UNWRA
TÉFILA
ARI ZAL
RAANANA
RIVLIN
MICHNA BROURA
MINHAG
SARAH HALIMI
n°153 I 16 Juin 2021 I 6 Tamouz 5781 I 'Houkat
Le nouveau gouvernement israélien entre en fonction > p.9
CACHEROUTE
M A G A Z I N E
Le mérite du Tsitsit > p.19
LONG ISLAND
Mère au foyer : le plus beau métier du monde…? > p.24
GRÂCE À L’ASSOCIATION 3000 ENFANTS ONT REJOINT L’ÉCOLE JUIVE
2021
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CALENDRIER DE LA SEMAINE 16 au 22 Juin 2021 Mercredi 16 Juin 6 Tamouz
Vendredi 18 Juin Daf Hayomi Yoma 66
Rav Eliahou Manni
Michna Yomit Taharot 3-4
Samedi 19 Juin
Limoud au féminin n°270
Rav Yossef Chlomo Dayan Rav Yekoutiel Yehouda Halberstam (de Klausenbourg)
Lundi 21 Juin Jeudi 17 Juin 7 Tamouz
Vendredi 18 Juin 8 Tamouz
Samedi 19 Juin 9 Tamouz
Daf Hayomi Yoma 67 Michna Yomit Taharot 3-6 Limoud au féminin n°271
Rav Tsvi Hirsch de Berditchev
Mardi 22 Juin Rabbénou Ya'akov Ben Acher Rav Eliahou Yossef Rivlin
Daf Hayomi Yoma 68 Michna Yomit Taharot 3-8
Mazal Tov à Arié Dray & Annaël Teboul pour leur mariage à Lyon cette semaine.
Limoud au féminin n°272
Parachat 'Houkat
Puissent-ils fonder un foyer Cachère dans la Torah, Amen !
Daf Hayomi Yoma 69 Michna Yomit Taharot 4-2 Limoud au féminin n°273
Horaires du Chabbath Dimanche 20 Juin 10 Tamouz
Lundi 21 Juin 11 Tamouz
Mardi 22 Juin 12 Tamouz
Daf Hayomi Yoma 70 Paris
Lyon
Marseille
Strasbourg
Entrée
21:39
21:15
21:03
21:16
Sortie
23:04
22:33
22:17
22:40
Michna Yomit Taharot 4-4 Limoud au féminin n°274
Zmanim du 19 Juin
Daf Hayomi Yoma 71 Michna Yomit Taharot 4-6 Limoud au féminin n°275
Daf Hayomi Yoma 72 Michna Yomit Taharot 4-8 Limoud au féminin n°276
Paris
Lyon
Marseille
Strasbourg
Nets
05:47
05:51
05:58
05:26
Fin du Chéma (2)
09:49
09:46
09:49
09:28
'Hatsot
13:52
13:42
13:40
13:30
Chkia
21:57
21:33
21:21
21:34
Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, Rabbanite Esther Jungreis, Jérôme Touboul, Myriam H., Rav Shimon Griffel, Rav Gabriel Dayan, Binyamin Benhamou, Rav Michaël Gabison, Rav Yona Ghertman, Rav Its'hak Zilberstein, SOS Cuisine - Mise en page : Dafna Uzan - Secrétariat : 01.80.20.5000 Publicité : Yann Schnitzler (yann@torah-box.com / 04 86 11 93 97) Distribution : diffusion@torah-box.com
L'ÉDITO DE LA SEMAINE par Un îlot de quiétude sur une baleine ?! Yaïr Lapid, dirigeant du parti L’être humain se distingue des Yech ‘Atid, a annoncé au autres créatures par la parole président d’Israël, Rouvi Rivlin, (cf. Béréchit 2, 7 Onkelos). qu’il est parvenu à obtenir Celle-ci est l’expression de la majorité nécessaire pour son intelligence et de sa pensée, elle lui former un gouvernement. Si tout se passe permet de communiquer avec son prochain, comme prévu, il aura réalisé l’impossible, celui de formuler ses sentiments, de commercer. d’écarter Netanyahou, au pouvoir en Israël Cet "outil" quiquinze a été donné depuis plus de ans. à l’homme est en réalité à double tranchant : on peut l’utiliser Pour cela, il a réuni autour de lui beaucoup de pour faire du bien autour de soi (consoler petits partis qui a priori s’opposent radicalement les endeuillés, encourager ceux qui en ont dans leur programme politique : d’un coté besoin, enseigner la Sagesse, transmettre Benett (Yamina), Sa’ar (Tikva ‘Hadacha) et nos messages à nos enfants…), mais par des Lieberman (Israël Béténou) tous de droite, et d’un propos vexants, humiliants, le mensonge et autre côté la gauche (‘Avoda), l’extrême-gauche la calomnie, on peut également (Merets) et Mansour Abbas (Ra’am) àcauser la tête des d’un dommages irréversibles. C’est pourquoi parti arabe. Mais comment ce gouvernement la Torah, à plusieurs nous met en va-t-il fonctionner avec reprises, de tels antagonismes ? garde contre ces interdits qui se font par la Essayons d’analyser tout d’abord comment Lapid parole. est parvenu à les convaincre de siéger ensemble. Kagan a révolutionné IlLey Rav avaitIsraël bien Méir sûr cette volonté commune le et monde juif il y a plus d’une centaine d’années obsessive de vouloir évincer Netanyahou à tout avecmais soncelafameux "’Hafets ‘Haïm" prix, n’est paslivre tout. En vérité, cela fait (qui d’ailleurs est devenu son éponyme), plusieurs années que le débat en Israël n’est concernant lesdroite”. lois sur la médisance. Il plus “gauche ou Depuis l’échec cuisant y relevait qu’on l’idéal pouvait 17 des accords d’Oslo, de transgresser la gauche de vivre commandements négatifs et positifs en paix avec les Palestiniens en 14 créant deux avec une seule phrase malveillante. Depuis, souverainetés a été enterré faute de partenaire par la lecture de ce livre, les gens ontl’enjeu pris du coté palestinien. Aujourd’hui, conscience parole et tourne autourdedul’importance maintien oude au lacontraire de s’efforcent de ces lois. l’annulation desrespecter valeurs juives fondamentales comme le Chabbath ou le encouragent mariage religieux, qui Beaucoup de Rabbanim l’étude font partie jusqu’à maintenant desces fondements journalière du "’Hafets ‘Haïm" ; lois sont de cet Etat. approfondies dans les maisons d’étude (Beth Hamidrach), certains les étudient en Lapid voudrait séparer la religion de l’Etat ‘Havrouta (binome) par téléphone, chaque comme l’ont fait la plupart des Nations année sont reconnaître organisées les desconversions soirées pour occidentales, des grand public au cours desquelles on éveille réformés, annuler le repos du Chabbath dans l’assistance à se renforcer ce domaine, les institutions publiques et dans de façon générale, particulièrement à totalement l’approche laïque. de Tich’a faire d’Israël un Etat Pour Béav. On sait en effetil que le second Temple réaliser son dessein, a vite convaincu ceux fut partagent détruit à cause de lasur haine dont qui ses vues la gratuite, laïcité (comme l’une des expressions estde le Lachon Hara’ Lieberman et la gauche) se joindre à (la lui, médisance). et pour les autres, il y est parvenu en leur proposant cadeaux alléchants. C’est ainsi Un autredesmoyen nous permettant de que Benett sera chef (à sabouche, place !), contrôler ce nommé qui sort ded’Etat notre malgré peu deDibour, mandats sonde parti obtenu est le le Ta’anit le que jeûne la aparole. ème du total des toute sièges !),une oubliant la Kippa (1/20 Lorsqu’on passe journée à qui repose totalement sur son crâne que s’abstenir de ainsi parler, onl’idéologie réalise à sioniste qu’il est sensé représenter ; Abbas, lui,
recevra 50 milliards de Chékels pour les besoins quel point, sans même s’en rendre compte, de la population arabe. il est facile de lancer une plaisanterie Si dans les on un se "petit" frotte les mainsHara’ d’une vexante, demédias raconter Lachon telle prouesse, le peuple dans sa majorité ou se moquer d’un défaut d’un confrère. est loin d‘être rassuré par l’évincement d’un Ce self-control que nous impose le Ta’anit Netanyahou qui a fait ses preuves et qui est Dibour nous permet de réfléchir avant considéré comme l'un des chefs d’Etat les plus d’ouvrir la bouche et de s’assurer qu’il ne compétents du monde. N’oublions pas aussi s’agit pas de paroles désobligeantes. que les habitants de Tsion sont pour la plupart Ilproches est vrai est difficile de prendre sur dequ’il la Tradition et tiennent aux valeurs soi un établies. tel engagement individuel, juives Mais il y àa titre encore une autre surtout quand on se trouve dans un raison d’être soucieux : entourage professionnel ne nous le Le Talmud (Baba Batra 73b)qui rapporte un récit permet pas.le Sage Raba Bar Bar ‘Hanna raconte incroyable : que lors d’un voyage en de mer, les passagers C’est pourquoi beaucoup communautés aperçurent une île avec végétation. Ils y organisent un jeune dede la laparole collectif, et ou commencèrent à allumer àdescendirent la synagogue dans une salle de fête,un feu afin cuire un repas. ces avec au de programme des C’est coursalors de que Torah hommes ressentirent un tremblement de terre de différents intervenants, la lecture inquiétant et ils retournèrent surune leur du livre des Téhilim, le tout vite dans embarcation. La vision qui s’offrit leurs yeux ambiance conviviale, repas et à boissons était ahurissante en fait, cet sur assurés. L’un des: pionniers deîlot cesreposait réunions le dos d’une énorme baleine et lorsque celle-ci communautaires fut le grand rabbin Yossef ressentit la chaleur du encore feu, elle àplongea dansetles Sitruk quand il était Marseille eaux pourl’initiative se rafraîchir ; si ce n’était la un proximité depuis, s’est étendue peu avec leur bateau, ils se seraient tous noyés. partout. Évidemment, ce texte n’est pas à comprendre On a l’habitude de choisir un des jours de au sens littéral, mais comme une allégorie. Les Chovavim (semaines séparant la Parachat personnages sur l’embarcation représentent Chemot de celle de Michpatim) car on a une les Juifs en exil, après la destruction du tradition du grand kabbaliste le Arizal selon second Temple. Cet exil est long et pénible, et laquelle ces sont opportuns à réparerla la tentation jours d’y mettre fin et de connaître les fautes de l’attribut du Yessod c’esttranquillité comme les autres Nations– est très à-dire ce qui un rapport avec la semence forte. Lorsqu’ils aperçoivent un îlot, les Juifs y masculine ortrès le Ta’anit Dibour équivaut à débarquent–et vite cherchent à s’installer 84 jeûnes de nourriture ! en imitant les la mœurs locales. C’est alors que le sol se dérobelesous pieds,est car dimanche l’Eternel ne En France, jourleurs propice les laissetout pas le réaliser leurs et seule puisque monde est désirs, en congé et onla proximité leur embarcation représentent fait d’unedepierre 3 coups :que tout d’abord Torah et Mitsvot permettra sauvés. on accomplit la leur Mitsva en soi d’être du jeûne de la part on l’atransforme le Tel parole, est notred’autre destin, l’Histoire confirmé, notre salut dépend uniquement de en notre attache à dimanche, jour triste et oisif, un moment notre patrimoine. Ceux recherchent de une d’élévation. De plus, on qui se déconnecte autre alternative voir difficile leurs rêves la dépendance aurisquent portable,dechose à balayés dans par un de queue réaliser un coup contexte normal.brutal de la baleine sur laquelle ils se sont installés. Et même Faites l’expérience du Ta’anit Dibour et vous en terre sainte, ce désir de conformisme aux attendrez avec impatience le rendez-vous Nations peut s’exprimer. de l’année prochaine ! Que D.ieu nous protège ! La Rédaction Torah-Box Magazine Rav Daniel Scemama Magazine I n°153
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ACTUALITÉ Le ministère israélien du Tourisme annonce l'ouverture des frontières dès le 1er juillet Bonne nouvelle : la précédente ministre israélienne du Tourisme Orit Farkach-Hakohen a annoncé que le pays s'apprêtait à ouvrir ses frontières dès le 1er juillet pour les personnes vaccinées. "Je suis heureuse que le travail acharné du personnel du ministère du Tourisme, du ministère de la Santé, des AE et de l'Intérieur nous ait conduits à déclarer que
les exigences pour les touristes vaccinés seront assouplies", a-t-elle tweeté. "Le moment est venu pour Israël de s'ouvrir au tourisme et de profiter de son statut de pays vacciné au profit de son économie", a-t-elle ajouté. Les frontières israéliennes ont été fermées presque hermétiquement aux ressortissants étrangers depuis plus d'un an.
D'importants incendies entraînent l'évacuation des résidents dans la région de Jérusalem, la piste terroriste privilégiée D'importants incendies s'étant déclarés dans des zones boisées près de Jérusalem ont paralysé mercredi 9 juin la circulation routière, alors que 78 pompiers luttaient contre les flammes, assistés par 10 avions et 2 hélicoptères. Les résidents de Yad Hachemona et de Ma'alé Ha'hamicha, deux localités
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Magazine I n°153
situées aux abords de la capitale, ont dus être évacués. Depuis deux semaines, de nombreux incendies se déclarent quotidiennement aux alentours de Jérusalem. L'origine des feux n'a pas encore été déterminée, mais la présence de plusieurs foyers de départ laissent penser qu'il s'agit d'actes terroristes.
Une école de Ra'anana envoie ses élèves... se prosterner dans une mosquée ! Incroyable mais vrai : les parents d'élèves de l'école publique "Hadar" de Ra'anana se sont insurgés la semaine dernière contre la direction de l'établissement après avoir appris que leurs enfants s'étaient agenouillés dans une mosquée dans le cadre d'une sortie organisée par l'école. Selon des informations relayées par le site Bhol, l'établissement organise chaque année une "journée de découverte des religions". Lors de la visite de la mosquée, l'imam a proposé aux élèves de se prosterner pour simuler une prière islamique. Face à la réaction indignée de plusieurs parents d'élèves, la directrice de l'école a présenté ses excuses, arguant que l'objectif de la sortie était de "promouvoir la tolérance et l'acceptation de l'autre".
Rivlin demande au Prince Charles d’intervenir pour sauver la petite Alte Fixler Le président israélien R. Rivlin a envoyé mercredi dernier une lettre au Prince Charles d’Angleterre pour lui demander d’intervenir dans l'affaire Alte Fixler, une petite fille ayant la double nationalité israélienne et anglaise, actuellement hospitalisée dans le pays dans un état végétatif. La HauteCour britannique a statué qu'il convenait de débrancher les appareils permettant son maintien en vie, démarche à laquelle les parents sont évidemment opposés. Ils demandent, sans succès pour l'heure, aux autorités de permettre le transfert médical de leur fille en Israël. "Ce serait une tragédie si les souhaits de ces parents ne pouvaient être satisfaits d’une manière qui respecte à la fois la loi et leurs croyances religieuses", a notamment écrit Rivlin.
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ACTUALITÉ Deux jeunes de Long Island lèvent 10.000 Dollars pour Tsahal... en lavant des voitures ! Deux jeunes juifs américains de Great Neck, Long Island, dans l'Etat de New York, ont récemment réussi à lever la coquette somme de 10.000 Dollars destinés à aider les soldats de Tsahal et ce, d'une manière plutôt originale. Pendant l'opération "Gardien des murailles", ils ont en effet tous deux créé une entreprise de nettoyage de voitures qui, soutenue par leur synagogue Beth Hadassa dirigée par le Rav Yémin Lévy, a réussi à collecter la somme auprès des membres de la communauté pour être ensuite transmise à l'association locale "Les amis de Tsahal". "En tant que fils de soldat israélien, je me dois de soutenir les soldats qui mettent leur vie en péril pour protéger notre patrie", a déclaré l'un des deux jeunes, Jordan, 13 ans, après avoir transmis son don.
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Affaire Sarah Halimi : Meyer Habib présidera la commission d’enquête Les députés UDI ont l'intention de créer une commission d'enquête parlementaire afin de "rechercher d'éventuels dysfonctionnements de la justice et de la police" dans l'affaire Sarah Halimi, a indiqué mardi le président du groupe centriste JeanChristophe Lagarde. "Il ne s'agit pas de remettre en cause la décision de justice mais de revoir les secours portés à Sarah Halimi et les conditions de l'enquête", a précisé M. Lagarde devant la presse. C'est le député franco-israélien Meyer Habib, qui a proposé cette commission d’enquête pour laquelle son groupe va user de son "droit de tirage ", qui la présidera.
Photos d’un tunnel du 'Hamas sous une école de l’UNWRA à Gaza Des photos de l’ouverture d’un tunnel du de l’UNRWA à Gaza ont été utilisées dans le 'Hamas creusé sous une école de Gaza passé pour stocker et lancer des roquettes sur gérée par l’UNRWA ont été publiées par une Israël. chaîne de télévision israélienne. Le tunnel a Cependant, comme les écoles de Gaza ont été découvert après qu’une roquette lancée régulièrement été utilisées comme centres par le 'Hamas ait frappé la cour de l’école de réfugiés en période de conflit, la politique Zeitoun dans le quartier Rimal à Gaza, ce qui officielle de Tsahal est d’éviter au maximum de a créé un énorme trou dans le sol. Les écoles les frapper. Le nouveau gouvernement entre en fonction, le public et les partis religieux expriment leurs vives préoccupations Le nouveau gouvernement de gauche dirigé par Naftali Benett (Yamina) a pris ses fonctions dès lundi après le vote de confiance qui s'est tenu dimanche à la Knesset à Jérusalem. Cette coalition éclectique composée de 8 partis a été formée après des semaines de tractations, d'incertitudes et de désistements de dernière minute. Le public et les partis religieux de la Knesset ont exprimé leur très vive inquiétude à la découverte des accords de coalition, dont de nombreux articles visent
à saper le status quo qui permet de gérer le délicat équilibre entre religion et Etat dans le pays, s'en prenant entre autres au Chabbath, aux conversions, aux unions, etc. Le Premier ministre sortant Netanyahou a vivement critiqué le nouveau gouvernement qu'il a qualifié de "dangereux" et de "faible", dont son chef sera selon lui 'incapable de tenir tête aux Etats-Unis", notamment sur les dossiers iranien et palestinien.
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ACTUALITÉ Des dizaines de soldats entonnent un chant à la mémoire du petit 'Ido, tué par une roquette Des dizaines de soldats de Tsahal se sont réunis la semaine dernière sous le domicile de la famille Avigayil dans la ville de Sdérot, dont le fils de 5 ans 'Ido a été tué par une roquette meurtrière du 'Hamas lors de l'opération "Gardien des murailles" il y a un mois. Accolés les uns aux autres en uniforme militaire, ils ont entonné le chant "Véafilou Béhastara" plein d'émotion pendant de longues minutes. 'Ido et sa famille s'étaient réfugiés dans la pièce blindée de leur appartement lorsqu'une roquette a frappé la fenêtre de plein fouet. Celle-ci n'a pas résisté à l'impact, tuant 'Ido et blessant grièvement sa maman et sa sœur. Elyssia Boukobza
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VIE JUIVE Ma réponse à cette célibataire qui "fait tout bien" mais qui ne se marie pas La prière et les Mitsvot sont nos armes les plus puissantes. Ne jetez pas l’éponge. Votre Bashert vous attend peut-être au coin de la rue !
La semaine dernière, j’ai reçu une lettre d’une célibataire de 38 ans avec les doléances suivantes : en dépit de sa Téchouva, de ses visites chez des rabbins-kabbalistes et d’avoir accompli des Ségoulot, elle n’a toujours pas trouvé son Bashert - son âme sœur. Elle s’interrogeait sur le sens de ses sacrifices ; elle était pleine de colère contre D.ieu et considérait tous ses efforts comme vains. Voici ma réponse. Attachés à D.ieu "Ma chère amie, Cette semaine, nous lirons la Parachat ‘Houkat. J’ai découvert que celle-ci offre des idées intéressantes sur des défis auxquels nous sommes confrontés. Vous nourrissez du ressentiment ; vous avez l’impression d’avoir été traitée injustement, que votre engagement envers la Torah et les Mitsvot a été vain, et dans votre désillusion, vous êtes en colère contre D.ieu et prête à renoncer à tout. Examinez la Paracha. Myriam, Aharon et Moché lui-même, les géants de notre peuple, ont vu leurs espoirs et leurs aspirations brisés. Leur rêve d’entrer en Terre Promise n’a jamais été réalisé. Ils auraient pu dire : ‘C’est pour cela
que nous nous sommes sacrifiés ? Le peuple a le privilège d’entrer en Erets Israël et nous non ? Où est la justice ?!’ Au lieu de cela, ils ont gardé le silence et ont accepté la Volonté de D.ieu avec sérénité et amour. Durant nos longs siècles d’Histoire, peu importe où la vie nous a conduits, nous nous sommes attachés courageusement à notre D.ieu. Certes, certains ont flanché dans leur foi, mais nous, le peuple juif, avons triomphé, et notre Chéma’ Israël continue à résonner dans le monde." L’unique requête de mon père "Je n’oublierai jamais le visage empreint de sainteté et la voix de mon révéré père, le Rav Avraham Halévi Jungreis lorsqu’il reçut la nouvelle funeste et catastrophique qu’il était le seul fils survivant de la glorieuse dynastie rabbinique de mon grand-père. D’une voix tremblante, les yeux emplis de larmes, mon père s’est écrié : ‘Riboino chel ‘oilam, ich beyt nor ein zach… Maître du monde, je ne demande qu’une chose… que tous mes descendants restent attachés à la Torah…’. Pensez-y et intégrez-le bien. N’aurait-il pas été justifié que mon père dise : ‘J’en ai assez ! Si telle est la récompense de remarquables Tsadikim, si c’est la manière dont Tu protèges Magazine I n°153
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VIE JUIVE Tes bien-aimés, il n’y a pas de raison que je reste ici pour me sacrifier. Je démissionne !’ N’aurait-ce pas été la réaction d’un grand nombre de personnes dans notre génération qui reconnaissent les droits et les privilèges, mais jamais les devoirs et les responsabilités ? Mais mon père bien-aimé, comme des millions d’autres, n’avait qu’une seule requête : que la lumière de la Torah brille pour toujours dans le cœur de ses descendants…" La vie est un test "J’ai eu le mérite de fonder Hinéni, l’un des tout premiers mouvements de Téchouva dans le monde il y a plus de 40 ans, j’ai été impliquée dans le rapprochement des Juifs au judaïsme depuis ma tendre enfance. Mon saint père était un visionnaire, bien en avance sur son époque. Au grand dam de ses contemporains, il s’installa à Szeged, une ville cosmopolite, la deuxième plus grande ville de Hongrie, et aussi la plus assimilée. Mon père y créa une communauté orthodoxe et raviva la flamme de la Torah dans le cœur de notre peuple. Au fil des ans, j’ai appris qu’il est très dangereux de dire à un laïc que si seulement il revenait à la Torah, les Cieux s’ouvriraient pour lui et tous ses rêves deviendraient réalité. Notre mode de vie conforme à la Torah n’est pas un magasin de bonbons… il n’y a pas de garantie de couler des jours heureux. La vie est un test. C’est même le titre de l’un de mes livres…" Votre Bashert ? Peut-être au coin de la rue… "La vie est faite de hauts et de bas, de beaucoup d’obscurité, mais aussi de joie. L’obscurité
semble toujours éclipser la lumière du soleil. En un instant, le ciel s’assombrit de nuages menaçants mais notre foi demeure intacte. L’héritage de nos ancêtres, l’Alliance du Sinaï sont pour toujours gravés dans notre cœur et notre âme. Nous comprenons qu’il est de notre devoir, de notre responsabilité de maintenir cette alliance, de nous y attacher et de la conserver précieusement. Nous le faisons car sommes engagés envers notre D.ieu et n’attendons pas de récompense pour notre loyauté. De même que les citoyens d’un pays savent qu’ils sont tenus de payer les impôts, nous réalisons aussi que vivre dans le monde de D.ieu est un privilège, et nous devons aussi remplir nos obligations par notre adhésion à la Torah et aux Mitsvot. La prière et les Mitsvot sont nos armes les plus puissantes. Ne jetez pas l’éponge. Votre Bashert vous attend peut-être au coin de la rue, et vous pouvez encore être bénie d’enfants et de petits-enfants. J’ai assisté à des histoires merveilleuses, même avec des femmes bien plus âgées que vous. Alors ne perdez pas la foi. Suivez plutôt les instructions du Roi David : ‘Kavé el Hachem… placez votre confiance et votre espoir en D.ieu... ’Hazak - renforcez votre cœur et continuez à prier’ (Psaume 27). Enfin, puis-je vous suggérer d’être proactive. Ne renoncez pas, ayez à l’esprit que même dans l’obscurité la plus dense, l’aube arrive. Pendant ce temps, recevez mes bénédictions pour que vous puissiez fonder un foyer juif et une vie de famille authentique !"
Rabbanite Esther Jungreis
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Magazine I n°153
M A G A Z I N E
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Petite approche des grandes vertus – ‘Houkat Selon Maïmonide, l’homme doit se prémunir de tous les excès dans son tempérament. Seules deux vertus font exception à ce principe : l’orgueil et la colère, que l’homme doit essayer de combattre de toutes ses forces…
La Paracha de cette semaine nous offre la possibilité de nous pencher sur les dangers de la colère.
l’eau en sorte. Mais au lieu de parler, Moché va frapper le rocher. Cette erreur vaudra à Moché l’interdiction d’entrer en terre d’Israël.
En effet, notre tradition nous enseigne que la raison pour laquelle Moché n’a pas pu entrer en terre d’Israël réside dans la colère qu’il a ressentie face à l’ingratitude du peuple. Suite à la mort de Myriam, le puits qui abreuvait les enfants d’Israël avait disparu, et ces derniers souffraient de la soif. Aussi, le peuple va rapidement se retourner contre ses dirigeants, Moché et Aharon.
Précisons que nous ne pouvons pas comprendre la grandeur de Moché, son extrême humilité, son infinie patience et son amour incommensurable du peuple. Nous devons garder en tête que Moché était jugé selon un référentiel qui lui était propre.
Cette énième révolte du peuple, en dépit de tous les miracles, a exaspéré Moché qui s’adresse à eux dans des termes rudes : "Assez ! Rebelles…" Cet emportement va conduire notre Maître à oublier l’ordre que D.ieu lui avait transmis et qui consistait à parler au rocher pour que de
Toujours est-il que cet épisode a notamment vocation de nous inviter à nous éloigner de la colère. La colère, un vilain défaut Maïmonide a consacré de longs développements (Traité des 8 chapitres) aux vertus que l’homme doit développer et il en vient à prôner la règle d’or, le "juste milieu". L’homme doit se prémunir
Supplément spécial Chabbath I n°153
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de tous les excès dans son tempérament. Seules deux vertus font exception à ce principe : l’orgueil et la colère. Concernant ces deux points, l’homme doit essayer de les combattre de toutes ses forces, et ne pas en conserver une once dans son cœur. La colère est difficilement maîtrisable. Telle une boite de pandore, à peine a-t-on ouvert son couvercle qu’elle devient rapidement hors de contrôle. Elle couvre la voix de la raison qui souhaiterait nous apaiser. Elle courtcircuite toutes les inhibitions, les équilibres que nous souhaitons préserver et elle nous conduit parfois à tenir des propos ou accomplir des actes que nous pouvons regretter bien longtemps. La colère est un poison que l’homme peut sécréter en lui s’il n’est pas suffisamment vigilant aux mécanismes qui s’activent dans son for intérieur. Elle avance masquée, feignant de défendre notre honneur, de combattre l’injustice ou de vouloir éduquer notre prochain, alors qu’elle nous éloigne du résultat escompté ou elle nous permet certes de l’atteindre, mais à quel prix ? Voilà pourquoi nos Sages ont porté sur la colère un jugement si sévère. "La vie d’une personne colérique n’en est pas une" nous disent-ils (Pessa’him 113b), ou encore "Lorsqu’une personne se met en colère, si elle est sage, sa sagesse la quitte, et s’il s’agit d’in prophète, l’esprit prophétique le quitte" (Pessa’him 66b). De même la colère contribue à isoler l’homme socialement. En effet, sa colère ne lui permet pas de développer les qualités nécessaires à la vie en société : la patience, l’empathie ou la clémence. Aussi, ses congénères s’éloignent de lui, comme l’explique le Or’hot Tsadikim (Les chemins des Justes, rapporté par le Rav. J. Sacks). Face à face avec le monde En réalité, la colère survient lorsque l’homme se perçoit dans un face à face avec le monde ou avec les hommes. Si la réalité n’est pas conforme 14
à mes attentes, la colère peut survenir afin de témoigner de ma grande déception, de mon incapacité à obtenir l’attitude que j’escomptais. Mais dans ce face à face, la personne qui se met en colère semble faire l’économie de la présence de D.ieu qui veille aux destinées individuelles et permet précisément à l’homme d’échapper au règne du hasard et de l’absurde. Je ne suis jamais seul face à autrui ou face au monde, la présence de D.ieu m’accompagne à chaque instant et est susceptible de m’aider à obtenir ce que je désire. La colère est grave car elle tend à masquer cette présence de D.ieu à mes côtés, comme si mon salut, et ma réussite dépendaient de la réaction d’autrui, de ma capacité à le convaincre. Et la Providence dans tout cela ? Les écarts de compréhension entre les hommes sont probablement un appel lancé à l’homme pour qu’il renforce sa relation avec l’Eternel et s’efforce de méditer sur le poids de la Providence divine. Il pourra alors percevoir, audelà de l’arbitraire apparent, que c’est la main divine qui guide les hommes et leur permet d’atteindre leurs objectifs. Il constatera alors l’absurdité de se mettre en colère car nul ne peut lui porter préjudice. Seul D.ieu dirige le monde et les destinées humaines. La colère nait de l’impatience de l’homme qui s’attache au moment présent et échoue à percevoir sa vie dans un équilibre de long terme. Voilà pourquoi, comme le conseille le Rav Sacks, le meilleur remède contre la colère est de veiller à ne pas réagir immédiatement, mais différer ses réactions. L’esprit a alors la faculté de s’apaiser et de relativiser. Puisse l’Eternel nous permettre de réussir dans cet objectif ambitieux et parvenir à éloigner les sentiments de colère de notre cœur.
Magazine I n°153 Supplément spécial Chabbath I n°153
Jérôme Touboul
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Parachat ‘Houkat
Chapitre 20 versets 14 à 21
•
précède la question
• La réponse est sur fond de couleur •
les indices précédés d’une bulle
•
Les remarques et commentaires sont en retrait Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera développer avec l’enfant.
Ce Chabbath, nous allons commenter un passage qui est de nouveau relaté dans la Haftara. La Torah nous raconte que lors de leur progression dans le désert, les Bné Israël sont arrivés à Kadèch, une région qui se trouvait au sud du territoire de Edom. Moché a envoyé un message au roi de Edom, pour lui dire : “Ainsi parle ton frère Israël. Tu connais toutes les péripéties que nous avons vécues ces dernières années...”. Pourquoi avoir mentionné le lien de fraternité qui existe avec Edom ? Rachi explique ce que Moché voulait dire à Edom: “Hachem avait décrété que la descendance d’Avraham devait être esclave en Egypte. Or tu fais aussi partie de cette descendance, puisque tu descends de Essav, frère de Yaacov et petit-fils d’Avraham. Tu aurais donc dû, logiquement, subir aussi cet esclavage.” Mais Essav s’est séparé de Yaakov pour ne pas être concerné par ce décret ; et il a laissé les descendants de Yaakov assumer seuls ce décret. “Tu y as échappé mais, puisque nous sommes frères, laisse-nous au moins passer par ton territoire sans le contourner”. Suite page suivante
AVOT OUBANIM
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Supplément spécial Chabbath I n°153
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Moché Rabbénou parle ensuite des nombreuses souffrances que les égyptiens ont fait subir “à nous et à nos pères”. Pourquoi ne dit-il pas, plutôt, “à nos pères et à nous” ? Rachi explique que les mots “nos pères” ne désignent pas ici nos pères au sens propre du terme. Ils désignent nos patriarches Avraham, Its’hak et Yaakov.
Il ajoute que lorsqu’un malheur s’abat sur le peuple juif, nos patriarches, bien qu’étant déjà enterrés, souffrent aussi avec leurs descendants Moché dit ensuite que l’esclavage d’Égypte s’est terminé lorsque les Bné Israël ont crié vers Hachem, et qu’Hachem a entendu leur voix. Il rappelle ainsi par allusion à Édom la Brakha qu’Its’hak avait donnée à Yaakov (“Hakol kol Yaakov Véhayadaïm yédé Essav”), dans laquelle Hachem a promis qu’à chaque fois qu’on criera vers Lui, Il nous exaucera.
Et c’est ce qu’il s’est passé en Egypte : suite aux prières des Bné Israël, Hachem les a délivrés de l’exil égyptien. Lorsque Moché a demandé au roi d’Edom la permission de traverser son territoire pour arriver en Erets Israël, il lui a dit : “Tu ne peux pas nous refuser le droit à la possession de la terre d’Israël, car celle-ci était une promesse après la période d’esclavage. Or puisque tu as refusé l’esclavage, tu ne peux pas prétendre à la terre. C’est pourquoi nous te demandons simplement de nous laisser passer par ton territoire”. La réponse du roi d’Edom est d’un cynisme incroyable : “Tu ne traverseras pas mon territoire, de peur que je sorte vers toi avec mon épée !”. Explication : Le roi d’Edom dit à Moché Rabbénou : “Vous venez avec la force de la Brakha reçue par votre ancêtre Yaakov, et disant qu’Hachem vous exauce par votre voix. Moi aussi, je viens avec la Brakha que mon ancêtre Essav a reçue : “et par ton épée, tu vivras”. Je vivrai donc par mon épée, que je peux opposer à la vôtre.
Le texte se termine par un verset effroyable, qui nous dit qu’Edom a refusé aux Bné Israël le passage par son territoire. Malgré ce refus cruel et cynique, les Bné Israël n’ont pas voulu déclarer la guerre à Edom. Et ils ont donc contourné son territoire au lieu de le traverser, bien que cela ait impliqué un très long détour. Choul’han Aroukh, chapitre 55, Halakha 7
Le Choul’han Aroukh nous donne une Halakha très étonnante, et apparemment peu connue : lorsqu’un fidèle est encore en train de prier, il serait convenable que les autres attendent qu’il termine sa Téfila avant de dire Kaddich, pour qu’il puisse lui aussi mériter d’y répondre. Le Michna Beroura explique qu’il ne s’agit pas d’attendre cet homme pour avoir un Minyan qui répond, car il y a déjà un Minyan. Il s’agit simplement d’être un peu patient, pour ne pas priver l’homme de répondre lui aussi au Kaddich. (La même chose s’applique au cas du fidèle qui s’est endormi, dont nous avons parlé la semaine dernière : c’est pour lui donner la chance de répondre au Kaddich qu’il est bon de le réveiller).
Le Michna Beroura précise qu’on parle évidemment ici du cas où il n’est pas très tard, et où on a encore le temps de prier tranquillement. Cependant, plus loin (au chapitre 124, Halakha 3), le Rama écrit que si certains rallongent leur Téfila, il n’est pas nécessaire de les attendre. Et le Michna Beroura explique là-bas “car ceci est fatiguant pour la communauté”. Pour résoudre cette apparente contradiction, plusieurs réponses sont données : 1) Le cas où le Rama dit qu’il n’est pas nécessaire d’attendre est celui où on veut commencer la répétition de la Amida 16
AVOT OUBANIM
Supplément ‘Houkat - n°76 spécial Chabbath I n°153
pour arriver à la Kédoucha. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire d’attendre, car le temps que l’on arrive à la Kédoucha, les gens auront probablement fini leur Amida, et pourront donc y répondre.
Par contre, le cas où le Rama dit qu’il est bien de patienter est celui où on veut dire le Kaddich d’après la Amida. Dans ce cas, si on ne les attend pas, ils ne pourront pas y répondre. 2) Lorsque le Rama dit qu’il n’est pas nécessaire d’attendre une personne qui rallonge sa Téfila, il parle d’une personne qui rallonge énormément sa Téfila, et qu’il est donc trop fatiguant pour la communauté d’attendre. 3) Il y a une différence entre la Téfila de Min’ha et celle de Cha’harit. La Téfila de Min’ha est souvent organisée après les heures de travail des gens, et ceux-ci ont donc moins besoin de se dépêcher qu’à Cha’harit. C’est pourquoi on fait généralement plus attention de ne pas prolonger Cha’harit (pour que les gens puissent arriver à l’heure au travail).
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Il y avait à Montréal, au Canada, un grand Tsadik qui s’appelait le Rabbi de Tosh. Un jour, un juif s’est présenté chez lui et a énoncé, les unes après les autres, toutes les difficultés (de santé, financières ou autres) qu’il traversait dans la vie. Il y en avait tellement qu’il ne savait ni par quoi commencer, ni par quoi continuer ni par quoi terminer ! Avec beaucoup d’affection, le Rabbi lui a demandé : “Approchez-vous de moi, et racontez-moi un peu votre vie”.
Le Rabbi a demandé : “Alors pourquoi n’avez-vous pas réagi ?”
Le Rabbi a dit : “N’as-tu pas pensé que j’avais perdu la tête en agissant ainsi ?”
Le Rabbi lui a demandé de continuer. L’homme a alors parlé de ses problèmes financiers. Et, de nouveau, lorsqu’il a terminé, le Rabbi a versé quelques gouttes de thé sur ses genoux, mais l’homme n’a pas réagi. Et ainsi de suite : à chaque étape du récit des malheurs de cet homme, le Rabbi lui versait quelques gouttes de thé sur les genoux. Mais l’homme ne réagissait jamais... A la fin, le Rabbi lui a pris la main, et l’a béni avec beaucoup d’amour et de chaleur, en lui souhaitant qu’avec l’aide d’Hachem tous ses malheurs prennent fin, et que la situation s’adoucisse au plus vite. Lorsque l’homme était sur le point de partir, le Rabbi lui
en histoire
L’homme a répondu : “Évidemment que j’ai remarqué !” Le Rabbi lui a demandé : “Avez-vous senti la chaleur ?” L’homme a répondu : “Bien sûr ! C’était bouillant !”.
L’homme a répondu : “A-t-on le droit de se plaindre sur ce que le Rabbi fait ?”.
L’homme s’est approché, mais le Rabbi lui a demandé de s’asseoir encore plus près de lui. L’homme a commencé à parler des problèmes de santé des membres de sa famille. Lorsqu’il a terminé, le Rabbi a pris la tasse de thé bouillante qu’on venait de lui servir, et en a versé quelques gouttes sur les genoux de l’homme. Mais ce dernier n’a pas réagi.
Chmirat Halachone
a demandé : “N’avez-vous pas remarqué qu’à chaque fois que vous me parliez de vos malheurs, je versais du thé chaud sur vos genoux ?”.
L’homme a répondu : “’Hasvéchalom ! J’ai pensé que vous aviez des intentions très élevées. Que vous pensiez ainsi radoucir les malheurs que j’avais, et déclencher des délivrances dans la situation que je vivais. Il est évident pour moi que si vous avez agi ainsi, vous saviez ce que vous faisiez !”. Le Rabbi a alors dit à l’homme : “Que tes oreilles entendent ce que tu viens de dire ! Moi, je ne suis qu’un homme. On m’appelle le Rabbi de Tosh, mais je ne suis qu’un être humain. Et pourtant, lorsque j’ai versé du thé bouillant sur tes genoux, tu t’es dit que j’ai fait cela pour le bien. Alors pourquoi ne penses-tu pas cela d’Hachem, le Créateur de tous les mondes ? Il est, pourtant, tellement plus grand que moi ! N’est-il donc pas évident que tout ce qu’Il fait est pour le bien ?”.
Le Or’hot Tsadikim nous enseigne : “La haine nous pousse à parler négativement même des actions positives d’autrui”. (Or’hot Tsadikim, sixième porte)
Réponse de la semaine précédente Chimon n’a pas le droit de croire les propos dénigrants tenus par Réouven sur Gad, en sa présence. Croire à du
Lachon Hara est interdit, même s’il est émis en présence de la victime.
Cette
semaine Réouven tient des propos dénigrants sur Gad en sa présence, auprès de Chimon. Gad sourit et garde le silence.
AVOT OUBANIM
‘Houkat - n°76
A toi !
Chimon peut-il accorder de l’importance aux paroles de Réouven ?
Supplément spécial Chabbath I n°153
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Question Nati est propriétaire d’une villa possédant deux places de parking. N’ayant qu’une seule voiture, il décide de louer la deuxième place. Yaakov se trouve intéressé par la proposition, il contacte Nati et les deux hommes conviennent ensemble qu’il se rencontreront dans un café non loin du lieu de travail de Nati. Ils se rencontrent, signent un contrat de location en bonne et due forme et Nati informe Yaakov de l’emplacement exact de la place. Le lendemain, Nati part en voyage, et Yaakov se met à utiliser la place qu’il a louée. Au bout d’un mois, Nati revient et s’aperçoit que la voiture de Yaakov est garée 10 mètres plus loin que la place louée ; étonné, il appelle Yaakov et lui demande des explications, tout en lui disant que cette place appartient à Dan, qui n’est pas
A qui Yaakov doit payer la location : à Nati ou à Dan ?
A toi
!
présent la majorité de l’année car cette maison est sa seconde résidence. Quand Yaakov entend cela, il comprend qu’il s’est tout simplement trompé et qu’il a mal compris quel était l’emplacement exact du parking. Il déclare alors à Nati qu’il ne lui paiera pas la location puisqu’il n’a finalement pas utilisé la place. Ce à quoi, lui répond Nati, son erreur n’est pas son problème est que de son côté la place était disponible : il est donc obligé de tenir son engagement. Le lendemain, Dan, le propriétaire de la villa dont Yaakov a utilisé la place de parking vient passer quelques jours de vacances et apprend l’erreur de Yaakov. Il lui demande alors de lui payer le prix de la location du parking.
Guemara Baba Kama 79a en
bas “Tania Nami Hah’i” jusqu’à “Oube’hazaka” (le deuxième).
Réponse
Responsa du Rachba vol.2, responsa
numéro 328, première partie de la réponse. Choul’han Aroukh (’Hochen Michpat), chapitre 363 paragraphe 6.
Commençons par la question : est-ce que Yaakov doit payer à Nati, bien qu’il n’ait pas utilisé sa place de parking ? Le Rachba nous enseigne qu’étant donné qu’il s’est engagé en bonne et due forme (dans notre cas en signant un contrat), il est clair que Yaakov doit payer à Nati car le contrat étant valide il est évident que l’utilisation effective du bien ne change rien. Il nous reste maintenant à savoir si Yaakov doit payer à Dan pour la place qu’il a utilisé : Le Choul’han Aroukh nous enseigne que quelqu’un qui est venu habiter dans la maison d’autrui sans qu’il ne le sache (comme dans notre cas) et que le propriétaire ne comptait pas louer cette maison, celui qui a habité n’aura pas besoin de payer le prix de la location. Il en sera de même pour Yaakov qui n’aura pas besoin de payer à Dan pour la place utilisée. En résumé, Yaakov doit payer Nati et non Dan.
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Responsable de la publication : David Choukroun Rédaction : Rav Eliahou Uzan, Rav Elh’anan Moche Smietanski, Alexandre Rosemblum
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AVOT OUBANIM
Supplément ‘Houkat - n°76 spécial Chabbath I n°153
Retranscription : Léa Marciano
avotoubanim@torah-box.com
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Le mérite du Tsitsit Moi, Ya’akov Méchiguéné, qui chantais constamment et était même prêt à mourir pour peu qu’un chant reste sur mes lèvres, je cessai soudain de chanter. Je pris en main mon Tsitsit, regardai le Nazi droit dans les yeux et dis : "Même si tu devais cribler mon corps de balles, je ne l’ôterai pas !"
L’histoire suivante fut rapportée par Rabbi Nissim Yaguel. Le Rav relata que lors d’un de ses voyages à l’étranger, il rencontra un Juif qui lui montra ses Tsitsit et lui dit : "J’aimerais vous raconter l’histoire de ce Tsitsit, comment il m’a sauvé pendant la Shoa. Oui, ma survie à l’enfer, je la dois à ce Tsitsit !" Ya’akov Méchiguené "Je m’appelle Ya’akov et je suis rescapé des camps de concentration, commença l’homme son récit. Là-bas, j’ai rencontré des Juifs à bout de force. J’ai vu des morts atroces, des choses terribles, à en perdre la tête. J’ai vu et je me suis dit : je vais leur insuffler du courage, de la bravoure juive. Je déambulais dans le camp en chantant des chansons, je parlais avec des Juifs pour les renforcer. Dès que je voyais un groupe de dix Juifs, je récitais le Kaddich. Au camp, tout le monde m’appelait ‘Ya’akov Méchiguené’, Ya’akov le fou. Je passais à côté des Nazis et
chantais devant eux des chants juifs ! Plus d’une fois, on me roua de coups. Petit à petit, les Allemands réalisèrent que dans ce camp, les Juifs avaient l’air heureux, contrairement aux autres camps où ils perdaient la raison. Comment était-ce possible ? Comment la joie pouvait-elle régner ?, se demandaientils. Ils se renseignèrent et découvrirent mon existence. Ils me parlèrent, me frappèrent, mais je leur répondais par des chants." Creuser sa tombe… en chantant ! "Un jour, un général arriva et entendit un homme chanter devant le baraquement. Il demanda aux soldats présents ce que c’était. Les SS lui répondirent qu’il s’agissait de Ya’akov le fou. ‘Quoi, pourquoi chante-t-il des chansons ici ?!’, s’insurgea l’officier. Ils répondirent : ‘Il est fou, mais il travaille bien.’ Le SS perdit patience : ‘Juif, tais-toi !
Supplément spécial Chabbath I n°153
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- Cette chanson ne vous plait pas, général ? demandai-je. Je vais en chanter une autre.’ Le général perdit son sang-froid et se mit à me rouer de coups. Mais pour ma part, je restai inflexible et continuais à chanter. Impuissant, il me menaça : ‘Si tu ne t’arrêtes pas, je vais te faire subir une mort atroce !’ Rav, savez-vous de quoi les Nazis étaient capables ? Il vaut mieux ne pas le savoir…" "Je me mis alors à chanter : ‘Hochia’ Et ‘Amékha…" Le Nazi me prit par le col et fit venir tout le camp. Il traça un cercle autour de moi et m’ordonna de commencer à creuser à la main. Je commençai à creuser tout en chantonnant. Je creusais et le Nazi criait : ‘tais-toi !!’ Je continuais à creuser, une heure passa, puis deux, puis trois… "Ôte ce tissu !" Pendant ce temps, mes coreligionnaires me supplient : ‘Ya’akov, jusqu’-là c’était drôle, mais là, ce n’est plus un jeu, cesse donc de chanter ! - Devrai-je sombrer dans la déprime ?! - Non, mais ne chante pas devant lui ! Ne voistu pas qu’il compte te tuer ?’ Mais c’est plus fort que moi, la joie m’envahit, je me remets à chanter. Alors que je creuse, le général, qui s’était absenté, revient et voit que je suis déjà profondément enfoncé dans le sol. Il me demande alors : ‘Sais-tu ce que tu viens de creuser ? - Quoi ?
"Moi, Ya’akov Méchiguéné, qui chantais constamment et était même prêt à mourir pour peu qu’un chant reste sur mes lèvres, je cessai soudain de chanter. Je pris en main mon Tsitsit, regardai le Nazi droit dans les yeux et dis : ‘Même si tu devais cribler mon corps de balles, je ne l’ôterai pas !’ Sous le regard abasourdi du monstre, je dis : ‘Savez-vous ce que signifie ce vêtement ? Il signifie que peu importe le mal que vous pourrez nous infliger, il y a un D.ieu dans le ciel qui Se vengera de tout ce que vous avez fait. Il ne gardera pas le silence. Et si vous me nuisez, si vous me portez atteinte, mon Père dans le ciel, qui est responsable de toute la Création et également de vous, vous exécutera. Ce tissu est le symbole du Tétragramme, le Maître du monde, et ça, je ne le retirerai pas.’ Après quelques instants de silence, le Nazi furieux hurla : ‘Viens avec moi !’ Le Nazi me fit entrer dans sa Jeep et m’attacha les mains avec des menottes. Nous quittâmes le camp. J’étais assis à l’arrière et le nazi était à l’avant. Je chantais ‘Ana Békoa’h’. C’était la première fois que je sortais du camp. Le Nazi roulait en silence, rouge de colère. Enfin, il arrêta la voiture à côté d’une frontière, ouvrit la porte de la Jeep et aboya : ‘Sors et retourne-toi !’ Je compris que c’était fini, qu’il allait m’abattre. Ma fin était toute proche. Subitement, l’officier sortit de sa poche de l’argent et dit : ‘Prends ça et prends la fuite.’ Je pensais que dès que j’entamerai ma course, il me tirerait dessus, mais je m’exécutai.
- Ta tombe !’ A ces mots, j’entonne une chanson d’Emouna.
- Un Tsitsit, répondis-je.
Je levai alors les yeux au Ciel et dis : ‘Maître du monde, j’ai réussi à instiller de la Émouna à un Nazi, une brute. Aide-moi à donner aux autres le mérite de porter eux aussi les Tsitsit. Qu’ils comprennent sa valeur ! Et me voici à vous raconter mon histoire… Diffusez-la au plus grand nombre."
- Retire-le !’"
C’est alors que le Nazi m’ordonna de me dévêtir. Je m’exécutai. Ma casquette, ma chemise… Arrivé au Tsitsit, le Nazi hurla : ‘Qu’est-ce que c’est que ça ?!
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De la Emouna à un Nazi ?
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Equipe Torah-Box
COMMUNAUTÉ Après la guerre, Torah-Box réconforte les enfants d’Achdod & d’Achkélon ! Après des jours de tensions et d’effroi, les habitants d’Achdod et d’Achkélon avaient grandement besoin de réconfort et de détente… C’est chose faite grâce à Torah-Box et au dynamisme de Jonathan Berdah et son équipe ! Onze jours de tensions. Onze jours où les sirènes ont retenti, troublant le sommeil des populations du Sud d’Israël, les pressant vers les abris publics ou les pièces blindées, souvent trop exigües pour contenir toute la famille. Et les bruits assourdissants d’impacts… Grâce à D.ieu, la guerre s’est achevée, le peuple d’Israël panse ses plaies mais pour l’équipe Torah-Box, place à la solidarité en offrant un moment de détente inoubliable aux enfants d’Achdod, l’une des villes durement touchées pendant le dernier conflit, qui abrite également une forte population francophone.
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Des bénévoles, un local et… le tour est joué ! "Dès la fin de la guerre, on s’est dit qu’il nous fallait absolument organiser quelque chose pour les enfants d’Achdod et d’Achkélon, deux villes qui ont été fortement impactées pendant la guerre", nous explique Jonathan Berdah, qui a orchestré l’opération. "Grâce à Mme Linda Chemla, nous avons pris contact avec une cinquantaine de familles francophones, à qui nous avons proposé une après-midi de détente et de réconfort." Restait à trouver un local (mention spéciale pour Laurent Darmon !), des bénévoles (nos remerciements à Léon Amar et Sébastien
Goëta) et des prestataires et… le tour était joué ! "Cette fois aussi, grâce à D.ieu et aux formidables membres de Torah-Box qui ont à nouveau répondu présent, la réussite était au rendez-vous !" raconte M. Berdah. "En tout, ce ne sont pas moins de 140 enfants - tous extrêmement éprouvés par les événements terribles des jours passés - qui ont pu oublier leurs mauvais souvenirs, retrouver le sourire et passer un moment inoubliable."
"Je tiens à remercier tous les acteurs qui nous ont permis de mener cette opération à bien. Et merci à nos chers Dan Cohen, Lionel Robine et Yoël Smadja pour se porter volontaires dès qu’il s’agit de soulager nos frères juifs !", conclut M. Berdah. Elyssia Boukobza
Spectacles et cadeaux Au menu de cette après-midi exceptionnelle : stands de pop-corn, gaufres et granitas, allocution du Rav David Touitou, spectacle de magicien et représentation de la star israélienne Nétanel Israël. "La satisfaction ressentie lorsque l’on voit enfin un sourire se dessiner sur les visages de ces enfants est indescriptible", ajoute M. Berdah. Et lorsqu’on l’interroge pour connaitre le ressenti des participants au terme de cette après-midi, M. Berdah nous livre quelques-uns des témoignages qui lui sont parvenus de la part des heureux parents. "Merci à Torah-Box de penser à nous et d’avoir tout mis en œuvre pour nous réjouir. Chaque détail est pensé, c’est extraordinaire." "Un moment magnifique, ça faisait longtemps que les enfants ne s’étaient pas amusés comme ça !" Magazine I n°153
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FEMMES FAMILLE ÉDUCATION FEMMES COUPLE
Mère au foyer : le plus beau métier du monde... ? Bonjour, je m’appelle Myriam, j’ai 36 ans et 6 merveilleux enfants, Baroukh Hachem. J’ai longtemps été passionnée par mon métier de journaliste. Jusqu’au jour où j’ai pris une décision qui a littéralement changé ma vie…
Bonjour, je m’appelle Myriam, j’ai 36 ans et 6 merveilleux enfants, Baroukh Hachem. Lorsque je faisais de nouvelles connaissances, dans le voisinage, aux fêtes d’école, j’attendais avec impatience la fameuse question : “Vous faites quoi dans la vie ?” tant j’étais fière de mon métier. Une année sabbatique Ça a duré 6 longues et belles années. Puis, un jour, mon mari a perdu son emploi. Comme il peinait à retrouver du travail, nous avons décidé qu’il lancerait sa société, et que, de mon côté, je prendrais une année sabbatique. Cette décision, que je pensais temporaire au début, a littéralement changé ma vie et celle de mes enfants. Au début, le passage a été délicat. Même si j’adorais passer du temps avec mes enfants, je languissais un peu l’adrénaline des interviews des personnes haut placées, je languissais ma course contre la montre. Lorsque des gens me posaient LA fameuse question, je répondais un peu gênée : “J’étais journaliste mais j’ai pris une année sabbatique”, je n’arrivais même pas à dire : “Je suis mère au foyer”. Je me suis posée énormément de questions, je me surprenais très souvent à comparer ma vie d’avant à ma vie actuelle. Jusqu’à il y a quelques semaines… où mon fils a lu cette lettre, lors de sa Bar Mitsva. Pour la première fois, j’ai ressenti une certitude. Celle d’avoir fait le bon choix... 24
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Merci Maman "Maman, je sais que tu n’aimes pas être sous les projecteurs, mais aujourd’hui, je ne peux pas rater l’occasion de te remercier en public. Aujourd’hui, alors que je deviens ton petit homme, comme tu aimes m’appeler, je veux que tu entendes ce que nous, tes enfants, nous pensons de toi, même si on ne te le dit jamais. Cette partie, nous l’avons écrite tous les enfants ensemble. Aujourd’hui, tu récoltes le fruit de tes nombreux efforts et sacrifices. Tu étais journaliste avant et pas une simple journaliste, tu avais un avenir prometteur, mais tu as décidé, sans aucune hésitation, ça aussi on le tient de papa, d’abandonner ta carrière et tout ce que cela implique, pour t’occuper de nous. T’occuper de nous, c’est être là à chaque moment de nos vies, c’est partager nos joies, c’est sourire de loin quand tu vois l’un de nous réussir. C’est essuyer nos chagrins. Et on sait que même plusieurs heures après que nos larmes aient séché, les tiennes continuent de couler. C’est t’assurer qu’il ne nous manque rien. Je veux parler des chaussettes pliées dans nos tiroirs, des papiers signés pour nos sorties, des goûters soigneusement emballés dans nos cartables, mais je veux aussi parler de nos Midot, nos valeurs. Tu t’assures qu’il ne nous manque rien pour devenir des adultes forts, équilibrés et respectueux. Dès que tu vois ou entends quelque chose qui te déplait, tu nous le dis avec amour,
bienveillance et humour. Qu’est-ce qu’on aime rire avec toi maman ! Lorsque toi tu vas bien, notre maison entière va bien, on se sent forts et prêts à affronter n’importe quoi. C’est passer des heures à réviser avec nous les devoirs, et nous forcer à nous arrêter et nous détendre après, alors que toi, tu enchaînes les tâches. C’est deviner quand ça ne va pas, c’est surveiller avec finesse et diplomatie que nous restons dans le bon chemin, que nous ne nous faisons pas influencer ni embêter. C’est laisser à papa un esprit libre pour étudier et travailler. Tu es toujours là maman, mais tu sais aussi accepter les moments où on a besoin d’être seul, de réfléchir par nous-mêmes. Maman, je vais m’arrêter là, non pas par manque de matière, mais par pudeur, car je ne veux pas dévoiler à tout le monde que j’ai la meilleure maman du monde." Mère au foyer et fière de l’être ! J’ai longtemps hésité à partager cette lettre parce que je ne voulais pas qu’on se méprenne sur mes intentions. Je ne veux ni me lancer des fleurs, ni jeter la pierre aux mamans qui travaillent à l’extérieur. Que ce soit par besoin ou par envie, chacune est libre de faire ses choix et de prendre les décisions qui lui conviennent le mieux. Et j’ai même envie de rajouter qu’on peut être femme active sur le terrain, et femme au foyer dans le cœur. Etre femme au foyer ne veut pas forcément dire rester à la maison pour s’occuper de sa famille. A mon sens, être femme au foyer veut dire donner la priorité à son foyer, savoir que là est l’essentiel, que l’on passe 8 heures dans un bureau ou qu’on ne quitte pas son salon de toute la journée.
survivent. Vous êtes en train de construire vos enfants, d’offrir un avenir meilleur au monde. De prendre en main vos responsabilités sans laisser à personne d’autre (copains, voisins, enseignants…) le soin d’élever et d’éduquer vos enfants. Et même si aujourd’hui, vous avez l’impression que votre quotidien n’a rien d’extraordinaire, que lors des réunions familiales, vous restez peut-être silencieuse autour de la table, pensant que vous êtes celle qui en a le moins à raconter, soyez assurée que cette place que vous avez choisie est unique. Je ne sais pas si je reprendrais un jour un travail, peut-être quand les enfants auront grandi ? Mais à ce jour, je profite de ce qui est pour moi le plus beau métier du monde… Béhatsla’ha à toutes les mamans !
Myriam H.
Mon intention, aujourd’hui, est toute simple. Je veux que les mamans qui ont fait le choix de rester à la maison pour s’occuper de leur famille soient fières. Je veux qu’elles relèvent la tête, qu’elles redressent leurs épaules, je veux qu’elles comprennent leur importance, je veux qu’elles n’éprouvent plus de honte à dire "Je suis femme au foyer". Je veux qu’elles vivent pleinement leur statut et non pas qu’elles le Magazine I n°153
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Pose ta question, un rabbin répond !
Prier dans sa tête Je me demandais si une prière récitée dans notre tête est valide ou faut-il absolument la faire à voix haute (ou basse) ? Réponse de Rav Shimon Griffel A priori, il faut dire les mots de la Téfila de manière à s’entendre soi-même. A posteriori, si quelqu’un a récité la Téfila sans s’entendre mais a prononcé les mots avec les lèvres, il est acquitté de son obligation. Si il n’a que pensé les mots, il n’est pas quitte. Dans un cas de force majeure, il est possible de prier d’une telle manière. S’il redevient possible de prier correctement avant l’heure limite de la prière en question, il est obligatoire de prier à nouveau (Choul’han ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm 62, 3 et 4 et Michna Beroura sur place).
Kaddich en plein ‘Amida, à quel moment reprendre ? Quand on est dans la ‘Amida et qu’on s’arrête pour écouter le Kaddich de l’officiant, peut-on reprendre sa ‘Amida après que l’officiant ait dit "Bé’alma" ou l’on doit attendre qu’il ait fini tout le Kaddich ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Il suffit d’attendre que l’officiant ait prononcé le mot Yitbarakh pour reprendre la ‘Amida. Si, généralement, vous avez l’habitude de répondre jusqu’au mot Bé’alma, conformément au Minhag du Arizal, il faudra attendre que l’officiant ait prononcé ce mot pour poursuivre la ‘Amida (Michna Broura 104, 27 ; Piské Téchouvot 13).
Brakha des truffes et des champignons Quelle bénédiction doit-on réciter sur une truffe ou un champignon simple ? Réponse de Binyamin Benhamou Les truffes comme les champignons ont comme bénédiction "Chéhakol Nihya Bidvaro" car ils ne se nourrissent pas de la terre : - la truffe se trouve sous la terre, se nourrit de débris végétaux en décomposition, mais ne se nourrit pas de la terre ; - le champignon grandit sur l’arbre mais se nourrit d’eau et d’air notamment (Brakhot 40b, Tour et Choul’han ‘Aroukh 204, 1 ; Halikhot Brakhot p.67).
Tofu, Cachère ? Est-ce que le tofu en magasin bio est Cachère ? Réponse de Rav Michaël Gabison S’il n’y a que du soja et glutamate, oui.
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Bien interpréter un rêve, permis ? J’ai une question au sujet des rêves. A chaque fois que mon ‘Hatan fait un mauvais rêve ou rêve de quelque chose de curieux, je lui dis que cela signifie plein de bonnes choses (ce qui me passe par la tête : qu’il va vivre longtemps en bonne santé, avec beaucoup de réussite, etc.). Est-ce interdit ? Cela fait-il partie de l’interdiction de deviner et d’interpréter les signes ? Réponse de Rav Yona Ghertman L’interdiction d’interpréter des signes concerne des faits établis. Par exemple, si du pain tombe de notre bouche ou qu’un cerf interrompt notre chemin, il nous est interdit d’y voir un signe et d’adopter telle ou telle attitude à cause de cela (cf. Rachi sur Vayikra 19, 26 ; cf. également Torah Temima sur Béréchit 24, 14 quant aux signes demandés par Eli’ézer le serviteur d’Abraham et Yonathan le fils de Chaoul). En revanche, rien n’est établi au moment du rêve. C’est pourquoi nos maîtres enseignent que les rêves vont d’après l’interprétation qu’on leur donne (Brakhot 55b). Ainsi, vous faites bien de les interpréter positivement ! Si votre ‘Hatan est véritablement tourmenté par son rêve, il peut aller devant trois amis et procéder à la "Hatavat ‘Halom"("interprétation favorable du rêve"), dont le texte se trouve dans de nombreux Sidourim. Certains décisionnaires recommandent d’y procéder devant le Rav de la ville. (Voir à ce sujet Séfer ‘Hassidim 447 ; ‘Aroukh Hachoul’han, Ora’h ‘Haïm 420, 3, 4 ; Piské Techouvot, ibid. ; Pricha, Ora’h ‘Haïm 130 ; ‘Hichouké ‘Hémed, sur Nida 65a, au nom du ‘Hazon Ich (Iguérot 2, 149) qui recommande de ne pas trop se soucier des rêves que l’on fait de nos jours. Quant à l’interprétation des rêves de manière générale, cf. cette réponse : https://www.torah-box.com/ question/tous-les-reves-sont-ils-significatifs_63090.html)
Prénom "Lev" pour un garçon A-t-on le droit d’appeler son fils Lev ? Si oui, quel Tsadik portait ce prénom et où apparaît-il dans la Torah ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Lev n’est pas un prénom courant. Par contre, Leïb est assez courant. Il est la traduction de Arié (lion). Lev est, cependant, un nom de famille.
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A'HAT CHAALTI Un tranquillisant pour le chien La nuit, la pauvre bête ne parvenait pas à trouver le sommeil : elle ne cessait de geindre et de se lamenter, sous l’effet de la douleur. Je me suis demandé comment alléger sa souffrance et j’ai finalement décidé de la calmer en lui administrant un… tranquillisant. Le chien a avalé le comprimé et, quelques minutes après, il s’est effectivement calmé et a sombré dans un profond sommeil…
Un médecin craignant Hachem fit le récit suivant : Durant Chabbath, nous avons reçu chez nous une famille qui se rapproche de la Torah, en compagnie de son chien. Juste avant Chabbath, l’animal s’est battu avec l’un des chiens du quartier et a encaissé de nombreux coups douloureux.
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Je me demande toutefois à présent si j’ai agi convenablement. Nous savons bien que nos Maîtres ont décrété de ne pas préparer de médicaments durant Chabbath, afin de ne pas risquer de broyer les plantes et de transgresser l’interdit de moudre. L’interdiction de prendre des médicaments Chabbath s’inscrit dans cette ordonnance rabbinique (sauf s’il s’agit d’un malade qui n’est pas en danger, auquel il est permis de prendre des médicaments). Par conséquent, ma question est la suivante : avaisje le droit de donner ce comprimé au chien ? Réponse du Rav Its'hak Zilberstein : Le Choul’han Aroukh statue (Ora’h ’Haïm, 332, 3) : "Si la bête a consommé trop de foin et qu’elle est souffrante, il est permis de la faire galoper dans la cour pour la fatiguer et la soulager." Le Michna Béroura note (ibid., 5) : Bien qu’il s’agisse là d’une forme de médication et que cette dernière est interdite à l’homme pour ne pas en venir à broyer des plantes, lorsqu’il s’agit de bêtes, on ne risque pas d’être aussi troublé pour en arriver à transgresser l’interdit de moudre. Dans l’ouvrage Chmirat Chabbath Kéhilkhéta (27, 57), il est d’ailleurs noté au nom du ’Hazon Ich, qu’il est permis d’administrer des médicaments aux bêtes ou de leur faire des injections (souscutanées, mais non intraveineuses). En résumé, il était permis de donner ce comprimé au chien. Rav Its'hak Zilberstein Pour égayer votre table de Chabbath, commandez sans plus attendre les livres A'hat Chaalti, volume 1, 2 ou 3 au : 02.37.41.515 ou www.torah-box.com/editions
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RECETTE Burger de poisson & mayonnaise citronnée Cette semaine, nous vous proposons de découvrir ce plat peu calorique, frais et original. Les enfants (mais pas que) vont adorer !
Ingrédients Pour 6 personnes 2 verres cuil. à soupe d’huile
Temps de préparation : 25 mn
300 g de filet de saumon haché
Difficulté : Facile
450 g de filet de colin (ou autre poisson
blanc) haché 2 oignons verts hachés finement 1 gros œuf battu 1 petit bouquet de persil finement ciselé 6 cuil. à soupe de chapelure 1 cuil à café de curry 1 pincée de piment de Cayenne 6 pains à hamburgers Mayonnaise 200 g de yaourt au soja nature 1 citron pressé 100 g de roquette Sel et poivre
Réalisation - Dans un bol, mélangez ensemble le poisson, les oignons verts, l’œuf, la chapelure et les épices. Malaxez jusqu’à ce que la préparation soit homogène, en ajoutant de la chapelure au besoin pour la raffermir. - Façonnez des hamburgers et faites-les cuire à la poêle avec l’huile environ 4 minutes de chaque côté. - Pendant ce temps, ouvrez les pains à hamburger, déposez-les sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé et faites-les griller quelques minutes à 100°C. - Dans un petit bol, mélangez la mayonnaise avec le yaourt et le jus de citron. Tartinez l’intérieur des pains avec un peu de ce mélange. Déposer les feuilles de roquette puis les hamburgers de poisson. Refermez avec les moitiés de pain restantes. - Servez chaud avec le reste de la mayonnaise citronnée. Bon appétit !
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SOS Cuisine
LE COIN SYMPATIK Deux bonnes blagues & un Rebus ! La maîtresse dit à Ch’ha : "Tu es épicier. J’entre dans ton magasin et je choisis une salade à 1 euro, un kilo de carottes à 3 euros et trois litres de jus d’oranges à 4,50 euros. Combien je te dois ?"
Rebus
Par Chlomo Kessous
Ch’ha réfléchit un moment et se met dans la peau de l’épicier… "Ne vous en faites pas ma p’tite dame, vous me réglerez votre note demain !" La maîtresse de Ch’ha l’interroge sur la dernière leçon de géographie : "Peux-tu me dire quels sont les pays frontaliers de la Tunisie ?" Ch’ha reste muet, la maîtresse le sermonne…
La jalousie l’envie et les honneurs font sortir l’homme du monde
- Si, mais à force de me creuser la tête, j’ai un trou de mémoire !"
, ַה ִּקנְ ָאה וְ ַה ַּת ֲאוָ ה וְ ַהּכָ בֹוד,אֹומר ֵ ַר ִּבי ֶאלְ ָעזָ ר ַה ַּק ָּפר: משנה כא- פרק ד : מֹוצ ִיאין ֶאת ָה ָא ָדם ִמן ָהעֹולָ ם ִ
"Tu n’as toujours pas révisé le cours de géographie !
Editions Prions pour la guérison complète de Messaouda bat Leonie Raphael Meir ben Sephora
Meir ben Gracia
Moché ben Arbia
Marcel Haya Fortunee Azoulay ben bat Khemissa Sultana Malka
Lea ben Zeira
Haya Evy Perla bat Laurie Mazal
Chlomo ben Myriam
Haim Shimon ben Thérèse
Khawam ben Sandy Rachel
Anolad ben Sandy Rachel
Simha bat Myriam
Chloma 'Hay Ben Guila
Itsh'ah Jacques ben Juliette
présente
RABBI YAAKOV EDELSTEIN une conduite exemplaire
Au cours des chapitres qui dessinent avec plus de précision le portrait d’un homme à la grandeur insaisissable, les auteurs, qui ont eut le mérite de le côtoyer personnellement pendant de longues années, nous font 19€ découvrir son amour illimité pour le peuple juif, son assiduité à l’étude de la Torah, son humilité insondable comparée à sa réelle envergure spirituelle… Les auteurs, le couple Yédidya & Sivan Rahav-Méir est célèbre dans le paysage audiovisuel israélien.
Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom
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Perle de la semaine par
"Sans gagne-pain, un juif survit grâce à sa foi et sa confiance, j’en suis certain. Mais celui qui possède un gagne-pain, de quoi vit-il donc ?" (Rav Sim'ha Bounam Kalich)