TALIBAN
ELOUL
LAPID
TALMUD
NÉDER
BENETT BRAKHOT
n°158 I 18 Août 2021 I 10 Eloul 5781 I Ki-Tetsé
Coronavirus : Benett annonce des "jours difficiles" > p.8
Une divine leçon d’Eloul > p.22
EVIATAR
OUMAN TSNI'OUT
M A G A Z I N E
La Synagogue Marina Rocha de Moscou > p.19
Service de comptabilité Négociations avec les autorités fiscales Conseil et planification fiscal pour les français Création, conseil et gestion d’entreprises, sociétés et associations Prêts d’Etat pour entreprises- prêts Corona Subventions et remboursements à la suite des dommages du Corona
ASHDOD 85 rue Haatsmaout. City 08- 865 15 46 ashdod@maazanit.co.il
JERUSALEM 3 rue Am Veolamo. Guivat Chaoul 02- 651 62 95 office@h-mis.co.il
BNEI BRAK 7 rue Metsada 073- 224 55 55 office@maazanit.co.il
CALENDRIER DE LA SEMAINE 18 au 24 Août 2021 Mercredi 18 Août 10 Eloul
Samedi 21 Août Daf Hayomi Soucca 42 Michna Yomit Mikvaot 8-4 Limoud au féminin n°340
Rav Yossef 'Haïm (Ben Ich 'Hay)
Dimanche 22 Août Rav Ya'akov Melloul
Mardi 24 Août Rav Ye'hi Chnéor
Jeudi 19 Août 11 Eloul
Vendredi 20 Août 12 Eloul
Samedi 21 Août 13 Eloul
Daf Hayomi Soucca 43 Michna Yomit Mikvaot 9-1 Limoud au féminin n°341
Daf Hayomi Soucca 44 Michna Yomit Mikvaot 9-3 Limoud au féminin n°342
Parachat Ki-Tetsé Daf Hayomi Soucca 45 Michna Yomit Mikvaot 9-5 Limoud au féminin n°343
Rav Yossef 'Haïm (Ben Ich 'Hay)
Horaires du Chabbath Dimanche 22 Août 14 Eloul
Lundi 23 Août 15 Eloul
Mardi 24 Août 16 Eloul
Daf Hayomi Soucca 46 Jéru.
Tel Aviv
Achdod
Natanya
Entrée
18:37
18:59
18:59
18:59
Sortie
19:54
19:57
19:57
19:57
Michna Yomit Mikvaot 9-7 Limoud au féminin n°344
Horaires du 21 Août
Daf Hayomi Soucca 47 Michna Yomit Mikvaot 10-2 Limoud au féminin n°345
Daf Hayomi Soucca 48 Michna Yomit Mikvaot 10-4 Limoud au féminin n°346
Jéru.
Tel Aviv
Achdod
Natanya
Nets
06:08
06:09
06:10
06:09
Fin du Chéma (2)
09:24
09:26
09:27
09:26
'Hatsot
12:42
12:44
12:45
12:44
Chkia
19:16
19:18
19:18
19:18
Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, Rav Yehonathan Gefen, Rabbi Ya’akov Feitman, ‘Haya Hertzberg, Dan Cohen, Binyamin Benhamou, Rav Shimon Griffel, Rav Avraham Garcia, Rav Gabriel Dayan, Rav Its'hak Zilberstein, SOS Cuisine - Mise en page : Dafna Uzan Secrétariat : 077.466.03.32 - Publicité : Daniel (daniel26mag@gmail.com / 054-24-34-306) Distribution : diffusion@torah-box.com
Sp
o
lp
ia éc
né
an
l’ ur
2 78 e5
Institut Veshaveta haarets
בס"ד
nnelle o ti p e c x e a sv it m e n U à portée de main ! grande SÉGOULA pour la
parnassa
L’année de la shemita arrive à grands pas, c’est l’occasion de saisir l’opportunité d’accomplir cette mitsva de laisser reposer sa terre agricole ! L’institut Véshaveta Haarets vous permet d’acheter facilement une ou plusieurs parcelles agricoles en Terre Sainte pour l’année de shemita (5782) - vous accomplissez la mitsva de shemita, qui est une grande ségoula pour la réussite matérielle ! - et par la même occasion, vous empêcher des agriculteurs juifs de transgresser cette mitsva ! Avec le soutien du Gadol Hador Rav Haïm Kanyevski chlita : «L’institut Veshaveta Haarets travaille consciencieusement, celui qui participe à la mistva ne manquera de rien matériellement !!»
Parcelle de terre agricole de 1m², (soit 4 amot²) pour seulement :
8,50 € x 12 mois
soit un total de 102 €.
Vous recevez 1 contrat d’acquisition par courrier avec le lieu et l’emplacement exacts de la parcelle Institut Veshaveta haarets
Parcelle de terre agricole de 2m², (soit 8 amot²) pour seulement :
15 € x 12 mois
soit un total de 180 €
Vous recevez 2 contrats d’acquisition par courrier avec le lieu et l’emplacement exacts des parcelles
Package 10 m²
"Partenaire"
Parcelle de terre agricole de 10m², (soit 40 amot²) pour seulement :
64 € x 12 mois
soit un total de 768 €
Vous recevez 10 contrats d’acquisition par courrier avec le lieu et l’emplacement exacts des parcelles
Paiement sécurisé en ligne sur notre site web
www.shemita.co.il
ou par tél. tél.
(+33) 09 73 05 08 05 (+972) 077 336 24 57
design : bmarhely@gmail.com
Package 2 m²
Package 1 m²
L'ÉDITO DE LA SEMAINE par Associer l'attrait au devoir J’ai lu L’être humain dernièrement se distingueune des autres créatures par lale parole rubrique qui soulevait sujet (cf. Béréchit 2, 7quelle Onkelos). délicat de savoir était Celle-ci est l’expression de la solution idéale à envisager son intelligence et de sa pensée, elle lui pour aider des parents âgés qui peinent permet de communiquer avec son prochain, à continuer à vivre indépendamment, et de formuler ses sentiments, de commercer. quelle devait être l’attitude de leurs enfants Cet "outil" qui a été donné à l’homme est en soumis à l’injonction de la Torah de prendre réalité à double tranchant : on peut l’utiliser soin du bien-être de leurs parents. Un des pour faire du bien autour de soi (consoler intervenants déclarait : ”Je suis incapable les endeuillés, encourager ceux qui en ont de m’occuper d’eux personnellement, et besoin, enseigner la Sagesse, transmettre le seraità de Cette phrase m’avait nosmieux messages nos…” enfants…), mais par des frappé car on est habitué à un langage plus propos vexants, humiliants, le mensonge et nuancé, du genre : me serait causer difficiledes de la calomnie, on peut“ilégalement m’en occuper convenablement”, non dommages irréversibles. C’est mais pourquoi pas “j’en suis incapable”. la Torah, à plusieurs reprises, nous met en garde contre ces interdits qui se font par la En fait, au-delà de ce sujet douloureux des parole. parents âgés, il y a dans les paroles de ce Le Rav Israël Méir Kagan a révolutionné le fils l’air du temps. Aujourd’hui on ne parle monde juif il y a plus d’une centaine d’années plus de relever des défis, de s’efforcer, de avec son fameux livre "’Hafets ‘Haïm" surmonter les difficultés ou même d’essayer (qui d’ailleurs est devenu son éponyme), partiellement de remplir son devoir. concernant les lois sur la médisance.On Il brandit le qu’on drapeau blanc transgresser de l’abdication y relevait pouvait 17 devant tout ce qui négatifs exige tropetd’efforts, sans commandements 14 positifs gène et sans Quand unDepuis, couple avec une seulejustificatif. phrase malveillante. parmal, la lecture de ce livre, la lessolution gens ont pris va le divorce devient la plus conscienceappuyée de l’importance la parole du et évidente, par des de arguments s’efforcent de respecter type : “Je suis comme je ces suis,lois. à prendre ou Beaucoup Rabbanim l’étude à laisser !”de Les parents encouragent sont habitués à se journalière duun "’Hafets ces lois sont voir opposer refus à‘Haïm" ; leurs demandes de approfondies lesjustifié maisons d’étude la part de leurs dans enfants, par des “pas (Beth Hamidrach), certains les“jeétudient en maintenant”, “je suis fatigué”, n’ai pas de ‘Havrouta (binome) par téléphone, chaque force”, etc. année sont organisées des soirées pour Cette approche est aussi présente le grand public au cours desquelles ondans éveille l’assistance à se renforcer dans ceon domaine, domaine spirituel : si auparavant parlait particulièrement à caractère, l’approchede de Tich’a de travailler sur son s’efforcer Béav. On sait en effet que le second Temple de s’améliorer, d’essayer de changer de fut détruitaujourd’hui à cause de la gratuite, conduite, cehaine langage a trèsdont peu l’une des expressions est le Lachon (la d’écho. Il est donc primordial de Hara’ trouver médisance). un chemin adapté à notre époque, surtout Unl’approche autre moyen nous Redoutables, permettant les de à des Jours contrôler ce qui sort de notre bouche, Yamim Noraïm. est le Ta’anit Dibour, le jeûne de la parole. La solution passe se trouve dansune le désir : quand Lorsqu’on toute journée à s’abstenir totalement de parler, on réalise à on ressent une attraction vers quelque
quel point, sans même s’en rendresont compte, chose, les difficultés rencontrées très il est facile de lancer Un unealpiniste plaisanterie facilement surmontables. ne se vexante, raconter "petit" Lachon Hara’ plaint pasdelors de sonunascension. Personne ou se moquer d’un défaut d’un confrère. ne refuse de voyager de nuit pour partir en Ce self-control que nous impose le Ta’anit vacances. Dibour nous permet de réfléchir avant d’ouvrir (sans la bouche de s’assurer ne Léhavdil vouloiretcomparer), des qu’il milliers s’agit pas de paroles désobligeantes. de personnes se retrouvent tous les jours en pleine Hama’aravi ou àsur la Il est vrai nuit qu’il au estKotel difficile de prendre soi un tel engagement titreà individuel, Yéchiva du Rav Réouven à Elbaz Jérusalem surtout quand on seenthousiasmées trouve dans par un pour réciter les Séli’hot, entourage qui professionnel nedormeurs nous le l’ambiance y règne. Dequi gros permet pas. pourront vous raconter qu’à Roch Hachana
C’est pourquoi deheure communautés à Ouman, ils sebeaucoup lèvent une (!) avant organisent un jeune de la parole collectif, le début de la prière fixée au lever du à la synagogue ou dans une salle de fête, jour (Hanets Ha’hama) pour se préparer à avec au programme des cours de Torah cette prière qui va les porter pendant de de différents intervenants, la lecture nombreux mois. du livre des Téhilim, le tout dans une ambiance et lorsqu’on boissons La règle quiconviviale, se dégage, repas c’est que assurés. L’un des pionniers de ces réunions ressent un attrait pour quelque chose, communautaires fut qui le grand rabbin devant Yossef toutes les embûches se dressent Sitruk quand il était encore à Marseille et nous pour les obtenir vont s’estomper, et ce depuis, l’initiative s’est étendue un peu principe est valable à la fois dans le domaine partout. matériel que spirituel. On a l’habitude de choisir un des jours de Chovavim (semaines la Parachat Si cette vérité qui faitséparant partie intégrante de Chemot de celle de Michpatim) a une l’expérience humaine a toujourscar étéon valable, tradition duelle grand kabbaliste le Arizal selon aujourd’hui devient critique car elle est laquelle ces jours sont opportuns à réparer indispensable. De plus en plus, on associe les fautes de l’attribut du Yessod – c’estle chant, la danse et la joie dans toutes les à-dire ce qui un rapport avec la semence expériences religieuses. Même dans l’étude masculine – or le Ta’anit Dibour équivaut à de la Torah, bon enseignant lancera de 84 jeûnes deun la nourriture ! courtes plaisanteries pour créer un climat En France, le jour propice est dimanche détendu et n’hésitera pas à raconter des puisque tout le monde est en congé et on anecdotes illustrer son:enseignement. fait d’une pour pierre 3 coups tout d’abord Le Ich la disait queen pour on ‘Hazon accomplit Mitsva soi ramener du jeûnedes de gens qui sed’autre sont éloignés Judaïsme, le il la parole, part ondu transforme fallait utiliser l’attrait etoisif, non la dimanche, jour triste et encontrainte. un moment d’élévation. De plus, on se déconnecte de Chaque époque possède ses “outils” pour la dépendance au portable, chose difficile à se rapprocher decontexte la Torah et il est important réaliser dans un normal. de capter l’air du temps afin de ne pas Faites l’expérience du Ta’anit Dibour et vous rester figé, mais au contraire de rebondir attendrez avec impatience le rendez-vous et à progresser. de continuer l’année prochaine !
La RédactionRav Torah-Box Daniel Magazine Scemama
Magazine I n°158
5
ACTUALITÉ Jérusalem : D'importants incendies, les habitants de 6 localités avoisinantes évacués
dessus du Néguev
Un vaste incendie, probablement le plus important depuis des années dans la capitale, s'est déclaré dimanche après-midi dans la forêt et les montagnes de Jérusalem, près de Beth Méir.
Des milliers d’Israéliens se sont
Les habitants de 6 localités ont été évacués de leur domicile. L'incendie était majoritairement maîtrisé dans la matinée de lundi après des heures de travail des équipes en pleine nuit.
les courants de débris de la
"C’est un feu d’origine humaine, qu’il ait été allumé intentionnellement de la main d’un criminel ou qu’il ait été issu d’une négligence", a commenté le commissaire des services des sapeurs-pompiers et des secours, Dedi Sim'hi, faisant écho aux craintes émises plus tôt par deux députés de droite.
6
Une pluie d’étoiles filantes au-
Magazine I n°158
donnés
rendez-vous
dans
le
sud du désert du Néguev, jeudi soir, pour assister à la pluie spectaculaire d’étoiles filantes qui illumine chaque année le ciel. Le spectacle des Perséides a lieu à chaque fois que la Terre traverse comète Swift-Tuttle. La NASA a averti qu’il était possible
qu’un
essaim
de
météorites d’une telle ampleur ne soit pas visible avant 2024, les conditions de visibilité n’étant pas idéales pour les apercevoir en 2022 et 2023.
Afghanistan : Les Taliban "ont gagné", selon le président Ashraf Ghani qui a quitté le pays Le président afghan Ashraf Ghani a quitté son pays pour une destination qui était encore inconnue dimanche soir. Dans une vidéo publiée sur Facebook, Ghani a déclaré avoir fui son pays pour éviter un "bain de sang", reconnaissant que "les Taliban [avaient] gagné". Les Taliban ont pris possession de
Kaboul dimanche, des insurgés criant victoire depuis le palais présidentiel. Aux États-Unis, certains s'inquiètent déjà, à l'instar de l'élue républicaine Liz Cheney, que la débâcle ne vienne saper l'action de Washington sur certains théâtres à l'étranger, les États-Unis n'inspirant plus la même crainte à leurs adversaires.
Loi sur les biens spoliés : Yaïr Lapid dénonce les "menaces antisémites" et qualifie Varsovie d'"antidémocratique" Le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid a répondu dimanche soir aux critiques adressées à Israël par le Premier ministre polonais et son ministère des AE, qualifiant leurs commentaires de "menaces antisémites". Plus tôt, Varsovie avait qualifié d'"infondée" la réaction d’Israël contre la nouvelle
législation approuvée samedi par le président A. Duda, qui impose un délai de prescription de 30 ans pour réclamer des biens spoliés, généralement confisqués par le régime communiste après la guerre. Israël a rappelé le chargé d'affaires de l'ambassade d'Israël à Varsovie, dénonçant la loi comme "antisémite".
Magazine I n°158
7
ACTUALITÉ Coronavirus : Benett annonce des "jours difficiles", les cas graves dépassent les 500 Alors que la barre des 500 cas graves au cessait de recevoir de nouveaux patients, son Covid-19 a été atteinte dimanche - une service de coronavirus étant plein, a rapporté première depuis mars -, Bennett a prévenu la chaîne 13. La chaîne a aussi indiqué que qu'Israël allait devoir affronter des "jours les nouveaux patients Covid-19 nécessitant difficiles", tout en repoussant les appels à une hospitalisation avaient été redirigés un nouveau confinement pour endiguer la vers les hôpitaux de Jérusalem, qui étaient morbidité croissante. Le mois dernier, Israël moins remplis. Selon la chaîne Channel 12, est devenu le premier pays au monde à les responsables du ministère de la Santé administrer des rappels aux plus de 60 ans, et est de nouveau un pionnier depuis qu’il auraient averti Benett lors d'une réunion que a commencé à administrer des troisièmes le pays pourrait connaître quelque 10.000 doses aux plus de 50 ans. Face à la hausse du cas quotidiens la semaine prochaine et que nombre d'hospitalisations, le centre médical d'ici un mois, 4.800 malades pourraient être Chamir de Béèr Ya'akov a annoncé qu'il hospitalisés, dont la moitié dans un état grave. En Israël, les Yéchivot ont réouvert leurs portes pour la rentrée 5782 En Israël, on a pu dès lundi dernier observer en défis pour le monde de la Torah : ses les stations de bus emplies de jeunes vêtus dirigeants craignent que le gouvernement de costumes et de chapeaux, une valise et ne cherche à minimiser les dégâts au niveau d'autres effets à la main. La session d'Eloul a en effet débuté et ce sont des dizaines de sanitaire dus au laxisme lors des vacances milliers de jeunes qui ont rejoint les bancs d'été en imposant des restrictions au public de la Yéchiva. Cette année s'annonce riche orthodoxe et traditionnaliste.
8
Magazine I n°158
Haïti : Le bilan du séisme s'alourdit à
Des dizaines de milliers de Juifs à
1297 morts
Jérusalem pour la récitation des Séli'hot Le bilan provisoire du
Des
séisme de magnitude
se sont rassemblés au
7,2 qui a frappé samedi
Kotel
Haïti
alourdi
dernier pour le début de
atteignant
la récitation des Séli'hot
s'est
dimanche,
1297 morts et plus de
par
milliers dès
les
de
Juifs
mardi
soir
communautés
5700 blessés enregistrés, selon les services
séfarades. Ils continueront de les réciter
de protection civile du pays.
chaque nuit jusqu'à Yom Kippour. Chaque
Ce nouveau séisme frappe un pays
année, les Séli'hot au Kotel attirent une
régulièrement meurtri par les catastrophes
foule nombreuse composée de Juifs de
naturelles
l'instabilité
tous bords. A la Yéchivat Or Ha'haïm du Rav
politique, le président ayant été assassiné
Réouven Elbaz aussi, les Séli'hot qui attirent
il y a un mois. Alors que les secours sur
chaque année quelque 200.000 fidèles
place recherchent toujours des survivants,
ont démarré, avec un entrain particulier
un autre danger approche. Une tempête
suite à une année 2020 marquée par les
tropicale, nommée Grace, pourrait toucher
restrictions sanitaires liées à la propagation
le pays dès lundi ou mardi.
du coronavirus.
mais
aussi
par
VENTE FLASH POUR
LES FÊTES !!
PRIX COÛTANT!!
Retrouvez plus de 300 produits sur notre site ! OFFRE VALABLE DU 15 août au 30 septembre PÂTE DE PRALIN ORIGINE ISRAEL PÂTE DE PRALIN ORIGINE FRANCE BARRE DE CHOCOLAT PARVE BARRE DE CHOCOLAT AU LAIT RAISINS SEC SUCRE EN GRAIN CHOCOLAT 60% POUDRE AMANDE BLANCHE
19.90 NIS LES 400 gr 29.90 NIS LES 400 gr 18.90 NIS LES 400 gr 17.90 NIS LES 500 gr 9.90 NIS LES 200 gr 12.90 NIS LES 500 gr 15.00 NIS LES 500 gr 19.90 NIS LES 400 gr
Cacheroute Bet yosef , Badats, Landeau ,Habad ...
LIVRAISON RAPIDE SUR TOUT ISRAËL
Chana Tova
Commandez en ligne ou directement par téléphone: www.naomiecake.com 050-421-2031 Order@naomiecake.com
Magazine I n°158
9
ACTUALITÉ Eviatar : Des Palestiniens brûlent une étoile de David et une croix gammée Des Palestiniens manifestant contre l'avant-poste d'Eviatar en Judée-Samarie samedi soir ont mis le feu à une étoile de David combinée à une croix gammée. En plus de la croix gammée et de l’étoile de David, des images qui auraient été tournées samedi montrent aussi les Palestiniens déclencher un gros explosif. Les autorités israéliennes ont conclu le mois dernier un accord avec les résidents d'Eviatar : en échange d'une promesse du gouvernement de statuer sur la légalité de l'avant-poste et d'y établir en attendant une base militaire, les résidents se sont engagés à le quitter de leur propre chef.
Les fidèles pourront se rendre à Ouman à Roch Hachana (selon le ministère ukrainien des AE) A moins d'un mois du grand Kibbouts de Roch Hachana, un haut responsable du ministère ukrainien des AE a déclaré que son pays autoriserait les fidèles à venir à Ouman pendant les fêtes grâce à la "bonne situation sanitaire dans la ville pour l'heure". Il a également affirmé que la plupart des habitants d'Ouman – en particulier ceux qui travaillent dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration – avaient été vaccinés contre le coronavirus. L'an dernier, plusieurs centaines de Juifs désireux de participer au pèlerinage d'Ouman s'étaient retrouvés bloqués à la frontière, empêchés d'entrer dans le pays à cause des mesures de lutte contre le coronavirus.
Beth-Din MaguiD techouva
Tribunal Rabbinique Francophone, dirigé par Rav Zevouloun Perez Jérusalem - Ramot D – 52 rue Mirsky - Tél: 02-37-41-515. E-mail : beth-din@torah-box.com
CAS DU BETH DIN Réouven possède un tableau peint par un artiste célèbre. Chaque fois qu’il quitte sa maison pour une période, il le confie à l’un de ses voisin, Chim’on ou Lévi. En août, Réouven part en vacances à la montagne et Chim’on accepte de le lui garder gratuitement (Chomèr ‘Hinam). Mais ensuite, ce dernier a l’opportunité de partir aussi en vacances à Tibériade, il demande donc à Lévi de reprendre la garde du tableau et Lévi accepte contre rémunération (Chomèr Sakhar). Chim’on le paye de sa propre poche, mais malheureusement le tableau est volé chez Lévi. Chim’on s’excuse auprès de Réouven, affirmant qu’il ne lui doit rien puisqu’il était un Chomèr ‘Hinam. Par contre, il demande le paiement du tableau à Lévi car celui-ci ayant été payé, s’est engagé au remboursement de l’objet en cas de perte ou de vol. Effectivement, Lévi le paye.
NOTION DE LA SEMAINE : • Kim Li : La réclamation de ″Kim
Réouven, apprenant cela, exige immédiatement que Chim’on le rembourse lui, puisque le tableau était le sien.
• Chora Beparato Chel ‘Havéro : Règle selon laquelle
PSAK DIN
D’après le Chvout Ya’akov (3, 148) : bien que dans le cas où un locataire prête un animal et que l’animal meurt chez l’emprunteur naturellement, le locataire est exempté, et l’emprunteur devra rembourser directement le propriétaire car il est interdit de tirer profit de la propriété de son ami à son insu. Sauf dans le cas où ils ont posé la condition qu’il sera autorisé de prêter l’animal et qu’en cas de dégât, on s’arrangera avec l’emprunteur (Choul’han ‘Aroukh 307, 6). Mais dans le cas d’un transfert du Chomèr ‘Hinam au Chomèr Sakhar, le Chomèr ‘Hinam peut tirer profit du bien de son ami. A priori Chim’on n’a donc pas à rembourser à Réouven l’argent qui a été payé par Lévi à juste titre. Néanmoins le Pit’hé Téchouva (307, 1) est en désaccord et cite plusieurs Richonim qui même dans ce cas appliquent la règle selon laquelle nul ne peut faire de bénéfice via le bien de son ami. Par conséquent, Chim’on doit payer l’argent à Réouven. Et comme l’avis du Chvout Ya’akov n’est pas accepté par les Richonim, il ne peut pas non plus demander d’être jugé d’après cet avis en disant ″Kim Li″. Rav Aharon Cohen
10
Magazine I n°158
Li″ constitue dans la loi juive une réclamation qu’un Nitba’ (défendeur) peut faire valoir dans un cas où il existe un différend halakhique concernant la loi qui s’applique dans son cas.
nul ne peut faire de bénéfice via le bien de son ami.
• Zé Néhéna Vézé Lo ‘Hassèr :
″L’un jouit et l’autre ne perd pas″ est une expression qui décrit une situation où une personne ne perd rien, mais permet en même temps à quelqu’un d’autre de profiter de ses biens ou de ses actes, et où le Beth-Din peut donc la forcer à renoncer à sa réclamation monétaire puisqu’aucun dommage ne lui est causé.
Israël inaugure sa représentation diplomatique à Rabat "Moment historique – Nous avons inauguré la représentation israélienne au Maroc", a tweeté jeudi dernier le ministre israélien des Affaires étrangères, Yaïr Lapid, après l’inauguration de la première représentation diplomatique israélienne dans le pays, en présence du ministre marocain chargé des Affaires africaines, Mohcine Jazouli.
Une lettre du président israélien Its'hak Herzog invitant le roi Mohammed VI en Israël a été remise au chef de la diplomatie marocaine, a également indiqué Lapid. Une Mézouza a été accrochée à l’entrée de la représentation diplomatique et des accords portant sur la consultation politique, la culture et l’aviation ont été signés.
Un haut responsable iranien tweete en hébreu sur les pourparlers avec la Russie Un haut responsable iranien a tweeté un message en hébreu mercredi. "Il y a 1h, lors d’une conversation avec mon ami et collègue M. Patrouchev, secrétaire du Conseil de sécurité nationale de Russie, nous avons examiné les développements en Afghanistan, en Syrie et dans le golfe Persique", a écrit Ali Shamkhani, ajoutant : "Heureusement, les obstacles politiques à l’adhésion de l’Iran à l’accord de #Shanghaï ont été levés et l’adhésion de l’Iran sera [finalisée] via [des
procédures] officielles. #Good News". Ce n'est pas la première fois que Shamkhani tweete en hébreu à l'intention d'Israël. Pendant la guerre entre Israël et les groupes terroristes de Gaza, il avait qualifié Israël de "maison de l’araignée" et affirmé que les roquettes palestiniennes avaient vaincu le pays et que les troupes israéliennes et américaines en Afghanistan avaient échoué contre "l’axe de résistance". Elyssia Boukobza
Magazine I n°158
11
M A G A Z I N E
Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
Ki-Tetsé : À bas les Mitsvot faites par habitude Si l’on prodigue un bienfait parce que l’on réalise réellement son importance et que l’on désire sincèrement aider les autres, cette disposition restera ancrée sur plusieurs générations. En revanche, si l’acte est fait par habitude, il ne sera pas pérenne…
"Ni un Ammonite ni un Moabite ne seront admis dans l’assemblée d’Hachem… parce qu’ils ne vous ont pas offert le pain et l’eau à votre passage, au sortir de l’Égypte…" est-il écrit dans notre Paracha (Dévarim 23, 4-5). Les hommes de Ammon et de Moav refusèrent en effet d’offrir au peuple juif du pain et de l’eau. C’est l’une des raisons pour lesquelles ils ne pourront jamais se marier avec des filles juives. Le Mélits Yocher note que ce manque de bienveillance est d’autant plus difficile à comprendre quand on sait qui était leur patriarche – Loth. Ce dernier excellait en matière d’hospitalité au point qu’il risqua sa vie pour protéger les anges venus à Sodome.
Comment comprendre alors qu’en l’espace de quelques générations, ce trait de caractère disparut totalement et que ses descendants se montrèrent si indifférents ? Comme d’habitude… Le Mélits Yocher répond que si l’on prodigue un bienfait parce que l’on réalise réellement son importance et que l’on désire sincèrement aider les autres, cette disposition restera ancrée sur plusieurs générations. En revanche, si l’acte est fait par habitude, il ne sera pas pérenne. Loth excellait effectivement dans le ‘Hessed, mais c’était uniquement parce qu’il avait grandi dans la maison d’Avraham.
Supplément spécial Chabbath I n°158
13
Deux leçons peuvent être tirées de cette explication. Le Mélits Yocher nous donne tout d’abord l’une des raisons pour lesquelles tant de jeunes qui grandissent dans des familles pratiquantes s’éloignent du chemin de la Torah. Si leurs parents respectent les Mitsvot mais que leur observance n’est pas le résultat d’une compréhension profonde de ce qu’est un serviteur de D.ieu, les enfants imiteront certainement l’attitude des parents à l’égard des Mitsvot. Au mieux, ils les accompliront machinalement, sans réfléchir (ce qui est bien peu souhaitable) ; mais au pire, elles risquent de ne plus rien signifier pour eux. Aussi, le Mélits Yocher souligne que bien que Loth ait accompli du ‘Hessed par habitude, il fut tout de même prêt à se sacrifier pour cette cause. Nous apprenons de l’attitude de Loth que la force de l’habitude est telle qu’elle peut même conduire quelqu’un à risquer sa vie pour elle ! Le self control et sa récompense Le Alter de Slabodka ajoute un commentaire au sujet du ‘Hessed de Loth. Dans la Parachat Vayéra, la Torah précise qu’Hachem se souvint d’Avraham et (donc) sauva Loth (Béréchit 19, 29). Le Midrach explique que Loth fut sauvé par le mérite d’un ‘Hessed particulier. Quand Avraham et Sarah descendirent en Égypte et qu’Avraham affirma que Sarah était sa sœur, Loth aurait en effet pu révéler la vérité aux Égyptiens et gagner une importante somme d’argent en récompense. Le Alter demande pourquoi c’est le mérite de ne pas avoir dénoncé son oncle qui sauva Loth de l’anéantissement de Sodome alors que son dévouement pour recevoir des invités à Sodome aurait dû suffire. Il répond que l’hospitalité de Loth était le résultat de son éducation, et non une qualité qu’il avait intériorisée ; il ne méritait donc pas de récompense pour son hospitalité. Par contre, Loth était cupide et donc fortement tenté de révéler, au moins par allusion, que 14
Sarah était la femme d’Avraham et non sa sœur. Dans ce domaine, il dut faire appel à son self-control et il parvint à faire le bon choix. Sa capacité à ne pas dénoncer Avraham fut considérée comme plus honorable que son extraordinaire ‘Hessed à Sodome. Chacun selon son niveau Ceci illustre un principe développé par le Rav Dessler, appelé Nékoudat Habé’hira (le point de départ du libre-arbitre). Rav Dessler affirme que les hommes ne sont pas jugés en fonction de leurs Mitsvot mais à mesure des efforts fournis pour s’élever. Par conséquent, chacun est jugé selon son niveau, en fonction de l’éducation qu’il a reçu, des influences extérieures et de son penchant naturel. Ceci explique pourquoi nous ne pouvons jamais juger notre prochain avant d’avoir été à sa place — nous ne pouvons pas comprendre la nature des épreuves que l’autre doit affronter, parce que nous ne connaissons pas tous les éléments qui les composent. Chaque Mitsva est bien sûr récompensée mais le salaire principal est reçu lorsque l’on vainc son Yétser Hara’ et que l’on utilise le librearbitre pour devenir une personne meilleure. À l’aube du mois d’Eloul, c’est un concept effrayant ; nous présumons que toutes les Mitsvot que nous accomplissons seront mises sur une balance face à nos fautes. Or, c’est la force de chaque Mitsva, c’est-à-dire le niveau de libre-arbitre utilisé pour l’accomplir, qui compte. Comment contrecarrer la force de l’habitude ? Rav Dessler écrit que cela inclut l’étude de l’éthique juive, du sens de la Téfila ainsi qu’une intensification du service divin. La récompense réservée pour un tel travail est de taille – nos Mitsvot ne seront pas de simples gestes superficiels mais le fruit d’une intériorisation réelle ; par conséquent, nos descendants suivront plus probablement la voie de la Torah, avec l’aide du Ciel.
Magazine I n°158 Supplément spécial Chabbath I n°158
Rav Yehonathan Gefen
Découvrez la version intégrale du nouveau feuillet de Torah-Box sur : www.torah-box.com/avot-oubanim
Parachat Ki Tetsé
Chapitre 22, verset 7
•
précède la question
• La réponse est sur fond de couleur •
les indices précédés d’une bulle
•
Les remarques et commentaires sont en retrait Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera développer avec l’enfant.
Dans ce passage, la Torah nous parle du cas où un homme croise sur son chemin un nid avec des oisillons et leur maman. Alors qu’il pourrait facilement s’emparer du tout, la Torah lui demande : “Renvoie, tu renverras la maman, et les oisillons tu prendras pour toi.” Le Midrach Rabba demande quelle est la récompense prévue pour celui qui accomplit cette Mitsva. Il répond qu’il aura des enfants s’il n’en avait pas et qu’il accélèrera la venue du Machia’h et du prophète Élie. En quoi cette Mitsva est-elle si grande pour faire mériter tout cela ? Le Avné Ézel répond que la source de tout le mal dans le monde, de toutes les détériorations, c’est l’égoïsme : chacun ne pense qu’à lui-même et n’est pas prêt à renoncer à ses intérêts personnels au profit des autres, d’un projet bénéfique à l’humanité, d’une idée élevée. Et ce dans n’importe quel domaine. Par exemple : - dans l’éducation des enfants, lorsqu’on n’est pas prêt à dépenser l’argent nécessaire pour élever ses enfants dans la Torah ; - dans le service d’Hachem, lorsqu’on n’est pas prêt à renoncer à tel plaisir ou telle distraction pour accomplir une Mitsva (étudier la Torah, prier à la synagogue etc...) ; - dans notre relation envers autrui, lorsqu’on est prêt à se disputer et à haïr parce qu’on sent que notre intérêt est mis en cause...
Si seulement l’humanité était prête à renoncer à certains intérêts personnels au profit d’une cause élevée, pour la réussite d’une idée noble ou pour l’avancement d’un bon projet, le monde arriverait à sa réparation. L’humanité arriverait à son véritable accomplissement, dans tous les domaines : éducation des enfants, relations sociales, Suite page suivante
AVOT OUBANIM
Ki-Tetsé - n°85
Supplément spécial Chabbath I n°158
19 Août - 11 Eloul 5781
15
relations de voisinage, domaines spirituels... Et la délivrance finale arriverait rapidement. La Mitsva de renvoyer la mère et de garder les oisillons (alors que la mère n’appartient à personne et pourrait facilement être prise, sans aucun vol) permet à celui qui l’accomplit de laisser aussi aux autres la possibilité de profiter, au lieu de penser uniquement à son propre profit. S’il laisse partir la mère, il lui permet de mettre au monde
d’autres oiseaux, dont les gens pourront profiter. Mais s’il la garde pour lui (en plus des œufs et des oisillons), il profite davantage lui-même, mais ne laisse aucun profit pour les autres. C’est pourquoi en laissant partir la mère alors qu’il avait la possibilité de la prendre pour lui, il mérite d’avoir des enfants, d’accélérer la venue du Machia’h et du prophète Élie. Car ce sont de tels actes qui mènent le monde vers son accomplissement, et vers la délivrance finale. Choul’han Aroukh, chapitre 586
Le Choul’han Aroukh dit : “Le Chofar de Roch Hachana, c’est une Mitsva qu’il provienne d’un bélier, et qu’il soit courbé. A posteriori, tous les Chofarot sont Cachères, qu’ils soient droits ou courbés. C’est une Mitsva d’utiliser un Chofar courbé, plus qu’un Chofar droit.” Le Michna Beroura explique que ce n’est que pour le Chofar de Roch Hachana que l’on cherche à réunir ces conditions. Pour un Chofar qu’on utilisera un jour de jeûne, il n’est pas nécessaire qu’il vienne d’un bélier ni qu’il soit courbé. A partir de quel âge un mouton s’appelle-t-il bélier ? Le Kaf Ha’haïm écrit : “A partir de l’âge de treize mois”. Il faut donc veiller à s’assurer que le Chofar que nous achetons provient d’un mouton qui a déjà dépassé l’âge de treize mois. Bien qu’il soit préférable de se procurer un Chofar qui provient d’un bélier mâle, car c’est vraiment ce qui rappelle exactement le sacrifice d’Its’hak, le Taz écrit qu’on peut quand même utiliser un Chofar qui provient d’une brebis femelle. Car la brebis est de la même famille que le bélier, et rappelle donc aussi le sacrifice d’Its’hak. Si on n’a pas réussi à se procurer un Chofar provenant d’un bélier mâle (et qu’on s’apprête donc à sonner avec un autre Chofar) mais que, juste avant qu’on dise la Brakha du Chofar, quelqu’un nous amène un Chofar provenant d’un bélier mâle, que doit-on faire ? Le Birké Yossef dit qu’on devra changer de Chofar : poser celui qu’on avait préparé, et prendre celui qui provient d’un bélier mâle. Car puisqu’on n’a pas encore fait la Brakha, ce n’est pas comme si on avait déjà réservé l’autre Chofar pour la Mitsva. Si, par contre, on a déjà fait la Brakha en tenant en main l’autre Chofar, et qu’on s’apprêtait à le sonner lorsqu’on nous a apporté le Chofar qui provient d’un bélier mâle, que doit-on faire ? On doit accomplir la Mitsva avec le Chofar qu’on avait en main lorsqu’on a dit la Brakha. Le Choul’han Aroukh dit qu’il faut utiliser un Chofar courbé. Pourquoi ? Le Michna Beroura explique : pour aider ceux qui le voient à “courber leur cœur”, à le soumettre à Hachem. Si on a le choix entre un Chofar courbé mais dont le son n’est pas bon, et un Chofar qui a un très bon son mais qui 16 AVOT OUBANIM
n’est pas courbé, lequel choisir ? Rav Nissim Karélits dit qu’il vaut mieux choisir le Chofar courbé, car l’importance du Chofar courbé est évoquée dans la Michna, et a priorité sur le fait d’avoir un beau son. A quel point le Chofar doit-il être courbé ? Rav Nissim Karélits dit que tant que le Chofar n’est pas entièrement droit, il est considéré comme étant courbé, même si sa courbure est petite. Si, à l’origine, le Chofar était droit mais que des artisans ont réussi à le courber en le trempant dans de l’eau bouillante, est-il considéré comme un Chofar courbé ? Il semble que non. Qu’il doit être courbé naturellement. Toutefois, Rav Nissim Karélits dit qu’on pourra le considérer comme courbé car, même s’il a été courbé artificiellement avec de l’eau bouillante, il était probablement déjà, avant cela, un peu courbé. En effet, les Chofarot provenant des béliers sont naturellement un petit peu courbés. Pourquoi le Choul’han Aroukh a-t-il répété “C’est une Mitsva d’utiliser un Chofar courbé, plus qu’un Chofar droit”, alors qu’il avait déjà dit “Le Chofar de Roch Hachana, c’est une Mitsva (...) qu’il soit courbé” ? Le Michna Beroura répond que le Choul’han Aroukh a voulu préciser que l’importance d’avoir un Chofar courbé ne concerne pas que le cas où celui-ci provient d’un bélier, mais aussi le cas où il provient d’un autre animal. Si on a le choix entre un Chofar droit qui provient d’un bélier mâle, et un Chofar courbé qui provient d’un autre animal, lequel choisir ? D’après la plupart des décisionnaires, il convient de choisir le courbé. Car l’idée d’incliner son cœur devant Hachem est plus importante que le fait de choisir un Chofar de bélier (qui, lui, n’est pas une institution de nos Sages, mais plutôt une habitude que les juifs ont pris pour rappeler le mérite du sacrifice d’Its’hak).
spécial Chabbath I n°158 Ki-TetséSupplément - n°85
19 Août - 11 Eloul 5781
Traité Chévi’it, chapitre 8, Michna 11
Michna
La Michna dit qu’il est permis de se laver dans un bain qui a été chauffé par du foin ou de la paille de Chemita.
Explication : Puisque la paille et le foin sont des aliments pour les animaux, ils ont la sainteté de la Chemita.
Par conséquent, ils doivent être utilisés pour l’alimentation (des animaux), et on ne pourra pas les détruire en les brûlant.
ne peut pas se laver dans cette eau chaude.
Explication : Une personne importante, que les gens considèrent comme un exemple pour eux, ne pourra pas se laver dans cette eau. Car si les gens la voient l’utiliser, ils penseront qu’il est permis de chauffer de l’eau avec du foin ou de la paille de Chemita.
Pendant la Chemita, il est donc interdit de chauffer un bain en brûlant de la paille ou du foin.
Ils ne penseront pas qu’il était interdit de chauffer de l’eau ainsi, mais qu’il est permis, si elle a été chauffée, de l’utiliser.
Cependant, la Michna nous apprend que si on a transgressé cette interdiction, on aura quand même le droit d’utiliser l’eau chaude obtenue. Car lorsqu’on s’y lavera, on n’utilisera pas la paille ou le foin (puisqu’à ce moment-là, ces derniers n’existeront plus ; ils auront déjà été réduits en cendres). La Michna continue en précisant qu’un homme important
Le Rambam va même un peu plus loin, en disant que si les gens voient l’homme important se laver dans cette eau, ils utiliseront carrément, en l’honneur de cet homme important, des fruits de Chemita pour parfumer agréablement le bain.
Michlé, chapitre 17 verset 6
Kétouvim Hagiographes
Dans ce verset, le roi Chlomo déclare : “La couronne des personnes âgées, ce sont leurs petitsenfants. Et la splendeur des enfants, ce sont leurs parents.”
Explication : Le Malbim explique qu’une personne est présente sur terre à travers son corps et son âme. Lorsqu’elle devient âgée, elle comprend que sa présence sur terre à travers le corps va un jour prendre fin, et se soucie donc d’y perpétuer sa présence à travers son âme.
Car la continuité de leur présence sur terre dépend d’eux, de leur bon comportement. D’un autre côté, le roi Chlomo nous dit que la véritable fierté des enfants, c’est de savoir qu’ils ont des parents Tsadikim. Lorsqu’un enfant réalise que ses parents sont des Tsadikim, des gens droits et honnêtes, il éprouve sécurité et satisfaction. C’est cela sa véritable splendeur : voir et savoir que ses parents sont des gens biens.
Et lorsque ses petits-enfants se comportent bien, en allant dans le chemin de la Torah et des Mitsvot, celui de la droiture et de l’honnêteté, c’est un véritable réconfort pour elle. Car elle sait que, par leur sagesse, ils perpétueront sa vie même après son décès. C’est pourquoi les grands-parents aiment tellement leurs petits-enfants.
AVOT OUBANIM
Ki-Tetsé - n°85
Il ressent beaucoup plus cela envers son propre père qu’envers son grand-père. C’est pourquoi, alors que les anciens tirent leur satisfaction de leurs petits-enfants, les enfants, eux, tirent davantage leur splendeur de leurs propres parents que de leurs grands-parents.
Supplément spécial Chabbath I n°158
19 Août - 11 Eloul 5781
17
Chmirat Halachone
Le Ram’hal nous enseigne : “Une personne humble parle avec douceur, évite les disputes et sa compagnie est plaisante”. (Messilat Yécharim, chapitre 22)
en histoire
Réponse de la semaine précédente Gad a tort de ne plus vouloir jouer avec Réouven suite aux propos médisants de Chimon. En effet, il est interdit de
tenir du Lachon Hara pour vrai. Il ne doit absolument pas diminuer son estime pour son camarade.
Cette
semaine
A toi !
Réouven a accepté une parole médisante sur son camarade Chimon. Il le regrette, et souhaite se repentir.
Est-ce que Réouven peut se repentir d’avoir cru du Lachon Hara ? Si oui, de quelle façon ?
Question Un projet immobilier vient d’être achevé et le bâtiment se peuple peu à peu. Au bout d’un an, un des habitants propose d’aménager un square dans l’étendue d’herbe qui se trouve dans l’une des parties communes de l’immeuble. En effet, la population de l’immeuble étant majoritairement jeune, la présence d’un square serait bienvenue pour les parents comme pour les enfants. Tous les voisins sont enchantés de l’idée et consentent sur-le-champ, à l’exception de Monsieur Bokobza qui est une personne âgée et n’a pas besoin d’un square dans son immeuble. Monsieur Bokobza ne s’oppose pas à l’aménagement même du square mais il dit ne pas vouloir y participer financièrement. Les voisins le comprennent parfaitement, acceptent et aménagent le square sans sa participation. Une fois terminé, tous les
habitants profitent du square, et sont stupéfaits d’y rencontrer plusieurs fois par semaine monsieur Bokobza qui y amène ses petits-enfants. Les voisins viennent le voir et lui disent qu’étant donné qu’il utilise finalement le square, il se doit de participer aux frais. Ce à quoi répond monsieur Bokobza, qu’il n’est pas évident qu’il doit participer, car bien qu’il ne voyait pas le besoin d’un square jusqu’à y dépenser de l’argent, rien ne l’empêche de l’utiliser une fois ce dernier présent. Et Monsieur Bokobsa d’ajouter : “Je n’utilise qu’un ou deux jeux, la majorité des jeux étant trop dangereux à mon goût, donc même si je dois participer, cela ne sera que proportionnellement à ce que je profite”.
A toi !
Monsieur Bokobza doit-il participer aux frais d’aménagement du square ? Si oui, est-ce que cela doit être proportionnel à ce qu’il utilise ou non ?
Baba Batra 5a, Michna.
Choul’han Aroukh, ’Hochen Michpat, chapitre 157 alinéa 10. Sma sur le Choul’han Aroukh paragraphe 24.
Réponse
Il est évident que Monsieur Bokobza doit participer à l’aménagement du square, comme nous l’apprend la Michna. Cependant, le Sma nous apprend que sa participation sera proportionnelle à son profit. En résumé, monsieur Bokobza devra participer à l’aménagement du square proportionnellement à l’usage qu’il en a.
Responsable de la publication : David Choukroun Rédaction : Rav Eliahou Uzan, Rav Elh’anan Moche Smietanski, Alexandre Rosemblum
+972 54 679 75 77
18
AVOT OUBANIM
Supplément Ki-Tetsé - n°85 spécial Chabbath I n°158
Retranscription : Léa Marciano
avotoubanim@torah-box.com
19 Août - 11 Eloul 5781
La synagogue Marina Rocha de Moscou Je me dirigeai vers l’estrade et regardai devant moi. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je découvris que sur l’estrade de la synagogue de Marina Rocha était inscrit le verset du Hallel : "Ana Hachem Malta Nafchi"("Ah ! De grâce, Hachem, sauve mon âme") !
Ce récit commence en 1989, à la période où le rideau de fer tomba après soixante-dix ans au cours desquels le régime communiste avait fermé les portes de l’Union soviétique sur ses centaines de milliers de Juifs. Ils demeurèrent derrière le rideau de fer, totalement coupés de leurs frères, subissant les décrets cruels d’un régime brutal qui mettait en œuvre tous les moyens pour les détacher de toute vie juive. Cette année-ci, un groupe de six rabbins fut invité d’Israël, d’Europe et des États-Unis pour rencontrer les leaders du gouvernement au Kremlin. Après la rencontre, les Rabbanim furent autorisés à visiter deux communautés juives situées dans deux villes, Moscou et Leningrad – Saint Petersbourg. Rav Israël Méir Lau, qui fit partie de la délégation, fait le récit qui suit. La synagogue des pauvres "Notre visite à Moscou eut lieu le 1er mai, jour de la fête du travail. La ville était drapée de rouge – la couleur de la révolution
communiste. Des drapeaux rouges flottaient aux fenêtres de toutes les maisons et dans cette atmosphère, mes confrères rabbins et moi-même devions accomplir le verset de "Et A’haï Anokhi Mévakèch" ("Ce sont mes frères que je cherche"), en partant à la recherche des quelques membres de la communauté juive restés fidèles à leur judaïsme. Le jour de Roch ‘Hodèch Iyar, nous arrivâmes dans l’un des quartiers pauvres de Moscou, Marina Rocha, où l’ancienne synagogue était encore en place. En 1918, l’année de la révolution communiste, les dirigeants du mouvement acceptèrent de la laisser intacte pour les pauvres juifs âgés qui y priaient. Cette synagogue demeura partiellement active pendant les années de communisme. Lorsque nous arrivâmes sur place, nous découvrîmes deux petits groupes de Juifs : l’un composé d’hommes très âgés, restés fidèles au judaïsme authentique en dépit des difficultés, et un groupe de jeunes Ba’alé Téchouva portant des Péot et des Tsitsiot. Au terme de plus de soixante-dix ans d’éducation athée et
Supplément spécial Chabbath I n°158
19
hérétique, l’existence du deuxième groupe relevait du miracle. Les fidèles de la synagogue m’honorèrent en me proposant de diriger le Hallel, comme c’est l’usage à Roch ‘Hodèch. Je me dirigeai vers l’estrade et regardai devant moi. En général, au-dessus de l’estrade dans les synagogues, est gravé le verset : "Chiviti Hachem Lénégdi Tamid" ("Je fixe constamment mon regard sur D.ieu") ou encore : "Da’ LIfné Mi Ata ‘Omèd" ("Sache devant qui tu te tiens"). Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je découvris que sur l’estrade de la synagogue de Marina Rocha était inscrit le verset du Hallel : "Ana Hachem Malta Nafchi"("Ah ! De grâce, Hachem, sauve mon âme") !" Pour les générations futures "Au cours de cette prière émouvante, je regardai ces termes simples et innocents et sentis qu’ils m’emplissaient de chaleur, dans ce froid mordant. À l’issue de ma prière, j’interrogeai l’un des fidèles âgés sur l’origine de ce verset inscrit au-dessus de l’estrade. Il me répondit ainsi : ‘Lorsque cette synagogue nous fut donnée par les dirigeants de la révolution communiste en 1918, nous réalisâmes rapidement l’intention de ces mécréants. Nous cherchâmes un moyen indirect par lequel nous pourrions communiquer notre foi aux générations suivantes et affirmer que même si des individus vils dirigeaient nos corps, nos âmes demeuraient fidèles à D.ieu et Lui appartenaient. D’où le choix de ce verset, qui nous rappelle que même au plus fort de l’adversité, nous pouvons toujours nous écrier vers Hachem : ‘Ana Hachem Malta Nafchi‘." Le petit bout de bois rescapé "Quelques mois après notre visite, nous fûmes horrifiés d’apprendre que la synagogue Marina Rocha avait été incendiée par des antisémites. Toute la synagogue partit en flammes, à l’exception des Sifré Torah sauvés de justesse. En 1996, je fus à nouveau invité à Moscou pour inaugurer un Mikvé et pour poser la première 20 20
pierre de la nouvelle synagogue Marina Rocha. Cette fois-ci, ils avaient projeté de construire une véritable synagogue pour remplacer l’ancienne hutte qui avait brûlé. La chute du régime communiste s’était déroulée quelques années plus tôt et de nombreux Juifs venus du monde entier assistèrent à cette cérémonie. Parmi les invités figuraient notamment le maire de Moscou et l’ambassadeur américain en Russie. On me demanda de prendre la parole. Mais avant de monter sur le podium, trois dirigeants de la communauté s’approchèrent de moi et m’offrirent un morceau de bois. Ils m’expliquèrent qu’en dehors des Sifré Torah qui avaient échappé aux flammes, ce morceau de bois avait également été sauvé. C’était le seul objet de la synagogue à avoir survécu l’enfer de cette nuit-là. J’observai le morceau de bois, incrédule : c’était la petite pancarte qui portait les termes "Ana Hachem Malta Nafchi" ! Je reconnus bien entendu ce signe aperçu lors de ma visite à Moscou sept ans plus tôt. Je ne pus contrôler mes larmes et eus du mal à prononcer le discours que j’avais préparé. Depuis ce jour jusqu’à aujourd’hui, lorsque je prononce le passage du Hallel de "Ana Hachem Malta Nafchi" à Roch ‘Hodèch, les jours de fête et le soir du Séder, ce moment édifiant me revient à l’esprit. Je revois cette ancienne synagogue, à l’extériorité si pauvre et à l’intériorité si riche, symbole d’une manifestation remarquable de Méssirout Néfech qui a porté notre nation au fil de deux mille ans d’exil. Même au sein des profondeurs de la souffrance et des tribulations, notre regard est toujours tourné vers le ciel dans notre Téfila : "Ana Hachem Malta Nafchi". La sagesse des anciens de la communauté au cours de la révolution leur fit comprendre que c’était le message le plus important qu’ils pouvaient véhiculer aux générations futures. En dépit de nos souffrances, nos âmes demeurent entre les Mains de Hachem et nous ne cesserons jamais de lever les yeux au Ciel jusqu’à ce qu’Il nous sauve dans Son infinie compassion."
Supplément spécial Chabbath I n°158
Equipe Torah-Box
בס˝ד
d’ ELLOUL
EST LÀ !
40
P
EN
D
A
N
T
VOTRE PRIÈRE
JOURS
CONSÉCUTIFS
PAR LES GRANDS DE LA GÉNÉRATION
SUR LES LIEUX SAINTS D’ISRAËL ! ÉVÈNEMENT HISTORIQUE ENVOYEZ VOS NOMS GRATUITEMEMT VAADHARABANIM.ORG/DEMANDE-DE-PRIERE
PAR TÉLÉPHONE
1-800-22-36-36
054.84.01.721
LE MOIS
a Techouv Tefila Tsedaka
VIE JUIVE Une divine leçon d’Eloul Lorsque les proches de Rav Feinstein s’insurgèrent contre Rabbi Moché, celui-ci sourit sereinement : "Mais depuis lors, un Yom Kippour est passé et cet homme s’est certainement repenti pour sa faute ! Je dois donc lui pardonner…"
Peu avant le début d’Eloul, j’étais dans un avion à destination du mariage d’un ami. J’étais assis à ma place lorsqu’un jeune homme sympathique me demanda s’il pouvait s’asseoir à la fenêtre. J’ignorais s’il était juif ou non, mais il n’était certainement pas religieux. Soudain, j’aperçus près de lui une jeune femme souriante portant un grand chapeau qui recouvrait tous ses cheveux. Il s’avéra rapidement qu’il s’agissait de sa Kala, le couple s’étant uni quelques jours auparavant. Quelque peu déconcerté, je retournai à ma Guémara. Mais lorsque j’entendis le nouveau marié citer un passage de Maïmonide, mon étonnement s’accrût davantage encore. Seul Hachem peut juger Comme le Rav Guédalia Schorr l’explique à partir du Ba’al Chem Tov (Or Guédaliyahou, Nasso, p. 105), tout ce que nous entendons ou voyons est un message pour nous. Je vis cet épisode comme un rappel d’Eloul nous enjoignant à éviter la critique, les jugements hâtifs ainsi que les pensées ou propos condescendants. Puisque l’une des directives principales d’Eloul est d’améliorer nos relations avec autrui, je décidai de réfléchir à cette réprimande un peu plus profondément. 22
Magazine I n°158
Nos Sages dans les Pirké Avot nous enseignent à ne pas juger quelqu’un avant d’avoir été à sa place. Il n’est pas seulement insensé et malvenu de juger les autres, mais c’est tout bonnement impossible. Seul Hachem, qui voit et sait tout, peut nous juger équitablement et de manière impartiale. J’ai un jour entendu le Rav Hillel Zaks rapporter une phrase de son grand-père, le ‘Hafets ‘Haïm. "Si je pouvais", déclara le Tsadik déjà très âgé, "je me rendrais de maison en maison à cette période de l’année pour citer les propos de nos Sages (Chabbath 151a) : ‘Toute personne qui manifeste de la compassion pour autrui, le Ciel sera également compatissant avec elle’". Apparemment, le ‘Hafets ‘Haïm était d’avis que c’était là la méthode infaillible pour être béni d’une bonne année. Un geste gratuit de compassion Nous recevons tous, à cette période de l’année, de nombreux prospectus relatant des histoires tragiques de veuves et d’orphelins qui ont besoin de notre aide financière. Les gens nous demandent souvent : "Que puis-je faire de plus ? Je soutiens déjà plusieurs causes, je ne peux pas donner au-delà de mes moyens !" C’est certainement vrai, mais le minimum que
nous puisions faire est d’inscrire les noms des personnes démunies et de prier pour elles. Nous pouvons aussi mettre plus de Kavana dans nos Brakhot pour leur mérite. J’ai personnellement appris, grâce à l’exemple de femmes vertueuses de ma propre famille, à m’arrêter et à réciter une prière lorsque je vois une ambulance passer. Ce geste lui aussi est gratuit mais il indique que le sort d’autrui nous importe réellement, ce qui, nous enseigne le ‘Hafets ‘Haïm, est ce que D.ieu désire de notre part. L’incroyable Feinstein
recommandation
du
Rav
A ce propos, rapportons une histoire extraordinaire sur le Rav Moché Feinstein. Un individu avait entrepris de rédiger un compterendu accablant sur l’œuvre classique de Halakha du Rav Moché, Iguerot Moché. Dans cet article ostensiblement savant, l’auteur soumettait le Roch Yéchiva à une critique personnelle et à une ignominie indigne de n’importe quel érudit en Torah, et encore moins d’un géant en Torah. Au lieu de gagner l’estime du monde de la Torah, l’homme en question perdit le peu de crédibilité qu’il avait ainsi que son emploi. Quelques mois plus tard, il se présenta de manière inopinée et étonnante à la porte de Rav Moché, demandant à obtenir une lettre de recommandation pour son livre. Rav Moché sortit immédiatement un stylo et du papier et rédigea une approbation élogieuse. Par la suite, un membre de la famille et un fidèle élève présents à ce moment-là protestèrent énergiquement contre la bonté du Roch Yéchiva. "Mais Rabbi, s’insurgèrentils, comment avez-vous pu écrire une telle lettre pour un homme qui vous a terriblement dénigré ?"
Rav Moché sourit sereinement : "Mais depuis lors, un Yom Kippour est passé et il s’est certainement repenti pour sa faute ! Je dois donc lui pardonner…" "Moi, j’offrirai la paille…" L’auteur du ‘Hidouché Harim, le premier Rabbi de Gour, avait un frère aisé, Rabbi Moché ‘Haïm. Celui-ci se trouvait un jour en route pour rendre visite à ses parents âgés à Varsovie lorsqu’il remarqua une femme âgée portant une cargaison de paille sur ses épaules. Choqué, il réalisa soudain que cette femme n’était autre que sa propre mère, la Rabbanite ‘Haya Sarah. Sautant de sa belle carriole, il accourut vers sa mère, lui demanda comment elle se portait et l’interrogea : "Que portes-tu là ?" La femme répondit en souriant : "C’est pour une pauvre fiancée orpheline. Elle n’a pas de lit pour dormir. Ne suis-je pas obligée comme tout un chacun de réaliser la Mitsva de Hakhnassat Kala (aide aux fiancées) ?" Le vertueux Moché ‘Haïm répondit : "Chère maman, pose ce lourd paquet. Je me ferai un plaisir de payer le lit de la Kala et bien plus. Mais de grâce, ne porte pas une telle charge !" Mais la mère de la dynastie de Gour répliqua : "Mon cher enfant, consacre ton argent au mariage de cette pauvre orpheline et à d’autres causes, tandis que moi, j’offrirai cette paille !" Le monde de nombreux dirigeants de Torah était constitué d’une telle bonté. Puissionsnous, alors que les Jours Redoutables sont arrivés, nous inspirer de leur exemple !
Rabbi Ya’akov Feitman pour Yated, traduit par Torah-Box
Dépression - Conflits parentaux - Solitude - Négligence - Harcèlement - Violence - Dépendance etc...
Une équipe de Thérapeutes & Coachs à votre écoute du matin au soir de manière confidentielle et anonyme.
01.80.20.5000 (gratuit) 02.37.41.515 (gratuit) www.torah-box.com/ecoute Magazine I n°158
23
FEMMES FAMILLE ÉDUCATION
Eloul : Aller, venir et ne pas désespérer !
FEMMES
L’homme n’a pas été créé comme un végétal, qui pousse paisiblement à côté des cours d’eau et passe le plus clair de sa vie dans une attitude contemplative… Non ! Nous sommes en mouvement perpétuel, du haut vers le bas et du bas vers le haut, un peu comme des enfants qui montent et descendent sur un toboggan…
COUPLE
Pour être tout à fait honnête, avant, je n’aimais pas ce mot, "Téchouva". "Faire Téchouva" signifiait pour moi acheter un billet pour assister au festival de l’échec, de la culpabilité et de toutes ces occasions manquées de m’améliorer. Jusqu’à ce qu’un jour, je découvre que faire Téchouva signifiait en réalité revenir à moi-même, ramener l’objet perdu à son propriétaire. Revenir chez moi, à la maison, redécouvrir qui je suis vraiment. Faire Téchouva, ça n’est pas pointer du doigt avec un air accusateur tout ce qui ne tourne pas rond chez moi. Non, faire Téchouva, c’est au contraire allumer une lueur dans l’obscurité de mes faiblesses, découvrir un nouveau paysage derrière une porte que l’on croyait fermée. C’est réaliser que derrière toutes les couches de poussière et d’impuretés qui se sont accumulées en moi, se cache une lumière infinie qui ne demande qu’à briller. Et le mois d’Eloul nous offre finalement l’occasion de subir une petite "douche" désaltérante afin d’aborder la nouvelle année fraîche et dispose.
24
Magazine I n°158
Le secret de la lettre Alef Les Sages enseignent que l’essence de la condition humaine est contenue dans la lettre Alef. La lettre Alef ( )אest composée de trois traits : un partant du milieu vers le haut, un partant du milieu vers le bas, et un troisième qui relie les deux en diagonale. Le premier symbolise les mondes spirituels, le second notre monde matériel et le troisième, l’homme qui est censé faire le lien entre les deux dimensions. Ainsi que l’enseignent nos Maitres : "Il y a les cieux et la terre ; l’homme les relie entre eux. " Comment effectuer concrètement cette union ? C’est simple, regardez le trait qui symbolise l’homme. Il est en diagonale, un peu comme un toboggan sur lequel on monte, on monte… puis sur lequel on redescend d’un seul coup ! Si nous ne faisions que monter, si nous ne trébuchions jamais, cela signifierait que nous resterions perchés tout en haut, dans les mondes spirituels, et serions détachés du monde matériel. Mais ce n’est pas ça, unir. Pour unir les deux mondes, il faut "savoir aller et savoir venir".
La dernière ligne droite avant la venue du Machia’h Durant toute son Histoire, l’essence du peuple juif a été d’"aller et venir". Mais dans notre génération, celle qui précède la venue du Machia’h, c’est encore plus vrai. Les évènements s’enchainent à la vitesse de la lumière, les informations se succèdent les unes aux autres, au point que nous ne sommes même plus capables de nous souvenir de ce qu’était hier. Nous nous trouvons sur la dernière ligne droite avant le dévoilement de la Guéoula et c’est pourquoi tout s’enchaine avec une telle rapidité. Et D.ieu, dans Son infinie miséricorde, passe une sorte de marché secret avec nous : "Je M’engage à vous aider à ne pas rester coincés en bas, dans les méandres de vos échecs, mais de votre côté, Je vous demande de ne pas vous apitoyer sur votre sort si vous tombez ! Relevez-vous vite et avec force, car le temps presse !"
Le désespoir n’existe pas ! Souvenez-vous : l’homme n’a pas été créé comme un végétal, qui pousse paisiblement à côté des cours d’eau et passe le plus clair de sa vie dans une attitude contemplative… Non ! Cela ne constitue pas notre modèle en tant que juifs. Nous sommes en mouvement perpétuel, du haut vers le bas et du bas vers le haut, un peu comme des enfants qui montent et descendent sur un toboggan… Car telle est notre nature et le matériau dont nous sommes faits ! Et la seule chose qui nous incombe, mes chères amies, est d’implorer l’aide divine. C’est là le secret que Rabbi Na’hman de Breslev ne cesse de répéter à notre intention : "Le désespoir n’existe pas ! Ne te fie ni aux critiques ni au jugement des autres ! Tu es tout en bas ? Tu vas remonter ! Demande à Hachem de t’aider à te relever. Et la boucle sera bouclée !"
‘Haya Hertzberg
DESTINATION RETRAITE Stratégie, Engagement, Qualité
Il faut savoir battre en retraite, quand le boulot vous travaille. Vous résidez en Israël et vous avez exercé une activité salariée, ou autre, en France? Nous sommes là pour vous conseiller et vous aider dans vos démarches
Nos services dédiés aux français Bilan retraite I Liquidation retraite I Pension de réversion... Appelez vite!
Nathalie +972 58-783-5753 www.destinationretraite.com Magazine I n°158
25
Pose ta question, un rabbin répond !
Whisky Woodford Reserve Double Oaked, Cachère ? Je souhaiterais obtenir confirmation sur la Cacheroute d’un whisky nommé "Woodford Reserve double oaked finished in a second oak barrel Kentucky straight bourbon whiskey". Réponse de Dan Cohen Attention, chez Woodford Reserve, seuls les whiskies American straight Kentucky bourbon et RYE sont certifiés Cachères. Les autres, en général, et le double oaked en particulier, ne le sont pas.
Goûter le Kiddouch depuis le verre de celui qui l’a récité ?! Quand le maitre de maison récite le Kiddouch sur le vin le vendredi soir ou autre ,et que chaque convive a déjà un peu de vin dans un verre en plastique devant lui, ne serait-on pas obligé de boire dans le verre qui a été béni par hasard, pour être quitte ? Réponse de Binyamin Benhamou 1. Si le maître de maison récite le Kiddouch et boit la quantité exigée, les autres personnes présentes se rendent quitte de la Mitsva du Kiddouch même sans y goûter (Choul’han ‘Aroukh 271, 14). 2. C’est une plus belle Mitsva (et une coutume répandue) que chacun y goûte pour montrer notre attachement à celle-ci, chacun peut donc boire de son propre verre si du vin ou jus de vin y a été versé avant la récitation du Kiddouch... Mais il est bon que le maître de maison ajoute à chacun du vin de son verre sur lequel la bénédiction a été récitée pour faire la Mitsva à la perfection après que lui-même en ait bu (Choul’han ‘Aroukh 271, 17 ; Halikhot Chabbath I p. 28).
Embrasser sa grand-mère, permis ? Est-il permis de faire la bise ou d’avoir un quelconque contact physique avec sa grandmère ? Réponse de Rav Shimon Griffel Il est tout à fait autorisé pour un homme d’embrasser sa grand-mère ou de la toucher. Il en est de même pour une femme et son grand-père (Choul’han ‘Aroukh Even Ha’ézer 21, 6, Beth Chemouël et Baèr Hétev sur place).
J’ai vu un lion dans mon rêve J’ai rêvé d’un lion qui au début du rêve m’a fait peur, mais qui finalement ne nous a rien fait. En partant, il m’a annoncé une bonne nouvelle pour cette année. Je voulais savoir ce que signifie de voir un lion dans un rêve et si ce qu’il a dit pourrait vraiment se réaliser. Réponse de Rav Avraham Garcia Le Talmud (Brakhot 56b) nous affirme que l’apparition de bêtes sauvages en rêve est un très bon signe et vous devez dire sur ce rêve "Arié Yichag Mi Lo Yira". Quant à la réalisation d’un rêve, de nombreux Rabbanim sont d’avis de ne pas y attacher trop d’importance de nos jours, mais en tout cas, cela annonce quelque chose de très bien. 26
Magazine I n°158
Réparer un Néder pas respecté J’ai lu des choses sur la gravité des Nédarim (vœux) non respectés. Si j’ai fait un Néder que je n’ai pas respecté, que puis-je faire maintenant ? Est ce qu’une Hatarat Nédarim pourrait être utile ? Réponse de Rav Gabriel Dayan 1. La Hatarat Nédarim annule le Néder à partir du moment où l’on se présente devant les trois personnes participant à la Hatara. Si vous pensez ne pas pouvoir respecter le Néder dans le futur, il est indispensable de faire Hatarat Nédarim dès que possible. 2. A l’approche de Roch Hachana et Yom Kippour, il est habituel de faire Hatarat Nédarim au Beth Haknesset. 3. Dans certains cas, il est possible d’annuler le Néder rétroactivement, ce qui peut être intéressant dans ton cas. Pour une réponse plus précise, adresse-toi à un Rav compétent et fais-lui part du Néder.
Elle ne veut pas s’excuser, comment agir ? Quels rapports entretenir avec une personne qui ne veut pas s’excuser ? Réponse de Rav Avraham Garcia Bien que vous n’en êtes pas obligé, essayez de lui pardonner, ne serait-ce que pour qu’elle ne soit pas punie. Nos Sages nous enseignent (Roch Hachana 17a et Yoma 23a, voir Méiri) que tout celui qui pardonne aux autres, Hachem lui pardonnera à lui aussi. Et il est encore plus approprié de rapporter les propos de nos Sages (Chabbath 88b) qui nous affirment que celui qui souffre mais ne fait pas souffrir en retour sera récompensé (voir aussi ‘Hovot Halévavot, Cha’ar Anya 6 et Messilat Yécharim 22).
Boire du vin dans le mois de deuil Peut-on boire du vin durant le mois de deuil sur un parent ? Réponse de Rav Gabriel Dayan 1. Après l’enterrement (durant les "7 jours"), il est permis de boire un peu de vin durant les repas (Choul’han ‘Aroukh, Yoré Dé’a, 378, 8). 2. Dans plusieurs communautés, l’habitude de ne pas en consommer "durant les 7 jours" s’est répandue. Mais après cette période, cela est permis (‘Hayé ‘Olam, éd. 5772, 32, 17 ; ‘Haïm Va’héssed 13, 24). 3. Depuis le moment du décès jusqu’à l’enterrement, la consommation de vin est strictement interdite (Choul’han ‘Aroukh, Yoré Dé’a 341, 1). Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...
Une équipe de Rabbanim répond à vos questions (halakha, judaïsme) du matin au soir, selon vos coutumes :
01.80.20.5000 (gratuit)
02.37.41.515 (gratuit)
www.torah-box.com/question Magazine I n°158
27
A'HAT CHAALTI Où sont donc les Téfilin de la main droite ? Un commerçant juif voyagea une fois au Mexique, dans le cadre de son travail. Un jour, alors qu’il arpentait le marché, il remarqua un marchand qui vendait des articles de mercerie et différents "gadgets". Le Juif jeta un œil sur l’étalage et ce qu’il vit le fit frémir : une paire de Téfilines usagée était posée là, à la vente… Il demanda : "Quel est le prix de ces cubes noirs ?" Le marchand annonça le montant de deux cents dollars. "Bien, j’aimerais les essayer, s’il vous plaît." Il posa donc les Téfilines sur la main gauche, puis sur la tête et il dit au non-Juif : "Un instant ! Mais où est donc le cube supplémentaire ? Celui de la main droite ?" (En réalité, il n’y a pas de cube supplémentaire.) Le vendeur se troubla, fouilla sa marchandise, tâchant de retrouver le "cube de droite", et s’excusa finalement : "Je suis vraiment désolé, mais c’est tout ce que j’ai !" Le Juif dit alors : "Il semble évident qu’un “déguisement” incomplet vaut bien moins cher… Je suis prêt à vous donner vingt dollars seulement." Après négociation, le marchand finit par accepter la modique somme avancée, que le Juif paya avant de recevoir les Téfilines. Une fois qu’il eut ouvert les boîtiers, il y trouva effectivement les parchemins avec les passages manuscrits, parfaitement conformes à la Halakha. Il vint alors poser trois questions : Avais-je le droit de ruser avec le non-Juif pour récupérer les Téfilines ? Est-il permis de porter ces Téfilines ? Ai-je le devoir de rechercher le propriétaire initial de ces Téfilines, en vertu de la loi d’Hachavat Avéda ? Réponse du Rav Its'hak Zilberstein : Ces Téfilines sont vraisemblablement volés et celui qui les récupère du non-Juif les "sauve" de sa main ; c’est 28
Magazine I n°158
pourquoi ce Juif avait le droit d’agir comme il a fait. Le Choul’han Aroukh statue (Ora’h ’Haïm 39, 6) : "Si l’on trouve des Téfilines chez un nonJuif et que l’on ignore qui les a manuscrits, ils sont cachère." On pourra même les porter en prononçant la bénédiction correspondante (Ktav Sofèr, Ora’h ’Haïm, 5), car il n’est pas d’usage qu’un non-Juif écrive des Téfilines pour lui-même, et qu’il est donc certain qu’ils proviennent d’un Juif (Taz). Tout ceci n’est valable qu’après que des personnes spécialisées dans le domaine de la Sofrout (écriture de Séfer Torah, Téfilines, Mézouzot) aient estimé qu’ils sont cachère (Piské Téchouvot, ibid., 5). Il est possible que le propriétaire n’ait toujours pas renoncé à retrouver ses Téfilines, dans l’espoir qu’un Juif les récupère. De plus, comme ils sont usagés, il se peut qu’il les reconnaisse à vue d’œil. Toutefois, si celui qui les a trouvés l’a annoncé, mais qu’il n’a pas encore localisé leur propriétaire, il a le droit de les porter, comme il est noté dans le Choul’han Aroukh (’Hochen Michpat 267, 21) : "Il a trouvé des Téfilines, il évalue leur montant, il peut les porter immédiatement s’il le souhaite, car ils sont trouvables à chaque instant." Cela veut dire que celui qui les a trouvés a le droit de se les approprier, de les porter, et de s’acquitter grâce à eux de la Mitsva de Téfilines (s’il souhaite les acheter pour son usage personnel), car il est certain que leur propriétaire n’y verrait aucun inconvénient, qu’il serait satisfait que celui qui les a trouvés les lui paie tandis qu’il en achèterait lui-même de nouvelles. En résumé, le commerçant juif était autorisé à récupérer par la ruse les Téfilines des mains du non-Juif. Il doit à présent rechercher leur propriétaire. S’il le souhaite, il peut les porter (car ils sont cachère), à condition de mettre de côté le prix de ces Téfilines et de remettre ce montant au propriétaire lorsqu’il le retrouvera.
"Hachavat Avéda" des outils du cambrioleur Un Juif estimable vint trouver le Rav Its’hak Zilberstein et lui raconta : En pleine nuit, un voleur s’introduisit dans la cour de ma maison, avec des outils de cambrioleur perfectionnés. Dès qu’il pénétra dans la cour, un voisin de l’immeuble d’en face l’aperçut et s’empressa d’appeler la police. Les policiers arrivèrent sur place avant même que l’individu ne commence son travail et dès qu’il les vit, il abandonna ses outils de cambrioleur, prit ses jambes à son cou et s’enfuit. Après une longue poursuite, le bandit fut rattrapé et incarcéré. J’ai maintenant une question : concernant le matériel très onéreux du cambrioleur (une scie électrique pour le sciage des barreaux, des pinces spéciales, etc.), suis-je tenu de réaliser la Mitsva de Hachavat Avéda, et donc de lui rendre ces objets ? Réponse du Rav Its'hak Zilberstein : Il est certain qu’il ne faut pas rendre ces outils au voleur luimême, tant qu’il persiste dans sa mauvaise voie et ne fait pas Téchouva, car ils l’aideraient à réaliser ses sombres desseins et l’encourageraient dans ce sens. Nous trouvons dans le Chout Halakhot Kétanot (vol. 1, 61) : "Il est permis de dérober au voleur ses outils de cambrioleur. Il est pourtant écrit dans la Guémara (Brakhot 5b) : “Celui qui vole le voleur goûte lui aussi au vol”, et il semble donc interdit de voler un voleur. Malgré tout, il est permis de lui dérober ses outils de cambrioleur pour l’empêcher de voler à nouveau et on remettra ces outils à ses héritiers." Il apparaît donc qu’il est permis de saisir les outils avec lesquels le voleur commet ses larcins, mais il faudra les garder jusqu’à ce que le voleur meure et les remettre alors à ses héritiers (s’ils sont des hommes intègres). Toutefois, ce qui est demandé là, à savoir de rendre aux héritiers ces outils, s’applique au cas précis où ces outils auraient été saisis dans la maison de leur père et sembleraient donc véritablement lui appartenir. En revanche,
lorsqu’il s’agit d’outils qu’il a perdus, et qu’il y a fort à craindre qu’ils appartiennent à d’autres personnes et qu’il les leur aurait dérobés, il ne faudra pas les lui rendre, tant que preuve n’est pas faite que ce matériel lui appartient. On doit donc publier cette trouvaille et, si les véritables propriétaires se manifestent, leur restituer les outils. Dans l’ignorance de l’identité du propriétaire, on gardera l’objet trouvé chez soi et, s’il risque de s’abîmer, on le vendra au Beth Din. Si le voleur mérite de faire Téchouva, on lui demandera à qui appartiennent ces outils. S’il affirme en être le propriétaire, on les lui rendra. S’il indique l’identité du propriétaire, on les rendra à ce dernier. Rav Its'hak Zilberstein Pour égayer votre table de Chabbath, commandez sans plus attendre les livres Ahat Chaalti, volume 1, 2 et 3 au : 02.37.41.515 ou www.torah-box.com/editions/
E.M.C. CABINETS D’AVOCATS
Droit immobilier :
Tama 38, vente/achat de biens, division parcellaire
Droit des sociétés & associations : création et liquidation, contrats internationaux
Droit de la famille :
procurations permanentes, testaments, accords financiers, successions
Droit du préjudice corporel : accidents de la route, dommages corporels
Droit routier, droit du travail, représentation auprès des tribunaux et de la Rabbanout Hébreu - Français – English – Deutsch – Italiano
En accord avec la Halakha
Tél. : 058 740 90 43 Mail : mcalov148@gmail.com Site : https://calov.landingpagez.click/ Magazine I n°158
29
RECETTE Sauté de poulet et poivrons au basilic Voici une savoureuse façon d’accommoder vos restes de poivrons et de basilic ! A servir avec un riz basmati.
Ingrédients
Pour 4 personnes Temps de préparation : 10 min
2 poivrons jaunes et rouges (ou oranges)
coupés en lamelles
Temps de cuisson : 15 min
1 oignon coupé en quartiers
Difficulté : Facile
4 gousses d’ail émincées 1 poitrine de poulet coupée en lamelles 3 c. à soupe de maïzena 2 c. à soupe d’huile d’olive 1 ½ c. à soupe de sauce soja 1 ½ c. à soupe de vinaigre de riz Un gros bouquet de basilic nettoyé et vérifié Sel & poivre
Réalisation - Essuyez bien les morceaux de poulet à l’aide de papier absorbant puis enveloppez-les de maïzena. Salez et poivrez. - Faites chauffer la moitié de l’huile dans une grande poêle non-adhésive à feu moyen. Faites-y sauter le poulet, quelques morceaux à la fois. Faites cuire jusqu’à ce que le poulet soit doré, mais pas complètement cuit, soit 4-5 min en tout. Retirez les morceaux de la poêle et réservezles dans une assiette au chaud dans le four. - Ajoutez le restant d’huile dans la poêle. Faites-y revenir l’oignon et les poivrons à feu moyen en remuant, jusqu’à ce qu’ils commencent à dorer et attendrir, soit environ 5 min. Ajoutez l’ail et laissez cuire 1 min. Salez et poivrez. - Versez 50 ml d’eau, la sauce soja et le vinaigre dans la poêle. Remettez-y le poulet et laissez cuire le tout encore 3-4 min. - Hors du feu, ajoutez les feuilles de basilic. Rectifiez l’assaisonnement au besoin et servez chaud. Bon appétit !
30
Magazine I n°158
SOS Cuisine
LE COIN SYMPATIK Deux bonnes blagues & un Rebus ! Au restaurant, un client demande au serveur un cure-dent. Après quelques minutes, le serveur revient les mains vides : ″Monsieur, j’ai fait le tour du restaurant. Tous les cure-dents sont utilisés. Mais ne vous inquiétez pas, dès qu’il y en a un qui se libère, je vous l’amène !″
Rebus
Par Chlomo Kessous
Un homme se promène avec son chien. Un passant l’arrête et lui dit : ″Il est drôlement mignon votre chien ! Il mord ? - Non pas du tout !″ Le passant caresse le chien et d’un coup, le chien le mord ! ″Aïe !! Mais vous m’aviez dit que votre chien ne mord pas ! Que ta maison soit un lieu d’étude et bois les paroles de Toraht
- Ah oui, mais il n’est pas à moi celui-là !!″
Editions Prions pour la guérison complète de Nathan Yossef ben Yehoudit
Rabbi David Hanania ben Rabanit Mazal
Nadine Hava bat Esther Haya
Moche ben Dvorah
Anaelle Rahel Tsipora bat Ghislaine Rivka
Yona ben Yona
Haïm Yossef ben Tita
Fernand ben Rose Henriette
Itshak ben Malka
Gazimir ben Maniyoka
Roger Messaoud ben Esther
Rivka bat Viktoria
Chlomo Mordekhai ben Vanessa Yael
Yehia ben 'Hanna
Sim'ha bat Myriam
présente
COMPRENDRE LA 'AMIDA DE ROCH HACHANA
Si toutes les prières adressées à notre Créateur sont importantes, sinon essentielles, la prière de Roch Hachana revêt une solennité très particulière. Comment bien comprendre le sens de nos prières ? « Comprendre la ‘Amida de Roch Hachana », par la richesse de ses analyses 76₪ sur le texte des prières de Roch Hachana, de la plume de Rav Ouri Lévy, est un ouvrage fondamental à utiliser précieusement pour enfin comprendre en profondeur le sens de nos suppliques en ce jour ô combien redoutable.
Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom
www.torah-box.com/refoua-chelema Magazine I n°158
31
EILAT
Dimanche 22 Août A la synagogue
BETH MENAHEM Daphna 19
NETANYA
Mardi 24 Août A la synagogue
RIVACH ET RACHBETZ Hertzel 12
NETANYA
Dimanche 29 Août A la synagogue
CHLOMO VE MORDEHAY 'Hinouh Aivri 6
Renseignements : 054 761 00 39 Perle de la semaine par
"Hachem ne pardonne pas à ceux qui frappent uniquement leur cœur, mais Il pardonne à ceux dont le cœur les frappe pour les fautes qu’ils ont pu commettre." ('Hafets 'Haïm)