NEW DELHI
BADATZ
GUÉOULA CORONAVIRUS
GOUCH 'ETSION
BEN ICH ‘HAÏ
n°137 I 3 Février 2021 I 21 Chevat 5781 I Yitro
RAV STEINMAN NEW YORK TIMES
SHOAH PKAÏLA
M A G A Z I N E
Coronavirus : plus de 3 millions d'israéliens ont reçu le 1er vaccin
La Guéoula attend & les Juifs s'enferment dans leur Exil
5 choses à savoir avant d'offrir un cadeau à votre conjoint
> p.8
> p.11
> p.24
22 508 5 160 8 316
paniers alimentaires
782
opérations urgentes
aides médicales
bourses pour nécessiteux
1 748 4 292 2 689
soins dentaires
veuves et orphelins
subventions scolaires
0-800-106-135
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1
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5
00. 972.2.501.91.00
2
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Sur notre site :
3 Envoyez votre don à l'un des Rabanim de votre région (demandez la liste au numéro 0-800-106-135).
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4
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CALENDRIER DE LA SEMAINE 3 au 9 Février 2021 Mercredi 3 Février 21 Chevat
Mercredi 3 Février Daf Hayomi Pessa'him 74
Rav Moché Galante
Michna Yomit Ohalot 14-3
Jeudi 4 Février Rav Mena'hem Mendel de Kotzk Rav Yéhouda Arié Leib Eiger
Limoud au féminin n°116
Vendredi 5 Février Rav Its’hak ‘Haï Boukhobza
Jeudi 4 Février 22 Chevat
Vendredi 5 Février 23 Chevat
Samedi 6 Février 24 Chevat
Daf Hayomi Pessa'him 75
Dimanche 7 Février Rav Israël Lipkin Salanter
Michna Yomit Ohalot 14-5
Lundi 8 Février
Limoud au féminin n°117
Rav David Halévi Segal
Daf Hayomi Pessa'him 76 Michna Yomit Ohalot 14-7 Limoud au féminin n°118
Parachat Yitro Daf Hayomi Pessa'him 77 Michna Yomit Ohalot 15-2 Limoud au féminin n°119
Rav Its’hak ‘Haï Boukhobza
Horaires du Chabbath Dimanche 7 Février 25 Chevat
Lundi 8 Février 26 Chevat
Mardi 9 Février 27 Chevat
Daf Hayomi Pessa'him 78 Paris
Lyon
Marseille
Strasbourg
Entrée
17:37
17:34
17:38
17:16
Sortie
18:46
18:41
18:42
18:25
Michna Yomit Ohalot 15-4 Limoud au féminin n°120
Zmanim du 6 Février
Daf Hayomi Pessa'him 79 Michna Yomit Ohalot 15-6 Limoud au féminin n°121
Daf Hayomi Pessa'him 80 Michna Yomit Ohalot 15-8 Limoud au féminin n°122
Paris
Lyon
Marseille
Strasbourg
Nets
08:13
07:56
07:48
07:51
Fin du Chéma (2)
10:39
10:25
10:20
10:17
'Hatsot
13:05
12:55
12:53
12:43
Chkia
17:56
17:54
17:57
17:35
Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, Rav Eliahou Safran, Rav Yehonathan Gefen, Rav ‘Haïm Ishay, Rav Gabriel Dayan, Binyamin Benhamou, Dan Cohen, Rav Its'hak Zilberstein, Annaelle Chetrit Knafo - Mise en page : Dafna Uzan - Secrétariat : 01.80.20.5000 Publicité : Yann Schnitzler (yann@torah-box.com / 04 86 11 93 97) Distribution : diffusion@torah-box.com
L'ÉDITO DE LA SEMAINE par La drôle de guerre d’Israël Il y ahumain L’être 30 ans se distingue exactement des autresdéroulé créatures la parole s’est unpar évènement (cf. 2, 7 Onkelos). qui aBéréchit priori n’aurait pas dû Celle-ci est l’expression de concerner Israël, et pourtant son intelligence et de sa pensée, elle lui va l’être contre son gré : la guerre du Golfe. permet de communiquer avec son prochain, Un court rappel des faits : le dictateur de formuler ses sentiments, de commercer. irakien et ennemi juré d’Israël, Saddam Cet "outil" qui a été donné à l’homme est en Hussein, décide d’envahir le Koweït sans réalité à double tranchant : on peut l’utiliser préambule. Les Nations-Unies lui donnent pour faire du bien autour de soi (consoler un se retirer et, devant les ultimatum endeuillés,pour encourager ceux qui en son ont refus, coalitionladeSagesse, 34 Etatstransmettre avec à leur besoin,une enseigner nos messages nos enfants…), mais parl’Irak des tête les USA àattaque massivement propos le mensonge et afin devexants, l’obligerhumiliants, à se retirer du Koweït. la calomnie, également des Cette guerreonsepeut terminera en 6causer semaines dommages irréversibles. pourquoi avec la victoire éclatante deC’est cette coalition. la Torah, à plusieurs reprises, nous met en Dès débutces deinterdits cette attaque, Saddam gardelecontre qui se font par la Hussein parole. enverra contre Israël des scuds, qui sont d’énormes missiles capables de Le Rav Israël Méir Kagan a révolutionné le détruire entiers. d’années Son but monde juifdes il y aimmeubles plus d’une centaine était l’Etatlivre hébreu à réagir et avec d’obliger son fameux "’Hafets ‘Haïm" ainsi parvenir àest déstabiliser la coalition qui (qui d’ailleurs devenu son éponyme), comptait parmi elle sur des la pays arabes. En concernant les lois médisance. Il y relevait qu’on pouvait transgresser 17 tout, 39 scuds seront lancés, touchant les commandements négatifsGan et et 14‘Haïfa, positifs villes de Tel-Aviv, Ramat et avec une seule phrase malveillante. Depuis, causant des dégâts très importants (plus de par laappartements lecture de ce endommagés). livre, les gens ont pris 6000 conscience de l’importance de la parole et Tout au long de cette guerre, s’efforcent de respecter ces lois. l’ambiance en Israël était très tendue. Avant même le Beaucoup de Rabbanim encouragent l’étude début des hostilités, chaque citoyen s’était journalière du "’Hafets ‘Haïm" ; ces lois sont vu fournir un masque se protéger d’une approfondies dans pour les maisons d’étude éventuelle attaquecertains chimiqueles ouétudient biologique. (Beth Hamidrach), en Il était nécessaire dans chaque ‘Havrouta (binome)de parprévoir téléphone, maison complètement étanche année une sontchambre organisées des soirées pour grand publicpour au cours desquelles on éveille et protégée empêcher l’infiltration de l’assistance à segrandes renforcer dans ce domaine, gaz mortel. Les surfaces avaient été particulièrement l’approche Tich’a vidées en quelquesàjours de toutesdedenrées Béav. On sait en effet que le second Temple essentielles, et beaucoup de ressortissants fut détruitavaient à causepréféré de la haine gratuite, dont étrangers quitter le pays. l’une des expressions est le Lachon Hara’ (la Dès la nouvelle de l’offensive américaine, les médisance). écoles furentmoyen fermées, la viepermettant bouleversée de et Un autre nous les mariages devancés au début de l’aprèscontrôler ce qui sort de notre bouche, midi queDibour, chacunlepuisse soi, est leafin Ta’anit jeûneêtre de lachez parole. à l’abri, en passe soirée. toute En effet, scuds ne Lorsqu’on unelesjournée à s’abstenir totalement parler, on réalise à tombaient que la nuitde(afin d’éviter d’être
quel point, compte, repérés parsans les même avionss’en de rendre la coalition) et il est facile de lancer une plaisanterie lorsque les sirènes sifflaient pour annoncer vexante, raconter un "petit" Lachon Hara’ la chute de imminente d’un missile, tout le ou se moquer d’un défaut d’un confrère. monde courait alors rapidement dans Ce pièce self-control impose Ta’anit la prévueque et nous revêtait son le masque. Dibour nous permet de réfléchir Beaucoup d’habitants quittèrent avant leur d’ouvrir lapour bouche et de s’assurer qu’ildes ne domicile chercher refuge dans s’agit pas de paroles désobligeantes. villes “protégées” comme Jérusalem ou Il est Le vraiquotidien qu’il est des difficile de prendre sur Eilat. Israéliens était fait soi un tel engagement à titre individuel, d’angoisse, de peur et de fatigue nerveuse. surtout quand on se trouve dans un Finalement, le jour de Pourim, on annonça entourage professionnel qui ne nous le la fin depas. cette guerre et on réalisa alors le permet miracle incroyable qui s’était produit : on C’est pourquoi beaucoup de communautés ne dénombra effetde qu’une seulecollectif, victime organisent unen jeune la parole civile israélienne et les journaux publièrent à la synagogue ou dans une salle de fête, les ahurissantes de personnes avec photos au programme des cours de Torah sortant des décombres à peine égratignées de différents intervenants, la lecture (à de des référence, un le seultout de ces missiles dutitre livre Téhilim, dans une lancé contre une base militaire ambiance conviviale, repas etaméricaine boissons au Koweït avait 28 soldats). défaite assurés. L’un destué pionniers de cesLaréunions de Saddam Hussein la fin de son communautaires fut marquera le grand rabbin Yossef rêve d’anéantir Israël, sans qu’il Sitrukmaléfique quand il était encore à Marseille et depuis, l’initiative s’est étendue un peu n’y ait eu la moindre effusion de sang du partout. côté des soldats israéliens. On amiracle l’habitude de choisir des jours de Ce aurait mérité un d’être marqué Chovavim (semaines séparant la Parachat chaque année dans le pays, et pourtant ce Chemot de celle de Michpatim) car on a une ne fut pas le cas. La raison tient peut-être tradition du grand kabbaliste le Arizal selon au fait que cet évènement marque la fin laquelle ces jours sont opportuns à réparer d’une certaine conception de la légende de les fautes de l’attribut du Yessod – c’estTsahal dans conscience israélienne, celle à-dire ce quilaun rapport avec la semence d’une armée forte, entrainée, mais surtout masculine – or le Ta’anit Dibour équivaut à indispensable la sécurité des citoyens. 84 jeûnes de laànourriture ! Et soudain, lors de la guerre du Golfe, les En France, le jour propice est dimanche choses se faisaient sans elle. Saddam, en puisque tout le monde est en congé et on provoquant un acte stupide, allait causer sa fait d’une pierre 3 coups : tout d’abord propre perte et passif, on accomplit la Israël, Mitsvaenenspectateur soi du jeûne de allait devoir laisser les Nations guerroyer la parole, d’autre part on transforme le pour elle, sans intervenir un seul instant. dimanche, jour triste et oisif, en un moment d’élévation. De pensait plus, onqu’il se déconnecte Le Rav Wolbe y avait lieu de de la dépendance au portable, chose difficile à rappeler cet évènement comme un miracle réaliser dans un contexte normal. incontestable, à l’image de celui de Pourim ! Faites l’expérience du Ta’anit Dibour et vous “L’Eternel combattra pour vous ; et vous, attendrez avec impatience le rendez-vous tenez-vous tranquilles” (Chémot 14, 14). de l’année prochaine !
La RédactionRav Torah-Box Daniel Magazine Scemama
Magazine I n°137
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ACTUALITÉ
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UNRWA : Après l'Australie, le Canada demande des comptes sur les manuels scolaires
Des dizaines de pèlerins israéliens bloqués au Maroc suite à la fermeture de l'aéroport Ben-Gourion
Après l'enquête ouverte par l'Australie auprès de l'ONU, c'est au tour du Canada de demander des comptes à l'UNRWA au sujet des manuels scolaires anti-Israël utilisés dans les écoles de Gaza. De son côté, la Grande-Bretagne a confirmé que l'UNRWA avait composé, produit et diffusé du contenu scolaire incitant à la haine contre Israël et a assuré avoir évoqué le sujet avec l'agence de réfugiés. Pour rappel, selon un rapport publié par l'ONG IMPACT, les manuels scolaires distribués à quelque 300.000 élèves gazaouis par l'UNRWA dans le cadre des cours à distance pendant l'épidémie de coronavirus comportent des éléments incitant à la haine raciale, à l'apologie du terrorisme, aux accusations de crimes rituels et à la négation du droit d'Israël à exister.
Un groupe d'environ 70 Israéliens ayant voyagé au Maroc pour la Hiloula annuelle de Rabbi Its'hak Abi'hssira se sont retrouvés bloqués sur place sans possibilité de revenir en Israël, suite à la décision des autorités israéliennes de fermer l'aéroport Ben Gourion, dans une tentative de ralentir la propagation des différents variants du coronavirus. I., l'un des Israéliens qui s'est trouvé sur place, s'est confié au site Bé'hadré 'Harédim pour évoquer les conditions difficiles et l'incertitude qui règnent sur place : "Personne ne sait comment nous aider, nous sommes dans la confusion totale". Pour rappel, la chef des services sanitaires israéliens Charon Alroy-Preis avait déclaré peu avant que la fermeture du ciel s'étendrait sur au moins un mois.
Magazine I n°137
Biden : "La Shoa n’était pas un accident de l’Histoire" "Nous devons transmettre l’histoire de l’Holocauste à nos petits-enfants et à leurs petits-enfants afin que se concrétise la promesse du 'plus jamais ça'", a déclaré le président américain Joe Biden dans une déclaration publiée par la Maison Blanche mercredi dernier à l'occasion de la Journée mondiale de la Shoa.
en plus présente dans le discours public.
Le nouveau président a insisté sur la dérive négationniste qui, selon lui, est de plus
enfants visiter un camp de concentration afin
"L’Holocauste n’est pas un accident de l’Histoire. Il s’est produit parce que trop de gouvernements ont adopté et mis en œuvre de sang-froid des lois, des politiques et des pratiques alimentées par la haine", a-t-il affirmé, après avoir confié avoir emmené ses de leur enseigner la mémoire de la Shoa.
Tentative d'attaque au couteau au carrefour du Gouch 'Etsion, le terroriste éliminé Les forces de sécurité israéliennes ont neutralisé tôt dimanche matin un terroriste qui a tenté de poignarder un soldat près d'un arrêt de bus au carrefour du Gouch 'Etsion, en Judée-Samarie, a annoncé Tsahal. Aucun blessé n'a heureusement été signalé parmi les forces de sécurité. Selon une caméra de vidéo surveillance, le terroriste
s'est lentement approché d'un groupe militaire posté près d'un arrêt de bus puis a soudain accéléré le pas, tentant de brandir un couteau. "L'assaillant était armé de trois couteaux attachés à un bâton", a précisé l'armée, ajoutant que "l'un des militaires a aussitôt ouvert le feu sur le terroriste".
Magazine I n°137
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ACTUALITÉ Shoa : Une amulette vieille de 400 ans découverte par un Polonais lors de la rénovation de sa maison Lors de Journée mondiale de la Shoa mercredi 27 janvier dernier, l'Institut israélien Shem Olam pour l'éducation et la recherche sur la Shoa a révélé avoir reçu il y a quelques mois l'appel ému d'un résident polonais de la petite ville de Skierniewice (située entre Varsovie et Lodz). Celui-ci a raconté avoir trouvé enfoui dans un mur lors de travaux de rénovation de sa maison un parchemin portant des inscriptions juives, ayant probablement appartenu aux occupants juifs de la maison à l'époque de la Shoa. Un émissaire de l'Institut, dépêché sur place, a pu récupérer le précieux parchemin, qui s'est révélé n'être autre qu'une amulette datant de 400 ans et ayant été rédigée par Rabbi Méir Paporous.
Israël/Coronavirus : plus de 3 millions de personnes ont reçu une première dose de vaccin, la loi sur l'augmentation des amendes adoptée Au terme de débats houleux, la Knesset a adopté dimanche la loi visant à augmenter les amendes distribuées aux contrevenants aux directives sanitaires. L'amende maximale sanctionnant les violations des restrictions passera de 5.000 Chékels (1.250 euros) à 10.000 Chékels (2.500 euros). En parallèle des indices d'infection toujours inquiétants, la campagne de vaccination progresse dans le pays et a été étendue depuis mercredi aux plus de 35 ans, tandis que les enseignants, le personnel de santé et les femmes enceintes de tous les âges ont aussi été appelés à se faire vacciner. Plus de 3 millions d'Israéliens ont déjà reçu une première dose de vaccin contre le coronavirus, selon un bilan officiel du ministère de la Santé. De nombreux centres de vaccination proposent en outre de vacciner tous ceux qui le souhaitent en fin de chaque journée afin d'éviter de gaspiller les doses. Pour l'heure néanmoins, l'épidémie ne faiblit pas, et 2.597 nouveaux cas de contamination au Covid-19 ont été enregistrés samedi en 24h, soit un taux de contamination de 10%. Le New York Times choisit pour sa une... Rabbi 'Haïm Kaniewsky Le célèbre New York Times a choisi pour sa une de dimanche 31/01... un article et une grande photo de Rabbi 'Haïm Kaniewsky affairé à étudier la Torah ! Fait exceptionnel pour l'un des quotidiens les plus distribués au monde... L'article traite des relations entre le gouvernement israélien et la communauté orthodoxe dans le contexte de la pandémie de Covid-19. L'auteur du papier, Patrick Kingsley, a affirmé avoir été reçu chez le Rav qui, plongé comme à son habitude dans l'étude de la Guémara, n'a pas spécialement remarqué sa présence. Le Rav lui a néanmoins donné sa bénédiction, ainsi qu'il le fait avec tous les visiteurs.
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Magazine I n°137
Fermeture des frontières, télétravail renforcé... Les mesures annoncées par Jean Castex À l'issue du Conseil de défense sanitaire vendredi soir dernier, le Premier ministre français Jean Castex a pris la parole pour annoncer des mesures afin de lutter contre le Covid-19 et ses variants. "La question d'un reconfinement se pose légitimement", a-t-il reconnu, mais "nous en connaissons l'impact très lourd pour les Français sur tous les plans. Ce soir, nous considérons au regard des chiffres de ces derniers jours que nous pouvons encore nous donner une chance de l'éviter", a déclaré le Premier ministre, tout en annonçant une série de mesures alternatives. Le chef du gouvernement a en premier lieu annoncé une interdiction presque totale des déplacements entre la France et les pays situés hors de l'UE, ainsi que des restrictions au sein de l'espace européen. Le Premier ministre a en outre exhorté les entreprises et les salariés à avoir recours au télétravail le plus possible "dans toutes les entreprises où cela est possible". Enfin, les contrôles du couvre-feu de 18h se trouveront renforcés, en particulier concernant les fêtes clandestines et "l'ouverture illégale" des restaurants, afin que "les dérives de quelques-uns ne (...) ruinent pas les efforts de tous". Explosion devant l’ambassade israélienne à New Delhi - pas de blessés Une explosion à proximité de l’ambassade d’Israël à New Delhi, en Inde, a causé de légers dommages sur plusieurs voitures sans faire de blessés, a rapporté la police indienne. Dans un communiqué, celle-ci a évoqué "un engin de très faible intensité". Le quartier a été bouclé et des policiers, démineurs et spécialistes de l’anti-terrorisme ont été dépêchés sur les lieux. Le Mossad, l’agence d'espionnage israélienne, serait impliqué dans l'enquête selon des médias israéliens. "Les premiers éléments suggèrent une tentative malveillante de créer la sensation", ajoute le communiqué de la police indienne. Magazine I n°137
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ACTUALITÉ Attentat de la rue Copernic : le suspect renvoyé devant les assises Quarante ans après l’attentat meurtrier de la rue Copernic le 3 octobre 1980, l’unique suspect, le libano-canadien Hassan Diab, a été renvoyé aux assises par la chambre de l’instruction de la cour d’appel, mercredi 27 janvier. Malgré ce revirement inattendu, il reste néanmoins assez peu probable de voir un jour l'individu comparaitre pour terrorisme : ses avocats ont en effet dores et déjà annoncé qu'ils allaient se pourvoir en cassation d'une part, et le Canada, où le suspect s'est réfugié, semble peu enclin à l'extrader une seconde fois vers la France. Pour rappel, cet attentat, le premier en France depuis la Seconde Guerre mondiale, avait causé 4 morts et 46 blessés et suscité une très vive émotion. Restrictions sanitaires : Graves heurts
LIT D’ANGE
entre la police et des groupes réfractaires Show-Room : 43, Chemin des Vignes - 93500 BOBIGNY
Depuis jeudi soir, de graves heurts opposent litdange@gmail.com - www.litdange.com Ange Yaïche : 06 15 73 30 16 des groupes réfractaires qui contreviennent choix Grand coffre Grossiste Spécialiséet dansles l’Hôtellerie aux sanitaires forces de lit- directives ns on da Matelas - Sommiers - Linge de Lit livrais France dansisraéliennes toutes les dimensions, possibilité sur-mesure detoutelala police déployées pour
VENTE DIRECTE AUX PARTICULIERS Matelas images d'une rare violence faisant état fermer les synagogues et les écoles qui
ont ouvert en dépit du confinement. Des Sans Chaatnez
d'un usage disproportionné de la force par Avec Fermeture ZIP Possibilité mesure la police sur à Jérusalem, Bné-Brak, Achdod et
Modi'in 'Ilit ont circulé sur les médias et les
Sommiers
réseaux sociaux, entrainant une nouvelle Avec attaches
Choix desdetissus et des vague protestations contre ce que des coloris, possibilité sur
députés mesure religieux ont qualifié de "punition collective" et d'"application sélective de la
Têtes de lit loi". Rappelons que l'écrasante majorité du Assorties aux sommiers courant orthodoxe en Israël suit à la lettre Et aussi, Couettes, Oreillers,
Lingedirectives de Lit les émises par le ministère de Percale de coton 80 fils
la Santé pour endiguer la propagation du Art de la table...
coronavirus.
SIREN 828 414 649 - Numéro d’identification TVA FR72828414649 - Document publicitaire non contratuel
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Magazine I n°137
Ukraine : Un projet de loi propose de transformer Ouman en "ville touristique" et d'y construire un aéroport Le Parlement ukrainien débat ces derniers jours sur une proposition de loi baptisée "La petite Jérusalem" visant à transformer Ouman en "ville touristique" et qui y prévoirait la construction d'un aéroport international. C'est le président ukrainien Vladimir Zelensky (lui-même de confession juive) et ses partenaires qui en sont à l'origine, ayant constaté qu'Ouman constituait la destination touristique la plus importante d'Europe, avec ses centaines de milliers de pèlerins qui s'y rendent chaque année. Le plan prévoit également une amélioration significative des infrastructures défectueuses de la ville, qui peine chaque année à accueillir les personnes qui viennent se recueillir sur la tombe de Rabbi Na'hman de Breslev. L'ambassade israélienne à Abou Dhabi ouverte ; la priorité, "les questions économiques" Quelques jours après son arrivée aux Emirats arabes unis, le tout premier ambassadeur d’Israël à Abou Dhabi Eithan Naé a déclaré qu’il allait se concentrer sur les questions économiques. "Les Émirats Arabes Unis représentent une ouverture sur un immense marché, des ports immenses, avec de très grandes zones de libre-échange", a déclaré Naé, s’exprimant par téléphone au site Times Of Israel depuis sa quarantaine. "Il y a d’énormes avantages pour le commerce israélien, qu’il s’agisse d’importations ou d’exportations, pour la baisse du coût de la vie". S'exprimant sur la question plus épineuse des relations diplomatiques entre les deux pays, Naé a déclaré qu'il était "encore trop tôt pour le moment" de s'y consacrer. Elyssia Boukobza
VIE JUIVE La Guéoula attend & les Juifs s’enferment dans leur exil Notre première étape vers une vie pleine de sens est de devenir intolérants à l’asservissement. Aucun doute que la génération de la sortie d’Egypte a dû dire "Assez !" avant de pouvoir traverser la mer Rouge et affronter le monde libre pour, finalement, recevoir la Torah au mont Sinaï. "Il est plus facile de sortir les Juifs d’exil que d’extirper la Galout des Juifs", affirme un proverbe hassidique. Je ne suis pas un fan des doctrines modernes de "bienêtre" qui dominent notre culture moderne. Mais je sais aussi que notre tradition enseigne que D.ieu a destiné Sa création à être heureuse et nous-mêmes à profiter de la Création. Mieux encore, notre incapacité à être heureux, chacun à notre manière, nous rend vulnérable aux dangers réels et à une profonde misère. Même le parangon de notre misère, notre esclavage en Egypte, a dû être mis de côté afin que nous puissions réaliser la promesse de liberté que D.ieu nous avait faite : "… et Je vous sortirai de dessous les fardeaux de l’Egypte" (Chémot 6, 6). La racine "Sével" employée ici signifie "souffrir" en hébreu. D.ieu a promis qu’Il nous sortirait de notre souffrance qui était notre pain quotidien en Egypte. Mais le verbe Lisbol signifie aussi "supporter". Conscient de ce double sens, le Rav Bunim commente que malgré leur labeur éreintant, les Bné Israël arrivaient à "supporter" cette situation. Dans cette perspective, l’esclavage était devenu une seconde nature. En conséquence, D.ieu dut non seulement les libérer de leur esclavage, mais aussi du fait qu’ils le supportaient et s’y étaient habitués. Supporter le mal est pire que le mal lui-même Comme il est facile de s’habituer à notre inconfort ! Tant et si bien que nous préférons continuer notre vie misérable plutôt que d’affronter l’incertitude du changement. D’innombrables études ont montré que les
détenus de longues peines sont réticents à quitter leurs cellules de prison pour faire face au monde extérieur. De même, les Juifs étaient réticents à quitter leur "prison" d’Egypte. En tant qu’esclaves, nous n’avions pas à penser, pas à risquer, pas à ressentir des sentiments authentiques. Tout était décidé pour nous. Imaginez ! Nous avons supporté le fardeau de l’esclavage comme si c’était notre lot dans la vie ! S’il est possible de supporter les souffrances d’Egypte, ô combien l’est-il de supporter les charges quotidiennes et les défis auxquels nous sommes aujourd’hui tous confrontés ! Rabbi Mena’hem Mendel de Kotzk a proclamé que la première étape vers la liberté est la volonté de se rebeller contre l’esclavage. Avant d’être conduits au mont Sinaï, les Bné Israël durent accepter le don de D.ieu, celui de se libérer de leur tolérance à l’esclavage. C’est là le fondement ultime de la Guéoula. Il ne peut y avoir rédemption que lorsque la Galout est effectivement rejetée. Non ! Mais ce n’est pas ça, vivre. C’est un esclavage. Une addiction. C’est l’antithèse de ce que D.ieu désire, à savoir que nous jouissions de la force et de la grâce de la Guéoula ! L’esclave, le toxicomane et le miséreux ne veulent que leur pain quotidien, leur drogue, leur même existence inexorable et engourdie. Ils ne considèrent pas une vie de spiritualité et porteuse de sens. Notre prison peut être n’importe quelle chose qui nous écarte de cette vie porteuse de sens. Magazine I n°137
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VIE JUIVE Les médicaments. L’argent. Les belles voitures. La tristesse. Tout ce que nous tolérons et qui nous empêche de profiter de la Guéoula que D.ieu veut pour nous s’appelle un esclavage, une prison ! Notre première étape vers une vie pleine de sens est de devenir intolérants à l’asservissement. Aucun doute que la génération de la sortie d’Egypte a dû aussi dire "Assez !" avant de pouvoir traverser la mer Rouge et affronter le monde libre pour, finalement, recevoir la Torah au mont Sinaï. "Assez !", c’est déclarer que je ne mérite pas cette douleur. C’est à la fois une déclaration de refus absolu et un élan vers la Guéoula. Des poulets et des vaches, ah, quelle satisfaction ! S’il est difficile de s’écrier "Assez !" sous les coups de fouets de l’esclavage, combien l’est-il plus aux engourdissantes satisfactions de la vie quotidienne ! On raconte que Rabbi Na’houm de Tchernobyl s’arrêta une fois dans une auberge tenue par un Juif. A minuit, le Rav s’assit par terre pour réciter le Tikoun ‘Hatsot et ses intenses sanglots réveillèrent des hôtes de l’auberge. L’aubergiste se précipita alors vers le Rav : "Honorable Rabbi, pourquoi pleurez-vous ? Quelque chose vous incommode-t-il ?" Rav Na’houm secoua la tête : "Je me lamente sur la destruction du Temple et sur notre amer exil." L’aubergiste était perdu : "Quelle destruction ? De quoi parlez-vous ?
- Ne savez-vous pas ? lui répondit le Rav. Notre Temple de Jérusalem a été rasé. Nous avons été exilés de notre terre à cause de nos péchés. Je supplie D.ieu d’envoyer le Machia’h pour qu’il nous amène en Erets Israël. Etes-vous prêt à monter vers la terre promise ? - Attendez Rabbi. Je vais consulter ma femme. Elle saura, elle." Il courut lui parler puis revint rapidement. "Non, dit-il fermement. Nous n’irons pas. Il faudrait être fou pour perdre nos poulets et nos vaches et suivre le Machia’h en laissant tout cela derrière nous !" Rav Nahoum insista : "Fait-il si bon vivre ici ? Les Gentils pillent et tuent !" De nouveau, l’aubergiste alla consulter son épouse. "Elle est d’avis que notre vie ici nous satisfait. Pour notre part, nous restons avec nos poulets et nos vaches…" Comme il est triste et familier ce sentiment de ne pas être capable de s’écrier "Assez !" Comme il est pathétique d’accepter nos malheurs au lieu de tendre vers la Guéoula, cadeau de D.ieu ! Il est temps pour nous de nous soustraire à l’acceptation, à la tolérance, à l’intégration de nos propres souffrances, de rompre avec cette expression insidieuse et irritante, comme si c’était une explication et une excuse, et de dire "Assez !" Il est temps que nous arrêtions tous de penser que quelques pauvres poules ou vaches peuvent justifier une vie misérable. "Assez !" La Guéoula n’attend que nous.
Rav Eliahou Safran
Dépression - Conflits parentaux - Solitude - Négligence - Harcèlement - Violence - Dépendance etc...
Une équipe de Thérapeutes & Coachs à votre écoute du matin au soir de manière confidentielle et anonyme.
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Magazine I n°137
M A G A Z I N E
Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
Yitro : le lien entre Chabbath et respect des parents La Torah mentionne notamment le Chabbath, parce que le message qu’il véhicule est intrinsèquement lié à celui du respect des parents. Celui qui honore ses parents montre son lien avec les générations antérieures et donc sa croyance en la création du monde.
Le passage des Dix Commandements est le point culminant de la Parachat Yitro. La quatrième Mitsva consiste à se souvenir du Chabbath et la cinquième est celle d’honorer ses parents. Leur juxtaposition peut sembler insignifiante, mais ce n’est pas la seule fois dans la Torah que ces deux Mitsvot "dissociées" sont accolées. Dans la Parachat Kedochim, ces deux Mitsvot sont mentionnées dans le même verset : "Un homme craindra sa mère et son père ; et Mes Chabbatot vous garderez – Je suis Hachem votre D.ieu" (Vayikra 19, 3). Sur ce verset, nos Sages expliquent que bien que l’on doive honorer et révérer ses parents, l’obligation ne va pas jusqu’à leur obéir s’ils demandent d’enfreindre le Chabbath ou toute autre Mitsva de la Torah.
Les commentateurs demandent pourquoi la Torah choisit précisément le Chabbath — qui est l’une des Mitsvot les plus fondamentales — pour nous délivrer cet enseignement. Rav Ya’akov Kamenetsky propose une autre interprétation quant à la juxtaposition de ces deux Mitsvot. On pourra, à travers cet éclaircissement comprendre pourquoi le verset choisit la Mitsva du Chabbath pour nous apprendre que le respect dû aux parents ne passe pas avant l’observance des autres Mitsvot. Descendant du singe ou d’Adam Harichon ? Quand il eut atteint un âge avancé, Rav Kamenetsky voyagea en avion avec l’un de ses petits-enfants. Il était assis à côté d’un
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professeur israélien à la retraite. Ce dernier, qui n’était guère pratiquant, remarqua à quel point le petit-fils du Rav le vénérait et se montrait à ses petits soins. Il avoua au Rav que ses petits-enfants ne lui témoignaient pas le même respect et demanda au Rav quelle était la raison de cette différence.
est intrinsèquement lié à celui du respect des parents. Celui qui honore ses parents montre son lien avec les générations antérieures et donc sa croyance en la création du monde et il pourra respecter également le Chabbath qui représente la commémoration suprême de la Création.
Le Rav lui répondit que selon le mode de pensée laïque, l’homme descend du singe. Chaque génération s’éloigne un peu plus de l’aspect et des caractéristiques de cet animal. Il est donc logique que les enfants soient plus évolués que leurs prédécesseurs et ils n’ont donc aucune raison d’honorer les personnes âgées. À la limite, cela devrait être l’inverse – les plus vieux devraient honorer les "plus avancés". Voilà pourquoi les petits-enfants de ce professeur ne lui accordaient aucun honneur.
Ainsi, la Torah mentionne précisément le Chabbath, parce que le message qu’il véhicule est intrinsèquement lié à celui du respect des parents. Celui qui honore ses parents montre son lien avec les générations antérieures et donc sa croyance en la création du monde et il pourra respecter également le Chabbath qui représente la commémoration suprême de la Création.
En revanche, selon la conception de la Torah, plus on remonte dans l’histoire, plus on se rapproche de la Création et d’Adam Harichon. Il était le plus saint des hommes, puisqu’il fut créé par Hachem. Chaque génération qui suit s’éloigne donc de la Création. Donc plus on avance, plus on considère la génération précédente supérieure. C’est la raison pour laquelle, expliqua Rav Kamenetsky, ses petitsenfants le respectaient tant.
Cette façon de considérer les personnes âgées et, plus généralement, le passé est très contrastée avec la perception laïque du monde. Celle-ci met l’accent sur le progrès, ce qui implique souvent une dépréciation du patrimoine culturel. La Torah quant à elle insiste sur l’adhésion aux valeurs transmises depuis le Don de la Torah. Elle aborde les changements du monde moderne en fonction de ces valeurs et non l’inverse.
Honorer le Chabbath, honorer ses parents
Ainsi, bien qu’il y ait souvent eu de nouvelles approches et des mouvements "innovateurs" dans l’histoire de notre peuple, ils restèrent toujours dans le contexte des valeurs du Don de la Torah.
Ceci élucidé, Rav Kamenetsky expliqua le rapprochement des deux Mitsvot énoncées – le respect des parents et le Chabbath. Chabbath témoigne de notre croyance en la création du monde par Hachem en 6 jours et en Son "repos" le septième jour. Une fois que l’on reconnaît cette vérité, on en viendra automatiquement à réaliser que chaque génération est plus proche de la Création que nous et est donc digne de respect. C’est le rapport entre ces deux Mitsvot – toutes deux émanent de la même conviction à propos de la création du monde par Hachem. Pourtant la Torah mentionne notamment le Chabbath, parce que le message qu’il véhicule 14
Des valeurs ancestrales
Nous avons compris que les Mitsvot du Chabbath et du respect des parents sont étroitement corrélées. Toutes deux mettent l’accent sur la création du monde ; elles nous apprennent à nous reposer le septième jour et à respecter nos anciens. Puissions-nous tous intérioriser ces leçons et observer ces deux Mitsvot de notre mieux pour ensuite renforcer notre Emouna en Hachem Qui est l’unique Créateur du monde.
Magazine I n°137 Supplément spécial Chabbath I n°137
Rav Yehonathan Gefen
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Parachat Yitro
1 TIRAGE AU SORT
QUIZZ
1 tirage au sort par mois pour gagner des super cadeaux
Chapitre 20, versets 1 à 14
•
précède la question
• La réponse est sur fond de couleur •
les indices précédés d’une bulle
•
Les remarques et commentaires sont en retrait Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera développer avec l’enfant.
AVOT OUBANIM
Yitro - n°59
Les enfants, la Paracha de Yitro contient les dix commandements. Cette semaine, nous allons donc apporter quelques éclaircissements à ce sujet.Le premier verset nous dit : “Hachem a dit toutes ces paroleslà pour dire.” Que viennent ajouter les mots “pour dire” (en hébreu “Lémor”) ? Rachi donne une explication relativement peu connue : le mot “Lémor” indique qu’après avoir entendu chaque commandement, les Bné Israël disaient un mot : après un commandement positif (une chose à faire), ils disaient “oui”, et après un commandement négatif (une chose à ne pas faire), ils disaient “non”. Par exemple, après le commandement d’honorer ses parents, ils ont dit “oui”, et après celui de ne pas tuer, ils ont dit “non”. Ils ont ainsi montré leur volonté d’accepter chacun des commandements. Dans le commandement “Tu n’auras pas d’autres dieux”, que signifient les mots “d’autres dieux” ? Existerait-il, ’Hass Véchalom, d’autres divinités ? Rachi explique que les mots “Elohim A’hérim”, que nous traduisons généralement par “d’autres dieux” ne doivent pas être traduits ainsi, mais par “des dieux que d’autres ont désignés comme tels” (mais qui, en vérité, ne sont pas des dieux).
Autre explication : les mots “Elohim A’hérim” sont à traduire par “des dieux qui sont autres”, car, lorsque leurs adeptes les sollicitent pour les sortir de tel ou tel problème, ils ne répondent pas, comme s’ils étaient devenus quelqu’un d’autre.
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Le troisième commandement nous dit : “Tu ne prononceras pas le Nom d’Hachem ton D.ieu en vain, car Hachem ne pardonnera pas à celui qui prononcera Son Nom en vain.” Le mot “Lachav” (“en vain”) est énoncé deux fois. Pourquoi ? Rachi explique que chacun des “Lachav” indique ici une manière de transgresser cet interdit. L’un indique l’interdiction de jurer sur le Nom d’Hachem pour rien (exemple : pour dire que du bois est du bois), et l’autre indique l’interdiction de jurer sur le Nom d’Hachem pour mentir (exemple : pour dire que de la pierre est de l’or).
Chacun des dix commandements contient de nombreux enseignements, et pourrait donc être étudié de manière beaucoup plus approfondie. Le huitième des dix commandements est : “Tu ne voleras pas”. De nombreuses
personnes pensent qu’il concerne le vol d’argent, mais, en vérité, il concerne le vol de personnes (le kidnapping). Le vol d’argent est aussi interdit, mais cette interdiction est énoncée dans la Parachat Michpatim. Dans les dix commandements, l’interdiction de voler concerne le fait de voler une personne (la plupart du temps, pour demander une rançon). Il est interdit de voler des gens ou d’en séquestrer. Dans les dix commandements, l’interdiction de voler est énoncée après celle de tuer et celle de commettre un adultère (qui sont deux interdictions pour lesquelles la personne qui les transgresse est passible de mort). C’est pourquoi, explique Rachi, l’interdiction de voler concerne ici le vol de personne (qui est aussi une transgression qui peut faire mériter la mort), et pas le vol d’argent (qui est aussi interdit, mais qui ne rend pas passible de mort la personne qui l’a fait).
Ce Chabbath, essayons, chacun à son niveau, d’étudier encore plus les dix commandements ! Choul’han ’Aroukh, chapitre 202, Halakha 15
La semaine dernière, nous avons vu que si on veut sucer une canne à sucre, on doit dire la Brakha de Chéhakol. Cette semaine, nous allons parler de la Brakha à faire si on veut “aspirer” le jus d’un fruit. Le Kaf Ha’haïm, à l’alinéa 63, rapporte le Ben Ich ’Haï, qui distingue deux situations :
Le Kaf Ha’haïm, à l’alinéa 63, rapporte le Ben Ich ’Haï, qui distingue deux situations :
seulement pour son jus, puis qu’on en rejette la matière du fruit, on fera “Ha’èts” (comme expliqué précédemment).
1. Si on met le fruit en bouche, qu’on ne le mâche pas pour le manger mais pour en avaler le jus de fruits, et qu’on recrache ensuite la matière même du fruit, on fera la Brakha du fruit (Ha’èts ou Haadama), car on a mâchonné celui-ci.
3. Si on garde le raisin à l’extérieur de la bouche et qu’on en aspire simplement le jus, on fera “Ha’èts” sur celui-ci (et pas “Chéhakol” comme pour les autres fruits), car, dans le cas du raisin, ce n’est pas comme si on aspirait simplement une transpiration de fruit.
2. Si on garde le fruit à l’extérieur de la bouche, sans le mâcher, et qu’on en aspire le jus, on fera Chéhakol sur ce dernier. Qu’en est-il du raisin ? Le Or Létsion (de Rav Bentsion Abba-Chaoul) distingue trois situations : 1. Si on presse les raisins dans un verre et qu’on boit le jus obtenu, on fera “Boré Péri Haguéfène”, car nos Sages ont considéré que le jus de raisin n’est pas une transpiration du fruit, mais, au contraire, une élévation de celui-ci, puisqu’on peut même le transformer en vin. 2. Si on introduit le raisin en bouche, qu’on le mâche 16AVOT OUBANIM
On n’ira pas jusqu’à faire “Boré Péri Haguéfène”, car cette Brakha ne se dit sur le jus de raisin que si celui-ci a été récolté dans un récipient tel qu’un verre. Qu’en est-il des chewing-gums ? Rav Elyashiv rapporte au nom de Rav Bentsion AbbaChaoul que, bien qu’on n’avale pas un chewing-gum, on dit quand même une Brakha dessus, car lorsqu’on commence à mastiquer un chewing-gum, on ressent une douceur (provenant de la “transpiration” du chewing-gum, c’est-àdire du sucre ou des autres ingrédients qu’il contient), et, pour cette sensation, on dit la Brakha de “Chéhakol”.
Yitro - n°59Supplément spécial Chabbath I n°137
4 Février - 22 Chevat 5781
Les enfants, cette semaine, nous allons lire les dix commandements. L’un d’entre eux est la Mitsva de respecter ses parents. Voici une belle histoire à ce sujet : A l’époque de la Shoah, lorsque la guerre venait de commencer, vivait en Allemagne un pédiatre mondialement connu : le docteur Frankel. Sa réputation était telle qu’il possédait un passeport international, qui lui permettait de voyager librement d’un pays à l’autre. Ce passeport était approuvé par toutes les autorités. Par conséquent, même les nazis ne pouvaient pas l’empêcher de quitter l’Allemagne s’il le voulait. Lorsqu’Hitler est monté au pouvoir, tous les Juifs qui pouvaient quitter l’Allemagne le faisaient. Le docteur Frankel n’était pas aussi paniqué que les autres juifs, car son passeport lui permettait de voyager autant qu’il le voulait. A un moment, il s’est demandé s’il allait quitter l’Allemagne ou pas, car, d’un côté, les mesures des nazis devenaient de plus en plus concrètes, et les juifs semblaient réellement en danger, mais, d’un autre côté, ses parents vivaient en Allemagne ; alors comment aurait-il pu quitter ce pays et les y laisser ? Surtout qu’il leur apportait beaucoup d’aide et de soutien... La situation était telle qu’il n’avait pas auprès de qui prendre conseil... Il a donc levé ses yeux au ciel et prié Hachem, en
Lui demandant de le guider sur la bonne voie. Après quelques jours d’hésitation et une prière sincère, le docteur Frankel est allé rendre visite à ses parents. Il a vu que son père avait en main une pierre assez grande, qu’il retournait dans tous les sens. Il lui a demandé ce qu’était cette pierre, et son père lui a dit : “Il y a quelques jours, les nazis ont détruit la synagogue. Après la destruction, je suis allé sur place. J’ai choisi une des pierres qui étaient par terre, et je l’ai amenée à la maison, en me disant qu’elle serait pour moi un souvenir, et que je pourrais prier auprès d’elle, pour peut-être avoir le sentiment de prier à la synagogue...” Le docteur Frankel a tenu la pierre et, lorsqu’il l’a observée de près, il en a eu le souffle coupé : cette pierre provenait du tableau des dix commandements, et sur elle était justement écrite la Mitsva d’honorer ses parents... Il a dit à Hachem : “Hachem, j’ai compris Ta réponse. Je resterai auprès de mes parents, et je partagerai leur sort.” Le docteur Frankel est resté près de ses parents. Il les a honorés. Et d’une manière absolument miraculeuse, ses parents et lui ont été sauvés des nazis et ont survécu à la guerre.
Question Un groupe d’amis sort faire un barbecue. Ils s’installent sur une grande pelouse, et Avi, un des amis du groupe, allume le barbecue. Alors que le feu commence à prendre, une braise jaillit et tombe sur l’herbe qui s’enflamme immédiatement. Soudain, il se rend compte que, quelques mètres plus loin, est garée une voiture qui risque de prendre feu. Affolé, il se renseigne sur le nom du propriétaire et réussit à avoir son numéro de téléphone. Il l’appelle en le priant de venir urgemment déplacer Qu’en penses-tu ?
Réponse
A toi
!
sa voiture, car elle risque de prendre feu, ce à quoi le propriétaire lui répond qu’il est occupé et ne peut pas s’interrompre, et que si la voiture brûle, ce serait à ses frais, car, ajoute-t-il, Avi aurait dû faire attention. Malheureusement ils ne réussissent pas à arrêter le feu avant qu’il n’atteigne la voiture, et celle-ci est totalement brûlée. Avi prétend que, puisqu’il avait mis au courant le propriétaire et qu’il n’est pas venu, il est exempt de paiement. Guémara Baba Kama 27a “Véamar Rabba Hiniah Lo Gahelet”. ’Hidouché Harim (’Hochen Michpat) chap. 25, alinéa 1 “Omnam
Niré” jusqu’à “Mé’olam Méhané Kanal”.
La Guémara nous enseigne que, même si la victime du dommage est au courant et aurait pu l’empêcher, celui qui endommage est responsable ; il semblerait donc qu’Avi doive payer la voiture. Cependant, le ’Hidouché Harim nous apprend que : 1. Cette loi ne s’applique qu’à celui qui a intentionnellement endommagé, mais s’il l’a fait de manière involontaire, il sera exempt de payer. Et bien que, d’habitude, le fait d’endommager involontairement n’exempte pas de payer, dans notre cas, puisque la victime pouvait empêcher la perte, il sera exempt de payer. 2. La Guémara nous parle d’un cas où la braise a été posée directement sur l’habit, mais, dans un cas où la braise n’a pas été posée directement sur l’habit, mais seulement à côté, et qu’elle ne l’a brûlé qu’après, il sera exempt. D’après ces deux restrictions sur le cas cité dans la Guémara, il semblerait qu’Avi soit exempt de rembourser la voiture.
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17 4 Février - 22 Chevat 5781
Michlé, chapitre 3, verset 18
Kétouvim Hagiographes
Dans ce verset, le roi Chlomo déclare : “Elle est un arbre de vie pour ceux qui la saisissent, et celui qui la soutient est heureux.”
De qui parle Chlomo ici ? Il faut remonter au verset 13 pour comprendre qu’il parle de la sagesse contenue dans la Torah. Le Malbim explique qu’il y a deux types de comportements : celui du Tsadik et celui du Kovech. Le Tsadik a naturellement envie d’acquérir la sagesse de la Torah, et son mauvais penchant ne l’incite pas à transgresser les lois de celleci. Le Kovech tend naturellement vers le mal, mais il est Kovech son mauvais penchant (c’est-à-dire qu’il lutte pour le vaincre). La première partie du verset parle du Kovech. La sagesse de la Torah voudrait se séparer de lui, car sa nature à lui est opposée à elle. Mais le Kovech saisit cette sagesse. Il lutte intérieurement (contre son mauvais penchant) pour ne pas en être séparé. La deuxième partie du verset parle de celui dont la nature ne s’oppose pas à la sagesse de la Torah. Elle nous dit qu’il n’est pas obligé de la saisir de toutes ses forces pour l’empêcher de s’enfuir (il lui suffit de la soutenir pour qu’elle reste près de lui), et qu’il est heureux. Le Malbim explique que le roi Chlomo apporte ici un élément nouveau sur ces
deux types de personnes (le Tsadik et le Kovech) : le Kovech, qui lutte contre son mauvais penchant, est forcément heureux (le verset n’a pas besoin de nous le préciser), car Hachem le récompensera pour chacun de ses efforts. La guerre intérieure qu’il mène peut sembler épuisante, et on pourrait donc croire qu’elle raccourcirait sa vie. Mais Chlomo nous dit que le fait de s’efforcer de saisir la sagesse de la Torah rallonge la vie. Cette sagesse est un arbre de vie. La saisir, c’est comme manger de l’arbre de vie du Gan Eden, qui permettait de vivre éternellement : cela allonge la vie. Le Kovech est donc non seulement heureux, mais, en plus, il vit une longue vie, une vie presque éternelle. Le Tsadik n’a pas à lutter autant pour acquérir la sagesse de la Torah, car il est naturellement attiré vers elle. On aurait donc pu croire que son bonheur intérieur et sa récompense ne seront pas grands, mais le verset nous dit, précisément à son sujet, qu’il est heureux, qu’il éprouve, lui aussi, un bonheur intense. De plus, il vivra longtemps, car il n’a pas besoin de déployer beaucoup d’énergie dans sa lutte intérieure, qui n’est donc pas particulièrement fatigante.
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Responsable de la Publication : David Choukroun Rédaction : Rav Eliahou Uzan, Rav Elh’anan Moche Smietanski, Alexandre Rosemblum
+972 54 679 75 77
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Yitro - n°59Supplément spécial Chabbath I n°137
Retranscription : Léah Marciano
avotoubanim@torah-box.com
4 Février - 22 Chevat 5781
La clairvoyance du Rav Steinman "D’après tous les détails que vous m’en donnez, il semblerait que ce soit une affaire particulièrement bonne, mais il vaut mieux que vous vérifiiez la Cacheroute des lieux, pour vous assurer qu’on ne sert pas à ces personnes âgées de la viande non cachère. L’affaire ne vaut pas le coup si c’est le cas…"
Le Rav Israël Stein de Tel-Aviv, auteur de l’ouvrage Kaftor Vépéra’h sur la Torah, relate une extraordinaire histoire personnelle qui s’est déroulée il y a 35 ans. "On m’avait proposé de devenir associé dans une maison de retraite à Natanya", commence le Rav Stein et explique que cette maison de retraite appartenait à 5 associés. L’une de ces 5 personnes voulait quitter ce partenariat et vendre sa part. Il s’agissait d’une maison de retraite active et bien implantée, qui était bien administrée, sans ingérence particulière de la direction. L’essentiel des fonds investis avait été placé dans la construction de cette maison, mais depuis qu’elle fonctionnait de manière indépendante et ordonnée, les propriétaires gagnaient surtout de l’argent, presque sans rien faire.
L’associé qui voulait vendre sa part dans l’affaire réclamait la somme de 25.000 dollars. En revanche, les bénéfices qu’il recevait chaque mois étaient de l’ordre de 5.000 dollars. Cet investissement avait tout l’air d’être avantageux : un bénéfice mensuel fixe presque sans aucun effort ! Direction Bné-Brak Le Rav Stein participait régulièrement au cours du Rav Bentsion Felman. Cette semaine-là, à l’issue du cours, il s’adressa au Rav Felman et lui relata l’offre intéressante qui s’était présentée à lui. Le Rav Stein souhaitait connaître l’avis du Rav Felman sur cette association. "Je te conseille d’adresser cette question au Rav Steinman", répondit le Rav Felman. Dès la fin du cours, le Rav Stein se rendit donc à Bné
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Brak au 5, de la rue ‘Hazon Ich pour poser sa question. Arrivé au domicile du Rav Steinman, il se présenta et commença à exposer sa question. Après avoir entendu tous les détails de l’affaire, le Rav Steinman répondit : "D’après tous les détails que vous m’en donnez, il semblerait que ce soit une affaire particulièrement bonne, mais il vaut mieux que vous vérifiiez la Cacheroute des lieux, pour vous assurer qu’on ne sert pas à ces personnes âgées de la viande non cachère. L’affaire ne vaut pas le coup si c’est le cas." En son for intérieur, le Rav Stein s’étonna : pourquoi mangeraient-ils de la viande noncachère ? Chaque maison de retraite a un certificat de Cacheroute, car on ne peut recevoir d’autorisation pour une telle institution sans certificat de Cacheroute. Comment de la viande non Cachère pourrait-elle y entrer ? De la viande au marché de Tel-Aviv En dépit de son étonnement, il décida de vérifier les choses en profondeur. Il fixa rendezvous avec tous les associés et demanda des détails sur la gérance de la maison de retraite. Parmi les questions posées, il se renseigna sur la Cacheroute des lieux. Le directeur de la maison répondit immédiatement : "Nous sommes une maison cachère." Le Rav Stein ne se suffit pas de cette réponse et poursuivit ses questions : "Où achetez-vous la viande ?" "Au marché du Carmel", répondit le directeur. "Y a-t-il un certificat de Cacheroute à la viande du marché Carmel ?" demanda encore le Rav Stein. Le directeur se mit en colère : "Pourquoi compliquer les choses ? Nous avons une Cacheroute et c’est tout. Il est plus intéressant pour nous de nous fournir en viande là-bas car au lieu de payer la viande dix lires le kilo, nous la payons 1 lire le kilo !" Le Rav Stein trouva cela très étonnant et il décida de se retirer de l’affaire. 20 20
Capables de tuer des personnes âgées ! Une semaine s’écoula. Le Rav Stein ouvre le journal et il aperçoit en gros titre : "L’Etat d’Israël assigne une maison de retraite en justice." C’était fort étonnant. Il s’agissait de la maison de retraite en question, avec des employés dévoués et une direction en ordre. Comment étaient-ils arrivés à être assignés en justice par l’Etat d’Israël ? Le Rav Stein poursuivit sa lecture de l’article : le conseiller juridique du ministère de l’Assistance sociale, Rav Chemouël Bokovsky, assignait en justice la maison de retraite. Rav Chemouël habitait non loin du Rav Stein, et ce dernier décida de se renseigner sur cette affaire. Le jour même, il alla trouver le Rav Bokovsky. Rav Chemouël lui expliqua les tenants de l’affaire : "De ma vie, je n’aurais jamais cru que pour gagner quelques sous, des Juifs seraient capables de tuer des personnes âgées." Il poursuivit en expliquant que le ministère de l’Assistance sociale contraignait les maisons de retraite à donner aux résidents de la viande de bœuf. "Cette maison de retraite a décidé de faire des économies et au lieu d’acheter de la viande de bœuf, ils achetaient de la viande de cheval et d’âne, et la cuisinaient de façon à ce que la différence de goût ne soit pas perceptible. "La viande de cheval et celle d’âne sont pleines de toxines et entraînent la mort des personnes âgées en quelques mois !", expliqua Rav Chemouël, visiblement bouleversé. "Au même moment, relate le Rav Stein, je compris soudain les propos du Rav Steinman qui, depuis Bné Brak, avait perçu le danger et m’avait mis en garde : "Vérifie bien si on ne donne pas à ces personnes âgées de la viande non cachère." Il m’avait ainsi épargné de m’engager dans cette affaire qui avait conduit à la fermeture immédiate de la maison de retraite et à de longs procès intentés contre la direction…"
Supplément spécial Chabbath I n°137
Equipe Torah-Box
FLASH CHABBATH Hiloula du jour
HALAKHOT
1. Mettre un plat sec contenant un peu de sauce sur la plata pendant Chabbath, permis ?
Le jeudi 22 Chevat (04/02/21) tombera
>
Oui, à condition que le plat ait été entièrement cuit avant Chabbath. On peut donc mettre sur la plata pendant Chabbath de la viande même accompagnée d’un peu de sauce, car celle-ci est négligeable par rapport à la viande (Choul’han ‘Aroukh 318, 4). 2. Mes parents me téléphonent, suis-je obligé de répondre ?
> Oui, le contraire est un interdit grave de la Torah et un manque de savoir-vivre. Même en réunion importante, il faut répondre, s’excuser avec délicatesse de ne pouvoir discuter puis les rappeler au premier moment disponible (Vayevarèkh David, chap. 67). 3. Etudier la Torah sur son lit, permis ?
> Oui, à condition de porter au moins un pantalon et un tricot. Ce sera interdit si l’on porte une djellaba sans sous-vêtements, car il faut une séparation entre le haut et le bas du corps (Choul’han ‘Aroukh 74, 75).
la Hiloula de Rabbi Ména’hem
Mendel
de Kotzk. Grand maître ‘hassidique XIX
ème
polonais
du
siècle, il enseigna à ses
disciples le caractère fondamental de la recherche de la vérité, du Emet, à travers l’étude intensive de la Torah et du Talmud. Il écrivit d’ailleurs deux ouvrages phares à ce sujet, le Séfer ‘Amoud Haémet, (Le livre du pilier de la vérité), et le Séfer Emet Véémouna, (Le livre de la vérité et de la foi). N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous !
Une perle sur la Paracha La Parachat Yitro que nous lisons ce Chabbath comporte la sublime Révélation ainsi que les Dix
Les lois du langage Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne qu’il est interdit de vanter l’hospitalité ou la générosité d’une personne en public. En effet, des individus peu scrupuleux mis au fait de ces informations pourraient abuser de sa gentillesse. Cet interdit concerne également tout éloge qui risquerait de causer du tort à la personne qui est mise en valeur. 22
Magazine I n°137
commandements édictés au mont Sinaï. ″Honore ton père et ta mère″, nous enjoint Hachem dans Chémot 20, 12. Or les dernières lettres de ce groupe de mots ont pour valeur numérique 424, chiffre qui correspond également à l’expression Machia’h Ben David. En effet, c’est par le mérite de la Mitsva d’honorer
nos
parents
que
nous
hâterons l’avènement du Machia’h !
Sé’oudat Yitro – la fête des garçons ! Il existe une coutume juive pensée par tous comme tunisienne et constantinoise de célébrer la fête des garçons, le jeudi soir de la semaine de la Parachat Yitro. Au menu : poulet ou coquelet rôti, bouillon de poule pour certains, pâtisseries et pièce montée etc. Mais connaissons-nous réellement l’origine de cette célébration et n’est-elle propre qu’aux seuls juifs d’une région géographique en particulier ? Afin de répondre à ces questions, voyons ensemble quelques points importants constituant l’historique de cette coutume. L’origine la plus connue de cet usage est l’histoire d’une grave épidémie de jaunisse ayant sévi en Tunisie et à ses frontières au début du XIXème siècle, qui aurait infecté les petits garçons en mettant leurs jours en danger. Rabbi Its’hak ‘Haï Taïeb Lo Met (1743-1837), pour contrecarrer la pandémie, demanda de faire boire aux enfants du bouillon de pigeons et de placer un pigeon vivant sur le ventre des enfants malades. Par ce dernier procédé, la jaunisse fut transmise du foie des enfants vers celui des pigeons qui moururent à la place des chérubins. La contagion aurait été éradiquée la veille de Chabbath Yitro… Depuis, chaque année, en signe de reconnaissance, les juifs de Tunisie et certains Constantinois ont pour coutume de célébrer ce miracle en dressant une belle table en vue d’une repas de remerciement. Cependant, aucune trace écrite de cette histoire n’a été rapportée par les Rabbanim de l’époque. Cela dit, selon les historiens, il subsisterait plusieurs traces de l’existence d’épidémies de diphtérie avec croup et jaunisse durant cette période, mais sans en faire le détail exact.
La symbolique autour du repas 1. Dégustation de bouillon ou rôti de volaille : en souvenir de l’épisode de la manne et des oiseaux venus en picorer, ainsi que du traitement mis en place par Rabbi Its’hak ‘Haï Taïeb Lo Met contre la pandémie. 2. Il est notoire que la Minina ou Méguina ainsi que les yoyos et pâtisseries, dégustés à toutes les occasions chez les juifs d’Afrique du Nord, sont préparés en souvenir du sacrifice Min’ha fait en signe de remerciement à l’Eternel. Une offrande composée de farine, d’huile et d’œufs constituait ainsi une omelette ou une pâtisserie frite menée à l’Autel des sacrifices au Temple. 3. La pièce montée en souvenir du mont Sinaï fleuri où coulait le lait et le miel au moment du don de la Torah. Une pièce montée souvent garnie de fleurs en pâte d’amande, avec des choux fourrés à la crème représentant le lait (vu qu’il serait difficile de consommer des produits lactés avec de la volaille) et caramélisés en souvenir du miel. 4. Les tables sont souvent ornées de petits ustensiles dorés et d’étoffes de couleurs pourpre, bleu ciel, doré, en souvenir des tentures et des ustensiles utilisés au Beth Hamikdach (Temple) ainsi que des vêtements du Kohen Gadol. Ainsi, en ce jour, tunisien ou non, il sera bon de considérer nos garçons comme de véritables rois autour du don de la Torah, afin de leur communiquer l’envie de l’étudier et de l’observer. Ceci préservera leur judaïsme et celui de leur descendance. Amen !
Rav ‘Haïm Ishay Magazine I n°137
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COUPLE FAMILLE ÉDUCATION FEMMES
5 choses à savoir avant d’offrir un cadeau à votre conjoint
COUPLE
Un cadeau, s’il est bien pensé, a le pouvoir de booster votre relation de couple et d’accroitre l’amour entre vous. A l’opposé, il peut parfois s’avérer inopportun et produire l’effet inverse de ce qui était escompté… Nos 5 conseils avant d’offrir un cadeau à votre chéri !
1
Comment amour ?
exprimez-vous
votre
Nous avons tous une manière différente de nous sentir aimés. Certains apprécient de recevoir des présents, d’autres aiment les marques physiques de tendresse, d’autres apprécient les petits mots laissés sur la table, etc. Or, on a généralement tendance à exprimer notre amour envers autrui conformément à notre propre manière de nous sentir aimés. Si les cadeaux vous laissent relativement indifférents, comprenez que ceux-ci peuvent constituer une marque d’amour très forte aux yeux de votre conjoint. A l’inverse, ce n’est pas parce que vous en raffolez qu’il en est de même pour monsieur. Il est probable qu’il attende de vous que vous exprimiez votre amour d’une autre manière.
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C’est l’intention qui compte.
Vous l’avez probablement entendue un nombre incalculable de fois, et pourtant, cette sentence n’a rien perdu de sa véracité ! Pour 24
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preuve ? Lorsque la Torah nous fait le récit de la construction du Michkan dans le désert (Chémot 7), elle prend la peine de détailler chacun des présents qui furent offerts par les chefs de tribus. Pourtant, si vous y regardez de plus près, un détail saute immédiatement aux yeux : tous les présents étaient identiques ! Et le Midrach (Bamidbar Rabba 13,14) d’expliquer : les présents étaient certes identiques d’un point de vue matériel, mais ils étaient profondément différents de par leur essence. Car chacun d’eux avait été offert avec une intention bien spécifique, qui différait sensiblement d’un chef de tribu à l’autre. Ainsi, avant d’offrir un cadeau quel qu’il soit, rappelez-vous que c’est la force de votre intention qui sera ressentie par l’autre, au-delà de la valeur matérielle de l’objet.
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Donnez-vous recevoir !
la
permission
de
Certes, le roi Salomon enseigne dans ses Proverbes (15,27) : "Celui qui répugne aux
présents vivra", mais cela ne veut pas pour autant dire qu’il faille être insensible aux tentatives de votre conjoint de vous réjouir et de vous prouver son amour ! Souvenezvous : le plaisir d’offrir est parfois (souvent !) supérieur à celui de recevoir. Acceptez de bon cœur les cadeaux de votre chéri quelle que soit leur nature, leur valeur et vos préférences personnelles !
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Cultivez la gratitude.
Le Talmud dans ‘Avoda Zara (5a) rapporte un épisode chargé d’enseignements au sujet de l’ingratitude, qui eut lieu immédiatement après le Don de la Torah au mont Sinaï. En effet, il est rapporté que Moché Rabbénou admonesta alors le peuple juif pour ne pas avoir prié D.ieu de maintenir le haut niveau spirituel auquel il avait accédé lors la Révélation. Et les commentateurs d’expliquer que si les Juifs n’avaient pas prié dans ce sens, c’était par manque de gratitude ! En effet, expliquent-ils (cf. Tossefot), les Juifs craignaient, s’ils se voyaient accorder ce cadeau spirituel, d’en être par la suite redevables à Hachem ! Ils étaient prêts à perdre un présent d’une telle valeur, pourvu de ne rien Lui devoir en retour… Réfléchissons-y : ne nous arrive-t-il pas à nous aussi de tenir de tels "comptes" ? Assainissons notre relation de couple en cultivant la gratitude et la sincérité, et abandonnons ces calculs qui n’ont aucune influence bénéfique.
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Personnalisez votre cadeau !
J’ai une fois travaillé avec un couple qui avait de bien singulières manières de communiquer… En effet, lors de nos rencontres hebdomadaires, j’appris que, suite à des difficultés, ce couple avait vécu plusieurs années séparé. Or, durant toutes ces années, le mari avait continué d’avoir des sentiments pour sa femme et il avait eu l’idée originale de lui envoyer régulièrement en présent des livres, qu’il déposait furtivement devant la porte de leur ex-domicile conjugal. Le mari n’ayant pas pris la peine d’écrire le moindre mot, la femme
ignora un certain temps l’expéditeur de ces étranges colis… Jusqu’à ce qu’elle finisse par le découvrir ; bien que touchée par le geste de son ex-mari, elle s’interrogea quant au fait qu’il n’ait pas pris le temps de lui écrire un petit mot ni même son nom, ce qui la plongea dans la plus grande perplexité. Elle avait le sentiment qu’un paquet était simplement déposé devant sa porte par le facteur sur une base régulière… C’est pourquoi, le Talmud dans Bétsa (16a) rapporte que lorsque D.ieu souhaita offrir le Chabbath au peuple juif, Il annonça au préalable Son intention par l’intermédiaire de Moché Rabbénou. Nous apprenons de là qu’une petite note personnalisée, qui exprime le fond de votre pensée et vos sentiments à l’égard de votre conjoint, est toujours la bienvenue ! Elle décuplera sans nul doute l’impact de votre geste.
Equipe Torah-Box
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Pose ta question, un rabbin répond !
Préparer du taboulé Chabbath Je voudrais savoir s’il est permis de préparer du taboulé pendant Chabbath. Je précise que la semoule va cuire grâce à l’assaisonnement présent dans les concombrestomates. Réponse de Rav Gabriel Dayan Vous utilisez de la semoule à l’état brut (non consommable) et au contact des liquides (huile, vinaigre, etc.) froids de l’assaisonnement des légumes du taboulé, elle deviendra consommable. Ce sujet fait l’objet d’une grande discussion parmi les décisionnaires. Vous êtes libre d’agir comme bon vous semble (Ben Ich ‘Haï, année II, Parachat Yitro, 16 ; ‘Hayé Adam, 20, 6 ; Yalkout Yossef - Chabbath, vol. 3, p. 494, note 6 [à propos du trempage d’abricots très secs dans de l’eau froide] ; Piské Techouvot [nouv. éd.- 5775], 318, 35, 319 ; Yalkout Yossef - Chabbath [nouv. éd. – 5771], vol. 1, p. 805-809 ; Levouch Mordékhaï [Rav Mordekhaï Leïb Vinkler], 276 ; Biour Halakha, passage Véhada‘ha sur Choul’han ‘Aroukh, 318, 4, ‘Arokh Hachoul’han 318, 29).
Un excellent dessert de Chabbat : le manger le soir ou le midi ? Si nous avons acheté une superbe glace ou un autre beau dessert en l’honneur du Chabbath et qu’il n’y en a pas assez pour en manger à la fois vendredi soir et samedi midi, y-a-t il un intérêt de la réserver pour le repas du vendredi soir ou du Chabbath midi ou c’est la même importance ? Réponse de Binyamin Benhamou 1. L’honneur dû au jour du Chabbath est plus grand en journée qu’en soirée (vendredi soir), même dans le choix des vêtements d’ailleurs. On gardera donc la belle glace ou le mets spécial pour le deuxième repas de Chabbath, en journée (Choul’han Aroukh 271-3). 2. D’ailleurs, toutes les familles du monde respectent cette Halakha lorsqu’ils réservent leur ‘Hamin (dafina, pkaïla, tcholent,...), ce bon ragoût qu’on mijote de longues heures... pour le second de repas de Chabbath, en journée, car c’est un moment plus important que la veille (‘Hout Chani 4, 165, 17). 3. La raison pour laquelle l’honneur du Chabbath en journée est plus grand que la nuit est qu’il y a plus de repas de Chabbath en journée (deux) qu’en soirée (un) (‘Aroukh Hachoul’han 289,2). De plus, la sainteté du Chabbath dans le Temple était surtout reconnaissable de jour car on y offrait le sacrifice du Moussaf alors que de nuit, aucun service n’était fait, ainsi nos Sages ont décidé d’accorder plus d’honneur à la journée qu’à la nuit du Chabbath (Zohar Hakadoch, Yitro, p.88). Tout ceci est consigné dans le livre Halikhot Chabbath p.25, du Rav Ofir Malka.
Prénom "Ouriel" pour un bébé Quelle est l’origine et la signification du prénom Ouriel ? Est-ce un prénom qu’il est déconseillé de donner ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Ouriel est le prénom de l’un des anges célestes. Ouriel vient de Or et El. Or = lumière. El = un des noms d’Hachem (Véyikaré Chémo Béisraël p. 161). Il est absolument possible d’attribuer ce prénom à un garçon (Chémot Baarets, p. 39). 26
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Je ne peux pas porter ma Kippa au travail, démissionner ? Sommes-nous obligés de quitter notre travail si nous n’avons pas la possibilité de porter la Kippa ou existe-t-il un passage qui dit que cela est autorisé car nous n’avons pas le choix ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Rav Moché Feinstein a tranché la question : on ne démissionne pas lorsqu’il n’est pas possible de porter une Kippa (Iguerot Moché, Ora’h ‘Haïm, vol. 4, 2 ; ‘Hochen Michpat, vol. 1, 93 ; Yoré Déa vol. 4, 11, 3). Quelques détails à connaître dans une telle situation : 1. Pour réciter les différentes Brakhot et les prières, il est obligatoire d’avoir la tête couverte. 2. Il va sans dire qu’en quittant le lieu du travail, il faudra se couvrir la tête. 3. Il va sans dire que, si cela est possible, il faudra porter un postiche (faux cheveux) (à ce sujet, voir aussi Béèr Moché, vol. 8, 40).
Les chocolats avec ou sans le "Badats" sont-ils les mêmes ? En Israël, certains chocolats portant la Hachga’ha "Badats Ha’éda Ha’harédit" existent aussi sans cette Hachga’ha. Sont-ils exactement les mêmes, auquel cas peut-on pourrait consommer ceux sans la Hachga’ha, ou y a-t-il un changement dans la composition ? Réponse de Dan Cohen Lorsqu’un même produit a parfois un tampon de Cacheroute et parfois pas, c’est que le produit est présumé non-Cachère sans tampon (il peut y avoir des exceptions, mais c’est la règle générale). En l’occurrence, si vous parlez de produits israéliens, avec parfois un tampon Badats et parfois pas, le produit est bien sûr autorisé. Vous n’avez peut-être pas le tampon du Badats, mais vous avez forcément un tampon de la Rabbanoute. Par contre, les critères de Cacheroute ne sont pas forcément les mêmes pour ces deux produits. Par exemple, la Rabbanoute autorise la poudre de lait non-surveillé, pas le Badats. Les deux produits ne proviennent pas forcément de la même usine, et même lorsqu’ils proviennent de la même usine, il peut y avoir des productions Laméhadrine (à la poudre de lait surveillé) et des productions avec du lait en poudre non-surveillé. En résumé : avec un tampon Badats et sans tampon Badats, vous n’avez généralement pas le même produit en face de vous, ni le même niveau d’exigence en Cacheroute.
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A'HAT CHAALTI Qui doit payer les frais de déplacement ? Réouven marchait tranquillement dans la rue lorsqu’il aperçut une importante fumée se dégageant du balcon de l’un des appartements, situé à un étage élevé. La fumée semblait devenir de plus en plus dense et Réouven distingua même, au cœur de l’épais nuage, une forme agitant la main en signe de détresse et d’appel au secours… Réouven s’empressa d’appeler les pompiers, qui arrivèrent sur les lieux en quelques instants seulement, pour constater finalement qu’il n’y avait là aucun incendie… Que s’étaitil passé ? L’homme, sur son balcon à l’étage supérieur, faisait des grillades sur des charbons ardents et, s’il avait effectivement agité la main, c’était pour attiser les flammes de son barbecue… A présent, les pompiers réclament une indemnisation et le débat entre Réouven et le propriétaire de l’appartement est animé : qui donc doit payer ces frais aux pompiers ? Le propriétaire argue : "Pourquoi donc vous êtes-vous empressé d’alerter les pompiers ? Avec seulement quelques instants supplémentaires de réflexion, vous auriez vite convenu qu’il ne s’agissait pas d’un incendie !" Réouven, quant à lui, s’explique : "Les pompiers ont été appelés pour votre propre sauvetage ; cette fumée tellement dense m’a paniqué et j’ai imaginé qu’en attendant davantage et en n’appelant pas immédiatement les secours, il risquait d’être trop tard…" Qui a raison ? La question suivante fut exposée au Roch (Chout 85, 2) : des hommes dépensèrent de l’argent pour les besoins médicaux d’un malade qui se trouvait
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en danger. Le malade lui-même (dont l’esprit n’était pas limpide) n’avait pas demandé cette dépense. Finalement, il mourut. Ces hommes étaient-ils en droit de se faire rembourser les dépenses avancées en ponctionnant l’argent de l’héritage ? Le Roch répondit : Ils sont autorisés à se faire rembourser les frais avancés, et les orphelins ne sont pas en mesure d’arguer qu’une telle dépense pour la guérison de leur père était inutile. Il est d’usage en effet, lorsque quelqu’un est alité et ne peut prendre soin de sa propre personne, que tous autour de lui s’activent en vue de sa guérison, même sans ordre explicite de sa part. Il s’agit là d’une situation d’urgence vitale dans le cadre de laquelle plus on fait preuve de zèle, mieux c’est. C’est pourquoi celui qui s’est investi pour trouver un moyen de guérir et de sauver le malade ne devra pas être perdant, mais se fera rembourser les frais dépensés sur l’argent du défunt. A la lumière de ces propos du Roch, si la situation dans le cadre de notre question était telle que la densité de la fumée pouvait laisser penser à un incendie, il faudrait dispenser Réouven de payer les frais de déplacement des secours, que devra par contre avancer le propriétaire. Ainsi que l’a expliqué le Roch, le malade doit payer pour les frais avancés dans son intérêt, même s’ils ne se sont finalement pas avérés utiles. Il semble cependant qu’il faille jauger la situation en demandant leur avis aux pompiers : en considérant la scène telle qu’elle se présentait, fallait-il les alerter ? En résumé, tout dépend de la situation au moment de l’alerte : s’il pouvait sembler qu’un danger était imminent, le propriétaire devra payer les frais ; dans le cas contraire, c’est Réouven qui devra s’en acquitter.
A qui donner à boire en premier ? A qui donner à boire en premier ? La Guémara rapporte (Kidouchin 31a) : Le fils d’une veuve interrogea un jour Rabbi Eliézer : "Imaginons que Papa me demande : “Donne-moi à boire !” et qu’au même moment, Maman me demande aussi : “Donne-moi à boire !” Je ne puis simultanément les satisfaire. Qui donc passe en premier ?" Rabbi Eliézer répondit : "Laisse un instant de côté l’honneur dû à ta mère et occupe-toi de l’honneur dû à ton père, car toi et ta mère devez honorer ton père [la femme devant aussi honorer son mari]." Or, il arriva qu’un enfant entende son père lui dire : "Donne d’abord à boire à Maman !" et sa mère lui demander : "Donne d’abord à boire à Papa !" L’enfant s’interrogea : "Que faire ? Qui écouter ?" Notre Maître le Rav ’Haïm Kanievsky répondit ainsi : "Le fils doit obéir à son père et donner d’abord à boire à sa mère, car “la volonté d’un
homme est ce qui représente son honneur” [et l’honneur dû au père a préséance, comme nous l’a enseigné la Guémara susmentionnée]." Nous trouvons l’origine du dicton "la volonté d’un homme est ce qui représente son honneur" dans le Talmud de Jérusalem (Péa, chap. 1, 1, rapporté dans le Tossefot sur Kidouchin 31b) : Quand Rabbi Yichmaël rentrait de la maison d’étude, sa mère lui lavait les pieds et buvait ensuite cette eau de lavage ! Lorsqu’il l’apprit, Rabbi Yichmaël ne la laissa plus agir ainsi. Que fit-elle ? Elle se rendit à la maison d’étude et se plaignit de lui aux Sages. Ces derniers dirent à Rabbi Yichmaël : "Puisque telle est sa volonté, c’est également son honneur !"
Rav Its'hak Zilberstein
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RECETTE Pitot S’il y a bien un pain qui ne manque jamais sur toute table israélienne qui se respecte, c’est la pita ! Ce pain se gonfle d’air pendant sa cuisson, ce qui le rend très léger. Et quoi de meilleur pour accompagner un succulent repas ? Un pain qui fait aussi office de pochette à sandwich !
Ingrédients Pour 12 pitot · 1 kg de farine Temps de préparation : 1h
·· 2 c. à soupe de sucre
· 2 c. à soupe de levure sèche
Temps de repos : 1h
· 1/3 verre d’huile · 1 c. a café de levure chimique · 1 c. à soupe de sel · 700 ml d’eau
Réalisation - Dans la cuve d’un robot, mettez la levure sèche, le sucre et l’eau. Remuez et laissez reposer 5 minutes. - Ajoutez l’huile et remuez. Ajoutez ensuite la levure chimique, la farine et le sel et pétrissez pendant 10 min. La pâte doit être très légère. - Huilez la pâte, couvrez le bol avec du papier film transparent et laissez reposer 1h. - Préchauffez une poêle et commencez le travail de façonnage : - Sur un plan de travail très généreusement fariné, prenez une boule de pâte, puis à l’aide d’un rouleau fariné, étalez-la le plus délicatement possible, sur 1 à 2 cm d’épaisseur.
Conseils : * Si la pita ne gonfle pas, cela pourrait indiquer que la poêle n’est pas assez chaude. * La cuisson peut prendre plus de 20 sec de chaque côté. * Si la pita a du mal à gonfler, retournezla à nouveau.
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- Déposez la pita sur la poêle très chaude et cuisez pendant 20 sec. Retournez ensuite la pita. Elle doit maintenant commencer à gonfler. Laissez cuire pendant encore 20 sec. - Répétez l’opération pour toutes les pitot. Puis laissez-les refroidir, au fur et à mesure sous un torchon humide avant de servir. Bon appétit !
Annaelle Chetrit Knafo
LE COIN SYMPATIK Deux bonnes blagues & un Rebus ! Rebus
Par Chlomo Kessous
2019 : Eviter les personnes négatives 2020 : Eviter les personnes positives 2021 : Eviter les personnes
Un homme se fait arrêter par la police : ″Votre attestation ? - La voici. - Donc comme ça, vous allez rendre visite à votre grand-mère… Mais d’après son n° d’identité, elle est décédée ! - Et voilà, si vous ne m’aviez pas arrêté, je serais arrivé à temps !″
Honore tes élèves comme toi-même, ton ami comme tes maîtres, eux comme Hachem.
Editions Prions pour la guérison complète de Isabelle Reina bat Solange
Raphael ben Sara Aicha Veronique
Aurore Julia Sim'ha bat Miriam
Yaakov ben Esther
Liron 'Haim Meir ben Yael 'Haya Berakha
Jeannine bat Caroline
Yvette Simha bat Rachel
David Elie Barouh ben Mihal Marcelle
Sasson ben Esther
Vanessa Yael bat Sarah
Sultana bat Zouina
Yvette Simha bat Rachel
Talia Simha bat Esther
Chochana bat Rivka
Élie ben Shoshana
présente
CHOUL'HAN 'AROUKH DU RAV 'OVADIA - TOME 2
Ce deuxième tome compilé par le Rav Refael ‘Haïm Ifergan, traite des Bénédictions sur les Aliments, Bénédictions autres diverses, de la Prière de Min'ha et 'Arvit, du Chéma au coucher, des Préparatifs du 24€ Chabbath, les Bougies de Chabbath, la Plata de Chabbath, Les Prières du Chabbath, la Veille de Chabbath, Amira Légoy, Lois du Mouktsé,... . Cet ouvrage rigoureusement rédigé et sourcé, apporte réponse à toutes les questions qu’un Juif se pose au quotidien.
Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom
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Torah-Box fait aujourd’hui appel à vous pour soutenir régulièrement les familles israéliennes meurtries par le terrorisme. Jusqu’ici, Torah-Box et nos généreux donateurs ont fait tout leur possible pour soutenir ces familles endeuillées et leur apporter la joie lors des fêtes. Mais en échangeant avec ces familles, nous avons réalisé qu’ils ont surtout besoin d’une aide financière régulière ! En effet, quand le papa d’une famille nombreuse est assassiné dans la fleur de l’âge, c’est toute la famille qui est durablement touchée et il est difficile de subvenir à tous les besoins. Aujourd’hui, nous faisons appel à vous pour aider les familles israéliennes victimes du terrorisme avec un revenu de complément régulier, une petite pension pour les aider à faire face au quotidien dans la dignité. Pour que ce nouveau projet de bonté désintéressée puisse éclore, nous avons besoin de la contribution de chacune et chacun d’entre vous. Hachem Se montre très exigeant quant à la dignité des veuves et des orphelins du peuple juif. Nous avons ici l’occasion unique d’accomplir la volonté d’Hachem en soutenant ces familles de façon directe et concrète.
Perle de la semaine par
"Se précipiter, c'est comme envoyer des livres neufs à la Gueniza, le cimetière des livres saints usagés..." (Rav Sim’ha Zissel - Saba de Kelm)