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CORONAVIRUS
n°120 I 16 Septembre 2020 I 27 Eloul 5780 I Roch Hachana
OUMAN
YÉCHIVA
M A G A Z I N E
Roch Hachana 5781 en mode Coronavirus : 23 détails à connaître
Jour du jugement : La force de la pensée pour s’y préparer
> p.6
> p.24
Recette : Le Bienenstich (brioche nid d’abeille) > p.30
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CALENDRIER DE LA SEMAINE 16 au 22 Septembre 2020 Jeudi 17 Septembre Mercredi 16 Sept. 27 Eloul
Rav Its'hak Akrich
Daf Hayomi 'Erouvin 38
Samedi 19 Septembre
Michna Yomit Kélim 10-5
Rav Yéhouda Ayache Sarah Iménou
Limoud au féminin n°704
Dimanche 20 Septembre Jeudi 17 Sept. 28 Eloul
Rav Moché Bar Chaul Hacohen Rav Salman Eliahou
Daf Hayomi 'Erouvin 39
Lundi 21 Septembre
Michna Yomit Kélim 10-7
Rav Efraïm Hacohen
Mardi 22 Septembre
Limoud au féminin n°705
Rav Avraham Dantziger
Vendredi 18 Sept. 29 Eloul
Samedi 19 Sept. 1 Tichri
Daf Hayomi 'Erouvin 40
Lundi 21 Sept. 3 Tichri
Limoud au féminin n°706
Roch Hachana 1er jour Daf Hayomi 'Erouvin 41 Michna Yomit Kélim 11-3
Lyon
Entrée 1er soir Roch Hachana
19:38
19:27
Entrée 2ème soir Roch Hachana
Marseille Strasbourg 19:24
19:16
20:42* 20:28*
20:24*
* 20:20
20:39
20:22
20:18
Allumage après *
Sortie de Roch Hachana
20:26
*à partir d’une veilleuse allumée depuis avant l’entrée de la fête
Horaires du Jeûne de Guédalia
Roch Hachana 2ème jour Daf Hayomi 'Erouvin 42
Paris
Lyon
Marseille
Strasbourg
Michna Yomit Kélim 11-5
Entrée
06:01
05:58
06:00
05:40
Limoud au féminin n°365
Sortie
20:29
20:16
20:12
20:07
Jeûne de Guédalia
Zmanim du 19 Septembre
Daf Hayomi 'Erouvin 43
Paris
Lyon
Marseille
Strasbourg
Nets
07:33
07:24
07:23
07:12
Fin du Chéma (2)
10:38
10:29
10:27
10:17
'Hatsot
13:44
13:34
13:32
13:23
Chkia
19:54
19:43
19:40
19:32
Michna Yomit Kélim 11-7 Limoud au féminin n°366
Mardi 22 Sept. 4 Tichri
Paris
Michna Yomit Kélim 11-1
Limoud au féminin n°707
Dimanche 20 Sept. 2 Tichri
Horaires de Chabbath et Roch Hachana
Daf Hayomi 'Erouvin 44 Michna Yomit Kélim 11-9 Limoud au féminin n°367
Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Rav Gabriel Dayan, Rav Yehonathan Gefen, Yossi Isaac - A’hénou, Rabbanite Ruth Chemech, Binyamin Benhamou, Rav Avraham Garcia, Déborah Malka-Cohen, Annaëlle Chetrit Knafo - Mise en page : Dafna Uzan Secrétariat : 077.466.03.32 - Publicité : Daniel (daniel26mag@gmail.com / 054-24-34-306) Distribution : diffusion@torah-box.com
בס"ד
L'ÉDITO DE LA SEMAINE par Roch Hachana : Les jeux ne sont jamais faits! Nous humain L’être sommessesouvent distinguedans des autres créatures par laamenés parole notre existence (cf. Béréchit 2, nos 7 Onkelos). à exprimer regrets Celle-ci est l’expression de devant certaines réalités, son baissant intelligence et de: "Ah, sa pensée, elleplus lui en les bras si j’étais permetj’aurais de communiquer avec métier/je son prochain, jeune, choisi un autre m’y de formuler ses sentiments, demes commercer. serais pris différemment avec enfants/ Cet "outil" qui agéré été donné à l’homme est dû en j’aurais mieux mon couple/j’aurais réalité doublefixer tranchant : on peut l’utiliser dès le àdépart avec mon patron mes pour faire du de soi c’est (consoler exigences, etc.bien Maisautour aujourd’hui trop les endeuillés, encourager qui en ont tard et il est très difficile ceux de changer les besoin, enseigner la Sagesse, transmettre mauvais plis..." nos messages à nos enfants…), mais par des Ces réflexions fondéesle sur la réalité propos vexants,sont humiliants, mensonge et de notre existence où le temps avance et la calomnie, on peut également causer des nous place devant des défisC’est qui se pourquoi trouvent dommages irréversibles. devant nous, mais jamais derrière. la Torah, à plusieurs reprises, nousCertains met en choix fixé interdits "à jamais" tournure garde auront contre ces quilase font parde la notre parole.vie. Quelle angoisse ! Le Rav Israël Méir Kagan révolutionné le Certains écrivains, sans adoute perturbés monde juif il y a plus d’une centaine d’années par cette réalité, ont voulu dans leurs récits avec àson fameux livre et"’Hafets ‘Haïm" parer cet état de chose ont inventé un (qui d’ailleurs est devenu son éponyme), monde où l’on pourrait remonter dans le concernant lois les sur perspectives la médisance.que Il temps, avec les toutes y relevait qu’on pouvait transgresser 17 cela ouvrirait à l’homme. Mais ceci reste commandements et 14 et positifs un fantasme, fruit négatifs de l’imaginaire de la avec une seule phrase malveillante. Depuis, plume des hommes. par la lecture de ce livre, les gens ont pris Par contre, de dans le domaine spirituel, conscience l’importance de du la parole et tout peut être envisagé ces carlois. rien n’est figé s’efforcent de respecter ou déterminé. Notre situation peut évoluer, Beaucoup de Rabbanim encouragent l’étude être transformée et prendre une journalière du "’Hafets ‘Haïm" ; ces loistoute sont autre dimension, alorsles qu’amaisons priori rien ne se approfondies dans d’étude prêtait au moindrecertains changement. (Beth Hamidrach), les étudient en ‘Havrouta (binome) par téléphone, chaque Nous avons dans la Bible l’exemple de année sont organisées des soirées pour Ra'hav, femme de mauvaise vie qui exerça grand public au cours desquelles on éveille son "métier" pendant 40 ans et qui, dans l’assistance à se renforcer dans ce domaine, un moment de lucidité, abandonna ses particulièrement à l’approche de Tich’a activités, sauva deux explorateurs juifs Béav. On sait en effet que le second Temple en se mettant en péril et va se convertir fut détruit à cause de la haine gratuite, dont sincèrement. Le Talmud (Zeva’him 116b) l’une des expressions est le Lachon Hara’ (la rapporte comment elle va opérer une médisance). Téchouva parfaite et méritera de se marier Un autre moyen nous permettant de avec un des plus grands personnages juif de contrôler ce qui sort de notre bouche, l’époque, Yéhochou’a. est le Ta’anit Dibour, le jeûne de la parole. Plus que cela, il est possible que d’une grave Lorsqu’on passe toute une journée à s’abstenir totalement dedélivrance, parler, on réalise à erreur puisse surgir la comme
quel point, sans même rendreàcompte, cela est rapporté danss’en la Torah propos il est faciledede lancer unefrères, plaisanterie de la vente Yossef par ses qui en vexante,permit de raconter un "petit" Hara’ finalité le sauvetage de Lachon la famine de ou se moquer d’un défaut d’un confrère. toute la famille de Ya’akov. C’est pourquoi Ce self-control queque nous impose Ta’anit nous devons savoir la porte estle toujours Dibour nous permet réfléchir ouverte quel que soit de notre passé etavant une d’ouvrir bouche etaccompagnée de s’assurer qu’il ne prise de laconscience d’actes s’agit paspeut de paroles désobligeantes. concrets nous ouvrir des perspectives inespérées. Il est vrai qu’il est difficile de prendre sur soigrand un tel engagement à titre individuel, Le ‘Hidouch (renouvellement) de Roch surtout quand on se dans les un Hachana est là. Le passé,trouve les erreurs, entourage professionnel qui ne nous le fautes, les décisions erronées ne sont pas permet pas. fatales. Dans le domaine du spirituel, les C’est pourquoi beaucoup deles communautés "cartes" sont redistribuées, jeux ne sont organisent un jeune de la parole collectif, jamais "faits" ! à la synagogue ou dans une salle de fête, Nous l’occasion de Torah nous avec auavons programme des unique cours de retrouver face intervenants, au Roi des rois, notre de différents la lecture Créateur, Lui exprimer combien du livre et desdeTéhilim, le tout dans nous une voulons Sa proximité et Sa protection. En ambiance conviviale, repas et boissons famille, autour d’un repas marqué par des assurés. L’un des pionniers de ces réunions douceurs, à la synagogue avec les prières communautaires fut le grand rabbin Yossef particulières le son du àChofar, nous Sitruk quand iletétait encore Marseille et nous mettons sous s’est Sa tutelle bienveillante depuis, l’initiative étendue un peu en sachant que Lui seul demeure notre partout. véritable espoir. On a l’habitude de choisir un des jours de Chovavim (semaines séparant la Parachat On pourrait se demander comment cette Chemotnous de celle depouvoir Michpatim) car on acette une année allons prier, dans tradition"coronesque" du grand kabbaliste le Arizal selon réalité et tout ce qu’elle laquelle ces jours sontdans opportuns à réparer entraîne : restrictions les synagogues, les fautes dede l’attribut Yessodvers – c’estimpossibilité pouvoirdu voyager nos à-dire ce qui un rapport celles avec laqui semence destinations favorites, nous masculine – or le Ta’anit Dibourpour équivaut à apportaient joie et ferveur toute 84 jeûnes de la nourriture ! l’année… En France, est le jour propice est dimanche La réponse simple : si en temps normal puisque tout le monde est en congé et on nous recherchions les conditions maximales fait d’une pierre 3 coups : tout d’abord pour nous élever et ressentir la proximité on accomplit la Mitsva en soi du jeûne de de D.ieu, aujourd’hui après plus d’une demila parole, d’autre part on transforme le année de bouleversements, nous voyons dimanche, jour triste et oisif, en un moment bien que seule la Providence dirige les d’élévation. De plus, on se déconnecte de événements et il est évident que quel que la dépendance au portable, chose difficile à soit l’endroit où l’on prie, nous trouverons réaliser dans un contexte normal. la ferveur recherchée... Faites l’expérience du Ta’anit Dibour et vous Chana Tovaavec oumévorékhète, Kol attendrez impatienceChéyitkablou le rendez-vous Téfiloténou ! de l’année prochaine !
La RédactionRav Torah-Box Daniel Magazine Scemama
Magazine I n°120
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ROCH HACHANA Roch Hachana 5781 : 23 détails à connaître Bonjour Rav, Cette année, nous traversons une période assez difficile. Je crains de ne pas connaître certains détails importants étant donné que le premier jour de Roch Hachana tombe Chabbath et que nous vivons une période d’épidémie mondiale. Pouvez-vous nous faire un petit rappel des points essentiels ? Merci.
La réponse de Rav Gabriel Dayan Bonjour, En effet, à l’approche de Roch Hachana 5781 et face à la recrudescence des cas de contamination, il serait utile de proposer à ceux qui le souhaitent des Halakhot et des petits conseils concernant cette fête si importante dans une atmosphère de Coronavirus et malheureusement, parfois éloignés du Rabbin auquel on a l’habitude d’adresser ses questions.
Le respect des mesures prises par les gouvernements, à travers le monde, est une obligation incontournable, que ce soit du point de vue de la Halakha ou du point de vue de la responsabilité civique. Les Halakhot qui suivent sont donc inéluctablement empreintes des effets des mesures en question. Nous espérons que le son du Chofar nous annonçant la venue de Machia’h retentira très
L’utilisation des rasoirs électriques modernes peut representer une infraction aux lois de la Torah. le marché actuel n’est pas fiable. Une équipe de Dayanim qui a soigneusement examiné les 1000 meilleurs rasoirs électriques sur le marché a constaté que tous, sans exception, ne sont pas casher selon la Halakha !
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bientôt et que nous pourrons passer la fête dans le Beth Hamikdach reconstruit.
1. Hatarat Nédarim A l’approche de Roch Hachana, Torah-Box propose une Hatarat Nédarim - annulation des vœux - en ligne pour ceux qui, pour une raison ou une autre, n’auront pas la possibilité de se rendre dans une synagogue afin de procéder à l’annulation comme il se doit. Cette possibilité est basée sur l’opinion de Rabbénou Chimchone rapportée par Rabbénou Nissim (le Ran), sur Talmud Nédarim 8b ; le Rachba, Rabbénou Acher (le Roch) sur Talmud Nédarim, 1, fin de 7 ; le Rivach (fin de 370). Nous nous appuyons sur ces géants en cas de vrai besoin et pour faire profiter le plus grand nombre à l’approche des jours redoutables. Pour remplir la procuration, rendez-vous sur https://www.torah-box.com/nedarim/
2. Jeûner la veille de Roch Hachana Ceux qui tous les ans ont l’habitude de jeûner la veille de Roch Hachana, peuvent jeûner cette année sauf s’ils se sentent faibles et qu’ils ne pourront pas réciter les prières comme il se doit (Ben Ich ‘Haï, année 1, introduction à la Parachat Nitsavim).
3. Se tremper au Mikvé la veille de Roch Hachana : pour les hommes Cette année, les hommes ne se trempent pas au Mikvé ! Quiconque désire adopter une attitude rigoureuse s’adressera à son Rav ou restera sous une douche et attendra qu’une quantité de 12,5 ou 21,6 litres soit versée (environ 1.5 min-3 min) (Choul’han ‘Aroukh 606, 4).
4. Les visites au cimetière veille de Roch Hachana Il s’agit d’une coutume ancienne, mentionnée dans le Choul’han ‘Aroukh (581, 4). On se conformera intégralement et en tout points, aux mesures prises par le ministère de la Santé du pays où l’on réside : distance de sécurité à respecter entre chacun, port du masque, alcogel, etc. Magazine I n°120
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ROCH HACHANA 5. Préparation des bougies pour le second soir Avant l’entrée du Chabbath, on prépare les bougies que l’on utilisera le lendemain soir car durant la fête, il est interdit d’éteindre la bougie ou de la chauffer afin qu’elle puisse coller au bougeoir au moment de la préparation (Choul’han ‘Aroukh 514, 9 et Michna Broura 18).
6. Allumer une bougie/veilleuse de 48h Il ne faut pas oublier d’allumer une veilleuse de 48h afin de pouvoir l’utiliser à la sortie du Chabbath pour allumer les bougies du second jour de fête. Si la bougie s’est éteinte ou en cas d’oubli, il est permis de demander à un non-juif d’allumer une bougie (Choul’han ‘Aroukh 307, 5 ; Michna Broura 20).
8. La Brakha sur l’allumage des bougies & Chéhé’héyanou Cette année, étant donné que le premier soir de Roch Hachana est un Chabbath, la Brakha est : Baroukh Ata A-donay, É-lohénou Mélèkh Ha’olam, Achèr Kidéchanou Bémitsvotav Vétsivanou Léhadlik Nèr Chèl Chabbath VÉYOM TOV. Certains disent : Léhadlik Nèr Chèl Chabbath VÉCHEL YOM TOV (voir Kaf Ha’haïm 514, 110 et Michna Broura 263, 24 et 514, 48). Le second soir la Brakha est : Baroukh Ata A-donay, É-lohénou Mélèkh Ha’olam, Achèr Kidéchanou Bémitsvotav Vétsivanou Léhadlik Nèr Chèl Yom Tov.
du samedi soir
Dans les communautés Loubavitch, on remplace les mots Yom Tov par les mots YOM HAZIKARONE.
Il est conseillé de préparer une PETITE bougie de Havdala pour le samedi soir car après la Brakha, il est interdit de l’éteindre.
Dans certaines communautés ashkénazes et certaines communautés séfarades, les femmes récitent également la Brakha Chéhé’héyanou.
7. Péparer une petite bougie pour la Havdala
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9. S’habiller honorablement pour Roch Hachana
de leur donner une somme leur permettant de subvenir à leurs besoins.
Même si l’on ne se rend pas à la synagogue, il est obligatoire de s’habiller honorablement pour Chabbath et Yom Tov (Choul’han ’Aroukh 529, 1).
12. Aller à la synagogue
10. Réjouir sa femme et ses enfants en leur achetant de beaux habits, etc. Cette obligation reste en vigueur pour un Yom Tov en période de Coronavirus. Bien entendu, dans la mesure du possible (Choul’han ‘Aroukh 529, 2).
11. Inviter des personnes nécessiteuses Durant les fêtes, c’est une immense Mitsva d’avoir des invités nécessiteux, matériellement ou spirituellement, à sa table (Choul’han ‘Aroukh 529, 2). Cette année, chacun doit se conformer aux mesures en vigueur dans sa localité pour savoir si la situation permet d’accomplir la Mitsva de cette manière ou s’il faut "se suffire"
Pour se rendre à la synagogue, on se conformera, intégralement et en tout points, aux mesures prises par le ministère de la Santé du pays où l’on réside : distance de sécurité à respecter entre les fidèles, port du masque, gel alcoolisé, etc. En France, les responsables communautaires doivent veiller à organiser des Minyanim supplémentaires car dans les synagogues, le nombre de fidèles est limité, et surtout, à l’occasion de Roch Hachana où nous devons accomplir la Mitsva d’écouter le Chofar. Hachem les récompensera pour chaque effort dans ce sens (Beth Yossef 284 ; Piské Techouvot 15).
13. Les Simanim - aliments du Séder de Roch Hachana [feuille de miel] Si l’on ne possède pas un ou plusieurs des aliments, il est absolument permis de réciter la prière appropriée.
Magazine I n°120
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ROCH HACHANA 14. Repas de Roch Hachana en vidéo
16. Chofar pour les femmes
conférence (Zoom)
Pour éviter qu’un grand nombre de femmes se rassemblent au même moment dans la synagogue, des sonneries du Chofar sont organisées pour les femmes et les jeunes filles (ayant l’habitude d’accomplir cette Mitsva) dans la matinée - après la prière des hommes ou dans l’après-midi.
Il est strictement interdit d’utiliser le système vidéo conférence (Zoom) durant Chabbath et Yom Tov et ce, même si l’appareil est branché sur minuterie et même si nous n’avons aucune intention d’y faire le moindre réglage (Iguerot Moché, Ora’h ‘Haïm, vol. 4, 60 ; Chémech Oumaguèn, vol. 2, 64 ; ‘Arokh Hachoul’han 338, fin de 5 ; ‘Helkat Ya’akov, Ora’h ‘Haïm 70).
15. Hachkava Si, pour une raison ou une autre, on ne se rend pas à la synagogue, il est permis de réciter la Hachkava à la mémoire des parents ou d’un autre proche et ce, même si l’on n’est pas en présence d’un Minyan (Guécher Ha’haïm vol. 1, 31, 2, 6 ; Halikhot Chlomo - Téfila, 16, 9 ; Michna Broura éd. Dirchou, 621, 19, 20).
17. Tachlikh Cette année : EN DEHORS D’ISRAËL, on récite la prière du Tachlikh le second jour de Roch Hachana (Michna Broura 583, 8). EN ISRAËL : dans certaines communautés séfarades, on la récite durant Chabbath (Piské Techouvot 583, 9). S’il n’est pas possible de se rendre aux abords d’un cours d’eau et si un cours d’eau n’est pas visible au loin, on récitera la prière face à un robinet ouvert. D’après certains, on remplit un ustensile d’eau que l’on versera par la suite. La présence d’un Minyan, bien que souhaitée, n’est absolument pas obligatoire pour la prière du Tachlikh.
18. Sé’ouda Chlichit - samedi 19 septembre 2020 Il ne faut pas oublier de faire la Sé’ouda ChlIichit. Mais pour consommer le repas du second soir de Roch Hachana avec appétit et accomplir la Mitsva de la meilleure manière, il faut la terminer assez tôt - EN ISRAËL : avant 15h35. EN France : avant 16h50. AU CANADA : avant 15h53. Après ces horaires, il est tout de même obligatoire de faire la Sé’ouda Chlichit avec du pain mais avec modération ! (Choul’han ‘Aroukh 529, 1).
19. Laver la vaisselle & préparer la table samedi 19 septembre 2020 Tant que l’heure de la sortie des étoiles n’est pas arrivée, il est strictement interdit de laver la vaisselle, de préparer la table ou de réaliser le moindre travail interdit pour le repas du soir (Choul’han ‘Aroukh 513, 1 et Michna Broura 1). 10
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20. Quand allumer les bougies du second soir ? Le second soir de Roch Hachana, cette année, samedi soir, il est strictement interdit d’allumer les bougies avant l’heure de la sortie des étoiles. Certaines femmes allument alors les bougies après avoir dit Baroukh Hamavdil Bèn Kodech Lé’hol. Mais certaines femmes attendent que le mari soit de retour du Beth-Haknesset.
21. Le Kiddouch & la Havdala du second soir de Roch Hachana Le Kiddouch du second soir de Roch Hachana inclut également une Havdala (Choul’han ‘Aroukh 473, 1). On dira Hamavdil Bèn Kodech Lékodech. Le texte figure dans tous les Ma’hzorim (livre de prières des fêtes). On ne récite pas de Brakha sur les Béssamim.
22. La bougie de la Havdala Pour allumer la bougie de la Havdala, on utilisera la veilleuse (de 48h) allumée depuis la veille de Roch Hachana. Il est strictement
interdit de l’éteindre après la Havdala. Si l’on ne possède pas une bougie à plusieurs mèches, il est permis de réciter la Brakha sur une bougie à mèche unique (Choul’han ‘Aroukh 298, 2 et Piské Techouvo 514, 23). Certains de nos maîtres pensent qu’il est bien de rapprocher deux bougies et de les séparer par la suite (Piské Techouvot 514, 6). D’après certains de nos maîtres, il est préférable de ne pas allumer une bougie pour la Havdala et d’utiliser les bougies allumées en l’honneur de la fête (Piské Techouvot 514, 23).
23. Chéhé’héyanou - le second soir de Roch Hachana Même le second soir de Roch Hachana, on récite la Brakha Chéhé’héyanou dans le Kiddouch et ce, même si l’on ne possède pas un nouveau fruit ou un nouvel habit (Choul’han ‘Aroukh 600, 2). Torah-Box vous souhaite une année de bonheur et pleine de Torah : Chana Tova !!!
Rav Gabriel Dayan
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בס״ד plus facilement nos demandes personnelles. Torah-Box vous la fait partager :
SÉDER DE ROCH HACHANA
בס״ד
Durant les 2 soirées de Roch Hachana, nous récitons le Kiddouch de la fête, procédons à Nétilat Yadayim suivi de Hiloula Moché maître Moïse la bénédiction “Motsi” sur le pain. de Puis, avant deRabbénou, commencer lenotre repas, notre tradition est de consommer certains aliments en guise de « bon signe » pour l’année à venir. Voici le déroulement, selon le « Ben Ich ‘Haï » :
Le jour anniversaire de décès de Moché Rabbénou, il est une ségoula (combine ancestrale)
1
DATTES HARICOTS BLANCS 2 Torah-Box plus facilement nos demandes personnelles. vous la fait partager :
On prendra une datte et on récitera la bénédiction :
ּ ָברו ְּך ַא ּ ָתה ה׳ אֱ לֹהינ ּו מֶ לֶ ְך הָ עוֹ לָ ם בּ וֹ ֵרא ּ ְפ ִרי הָ ֵעץ
Avant de consommer, le maître de maison récite avec ferveur :
Après avoir gouté la datte, prenez-en une autre. Avant de consommer, le maître de maison récite avec ferveur :
3
ָ יְ ִהי ָרצוֹ ן ִמ ְּלפָ נ ,ֶּיך ה' אֱ לֹהינ ּו וֵא ֵֹלהי אֲ בוֹ ֵתינו שי ָר ָע ֵתנ ּו ֵ ׁ שיּ ּ ִַת ּמ ּו אוֹ יְבֵ ינ ּו וְ ׂשוֹ נְ אֵ ינ ּו וְ כָ ל ְמבַ ְק ֶׁ
ָ יְ ִהי ָרצוֹ ן ִמ ְּלפָ נ ,ֶּיך ה' אֱ לֹהינ ּו וֵא ֵֹלהי אֲ בוֹ ֵתינו שיּ ְִר ּב ּו ז ִָכיּוֹ ֵתינ ּו ו ְּתלַ ְ ּבבֵ נ ּו ֶׁ
Puisse être Ta volonté, Éternel notre D.ieu et D.ieu de nos pères, qu’il y a une fin à nos ennemis, ceux qui nous haïssent et tous ceux qui nous veulent du mal.
Puisse être Ta volonté, Éternel notre D.ieu et D.ieu de nos pères, que nos mérites se multiplient et que Tu nous prennes à cœur.
4
POIREAU
BLETTES
Avant de consommer, le maître de maison récite avec ferveur :
Avant de consommer, le maître de maison récite avec ferveur :
Puisse être Ta volonté, Éternel notre D.ieu et D.ieu de nos pères, que soient abattus nos ennemis, ceux qui nous haïssent et tous ceux qui nous veulent du mal.
Puisse être Ta volonté, Éternel notre D.ieu et D.ieu de nos pères, que disparaissent nos ennemis, ceux qui nous haïssent et tous ceux qui nous veulent du mal.
ָ יְ ִהי ָרצוֹ ן ִמ ְּלפָ נ ,ֶּיך ה' אֱ לֹהינ ּו וֵא ֵֹלהי אֲ בוֹ ֵתינו שי ָר ָע ֵתנ ּו ֵ ׁ שיּ ִָּכ ְרת ּו אוֹ יְבֵ ינ ּו וְ ׂשוֹ נְ אֵ ינ ּו וְ כָ ל ְמבַ ְק ֶׁ
5
ָ יְ ִהי ָרצוֹ ן ִמ ְּלפָ נ ,ֶּיך ה' אֱ לֹהינ ּו וֵא ֵֹלהי אֲ בוֹ ֵתינו שי ָר ָע ֵתנ ּו ֵ ׁ שיּ ְִס ּ ַת ְּלק ּו אוֹ יְבֵ ינ ּו וְ ׂשוֹ נְ ֵאינ ּו וְ כָ ל ְמבַ ְק ֶׁ
6
COURGE
GRENADE
Avant de consommer, le maître de maison récite avec ferveur :
Avant de consommer, le maître de maison récite avec ferveur :
Puisse être Ta volonté, Éternel notre D.ieu et D.ieu de nos pères, que le mal de notre verdict soit déchiré, et que nos mérites soient énoncés devant Toi.
Puisse être Ta volonté, Éternel notre D.ieu et D.ieu de nos pères, que nous soyons remplis de mitsvot comme la grenade [est remplie de grains].
ָ יְ ִהי ָרצוֹ ן ִמ ְּלפָ נ ,ֶּיך ה' אֱ לֹהינ ּו וֵא ֵֹלהי אֲ בוֹ ֵתינו ָ וְ י ִָּק ְרא ּו ְלפָ נֶיךז ִכיּוֹ ֵתינ ּו,ּש ִּת ְק ַרע רוֹ ַע ְ ּגזַר דִּ ינֵנו ֶׁ
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POMME TREMPÉE DANS LE MIEL
ָ יְ ִהי ָרצוֹ ן ִמ ְּלפָ נ ,ֶּיך ה' אֱ לֹהינ ּו וֵא ֵֹלהי אֲ בוֹ ֵתינו ש ִ ּנ ְהיֶה ְמלֵ ִאים ִמ ְצוֹ ת ָּכ ִר ּמוֹ ן ֶׁ
TÊTE DE MOUTON Bonnes fêtes8de Pourim à tous !
Pour obtenir d’autres documents de ‘Hizouk, contactez-nous : Tél ferveur (FR) : :01.80.91.62.91 - Tél (ISR) : 077.466.03.32 - Webrécite : www.torah-box.com Avant de consommer, le maître de maison avec ferveur : Avant de consommer, le maître de maison récite avec
ָ יְ ִהי ָרצוֹ ן ִמ ְּלפָ נ ,ֶּיך ה' אֱ לֹהינ ּו וֵא ֵֹלהי אֲ בוֹ ֵתינו ש ְּתחַ דֵּ ׁש ָעלֵ ינ ּו ָׁשנָה טוֹ בָ ה ו ְּמתו ָּקה ַּכדְּ בָ ׁש ֶׁ
ָ יְ ִהי ָרצוֹ ן ִמ ְּלפָ נ ,ֶּיך ה' אֱ לֹהינ ּו וֵא ֵֹלהי אֲ בוֹ ֵתינו ֹאש וְ לֹא ְל ָזנָב ׁ ש ִ ּנ ְהיֶה ְלר ֶׁ
Puisse être Ta volonté, Éternel notre D.ieu et D.ieu de nos pères, que Tu renouvelles pour nous une année bonne et douce comme le miel.
Puisse être Ta volonté, Éternel notre D.ieu et D.ieu de nos pères, que nous soyons à la tête et non à la queue.
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M A G A Z I N E
Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
Roch Hachana : une journée d’opportunités ! Si une personne atteint un niveau spirituel élevé à Roch Hachana, elle effectue un changement intense et permanent en elle-même. Et même si ensuite elle décline durant l’année, son niveau de base acquis à Roch Hachana reste intact !
À l’approche de Roch Hachana, il nous faut comprendre pourquoi cette fête du calendrier juif est si importante et quelle est la ‘Avoda (travail, mission) que nous devons y accomplir. Il serait en effet regrettable de passer Roch Hachana en nous contentant d’en accomplir ses rites mais sans établir aucun changement en nous-mêmes ! Un changement intense Rav Dessler rapporte la Guémara qui affirme qu’à cette date, l’ensemble de l’année que va passer l’individu est fixé par Hachem. Pourquoi ?
Si quelqu’un améliore ses actions au cours de l’année, pourquoi lui sera-t-il si difficile de transformer le décret de Roch Hachana ? Rav Dessler (Mikhtav Mééliahou, vol. 2, p. 69) explique que cette fête est particulièrement puissante, c’est un moment propice à la Téchouva, au rapprochement d’Hachem. Ainsi, si une personne atteint un niveau spirituel élevé à Roch Hachana, elle effectue un changement intense et permanent en ellemême. Et même si ensuite elle décline durant l’année, son niveau de base acquis à Roch Hachana reste intact ; il ne s’agira que d’une détérioration superficielle, mais pas profonde.
Supplément spécial Chabbath I n°120
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A ce sujet, le Chem Michmouël ajoute que ce qu’il s’est passé lors du premier Roch Hachana de l’humanité a un effet éternel tout au long de l’Histoire, en ce même jour.
Ce travail sera ainsi avec l’aide d’Hachem la base
L’homme, Adam Harichon, fut créé à Roch Hachana, il y reçut l’âme qui le pousse à s’élever constamment et à se rapprocher d’Hachem.
sur le nombre de Mitsvot et d’Avérot effectuées.
d’une véritable amélioration dans l’observance des Mitsvot. D’ailleurs, l’individu n’est pas simplement jugé Ses aspirations sont également examinées (Voir Mikhtav Mééliahou vol. 2, p. 74-77).
Ainsi, chaque année, en ce jour, nous avons la possibilité de décider de nous élever spirituellement de façon drastique !
Prier et… penser à la prière ! On
donc
mis sur la Téfila à Roch Hachana. On répète
Une influence sur toute l’année à venir
à maintes reprises à
la
synagogue
qu’Hachem
L’ o p p o r t u n i t é présentée à Roch Hachana est incommensurable.
est
notre Roi. Ceci
est
nous
Cette idée est discutée dans la Halakha (loi juive). Le ‘Hafets ‘Haïm dans le Michna Broura écrit qu’il faut être très vigilant et ne manifester aucune colère à Roch Hachana. Il explique aussi que le fait de se montrer positif, affable et calme est le signe d’une bonne année (Michna Broura, 584, 5). Bien entendu, il ne suffit pas d’agir extérieurement comme un Tsadik pendant 48 heures et de retrouver ses anciennes mauvaises habitudes la fête passée ! Il faut s’efforcer de changer réellement, de façon permanente, autant dans notre attitude que dans notre façon de penser.
censé
aider
intérioriser
Notre niveau spirituel à cette date influera sur toute l’année à venir. Il est donc essentiel d’aspirer à atteindre un haut niveau durant ces deux jours.
14
comprend
pourquoi l’accent est
à l’idée
que la proximité avec Hachem
est
l’unique
source de bonheur et que c’est elle seule qui donne un véritable sens à notre vie. Le Yétser Hara’ cherche à nous faire développer une mauvaise attitude à l’égard des longues prières de Roch Hachana, à nous distraire en pensant à la maison, au repas qui nous attend ou à la sieste, plutôt qu’au couronnement d’Hachem. Il est essentiel de savoir qu’il s’agit là d’une épreuve envoyée du Ciel et de tenter de la surmonter en exploitant au maximum les opportunités de ce si grand jour. Puissions-nous tous mériter d’effectuer une grande et durable élévation spirituelle à Roch Hachana !
Magazine I n°120 Supplément spécial Chabbath I n°120
Rav Yehonathan Gefen
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Roch Hachana
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Béréchit, chapitre 21 •
précède la question
• La réponse est sur fond de couleur •
les indices précédés d’une bulle
•
Les remarques et commentaires sont en retrait Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera développer avec l’enfant.
AVOT OUBANIM
Roch Hachana - n°40
Les enfants, cette semaine, nous ne lisons pas la Parachat Hachavou’a, mais une Paracha en rapport avec Roch Hachana. Celle-ci est une partie de la Paracha de Vayéra, et elle parle de la naissance de Its’hak Avinou.
Quel rapport y a-t-il entre cette naissance et Roch Hachana ? Bravo ! Its’hak Avinou est né à Roch Hachana. D’où savons-nous cela ? La Guémara Roch Hachana, page 11, l’apprend du mot «Pakad» («s’est souvenu»), employé dans le verset qui dit, dans la Paracha de Roch Hachana, «VaHachem Pakad Ete Sarah» «Et Hachem s’est souvenu de Sarah». Ce mot apparaît aussi à propos de ’Hanna et de la naissance de son fils Chmouel (lorsqu’il est dit qu’Hachem s’est souvenu de ’Hanna et lui a donné son fils Chmouel). Or, ’Hanna a mis au monde Ch’mouel à Roch Hachana. La Guémara déduit donc (de l'emploi du mot «Pakad» dans ces deux contextes) que, de même que Chmouel est né à Roch Hachana, Its’hak est né à Roch Hachana. Quelle Haftara allons-nous lire à Roch Hachana ? Bravo ! Celle qui parle de la naissance de Chmouel ! Qui donc encore est né à Roch Hachana ? Yossef Hatsadik est né à Roch Hachana. Sa mère Ra’hel lui a donné naissance en ce jour.
Supplément spécial Chabbath I n°120
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C’est ce que dit la Guémara Roch Hachana, page 11 : «A Roch Hachana, ont été exaucées Sarah, Ra’hel et ’Hanna» ! Le premier verset de notre Paracha dit : «Et Hachem s’est souvenu de Sarah comme Il l’a dit, et Hachem a fait à Sarah comme Il a parlé.» Avez-vous une remarque à faire sur ce verset ? Bravo ! Il semble qu’il se répète. C’est pourquoi la Guémara explique que les mots «comme il a dit» ne se rapportent pas à Hachem, mais à Avraham, c’est-à-dire qu’Hachem a exaucé Sarah comme Avraham l’a dit. A quelle occasion Avraham a-t-il dit cela ? Dans les versets précédents, nous voyons qu’Avraham a prié Hachem pour qu’il guérisse Avimélèkh (qui était malade et ne pouvait plus avoir d’enfants). Et effectivement, Hachem a guéri Avimélèkh, sa femme et ses servantes ; et tous ces gens ont eu des enfants. Mais avant même qu’Avimélèkh ne soit guéri, Hachem
avait déjà exaucé Sarah, comme Avraham l’avait dit (c’est-à-dire grâce aux prières qu’Avraham a faites pour Avimélèkh). De là, la Guémara apprend un principe extraordinaire : «Celui qui prie pour son prochain et a besoin de la même chose est exaucé en premier.» C’est ce que nous voyons ici : Avimélèkh avait besoin d’enfant, et Avraham aussi. Avraham a prié pour qu’Hachem donne des enfants à Avimélèkh. Et effectivement, Hachem lui en a donné ; mais avant cela, Il s’était déjà souvenu de Sarah. Lorsque nous prions pour d’autres, doit-on uniquement penser à eux, ou bien nous pouvons prier pour eux, même dans l’intention qu’Hachem nous réponde en premier ? Rav ’Haïm Kaniewski trouve dans le Maguène Avraham (Choul’han ’Aroukh, chapitre 230, alinéa 6) une preuve au fait que lorsque nous prions pour d’autres personnes qui ont besoin de la même chose que nous, même si nous le faisons dans l’intention d’être répondu en premier, cela marche : nous serons exaucés en premier. L’important est que les deux soient exaucés, avec l’aide d’Hachem. Chana Tova ! Choul’han ’Aroukh, chapitre 583
Les enfants, comme tous les autres soirs de fête et de Chabbath, notre soirée va commencer par le Kiddouch. Dans celui-ci, nous mentionnerons le Chabbath et Roch Hachana, puis nous ferons Motsi. Concernant le Motsi de Roch Hachana, il y a plusieurs habitudes : - le ’Hazon Ich, Rav Chlomo Zalman Auerbach et le Steipeler posaient la salière sur la table, mais ils ne trempaient le pain que dans le miel, et ils mangeaient ; - le Rav Yossef ’Haïm Zonnenfeld trempait d’abord le pain dans le miel et en mangeait un peu, puis il le trempait dans le sel et il mangeait ; - dans le livre Ta’amé Minhaguim, il est rapporté l’habitude contraire : d’abord tremper dans le sel et en manger un peu, puis tremper dans le miel et manger ; - le Kaf Ha’haïm mentionne que l’on trempe dans le sel puis dans le miel, et on mange. Le Kaf Ha’haïm dit aussi que certains n’utilisent pas le miel, mais le sucre. Il semble que ce soit le cas des tunisiens. La particularité du miel est qu’il transforme ce que l’on y trempe. En y trempant des aliments à Roch Hachana, nous demandons à Hachem de transformer nos fautes en mérites, grâce à notre Téchouva et nos bonnes actions On consomme ensuite des aliments dont le nom rappelle la possibilité de prier pour que, durant l’année à venir, Hachem nous envoie des bonnes choses : une année douce, durant laquelle nos mérites se multiplieront et seront appelés devant Hachem, nos ennemis tomberont et les mauvais décrets seront déchirés. Nous avons aussi l’habitude de consommer une tête d’animal (bélier, mouton ou poisson), pour demander à Hachem que cette année, nous soyons à la tête et non à la queue (et s’il s’agit d’un bélier, pour demander à Hachem que le mérite de la ’Akédat Its’hak soit rappelé devant Lui). Le Kaf Ha’haïm dit que si nous ne voulons pas manger certains aliments (parce que, par exemple, nous craignons qu’il n’y ait des bêtes), il suffit de les voir pour pouvoir faire le «Yéhi Ratsone» qui leur correspond ; il n’est pas nécessaire de les manger. Et il va jusqu’à dire que si on n’a pas tel ou tel aliment, on peut quand même faire le «Yéhi Ratsone» qui s’y rapporte même sans voir l’aliment, simplement en y pensant. Même si le «Yéhi Ratsone» n’a pas de rapport avec le nom en français de l’aliment sur lequel nous le disons, nous le disons quand même, car ce qui compte, c’est le
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nom de l’aliment en hébreu ou en araméen. Vu qu’une partie des aliments sur lesquels nous disons le «Yéhi Ratsone» ne font pas partie du repas, il faudra dire une Brakha avant de les manger. En faisant «Boré Péri Ha’ets» sur une datte et «Boré Péri Haadama» sur une banane, on pourra manger sans problème les autres fruits du Séder de Roch Hachana : la pomme, les épinards, les blettes... Le «Yéhi Ratsone» doit être fait avec beaucoup de ferveur, avec un cœur sincère. Et avant de le dire, il est aussi souhaitable de faire Téchouva. Le Michna Beroura dit que nous faisons tout cela pour que ce soit un Simane Tov (bon signe) pour l’année à venir. Par conséquent, il est évident qu’il ne faudra pas se comporter d’une manière négative : ne pas se mettre en colère, et être particulièrement heureux et confiant que, grâce à notre téchouva et à nos bonnes actions, Hachem nous inscrira dans le livre de la vie. Par ailleurs, il est déconseillé de consommer à Roch Hachana des aliments vinaigrés, puisque nous souhaitons, au contraire, une année douce. Le Rama ajoute que certains évitent de manger des noix à Roch Hachana, car, en hébreu, la valeur numérique du mot «Egoz» («noix») est égale à celle du terme «Hèt» («faute»). Et en plus, la consommation de noix entraîne un besoin de se racler la gorge, et est donc dérangeante pour la Tefila du lendemain. Combien de fois consommons-nous ces aliments ? Certains ont l’habitude de les consommer une seule fois, le premier soir de Roch Hachana. D’autres les consomment les deux soirs. Et le Ben Ich ’Haï va jusqu’à dire qu’il faut les consommer les deux soirs et les deux midis. Le Ben Ich ’Haï déduit cela du fait que le Choul’han ’Aroukh ait employé le mot «Raguil» («habitué»), pour dire qu’il faut s’habituer à manger ces aliments. Selon lui, si on ne consomme ces aliments qu’une seule fois, on ne s’habitue pas à les manger. Selon d’autres décisionnaires, le mot «Raguil» concerne toutes les années, et implique un devoir de s’habituer d’année en année à manger ces aliments. Et selon cette explication, il est suffisant de les manger même une fois à Roch Hachana. Chacun agira donc selon la coutume de ses ancêtres.
Supplément Roch Hachana - n°40 spécial Chabbath I n°120
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Les enfants, voici une belle histoire racontée par Rav Chelomo Brevda zatsal , sur un épisode de sa vie qui lui est arrivé lorsqu’il était jeune : «J’habitais à Yérouchalayim, et je devais rendre visite à un proche parent qui m’attendait. J’étais déjà en retard, et je me suis mis à courir le plus vite possible. Mais à ce moment-là, il y a eu une coupure d’électricité dans une partie de la ville, et j’ai continué ma course dans une obscurité totale. Tout à coup, je me suis souvenu qu’avant la maison de mon proche parent, il y a une pente très dangereuse, avec une dizaine de marches très étroites et qu’il faut traverser cette pente très prudemment, car celui qui y glisse risque, ’Hass Véchalom, d’être grièvement blessé, et même de perdre la vie... Je me suis donc arrêté, pour voir où je me trouvais par rapport à cette pente, et malgré l’obscurité, j’ai réussi à voir que je me trouvais à un centimètre de la pente... Je réalisais la grandeur du miracle que je venais de vivre : Hachem m’a rappelé au bon moment l’existence de cette pente, pour que j’arrête ma course à temps... J’ai traversé la pente avec prudence, et je suis arrivé en bonne santé chez mon parent. Le lendemain, je devais me rendre à Bné Brak chez le ’Hazon Ich, pour lui poser plusieurs questions que j’avais. Le ’Hazon Ich m’a, comme
d’habitude, accueilli très chaleureusement, il a répondu à toutes mes questions, puis je lui ai dit : «Rav, j’ai encore une autre question». Je lui ai raconté ce qui m’est arrivé hier, le miracle extraordinaire qui m’a sauvé la vie, et je lui ai dit : «Je pensais qu’en me réveillant ce matin, je serais un autre homme. Un homme nouveau, plein de reconnaissance envers Hachem pour le miracle qu’Il a accompli en ma faveur. Et pourtant, lorsque je me suis réveillé, j’étais le même : je n’avais pas changé, je ne ressentais rien de particulier... Comment expliquer cela ?». Le ’Hazon Ich m’a donné une réponse dont je me rappelle jusqu’à présent, et qui m’a considérablement aidé dans mon service Divin: «Tu dois savoir qu’il existe un Yétser Hara’ (mauvais penchant) spécial, qui s’appelle «le Yétser Hara’ d’après le miracle». Sa mission est de refroidir, chez l’homme qui a eu un miracle, tous les sentiments qui risquent de le réveiller et le rapprocher d’Hachem encore plus qu’auparavant. Il est chargé d’éteindre toute la reconnaissance que cet homme pourrait avoir envers Hachem. Ce que tu vis est donc naturel, et il faut une lutte particulière pour que la reconnaissance envers Hachem que tu as eue au moment du miracle ne s’estompe pas, et t’aide à te rapprocher encore plus de Lui».
Question Pendant la récréation, Ruben se disputa avec son ami Ilan et commença à le frapper. Pour se défendre, Ilan le poussa très fort, ce qui le fit tomber, et il se cassa une jambe. Ruben réclama d’Ilan tous les frais liés à cette chute, et quand Ilan lui dit qu’il n’a fait que se défendre, Ruben lui répondit que,
Qu’en penses-tu ?
A toi
!
pour cela, il n’était pas obligé de le pousser si fort, c’est pourquoi il réclame les frais causés par cette chute.
Baba Kama 33a à la Michna.
Roch 3ème chap. alinéa 13. Choul’han ’Aroukh chap.421 §13.
Réponse Bien qu’il soit permis de se défendre, comme le Roch nous l’a appris, il précise tout de même que si le Beth Din évalue qu’il pouvait réellement se défendre sans être autant
AVOT OUBANIM
Roch Hachana - n°40
violent, il devra payer. Et puisque le Choul’han ’Aroukh tranche comme le Roch, telle sera la loi.
Supplément spécial Chabbath I n°120
17 Sept. - 28 Eloul 578017
Michlé, chapitre sur 26, son verset Dans ce verset, le roi Chlomo déclare : “La porte tourne sur ses gonds, et le fainéant lit.»14
Kétouvim
Que veut dire Chlomo Hamélèkh par cette comparaison ? Imaginons qu’à chaque fois qu’une porte Hagiographes s’ouvre, elle bouge d’environ un mètre. Si c’est la porte d’une Yéchiva de mille élèves, elle sera ouverte de très nombreuses fois : lorsque les Ba’hourim (jeunes hommes) y viennent pour prier le matin, l’aprèsmidi et le soir, lorsqu’ils en sortent pour manger le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner, lorsqu’ils y viennent, plusieurs fois dans la journée, pour étudier, lorsqu’ils en sortent pour chercher un objet dont ils ont besoin ou pour toute autre nécessité personnelle, etc. En une journée, la porte aura fait au moins dix kilomètres ! Si la porte fait dix kilomètres en un jour, combien en fait-elle en un mois ? Bravo ! Trois cents kilomètres. Si la porte fait trois cents kilomètres en un mois, combien en fait-elle en un an ? Bravo ! Plus de trois mille kilomètres. En cinquante ans, cette porte aurait donc dû faire plusieurs fois le tour du monde :) Et pourtant... elle n’a pas bougé de sa place !
Pourquoi ? Bravo ! Parce qu’à chaque fois qu’elle s’ouvre, elle se referme... Chaque fois qu’elle fait un pas en avant, elle fait un pas en arrière... De même pour le fainéant : à force de bouger dans son lit, il aurait dû être loin... Mais comme il revient à chaque fois en arrière, il n’avance pas. Il a beau faire des kilomètres dans son lit, il ne bouge pas de ce dernier... Cette image est très forte en ce jour de Roch Hachana. A Roch Hachana, chacun de nous fait «des bons en avant», décide de s’améliorer dans l’étude de la Torah, l’accomplissement des Mitsvot, le comportement... Mais le Yétser Hara’ (mauvais penchant) vient nous refroidir en nous disant : «Mais pour qui tu te prends ? Tu crois que tu es un Tsadik ou un rabbin ? Tu crois que tu peux comprendre mieux que les autres ?». Et il nous fait faire marche arrière sur toutes nos bonnes décisions... Ainsi, un homme de quatre-vingt-dix ans peut se retrouver à la même place qu’à sa Bar Mitsva s’il a pris des centaines de décisions mais est à chaque fois revenu en arrière. Nous devons donc essayer de prendre chaque année une ou deux bonnes décisions, sans revenir en arrière. Et ainsi, petit à petit, nous deviendrons des Tsadikim et Talmidé ’Hakhamim, qui grandiront le Nom d’Hachem.
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Responsable de la Publication : David Choukroun Rédaction : Rav Eliahou Uzan, Rav Elh'anan Moche Smietanski, Alexandre Rosemblum
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17 Sept. - 28 Eloul 5780
Vol mystérieux "Mon ami, poursuivit l’avocat, je suis heureux de vous annoncer que vous êtes le premier nom sur la liste. Vous avez - combien ? - 47 heures et 36 minutes pour arriver dans mon bureau… Bonne chance !"
Le protagoniste de notre histoire n’avait jamais reçu de conversation téléphonique aussi bizarre et surprenante. "Monsieur Cohen ?, demanda l’homme au bout du fil. - Oui, répondit Gaby Cohen, tentant de deviner la suite de la conversation. - Monsieur Cohen, je suis Jeffrey Landman, avocat notaire…" Gaby tenta de se remémorer fiévreusement s’il avait eu des démêlés avec la justice. S’agiraitil d’une dette due à la taxe municipale ? Une demande de dommages et intérêts de la part d’un client ? Autre chose… ? Un testament… singulier ! Son mystérieux interlocuteur se hâta de dissiper le doute. "Ecoutez-moi, M. Cohen. Je m’occupe du testament du millionnaire juif
Stanley Pichof qui a quitté ce monde il y a deux semaines à Melbourne, en Australie. - Quel rapport avec moi ?, tenta Gaby de comprendre. - Patience mon ami ! Vous les Israéliens voulez savoir tout, tout de suite… Pichof ne s’est jamais marié et n’a jamais fondé de famille. C’est un rescapé de la Shoah et selon mes informations, il n’a pas de famille au monde. La question qui a toujours piqué ma curiosité était de savoir à qui il allait léguer sa fortune. J’ai reçu hier soir la réponse, mais je dois avouer qu’elle sort de l’ordinaire…" Gaby sentit la curiosité s’emparer de lui. "Quel est le testament du vieil homme ? - Ecoutez-moi, mon ami, car vous êtes lié à cette affaire, expliqua l’avocat. D’après les conditions du testament, il me fallait ouvrir l’annuaire d’Israël au hasard et téléphoner au
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premier numéro apparaissant sous mes yeux. Il me fallait téléphoner à cette personne et l’inviter à Melbourne, dans mon bureau. S’il arrive dans les 48 heures, le testament stipule que toute la fortune de Pichof, d’une valeur d’environ 40 milliards de dollars, lui appartient. Cette condition est fondamentale. Un retard d’un instant et l’héritage passe au numéro suivant… Donc, mon ami, je suis heureux de vous annoncer que vous êtes le premier nom sur la liste. Vous avez - combien ? - 47 heures et 36 minutes pour arriver dans mon bureau… Bonne chance !" Direction Ben-Gourion Gaby Cohen sentit sa tête tourner. Après avoir bu un verre d’eau fraîche, il reprit ses esprits, vida le contenu du coffre dissimulé derrière une peinture au mur. Il se hâta en direction de l’aéroport de Ben-Gourion. "Un billet pour Melbourne ?, lui répondit l’agent de voyage au guichet. Pas de problème, nous avons un vol qui part dans quatre jours à…" "Quatre jours ?!, s’exclama Gaby. Quatre jours, c’est perdu. J’ai besoin d’un vol de suite !" L’homme répondit par la négative : "Désolé, mais le vol d’aujourd’hui est plein… - Je suis prêt à louer un avion privé !", proposa Gaby, au bord du désespoir. L’homme répondit à nouveau par la négative : "Nous n’avons pas d’avion privé pour le moment, peut-être la semaine prochaine…" Gaby se saisit de la main de l’agent et lui remit une liasse de billets. "Regardez, cher ami. Je suis absolument obligé de monter dans le prochain vol, à tout prix. Voici 20.000 dollars en liquide. Faites comme vous voulez, l’essentiel est que je monte dans cet avion…" L’agent se gratta la tête, perplexe, et appela le steward en chef. "Voici 10.000 dollars en liquide, lui dit-il. Assure-toi je te prie que l’homme dans le coin là-bas embarque dans le vol à venir. Peu importe à quel titre il monte dans l’avion - comme un animal de compagnie, 20 20
un mort dans un cercueil, un copilote ou même une cinquième roue… L’essentiel c’est qu’il ne reste pas ici !" Gaby Cohen passa les 16 heures suivantes dans l’avion en direction de l’Australie dans des conditions impossibles. La seule solution trouvée par le steward avait été de le cacher dans une petite armoire dans le coin de la cuisine et de l’y enfermer sans nourriture, boisson et presque sans air. Le vol fut affreux. Gaby ne pouvait ni dormir, se dégourdir les jambes ni aller aux toilettes. A certains moments, il voulait crier tellement il souffrait, mais il dut serrer les dents, car aucun des passagers ne devait se douter de sa présence. Tout est une question de destination ! Question philosophique : si nous avions interviewé Gaby Cohen en plein vol, aurionsnous eu affaire à un homme brisé, désespéré et triste ou bien plutôt un homme optimiste à l’humeur joyeuse ? Bien sûr, il semble que ce soit la seconde réponse qui soit la bonne. Gaby Cohen souffre, certes. Il a mal, il est mal à l’aise, il est à l’étroit, il n’a pas d’air. Mais est-il au bord du désespoir ? Non, il y a un sens à sa souffrance ! Ce n’est pas un vol comme un autre. Cet avion le conduit, au bout du compte, à obtenir 40 milliards de dollars et à réaliser le rêve de sa vie ! C’est exactement l’idée que nous devons garder en tête. Un homme qui a un sens et un but dans la vie, même s’il souffre pendant le vol, même si sa place n’est pas des plus confortables et que la qualité de la nourriture laisse à désirer, ne se laisse pas briser. Il comprend que toutes ces épreuves ont un but ! Le Juif qui sait que la vie dans ce monde-ci n’est qu’un corridor le menant à la vie future, et que toute souffrance qu’il traverse ici-bas fait partie de son Tikoun (réparation), porte un regard serein sur la vie. Ce n’est pas toujours facile mais il sait qu’il se dirige vers un lieu désirable, et que rien n’est dû au hasard !
Supplément spécial Chabbath I n°120
Yossi Isaac - A’hénou
COMMUNAUTÉ Covid-19 : Doit-on écourter les prières de Roch Hachana ? La réponse du Rav Chlomo Amar A l’approche de ce Roch Hachana, certaines personnes risquent de ne pas se rendre à la synagogue craignant d’y rester trop longtemps. Torah-Box a posé la question au Richon Létsion Rav Chlomo Moché Amar. A l’approche de ce Roch Hachana, certaines personnes risquent de ne pas se rendre à la synagogue craignant d’y rester trop longtemps. D’autre part, les prières de Roch Hachana durent entre 6 et 7 heures, minimum. Ne serait-il pas prudent de raccourcir la prière afin d’éviter tout risque ? Torah-Box a posé la question au Richon Létsion Rav Chlomo Moché Amar qui a édité une décision halakhique officielle adressée à Torah-Box que vous trouverez en intégralité et originale (en hébreu) en vous rendant à cette adresse : https://torahbox.com/K6TV. La réponse du Richon Létsion en résumé : 1. Il n’est pas envisageable de sauter le moindre passage figurant dans le Ma’hzor. Ils ont été rédigés par des géants. Cependant : 2. Depuis les Brakhot du matin jusqu’à "Baroukh Chéamar" : celui qui craint de rester longtemps à la synagogue récitera cette partie de la prière à la maison. 3. Les responsables de communautés fixeront une heure pour le début de la prière (pour ceux qui ne craignent rien) et une heure pour "Baroukh Chéamar" (pour ceux qui auront commencé leur prière à la maison), 4. Les Piyoutim seront récités APRÈS Cha’harit. Ceux qui craignent de rester à la synagogue les réciteront après être rentrés à la maison. Les Piyoutim : Elokay Al Tédinéni, Chefal Roua’h Chefal Bérékh, Yedé Rachim, Yah Chimkha Aromimekha, Hachem Chama’ti Chim’akha (avant la ‘Hazara), etc.
5. Les ‘Hazanim tâcheront de ne pas chanter longuement. Ils se suffiront de chantonner partiellement ci et là et s’efforceront de prononcer chaque mot, rapidement MAIS correctement. Ceci est également valable pour la Chira, El Adon, les différents Kaddich, la Kedoucha et le Kéter du Moussaf. 6. Pour se rendre à la synagogue, on se conformera, intégralement et en tous points, aux mesures prises par le ministère de la Santé du pays où l’on réside : distance de sécurité à respecter entre les fidèles, port du masque, utilisation du gel alcoolisé, etc. En France et partout ailleurs dans le monde, les responsables communautaires doivent veiller à organiser des Minyanim supplémentaires car dans les synagogues, le nombre de fidèles est limité - surtout, à l’occasion de Roch Hachana où nous devons accomplir la Mitsva d’écouter le Chofar. Hachem les récompensera pour chaque effort dans ce sens (Beth Yossef, 284 et Piské Techouvot, 15). 7. Les responsables communautaires veilleront à désigner un ministre officiant et un homme sachant sonner du Chofar pour tous les Minyanim organisés. 8. Il va sans dire que ce sont des instructions à appliquer d’un commun accord avec le Rabbin de la synagogue et les responsables communautaires. (Merci au Rav Chlomo Teboul)
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VIE JUIVE Le dernier Roch Hachana du Rav ‘Ovadia Yossef : trempé de souffrances... "Une perfusion peut se détacher. Mais le lien du Rav ‘Ovadia avec la Torah était résolument indissociable. Il s’asseyait sur ce fauteuil et il étudiait et étudiait encore. Sans répit ni interruption…" Un fauteuil marron. C’est ce que vous trouverez à l’entrée du bureau de Rav Moché Klein, Rav des hôpitaux Hadassa à Jérusalem. "Vous savez à qui a servi ce fauteuil ?", me demande Rav Klein avec émotion. "C’est le fauteuil sur lequel s’asseyait Rav Ovadia Yossef quand il étudiait la Torah pendant ses hospitalisations. Après sa mort, l’hôpital n’a pas voulu attribuer ce siège à qui que ce soit d’autre et il a été amené ici". Aujourd’hui, pour la première fois, Rav Klein nous parle de la conduite du Rav ‘Ovadia Yossef lors de ses derniers jours. L’esprit du 8ème étage "Parfois, raconte Rav Klein, l’on pouvait voir qu’il souffrait de tout son corps ; il avait beau mordre ses lèvres, il gémissait de douleur. Mais je voyais aussi qu’autant son corps était torturé, autant son esprit restait intact, fort. Je peux témoigner qu’alors même que la douleur était insupportable, il n’a à aucun moment délaissé son Limoud Torah. Parfois, il n’avait même pas décelé notre présence. Il était complètement absorbé dans sa Guémara." "Peut-on dire que Rav ‘Ovadia était autant relié aux paroles des Tanaïm qu’à sa perfusion ?" "Je dirais même encore un peu plus, corrige Rav Klein. Une perfusion peut se détacher. Là, le lien était résolument indissociable. Il s’asseyait sur ce fauteuil et il étudiait et étudiait encore. Sans répit ni interruption. Même lorsqu’il était très faible physiquement, il tenait sa Guémara et continuait d’étudier tout en étant alité. Et chaque fois que je venais, il 22
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me disait : ‘Rabbi Moché, priez pour moi. ‘Si ce n’est Ta Torah qui est mon délice, j’aurais été perdu dans ma misère’ (Téhilim 119, 92). Avec tous les maux qui m’affligent, seule la Torah me tient.’ Quand il disait cela, je tremblais… Je ne suis pas prêt d’oublier le lendemain de son dernier jeûne de Guédalia. Nous avions mobilisé une salle de réunion pour la transformer en synagogue. Après les sonneries du Chofar, Rav ‘Ovadia a donné ‘au passage’ une magnifique Dracha d’une heure. Il éprouvait une grande gratitude pour l’organisation de cette Téfila extraordinaire ; aussi, dès le lendemain, il m’a embrassé et serré dans ses bras, et a même embrassé le dos de ma main, avant que j’ai moi-même eu le temps d’embrasser la sienne. Je suis sorti de sa chambre et j’ai fondu en larmes." "Dites aux médecins qu’ils me libèrent" "La veille du dernier Roch Hachana du Rav, celui-ci souffrait atrocement mais il ne voulait pas rester à l’hôpital. ‘Dites aux médecins qu’ils me libèrent, je sais que cela réjouira les gens’, m’a-t-il presque supplié. Cela était évidemment hors de question. Mais tout ce qui lui importait, ce n’était pas sa personne et ses souffrances ; il ne se préoccupait que de son peuple. Il voulait que les Juifs célèbrent la fête dans la joie. Cependant, après qu’il ait réalisé que son état de santé l’obligerait à passer la fête ici, il a demandé instamment à ce que la joie de la fête ne soit pas assombrie en raison de sa maladie. Il a ordonné à ses proches de rentrer chez eux pour se préparer. C’est ainsi qu’il a également ordonné au grand ‘Hazan Rabbi Moché ‘Haboucha de conduire les prières dans son Beth Hamidrach, comme il le fait chaque année.
Autre point : ‘Je vous en prie, passez-moi Bennett au téléphone’, m’a-t-il demandé de toute urgence la veille du Jour du Jugement. ‘Peut-être que maintenant, il aura des scrupules au sujet de l’enrôlement des Ba’houré Yéchiva.’ Voilà ce qu’étaient ses préoccupations ses derniers jours, au plus fort de sa maladie." "Merci beaucoup" - pour chaque piqûre "Une grande partie des médecins d’Hadassa ne portent pas de Kippa, poursuit Rav Klein, mais une autre partie est pratiquante. Tous font preuve d’un très grand dévouement, vraiment, pour sauver et guérir des patients, coûte que coûte. Tous, religieux comme non-religieux, étaient stupéfaits de la noblesse du Rav, de sa sagesse et de l’expression avenante qui se dégageait de son visage. Il souriait souvent. Ils ont souvent reçu de lui ses fameuses petites tapes affectueuses. Quelques mois avant son décès, est venu vers moi un infirmier extrêmement ému : ‘Je n’avais jamais vu une personne d’une telle grandeur, me dit-il. Nous avons préparé le Rav pour son opération.
L’intronisation d’un Séfer Torah Rav Klein ajoute : "Si vos lecteurs savaient combien Rav ‘Ovadia a souffert tout en faisant d’immenses efforts pour étudier la Torah, même l’imagination la plus fertile n’arriverait pas à hauteur de la réalité." "D’innombrables questions halakhiques sur Chabbath, sur l’impureté des Kohanim en cas de décès etc. sont arrivées à sa porte pendant son séjour à l’hôpital. Vous savez probablement qu’il faut une bibliothèque entière pour trancher ce genre de cas. Or c’est ce qu’il était lui-même ! Il tranchait chaque question, au cas par cas. Le jour même où Rav ‘Ovadia décéda devait se dérouler l’intronisation d’un Séfer Torah à l’hôpital. Et la cérémonie a bien entendu été annulée. Nous avons malheureusement accompagné un Séfer Torah à sa dernière demeure au lieu d’en inaugurer un nouveau…"
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A chaque piqûre, il disait très cordialement : ‘Que D.ieu vous bénisse’ !’ L’infirmier qui parlait était éloigné de la pratique. Il avait juste vu son comportement si humain, constant, simple."
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Jour du jugement : La force de la pensée pour s’y préparer La préparation à Roch Hachana peut résider dans chaque acte que la maman fait tous les jours, tout en y ajoutant une pensée. Une pensée positive, déjà c’est une Mitsva !
Nous sommes grâce à D.ieu au cœur des jours de Ra’hamim, de miséricorde : le mois d’Eloul. Une jeune femme est un jour venue me voir en me demandant : "Que peut-on encore attendre d’une maman en Eloul ? Elle s’occupe déjà des ses enfants, dort à peine la nuit, travaille parfois à temps plein... Elle a à peine le temps de réaliser qu’on est au mois d’Eloul qu’elle se retrouve déjà à Roch Hachana sans avoir eu le temps ne serait-ce que de s’y préparer !" Chaque maman doit savoir qu’il n’y a pas plus saint que la période où elle s’occupe de ses enfants en bas âge. Même si cette période parait très "technique" (les habiller, les laver, leur préparer à manger etc.), c’est en fait une période très élevée et très sainte : elle s’occupe de la future armée qui servira Hachem par la Torah et les Mitsvot ! Cette période est même appelée Kodech Kodachim, le saint des saints ! La Guémara dit bien : "Heureux celui qui fait du ‘Hessed à chaque instant", et d’expliquer que ce ‘Hessed est celui de s’occuper et de nourrir ses enfants ou petits-enfants au quotidien. La force de l’intention En réalité, la préparation spirituelle à Roch Hachana peut résider dans chaque petit acte que la maman fait tous les jours, pour peu qu’elle y ajoute une pensée. Dans la pensée, il y a une Kavana, une intention. La Kavana vient du mot "Kivoun", direction : ce qui signifie que je suis en train de donner une direction à mes actes. Souvent, nous ne voyons pas la grandeur de ce que nous faisons. Lorsqu’on associe à nos actes du quotidien une Kavana, nous transformons ces actes techniques en Mitsvot 24
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et nous donnons de la satisfaction au Maître du monde : "Hachem, j’apprends l’alphabet à mon fils pour qu’il devienne Talmid ‘Hakham". Il ne faut pas laisser nos gestes devenir des automatismes. La pensée est l’une des choses les plus élevées ; l’homme peut arriver à des niveaux exceptionnels grâce à la pensée, à la direction dans ses réflexions. Le Rav Chakh raconta un jour qu’il lui est arrivé de connaître des moments de faiblesse dans son service divin où il n’avait plus la force de rien. "Mais, ajouta-t-il, pour avoir des pensées de Emouna (foi en D.ieu), pour cela j’avais toujours la force nécessaire !", "Tout vient d’Hachem, tout est pour le bien", se répétait-il. Une jeune maman peut ainsi facilement se préparer à acquérir un niveau spirituel. Même si techniquement, elle n’a pas le temps ni la possibilité de rajouter des Mitsvot, elle peut élever tout ce qu’elle fait déjà quotidiennement au niveau d’union avec Hachem, avoir des pensées positives sur ses enfants et son mari et chasser les pensées négatives qui l’assaillent. Penser "Emouna" Un enfant sur lequel on entretient des pensées négatives le ressent et il en sera inévitablement affaibli, alors qu’une maman qui entretient des pensées positives de Emouna sur son enfant les lui transmet, elle lui donne ainsi des énergies positives. Le Yétser Hara’ se bat pour nous affaiblir par la pensée, pour empêcher l’homme de penser "Emouna" et c’est ce qui nous montre la grandeur et l’importance de la pensée. Tandis qu’une mauvaise parole peut être stoppée en fermant la bouche, une mauvaise vision en fermant les yeux, il est très difficile de stopper
une pensée négative car celle-ci n’a pas de limite physique...
de chacun, se dévoile pendant ce mois de Ra’hamim.
Alors comment chasser les pensées négatives ? Par la parole ! "Hachem, cet enfant sera Tsadik, cet enfant va réussir !"
Même une simple volonté de faire Téchouva, c’est le Emet qui s’exprime en elle et Hachem considère déjà la personne qui a eu cette volonté comme un Tsadik ! Hachem nous attend. Une pensée positive, c’est déjà une Mitsva !
Le mois d’Eloul a un potentiel immense. C’est le mois de la miséricorde ! C’est maintenant le moment de se tourner vers Hachem et prier pour la nouvelle année. Si une personne pense à toutes les épreuves physiques et spirituelles qu’elle a traversées cette année, elle peut sans doute se dire : "Si j’avais su, j’aurais prié d’avantage pour telle et telle chose au mois d’Eloul dernier et pendant Roch Hachana". Première étape : des paroles positives Chaque petit acte ajouté ou amélioré pendant le mois d’Eloul a une valeur inestimable. Il ne s’agit pas juste de faire semblant pendant ces quelques semaines, c’est que le Emet, la vérité
Commençons par faire les Brakhot en pensant vraiment à ce que l’on dit, en y ajoutant un pensée personnelle ; nous pouvons également parler de façon calme et positive à notre mari et à nos enfants, prononcer des mots positifs, des paroles de Emouna... Tous ceux qui nous entourent font partie de notre Tikoun (réparation), ils ont une raison d’être. "Je ne comprends pas tout, je ne sais pas pourquoi telle chose m’arrive, mais tout vient de Toi et tout est pour le bien !"
Rabbanite Ruth Chemech
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Pose ta question, un rabbin répond !
Profiter d’une photo prise par un non-juif à Ouman pendant Roch Hachana Si un non-juif ukrainien a pris une photo à Ouman pendant que les Juifs font par exemple la coutume du Tachlikh autour du fleuve, peut-on utiliser cette photo ensuite ? Réponse de Binyamin Benhamou 1. Si le non-juif a pris la photo dans le but de la transmettre à des médias étrangers non-juifs, il nous est permis d’en profiter puisque cela a été fait par un non-juif pour des non-juifs. 2. Si la photo a été prise pour être vendue à des Juifs, il est strictement interdit d’en profiter, d’autant plus qu’elle a été prise en public et que tout le monde sait que c’était un jour de Yom Tov (Halikhot Chabbath II, p.134 ; Choul’han ‘Aroukh 244, 3). Rav Ofir Malka explique dans son livre qu’il y a lieu d’être strict dans ce cas, ce serait un grand déshonneur pour la sainteté de Roch Hachana d’en profiter si elle a été vendue à des Juifs.
Je vais sonner du Chofar pour mes parents Pour la première fois, je désire sonner le Chofar pour mes parents qui ne peuvent pas aller à la synagogue le jour de Roch Hachana. Qui doit faire la Brakha ? De plus, je souhaiterais savoir quels sons faut-il faire. Réponse de Rav Gabriel Dayan Il vous est impossible d’acquitter votre papa car il y a de très nombreuses lois à connaître pour acquitter une autre personne. Votre maman n’est pas tenue d’écouter le Chofar car les femmes n’ont pas l’obligation d’écouter le Chofar (Choul’han ‘Aroukh 589, 3). Je vous conseille vivement de demander à un homme qui fréquente votre synagogue, sachant sonner du Chofar et connaissant toutes les lois, de se rendre au domicile de vos parents afin de les acquitter. Il se fera un plaisir de le faire. Vous avez la possibilité d’être en contact avec les Loubavitch résidant dans votre entourage, ils ne vous laisseront pas sans solution.
"Sacha", prénom juif ? Je voudrais savoir si le prénom Sacha est juif. Réponse de Rav Avraham Garcia Ce nom ne figure nulle part dans le Torah ni ailleurs dans nos textes. C’est un nom russe, répandu, qui trouve ses racines dans le grec. Bref, peu importe, russe, grec ou même espagnol, c’est un nom à éviter.
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Que signifie "connaître toute la Torah" ? Parfois, on entend des Rabbanim (ou d’autres personnes) qui disent que telle personne connaît toute la Torah (Kol Hatorah Koula) ou que, dans tel ou tel endroit, on peut trouver des gens qui paraissent simples, mais qui connaissent toute la Torah. Mais que veut dire le fait de connaître toute la Torah ? Réponse de Rav Avraham Garcia Si cette description est donnée sur l’un de nos maîtres, qui sont les géants de leur génération, cela est à prendre au sens simple ; ils connaissent réellement toute la Torah, le Tanakh, le Talmud de Babylone et de Jérusalem ainsi que le Choul’han ‘Aroukh avec les commentateurs principaux au minimum... Par contre, si cette phrase est dite sur un Avrekh ou un jeune Talmid ‘Hakham en général, cela veut dire qu’il connait le Talmud de Babylone ou bien tout le Choul’han ‘Aroukh, et cela va rarement plus loin que cela.
Bénédiction des Weetabix Il y a des céréales qui sont faites avec du blé complet (par exemple les Weetabix). Comme ce n’est pas de la farine de blé, dois-je dire la Brakha de Mézonot ou de Haadama ? Réponse de Rav Gabriel Dayan La Brakha des Weetabix est Boré Miné Mézonot. Après la consommation, on récite ‘Al Hami’hia si on en consomme au moins 30 gr en moins de 4 minutes (de préférence : 2 minutes). La Brakha de certaines céréales est Boré Peri Haadama. Tout dépend de la façon dont elles sont préparées (Cha’aré Habrakha, nouvelle édition, p. 773, 46-48 ; Piské Techouvot 208, 8).
Les Chlochim tombent à Roch Hachana Nous avons des Chlochim qui tombent Chabbath, le 1er Tichri, donc Roch Hachana. Quand peut-on monter au cimetière et quand faire le repas ? Réponse de Rav Gabriel Dayan En général, on se rend au cimetière le jour-même du décès. En cas d’impossibilité, il est possible de devancer la visite au cimetière. Donc, vous vous y rendrez vendredi, la veille de Roch Hachana (Choul’han ‘Aroukh 581, 4 ; Pné Baroukh 37, 13 ; Yalkout Yossef, Avélout, p. 628, 632, 690). Dans certaines communautés, elle est repoussée (Pné Baroukh 37, 13, 27).
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La Yéchiva Episode 29 : Face à la désinvolture des policiers Chaque semaine, Déborah Malka-Cohen vous fait plonger au cœur du monde des Yéchivot pour vivre ensemble les intrigues passionnantes de quatre étudiants, sur fond d’assiduité et d’entraide… Résumé de l’épisode précédent : David se réveille péniblement dans le sous-sol humide du garage. Il est frappé de stupeur en reconnaissant le visage de Ménou’ha, sœur de son ami Avraham… Guidé par son instinct, le jeune Yéchiviste prononça ses paroles : “Ménou’ha, ne t’inquiète pas. En ne me voyant pas rentrer à la Yéchiva, Avraham et nos amis vont donner l’alerte. Lorsqu’ils déclareront ma disparition à la police, des agents vont forcément envoyer des gens me chercher. Ainsi, nous serons libérés tous les deux. Il ne pourra en être autrement.” Sauf que des pas précipités dévalèrent les escaliers qui menaient jusque dans la cave… Au poste de police, Avraham s’était senti plus impuissant que jamais. On l’avait renvoyé de là où il venait en lui conseillant “d’attendre les instructions des auteurs de la lettre anonyme et de revenir [les] mettre au courant”. Sur le chemin du retour, le Rav lui avait assuré qu’il allait faire jouer ses contacts car il était aussi d’avis que l’agent qui les avait reçus avait traité leur affaire comme si on lui avait confié un tas de linge sale rempli de tâches particulièrement difficiles à laver. Cet homme du nom de Tomer Moss, qui avait été lieutenant dans l’armée, avait employé avec eux un ton que l’on aurait pu qualifier de méprisant. Leurs barbes, leurs Talith Katan visibles et leurs chapeaux y avaient été pour beaucoup. L’agent Moss les avait fait entrer dans une petite pièce adjacente aux bureaux à l’ambiance effervescente. Abruptement, il leur avait 28
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demandé ce qui les avait amenés à se présenter au poste. Avraham avait raconté l’ensemble de l’histoire en essayant de n’omettre aucun détail et avait conclu en lui montrant la lettre de menace qu’il avait reçue. Prenant son temps, le policier au visage renfrogné avait réfléchi à voix haute en émettant des bruits étranges et s’était mis à arpenter les cinq mètres carrés dans lesquels ils étaient tous les trois confinés. “Donc si je résume, nous avons un jeune homme, majeur, qui ne rentre pas au centre d’étude alors qu’il a l’habitude de le faire tous les soirs. Ensuite, il y a cette jeune fille religieuse, votre sœur, qui revient de l’école, laissant un mot derrière elle. Puis, maintenant cette lettre anonyme. Messieurs, je ne crois pas que ces trois faits soient liés. – Je crois le contraire ! Le fait que mon ami ne soit pas rentré doit être pour vous une priorité. – Loin de là, Monsieur Lévy ! Il a le droit de faire ce que bon lui semble sans ressentir le besoin de vous consulter. Vous n’êtes pas sa Métapélèt, que je sache ! – Et la lettre ? – Peut-être des petits rigolos qui n’aiment pas beaucoup les hommes de votre genre. – Je crois que vous deviez prendre plus au sérieux ces menaces écrites à l’encontre de mon étudiant, avait vivement suggéré le Roch Yéchiva. – Si vous voulez mon avis, et sauf votre respect Rav, rentrez chez vous. Plongez-vous dans un de vos livres et ne pensez plus à tout ça. Si Monsieur Laloum ne donne pas signe de vie dans les prochaines 48h, revenez me voir.
– Et si demain, on vient nous réclamer une rançon pour sauver sa vie, je fais quoi ?”, s’était indigné Avraham, avec presque du dégoût dans la voix. Moss leur avait conseillé d’attendre. “Attendre quoi ?” Las, le policier leur avait répondu : “Dans l’hypothèse où vous recevez des instructions, ce qui m’étonnerait fort, revenez me voir. Oh ! Mais ne faites pas ces têtes ! Bon, si cela peut vous aider à mieux dormir cette nuit, je peux vous mettre deux hommes devant votre bâtiment pour surveiller les allées et venues. C’est le maximum que je puisse faire ! Ça vous va ?” Aussitôt après avoir émis l’ordre de surveillance nocturne, Moss avait expédié le Roch Yéchiva et son élève à la vitesse de l’éclair hors de la station de police. Face à l’air désinvolte du policier, c’était le tonnerre qui grondait à l’intérieur
d’Avraham. Il était bien décidé à retrouver David, avec ou sans l’aide des autorités. Loin de cet horrible endroit qui ne lui avait procuré qu’une forte déception et arrivé dans l’enceinte de la Yéchiva, il avait souhaité bonne nuit à son Rav et avait décidé d’agir seul, et pas de la meilleure manière qui soit. Il n’était pas parti à la rencontre de Yona et Yossef comme ce qui avait été prévu initialement. Il avait préféré attendre que la bibliothèque soit déserte pour effectuer ce qu’il avait en tête. La volonté de retrouver David avait pris le dessus sur sa raison. Il se revoyait jurer à luimême et à ses autres compagnons, il n'y avait pas si longtemps, de ne plus effectuer quelque chose de stupide qui pourrait les mettre tous, et lui en particulier, en mauvaise posture. Comme par exemple utiliser un ordinateur ordinaire de la bibliothèque et fouiller dans des données auxquelles l’accès était formellement interdit…
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RECETTE Le Bienenstich (Brioche nid d’abeille) Afin de nous donner un avant-goût de douceurs de cette nouvelle année, je vous propose la recette du nid d’abeille, appelée Bienenstich. Cette pâte à brioche recouverte d’un croustillant aux amandes effilées et de miel,et garnie d’une crème à la vanille, sera l’accompagnement de votre confiture de coing miel...
Ingrédients Pour la pâte : • 350 gr de farine • 1 cuillère à soupe de levure sèche • 1/2 verre de lait (ou lait de soja) tiède • 75 gr. de beurre (ou margarine au goût de beurre) pommade • 50 gr. de miel • 2 œufs Pour la masse aux amandes : • 85 gr de miel • 65 gr de sucre • 75 gr de beurre (ou margarine au goût de beurre) • 30 ml de crème (ou crème Parvé) liquide • 100 gr d’amandes effilées Pour la garniture vanille : • 500 gr de lait (ou lait de soja) • graines d’une gousse de vanille / 1 cuillère à café d’extrait de vanille • 5 jaunes d’œufs • 100 gr de sucre • 40 gr de maïzena • 40 gr de miel
Pour 1 Bienenstich Temps de préparation : 20 min Temps de cuisson : 30-40 min Difficulté : Facile
Réalisation La pâte : - Dans un bol, mélangez le lait et la levure. Ajoutez le reste des ingrédients et pétrissez durant 5 minu jusqu’à obtention d’une pâte bien lisse. (Si la pâte est trop sèche, rajoutez un peu de lait tiède.) Laissez reposer 1 heure. - Étalez la pâte levée dans le moule et laissez à nouveau lever 1 heure. - Une fois que la pâte à doublé de volume, préparez la masse aux amandes. La masse aux amandes : - Faites bouillir le miel, le sucre, le beurre et la crème, puis ajoutez les amandes effilées. - Lorsque la pâte est bien levée, étalez pardessus la masse aux amandes puis enfournez le Bienenstich à 180° durant 30 à 40 min. Laissez bien refroidir. Préparation de la garniture vanille : - Faites bouillir le lait avec la vanille. - Fouettez les jaunes d’œufs avec le sucre. Ajoutez le miel et la maïzena. - Versez le lait bouillant sur les œufs en fouettant et remettez la préparation dans la casserole. Portez le tout à ébullition pendant 2 min en fouettant bien. Laissez refroidir en mélangeant régulièrement. - Lorsque le gâteau est bien froid, coupez-le en deux et étalez la garniture sur la moitié inférieure du Bienenstich. Déposez ensuite le couvercle par-dessus. Bon appétit et Chana Tova !!
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LE COIN SYMPATIK Un Rebus ! Rebus
Par Chlomo Kessous
Nous sommes jugé devant Hachem à Roch Hachana
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Nicole Esther bat Simone
Chimon ben Myriam
Emmanuelle bat Aïcha Alice
Rebecca bat Hassiba
Kurt Akiva ben Rosa Rahel
Shlomo ben Renée
Yeshayahu David ben Miriam Shaindel
présente
Brochure "Kodem La'hag - Eloul, Roch Hachana et Yom Kippour" Les fêtes du calendrier juif ne sont pas de simples commémorations d’évènements passés ; elles portent en elles, chaque année, un enjeu existentiel fondamental, susceptible de bouleverser nos vies. L’enjeu étant immense, il suppose une véritable préparation pour pouvoir accueillir ces flux de sainteté dans nos vies, et les orienter vers nos aspirations 3€ les plus profondes. Voilà pourquoi, il nous a paru opportun de proposer un programme d’étude quotidien conçu par Jérôme Haïm Touboul et Rav Shmouel Tobaly, dans un format court, qui nous permettra de nous préparer aux lois mais aussi à l’esprit de la fête.
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Roch Hachana, Yom Kippour : le moment de prendre une bonne décision pour l’année Devenez partenaire du plus grand rabbin de notre génération, Rav ‘Haïm Kanievsky, en soutenant le premier centre d’étude et de formation de Rabbanim francophones sous l’égide du maître. Au cœur de Jérusalem, cette structure unique au service du judaïsme francophone a pour objectif de former les grands Rabbanim de demain, les futurs dirigeants de la communauté et fournira les meilleures formations : Halakha Société
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"Si les fauteurs savaient à quel point les Tsadikim éprouvent du plaisir, ils deviendraient des Justes dès demain." (Rabbi Bounam de Peschiskha)