourire aux lèvres. Si je devais ne transmettre qu’un seul message aux femmes qui me lisent, ce serait de leur dire : n’hésitez pas un seul instant ! Libérez-vous de vos préjugés et comprenez que les lois de D.ieu sont source de bénédictions !", conclut-elle.

Supplément spécial Chabbath I n°174

Adapté par Elyssia Boukobza


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Dimanche 9 janvier à 20h A la Synagogue

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VIE JUIVE L’homme qui vendit sa science au diable… Haber, chimiste de génie, va réussir à extraire "brot von luft", du pain à partir de l’air. Il obtiendra un prix Nobel de chimie pour cette découverte salvatrice pour l’humanité. On estime qu’il a sauvé ainsi des millions de personnes de la famine, mais…

En 1868, année de naissance de Fritz Haber, un juif né en Europe peut aspirer pour la première fois à pénétrer la société allemande, jusque là inaccessible pour lui. Les portes du ghetto se sont ouvertes, celles de l’Université également. De très nombreux juifs, "aveuglés" par les Lumières et la soudaine convivialité des Gentils, vont tomber délicieusement dans leurs bras… Les découvertes scientifiques révolutionnaires du 19ème siècle font émerger un nouveau monde qui s’auto-explique. Dorénavant, plus besoin d’y insérer une quelconque intervention divine : le singe est devenu notre aïeul et les créatures ont évolué en s’adaptant à leur milieu. Même l’âme va subir le décryptage sophistiqué d’un juif autrichien, Freud. L’épreuve est de taille. Le peuple de D.ieu est cette fois confronté à l’éblouissement d’une société raffinée et cultivée, berceau de Goethe et de Beethoven. Quelqu’un a dit : "Quand le soleil resplendit, on a facilement tendance à se déshabiller, alors que sous les tempêtes, on s’accroche fort à son manteau…" Et de nombreux juifs commencent à se dévêtir… La liste est si longue, que le cœur se serre. Prix 22

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Nobel, scientifiques, compositeurs, écrivains, industriels, banquiers, artistes, philosophes : l’Allemagne foisonne au 19ème siècle de talents juifs qui pensent avoir trouvé en Berlin une nouvelle Jérusalem et ils troquent leur foi pour les nouvelles croyances de l’époque. La Manne du ciel Haber est l’un de ceux-là. Né en 1868 à Breslau d’une famille assimilée depuis une génération, diplômé en chimie des plus grandes académies prussiennes, lors de ses travaux il parvient à extraire la "manne" du ciel. En fait, il arrive à synthétiser l’ammoniac à partir de l’hydrogène et de l’azote contenus dans l’air. Ce procédé chimique va permettre de donner au monde en quantité phénoménale ce dont il a le plus besoin en 1900 : de l’engrais. Haber, chimiste de génie, va réussir à extraire brot von luft, du pain à partir de l’air. Il obtiendra un prix Nobel de chimie pour cette découverte géniale et salvatrice pour l’humanité. On estime qu’il a sauvé ainsi des millions de personnes de la famine. Mais le personnage est déconcertant. Il épouse une jeune chimiste brillante, juive également, Clara Immerwahr. Il se convertit au protestantisme luthérien et la pousse


également à la conversion. Mu par un sentiment de patriotisme et de reconnaissance sans bornes à cette nation qui lui a permis de réaliser ses rêves, il dira : "En temps de paix, un scientifique appartient au monde, en temps de guerre il appartient à son pays". Nouvelle arme La guerre menace : nous sommes en 1913. Haber, l’homme qui réussit à nourrir le monde, veut rendre sa patrie victorieuse sur tous les fronts. Son dévouement à sa vénérée Deutschland est son unique priorité. Il met au point un gaz mortel, n’en déplaise aux conventions internationales qui interdisent l’utilisation de gaz lors de conflits. Le 22 avril 1915, à Ypres, en Belgique, en pleine guerre, il disperse sur le front 5.000 tonneaux de gaz enterrés sur une ligne de 6 km, contenant 170 tonnes de chlore. Il attend un vent propice et ouvre les tonneaux. Le gaz, de couleur jaune verdâtre, va, porté par le vent, atteindre les lignes ennemies. Les Français et les Anglais respirent le poison et meurent atrocement, les poumons brûlés. 5.000 hommes s’effondreront et plus de 15.000 autres seront intoxiqués. Haber sera décoré pour sa “prouesse” au rang de capitaine des armées de l’Empereur. Alors qu’ Haber organise une réception chez lui pour fêter la victoire du combat d’Ypres, une altercation explose entre le chimiste et sa femme, qui condamne les procédés de son mari. Elle monte à l’étage, prend l’arme de son mari et met fin à ses jours à 44 ans. Haber, qui doit le lendemain superviser une nouvelle attaque chimique sur le front russe, laissera sa belle-

sœur s’occuper des "détails" de l’enterrement de son épouse… Vers l’abîme Mais les années 30 se profilent et le vent tourne en Allemagne. Même Fritz Haber, scientifique hors pair, patriote exemplaire reste… un juif. Sa conversion ne lavera pas cette tâche de naissance et Hitler refusera de le laisser continuer à diriger le Kaiser Wilhem Institut de physico-chimie à Berlin. Il s’enfuira en Angleterre, et en chemin, décèdera d’une crise cardiaque à Bâle, en 1934. Mais l’épisode le plus pathétique de la vie de Fritz Haber est sans aucun doute le fait que ses travaux sur les gaz chimiques l’amèneront à en perfectionner un, devant servir à la dératisation des cales de bateaux en un temps record. Ce gaz s’appellera : le zyklon B. Celui qui servira au meurtre des juifs dans les chambres à gaz d’Auschwitz et qui exterminera une partie de la famille de Haber lui-même. Fritz Haber et les nombreux juifs assimilés du 19ème siècle nous interpellent. Quelles sont les véritables Lumières ? Celles des Nations ? Prophétisant l’avancement technologique, mais qui finalement peuvent faire surgir des ténèbres obscurcissant le monde comme jamais auparavant ? Ou celles diffusées par le message millénaire de la Torah, éclairant sans faillir le chemin des hommes vers le Bien ? A chaque époque, un juif a l’obligation de répondre à cette question.

Jocelyne Scemama

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ÉDUCATION FAMILLE FAMILLE

Mon fils est autiste !

ÉDUCATION FEMMES

La psychologue vient de nous annoncer que mon fils de 3 ans est autiste... Je pensais qu’il n’avait qu’un simple retard, on ne nous avait jamais parlé d’autisme ! Je culpabilise et je me pose plein de questions : aura-t-il une scolarité normale, une vie "normale"... ?

COUPLE

Je ne cesse de pleurer en me disant que je DOIS faire face, mais je ne m’en sens pas capable... Merci d’avance de vos conseils.

Réponse de Mme Nathalie Seyman, psychologue

L’autisme est un trouble du développement qui apparaît dans la jeune enfance, en général avant l’âge de 3 ans. Ce trouble touche la capacité de la personne à communiquer et à interagir avec les autres. Cela impacte donc directement la relation parents-enfant et les parents ont la sensation de ne pas parvenir à atteindre leur enfant, comme s’il y avait un mur qui se dressait entre eux et lui. Leur désarroi est bien compréhensible. Comment s’en sortir au quotidien ? Comment comprendre notre enfant tout en gardant une vie de famille normale ? Ce qui se passe chez lui Il existe autant de formes d’autismes et de degrés d’autisme que de personnes souffrant d’autisme. C’est pourquoi il est important de se centrer sur les ressentis de son enfant. Pour cela, il faut l’observer avec patience et amour, et comprendre comment il perçoit le monde. Cela permet d’appréhender ses sentiments et ses comportements. Tout ce qui peut provoquer chez ces enfants des émotions (en particulier tout ce qui est sensoriel) est très perturbant et ressenti comme une agression. On a remarqué chez les autistes la plupart de ces caractéristiques : - Pour eux, la voix humaine n’est pas différente d’un autre son, elle ne retient pas plus leur attention qu’un autre son. - Leur pensée est concrète, c’est ou blanc ou noir, ils ne comprennent pas les métaphores ni les faux semblants. On ne peut pas prendre une 24

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feuille de papier pour un avion, puisqu’il s’agit d’une feuille de papier. - Ils sont très intelligents mais doivent apprendre par cœur les règles de vie en société, les mœurs, le savoir-vivre. C’est très éprouvant pour eux. Notre rôle est de les comprendre, de rester patients et de leur faciliter la voie. - Ils ne sont pas capables d’analyser les émotions sur un visage. C’est beaucoup trop d’informations. Ils peuvent parvenir à se focaliser sur un élément du visage (nez, bouche), mais jamais sur les yeux. C’est pourquoi les sentiments qui passent par le visage (colère, joie, chagrin…) leur échappent. On a l’impression qu’ils sont indifférents, ce qui est évidemment faux. Un enfant, qu’il soit autiste ou non, aime ses parents, mais votre fils a une particularité qui vous obligera à sortir des sentiers battus. Il vous permettra de trouver une force en vous que vous ne soupçonniez pas avant lui. Il est un catalyseur de force et de vie. Ce qui se passe chez vous Lorsque l’on diagnostique ce trouble chez un enfant, le monde des parents s’écroule avec toutes les projections d’avenir qu’ils avaient. - Ils peuvent ressentir de la colère et de l’injustice. On ne peut jamais connaître les projets d’Hachem. Ce que l’on peut faire c’est parvenir à vivre avec et faire de son mieux avec les forces qu’Il nous a données. - Les parents ressentent aussi de la peur, liée à l’avenir de la famille. Les parents savent qu’un parcours du combattant les attend pour scolariser correctement leur enfant, notamment en France. Mais ce qui fait vraiment la différence dans l’évolution d’un enfant autiste, c’est


l’implication des parents eux-mêmes, qui vaut plus que n’importe quel traitement ou institut.

Donnez-vous durant ces moments-là le droit de parler, de vous plaindre.

- S’ajoute à cette peur une part de culpabilité. Une chose est sûre : en aucun cas, l’éducation ou le comportement des parents face à l’enfant n’est responsable de l’autisme. Gardez en tête que, loin d’être la cause de son trouble, vous serez la raison de sa réussite. Vous êtes la meilleure chance d’épanouissement et de victoire de votre enfant. Concentrez-vous sur cet objectif et ne cessez plus de regarder l’avenir.

- Faites-vous suivre par un thérapeute. Une thérapeute au fait des particularités de l’autisme est préférable.

Mes conseils - Une prise en charge précoce. Assurez-vous qu’il s’agit bien d’autisme (car les diagnostics sont parfois trop vite posés). Puis commencez la prise en charge. Plus tôt votre fils sera encadré, mieux il s’intégrera au sein de la société. - Documentez-vous. De nouvelles méthodes voient régulièrement le jour. Inscrivez-vous sur des forums pour bénéficier de l’expérience des autres. - Soyez bien entourés. Tous les soutiens sont importants. Ils permettent de tenir face au stress de ce que ce trouble peut engendrer à ceux qui l’accompagnent. - Chaque réaction de votre fils a une logique. Même s’il est plus difficile d’en trouver la raison, il y en a une. Avec patience et créativité, il y a toujours un moyen de modifier cette interaction pour faire cesser la souffrance. - Le virage à 180°. Parfois, lorsqu’une crise ne passe pas, essayez de procéder à un virage à 180°, c’est-à-dire à l’exact inverse de ce que vous avez déjà essayé. Le mieux étant d’accompagner votre enfant dans son émotion et non de la stopper. - Chaque petite victoire est une grande victoire ! Encouragez-le, soyez fière de lui. Ne minimisez jamais rien. - Sachez déléguer. Dès que vous êtes à bout, sachez passer la main. Vous êtes forte, mais pas surhumaine. - Oser penser à soi. Il est indispensable de trouver du temps pour soi. Un café avec des copines, un restaurant en amoureux, etc.

- Gardez la Emouna. Hachem a de grands projets pour chacun d’entre nous, même si cela nous semble incompréhensible. Ressourcezvous dans la prière, Il sera votre plus grande source de force. - Ayez confiance en vous et en votre enfant. Ce trouble ne l’empêchera pas de devenir quelqu’un de grand. Vous êtes son soutien ! Je comprends votre désarroi. C’est tellement difficile lorsqu’une épreuve touche à ce que nous avons de plus précieux. Restez entourée et positive, votre enfant a un avenir devant lui et vous serez très fière de lui avec l’aide d’Hachem. Béhatsla’ha !

Nathalie Seyman

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Pose ta question, un rabbin répond !

Récompense de la Hagbaha Quelle est la récompense de la Mitsva de faire la Hagbaha (levée du Séfer Torah) ? Réponse de Rav Its’hak Bellahsen La Guémara dans Méguila (32a) dit que celui qui "déroule" le Séfer Torah, la grandeur de son mérite sera la somme des mérites de toutes les personnes qui sont montées à la Torah. Nos décisionnaires expliquent qu’il ne s’agit pas de "dérouler" un Séfer Torah, mais il s’agit de la Mitsva de Hagbaha, car celui qui fait la Hagbaha se doit de dérouler trois colonnes du Séfer Torah (Michna Broura 147,5). Le Choul’han ‘Aroukh dit qu’il faut donner cette Mitsva à quelqu’un d’important, et qu’il se doit d’acheter cette Mitsva, même très cher.

On m’appelle par mon prénom civil ! Y a-t-il des conséquences négatives au fait qu’on m’appelle par mon prénom civil ? Réponse de Rav Yona Ghertman Le Rav Moché Feinstein écrit qu’il vaut mieux être appelé par son prénom hébraïque à priori. Cependant, il tranche que cela n’est pas une obligation stricte et il rappelle à cet effet que de nombreux maîtres des générations antérieures étaient appelés par leurs prénoms non-juifs. On peut logiquement en déduire que si ces grands commentateurs et décisionnaires signaient ainsi leurs commentaires, et que les Sages postérieurs les citaient aussi, c’est qu’il n’y a pas de "conséquences négatives" à en faire de même. Par ailleurs, le Rav Feinstein cite le Midrach selon lequel les Hébreux se distinguaient en Egypte par leurs prénoms hébraïques (Vayikra Rabba 32, 5). Cependant, explique-t-il, après le don de la Torah, ce qui nous distingue est avant tout notre stricte observance des Mitsvot. C’est pour cela que de nombreux maîtres n’accordaient pas une grande importance à se faire appeler par leurs prénoms hébraïques (Iguérot Moché, Ora’h ‘Haïm 4, 66). En pratique, mieux vaut se faire appeler par son prénom hébraïque. En effet, il est logique de préférer porter le prénom d’un Patriarche ou d’un Prophète - par exemple - plutôt que celui d’un roi des nations ou de l’un de leurs "saints" ! Toutefois, il est parfois plus pratique de se faire appeler par son prénom civil dans le cadre professionnel avec les non-juifs. Cela n’est pas interdit, et ne provoque pas de "conséquences négatives". Il n’y a pas non plus de risque d’être pris pour un nonjuif, si l’on observe correctement les Mitsvot, notamment en mangeant strictement Cachère, en respectant le Chabbath et les Yamim Tovim et en respectant les lois du Yi’houd (interdiction de s’isoler entre hommes et femmes).

Moché est mort à 120 ou 121 ans ? Il est écrit dans la Paracha Vaéra (7, 7) que Moché Rabbénou avait 80 ans lorsqu’il est parti parler à Par’o. Moché est décédé à 120 ans, c’est-à-dire 40 ans après avoir parlé à Par’o. Or, d’après un Midrach, les 10 plaies se sont étalées sur un an. Si on rajoute à cela les 40 ans du désert, soit 41 ans, cela nous fait arriver à 121 ans pour la mort de Moché ! Comment expliquer ce Midrach ? Merci pour tout et pour votre site extraordinaire. Réponse de Rav Ye’hiel Brand Quand on a 79 ans plus un jour, on appelle son âge 80 ans, comme le 21ème siècle, qui commence l’an 2000 plus un jour. 26

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Livre numérique durant Chabbath, permis ? J’ai une liseuse collée (qui ne peut pas partir) au mur. Puis-je la tourner pour lire le Chabbath et la baisser pour dormir ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Apparemment, vous faites allusion au petit écran illuminé dans lequel sont téléchargés des livres numériques ou autres ; appelé aussi tablette de lecture ou livre / lecteur électronique (e-reader en anglais). Durant Chabbath, il est interdit d’utiliser ces appareils pour plusieurs raisons : 1. Certaines fonctionnalités indispensables font obligatoirement appel à des transgressions du Chabbath : zoom, consultation du dictionnaire intégré, modification de l’éclairage de l’écran, recherche de mots, surlignage, ajout de notes, etc. 2. Même si vous êtes fermement et intimement convaincu que vous ne porterez pas le doigt sur l’appareil pour y apporter des modifications, cela reste strictement interdit car : 1. Dans l’élan de la lecture, l’oubli et l’inattention risquent de vous investir, 2. Il s’agit d’un appareil dont l’utilisation durant la semaine n’est possible que par des actions interdites durant Chabbath. Son utilisation durant Chabbath est problématique car elle porte atteinte à la sainteté de l’atmosphère du grand jour de Chabbath (Chévet Halévi vol. 10, 60, 2 ; Kinyan Torah vol. 3, 69 ; Tsits Eli’ézer vol. 3, 16, ch. 11-12 ; ‘Ouvdine Dé’hol, p. 119-120, notes 50-51 ; Ménou’hat Ahava vol. 1, 24, 32 ; Téchouvot Véhanhagot, vol. 2, 188).

Ma patronne est célibataire Etant Chomèr, est-il possible de travailler avec une patronne célibataire ? Réponse de Rav Reouven Cohen Le fait qu’elle soit célibataire n’ajoute rien au problème. Il faudra faire très attention aux règles de Yi’houd, éviter toute proximité, vous vouvoyer et ne parler que de sujets professionnels.

Le vin rend quitte les autres boissons de bénédiction finale ? Si je récite une Brakha sur du vin, je n’ai pas besoin d’en faire sur une consommation d’eau. Qu’en est-il pour la Brakha finale ? Réponse de Binyamin Benhamou Tout comme la consommation de vin ou jus de raison rend quitte de la bénédiction initiale sur toute autre boisson qu’on souhaiterait boire ensuite, la bénédiction finale sur le vin rend également quitte de la bénédiction finale sur les autres boissons (Choul’han ‘Aroukh 16 ; Michna Broura 16, 100). Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...

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HISTOIRE A SUIVRE Chronique d’une famille presque comme les autres Chapitre 3 : Arrivéé à l’hôtel Beau-Rivage Chaque semaine, Déborah Malka-Cohen vous fait découvrir les aventures passionnantes et intrigantes d’une famille… presque comme les autres ! Entre passé et présent, liens filiaux et Téchouva… Dans l’épisode précédent : Myriam et sa famille embarquent à bord de l’avion qui doit les mener en France. Ce voyage est synonyme non seulement de détente, mais aussi de travail puisqu’il doit permettre à son mari Yossi de lancer un projet révolutionnaire…

Depuis un an, après sa journée d’étude, Yossi avait travaillé tous les soirs sur un projet qui allait révolutionner le monde : un téléconseil pour enfants malades. Du fait de notre expérience depuis la naissance de Yokélé, et même quelques mois avant sa venue au monde, nous savions très précisément ce qu’un parent a besoin d’entendre quand on lui annonce que son enfant va être différent des autres. Avec mon travail à l’école, en tant que psychologue, je me suis vite rendue compte que beaucoup de parents consultent des personnes non compétentes lorsque leur enfant tombe malade ou ne connaissent pas les bons gestes à suivre en cas de problème. Les conseils que l’on peut glaner ci et là peuvent vite être anxiogènes et s’avèrent souvent inadaptés aux situations. L’idée de Yossi était de lancer une ligne permanente qui permettrait aux parents de poser des questions par SMS ou par e-mail, avec pour objectif que chaque parent reçoive une réponse écrite personnalisée dans les vingt-quatre heures. Cela ne leur coûterait pas plus de trente Chékels. Aux Alpes d’Huez justement, un investisseur avait entendu parler de l’idée de Yossi et était potentiellement intéressé pour investir une certaine somme qui permettrait de mettre en place son projet. Yossi devait le rencontrer dans la semaine. 28

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Une fois l’atterrissage passé, nous étions tous très excités. L’étape de récupération des bagages et poussettes avait été éprouvante, mais heureusement, la perspective de prendre le train nous réjouissait tous beaucoup. À travers les yeux de nos enfants, cette journée en elle-même était une pure découverte puisque c’était leur premier voyage à l’étranger à tous. Après un bon lot de péripéties, et le constat de pénurie des fameux sandwichs de ‘Haïm (cottage, tomate, pain noir et cornichons !), nous étions enfin arrivés à l’hôtel Beau-Rivage. Et tandis que Yossi récupérait les clés de notre chambre, je patientais avec le reste de la famille dans le lobby, sur des canapés qui avaient été mis à disposition des clients dans ce magnifique hôtel. Soudain, tandis que je remettais en place le bavoir de Yokélé, j’entendis une voix dans mon dos. “Nous avons une réservation au nom de Monsieur et Madame Elharar Albert.” Pensant que mon imagination me jouait des tours, je continuais de donner un yaourt à l’aîné de mes garçons, cuillère après cuillère. “Mais non Jojo, j’ai donné le nom de la société ! – Encore ?! Je t’ai dit d’arrêter de faire les résa au nom de la société !” Sauf qu’en entendant la conversation, je ne pouvais pas continuer à mettre tout ceci sur le dos de mon imagination. Brusquement je me tournai en leur direction, et mon sang se glaça... Finalement j’avais raison, ce choix de voyager en dehors d’Israël avait été une grave erreur…

Déborah Malka Cohen


RECETTE Croissants briochés faciles et rapides Cette semaine, je vous propose de préparer des croissants absolument délicieux et d’une facilité enfantine !

Ingrédients Levain :   100 g de farine   100 ml d eau tiède   10 g de levure sèche   1 cuil. à soupe de miel Pâte :   125 ml de lait/lait de soja   70 g de beurre/margarine en pommade   80 g de sucre   2 œufs   Le zeste d un citron   500 g de farine   2 sachets de sucre vanille   Un peu de beurre/margarine pour enduire les rectangles

Pour 15 croissants Temps de préparation : 10 min

Réalisation - Mélangez tous les ingrédients du levain dans une jatte et couvrez de film alimentaire. Laissez reposer pendant 20 min. - Dans un autre récipient, mélangez le reste des ingrédients, à l’exception de la farine et d'un jaune d’œuf. - Ajoutez le levain puis la farine en deux fois. Travaillez au robot ou à la main votre pâte pendant 5 minutes. La pâte est très souple. couvrez et laissez reposer 40 min. - Dégazez ensuite la pâte et étalez-la au rouleau en formant un grand rectangle. Divisez ce rectangle en 8 rectangles égaux. - Enduisez chaque rectangle de beurre ou de margarine en pommade. Saupoudrez de sucre vanille et entassez les rectangles les uns sur les autres (cette technique permet d’obtenir un feuilletage facilement !). - Sur un plan de travail fariné, étalez à nouveau la pâte en un grand rectangle assez fin. Tartinez de chocolat ou autre crème, si désiré. Découpez ensuite 15 triangles que vous enroulerez de sorte à former des croissants. - Déposez les croissants sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé et badigeonnez-les du jaune d’œuf battu restant. Laissez à nouveau lever 40 min avant d’enfourner, dans un four préchauffé, pendant 20 min à 180°C. Les délicatesses de Murielle by Murielle Benainous

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LE COIN SYMPATIK Une bonne blague & un Rebus ! Rebus

Par Chlomo Kessous

Les mouches n'était pas au beit hamikdach La pluie n’a jamais éteint le feux de l'hôtel

C'est un vieux monsieur qui vient de gagner 10.000.000 d'euros à l'euromillion. Ses enfants ne savent pas comment lui annoncer de peur qu'il fasse une crise cardiaque et font appel au service d'un coach professionnel. Celui-ci s'adresse au monsieur : - "Si vous trouvez 10 euros par terre, que faites-vous ?" - "Ben, je vous offre un café" - "Et si vous trouvez 100 euros ?" - "Ben, je me paie une cravate". - "Et 1000 euros ?" - "J'irais en vacance" - "Et 100.000 euros ?" - "La je couvre mon crédit immobilier" En voyant que le monsieur commence à être prêt, il lui demande alors : - "Et si vous gagnez 10.000.000 d'euros ?" - "Oh, ca c'est pas grave, je vous en offre la moitié" Et le coach a une crise cardiaque.

Editions Prions pour la guérison complète de Sion ben Couca Henriette

Shlomit bat Gueoula

David Patrick ben Esther

Leah bat Simkha

Israël Yehouda Leib Mimoun ben Paola Maya Simha

Joseph ben Irene

Alain Makhlouf ben Haya

Josiane bat Yvonne

David Shlomo Israel ben Aurelie Hanna

Daniel ben Emma

Talia bat Rahel Djouara

David Daniel ben Zary

Yonathan ben Rahel Djouara

Chlomo 'Hay ben Guila

Orly bat Alia Chémouel ben Renée Bacca

présente

LOIS ET RÉCITS DE TOU BICHVAT

Le Maharal de Prague enseigne que tout comme l'arbre des champs, l'homme doit être relié à ses racines. Mais à l'inverse de l'arbre qui enfouit ses racines très profondément dans la terre, l'homme déploie ses racines dans les 15€ mondes supérieurs. Ce livre du Rav Chim’on Gutman, compile de manière claire et concise toutes les informations liées à la célébration de cette merveilleuse création d'Hachem que sont les fruits. Chacun y trouvera les raisons profondes et les directives halakhiques de la fête.

Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom

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Perle de la semaine par

"S'il n'y avait pas d'acheteurs de Lachone Hara (médisance), il n'y aurait pas de vendeurs." (Rav Yossef-Haïm Sitruk)


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Torah-Box Magazine n°147 France - Bo by Torah-Box - Issuu