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Torah-Box Magazine n°139 France - Térouma

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BIDEN

KODECH

KADDICH

HIVER

IRAN

n°139 I 17 Février 2021 I 5 Adar 5781 I Térouma

Ilan Halimi : 15 ans après, l'hommage toujours aussi vif > p.6

TRUMP CHOUL'HAN 'AROUKH

TÉFILOT

SÉISME

BRAKHA

M A G A Z I N E

L'éveil spirituel du mois d'Adar !

Recette : Koubé ‘hamousta irakienne

> p.11

> p.30


Prière à Hamadan en Iran

Jamais Il ne dort ni ne sommeille… Les envoyés des Grands de la génération

Sur la tombe de Morde'hai et d'Esther Pour prier pour les donateurs du Vaad Harabanim en suivant la Segoula du Kav Hayachar Et bénéficiez aussi de la bénédiction de Grands de la génération, le jour même de Pourim

La segoula du Kav Hayachar Ce grand érudit explique qu’il existe une segoula à réaliser le jour du jeûne d’Esther. « Tous ceux qui ont besoin de la miséricorde divine liront le Psaume 22 « Ayeleth Hacha’har » (l’autre nom d’Esther) et auront une part du mérite ancestral d’Esther et de Morde’haï. Les portes du Ciel s’ouvriront et leurs prières seront accueillies positivement. »

Transmettre ses Matanot Laevyonim au Vaad Harabanim, c'est soutenir : 2,717

4,942

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CALENDRIER DE LA SEMAINE 17 au 23 Février 2021 Mercredi 17 Février 5 Adar

Mercredi 17 Février Daf Hayomi Pessa'him 88

Rav Yossef Boukhris

Michna Yomit Ohalot 18-4

Jeudi 18 Février Rav Yicha'ya Azoulay

Limoud au féminin n°130

Vendredi 19 Février Rabbi Chalom Abi'hssira Moché Rabbénou

Jeudi 18 Février 6 Adar

Daf Hayomi Pessa'him 89

Dimanche 21 Février

Michna Yomit Ohalot 18-6

Rav Chmouel Auerbach Rav Its'hak Ben Oualid

Limoud au féminin n°131

Mardi 23 Février Rav 'Haïm Yossef David Azoulay ('Hida) Rav Chmouel Starchon

Vendredi 19 Février 7 Adar

Samedi 20 Février 8 Adar

Daf Hayomi Pessa'him 90 Michna Yomit Ohalot 18-8 Limoud au féminin n°132

Parachat Térouma Daf Hayomi Pessa'him 91 Michna Yomit Ohalot 18-10 Limoud au féminin n°133

Rav Chmouel Auerbach

Horaires du Chabbath Dimanche 21 Février 9 Adar

Lundi 22 Février 10 Adar

Mardi 23 Février 11 Adar

Daf Hayomi Pessa'him 92 Paris

Lyon

Marseille

Strasbourg

Entrée

18:00

17:55

17:56

17:39

Sortie

19:08

19:00

18:59

18:46

Michna Yomit Nega'im 1-2 Limoud au féminin n°134

Zmanim du 20 Février

Daf Hayomi Pessa'him 93 Michna Yomit Nega'im 1-4 Limoud au féminin n°135

Daf Hayomi Pessa'him 94 Michna Yomit Nega'im 1-6 Limoud au féminin n°136

Paris

Lyon

Marseille

Strasbourg

Nets

07:50

07:35

07:29

07:28

Fin du Chéma (2)

10:27

10:14

10:10

10:05

'Hatsot

13:04

12:54

12:52

12:43

Chkia

18:19

18:14

18:16

17:58

Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, Rabbi Its’hak Tsvi Schwarz, Rav Yehonathan Gefen, ‘Haïm Walder, ‘Haya B., Rav Gabriel Dayan, Rav Avraham Garcia, Binyamin Benhamou, Rav Avner Ittah, Rav David Pitoun, Rav Its'hak Zilberstein, Annaelle Chetrit Knafo - Mise en page : Dafna Uzan - Secrétariat : 01.80.20.5000 Publicité : Yann Schnitzler (yann@torah-box.com / 04 86 11 93 97) Distribution : diffusion@torah-box.com


Notre Maitre Rav Haim Kaniewsky chlita nomme personnellement le Vaad Harabanim pour être son envoyé pour accomplir la Mitsva de Matanot Laevyonim

Pourim Samea'h

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L'ÉDITO DE LA SEMAINE par L’indigent millionnaire Le mois d’Adar est arrivé, un L’être distingue des mois humain de bonseMazal, propice autres créatures par la parole à la réussite dans tous les (cf. Béréchit 2, 7 Onkelos). domaines - comme cela est Celle-ci est l’expression de rapporté dans le Choul’han son intelligence et de sa pensée, elle lui ‘Aroukh - à l’image du miracle de Pourim. Pour permet de communiquer avec son prochain, de nombreuses personnes, c’est le moment de de formuler ses sentiments, de commercer. tenter leur chance en jouant au loto. Cet "outil" qui a été donné à l’homme est en A ce propos, permettez-moi de vous rapporter réalité à double tranchant : on peut l’utiliser une rencontre que j’ai faite avec un voisin pour faire du bien autour de soi (consoler sans grands moyens, qui m’a un jour affirmé les endeuillés, encourager ceux qui en ont que durant deux mois de l’année, il est besoin, enseigner la Sagesse, transmettre millionnaire. Devant mon étonnement, il nos messages à nos enfants…), mais par des s’est expliqué : "Lorsqu’arrive le mois d’Adar, propos vexants, humiliants, le mensonge et j’achète un billet de loto, mais jecauser ne vérifie la calomnie, on peut également des pas immédiatement les numéros gagnants. Je dommages irréversibles. C’est pourquoi m’imagine j’ai gagné, ce qui en théorie est la Torah, àque plusieurs reprises, nous met en possible, car D.ieu dans Sa grande bonté peut garde contre ces interdits qui se font par la très bien en décider ainsi. Comme "je suis" parole. millionnaire, je commence donc à réfléchir à Le Rav Israël Méir Kagan a révolutionné le mes futurs achats : monde juif il y a plus d’une centaine d’années Peut-être appartement bord de la plage avec sonun fameux livreau"’Hafets ‘Haïm" à(qui Netanya, ou en face du Kotel à Jérusalem ou d’ailleurs est devenu son éponyme), bien… les deux ? Quelle voiture vais-je choisir : concernant les lois sur la médisance. Il une robuste qu’on mais discrète bien une qui17 va y relevait pouvaitou transgresser "en mettre plein lesnégatifs yeux" à mon entourage ? commandements et 14 positifs Je meune metsseule à rire rien qu’en pensant Depuis, à la tête avec phrase malveillante. de beau-père quilivre, me considérait jusqu’à parmon la lecture de ce les gens ont pris maintenant comme un bon à rien... Je ressens conscience de l’importance de la parole et las’efforcent satisfaction de celui dont la femme va de respecter ces lois. commencer à le respecter comme il l’étude se doit, Beaucoup de Rabbanim encouragent ainsi que ses enfants. Le gabay de la synagogue journalière du "’Hafets ‘Haïm" ; ces lois sont va me trouver une placeles honorable approfondies dans maisonset m’inviter d’étude souvent à lire la Torah. Quelleles revanche ! les (Beth Hamidrach), certains étudientEten voyages, dépenses, beaux vêtements, ‘Havroutales(binome) parlestéléphone, chaque les nouveaux ma femme heureuse et année sont meubles, organisées des soirées pour toute souriante… grand public au cours desquelles on éveille l’assistance à se renforcer dans Mais je pense aussi au revers deceladomaine, richesse : particulièrement très vite, la nouvelleà val’approche se savoir etde on Tich’a va me Béav. On sait que Temple demander toutenleeffet temps delelasecond Tsédaka ; peutfut détruit à cause la sœur haine qui gratuite, dontle être devrais-je aiderdema est dans l’une des est que le Lachon (la besoin ; neexpressions faudrait-il pas j’offreHara’ un Séfer médisance). Torah à la mémoire de mon grand-père ? ; doisjeUn ouvrir un compte chacunpermettant de mes enfants autre moyen à nous de en vue de leurs mariages attendre de contrôler ce qui sort ou de bien notre bouche, voir serontDibour, respectueux envers moi ? Il est est s’ils le Ta’anit le jeûne de la parole. primordial des caméras Lorsqu’ond’installer passe toute une autour journéede àla s’abstenir totalement de parler, on réalise à maison pour nous protéger, peut-être même

prévoir un gardien pour accompagner mes quel point, sans même s’en rendre compte, enfants quand ils sortent… il est facile de lancer une plaisanterie Et ainsi les jourHara’ après vexante, de pensées raconterse un succèdent "petit" Lachon jour jusqu’au moment où je réalise qu’il faudrait ou se moquer d’un défaut d’un confrère. quand même récupérer l’argent de lalecagnotte Ce self-control que nous impose Ta’anit avant qu’il ne soit trop tard. Et là, il s’avère que Dibour nous permet de réfléchir avant mes numéros n’ont pas été choisis ! Mais cela d’ouvrir la bouche et de s’assurer qu’il ne m’importe En effet, je suis rassasié de mon s’agit pas peu. de paroles désobligeantes. "expérience" de nouveau riche, et quelque part, Il est vrai qu’il est difficile de prendre sur je suis bien content d’être revenu à mon sort soi un tel engagement à titre individuel, présent." surtout quand on se trouve dans un Je lui ai professionnel alors posé qui la question qui entourage ne nous le s’imposait : "Ton truc a certes bien marché permet pas. la première année, mais comment peux-tu C’est pourquoi beaucoup de communautés recommencer le même processus les années organisent un jeune de la parole collectif, suivantes, alors que tu sais dorénavant que à la synagogue ou dans une salle de fête, tout n’est que fantasme !" Il m’a lancé un regard avec au programme des cours de Torah perçant en me répondant : "Je ne te comprends de différents intervenants, la lecture pas, tu es bien Rav, et tu connais l’enseignement du livre des Téhilim, le tout dans une de nos Sages selon lequel chaque année à Roch ambiance conviviale, repas et boissons Hachana l’Eternel redistribue les cartes pour assurés. L’un des pionniers de ces réunions chacun. Hier mon Mazal c’était d’être pauvre, communautaires fut le grand rabbin Yossef cette année c’est d’être riche !" Sitruk quand il était encore à Marseille et Je dois avouer que cette depuis, l’initiative s’est personne étendue m’a un laissé peu pensif. Peut-on vraiment à force d’imagination partout. vivre l’expérience d’un riche, en s’appuyant sur On a l’habitude de choisir un des jours de une chance dont la probabilité de le devenir Chovavim (semaines séparant la Parachat est pratiquement nulle ? En tous les cas, cet Chemot de celle de Michpatim) car on a une homme reconnaissait les avantages comme tradition du grand kabbaliste le Arizal selon les inconvénients du statut de riche et était laquelle ces jours sont opportuns à réparer conscient que celui-ci n’est pas la source du les fautes de l’attribut du Yessod – c’estbonheur. Malgré tout, chaque année le désir de à-dire ce qui un rapport avec la semence le devenir le chatouillait, et il tentait de nouveau masculine – or le Ta’anit Dibour équivaut à sa chance. 84 jeûnes de la nourriture ! Le mois d’Adar est celui de la reconnaissance En France, le jour propice est dimanche que c’est tout l’Eternel qui contrôle le destin des puisque le monde est en congé et on hommes, comme on le voit dans la Méguila, fait d’une pierre 3 coups : tout d’abordet que tout ce qu’Il fait est en pour le plus on accomplit la Mitsva soi ledubien jeûne de absolu. Sachons voir la Main rassurante de la parole, d’autre part on transformeD.ieu le qui nous guide dans notre existence, c’est là dimanche, jour triste et oisif, en un car moment que se trouveDe la source véritable du bonheur. d’élévation. plus, on se déconnecte de Peut-être allez-vous, vous aussi, votre la dépendance au portable, chosetenter difficile à chance au loto. Permettez-moi de vous donner réaliser dans un contexte normal. un conseil : concertez-vous et ne jouezet pas tous Faites l’expérience du Ta’anit Dibour vous leattendrez même jour, il serait dommage de se partager avec impatience le rendez-vous ladecagnotte.  l’année prochaine !

La Rédaction Torah-Box Rav DanielMagazine Scemama

Magazine I n°139

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ACTUALITÉ Impeachment : Trump acquitté par le Sénat américain

Ilan Halimi : 15 ans après, l'hommage toujours aussi vif

Donald Trump a été acquitté samedi par le Sénat américain qui le jugeait pour "incitation à l'insurrection" à la suite des violences au Capitole le 6 janvier. "Mes plus sincères remerciements vont à tous les sénateurs et membres du Congrès qui ont défendu fièrement la Constitution que nous vénérons tous et les principes juridiques sacrés de notre pays" a écrit Trump dans un communiqué. "Notre mouvement historique et patriotique 'Make America Great Again' ne fait que commencer. Dans les mois à venir, j'aurai beaucoup à partager avec vous et j'ai hâte de poursuivre notre incroyable aventure pour la grandeur de l'Amérique," a-t-il ajouté.

Ce vendredi 12 février a eu lieu la commémoration des 15 ans de l'assassinat d'Ilan Halimi, kidnappé et torturé à mort par le "gang des barbares" pendant 24 jours en février 2006 parce que "juif". La cérémonie en mémoire du jeune homme, organisée par la mairie de Paris, a eu lieu dans un jardin du XIIème arrondissement qui porte son nom, en présence notamment d'Anne Hidalgo et des principales instances de la communauté juive. Le Premier ministre Jean Castex a pour sa part mis en garde jeudi contre le "racisme ordinaire, cette haine furtive, cet antisémitisme rampant", à la veille de la présentation d'une nouvelle plateforme nationale de lutte contre les discriminations. En Israël également, l'ambassadeur de France à Tel-Aviv Eric Danon et le député Meyer Habib se sont recueillis sur la tombe d'Ilan Halimi, qui repose à Jérusalem.

SPÉCIALISTE DU LIT CASHER

HMLITERIE

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Magazine I n°139


Israël : L'hiver est fini ? Pas vraiment...

Après une période très appréciée d'ensoleillement et de températures presque printanières, l'hiver fait son comeback en Israël, comme pour bien prouver qu'il ne s'avoue pas encore vaincu. Les prévisions météorologiques annoncent en effet dès mardi soir une chute brusque des températures avec des vent forts et des pluies diluviennes qui s'abattront sur le nord et le centre du pays. La neige commencera à s'amonceler sur le mont 'Hermon. Mercredi matin, elle s'étendra au reste du pays, notamment sur Jérusalem et ses environs. Après cette tempête de neige, les températures devraient ensuite progressivement remonter jusqu'à Chabbath.

Magazine I n°139

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ACTUALITÉ Biden, accusé par Nikki Haley de snober Israël Nikki Haley, ex-ambassadrice aux Nations unies sous Donald Trump, a accusé le gouvernement Biden de "snober un ami comme Israël" tout en faisant "ami-ami" avec "un ennemi comme l’Iran", alors que le nouveau président américain ne s'est toujours pas entretenu avec le chef du gouvernement israélien Binyamin Netanyahou, trois semaines après son investiture à la tête de la plus grande puissance mondiale. Tout en réaffirmant l’importance des liens entre les Etats-Unis et Israël, Jen Psaki, porte-parole de la Maison Blanche, est restée évasive sur les échanges à venir entre les deux hommes. "Il lui parlera bientôt mais je n’ai pas de date précise", a-t-elle simplement déclaré.

LIT D’ANGE

Paris, Londres et Berlin : L’Iran "compromet" le retour à la diplomatie La France, l’Allemagne et la GrandeBretagne ont averti vendredi l’Iran qu’il "compromettait" tout retour à des négociations pour sauver l’accord nucléaire de 2015 avec ses violations répétées de ce texte, dernièrement encore sur la production d’uranium métal. "En accélérant ses violations, l’Iran compromet la possibilité qu’un retour à la diplomatie permette la réalisation pleine et entière des objectifs du plan", ont déclaré les porte-parole des trois ministères des Affaires étrangères dans un communiqué commun. "Nous réaffirmons que ces activités, qui constituent une étape-clé dans le développement d’une arme nucléaire, n’ont aucune justification civile crédible en Iran", ont martelé Paris, Londres et Berlin en appelant "instamment l’Iran à y mettre fin sans délai et à s’abstenir de toute nouvelle violation de ses engagements nucléaires".

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vigilance rouge pour cause de neige et verglas Quatre départements de l'Ouest et du Centre de la France ont été placés en vigilance rouge par Météo France jeudi soir, en raison du risque de neige et verglas. Etaient concernés les départements de la

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France : 4 départements placés en

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Vendée, des Deux-Sèvres, de la Vienne et de l'Indre. Par ailleurs, 35 départements restent en vigilance orange pour "neige et verglas", "grand froid" ou encore "crues". Selon plusieurs médias, cette vigilance a été déclenchée car Météo France prévoit un épisode de verglas très important et généralisé dans l'ensemble de ces départements.


Iran : Un membre des Gardes de la révolution impliqué dans l'élimination de Fakhrizadeh Un membre des forces armées de l’Iran est impliqué dans l’assassinat de Mohsen Fakhrizadeh, père du nucléaire iranien tué fin novembre près de Téhéran, a affirmé lundi soir le ministre iranien des Renseignements. "La personne qui a fait les premiers préparatifs de l’assassinat était un membre des forces armées", a annoncé Mahmoud Alavi, dans une interview à la télévision d’Etat. M. Alavi a souligné que son ministère n’était pas en mesure de "faire le travail de renseignement

sur des forces armées" de l’Iran. Les autorités iraniennes ont accusé Israël d’avoir commandité cet attentat, perpétré selon Téhéran au moyen, entre autres, d’une mitrailleuse commandée par satellite. Israël n’a pas réagi à ces accusations. En 2018, le Premier ministre israélien, Binyamin Netanyahou, avait présenté Fakhrizadeh comme le père du programme nucléaire iranien.

Un séisme de magnitude 7 au large du Japon provoque de puissantes secousses dans la région de Fukushima Un séisme sous-marin de magnitude 7,1 a sont vite devenues virales et témoignent eu lieu ce samedi au large du nord-est du de la puissance de la secousse. Aucune Japon peu après 23 heures, heures locales. alerte tsunami n'a toutefois été déclenchée. Des images filmées dans un hôtel à Iwaki Ce tremblement de terre intervient dans la préfecture de Fukushima ont montré quelques semaines à peine avant le dixième le mobilier de la chambre vaciller et d'autres anniversaire du séisme du 11 mars 2011 qui objets violemment secoués. Ces vidéos avait dévasté le nord-est du Japon.

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ACTUALITÉ Londres/Vaccins : La communauté orthodoxe à l'œuvre

Samedi soir dernier, dès la sortie du Chabbath, la communauté orthodoxe et 'hassidique de Londres a emboîté le pas aux autorités sanitaires en démarrant une vaste campagne de vaccination destinée aux plus de 65 ans. Si c'est Interlink, une organisation orthodoxe locale, qui a chapeauté l'ensemble de ce projet en collaboration avec le Service de la santé publique du Royaume-Uni (NHS), toutes les personnes intéressées à recevoir le vaccin, juifs comme non juifs, ont pu se faire vacciner dans l'immense tente dressée à cet effet. Le Royaume-Uni compte parmi les pays les plus durement touchés par la pandémie, avec 110.000 malades décédés du Coronavirus.

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Magazine I n°139

Israël : Baisse douce mais constante des cas de contamination ; un allègement en 3 ans selon le cabinet

"Vous voyez ce qu'il s'est passé la dernière fois que nous avons écouté ceux qui ont appelé à une réouverture rapide, il ne doit y avoir aucune considération politique", a déclaré B. Netanyahou au début de la réunion du cabinet corona, réuni dimanche après-midi pour discuter d'éventuels allègements des restrictions sanitaires. "Nous devons atteindre cinq millions de vaccinés”, a-t-il ajouté. Les villes vertes et jaunes ont vu certaines restrictions levées dès lundi avec notamment le retour partiel des écoliers et certains secteurs autorisés à recevoir le public. Par ailleurs, le ministère de la Santé a demandé que les centres commerciaux soient ouverts uniquement aux personnes vaccinées contre le coronavirus, a rapporté le radiodiffuseur Kan. Les autres lieux concernés par cette mesure, si elle est adoptée, sont les salles de sport, les hôtels sans restauration, les lieux de loisirs, de culture et de sport. Charon Alroy-Preis, cheffe du département de santé publique du ministère de la Santé, a de son côté exprimé un optimisme prudent sur le fait qu’Israël serait bientôt en mesure de rouvrir, notant les effets positifs du vaccin, mais a averti les Israéliens de ne pas baisser leur garde. Les responsables israéliens ont déclaré à plusieurs reprises que le vaccin fonctionne comme prévu, avec un taux de réussite d'environ 94%. Elyssia Boukobza


VIE JUIVE L’éveil spirituel du mois d’Adar ! Si nous voulons que nos biens prospèrent, nous devons instiller en eux la perspective d’Adar selon laquelle notre vie, notre Parnassa et nos bénédictions sont toutes dans la Main d’Hachem. Plus nous nous rapprochons de Lui, plus Il apporte de bénédictions dans notre vie !

Rav Mordékhaï Gifter disait que l’une des bontés que D.ieu a prodiguées au monde est qu’"à travers Sa parole, Il fait venir le soir, avec sagesse, Il ouvre les portes (de la lumière) et avec discernement, Il modifie la saison" (prière de Ma’ariv). En effet, si l’on se lève du mauvais pied et qu’on passe une dure journée, on peut retrouver le soir son lit, dormir et se lever frais le lendemain. Le peuple juif est béni de bien plus que cela. Vous avez eu une semaine difficile ? Chabbath arrive pour reprendre nos forces et nous revitaliser pour la semaine à venir. Un mois difficile ? Roch ‘Hodech arrive, le début d’un nouveau mois, propice au renouvellement et constitue une nouvelle chance de réussir ! Le pauvre compagnon de train du ‘Hafets ‘Haïm Le ‘Hafets ‘Haïm se trouvait un jour à Varsovie une veille de Roch ‘Hodèch et cherchait un Minyan pour réciter les prières de Roch ‘Hodech, mais les Juifs de la région ne respectaient pas cette coutume. Lorsqu’il les interrogea à ce sujet, ils répondirent : "Notre Rabbi ne respecte pas cette coutume." Le ‘Hafets ‘Haïm leur répondit par une histoire. "J’étais un jour installé dans un train. A la première station, un Juif entra et s’installa près de moi. Je lui demandai où il se dirigeait et il me répondit qu’il se rendait à la même destination que moi. Ah… Grâce à D.ieu, j’avais un Juif avec qui converser pendant toute la route ! Mais dès

que nous approchâmes de l’arrêt suivant, je fus surpris de voir mon compagnon se lever et se préparer à descendre. Je lui expliquai que nous n’étions pas encore arrivés à destination mais il me répondit : ‘Je le sais, mais hélas, je suis contraint de descendre ici. Je suis pauvre et je n’ai pas les moyens de payer un billet de train jusqu’à ma destination finale, c’est pourquoi je sollicite les gens autour de moi pour obtenir suffisamment d’argent jusqu’à la station suivante. Puis je descends et je quémande à nouveau de l’argent pour me conduire jusqu’à l’arrêt suivant et ainsi de suite jusqu’à arriver à destination.’ Votre Rabbi, continua le ‘Hafets ‘Haïm, est riche en mérites. Il peut se permettre de parcourir la longue distance d’un Roch Hachana au suivant sans devoir s’arrêter au milieu pour implorer Hachem de le laisser avancer. Mais nous sommes des gens simples, qui disposons d’une quantité limitée de mérites qui ne peuvent payer la totalité du billet d’une année à une autre. Nous devons marquer des arrêts à chaque Roch ‘Hodech pour prier Hachem de nous laisser avancer jusqu’à la station suivante, le prochain Roch ‘Hodèch." La nouvelle chance de David et Chaoul Le Roi David était un membre de la maison du roi Chaoul. Après avoir triomphé de Goliath et accumulé les victoires militaires, sa popularité auprès du peuple éveilla la jalousie du roi. Cette situation fut exacerbée par un esprit malfaisant Magazine I n°139

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VIE JUIVE qui avait frappé Chaoul. David, qui avait épousé la fille de Chaoul, Mikhal, pouvait apaiser la souffrance du roi en jouant de la harpe. Mais Chaoul resta déterminé à le pourchasser. Chaoul poursuivit David et tenta d’innombrables fois de le tuer, sans succès. Finalement, David se heurta à un dilemme : devait-il retourner au palais ou non ? Son retour servait les intérêts de tout le royaume, mais il craignait pour sa vie. Yonathan, son ami fidèle, tenta de le convaincre de revenir à Jérusalem. David décida alors de tester Chaoul pour mesurer l’hostilité qu’il éprouvait à son égard. Il dit à Yonathan : "C’est demain la néoménie et je dois être assis à table près du roi. Tu me permettras de m’absenter, et je me cacherai dans la campagne jusqu’au troisième soir." (Chemouël I, 20, 5). Si Chaoul se mettait en colère, ce serait le signe que le décret funeste était définitif à son égard. On peut s’interroger : David avait déjà échappé à la lance meurtrière de Chaoul, il avait fui lorsque Chaoul avait envoyé des hommes contre lui et il avait à nouveau pris la fuite lorsque Chaoul l’avait poursuivi à Rama. Comment pouvait-il penser que Chaoul n’était pas déterminé à le tuer ? Rav Chimon Schwab explique qu’à cette époque, Roch ‘Hodèch était considéré comme un Yom Tov, un jour de fête. Il ne s’agissait pas d’une simple célébration faite de nourriture et de boisson. C’était un jour spirituel, un jour de renouveau (comme son nom l’indique), où l’on pouvait commencer une nouvelle page. C’est sur cette dimension que misait David !

L’arbre planté en Adar, la pérennité par excellence Nos Sages enseignent : "Si l’on veut que nos biens soient éternels, il faut les planter dans un arbre du mois d’Adar" (Bétsa 15b). De nombreux commentateurs expliquent ce passage. Le miracle de Pourim eut lieu sans gommer les lois de la nature. Mais tous y perçurent la Main d’Hachem à chaque étape. C’est la leçon spéciale du mois d’Adar : plus nous nous connectons à Hachem, plus nous Lui adressons de prières et Lui attribuons nos accomplissements, plus nous réussirons. Mais c’est le sens de l’arbre planté en Adar. Si nous voulons que nos biens prospèrent, nous devons instiller en eux la perspective d’Adar selon laquelle notre vie, notre Parnassa et nos bénédictions sont toutes dans la Main d’Hachem. Plus nous nous rapprochons de Lui, plus Il apporte de bénédictions dans notre vie ! Mais nous y trouvons une signification plus profonde. Nos biens matériels ne sont pas vraiment éternels, car même l’homme d’affaires le plus brillant ne pourra rien emporter avec lui dans le Monde à venir. Mais si l’on implante la perspective juive de Adar dans la vie et que l’on marche avec Hachem, alors on peut mettre nos biens au service d’Hachem. Dès lors, nos acquisitions matérielles deviennent spirituelles et nous suivent dans le monde futur. Méditons sur ce point et intériorisons cet éveil du mois d’Adar !

Rabbi Its’hak Tsvi Schwarz – Yated Nééman, pour Torah-Box

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Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Térouma : Le juste milieu entre D.ieu et les hommes La barre transversale dans le Michkan est un rappel éternel des deux piliers dans la ‘Avodat Hachem – les Mitsvot Ben Adam La-Makom et les Mitsvot Ben Adam La’havéro. Et même quand nous nous dévouons au maximum pour Hachem, il est primordial de se souvenir de nos obligations envers notre prochain.

La Torah affirme dans notre Paracha, concernant les murs du Michkan : "La traverse du milieu passera dans l’intérieur des poutres, les reliant d’une extrémité à l’autre" (Chémot 26, 28). Le Targoum Yonathan écrit que la barre transversale était faite en bois ; et ce bois provenait des arbres qu’Avraham Avinou avait plantés pour le profit des voyageurs. Pourquoi ce bois eut-il une fonction si prestigieuse dans le Michkan ? Selon le Rav Zelig Pliskin, c’est pour nous rappeler que même lorsque l’on se consacre au service d’Hachem, nous ne devons jamais oublier de nous soucier de notre prochain (Growth through Torah, Parachat Terouma).

Cet enseignement est mis en relief dans les ouvrages de l’un des grands maîtres du Moussar, le Rav Israël Salanter. Cette leçon peut être mise en pratique de diverses façons. Ben Adam La’havéro – dans la vie de tous les jours Prenons l’exemple de Nétilat Yadaïm. Un matin, dans le dortoir d’une Yéchiva, un élève passa par la chambre d’autres étudiants qui dormaient encore pour se laver les mains. "Nétilat Yadaïm est une Mitsva de nos Sages, commente Rav Israël Salanter, mais le fait de perturber le sommeil d’autrui est un interdit de la Torah" (Sparks of Moussar, p. 21).

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Le Alter de Slabodka (autre grand Ba’al Moussar) vit un jour un élève prier en se balançant énergiquement. Après la Téfila, le Alter fit appeler le disciple et lui dit : "Celui qui frappe son prochain, même s’il ne lui cause aucun dommage, est appelé un mécréant et il est condamnable de Malkout. Par tes mouvements, tu risques de buter contre la personne qui se tient à tes côtés et donc de commettre – tout en priant fervemment – un grave interdit !"

L’individu peut vouloir s’attacher aux ‘Houmrot dans les Mitsvot Ben Adam La-Makom, comme la Cacheroute par exemple. Ceci est très méritoire, mais il est tout autant nécessaire d’être pointilleux dans les obligations Ben Adam La’havéro.

On peut également évoquer le moment où l’on fait avancer le Séfer Torah vers la Bima. Il est certes très estimable d’aller l’embrasser, mais si l’on risque de bousculer d’autres fidèles sur notre passage, alors il vaut mieux l’éviter (Piské Techouvot, 2ème partie, 148, p. 209). De même, quelqu’un qui prie longuement peut causer une grande contrariété aux personnes qui se tiennent devant lui. Les décisionnaires affirment qu’il convient à cet individu de prier à un endroit qui ne constitue pas un lieu de passage (Piské Techouvot, 1ère partie, 102, p. 785).

Le ‘Hessed – de la plus belle manière aussi !

Ben Adam La’havéro : Ce qui est droit aux yeux d’Hachem

Un jour, un ‘Hassid demanda au Imré Émèt s’il pouvait lui emprunter une paire de Téfillin, parce qu’il avait égaré les siens.

Les mesures de rigueur sur lesquelles nous voulons parfois travailler nous font croire que les Mitsvot Ben Adam La’havéro (de l’homme envers son prochain) prennent une place moins importante que les Mitsvot Ben Adam La-Makom (de l’homme envers D.ieu). Le Ramban, dans un commentaire bien connu sur le verset "Soyez saints", affirme qu’il ne suffit pas d’observer la loi stricte dans notre ‘Avodat Hachem, mais qu’il faut essayer d’atteindre un niveau toujours plus haut. Dans un autre commentaire, moins célèbre, le Ramban souligne le même point concernant les Mitsvot Ben Adam La’havéro. La Torah enjoint : "Tu feras ce qui est droit et bien aux yeux d’Hachem." Nos Sages enseignent que ce verset nous apprend à aller au-delà de la stricte loi dans nos affaires avec autrui. Le Ramban explique qu’il ne suffit pas de se contenter de la loi au stricto sensu dans les Mitsvot Ben Adam 14

La’havéro ; il faut savoir qu’Hachem souhaite que nous soyons très sensibles aux besoins de nos frères.

On raconte, au sujet de Rav ‘Haïm Soloveitchik qu’il était particulièrement rigoureux dans sa façon de trancher la Halakha, mais quand il fallait transgresser Chabbath pour des raisons de santé, il faisait exception à la règle. Quand on lui demanda la raison de son indulgence dans ce domaine, il répondit qu’il était en réalité rigoureux sur la Mitsva de "Vé’haï Bahèm" ("Et vous vivrez par [les Mitsvot]") qui nous demande de transgresser si nécessaire les Mitsvot pour sauver la vie d’un Juif.

Le Rav lui prêta ses propres Téfillin, qui avaient appartenu à son père, le Sfat Émèt. Quand on demanda au Rabbi pourquoi il avait prêté sa paire la plus précieuse, il répondit que le verset "Zé Kéli Véanevéhou" ("Voici mon D.ieu et je Le glorifie") nous apprend qu’il nous faut accomplir les Mitsvot de la meilleure façon possible. Ce principe s’applique également à la Mitsva d’effectuer des actes de bonté envers autrui (Major Impact, p. 161-162) ! La barre transversale dans le Michkan est un rappel éternel des deux piliers dans la ‘Avodat Hachem – les Mitsvot Ben Adam La-Makom et les Mitsvot Ben Adam La’havéro. Et même quand nous nous dévouons au maximum pour Hachem, il est primordial de se souvenir de nos obligations envers notre prochain.

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Rav Yehonathan Gefen


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Parachat Térouma

1 TIRAGE AU SORT

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Chapitre 25, versets 2 et 3 •

précède la question

• La réponse est sur fond de couleur •

les indices précédés d‘une bulle

•

Les remarques et commentaires sont en retrait Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera développer avec l’enfant.

“Parle aux enfants d’Israël et ils prendront pour Moi une Térouma (un prélèvement). De tout homme que son cœur fera donner, vous prendrez pour Moi une Térouma. Et voici la Térouma que vous prendrez d’eux : or, argent, cuivre, etc.” Ce verset aurait pu simplement dire : «Parle aux enfants d’Israël et ils prendront pour Moi une Térouma, de tout homme que son cœur fera donner : or, argent, cuivre.» Pourquoi a-t-il répété plusieurs fois le mot Térouma ? La Guémara explique que chacun des trois mots «Térouma» utilisés ici concerne un prélèvement différent : - le premier «Térouma» fait référence au prélèvement qui servait à fabriquer les socles du Michkan, et où chacun devait donner un demi-sicle d’argent (cf. Parachat Pékoudé), - le deuxième «Térouma» concerne un autre prélèvement d’un demi-shékel par personne, qui servait à payer les sacrifices collectifs, - le troisième «Térouma» fait allusion au prélèvement nécessaire à la construction du Michkan. Il y a plusieurs différences entre ces trois prélèvements : les deux premiers n’étaient donnés que par les hommes âgés de 20 et plus et étaient obligatoires, tandis que le 16

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troisième pouvait être donné à tout âge et même par des femmes, et était facultatif. Cependant, les hommes et les femmes se sont tellement mobilisés pour ce prélèvement que, finalement,

ce qui a été récolté pour la construction du Michkan était supérieur à ce qui était réellement nécessaire, et Moché a même dû demander aux Bné Israël d’arrêter de donner (cf. Parachat Ki Tissa, chapitre 36, versets 5 à 7).

Choul’han ‘Aroukh, chapitre 685

Le Chabbath qui précède Pourim s’appelle Chabbath Zakhor. Nous y sortons deux Sifré Torah : un dans lequel nous lirons la Paracha de la semaine (Térouma) et un dans lequel nous lirons le Maftir (qui ne sera pas celui de Parachat Térouma, mais un passage de Parachat Ki Tétsé, appelé Parachat Zakhor, dans lequel la Torah nous demande de nous rappeler de ce qu’Amalek nous a fait lorsque nous sommes sortis d’Égypte, et qui se termine par les mots “Lo Tichka’h” “N’oublie pas”). Puis, nous lisons la Haftara de Zakhor, qui parle de la guerre de Chaoul contre ‘Amalek. Le Choul’han ‘Aroukh dit que, selon certains décisionnaires, la lecture de Parachat Zakhor est une obligation de la Torah. C’est pourquoi, ceux qui habitent dans des villages et prient toute l’année sans Minyan devront, pour écouter Parachat Zakhor, venir passer Chabbath dans un endroit où il y a Minyan. Le Rama ajoute que s’il leur est impossible de venir, ils liront quand même la Parachat Zakhor à l’endroit où ils sont, dans un ‘Houmach et avec les Ta’amim (signes de cantillation). Il est si important de lire Parachat Zakhor dans un Séfer Torah et avec Minyan qu’on raconte qu’avant que soit terminée la construction de sa Yéchiva, le ‘Hafets ‘Haïm priait chaque Chabbath dans un appartement avec quelques élèves. Mais, pour la Parachat Zakhor, il se déplaçait et allait l’écouter au Beth Hamidrach de la ville, car, puisqu’il est obligatoire de l’écouter, le principe de “Bérov ‘Am Hadrat Mélèkh” (le fait qu’il y ait beaucoup de monde augmente la splendeur d’Hachem) s’applique. Les décisionnaires disent aussi que, puisque cette lecture est une obligation de la Torah, dans une synagogue où il y a plusieurs Sifré Torah, il faudra la lire dans le meilleur d’entre eux (c’est-à-dire dans celui qui est le plus Cachère et le plus beau). Certains voudraient même dire que si, une ou deux semaines après Parachat Zakhor, on découvre que le Séfer Torah dans lequel on a lu cette Paracha n’était pas Cachère, il faudrait peut-être la relire. Peut-on amener un Séfer Torah au chevet d’un malade, pour lui lire Parachat Zakhor ? Pendant tout le reste de l’année, il n’est pas évident qu’on

ait le droit de transporter un Séfer Torah au chevet d’un malade. Mais pour Parachat Zakhor, il semble que tous les décisionnaires soient d’accord qu’il est permis de le faire, pour que le malade puisse écouter la lecture de cette Paracha (selon Rav ‘Haïm Kaniewski, il faudra quand même veiller à ce qu’un Minyan soit présent). En principe, toute l’année, les personnes qui ne savent pas lire la Torah se contentent d’écouter le Chalia’h Tsibour (ministre officiant), mais, pour Parachat Zakhor, on évitera de faire monter à la Torah une personne qui ne sait pas lire cette dernière, car il y a une Mitsva de lire Parachat Zakhor mot à mot avec le Chalia’h Tsibour. Le ‘Hatam Sofer avait l’habitude, avant de monter à la Torah à Parachat Zakhor, de prévenir la communauté de penser à s’acquitter de la Mitsva et des Brakhot d’avant et d’après cette lecture. Les femmes sont-elles obligées d’écouter Parachat Zakhor ? D’après certains décisionnaires, non, car, puisqu’elles ne font pas la guerre contre ‘Amalek, elles n’ont pas non plus la Mitsva de se souvenir de lui. D’après d’autres décisionnaires (parmi lesquels le ‘Hafets ‘Haïm), oui. Selon le Kaf Ha’haïm, les femmes doivent se souvenir de ce qu’Amalek a fait, mais elles n’ont pas la Mitsva d’écouter la lecture de Parachat Zakhor. Et le ‘Hazon Ich aussi dispensait les femmes de cette lecture. Néanmoins, l’habitude que les femmes viennent à la synagogue écouter la Parachat Zakhor s’est répandue, et la permission de sortir un Séfer Torah l’après-midi pour la lire spécialement pour elles, fait l’objet de nombreuses discussions entre les décisionnaires. 18

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Comme annoncé la semaine dernière, voici la suite de l’histoire que nous avions commencée : La veille du jugement, l’organisme Bikour ‘Holim a appelé Rivka, car une petite était hospitalisée, et sa famille, épuisée, avait besoin d’être relayée. Rivka a réfléchi : d’un côté, elle avait promis de ne jamais refuser d’aider un malade, mais d’un autre côté, le lendemain matin, elle passait en jugement... Comment affronter celui-ci après avoir veillé toute la nuit ? Finalement, elle s’est dit que, de toute manière, elle n’avait rien de particulier à dire au jugement. De plus, l’hôpital était juste à côté du tribunal. Et enfin, le fait d’avoir veillé sur l’enfant toute la nuit serait un mérite pour elle, qu’Hachem ne manquerait pas de récompenser. Rivka a passé toute la nuit près de la petite fille, à s’occuper d’elle. La petite s’est endormie vers cinq heures du matin et, à ce moment-là, au lieu de dormir un peu, Rivka a pris un livre de Téhilim, qu’elle a fini de lire à huit heures et demie. C’est alors que la grand-mère de la petite, accompagnée de son fils, est arrivée. Elle a énormément remercié Rivka, et lui a dit : “Vous habitez probablement à Bné Brak. Mon fils vient de là-bas, il va vous y ramener.” Rivka a expliqué qu’elle devait, dans quelques minutes, se rendre au tribunal. La grand-mère, très étonnée, lui a demandé : “Qu’est-ce qu’une femme comme vous a à faire au tribunal ?”. Rivka lui a raconté son histoire, et le fils de la grand-mère a décidé de l’accompagner lui-même au tribunal. Dans le parking du tribunal, Rivka a vu son amie Brakha, qui l’attendait déjà. Elle a remercié son conducteur, mais celui-ci a éteint le contact et est sorti de la voiture. Rivka, étonnée, lui a demandé s’il avait aussi quelque chose à régler au tribunal. Il a répondu : “Certainement ! Je dois régler qu’on ne vous règle pas votre compte !”. Il a marché devant, et les deux dames l’ont suivi. Devant la porte du tribunal, il leur a dit : “Écoutez : moi, je rentre à 9h20, vous, Mme Brakha, vous

rentrez à 9h27, et vous, Mme Rivka, vous rentrerez quelques minutes plus tard.” A 9h20, le juge a appelé la plaignante (la dame qui a porté plainte). Celle-ci s’est levée. Derrière elle, était assis un homme qui semblait être son avocat. Puis, il a appelé l’accusée. Le conducteur s’est levé, et a dit : “Elle arrive, votre honneur. Elle a quelques minutes de retard.” Le juge a froncé les sourcils : cela commençait mal pour elle... Mais la plaignante et son avocat étaient très contents... A 9h27, une dame d’une soixantaine d’années, Brakha, est entrée dans la salle ; et le conducteur a demandé à la plaignante : “Vous reconnaissez cette dame ?”. La plaignante a répondu : “Évidemment ! J’ai travaillé dix ans chez elle ! Comment pourrais-je ne pas la reconnaître ?!”. Cette fois, ce fut le conducteur qui sourit... Brakha s’est présentée au juge avec sa carte d’identité, et le juge a lu à voix haute : “Brakha Lévi", puis il a dit : “Mais qu’est-ce que cela signifie ? Vous n’êtes pas Rivka Shapira ?!”. Et à ce moment-là, comme une partition bien réglée, Rivka Shapira a fait son entrée en salle, et a présenté au juge sa carte d’identité. Celui-ci a éclaté de rire, puis s’est exclamé : “Comment peuton travailler dix ans chez une personne, et la confondre avec une autre personne ?! Le dossier est clos !”. L’avocat s’est rapidement éclipsé, et la plaignante, honteuse, est aussi sortie de la salle du jugement. Rivka Shapira s’est alors souvenue de la Michna de Pirké Avot, qui dit que celui qui fait une Mitsva s’acquière un bon avocat. Elle a réalisé que par le mérite de la veillée faite auprès de la petite fille, Hachem lui a envoyé un bon avocat, qui a su trouver le moyen de la sortir du piège qu’on voulait lui tendre.

Question Jonathan cherche où se garer dans une des grandes avenues de la capitale, mais en vain. Après 15 minutes de recherches infructueuses, étant très pressé, il se gare sur le trottoir, bloquant ainsi la majorité du passage destiné aux piétons. Mickaël passant par là avec une poussette double essaie de passer, mais il comprend vite que la poussette ne passera pas, et passer sur la route est impossible, car il s’agit d’une grande avenue où les voitures roulent à toute allure. Après quelques minutes où il se demande comment il va passer, il se dit qu’il n’a pas d’autre choix que d’essayer de passer Mickael doit-il rembourser à Jonathan les dégâts causés ?

Réponse

A toi

en forçant, et c’est ce qu’il fait. Mais une fois la poussette passée, il se rend compte qu’il a complètement rayé la voiture. Il n’a pas le temps de réagir que voilà le propriétaire qui arrive. Quand il vit les dégâts, il demande tout de suite à Mickael le remboursement des frais de réparation. Ce à quoi lui répond Mickael : “Etant donné que tu n’as pas le droit de te garer ici et que je n’avais pas d’autre choix que de forcer, je suis quitte de tout remboursement.”

!

 Baba Kama 28a “Ta Chma Hamémalé ‘Hatsèr ‘Havéro”.  Rambam (Hilkhot Hovèl Oumazik) chap. 6, par. 5.  Even Haézèl sur ce Rambam “Véniré Dégam Da’at Harambam” jusqu’à

“Ibaei Lei Leïyounei”.

De l’explication du Even Haézèl sur le Rambam, nous apprenons qu’étant donné qu’il a bloqué le chemin sans permission là où il n’avait pas le droit, on ne demande pas au propriétaire de la cour de changer sa façon de passer, et s’il casse les tonneaux en marchant, il n’est pas dans l’obligation de rembourser. Il en est de même dans notre cas où Jonathan n’a pas le droit de garer sa voiture sur le trottoir, on ne demande pas à Mickael de changer sa façon habituelle de marcher, et il est donc exempt de rembourser les dégâts causés par sa poussette.

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Puisque les Cohanim ne font pas la guerre, ont-ils l’obligation d’écouter Parachat Zakhor ? C’est l’objet d’une discussion entre les décisionnaires. Mais Rav Kaniewski dit que les Cohanim doivent aussi écouter Parachat Zakhor, car, même s’ils ne font pas la guerre, s’ils ont à côté d’eux un membre du peuple d’Amalek, ils sont aussi concernés par la Mitsva de le tuer.

La lecture de Parachat Zakhor est tellement importante que Rav ‘Haïm Ozer Grodzienski disait au sujet des communautés si peu nombreuses qu’elles n’ont Minyan que vendredi soir mais pas Chabbath matin : “Qu’elles sortent le Séfer Torah vendredi soir pour y lire Parachat Zakhor, sans Brakha, pour ne pas rater la lecture de cette Paracha.” Le Michna Beroura rapporte au nom du Teroumat Hadéchène qu’il est plus important d’écouter Parachat Zakhor dans un Minyan que d’écouter Méguilat Esther dans un Minyan. C’est

pourquoi, si un homme habite dans un village où il n’y a pas de Minyan et qu’il doit se rendre en ville pour en avoir un, mais qu’il ne peut pas aller en ville deux fois, il ira en ville pour Parachat Zakhor plutôt que pour la Méguila. Le Maguèn Avraham n’est pas d’accord avec cela. Selon lui, cet homme ira écouter la Méguila avec Minyan et s’acquittera de la Mitsva de lire Parachat Zakhor en écoutant le petit passage de Torah qu’on lit à Pourim (et qui parle aussi de la guerre contre ‘Amalek), avec l’intention de s’acquitter ainsi de la Mitsva de lire Parachat Zakhor. Le Michna Beroura n’est pas d’accord avec cela, car le passage de Torah qui est lu à Pourim parle simplement de la guerre contre ‘Amalek, sans mentionner la Mitsva de se souvenir de lui et de le détruire. La Torah veut que nous racontions dans toutes les générations ce qu’Amalek a fait, et qu’à cause de cela, on devra un jour effacer son nom. Or, cet aspect de la Mitsva n’apparaît pas dans la lecture de Pourim. Il n’est donc pas évident que celle-ci puisse remplacer la lecture de Parachat Zakhor.

Heureux sommes-nous de pouvoir vivre dans des communautés où il y a des Minyanim ! Qu’Hachem fasse très bientôt disparaître le virus, pour que nous puissions, de nouveau et définitivement, accomplir sans restriction toutes les Mitsvot qui nécessitent un Minyan !

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Responsable de la Publication : David Choukroun Rédaction : Rav Eliahou Uzan, Rav Elh’anan Moche Smietanski, Alexandre Rosemblum

+972 54 679 75 77

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Retranscription : Léa Marciano

avotoubanim@torah-box.com

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Une tragédie transformatrice Le jeune homme revint quelques instants après et continua à jouer avec son fils. Ce qui se passa quelques minutes plus tard donna un tournant tout à fait inattendu aux événements… Nous avons soudain entendu un cri : "‘Haguit est tombée de l’échelle !" - Alors, dégage et vire-la tout de suite", dit Tomer. Le jeune homme lui répondit alors : "Pourquoi parler comme ça, parle gentiment ! - Parler gentiment ? Je vais te casser la tête, oui ! Dégage ta moto avant que je ne m’en prenne à toi."

L’histoire suivante s’est déroulée il y a deux ans. Nous étions réunis au parc Hayarkon avec nos enfants. Les enfants jouaient, les femmes bavardaient et nous, les hommes, préparions un barbecue. Je précise que nous sommes tous laïcs, mais nous avons du respect pour la religion. Nous nous connaissons tous depuis l’enfance et aimons sortir de temps en temps pour un pique-nique.

Le jeune homme le regarda, abasourdi. "Tu aurais voulu qu’on te parle comme ça à côté de ton fils ?", demanda-t-il. Tomer s’approcha de lui arborant un air menaçant. Là, nous l’avons arrêté et avons dit au jeune homme : "Laisse tomber, déplace la moto et ne t’embrouille pas avec lui." La chute de la petite ‘Haguit

Bouge ta moto !

En fait, ni moi ni mes amis n’étions d’accord avec la façon de faire de Tomer. Mais c’était notre ami, contrairement au jeune homme, et cela suffisait pour soutenir Tomer.

A côté de nous, un jeune homme religieux jouait avec son fils au ballon. A un moment, Tomer alla chercher dans sa voiture des pitot. Il en revint énervé : "Il y a une moto garée près de la porte, je n’ai pas pu entrer !"

Le jeune homme partit. Le silence régna entre nous. Pourquoi Tomer avait-il eu besoin de l’humilier comme ça ? Nous n’avons rien dit à Tomer, mais nous nous sommes sentis coupables d’avoir contribué à cette scène.

Tomer est un grand gaillard, musclé, qui perd vite son sang-froid. Il a bon cœur jusqu’à ce qu’on l’énerve, et cette moto, allez savoir pourquoi, l’avait énervé.

Le jeune homme revint quelques instants après et continua à jouer avec son fils. Ce qui se passa quelques minutes plus tard donna un tournant tout à fait inattendu aux événements…

"A qui est cette moto ? ", s’écria Tomer à l’alentour. A notre grande surprise, le jeune homme fluet avec l’enfant lui répondit : "Tu parles d’une moto de Hatsala (premiers secours) ?

Soudain, nous avons entendu un cri : "‘Haguit est tombée de l’échelle !"

- Oui, avec un grand coffre rouge et blanc, c’est à toi ? - Oui.

‘Haguit, 6 ans, est la fille de Tomer. Elle jouait avec les autres enfants quand soudain elle est tombée du haut d’une échelle. Nous accourûmes là-bas comme des fous. ‘Haguit était au sol, entièrement bleue. Elle ne respirait pas.

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Tomer se mit à hurler : "‘Haguit, réveille-toi ! Au secours ! Appelez une ambulance !"

demandé son numéro de téléphone pour rester en contact.

Soudain, le jeune homme religieux apparut à mes côtés, il déposa son enfant à côté de moi. "Surveille-le, je vais aider la petite."

Le lendemain, Tomer lui téléphona. Il lui demanda pardon en pleurs et voulut le dédommager… Mais le jeune homme l’apaisa et répondit : "Aucun problème, je te pardonne. A I’houd Hatsala, c’est de la routine. C’est là tout notre salaire…." Comme Tomer insistait, il lui proposa de faire un don à I’houd Hatsala.

Il m’est difficile de décrire les instants suivants. Des dizaines de personnes assistaient à une scène affreuse dans un sentiment d’impuissance. Soudain nous avons entendu la sirène d’une ambulance. Comment était-elle arrivée avant même que quelqu’un ne l’appelle ? En fait, la sirène provenait de la moto rouge portant un grand coffre à l’arrière… Sur cette moto était inscrit I’houd Hatsala. Sauvetage inattendu Le jeune secouriste en descendit, ouvrit le coffre et se dirigea vers la petite fille. Imaginez : Tomer, le gaillard robuste et fort, tremblait comme une petite fille, et le jeune homme délicat se transforma en un instant en commandant qui maîtrisait les événements. Il lançait des instructions à tout-va : "Tiens ça, donne-moi ça, apporte-moi le sachet, ouvrele…" Il opérait de sang-froid et avec expertise et, au bout d’une minute, ‘Haguit commença à bouger et à tousser. Il avait réussi à la ranimer ! Les femmes pleuraient et criaient, et nous aussi, les hommes, nous pleurions. Le jeune homme était concentré. Il continuait à surveiller la petite fille et à parler avec le centre d’appels via son talkie-walkie. Puis la fillette fut transportée en ambulance. Tomer s’approcha du jeune homme et lui dit : "Pardon, je… je suis désolé", et pleura sans discontinuer. Le jeune homme répondit : "On n’a pas le temps, monte dans l’ambulance, tout se passera bien". Et l’ambulance disparut dans un hurlement de sirène. Nous nous sommes tous approchés du jeune homme. Nous l’avons embrassé et lui avons 20 20

‘Haguit sortit indemne de l’hôpital au bout de 3 jours. Tomer annonça alors qu’il organisait une grande Messibat Hodaya (une fête de remerciement), et que le jeune homme serait invité d’honneur. Aucun d’entre nous ne pouvait s’imaginer la fin de cette histoire… Une Messibat Hodaya ? Non, un enterrement Deux jours avant la fête, à 3h du matin, Efi Gadassi, le sauveur de ‘Haguit, fut appelé pour une urgence. En route, un chauffeur de taxi fonça violemment sur lui. Efi mourut sur le coup. Vous avez certainement entendu parler de ce tragique accident dans les médias. Au lieu de la fête, nous sommes allés à son enterrement. Nous avons pleuré comme des enfants. Nous soutenions Tomer qui était à deux doigts de s’évanouir. Impossible de décrire son désarroi et son sentiment de culpabilité. Nous l’avons apaisé en lui rappelant qu’il avait demandé pardon à Efi et qu’Efi lui avait pardonné, mais une partie de son cœur s’était brisée. Nous nous sommes renforcés, et Tomer, plus que nous tous. Il se mit à porter une grande Kippa, à faire les prières, à respecter intégralement le Chabbath. Et le tout, pour le mérite et à la mémoire d’Efi ! Tomer organisa une collecte pour acheter une moto de I’houd Hatsala à la mémoire de son bienfaiteur. Que cette histoire et son message soient portés au souvenir du dévoué bénévole Efi Gadassi.

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‘Haïm Walder


GUIDE DE POURIM

L

Pourim, des messages actuels...

’histoire de Pourim traverse le temps pour nous délivrer de grands messages, qui nous concernent tous encore aujourd’hui… Le peuple juif : l’unité à tout prix !

A l’époque de Pourim, le peuple juif était dispersé parmi les peuples (suite à un exil forcé), et il était aussi éclaté intérieurement, car il n’y avait pas d’union entre ses membres. La reine Esther, en demandant le rassemblement de tous les Juifs, avait compris que c’est en retrouvant cette unité que le peuple serait sauvé… Ceci est toujours valable de nos jours, et c’est en nous rapprochant les uns des autres que nous connaîtrons la délivrance éternelle. Le mal : un moyen pour le bien Le récit de Pourim nous montre également à quel

point le décret fait à l’encontre du peuple juif, s’est finalement retourné contre nos ennemis ! Aussi, de nos jours, tous les événements qui nous semblent mauvais ne sont que des moyens de nous donner de la bénédiction. Et c’est seulement rétrospectivement que nous comprenons le sens des événements et la bonté divine à notre égard, parce que nous ne pouvons pas entrevoir la finalité des événements au moment où ils se déroulent. Croire en la Providence divine : une protection éternelle Enfin, les Juifs ont connu un déclin de leur foi en la Providence divine, ce qui donna à Haman la force de menacer leurs vies. Ce n’est qu’après avoir reconnu qu’Hachem dirige tout, les événements heureux autant que les plus tristes ou fâcheux, qu’ils méritèrent d’être sauvés. Puissions-nous également aujourd’hui mériter de voir la Main d’Hachem dans tout ce qui se déroule autour de nous…

Histoire Haman, ennemi des Juifs en exil

L’HISTOIRE DE ‘HANOUKA

Puis Esther, au péril de sa vie, révéla au roi sa En l’an -357, les Juifs étaient dispersés dans judéité et le complot d’Haman. Ce dernier fut l’Empire perse depuis 70 ans...Le 1er Temple avait pendu, et le 14 Adar devint, à la place d’un jour été détruit, et dans leur exil ils commençaient de deuil, un jour de fête, célébrant la victoire des Juifs sur leurs ennemis. à perdre espoir et à oublier l’époque leur judaïsme. du second Temple en par les Grecs. Lorsqu’ils voulurent allumer la C’est alors que l’ennemi se leva contre Israël, il y aeux: environ 2170 ans, Ménorah (chandelier à 7 branches, symbole Ce récit (rapporté dans la Méguila d’Esther lue Haman, descendant de la tribu d’Amalek, Antiochus décida imposa aux Juifs de de la lumière spirituelle), ils ne trouvèrent pendant la fête) nous rappelle à quel point toutes renier leur foi. Certains décidèrent qu’une seule fiole d'huile d’olive pure, dont d’exterminer tous les juifs, sans exception, et tira les situations, même les pires décrets, peuvent de rester fidèles aux lois au sort la date du 13 Adar... Il obtint un décret qui de D.ieu (les la quantité ne suffirait que pour une journée. se retourner dirigés Matityahou et ses en notre faveur si nous savons nous annonça le massacre de'Hachmonaïm, la part du roi de par Suse, alors qu’un miracle se produisit… l’huile tourner versC’est D.ieu d’un cœur sincère et fidèle, fils).épouse Ils se rebellèrent, ralliant d’autres Juifs, Assuérus, qui avait pour Estheren(mais dura 8 jours ! Ce fut le 2ème miracle avec Emouna (foi). Par le mérite d’Esther et dede et, malgré leur petit nombre en comparaison dont il ne connaissait pas l’identité juive...). ‘Hanouka… Mordékhaï, peuple juif put ensuite retourner de l’armée grecque et la faiblesse physique le en Israëlla et Aujourd’hui, y reconstruire le de la majorité d’entre eux, ils remportèrent nous remercions D.ieu dans la Le renforcement des Juifs dans leur foi… et la victoire. Ce fut le 1er miracle deTemple… ‘Hanouka. joie en allumant la ‘Hanoukia pendant 8 jours victoire !

A

Le 25se Kislev, ils pénétrèrent Mordékhaï, l’oncle d’Esther, revêtit de cilices,dans le Temple (une bougie le 1er soir, 2 bougies le 2ème qui couvrit sa tête de cendres et implora avait tousété lesdétruit et souillé soir, etc. jusqu’à en allumer 8 le dernier soir). Juifs de Suse de prier et revenir à la Torah. Il ‘HANOUKA : signifie "inauguration" (durappelle nouveau demanda à sa nièce d’intervenir auprès du roi, POURIM : signifie " sorts ". Ce nom nous le Temple), une allusion la fin de la guerre tirage auc’est sortaussi fait par Haman (13àAdar). La fête est mais elle décida d’abord de jeûner durant 3 jours et au retour des Mitsvot toute quiétude célébrée le 14 Adar pour les en villes ouvertes, et le et exigea des siens d’en faire autant. C’est tout 15 Adar=pour villes qui étaient d’une (“Hanou” ils seles reposèrent / “Kah”entourées (lettres Kaf et Hé) le peuple juif qui retourna à la Torah et à ses enceinte dans l’Antiquité Jérusalem). = valeur numérique de 25, en(comme référence au 25 Kislev) commandements, en implorant la délivrance.

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GUIDE DE POURIM

Lois & Coutumes Jeudi 25 février 2021 • Le jeûne d’Esther En commémoration des jours de prières et de jeûne que les Juifs ont observés, et qui ont permis leur délivrance.

• Souvenir du demi-Chékel Nous avons l’habitude de donner de l’argent à la charité ou aux institutions de Torah, en souvenir du demi-Chékel (équivalent à 9 grammes d’argent pur) offert au Temple. On peut donner depuis le début du mois d’Adar, mais la coutume la plus répandue est de donner le jour du jeûne, avant la prière de Min’ha (en cas d’impossibilité ou d’oubli, on le fera le jour de Pourim). Cette année, ce montant est fixé à 7 euros.

Jeudi 25 février au soir et vendredi 26 février 2021 • Les prières spéciales Dans les prières de la ‘Amida (18 bénédictions) et du Birkat Hamazone (actions de grâce après le repas), on ajoute le passage appelé “Al Hanissim”. Cette année, à Jérusalem, on ajoute le passage “Al Hanissim”, le vendredi 26 février au soir et la journée du samedi 27 février 2021. Dans la prière du matin, une lecture de la Torah spéciale (Vayavo ‘Amalek) est faite à la synagogue. Cette année, à Jérusalem, la lecture de la Torah spéciale sera faite, le samedi 27 février 2021.

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Jeudi 25 février au soir et vendredi 26 février 2021 (Attention ! A Jérusalem, les points 2 & 4 = dimanche 28 février 2021) LA MÉGUILA D’ESTHER 1 ECOUTER Afin de revivre le miracle de Pourim, nous écoutons la lecture de la Méguila* deux fois : la

veille de fête après la tombée de la nuit, puis le lendemain en journée. Pendant toute la lecture nous devons rester silencieux. Et pour effacer le souvenir d’Haman, il faut faire du bruit dès que son nom est prononcé (en tapant du pied ou en agitant des crécelles... coutume respectée scrupuleusement par les enfants !) * Renseignez-vous sur les horaires de lectures organisées dans les synagogues à proximité de chez vous

ENVOYER DES PRESENTS 2 Pour nous rappeler l’unité du peuple juif, et l’importance d’exprimer amour et fraternité (MICHLOA’H MANOT)

envers notre prochain, nous avons l’obligation d’offrir à nos amis des présents. Ils doivent être composés d’au moins deux sortes d’aliments prêts à être consommés (gâteaux, boissons, fruits, etc.), et envoyés à au moins une personne juive (à plusieurs personnes de préférence pour amplifier la Mitsva!). Les hommes devront envoyer aux hommes, et les femmes aux femmes (les enfants font souvent de bons messagers...)

DONNER AUX PAUVRES 3 Particulièrement ce jour, c’est une obligation de soutenir les personnes nécessiteuses et (MATANOT LAÉVYONIM)

rappeler ainsi à nos enfants l’importance de réjouir le cœur des pauvres ! Il faut donner de l’argent ou de la nourriture à au moins deux pauvres (davantage si possible), après la lecture de la Méguila. En cas d’impossibilité, on pourra mettre de l’argent dans une boite de Tsédaka dédiée.

UN REPAS DE FÊTE 4 FAIRE La fête de Pourim est célébrée avec une joie indescriptible : autour d’un repas spécial, (MICHTÉ)

en buvant du vin et dans une ambiance extrêmement joyeuse (avec chants, danses et déguisements...), tant pour les parents que pour les enfants ! Idéalement, on commence le repas 1h30 avant le coucher du soleil et si c’est un vendredi, 1h30 avant la mi-journée. JEÛNE D’ESTHER 25/2/2021

LECTURE MÉGUILA 25/2/2021

SÉOUDAT POURIM 26/2/2021

Début

Fin

Après

Commencer avant (de préférence)

Paris

06:07

19:07

17:22*

11:30

Lyon

05:04

19:37

17:44*

11:15

Marseille

05:57

18:58

17:15*

11:15

Nice

04:59

19:25

17:33*

11:00

Strasbourg

04:46

19:28

17:33*

11:00

Toulouse

06:13

19:13

17:31*

11:30

Bruxelles

05:59

18:58

18:58

11:20

Casablanca

05:49

18:54

18:54

11:15

* Cet horaire correspond à Plag Hamin’ha moment à partir duquel il est possible en cas de force majeur (comme cette année en France, compte tenu des restrictions de circulation après 18h), de lire la Méguilat Esther, sans attendre la tombée de la nuit.

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FEMMES FAMILLE

Dans le dressing de la reine...

ÉDUCATION FEMMES

La reine Elizabeth II connaît sur le bout des doigts les règles de l’étiquette royale. Et si on avait quelques conseils à lui piquer ?

COUPLE

Lorsque Katherine Middleton, roturière, était sur le point de se marier avec le fils du prince d’Angleterre, la reine a tenu à lui enseigner les principes essentiels du dress-code d’une souveraine. Couvrir jambes !

une

ses

La reine d’Angleterre ne tient pas compte des modes éphémères. Depuis qu’elle a été couronnée, elle ne porte que des robes et des jupes, dont la longueur se situe toujours endessous des genoux. Pourquoi ? Pour s’assurer, lorsqu’elle est assise, que ses genoux restent toujours couverts. Mais c’est également pour ne pas dévoiler ses jambes (en public, qu’elle soit assise ou debout). Un fashion faux-pas qui serait indigne de son rang ! Et pour éviter les caprices de la météo, ses couturiers ont pour consigne… de coudre des petites billes de plomb dans l’ourlet de ses jupes, pour ne pas que celles-ci se soulèvent en cas de coup de vent et ne dévoilent ses jambes royales ! Des collants par tous les temps Autre règle à laquelle aucune femme de la famille royale ne peut esquiver : le port des collants. Eté comme hiver, le port des collants est exigé et celui-ci peut être noir ou de couleur chair. Belle jusqu’au bout des ongles Si le vernis est autorisé, il y a cependant quelques consignes à respecter. Les teintes 24

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claires (comme le rose, le nude) seront acceptées, mais exit les rouges, les couleurs flamboyantes et autres teintes trop sombres. Une femme royale doit toujours être chic et élégante et les couleurs trop marquées ne l’embellissent pas, au contraire. Bye, bye le jean Les futures princesses et duchesses ont reçu pour instruction de ne pas porter de vêtement en jean, qui ne convient pas à la noblesse anglaise, sauf en de rares occasions. Ce tissu (une toile en réalité) était à l’origine utilisé pour fabriquer des tenues de travail pour les ouvriers et les cowboys qui s’occupaient des fermes américaines. Même si au cours des années, le port du jean s’est banalisé dans les rues, la famille anglaise tient plus que tout à se distinguer en affichant un style vestimentaire toujours apprêté. Don’t touch ! Lors d’un voyage officiel d’un chef d’Etat à la rencontre de la reine d’Angleterre, les conseillers des présidents qui préparent minutieusement ces rencontres insistent sur une règle d’or du protocole : il est interdit de toucher la reine ! Pas de poignée de main ou de bise. La reine n’est pas une personne comme les autres, et même le Président d’un pays puissant comme les Etats-Unis sait qu’il doit se tenir devant elle avec une certaine distance. Cela témoigne du respect que la reine inspire.


Noblesse intérieure

gouverne son royaume depuis… 62 ans. Et

Dans les derniers versets de Michlé, le roi Salomon décrit les qualités d’une Echèt ‘Hayil (une femme vaillante) et emploie les mots : "’Oz Véhadar Lévoucha" ("Sa tenue est faite de vêtements empreints de force et de majesté") (Michlé 31,25).

personne d’autre qu’elle ne bénéficie d’une

En effet, les vêtements de la femme valeureuse sont honorifiques et témoignent d’un goût raffiné. Et lorsque l’on est une femme juive, on combine le tout avec le respect des exigences de la Torah, pour créer une harmonie parfaite. Et que celles qui éprouvent parfois quelques difficultés à accorder le tout se rassurent : nos Sages nous enseignent que si une personne fait cet effort afin de se conduire de manière noble, elle reçoit une aide du Ciel !

telle popularité et admiration auprès de ses sujets. Alors, imaginez quand on est la fille du Roi des rois (comme vous, comme moi) ! Notre prestige est encore plus grand que celui d’une reine d’un pays. Parce que nous sommes les filles d’Israël et que chacune d’entre nous possède cette noblesse incroyable en elle. Et lorsqu’on s’habille en respectant le dresscode de la Tsni’out, quel respect créé-t-on dans ce monde et dans les cieux ! Et c’est ainsi que les saisons et les modes peuvent passer et se faner, mais nous, nous resterons toujours des

Intemporelle Si vous trouvez qu’il y a beaucoup de règles à suivre quand on devient membre de la famille royale, n’oubliez pas que la reine d’Angleterre

princesses admirées et jamais démodées ! Béhatsla’ha à toutes !

‘Haya B.

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Pose ta question, un rabbin répond !

Livre à l’envers, c’est grave ? Dans une bibliothèque de livres de Kodech, où les livres sont debout les uns près des autres, est-ce grave s’il s’en trouve un à l’envers ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Il est strictement interdit de laisser un livre à l’envers (le haut du livre vers le bas) (Séfer ‘Hassidim 943 ; ‘Arokh Hachoul’han, Yoré Dé’a 282, 11 ; Guinzé Hakodech 2, 24). Il en est de même si la première de couverture se trouve vers le bas. Il y a quelques années, une femme habitant Bné-Brak était enceinte et son bébé se présentait en siège. Lorsque le Rav Kaniewsky a été consulté, il a conseillé de vérifier s’il n’y avait pas chez eux de livre Kodech à l’envers. Son mari et elle ont cherché et trouvé. Une fois la chose réparée, l’échographie effectuée peu après a révélé que le bébé s’était mis à l’endroit !

Accrocher une Téfila dans sa chambre à coucher J’ai installé mon bureau dans ma chambre à coucher. Est-il permis d’y mettre une Téfilat Ha’essèk ? Réponse de Rav Avraham Garcia Il est permis de mettre ce genre de Téfilot dans sa chambre à coucher, uniquement si on respecte la Kédoucha (sainteté) de ce texte, c’est-à-dire que l’on ne se dévêtira pas devant. C’est aussi la raison pour laquelle la Téfilat Harofé (prière du médecin) du Rambam ne pourra pas être installée dans un endroit où les patients se dévêtissent, car ce serait un manque de respect pour cette prière.

Assister à une réunion dans une chapelle Une à deux fois par mois, nous avons une assemblée générale de copropriété avec notre syndic, qui se déroule dans une salle à l’intérieur d’une chapelle. Ai-je le droit d’y assister ? Réponse de Binyamin Benhamou Il est interdit d’y pénétrer, même pour les raisons que vous évoquez (Rav Moché Feinstein, Yoré Dé’a, vol. III, 129, 6).

Bénédiction des boules de coco Quelle Brakha faire sur des boules de noix de coco faites à base de 100g de coco, sucre, œufs, et seulement 10g de farine ? Mézonot ou Chéhakol ? Réponse de Rav Gabriel Dayan La Brakha des boules en question est Chéhakol Niya Bidvaro, étant donné que le seul but de la farine associée aux ingrédients est de donner une consistance ferme au produit fini (Cha’aré Habrakha, nouv. éd., p. 651, 52 ; Or Létsion vol. 2, 14, 19). En cas "d’erreur", si l’on a récité la Brakha de Ha’èts, on est acquitté et il n’est pas nécessaire de réciter la Brakha de Chéhakol.

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Un enfant dans un cimetière Je souhaiterais aller sur la tombe de mes grands-parents ‫ז״ל‬, et je voulais savoir si mon fils de un an peut rentrer dans un cimetière. Réponse de Rav Avner Ittah Dans toutes les Halakhot concernant le deuil, il n’est mentionné nulle part une quelconque interdiction d’amener les enfants au cimetière.

Kaddich, s’arrêter et répondre ? Quand on lit un passage et qu’il y a un Kaddich, doit-on s’arrêter, répondre à tout le Kaddich, et reprendre après là où on en était, ou bien doit-on continuer notre lecture en répondant Amen quand il faut ? Réponse de Rav David Pitoun Lorsqu’on entend un Kaddich, on doit répondre les Amen du Kaddich en marquant un temps d’arrêt pour répondre, mais l’on peut poursuivre le texte que l’on était en train de dire en veillant à s’arrêter à chaque fois qu’il faut répondre Amen. Ceci est valable particulièrement pour les 5 premiers Amen du Kaddich ("’Hatsi Kaddich"). Pour les Amen suivants (Titkabbal, ‘Al Israël ou Yéhé Chélama), si l’on est occupé à dire des textes de la Téfila, il n’est pas nécessaire de s’interrompre pour répondre.

Peut-on écouter la Méguila sur internet ? J'habite à Creil dans l'Oise. Pour Pourim, la synagogue sera fermée pour cause de coronavirus. Peut-on écouter la Méguila par internet ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Le fait d’écouter la Méguila par le biais du téléphone ou par internet, et même si cela est en direct ["live"], n’a aucune incidence du point de vue de la Halakha. Cela ne vaut rien !!! Cela pourrait être considéré comme une "étude de la Torah" mais, absolument, pas comme ayant accompli la Mitsva d'écouter la Méguila ! Voir Yabi'a Omer, volume 1, Ora’h ‘Haïm, réponse 19, Yé’havé Da’at, volume 2, réponse 68, volume 3, réponse 54, Torat Hamo'adim - Pourim, chapitre 5, Halakha 21. Rav Moché Feinstein, Rav Wozner, ainsi que Rav David Yossef n'ont jamais affirmé qu'il est possible d'écouter la Méguila par le biais du téléphone, en cas de force majeure, bien au contraire !!!

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A'HAT CHAALTI Remboursement ou don généreux ? reçoit effectivement une aide céleste pour y parvenir. (Aroukh Hachoul’han) "Saurais-tu évaluer le montant total approximatif de ton vol ? interrogea le Rav. – Il devrait s’élever à 50 000 shekels, répondit l’homme. Si le Rav m’indique de le consacrer aux "besoins de la communauté", je m’exécuterai avec joie !"

Un Juif aborda un jour l’un de nos Maîtres, les yeux ruisselants de larmes. "Durant des années, j’ai exercé mon métier en tant que chauffeur de taxi, raconta-t-il, mais, je dois malheureusement avouer qu’il ne passait pas un seul jour sans que j’escroque mes clients : je mettais le compteur en marche avant l’heure, j’appliquais un tarif disproportionné, ou je truquais même parfois le compteur, de telle sorte qu’il enregistre une vitesse et une distance supérieures à celles réalisées… Avec l’aide du Ciel, j’ai récemment eu le mérite de faire Téchouva. Toutefois, je reste complètement désemparé quant au moyen de rembourser ce que j’ai dérobé à des milliers de personnes que je ne connais pas…" (L’homme précisa qu’il lui était impossible de prendre aujourd’hui la voie inverse et d’appliquer à ses clients un tarif plus bas que celui en vigueur, vu qu’il n’était plus chauffeur de taxi.) Le Rav lut à son intention la Halakha connue : S’il a volé les gens et ne sait plus qui rembourser, il réservera cet argent aux "besoins de la communauté" (Choul’han Aroukh, ’Hochen Michpat, 366, 2). En mettant cet argent à disposition de la communauté, Hachem orchestrera les événements de telle sorte que chacun de ceux qui ont été lésés – ou ses héritiers – tire profit de cet argent à hauteur de ce qui lui était dû, si bien que ses méfaits lui seront pardonnés ; celui qui veut se purifier 28

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Le Rav partagea alors avec lui les propos du Chla (rapportés dans Ahavat ’Hessed, chap. 4, dans les gloses) : il lui est possible de consacrer l’argent destiné aux "besoins de la communauté" à l’acquisition de livres d’étude pour le Beth Hamidrach, de telle sorte que de nombreuses personnes étudieront et profiteront des ouvrages qu’il a offerts. "J’ai appris, poursuivit le Rav, qu’on recherche, dans la nouvelle maison d’étude qui vient d’être édifiée en notre ville, un donateur pour la bibliothèque. Or, cela semble incroyable, mais les responsables ont avancé le montant de 50 000 shekels pour l’achat des rayonnages et des livres !" Notre Baal Téchouva s’adressa alors aux trésoriers et leur confia la totalité de la somme (sans les informer du motif de son don). La bibliothèque, splendide, était achevée. Le donateur s’apprêtait un jour à pénétrer dans le Beth Hamidrach lorsqu’il s’arrêta, stupéfait. A l’entrée, on avait posé une grande plaque, sur laquelle était gravé le texte suivant : "Toutes nos bénédictions vont au bienfaiteur…, cet homme magnanime et généreux, qui se distingue dans notre peuple… et qui, porté par son cœur, a prélevé de sa richesse pour l’acquisition de cette superbe bibliothèque…" Notre homme se rendit auprès des responsables du lieu et demanda qu’on ôte cette plaque. Pensant que la requête émanait d’un sentiment d’humilité, l’administrateur lui montra les propos suivants du Rachba (Chout, tome 1, 581, rapportés par le Réma dans Yoré Déa 249, 13) : "Il est permis à celui qui consacre


quelque chose aux bonnes œuvres, de noter son nom dessus, pour que cela reste à sa mémoire. Cette conduite est sage et ancienne, et permet d’ajouter des mérites et d’encourager les gens qui réalisent des Mitsvot. Cette attitude trouve sa source dans la Torah, qui inscrit et publie le nom de ceux qui font le Bien. Or, si la Torah a adopté une telle conduite, il nous faut naturellement nous inspirer des voies de la Torah qui sont belles."

de générosité ? N’était-ce pas là un devoir incombant à chacun des enfants d’Israël ? Rachi souhaite alors dégager le message suivant : celui qui est obligé de donner quelque chose est aussi concerné par la dimension de générosité, lorsqu’il s’exécute de bon gré. Dans le cadre de notre question, il est vrai que l’homme avait le devoir de contribuer aux besoins de la communauté. Lorsqu’il a offert une telle

"Voilà pourquoi, conclut le responsable, nous avons agi ainsi !"

somme d’argent, et de si bon cœur, il convenait

Le donateur vint alors demander s’il devait insister et exiger l’enlèvement de la plaque ; cette dernière pouvait en effet matérialiser une forme de mensonge et de tromperie : il recevait par son biais un honneur et des louanges qui ne semblaient pas lui revenir, puisque l’argent investi dans cette bibliothèque ne provenait pas de sa générosité mais représentait plutôt une restitution de son vol, un moyen de rendre à la communauté ce qu’il lui avait dérobé. Comment donc pouvait-il mériter à présent les honneurs et la considération que l’on doit aux grands philanthropes ?

En résumé, il convient de laisser la plaque

Il est possible de laisser la plaque. Nous avons là, en effet, un comportement qui relève bien de la "générosité de cœur" et nombreux sont ceux qui n’auraient certainement pas agi comme cet homme. Il a pris sur lui de se conformer, de bon gré et avec joie, au verdict dicté par la Torah, et il a généreusement réparé ses torts en offrant sur-le-champ cette somme conséquente. Pour cela aussi, il convient de dire ses louanges et de publier, à l’instar de la Torah, ceux qui font le Bien. Le début de la section Térouma apporte d’ailleurs une preuve en ce sens : "de la part de quiconque y sera porté par son cœur, vous recevrez Mon offrande" (Chémot 25, 2). Rachi explique : "Porté par son cœur : dans le sens de générosité et de bonne volonté." Il est probable que Rachi se soit interrogé : pourquoi la Torah se réfèret-elle au don de la Térouma comme à une forme

toutefois de lui attribuer le titre de "généreux".

suspendue à l’entrée de la maison d’étude.

Rav Its'hak Zilberstein

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RECETTE Koubé ‘hamousta irakienne Voici une soupe irakienne que j’ai tenté en tant que marocaine de faire, en y mettant ma touche bien sûr… Depuis, ni moi ni ma famille ne peuvent s’en passe ! A votre tour !

Ingrédients Les coquilles :   2 verres de semoule fine   1 verre d’eau   2 c. à soupe d’huile   1 c. à soupe de sel La farce :   500g de viande hachée   1 oignon   2 gousses d’ail   Quelques branches de persil hachées

Le bouillon :   2 oignons   6 gousses d’ail   4 branches de céleri   Une botte de blettes   2 verres de pois chiches déjà gonflés   2 pommes de terre   ½ botte de persil   Le jus d’un citron

Epices : 1 c. à café de sucre, 1 c. à café de cumin, 1 c. à soupe Epices : 1 c. à soupe de curcuma, 2 c. à de paprika, un peu soupe (ou 1 cube) de de noix de muscade, bouillon de poulet, poivre noir et sel. sel, poivre.

Pour 6 portions Temps de préparation : 1 h Difficulté : Moyen

Réalisation 1) La coquille : Mélangez les ingrédients jusqu’à l’obtention d’une pate ferme et élastique. 2) La farce : - Dorez l’oignon en lamelles et l’ail dans de l’huile. Ajoutez la viande hachée, le persil et les épices. - Faites sauter en retournant et en écrasant la viande à la fourchette, jusqu’à ce qu’elle se colore. 3) Préparation des Koubé : En vous mouillant bien les mains, prenez un morceau de pâte et faites-en une boule, que vous aplatirez dans la paume de votre main. Placez 1 c. à café de farce au milieu. Ramenez la pâte par-dessus et scellez-en les bords. Répétez l’opération puis réservez. 4) Le bouillon : - Faites bouillir les pois chiches déjà gonflés pendant 40 min. - Dans un faitout, faites dorer l’oignon et l’ail dans de l’huile. - Ajoutez les pommes de terre, céleris, blettes en petits morceaux. - Ajoutez les pois chiches, le persil et les épices, recouvrez d’eau bouillante et faites cuire 40 min. environ. - 5 minutes avant la fin de la cuisson, ajoutez le jus de citron. Finition : Déposez délicatement les Koubé dans le bouillon. Elles resteront immergées jusqu’à ce qu’elles soient cuites. Au bout de 30 min. environ, elles remonteront vers la surface et seront donc cuites. Bon appétit !

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Annaelle Chetrit Knafo


LE COIN SYMPATIK Une bonne blague & un Rebus ! Dans une ville du sud de la

Rebus

Par Chlomo Kessous

Pologne en 1852, un âne meurt devant la synagogue. Une semaine après, le corps de l’animal est toujours là. Le rabbin décide d’appeler le maire : ″Monsieur le maire, j’ai un âne mort depuis une semaine devant la porte de ma synagogue !″ Le maire, un antisémite notoire, répond : ″Mais Monsieur le rabbin, n’est-ce pas au Seigneur qu’il appartient de s’occuper des morts ? - En effet, répond le rabbin, mais il est aussi de mon devoir de prévenir leur famille !″

Il y a la couronnes de la Torah, du Cohen, du roi, celle du renom est plus grande.

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Karine Sarah 'Haya Jocelyne Ménana Naomie Helene Nouna Messaouda bat Marie Lea bat Esther bat Chalbia Myriam Mickaël ben Eurella

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A'HAT CHAALTI 3 Après les tomes 1 & 2 qui ont connu un succès fulgurant, les Editions Torah-Box ont la joie de vous présenter le livre " A’hat Chaalti 3 ", véritable best-seller en Israël ! Dans une génération où les nouvelles technologies et leurs attraits ont hélas réussi à balayer l’intérêt de certains pour l’étude de notre sainte Torah, le 19€ Rav Zylberstein, gendre du Rav Yossef Chalom Elyashiv et beau-frère du Rav ’Haim Kanievsky, a trouvé un recours imparable : nous faire partager les problématiques halakhiques les plus singulières et passionnantes qu’il ait eu à résoudre à l’aune des textes de nos Sages !

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"Tout ce que l'on pense ne doit pas forcément être dit. Tout ce que l'on dit ne doit pas forcément être écrit. Tout ce que l'on écrit ne doit pas forcément être publié. Et tout ce que l'on publie ne doit pas forcément être lu." (Rav Mena'hem Mendel de Kotzk)


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