CHELA’H LEKHA 5773
Feuillet hebdomadaire w w w . t o r a h - b o x . c o m
n°172
UN TRÉSOR DE LA PARACHA
Moché envoie 12 espions pour explorer la Terre d’Israël que le peuple est sur le point de conquérir. 40 jours plus tard, ils reviennent avec une gigantesque grappe de raisins, une grenade et une figue magnifique, symboles d’une terre riche et abondante. Mais 10 de ces espions rapportent que le pays est habité par des géants et des guerriers « plus forts invincibles ». Seuls Caleb et Yéhochoua maintiennent que la terre peut être conquise comme D.ieu l’a promis. Le peuple se désespère et affirme qu’il serait préférable de retourner en Egypte. D.ieu, en colère, décrète que l’entrée des Enfants d’Israël dans la Terre sera retardée de 40 ans, le temps que la génération de la sortie d’Egypte s’éteigne dans le désert. Un groupe de Juifs pleins de remords décide malgré les mises en garde de Moché Rabbénou, de prendre d’assaut la montagne à la frontière de la Terre. Ils subissent une terrible défaite contre les Amalécites et Cananéens. Les lois concernant les offrandes faites de farine et d’huile sont transmises au peuple, ainsi que celles concernant la ‘halla, prélèvement fait sur la pâte du pain. Un homme transgresse le Chabbath en ramassant du bois. Sa transgression réunit toutes les clauses nécessaires à la mise en œuvre de la condamnation à mort, qui est donc appliquée. D.ieu demande de poser des franges aux 4 coins des vêtements afin de nous souvenir des 613 commandements et de les accomplir : c’est la mitsva des «tsitsit».
PARACHA : CHELA’H LEKHA PARIS - ILE DE FRANCE Entrée : 21h26 • Sortie : 22h48
Pourquoi envoyer des Meraglim ? Bamidbar (13, 2) : « Comment est le pays, est-il gras ou maigre... » Rabbi Yossef Leib Nandik, demande : Que croyaient les gens de la génération du désert en demandant d’envoyer des explorateurs pour vérifier la nature du pays ? A quoi est-ce que cela ressemble ? A quelqu’un qui se trouve dans un camp en Sibérie. On veut le libérer et le transférer dans un autre pays, et lui se met à enquêter pour savoir si les conditions de ce pays-là sont suffisamment bonnes. Un tel homme ne serait-il pas considéré comme fou, de ne pas sauter de joie à la nouvelle de sa libération ? Au moment où les bnei Israël s’apprêtent à quitter le grand désert terrible pour passer dans une terre habitée, est-ce que cela fait une différence si la vie dans ce pays est suffisamment confortable, au point de demander «est-il gras ou maigre» ? Bien évidemment, un endroit habité est préférable au désert ! Et il répond : Oui, c’est vrai que s’ils avaient ressenti le moins du monde le danger ou la difficulté de vivre dans le désert, ils se seraient réjouis d’en sortir, et il n’y aurait pas eu lieu de vérifier la nature du pays de destination. Mais ces grands-là, qui avaient vu comment on les avait menés de l’Egypte au désert, et qui avaient été dirigés par la providence divine au moyen de miracles et de merveilles surnaturels, ne sentaient pas que le désert était un lieu désolé, mais bien plutôt une ville royale sous l’oeil attentif du Roi des rois, le Saint béni soit-Il. Ils savaient combien était grand leur mérite et quel niveau élevé ils avaient atteint en étant entourés des nuées de gloire, en mangeant le pain des puissants venu du Ciel et en buvant l’eau du puits, qui les suivait dans le désert. Au contraire, ils craignaient que tout cela ne leur manque quand ils arriveraient en terre promise, et ressentaient le besoin de vérifier s’ils seraient appelés à descendre de leur situation spirituelle élevée. C’est pourquoi on comprend que Moché leur ait dit dans les plaines de Moav : «Vous vous êtes tous approchés de moi et vous avez dit (Devarim 1, 22-23) : Envoyons des hommes devant nous… et la chose m’a plu» . Pourquoi cette chose lui a-t-elle plu ? Parce que leurs intentions étaient bonnes, et la racine et le fondement de leur requête était saint. Mais si la requête était vraiment bonne, qu’a-t-elle de tellement mauvais qu’elle a été considérée comme un péché ? Rabbi Yossef Leib Nandik explique que leur erreur était de croire que c’était le but de rester assis sous les ailes de la Chekhina, entourés d’une vie de miracles, et de vivre dans les sphères supérieures. Or ce n’est pas le cas. Le grand rôle de l’homme est justement de dévoiler la Providence de Hachem dans tout acte matériel en ce monde-ci, et de là arriver aux niveaux supérieurs. C’est cela la tâche la plus difficile, et non de voir Hachem à travers les miracles et les merveilles.
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Prière de respecter la sainteté de ce feuillet : ne pas le jeter ni le transporter Chabbath
LA PARACHA EN RÉSUMÉ
Feuillet dédié à la réussite matérielle et spirituelle de M. Pierre-Alain Borel