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Torah-Box Magazine n°168 France - Vayéchev

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TOUPIE

EDUCATION

'HANOUKIA BOUGIES

GRECS BRAKHOT

n°168 I 24 Novembre 2021 I 20 Kislev 5782 I Vayéchev

FLAMME

SFINGES

TORAH RATIONALISME

M A G A Z I N E


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CALENDRIER DE LA SEMAINE 24 au 30 Novembre 2021 Mercredi 24 Nov. 20 Kislev

Mercredi 24 Novembre Daf Hayomi Ta'anit 12 Michna Yomit Tvoul Yom 3-2 Limoud au féminin n°60

Rav Baroukh Hagar

Vendredi 26 Novembre Rav Avraham Abi'hssira

Dimanche 28 Novembre Rav Aharon Leib Steinman Rav Mass'oud Chétrit

Jeudi 25 Nov. 21 Kislev

Daf Hayomi Ta'anit 13 Michna Yomit Tvoul Yom 3-4 Limoud au féminin n°61

Lundi 29 Novembre Rav 'Haïm Meotinia Bar Baroukh Rav Ya'akov Ettlinger Rav Avraham Mordékhaï Nissim Rafoul

Mardi 30 Novembre Rav Avraham Ben David

Vendredi 26 Nov. 22 Kislev

Samedi 27 Nov. 23 Kislev

Daf Hayomi Ta'anit 14 Michna Yomit Tvoul Yom 3-6 Limoud au féminin n°62

Parachat Vayéchev Daf Hayomi Ta'anit 15 Michna Yomit Tvoul Yom 4-2 Limoud au féminin n°63

Rav Aharon Leib Steinman

Horaires du Chabbath Dimanche 28 Nov. 24 Kislev

Lundi 29 Nov. 25 Kislev

Daf Hayomi Ta'anit 16

Limoud au féminin n°64

'Hanouka

Lyon

Marseille

Strasbourg

Entrée

16:41

16:42

16:48

16:20

Sortie

17:52

17:49

17:53

17:31

Zmanim du 27 Novembre

1er jour

Daf Hayomi Ta'anit 17 Michna Yomit Tvoul Yom 4-6 Limoud au féminin n°65

Mardi 30 Nov. 26 Kislev

Paris

Michna Yomit Tvoul Yom 4-4

'Hanouka

2ème jour

Daf Hayomi Ta'anit 18

Paris

Lyon

Marseille

Strasbourg

Nets

08:17

07:56

07:47

07:55

Fin du Chéma (2)

10:27

10:12

10:06

10:05

'Hatsot

12:38

12:28

12:26

12:17

Chkia

16:58

16:59

17:05

16:38

Michna Yomit Yadayim 1-1 Limoud au féminin n°66

Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Rabbanite Yémima Mizra'hi, Jérôme Touboul, Rav Aharon Cohen, David E. Avraham, Sim'ha G., Binyamin Benhamou, Rav Freddy Elbaze, Rav Réouven Attias, Rav Avraham Garcia, Rav Gabriel Dayan, Esther Sitbon - Mise en page : Dafna Uzan - Secrétariat : 01.80.20.5000 Publicité : Yann Schnitzler (yann@torah-box.com / 04 86 11 93 97) Distribution : diffusion@torah-box.com


A MARSEILLE NOUVELLES CARTES


L'ÉDITO DE LA SEMAINE par J’irai au bout de mes rêves L’être humain Dans la Haggada se distingue de Pessa’h, des autreslouons créatures par la parole nous l’Eternel pour (cf. Béréchit 2, 7 Onkelos). avoir fait s’accroitre la famille Celle-ci est l’expression de de Ya’akov en un immense son intelligence et de sa pensée, elle lui peuple alors qu’elle ne comptait que 70 permet de communiquer avec son prochain, âmes lors de sa venue en Egypte. Il est de formuler ses sentiments, de commercer. intéressant de constater que la prospérité Cet "outil" qui a été donné à l’homme est en de cette nation naissante est rendue réalité à double tranchant : on peut l’utiliser possible grâce à une succession de rêves : pour faire du bien autour de soi (consoler tout d’abord ceux de Yossef,ceux qui vont causer les endeuillés, encourager qui en ont la jalousie de ses frères et sa vente, besoin, enseigner la Sagesse, transmettre puis ceux des deux nos messages à nos serviteurs enfants…), mais par des propos vexants, humiliants, de Pharaon, préparant le le mensonge et la calomnie, on peut également causer des terrain à la libération de dommages C’est pourquoi Yossef de la irréversibles. prison, et la Torah, à plusieurs reprises, nous met en finalement les rêves garde contre ces interdits qui se font par la de Pharaon qui vont parole. propulser ce dernier à Le Rav Israël Méir Kagan a révolutionné le être nommé le second monde juif il y a plus d’une centaine d’années du roi et ainsi pouvoir avec son fameux livre "’Hafets ‘Haïm" ramener sa famille Egypte. (qui d’ailleurs est en devenu son éponyme), concernant lois rêve sur lapermettant médisance. la Il Ce schéma lesd’un y relevait qu’on pouvait transgresser 17 réalisation de quelque chose de grandiose commandements négatifs et 14 positifs se retrouve dans une autre perspective. Il avec une seule phrase malveillante. Depuis, y a autour de nous des personnes qui ont par la lecture de ce livre, les gens ont pris rêvé de percer dans un domaine conscience de l’importance de laparticulier parole et et y sont parvenues. Cela s’efforcent de respecter cespeut lois. être dans le domaine professionnel, politique, Beaucoup de Rabbanim encouragent l’étude artistique ou "’Hafets sportif.‘Haïm" ; Persévérants et journalière du ces lois sont endurants, ils ont du souffle et parviennent approfondies dans les maisons d’étude au butHamidrach), assigné. Il ycertains a une autre catégorie, (Beth les étudient en ‘Havrouta (binome) par téléphone, comprenant ceux qui pouvaient chaque réussir annéeaussi sontbien organisées soirées -pour tout que les des précédents les grand public desquelles on -,éveille capacités ne au leurcours faisant pas défaut mais l’assistance à se renforcer dans ce domaine, qui ont manqué de courage devant des particulièrement à l’approche de Tich’a choix déterminants. Parmi ces personnes Béav. On sait en effet que le second Temple se trouvent les pessimistes et les loosers. fut détruit à cause de la haine gratuite, dont Sur ringexpressions de la vie, ils choisi d’avance l’uneledes estont le Lachon Hara’ (la de s’allonger au sol, se déclarant K.O. afin médisance). d’éviter de moyen s’y retrouver toute façon. Un autre nous de permettant de Battus d’avance, ils n’ont pas toujours de contrôler ce qui sort de notre bouche, travail fixe, "traînent la patte”, se la plaignent est le Ta’anit Dibour, le jeûne de parole. beaucoup leur destin Lorsqu’on de passe toute et uneaccusent journéeleurà s’abstenir totalement de parler, on réalise à entourage.

quel point, même s’en rendre compte, Nous avonssans dans le récit des rêves des il est facile de lancerunune plaisanterie ministres de Pharaon exemple de ce vexante, raconter :unle"petit" Lachon Hara’ genre dederéactions maître échanson ou se moquer d’un défaut d’un confrère. raconte qu’il avait dans sa vision une Ce self-control que nous impose le Ta’anit magnifique vigne devant lui, dont il pressait Dibour nous permet de réfléchir avant les raisins dans la coupe de Pharaon et la lui d’ouvrir la bouche et de s’assurer qu’il ne tendait. va dans le sens du rêve et lui s’agit pasYossef de paroles désobligeantes. prédit qu’il va retrouver sa fonction auprès Il est vrai qu’il est difficile de prendre sur du Par engagement contre, le maître panetier, lui, soi roi. un tel à titre individuel, rapporte que dans son songe, le pain qui surtout quand on se trouve dans un se professionnel trouvait dansquilesnecorbeilles entourage nous le permet pas. au-dessus de sa tête est mangé par des oiseaux, C’est pourquoi beaucoup de communautés n’a plus rien organisent un jeuneetdequ’il la parole collectif, à la synagogue ou dans une salle de à présenter au fête, roi. avec au programmeYossef des cours de Torah lui prédit sa de différents intervenants, la àlecture condamnation mort, du livre des Téhilim, une et le quetoutlesdans oiseaux ambiance conviviale, repas et boissons viendront consommer sa assurés. L’un des pionniers de ces réunions chair. Dans les deux cas, le communautaires fut le grand rabbin Yossef rêve ce qu’ils “désiraient”, Sitruk quand il reflète était encore à Marseille et le premier espérants’est retrouver son poste et depuis, l’initiative étendue un peu le second partant perdant d’avance. partout. On a l’habitude choisir desbien jours de Il faut donc rêverde juste. Et ce,un aussi dans Chovavim (semaines séparant la Parachat les aspirations matérielles que spirituelles. Chemot de celle de Michpatim) car on a une Si dans le domaine matériel, on peut tradition du grand kabbaliste le Arizal selon encore concevoir que certaines personnes laquelle ces jours sont opportuns à réparer choisissent la voie de la facilité et préfèrent les fautes de l’attribut du Yessod – c’estéviter le combat inévitable qui à la à-dire ce qui un rapport avec lamène semence réussite, dans le spirituel on a un devoir masculine – or le Ta’anit Dibour équivaut à d’aspirer s’élever et de réaliser tout ce que 84 jeûnesàde la nourriture ! l’on peut prétendre auxest moyens que En France, le jour grâce propice dimanche le Créateur a octroyés. défaitisme puisque toutnous le monde est enLecongé et on fait pierre 3 coups : de tout d’abord est àd’une bannir et l’ambition construire on Mitsva en soi du jeûne de est accomplit source de labénédiction. Chacun d’entre la parole, d’autre part on transforme le nous a un rôle à jouer dans l’Histoire, sans dimanche, jour triste et oisif, en un moment aucune possibilité d’être remplacé. C’est d’élévation. De plus, on se déconnecte de pourquoi à l’image de Yossef qui très jeune la dépendance au portable, chose difficile à se voit roi, nous devons nous aussi rêver réaliser dans un contexte normal. et aspirer “à régner noblement sur la terre Faites l’expérience du Ta’anit Dibour et vous qui nous a été attribuée”, qui correspond à attendrez avec impatience le rendez-vous notre part prochaine ! dans ce monde. de l’année

La Rédaction Rav Torah-Box Daniel Magazine Scemama

Magazine I n°168

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GUIDE DE 'HANOUKA ‘Hanouka en bref

A

l’époque du second Temple en Israël, il y a environ 2170 ans, Antiochus imposa aux Juifs de renier leur foi. Certains décidèrent de rester fidèles aux lois de D.ieu (les ‘Hachmonaïm (Hasmonéens), dirigés par Matityahou et ses fils). Ils se rebellèrent en ralliant d’autres Juifs et, malgré leur petit nombre en comparaison avec l’armée grecque et la faiblesse physique de la majorité d’entre eux, ils remportèrent la victoire. Ce fut le premier miracle de ‘Hanouka. Le 25 Kislev, les ‘Hachmonaïm pénétrèrent dans le Temple qui avait été détruit et souillé par

les Grecs. Lorsqu’ils voulurent allumer la Ménora (chandelier à 7 branches, symbole de la lumière spirituelle), ils ne trouvèrent qu’une seule fiole d’huile d’olive pure, dont la quantité ne suffisait que pour une journée. C’est

alors

qu’un

miracle

se produisit… l’huile dura 8 jours ! Ce fut le second miracle de ‘Hanouka. Aujourd’hui, nous remercions D.ieu dans la joie en allumant la ‘Hanoukia pendant 8 jours (une bougie le 1er soir, 2 bougies le 2ème soir, etc. jusqu’à en allumer 8 le dernier soir).

La ‘Hanoukia doit être placée à la porte d’entrée de la maison (ou d’une cour privée) à gauche face à la Mézouza, entre 30 et 80 cm à partir du sol, ou sur le rebord de la fenêtre qui donne sur la rue (si l’habitation est à l’étage). Une fois allumée, la ‘Hanoukia ne doit plus être déplacée. Si vous habitez plus haut qu’au 3ème étage, vous placerez la ‘Hanoukia sur la table de la salle à manger.

La ‘Hanoukia doit être placée à la porte d’entrée de la maison (ou d’une cour privée) à gauche face à la Mézouza, entre 30 et 80 cm à partir du sol, ou sur le rebord de la fenêtre qui donne sur la rue (si l’habitation est à l’étage). Une fois allumée, la ‘Hanoukia ne doit plus être déplacée. Si vous habitez plus haut qu’au 3ème étage, vous placerez la ‘Hanoukia sur la table de la salle à manger. Qui doit allumer ? Chaque Juif a le devoir d’allumer les bougies chez lui. Selon la coutume séfarade, seul le maître de maison allume pour l’ensemble de la famille. La coutume ashkénaze est que le père de famille et chaque garçon allument leur propre 'Hanoukia. Après l’allumage On récite Hanérot Halalou et on chante Ma’oz Tsour. Pendant 30 minutes, les femmes ne 6

Magazine I n°168

doivent faire aucun travail ménager éprouvant (laver le linge à la main, repasser, coudre...). Il est interdit de profiter de la lumière des bougies de ‘Hanouka (pour lire ou autre). Quand allumer ? L’allumage se fait à partir de la tombée de la nuit (au plus tôt après la sortie des étoiles), sinon au plus tôt après la sortie des étoiles et tant qu’il fait encore nuit. En cas de retard, si le mari sait qu’il rentrera à une heure tardive, certains préconisent de nommer sa femme pour qu’elle allume le plus tôt possible (si la femme a allumé de la sorte le premier jour de ‘Hanouka, son mari devra refaire la bénédiction Chéhé’hiyanou la prochaine fois qu’il allumera). Comment allumer ? Avant l’allumage, on récite 2 bénédictions (3 le premier soir).

CHAMACH

Où allumer ?

1 2


Puis on allume de gauche à droite. Le 1er soir, la bougie à l’extrême droite. Le 2ème soir, d’abord la bougie supplémentaire du jour (qui est à gauche de celle de la veille), puis celle de la veille et ainsi de suite, en finissant par le Chamach. Attention : il faut utiliser des bougies (ou huile d’olive) qui dureront au moins 30 minutes après la tombée de la nuit. Cas divers - Si les bougies se sont éteintes pendant la demi-heure après l’allumage, on rallumera sans bénédiction. Plus d’une demi-heure après, on n’a pas besoin de rallumer. - Si une personne est invitée à dormir chez quelqu’un d’autre, elle participera aux frais (par exemple, en payant une partie de la valeur

de l’huile utilisée pour l’allumage) et sera ainsi quitte de l’allumage. Chabbath - Veille de Chabbath, on allume les bougies de ‘Hanouka avant celles de Chabbath et à l’heure de l’allumage des bougies de Chabbath. Si par erreur, on a allumé d’abord les Nérot de Chabbath, on peut allumer les Nérot de ‘Hanouka. - Il faut prévoir des bougies qui durent au moins 1h en Israël et 2h à l’étranger. - A la sortie de Chabbath à la maison, on procède d’abord à la Havdala, et ensuite on allume les bougies de ‘Hanouka. A la synagogue, on fera l’inverse.

Les bénédictions ָ‫ ֲא ֶשׁר ִק ְּד ָשׁנּו ְּב ִמ ְצו ָֹתיו ְו ִצ ָוּנּו לְ ַה ְדלִ יק נֵ ר ֲחנּוּכ‬,‫־ֹלהינּו ֶמלֶ ְך ָהעֹולָ ם‬ ֵ ‫ָּברּוְך ַא ָּתה אדני ֱא‬ Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha’olam Achèr Kidéchanou Bémitsvotav Vétsivanou Léhadlik Nèr ‘Hanouka

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‫ ַּבּיָ ִמים ָה ֵהם ַּב ְז ַּמן ַה ֶזּה‬,‫בֹותינּו‬ ֵ ‫ ֶש ָׁע ָשׂה נִ ִּסים לַ ֲא‬,‫־ֹלהינּו ֶמלֶ ְך ָהעֹולָ ם‬ ֵ ‫ ָּברּוְך ַא ָּתה אדני ֱא‬2 Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Mélèkh Ha’olam Ché’assa Nissim Laavoténou Bayamim Hahèm Bazémane Hazé Le premier soir (ou lors du premier allumage), on ajoutera :

‫ ֶש ֶׁה ֱחיָ נּו ְו ִקיְ ָמנּו ְו ִהּגִ ָענּו לַ ְּז ַמן ַה ֶּזה‬,‫־ֹלהינּו ֶמלֶ ְך ָהעֹולָ ם‬ ֵ ‫ָּברּוְך ַא ָּתה אדני ֱא‬ Baroukh ata Ad-onaï Elo-hénou Mélèkh Ha’olam Chéhé’héyanou Vékiyémanou Véhigui’anou Lazémane Hazé Hanérot halalou ana’hnou madlikin ‘al hanissim vé’al hapourkan vé’al haguévourot vé’al hatéchou’ot vé’al haniflaot vé’al hané’hamot ché’assita laavoténou bayamim hahèm bazèman hazé. ‘Al yédé kohanékha hakédochim, vékhol chémonat yémé ‘hanouka hanérot halalou kodèch hèm véène lanou réchout léhichtamèch bahèm, éla lirotam bilvad kédé léhodot lichmékha ‘al nissékha vé’al nifléotékha vé’al yéchou’otékha.

‫יקין ַעל ַהּנִ ִּסים ְו ַעל ַה ֻּפ ְר ָקן ְו ַעל‬ ִ ִ‫ַהּנֵ רֹות ַהּלָ לּו ֲאנַ ְחנּו ַמ ְדל‬ ‫ַהּגְ בּורֹות ְו ַעל ַה ְּתׁשּועֹות ְו ַעל ַהּנִ ְפלָ אֹות ְו ַעל ַהּנֶ ָחמֹות‬ ‫ ַעל יְ ֵדי ּכ ֲֹהנֶ יָך‬.‫בֹותינּו ַּבּיָ ִמים ָה ֵהם ַּב ְּז ַמן ַה ֶּזה‬ ֵ ‫ית לַ ֲא‬ ָ ‫ֶׁש ָע ִׂש‬ ‫דֹוׁשים ְוכָ ל ְׁשמֹונַ ת יְ ֵמי ֲחנֻ ּכָ ה ַהּנֵ רֹות ַהּלָ לּו ק ֶֹדׁש ֵהם‬ ִ ‫ַה ְּק‬ ‫לְבד ּכְ ֵדי‬ ַ ‫אֹותם ִּב‬ ָ ‫ ֶאּלָ א לִ ְר‬,‫ְו ֵאין לָנּו ְרׁשּות לְ ִה ְׁש ַּת ֵּמׁש ָּב ֶהם‬ ‫ׁשּועֹותיָך‬ ֶ ְ‫אֹותיָך ְו ַעל י‬ ֶ ְ‫לְ הֹודֹות לִ ְׁש ֶמָך ַעל נִ ֶסיָך ְו ַעל נִ ְפל‬:

Mizmor chir ‘hanoukat habayit léDavid. Aromimkha Ado-naï ki dilitani vélo sima’hta oyevaï li. Ado-naï élo-haï chiva’ti élékha vatirpaéni. Ado-naï hé’élita min chéol nafchi ‘hiyitani miyaredi bor. Zamerou ladonaï ‘hassidav véhodou lezékher kodcho. Ki rega’ béapo ‘haïm birtsono ba’érèv yalin bekhi velaboker rina. Vaani amarti bechalvi bal-émot lé’olam. Ado-naï birtsonekha hé’émadta lehareri ‘oz histarta fanékha hayiti nivhal. Elekha Ado-naï ékra véel Ado-naï et’hanan. Ma-bétsa’ bédami beridti el cha’hat hayodekha ‘afar hayagid ‘amitékha. chema’ Ado-naï ve’honéni Ado-naï heyé-’ozer li. Hafakhta mispédi lema’hol li pita’hta saki vateazeréni sim’ha. Lema’an yezamerkha khavod vélo yiddom Ado-naï élo-haï lé’olam odéka.

‫יתנִ י‬ ָ ִ‫רֹומ ְמָך יי ּכִ י ִדּל‬ ִ ‫ ֲא‬:‫ִמ ְזמֹור ִׁשיר ֲחנֻ ּכַ ת ַה ַּביִ ת לְ ָד ִוד‬ ‫ יי‬:‫ֹלהי ִׁש ַּו ְע ִּתי ֵאלֶ יָך ַו ִּת ְר ָּפ ֵאנִ י‬ ָ ‫ יי ֱא‬:‫ְוֹלא ִׂש ַּמ ְח ָּת אֹיְ ַבי לִ י‬ ‫ ַז ְּמרּו לַ יי ֲח ִס ָידיו‬:‫יתנִ י ִמּיָ ְר ִדי בֹור‬ ַ ִ‫ית ִמן ְׁשאֹול נַ ְפ ִׁשי ִחּי‬ ָ ִ‫ֶה ֱעל‬ ‫ ּכִ י ֶרגַ ע ְּב ַאּפֹו ַחּיִ ים ִּב ְרצֹונֹו ָּב ֶע ֶרב יָ לִ ין‬:‫ְוהֹודּו לְ ֵזכֶ ר ָק ְדׁשֹו‬ ‫ יי‬:‫ ַו ֲאנִ י ָא ַמ ְר ִּתי ְב ַׁשלְ ִוי ַּבל ֶאּמֹוט לְ עֹולָ ם‬:‫ֶּבכִ י ְולַ ּב ֶֹקר ִרּנָ ה‬ :‫יתי נִ ְב ָהל‬ ִ ִ‫ִּב ְרצֹונְ ָך ֶה ֱע ַמ ְד ָּתה לְ ַה ְר ִרי עֹז ִה ְס ַּת ְר ָּת ָפנֶ יָך ָהי‬ ‫ ַמה ֶּב ַצע ְּב ָד ִמי ְּב ִר ְד ִּתי ֶאל‬:‫ֵאלֶ יָך יי ֶא ְק ָרא ְו ֶאל ֲאדֹנָ י ֶא ְת ַחּנָ ן‬ ‫ ְׁש ַמע יי ְו ָחּנֵ נִ י יי ֶהיֵ ה ע ֵֹזר‬:‫יֹודָך ָע ָפר ֲהיַ ּגִ יד ֲא ִמ ֶּתָך‬ ְ ‫ָׁש ַחת ֲה‬ :‫ ָה ַפכְ ָּת ִמ ְס ְּפ ִדי לְ ָמחֹול לִ י ִּפ ַּת ְח ָּת ַׂש ִּקי ַו ְּת ַא ְּז ֵרנִ י ִׂש ְמ ָחה‬:‫לִ י‬ ָ‫אֹודּך‬ ֶ ‫ֹלהי לְ עֹולָ ם‬ ַ ‫לְ ַמ ַען יְ ַז ֶּמ ְרָך כָ בֹוד ְוֹלא יִ ּדֹם יי ֱא‬:

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‫‪GUIDE DE 'HANOUKA‬‬ ‫‪Chant de 'Hanouka‬‬ ‫ׁשּוע ִתי לְ ָך נָ ֶאה לְ ַׁש ֵּב ַח‪.‬‬ ‫ָמעֹוז צּור יְ ָ‬ ‫ּתֹודה נְ ַז ֵּב ַח‪.‬‬ ‫ִּתּכֹון ֵּבית ְּת ִפּלָ ִתי ְו ָׁשם ָ‬ ‫לְ ֵעת ָּתכִ ין ַמ ְט ֵּב ַח ִמ ָּצר ַה ְמנַ ֵּב ַח‪.‬‬ ‫ָאז ֶאגְ מֹור ְּב ִׁשיר ִמ ְזמֹור ֲחנֻ ּכַ ת ַה ִּמ ְז ֵּב ַח‪.‬‬

‫קֹומת ְּברֹוׁש‪ִּ ,‬ב ֵּקׁש ֲאגָ גִ י ֶּבן ַה ְּמ ָד ָתא‪.‬‬ ‫ּכְ רֹות ַ‬ ‫ּולְמֹוקׁש ְוגַ ֲא ָותֹו נִ ְׁש ָּב ָתה‪.‬‬ ‫ֵ‬ ‫לְפח‬ ‫ְונִ ְהיָ ָתה לֹו ַ‬ ‫ית‪.‬‬ ‫את ְואֹויֵ ב ְׁשמֹו ָמ ִח ָ‬ ‫רֹאׁש יְ ִמינִ י נִ ֵּׂש ָ‬ ‫ית‪.‬‬ ‫רֹב ָּבנָ יו ְו ִקנְ יָ נָ יו ַעל ָה ֵעץ ָּתלִ ָ‬

‫ָרעֹות ָׂש ְב ָעה נַ ְפ ִׁשי ְּביָ גֹון ּכ ִֹחי ּכִ לָ ה‪.‬‬ ‫קֹוׁשי ְּב ִׁש ְעּבּוד ַמלְכּות ֶעגְ לָ ה‪.‬‬ ‫ַחּיַ י ָמ ְררּו ְּב ִ‬ ‫הֹוציא ֶאת ַה ְּסגֻ ּלָ ה‪.‬‬ ‫ּוביָ דֹו ַהּגְ דֹולָ ה ִ‬ ‫ְ‬ ‫ֵחיל ַּפ ְרעֹה ְוכָ ל ַז ְרעֹו יָ ְרדּו כְ ֶא ֶבן ִּב ְמצּולָ ה‪.‬‬

‫ימי ַח ְׁש ַמּנִ ים‪.‬‬ ‫יְ ָונִ ים נִ ְק ְּבצּו ָעלַ י ֲא ַזי ִּב ֵ‬ ‫ּופ ְרצּו חֹומֹות ִמגְ ָּדלַ י ְו ִט ְּמאּו ּכָ ל ַה ְּׁש ָמנִ ים‪.‬‬ ‫ָ‬ ‫ּׁשֹוׁשּנִ ים‪.‬‬ ‫ּנֹותר ַקנְ ַקּנִ ים נַ ֲע ָׂשה נֵ ס לַ ַ‬ ‫ּומ ַ‬ ‫ִ‬ ‫ְּבנֵ י ִבינָ ה יְ ֵמי ְׁשמֹונָ ה ָק ְבעּו ִׁשיר ְּורנָ נִ ים‪.‬‬

‫יאנִ י ְוגַ ם ָׁשם ֹלא ָׁש ַק ְט ִּתי‪.‬‬ ‫ְּד ִביר ָק ְדׁשֹו ֱה ִב ַ‬ ‫ּובא נֹוגֵ ׂש ְו ִהגְ לַנִ י‪ּ .‬כִ י ָז ִרים ָע ַב ְד ִּתי‪.‬‬ ‫ָ‬ ‫ְויֵ ין ַר ַעל ָמ ַסכְ ִּתי ּכִ ְמ ַעט ֶׁש ָע ַב ְר ִּתי‪.‬‬ ‫נֹוׁש ְע ִּתי‪.‬‬ ‫ֵקץ ָּב ֶבל‪ְ ,‬ז ֻר ָּב ֶבל‪ ,‬לְ ֵקץ ִׁש ְב ִעים ָ‬

‫ׁשּועה‪.‬‬ ‫רֹוע ָק ְד ֶׁשָך וְ ָק ֵרב ֵקץ ַהיְ ָ‬ ‫ֲחׂשֹוף זְ ַ‬ ‫נְ קֹם ְנִק ַמת ַּדם ֲע ָב ֶדיָך ֵמ ֻא ָּמה ָה ְר ָׁש ָעה‪.‬‬ ‫ימי ָה ָר ָעה‪.‬‬ ‫ּכִ י ָא ְרכָ ה לָנּו ַה ָּׁש ָעה וְ ֵאין ֵקץ לִ ֵ‬ ‫רֹועה ִׁש ְב ָעה‪.‬‬ ‫ְּד ֵחה ַא ְדמֹון ְּב ֵצל ַצלְמֹון‪ָ ,‬ה ֵקם לָנּו ֶ‬

‫‪Le calendrier‬‬

‫‪Lundi soir 29 novembre 2021‬‬

‫‪Dimanche soir 28 novembre 2021‬‬

‫‪Mercredi soir 1 décembre 2021‬‬

‫‪Mardi soir 30 novembre 2021‬‬

‫‪Vendredi soir 3 décembre 2021‬‬

‫‪Jeudi soir 2 décembre 2021‬‬

‫‪Dimanche soir 5 décembre 2021‬‬

‫‪Samedi soir 4 décembre 2021‬‬

‫‪Bénédictions 1, 2 puis allumage‬‬ ‫‪de deux bougies + le Chamach‬‬

‫‪Bénédictions 1, 2 puis allumage‬‬ ‫‪de quatre bougies + le Chamach‬‬

‫‪Bénédictions 1, 2 puis allumage‬‬ ‫‪de six bougies + le Chamach‬‬

‫‪Bénédictions 1, 2 puis allumage‬‬ ‫‪de huit bougies + le Chamach‬‬

‫‪Bénédictions 1, 2 et 3 puis allumage‬‬ ‫‪d’une bougie + le Chamach‬‬

‫‪Bénédictions 1, 2 puis allumage‬‬ ‫‪de trois bougies + le Chamach‬‬

‫‪Bénédictions 1, 2 puis allumage‬‬ ‫‪de cinq bougies + le Chamach‬‬

‫‪Bénédictions 1, 2 puis allumage‬‬ ‫‪de sept bougies + le Chamach‬‬

‫‪Magazine I n°168‬‬

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Les autres coutumes de ‘Hanouka Les louanges et remerciements Pendant la semaine de ‘Hanouka, nous exprimons notre joie et notre gratitude en récitant dans la prière du matin le Hallel complet (louanges et remerciements), ainsi que le passage ‘Al Hanissim (récit descriptif de la victoire et remerciements) dans les bénédictions récitées après le repas et dans la prière de la ‘Amida (18 bénédictions). Les aliments spécifiques En souvenir du miracle de la fiole d’huile, nous avons également l’habitude de consommer des aliments frits dans l’huile : des beignets sucrés ou des beignets de pommes de terre (latkes) La toupie Les enfants ont la coutume de jouer à la toupie après l’allumage des bougies, en souvenir des enfants juifs qui se cachaient pour étudier la Torah et qui faisaient semblant de jouer à la toupie lorsque des soldats grecs arrivaient. Sur chaque toupie figurent les 4 lettres “Noun, Guimel, Hé, Chin”, pour illustrer la phrase “Ness Gadol Haya Cham” (“un grand miracle eut alors lieu“). L’argent La tradition est de distribuer pendant ‘Hanouka un peu d’argent aux enfants, pour leur apprendre à donner une partie de leur gain (le Ma’asser) à la Tsédaka.

Les horaires d’allumage dans votre ville 6ème soir vendredi 3/12/2021 entre Plag Hamin’ha

CHABBATH

7ème soir samedi 4/12/2021 Vendredi

et allumage bougies Chabbath

Après

Paris

16:03

16:37

17:49

Lyon

16:02

16:39

17:47

Marseille

16:07

16:45

17:51

Strasbourg

15:42

16:16

17:28

Jerusalem

15:32

15:54

17:15

Tel Aviv-Jaffa

15:33

16:17

17:16

Achdod

15:34

16:19

17:17

Netanya

15:32

16:17

17:15

Bruxelles

15:51

16:24

17:38

Montréal

15:16

15:53

17:01

Genève

15:56

16:32

17:41

Casablanca

17:19

18:02

19:02

Los Angeles

15:41

16:25

17:24

New York

15:25

16:04

17:09

soir : on allumera d’abord les Nérot de ‘Hanouka, puis les bougies de Chabbath (dès le début de l’heure d’allumage de Chabbath). Samedi soir : après Chabbath, la ‘Hanoukia sera allumée après ou avant la récitation de la Havdala, selon votre coutume.

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LES SÉGOULOT

Les 11 Ségoulot de la fête de ‘Hanouka ! ‘Hanouka comporte de nombreuses Ségoulot et coutumes. Dans cet article, vous découvrirez différentes "astuces" de nos Sages pour obtenir la tranquillité d’esprit, des enfants Tsadikim ou encore une meilleure Parnassa !

Que cachent les bougies de ‘Hanouka ? Le Séfer Harokéa’h (Hilkhot ‘Hanouka 221) nous enseigne que les lumières de ‘Hanouka révèlent le Or Haganouz ("la lumière cachée"), cette lumière céleste qui illuminait le monde au cours des 36 premières heures de la Création.

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Téchouva Rabbi Na’hman de Breslev appelle ‘Hanouka "La fête du Bikour ‘Holim" ("La fête de la visite aux malades") – en effet, Hachem y descend près des âmes en peine afin de les guérir. Les bougies de ‘Hanouka ont la force de rapprocher d’Hachem même l’homme le plus éloigné du monde.

Face aux bougies, priez pour la Téchouva de vos proches !

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Tranquillité Pendant ‘Hanouka, Hachem nous offre 8 jours de tranquillité d’esprit !

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L’auteur du ‘Havot Yaïr promet : "Celui qui s’assoit une demi-heure face à la ‘Hanoukia, observe les bougies ainsi que le bien qui l’entoure, méritera la tranquillité d’esprit toute l’année."

Optimisme Le ‘Hida Hakadoch écrit : "Face à la ‘Hanoukia, demandez une seule chose : ‘Je veux voir le bien qui se trouve dans chaque personne. Hachem, de grâce, gratifie-moi d’un œil bienveillant. Je veux voir le bien qui est en moi et voir le bien qui est dans les épreuves que je peux traverser.’"

Voir la vie avec optimisme est une Ségoula que l’on peut obtenir grâce aux bougies de ‘Hanouka ! 10

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Mériter des miracles Le ‘Hida pleurait du fait qu’il n’avait pas les moyens de se procurer une ‘Hanoukia en argent. On raconte qu’il utilisait des gobelets simples, au centre desquels se trouvait un bougeoir de couleur argenté.

Avoir la plus belle ‘Hanoukia possible est une Ségoula pour mériter des miracles !

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Sagesse ‘Hanouka est une Ségoula pour obtenir la sagesse et la mémoire ainsi que pour avoir des enfants d’un niveau exceptionnel d’érudition en Torah.

Des enfants purs

Chaque soir, asseyez-vous et priez face aux bougies pour réussir l’éduction de vos enfants : 1. Que les enfants n’aient pas honte d’être religieux. Le Rabbi de Slonim disait : "C’est un moment propice pour demander une descendance bénie, droite, de Talmidé ‘Hakhamim, craignant Hachem et intègres... Et des filles pudiques, qui aiment la Torah et craignent D.ieu." 2. Que nous ayons de la satisfaction de nos enfants. 3. Que nous sachions ne pas faire de favoritisme, mais que nous soyons au contraire capable d’aimer tous nos enfants de la même manière. 4. Que nous comprenions que de la même manière qu’il nous incombe d’allumer les bougies mais que le reste de leur combustion dépend de la volonté divine, de même en est-

il dans l’éduction : il nous incombe de fournir tous les efforts nécessaires pour réussir l’éducation de nos enfants mais les résultats effectifs dépendent d’Hachem ! 5. Que nous intériorisons au niveau de l’éducation le message que nous récitons au sujet des bougies : "… et nous n’avons pas le droit de nous en servir". Nous ne devons pas nous "servir" de nos enfants comme faire-valoir ni en les oppressant. 6. Que nous méritions nous aussi d’être un Chamach (serviteur) loyal. Un serviteur loyal connaît aussi sa place : je ne suis pas le copain de mes enfants ! 7. "Hanérot halalou kodech hèm" ("Ces bougies sont saintes"), disons-nous au sujet des bougies. Puissions-nous mériter de contempler la beauté et la sainteté chez nos enfants. Magazine I n°168

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LES SÉGOULOT 7

Protection

C’est une excellente Ségoula pour la protection que de dire 7 fois à voix haute et la 8ème fois à voix basse le verset : "Vihi no’am Hachem Elo-hénou ‘alénou ouma’assé yadénou konéna ‘alénou ouma’assé yadénou konénéhou" ("Que la bienveillance d’Hachem, notre D.ieu, soit avec nous ! Fais prospérer l’œuvre de nos mains ; oui, l’œuvre de nos mains, fais-la prospérer !"). De même, il est bon de réciter le chapitre 91 des Téhilim ("Yochèv béssétèr ‘élion... "), surnommé le "chant contre les maux". Ce chapitre a la capacité de soigner le corps et l’esprit, ainsi que d’éloigner le mauvais œil et les peurs.

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Celui qui doit subir une opération ou doit passer un examen important prendra sur lui de ne faire aucune Mélakha (travail interdit) au cours de l’un des jours de ‘Hanouka, et il sera ainsi protégé de tout mal (le Ben Ich ‘Haï).

Ecarter le mal Le ‘Hida disait : "On récitera le psaume 67 en forme de Ménora. Il s’agit d’une Ségoula pour éviter les dommages et le réciter nous est compté comme si on avait allumé la Ménora dans le Beth Hamikdach."

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Trouver son conjoint Le vendredi, lorsque les bougies de Chabbath sont allumées à côté de celles de ‘Hanouka, on demandera à Hachem : "Hachem, de grâce, réjouisnous en nous accordant un foyer intègre" (le Rabbi de Slonim).

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Avoir des enfants Le dernier soir de ‘Hanouka, on dira : "De la même manière que sont allumées huit bougies, puisséje avoir le mérite de circoncire un fils le huitième jour" (le Rabbi de Ruzhin).

Parnassa Le père du Rambam, Rabbi Maïmon, disait au sujet de ‘Hanouka : "On ne doit délaisser aucune coutume, même celle qui à l’air insignifiante. Durant ‘Hanouka, chacun se doit d’organiser des repas de fête et dresser des tables garnies de mets succulents afin de rendre publics les miracles du Créateur. Depuis bien longtemps s’est installée la coutume de consommer des beignets frits à l’huile et enrobés de miel (Sfenj en arabe) - en souvenir du miracle [accompli avec l’huile]."

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Quiconque participe à la propagation des miracles du Créateur sera grandement récompensé et méritera les plus grandes bénédictions : Parnassa et bonne santé !

Rabbanite Yemima Mizra’hi


M A G A Z I N E

Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Eclairage talmudique sur la Paracha : ‘Hanouka & Vayéchev Nos Maîtres nous enseignent à quel point il est recommandé de prendre le temps d’observer les bougies de ‘Hanouka. Leur lumière est susceptible de pénétrer dans l’âme de celui qui les observe et de purifier celle-ci des visions négatives.

Parmi les différents épisodes qui rythment notre Paracha, celui de Yéhouda et Tamar retient tout particulièrement l’attention. En effet, leur union interpelle le lecteur moderne tant elle ne correspond pas aux critères classiques de rencontre entre un homme et une femme. Cet étonnement est redoublé quand on apprend que l’enfant qui naîtra de ce couple aura pour descendant le roi David et même le Machia’h. Notre tradition apporte de nombreux commentaires qui permettent de comprendre cet épisode. Où est la sainteté ? Au cours de cette rencontre, Yéhouda s’est engagé à envoyer à Tamar plus tard un chevreau. Mais, quand il envoie des messagers s’acquitter de sa dette, il ne la trouve plus. Les serviteurs

interrogent les habitants de la contrée en ces termes : "Où est la prostituée qui se tient aux Deux Sources ?" ("Ayé Kédécha Hi Bé’einayim") (Béréchit 38, 21). Personne ne savait où elle se trouvait. Mais ce verset a intrigué nos Maîtres, et notamment Rabbi Méir Abou’hatsira qui, jouant sur l’homonymie d’une part entre "Kédécha" (la prostituée) et "Kédoucha" (la sainteté), et d’autre part entre les mots "sources" et les "yeux", propose de lire le verset de la manière suivante : "Où est la sainteté ? Elle se trouve entre les yeux". Et d’expliquer ainsi que le moyen privilégié pour un homme de s’élever spirituellement est de prendre soin à la pureté de ses yeux, c’est-à-dire se préserver de toute vision inconvenante.

Supplément spécial Chabbath I n°168

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Rabbi Méir Abou’hatsira explique ainsi que lorsque l’homme s’efforce de lutter pour préserver ses yeux de toute image impure, il suscite sur lui un flux de bénédictions. Au moment précis où il surmonte différentes tentations et renonce à regarder des images inconvenantes, il ouvre les portes du Ciel et crée par son mérite un moment d’agrément tout particulier pour toutes les prières qu’il souhaite adresser à Hakadoch Baroukh Hou. Ce mérite de protéger ses yeux peut également lui permettre de développer en lui une forme d’intuition sainte pour comprendre et "voir" des éléments qui échappent aux yeux. Nos Maîtres nous enseignent à quel point il est recommandé de prendre le temps d’observer les bougies de ‘Hanouka. Leur lumière est susceptible de pénétrer dans l’âme de celui qui les observe et de purifier celle-ci des visions négatives. 36 heures de lumière, 36 bougies Par ailleurs, l’allumage des bougies de ‘Hanouka est un moment propice pour adresser à Hachem tout type de prières, et notamment pour l’éducation des enfants. Comme le dit Rav Houna "Quiconque fait attention à la flamme de ‘Hanouka aura des enfants érudits en Torah" (Chabbath 23b). En effet, les lumières de ‘Hanouka représentent la lumière de la Torah et notamment la lumière originelle de la création du monde qui a brillé durant 36 heures, à l’image des 36 bougies de ‘Hanouka (Séfer Harokéa’h, Hilkhot ‘Hanouka 221). Cette lumière donnait aux hommes une compréhension parfaite, mais elle fut retirée de ce monde par l’Eternel de peur que les personnes mauvaises ne s’en servent à de funestes intentions ; elle est désormais réservée aux Justes dans le monde à venir. Nous pouvons ainsi comprendre l’enseignement du Peri Tsadik, Rav Tsadok Hacohen de Lublin, qui écrivait : "Il est tout à fait approprié que les lumières de ‘Hanouka soient appelées ‘Kodech’, car elles transmettent la sainteté dans le cœur de chaque Juif". 14

Un cœur saint Les lumières de ‘Hanouka se distinguent en ce sens des autres Mitsvot de la Torah. En effet, même si ces Mitsvot génèrent dans le cœur de l’homme un sentiment d’élévation, de "sainteté", cela ne signifie pas que le support matériel de la Mitsva lui-même est "saint". C’est ainsi que dans le traité Nida (55), nos Maîtres nous enseignent, à propos des différentes causes d’impureté, que même si certains éléments sont de nature à transmettre l’impureté, cela ne signifie pas qu’ils sont euxmêmes impurs. Il en va de même de certaines Mitsvot qui confèrent un sentiment de Kédoucha lorsqu’elles sont accomplies, permettent une sanctification de l’individu en les réalisant, mais leur support matériel n’est pas nécessairement Kadoch ("saint"). "Toutefois les lumières de ‘Hanouka sont une exception, nous dit le Peri Tsadik, car elles imprègnent le cœur d’une personne de sainteté tout le temps qu’elles brillent, et elles doivent rester allumées pendant au moins une demiheure. Leur sainteté déborde au moment de l’allumage et l’exécution de la Mitsva elle-même, elle se prolonge autant que les bougies brillent. Pendant ce temps, elles témoignent que Dieu réside parmi nous, et elles assument une fonction semblable à celle de la Ménora dans le Beth Hamikdach. Nous comprenons maintenant pourquoi notre maître, le Rav Aboudraham, écrit que les lumières de ‘Hanouka sont spécifiquement appelées Kodech, car elles ressemblent à la Ménora dans le Beth Hamikdach." Puissions-nous avoir le mérite, avec l’aide d’Hachem, de profiter pleinement des lumières de ‘Hanouka afin de purifier nos yeux, ouvrir nos cœurs à l’étude de la Torah, et prendre conscience que l’Eternel réside tout près de nous et qu’Il peut nous éclairer durant toute l’année !

Magazine I n°168 Supplément spécial Chabbath I n°168

Jérôme Touboul


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Parachat Vayéchev

1 TIRAGE AU SORT

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1 tirage au sort par mois pour gagner des super cadeaux

Chapitre 37, versets 28 et 29

•

précède la question

• La réponse est sur fond de couleur •

les indices précédés d’une bulle

•

Les remarques et commentaires sont en retrait Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera développer avec l’enfant.

Dans ces Psoukim, la Torah nous raconte qu’après que les frères de Yossef l’aient jeté dans un puits pour l’y laisser mourir, ils ont aperçu une caravane d’Ichmaélim (les descendants d’Ichmaël) qui passait. Yéhouda a alors dit à ses frères : “Quel avantage allons-nous tirer de la mort de Yossef ? Vendons-le aux Ichmaélim, et ainsi nous nous débarrasserons de lui sans l’avoir tué !” Pourquoi est-ce précisément en voyant la caravane d’Ichmaélim que Yéhouda a changé d’avis, et décidé de convaincre ses frères de ne pas tuer Yossef ? Le Séfer Melo Ha’omer explique que, selon le Midrach, les frères de Yossef voulaient le tuer parce qu’ils ont vu, avec leur esprit saint, que Yérovam ben Névat descendra de lui. Après le grand schisme qui s’est produit à la mort du roi Chlomo, Yérovam a été le premier roi de l’empire d’Israël. Il a installé deux veaux d’or (l’un à Beth El et l’autre dans le territoire de Dan), et a interdit aux juifs de se rendre à Jérusalem lors des fêtes de pèlerinage. Yérovam ben Névat descendait plus précisément d’Efraïm, le second fils de Yossef. Lorsque Yéhouda a vu la caravane d’Ichmaélim qui passait, il s’est soudain souvenu du moment où Ichmaël allait mourir dans le désert, et où les anges voulaient qu’il meurt, pour qu’il ne puisse pas donner naissance à une descendance qui, par la Suite page suivante

AVOT OUBANIM

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suite, fera beaucoup souffrir le peuple juif. Hachem avait alors dit aux anges : “Je juge un homme selon le niveau où il est en ce moment (“Baacher Hou Cham”), et pas selon ses actions futures.” En voyant les Ichmaélim, Yéhouda s’est rappelé de cette histoire avec Ichmaël, qui montre l’importance de ne pas condamner une personne en raison de son futur. Et il a donc réalisé que lui et ses frères avaient fait une erreur en condamnant Yossef pour sa descendance future. C’est pourquoi il a dit : “Vendons-le simplement, afin de l’écarter de nous. Mais nous n’avons pas le droit de le tuer !”

D’ailleurs, une dizaine de Psoukim plus haut, au verset 17, nous voyons que l’homme que Yossef a trouvé dans les champs (et qui était, en fait, l’ange Gabriel) et auquel il a demandé “Où sont mes frères ?” lui a répondu “Ils ont voyagé de là.” Au sens figuré, ces mots signifiaient : “Attention ! Il est dangereux pour toi de les rejoindre ! Car ils ont voyagé de la manière dont Hachem juge les hommes. Ils t’ont déjà condamné pour ton descendant. Ils ont oublié qu’Hachem juge l’homme selon ce qu’il est au présent, et pas selon ce qu’il sera dans le futur !”

Choul’han Aroukh, chapitre 671, Halakha 1

Le Choul’han Aroukh dit : “Il faut faire très attention à l’allumage de ‘Hanouka. Et même un pauvre qui se nourrit par la Tsédaka devra emprunter de l’argent, ou vendre même son vêtement, pour acheter de l’huile pour l’allumage.” Le Michna Beroura rapporte que la Guemara dit que tout celui qui a l’habitude d’allumer aura des enfants Talmidé ‘Hakhamim, comme l’indique le Passouk qui dit : “Car la Mitsva est une bougie, et la Torah est une lumière.” Au sujet de cette Guemara, Rachi explique qu’elle parle d’une personne qui a l’habitude d’allumer les bougies de Chabbath et celles de ‘Hanouka. L’expression “Celui qui a l’habitude” désigne ici une personne qui ne se contente pas d’allumer parce qu’il faut allumer, mais qui embellit son allumage.

allumer), le Michna Beroura ajoute : “ou bien faire un travail rémunéré, qui lui permettra d’acheter le nécessaire pour l’allumage.” Et il précise que cette obligation (d’emprunter de l’argent, de vendre même son vêtement ou de trouver un travail rémunéré) n’existe que pour avoir de quoi allumer UNE bougie chaque soir de ‘Hanouka (bien qu’il y ait une Mitsva d’allumer chaque soir de ’Hanouka une bougie supplémentaire).

Concernant l’importante obligation, qui incombe à toute personne ayant un domicile, d’allumer les bougies de ’Hanouka, Rav Elyachiv va jusqu’à dire que celui qui n’a pas de domicile (et qui vit donc, par exemple, dans la rue ou en forêt) devra faire tout son possible pour essayer de louer une maison pour les huit jours de ‘Hanouka.

Comment embellit-elle son allumage ? Le Pélé Yo’èts explique : “En utilisant un ustensile (chandelier pour Chabbath et ’Hanoukia pour ’Hanouka) beau et propre, et de l’huile d’olive pure.” Le Bakh explique que si cette personne étudie la Torah, elle méritera de devenir elle-même Talmid ‘Hakham. En quoi l’allumage de ’Hanouka est-il si important au point que même les gens pauvres doivent emprunter de l’argent ou aller jusqu’à vendre leur vêtement pour pouvoir allumer ? Car il y a, dans la Mitsva d’allumer les bougies de ’Hanouka, une notion de Pirsoumé Nissa (diffuser le miracle au plus grand nombre de gens possible). Sur ce que le Choul’han ’Aroukh a dit au sujet du pauvre pour les bougies de ’Hanouka (qu’il doit emprunter de l’argent ou vendre même son vêtement pour pouvoir les 16 AVOT OUBANIM

Si, pendant Hanouka, une personne voyage en avion toute la nuit (c’est-à-dire : elle prend l’avion lorsqu’il fait encore jour et qu’elle n’a donc pas encore l’obligation d’allumer les bougies de ’Hanouka, mais n’atterrit que le lendemain en plein jour), comment fait-elle pour l’allumage des bougies de ’Hanouka ? S’il y a, à son domicile, une personne qui allume pour elle, c’est bon. Sinon, il vaut mieux, si cela ne cause pas une grande perte financière et que le voyage n’est pas très urgent, décaler ce dernier de sorte à ce qu’il ne fasse rater aucun jour d’allumage.

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Moché était très respecté par le gouverneur chez lequel il travaillait. Ce dernier connaissait son honnêteté et sa droiture, et savait qu’il était travailleur. Et malgré tout ce que d’autres serviteurs du gouverneur pouvaient dire ou penser sur Moché, le gouverneur l’estimait beaucoup. Un jour, à l’approche de ’Hanouka, le gouverneur a convoqué Moché. Et lorsque celui-ci est arrivé, le gouverneur avait une mine renfrognée, et très sévère. Il a dit à Moché : “Je sais que c’est bientôt ’Hanouka, et que tu allumes chaque année, à cette période, des lumières à ta fenêtre. Peuxtu m’expliquer le sens de ce comportement ?”

Et c’est ce qu’il s’est passé. Le soir de ’Hanouka, malgré l’abondante neige qui était tombée et le froid glacial, Moché et sa famille sont allés en forêt pour allumer les bougies de ’Hanouka. Moché les a allumées, puis il s’est mis à chanter. Ses enfants ont chanté avec lui, et la maman a distribué des beignets encore chauds... La joie était intense, l’élévation spirituelle était très grande... Soudain, ils ont entendu un bruit de pas. C’était le gardien de la forêt, qui connaissait Moché et le détestait... Il s’est mis à hurler : “Que fais-tu ? Astu l’intention d’incendier la forêt ? Je cours prévenir le gouverneur !”

Moché se demandait ce que les autres serviteurs du gouverneur, qui le haïssaient tellement, avaient bien pu raconter au gouverneur à son sujet... Moché a expliqué comme il pouvait le sens de la fête. Et il a terminé en disant que le respect de cette Mitsva et des autres Mitsvot approchera la venue du Machia’h. C’était la phrase qu’il ne fallait pas dire ! Le gouverneur a dit : “Je pensais que tu étais heureux chez moi, mais je vois qu’en vérité, tu ne penses qu’à t’en aller ! Tu espères que le Machia’h vienne et t’amène ailleurs !” Moché, en tremblant, a expliqué que ce n’était pas du tout son intention. Mais le gouverneur n’a rien voulu entendre ! Il a répondu : “Je t’interdit d’allumer les bougies de ’Hanouka cette année ! Et si tu les allumes, je te jetterai au fond du puits toi et toute ta famille, et vous mourrez de faim là-bas !” Moché est rentré chez lui bouleversé. Il a parlé à sa femme du terrible décret qui venait de s’abattre sur lui. Elle lui a demandé ce qu’il comptait faire. Après quelques instants de réflexion, il lui a répondu : “Nous allumerons les bougies de ’Hanouka même cette année ! Mais pas chez nous... En pleine forêt !”

Avant que Moché n’ait pu répondre quoi que ce soit, le gardien a couru chez le gouverneur, convaincu de recevoir une grande récompense... Lorsque le gouverneur a entendu ce qu’il s’est passé, il est entré dans une fureur indescriptible et s’est précipité à l’endroit de la forêt que le gardien avait indiqué. Mais avant qu’il puisse arriver chez Moché, son cheval a marché sur une plaque de glace qui se trouvait audessus d’une rivière, et qui n’était pas suffisamment solide. Sous le poids du cheval, la plaque a craqué, et le gouverneur est tombé dans l’eau glacée... Il s’est mis à hurler au secours. Moché a entendu les cris, et s’est précipité vers l’endroit dont ils provenaient. Avec des forces surhumaines, il a sauvé le gouverneur, qui a grandement regretté de lui avoir fait du mal. Il l’a comblé de cadeaux, et lui a promis qu’il ne l’empêcherait plus jamais d’allumer les bougies de ’Hanouka. Il a été très reconnaissant envers Moché, qui lui avait sauvé la vie.

Depuis ce moment, il l’a laissé vivre sereinement son judaïsme, et a cessé d’écouter les fausses accusations dont il était l’objet. ‘Hanouka Samé’ah !

AVOT OUBANIM

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Question Avi et ses amis ont organisé une soirée barbecue. Tout se passe au mieux jusqu’au moment où, pour attiser le feu, un des copains présents, Elie, verse de l’alcool sur les braises. Une grosse flamme jaillit alors du barbecue, et les habits d’Elie prennent instantanément feu. Elie saisit un manteau posé à proximité, qui en fait appartient à Avi, et s’enveloppe avec pour étouffer le feu. Grâce à D.ieu, le manteau a eu l’effet escompté et le feu est vite éteint. Toutefois, le manteau, qui a subi de sérieux dégâts, est hors d’usage. Avi

dit alors à Elie qu’il est très content que son manteau lui ait sauvé la vie, mais que cela ne diminue en rien son devoir de le lui rembourser comme n’importe quelle situation de dommage. Ce à quoi lui répond Elie : “Étant donné que j’étais en danger de mort, il était du devoir de chacun de me sauver par tous les moyens possibles. Le manteau était donc ton moyen d’accomplir ton devoir de me sauver, je ne te dois donc rien !”

A toi

Elie doit-il payer le manteau ou non ?

!

  Guémara Baba Kama 60b “Rav

Houna Amar Guédichim” à “Ein Mo’hin Béyado”. Roch chapitre 6, Siman 12.

Réponse Le Roch explique la Guémara que nous avons citée de la manière suivante : il est clair que, quand il y a un danger de mort, il est permis d’utiliser les biens d’autrui pour se sauver, la problématique de la Guémara est de savoir si, une fois sauvé, il doit payer la valeur des biens endommagés par son sauvetage ou non. Étant donné que la Guémara tranche qu’il doit payer, Elie devra donc payer le manteau de Avi.

Chmirat Halachone en histoire

Question

Le Cas de la semaine

La Torah nous enseigne : “Tu ne garderas pas rancune.” (Séfer Vayikra, Kédochim 19 :18) Chimon et Réouven sont en classe, et profèrent du Lachon Hara sur un camarade. Le professeur, gêné par leurs bavardages, leur demande de répéter tout fort ce qu’ils disaient.

Chimon et Réouven doivent-ils, en ces circonstances, obéir au professeur ?

Réponse

Il est strictement interdit de dire du Lachon Hara, y compris sous l’insistance d’un maître ou de toute personne à qui l’on doit respect et crainte. Les deux enfants doivent expliquer au professeur qu’ils étaient en train de proférer des paroles médisantes, qu’il leur est interdit de répéter, en présentant leurs excuses à leur professeur et aux élèves.

Responsable de la publication : David Choukroun Rédaction : Rav Eliahou Uzan, Rav Elh’anan Moche Smietanski, Alexandre Rosemblum

+972 54 679 75 77

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AVOT OUBANIM

Supplément Vayéchev - n°99 spécial Chabbath I n°168

Retranscription : Léa Marciano

avotoubanim@torah-box.com

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‘Hanouka : Que vais-je dire à Papa ? L’enfant, bouleversé, ne parvint pas à articuler un mot. Ses amis m’expliquèrent que son père avait économisé pour acheter une bouteille d’huile d’olive, pour pouvoir allumer les bougies de ‘Hanouka. Mais l’enfant oublia la mise en garde de son père et la bouteille se brisa en mille morceaux…

Un Gabbay (collecteur de fonds) de Tsédaka arriva un jour en Italie pour collecter de l’argent en faveur d’institutions de Torah à Jérusalem. Il était logé par l’un des grands notables de la ville. Notre homme était surpris par la richesse déployée dans la demeure de l’homme aisé. Des lampes en cristal ornaient les plafonds, le sol en marbre était tapissé de luxueux tapis, la table était dressée avec une vaisselle somptueuse…

demandez certainement ce que font ici ces vieux débris de verre ?" "En effet", répondit le Gabbay. Et le maître de maison de reprendre : "Je dois ma vie à ces bris de verre… Ils me sont plus précieux que tout l’or et l’argent que vous voyez chez moi !"

Soudain, il remarqua quelque chose de très étrange : une immense ‘Hanoukia en or se trouvait dans le couloir, et des morceaux de verre brisé étaient disposés à ses côtés. Le Gabbay s’étonna : que faisaient dans ce palais des bris de verre ? L’homme remarqua la surprise du Gabbay et lui demanda : "Vous vous

"Je suis né en Hollande, j’ai étudié à la Yéchiva et je pensais y passer toute ma vie, mais après ma Bar-Mitsva, je reçus une lettre de mon grandpère qui habitait en Italie. Il me demandait - moi qui suis l’aîné des petits-enfants - de venir l’aider dans son magasin pour une courte période, car il ne se sentait pas bien. Mes

Et voici l’histoire qu’il relata à son interlocuteur… Ascension en Italie

Supplément spécial Chabbath I n°168

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parents acceptèrent et m’encouragèrent même à partir. Je quittai donc le monde de la Torah pour passer à celui du commerce, j’aidai mon grand-père au magasin du matin au soir, mais malheureusement, l’état de santé de celui-ci s’aggrava et il décéda quelque temps plus tard. J’étais déjà plongé dans le monde des affaires, je fis une rapide ascension, j’appréciai chaque instant où je gagnai de l’argent grâce à mon travail, mes affaires prospéraient de jour en jour, et j’ouvris de nombreuses succursales. J’annonçai à mes parents que je restai en Italie, étant occupé par la gestion des affaires du matin au soir." Le petit enfant pauvre dans les rues de Rome "La première étape de ma chute intervint à un moment où j’étais très préoccupé par mon travail et je fus contraint de renoncer à la prière de ‘Arvit. Peu de temps après, je sautai également la prière de Cha’harit, en prétextant que ce n’était que passager. Bien entendu, une faute en entraîne une autre, et je ne priai plus Min’ha. Je fis une chute en pente raide, jusqu’à ce qu’il ne reste dans ma vie aucune trace du judaïsme. Par la suite, je me mariai et j’eus des enfants, qui n’avaient pas la moindre idée du judaïsme, vu que je ne les avais pas élevés dans la voie de mes aïeuls. Un jour, en marchant dans la rue, je vis un groupe d’enfants juifs qui jouaient. J’entendis soudain un grand cri. Je m’approchai des lieux et vis un enfant pleurant à chaudes larmes, entouré par ses camarades qui tentaient de le consoler. Je m’approchai de l’enfant et lui demandai : ‘Que s’est-il passé ?’ L’enfant me répondit, les yeux rougis par les larmes et d’une voix plaintive : ‘J’ai un grave problème ! Que vais-je dire à papa ?!’ ‘Que s’est-il passé, peut-être puis-je t’aider ?’. Mais l’enfant, bouleversé, ne parvint pas à articuler un mot. Ses amis m’expliquèrent que l’enfant était issu d’une famille pauvre, son père avait économisé pendant une longue période de l’argent pour acheter une bouteille d’huile d’olive, pour pouvoir allumer les bougies 20 20

de ‘Hanouka de la façon la plus parfaite possible. Aujourd’hui, il avait envoyé son fils acheter de l’huile, en le mettant en garde de ne pas traîner en chemin et de rentrer directement à la maison pour éviter que la bouteille ne se brise, que D.ieu préserve. L’enfant acheta la bouteille, mais en voyant ses amis, il oublia la mise en garde de son père et, en quelques minutes, la bouteille se brisa en mille morceaux. Mon cœur s’emplit de miséricorde pour l’enfant. Je lui dis de me suivre au magasin, où je lui achetai une bouteille d’huile d’olive bien plus grande que la précédente. La joie revint sur son visage, et tous les enfants partagèrent sa joie. La flamme ravivée à ‘Hanouka De retour à la maison ce soir-là, ses propos continuaient à résonner à mes oreilles : ‘Que dirais-je à papa ? Que dirais-je à papa ?’ Je pensai à moi. ‘C’est vrai, que vais-je dire à papa ? Que vais-je dire à mon Père au ciel qui a placé en moi une âme précieuse et m’a confié le soin de la protéger, que dirais-je à Papa après ma mort ? J’ai tourné le dos au judaïsme ! Quel prétexte invoquerai-je devant D.ieu au jour du jugement ?!’ Je décidai immédiatement de retourner à l’endroit où les enfants s’étaient rassemblés, ramassai les bris de verre à terre et les emportai à la maison. Le soir même, à la grande stupéfaction de mon épouse et de mes enfants, j’allumai les bougies de ‘Hanouka, ce que je n’avais pas fait depuis de longues années. Chaque soir, j’allumai une bougie de plus en contemplant les bougies qui vacillaient, et mon cœur s’emplit d’espoir. Je me remémorai mes parents, ma maison et mon enfance. À ‘Hanouka commença mon chemin du retour à mes racines juives et à l’accomplissement des Mitsvot. Tu comprends maintenant à quel point ces bris de verre me sont précieux ?!", conclut l’homme, sous les yeux émerveillés du Gabbay.

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Rav Aharon Cohen


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VIE JUIVE ‘Hanouka - Penser grec ou penser juif : telle est la question C’est par le biais de l’hellénisation que les Grecs assenèrent au peuple d’Israël leurs coups les plus violents. Ils le frappèrent avec leur doctrine obscure et pernicieuse : le rationalisme grec qui attribue à la seule raison humaine la capacité de connaître et d’établir la vérité. Nous connaissons tous la nature spirituelle du conflit qui opposa les Grecs au peuple d’Israël. Antiochus s’acharna à effacer la singularité du rapport qu’entretient le peuple juif avec D.ieu. Il promulgua pour cela l’édit de persécution qui sommait l’ensemble des Juifs à abandonner les pratiques du judaïsme. Le Midrach raconte qu’il fut également ordonné à chaque juif de graver sur la corne de son taureau : "vous n’avez pas de part dans le D.ieu d’Israël.". Cette ordonnance folle exprime une volonté de rompre le lien inconditionnel d’Israël avec D.ieu. Le Maharal de Prague explique que le but de cette loi était de rappeler la faute du veau d’or. Les Grecs signifiaient ainsi aux Juifs leur supposée rupture avec D.ieu.

La haine de la transcendance Mais c’est par le biais de l’hellénisation que les Grecs assenèrent au peuple d’Israël leurs coups les plus violents. Ils le frappèrent avec leur doctrine obscure et pernicieuse : le rationalisme grec qui attribue à la seule raison humaine la capacité de connaître et d’établir la vérité. La doctrine grecque renie l’existence d’une sagesse révélée, transcendante, supérieure à celle des hommes. L’existence d’une telle sagesse constitue un affront inacceptable, voire une menace. Le Maharal explique dans son ouvrage sur ‘Hanouka comment les philosophes grecs ont jalousé et haï la sagesse de D.ieu. Ils l’ont d’abord traduite dans l’espoir de la souiller. Car cette traduction avait pour but de faire de la Torah une science comme les autres. Les Grecs ont ensuite interdit aux Juifs de l’étudier afin qu’ils n’accèdent plus à la transcendance. Nous disons dans la prière de ‘Al Hanissim : "le cruel pouvoir hellénique se leva contre Israël Ton peuple, pour … lui faire transgresser les décrets de Ta volonté. Tu livras… les iniques aux mains de ceux qui se consacrent à l’étude de Ta Torah." Selon le roi Salomon, le terme "inique" désigne un moqueur comme il est écrit (Michlé 21 et 24) : "un inique qui se pavane, son nom est ‘moqueur’ ; il agit avec une arrogance sans borne." Le terme "inique" du texte de ‘Al Hanissim désigne les juifs hellénisés qui ont tourné la Torah en ridicule par leur approche empreinte de rationalisme. Un gymnase près du Temple Cette moquerie s’affichait dans l’interprétation de passages de la Torah de façon allégorique et dans le rejet des ‘Houkim, les lois inexplicables. Les iniques sont en cela l’inverse de "ceux qui

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se consacrent à l’étude de Ta Torah." Ils ont renoncé au caractère divin du texte biblique pour en faire un recueil philosophique, à D.ieu ne plaise. À l’époque des Séleucides, les Juifs hellénisés disposaient d’un pouvoir politique et culturel considérable. Jason, un fervent helléniste, devint ainsi Grand-Prêtre à la place du pieux Yo’hanan. Jason utilisa sa nouvelle charge pour disséminer de plus en plus de coutumes grecques parmi les membres de la prêtrise. Il fit même construire un gymnase tout près du Temple, ainsi qu’une académie où étaient enseignées les matières profanes. Emouna et réflexion, antagonistes ? Néanmoins, une question subsiste : la pensée juive est-elle incompatible avec la logique intellectuelle ? Y a-t-il un conflit entre la Emouna et la réflexion ? A priori, ces deux approches sont antagonistes. Rav Chakh se penche sur cette question dans son commentaire du Michné Torah, Avi ‘Ezri. Il raconte qu’il se tourna vers le Rav Soloveishik, dans l’espoir d’une réponse. Ce dernier lui a alors livré l’explication de son illustre père, Rabbi ‘Haïm de Brisk. Selon le génie de Brisk, il est évident que le fruit d’une réflexion appartient au savoir et non à la croyance. La Emouna commence là où la logique s’arrête. Suivant cette explication, la Mitsva de Emouna comprendrait deux parties : une démarche intellectuelle, et une foi inconditionnelle. Nous devons d’une part asseoir notre Emouna par la démonstration logique. Et lorsque nous n’y parvenons pas, nous devons alors avoir une Emouna simple et sans questionnement. Car la Emouna a préséance sur la démonstration logique. C’est d’ailleurs le fondement de l’acceptation de la Torah : "nous ferons et nous comprendrons" (Na’assé Vénichma’) ! ‘Hanouka Saméa’h !

David E. Avraham Magazine I n°168

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FEMMES FAMILLE ÉDUCATION FEMMES COUPLE

‘Hanouka : la Maman et ses enfants Puis, j’observe les bougies les unes après les autres. Elles fondent, mais chacune d’une façon différente. Pourtant, je les ai allumées en même temps et de la même façon. Et de nouveau, je fais le lien avec mes enfants…

‘Hanouka est arrivé dans nos maisons : enfin, un peu de lumière au beau milieu de l’hiver !

en chantant à tue-tête Ma’oz Tsour sur un air incertain.

La nuit est tombée, la ‘Hanoukia a été nettoyée et astiquée. Mes beignets sont sur le feu et mes enfants jouent avec leurs toupies. Il fait froid dehors, mais l’atmosphère à la maison est chaleureuse et nous sommes heureux de nous retrouver tous ensemble. En effet, toute la famille est réunie de bonne heure dans la soirée, ce qui n’arrive presque jamais durant le reste de l’année !

Puis vient la période post-allumage : pendant une demi-heure, comme tous les membres de la famille, je dois faire la chose la plus difficile pour une femme, ne rien faire ! Ou plus précisément observer.

Mon mari allume le Chamach et récite les bénédictions appropriées. Chacun son tour, chaque membre de la famille vient allumer une bougie, l’un après l’autre, du plus grand au plus petit. A la fin de l’allumage, telle une chorale improvisée, mes enfants récitent tous ensemble

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Observer la pureté de la flamme Je dois regarder cette lumière différente de toutes les autres. Pourquoi ? Parce qu’elle est pure. Et je me dois de m’interroger sur cette pureté. Mes enfants sont des âmes pures qui nous ont été confiées par Hachem et ma mission est de maintenir et entretenir cette pureté en eux, tout comme cette huile pure entretient la flamme de nos bougies de ‘Hanouka.


FEMMES FAMILLE différente. Il y a celle qui se consume très vite, celle qui s’affaisse, les deux qui se collent entre FEMMES elles, et celle qui reste debout pratiquement fixe et qui est la dernière à s’éteindre. Pourtant, je COUPLE Est-ce que je suis à la les ai allumées en même temps et de la même hauteur de cette mission qui m’a été confiée ? façon. Quel mystère ! Oui. Est-ce que j’entretiens la pureté qui est Et de nouveau, je fais le lien avec mes enfants. en eux pour les faire grandir comme des êtres J’ai l’impression de leur donner la même énergie, accomplis ? Parfois je doute de moi, mais ce qui la même impulsion, mais ils évoluent tous à est sûr c’est que j’essaye de faire de mon mieux. leur manière. L’un se démoralise à la première Et n’est-ce pas justement ce qu’Hachem attend occasion, telle la bougie qui s’affaisse ; les deux de moi ? autres enfants sont inséparables, telles les Je me promets de continuer à faire toujours de bougies qui se collent l’une à l’autre ; l’autre mon mieux, de ne pas douter de mes qualités garde le cap à toute épreuve, telle la bougie qui de maman et surtout de faire confiance à résiste, etc. Hachem : nous faisons toutes des erreurs, Chacun a sa particularité et ses singularités. mais si nos intentions sont pures elles aussi, Mon rôle est de donner à chacun ce dont il a Hachem corrigera nos erreurs. C’est ce que je besoin pour être quelqu’un de meilleur. Et si Lui demande à ce moment précis. l’un d’entre eux vient à se décourager, je dois Observer la particularité de chacune des essayer de raviver la flamme qui est en lui par des paroles douces et encourageantes. bougies

ÉDUCATION

Le rôle d’une maman est d’allumer la flamme de ses enfants.

Puis, j’observe les bougies les unes après les autres. Elles fondent, mais chacune d’une façon

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Mon rôle également est de les pousser à s’enflammer, à s’émouvoir. Car il n’y a rien de


pire qu’un être blasé de tout et incapable de s’émouvoir. Je prie pour qu’ils soient toujours heureux de ce qu’ils ont et qu’ils sachent apprécier chaque petite chose que la vie leur offre. Observer notre propre reflet Telle la ‘Hanoukia, la maman est comme le Chamach et ses petites bougies, elle est la gardienne avec ses petits enfants. Chaque soir, une bougie s’additionne et on espère que dans les prochaines années, s’additionneront à la famille encore plusieurs enfants ! J’apprends à observer et à apprécier tout simplement ce que j’ai dans ma maison : un mari aimant, des enfants sains et en bonne santé, une atmosphère chaleureuse et de l’amour à revendre. Parfois, j’aimerais que la maison soit un peu plus rangée et un peu plus silencieuse, mais au contraire, me dis-je ! Quelle chance d’avoir des enfants qui mettent un peu de pagaille et surtout dont les rires rythment l’ambiance de la maison.

Observer l’huile d’olive L’huile d’olive symbolise la sagesse. Ce moment, c’est aussi le moment de prier pour la sagesse, de prier pour avoir une vision juste. Je prie pour ne pas faire des choix par convention ou par peur du qu’en dira-t-on. Je demande à Hachem d’illuminer mon esprit ainsi que ceux de tous les membres de ma famille pour faire la distinction entre ce qui est lumineux et ce qui est obscur, afin de toujours faire les meilleurs choix. Finalement, cette demi-heure à ne rien faire, qui me paraissait insurmontable, est passée très vite ! Je réalise que - en tant que maman - nous courrons sans cesse après la montre et que nous ne prenons presque jamais le temps d’observer : observer la pureté, la singularité et la sagesse de chacun de nos enfants ; observer la chance que nous avons d’avoir tous ces trésors qu’Hachem nous a donnés entre nos mains. Simha G. (inspiré de la Rabbanite Yémima Mizra’hi)

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Pose ta question, un rabbin répond !

Brakha des barres de chocolat/gaufrettes Quelle Brakha fait-on sur les barres de chocolat (gaufrettes) "Kif Kéf", "Pessek Zman" en Israël, etc. qui contiennent du chocolat essentiellement mais qui sont remplies de gaufrette ? Réponse de Binyamin Benhamou 1. Sur les barres de chocolat dont vous parlez qui contiennent majoritairement du chocolat certes mais à l’intérieur des gaufrettes, il faut réciter la bénédiction "Boré Miné Mézonot" car les gaufrettes son présentes pour ajouter du goût au produit, car il se marie bien avec le chocolat (et pas seulement pour la forme du produit). Et ce, même si l’intention est surtout de manger le chocolat. 2. Après consommation, la bénédiction sera "Boré Néfachot" tant qu’on n’a pas consommé au moins 1 Kazayit (29 grammes) de gaufrettes seules (Halikhot Brakhot p. 128). Bon appétit mais pas conseillé pour la santé d’en manger trop souvent !

Allumer les bougies de ‘Hanouka pour un/e Goy Je ne suis pas juive. Puis-je allumer les bougies de ‘Hanouka ? Réponse de Rav Freddy Elbaze Pourquoi pas ? Dès l’instant où vous allumez pour vous et non pour acquitter un juif, il vous est possible d’allumer les bougies de ‘Hanouka. Il en est de même pour toutes les Mitsvot de la Torah sauf Chabbath et Téfilin.

Allumer des bougies autour d’une statue = ‘Avoda Zara ? Un juif non-pratiquant de ma connaissance possède chez lui une statue de boud.. et allume des bougies autours de temps en temps. Informé sur l’extrême gravité de la ‘Avoda Zara, il me répond qu’il considère cette statue non comme un dieu, mais comme la représentation d’un saint homme. Cet acte est-il considéré comme de l’idolâtrie, comme la Torah l’interdit ? Réponse de Rav Réouven Attias Cet acte est considéré comme de l’idolâtrie, du fait : 1. Qu’il y a coutume dans les pays bouddhistes d’allumer des bougies autour de la ‘Avoda Zara (Choul’han ‘Aroukh Yoré Dé’a 139, 3). 2. Qu’il est interdit d’embellir une ‘Avoda Zara (Choul’han ‘Aroukh Yoré Dé’a 143, 2). 3. Que, même s’il ne considère pas cette statue comme un dieu, il est tout de même interdit de se prosterner, de la servir, ainsi que de montrer un signe d’affection (Choul’han ‘Aroukh Yoré Dé’a 150, 2-3). Il ne nous reste qu’à prier qu’il puisse avoir le mérite de faire Téchouva afin de se rapprocher de notre Créateur.

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Allumage de la ‘Hanoukia et ‘Arvit : quoi faire d'abord ? Lors de la fête de ‘Hanouka, faut-il d’abord procéder à l’allumage des Nérot ou bien à la prière de ‘Arvit ? Pourquoi ? Réponse de Rav Avraham Garcia Il y a à ce sujet une grande discussion pour les Séfarades car d’un côté, nous avons la règle de "Tadir Véchééno Tadir", à savoir que lorsque deux Mitsvot se présentent à nous, on devra accomplir en premier celle qui est la plus habituelle et coutumière (dans notre cas, ‘Arvit que l’on prie tous les soirs par rapport à ‘Hanouka qui n’est réalisé que huit jours dans l’année) ; et d’un autre côté, si on prie ‘Arvit à la nuit, il est évident que l’on va retarder l’allumage à plus d’une demi-heure après la sortie des étoiles. Il est donc préférable de retarder la prière de ‘Arvit afin d’allumer avant la sortie des étoiles (18 à 25 minutes après le coucher du soleil) et ensuite aller prier ‘Arvit, par exemple une heure après la sortie des étoiles. La coutume la plus répandue chez les Séfarades était de prier Min’ha et, dès que le coucher du soleil avait lieu, d’allumer les bougies à la synagogue, et ensuite prier ‘Arvit bien avant la tombée de la nuit. Ainsi, tout le monde avait encore le temps de rentrer chez soi dès la sortie des étoiles. De nos jours, cette façon de faire est difficilement réalisable et donc à éviter.

‘Hanouka à l’hôtel Si on passe ‘Hanouka à l’hôtel, peut-on allumer la ‘Hanoukia en bas avec toutes les ‘Hanoukiot, ou faut-il l’allumer dans sa chambre pour que cela soit valable ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Selon la Halakha, vous devez allumer la ‘Hanoukia dans votre chambre d’hôtel. Si les responsables de l’hôtel vous interdisent d’allumer dans la chambre, vous devez allumer à l’endroit prévu à cet effet en vous associant à d’autres personnes. Dans une telle éventualité, les Brakhot seront récitées par une seule personne et toutes les autres répondront Amen (Yalkout Yossef - ‘Hanouka [éd. 5772], p. 671).

Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...

Une équipe de Rabbanim répond à vos questions (halakha, judaïsme) du matin au soir, selon vos coutumes :

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RECETTE Les sfinges marocains ! A ‘Hanouka, nous avons pour coutume de manger de délicieux beignets frits dans l’huile. C’est une manière gourmande de commémorer le miracle de ‘Hanouka qui eut lieu avec une fiole d’huile.

Ingrédients Pour 10 personnes Temps de préparation : 30 min + 1h de repos

  2 verres d’eau froide   15 g de levure du boulanger   650 g de farine tamisée   1 cuillère à café de sel   2 cuillères à café de sucre   4-5 verres d’huile à friture   1 verre de sucre en poudre

pour la décoration

Réalisation - Mettez l’eau dans le bol de votre robot ménager en mode pétrissage. Émiettez la levure dans l’eau, puis ajoutez-y la farine, le sucre, le sel et mélangez jusqu’à ce que la pâte soit bien homogène. La pâte doit être assez molle et collante. Couvrez avec du film transparent et laissez monter env. 30 min à température ambiante. Le volume de la pâte doit avoir presque doublé. - Enlevez le film plastique et mouillez vos mains afin de manipuler la pâte. Rabattez la pâte sur elle-même aux 4 arcs de cercle, puis tournez votre bol et, de nouveau, rabattez la pâte, puis répétez cette manipulation trois fois. Couvrez de nouveau de film transparent et laissez monter 30 min. - Mettez l’huile de la friteuse à chauffer jusqu’à ce qu’elle atteigne env. 175°C. Placez du papier absorbant sur une assiette à proximité de votre friteuse. Mouillez-vous les mains et prélevez un peu de pâte. Formez une boule (tant bien que mal, étant donné la consistance de la pâte) et enfoncez votre pouce au centre (ne vous inquiétez pas si les formes sont irrégulières). Mettez le beignet dans l’huile de friture jusqu’à ce qu’il dore, puis tournezle dans l’autre sens pour dorer les deux côtés, 2-3 min en tout. - Placez les beignets frits sur le papier absorbant. Répétez l’opération avec le reste de la pâte. Une fois les beignets tiédis, roulezles dans le sucre en poudre. ‘Hanouka Saméa’h à tous !

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Esther Sitbon


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"La lumière dont on bénéficie grâce aux Mitsvot est proportionnelle à la joie que l’on éprouve lorsqu’on les accomplit." (Rav 'Haïm Vital)


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