LAG BAOMER
IRAN MÉRON
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TSAHAL MÉZOUZA
CHAVOUOT
COVID-19
HEZBOLLAH
CACHEROUTE
n°148 I 5 Mai 2021 I 23 Iyar 5781 I Béhar - Bé'houkotaï
Chim’on Matalon
Dovi Steinmetz
Chraga Gestetner
Sim’ha Diskind
Mordekhaï Fakte
Elkana Chilo
Avraham Daniel Ambon
Ariel A’hdout
Yossef ‘Amram Tauber
Ariel Tsadik
Ya’akov El’hanan Strikovsky
Yossef Kahn
Yossef Mastorov
Yossef Greenbaum
Daniel Morris
‘Hen Doron
El’azar Mordekhaï Goldberg
Ichay Mou’alem
Yossef David Elhaddad
Moché Nathan Neta Englander
Yédidia Fogel
Yossef Yéhouda Lévy
‘Haïm Seler
Yonathan ‘Hévroni
Chlomo Zalman Leibowitz
Moché Mordekhaï Elhaddad
Yéhochou’a Englander
Eli’ézer Its’hak Koultay
Na’hman Kirshbaum
Ména’hem Knoblowitz
Moché Tsarfati
Chemouel Tsvi Klagsbald
Yéhouda Leib Rubin
‘Hanokh Slod
Eli’ezer Tsvi Joseph
El’azar Gefner
Moché Ben Chalom
Yédidia ‘Hayout
Moché Bergman
Tragédie de Méron : 45 victimes ensevelies, le peuple Juif en deuil > p.10
Israël Enkaoua
M A G A Z I N E
‘Haïm Ruck
Méron 2021. Le message du cœur de Binyamin Benhamou > p.12
David Krauss
Chemouël Cohen
Mena'hem Zeckbach Yossef Yéhouda Lévy
Recette : Le Number Cake > p.30
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CALENDRIER DE LA SEMAINE 5 au 11 Mai 2021 Mercredi 5 Mai 23 Iyar
Jeudi 6 Mai Daf Hayomi Yoma 24 Michna Yomit Para 5-9 Limoud au féminin n°228
Rav Ya'akov Loeberbaum Rav Eli'ézer Tsvi Safrin
Vendredi 7 Mai Rav 'Haïm 'Houri
Samedi 8 Mai Rav Moché 'Haïm Luzatto (Ram'hal)
Jeudi 6 Mai 24 Iyar
Vendredi 7 Mai 25 Iyar
Samedi 8 Mai 26 Iyar
Daf Hayomi Yoma 25 Michna Yomit Para 6-2
Dimanche 9 Mai Rav Its'hak Aboulafia
Limoud au féminin n°229
Daf Hayomi Yoma 26 Michna Yomit Para 6-4 Limoud au féminin n°230
Parachat Béhar - Bé'houkotaï Daf Hayomi Yoma 27 Michna Yomit Para 7-1
Rav Its'hak Aboulafia
Limoud au féminin n°231
Horaires du Chabbath Dimanche 9 Mai 27 Iyar
Lundi 10 Mai 28 Iyar
Mardi 11 Mai 29 Iyar
Daf Hayomi Yoma 28 Jéru.
Tel Aviv
Achdod
Natanya
Entrée
18:43
19:05
19:05
19:05
Sortie
20:04
20:07
20:06
20:07
Michna Yomit Para 7-3 Limoud au féminin n°232
Zmanim du 8 Mai
Daf Hayomi Yoma 29 Michna Yomit Para 7-5 Limoud au féminin n°233
Daf Hayomi Yoma 30 Michna Yomit Para 7-7 Limoud au féminin n°234
Jéru.
Tel Aviv
Achdod
Natanya
Nets
05:48
05:49
05:50
05:48
Fin du Chéma (2)
09:11
09:13
09:13
09:12
'Hatsot
12:36
12:37
12:38
12:37
Chkia
19:24
19:26
19:26
19:26
Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Scemama, Elyssia Boukobza, Binyamin Benhamou, Jérôme Touboul, Rav Yossef-'Haï Abergel, Nathalie Seyman, Rav Avraham Garcia, Dan Cohen, Rav Gabriel Dayan, M. Roger Stioui, Annaëlle Chetrit Knafo - Mise en page : Dafna Uzan Secrétariat : 077.466.03.32 - Publicité : Daniel (daniel26mag@gmail.com / 054-24-34-306) Distribution : diffusion@torah-box.com
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L'ÉDITO DE LA SEMAINE par Parlons du silence La particularité destin d’Israël Le vécu de l’homme sur L’être distingue des terre humain depuis se des millénaires autres créatures par la parole a amené des penseurs et (cf. 2, 7 Onkelos). des Béréchit scientifiques à tirer Celle-ci est l’expression de des conclusions de leurs son intelligence et de sa pensée, elle lui observations et réflexions. Ces acquis permet de communiquer avec son prochain, regroupés vont former les sciences qui se de formuler ses dans sentiments, développeront tous de lescommercer. domaines, permettant d’analyser et deàprévoir à l’avenir Cet "outil" qui a été donné l’homme est en comment réagirtranchant : devant ondes réalité à double peutsituations l’utiliser communes. C’est ainsi que face un(consoler problème pour faire du bien autour de àsoi économique, politique, médical ou les endeuillés, encourager ceux qui humain, en ont des spécialistes peuvent parvenir à cerner la besoin, enseigner la Sagesse, transmettre source de ce problème et éventuellement à y nos messages à nos enfants…), mais par des proposer des solutions. propos vexants, humiliants, le mensonge et Mais ce qui est pour les Nations de façon la calomnie, onvrai peut également causer des générale s’avère insuffisant et même faux dommages irréversibles. C’est pourquoi pour le peuple juif. En effet, comme cela est la Torah, à plusieurs reprises, nous met en rapporté dans la Parachat Bé’houkotaï (et dans garde contre ces interdits qui se font par la d’autres endroits de la Torah), santé, prospérité parole. économique, paix avec nos voisins dépendent
Le Rav IsraëldeMéir Kagan a révolutionné uniquement notre rapport à D.ieu et le de monderespect juif il y ades plus Commandements. d’une centaine d’années notre Toute autre considération pour"’Hafets expliquer les avec son fameux livre ‘Haïm" événements qui concernent erronée, (qui d’ailleurs est devenuIsraël son est éponyme), car l’Eternel ales décidé du peuple concernant lois que sur leladestin médisance. Il hébreu dépend pacte contracté au Mont y relevait qu’ondupouvait transgresser 17 Sinaï et du respect négatifs de ses clauses. seront commandements et 14Cepositifs les efforts entrepris pour étudier la Depuis, Torah et avec une seule phrase malveillante. pour l’accomplissement des les Commandements par la lecture de ce livre, gens ont pris qui vont amener les pluies, la paix, conscience de l’importanceles defruits, la parole et les victoires militaires et la descendance et s’efforcent de respecter ces lois. ‘Has Véchalom le contraire si on s’éloigne de Beaucoup Rabbanim encouragent l’étude nos devoirsde religieux. journalière du "’Hafets ‘Haïm" ; ces lois sont La raison de cette relation particulière vient approfondies dans d’Israël les maisons d’étude du fait que le peuple a été choisi pour (BethleHamidrach), lescette étudient en être serviteur decertains D.ieu, et élection ‘Havrouta (binome) par téléphone, chaque l’élève au-dessus des lois de la nature et le année sont organisées des soirées pour propulse vers un rapport intime avec l’Eternel. grandlapublic cours desquelles on éveille Dans mêmeau optique, la terre d’Israël a été l’assistance se renforcer ce domaine, choisie pourà être l’endroitdans le plus saint du particulièrement à de l’approche de Tich’a monde, où "le regard D.ieu est posé toute l’année". cette "vomit" les Béav. OnC’est sait pourquoi en effet que le terre second Temple habitants ne se de conduisent pas selon une fut détruitqui à cause la haine gratuite, dont morale parfaite. l’une des expressions est le Lachon Hara’ (la médisance). Tout au long de l’Histoire, nos ancêtres, devant toutemoyen menace, ontpermettant appliqué cette Un autre nous de sentence selon laquelle "la Téchouva, contrôler ce qui sort de notre bouche,la Tsedaka et laDibour, prière lerepoussent les est le Ta’anit jeûne de latous parole. mauvais décrets". Ainsi, les frères de Yossef Lorsqu’on passe toute une journée à accusés injustement d’espionnage en Egypte, s’abstenir totalement de parler, on réalise à comprenant que quelque chose ne va pas,
se mettent à regretter leur conduite passée quel point, sans même s’en rendre compte, envers leur frère (Béréchit 42, 21). Lors de la il est facile de àlancer unedeplaisanterie conquête d’Israël l’époque Yéhochoua’, vexante, "petit" Lachon Hara’ alors que de 36 raconter guerriersun périssent, on cherchera ou se moquer d’un défaut d’un confrère. immédiatement quelle faute a été commise Ce self-control queDevant nous impose le Ta’anit (Yéhochoua’ 7,11). une famine qui Dibour nousDavid permet de réfléchir avant se prolonge, Hamélekh se tourne vers d’ouvrir la en bouche et la decause s’assurer qu’il neII, D.ieu pour trouver (Chemouel s’agit deSages paroles désobligeantes. 42, 21).pas Nos chercheront à comprendre pour fautes premier le deuxième Il estquelles vrai qu’il est ledifficile deetprendre sur Temple furent détruits, afin de individuel, pouvoir se soi un tel engagement à titre repentir aucun moment, ne surtout (Yoma quand9b). onA se trouve dansonun recherche l’erreur stratégique ou politique entourage professionnel qui ne nous le qui auraitpas. causé ces calamités, mais seulement permet laquelle des négligences religieuses en serait C’est pourquoi beaucoup de communautés la source. organisent un jeune de la parole collectif, Même après l’exil, alors que nous n’avons à la les synagogue ouledans une sallenide fête, plus prophètes, Kohen Gadol le grand avec au programme cours de Torah Sanhedrin résidant dansdes l’enceinte du Temple de différents intervenants, lecture pour nous éclaircir sur les vraieslaraisons de du livre des Téhilim, le tout dans une nos épreuves, nos Maîtres ont essayé malgré ambiance conviviale, repas et boissons tout de comprendre ce que l’Eternel attendait assurés. des pionniers de ces réunions d’eux. ParL’un exemple, Abarbanel analysera les communautaires le grand rabbinleYossef raisons spirituellesfut ayant provoqué renvoi Sitruk il était et des juifsquand d’Espagne, ouencore encoreàleMarseille Tossefot Yom depuis, l’initiative s’est étendue un peu Tov les pogroms de son époque. partout. l’écriture de cet article, nous avons Pendant appris la terrible de On a l’habitude de nouvelle choisir unprovenant des jours de Méron : 45 personnes, parmi lesquelles de Chovavim (semaines séparant la Parachat nombreux ont trouvé Chemot de adolescents, celle de Michpatim) car onlaa mort une durant la du fête à l’occasion delelaArizal Hiloula de tradition grand kabbaliste selon Rabbi Chim’on Bar Yo’hay. Le deuil ne touche laquelle ces jours sont opportuns à réparer pas familles défunts, mais les seulement fautes de les l’attribut dudes Yessod – c’estconcerne tout le peuple d’Israël. Si dans les à-dire ce qui un rapport avec la semence médias, on se déchaîne pour tenter de trouver masculine – or le Ta’anit Dibour équivaut à les responsables à cette tragédie, nos grands 84 jeûnes de la nourriture ! Maîtres appellent eux à la Téchouva (il revient France, jour propice dimanche àEn chacun de selerenforcer là il estest défaillant), à la puisque(toute tout le monde est en congé et on Tsédaka personne se doit de participer d’une en pierre 3 des coups : tout touchées) d’abord àfait la quête faveur familles onàaccomplit Mitsva en soirapprocher du jeûne de et la prière,laafin de nous de notre Créateur. On part parle on beaucoup aussi le de la parole, d’autre transforme la A’hdout (uniontriste entreetJuifs) quiun demande dimanche, jour oisif, en momentà être renforcée. d’élévation. De plus, on se déconnecte de la dépendance au portable, chose difficile Nous espérons que cette tragédie marque àla dernière épreuve avant la normal. Délivrance finale, réaliser dans un contexte et que l’expérience nous puissions bientôt de Faites du très Ta’anit Dibourpasser et vous la peine immense qui nous touche aujourd’hui attendrez avec impatience le rendez-vous àde tous, à la prochaine ! joie parfaite lors de la Révélation l’année de la fin des temps. La Rédaction Torah-Box Magazine Rav Daniel Scemama Magazine I n°148
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ACTUALITÉ Judée-Samarie : 3 blessés dont 2 graves dans une fusillade terroriste Pendant qu'Israël enterre ses morts, le terrorisme palestinien ne connait pas de répit : dimanche après-midi, un terroriste palestinien à bord d'un véhicule s'est approché d'une station de bus située au carrefour Tapoua'h en Judée-Samarie et a ouvert le feu sur trois jeunes d'une vingtaine d'années qui y étaient assis, avant de prendre la fuite. Deux d'entre eux sont dans un état grave, le troisième a été plus légèrement touché et était conscient. Les victimes ont été transférées en urgence à l'hôpital Beilisson de Péta'h Tikva tandis que d'importantes forces de police ont été déployées sur la zone pour retrouver les auteurs.
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Magazine I n°148
Iran : Zarif demande "pardon" à la famille du général Soleimani après les fuites révélées par les médias étrangers Le chef de la diplomatie iranienne Mo'hammad Javad Zarif a demandé dimanche "pardon" à la famille du général Qassem Soleimani après la fuite de ses propos embarrassants, qui critiquaient le rôle du défunt général dans la politique étrangère de l'Iran. L'enregistrement audio qui a été publié par des médias étrangers, notamment le New York Times, a provoqué un tollé en Iran, où il a été reproché à Zarif de mettre en cause les grandes lignes de la politique de la République islamique d'Iran. Le gouvernement du président Ro'hani a ordonné l'ouverture d'une enquête pour "complot" à la suite des fuites, appelant à identifier les auteurs du "vol" du fichier.
New Jersey : 2e plainte contre une ville pour discrimination de Juifs orthodoxes L’État américain du New Jersey a intenté un procès - le deuxième en moins d'un an - à l’une de ses villes pour discrimination présumée à l’encontre des Juifs orthodoxes. Selon un rapport du NJ Advance Media, le canton de Jackson a appliqué de manière sélective les lois locales et en a rédigé de nouvelles dans le but d’évincer les Juifs orthodoxes et de limiter leurs activités religieuses. "Nous
avons intenté cette action en justice parce que les préjugés et la haine n’ont pas leur place dans le New Jersey, et nous ne permettrons pas que l’intolérance de certains résidents influencent les décisions des autorités locales", a déclaré le procureur général du New Jersey, Gurbir Grewal, dans un communiqué.
Tsahal abat un drone du 'Hezbollah à la frontière avec le Liban Tsahal a abattu un drone du 'Hezbollah à la frontière libanaise mardi soir dernier, a rapporté l'armée israélienne dans un communiqué. En février dernier, le mouvement terroriste chiite libanais avait affirmé avoir abattu un drone israélien ayant pénétré l'espace aérien du Liban.
Israël fait épisodiquement voler des drones d'observation au-dessus du Liban, pays avec lequel le pays est en guerre. La ligne de démarcation entre les deux pays est le théâtre d'incidents voire d'affrontements sporadiques.
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ACTUALITÉ
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Israël exige la quarantaine pour tous les
le Nord d'Israël temporairement envahi
voyageurs de 7 pays durement touchés
par des groupes de... sauterelles !
par le covid-19
De petits groupes d'adultes de "Criquets
'Hézi Lévy, le directeur général du ministère
pèlerins" ont afflué sur le Nord d'Israël
de la Santé israélien, a signé un arrêté
la semaine dernière, en provenance de
exigeant que tous les voyageurs - y compris
Jordanie.
ceux vaccinés ou guéris du covid-19 - de 7
Les groupes se sont déplacés dans plusieurs
pays durement touchés par la pandémie
directions différentes du Nord, en fonction
soient mis en quarantaine pendant 10 à 14
des vents variables.
jours à leur retour en Israël. Ces pays sont :
Les
l'Ukraine, l'Éthiopie, le Brésil, l'Afrique du
environnementale israélienne ont déployé
Sud, l'Inde, le Mexique et la Turquie. Le
divers moyens d'observation des insectes,
ministère israélien de la Santé a annoncé
notamment des drones, afin de suivre
jeudi avoir détecté 41 cas positifs au variant
l'évolution de leur trajectoire. Ils n'ont pas eu
indien du coronavirus en Israël, dont cinq
besoin d'employer des moyens de lutte, les
enfants scolarisés dans 5 écoles différentes
criquets s'étant majoritairement concentrés
à Achdod, 'Holon, Pardess 'Hanna et Ma'alé
sur des champs de pastèques où ils n'ont
Adoumim. Seuls 13 nouveaux malades ont
heureusement pas causé de dommages
été découverts ces dernières 24h en Israël.
notables.
Magazine I n°148
agents
de
la
protection
Covid-19 : Perte de contrôle dans une Inde relativement isolée Immense pays peuplé de 1,3 milliard d'habitants, l'Inde bat actuellement des records mondiaux de contamination au covid-19, avec près de 400.000 nouveaux cas quotidiens. Rien qu'en avril, l'Inde a dénombré plus de 6 millions de cas supplémentaires, alors qu'un variant local plus contagieux et plus résistant a émergé. Les hôpitaux submergés manquent de lits, de médicaments et d'oxygène et l'aide internationale annoncée a
commencé à arriver. Les premières cargaisons d'aide médicale américaine ont atterri vendredi sur place. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont annoncé qu'elles allaient faire acheminer en urgence de l’oxygène vers l’Inde. Les premières cargaisons d'aide médicale britannique, dont 100 ventilateurs et 95 concentrateurs d'oxygène, sont déjà arrivées en Inde, a annoncé le ministère indien des Affaires étrangères.
"Colère" et "indignation": Création d’un groupe de soutien au meurtrier de Sarah Halimi sur Facebook Un groupe Facebook nommé "Comité Ghozlan, le président du BNVCA. En marge de soutien à Kobili Traoré" est apparu ce des manifestations qui ont rassemblé des samedi, a révélé Le Parisien dimanche. Les dizaines de milliers de personnes à travers le représentants de la communauté juive vont monde, le président israélien Réouven Rivlin déposer une plainte auprès du procureur de a écrit une lettre à son homologue français la République de Paris. "Nous demandons la Emmanuel Macron afin de soutenir sa fermeture immédiate de ce compte Facebook. demande de modifier la législation française Cette affaire est ignoble", a réagi Sammy en termes d'irresponsabilité pénale.
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Tragédie à Méron : Les 45 victimes ensevelies, le peuple juif en deuil
Alors que les autorités israéliennes achevaient l’identification des 45 victimes de la tragédie de Méron, le peuple juif tout entier s’est uni dans la douleur et la prière suite à cette catastrophe sans précédent dans l’histoire d’Israël, la pire sur le plan civil qu’ait connue l’Etat hébreu. Dans la nuit de jeudi à vendredi, alors que des dizaines de milliers de pèlerins étaient réunis dans une liesse et une ferveur toutes particulières à Méron pour la Hiloula de Rabbi Chim’on Bar Yo’hay (Hiloula qui n’avait pu se tenir l’an passé en raison de la pandémie de covid-19), une tragédie s’est abattue sur le peuple d’Israël. Après le traditionnel allumage de feu organisé par la ‘Hassidout de Toldot Aharon, alors que la foule communiait dans la récitation fervente du Chéma’ Israël et que les premières danses en l’honneur du saint Tana étaient entamées, un immense mouvement de foule s’est soudainement produit sur un passage étroit du site, provoquant la chute et l’entassement de centaines de personnes. En quelques instants, l’allégresse se transformait en deuil. 45 personnes, dont une grande partie d’adolescents et de jeunes, ont trouvé la mort et 150 autres ont été blessées, dont plusieurs grièvement. Voici les noms des victimes : Mena’hem Zeckbach, 24 ans (Modi’in ‘Ilit), qui laisse derrière lui sa femme enceinte et leur enfant d’1 an ; Sim’ha Diskind, 23 ans (Beth Chemech), qui laisse derrière lui sa femme et ses deux jeunes enfants ; le chanteur ‘hassidique Chraga Gestetner, 35 ans (Montréal), qui laisse sa femme et leurs 5 enfants ; Chim’on Matalon (Beitar ‘Ilit), laisse derrière lui 11 10
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orphelins ; Yédidia ‘Hayout, 13 ans (Bné Brak), était venu passer Lag Ba’omèr à Méron avec sa famille ; David Krauss, 33 ans (Beth Chemech), laisse derrière lui 9 enfants ; Moché Bergman, 24 ans (Manchester) qui étudiait à la Yéchiva de Mir à Jérusalem ; ‘Haïm Ruck, 19 ans (Beth Chemech) ; Israël Enkaoua, 24 ans (Beth Chemech), qui laisse derrière lui 2 enfants ; Eliyahou Cohen, 16 ans (Beitar ‘Ilit) ; ‘Hanokh Slod, 52 ans (Achdod) ; El’azar Mordekhaï Goldberg, 37 ans (Beitar ‘Ilit), qui laisse derrière lui 4 enfants ; Yédidia Fogel, 22 ans, originaire de Jérusalem et étudiant à la Yéchiva de Ramat Gan ; Yonathan ‘Hévroni, père de 3 enfants (Guiv’at Chemouel) ; Moché Ben Chalom, 20 ans (Bné Brak) ; les frères Moché Nathan Neta Englander, 14 ans et Yéhochou’a Englander, 9 ans (Jérusalem) ; les frères Moché Mordekhaï Elhaddad, 12 ans et Yossef David Elhaddad, 18 ans (Jérusalem) ; ‘Haïm Seler, 24 ans (Jérusalem), qui laisse derrière lui sa femme et leur fille de deux semaines ; Yéhouda Leib Rubin, 27 ans (Beth Chemech) ; Chemouel Tsvi Klagsbald, 43 ans, laisse derrière lui 8 enfants ; Ya’akov El’hanan Strikovsky, 20 ans (El’ad) ; Yossef ‘Amram Tauber, 19 ans, arrivé tout récemment de Monsey (USA) pour étudier à la Yéchiva de Brisk ; Daniel (Donny) Morris, 19 ans (Teaneck, New Jersey), étudiant à la Yéchiva de Cha’alabim ; Moché Lévy, 14 ans (Bné Brak) ; Yossef Yéhouda Lévy, 17 ans (Rékhasim) ; Na’hman Kirshbaum, 15 ans (Beth Chemech) ; Ariel Tsadik, 57 ans (Jérusalem) ; Eli’ezer Tsvi Joseph, 26 ans, originaire de Kiryat Yoël à New York ; il laisse derrière lui 4 enfants ; Avraham Daniel Ambon, 21 ans, étudiant de Yéchiva originaire d’Argentine ; Dovi Steinmetz, 21 ans, originaire du Canada ; Ichay Mou’alem, 17 ans (Rékhassim) ; Yossef Mastorov, 18 ans (Ramlé) ; Yossef Greenbaum, 22 ans (‘Haïfa) ; Eli’ézer Its’hak Koultay, 13 ans (Jérusalem), qui a vécu à Passaic dans le New Jersey avant d’immigrer en Israël avec sa famille ; Ména’hem Knoblowitz, 22 ans, originaire de Borough Park, qui était jeune fiancé ; Elkana Chilo, 28 ans (Jérusalem) ;
El’azar Gefner, 52 ans (Jérusalem) ; Yossi Cohen, 21 ans, originaire de Cleveland (Ohio), qui étudiait à la Yéchiva de Mir à Jérusalem ; Chlomo Zalman Leibowitz, 19 ans (Tsfat) ; Moché Tsarfati, 65 ans, qui laisse derrière lui 4 enfants et 25 petits enfants ; Ariel A’hdout, 20 ans (Jérusalem) ; Doron ‘Hen, 41 ans (‘Holon) ; Mordekhaï Fakte et Yossef Kahn. Dimanche, une journée de deuil national a été décrétée en Israël. Les obsèques se sont enchaînées les unes à la suite des autres, réunissant des milliers de personnes dans la douleur et l’affliction suite à la perte de leurs proches. Cette effroyable tragédie a entraîné dans son sillon de rares manifestations de solidarité au sein de la société israélienne : à Tel-Aviv, des dizaines de personnes, pourtant laïques, se sont rassemblées samedi soir place Habima pour allumer des bougies à la mémoire des victimes, en majeure partie orthodoxes ; les personnalités de tous les partis politiques
et de toutes les tendances ont exprimé leurs condoléances et affirmé prier pour les blessés. Des villages druzes et arabes des environs de Méron ont même ouvert leurs portes aux pèlerins bloqués sur les routes après la catastrophe, leur offrant boisson et nourriture. Les Rabbanim d’Israël ont pour leur part tous appelé le peuple juif à se renforcer dans l’union et l’amour gratuit, déplorant les manifestations de haine fraternelle qui ont traversé Israël ces derniers temps. Torah-Box se joint à la douleur du peuple juif ainsi qu’aux prières pour l’élévation de l’âme des défunts et le complet rétablissement des blessés. Un fond spécial de soutien aux orphelins a été créé par l’association à l’adresse : www.torahbox.com/CJT2. Puisse Hachem mettre un terme à nos souffrances et nous faire mériter promptement la Délivrance Béra’hamim, Amen !
Elyssia Boukobza
Magazine I n°148
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Jour de deuil national. La pire haine est l’indifférence. Je ne veux pas être indifférent au sort tragique de mes frères. Après la tragédie de Méron, augmentons notre amour pour l’autre. Comment ? Pas de jugement mais juste de l’empathie pour tous ceux qu’on fréquente de près ou de moins près. Intéressons-nous aux autres, pas qu’à nos amis… Méron, 30 avril 2021. 45 morts. Des centaines de blessés. Soutien aux familles endeuillées et prières pour la guérison des blessés. Reconnaissance d’avoir épargné l’équipe Torah-Box. Pourquoi cela, dans un lieu si rare où chaque type de Juif s’unit à l’autre dans la joie sans regarder avec qui il danse ? Pourquoi, alors que ces gens sacrifiaient leurs temps et leurs forces pour réjouir le Tsadik ? Je n’en sais rien. D.ieu sait tout. Je ne vois pas loin. Il possède le panorama entier. Une chose est sûre, depuis Pessa’h jusqu’à Lag Ba’omèr, nous sommes censés réparer la raison pour laquelle sont morts les 24.000 élèves de Rabbi ‘Akiva, car, comme nous le dit le Talmud, “ils ne se conduisirent pas avec respect les uns vis-à-vis des autres”. Lag Ba’omèr est le jour où l’épidémie et les morts cessèrent… Rabbi ‘Akiva a ensuite érigé le célèbre "Aime ton prochain comme toi-même" comme le principe-clé pour acquérir la Torah. Mais comment savoir si j’aime mon prochain ? Comment avancer définitivement dans ce domaine ? Rabbi Moché Leib de Sassov dit un jour avoir appris "l’amour du prochain" auprès de deux paysans russes, saouls, qui discutaient sur la table d’une auberge. L’un d’eux dit à son ami : "Tu m’aimes ?" L’ami, surpris, répondit : "Bien sûr, je t’aime !" "Non, non, est-ce que tu m’aimes vraiment, vraiment ?!" L’ami lui répondit : "Bien sûr, tu es mon meilleur ami !" "Ah bon, alors pourquoi n’as-tu pas su que je souffrais d’une rage de dents il y a 2 semaines ?" L’ami répondit : "Comment puis-je le savoir ?" Le premier paysan répondit : "Comment peux-tu prétendre m’aimer alors que tu ne sais pas ce dont j’ai besoin ou pourquoi je souffre ?" 12
Magazine I n°148
Il semblerait qu’aimer, c’est savoir combler le manque de l’autre. Mais comment faire plaisir à l’autre si je ne connais pas ses besoins ? Comment l’aider si je ne remarque pas sa douleur ? Si l’amour de l’autre se définit ainsi, le pire défaut se nommerait donc… l’indifférence. Après la tragédie de Méron, augmentons notre amour pour l’autre. Comment ? Pas de jugement mais juste de l’empathie pour tous ceux qu’on fréquente de près ou de moins près. Intéressons-nous aux autres, pas qu’à nos amis, à ceux qui pourraient avoir besoin de nous, même s’ils sont différents. Soyons activement empathiques. La pire haine est l’indifférence. Et personnellement, je ne veux pas être indifférent au sort tragique de mes frères. Je découvre d’ailleurs ce jour que le fils de mon voisin est mort à Méron. Leur nom de famille est troublant : A’hdout ("union" en français). Je ne veux pas rester indifférent. J’ai ouvert personnellement pour eux une cagnotte dont les fonds leur seront intégralement reversés. Pour les aider, c’est par ici : https://torahbox.com/EG47 Séparons-nous par un enseignement de Rabbi Chim’on Bar Yo’haï dans le Zohar qui prédit la fin des temps en douceur : non par le biais d’une guerre mondiale ou d’un cataclysme. Simplement grâce à un tout petit groupe d’amis. Des gens simples et pas forcément érudits ou fortunés. Des gens qui prendront à cœur la parole des Sages. Un groupe d’amis qui chantent, s’apprécient, règlent leur différends sans violence. Ils seront les précurseurs de la Délivrance finale. Chabbath Chalom !
Binyamin Benhamou
M A G A Z I N E
Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
Petite approche des grandes vertus – Béhar C’est ainsi que l’on doit s’efforcer d’articuler dans nos vies ces deux dimensions : d’une part, la patience et la constance des petits efforts quotidiens et d’autre part, une capacité à avoir une "vision" sur le long terme quant à l’orientation que l’on souhaite donner à nos vies.
La Paracha de cette semaine nous offre l’opportunité d’approfondir ce que nous avons vu la semaine dernière avec la Parachat Emor. En effet, deux versets semblent se faire écho tout en présentant certaines différences. Or, comme nous le savons, ce qui est consigné dans la Torah ne l’est jamais par hasard. A travers les textes que nous lisons chaque semaine, Hachem S’adresse à nous et essaie de nous aider à échapper aux écueils qui menacent la nature humaine. Essayons, à notre modeste mesure, de comprendre un des messages de ces deux versets. Le ‘Omèr et la Chemita La Paracha de cette semaine introduit la Mitsva de respecter l’année de Chemita. Elle
correspond à la dernière année d’un cycle de 7 ans, durant laquelle il est interdit d’exploiter les champs, où les esclaves sont libérés et les dettes sont annulées. Le verset qui introduit cette Mitsva commence par : "Vessafarta lekha…" "Et tu compteras pour toi [sept années…]" Il fait écho au verset que nous avons lu la semaine dernière "Oussefartem lakhem…" "Et vous compterez pour vous" qui introduit la Mitsva du compte du ‘Omèr que nous accomplissons en ce moment, durant les 49 jours qui séparent Pessa’h de Chavou’ot. Ces deux versets sont donc proches, ils introduisent une Mitsva de compter le temps qui passe. Mais, ils présentent des distinctions, le verset relatif à la Chemita est au singulier et
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invite à compter des années, alors que le verset relatif au ‘Omèr est au pluriel et s’adresse à chaque homme : de plus il s’agit de compter non pas des années mais des jours. Comme nous l’avons vu la semaine dernière, la Mitsva du ‘Omèr invite les hommes à mesurer l’importance de chaque jour et combien chaque instant peut être porteur de grands accomplissements. Toutefois, cette approche du temps doit être complétée par les enseignements du verset que nous lisons cette semaine. Le secret du leadership En effet, le verset relatif à la Chemita "Véssafarta lekha" incombait en réalité uniquement au Sanhedrin, qui devait tenir le compte des années qui séparent de la prochaine année de Chemita. D’où l’emploi du singulier. Le Sanhedrin incarne la plus haute autorité juridique et elle agit au nom de peuple dans certains domaines, dont le décompte des années. Comme le souligne le Rav J. Sacks, la Torah vient ainsi nous rappeler une des prérogatives du leadership et de la responsabilité : se projeter en avant afin de préparer l’avenir, fixer un objectif, une ambition. A la question "Qui est l’homme sage ?" nos Sages apportent plusieurs réponses. L’une d’elles est : "Celui qui prévoit le futur" (Tamid 32a). En imposant au Sanhedrin de se projeter dans un cycle de 7 années, la Torah rappelle aux dirigeants qu’ils ne peuvent pas se contenter d’une vision courte du temps, ils ne peuvent pas vivre dans l’immédiateté mais ils doivent se projeter en avant afin d’anticiper les difficultés. L’histoire juive fournit de très nombreux exemples de ce leadership qui voit loin et qui s’efforce de préparer l’avenir. A peine le peuple est-il sorti d’Egypte, que Moché s’empresse de lui exposer comment 14
il devra transmettre générations futures.
cette
histoire
aux
Nous pouvons penser également au prophète Jérémie qui, après la destruction du Temple, va écrire une lettre aux exilés pour leur donner les grandes lignes à suivre durant l’exil et les encourager, même en exil, à bâtir, planter, enfanter et ne pas sombrer dans le désespoir. Jouer la symphonie de la vie Mais cette responsabilité ne repose pas uniquement sur les dirigeants publics, elle incombe à chacun d’entre nous dans le cadre de nos vies personnelles ou familiales. Nous ne pouvons pas vivre uniquement dans l’instant, dans l’immédiateté, nous sommes obligés de nous préoccuper de l’avenir et de savoir dans quelle direction nous souhaitons construire nos vies. A partir de cette orientation ou de cette ambition, nous serons susceptibles de prendre les meilleures décisions et de donner un sens à chaque jour. C’est ainsi que l’on doit s’efforcer d’articuler dans nos vies ces deux dimensions : d’une part, la patience et la constance des petits efforts quotidiens qui rendent possibles de grands accomplissements, et d’autre part, une capacité à se projeter vers l’avenir, à avoir une "vision" sur le long terme quant à l’orientation que l’on souhaite donner à nos vies. C’est précisément cette articulation entre ces deux horizons de temps qui permettent de donner une saveur particulière au temps qui s’écoule. A l’image des notes de musique qui composent une partition, les efforts que nous accomplissons au quotidien révèlent leur sens et leur grandeur lorsqu’on les apprécie sur une longue durée. Nous réalisons alors qu’ils ont composé les notes de la symphonie de nos vies. Puisse Hachem nous aider à avoir les "visions" appropriées pour orienter nos vies vers les meilleures directions et trouver l’énergie de déployer au quotidien les efforts nécessaires pour y parvenir.
Magazine I n°148 Supplément spécial Chabbath I n°148
Jérôme Touboul
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Parachat Béhar Bé’houkotaï
1 TIRAGE AU SORT
QUIZZ
Chapitre 25, versets 14 et 17
•
précède la question
• La réponse est sur fond de couleur •
les indices précédés d’une bulle
•
Les remarques et commentaires sont en retrait Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera développer avec l’enfant.
Le verset 14 énonce l’interdiction de se léser mutuellement lorsqu’on vend une marchandise à notre prochain ou lorsqu’on lui en achète une. Que veut dire ici le verbe léser ? Il signifie “changer le prix de la marchandise”. Comment un vendeur pourrait-il léser un acheteur ? En profitant du fait que l’acheteur ne connaisse pas le réel prix de la marchandise, pour la lui vendre plus cher. Comment un acheteur pourrait-il léser un vendeur ? En profitant du fait que le vendeur ne connaisse pas le réel prix de la marchandise, pour la lui acheter moins cher. Dans les deux cas, il y a transgression de l’interdiction de ‘onaat mamone (léser avec de l’argent). Y a-t-il une mesure à dépasser pour avoir transgressé cette interdiction ? Oui. La Guemara dit : “un sixième”. Et il y a trois situations différentes : - si l’objet vaut six et que le vendeur le vend à six et demi, on peut considérer que l’acheteur pardonne le petit écart ; Suite page suivante
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Béhar Bé’houkotaï - n°70
Supplément spécial Chabbath I n°148
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- si l’objet vaut six et que le vendeur le vend à sept, l’acheteur est mécontent, mais la vente n’est pas annulée ; - si l’objet vaut six et que le vendeur l’a vendu à plus que sept, la vente est annulée, et le vendeur doit rendre l’argent. Concernant l’acheteur, il en va de même : - si l’objet vaut six et que l’acheteur l’a acheté à cinq et demi, on peut considérer que le vendeur pardonne le petit écart ; - si l’objet vaut six et que l’acheteur l’a acheté à cinq, le vendeur est mécontent, mais la vente n’est pas annulée ; - si l’objet vaut six et que l’acheteur l’a acheté à moins que cinq, la vente est annulée, et l’acheteur doit rendre l’argent. Le verset 17 parle de l’interdiction de se léser mutuellement, et de l’obligation de “tu craindras Hachem, car je suis Hachem votre D.ieu”. Que vient ajouter ce verset par rapport à celui dont nous
venons de parler ? Il parle de l’interdiction de se léser mutuellement par la parole : - si un vendeur sait que sa marchandise ne convient pas à son client, il n’a pas le droit de lui conseiller de l’acheter ; - si un client sait qu’il vaudrait mieux que le vendeur ne vende pas une marchandise pour l’instant, il n’a pas le droit de lui proposer de la lui acheter. Qui peut savoir ce qu’il se passe dans le cœur de l’un ou l’autre au moment du conseil ? Hachem. C’est pourquoi le verset nous rappelle de Le craindre. Car Hachem sait ce qu’il se passe dans le cœur de chacun. Lorsque nous donnons un conseil à une personne, nous devons penser uniquement à son bien à elle. Si, au lieu de cela, nous pensons à notre bien à nous, nous transgressons une interdiction. Laquelle ? Celle de ‘onaat dévarim (léser par des paroles).
Par extension, cette interdiction concerne aussi d’autres situations. Par exemple, si une personne a fait téchouva, nous n’avons pas le droit de lui rappeler ses fautes passées. Choul’han ’Aroukh, chapitre 494
Ce Chabbath s’appelle Chabbath Mévarekhim (Chabbath qui précède Roch ’Hodech, et lors duquel on bénit le nouveau mois), et nous allons bénir le mois de Sivane, qui débutera mardi soir. Le Rama dit que de Roch ’Hodech Sivane au huit Sivane (c’est-à-dire le lendemain de Chavouot), nous ne disons pas ta’hanoun. Toutefois, le Michna Beroura précise (au chapitre 131, halakha 36) que dans de nombreux endroits, on prolonge le fait de ne pas dire ta’hanoun jusqu’au douze Sivane inclus. Car pendant tous ces jours, on pourrait encore rattraper les korbanot (sacrifices) que l’on n’aurait pas eu l’occasion de faire jusqu’à présent. Pourquoi ne dit-on pas ta’hanoun dès le début du mois de Sivane ? Le premier Sivane, il est normal que l’on ne dise pas ta’hanoun, car c’est Roch ’Hodech. Le deux Sivane, Moché Rabbénou a transmis aux Bné Israël le premier message de se sanctifier pour recevoir la Torah. Les trois, quatre et cinq Sivane sont appelés “chlochète yémé hagbala” (trois jours durant lesquels il fallait encore plus se préparer pour recevoir la Torah). Les six et sept Sivane, c’est Chavouot. A partir du huit Sivane, on devrait recommencer à faire ta’hanoun, mais le Michna Beroura dit que pendant les six jours qui suivent Chavouot, on ne fait pas ta’hanoun car, pendant ces six jours, il y a encore la possibilité de
rattraper les korbanot de la fête, pour ceux qui ne les auraient toujours pas faits. Selon le ’Hazon Ich, on recommence à faire ta’hanoun dès le huit Sivane. Certains recommencent à les faire le quatorze Sivane, et d’autres le quinze Sivane. Mais selon l’opinion la plus répandue, on recommence à les faire à partir du treize Sivane. Les jours durant lesquels on ne dit pas ta’hanoun, on ne jeûne pas non plus.
Cependant, si un ’hatan et une kala se marient pendant les premiers jours de Sivane, d’après certains décisionnaires, ils devront jeûner le jour du mariage avant leur ’houpa, si telle est l’habitude de leurs familles. D’autres décisionnaires leur permettent de ne pas jeûner, puisque le mariage a lieu un jour où on ne dit pas ta’hanoun.
Il semble que l’habitude la plus répandue soit celle qui va d’après l’opinion du Maguen Avraham, enseignée notamment par Rav Elyashiv et qui consiste à jeûner en ce jour si, dans les familles des mariés, l’habitude est que, le jour du mariage avant leur ‘houpa, les mariés jeûnent. 16 AVOT OUBANIM
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Pirké Avot, chapitre 5, Michna 4
Michna
Cette Michna nous dit que dix miracles ont été faits à nos pères en Égypte, et dix miracles sur la mer.
Parmi les miracles qui ont été faits sur la mer, il y a évidemment le fait que la mer se soit ouverte. Mais aussi, par exemple, le fait que : - le sol ait complètement séché, de sorte à ce que nos ancêtres n’aient pas eu besoin de marcher sur de la boue ; - la mer se soit ouverte en douze tunnels, pour que chaque tribu puisse passer par l’un d’eux ; - les parois des tunnels aient été transparentes, de sorte à ce que les tribus purent se voir ; - bien que les parois étaient gelées (elles étaient en glace), si quelqu’un avait soif, de l’eau douce en coulait et il pouvait ainsi étancher sa soif ; - s’il restait de l’eau dans le récipient dans lequel il avait bu, il pouvait la verser par terre et elle redevenait de la glace. En rapport avec ce sujet, voici une histoire impressionnante : A l’époque de Rabbi Shmelke de Nikolsburg, le pouvoir royal avait pris une décision très sévère envers les juifs. Pour annuler ce décret, Rabbi Shmelke et son élève, Rabbi Moché Lev de Sassov, ont décidé de demander une audience au roi, dans la ville de Vienne. Cependant, pour y aller, il fallait traverser un fleuve. Et il était impossible de le faire au moment où cette histoire
s’est passée, car de gros blocs de glace menaçaient de casser chaque embarcation qui s’engageait dans ce fleuve. Il n’était pas non plus possible d’attendre que toute la glace ait fondue, car cela aurait duré plusieurs semaines ; et il fallait arriver très rapidement au palais, pour demander l’annulation du décret. Rabbi Shmelke a alors vu un homme qui possédait une petite barque. Il lui a demandé de la lui vendre, ou de la lui louer. Et l’homme a accepté. Le Rav et son élève sont montés dans la barque. Dès que celle-ci s’est engagée dans le fleuve, Rabbi Shmelke s’est mis debout, et a commencé à chanter la Chira (“Az yachir Moché”). Rabbi Moché Lev de Sassov s’est aussi mis debout, et répétait après le Rav chaque verset. Devant le regard éberlué des personnes qui se trouvaient des deux côtés du fleuve, la barque avançait toute seule et zigzaguait entre les énormes blocs de glace, jusqu’à ce qu’elle arrive de l’autre côté du fleuve, sans aucun dommage. Le roi a rapidement entendu parler de cette traversée miraculeuse. Il a très vite accordé une entrevue à Rabbi Shmelke. Il a écouté sa demande, a accepté de déchirer le décret ; et ainsi, la communauté juive a été sauvée. Michlé, chapitre 20, verset 6
Kétouvim Hagiographes
Dans ce verset, le roi Chlomo déclare : “Nombreux sont ceux qui invoquent leur bienfaiteur. Mais un homme fidèle, qui le trouvera ?”
Que signifie ce verset ? Chaque commentateur en propose sa propre lecture :
- Rachi explique que nombreux sont ceux qui placent leur confiance dans un ami qui leur a promis de les aider en cas de difficulté. Mais finalement, lorsqu’ils sollicitent son aide, cet ami la leur donne rarement, et trouve souvent des arguments pour se dérober. - Selon le Métsoudat David, nombreux sont ceux qui publient le bien qu’ils ont fait à autrui, et s’en vantent. A leur sujet, le roi Chlomo dit : “Combien d’entre eux sont vraiment honnêtes ? La plupart mentent !” - D’après le Ralbag, nombreux sont ceux qui racontent et publient le bien qu’ils ont fait à autrui, pensant mériter ainsi le titre de bienfaiteur. Le roi Chlomo dit : “Ce n’est pas un seul bien qui permet d’acquérir ce statut. On ne
peut être qualifié d’homme fidèle qu’après avoir multiplié les bienfaits.” Le Ralbag propose aussi une deuxième lecture : parfois, un homme dans le besoin appelle un homme auquel il a fait du bien dans le passé, espérant que celui-ci s’en souviendra et l’aidera à son tour. Mais le roi Chlomo nous dit qu’il est rare de trouver une personne fidèle, c’est-àdire qui sait rendre à son bienfaiteur le bien qu’il lui a fait par le passé. Souvent, celui qui a reçu le bien se montre comme un étranger envers celui qui le lui a prodigué. - Le Malbim explique qu’un homme est d’accord de faire un bienfait lorsqu’il sent qu’il n’en est pas obligé, car il va en retirer de l’honneur. Mais lorsqu’il s’agit de faire un bienfait qu’il avait promis de faire, et d’être par conséquent fidèle à son engagement, c’est bien plus difficile. Car tout le monde trouve normal qu’il faille respecter sa parole, et personne ne l’honorera particulièrement pour cela.
De l’ensemble de ces lectures, il ressort que nous avons souvent tendance à mettre notre confiance en les gens, mais qu’il vaut mieux la placer en Hachem. AVOT OUBANIM
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Question état des lieux. Quand il s’aperçoit que le couloir a été carrelé, il lui dit qu’il n’est en rien intéressé à ce qu’il se mêle de ses travaux et qu’il veut luimême carreler son sol. Le propriétaire lui demande donc d’enlever le carrelage pour qu’il puisse faire le travail comme bon lui semble. Mena’hem, qui ne s’attendait pas à une telle réaction, lui dit : “Je ne comprends pas, le couloir devait de toute façon être carrelé, qu’est-ce que cela change si c’est moi qui ait fait le travail ou vous ? Payez-moi juste le prix des dalles et n’en parlons plus.”
Mena’hem est parti en vacances dans le nord d’Israël, où il a loué un bungalow. Le bungalow vient d’être rénové, et il n’est pas tout à fait terminé, le couloir par exemple n’est pas encore carrelé. Bien que le propriétaire l’ait prévenu, une fois sur place, Mena’hem se rend compte que cela le dérange plus que ce qu’il croyait. La surface à carreler n’étant pas grande, et étant un bricoleur chevronné, il lui est facile de le carreler. Il achète le nombre de dalles qu’il faut et en une heure de temps, le tour est joué ; Mena’hem passe de bonnes vacances. Le jour du départ arrive et le propriétaire vient faire un
Tour (’Hochen Michpat) chap.375 “véim baal 101a “itmar hayored” hassadé” jusqu’à “ad kan”. jusqu’à “sadé cheena assouia lita”. Choul’han Aroukh (’Hochen Michpat) chap.375 alinéa Ramban Baba Metsia 101a 1 et 2 ainsi que le Sma paragraphe “zil choum lé” a alinéa 4. la fin “ véhène daat”. Guemara Baba Metsia
Le propriétaire peut-il obliger Mena’hem à retirer le carrelage qu’il a installé ou non ?
! A toi
Réponse
Si la question portait sur quelque chose qu’il n’est pas obligatoire que le propriétaire allait faire, comme par exemple un embellissement de la maison, il est clair que le propriétaire pourrait lui demander de retirer ce qu’il a fait. Cependant, dans notre cas où le carrelage devait de toute façon être posé, nous trouvons une discussion entre les commentateurs : selon le Ramban, puisqu’il devait de toute façon le faire, le propriétaire ne peut pas obliger Mena’hem à le retirer. Par contre, selon le Roch et d’autres commentateurs, il pourra dans ce cas dire ne pas être intéressé et l’obliger à retirer le carrelage, sauf dans un cas où il est clair qu’il ne fait cela que pour l’agacer. Le Choul’han Aroukh tranche comme le Roch : le propriétaire pourra obliger Mena’hem à retirer le carrelage.
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Responsable de la publication : David Choukroun Rédaction : Rav Eliahou Uzan, Rav Elh’anan Moche Smietanski, Alexandre Rosemblum
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Retranscription : Léa Marciano
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Ma prière pour le soldat Ethan Certes, plusieurs histoires fascinantes sur des personnes ayant prié pour des soldats et les ayant ensuite rencontrés par un effet de la Providence circulent ci et là. Et si cela lui arrivait à lui aussi ? C’est en tout le cas le souhait silencieux qu’il formule, alors qu’il est sur le point de quitter sa maison…
Eté 2014, Tsahal lance une opération militaire d’envergure, "Bordure protectrice", en réponse aux tirs de roquettes incessants sur Israël en provenance des groupes terroristes de la bande de Gaza. Des prières sont organisées dans le monde entier pour la réussite de l’opération et la protection des civils ainsi que des soldats engagés sur le front. Ethan Ben Edna Binyamin Moss est prof dans un établissement juif d’enseignement secondaire à Baltimore (Maryland). Très soucieux du sort des militaires israéliens, il décide de s’engager à prier pour un soldat. Il compose le n° de la hotline dédiée et se voit attribuer le nom d’un soldat : Ethan ben Edna. L’opération sur Gaza a commencé jeudi soir. Binyamin est très attaché à sa mission et, dès la prière de ‘Arvit ce jeudi soir, il mentionne Ethan ben Edna, puis à nouveau le lendemain matin à Cha’harit. Après la prière, il entend aux informations qu’un premier soldat a été tué. C’est le sergent Ethan Barak qui a été mortellement touché dans la nuit.
Binyamin est bouleversé par ce drame. Il se demande s’il ne s’agit pas du soldat pour lequel il prie depuis hier… Il parcourt tous les sites d’information, il recherche désespérément le nom de la maman d’Ethan, mais en vain. Si Ethan est un prénom très populaire en Israël, Edna reste en revanche assez rare. Binyamin se dit que tant qu’il n’a pas la certitude que "son" soldat est tombé, il continuera de prier pour lui jusqu’à la fin de la guerre. Mais au fond de lui, Binyamin est en proie au doute, il a le mauvais pressentiment que ce premier soldat tombé au combat est le "sien". Finalement, la situation en Israël s’apaise et Tsahal se retire de Gaza. Tsvika Cohen, l’homme de la situation Des mois ont passé, puis des années. Un été, Binyamin décide de partir en Israël. Il n’y a plus été depuis longtemps et il a hâte d’y retourner pour se rendre au Kotel, au caveau des Patriarches et aussi pour faire de belles excursions. Son séjour est parfaitement organisé, sauf pour une chose. Binyamin veut en effet recevoir la Brakha du maître de la génération, Rav ‘Haïm Kanievsky,
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et il a entendu dire qu’il très difficile d’avoir un entretien privé avec lui.
- Chalom, Tsvika Cohen a réservé un service VIP pour vous. Je suis venu vous chercher."
Mais il a un atout pour cela : sa chère grandmère. Celle-ci vit en Israël et a une multitude de relations. Il l’appelle dans l’espoir qu’elle pourra lui venir en aide : "Mamie, connaitraistu quelqu’un à même de m’introduire auprès de Rabbi ‘Haïm Kanievsky ?
Question indiscrète
- Bien sûr ! As-tu tenté d’appeler Tsvika Cohen ? Cet homme est la clé assurée pour rencontrer les Guédolim, les Grands d’Israël. Note son numéro et appelle-le de ma part. - Merci Mamie !”
"Merci infiniment pour votre aide. Comment vous appelez-vous ? demande Binyamin. - Ethan." Binyamin marque une pause. Se pourrait-il que… ? "Ethan, avez-vous servi dans l’armée ?
Binyamin appelle sans attendre M. Cohen pour lui présenter sa requête. "Avec plaisir, lui répond l’homme. Quand arrives-tu ? Appellemoi à ton atterrissage." Arrivée à Ben-Gourion Les jours passent et le jour du départ arrive. Binyamin jette un coup d’œil à son téléphone et voit un nom, Ethan ben Edna. Il se souvient qu’il y a quelques années, pendant la guerre de Gaza, il avait beaucoup prié pour son soldat. Il ne sait même pas s’il est toujours de ce monde. Certes, plusieurs histoires fascinantes sur des personnes ayant prié pour des soldats et les ayant ensuite rencontrés par un effet de la Providence circulent ci et là. Et si cela lui arrivait à lui aussi ? C’est en tout le cas le souhait silencieux qu’il formule, alors qu’il est sur le point de quitter sa maison. 15 heures plus tard, l’avion en provenance de Baltimore atterrit à l’aéroport Ben-Gourion. Binyamin quitte l’avion et suit la foule de passagers qui se dirige vers le contrôle des passeports.
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Binyamin est très agréablement surpris. L’escorte prend ses bagages, fait asseoir Binyamin dans une confortable voiture climatisée et démarre.
- Beta’h ! Bien sûr, répond l’Israélien. - A tout hasard, et ne me répondez pas si vous trouvez ma question indiscrète, auriez-vous combattu à Gaza lors de l’opération “Bordure protectrice” ? - Euh, oui effectivement... Mais où voulez-vous en venir ?" Le cœur de Binyamin bat la chamade : "Pardonnez mon insistance. J’ai une dernière question qui va vous sembler étrange… Quel est le nom de votre mère ?" Ethan est interloqué, il regarde bizarrement son client. "Bon… Mais je vous préviens que c’est la dernière question à laquelle j’accepte de répondre sans que vous ne me fournissiez d’explications… Ma mère s’appelle Edna. Cela vous va ?" Binyamin reste silencieux. Il lève ses yeux vers le Ciel. Le soldat Ethan le regarde sourire et pleurer en même temps sans comprendre ce qui peut bien arriver à son mystérieux client...
Alors qu’il a récupéré ses bagages et se dirige vers la sortie, il aperçoit un homme brandir une pancarte où est inscrit "Binyamin Moss". Intrigué, il s’approche de l’homme, un Israélien d’une vingtaine d’années qui parle anglais avec un fort accent…
Comme Binyamin, on ne mesure pas toujours, et encore moins immédiatement, qu’une prière n’est jamais vaine. Une prière sincère et pure est toujours entendue. Même si on n’en voit pas toujours l’effet, le Ciel l’utilise toujours à bon escient !
"Chalom, je suis Binyamin Moss. Vous êtes ?
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VIE JUIVE Toujours prendre du plaisir en étudiant la Torah L’être humain n’est pas en mesure de s’affairer à quelque chose qui ne l’intéresse pas. Il est donc absolument nécessaire de susciter l’intérêt et la motivation, dans l’étude en l’occurrence… Nous passons tous par des périodes d’élévation spirituelle et des périodes de chute. Les périodes d’élévation se traduisent par exemple par une meilleure compréhension dans l’étude de la Torah, par de bonnes relations avec notre entourage, etc. Par contre, lors des chutes, c’est tout l’inverse qui se produit. Essayons de comprendre les mécanismes à l’œuvre. Rabbénou Tam, dans le Séfer Hayachar, explique que lorsque l’homme entreprend quelque chose de nouveau, il aura la volonté de persévérer dans sa voie à condition d’y trouver du plaisir.
L’être humain n’est pas en mesure de s’affairer à quelque chose qui ne l’intéresse pas. Il est donc absolument nécessaire de susciter l’intérêt et la motivation, dans l’étude en l’occurrence. Le terme employé pour "rendsnous agréables [les paroles de Torah]" est "Véha’arev", qui est à rapprocher du mot "Ta’arovèt", qui signifie "mélange". Parce que lorsqu’une chose nous est agréable, nous l’intégrons à nous et elle devient partie intégrante de notre personne, à l’instar de deux éléments que l’on mélange ensemble. Que faire donc pour éviter que la lassitude ne s’installe ? Voici quelques conseils. Module anti-lassitude Il est en premier lieu impératif de s’efforcer d’être dans le renouvellement constant, que ce soit au niveau des sujets étudiés ou bien de la compréhension des textes. En cas de démotivation, il faudra persister en évitant de se laisser décourager. En effet, Rabbénou Tam précise que l’erreur la plus grave, durant les périodes de chute, consiste à tout abandonner. Il faudra également diminuer l’importance de l’effort ; une fois la crise passée, on pourra reprendre son rythme habituel et ce, avec un plaisir renouvelé. Enfin, il est important de ne pas se laisser impressionner par l’intensité du sentiment de chute. Il faut savoir que ces vagues s’inscrivent dans le déroulement normal de l’existence ; plus que cela, elles recèlent même des éléments positifs ! L’étude spécifique des Mitsvot permet de comprendre leur valeur et leur impact. Dès
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VIE JUIVE lors, nous les accomplirons avec la motivation adéquate. Cette étude permet également de ne pas se laisser décourager par l’aspect contraignant de certaines Mitsvot telles que le Chabbath, avec les nombreux interdits qu’il comporte. Il existe un autre élément important dans le rapport aux Mitsvot : c’est la création d’un contexte agréable. Dans son Mikhtav Mééliahou, le Rav Dessler raconte qu’alors qu’il n’était encore qu’un enfant, il avait l’habitude de se lever très tôt durant tout le mois d’Eloul pour se rendre aux Séli’hot. A son retour, sa grandmère lui préparait de délicieux beignets… Il affirme que cela eut pour effet de l’imprégner d’un amour tout particulier pour les Séli’hot ; il se levait autant pour ces dernières que pour déguster les savoureux beignets… Cette anecdote illustre bien l’idée de plaisir qui doit accompagner toute Mitsva, l’idéal restant
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évidemment de faire jaillir une joie spirituelle dans son accomplissement. Comment se motiver pour accomplir les Mitsvot ? A présent, intéressons-nous de plus près aux manières d’y parvenir. Nos Sages mentionnent que l’une des manières de se motiver dans l’accomplissement des Mitsvot est de garder à l’esprit la récompense promise dans ce monde-ci et dans le monde futur. La Michna dans Pirké Avot dit : "Une heure de plaisir dans le monde futur vaut plus que tous les plaisirs de ce monde". Les Maîtres du moussar expliquent que s’il nous était donné d’additionner tous les plaisirs dont tous les êtres humains ont fait l’expérience depuis la création du monde, on ne pourrait encore comparer cela avec la récompense d’une seule Mitsva dans le monde futur !
Il existe une autre dimension qui peut offrir à l’homme une motivation très importante : la reconnaissance. Le Midrach rapporte que lorsque Moché fut désigné par Hachem en tant que libérateur du peuple d’Israël, son frère aîné Aharon éprouva une joie sincère. La Torah écrit à son propos : "Il te verra et se réjouira en son cœur".
reprises pour l’encourager et ceci pendant des mois. Il lui disait : "Il ne faut pas désespérer ni se décourager, je suis avec toi et je t’aide ; Hachem t’aide aussi".
Pourtant, le Midrach ajoute que si Aharon avait su que la Torah allait mentionner un tel éloge, il serait venu à la rencontre de son frère avec des chants et des danses !
Il importe également de développer sa motivation, de cultiver sa joie, de créer un cadre agréable à l’accomplissement des Mitsvot.
La motivation ? Même pour Rabbi ‘Haïm Vittal ! Rabbi ‘Haïm Vittal était le principal disciple du Arizal. Pour se faire une idée de la grandeur du Arizal, il suffit de rappeler que le Gaon de Vilna, lorsqu’il mentionnait le nom du Arizal, tremblait de tout son corps. Après que le Arizal ait quitté ce monde, Rabbi ‘Haïm Vittal écrit que son maître se dévoila à lui en rêve à plusieurs
Ainsi, même un grand homme comme Rabbi ‘Haïm Vittal pouvait être pris par le désespoir et le découragement.
Une étude quotidienne ou hebdomadaire des ouvrages Or’hot Tsadikim et ‘Alé Chour (qui comportent des chapitres dédiés à ces sujets), ainsi que l’étude des Mitsvot et de leur sens, associée à la mise en place d’un cadre agréable, permettront d’arriver à ce résultat extraordinaire d’un accomplissement des Mitsvot de la Torah dans la joie, avec la récompense très importante promise !
Rav Yossef-’Haï Abergel בס״ד
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Pose ta question, un rabbin répond !
Chabbath, je doute avoir fait une prière ‘Hol (de semaine) Parfois ça m’arrive de douter d’avoir fait la bonne prière à Chabbath quand je suis malheureusement trop dans mes pensées. Que faire si à la fin d’une prière de Chabbath je me demande si je n’ai pas fait une prière normale de semaine ? Réponse de Binyamin Benhamou Dans le cas d’un doute d’avoir fait une ‘Amida de Chabbath ou de ‘Hol (semaine) après avoir terminé justement sa prière, pendant Chabbath, il y a une divergence d’opinions : 1. Pour les Séfarades : pas besoin de recommencer car on considère que l’atmosphère forte du Chabbath a dû faire mentionner à la personne le Chabbath dans sa prière (Rabbi Ména’hem ‘Azaria de Pano rapporté dans le Ma’hzik Brakha 9 ; Ben Ich ‘Haï, Toledot, 12 ; Kaf Ha’haim 19 ; ‘Hazon ‘Ovadia Chabbath I p. 353 ; Halikhot Chabbath II p.47). 2. Pour les Ashkénazes : on recommence la prière car on considère que l’habitude (de prier plus souvent des prières profanes) a certainement pris le dessus (Michna Broura 268, 9).
Pourquoi ne pas danser à Chavou’ot ? Pourquoi ne dansons-nous pas à Chavou’ot qui est le don de la Torah, comme à Sim’hat Torah ? Réponse de Rav Avraham Garcia Excellente question ! Il ne faut pas oublier que Chavou’ot s’est très mal terminé, puisque les Bné Israël ont fait le veau d’or et que les tables de la Loi furent cassées. On ne peut donc pas se réjouir pour quelque chose qui, à peine descendu du ciel, fut brisé... Nous sommes heureux et reconnaissants envers Hachem de S’être dévoilé à nous, mais pas pour le don de Sa Torah dans son intégralité. Ce n’est qu’à Yom Kippour que l’on recevra la Torah à nouveau, et une fois qu’Hachem nous a montré qu’Il réside parmi nous malgré notre faute commise, Il revient et nous enveloppe de colonnes de nuées (preuve d’amour). Nous pouvons alors enfin danser avec la Torah ; cette Torah et Hachem qui ne font désormais qu’un avec Israël.
Mochis de "La maison du mochi", Cachères ? Une nouveauté en ce moment, ce sont les mochis de "La maison du mochis" ; ce sont des "gâteaux artisanaux japonais". J’ai regardé sur le site, ils sont 100% végétaux et les ingrédients sont de la farine de riz gluant, du sucre, du beurre de cacao et pas de conservateurs. Serait-il permis de les manger ? Réponse de Dan Cohen Il est impossible d’autoriser un gâteau sur la base des informations que vous me transmettez. Il faudrait vérifier tous les ingrédients utilisés dans l’atelier de fabrication afin de vérifier l’absence de contamination croisée lors de la cuisson par exemple. De plus, même si 100% des ingrédients utilisés étaient certifiés Cachères, il resterait le problème de la cuisson qui ne peut être réalisée que par un Juif. Par conséquent, ces gâteaux ne sont pas Cachères. 26
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Mézouza, obligatoirement à l’extérieur ? Doit-on poser obligatoirement la Mézouza à l’extérieur de la porte d’entrée ? Réponse de Rav Gabriel Dayan A priori, il est obligatoire de fixer la Mézouza à l’extérieur de la porte d’entrée. En cas de danger ou s’il y a un risque qu’elle soit retirée par des personnes malintentionnées, il est permis de la fixer à l’intérieur, sur le montant droit de la porte (Choul’han ‘Aroukh, Yoré Dé’a 289, 2 et 3 ; Gour Arié Yéhouda 71 ; Haré Bessamim [2nde éd.], etc).
Comment savoir quand aura lieu une année embolismique ? Nous savons que, dans un cycle de 19 ans, il y a 7 années embolismiques qui sont les années 3-6-8-11-14-17 et 19. Est-il possible de savoir exactement dans quelle année de quel cycle nous nous situons aujourd’hui ? En tous les cas, c’est sûr que nous ne sommes pas dans une année qui porte ce numéro puisque notre année a 12 mois. Réponse de M. Roger Stioui Pour savoir si une année est commune ou embolismique, il suffit de diviser son millésime par 19. Le reste de la division égal à 3-6-8-11-14-17 ou 19 indique qu’il s’agit d’une année embolismique. Par exemple, l’année 5782 / 19, il reste 6. C’est une année embolismique.
Réparer sa voiture pendant le ‘Omèr Je souhaiterais faire réparer ma voiture qui a récemment subi un dommage (aile avant abimée et rétroviseur avant arraché). J’aurais souhaité savoir si cela est possible pendant le ‘Omèr ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Durant la période du ‘Omèr, il est absolument permis de réparer sa voiture (excepté durant Chabbath). Les seules choses "réjouissantes" interdites sont mentionnées dans le Choul’han ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm 493 : ne pas célébrer de mariage, ne pas se raser, ne pas se couper les cheveux (dans les commentateurs : ne pas écouter de musique, ne pas porter d’habit neuf).
Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...
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A'HAT CHAALTI Les sacs de celui qui observait le Chabbath Réouven et entrepreneurs construisaient juxtaposées.
Chim’on, deux en bâtiment, des maisons
Une veille de Chabbath, après leur journée de travail, ils laissèrent les sacs de ciment sur le chantier découvert, certains que le weekend leur réservait un temps estival. Or, à la surprise générale, une pluie torrentielle commença à tomber Chabbath matin… Chim’on, qui n’était pas pratiquant, dit à son ami Réouven : "Allons donc jusqu’au chantier et sauvons nos sacs de ciment en les mettant à l’abri pour les protéger de la pluie ! Si tu ne veux pas transgresser le Chabbath, tu viens seulement avec nous et tu restes dans la voiture…" Réouven, qui est un Juif craignant Hachem, décréta formellement : "Loin de moi de porter atteinte à la Kédoucha du Chabbath ! Je mets toute ma confiance en Hachem et ne crains pas les pertes. Je vous demande de ne pas toucher à mes sacs et de ne pas les mettre à l’abri. Si le ciment se détériore et doit être jeté, c’est avec amour que j’accepterai la rigueur divine !" Chim’on demanda à son fils de se rendre au plus vite sur les lieux, de charger les sacs de ciment qui lui appartenaient et de les rentrer sous le toit de sa maison. Le fils se rendit (malheureusement) en voiture jusqu’au chantier et se conforma à l’ordre de son père. Dimanche matin, les deux entrepreneurs se retrouvèrent sur le chantier et quelle ne fut pas leur surprise lorsqu’ils découvrirent que les sacs qui avaient été épargnés n’étaient autres que ceux de Réouven !... Que s’était-il passé ? Le fils de Chim’on s’était trompé et, au lieu de mettre les sacs de son père à l’abri, il avait mis à couvert ceux de Réouven… 28
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Le fils lui-même ne manqua pas d’y voir le doigt de D.ieu et de constater la portée incroyable de la Kédoucha du Chabbath : il fit Téchouva. Quant à Réouven, il vint s’enquérir : "Suis-je autorisé à utiliser ce ciment, sauvé par le biais d’une profanation du Chabbath ?" Dans le but d’éloigner les hommes d’une transgression du Chabbath, gravissime en elle-même, nos Maîtres ont décidé de pénaliser ceux qui profanent le Chabbath en interdisant l’utilisation de toute production résultant d’activités interdites réalisées pendant le Chabbath. Ce produit porte le nom de "Ma’assé Chabbath". Toutefois, dans le cadre de notre question, Réouven a le droit de tirer profit du ciment, qui n’est pas soumis au statut de "Ma›assé Chabbath". Ceci, pour les trois motifs suivants : D’après le principe "nul ne peut rendre interdit une chose ne lui appartenant pas", en vertu duquel il n’est pas possible de pénaliser quelqu’un en raison d’une faute de son prochain (Piské Téchouvot 318, 5). Il est expliqué dans le Choul’han Aroukh (318, 1) : lorsque quelqu’un profane le Chabbath et réalise volontairement une activité interdite, les autres ont le droit de profiter de ce travail, à l’issue du Chabbath. Ici aussi, on ne tirera profit du ciment qu’après Chabbath. Aucune activité interdite n’a été réalisée avec le ciment lui-même, si ce n’est qu’il a été transporté d’un domaine à l’autre et qu’il a été déplacé alors qu’il était Mouktsé : certains pensent que ces activités n’engendrent pas la pénalité liée au statut de "Ma›assé Chabbath" (Piské Téchouvot, ibid., note 117). En résumé, il est permis d’utiliser ce ciment qui a été mis à l’abri.
Rav Its'hak Zilberstein
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RECETTE Le Number Cake Vous rêvez de réaliser un magnifique number cake comme chez le pâtissier ? Voici ma recette inratable, en exclusivité !
Ingrédients Pour la pâte sablée : 180 g de farine 50 g de poudre d’amandes 50 g de sucre glace 100 g de beurre ramolli 1 œuf 1 pincée de sel Pour la crème : 250 g de mascarpone 2 cuil. à soupe de sucre 1 cuil. à soupe de pudding vanille 1 cuil. à café d’extrait de vanille 250 g de crème à fouetter
Garnitures : Fruits, mini macarons, mini meringues, chocolats, bonbons colorés, etc.
Pour 12 personnes Temps de préparation : 30 min + 15 min de repos Temps de cuisson : 15 min Difficulté : Moyen
Réalisation - Commencez par préparer la pâte : - Préchauffez votre four à 180°C. - Mélangez tous les ingrédients jusqu’à formation d’une boule. Enveloppez la pâte dans du film étirable et réfrigérez pour 15 min. - Etalez la pâte entre deux papiers sulfurisés, sur une épaisseur de 2 mm environ. Découpez ensuite le chiffre ou la lettre souhaité(e) (vous pouvez imprimer préalablement le chiffre sur le papier sulfurisé ou bien le tracer au crayon). Réitérez l’opération de manière à obtenir deux exemplaires de chaque chiffre/lettre. - Enfournez pour 15 min jusqu’à ce que le biscuit soit doré. Sortez du four et réservez. - Crème : Fouettez le mascarpone quelques secondes. Tout en fouettant, ajoutez le sucre, le pudding et l’extrait de vanille. Versez ensuite la crème liquide et fouettez le tout jusqu’à ce que la crème soit ferme. - Montage : garnissez votre premier biscuit de crème à l’aide dune poche à douille munie d’une douille ronde lisse pour obtenir des petites boules bien formées. - Posez délicatement le second biscuit pardessus et garnissez à nouveau de crème. - Disposez selon vos envies et votre imagination vos garnitures puis réfrigérez jusqu’au moment de déguster. Bon appétit !
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Annaëlle Chetrit Knafo
LE COIN SYMPATIK Un Rebus ! Rebus
Par Chlomo Kessous
ַאל ְּת ַר ֶּצה ֶאת ֲח ֵב ְרָך,אֹומר ֵ ַר ִּבי ִׁש ְמעֹון ֶּבן ֶאלְ ָעזָ ר: משנה יח- פרק ד וְ ַאל ִּת ְׁש ַאל לֹו, וְ ַאל ְּתנַ ֲח ֶמּנּו ְּב ָׁש ָעה ֶׁש ֵּמתֹו ֻמ ָּטל לְ ָפנָ יו,ִב ְׁש ַעת ּכַ ֲעסֹו : וְ ַאל ִּת ְׁש ַּת ֵּדל לִ ְראֹותֹו ִב ְׁש ַעת ַקלְ ָקלָ תֹו,ִב ְׁש ַעת נִ ְדרֹו N’apaise pas ton ami ni quand il est en colère ni devant son mort
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"Hier je reçois un coup de fil. C'est l'un des responsables de l'école de mon fils. Un ami. Il me dit que son frère de 24 ans fait parti des 45 morts de Mérone. 8 jours avant, il devenait papa de son premier enfant, une petite fille. Un jeune homme brillant dans l'étude et avec un bon caractère. Le monde est vraiment petit. Sur 45 défunts du monde entier, 5 nous sont déjà connus. Quel message et quelle responsabilité. Ce qui peine, c'est d'imaginer sa femme, déjà veuve à 22 ans, qui ne va pas connaitre la joie de partager l'évolution de ce bébé à deux. Hachem, qu'attends-Tu de nous ? Tellement dur. Il s'appelait 'Haim Seller. Ne l'oublions pas. Je me suis engagé à couvrir les frais d'obsèques dans un cimetière privé de Bnei Brak (24.000 Euros) par tous les moyens possibles et tout ce qui pourra soulager la veuve et la petite orpheline dans l'avenir ne sera pas en trop. Pour nous aider à les aider : www.torahbox.com/EG47" Binyamin Benhamou Perle de la semaine par
"L'amour ferme les yeux sur les défauts ; la haine ferme les yeux sur les qualités." (Rabbi Moché Ibn Ezra)