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Torah-Box Magazine n°161 France - Noa'h

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IRAN MA'ASSER

BIRKAT HAGOMEL

KAMALA HARRIS

BORIS JOHNSON

ALLEMAGNE CACHEROUTE

n°161 I 6 Octobre 2021 I 30 Tichri 5782 I Noa'h

Israël : Entrée en vigueur du nouveau passeport vert ; 2.653 cas découverts en 24h > p.11

RAMBAM

M A G A Z I N E

Les "eaux d’en-haut" enfin découvertes par les scientifiques > p.22

KOTEL GUÉMARA

Recette : Salade de quinoa et lentilles > p.30


Calendrier Chemita 5782 - Tableau des produits

by Torah-Box

RAPPEL :

Toute l’année, en Israël, il est vivement recommandé de ne consommer que des produits agricoles provenant de magasins sous surveillance rabbinique pour être sûrs que les prélèvements réglementaires ont été effectués. Pendant l’année de la Chemita, c’est absolument indispensable, pour que la récolte soit permise à la consommation. En dehors d’Israël, il est strictement interdit d’acheter les produits agricoles concernés par la Chemita. Pour les habitants d’Israël et pendant toute cette année de Chemita, voici un tableau qui comporte 4 colonnes, à imprimer. 1. LES PRODUITS AGRICOLES : la liste des produits agricoles classés par ordre alphabétique 2. DÉBUT DE LA CHEMITA : date à partir de laquelle un produit agricole est Kadoch.1 3. INTERDICTION DE CONSOMMER (SÉFI’HIN) : date à partir de laquelle les produits qui poussent dans la terre sont interdits à la consommation.2 4. FIN DE LA CHEMITA : date à partir de laquelle les produits ne sont plus Kadoch et à partir de laquelle il est à nouveau permis de consommer les produits qui poussent dans la terre.3 Classés par ordre alphabétique, vous saurez en un coup d’œil à partir de quand l’abricot, les oranges ou votre radis ne devront plus être achetés de manière habituelle mais dans l’un des magasins qui respectent les critères les plus stricts et qui ne s’appuient pas sur le Héter Mékhira.

Précisions que selon Rav Ovadia Yossef, les fruits d’Israël qui poussent sur des terrains vendus à des non-Juifs pour l’année de la Chemita (Héter Mékhira), sont autorisés à l’achat, à la vente, et à la consommation, et qu’ils n’ont pas de sainteté particulière. Cependant, il est préférable, dans la mesure du possible de se montrer plus strict.

Ce calendrier est donc utile : 1. Pour les personnes qui vivent en Israël et qui ne souhaitent pas s’appuyer sur le Héter Mékhira et qui devront se fournir dans des magasins qui appliquent des normes plus strictes. 2. Pour les personnes qui vivent en dehors d’Israël, et qui doivent savoir quand interrompre leur consommation de produits agricoles d’Israël et quand recommencer. 1. Pour les produits des arbres, cela correspond à la date à partir de laquelle les fruits ont atteint le tiers de leur pousse. Pour les produits de la terre qui ont été plantés avant Roch Hachana 5782, cela correspond à la date de la récolte. A partir de cette date, les fruits qui ont poussé en Israël dans le champ d’un juif sont « Kadoch ». Ils doivent être consommés avec les précautions requises. 2. Ne concerne pas les fruits de l’arbre. Pour les produits de la terre, c’est la date à partir de laquelle les agriculteurs non respectueux de la Chemita récoltent les produits qu’ils ont planté cette même année. Cette récolte est donc interdite à la consommation. 3. Les fruits des arbres n’ont plus de Kédouchat Chévi’it. Les fruits de la terre n’ont plus de Kédouchat Chévi’it et ne sont plus interdits à la consommation parce qu’à cette date la récolte de la 8ème année (5783) est déjà présente sur le marché.

LISTE DES PRINCIPAUX PRODUITS SELON LES MOIS DE DÉBUT DE LA KÉDOUCHA : SEPTEMBRE 2021 : ananas, aneth, anis en feuilles, asperge, aubergine, banane, basilic, betterave, blette, brocoli, céleri, chou (blanc et rouge), chou chinois, chou-fleur, chou rave, ciboulette, concombre, coriandre (en feuilles), courge, courgette, épinard, estragon, fenouil, gombo, haricot vert, laitue romaine, maïs, melon, menthe fraîche, navet, oignon, paprika, pastèque, patate douce, persil, petits pois en cosse, poireau, poivron, radis, raifort, thym, tomate.

MARS 2022 : ail, raisin.

OCTOBRE 2021 : artichaut, romarin.

AOÛT 2022 : amande, clémentine, graine de pastèque, graine de tournesol, kiwi, millet, noisette, noix de macadamia, orange, pamplemousse, pistache, pomelo, pop-corn, sharon.

NOVEMBRE 2021 : carotte, fraise, figue de barbarie, pomme de terre.

AVRIL 2022 : abricot, cerise, figue, pavot, prune. MAI 2022 : blé, citron, graine de coriandre, litchi, pomme claire. JUIN 2022 : cédrat, goyave, huile de safran, laurier, mangue, orge, poire raisin à vin. JUILLET 2022 : avocat, coing, farine de maïs, grenade, olive, pois chiche, prune européenne.

JANVIER 2022 : nèfle.

SEPTEMBRE 2022 : cacahuète, caroube, datte, noix.

FÉVRIER 2022 : nectarine, pêche, petit pois pour conserves et surgélation.

NOVEMBRE 2022 : Kumquat

OCTOBRE 2022 : noix de pécan, huile d’olive.

Ce contenu a été produit par le Beit Hamidrach LaHalakha BaHityachvout sous la direction du Rav Efrati, traduit et adapté en langue française par Torah-Box.

POUR TÉLÉCHARGER LE CALENDRIER COMPLET https://www.torah-box.com/docs-hizouk/tableau-chemita.pdf


CALENDRIER DE LA SEMAINE 6 au 12 Octobre 2021 Mercredi 6 Octobre 30 Tichri Roch 'Hodech

Jeudi 7 Octobre 1 'Hechvan

Samedi 9 Octobre Daf Hayomi Betsa 36 Michna Yomit Makhchirin 1-3 Limoud au féminin n°11

Rav 'Ovadia Yossef

Dimanche 10 Octobre Rav Eliahou Charim

Lundi 11 Octobre Rav Moché Berdugo

Daf Hayomi Betsa 37 Michna Yomit Makhchirin 1-5 Limoud au féminin n°12

Roch 'Hodech

Vendredi 8 Octobre 2 'Hechvan

Samedi 9 Octobre 3 'Hechvan

Daf Hayomi Betsa 38 Michna Yomit Makhchirin 2-1 Limoud au féminin n°13

Parachat Noa'h Daf Hayomi Betsa 39 Michna Yomit Makhchirin 2-3 Limoud au féminin n°14

Rav 'Ovadia Yossef

Horaires du Chabbath Dimanche 10 Octobre 4 'Hechvan

Lundi 11 Octobre 5 'Hechvan

Mardi 12 Octobre 6 'Hechvan

Daf Hayomi Betsa 40 Paris

Lyon

Marseille

Strasbourg

Entrée

18:56

18:49

18:49

18:35

Sortie

20:00

19:50

19:48

19:38

Michna Yomit Makhchirin 2-5 Limoud au féminin n°15

Zmanim du 9 Octobre

Daf Hayomi Roch Hachana 2 Michna Yomit Makhchirin 2-7 Limoud au féminin n°16

Daf Hayomi Roch Hachana 3 Michna Yomit Makhchirin 2-9 Limoud au féminin n°17

Paris

Lyon

Marseille

Strasbourg

Nets

08:02

07:49

07:45

07:40

Fin du Chéma (2)

10:49

10:38

10:35

10:28

'Hatsot

13:38

13:28

13:26

13:16

Chkia

19:12

19:05

19:05

18:51

Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, Rav Yehonathan Gefen, Rav Chalom Guenoun, Sylvie Tsivia Temstet, Rav Yé'hiel Brand, Binyamin Benhamou, Dan Cohen, Rav Gabriel Dayan, Rav Yona Ghertman, Rav Its'hak Zilberstein, SOS Cuisine - Mise en page : Dafna Uzan - Secrétariat : 01.80.20.5000 Publicité : Yann Schnitzler (yann@torah-box.com / 04 86 11 93 97) Distribution : diffusion@torah-box.com


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L'ÉDITO DE LA SEMAINE par L’arche de Noé, un guide de navigation ! L’histoire L’être humainde se distingue l’humanité des commence mal par : lal’homme autres créatures parole faute et s’avilit de plus (cf. Béréchit 2, 7 Onkelos). en plus est jusqu’à ce que dele Celle-ci l’expression Créateur décide deetdétruire mondeelle et deluile son intelligence de sa le pensée, reconstruire à partir d’un homme, seul permet de communiquer avec sonNoa’h, prochain, de sa génération à être resté intègre dans sa de formuler ses sentiments, de commercer. foi et sa morale. Cet "outil" qui a été donné à l’homme est en Pour le àsauver Déluge, D.ieu lui demande réalité doubledutranchant : on peut l’utiliser de construire une arche dans laquelle vont pour faire du bien autour de soi (consoler vivre pendant un an toutes les créatures les endeuillés, encourager ceux qui en ont méritantes, celles qui n’ont pas corrompu besoin, enseigner la Sagesse, transmettre leurs voies. Durant ces longs mois, Noa’h et nos messages à nos enfants…), mais par des sa famille, enfermés dans cette ménagerie propos vexants, humiliants, le mensonge et flottante, courront d’une cage à l’autre, dans la calomnie, on peut également causer des les bruits, les cris et les odeurs fauves, pour dommages irréversibles. C’est pourquoi nourrir les bêtes, sans distinguer le jour de la la Torah, à plusieurs reprises, nous met en nuit, mais sachant qu’à l’extérieur tout ce qui garde ces interdits qui se font la fut seracontre inexorablement submergé et par effacé parole. par les flots. Noa’h, à ce moment, réalisera Le Rav Israël Méir Kagan le l’énorme responsabilité quia révolutionné repose sur ses monde juif il y anouvelle plus d’une centaine d’années épaules : une humanité, meilleure avec fois, son devra fameux livre "’Hafets cette émerger de lui et‘Haïm" de sa famille. (qui d’ailleurs est devenu son éponyme), concernant les lois dans sur lal’arche médisance. L’expérience vécue sera Illa y relevait pouvait transgresser 17 base d’un qu’on nouveau départ qui devrait commandements négatifs et 14 éviter à l’homme de reproduire les positifs erreurs avec une seule de phrase malveillante. Depuis, et déviations l’époque antédiluvienne. Cette permet aux par la embarcation lecture de cehermétique livre, les gens ont pris voyageurs complètement protégés conscience d’être de l’importance de la parole et des intempéries de l’extérieur, s’efforcent de respecter ces lois. au propre et au figuré, à l’intérieur. Jour et nuit, les Beaucoup deet Rabbanim encouragent l’étude habitants ne s’occuperont que d’une chose journalière du "’Hafets ‘Haïm" ; ces lois sont : donner. C’est l’antithèse de la vie d’avant, où approfondies dans les maisons d’étude chacun ne pensait qu’à assouvir ses désirs, (Beth Hamidrach), certains les étudient en détournant l’intention initiale de D.ieu ‘Havrouta (binome) par téléphone, chaque qui avait donné à l’homme une longévité année sont organisées des soirées pour exceptionnelle et un cadre paradisiaque pour grand public au cours desquelles on éveille profiter à bon escient de Son monde. l’assistance à se renforcer dans ce domaine, L’arche est le symbole du juif qui va devoir particulièrement à l’approche de Tich’a traverser les civilisations en se protégeant Béav. On sait en effet que le second Temple des courants et des modes déferlant sur le fut détruit à cause de la haine gratuite, dont monde, quitte à s’isoler. C’est ainsi qu’Avraham l’une des expressions est le Lachon Hara’ (la l’hébreu - Avraham Ha’ivri, étymologiquement, médisance). celui qui est de l’autre côté -, se séparera de Unfamille autreidolâtre, moyen que nousYa’akov permettant sa refuseradela contrôler de ce son quifrère sort‘Essav de notre compagnie et ferabouche, chemin est leque Ta’anit Dibour, le vivront jeûne deséparés la parole. seul, les Bné Israël des Lorsqu’ondans passe toute de une journée à Egyptiens la contrée Gochen et plus s’abstenir totalement pas de parler, on réalise àtard ne permettront aux Cananéens

quel point, sans même -s’en rendreparmi compte, idolâtres et infanticides d’habiter eux en Israël. de lancer une plaisanterie il Erets est facile vexante, de raconter un "petit" Lachon Hara’ Lorsque Bonaparte apporte à l’Europe ou seréformes moquer d’un défaut d’un aux confrère. ses en proposant Juifs Ce self-controlleque nous Ta’anit l’émancipation, Rabbi deimpose Lyadi yleverra un danger pour le de judaïsme, malgré les Dibour terrible nous permet réfléchir avant avantages que les d’ouvrir la évidents bouche et de l’égalité s’assurerentre qu’il ne peuples (etdeles hommes) apportait. L’histoire s’agit pas paroles désobligeantes. donnera raison puisque une grande Il est vrai qu’ilau estRabbi difficile de prendre sur partie du peuple cédera à la tentation de soi un tel engagement à titre individuel, l’assimilation. surtout quand on se trouve dans un Maïmonide donne l’explication de cette entourage nous professionnel qui ne nous le conduite (Hilkhot Dé’ot 6,1) : “L’homme est, permet pas. dans sa nature, un être influençable et il tend pourquoi beaucoup deses communautés àC’est imiter son entourage dans actes et ses organisent unC’est jeunepourquoi de la parole collectif, conceptions. il cherchera synagogue dans une salle de fête, laà la proximité desouJustes et s’éloignera des avec au programme des cours de Torah impies…” de différents intervenants, lecture Protéger l’embarcation des lainfluences du livre des Téhilim, le tout dans une extérieures tout en maintenant une chaleur ambiance intense conviviale, et boissons intérieure sera repas à travers l’Histoire pionniers ces réunions leassurés. modèleL’un de des navigation du de peuple juif. L’un communautaires fut le grand Yossef sans l’autre ne permettra pas rabbin à l’arche de la Sitruk quandd’arriver il était encore Marseille et transmission à bonà port : fermer depuis, l’initiative étendue un peu hermétiquement sanss’est alimenter de l’intérieur s’avère stérile, et nourrir sans préserver des partout. influences mène àde la catastrophe. On a l’habitude choisir un des jours de Le souci de se créer uneséparant arche estlatotalement Chovavim (semaines Parachat d’actualité : chaque de famille quia tient Chemot de celle de père Michpatim) car on une àtradition transmettre à ses enfants le une Torah de du grand kabbaliste Arizal selon vérité, Torat Emet, protègera son foyer afin laquelle ces jours sont opportuns à réparer d’empêcher à cel’attribut qui s’oppose au judaïsme d’y les fautes de du Yessod – c’estpénétrer. Chaque génération et ses gageures : à-dire ce qui un rapport avec la semence hier la Grèce et ses philosophes, le XVIIIème masculine – or le Ta’anit Dibour équivaut à siècle et ses Lumières, le XIXème siècle et 84 jeûnes de la nourriture ! ses révolutions et aujourd’hui, l’explosion En France, le jour est en dimanche des technologies quipropice nous met face de puisque tout est en congé et on nouveaux défisleetmonde nous demande créativité et fait d’une pierre 3 coups : tout d’abord vigilance pour protéger nos enfants. on accomplit la Mitsva en du jeûne de L’arche est toujours la soi même : solide, la parole, d’autre part on transforme le hermétique, imperméable, anti-choc, parée dimanche, jour triste etqui oisif,soufflent en un moment contre les tempêtes et se d’élévation.auDe se déconnecte succèdent gréplus, deson époques. A nous de de la dépendance au portable, difficile à naviguer intelligemment et dechose protéger notre réaliser dansles un vagues contexte normal. tout en arche contre déferlantes, apportant nourrituredu etTa’anit chaleur aux habitants Faites l’expérience Dibour et vous du vaisseau. attendrez avec impatience le rendez-vous Adebonne entendeur ! l’année prochaine !

La Rédaction Torah-Box Rav DanielMagazine Scemama

Magazine I n°161

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ACTUALITÉ L'Iran "ne tolérera pas la présence d'éléments du régime sioniste et de l'EI dans la région près de l’Azerbaïdjan" Les forces terrestres de l'armée iranienne ont entamé vendredi dernier des manœuvres militaires près de la frontière avec l'Azerbaïdjan, ont annoncé les médias officiels. Des images diffusées par la télévision publique montrent plusieurs chars, obusiers et hélicoptères frappant des cibles au sol. "Nous respectons (le principe de) bonnes relations de voisinage mais nous ne tolérons pas la présence d'éléments du régime sioniste et de terroristes de l'Etat islamique (EI) dans la région", a déclaré le commandant des forces terrestres de l’armée iranienne, Kioumars Heydari. L'Azerbaïdjan, qui entretient de bonnes relations avec Israël, partage une frontière de 700 km avec l'Iran, voisin avec lequel il est en bons termes.

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Magazine I n°161

Allemagne : L'ex-secrétaire de 96 ans en fuite avant son procès a été retrouvée L'ancienne secrétaire du camp nazi de Stutthof, à Sztutowo, en Pologne, a été retrouvée après s'être enfuie avant l'ouverture de son procès pour complicité de crimes de guerre, a déclaré la porteparole du tribunal d'Itzehoe, Frederike Milhoffer. Vingt minutes après l'ouverture de l'audience, le président du tribunal Dominik Gross avait dû faire une annonce inhabituelle, surtout pour une prévenue âgée de 96 ans : "L'accusée est en fuite (...) Un mandat d'arrêt a été émis à son encontre". Agée au moment des faits de 18 à 19 ans, Irmgard Furchner, qui vit dans une résidence pour personnes âgées près de Hambourg, doit être jugée par une Cour spéciale pour "complicité de meurtre dans plus de 10.000 cas", selon le parquet.


Près d'1 million de personnes se sont rendues au Kotel le mois dernier!

L'éternité d'Israël ne sera jamais démentie : tout au long du mois de Tichri, le mois le plus chargé en célébrations du calendrier juif, ce ne sont pas moins d'1 million de personnes qui se sont rendues au Kotel à Jérusalem, effectuant ainsi la Mitsva de péleriner à pied vers la ville sainte ! Si ce chiffre vous impressionne, sachez qu'il ne représente toutefois que la moitié des entrées enregistrées les années passées, avant que la pandémie de coronavirus ne vienne troubler notre quotidien. Le Rav Chemouël Rabonowitz, Rav du Kotel et des lieux saints d'Israël, s'est félicité à l'annonce de ces chiffres et a affirmé que ceux-ci prouvaient le lien indéfectible qui unit le peuple juif au Kotel. 1 09/08/2021 11:51 pub calendrier torah box.pdf

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Magazine I n°161

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ACTUALITÉ Boris Johnson réaffirme son soutien "indéfectible" à la sécurité d'Israël Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré que lui et son parti soutenaient Israël et sa sécurité, dans une lettre au magazine Informed des amis conservateurs d'Israël publiée vendredi dernier. "Sous ce gouvernement, le soutien du Royaume-Uni à la sécurité d'Israël sera indéfectible", a écrit Johnson au groupe

pro-israélien, déclarant : "Le Parti conservateur est fermement aux côtés d'Israël." "Nous soutiendrons toujours le droit d'Israël à l'autodéfense", a-til encore ajouté, précisant qu'il était fier que les relations entre le RoyaumeUni et Israël se soient "renforcées" sous sa gouvernance.

Allemagne : Après les élections, les sociaux-démocrates entament des négociations pour conquérir la chancellerie Les sociaux-démocrates allemands (SPD), arrivés en tête, et les conservateurs de la CDU d'Angela Merkel, tombés à un niveau historiquement bas, ont entamé dimanche des pourparlers séparés pour tenter de bâtir une coalition et conquérir la chancellerie, après des élections ayant donné l'avantage

Projet1_Mise en page 1 26/10/2020 15:30 Page 1

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Magazine I n°161

au bloc de gauche et qui ont mis fin à l'ère Merkel. Près de 59% des Allemands souhaitent un gouvernement SPD, Verts et FDP, contre 24% qui lui préféreraient une coalition menée par les conservateurs, selon un sondage pour la chaîne publique ZDF.


Israël pleure les 5 morts de l’accident de la route

Îles Canaries : Le volcan Cumbre

89 en Galilée

Vieja rugit toujours Plus de 10 jours après le début de son éruption, le volcan Cumbre Vieja sur l'île de La Palma (Canaries) est

Israël est sous le choc suite à l'accident de la route

toujours sujet à une intense activité,

meurtrier qui a coûté la vie à 5 personnes, dont

comme l'ont montré des images

une mère et ses trois enfants, survenu mercredi

impressionnantes de drones prises

29/09 sur la route 89 en Haute Galilée. Près d’une

au dessus du cratère.

cinquantaine de personnes ont également été

Plusieurs secousses profondes ont

blessées à divers degrés dans la collision entre un

à nouveau été ressenties dans la

bus transportant un groupe de jeunes et plusieurs

nuit de jeudi à vendredi sur l'île des

véhicules.

Canaries et une nouvelle coulée

La famille Ben-Eli, qui a été décimée, était originaire

de lave très liquide est apparue,

de Ma’alot-Tarchi'ha, dans le nord du pays. Acher

renforçant les inquiétudes de la

Basson, le chauffeur de bus âgé de 76 ans, décrit

population locale, alors que plusieurs

comme un grand-père aimant et travailleur, est la

centaines de bâtiments ont déjà été

cinquième victime. La police a ouvert une enquête

détruits et plus de 6 000 personnes

sur les causes de l’accident.

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Magazine I n°161

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ACTUALITÉ Kamala Harris assure de son soutien à Israël après un échange controversé avec une étudiante La vice-présidente américaine Kamala Harris a rassuré la communauté juive en l'assurant de son plus fort soutien, après que des images prises quelques jours plus tôt d'un échange avec une étudiante à l'Université G. Mason en Virginie aient suscité la polémique. L'étudiante musulmane avait interrogé Harris au sujet du soutien financier des Etats-Unis à Israël, qui selon ses dires, s'adonne à une épuration ethnique... Harris n'avait pas contredit la jeune femme. Le directeur de l'Anti-Defamation League, J. Greenblatt, a indiqué sur Twitter : "Je viens de parler avec le bureau de la @VP. Je suis heureux de l'entendre confirmer qu'elle est fière de son soutien à Israël et qu'elle sait que l'affirmation selon laquelle Israël commet un 'génocide ethnique' est manifestement fausse."

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Magazine I n°161

L'Iran furieuse suite à la visite de Yaïr Lapid au Bahreïn L’Iran a déclaré vendredi que la visite du ministre des AE israélien Yair Lapid à Bahreïn cette semaine avait laissé une tache sur la réputation des dirigeants de l’État du Golfe qui "ne sera pas effacée". Jeudi,

Lapid

a

officiellement

ouvert

l’ambassade d’Israël à Manama, un an après que les deux pays ont convenu de normaliser leurs relations diplomatiques lors de la signature des accords d'Abraham négociés par Binyamin Netanyahou. "Il est regrettable que les dirigeants de Bahreïn ignorent les crimes quotidiens du régime sioniste contre le peuple opprimé mais résilient de Palestine", a déclaré, irrité, le porte-parole du ministère iranien des AE, S. Khatibzadeh.


Israël : Entrée en vigueur du nouveau passeport vert ; 1.700 cas découverts en 24h

Le gouvernement israélien a fait savoir que le nouveau passeport sanitaire entré en vigueur dimanche serait exigé à l'entrée des entreprises, des restaurants, des lieux de loisirs, des activités sportives et des hôtels. Désormais, les Israéliens ayant reçu leur deuxième dose de vaccin depuis plus de 6 mois et n'ayant pas reçu de troisième injection perdront les avantages liés au passeport vert. Selon les estimations, ce serait près d'1,9 million de personnes qui seraient concernées. Le site et l'application

permettant aux Israéliens de mettre à jour leurs données étaient déjà saturées dimanche matin et le ministère de la Santé a annoncé le report de l’obligation de présenter le nouveau passeport vert de quelques jours, afin de laisser le temps aux organes administratifs et aux Israéliens de s’organiser. En parallèle, on apprenait lundi que 2.653 nouveaux cas au covid-19 avaient été découverts en 24h (traduisant un taux d'infection de 2,83%), ce qui portait le nombre de malades actifs dans le pays à 44.390, dont 564 patients dans un état grave, un chiffre en diminution, et 204 sous respirateurs artificiels. Face aux critiques dont il est l'objet de la part des experts médicaux et des partis d'opposition, Naftali Bennett s'est félicité samedi soir de la baisse des contaminations. Elyssia Boukobza

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VIE JUIVE Pourquoi pleures-tu si facilement, Maman ? Tu vois mon fils, la beauté d’une femme ne réside pas dans son statut social, sa tenue, sa coiffure ou sa carrière. La beauté d’une femme réside dans ses yeux. A l’occasion de la Paracha de cette semaine, Béréchit, dans laquelle Hachem créa le premier être humain, découvrons une histoire touchante sur les particularités de l’être féminin, qui nous donnera à réfléchir... : Elie, un petit garçon, demanda à sa mère : "Pourquoi pleures-tu si facilement ? - Parce que je suis une femme, lui répondit-elle. - Je ne comprends pas", dit-il. Sa mère l’étreint et lui dit : "Et jamais tu ne réussiras à comprendre..." Plus tard le petit garçon demanda à son père : "Pourquoi maman pleure-t-elle ? - Toutes les femmes pleurent sans raison" fut tout ce que son père put lui dire. Devenu adulte, Elie s’adressa au Créateur du monde : "Hachem, pourquoi les femmes pleurent-elles aussi facilement ?" Elie se vit adresser la réponse suivante : "Quand J’ai créé la femme, elle devait être spéciale. J’ai fait ses épaules assez fortes pour porter le poids du monde et assez douces pour

réconforter ses proches. Je lui ai donné le pouvoir de donner la vie. Je lui ai donné la force de continuer quand les autres abandonnent, d’éclairer lorsque le monde s’obscurcit et Je lui ai donné la force de guider les pas de l’autre quand tout le monde est perdu... Mais aussi, la force de prendre soin de sa famille en dépit de la maladie et de la fatigue. Je lui ai donné la prière pour se confier à Moi. Je lui ai donné une puissance infinie afin de transmettre avec passion et amour la Torah au sein de son propre "Saint des saints": son foyer. Je lui ai donné la sensibilité pour aimer ses enfants d’un amour inconditionnel même quand ces derniers la blesseront. Et finalement, Je lui ai donné des larmes à verser quand elle en ressent le besoin. Tu vois mon fils, la beauté d’une femme ne réside pas dans son statut social, sa tenue, sa coiffure ou sa carrière. La beauté d’une femme réside dans ses yeux. C’est la porte d’entrée de son cœur, la place où l’amour réside. Et c’est souvent par ses larmes que tu vois briller son cœur…"

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Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Noa’h - Téra’h, esclave de sa société Téra’h vit que la terre de Canaan était d’un niveau spirituel plus élevé que le reste du monde et décida donc de quitter sa maison pour tenter d’atteindre ce saint endroit. Mais la Torah nous dit qu’une fois arrivé à ’Haran, il ne continua pas sa route jusqu’en Erets Israël…

La Torah fait une brève mention de Téra’h dans la Parachat Noa’h. Téra’h fut le père d’Avraham Avinou, mais on le considère tout de même comme un homme mauvais. Après une analyse plus profonde, ’Hazal et les commentateurs nous indiquent que, comme toujours, une description simpliste "en noir et blanc" ne suffit pas. Le Midrach (Béréchit Rabba 38, 12) nous raconte que Téra'h se repentit à la fin de sa vie et eut une part dans le monde futur. Téra’h n’est toutefois pas qualifié de Avinou ("Patriarche"), bien qu’il soit génétiquement notre ancêtre. Il est certes compréhensible que l’on ne le révère

pas, mais pourquoi ne reconnaît-on pas au moins notre lien avec lui, puisqu’il s’est repenti ? Pour répondre à cette question, il nous faut examiner de plus près ses failles et les comparer ensuite aux changements qu’il effectua durant ses derniers jours. Marchand d’idoles Le trait de caractère dans lequel Avraham excellait était justement le point faible de son père. Avraham refusa d’adopter un mode de vie idolâtre, malgré la très forte pression sociale

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qu’il subissait. Il utilisa son intellect pour discerner la vérité puis décida de s’y conformer, en dépit des risques encourus. Le fameux Midrach concernant Téra’h et Avraham prouve la défaillance de Téra’h à ce sujet. Il était marchand d’idoles et demanda une fois à Avraham de garder son magasin. Ce dernier détruisit toutes les statues, à l’exception de la plus grande, et mit un bâton dans sa main. Au retour de Téra’h, Avraham lui expliqua que la grande statue avait réduit les autres en miettes. Téra’h comprit qu’Avraham se moquait de lui mais Avraham lui prouva le sophisme de sa logique – il adorait ces idoles tout en admettant qu’elles n’eussent aucun pouvoir ! À ce moment, Téra’h aurait dû reconnaître que l’argument de son fils prévalait et changer d’attitude et de mode de vie. Mais au contraire, il livra Avraham aux mains de Nimrod qui le jeta dans une fournaise ardente ! (Béréchit Rabba 38, 13) Téra’h montra par là son incapacité à accepter des arguments logiques allant à l’encontre de son système de valeurs fallacieux. Il s’adonna à l’idolâtrie avec une foi aveugle au point de vouloir que son fils soit brûlé ! Néanmoins, les derniers versets de la Paracha indiquent que Téra’h commença à se repentir. S’éloigner du danger La Torah affirme (Béréchit 11, 31) : "Téra’h emmena Avraham son fils, Loth fils de ’Haran son petit-fils, et Saraï, sa bru, la femme d’Avraham son fils ; ils sortirent ensemble d’Our Kasdim pour se rendre au pays de Canaan, ils arrivèrent à ’Haran et s’y installèrent." Téra’h décida d’entreprendre le long et difficile voyage vers la terre de Canaan. Différentes raisons sont avancées pour expliquer ce choix déterminant. Le Tana Débé Eliahou Zouta (25) affirme que Téra’h réagit à la suite de l’incident à Our Kasdim, quand Nimrod envoya Avraham dans la fournaise ardente. Il réalisa que la vie d’Avraham était en réel danger et l’emmena alors, lui et sa famille, dans un pays lointain. 14

Rav Arié Yéhouda Leib Steinman (dans Ayélet Hacha’har, Béréchit, 11, 31) explique qu’après avoir vu le grand miracle de la survie d’Avraham, Téra’h changea et s’efforça de protéger son fils. C’est pourquoi il l’éloigna pour le protéger de tout danger s’il restait à Our Kasdim. Selon cette explication, Téra’h reconnut au moins son erreur d’avoir dénoncé Avraham, et tenta ensuite de la rectifier en sauvant son fils. Incapable d’aller au bout ! Le Sforno propose une autre interprétation qui suppose une intention plus profonde de la part de Téra’h. Ce dernier vit que la terre de Canaan était d’un niveau spirituel plus élevé que le reste du monde et décida donc de quitter sa maison pour tenter d’atteindre ce saint endroit. Mais la Torah nous dit ensuite qu’une fois arrivé à ’Haran, il s’y arrêta et ne continua pas sa route jusqu’en Erets Israël. Seul Avraham termina le périple et arriva en Terre Sainte. Le Sforno n’explique pas pourquoi Téra’h s’arrêta à ’Haran, mais il est évident qu’il n’acheva pas le grand voyage qu’il avait entamé. Nous voyons ici l’origine de la faille de Téra’h ; il finit par reconnaître la justesse des arguments d’Avraham et se repentit, mais il fut incapable d’aller jusqu’au bout. Ceci explique peut-être pourquoi, malgré son repentir, Téra’h n’atteint jamais le grade de "Patriarche" et n’est pas considéré comme notre ancêtre spirituel. Il ne fut pas un initiateur, il était esclave des valeurs de sa société ; et même quand, grâce à son fils, il commença à faire Téchouva, il s’arrêta au milieu. Il resta à ’Haran et on le décrit comme un idolâtre. Peutêtre que le fait que son repentir ne venait pas de sa propre initiative expliquait son manque de volonté pour le faire aboutir. L’exemple de Téra’h nous enseigne qu’il ne suffit pas de suivre l’exemple d’autrui. Nous devons souhaiter développer notre propre relation avec Hachem et être prêts à fournir le maximum d’efforts pour notre élévation spirituelle.

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Rav Yehonathan Gefen


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Parachat Noa’h

Chapitre 9, verset 1 et 2

•

précède la question

• La réponse est sur fond de couleur •

les indices précédés d’une bulle

•

Les remarques et commentaires sont en retrait Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera développer avec l’enfant.

Dans ces versets, la Torah nous dit : “Hachem a béni Noa’h et ses enfants. Il leur a dit : “Fructifiez-vous et multipliezvous, et remplissez la terre. Et votre crainte et votre frayeur sera sur tous les animaux de la terre et sur tous les oiseaux du ciel. Et tout ce qui rampe sur terre et tous les poissons de la mer seront donnés entre vos mains”. Rabbi Avraham, le fils du Gaon de Vilna, remarque que ce passage mentionne toutes les catégories d’animaux, sauf les insectes. Et il explique : Avant le déluge, tous les animaux (du plus petit insecte au plus gros mammifère) avaient peur de l’homme. Ils n’osaient pas s’approcher de lui, et fuyaient lorsqu’ils le voyaient. Après le déluge, par contre, les animaux n’avaient plus peur de l’homme. Au contraire ! Ils s’attaquaient à lui. C’est pourquoi, après le déluge, une fois que les animaux ont été libérés et qu’Hachem a béni les hommes et les animaux en leur disant qu’ils se multiplieraient, Hachem a fait en sorte que les animaux aient de nouveau peur de l’homme, pour qu’ils arrêtent de s’attaquer à lui. Suite page suivante

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Mais lorsqu’Hachem enlève à l’homme une chose puis la restitue, Il ne la restitue pas intégralement. En ce qui concerne la peur des animaux, Hachem l’a remise sur tous les

animaux, sauf les insectes. C’est pourquoi ceux-ci n’ont pas du tout peur de s’attaquer à l’homme et se promènent tranquillement même sur le visage d’un homme.

Extraordinaire ! Choul’han Aroukh, chapitre 46, Halakha 3

Le Choul’han Aroukh dit que tout homme doit dire chaque jour au moins cent Brakhot (bénédictions). Le Michna Beroura explique qu’à l’époque du roi David, il y a eu une épidémie, dans laquelle cent juifs mouraient chaque jour. Le roi David a donc institué de dire cent Brakhot par jour pour faire cesser l’épidémie. Quand commence le compte des cent Brakhot ? La nuit ou le matin ? La plupart des décisionnaires disent qu’il commence la nuit. Les femmes sont-elles concernées par l’obligation de dire cent Brakhot par jour ? C’est une discussion entre les décisionnaires : - Rav Chlomo Zalman Auerbach disait que non ; - Rav Elyashiv disait qu’il est souhaitable qu’elles les disent ; - Rav Steinman zatsal et Rav ‘Haïm Kanievsky chlita disent que les femmes sont autant obligées que les hommes de dire les cent Brakhot. Si on a oublié, dans la ’Amida, quelque chose qui nous oblige à la recommencer (exemple : le paragraphe de Yaalé Véyavo dans la ’Amida du matin à Roch ’Hodech), les Brakhot de la seconde ’Amida comptent-elles dans les cent Brakhot ?

Rav Haïm Kanievsky rapporte au nom du ’Hazon Ich que oui. Et c’est aussi ce qu’enseignait le Rav Chlomo Zalman Auerbach. Le vendredi après-midi, lorsque la maman fait la Brakha sur l’allumage des bougies de Chabbath, ou que l’on fait la Téfila de vendredi soir lorsqu’il fait encore jour, ces Brakhot comptent-elles pour Chabbath, ou pour vendredi ? Rav Chlomo Zalman Auerbach dit qu’elles comptent pour vendredi, car elles ont été dites le jour du vendredi. Lorsqu’on fait Birkat Hamazon de Séouda Chlichit (le troisième repas de Chabbath) alors que la nuit est déjà tombée, ces Brakhot comptent-elles pour Chabbath ou pour dimanche ? D’après Rav Wozner, pour Chabbath. D’après Rav Chlomo Zalman Auerbach, pour dimanche. En semaine, nous dépassons largement les cent Brakhot par jour lorsque nous faisons les trois ’Amidot qui

comprennent chacune 19 Brakhot. Mais le Chabbath, où les ’Amidot contiennent beaucoup moins de bénédictions, comment atteindre les cent Brakhot ? Chabbath, nous multiplions les occasions de dire des Brakhot (en organisant par exemple des Kiddouchim où il y a la possibilité de dire plusieurs Brakhot différentes), justement pour cela. Et en disant après Moussaf le texte de “Ene Kélokénou”, nous avons l’occasion d’amasser une vingtaine de Brakhot, car chaque expression de ce texte est considérée comme une Brakha. Lorsqu’une personne voit qu’elle n’atteindra pas les cent Brakhot dans la journée, y a-t-il lieu pour elle de multiplier les Brakhot, même sans atteindre les 100 ? D’après le Rav de Brisk, il n’est pas utile de chercher à multiplier les Brakhot, puisqu’elle n’arrive de toute façon pas à cent Brakhot. Mais d’après Rav Steinman (zatsal) et Rav ’Haïm Kanievsky (Chéyibadel Lé’haïm Tovim), elle doit quand même essayer de faire un maximum de Brakhot pour s’approcher le plus possible du chiffre de cent, même si finalement elle ne l’atteint pas.

A Kippour, il est particulièrement difficile d’atteindre les cent Brakhot (puisqu’on ne mange pas, on ne boit pas...). C’est pourquoi le Michna Beroura dit qu’on essaye d’atteindre les cent Brakhot en sentant des bonnes odeurs (après avoir fait, dessus, la Brakha correspondante). D’où l’habitude des tunisiens de sentir à plusieurs reprises à Kippour un coing dans lequel on a planté des clous de girofle. Attention ! La Brakha sur une bonne odeur ne pourra être faite que la première fois où on sent l’odeur agréable. Si on veut la refaire, il faudra être sorti de l’endroit où on avait fait la Brakha la première fois. Sinon, cela peut ’Has Véchalom être une Brakha Lévatala (bénédiction prononcée en vain).

Qu’Hachem nous aide à dire cent Brakhot chaque jour !

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Il y a quelques jours, c’était encore Souccot. Nous allons, cette semaine, raconter une histoire en rapport avec cette fête : Dans la ville de Cracovie, habitait un grand Talmid ’Hakham (érudit en Torah), qui s’appelait Rabbi Ména’hem Mendel Kérenguil. Il est l’auteur de nombreux livres, et est surtout connu pour ses célèbres remarques et rajouts sur le livre du ’Hida “Chem Haguedolim”. Il raconte une histoire impressionnante sur le Rav de Cracovie, Rabbi Chimon Sofer (le fils du ’Hatam Sofer) : “Le premier jour de Souccot, nous étions attablés, le Rav et moi. Le Rav était particulièrement joyeux, et il a prolongé ce premier repas de fête jusqu’après minuit par des enseignements de Torah et des chants. Après avoir fait Birkat Hamazon, le Rav s’est assoupi sur la table. Et moi, je suis allé dormir sur le lit que j’avais préparé dans la Soucca. Après une ou deux heures, le Rav s’est réveillé, et il est venu me réveiller. Il m’a supplié de lui pardonner de m’avoir réveillé, et m’a demandé si je pouvais lui amener du pain, car il voulait de nouveau consommer la quantité de pain qu’il faut manger dans la Soucca le premier soir de Souccot. Il ne savait plus, en effet, s’il avait accompli la Mitsva de manger un Kazaït (une certaine quantité) de pain dans la Soucca en ayant les intentions qu’il fallait. Car lorsqu’il

avait mangé, il avait tellement faim qu’il avait mangé avec beaucoup d’appétit, au point de n’avoir peut-être pas eu des pensées suffisamment élevées et correctes pour accomplir la Mitsva. Il voulait donc remanger un Kazaït de pain en ayant les bonnes pensées. Et après l’avoir fait, il était très heureux. Je me suis moi aussi associé au repas du Rav, et j’ai profité de ses paroles de Torah. Il était dans une telle joie que j’avais l’impression d’être à côté de la Chékhina (présence divine). En consommant le pain que ma femme avait fait, le Rav m’a dit plusieurs fois qu’il y trouvait le goût de la manne. Le lendemain, la Rabbanite a raconté à ma femme que le Rav lui a dit plusieurs fois : “De ma vie, je n’ai jamais senti un tel goût dans du pain. C’est vraiment un goût de manne !” Cela m’a permis de comprendre la grande sainteté du Rav et son grand attachement à Hachem, qui lui ont permis de trouver dans ce pain un goût de Gan Eden. Car il est certain que d’après la loi juive, le Rav avait accompli dès la première fois la Mitsva de manger un Kazaït de pain. Mais il a voulu y remanger du pain, pour accomplir encore mieux la Mitsva (en ayant des pensées élevées, au lieu de chercher à satisfaire sa faim). Et Hachem l’a récompensé en mettant dans ce pain un goût particulièrement bon.

Quelle belle histoire, qui nous prépare au Souccot de l’année prochaine, et nous rappelle que nous pouvons, durant cette fête, nous rapprocher d’Hachem encore plus que pendant le reste de l’année !

Chmirat Halachone en histoire

La Torah nous enseigne : “Tu ne répandras pas de faux bruits”. (Sefer Chémot, Michpatim 23,1)

Le Cas de la semaine Aujourd’hui, pour le cours de Paracha, Chimon, qui est assis habituellement à côté de Réouven, aimerait s’asseoir à côté de Gad, qui maîtrise bien les commentaires de Rachi. Réouven l’en dissuade : “Mais non, Gad ne comprend rien à Rachi”.

Question Réouven peut-il parler de cette façon à Chimon, à propos de Gad ?

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Réponse

Réouven ne peut pas parler de cette façon de son camarade Gad, car non seulement ses paroles malveillantes relèvent du Lachon Hara, de la médisance, mais de plus, il prétend que Gad ne maîtrise pas les commentaires de Rachi, ce qui, dans notre cas, relève du Motsi Chem Ra, de la calomnie : ses propos sont mensongers. Supplément spécial Chabbath I n°161

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Question Sami est propriétaire d’une vieille voiture dont il veut se débarrasser. Après avoir publié une annonce dans le journal local, il reçoit un appel de Yossef qui est potentiellement intéressé par son acquisition. Ce dernier vient voir la voiture et dit à Sami qu’il veut la faire vérifier par un garagiste, et que s’il certifie que la voiture n’a pas de problème, il l’achètera. Sami donne son accord et Yossef monte dans la voiture, se dirigeant vers le garagiste. Pendant qu’il attend

Yossef est-il responsable des dégâts causés à la voiture ?

A toi !

tranquillement à un feu rouge, il se fait soudainement secouer par un camion qui est rentré de plein fouet dans l’arrière de la voiture. N’ayant même pas le temps de reprendre ses esprits, le camion a déjà pris la fuite. Yossef tient tout de suite Sami au courant, qui lui demande de lui rembourser les dégâts causés, car ils ont eu lieu quand la voiture était sous sa responsabilité. Quant à Yossef, il prétend qu’il n’y était pour rien et qu’il n’est aucunement responsable.  Baba Batra 98a “Amar chmouel hanotel Kli Min Haouman”  Rachi “Véhané Milé Dékaïts Damé”  Choul’han Aroukh (’Hochen Michpat), chapitre 200 paragraphe 11.

Réponse

De l’étude de la Guemara susmentionnée ainsi que du Rachi, nous apprenons que dans un cas où l’acheteur est plus intéressé par l’achat que le vendeur ne l’est par la vente (comme dans un cas où il y a plus de demandes que d’offres), l’acheteur qui a pris l’objet afin de le faire vérifier prend le statut d’emprunteur qui est responsable, même en cas de force majeure. Cependant, dans un cas où c’est le vendeur qui se trouve plus intéressé par la vente que l’acheteur, ce dernier n’aura pas le statut d’emprunteur et sera donc exclu de toute responsabilité en cas de force majeure. Au vu de cela, dans notre cas, comme mentionné, Sami était intéressé à se débarrasser de sa vieille voiture, Yossef sera donc exempté de rembourser les dégâts.

Michlé, chapitre 13, verset 8

Kétouvim

Dans ce verset, le roi Chlomo déclare : “La richesse d’un homme peut être le rachat de son âme, et le pauvre n’a pas entendu de remontrances”.

Rachi et le Malbim expliquent que la richesse d’un homme sert essentiellement à racheter son âme. S’il en distribue une partie importante aux pauvres (avec joie et sans colère ni reproche envers eux), il aura racheté son âme et gagné son monde futur. Dans une deuxième explication, Rachi nous dit que la richesse dont parle ce verset est la richesse en Torah, qu’un homme acquiert en étudiant la Torah tout au long de sa vie. La Torah qu’il acquiert dans ce monde lui permet, en effet, d’accéder au monde futur. Par contre, celui qui n’étudie pas la Torah ne sait même pas que telle ou telle chose qu’il s’apprête à faire est interdite. Il n’a aucune voix intérieure qui le réprimande, le prévienne ou le retienne. Et les fautes qu’il accumule dans ce monde

Hagiographes

rendent difficile son accès au monde futur. Dans une troisième explication, Rachi dit que ce verset parle du Ma’hatsit Hashékel (le fameux demi-sicle que les juifs devaient donner pour permettre l’achat des sacrifices communautaires). Pour l’achat des sacrifices communautaires, Hachem veut que chaque juif donne la même part (même s’il est beaucoup plus riche que les autres et qu’il veut donner plus), afin que personne n’ait l’impression de posséder une plus grande part que les autres dans ces sacrifices. Dans cette Mitsva, tout le monde est au même niveau. Et jamais un pauvre n’entendra une remontrance, ou une remarque déplaisante, d’un riche qui lui dirait : “J’ai une plus grande part que toi dans les sacrifices communautaires !”

Au contraire ! C’est le pauvre qui pourra dire au riche : “Je suis heureux que nous ayons tous les deux la même part dans ces sacrifices !” Responsable de la publication : David Choukroun Rédaction : Rav Eliahou Uzan, Rav Elh’anan Moche Smietanski, Alexandre Rosemblum Retranscription : Léa Marciano

+972 54 679 75 77

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Apparu en rêve A ces mêmes instants, Alicia décida de ne rien faire avec ce numéro, mais 30 jours plus tard, une fois que la pierre tombale fut posée, Alicia composa, d’une main tremblante, le numéro… Au bout du fils, une femme lui répondit.

La tragédie des hélicoptères. Comment entendre ces mots sans frissonner ? Près de 25 ans se sont écoulés depuis cette nuit noire au cours de laquelle deux hélicoptères de l’armée de l’air israélienne se heurtèrent au-dessus de la vallée de ‘Holé alors qu’ils transportaient des combattants de la brigade Golani, des troupes blindées et d’autres unités de Tsahal. Les 73 soldats qui se trouvaient à bord des hélicoptères furent tous tués. Mais il s’avère qu’en plus de la souffrance et de la douleur indicibles, cette tragédie engendra l’histoire suivante, exceptionnelle et bouleversante. Histoire qui a conduit deux familles ayant perdu un enfant à prendre courage et à réussir à se relever de ce terrible deuil.

Ce récit commença dès la première heure qui suivit le terrible accident. Alicia raconta qu’immédiatement après avoir été informée que les lignes téléphoniques étaient accessibles et que les soldats pouvaient joindre leurs familles, elle avait patienté 10 minutes. Voyant que son fils tardait à appeler, elle comprit rapidement qu’il n’y avait plus rien à attendre. Alejandro ou, comme on l’appelait, Ela, ne reviendrait plus… Elle expliqua qu’elle était rapidement parvenue à cette conclusion parce que son fils, tout au long de son service, avait l’habitude de l’appeler chaque jour pour lui donner de ses nouvelles, la rassurer et lui préciser où il se trouvait pour ne pas qu’elle s’inquiète. Pas un jour ne passait sans qu’il ne téléphone.

Quand le téléphone ne sonne plus…

Même lorsqu’il était au Liban, il trouvait toujours un moyen de contacter ses parents. "Maman, ne t’inquiète pas, tout va bien", disait-il à chaque fois. Cette fois, il n’avait pas agi ainsi et, en effet, au bout de quelques minutes, la terrible nouvelle s’était abattue sur eux : Alejandro se trouvait dans l’un des deux hélicoptères desquels nul n’avait survécu.

C’est Alicia Hoffman, mère d’Alejandro, qui rapporta cette histoire après le décès de son fils.

Après la nouvelle, comme Alicia le précisa, de longues heures s’écoulèrent jusqu’à ce que le corps soit identifié et que l’heure

Ce récit concerne d’une part la famille Hoffman résidant à Métoula, dont le fils, Alejandro, âgé de 21 ans, fut tué lors de cette catastrophe, et, d’autre part, la famille Yérouchalmi, dont le fils Avi fut également tué alors qu’il était soldat.

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de l’enterrement soit fixée. Durant ces instants terribles, dans l’attente pénible de l’identification finale, Alicia pleurait sans s’arrêter, et, épuisée par les pleurs, elle s’endormit. C’est là qu’un songe surprenant lui apparut… Le mystérieux numéro de téléphone Alicia fit un rêve dans lequel son fils Alejandro lui apparut… Il tenait en main un nouveau portable et lui demandait de noter un numéro de téléphone. Quand elle se réveilla, elle se souvenait du rêve dans ses moindres détails ainsi que du numéro de téléphone que son fils lui avait transmis. Elle le nota sur un papier. A ces mêmes instants, elle décida de ne rien faire avec ce numéro, mais 30 jours plus tard, une fois que la pierre tombale fut posée, Alicia composa, d’une main tremblante, le numéro qui figurait sur le papier… Au bout du fils, une femme lui répondit. Alicia entama la discussion : "Bonjour, je m’appelle Alicia Hoffman et mon fils Alejandro a été tué lors de l’accident des hélicoptères. En rêve, il m’a transmis votre numéro de téléphone". Un silence se fit entendre au bout du fil. Le silence était total lorsque soudain la femme au bout du fil, dont le nom fut dévoilé plus tard, Chifra Frankel de Kfar Bilou, laissa échapper : "Quel malheur… Mon ami Avi a été tué dans un accident d’hélicoptère similaire en 1982". Puis, l’étrange la discussion prit fin… J’ai arrêté d’avoir peur de la mort 12 ans plus tard, ayant eu vent de cette étrange histoire, la 2ème chaîne de TV israélienne décida d’initier une rencontre entre les deux femmes. Celle-ci se tint au domicile de la famille Hoffman à Métoula. Ra’hel Yérouchalmi, la sœur d’Avi Yérouchalmi, l’ami de Chiffra, s’était joint à la rencontre. Bien que douze années s’étaient écoulées depuis qu’Alejandro avait été tué, et 27 ans depuis le décès d’Avi, la douleur était encore palpable. Il s’avéra qu’Avi Yérouchalmi, le frère de Ra’hel et l’ancien ami de Chiffra, était un pilote 20 20

d’hélicoptère de l’armée de l’air qui fut tué lors d’un entraînement dans la région de Yérou’ham. Ra’hel et Chiffra avaient alors découvert une information effrayante : Avi n’était pas du tout censé piloter ce jour-là. Son ami lui avait demandé de le remplacer et c’est ainsi qu’il monta à bord du vol mortel. De plus, il est impossible de ne pas prêter attention au rapprochement des dates, fort surprenant, des deux chutes des hélicoptères. L’accident d’Alejandro survint un 28 Chevat, tandis que celui d’Avi, un 25 Chevat. Ra’hel, la sœur d’Avi, raconta : "Je sais que cela peut sembler fou de penser que peutêtre Alejandro et Avi se sont rencontrés dans le monde de la vérité, mais lorsque j’ai entendu l’histoire pour la première fois, j’ai eu l’impression que mon frère revenait à moi et que, d’une certaine manière, il reprenait contact avec moi. Cela m’a fait du bien." "J’ai eu comme sentiment, à travers ce numéro de téléphone que mon fils m’avait communiqué, qu’il était en train de me transmettre un message clair : ‘Maman, je vais bien’", avait ajouté Alicia au cours de cette rencontre. "J’ai le sentiment qu’il y a une continuité. Ce n’est pas fini. Une fois que l’écorce est partie, l’âme reste, et ça, c’est vous qui m’en avez fait prendre conscience au moment où vous vous êtes exclamée : ‘Oh, mon ami a été tué dans un accident d’hélicoptère’. J’avais tout compris. Ella avait toujours l’habitude de m’informer du lieu où il se trouvait. Et cette fois, il l’a fait à travers un rêve, par le biais de votre intermédiaire, pour que vous m’en informiez." "Je n’ai plus peur de la mort, conclut Alicia. Certes, la mort apparaît comme une chose effrayante mais maintenant que je comprends que ce n’est pas la fin, j’en ai beaucoup moins peur."

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Equipe Torah-Box


FLASH CHABBATH Hiloula du jour

HALAKHOT

1. Galettes de riz soufflé, quelle bénédiction ? > “Boré péri Haadama” avant consommation et "Boré Néfachot" après consommation. En revanche, sur du simple riz soufflé, la bénédiction sera “Boré Miné Mézonot” (Iguérot Moché, Even Ha’ézer 1, 114). 2. Garder sa montre en mettant ses Téfilin, permis ? > Oui, mais il est préférable de la retirer de son poignet et ainsi recevoir une “bénédiction supplémentaire” (Yé’havé Da’at vol. III, 2). 3. Peut-on changer les bougies de place après l’allumage de Chabbath ? > Non, il faut les allumer dans un endroit définitif et visible depuis la table du repas. Néanmoins, on pourra les déplacer s’il était prévu de les mettre en hauteur par exemple, car c’est fait “en l’honneur de Chabbath” (Michna Broura 262, 28).

Ce

Chabbath

3

‘Hechvan

(09/10/2021) tombe la Hiloula du Rav ‘Ovadia Yossef. Maran, comme il est toujours

appelé,

notre

enseignant et notre maître, fut grand rabbin

d’Israël

pendant

10

ans

et

décisionnaire halakhique d’une renommée sans égale pour la communauté séfarade de notre génération. Père de 11 enfants avec la Rabbanite Margalit, il est reconnu pour sa mémoire exceptionnelle et sa connaissance de toutes les sources de la Halakha, même datant de plusieurs siècles. Ces facultés phénoménales sont visibles dans de nombreux ouvrages qu’il rédigea, en particulier trois qui font autorité : Yé’havé Da’at, Yabi’a Omer et

Une perle sur la Paracha

‘Hazon ‘Ovadia. Les décisions qu’il prend sont parfois appuyées par des centaines de sources. Son fils, le Rav Itsh’ak Yossef,

de

auteur de la célébrissime collection

violence″ (‫ )ותמלא הארץ חמס‬nous indique la

Yalkout Yossef, traite de tous les domaines

Torah au début de notre Paracha (Béréchit

de la Halakha selon les positions de son

6, 11). Or le terme ‫( ותמלא‬″s’emplit″)

père, le Rav ‘Ovadia Yossef.

″Et

la

terre

s’emplit

n’apparait que deux fois dans toute la Torah : une fois dans le verset précité et une autre fois lors du récit de la descente des Hébreux en Egypte, lorsque le texte nous indique que ″le pays en fut rempli″ (‫( )ותמלא הארץ אותם‬Chémot 1, 7). Il ne s’agit pas là d’une simple coïncidence : en effet les Sages de la Kabbale nous révèlent que la génération de Noa’h

Le Rav ‘Ovadia Yossef donna également naissance au parti religieux séfarade Chass, dont il fut le dirigeant spirituel. Lors de son enterrement à Jérusalem, au cimetière de Sanhédria, près d’un million de personnes, soit pratiquement 1 habitant juif sur 6 en Israël, se sont déplacés.

fut réincarnée dans celle qui descendit

N’oubliez pas d’allumer une bougie en son

en Egypte, afin de réparer ses fautes.

honneur vendredi soir avant l’entrée du

(Damassek Eli’ézer)

Chabbath afin qu’il prie pour vous ! Magazine I n°161

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VIE JUIVE Béréchit : Les "eaux d’en-haut" enfin découvertes par les scientifiques Qui pouvait savoir ou prédire qu’il existerait de l’eau dans l’espace, et qui plus est, en plus grande quantité que celle présente sur Terre ? Imaginez l’époque de la Grèce antique ou encore celle du Moyen Âge où ni les satellites ni les télescopes n’existaient. Bon nombre de "savants" prétendaient alors que la terre était plate, c’est dire l’état de l’avancée scientifique de l’époque… Et pourtant, à chacune de ces époques la voix des étudiants en Torah chantonnaient les versets de la Torah, déclamant : "Et D.ieu fit le firmament. Il sépara les eaux de dessous le firmament des eaux du dessus du firmament. Et il en fut ainsi" (Béréchit 1, 7). Puis ils poursuivaient leur lecture : "Les eaux d’en haut sont plus abondantes que celles d’en bas" (Midrach Rabba – Béréchit, 4). On devine le regard railleur des gens de l’époque. De l’eau dans l’espace, c’est impossible ! Votre Torah vous raconte des histoires à dormir debout ! Quand les moqueurs ne se moquent plus… En 2011, les astronautes de l’Institut technologique de Californie ont découvert un gigantesque nuage dans l’espace. Ce dernier renferme 140 trillions de fois le volume d’eau contenu dans les océans sur Terre ! Ce nuage géant flotte aux abords d’un trou noir - dans un quasar - à près de 10 milliards d’annéeslumière de notre Terre. Il est à ce jour la plus grande quantité d’eau condensée découverte (Le Parisien, 24/07/2011). En 2015, les résultats des observations effectuées par le satellite Hubble montraient que sous la croûte glacée du plus gros satellite de Jupiter, Ganymède, était niché un volume d’eau plus grand que tous les océans de la Terre réunis… (Le Parisien, 16/04/2015). Il en va de même pour Mercure. La sonde Messenger, en orbite depuis 2011, confirmait elle aussi la présence d’immenses étendues d’eau sur Mercure (NASA/Johns Hopkins 22

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University Applied Physics Laboratory/Carnegie Institution of Washington). Déjà en 1997, le satellite européen infrarouge ISO (Infrared Space Obervatory) découvrait d’importants nuages à vapeur d’eau au centre de la Voie Lactée, annonçait l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Le Professeur Fred Whipple de l’Université de Harvard, ancien directeur de l’observatoire des étoiles du centre Smithonian, a démontré que les comètes se composent de glace, mélangée à des particules de poussière intergalactique et autres débris cosmiques. Il statue qu’une petite comète contient environ un milliard de tonnes de glace, alors qu’une grande comète peut contenir jusqu’à mille fois cette quantité ! (Atlas de Cambridge, pages 156 à 219). Cette Torah, qui nous vient directement… des Cieux ! Des études similaires existent par centaines de nos jours, mais à l’époque de l’Antiquité, qui le savait ? Qui pouvait savoir ou prédire qu’il existerait de l’eau dans l’espace, et qui plus est, en plus grande quantité que celle présente sur Terre ? Quelqu’un d’autre que le Créateur du monde, béni soit-Il, serait à même de posséder ces informations ? N’est-ce pas à nouveau la preuve que la Torah que nous possédons est d’origine divine ? Honnêteté intellectuelle oblige ! Pensez aussi un instant à cet étudiant en Torah qui a sûrement dû se faire railler plus d’une fois sur ses "croyances" farfelues au nom du rationalisme. Pourtant, aujourd’hui, ces informations dispensées par la Torah ne sont plus de l’ordre de la croyance, mais bien de la connaissance. Soyons à même d’en retirer les bonnes leçons : si aujourd’hui, nous ne comprenons pas tout, arrivera un jour où tout sera clair.

Rav Chalom Guenoun


FEMMES Les Patriarches nous ont-ils mis la barre trop haute ?

FAMILLE ÉDUCATION FEMMES

COUPLE Notre histoire regorge d’exemples de nos Patriarches et Matriarches qui firent preuve de Messirout Néfech, ce don de soi pour accomplir les Mitsvot, parfois au sacrifice de leur propre vie. Mais que signifie ce concept, pour nous qui n’avons pas le même niveau ni ne sommes confrontées aux mêmes défis que ces Juifs d’antan ? Faire preuve de Messirout Néfech dans la pratique des Mitsvot, est-ce réellement possible aujourd’hui ?

Les exemples de ceux qui ont sanctifié D.ieu à travers leur vie ne manquent pas, tant dans le texte du Tanakh que dans l’Histoire juive. Avraham Avinou accepta par exemple de sacrifier son fils Its’hak, et celui-ci se laissa faire. On peut encore citer ‘Hanna qui accepta, dans sa grandeur, de sacrifier avec dévouement ses sept fils afin qu’ils ne soient pas contraints de s’agenouiller face à une idole. D’autres récits éveillent en nous l’admiration à différentes périodes, comme les Juifs à l’époque des Croisades ou encore les Marranes d’Espagne, ou plus récemment les Juifs qui vécurent derrière le Rideau de Fer et accomplirent avec zèle les Mitsvot, malgré la peur de se faire arrêter par les Communistes. On pense aussi à ceux qui traversèrent la Shoa et essayèrent de rester fidèles à la Torah comme ils le pouvaient, au nez et à la barbe de leurs assassins.

Aujourd’hui, quand grâce à D.ieu il est beaucoup plus “simple” d’accomplir une Mitsva parce qu’il n’y a pas de véritable danger et parce que tout est proche géographiquement, y a-t-il une valeur réelle à accomplir des Mitsvot avec une telle facilité ? Une analyse du mot Néfech nous permettra d’envisager une nouvelle facette de l’idée de Messirout Néfech. Le mot Néfech, qui signifie “âme”, veut également dire “volonté”. Comme par exemple lorsqu’Avraham Avinou demanda aux fils de ‘Hèt : "S’il est en votre âme que j’enterre mon mort…" (Berechit 23,18). Rachi explique que “votre âme” signifie ici “votre volonté”, car en fait, et c’est le point-clé de notre réponse, la dévotion de l’âme est finalement la soumission de la volonté aux prescriptions de D.ieu. A chaque génération ses difficultés Lorsqu’un homme se lève pour aller à la synagogue alors qu’il aurait préféré rester Magazine I n°161

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FEMMES FAMILLE ÉDUCATION

dormir, lorsqu’une personne donne à la FEMMES Tsédaka alors qu’avec COUPLE cet argent, elle pourrait aussi s’acheter des choses qui lui sont nécessaires, ces personnes font précisément preuve de Messirout Néfech ! Lorsque de nos jours, où la valorisation de l’effort n’est plus une priorité, on arrive à s’imposer les limites fixées par la Torah, on fait aussi preuve de Messirout Néfech. Quand par exemple on installe un filtre internet “Cachère” alors que cela va à contre- courant du mouvement général ou encore que l’on jeûne plusieurs jours par an, là encore, on atteint ce niveau remarquable qu’est la Messirout Néfech. A chaque génération ses difficultés, et le dévouement d’un Juif est très cher aux yeux d’Hachem. A l’époque d’Avraham, les difficultés n’étaient pas les mêmes que celles d’aujourd’hui, il n’y a donc pas lieu de comparer ! Préserver l’éducation de nos enfants et continuer à faire

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valoir nos préceptes alors que l’environnement y est hostile sont une façon de servir D.ieu. Celui qui y parvient aura bien sûr un extraordinaire mérite aux yeux d’Hachem ! Notre génération est marquée par l’instantané et le jetable, les limites du temps et géographiques ont été franchies. Le manque de pudeur dans la rue, Internet, les publicités en tous genres qui essaient d’arriver chez nous par tous les moyens sont autant d’épreuves ; celui qui les combat est considéré comme un grand homme. Certes, les difficultés sont d’un autre ordre, mais il est écrit dans Pirké Avot : "Léfoum Tsara Agra" ("la récompense est proportionnelle à l’effort fourni"). Des efforts récompensés Concrètement, comment savoir si ce que l’on fait dans le cadre d’une Mitsva est de la Messirout Néfech ? La réponse est simple : dès que l’on ressent un ralentissement de la volonté à accomplir une Mitsva mais qu’on l’accomplit


malgré tout, là commence à s’appliquer la Messirout Néfech.

pudique si c’était le règlement de l’entreprise dans laquelle elle rêverait d’être embauchée ?

Si l’on sent que le fait d’inscrire notre enfant à l’école juive ou à une école plus religieuse nous est difficile, ici commence précisément la Messirout Néfech. Lorsque l’on se sent un peu seule alors que notre mari assiste à un cours de Torah, dès qu’il y a ce pincement au cœur et qu’on le combat avec joie, ici commence la Messirout Néfech !

Bon, mais pour revenir sur terre, une femme qui progresse en Tsni’out ressentira certes au début une énorme gêne du "qu’en dira-t-on". Mais si elle persiste et dépasse ce stade, elle fera précisément preuve de Messirout Néfech au même titre qu’Avraham Avinou qui était prêt à sacrifier son fils, rien de moins ! Car c’est en se dépassant que l’on augmente de niveau et que l’on progresse.

D’ailleurs vous remarquerez que la difficulté est différente lorsqu’il s’agit d’un effort qui aboutit sur une satisfaction matérielle, comme supporter des heures supplémentaires du mari au travail. Car dans ce dernier cas, le résultat de cet effort est concret et quasi-immédiat, comme un meilleur salaire, des vacances plus luxueuses, etc. Pour d’autres, il s’agira par exemple de se renforcer en Tsni’out. Quelle femme n’accepterait pas de s’habiller de manière

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Certes, les défis sont différents en fonction des personnes. Appliquons-nous à nous améliorer même si les résultats ne sont pas concrets et palpables, mais uniquement spirituels. A force de temps et de persévérance, les efforts seront récompensés par une satisfaction qui n’a pas de prix ni d’équivalent sur terre… Bon courage à nous et vite au travail !

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Pose ta question, un rabbin répond !

Pourquoi punir Adam et ‘Hava ? D.ieu a puni Adam et Eve car ils ont consommé le fruit de l’arbre de la science du bien et du mal. Mais comment leur en vouloir puisqu’avant d’avoir consommé de ces fruits ils n’avaient pas encore la notion du bien et du mal ? Donc en mangeant ces fruits, ils n’ont pas pu agir en se disant "nous faisons une chose qui est mal" puisqu’ils n’avaient pas encore conscience du bien et du mal... Réponse de Rav Ye'hiel Brand Le Rambam (Guide des égarés 1, 2) pose une autre question, qui ressemble à la vôtre, en ces termes : comment Hachem a-t-il récompensé Adam en lui donnant de l’intelligence, pour le fait qu’il a transgressé un interdit ? Il explique alors qu’en créant Adam "à Son image", Hachem l’avait doté d’une intelligence suprême, avec laquelle il distinguait véritablement le vrai du faux. Quand Hachem lui a interdit de manger de l’arbre, Adam savait parfaitement que ne pas manger est un acte véritablement positif, et de manger un acte véritablement négatif. En mangeant, les notions de vrai et de faux absolus se sont brouillées et ont disparu de son esprit. Dès lors, l’homme "pressent" que tel ou tel acte est "bon" ou "mauvais", sans en être sûr. Le bon et le mauvais étant ressentis par l’homme comme des notions relatives, entre lesquelles il peut se tromper, par opposition entre le vrai et le faux qui, elles, sont des connaissances absolues. Avant d’avoir mangé de l’arbre, Adam savait aussi qu’il était nu, sans pourtant qu’il n’ait honte car, dans l’absolu, le corps est un objet saint. Mais après avoir mangé, la nudité lui faisait honte car, sa connaissance brouillée, il pourrait croire au bonheur du désir de la chair quand, en fait, la nudité abuse et l’attire vers rien, ou encore pire.

La Birkat Hagomel se récite-t-elle debout ou assis ? La plupart du temps où j’entends la bénédiction sur le Gomel, la personne est debout. Est-ce une obligation ? Réponse de Binyamin Benhamou 1. A priori, celui qui récite la bénédiction "Hagomel" doit se tenir debout et les 10 personnes qui répondent doivent être assises (Ben Ich ‘Hay, ‘Ekev, 3). La raison étant que cette bénédiction est appelée "Hallel" (louange), et un Hallel se récite debout. 2. A postériori si celui qui a fait la bénédiction était assis ou si ceux qui l’ont écoutée étaient debout, on est tout de même quitte de la bénédiction (Halikhot Brakhot p.418). 3. Ceux qui veulent se rendre quitte du Gomel récité par une autre personne doivent également être debout au moment de la bénédiction (Ben Ich ‘Hay, ‘Ekev, 3).

Coca-Cola de Slovaquie, Cachère ? Le Coca-Cola venant de Slovaquie est-il Cachère (acheté en France dans l’enseigne "NORMA") ? Réponse de Dan Cohen Il y a des doutes sur l’origine de la glycérine utilisée dans ce Coca-Cola. Il est recommandé de prendre le Coca-Cola français. Rappel : la consommation de soda est mauvaise pour la santé. 26

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Porter une bague avec le Chéma’ Israël J’ai acheté une bague en Israël avec l’inscription du Chéma’ et même si le vendeur m’a certifié que je pouvais la porter en tous lieux, je me demandais si, malgré tout, il était possible de prendre sa douche ou d’aller aux toilettes avec ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Il est interdit de pénétrer dans une salle de bain ou dans les toilettes avec une bague sur laquelle est [sont] inscrit[s] le[s] verset[s] du Chéma’ Israël ou tout autre verset de la Torah (Guinzé Hakodech 4, 1 et note 6 ; Samuel I, 2, 30).

Les responsabilités des grands-parents selon la Torah Quelles sont les responsabilités des grands-parents selon la Torah ? Réponse de Rav Yona Ghertman Dans le Talmud, il est question des obligations du père vis-à-vis du fils : la Brit-Mila, le Pidyon Habèn (rachat du premier-né), lui enseigner la Torah, le marier, lui apprendre un métier et, d’après certains, lui apprendre à nager (Kiddouchin 29a). C’est uniquement pour la Mitsva d’enseigner la Torah que la Guémara étend la responsabilité également au grand-père (ibid. 30a, d’après Dévarim 4, 9). Telle est également la conclusion du Choul’han ‘Aroukh Yoré Dé’a 245, 3). Par ailleurs, on enseigne la grandeur de celui dont le fils et le petit-fils sont tous deux érudits (Baba Métsi’a 85a ; Brakhot 21b). Selon les termes du traité Brakhot (op. cit.), celui qui enseigne la Torah à son petit-fils, c’est comme s’il l’avait reçue du Sinaï. Le Rav Baroukh Epstein précise : même si la Mitsva incombe en premier lieu au père, la Guémara veut signifier que l’étude intergénérationnelle permet de retourner à la source de la transmission (cf. Torah Temima Dévarim 4, 9, note 31). Il me semble que le lien affectif particulier existant entre les grands-parents et les petits-enfants peut justement favoriser cette transmission. En cela, le grand-père peut donc avoir une influence très positive sur le développement spirituel de son petit-fils. C’est aussi sa responsabilité. Précisons enfin que la grand-mère a également sa part dans l’étude des petits-enfants, en les encourageant du mieux possible et en étant présente pour permettre aux enfants d’avoir le meilleur cadre possible pour l’étude, à l’instar de ce qui est enseigné à propos du mérite des femmes dans l’étude de la Torah de leurs maris et leurs enfants (Sota 21a).

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A'HAT CHAALTI L’enfant volé Une femme, tenant un bébé dans les bras, pénétra dans une boutique d’objets de luxe en argent. "Je recherche une somptueuse ’Hanoukia en argent massif. Présentez-moi, je vous prie, votre ’Hanoukia la plus grande et la plus belle !" La vendeuse s’empressa de lui apporter une immense ’Hanoukia étincelante d’argent pur. Après avoir examiné la ’Hanoukia, la cliente demanda : "Mon mari m’attend dans la voiture garée à l’extérieur et je voudrais sortir un instant pour lui montrer cette ’Hanoukia. Pourriez-vous s’il vous plaît tenir mon bébé, juste le temps que je revienne ? – Certainement", répondit la vendeuse, prenant joyeusement l’enfant dans ses bras. Une minute passa. Puis une deuxième… Cinq minutes s’étaient déjà écoulées et elle ne revenait pas… On entendit soudain des cris de détresse et des pleurs en provenance de la rue. La vendeuse sortit avec l’enfant, pour apercevoir une femme sanglotant amèrement sur la disparition de son bébé ! Très vite, il s’avéra que l’enfant qu’avait la vendeuse dans ses bras n’était autre que le fils de cette dame qui hurlait au-dehors. Cette dernière était sa véritable mère, et non la femme qui avait pénétré un peu plus tôt dans la boutique en portant contre elle un enfant ! Peu après, des témoins racontèrent avoir vu une dame sortir, quelques minutes plus tôt, de ce magasin, une immense ’Hanoukia dans les mains. Elle s’était dépêchée de rejoindre une voiture qui l’attendait et d’y pénétrer. Le véhicule était alors parti à toute vitesse… Il s’avéra après enquête que la voleuse perverse avait trouvé l’enfant dans sa poussette, à l’extérieur d’un magasin adjacent, qu’elle l’avait pris pour tromper la vendeuse et s’était enfuie avec son butin de grande valeur !... Lorsque le propriétaire de la boutique parvint sur les lieux et prit connaissance des derniers événements, il exigea que la vendeuse paie la 28

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valeur de la ’Hanoukia de ses propres deniers… Cette dernière se justifia en prétextant : "Comment aurais-je seulement pu imaginer la ruse de cette femme ?" Qui a raison ? Réponse du Rav Its'hak Zilberstein : Le statut de la vendeuse, concernant tous les objets en vente dans sa boutique, s’apparente à celui de "Chomer Sakhar", un gardien rétribué. Cela implique qu’elle est responsable d’une perte ou d’un vol – et a fortiori d’un acte de négligence. Elle est en revanche exemptée de toute forme de responsabilité en cas de force majeure. Et il semble que la vendeuse ne devait pas nécessairement imaginer une ruse comme celle-ci. Il est fort probable que le propriétaire de la boutique lui-même n’aurait pas décelé la fourberie de la femme et l’aurait autorisée à sortir la ’Hanoukia. C’est pourquoi la vendeuse est considérée comme victime d’une situation de force majeure et n’est pas tenue de rembourser. Toutefois, il est possible que la maman de l’enfant nécessite par contre une expiation. C’est en raison de sa négligence que le bébé a été kidnappé. L’incident a duré plusieurs bonnes minutes et, tout ce temps, l’attention de la mère est restée détournée de son bébé – ce qui constitue une négligence de sa part. On pourra consulter à ce sujet ce passage de Sanhédrin (19a) : "Rami Bar Abba a rapporté la règle suivante, instituée par le Rav Yossi à Tsipori : Une femme ne marchera pas dans la rue devant son fils, car il est arrivé que des bandits kidnappent un enfant marchant derrière sa maman." Dans notre cas, la femme s’en est allée, laissant le bébé derrière et non devant elle. En fin de compte, c’est cette négligence à l’égard de l’enfant qui a engendré l’incident et permis le vol. En conclusion, il faudra dispenser la vendeuse du remboursement de la valeur de la ’Hanoukia.


Le Amen du chauffeur non-juif Un enfant très zélé écouta un jour un discours édifiant sur l’importance de prononcer les bénédictions à voix haute, afin qu’on puisse y répondre Amen. Depuis lors, il prit sur lui de formuler les Brakhot à proximité d’autres personnes et de les entendre dire Amen. Toutefois, se retrouvant une fois le dernier dans le car de ramassage scolaire, il eut soif. Pour ne pas trahir son noble engagement, il appela son père au téléphone, lui demandant de répondre Amen à sa Brakha. "Pourquoi m’appelles-tu ? s’étonna son père. Le chauffeur du car peut parfaitement dire Amen à ta bénédiction. – Papa, répliqua l’enfant, le chauffeur est nonjuif… Son Amen peut-il véritablement être valable ?" La question que posèrent ensuite père et fils fut donc la suivante : "Celui qui prononce la Brakha remplit-il son engagement en sollicitant le Amen d’un non-Juif ?"

Réponse du Rav Its'hak Zilberstein : Le Réma a écrit : "Nous répondons Amen à la bénédiction qu’a prononcée un non-Juif, si nous l’avons entendue entièrement de sa bouche." En effet, il n’est pas habituel qu’un non-Juif pense à une idole lorsqu’il évoque le nom de D.ieu (en particulier lorsqu’il s’agit d’un musulman). Nous pouvons inférer de là que s’il est possible de répondre Amen à la Brakha d’un non-Juif, ce dernier a de même l’option de dire Amen à notre bénédiction, à condition que l’on dégage à son intention le sens de la Brakha, et lui explique ce à quoi il doit penser en disant Amen, à savoir, que la bénédiction prononcée est véridique et qu’on y ajoute foi.

Rav Its'hak Zilberstein

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CAS DU BETH DIN Eitan habite l’Allemagne et possède une voiture de luxe. Il est parti en vacances à Saint-Tropez et a demandé à son ami Kevin de lui garder sa voiture sous rémunération en son absence. Kevin a accepté. Après quelques jours, Kevin a une importante réunion d’affaires. Il en parle à Eitan qui lui propose de s’y rendre dans sa voiture, pour montrer qu’il est financièrement solide. Kevin le remercie et prévoit d’y aller le lendemain avec l’Aston Martin de son ami. Mais malheureusement cette nuit-là, un déluge s’abat sur la région et le véhicule est entraîné par les inondations qui ont submergé la ville où vivent Eitan et Kevin. La voiture est complètement endommagée. Kevin en informe immédiatement Eitan, déclarant qu’il est exempt de tout paiement du fait qu’il est un Chomèr Sakhar (gardien rémunéré) et non un Choèl (emprunteur) Mais Eitan prétend que du moment où il a accepté que Kevin utilise sa voiture, ce dernier est considéré comme un Choèl qui doit payer des dommages causés par un cas de force majeure et ce, bien qu’il n’ait pas encore eu le temps d’utiliser la voiture.

PSAK DIN Le Chakh conclut que même selon le Rambam qui pense que pour se statuer comme Choèl, il faut faire un Kinyan (c’est-à-dire un acte de propriété), quand l’objet est déjà entre les mains du Chomèr, il suffit que le propriétaire ait accepté qu’il l’utilise pour passer au statut d’emprunteur, qui est donc obligé de payer en cas de dommage par cas de force majeure. Par contre selon le Roch, après avoir obtenu le consentement d’utilisation du propriétaire, un Chomèr ne rentre que dans la catégorie au-dessus de la sienne, c’est-à-dire que s’il était Chomèr ‘Hinam, il devient Chomèr Sakhar qui ne doit payer qu’en cas de perte ou de vol mais pas en cas de force majeure. Ainsi s’il était déjà Chomèr Sakhar, il devient emprunteur, et devra donc payer les dommages en cas de force majeure. Dans notre cas, Kevin était Chomèr Sakhar, donc d’après les deux avis précités, il doit payer les dommages car il est devenu Choèl, qui doit payer dans un cas de force majeure. Si Kevin avait été Chomèr ‘Hinam, les avis divergent et Kevin aurait alors eu la possibilité de demander à se faire juger selon l’avis du Roch, en disant : “Kim Li”. Rav Aharon Cohen

NOTION DE LA SEMAINE : Kabbalat Chemira : Quatre

éléments sont exigés pour créer l’obligation du Chomèr envers le propriétaire de l’objet : A) Le propriétaire doit demander au Chomèr de garder son bien B) Le propriétaire doit se défaire de la garde de son objet C) Le Chomèr doit consentir à garder l’objet D) Exécution d’un Kinyan (acte de propriété) par le Chomèr. La nécessité de cette quatrième condition est sujette à Ma’hloket.  Gabay Tsédaka : Un Gabay Tsédaka, bien qu’il garde l’argent des donateurs, n’a pas les obligations de Chomèr car l’obligation concerne un gardien et non pas une personne qui redistribue.

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RECETTE Salade de quinoa et lentilles Besoin de légèreté gourmande ? Laissez-vous tenter par cette salade originale et colorée ! Pour 4 personnes

Difficulté : Facile

Temps de préparation : 15 min

Temps de cuisson : 30 min

Ingrédients

  110 g de lentilles vertes ou brunes

(sèches)   180 g de quinoa   500 ml d’eau   1 poivron jaune ou rouge   1 échalote hachée finement   ½ bouquet de roquette nettoyée et

vérifiée, hachée grossièrement   65 ml d’huile d’olive   ¼ verre de jus de citron pressé   2 c. à café de moutarde   80 g de féta émiettée   1 petit bouquet de menthe fraîche

nettoyée et vérifiée, hachée finement

Réalisation - Rincez les lentilles et faites-les cuire dans une casserole d’eau salée en ébullition, environ 30 min, jusqu’à ce qu’elles soient tendres mais encore assez résistantes sous la dent. Égouttez et réservez. - Faites cuire le quinoa dans l’eau. Laisser tiédir une dizaine de minutes. - Placez les légumes et les herbes émincées dans un saladier. Ajoutez les lentilles et le quinoa. - Dans un petit bol à part, battez l’huile d’olive, le jus de citron, la moutarde, le sel et le poivre à l’aide d’une fourchette, jusqu’à ce que la vinaigrette soit émulsionnée. Versez sur la salade et mélangez délicatement. - Ajoutez le fromage sur la salade. Saupoudrez enfin de menthe et servez. Bon appétit !

  Sel & poivre

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SOS Cuisine


LE COIN SYMPATIK Une bonne blague & un Rebus ! C’est un monsieur qui arrive

Rebus

Par Chlomo Kessous

chez le diététicien après les fêtes,

avec

un

bel

embonpoint.

Le docteur lui explique qu’il va lui prescrire un régime : "Pour commencer, il va falloir que vous mangiez au petit-déjeuner et pour le dîner une tranche de pain, une tomate et un demi-concombre. - OK, pas de problème, répond le monsieur. Mais c’est avant ‫ וְ ֹלא‬,‫ וְ ֹלא ִׁשכְ ָחה‬,‫ ֶׁש ֵאין לְ ָפנָ יו ֹלא ַעוְ לָ ה‬,‫ ָּברּוְך הּוא‬:‫ משנה כב‬- ‫פרק ד‬ .‫ ֶׁש ַהּכֹל ֶׁשּלֹו‬,‫ וְ ֹלא ִמ ַּקח ׁש ַֹחד‬,‫ַמּשֹׂוא ָפנִ ים‬

ou après le repas ?"

Il est le juge, pas d’oublie, de pot de vin, ni faveurs

Editions Prions pour la guérison complète de Boaz ben Simha

Gad Benitah ben Estelle

Sharon bat Nathalie

Yohan Haïm ben Shoulamit

Kouakou ben Adjara

Mordekhaï ben Fortuna

Olga bat Yacot

Ninette Louna Haya bat Odette Yehoudit

Meyer ben Louisa

Rosa Liliana Sarah bat Bilma Orfa

Yossef ben Therese Esther

Aurelie Myriam bat Pascale Adèle Guemara

Olga bat Yakot

Itshak ben Eliezer

Denise Zaza bat Dada

présente

LE KADDICH Ce livre profond et très complet, rédigé par Rav David Cohen, vous offrira une plongée fascinante au cœur de ces quelques phrases à la portée infinie. On pense parfois que la récitation du Kaddich ne vise qu’à élever l’âme 19€ des défunts. En fait, de par l’extraordinaire dimension qu’elle recèle, c’est également nos âmes qu’elle éveille à la vie !Puissions-nous bientôt, grâce à l’incommensurable mérite de la récitation du Kaddich, assister à l’avènement du Machia’h et à la résurrection des morts.

Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom

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Perle de la semaine par

"Ceux qui parlent n'en ont pas toujours la capacité. Ceux qui en ont la capacité ne parlent pas toujours." (Rav Israël Lipkin Salanter)


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