BIDEN
HAMAS
CHMIRAT HALACHONE DÉGUISEMENT
TÉCHOUVA
n°113 I 4 Mars 2020 I 8 Adar 5780 I Tétsavé
Premières estimations : victoire écrasante du bloc de droite > p.6
RAV ELYASHIV GAZA HACHGA'HA
CORONA VIRUS TALIBANS
M A G A Z I N E
Viens, je t'explique le message de Pourim ! > p.17
"Je me sens si seule depuis mon mariage..." > p.24
Le "Vaad Harabanim" est la meilleure façon d'accomplir la Mitsva de Matanot Laevyonim
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CALENDRIER DE LA SEMAINE 4 au 10 Mars 2020 Mercredi 4 Mars 8 Adar
Jeudi 5 Mars Rav Chmouel Auerbach Rav Its'hak Ben Oualid
Daf Hayomi Brakhot 61 Michna Yomit Bekhorot 1-4
Samedi 7 Mars
Limoud au féminin n°137
Rav 'Haïm Yossef David Azoulay (le 'Hida) Rav Chmouel Starchon
Lundi 9 Mars Jeudi 5 Mars 9 Adar
Vendredi 6 Mars 10 Adar
Samedi 7 Mars 11 Adar
Dimanche 8 Mars 12 Adar
Lundi 9 Mars 13 Adar
Michna Yomit Bekhorot 1-6 Limoud au féminin n°138
Daf Hayomi Brakhot 63 Michna Yomit Bekhorot 2-1 Limoud au féminin n°139
Parachat Tétsavé Chabbath Zakhor
Rav Chmouel Auerbach
Daf Hayomi Brakhot 64 Michna Yomit Bekhorot 2-3 Limoud au féminin n°140
Horaires du Chabbath Jéru.
Tel Aviv
Achdod
Natanya
Daf Hayomi Chabbath 2
Entrée
17:01
17:22
17:23
17:22
Michna Yomit Bekhorot 2-5
Sortie
18:18
18:20
18:21
18:20
Limoud au féminin n°141
Zmanim du 7 Mars Jéru.
Tel Aviv
Achdod
Natanya
Nets
05:59
06:01
06:01
06:01
Fin du Chéma (2)
08:54
08:56
08:56
08:56
'Hatsot
11:50
11:52
11:52
11:52
Chkia
17:41
17:43
17:43
17:42
Jeûne d'Esther Daf Hayomi Chabbath 3 Michna Yomit Bekhorot 2-7 Limoud au féminin n°142
Mardi 10 Mars 14 Adar
Rav Moché Feinstein
Daf Hayomi Brakhot 62
Pourim Daf Hayomi Chabbath 4 Michna Yomit Bekhorot 2-9 Limoud au féminin n°143
Prochaine parution du magazine le 18 mars 2020
Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, Jérôme Touboul, Rav Chlomo Grinbaum, Rabbanite Yémima Mizra’hi, Binyamin Benhamou, Rav Israël-Méïr Crémisi, Rav Gabriel Dayan, Rav Avraham Garcia, Rav Michael Gabison, Déborah Malka-Cohen, Annaëlle Chetrit Knafo - Mise en page : Dafna Uzan Secrétariat : 077.466.03.32 - Publicité : Daniel (daniel26mag@gmail.com / 054-24-34-306) Distribution : diffusion@torah-box.com
L'ÉDITO DE LA SEMAINE par Parlons du silence Je m’habille donc je suis... Nous humain L’être approchons se distingue de la fête des autres créatures par la parole de Pourim et les mamans (cf. Béréchitdéjà 2, pour 7 Onkelos). s’affairent choisir Celle-ci est l’expression de un costume approprié à leurs son intelligence et de sa pensée, elle lui chéris. D’ailleurs le plaisir du déguisement permet de communiquer avec son prochain, n’est pas seulement celui des petits : jeunes de moins formuler ses sentiments, de commercer. et jeunes vont se surpasser pour se Cet "outil" qui a été donné à l’homme est en vêtir de la façon la plus originale et c’est là réalité à double tranchant : on peut l’utiliser une partie de la fête. pour faire du bien autour de soi (consoler Mais au fait, pourquoi se ceux déguise-t-on à les endeuillés, encourager qui en ont Pourim ? Serait-ce en Mordékhaï besoin, enseigner lasouvenir Sagesse,detransmettre qui revêtit, àcontre toute attente, les nos messages nos enfants…), mais par des vêtements royaux d’A’hachvéroch, monté propos vexants, humiliants, le mensonge et sur le chevalondu roi également ? Ou peut-être la calomnie, peut causerpour des dommages C’est est pourquoi illustrer que irréversibles. D.ieu, dont le Nom absent la Torah, à plusieurs reprises, noustous met les en de la Méguila, Se "cache" derrière garde contre ces interdits qui se font par la événements de la vie et tire les ficelles dans parole. les coulisses ? Ou tout simplement pour Le Rav Israël Méir de Kagan a révolutionné le marquer la Sim’ha ce grand jour ? Dans monde il y aleplus centaine tous lesjuif cas, faitd’une même de se d’années déguiser avec amène son fameux nous au rire livre et à la"’Hafets gaieté, ‘Haïm" ce qui (qui d’ailleurs est devenu représente la Mitsva du jour.son éponyme), concernant les lois sur la médisance. Il Si déjà nous déguisement, y relevait qu’onparlons pouvaitde transgresser 17 d’habit, on ne peut ignorer l’influence commandements négatifs et 14 positifs considérable peutmalveillante. avoir un vêtement avec une seuleque phrase Depuis, sur de tous les par l’individu la lecture et dece, ce dans livre, lalesvie gens ont pris jours. On remarquera dansdenos sociétés conscience de l’importance la parole et s’efforcent respecter ces lois. beaucoup que l’habit adeacquis une fonction plus large de que celle quiencouragent initialementl’étude était Beaucoup Rabbanim la sienne -duà"’Hafets savoir ‘Haïm" ; couvrirces salois nudité journalière sont et protéger son Il peut servir à approfondies danscorps. les maisons d’étude (Beth Hamidrach), certains les sa étudient en afficher son niveau social, fonction ‘Havrouta (binome) par téléphone, chaque professionnelle ou même son appartenance année sont Derrière organisées soirées de pour idéologique. les des fluctuations la grand public au cours mode se trouvent desdesquelles créateurs on deéveille génie l’assistance se renforcer qui lancent àleurs produitsdans parce ledomaine, biais de particulièrement à l’approche mannequins savamment choisis,de etTich’a qui Béav. On saitpour en effet quequi le second décideront nous nous Temple serons fut détruit à cause de la haine gratuite, dont cette année : intello, décontracté, sportif, l’une des expressions est le Lachon Hara’ (la menaçant, désabusé… Dernièrement ils médisance). semblent qu’ils aient optés pour… l’hideux. Un brouillent autre moyen nous permettant de Ils les identités homme-femme, contrôler ce qui sort de notre bouche, cultivent l’androgyne et le décadent. est le Ta’anit Dibour, le jeûne de la parole. Il y a danspasse toutestoute ces modes un danger Lorsqu’on une journée à s’abstenircertain, totalement de parler, on réalise à spirituel car elles cherchent à nous
quel point, sansdes même s’en rendre compte, faire adopter attitudes contraires à il est du facile de lancer une plaisanterie l’esprit judaïsme. vexante, de raconter un "petit" Lachon Hara’ La dans d’un son défaut immense sagesse, va ou Torah, se moquer d’un confrère. elle interdire de porter les habits de l’autre Ce self-control que nous impose le Ta’anit sexe, que avant cette Diboursachant nous l’influence permet denéfaste réfléchir confusion exerce sur notre comportement d’ouvrir la bouche et de s’assurer qu’il ne et même surparoles nos sentiments. Rappelons s’agit pas de désobligeantes. également combien le jean, à la base Il est vrai qu’il est difficile de prendre sur innocent de travail desindividuel, ouvriers soi un tel bleu engagement à titre américains de la fin du XIXème siècle, surtout quand on se trouve dans est un devenu, porté entre autres icônes entourage professionnel quiparnelesnous le d’Hollywood, permet pas. le chouchou des générations hippies, symbole de toutes les libertés, C’est pourquoi beaucoup de communautés drapeau de un l’émancipation de cecollectif, qu’elle organisent jeune de la et parole draine. à la synagogue ou dans une salle de fête, avec au programme de Torah L’approche de la Torahdes au cours vêtement, nous detrouvons différents lecture la dansintervenants, notre Paracha, la Tétsavé, où duTorah livre décrit des Téhilim, le ce tout une la en détails que dans portait le ambiance repasau et boissons Kohen Gadolconviviale, lors du service Temple. On assurés.là-bas L’un des pionniers réunions trouve deux termes de quices définissent communautaires fut le grand rabbin Yossef la particularité de ses habits : "Lékavod Sitruk quand il était encore à Marseille et Vélétiféret", c’est-à-dire "honorabilité et depuis, l’initiative s’est étendue un peu prestige". partout. Comme le rapporte le Ramban On a l’habitude de choisir un desdans joursson de commentaire, ce sont ce genre de parures Chovavim (semaines séparant la Parachat que les de rois et de les Michpatim) hommes de Chemot celle carhaut on arang une revêtaient. but kabbaliste en est double : la vision tradition duLe grand le Arizal selon laquelle cesGadol jours sont à réparer du Kohen paré opportuns de ses somptueux les fautes de l’attribut du Yessod – c’estvêtements éveille en nous un sentiment à-dire ce qui rapportvêtu avec semence de respect, et un lui-même delaces atours, masculine – or le Ta’anitet Dibour équivaut à sent toute l’honorabilité la responsabilité 84 de la nourriture ! de jeûnes sa fonction. C’est toute la différence entre la vision celle qui l’est pas : En France, le juive jour et propice estnedimanche puisque leresponsabilise monde est enet congé on l’habit quitout nous nous et élève fait d’une pierre 3 qui coups : tout d’abord devant le vêtement avilit, qui dégrade, on Mitsva en soi du jeûne de qui accomplit "animalise"lal’homme. la parole, d’autre part on transforme le Il est très difficile de se de tous dimanche, jour triste et débarrasser oisif, en un moment les clichés de mode qui font partie de notre d’élévation. De plus, on se déconnecte de décor et de la culture ambiante. Essayons la dépendance au portable, chose difficile à au moins d’en conscient et pendant réaliser dans unêtre contexte normal. les jours de fête et de Chabbath, Faites l’expérience du Ta’anit Dibourde et nous vous habiller le plus fidèlement possible à notre attendrez avec impatience le rendez-vous patrimoine, "Lékavod Vélétiferet". de l’année prochaine !
LaRédaction rédaction Torah-Box Torah Box Magazine La
Magazine I n°113
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ACTUALITÉ Premières estimations : victoire écrasante du bloc de droite
Gaza: retour au calme après les affrontements
A l'heure ou nous rédigeons ces lignes, soit après la fermeture des bureaux de vote et alors que les premières estimations de ce scrutin sont publiées, une victoire qu'on peut qualifier d’écrasante pour le Likoud et le bloc de droite semble bien se profiler à l'horizon.
Le calme est revenu mardi dans la bande de Gaza et dans le sud israélien après deux jours d'affrontements entre Israël et le groupe palestinien armé Jihad islamique, qui ont fait craindre une escalade militaire à l'approche des élections israéliennes. Les autorités israéliennes ont annoncé la réouverture de plusieurs routes dans le sud du pays, ainsi que la reprise du trafic ferroviaire entre les villes d'Ashkelon et Sdérot, proches de l'enclave palestinienne.
Les sondages effectués par les différentes chaines d'information accordaient 37 mandats au Likoud de Bibi contre 33 à Kakhol Lavan ; les partis religieux et ceux de droite réalisaient eux aussi un beau score avec 9 points pour Chass, 8 pour Yahadouth Hatorah et 7 pour Yemina. On se doit de remercier Hachem pour ces résultats. On peut d'ores et déjà féliciter Bibi et son bloc pour leurs campagnes sans faute qui aura porter ses fruits. A noter que les taux de participation à ce suffrage on été bien plus élevés que ceux qui avait été escompté.
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Magazine I n°113
Les points de passage d’Erez et de Kerem Chalom ont de nouveau été ouverts. Par ailleurs, le coordonnateur des opérations gouvernementales dans ces zones a rétabli l’autorisation de la zone de pêche à 15 milles marins. En Israël, des avions de combat F-15 ont intercepté un engin aérien sans pilote, à la sortie de l’espace aérien de l’enclave côtière. L’armée affirme avoir lancé une enquête sur cet incident.
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ACTUALITÉ Israël, fan de fraises A l’occasion de la fête annuelle de la fraise, retour sur ce fruit apprécié des grands et des petits. Au cours des 2 dernières années, environ 2 700 tonnes de fraises ont été vendues dans le pays pour une valeur d'environ 150 millions de shekels. Contrairement à l’Europe, les fraises se mangent en hiver, où la saison se poursuivra jusqu’au printemps. Le ministère de l'Agriculture a constaté que l'année dernière (2019), environ 1267 tonnes de fraises ont été vendues dans les réseaux de commercialisation, pour une valeur de 80 millions de shekels. Actuellement, il y a environ 150 producteurs de fraises en Israël qui produisent environ 24 750 tonnes de fraises chaque année.
Luxembourg : les transports publics deviennent gratuits C’est une première mondiale : les transports en commun seront désormais gratuits au Luxembourg. Près de 40 % des ménages sont concernés par cette annonce, ce qui représente une économie de près de 100 euros par foyer et par an. La vente de billets de transports, qui ne représentait que 41 millions d’euros, contre 800 millions d’euros de coût annuel, sera, elle, compensée par les impôts. Ce plan ne fait pas pour autant l'unanimité dans ce petit pays prospère de 610.000 habitants où la voiture demeure le moyen de transport le plus utilisé. "On a investi durant des années dans la construction de routes. Le gouvernement fait des efforts, mais on a un énorme retard en ce qui concerne le développement des transports en commun", explique Blanche Weber, présidente du Mouvement écologique luxembourgeois, une association environnementale. Pour cette responsable, "l'amélioration de l'offre" est plus importante que la gratuité.
Le Coronavirus : propagation en Europe et en Israël La pandémie du Coronavirus continue de s’étendre et concerne à présent Israël, avec 7 patients contaminés, dont 2 hospitalisés à l’hôpital Tel Hachomer, de Tel-Aviv. Les patients israéliens infectés étaient soit à bord du Diamond Princess (mis en quarantaine au large du Japon), soit de retour d’Italie, déclaré comme le premier foyer de contamination en Europe. La propagation du virus s’étend à travers les frontières, puisque de nouveaux cas ont été découverts en France (avec un 1er décès constaté), en Grèce, aux Etats-Unis...et la liste ne cesse de s’allonger. En Allemagne, le ministre de la Santé a déclaré que : "l’épidémie a éclaté dans son pays." En Italie, on dénombre déjà 12 personnes décédées et 374 infectées par le virus.
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Magazine I n°113
En Israël, toute personne arrivant d’Italie a l’obligation d’être mise quarantaine chez elle pendant 14 jours. De plus, le gouvernement envisage de cesser les vols en provenance et à destination de l’Italie. En attendant une décision de l’État, le ministère de la Santé israélien recommande au public de "considérer la nécessité de voyager à l’étranger". En parallèle des préoccupations sanitaires, c’est également l’économie mondiale qui est affectée par la situation. Les commerçants israéliens s’inquiètent de ne pas pouvoir renouveler leur commandes de marchandises, bloquées en Chine. Ils craignent des ruptures de stock, près d’un mois avant les fêtes de Pessa’h.
ACTUALITÉ
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Israël saisit 4 millions de dollars destinés au 'Hamas
Escalade meurtrière entre soldats turcs et syriens
Le ministre israélien de la Défense, Naftali Bennett, a signé la semaine dernière un ordre de saisie de 4 millions de dollars de fonds transférés de l’Iran au 'Hamas dans la bande de Gaza. Le ministère a indiqué dans un communiqué, que les fonds : "sont destinés à développer des infrastructures terroristes appartenant au 'Hamas dans la bande de Gaza, y compris la production d’armes, ainsi que le versement des salaires aux membres de l’organisation”. L’ordonnance signée par Bennett vise en particulier la société d’échange de monnaies Elmhadon Gaza, détenue par Zuhir Shmalach, responsable du financement de l’organisation terroriste. Cette décision s’ajoute à une série d’actions économiques menées par le ministre de la Défense contre le terrorisme palestinien. Il a également signé un décret exécutif imposant des restrictions économiques ciblées aux membres des organisations terroristes en Israël et dans le monde.
31 combattants du régime syrien ont été tués par des bombardements de représailles menés par l'armée turque dans la province d'Idleb, après la mort de 33 soldats turcs dans des raids attribués à l'armée de Damas. Les présidents russe Vladimir Poutine et turc Recep Tayyip Erdogan se sont entretenus, vendredi 28 février, pour tenter de maîtriser la brusque escalade dans le Nord-Ouest de la Syrie, après la mort de plus de trente soldats turcs dans des frappes du régime de Damas, protégé de Moscou. Cette poussée de fièvre risque d'aggraver la situation humanitaire déjà critique à Idleb, où près d'un million de personnes ont été déplacées ces derniers mois par l'offensive qu'y mène depuis décembre le régime de Damas. Dans une gare routière à Istanbul, des dizaines de personnes, notamment afghanes, s'entassaient dans des bus et taxis à destination de la frontière grecque.
Magazine I n°113
LE 8 MARS 2020, GRANDE JOURNÉE DE DONS « Le moi devant autrui est infiniment responsable » Emmanuel Levinas
En Israël, plus de 1000 familles d’olim francophones vivent sous le seuil de pauvreté, des centaines d’enfants, des personnes âgées démunies et isolées, des handicapés en souffrance :
AIDONS-LES !
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Donnons à manger à ceux qui ont faim Aidons les personnes vulnérables Améliorons le quotidien des plus pauvres Luttons contre l’exclusion sociale Fonds d’urgence pour olim francophones
ACTUALITÉ USA : victoire de Joe Biden et dérapage de Donald Trump
Accord historique entre les USA et les Talibans
Joe Biden, 77 ans remporte sa 1ère victoire en Caroline du Sud, dans les primaires démocrates qui doivent désigner le candidat qui défiera Donald Trump en novembre. Biden a remporté la primaire, en devançant ainsi le favori Bernie Sanders, le sénateur juif et candidat libéral. Celui-ci a révélé sa sympathie aux Palestiniens et sa haine d'Israël, lorsqu’il a déclaré qu'il envisagerait de retourner l'ambassade des États-Unis à Tel Aviv. Les candidats démocrates vont s’affronter de nouveau cette semaine, lors du "Super Tuesday" , où 14 Etats voteront en simultané. En marge des élections, un nouveau incident entre le président Trump et la presse s’est produit en Inde, lors d’une conférence de presse. Le Président américain s’en est pris au journaliste de CNN, Jim Accosta. Rappelons qu’en 2018, Donald Trump avait déjà réagi violemment face aux questions du journaliste.
Les Etats-Unis et les Talibans ont signé, samedi 29 février à Doha, au Qatar, un accord historique qui doit permettre le retrait sous 14 mois des troupes américaines d’Afghanistan après 18 ans de présence. Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, avait confirmé samedi, peu avant la signature de l’accord, un retrait graduel et immédiat des troupes américaines. De leur côté, les Talibans ont ordonné la suspension de toutes leurs opérations militaires en Afghanistan. Il s’agit de la 2ème interruption complète des attaques depuis le début du conflit à la fin de 2001. L’accord doit mettre fin à la plus longue guerre de l’histoire des Etats-Unis. Les USA ont dépensé plus de 750 milliards de dollars dans cette guerre et perdu près de 2000 soldats.
L'autriche déclare le mouvement BDS antisémite La résolution a été adoptée à l’unanimité la semaine dernière, déclarant l’organisation comme étant antisémite. Un des objectifs du BDS vise à ne pas "reconnaître le droit du peuple juif à l’autodétermination", a expliqué la résolution. Soutenue par tous les partis politiques du groupe, la résolution exige du gouvernement autrichien de lutter contre toutes les formes d’antisémitisme, y compris l’antisionisme lié à Israël, mais également de dénoncer le mouvement BDS et d’interdire tout financement public ou utilisation des installations de l’État par le BDS ou d’autres groupes antisémites. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Israël Katz, a déclaré qu’il s’agissait d’une "décision décisive qui pourrait servir d’exemple à d’autres pays européens et mondiaux". 12
Magazine I n°113
M A G A Z I N E
Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
La quête du bonheur au fil de la Paracha – Tetsavé La psychologie moderne a mis en lumière l’intérêt des "rituels" dans l’épanouissement de l’homme. La Torah nous l’avait enseigné de longue date et la première loi du Choul’han ‘Aroukh rappelle à l’homme l’importance capitale des premiers moments de sa journée…
Les Sages du Talmud débattent régulièrement pour savoir quel est le verset le plus important de la Torah. Selon Ben Zoma par exemple, il s’agit du verset bien connu (Dévarim, 6, 4) : "Chéma’ Israël, Ado-naï Elo-hénou, Ado-naï é’had", "Ecoute Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un". Ben Nanas propose le verset (Vayikra, 19, 18) : "Véahavta léré’akha kamokha", "Tu aimeras ton prochain comme toi-même". Enfin, Ben Pazi évoque un verset de notre Paracha relatif aux sacrifices quotidiens (Chémot, 29, 39) : "Ete hakévess haé’had ta’assé baboker, véèt hakévess hachéni taassé ben ha’arbayim", "Vous apporterez un agneau le matin, et un agneau l’après midi". La lecture de
notre Paracha essentiellement descriptive des habits du Kohen Gadol et du service qu’il devait accomplir dans le sanctuaire ne laisse pas présager qu’un verset d’une telle importance y figure. Et pourtant, Ben Pazi nous rappelle que des richesses et des secrets insoupçonnés se trouvent dans chaque verset de la Torah. Il appartient à l’homme de les sonder pour faire émerger ces pierres précieuses. La force de la régularité Revenons à votre verset : "Vous apporterez un agneau le matin, et un agneau l’après midi",
Supplément spécial Chabbath I n°113
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et essayons d’examiner dans quelle mesure il peut être considéré comme le verset le plus important de la Torah. Nos Sages y apportent plusieurs explications. D’une part, ils nous rappellent que ces sacrifices quotidiens étaient achetés par les demi-Chékels collectés auprès du peuple, chacun contribuant au même niveau que son prochain, ni plus ni moins. Aussi, aux extrémités de la journée, lorsque les relations sociales commencent et se terminent, et lorsque les inégalités économiques prennent forme, le service du Tempe rappelait à tous l’égale dignité de chaque homme devant l’Eternel. Par ailleurs, le Korban Tamid (sacrifice perpétuel), exécuté tous les jours, matin et soir, enseigne aux hommes les vertus de la régularité et de la discipline en matière spirituelle, mais aussi dans leur épanouissement. En effet, la vie religieuse d’un homme est composée de nombreux rituels quotidiens mais aussi de moments isolés d’inspiration, d’émotion ou encore de résolution. L’homme peut avoir tendance à accorder davantage d’importance aux seconds plutôt qu’aux premiers menacés par la banalité de la routine. Or, notre texte nous ouvre une nouvelle perspective et nous rappelle l’importance éminente des actes réguliers, renouvelés. Les moments d’exaltation religieuse n’ont de sens que s’ils se concrétisent dans la durée par des décisions concrètes. C’est à cette condition que l’homme peut leur donner un sens et une consistance durables. C’est précisément ce que nous enseigne le service du Kohen Gadol et notamment sa ‘Avoda (culte) qui a une place si importante dans notre tradition, et avait vocation à répéter de manière quotidienne des actes et des procédures identiques (R. J. Sacks). De même, en l’absence du Sanctuaire ou du Temple, la vie du fidèle est ponctuée au rythme des trois prières quotidiennes, des bénédictions, du Chabbath, des fêtes etc. La 14
répétition des prières, des Mitsvot, des actes de bonté s’ancrent progressivement dans le cœur de l’homme et contribuent à devenir partie intégrante de lui. Pour autant, l’homme ne doit pas s’acquitter des Mitsvot de manière automatique, il doit les accomplir avec une énergie, une concentration et un désir toujours renouvelés. Commencer du bon pied La psychologie moderne a mis en lumière l’intérêt des "rituels" dans l’épanouissement de l’homme, notamment les rituels matinaux qui permettent à l’homme de poser les fondements d’une journée apaisée, avec l’aide d’Hachem, et de prendre le temps de réfléchir à l’essentiel. La Torah nous l’avait enseigné de longue date, et la première loi du Choul’han ‘Aroukh rappelle à l’homme l’importance capitale des premiers moments de sa journée. Bien souvent, lorsqu’on interroge les grands penseurs, les écrivains, les hommes d’affaires sur les secrets de leur réussite, ils témoignent qu’ils ont adopté des rituels qui leur imposent une régularité et une rigueur dans leur travail et leur vie. Souvenons-nous de cette anecdote de Rabbi Akiva qui évoquait avoir vu une goutte d’eau tombée régulièrement sur une roche et finir par la briser. De même, Maïmonide nous enseigne qu’un homme qui souhaite consacrer une somme à la Tsédaka gagnerait à la répartir auprès de plusieurs pauvres plutôt que de la donner à une seule personne. En effet, de cette façon, il habitue son cœur à la générosité par la multiplicité de ces petits dons. Aussi, devons-nous nous renforcer, avec l’aide d’Hachem, dans les prières et les Mitsvot qui structurent notre journée et notre relation avec l’Eternel. Jour après jour, elles contribuent à façonner notre être et à nous apporter un équilibre et un apaisement propices à notre bonheur. Chabbath Chalom !
Magazine I n°113 Supplément spécial Chabbath I n°113
Jérôme Touboul
GUIDE DE POURIM
L
Pourim, des messages actuels...
’histoire de Pourim traverse le temps pour nous délivrer de grands messages, qui nous concernent tous encore aujourd’hui… Le peuple juif : l’unité à tout prix!
A l’époque de Pourim, le peuple juif était dispersé parmi les peuples (suite à un exil forcé), et il était aussi éclaté intérieurement, car il n’y avait pas d’union entre ses membres. La reine Esther, en demandant le rassemblement de tous les juifs, avait compris que c’est en retrouvant cette unité que le peuple serait sauvé… Ceci est toujours valable de nos jours, et c’est en nous rapprochant les uns des autres que nous connaîtrons la délivrance éternelle. Le mal : un moyen pour le bien Le récit de Pourim nous montre également à quel
point le décret fait à l’encontre du peuple juif, s’est finalement retourné contre nos ennemis! Aussi, de nos jours, tous les événements qui nous semblent mauvais, ne sont que des moyens de nous donner de la bénédiction. Et c’est seulement rétrospectivement que nous comprenons le sens des événements et la bonté divine à notre égard, parce que nous ne pouvons pas entrevoir la finalité des événements au moment où ils se déroulent. Croire en la Providence divine : une protection éternelle Enfin, les juifs ont connu un déclin de leur foi en la Providence divine, ce qui donna à Haman la force de menacer leurs vies. Ce n’est qu’après avoir reconnu qu’Hachem dirige tout, les événements heureux autant que les plus tristes ou fâcheux, qu’ils méritèrent d’être sauvés. Puissions-nous également aujourd’hui mériter de voir la Main d’Hachem dans tout ce qui se déroule autour de nous…
Histoire Haman, ennemi des Juifs en exil
L’HISTOIRE DE ‘HANOUKA
Puis Esther, au péril de sa vie, révéla au roi sa En l’an -357, les Juifs étaient dispersés dans judéité et le complot d’Haman. Ce dernier fut l’Empire perse depuis 70 ans...Le 1er Temple avait pendu, et le 14 Adar devint, à la place d’un jour été détruit, et dans leur exil ils commençaient de deuil, un jour de fête, célébrant la victoire des Juifs sur leurs ennemis. à perdre espoir et à oublier l’époque leur judaïsme. du second Temple en par les Grecs. Lorsqu’ils voulurent allumer la C’est alors que l’ennemi se leva contre Israël, il y aeux: environ 2170 ans, Ménorah (chandelier à 7 branches, symbole Ce récit (rapporté dans la Méguila d’Esther lue Haman, descendant de la tribu d’Amalek, Antiochus décida imposa aux Juifs de de la lumière spirituelle), ils ne trouvèrent pendant la fête) nous rappelle à quel point toutes renier leur foi. Certains décidèrent qu’une seule fiole d'huile d’olive pure, dont d’exterminer tous les juifs, sans exception, et tira les situations, même les pires décrets, peuvent de rester fidèles aux lois au sort la date du 13 Adar... Il obtint un décret qui de D.ieu (les la quantité ne suffirait que pour une journée. se retourner dirigés Matityahou et ses en notre faveur si nous savons nous annonça le massacre de'Hachmonaïm, la part du roi de par Suse, alors qu’un miracle se produisit… l’huile tourner versC’est D.ieu d’un cœur sincère et fidèle, fils).épouse Ils se rebellèrent, ralliant d’autres Juifs, Assuérus, qui avait pour Estheren(mais dura 8 jours ! Ce fut le 2ème miracle avec Emouna (foi). Par le mérite d’Esther et dede et, malgré leur petit nombre en comparaison dont il ne connaissait pas l’identité juive...). ‘Hanouka… Mordékhaï, peuple juif put ensuite retourner de l’armée grecque et la faiblesse physique le en Israëlla et Aujourd’hui, y reconstruire le de la majorité d’entre eux, ils remportèrent nous remercions D.ieu dans la Le renforcement des Juifs dans leur foi… et la victoire. Ce fut le 1er miracle deTemple… ‘Hanouka. joie en allumant la ‘Hanoukia pendant 8 jours victoire !
A
Le 25se Kislev, ils pénétrèrent Mordékhaï, l’oncle d’Esther, revêtit de cilices,dans le Temple (une bougie le 1er soir, 2 bougies le 2ème qui couvrit sa tête de cendres et implora avait tousété lesdétruit et souillé soir, etc. jusqu’à en allumer 8 le dernier soir). Juifs de Suse de prier et revenir à la Torah. Il ‘HANOUKA : signifie "inauguration" (durappelle nouveau demanda à sa nièce d’intervenir auprès du roi, POURIM : signifie " sorts ". Ce nom nous le Temple), une allusion la fin de la guerre tirage auc’est sortaussi fait par Haman (13àAdar). La fête est mais elle décida d’abord de jeûner durant 3 jours et au retour des Mitsvot toute quiétude célébrée le 14 Adar pour les en villes ouvertes, et le et exigea des siens d’en faire autant. C’est tout 15 Adar=pour villes qui étaient d’une (“Hanou” ils seles reposèrent / “Kah”entourées (lettres Kaf et Hé) le peuple juif qui retourna à la Torah et à ses enceinte dans l’Antiquité Jérusalem). = valeur numérique de 25, en(comme référence au 25 Kislev) commandements, en implorant la délivrance.
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GUIDE DE POURIM
Lois & Coutumes Lundi 9 mars • Le jeûne d’Esther En commémoration des jours de prières et de jeûne que les Juifs ont observés, et qui ont permis leur délivrance.
• Souvenir du demi-Chékel Nous avons l’habitude de donner de l’argent à la Tsédaka ou aux institutions de Torah, en souvenir du demi-Chékel offert au Temple. On peut donner depuis le début du mois d’Adar, et la coutume la plus répandue est de donner le jour du jeûne, avant la prière de Min’ha (en cas d’impossibilité ou d’oubli, on le fera le jour de Pourim).
Lundi 9 mars au soir et mardi 10 mars (Jérusalem : mardi 10 au soir et mercredi 11 mars) • Les prières spéciales Dans les prières de la Amida (18 bénédictions) et du Birkat Hamazon (actions de grâce après le repas), on ajoute le passage appelé “Al Hanissim”. Dans la prière du matin, une lecture de la Torah spéciale est faite à la synagogue.
Lundi 9 mars au soir et mardi 10 mars (Jérusalem : mardi 10 au soir et mercredi 11 mars)
1 ECOUTER LA MÉGUILA D’ESTHER
Afin de revivre le miracle de Pourim, nous écoutons la lecture de la Méguila* deux fois : la veille de fête après la tombée de la nuit, puis le lendemain en journée. Pendant toute la lecture nous devons rester silencieux. Et pour effacer le souvenir d’Haman, il faut faire du bruit dès que son nom est prononcé (en tapant du pied ou en agitant des crécelles... coutume respectée scrupuleusement par les enfants !)
* Renseignez-vous sur les horaires de lectures organisées dans les synagogues à proximité de chez vous
2 ENVOYER DES PRESENTS
(MICHLOA’H MANOT) Pour nous rappeler l’unité du peuple juif, et l’importance d’exprimer amour et fraternité envers notre prochain, nous avons l’obligation d’offrir à nos amis des présents. Ils doivent être composés d’au moins deux sortes d’aliments prêts à être consommés (gâteaux, boissons, fruits, etc.), et envoyés à au moins une personne juive (à plusieurs personnes de préférence pour amplifier la Mitsva!). Les hommes devront envoyer aux hommes, et les femmes aux femmes (les enfants font souvent de bons messagers...)
3 DONNER AUX PAUVRES
(MATANOT LAÉVYONIM) Particulièrement ce jour, c’est une obligation de soutenir les personnes nécessiteuses et rappeler ainsi à nos enfants l’importance de réjouir le cœur des pauvres! Il faut donner de l’argent ou de la nourriture à au moins deux pauvres (davantage si possible), après la lecture de la Méguila. En cas d’impossibilité, on pourra mettre de l’argent dans une boite de Tsédaka dédiée.
4 FAIRE UN REPAS DE FÊTE
(MICHTÉ) La fête de Pourim est célébrée avec une joie indescriptible : autour d’un repas spécial, en buvant du vin et dans une ambiance extrêmement joyeuse (avec chants, danses et déguisements...), tant pour les parents que pour les enfants ! Idéalement, on commence le repas 1h30 avant le coucher du soleil et si c’est un vendredi, 1h30 avant la mi-journée.
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VIE JUIVE Viens, je t’explique le message de Pourim ! Tout ce que nous voyons dans ce monde-ci ne ressemble pas forcément à l’image que nous nous en faisons. Pourim vient nous enseigner : ne vous posez pas de questions ! Car oui, D.ieu Se dissimule dans la conduite du monde !
Cher ami, Pourim n’est pas un jour ordinaire. Pourim est un jour de joie ! Pourim est un jour d’élévation spirituelle, de sainteté et de pureté ! A Pourim, il est dit : "On donne à toute personne qui tend la main…" Toutes vos requêtes seront exaucées ! Car Pourim diffère des autres fêtes et célébrations juives. Comme nous le voyons dans la Méguila, le peuple d’Israël à cette époque cria jusqu’au Ciel. Il ne comprenait pas pourquoi D.ieu avait choisi de prendre une femme vertueuse et pudique comme Esther, pour en faire l’épouse d’A’hachvéroch. Il ne comprit pas du tout pourquoi D.ieu les punit par le décret d’Haman visant à les exterminer. Il ne comprit pas : où D.ieu se cache-t-Il ? Pourquoi D.ieu a-t-Il disparu ? La vie est un puzzle Quant à nous, lorsque nous lisons la Méguila, nous ne posons en revanche aucune question. Pourquoi ? Car tous les morceaux du puzzle de la conduite divine nous apparaissent clairement, nous comprenons l’histoire dans sa totalité. Du coup, nous ne posons pas de questions !
Or, le peuple à l’époque ne voyait pas du tout la fin. Les Juifs ne voyaient que le mal arriver en séries ! De même que nous ne voyons pas la fin aujourd’hui. Nous ne voyons que le mal ! Pourim vient justement nous enseigner que même si nous ne comprenons pas les voies de la Providence divine, même si nous pensons que D.ieu "S’est endormi dans Sa veille", que D.ieu préserve, sachons que nous sommes dans l’erreur ! D.ieu est vivant pour l’éternité. D.ieu Se trouve partout, dans chaque recoin. D.ieu est bien présent, Il sait et voit tout ce qui se passe dans notre monde et chaque action a une raison d’être. De même, tout malheur qui s’abat sur nous provient de la main de D.ieu. Nous ne voyons pas le puzzle dans son ensemble, nous ne voyons pas toute l’histoire de la dernière génération dans sa totalité et c’est pourquoi il nous est difficile de croire en Sa présence, Son unité et Sa conduite, loué soit-Il… Ne plus distinguer qui est béni et qui est maudit Et c’est pourquoi ce jour vient nous apprendre… Que tout ce que nous voyons dans ce monde-ci ne ressemble pas forcément à l’image que nous Magazine I n°113
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VIE JUIVE de Pourim, ne réussit pas au départ à cerner les faveurs de D.ieu lorsqu’ils croulaient sous les malheurs… Pourim vient nous enseigner : ne vous posez pas de questions ! Car oui, D.ieu Se dissimule dans la conduite du monde. D.ieu sait, entend et voit tout. Et tout est calculé et précis jusqu’au plus infime détail de l’univers. D.ieu sait assembler le puzzle de manière parfaite. Et nous, de notre côté, nous ne savons pas en recoller les morceaux… Il contient des centaines de milliers de morceaux, et c’est bien au-delà de nos forces ! Mais le jour viendra où nous comprendrons et verrons la totalité du puzzle, dans le Monde à venir. En conséquence, l’homme a l’obligation à Pourim de boire du vin jusqu’à ce qu’il n’arrive plus à faire la distinction entre "maudit soit Haman" et "béni soit Mordékhaï". Car le but de cette journée est de nous enseigner qu’il ne nous appartient pas de décider qui sera maudit et qui sera béni. Même s’il nous semble qu’Haman est maudit, il est parfois béni… Car D.ieu S’en sert pour sauver les Bné Israël, il est Son instrument et, par sa perversité, la délivrance est advenue. La vie : un grand déguisement ! Et, à partir de là, nous allons apprendre… Que toute notre vie est un grand déguisement ! A Pourim, nous pouvons nous déguiser et être saoul ; pourquoi cet excès ? Pour nous enseigner, spécifiquement en ce jour saint, que tout ce que nous voyons dans notre vie quotidienne n’est que le produit de notre vision. La vision d’êtres de chair et de sang.
Tout ce qui nous semble vrai ou faux, juste ou injuste, ne correspond pas forcément à la réalité ! Nous n’avons pas la possibilité de savoir ce qui se cache derrière le costume de notre vie. Nous ne pouvons absolument pas savoir pourquoi D.ieu choisit de donner la main à un mécréant, une main pour exterminer et tuer… Mais nous avons la faculté de savoir que tout provient de D.ieu ! Tout ce qu’Hachem fait est pour le bien. Et en conséquence… Dès lors que nous comprenons, le jour de Pourim, que D.ieu Se trouve avec nous en tout lieu, à tout moment, alors nous sommes invités à nous tourner vers Lui et à demander à Celui qui a dit : "Que le monde soit !", tout ce que nous désirons… Et toute personne qui tend la main, on lui donne ! Si nous sommes exaucés, tant mieux et si ce n’est pas le cas… encore mieux ! Comprenons que dans un tel cas, notre demande – déposée quelque part dans le puzzle de la Création – n’était pas adaptée. Sa place est ailleurs, à un autre moment, chez quelqu’un d’autre, etc. Mon conseil ? N’interférons pas avec D.ieu. Il sait bien mieux que nous comment assembler Son puzzle, Il n’a pas besoin de notre aide… Dès lors que nous accomplirons notre part, Il accomplira la sienne… Joyeux Pourim !
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Rav Elyachiv : par quel miracle ce fils unique est-il né ? Puis, un beau jour, Yanouch fit son entrée en brandissant la lettre tant attendue. ‘Haya Moucha lui donna quelques sous et prit la lettre d’une main tremblante. Elle déchira précipitamment l’enveloppe et ses yeux déchiffrèrent à toute vitesse les caractères…
Nous sommes en l’an 5669 (1909), il y a plus d’une centaine d’années à Chavali, en Lituanie. Le soleil éclaire la maison, composée d’une seule et unique pièce pauvrement meublée, où vivent ‘Haya Moucha, son mari Rabbi Avraham et son saint père le grand Mékoubal Rav Chlomo Elyachiv, auteur du "Léchem Chévo Véa’hlama".
de la charrette sur les chemins cahoteux. Elle n’avait en tête que le moment où elle mériterait d’enlacer son enfant. Elle pensait au bonheur de le bercer et de lui entonner de douces mélodies. Ses lèvres susurraient cette requête sans relâche alors que son corps était malmené par ce voyage périlleux.
Le foyer semble vide et sans vie. Aucun bruit ne trouble le silence. Aucun jouet ne jonche le sol et les murs de la maison sont immaculés.
Après être entré dans le bureau du professeur et avoir expliqué leur situation, le couple se dirigea vers le laboratoire pour entamer une série d’examens. Les analyses terminées, le professeur leur annonça : "Nous avons des préparations et des plantes spéciales qui permettent aux couples stériles d’enfanter. Cependant, nous ne les proposons qu’aux couples qui ont eu des résultats prouvant que ces traitements sont susceptibles de les aider. Si vous obtenez des résultats satisfaisants, nous vous convoquerons afin de vous préparer le remède adéquat".
Le couple est marié depuis 16 ans, mais n’a pas encore eu le bonheur de mettre au monde des enfants. Leur espoir est cependant ravivé lorsqu’ils apprennent qu’un professeur suisse a mis au point un remède permettant aux couples stériles d’enfanter. Une lueur d’espoir Rav Avraham et son épouse décident de saisir cet ultime espoir. Ils emportent avec eux une somme d’argent considérable pour rémunérer le médecin réputé. L’espoir au cœur, ils s’en vont pendant de longs mois et parcourent les sentiers à bord de charrettes et de trains. Ils voyagent en espérant que ce professeur sera pour eux l’émissaire qui mettra un terme à leur souffrance. ‘Haya Moucha ne cessait de murmurer des Psaumes, imperturbable malgré les soubresauts
‘Haya Moucha et son mari retournèrent en Lituanie et attendirent fébrilement une réponse. Depuis son retour, ‘Haya Moucha sursautait en entendant chaque pas qui s’approchait de chez elle. Elle espérait que c’était Yanouch le postier, porteur d’une bonne nouvelle ! Une semaine s’écoula, puis un mois, et la missive ne parvenait toujours pas.
Supplément spécial Chabbath I n°113
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‘Haya Moucha avait eu le temps d’inonder littéralement son livre de Psaumes de ses larmes. Quand la sentence tombe… Puis, un beau jour, Yanouch fit son entrée en brandissant la lettre tant attendue. ‘Haya Moucha lui donna quelques sous et prit la lettre d’une main tremblante… Elle déchira précipitamment l’enveloppe et ses yeux déchiffrèrent à toute vitesse les caractères : "Il m’est pénible de vous faire part de cette nouvelle, mais il est de mon devoir de vous dévoiler la réalité. D’après les résultats, aucune thérapie n’est possible, vous n’avez aucune chance de mettre au monde vos propres enfants". Elle sentit le chagrin la submerger, mais elle se retint. Elle savait que son père, cet homme juste, étudiait dans la seule pièce de la maison. Si elle se laissait aller, il l’entendrait et serait dérangé dans son étude. ‘Haya Moucha sortit et ce ne fut que dans la cour qu’elle laissa parler son cœur et donna libre cours à sa peine. Les mots du professeur revenaient et martelaient son esprit. Etait-ce possible ? Etait-elle destinée à cette effrayante solitude ? N’aurait-elle jamais la joie et le mérite de fonder un foyer ? Les sanglots saccadés parvinrent aux oreilles de sa voisine Brandel. Celle-ci entrouvrit sa fenêtre et aperçut ‘Haya Moucha qui pleurait amèrement. Elle éprouva de la peine pour elle. Même Yanté la colporteuse l’observait, les yeux larmoyants, portant son panier de beigels chauds. ‘Haya Moucha se sentait prise au piège. Elle voulait épancher son cœur dans l’intimité de sa maison et dans la discrétion, mais elle ne voulait pas déranger son père qui était plongé dans son étude de la Torah. Alors qu’elle se tenait courbée sous le poids de la douleur, la 20 20
porte de la maison s’ouvrit, laissant passer son père, qui se rendait à la synagogue. Un acte héroïque "Pourquoi es-tu dehors en larmes, ma fille bienaimée ?, l’interrogea son père, inquiet. - Le professeur m’a affirmé que je n’ai aucune chance d’enfanter !", répondit-elle, en montrant la missive du doigt. Le père regarda sa fille et saisit la raison qui l’avait poussée à sortir. "Tu n’as pas voulu interrompre mon étude. Par cet acte héroïque, je te bénis pour que tu aies un fils qui éclairera le monde par sa Torah." Et un an plus tard… L’heureuse nouvelle se répandit comme une traînée de poudre chez tous les habitants du quartier : "Mazal Tov ! ‘Haya Moucha vient de mettre au monde un enfant après 17 ans de mariage !" "D.ieu soit béni, finalement ‘Haya Moucha est sortie de cette épreuve !" pensa Brandel la voisine, en se dirigeant vers la maison de la jeune accouchée, avec un repas mijoté. Elle avait à l’esprit ce jour où ‘Haya Moucha se tenait dans la cour, secouée par de profonds sanglots. "Elle était si accablée qu’elle n’a pas pu endiguer le flot de ses larmes jusqu’au seuil de la porte. Elle a exposé sa peine aux yeux de tous !" chuchota-t-elle. Yanté la colporteuse arriva sur ces entrefaites pour souhaiter elle aussi "Mazal Tov !" Ces deux femmes n’étaient pas conscientes que ce furent ces larmes silencieuses qui fendirent les Cieux. Cette crainte d’interrompre, ne serait-ce qu’un seul instant, l’étude de la Torah, fit mériter à ‘Haya Moucha (et au Peuple d’Israël) d’enfanter l’un des Justes du peuple juif : Rav Yossef Chalom Elyachiv, le grand décisionnaire de la génération, qui éclaira, par son érudition, les yeux des enfants d’Israël, dans la Torah comme dans la Halakha !
Supplément spécial Chabbath I n°113
Equipe Torah-Box
COMMUNAUTÉ Pourim et le don aux pauvres : réjouissez le coeur des pauvres, en ligne ! Pas facile de s’entretenir avec les membres de l’équipe, toujours sollicités pour aider la communauté, partout dans le monde. Pourtant, quand il s’agit de Pourim, tous cessent leurs activités, pour nous parler d’une Mitsva pas comme les autres. Entretien avec l’une des personnes responsables de l’opération "Matanot Laévyonim". Pourim, c’est un jour unique en son genre ?
"Ainsi a parlé le Très-Haut, l’Eternel dont le
C’est exact. C’est un des jours les plus joyeux de l’année et tout le monde l’attend avec impatience !
nom est saint… Qui relève l’esprit des humbles
Pour autant, il y a plusieurs Mitsvot, dont une, la plus importante de toutes, qui se doit d’être accomplie le jour-même de Pourim.
Concrètement, que fait Torah-Box ?
Effectivement, c’est une très belle Mitsva !
Torah-Box distribue votre don le jour-même. Malheureusement,
Et quelle est donc cette Mitsva ?
nous
connaissons
de
nombreuses familles en très très grande
Il s’agit de faire un don minimum à deux personnes différentes et nécessiteuses.
difficulté.
Ce commandement est appelé Matanot Laévyonim. Le montant minimal de ce don est l’équivalent d’un repas.
eux, nous leur remettons votre don et nous les
Mais celui qui peut donner avec largesse doit le faire absolument, il n’y a pas de limite en ce jour à la générosité. En quoi cette Mitsva particulièrement à cœur ?
vous
tient-elle
Le jour de Pourim, nous nous rendons chez assurons de votre soutien. Il faut voir la joie se dessiner sur leurs visages ! C’est indescriptible ! C’est magnifique ! Comment vous faire parvenir les dons ? Il existe plusieurs possibilités : par carte
Il faut savoir qu’un Israélien sur quatre vit en dessous du seuil de pauvreté, et presque 4 enfants sur 10 sont défavorisés en Israël !
bancaire ou Paypal (dons en ligne sécurisés),
Ils n’ont pas d’autres choix que de se priver de nourriture au moins une fois par jour (selon un important institut Israélien).
sur notre site pour faire votre don d’un simple
Or, le jour de Pourim, nous avons l’obligation de permettre à chaque juif de participer au Michté de Pourim, en lui donnant de quoi s’acheter des aliments de fête. C’est exactement ce qu’Hachem attend de nous : que chaque personne se soucie de son prochain et en particulier des pauvres et des orphelins. Il n’y a pas de meilleure façon d’être proche du Maître du monde ! Comme il est dit : 22
et vivifie le cœur des opprimés". (Yich’aya 57,16)
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par virement ou encore par chèque. Vous trouverez toutes les informations nécessaires clic : www.torah-box.com/pourim Merci ! Je comprends que s’il existe une grande Mitsva d’envoyer des cadeaux à ses pairs et de festoyer généreusement à Pourim, la Mitsva la plus importante et de loin, est celle de réjouir le cœur des pauvres et des opprimés. Longue vie aux membres dévoués de Torah-Box et Pourim saméa’h !
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Je me sens si seule depuis mon mariage...
FEMMES
"Chalom Rabbanite,
COUPLE
Je suis mariée depuis un an et demi, et comment dire ? Le mariage est une expérience différente de ce que je m’imaginais. J’espérais tant atteindre le bonheur une fois mariée. Je pensais que mon mari et moi formerions un vrai couple, que nous sortirions ensemble de temps en temps, comme tout le monde.
Je savais que mon mari était quelqu’un d’introverti, mais plus le temps passe, et plus je m’aperçois qu’il est carrément fermé. Il vit dans sa bulle. Il n’aime pas être en société, s’éloigne de la famille et des amis. Il n’aime ni sortir avec moi, ni avec d’autres couples, ni assister aux fêtes familiales ou autres. Quand j’invite des copines, il leur dit à peine bonjour et part s’enfermer dans sa chambre avec une tasse de thé et un livre. Ça me rend folle. Je me sens seule et incomprise. Ne m’aime-t-il pas ? Quand je lui en parle, il me dit qu’il m’aime et qu’il aime être avec moi, mais qu’il est casanier et n’aime pas voir du monde. Il dit qu’il est comme ça et qu’il n’y a pas de quoi paniquer. De mon côté, je souffre en silence. Ce n’est pas ce que j’attendais de mon mariage. Qu’en pensez-vous ? Quels conseils pouvez-vous me donner ?"
Réponse de Rabbanite Yémima Mizra’hi
Chalom ma chère amie, Tout d’abord, ne crains rien, sache que la situation que tu décris est tout à fait banale et est caractéristique de nombreux couples. Tu es quelqu’un de sociable, tandis que lui préfère rester seul, ou avec toi, mais sans trop de bavardages… Comprends que le fait que deux opposés s’unissent, comme c’est le cas avec toi et ton mari, résulte de la volonté du Créateur. Bien que tu aies l’impression que vous n’êtes pas compatibles l’un avec l’autre, la vérité est que, justement, deux opposés qui s’unissent constituent la plus haute expression de ce qu’est la compatibilité, puisque celle-ci ne peut avoir lieu qu’entre deux éléments différents et non identiques ! Première bonne nouvelle : avec le temps, les différences s’estompent. On apprend à aller l’un vers l’autre. Avec le temps, tu sauras à la fois trouver les mots justes pour lui exprimer tes besoins et aussi apprendre à l’accepter tel qu’il est. Mais davantage que cela, j’aimerais attirer ton attention sur un enseignement tiré de la Paracha de Béréchit. Celle-ci, à travers le récit de la création du premier couple de l’humanité, 24
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nous appelle à accepter l’altérité. Elle nous invite à abandonner l’idée d’un lien fusionnel, à l’image d’un couple siamois, pour vivre le lien marital d’une manière bien plus enrichissante. Le Or Ha’haïm Hakadoch, célèbre commentateur de la Torah, explique qu’à l’origine, homme et femme furent créés comme un être androgyne, mais que D.ieu réalisa que ce n’était pas bon. "Il n’est pas bon pour l’homme d’être seul" (Béréchit 2,18), dit la Torah. Or, le Or Ha’haïm interprète le terme "Lévado" ("seul") comme étant dérivé de "Bad", qui signifie "tissu". Ainsi, on peut lire le verset ainsi : "Il n’est pas bon pour l’homme et la femme d’être faits du même tissu", puis "Je ferais à l’homme une aide face à lui", à savoir : face à lui et non plus collée à lui. Davantage que cela, lorsque l’homme et la femme sont faits du même "tissu", ils sont profondément "seuls" ! Il n’y a pas de plus grande solitude que de se contempler dans un miroir, que de voir dans son conjoint une réplique de soi. Vivre avec son semblable, c’est justement ce que D.ieu a décrété n’être "pas bon". Car si je vis avec mon alter ego, qui sera là pour attirer mon attention sur mes défauts. "Nissouïm", qui signifie en hébreu "mariage",
provient du verbe "Lassèt", qui veut dire "élever". Le but du mariage est de grandir, moralement et spirituellement. Or, comment s’élever et s’améliorer en l’absence de tout contraste ? A cette terrible solitude de l’être unique, le roi Chlomo oppose la solution : "Deux valent mieux qu’un" (Kohélèt 4,9). C’est pourquoi, D.ieu a divisé cette créature monoïque en deux entités distinctes qu’il plaça l’une face à l’autre. On pourrait s’interroger : s’il en est ainsi, pourquoi D.ieu a-t-Il commencé par façonner une première créature androgyne ? Ne savait-Il pas que ce n’était pas bon ? La réponse est : D.ieu le savait, mais Il souhaitait nous enseigner là une leçon, à savoir qu’homme et femme doivent définitivement abandonner l’idée qu’ils ne formeront qu’un être à l’image de frères siamois. Ils sont deux entités distinctes et doivent apprendre à aller l’un vers l’autre, pour apprendre à se compléter et, ainsi, ne former qu’un. Certes, ce déchirement fut douloureux pour le premier homme, comme il l’est pour nous de renoncer à l’idée d’un amour
fusionnel. Mais c’est la condition nécessaire pour atteindre le vrai bonheur dans le mariage. Enfin, pour finir, quelques mots destinés à vous, cher mari : assurément, vous souhaitez rendre votre épouse heureuse. De grâce, faites l’effort de vous ouvrir à ses désirs. Quand vous refusez d’être à l’écoute de ses besoins, elle se sent seule et en souffre. Faites en sorte que cette solitude et cette souffrance disparaissent, car ce n’est pas là le but de votre union ! Sacrifiez un peu de votre volonté pour prendre en considération la sienne. Elle a tant besoin de vous ! N’oubliez pas que la femme fut créée à partir de l’homme ; or, l’être humain tend toujours à revenir à sa source. C’est pourquoi elle aspire tant à votre proximité. En vous souhaitant de vivre toujours dans la joie et dans l’union réelle, celle résultant de la complétude de deux êtres. Affectueusement,
Rabbanite Yémima Mizra’hi (adapté par E. Boukobza)
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Pose ta question, un rabbin répond !
Quel déguisement permis pour Pourim ? La fête de Pourim approche et je sais qu’en cette joyeuse fête, nous avons la coutume de nous déguiser. Cependant, j’aimerais savoir quel type de déguisement peut-on mettre le jour de Pourim. Pourriez-vous me répondre au plus vite car Pourim arrive à grands pas et je ne sais pas quel déguisement acheter. Réponse de Binyamin Benhamou 1. Effectivement, certains ont la coutume (pas obligatoire) de se déguiser, pour "se cacher", de la même façon qu’Hachem S’est "dissimulé" dans la Méguilat Esther à l’époque de Pourim (en la lisant, on pourrait croire que D.ieu n’est pas intervenu pour sauver les Bné Israël et que la nature a géré les évènements, mais le naturel n’est qu’un écran qui masque la Providence divine). Et si le déguisement peut procurer encore plus de joie, pourquoi ne pas en profiter dans le cadre de cette Mitsva à part entière d’être joyeux ? 2. Comme il est écrit dans la Torah (Dévarim, 2-5) : "Une femme ne doit pas porter le costume d’un homme, ni un homme s’habiller d’un vêtement de femme car Hachem ton D.ieu a en horreur quiconque agit ainsi", ainsi il faudra éviter absolument qu’un homme porte des habits de femme et vice-versa. En ce qui concerne les enfants, même pour les tout petits qui n’ont pas atteint l’âge d’accomplir les Mitsvot, il faudra éviter absolument de les habiller avec des vêtements de sexe opposé, comme l’ont recommandé le Rav Ovadia Yossef zatsal, Rav Aharon Leib Steinman en 2014 et les Richonim. 3. L’habitude est de déguiser les enfants en des personnages avec lesquels nous aimerions qu’ils s’identifient (la reine Esther, Mordékhaï Hatsadik, un Kohen Gadol, un ‘Hassid,...). S’ils veulent choisir un déguisement de policier ou autre princesse, il n’y a rien de mal à cela. 4. En ce qui concerne les adultes, c’est la même chose... Les femmes pourront se déguiser mais feront attention à ne pas être trop extravagantes au point d’attirer facilement l’œil des hommes.
Téchouva sur le Lachon Hara’ sans se rappeler des personnes concernées J’aimerais me faire pardonner mes fautes sur le Lachon Hara’ (médisance), mais je ne me rappelle plus sur qui j’en ai dit et il m’est dons impossible de voir les personnes sur qui j’ai parlé. Comment faire ? Réponse de Rav Avraham Garcia Il est vrai que normalement, on doit parler avec la personne de qui on a médit. Néanmoins, dans votre cas où il est impossible de consulter les personne victimes, vous pouvez a posteriori obtenir le pardon avec une vraie Téchouva et en essayant de divulguer au maximum l’étude de ces Halakhot. 26
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Jouer au poker à Pourim Je voulais savoir s'il était permis ou même une Mitsva de jouer par exemple au poker à Pourim ? Réponse de Rav Israël-Méïr Crémisi Il est strictement interdit de jouer aux jeux d'argent avec un autre juif ; cela est considéré comme du vol (Choul'han Aroukh 370 'Hochen Michpat). Il en est de même pour le jour de Pourim, où il est interdit de transgresser une quelconque Halakha. Même avec des non-juifs, cela est interdit si on vit de cela, car on ne contribue pas à la construction du monde (ibid).
Voyager le jour de Pourim Est-il permis de voyager le jour de Pourim après la lecture de la Méguila, pour se rendre chez ses parents qui se trouvent à 500 km de distance ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Il est absolument permis de conduire une voiture le jour de Pourim, surtout si c’est dans l’intention de rejoindre ses parents. Avant de prendre la route, n’oubliez surtout pas de penser que vous allez accomplir la Mitsva consistant à respecter ses parents. N’oubliez pas également que la Sé’oudat Pourim - le repas de Pourim - doit être servi et consommé en majeure partie avant l’heure de la Chki’a (crépuscule). En France, pour connaître cet horaire, il faut ajouter 18 minutes à l’heure de l’allumage des bougies de Chabbath de la même semaine figurant dans les calendriers.
Consommer du pain de mie sans Hachga’ha Pouvons-nous consommer les pains de mie lorsque la composition ne comporte que des ingrédients "Cachères" (farine, eau, sel, sucre, vinaigre de cidre...) ? Il y en a souvent en magasin "bio". Réponse de Rav Michael Gabison Il faut faire attention à ne pas se fier à ce qui est écrit dans la composition. En effet, les moules peuvent avoir servi pour une fabrication de produits au beurre ou à la margarine, ce qui peut rendre le moule ‘Halavi (lait), voire même non-Cachère. Il faudra donc consommer uniquement les pains de mie avec une surveillance de Cacheroute.
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La Yéchiva Episode 23 : Le jour où Ménou’ha fut enlevée Chaque semaine, Déborah Malka-Cohen vous fait plonger au cœur du monde des Yéchivot pour vivre ensemble les intrigues passionnantes de quatre étudiants, sur fond d’assiduité et d’entraide… Dans l’épisode précédent : David a révélé à ses amis ce qu’il s’est passé le jour où il était au garage dans le village arabe. En tête-à-tête, c’est l’heure des révélations pour le Roch Yéchiva et Avraham : le Roch Yéchiva raconte son passé à son élève et invite celui-ci à lui raconter ce qui lui pèse. Avraham s’ouvre enfin et est stupéfait de la bienveillance de son Rav… Dès que ses amis aperçurent Avraham, ils le bombardèrent de questions. Le sourire qu’offrait le jeune Ba’hour montrait que l’entretien individuel s’était bien passé. Après une journée pleine d’étude, vers 23h00, Yossef avait attendu que ses trois autres colocataires soient réunis pour leur exposer son plan d’attaque. “Il faut avant tout consacrer nos recherches à retracer l’emploi du temps des quelques jours qui ont précédé l’enlèvement de Ménou’ha. Le mieux serait que l’on réinterroge les voisins chez qui ta sœur devait faire du babysitting. – On peut aussi interroger ses amies les plus proches. Quoi d’autre ?”, avait demandé Yona. – Moi, je pars dès demain matin au village arabe pour m’entretenir avec le garagiste avec lequel mon père avait fait affaire.” David avait réussi à le contacter et obtenir un rendez-vous. Il priait pour une seule chose, que la jeune fille voilée travaille encore là-bas. Ce que Monsieur Laloum était loin de se douter, c’est que la jeune fille en question était au même moment en train d’être prise en charge par deux femmes musulmanes. Les brutes avaient réveillé Ménou’ha sans ménagement. Elle avait ouvert les yeux en sursaut en se demandant si elle s’était enfin réveillée de son cauchemar. La réalité vint la frapper de plein fouet. Elle avait compris. On la préparait de force pour son futur mariage. Elle n’avait plus d’espoir. Plus envie de vivre. Tout 28
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lui demandait un effort, même le simple fait de respirer. Alors elle se laissa complètement faire, sans émettre aucune objection. Demain, elle serait de toutes les manières perdue à jamais. Elle se remémorait ce jour maudit où deux hommes déguisés en religieux l’avaient suivie juste après les cours. Elle voulait juste rentrer à la maison au plus vite pour se rafraichir un peu avant de se rendre à son baby-sitting. Et puis, ne comprenant pas trop pourquoi ces hommes la suivaient de près, elle avait accéléré le pas. C’est sur une intersection qu’ils l’avaient empoignée par le bras avec force, en lui demandant de les suivre sans faire d’histoires. En écoutant leurs accents, elle avait compris qu’ils n’étaient pas ce que leurs allures prétendaient être. Avant de l’engouffrer dans une voiture, le plus petit de ses deux ravisseurs lui avait tendu un papier et un crayon. Dans un parfait hébreu, il lui dicta ce qu’elle devait faire. “Ecris un mot à ta famille. Il ne faut pas qu’ils essayent de te retrouver.” Terrorisée, elle s’était exécutée sans rien dire. “Écris que tu as décidé toi-même de partir. Ça fait un moment qu’on te suit. On sait où tu habites. On va le déposer dans ta chambre pour que ta famille croit que tu t’es enfuie.” Contrainte et forcée, elle griffonnait les paroles imposées. La suite, elle la connaissait par cœur. Demain, elle allait devoir se marier. Une robe horrible avait été posée à même sol avec des chaussures. C’est ce qu’elle était censée porter le lendemain. En fixant le morceau de tissu qui représentait sa fin, elle pria de toutes ses forces D.ieu de lui venir en aide au plus vite.
Déborah Malka-Cohen
LE COIN SYMPATIK Une bonne blague et un rebus Un fou ayant décidé de se suicider prend avec lui un sac plein de nourriture. Arrivé devant les rails, il s’allonge dessus en attendant qu’un train arrive.
Rebus
Par Chlomo Kessous
Un passant apercevant l’homme allongé le questionne : "Pourquoi êtes vous allongé sur les rails ? - J’attends qu’un train arrive et me roule dessus. - Dans ce cas, pourquoi avoir pris un sac de provisions ?
Celui qui reçoit le joug de la torah n’a plus le joug du travail ni du service militaire.
- Si le train tarde à venir, je ne voudrais pas mourir de faim tout de même !"
EAU
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Elie Éliaou ben Janette Zorha
Editions
Les Inboxables Pessah
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L’association Torah-Box est heureuse de vous présenter son nouveau jeu, de la série "Les Inboxables" sur Pessa'h. Révisez, apprenez et soyez épatés par le savoir de vos enfants avec 250 questionsréponses consacrées à la fête de Pessa'h. 60₪ Dans une atmosphère ludique et conviviale, jouez en famille avec ces fiches cartonnées à emporter partout ! PRÉVENTE ! Pour toute commande avant le 26 Mars, soyez certain de le recevoir pour Pessa'h :)
Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom
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RECETTE Biscuits décorés A l’approche de Pourim, voici une recette des fameux biscuits dont ma Mamie nous régale ! L’avantage, avec cette recette, c’est qu’on peut laisser libre cours à son imagination, les possibilités de décoration sont infinies ! Parfait pour glisser dans nos Michloah Manot !
Ingrédients
Pour 50 biscuits Temps de préparation : 1 h Temps de cuisson : 10 min
Pour les biscuits
Difficulté : Facile
- 2 œufs - 500 g de farine - 150 g de sucre semoule - 1 verre d’huile - 1 sachet de levure chimique (10g) - 1 sachet de sucre vanille (10g) - 1 c. à café de fleur d’oranger (facultatif) Pour le glaçage royal - 2 blancs d’œufs - 200-300 g de sucre glace
Réalisation Les biscuits : - Battre les œufs, le sucre semoule et le sucre vanille. - Rajouter l’huile, la fleur d’oranger, la farine et la levure chimique jusqu’à obtention d’une belle pâte. - Etaler la pâte sur environ 0,5cm d’épaisseur. - Utiliser des emporte-pièces pour découper la pâte en différentes formes. Puis, les placer sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. - Enfourner à 180° pendant 10 minutes (les biscuits doivent être encore blancs - à peine dorés). Le glaçage royal : - Mélanger les blancs d’œufs et rajouter le sucre glace petit à petit, tout en mélangeant a l’aide d’une fourchette. Il faut obtenir une consistance de glaçage. (Si on les veut colorés, ajouter un peu de colorant) - Remplir une poche à douille. - Tracer d’abord les contours des biscuits avec le glaçage, puis remplir l’intérieur. - Laisser sécher 1h environ. - Une fois secs, on pourra dessiner des petits décors sur la surface (petits pois, traits, bonbons, feuilles d’or etc…) Pourim Saméa’h !
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Annaëlle Chetrit Knafo
Le Choul’han ‘Aroukh explique que : “Chaque juif a le devoir (Mitsva) de faire un don à 2 pauvres à l’occasion de Pourim. Ce commandement divin est appelé “Matanot Laevyonim”. Cette somme d’argent doit être remise aux nécessiteux le jour-même de la fête.”
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"Les invités apportent de la joie à la maison. Pour certains, lorsqu’ils arrivent. Pour d'autres, lorsqu’ils s’en vont." (Rabbi Guédalia Segal Halévi)