WASHINGTON
ZERIZOUT ADELSON
TOU BICHVAT
DELIVEROO
KADDICH
STOUDEMIRE
SYRIE
BRAKHOT
TALITH
M A G A Z I N E
Lac Ram et mont 'Hermon enneigé
n°135 I 20 Janvier 2021 I 7 Chevat 5781 I Bo
Covid-19 : 9000 nouveaux contaminés par jour en Israël > p.6
Kiddouch Hachem, LA Mitsva de notre génération
Tou Bichevat : où sont nos racines ?
> p.22
> p.24
CALENDRIER DE LA SEMAINE 20 au 26 Janvier 2021 Mercredi 20 Janvier 7 Chevat
Jeudi 21 Janvier 8 Chevat
Vendredi 22 Janvier 9 Chevat
Samedi 23 Janvier 10 Chevat
Jeudi 21 Janvier Daf Hayomi Pessa'him 60
Rav Makhlouf Abi'hssira
Michna Yomit Ohalot 10-5
Vendredi 22 Janvier Rav Réfaël Yichaya Azoulay
Limoud au féminin n°102
Samedi 23 Janvier Rav Chalom Char'abi Rav Ra'hamim 'Haï 'Houita Hacohen Rav Yossef Its'hak Schneerson
Daf Hayomi Pessa'him 61 Michna Yomit Ohalot 10-7 Limoud au féminin n°103
Daf Hayomi Pessa'him 62 Michna Yomit Ohalot 11-2 Limoud au féminin n°104
Parachat Bo Daf Hayomi Pessa'him 63 Michna Yomit Ohalot 11-4 Limoud au féminin n°105
Rav Chalom Char'abi
Horaires du Chabbath Dimanche 24 Janvier 11 Chevat
Lundi 25 Janvier 12 Chevat
Mardi 26 Janvier 13 Chevat
Daf Hayomi Pessa'him 64 Paris
Lyon
Marseille
Strasbourg
Entrée
17:14
17:14
17:19
16:53
Sortie
18:26
18:22
18:25
18:05
Michna Yomit Ohalot 11-6 Limoud au féminin n°106
Zmanim du 23 Janvier
Daf Hayomi Pessa'him 65 Michna Yomit Ohalot 11-8 Limoud au féminin n°107
Daf Hayomi Pessa'him 66 Michna Yomit Ohalot 12-1 Limoud au féminin n°108
Paris
Lyon
Marseille
Strasbourg
Nets
08:32
08:12
08:03
08:09
Fin du Chéma (2)
10:47
10:32
10:26
10:25
'Hatsot
13:03
12:53
12:50
12:41
Chkia
17:34
17:33
17:38
17:13
Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, Rabbi Efrem Goldberg, Jérôme Touboul, Rav Erez ‘Hazani, Myriam H., Rav Gabriel Dayan, Rav Avraham Garcia, Binyamin Benhamou, Rav David Cohen, Rav Its'hak Zilberstein, Annaëlle Chetrit Knafo - Mise en page : Dafna Uzan - Secrétariat : 01.80.20.5000 Publicité : Yann Schnitzler (yann@torah-box.com / 04 86 11 93 97) Distribution : diffusion@torah-box.com
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L'ÉDITO DE LA SEMAINE par Le diplôme de D.ieu Le Rav L’être humain Israël se distingue Salanter des se trouva un jour chez Juif autres créatures par laun parole très éloigné du et (cf. Béréchit 2, 7judaïsme Onkelos). essaya rapprocher Celle-ci de est l’en l’expression de en lui rapportantetlesdemiracles de laelle sortie son intelligence sa pensée, lui d’Egypte. dernier rétorqua ”Si D.ieu permet de Ce communiquer avec son: prochain, existe, qu’Il ses accomplisse des de formuler sentiments,maintenant de commercer. miracles etqui j’enaserai convaincu, car tous Cet "outil" été donné à l’homme estces en faits datent d’untranchant : passé bienon lointain. Qui me réalité à double peut l’utiliser prouve qu’ils pour faire dusont bienvéridiques ?” autour de soi (consoler Les yeux de Rav Salanter posèrent les endeuillés, encourager ceuxsequi en ont alors sur un cadre au mur du besoin, enseigner la accroché Sagesse, transmettre salon de cet homme : c’était unmais diplôme de nos messages à nos enfants…), par des premiervexants, prix de violon accordé par le grand propos humiliants, le mensonge et conservatoire la ville à sa fille. Le père la calomnie, onde peut également causer des fier s’empressa de louer ses talents mais dommages irréversibles. C’est pourquoi Rav Salanter émit un doute sur dons la Torah, à plusieurs reprises, nousles met en musicaux de ces l’adolescente et se luifont demanda garde contre interdits qui par la de bien vouloir jouer un morceau devant lui parole. afinRav de s’en convaincre. La ajeune musicienne Le Israël Méir Kagan révolutionné le fut vexée de ses propos et dit à père : monde juif il y a plus d’une centaineson d’années “Dois-je jouer pour avec sonvenir fameux livre chaque "’Hafetspersonne ‘Haïm" qui douterait de mes capacités ? Je dispose (qui d’ailleurs est devenu son éponyme), d’un diplômeles qui lois prouve concernant sur ma la virtuosité !”, médisance. et Il père acquiesça. yson relevait qu’on pouvait transgresser 17 Le Rav Salanter négatifs lui dit alors : “Voilà la commandements et 14 positifs réponse à votre question : D.ieu a prouvé avec une seule phrase malveillante. Depuis, une la fois pour toutes dans l’Histoire, lorspris de par lecture de ce livre, les gens ont la sortie d’Egypte, que c’est Lui le Créateur. conscience de l’importance de la parole et C’est Son “diplôme” certifié, tout celui qui s’efforcent de respecter ceset lois. doute de Son pouvoir n’a qu’à se pencher Beaucoup de Rabbanim encouragent l’étude sur ces évènements relatés dans la Torah, journalière du "’Hafets ‘Haïm" ; ces lois sont fidèlement transmise de génération en approfondies dans les maisons d’étude génération, afin d’en être convaincu.” (Beth Hamidrach), certains les étudient en La Emouna du peuple d’Israël est entretenue ‘Havrouta (binome) par téléphone, chaque par le souvenir des miracles de la sortie année sont organisées des soirées pour d’Egypte. Nous les mentionnons tous les grand public au cours desquelles on éveille jours et consacrons toute une semaine l’assistance à se renforcer dans ce domaine, dans l’année (Pessa’h) pour marquer les particulièrement à l’approche de Tich’a événements incroyables dont furent Béav. On sait en effet que le second Temple témoins nos ancêtres afin d’affermir notre fut détruit à cause de la haine gratuite, dont foi en un D.ieu unique. Grâce à ces Mitsvot, l’une des expressions est le Lachon Hara’ (la le peuple hébreu a traversé l’Histoire et ses médisance). défis en conservant son patrimoine, sans se Un autre moyenpar nous permettantvents de laisser influencer les différents contrôler ce qui sort de notre bouche, d’hérésie qui parcourent le monde. est le Ta’anit Dibour, le jeûne de la parole. Il y a lieu tout de même de s’interroger Lorsqu’on passe toute une journée à sur la nécessité de tous ces miracles : les s’abstenir totalement de parler, on réalise à merveilles de la création du monde ne sont-
quel même s’en rendre compte, elles point, pas lasans preuve flagrante de l’existence ild’un est créateur facile de lancer une plaisanterie ? Toutes les découvertes scientifiques viennent s’associer pour vexante, de raconter un "petit" Lachon Hara’ démontrer la présence d’und’un esprit créatif ou se moquer d’un défaut confrère. de self-control génie qui a que pensé à impose des milliards de Ce nous le Ta’anit petits détails la vie Dibour nous convergents permet de permettant réfléchir avant sur notrela planète. Pour l’image d’ouvrir bouche et de reprendre s’assurer qu’il ne du ‘Hovot Halévavot, il est impensable de s’agit pas de paroles désobligeantes. concevoir qu’unest magnifique soitsur le Il est vrai qu’il difficile depoème prendre fruit d’un geste maladroit de son auteur qui soi un tel engagement à titre individuel, aurait renversé l’encre une feuille ! surtout quanddeon se sur trouve dans un Les miracles de la sortie d’Egypte auront entourage professionnel qui ne nous le en fait pas. deux impacts principaux : tout permet d’abord, nous sommes tellement habitués C’est pourquoi beaucoup de communautés au fonctionnement naturel de la vie, que l’on organisent un jeune de la parole collectif, ne prend pas conscience de ses merveilles. à la synagogue ou dans une salle de fête, Comme cette histoire d’un peintre génial avec au programme des cours de Torah qui avait dessiné le magnifique tableau d’un de différents intervenants, la lecture cheval grandeur nature, l’avait placé sur un du livre des Téhilim, le tout dans une lieu public et s’étonnait que les passants n’y ambiance conviviale, repas et boissons prêtent même pas attention. Jusqu’au jour assurés. L’un des pionniers de ces réunions où un ami lui conseilla de couper le tableau communautaires fut le grand rabbin Yossef en deux et de séparer les deux parties d’un Sitruk quand il était encore à Marseille et petit espace, afin que les gens comprennent depuis, l’initiative s’est dessin étendue un d’un peu qu’il s’agissait bien d’un et non partout. vrai cheval. On l’habitude de choisir unles deslois jours De amême, en bouleversant de de la Chovavim (semaines la évidence Parachat nature, l’Eternel a puséparant mettre en Chemot dece celle Michpatim) on de a une que tout quideexiste est lecar fruit Sa tradition du grand kabbaliste le Arizal selon création et non du hasard. laquelle ces jours sontvient opportuns à réparer La deuxième raison nous apprendre les fautes de l’attribut du Yessod – c’estque D.ieu n’a pas créé un monde fabuleux et à-dire ce qui un rapport avec la semence bien programmé, puis S’en serait détaché. Il masculine or leleTa’anit équivaut à est présent– tout tempsDibour dans Sa création 84 jeûnes de lacontinuellement. nourriture ! et intervient Il n’est pas En France, propicecarestHachem dimanche évident de le Le jour percevoir Se puisque tout le monde esteten congé “cache” derrière la nature celui qui et ne on Le fait d’une pas pierre 3 de coups : tout d’abord recherche risque ne pas le percevoir, voire même la nier de Sa présence. C’est on accomplit Mitsva en soi du jeûne de pourquoi fois dans Il a dévoilé la parole,une d’autre partl’Histoire, on transforme le Son omniprésence Son en omnipotence dimanche, jour triste et et oisif, un moment: c’est Son “diplôme”, référence unique jusqu’à d’élévation. De plus, on se déconnecte de fin des temps.au portable, chose difficile à la dépendance réaliser dans Profitons de un la contexte lecture normal. de ces Parachiot pour renforcer notre Emouna, car etonvous en Faites l’expérience du Ta’anit Dibour a tant besoin, danslecette période attendrez avec surtout impatience rendez-vous d’incertitude. de l’année prochaine ! Ein ‘Od Milvado ! La Rédaction Torah-Box Magazine Rav Daniel Scemama Magazine I n°135
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ACTUALITÉ Stoudemire en retard sur l'actu sport pour cause de... prière en Minyan ! La star du basket Amar'e Stoudemire -
Covid-19, chiffres en hausse ; Pr Na'hman Ach : "Pas le choix, il faut prolonger le confinement d'une semaine"
devenu depuis l'été dernier Yéhochafat Stoudemire - a été le dernier averti mercredi dernier du transfert-phare de la saison au sein de sa propre équipe. Alors que le meilleur marqueur de la NBA ces trois dernières saisons James Harden annonçait quitter les Houston Rockets pour rejoindre les Brooklyn Nets -
dont Stoudemire est
l'entraineur-adjoint - ce dernier était à la synagogue pour l'office de Min'ha et avait, comme à son habitude et ainsi que l'exige la loi juive, éteint son téléphone portable. Ce n'est que plus tard que Stoudemire a été mis au fait, déclenchant ainsi une sanctification du Nom divin notoire, et pas que dans le monde du sport !
Alors qu'environ 9.000 nouveaux cas de contamination au covid-19 sont découverts chaque jour en Israël et que le pays a dépassé hélas la barre des 4.000 décès, le responsable national de la lutte contre le coronavirus Pr Na'hman Ach a déclaré au radiodiffuseur Kan que selon lui, Israël n'avait pas d'autre choix que de prolonger le confinement d'une semaine. Le cabinet doit donc décider cette semaine s’il convient de prolonger le confinement strict qui a commencé il y a une semaine et qui doit normalement expirer jeudi soir. Selon les données, 2.000.000 d'Israéliens ont reçu leur premier vaccin, dont plus de 80 % des citoyens âgés de 70 ans et plus. Une deuxième dose a été administrée à quelque 150.000 personnes. Israël a connu une pénurie de vaccins ces derniers jours, mais Pfizer a encore augmenté ses livraisons et devrait envoyer des centaines de milliers de doses par semaine. Un autre demimillion de doses devrait arriver en Israël au début de la semaine prochaine. Lors d’un point-presse, Pr Ach a déclaré que d’autres restrictions seraient elles aussi assouplies pour les Israéliens vaccinés et qu’elles seraient annoncées dès qu’un "passeport vert" commencerait à être déployé, dans les prochains jours. Fin mars, Israël aura vacciné 5,2 millions de citoyens contre le coronavirus, selon un plan élaboré par le ministère de la Santé.
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Magazine I n°135
Tentative d’attaque au couteau contre un policier à 'Hévron Un terroriste palestinien a tenté de poignarder un policier israélien posté devant le Tombeau des Patriarches à 'Hévron. Les policiers ont ouvert le feu et l’assaillant a été neutralisé, a indiqué la police. Aucun blessé n’a été signalé parmi les forces de l’ordre. Cette tentative d'attentat est survenue quelques heures après qu’un individu a été arrêté
mardi, suspecté d’avoir tenté de poignarder un policier israélien avec un tournevis à un checkpoint de Judée-Samarie. Ce terroriste originaire de Chkhem et âgé de 51 ans, était arrivé à pied au checkpoint de Qalandiya, au nord de Jérusalem, et il n’avait pas de permis d’entrée en Israël, selon les forces de l’ordre.
La neige touche la France du Nord au Centre ; inondations dans plusieurs villes d'Israël France : la neige poursuit sa progression puisque 32 départements, dont toute la région parisienne, étaient toujours placés en vigilance orange pour neige et verglas dimanche. Plusieurs cm de neige ont recouvert les rues et les lieux emblématiques de la capitale. En Israël également, l'hiver, jusqu'ici clément, s'est bel et bien installé avec une baisse
spectaculaire des températures en fin de semaine, des inondations dans plusieurs villes côtières et des flocons de neige sur le mont 'Hermon. Des images de la ville de Nahariya complètement inondée ont circulé et ont relancé le débat des infrastructures défaillantes de plusieurs localités, incapables de faire face aux pluies chaque hiver.
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ACTUALITÉ Syrie : 57 combattants tués dans des frappes imputées à Israël
Washington en état d'alerte à l'approche de l'investiture de Biden
Au moins 57 soldats ont été tués mercredi 13 janvier avant l’aube, dans des raids israéliens menés dans la nuit de mardi à mercredi contre des entrepôts d'armes et des positions militaires dans l'est de la Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). "La seconde vague de raids israéliens en Syrie cette année (...) a tué 57 personnes", a souligné l'ONG, précisant que les victimes étaient sept soldats syriens "et le reste des combattants de milices proches de l'Iran". En 2020, Israël a frappé une cinquantaine de cibles en Syrie, d'après un rapport annuel publié fin décembre par l'armée israélienne. Tsahal n'a pour l'heure pas commenté.
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Magazine I n°135
Des mesures de sécurité massives ont été mises en place à Washington dès dimanche 17 janvier, à trois jours de l'investiture de Joe Biden. Les autorités redoutent des violences de la part de partisans du président sortant Donald Trump, qui dénoncent des fraudes massives aux élections présidentielles et appellent à manifester dans la capitale américaine pour s'opposer à l'entrée en fonction du démocrate. D’ordinaire, la cérémonie d’investiture est l’occasion pour des centaines de milliers d’Américains d’affluer tous les quatre ans dans la capitale, s’arracher des produits dérivés en tous genres à l’effigie de leur président, avant de le regarder prêter serment sur les marches du Capitole. En parallèle, on apprenait que d'autres plateformes en ligne emboitaient le pas à Twitter et supprimaient le compte du président sortant : Facebook, Snapchat, Twitch et, depuis mardi, YouTube pour une semaine. La plateforme de vidéos de Google faisait face à une pression croissante d'ONG et de personnalités. Une majorité d'élus de la Chambre des représentants a en outre voté, mercredi 13 janvier, une procédure d'impeachment formelle du président républicain pour avoir, selon le texte, "incité aux violences du Capitole". Twitter a également supprimé 70.000 comptes faisant la promotion de la théorie du complot QAnon, dont les membres figurent parmi les soutiens de Donald Trump.
France : Le couvre-feu national dès 18h ; la GB demande des conseils à Israël La France a avancé samedi de 2h le couvrefeu national, dorénavant fixé à 18h00 sur l'ensemble de son territoire, a annoncé jeudi le Premier ministre Jean Castex. Le nombre de cas restait en effet élevé avec 21.217 confirmés en 24h vendredi, et environ 20.000 nouveaux comptabilisés chaque jour depuis le début de l'année et alors que la campagne de vaccination n'était toujours pas sérieusement enclenchée sur l'Hexagone. En Italie, 900.000 personnes vulnérables ont déjà reçu leur première dose de vaccin, mais 80.000 décès ont été enregistrés et la courbe des contaminations indiquait 17.000 cas supplémentaires par jour. Du côté de la Grande-Bretagne, le média israélien Kan 11 a révélé que le ministre de la Santé Matthew Hancock s'était entretenu avec son homologue israélien Youli Edelstein afin de dupliquer la stratégie de vaccination israélienne sur son propre territoire. Koweït : Le Premier ministre soumet la démission du gouvernement à l'émir Le Premier ministre koweïtien Sabah Khaled Al-Sabah a présenté, mercredi, la démission de son gouvernement à l'émir du pays. Selon l'agence de presse officielle du Koweït, cette décision intervient lors de la réception de l'émir du pays, Nawaf Al-Ahmad Al-Jaber AlSabah, le Premier ministre du palais Bayan, dans la province de Hawali. La semaine dernière, des membres du Parlement koweïtien ont présenté une motion contre le Premier ministre, pour ce qu'ils ont décrit comme "des violations de la constitution, des atermoiements du gouvernement dans la présentation de son programme, et la domination du pouvoir exécutif sur le Parlement". Magazine I n°135
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ACTUALITÉ Quatre mois de prison ferme pour le livreur Deliveroo antisémite Jugé en comparution immédiate, un jeune Algérien de 19 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Strasbourg pour "discrimination fondée sur la religion". Ce livreur Deliveroo était jugé pour avoir refusé de livrer des commandes provenant de restaurants Cachères. Il a été condamné jeudi 14 janvier à 4 mois de prison ferme.
Deux restaurateurs strasbourgeois avaient porté plainte après s'être vu annuler la prise en charge de leur commande par le livreur. A l'audience, l'un des restaurateurs a réaffirmé que l'individu, qui utilisait le compte Deliveroo d'un autre, lui avait dit : "Je ne livre pas les Juifs" avant d'annuler la commande devant lui.
L'opposant Alexeï Navalny arrêté dès
Décès du philanthrope Sheldon Adelson ;
son retour en Russie
Netanyahou salue "un grand patriote juif"
L’opposant russe Alexeï Navalny, de retour en Russie après plusieurs mois de convalescence en Allemagne, où il se remettait d’une tentative d’empoisonnement, a été arrêté dès son arrivée à l’aéroport de Moscou, dimanche 17 janvier. Les services pénitentiaires russes (FSIN) ont confirmé son arrestation et ont précisé qu’il "restera en détention jusqu’à la décision du tribunal" sur son cas. L’opposant a atterri à l’aéroport Cheremetievo peu après 18 heures. Son avion a été dérouté de l’aéroport où il devait initialement arriver, et où l’attendaient ses partisans et la police antiémeute. "Je sais que les affaires criminelles lancées contre moi sont fabriquées de toutes pièces. Je n’ai peur de rien", a-t-il déclaré avant son arrestation.
Lors d'une allocution face aux caméras lors de son passage à l'hôpital Assouta d'Achdod, le chef du gouvernement israélien a tenu à évoquer le décès de son ami et soutien Sheldon Adelson décédé dans la nuit de lundi à mardi des suites d'un cancer à l'âge de 87 ans. "On se souviendra de lui comme d'un grand patriote juif, c'est une grande perte pour le peuple juif", a déclaré Netanyahou. Pilier financier du parti républicain, M. Adelson était un fidèle supporter du président américain Donald Trump et du Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou.
Un homme arrêté pour avoir vandalisé une synagogue de Montréal Un suspect devait comparaître devant la justice jeudi dernier à Montréal pour avoir profané une synagogue à Westmount (Canada). L'homme de 28 ans a été arrêté mercredi après-midi après avoir taggué plusieurs croix gammées sur les portes de la synagogue Cha'ar Hachamayim à Montréal. 10
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Le premier ministre canadien Justin Trudeau a déclaré sur Twitter qu'il condamnait "fermement" la profanation de la synagogue – un geste qu'il a qualifié d"'ignoble" et d'"absolument odieux". "Nous devons dénoncer la haine antisémite, peu importe où et quand elle se produit", a-til soutenu.
ONG IMPACT : Des manuels de l’UNRWA glorifient à nouveau le terrorisme
Les avions de Sundor ne voleront plus le Chabbath
L'organisme de vigilance israélien IMPACT a découvert qu’une nouvelle série de manuels éducatifs produits par l'UNRWA contenait de l’incitation à la violence et à la haine et glorifiait le terrorisme. Les livres incriminés font partie d’un nouveau programme publié par l’agence pendant la pandémie pour faciliter l’apprentissage à distance et, selon l'étude, "regorge de contenus problématiques qui contredisent les valeurs déclarées de l’ONU". Alors que les manuels de l’AP ont été critiqués par le passé pour leur contenu antisémite, IMPACT a déclaré que "le matériel produit par l’UNRWA est, par endroits, plus extrémiste que le matériel de l’AP". En réponse aux critiques, le chef de l’UNWRA P. Lazzarini a affirmé que le matériel en question avait été publié "par accident".
C'est officiel : les avions de la compagnie de charters Sundor - une filiale d'El-Al - ne voleront plus le Chabbath. C'est ce qu'a révélé le magazine économique israélien Globes. Si malgré quelques entorses, la compagnie El-Al tenait son engagement de ne pas faire voler ses appareils pendant Chabbath, il n'en était pas de même de sa filiale Sundor qui pouvait occasionnellement proposer des départs et des atterrissages en plein Chabbath. Près de la moitié des actions de la compagnie ayant été récemment acquises par un jeune entrepreneur orthodoxe, Eli Rosenberg, Sundor pourra donc elle aussi bénéficier du saint jour de repos hebdomadaire. Elyssia Boukobza
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M A G A Z I N E
Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
Bo - Qu’est-ce que la "Zérizout" ? Il était essentiel d’enseigner aux Bné Israël l’empressement qui sied à l’accomplissement des Mitsvot. La Zérizout est nécessaire car elle vient faire échec aux stratégies du Yétser Hara’ qui souhaite refroidir l’homme et assécher son énergie spirituelle.
La lecture de la Paracha de cette semaine est particulièrement riche ; elle nous permet d’assister à la libération du peuple juif, et parallèlement, aux premières Mitsvot qui lui sont ordonnées collectivement. La première d’entre elles est relative au calendrier juif et à la sanctification du nouveau mois. La liberté se conjugue ainsi dans le judaïsme avec l’appropriation du temps par l’homme. Sortir oui, mais vite ! La fin de la Paracha décrit le départ d’Egypte, en insistant sur la précipitation avec laquelle ce départ s’opéra. Ce point est bien connu puisque
l’on considère qu’il s’agit de la raison pour laquelle nous consommons des Matsot lors de la fête de Pessa’h, car en effet, le peuple n’eut pas le temps de laisser fermenter leur pâte. En outre, nous constatons que cette précipitation a été orchestrée par D.ieu, notamment dans la mise en scène du départ de nuit, un bâton à la main, à la hâte… A cet égard, un commentaire de Rachi est intrigant, car il indique que même les distances ont été raccourcies afin de permettre au peuple d’aller plus vite (Chémot 12, 37) : "De Ramsès vers Soukot : Soit une distance de 120 milles qu’ils ont franchie en 1h, comme
Supplément spécial Chabbath I n°135
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il est écrit : ‘Je vous ai portés sur des ailes d’aigles’ (ibid. 19, 4)." Ainsi, le peuple juif, fort de près de 600.000 hommes accompagnés de femmes et d’enfants, a pu miraculeusement franchir une distance de 120 milles (une mesure de l’époque), soit plus d’une centaine de km en une seule nuit. Seule une intervention divine a pu opérer ce prodige et réduire la distance que les Bné Israël devaient franchir. Nous avons déjà assisté à un tel miracle au moment où Ya’akov décida de revenir sur ses pas afin d’aller prier à l’endroit où ses pères avaient également prié : il y parvint très rapidement, comme si les distances s’étaient raccourcies. Au-delà du prodige opéré par Hachem, quel symbole souhaite-t-on nous enseigner ici avec cette idée d’empressement ? De l’empressement dans le service divin Un des principes essentiels de la Torah est celui de "Mida Kénégued Mida", mesure pour mesure, c’est-à-dire que D.ieu agit envers l’homme en fonction de son comportement, notamment dans son service divin. Comme nous l’avons vu, l’un des mérites des Bné Israël lors de la sortie d’Egypte fut d’agir avec empressement, voire "avec précipitation". Effectivement, ils ont appliqué toutes les ordonnances relatives à l’agneau pascal et au départ de l’Egypte avec une profonde Emouna, sans craindre les conséquences que ces gestes étaient susceptibles d’engendrer (l’agneau était considéré comme une divinité égyptienne). Ce principe d’empressement ("Zérizout" en hébreu) est essentiel dans la ‘Avodat Hachem. Par exemple, souvenons-nous du zèle incroyable avec lequel Avraham accomplit l’ordre d’amener son fils Its’hak en sacrifice. Le texte écrit en effet qu’il se leva de bon matin et qu’il sella son âne lui-même. Tous ces détails sont essentiels : Avraham aurait pu traîner des pieds face à une démarche aussi difficile, mais il montra son amour des Mitsvot, peu importe leur difficulté. 14
Cette disposition d’esprit et de cœur est précisément là où se loge la liberté individuelle des hommes : nous avons certes l’ordre d’accomplir les Mitsvot et en principe, nous ne pouvons pas y échapper. Cependant, nous sommes libres sur les moyens de les accomplir, et évidemment sur le zèle que nous souhaitons y associer (Rav Rozenberg). La Zérizout pour combattre le mauvais penchant En prescrivant aux Bné Israël d’agir rapidement, Hachem semble vouloir nous enseigner cette vérité éternelle : en matière de ‘Avodat Hachem, il faut agir vite et ne pas laisser s’écouler du temps dans l’application des Mitsvot. Au contraire, il faut parvenir à cultiver dans nos cœurs l’urgence de les réaliser ainsi que leur nécessité impérative, et se méfier de la petite voix intérieure qui nous suggère de les différer, d’attendre un peu… Voilà pourquoi il était essentiel d’enseigner aux Bné Israël l’empressement qui sied à l’accomplissement des Mitsvot. La Zérizout est nécessaire car elle vient faire échec aux stratégies du ‘Yétser Hara qui souhaite refroidir l’homme dans son rapport à la Torah et aux Mitsvot, asséchant ainsi son énergie spirituelle. Lorsque l’homme parvient à dépasser cette inertie et à agir avec un zèle vertueux, il parvient alors à surmonter des obstacles mentaux parfois plus imposants que ceux des conditions matérielles. Il est vrai que, bien souvent, les voyages les plus longs et les distances les plus grandes qu’un homme franchit au cours de sa vie sont bien plus intérieures que géographiques. Voilà aussi probablement le sens des mots du prophète Isaïe qui reprend la métaphore de Rachi relative à la rapidité d’aigle des Bné Israël : "Ceux qui mettent leur espoir en D.ieu acquièrent de nouvelles forces, ils prennent le rapide essor des aigles ; ils courent et ne sont pas fatigués, ils vont et ne se lassent point".
Magazine I n°135 Supplément spécial Chabbath I n°135
Jérôme Touboul
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Les remarques et commentaires sont en retrait Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera développer avec l’enfant.
AVOT OUBANIM
Bo - n°57
Dans ce passage, Moché Rabbénou prévient Pharaon que s’il ne laisse pas les Bné Israël partir, il va recevoir la huitième plaie. Quelle est la huitième plaie ? Bravo ! Les sauterelles, qui vont ravager toute l’Égypte et détruire tout ce que la plaie précédente n’avait pas détruit. Quelle était la plaie précédente ? Bravo ! La grêle. Celle-ci n’avait détruit que les récoltes qui étaient déjà bien sur pied. Par contre, les récoltes souples, elle les avait fait ployer, sans les détruire. Les sauterelles allaient donc manger tout ce que la grêle a épargné. Et en plus, elles allaient rentrer à l’intérieur des maisons, des appartements... Cela allait être une plaie comme jamais l’Égypte n’en a vu depuis son existence... Le verset 6 se termine par quatre mots bien curieux, qui, en français, correspondent à : “Il (Moché Rabbénou) s’est tourné, et il est sorti de devant Pharaon.” Que vient ajouter la précision “Il s’est tourné” ? Le Or Ha’haïm Hakadoch donne une explication formidable : normalement, lorsqu’on prend congé d’un roi, on sort à reculons. On ne donne pas le dos au roi. Et c’est ce que Moché avait fait jusqu’à présent. Mais cette fois-ci, Moché était “dégouté” de Pharaon. Car, pour supplier Moché de mettre fin à la plaie de la grêle, Pharaon l’avait appelé et lui avait dit (cf. chapitre 9, verset 26) : “J’ai fauté, cette fois-ci. Hachem est le Tsadik, et moi
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et mon peuple, nous sommes des Récha’im (mécréants).” Moché avait alors eu un espoir que Pharaon avait enfin ouvert les yeux et fait Téchouva. Mais finalement, une fois la plaie terminée, Pharaon et ses serviteurs ont de nouveau durci leur cœur, et refusé de laisser partir les Bné Israël. Moché a été tellement déçu de la trahison de Pharaon que, dès qu'il a terminé son discours, il s'est tourné et est parti, sans donner à Pharaon l'honneur dû à un roi. Il y a une autre explication extraordinaire dans le Midrash : une fois que Moché a terminé son discours, il a vu que les ministres de Pharaon ont commencé à faire des conciliabules entre eux. Il a compris qu’ils étaient en train de commenter ses propos, et a tourné la tête, pour ne pas entendre ce qu’ils étaient en train de dire,
car la Halakha est claire : de même qu’on n’a pas le droit d’entendre du Lachone Hara’ (médisance), on ne doit pas tendre l’oreille pour essayer d’entendre ce que des gens sont en train de se dire entre eux. C’est pourquoi la Torah précise que Moché s’est tourné, car, bien qu’il aurait peut-être voulu savoir ce que ces gens disaient de lui, il a dépassé son intérêt personnel, pour faire ce que la Halakha demande. Comme dit un proverbe bien connu : “Il est interdit d’écouter aux portes !”. Et on voit que Moché avait raison : les ministres parlaient bien de lui, car, dès qu'il est sorti, ils ont dit à Pharaon, sur un ton de mini-révolte : "Jusqu'à quand cette situation sera pour nous un piège ? Renvoie ces genslà, et qu'ils aillent servir leur D.ieu ! Ne sais-tu toujours pas que l'Égypte est perdue ?!". Le ton était sévère, on sentait un début de rébellion. Cela a fait peur à Pharaon, qui a immédiatement rappelé Moché et Aharon.
En cette période où tant de gens cherchent à savoir ce qui se dit, il est bon de se rappeler que nous n’avons pas le droit d’écouter ce que des gens disent entre eux, même lorsque l’on peut supposer qu’ils parlent de nous.
Chapitre 202, Halakha 3
Cette semaine, c’est Tou Bichvat. Continuons donc de plus belle notre étude sur les Brakhot ! Il y a une discussion entre le Roch et le Rachba concernant le statut des pépins de fruits, dans les lois de la ’Orla. d’orange) et qu’on se force à les manger, on ne fait aucune Qu’est-ce que la ’Orla ? Ce sont les trois premières années qui suivent Brakha dessus. Et il conclut en disant que si on les a rendus la plantation d’un arbre, et durant lesquelles les mangeables en les faisant cuire, on fera “Chéhakol” avant de les manger. Le Michna Beroura rapporte qu’à ce sujet, fruits de celui-ci sont interdits à la consommation. Le Roch considère que les pépins de fruits ont le même certains décisionnaires se sont exclamés que le Choul’han statut que les fruits, et sont donc aussi concernés par les ’Aroukh semble ici se contredire. Pourquoi ? lois de la ’Orla. Le Choul’han ‘Aroukh suit cette opinion et dit que, si on mange des pépins de fruits consommables, Car, puisque le Choul’han ’Aroukh considère que les pépins on fera dessus la même Brakha que celle du fruit lui-même du fruit sont comme le fruit lui-même, s’ils ne sont pas (exemple : on fera “Ha’èts” sur des pépins de pomme, comme consommables, il est logique qu’on ne dise aucune Brakha pour la pomme elle-même). [On parle évidemment du cas avant de les manger, mais si on les a rendus consommables où on mange les pépins de pomme seuls, sans la pomme. par la cuisson, on devrait faire “Ha’èts” ! Car si on a déjà fait “Ha’èts” sur la pomme, cette Brakha Alors pourquoi le Choul’han ’Aroukh dit-il que lorsque les est aussi valable pour ses pépins, et on mangera donc pépins ont été rendus consommables, on dit “Chéhakol” ces derniers sans Brakha supplémentaire.] Cependant, dessus ? de nombreux décisionnaires ne sont pas d’accord avec le Certains ont voulu expliquer que, même d’après le Choul’han Choul’han ’Aroukh, car ils pensent comme le Rachba, qui ’Aroukh, les pépins immangeables ne sont pas comme une dit que les pépins n’ont pas le même statut que le fruit amande amère (au sujet de laquelle le Choul’han ’Aroukh pour la ’Orla car ils sont seulement accessoires au fruit. dit que si on l’a rendue consommable par la cuisson, sa C’est pourquoi, d’après eux (et le Rachba), on ne dira pas la Brakha sera “Ha’èts”). Brakha de “Ha’èts” sur les pépins des fruits de l’arbre, même Pourquoi ? s’ils sont bons. Car l’amande, c’est le fruit lui-même, alors que les Quelle Brakha dira-t-on sur ces pépins ? pépins de fruits ne sont comme le fruit que lorsqu’ils Selon le Michna Beroura, on dira “Haadama”, mais de sont mangeables. S’ils sont immangeables, ils ne sont pas nombreux autres décisionnaires, rapportés dans le Cha’aré du tout considérés comme des fruits, et même si on les a Téchouva, disent qu’il faut faire “Chéhakol”. ensuite rendus mangeables par la cuisson, on ne les a pas, Le Choul’han ’Aroukh continue en disant que si les pépins pour autant, rendus fruits. Par conséquent, la Brakha de ces sont amers au point d’être immangeables (exemple : pépins pépins ne peut être que “Chéhakol”. 16AVOT OUBANIM
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Michlé, chapitre 6, verset 20
Dans ce verset, le roi Chlomo déclare : “Garde mon fils les ordres de ton père, et ne te détourne pas de la Torah de ta mère.”
Kétouvim
Le Métsoudat David explique que les parents ne cherchent certainement que le bien de leurs enfants. Lorsque leur père leur donne des ordres (ou leur mère, des leçons de comportement), c’est certainement pour leur bien et leur construction personnelle. Dans ce verset, le père est choisi pour l’aspect concret de la Torah (les ordres et les instructions qu’il donne, parfois même sans les expliquer), et la mère pour l’aspect plus éducatif de celle-ci (car elle ne donne pas forcément des ordres précis et concrets à son enfant, mais prend le temps de lui expliquer les choses). Lorsqu’un enfant a la chance de grandir dans une telle famille (où le père fixe des limites claires, et la mère explique les choses), le meilleur conseil qu’on puisse lui donner est de ne pas refuser les ordres de son père et les conseils de sa mère. Le Ralbag dit que le père dont nous parlons est Hachem : gardons les Mitsvot qu’Hachem nous a données par l’intermédiaire de la Torah ! La Torah est notre mère, car elle correspond à notre Sékhèl (intellect). Elle n'est pas contre nature, contre la réflexion et l'intelligence humaine. Elle s'inscrit dans cette dernière. Le Ralbag donne une deuxième explication : dans la Torah, il y a les Mitsvot et les histoires, et Chlomo nous dit d’accorder la même importance à ces deux parties, de ne nous détourner d'aucune d'elles, car la plupart des histoires de la Torah concernent nos Avot (patriarches) et nos Tsadikim, et nous apprennent à mener une vie droite.
Hagiographes
Le Malbim dit que la Mitsva, c’est ce que le donneur d’ordre (un père, un patron, etc.) ordonne à celui qui reçoit l’ordre (un enfant, un employé, etc.), ce sont des ordres auxquels il faut obéir, et ce que le verset appelle la Torah, ce sont les enseignements de Emouna (foi), de Moussar (morale), de conception sur la vie, qui sont enseignés tout au long de la Torah. Le verset considère que les Mitsvot à pratiquer sont plutôt énoncées par le père, qui est souvent celui qui oblige l’enfant à faire telle ou telle chose. Même si nous avons parfois l’impression que telle ou telle Mitsva va à l’encontre de notre nature, nous ne devons pas la négliger, en nous disant qu’elle ne nous correspond pas. Nous devons l’appliquer fidèlement, comme un employé exécuterait les ordres de son patron, ou un enfant ceux de son père. Le Malbim explique donc le verset de la manière suivante : si tu t’es habitué à pratiquer les Mitsvot de ton père, il te sera plus facile de rester fidèle à la Torah (au sens : enseignements de comportement, de morale, etc.) de ta mère. En effet, le fait d’obéir aux Mitsvot même lorsque nous avons l’impression qu’elles vont contre notre nature soumet notre nature à l’esprit de la Torah, et nous rend donc plus réceptifs aux enseignements de celle-ci. A l’inverse, si une personne rejette les Mitsvot, elle abandonnera petit à petit même les enseignements de la Torah (de Emouna, de comportement et de morale), et elle pourra même en arriver à nier les bases de la Dmouna, pour se débarrasser plus facilement du joug de la Torah.
Lorsqu’on garde les Mitsvot, on n’abandonne pas les enseignements (de comportement) de la Torah.
Question Aviel a commandé un vélo, qui lui fût livré comme prévu, dans les 48 heures. Aviel est satisfait de son achat, mais, à la première utilisation, il se rend compte que les freins ne fonctionnent pas. Il contacte tout de suite le vendeur qui s’excuse, tout en lui expliquant que lorsque le vélo était en cours d’acheminement, une voiture percuta le camion de livraison causant quelques dégâts ; le système des freins de son vélo avait dû être endommagé. Le vendeur se dit alors prêt à le réparer avec plaisir, mais ajoute qu’il ne peut pas Aviel peut-il exiger un remboursement ou devra-t-il se suffire de la réparation ?
! A toi
l’échanger, car son stock est épuisé. Aviel refuse et dit qu’il veut un vélo neuf et non un vélo réparé. Toutes les explications du vendeur lui assurant qu’une fois les freins changés le vélo serait absolument comme neuf et qu’il était même prêt à le dédommager tombèrent dans l’oreille d’un sourd, Aviel voulait à tout prix un nouveau vélo et, le cas contraire, un remboursement complet ?
Choul’han ’Aroukh (’Hochen Michpat) chap. 232, alinéa 5. Pricha (sur le Tour) chap. 232, paragraphe 5. Netivot Hamichpat (’Hidouchim) chap. 232, paragraphe 7.
Réponse Le cas du Choul’han ’Aroukh ressemble au nôtre, Aviel ne pourrait donc apparemment pas exiger de remboursement. Cependant, le Pricha et le Nétivot Hamichpat nous précisent que cela est vrai seulement dans un cas ou le problème est mineur et qu’il ne remet pas en cause l’utilisation même de l’objet vendu, mais si le problème est majeur et qu’il remet en cause l’utilisation de l’objet, l’acheteur pourra exiger un remboursement. C’est pourquoi, puisqu’un vélo sans frein est inutilisable, cela rentre donc dans la catégorie de “problème majeur” ; Aviel pourra donc exiger un remboursement total.
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Chmirat Halachone en histoire
Rabbi Yéhouda nous enseigne : “Celui qui émet des propos médisants, sa prière n’est pas acceptée par D.ieu.” (Zohar, Métsora 53,1)
Réponse de la semaine précédente Chimon n’a pas le droit de dire à Réouven que la famille de Gad est pauvre, que cette information soit réelle ou supposée. Dire d’une personne qu’elle est pauvre dans ce contexte relève bien du Lachone Hara’.
Cette
semaine Réouven continue sa collecte d’argent auprès des familles de son quartier pour participer à l’achat de livres de son Talmud Torah. Il veut aller chez Chimon, mais Gad lui dit : “N’y va pas, sa famille n’est pas aussi aisée qu’on le croit.”
A toi !
Gad peut-il parler de cette façon à Réouven de la famille de Gad ?
Traité Chévi’it, chapitre 3, Michna 5
Michna
Cette Michna dit qu’il est interdit de dégager une carrière de pierre de son champ pendant la Chemita.
Avant de poursuivre la Michna, expliquons la situation : il s’agit ici du cas où une personne a découvert, dans le sous-sol de son champ recouvert par de la terre, des blocs de pierre de bonne qualité, qui peuvent être utilisés pour la construction, et elle voudrait, pendant l’année de Chemita, déblayer toute la terre qui recouvre les pierres, pour extraire ces dernières. Les ’Hakhamim craignent que les gens qui vont la voir travailler dans son champ et remuer la terre de cette manière vont penser qu’elle est en train de préparer son champ pour y semer après la Chemita. C’est pourquoi ils n’ont permis de travailler le champ pour en extraire les pierres de construction qu’à la condition que la Michna va nous énoncer. La Michna nous dit : “Il ne peut faire cette opération que si on le voit extraire de son champ, par la suite, au moins trois grands cubes de pierres, qui font chacun trois coudées de côté. Car, de chacun de ces blocs, on pourra extraire neuf pierres d’une coudée (qui est la taille nécessaire pour
des pierres de construction), et on aura en tout vingt-sept pierres, ce qui est une quantité raisonnable pour une petite construction. Le Roch explique que lorsqu’une personne construit une petite construction dans sa maison ou son jardin, les gens ne vont pas enquêter sur ce qu’elle est en train de construire. Ils se diront qu’à leur connaissance, cette personne ne construit pas un immeuble en ville, mais qu’elle a peut-être décidé de faire un petit aménagement dans sa propriété. Selon le Barténora, dans ce cas, elle a le droit de déblayer son champ pour extraire les pierres, mais, autrement, ce sera interdit, car les ’Hakhamim craignent beaucoup le regard des gens, qui peuvent soupçonner leur voisin de travailler son champ pendant la Chemita. D’autres commentateurs expliquent que la permission concernant les trois blocs de pierre s’applique même dans le cas où la personne qui extrait les blocs est satisfaite d’avoir fait cela, car cela prépare son champ et l’améliore pour y semer l’année suivante.
Les commentateurs (Barténora, Roch, Rambam, Tiférèt Israël) discutent sur place pour savoir si la permission des trois blocs de pierre s’applique uniquement lorsque la personne déblaye les pierres pour faire une petite construction ou même lorsqu’en le faisant, elle pense aussi à améliorer son champ.
Responsable de la Publication : David Choukroun Rédaction : Rav Eliahou Uzan, Rav Elh'anan Moche Smietanski, Alexandre Rosemblum
+972 584 28 09 53
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Le Kaddich à 1 million d'euros "J’aimerais proposer au Rav une offre que vous ne pouvez refuser : je suis prête à m’engager à donner 400.000 Chékels à la Tsédaka par votre intermédiaire, si au moins pour une fois, pour un Kaddich, vous n’appelez pas mon frère à l’intérieur…"
Un jeune Avrekh originaire du centre d’Israël donnait des cours quotidiens dans une petite localité du Charon. Dans cette ville, vivait un Juif religieux décédé six mois plus tôt, qui laissa un garçon et une fille non respectueux de la Torah et des Mitsvot ainsi qu’un… héritage de 12 millions de Chékels : (soit 3 millions d'Euros) ! L’homme avait préparé un testament signé par un avocat : le fils héritait de dix millions et la fille, de deux millions. Mais tout ceci, à une condition : le fils devait réciter chaque jour le Kaddich, sans manquer un seul des trois offices quotidiens, chaque jour de la première année suivant son décès. Si le fils ne respectait pas sa condition – le testament serait divisé équitablement : le fils recevrait 6 millions, et même chose pour la fille ! En lisant le testament, la jeune femme fut rassurée. Connaissant le peu d’intérêt porté par son frère à la religion, elle était persuadée qu’il ne parviendrait pas à être assidu trois fois par jour, tous les jours pendant une année, pour
réciter le Kaddich. Elle décida dès lors de louer les services d’une société de détectives qui suivrait son frère de près et saisirait l’instant où il manquerait un Kaddich. Ainsi, pensa-telle, elle obtiendrait rapidement 4 millions de Chékels de plus ! Mais tout ne se passa pas comme prévu…. Le Kaddich de l’assidu Revenons à notre cher Avrekh. Il donnait son cours dans cette localité, entre Min’ha et ‘Arvit. Le fils du défunt venait chaque soir à la prière de Min’ha, récitait le Kaddich, puis attendait patiemment le Kaddich de la prière de ‘Arvit. A vrai dire, le fils n’était jamais resté au cours qui avait lieu entre Min’ha et ’Arvit. Dès la prière de Min’ha achevée, il fuyait au-dehors et il ne lui était jamais venu à l’esprit de rester dans la synagogue pour écouter quelques mots de Torah. Jusqu’à la prière de ‘Arvit, l’homme était assis au-dehors, bavardait, s’ennuyait, consultait son smartphone…
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Le fils avait expliqué à l’Avrekh qu’il venait tout spécialement pour réciter le Kaddich à la mémoire de son père. L’Avrekh était bienveillant avec lui et chaque soir, à la fin du cours, il sortait dehors pour lui annoncer que la prière de ‘Arvit commençait. Celui-ci mettait alors ses affaires de côté, entrait pour prier et réciter le Kaddich à la synagogue. Les détectives de la société concentraient leurs efforts sur ces heures entre Min’ha et la prière du soir, attendant patiemment que le fils s’oublie au dehors et manque la prière de ‘Arvit… Mais ils n’y parvinrent pas ; le "coupable" en était notre Avrekh, qui veillait toujours à appeler le fils à se joindre au Minyan… Proposition… pas très Cachère ! La sœur comprit qu’elle investissait de grandes sommes d’argent pour rien et décida de changer de tactique. Elle obtint le numéro de téléphone de l’Avrekh à qui elle téléphona. Elle se présenta et expliqua les enjeux derrière le Kaddich de son frère, ajoutant qu’elle "perdait" de l’argent à cause de son Kaddich d’une valeur de quatre millions de Chékels. "Je suis certaine que si vous n’appelez pas mon frère à l’intérieur, même une fois, il ne fera pas attention que l’on commence à prier, et je gagnerai cette somme immense. C’est pourquoi j’aimerais proposer au Rav une offre que vous ne pouvez refuser : je sais qu’il y a dans votre communauté des démunis et des organismes de Tsédaka qui ont besoin de fonds ; je suis prête à m’engager à donner 400.000 Chékels, par votre intermédiaire, si au moins pour une fois, pour un Kaddich, n'appelez pas mon frère à l’intérieur…" L’Avrekh se rendit à Bné Brak, auprès du Roch Yéchiva, le Gaon Rav Aharon Leib Steinman et lui exposa l’histoire ainsi que la singulière proposition émise par la jeune femme. Mieux que 4 millions, des diamants ! La réaction du Rav fut la suivante : "Que D.ieu préserve de répondre favorablement à la demande de la sœur, car il faut que vous 20 20
vous souciez du Kaddich du défunt du mieux possible. Vous ne devez faire aucun calcul en faveur ni de l’un ni de l’autre. Vous devez uniquement vous soucier du bien du défunt, car tout Kaddich, de chaque Juif, est extrêmement important !" L’Avrekh reçut la Brakha de réussite du Rav, et continua d’agir comme avant : il sortait chaque soir à l’issue du cours pour appeler le fils à réciter le Kaddich à la mémoire de son père. Comment cette histoire se dénoua-t-elle ?, demanderez-vous. Le fils continua à dire le Kaddich semaine après semaine et un soir, après ‘Arvit, il s’adressa soudain à l’Avrekh : "Dites-moi honnêtement, cela ne vous vexe pas que je sorte chaque soir de la synagogue entre les deux offices, sans prendre la peine de vous écouter ?" L’Avrekh sourit et répondit sur un ton aimable : "Je distribue des diamants aux auditeurs. C’est vous qui y perdez… - Des diamants ?, s’étonna le fils. - Oui, même plus que des diamants ! Venez une fois et vous verrez." Le lendemain, l’homme déploya un effort surhumain et décida de rester écouter le cours. Il écouta, captivé… Après avoir été impressionné par les paroles de Torah entendues au cours, il décida de rester également le lendemain. Et ainsi de suite les jours suivants… Deux mois s’écoulèrent de cette façon : il ne manqua pas même un seul cours ! Et aujourd’hui… cet homme a commencé à observer le Chabbath ! Il ne fait aucun doute que du Ciel, son défunt père éprouve une immense satisfaction, non seulement de la récitation du Kaddich, mais surtout de son fils qui se rapproche quotidiennement de la pratique de la Torah et des Mitsvot et ce, grâce à la détermination de l’Avrekh à ne pas lui faire manquer un seul Kaddich et grâce aux directives données par le Rav Aharon Leib Steinman.
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Rav Erez ‘Hazani
FLASH CHABBATH Hiloula du jour
HALAKHOT
1. Accompagner une accouchée à l’hôpital le Chabbath, permis ?
Ce
>
Oui, pour le mari ou autre personne dont elle aurait besoin pour accoucher. On autorise cela pour la rassurer et éviter que sa peur ne la mette en danger (Iguérot Moché, Ora’h ‘Haïm 132).
mercredi
14
Chevat
(27/01/21) tombera la Hiloula du Rav Its’hak Abi’hssira. Fils de Rabbi Yaakov Abi’hssira, surnommé le Abir Yaakov, et oncle de Baba Salé, il est l’auteur du célèbre chant A’oufa Echkona,
2. Prêter mon lit conjugal à mes parents, permis ?
qu’il écrivit à l’âge de 12 ans seulement. Sa
> Oui. La seule interdiction à ce sujet est
milliers de Juifs.
de dormir dans des draps utilisés par un homme au préalable. Une fois lavés, c’est permis.
N’oubliez pas d’allumer une bougie en
3. Un yaourt avec la prière du matin, permis ?
>
Non, la seule permission avant Cha’harit est de boire : eau, thé ou café (même sucré). Le reste est interdit, sauf raisons médicales, car on remplit d’abord ses obligations spirituelles avant les matérielles (Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm 89, 3).
Hiloula est célébrée chaque année par des
son honneur afin que ce Tsadik prie pour vous !
Une perle sur la Paracha ″Et les enfants d’Israël avaient de la lumière″ (″ולכל בני ישראל היה אור...″), nous précise le texte lors de la plaie des ténèbres (Chémot 10, 23).
Les lois du langage Le
nous
forment le terme ″אוהבי″, qui signifie
que
l’interdit
″mes bien-aimés″. En effet, seuls les
médisance
concerne
bien-aimés
‘Hafets
enseigne de
Les initiales de ces mots en hébreu
également
‘Haïm
l’ignorant
en
Torah, et à plus forte raison l’érudit, ce qui est plus grave encore. Ne nous laissons pas séduire par les arguments du mauvais penchant
d’Hachem,
les
enfants
d’Israël, bénéficièrent de lumière durant la terrible plaie des ténèbres qui s’abattit sur l’Egypte.
selon lesquels les véritables érudits en
De même, les dernières lettres de ″ולכל″
Torah n’existent plus de nos jours. Bien au
בני ישראלforment le mot ″ליל″ qui signifie
contraire, toute personne qui, aujourd’hui,
″nuit″ ou ″veille″ ; et ce, pour faire
est capable de répondre à une question de Halakha, de Loi juive, est considérée
allusion à la nuit de la Bédikat ‘Hamets,
comme un Talmid ‘Hakham, érudit en
que nos Sages appellent aussi ″lumière″
Torah à ce sujet.
de par sa grande sainteté (Pri Hamigdan). Magazine I n°135
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VIE JUIVE Kiddouch Hachem, LA Mitsva de notre génération Sanctifier le Nom de D.ieu s’applique à chaque Juif. Chaque décision, chaque mot articulé et action doit être précédé d’une question : mon attitude fera-t-elle honneur au peuple juif et au Tout-Puissant ? D.ieu sera-t-Il fier et aura-t-Il le sentiment que j’ai fait avancer Sa cause ?
Lorsque nous pensons à la sanctification du Nom divin, nous avons tendance à penser au martyr. Mais le sens littéral du Kiddouch Hachem nous guide plutôt sur la manière de vivre comme un Juif. Quand D.ieu est fier de moi Le Rabbi de Slonim explique que le Kiddouch Hachem n’est pas simplement une Mitsva comme les autres. Elle est essentielle à notre identité. La manière dont je parle, je mange, je me conduis avec autrui, fais des affaires ; ce que je regarde, je dis, là où je me rends, tous ceux-là sont autant d’occasions de réaliser du Kiddouch Hachem. Ce commandement s’applique à chaque Juif. Chaque décision, chaque mot articulé et action doit être précédé d’une question : mon attitude fera-t-elle honneur au peuple juif et au ToutPuissant ? D.ieu sera-t-Il fier et aura-t-Il le sentiment que j’ai fait avancer Sa cause, ou failli à ma mission ? Rav Elyashiv fit un jour remarquer que chaque génération a une Mitsva importante pour son époque. Il estimait que la Mitsva du jour était de vivre ‘Al Kiddouch Hachem. La forme du verbe employée par la Torah pour nous prescrire de sanctifier le Nom d’Hachem 22
Magazine I n°135
est "Vénikdachti" au Nifal, la forme simple et passive du verbe. Rav Nissan Alpert explique que la Torah a recours à cette forme spécifique car si elle nous avait demandé de sanctifier activement le Nom de D.ieu, on aurait pensé qu’il fallait chercher pour cela des occasions publiques avec du cérémonial. Au lieu de cela, la Torah nous rappelle ici que la plupart des opportunités de Kiddouch Hachem ne sont pas à grande échelle, ne sont pas préméditées et ne nécessitent pas que l’on sacrifie sa vie. L’essence de la sanctification du Nom d’Hachem est contenue dans les aspects quotidiens et ordinaires de notre vie ! Pas d’article anti-Israël chez nous Rabbi Berel Wein eut un jour rendez-vous avec le rédacteur en chef du journal Detroit Free Press. Après les présentations, le rédacteur lui relata l’histoire suivante : sa mère, Mary, avait immigré en Amérique depuis l’Irlande. C’était une jeune fille de 18 ans ignorante, une paysanne. Elle fut embauchée comme domestique au domicile d’une famille juive religieuse. Le chef de famille était le président de la synagogue orthodoxe du quartier. Mary ne connaissait rien au judaïsme et n’avait jamais rencontré de Juif avant son installation en Amérique.
Au mois de décembre, la famille partit en vacances et laissa Mary s’occuper de la maison. Ils devaient rentrer le soir du 24 décembre et Mary réalisa qu’ils n’avaient pas encore acheté de sapin de Noël. Ça la préoccupait beaucoup et, à l’aide de l’argent que la famille lui avait laissé, elle acheta non seulement un sapin, mais aussi toutes sortes de décorations. Au retour de la famille, ils aperçurent le sapin de Noël par la fenêtre du salon et le reste de la maison décorée. Ils pensaient s’être trompés de maison, mais non, il s’agissait bien de la leur ! Le chef de famille entra dans la maison, en se demandant comment il allait bien pouvoir expliquer la présence chez lui d’un sapin aux membres de sa synagogue… Pendant ce temps, Mary attendait avec impatience l’arrivée de la famille pour leur faire découvrir la belle surprise qu’elle leur avait préparée. En entrant dans la maison, le chef de famille convoqua Mary dans son bureau. Il lui dit : "De toute ma vie, personne n’a jamais eu un geste aussi beau pour moi". Puis il prit un billet de 100 dollars – une très grande somme en pleine Dépression – et le lui offrit. C’est uniquement après cette conversation qu’il lui expliqua gentiment que les Juifs n’ont pas de sapin de Noël chez eux. Au terme de son récit, le rédacteur confia à Berel Wein : "C’est la raison pour laquelle il n’y a jamais eu d’éditorial critique sur Israël dans le Detroit Free Press depuis que j’occupe le poste de rédacteur en chef, et il n’y en aura jamais tant que j’occupe ce poste."
"Faire le juif" ? La réaction de ce Juif à l’erreur de Mary n’était pas calculée en fonction du fait que son fils deviendrait le rédacteur en chef d’un puissant média, en position d’aider Israël. Il agit de cette façon car c’est ainsi qu’il fallait agir. Notre mission consiste à rehausser l’honneur et l’admiration de D.ieu, afin que nos collègues ou voisins, lorsqu’ils nous quittent, se disent : c’est cela, un Juif de Torah. Il est honnête, respectueux, c’est un homme moral et humble. Le dictionnaire de Webster a toujours une définition de l’expression "faire le Juif" : "négocier vivement ; faire baisser les prix." Notre mission est de faire en sorte que les dictionnaires inscrivent à l’entrée "faire le Juif" : être bienveillant, intègre, bon et vertueux. Donnez un pourboire au voiturier et montrez votre reconnaissance au serveur : vous avez fait un Kiddouch Hachem. Si, en revanche, vous êtes pingre ou manquez de reconnaissance, vous êtes l’auteur d’un ‘Hiloul Hachem. Tenez la porte à la personne derrière vous ou dites bonjour à l’agent de sécurité, vous avez fait un Kiddouch Hachem. Si vous passez devant eux ou laissez la porte leur claquer au visage, vous avez failli à votre mission. Soyez honnête, digne de confiance et fiable, vous avez sanctifié le Nom de D.ieu. Puissions-nous ne jamais être forcés de mourir ‘Al Kiddouch Hachem, et trouver le courage de faire chaque jour des choix qui créeront dans leur sillage un Kiddouch Hachem !
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Tou Bichevat : Où sont nos racines ? La feuille peut voler au gré du vent et se laisser porter loin du tronc et des racines, qui eux ne bougent pas, qui nous attendent solides et patients pour le jour où nous souhaiterions revenir à la maison…
A l’approche de la fête de Tou Bichevat, j’aimerais partager avec vous une réflexion purement "végétale" que j’ai eue il y a quelques années et qui ne m’a pas quittée depuis. Lorsque j’étais enfant, je me rappelle que ma mère avait son "petit coin" ; il s’agissait d’un espace botanique où elle faisait pousser toutes sortes "d’herbes", comme mes frères et moi aimions les appeler. Je me rappelle de la joie qui l’habitait lorsqu’elle s’occupait de ses plantes, elle les bichonnait. Il nous est même déjà arrivé de la surprendre en train de leur parler. On la taquinait souvent à ce sujet d’ailleurs, mais rien ne l’atteignait. Son bonheur l’emportait sur tout le reste. Autant vous dire que si nous avions le malheur de nous approcher un peu trop de son "espace", qui plus est, avec un ballon au pied, nous passions un mauvais quart d’heure. Des plantes qui racontent une histoire Les années passaient, et nous avions compris que cet espace était particulier et important, mais nous ne savions pas pourquoi. Un soir, le soir de Tou Bichevat, ma mère qui nous avait jugés suffisamment matures, a profité de la magie de l’instant pour percer le mystère au grand jour. Je m’en rappelle comme si c’était hier. Nous étions en train de lire, et, avec sa voix douce 24
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qui la caractérisait, elle nous a dit : "Ces plantes font partie de ce que nous sommes, elles sont notre histoire". Devant nos yeux interloqués, elle s’expliqua : "Chaque plante évoque un souvenir de mon enfance. Vous, les enfants, avez vos albums photo pour collectionner vos souvenirs. Moi j’ai mon ‘coin’”. En fait, elle avait récupéré les boutures de tous ces endroits à tous ces moments donnés, la plante du jardin devant son lycée, la plante de sa grand-mère chez qui elle allait tous les dimanches, la plante que son père avait offerte à sa mère à sa naissance. Son coin prenait vie sous nos yeux, il nous racontait, il nous touchait. Je me rappelle avoir posé des dizaines de questions ce soir-là. Mes frères aussi. Nous voulions tout savoir, tout connaître, tout comprendre. Nous réalisions que notre mère n’avait pas été notre mère toute sa vie, elle avait un passé, elle avait une histoire que nous ne connaissions pas, et de laquelle nous voulions connaître chaque détail. Ce soir-là, j’ai eu du mal à m’endormir. Comment ces herbes, qui étaient sans importance il y a encore quelques heures, desquelles nous nous étions tellement moqués, que nous avions mal traitées "juste pour rire", étaient devenues une partie de nous-mêmes, une partie de notre famille ?
L’arbre, symbole de la famille Puis, ça m’est venu comme une évidence. L’arbre est clairement le symbole de la famille. Je tenais là un des merveilleux messages de Tou Bichevat. En effet, lorsque ma mère enlève les mauvaises herbes qui poussent autour de sa plante, lorsqu’elle l’arrose, lorsqu’elle se soucie de son apport suffisant en chaleur et lumière, elle ne fait pas uniquement de la botanique, elle se souvient d’où elle vient, elle se rappelle des valeurs que chacune des personnes marquantes de sa vie lui a transmises, elle immortalise son histoire. Un arbre est composé de racines cachées dont on sait qu’elles existent, mais que nous ne voyons pas – nos ancêtres, du tronc – nos parents, qui sont là, qui nous soutiennent, et que l’on peut voir, et des feuilles – nous-mêmes. On est ce qu’il y a de plus fragile dans notre histoire, la feuille peut voler au gré du vent et se laisser porter loin du tronc et des racines, qui eux ne bougent pas, qui nous attendent solides et patients pour le jour où nous souhaiterions revenir à la maison. On aura découvert, visité, on aura même pensé qu’on pouvait trouver mieux ailleurs, mais, au final, on se rend compte qu’on ne se sent bien et chez soi nulle part ailleurs qu’à la maison. Nos racines, notre force Nos parents, et surtout nos grands-parents, sont la garantie de notre histoire. Ils nous disent : "Rappelle-toi d’où tu viens, mon enfant, rien ne sert de chercher loin, ta place est là auprès de nous. Nous nous sommes battus pour avoir cette famille, nous avons contré tellement de personnes qui voulaient nous déraciner, nous enlever ce que nous sommes, notre judaïsme, notre foi, notre vérité, nous avons fait la guerre à tellement d’idéologies qui auraient pu détruire notre peuple et notre essence. Nous nous sommes battus pour tes parents et pour toi, pour que tu puisses profiter de cette
liberté que nous n’avons pas et dont nous ne voulons pas, mais ne fais pas de cette liberté une rupture, ta famille est là, ta place est auprès de nous." Les racines sont notre force, c’est d’elles que nous puisons notre vie. Elles nous donnent sans limite, sans condition. Les racines sont le début de notre histoire. On ne peut pas vivre notre existence sans se demander comment et au prix de quels sacrifices nous pouvons flotter au gré de l’air et du soleil, par quels mérites nous pouvons vivre notre judaïsme pleinement et librement. Ce soir-là, je me découvrais l’âme d’un jardinier à la main verte. Je voulais creuser et découvrir notre histoire. Je voulais rendre hommage à mes ancêtres, je voulais les rendre fiers, eux, mes racines, grâce à qui je suis là, aujourd’hui, et maintenant !
Myriam H.
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Tou Bichevat pour une femme seule Une femme seule est-elle obligée de faire Tou Bichevat ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Même si la femme n’est pas seule, elle n’a pas l’obligation de "faire Tou Bichevat". Cependant, il lui est absolument possible de réciter les Brakhot avant la consommation de fruits et de gâteaux, et de conclure avec des Téhilim et des prières concernant la Parnassa pour l’année à venir. Les festivités organisées le soir de Tou Bichevat et les repas servis en l’honneur de ce jour ne sont pas une obligation. Il s’agit d’une coutume qui a vu le jour et qui s’est répandue durant ces derniers siècles et qu’il est bien de perpétuer. Dans la plupart des milieux ashkénazes, Tou Bichevat n’est pas mis en relief de la même manière que dans les milieux séfarades. Je suis à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.
Piercing interdit pour un homme, pourquoi ? J’ai lu plusieurs questions sur le fait qu’un homme ne peut pas se percer l’oreille. En revanche, j’aimerais savoir pourquoi et savoir si, en suivant des règles, cela devient autorisé ? Réponse de Rav Avraham Garcia Il y a deux interdits lorsqu’un homme veut mettre une ou deux boucles d’oreilles : 1. Celui de ne pas ressembler à une femme (Parachat Ki Tétsé 22, 5 et Choul’han ‘Aroukh Yoré Dé’a 182), et il est possible que, si la majorité des hommes d’un pays percent leurs oreilles, cet interdit trouve une dérogation (comme pour les parfums pour hommes de nos jours et dans certains pays, ainsi que de se raser le corps pour un homme). 2. Celui de copier les non-juifs dans leur habillement et comportement, surtout si ce bijou ne fait que témoigner d’un comportement "cool", pour ne pas dire parfois dévergondé (Choul’han ‘Aroukh et Rama Yoré Dé’a 178, 1 ; Gaon alinéa 7, qui est encore plus strict à ce sujet et interdit toute copie des non-juifs).
Tunisien, prononcer le "Vav" [waw] ? En Tunisie, on prononce souvent le Vav en disant [waw]. Mon père étant tunisien, doisje moi aussi prononcer ainsi ? En fait, est-ce que c’est comme un Séfarade qui prie en ashkénaze ? Réponse de Rav Gabriel Dayan En effet, dans les communautés tunisiennes, la prononciation du Vav est différente de celle du Veth (Beth sans point à l’intérieur). Le Vav se prononce [waw]. Exemple : ויאמרse prononce Wayomer (voir les Klalé Hakria au début du Sidour Ich Matslia’h). Donc, vous devez suivre la coutume de vos parents.
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Quelle est la bénédiction sur l'ail et l'oignon ? L’ail et l’oignon sont assez spéciaux quand on les mange seuls, d’ailleurs on les consomme rarement seuls. Quelle Brakha récite-t-on si on les consomme seuls ? Réponse de Binyamin Benhamou 1. L’habitude est de consommer l’ail et l’oignon crus, mais comme ils sont piquants, on les mange habituellement accompagnés avec d’autres aliments comme dans la salade ou le pain. 2. L’ail et l’oignon se mangeant difficilement seuls, ils perdent leur bénédiction originale et on récitera sur ces aliments la bénédiction "Chéhakol Nihya Bidvaro" (Taz, Maguen Avraham, Rav Ofir Malka dans Halikhot Brakhot p.89), comme c’est le cas d’ailleurs pour le piment (très) piquant. 3. Cependant, une personne en particulier qui a l’habitude de consommer ces aliments seuls et qui en prend du plaisir récitera la bénédiction originale "Boré Péri Haadama".
Mettre Talith & Téfilin plusieurs fois par jour Peut-on mettre le Talith et les Téfilin plusieurs fois par jour ? Si oui, doit-on à chaque fois faire la Brakha correspondante ? Réponse de Rav David Cohen Il est possible de les mettre plusieurs fois par jour, mais il ne faut pas agir ainsi en public, étant donné que cela n’est pas l’habitude et que cela pourra donc être considéré comme de la "Youhara", un sentiment de supériorité face aux autres. Si vous priez seul sans Minyan, ce problème ne se pose pas, mais il serait plus judicieux de commencer d’abord par faire ce qui est primordial, comme le fait d’aller prier avec Minyan. Il convient toutefois de mentionner que certaines communautés ont l’habitude de remettre le Talith et les Téfilin lors de Min’ha d’un jour de jeûne dans le but de compléter les 100 bénédictions que l’on doit réciter tous les jours (‘Atérèt Avot vol. 2, 26,7 qui rapporte qu’ainsi était la coutume au Maroc). Et, étant donné qu’il y a forcément eu un "Hesséa’h Hada’at" (déconnexion de l’esprit de la Mitsva) depuis la première pose du Talith ou des Téfilin, il faudra alors réciter de nouveau les bénédictions.
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A'HAT CHAALTI Le non-Juif qui souhaitait porter les Téfilin
Voici la question intéressante qui nous parvint de la communauté juive d’Amsterdam, en Hollande. Suite à une recrudescence des actes d’antisémitisme en notre ville, en raison de facteurs islamistes hostiles, la police locale a choisi d’adopter une méthode innovante pour éradiquer ce phénomène redoutable qui met en jeu la vie des Juifs : des policiers et enquêteurs hollandais se déguisent en Juifs ’Hassidim et, ainsi vêtus de l’habit traditionnel, ils patrouillent dans les faubourgs et synagogues, de telle sorte que les terroristes ne peuvent se douter qu’il s’agit de policiers. De cette façon, la police parvient à se saisir par ruse des attaquants. Ces derniers temps, l’un des policiers hollandais fréquente notre synagogue matin et soir, de manière très régulière. Il a l’air d’un ’Hassid de souche : durant la prière, il tient son Sidour en mains, balance son corps et remue les lèvres… Il nous a demandé : "Chaque matin, vous posez 28
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sur vos têtes ces "cubes noirs" reliés à des lanières. Or, pour mener à bien notre mission, il nous faut parfaitement vous ressembler. Pourriezvous me donner un boîtier noir que je puisse également poser sur ma tête ?" Il paraît clairement que le port des Téfilin par le policier non-juif ne relève pas de l’urgence vitale mais d’une "préférence, a priori"; par conséquent, nous voudrions savoir s’il nous est permis de donner des Téfilin à ce non-Juif ou s’il serait préférable de s’en abstenir.
Le Rambam (Hilkhot Mélakhim 10, 10) note : "Lorsqu’un non-Juif souhaite réaliser u ne Mitsva de la Torah pour en percevoir une récompense, on ne l’empêche pas de la réaliser comme il se doit…" Le Radbaz commente ainsi ces propos : "Pour ce qui est des préceptes requérant de la Kédoucha, comme les Téfilin, le Séfer Torah et la
Mézouza, j’ai tendance à interdire aux non-Juifs de les réaliser."
n’est pas permis de vendre ou de confier à un
A la lumière des mots du Radbaz, il semble qu’il ne faille pas laisser le non-Juif porter les Téfilin, le cas n’impliquant pas présentement d’urgence vitale.
danger. Toutefois, les hommes de police dans le
Les Téfilin matérialisent un "ornement" particulièrement destiné au peuple juif ["Car le Nom d’Hachem est invoqué sur toi": il s’agit des Téfilin de la tête (Ména’hot 35b)] et c’est la raison pour laquelle un non-Juif ne peut se parer de cette distinction. Nous conseillons donc de confier au policier non-juif des boîtiers vides qui n’ont pas été fabriqués avec l’intention de Kédoucha des Téfilin, mais qui ne manqueront pas de compléter habilement son déguisement. En ce qui concerne le port des Tsitsit par les policiers non juifs, nous avons certes appris dans le Choul’han Aroukh (Ora’h ’Haïm 20, 2) qu’il
non-Juif un Talit à franges, a cause d'un certain cadre de notre question ne sont en aucun cas susceptible du danger mentionné en tant que policier, leurs actes étant au contraire destinés à arrêter les criminels. C’est pourquoi, dans de telles circonstances, il est permis de leur confier des Tsitsit (consulter le Michna Béroura sur ce point, 107) En résumé, il ne faudra pas confier au policier non-juif des Téfilin cachère, mais on pourra lui confier des Téfilin composés de boîtiers vides.
Rav Its'hak Zilberstein
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RECETTE Soupe veloutée de patate douce La soupe de patates douces est parfaite pour faire le plein de vitamines et pour régaler sa famille. Cette soupe toute douce à la belle couleur vous fera oublier le froid de l’hiver.
Ingrédients Pour 4 personnes • 1 c. à soupe d’huile d’olive
Temps de préparation : 30 min
• 1 gros oignon • 2 gousses d’ail
Temps de cuisson : 40 min
• 2 patates douces
Difficulté : Facile
• 2 carottes • 3 pommes de terre • 700 ml d’eau
Réalisation - Coupez l’oignon et l’ail en petits dés et faites-les faire revenir dans l’huile pendant 5 min jusqu’à ce qu’ils soient translucides.
• Sel et poivre
- Coupez les patates douces, les pommes de terre et les carottes en petits morceaux, puis ajoutez-les aux oignons. Poursuivre la cuisson 5 min. - Après les 5 min de cuisson des légumes, ajoutez l’eau, sel et poivre. Faites cuire environ 30 min. - Une fois la cuisson terminée, mixez le tout finement au blender ou au mixer plongeant en ajustant la consistance du velouté en ajoutant de l’eau, jusqu’à obtenir le velouté souhaité (personnellement, je préfère mettre moins d’eau à la cuisson et ajuster à la fin). - Servez bien chaud dans des bols ou des assiettes creuses, décorez d’un filet de crème/lait de coco et servez avec des croûtons. Bon appétit ! 30
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Annaëlle Chetrit Knafo
LE COIN SYMPATIK Deux bonnes blagues & un Rebus ! Mon mari a trouvé un cafard dans
Rebus
Par Chlomo Kessous
la cuisine. Après l’avoir tué, il a vidé les armoires, a tout nettoyé et tout remis en ordre. Demain je mettrai le cafard dans la salle de bain.
"Coucou chéri, je suis rentrée ! - Ah super. Ca va ? - Oui… Euh j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle à t’annoncer. - Commence par la bonne. Diminue tes affaires et étudie plus de torah puis sois humble
- Les airbags fonctionnent à merveille !"
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"Personne n’aime l’argent parce que l’argent n’aime personne : il voyage incessamment d’une poche à l’autre. On n’aime pas l’argent, on le 'convoite' et, à ce titre, on n’en est jamais assouvi." (Rabbi Meïr d'Apta)