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Torah-Box Magazine n°108 Israël - Bo

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CORONAVIRUS RAV LUGASSY

CACHEROUTE

WASHINGTON

PLUIES

TECHOUVA GHAANI

YETSER HARA

SHOAH

SHABBES

M A G A Z I N E

Tour de David, Jérusalem

n°108 I 29 Janvier 2020 I 3 Chevat 5780 I Bo

Une startup israélienne et Boeing développent des voitures volantes > p.8

A la conquête du Chalom

Le ‘Hessed, d’abord à la maison

> p.11

> p.24


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Jéru.

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Entrée

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Chkia

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‫בסייד‬

SOIRÉE Femmes pour À Netanya

PRÉPARATION À TOU‑BICHVAT HAFRACHAT ‘HALA & SÉOUDAT HAMINIM

Avec la Rabbanite

Sarah AGAY

MERCREDI 5 FÉVRIER À 19H45 VENEZ ! NOMBREUSES

Ambiance musicale

Collation

Projection vidéos

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© 2016 Yehoshoua Nicolas Vincent - 06 23 24 41 14 - nvincent3@gmail.com

• À la synagogue KETER TORAH, 6 Rehov Gad Machnes NETANYA •


L'ÉDITO DE LA SEMAINE par Parlons du silence L’être humain se distingue des autres créatures par la parole (cf. Béréchit 2, 7 Onkelos). Celle-ci est l’expression de son intelligence et de sa pensée, elle lui permet de communiquer avec son prochain, de formuler ses sentiments, de commercer. Cet "outil" qui a été donné à l’homme est en réalité à double tranchant : on peut l’utiliser pour faire du bien autour de soi (consoler les endeuillés, encourager ceux qui en ont besoin, enseigner la Sagesse, transmettre nos messages à nos enfants…), mais par des propos vexants, humiliants, le mensonge et la calomnie, on peut également causer des dommages irréversibles. C’est pourquoi la Torah, à plusieurs reprises, nous met en garde contre ces interdits qui se font par la parole. Le Rav Israël Méir Kagan a révolutionné le monde juif il y a plus d’une centaine d’années avec son fameux livre "’Hafets ‘Haïm" (qui d’ailleurs est devenu son éponyme), concernant les lois sur la médisance. Il y relevait qu’on pouvait transgresser 17 commandements négatifs et 14 positifs avec une seule phrase malveillante. Depuis, par la lecture de ce livre, les gens ont pris conscience de l’importance de la parole et s’efforcent de respecter ces lois. Beaucoup de Rabbanim encouragent l’étude journalière du "’Hafets ‘Haïm" ; ces lois sont approfondies dans les maisons d’étude (Beth Hamidrach), certains les étudient en ‘Havrouta (binome) par téléphone, chaque année sont organisées des soirées pour grand public au cours desquelles on éveille l’assistance à se renforcer dans ce domaine, particulièrement à l’approche de Tich’a Béav. On sait en effet que le second Temple fut détruit à cause de la haine gratuite, dont l’une des expressions est le Lachon Hara’ (la médisance). Un autre moyen nous permettant de contrôler ce qui sort de notre bouche, est le Ta’anit Dibour, le jeûne de la parole. Lorsqu’on passe toute une journée à s’abstenir totalement de parler, on réalise à

quel point, sans même s’en rendre compte, il est facile de lancer une plaisanterie vexante, de raconter un "petit" Lachon Hara’ ou se moquer d’un défaut d’un confrère. Ce self-control que nous impose le Ta’anit Dibour nous permet de réfléchir avant d’ouvrir la bouche et de s’assurer qu’il ne s’agit pas de paroles désobligeantes. Il est vrai qu’il est difficile de prendre sur soi un tel engagement à titre individuel, surtout quand on se trouve dans un entourage professionnel qui ne nous le permet pas. C’est pourquoi beaucoup de communautés organisent un jeune de la parole collectif, à la synagogue ou dans une salle de fête, avec au programme des cours de Torah de différents intervenants, la lecture du livre des Téhilim, le tout dans une ambiance conviviale, repas et boissons assurés. L’un des pionniers de ces réunions communautaires fut le grand rabbin Yossef Sitruk quand il était encore à Marseille et depuis, l’initiative s’est étendue un peu partout. On a l’habitude de choisir un des jours de Chovavim (semaines séparant la Parachat Chemot de celle de Michpatim) car on a une tradition du grand kabbaliste le Arizal selon laquelle ces jours sont opportuns à réparer les fautes de l’attribut du Yessod – c’està-dire ce qui un rapport avec la semence masculine – or le Ta’anit Dibour équivaut à 84 jeûnes de la nourriture ! En France, le jour propice est dimanche puisque tout le monde est en congé et on fait d’une pierre 3 coups : tout d’abord on accomplit la Mitsva en soi du jeûne de la parole, d’autre part on transforme le dimanche, jour triste et oisif, en un moment d’élévation. De plus, on se déconnecte de la dépendance au portable, chose difficile à réaliser dans un contexte normal. Faites l’expérience du Ta’anit Dibour et vous attendrez avec impatience le rendez-vous de l’année prochaine !

La Rédaction Torah-Box Magazine

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ACTUALITÉ 5ème Forum de la Shoa : Des discours marquants, des rencontres majeures Près de 50 présidents, chefs d'Etat et Premiers ministres ont répondu à l'invitation du président israélien Rivlin et se sont rendus à Jérusalem pour assister au 5ème Forum de la Shoa qui commémorait aussi le 75è anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz. Le président français Macron, dont la visite a été marquée par une altercation avec les gardes de la sécurité israélienne à Jérusalem (qui n'a pas été sans rappeler un incident similaire survenu lors de la visite de J. Chirac en 1996) a profité de sa visite pour s'entretenir avec Netanyahou ainsi qu'avec Ma'hmoud Abbas et pour se rendre au Kotel. Dans un discours adressé aux Français d'Israël, le président a affirmé "lutter

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avec vigueur contre la nucléarisation du régime iranien" sans toutefois modifier la position de son pays sur le dossier du nucléaire iranien. Le président russe Poutine, dont la venue était très attendue, a pour sa part inauguré un mémorial en hommage aux victimes du siège de Leningrad (sa ville natale) pendant la Seconde Guerre mondiale. Lors de son discours à Yad Vachem, le viceprésident américain Pence a pour sa part appelé le monde à se dresser contre l’Iran, établissant un parallèle avec l’Allemagne nazie. Le Premier ministre Netanyahou a lui aussi appelé à une action contre "les tyrans de Téhéran". "J’appelle tous les gouvernements à se joindre à l’effort vital de confrontation avec l’Iran", a déclaré Netanyahou.


Paix : Netanyahu et Gantz à Washington cette semaine

Netanyahou et son adversaire B. Gantz sont cette semaine à Washington pour discuter du plan de paix américain, comme l'a annoncé le vice-président américain M. Pence lors de son passage à Jérusalem. Gantz a été invité à la Maison Blanche sur une suggestion de Netanyahou, précisait le communiqué. L’AP a de son côté réitéré jeudi son rejet de l’initiative de paix américaine." Nous mettons en garde contre tout projet américain qui violerait le droit international", a déclaré le porte-parole

de Ma'hmoud Abbas. En Israël, la droite a accueilli d'un optimisme prudent l'annonce de la divulgation du "deal du siècle", précisant que si celui-ci présentait sans aucun doute des opportunités historiques, Israël n'accepterait pas la création d'un Etat palestinien et le démantèlement de Jérusalem. A gauche, les politiciens ont réagi avec inquiétude, dénonçant des tentatives de "promouvoir la campagne de Bibi".

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ACTUALITÉ Coronavirus : 56 morts en Chine, les 2 Israéliens asymptomatiques, 3 cas en France

Sur fond de conférence internationale, les Palestiniens envoient de nouveaux ballons incendiaires, Tsahal riposte

Le bilan de l'épidémie de Coronavirus en Chine est monté à 56 morts et près de 2.000 personnes contaminées, ont indiqué dimanche les autorités chinoises. Le gouvernement de Shanghai a par ailleurs recensé un décès, le premier en dehors de la zone d'infection de la province du Hubei. En Israël, la crainte de contamination par le Coronavirus a été écartée après que des personnes soupçonnées d'avoir été contaminées se sont avérées ne pas être porteuses du virus. Les patients, qui avaient été examinés aux centres médicaux de Hadassa 'Ein Kerem et Tel Hachomer, ont été autorisés à rejoindre leur domicile. En France, 3 cas ont été confirmés et placés à l'isolement. L'épidémie a atteint l'Europe, l'Asie du Sud-Est et les États-Unis, malgré le renforcement des mesures prises pour tenter d'enrayer sa propagation.

Les groupes terroristes de la bande de Gaza ont continué à lancer des engins incendiaires vers Israël ces derniers jours, malgré les menaces israéliennes de répondre avec force à de tels incidents et alors que le pays accueillait l'événement international le plus important de son histoire. Samedi matin, des ballons accrochés à une bombe ont été découverts à proximité du kibboutz Sdé Boker. Un second bouquet de ballons transportant une bombe incendiaire a aussi été trouvé dans le Conseil régional de Ramat Néguev. Les dispositifs ont à chaque fois été neutralisés par des démineurs. L'aviation israélienne a frappé un certain nombre de cibles dans le sud de la bande de Gaza samedi dans la nuit, en riposte aux menaces de ces derniers jours.

Une startup israélienne et Boeing développent des voitures volantes nouvelle génération Boeing a annoncé mercredi 22 janvier avoir signé un partenariat avec Tactical Robotics, une filiale de l'entreprise israélienne Urban Aeronautics. Les deux sociétés vont travailler sur une technologie de propulsion baptisée "Fancraft", développée par Tactical Robotics, selon Reuters. Ce système utilise deux hélices en direction du sol intégrées au fuselage de l'appareil, qui permet de concevoir des aéronefs à décollage et atterrissage verticaux. Les deux entreprises vont aussi déterminer quelles opportunités peuvent exister pour le développement, la production et la commercialisation d'un appareil VTOL à partir de cette technologie, a indiqué l'agence Reuters. Des débouchés seraient aussi à chercher du côté de l'industrie militaire.

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USA : "Ghaani subira le même sort que Soleimani s’il tue des Américains" Le délégué américain chargé de la politique iranienne Brian Hook a prévenu que Esmaïl Ghaani serait lui aussi éliminé s'il venait à suivre les traces de son prédécesseur, le général Kassem Souleimani, abattu par les Etats-Unis le 3 janvier dernier. Ghaani, qui a pris le commandement de la force Al-Qods des Gardiens de la Révolution le jour où Souleimani a été tué, a promis à plusieurs reprises de se "venger" des Etats-Unis. "Le président a clairement fait savoir depuis des années que toute attaque contre le personnel ou les intérêts américains dans la région serait sanctionnée par une réponse ferme, et le président l’a démontré le 2 janvier", a déclaré Hook, selon une transcription en anglais publiée par le journal arabophone Achark Al-Awsat.

Jérusalem : Le corps de l'enfant retrouvé dans un réservoir d'eau, plusieurs Arabes arrêtés pour troubles à l'ordre public Vendredi, la Police a réceptionné un appel concernant la disparition d'un enfant de Jérusalem-Est, Kaïs Abu Ramila. Après des recherches effectuées dans des conditions très difficiles, son corps a été retrouvé dans un réservoir d'eau de la partie orientale de la ville. Les tentatives de réanimation ont échoué et sa mort a été déclarée. Entretemps, des rumeurs accusant les habitants juifs de Judée-Samarie d'être à l'origine de son meurtre avaient eu le temps de se propager et de violentes émeutes ont éclaté vendredi soir au nord de la capitale. Aux Etats-Unis, la représentante démocrate Rachida Tlaib, une des seules représentantes à militer pour le boycott d’Israël, a retweeté puis retiré un post qui accusait faussement les Israéliens de la mort de l'enfant.

Incident sécuritaire majeur : 3 terroristes infiltrés en territoire israélien éliminés par Tsahal Trois Palestiniens ont été abattus après avoir franchi la barrière de sécurité le long de la bande de Gaza et lancé un engin explosif sur les troupes israéliennes mardi dernier. Les trois étaient entrés en Israël par le sud de l'enclave palestinienne pour se rendre dans une forêt située près du kibboutz Kissoufim. Ils étaient observés par des soldats de Tsahal qui se sont ensuite approcher d'eux pour les arrêter. Les soldats les ont abattus après que les terroristes ont lancé un engin explosif dans leur direction. Les trois terroristes ont pu avancer de 400 mètres sur le territoire israélien "à la faveur d’un temps brumeux". Il n’y a pas eu de blessé coté soldats israéliens. Magazine I n°108

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ACTUALITÉ Israël : En chemin vers son mariage, un jeune secouriste porte secours aux victimes d'un accident

Israël : Les corps de deux personnes âgées découverts à une heure d'intervalle

Mordékhay About, un jeune secouriste du Maguen David Adom originaire de Tsfat, ne s'est pas imaginé que l'une des plus belles photos de son mariage ressemblerait à cela... Alors qu'il était en chemin pour sa 'Houpa en compagnie de son garçon d'honneur Ouri Yémini (lui aussi secouriste et conducteur d'ambulance), Mordékhay a soudain aperçu sur la route deux véhicules accidentés. Habillé de son costume de marié, Mordékhay est sorti de la voiture et, sous une pluie battante, a porté secours à un homme et une femme qui souffraient de blessures. "Nous avons travaillé dans des conditions très difficiles. Mais quand j'ai vu la scène, je n'ai pas pensé à mon beau costume mais à secourir les blessés", a-t-il témoigné. Les blessés ont envoyé dès le lendemain leurs remerciements et leurs vœux de Mazal Tov au courageux 'Hatan...

Les corps en décomposition de deux personnes mortes depuis plusieurs jours ont été découverts à une heure d'intervalle mardi dernier en Israël. Dans le premier cas, un homme de 74 ans a été découvert vers 15h00 dans une résidence médicalisée de Béer-Chéva', probablement une semaine après son décès. Il n'avait pas de famille. Vers 16h00 le même jour, un autre homme de 60 ans a été découvert dans le même état à son domicile à Achkélon. Dans les deux cas, des bénévoles de Zaka ont été alertés et se sont occupés des corps dans le respect de la loi juive. Yéhouda Méchi-Zahav, président de Zaka, a indiqué : "Ce qui est désolant, c'est que c'est l'odeur nauséabonde et non la solitude de ces personnes qui a dérangé les voisins. Si vous connaissez un voisin sans famille, enquérez-vous de son bienêtre au moins une fois pas jour."

Vents forts : Éboulements importants sur la Route 31 Les dégâts dus aux intempéries se poursuivent en Israël : La route 31, sur son tronçon entre la Mer Morte et la ville d'Arad, a été fermée mercredi dernier à la circulation dans les deux sens suite à des éboulements survenus avec les vents forts qui ont soufflé sur la région. Des équipes municipales ont été dépêchées pour désencombrer la route et pour diriger la circulation. En parallèle, la Police a également fermé l'accès à plusieurs routes, notamment la 918 au Nord et la 234 au Sud, par crainte de chutes d'éléments lourds et d'éboulement. D'importants bouchons ont été signalés sur plusieurs routes du pays. Elyssia Boukobza 10

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VIE JUIVE A la conquête du Chalom La Sinat Hinam (la haine gratuite) est l’état ultime de la désunion dans le peuple juif. Elle est la cause de la destruction du second Temple et de sa non-reconstruction ; elle nous maintient dans l’exil. Repérer cette tendance dans nos vies et ne pas tomber dans ses pièges revêt dès lors une importance cruciale !

La haine gratuite est la traduction officielle lorsque l’on parle de Sinat ‘Hinam. La haine est un sentiment très violent visant à désirer ou à se réjouir du malheur de l’autre. Mais existe-t-il un Ben Israël qui désire le malheur de son voisin juif, a fortiori s’il ne lui a rien fait ? En fait, très peu d’entre nous ressentent ce sentiment de haine, tellement peu que cela ne justifie pas une punition divine de près de 2000 ans, pour tout le peuple juif ! Car la Sinat ‘Hinam est bien la cause de la destruction du second Temple (Yoma 9b) et la raison pour laquelle il n’a pas encore été reconstruit aujourd’hui (‘Hafets ‘Haïm, Ahavat Israël 1). Si nous n’avons pas le Beth Hamikdach aujourd’hui, c’est parce que le fléau de la Sinat ‘Hinam sévit dans notre peuple avec la même intensité qu’au moment où nous avons perdu ce lien sublime avec notre Créateur. Nous ne voyons pas cette haine dans nos gestes de tous les jours. Comment, dans ces conditions, combattre cette faute et s’en prémunir? Qu’est-ce que la vraie Sina ? En nous plongeant dans nos textes, nous constatons que la traduction traditionnelle de

Sina est incorrecte ! La Michna dans Sanhédrin (3, 5) nous en donne la définition : Le Soné, c’est celui "qui n’a pas parlé à l’autre depuis trois jours" dans le cadre d’un différend. La Sina est donc le fait de personnes qui ne se parlent pas. Cette définition – la seule que nous ayons – place cette transgression à un niveau insoupçonné. Rester fâché avec quelqu’un et ne pas lui parler durant un certain temps suffit pour transgresser l’interdit de la Torah (Vayikra 19, 17) : "N’éprouve pas de Sina pour ton frère dans ton cœur" ! La Sinat ‘Hinam, c’est donc l’ensemble de nos vaines querelles de voisinage, nos inimitiés inutiles avec certains membres de notre famille, nos conflits d’intérêt ou de Kavod… Elle existe un peu partout dans notre quotidien ! Cette analyse nous amène à mieux comprendre cet interdit de la Torah et nous permettra de détecter, puis d’éliminer la Sinat ‘Hinam dans nos vies. Resté fâché ? Il y a donc un interdit formel de rester fâché avec un autre juif. En effet, le ‘Hafets ‘Haïm précise (Beth Israël 1) : "Et le terme ‘ton frère’ Magazine I n°108

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VIE JUIVE inclut en fait tous les enfants d’Israël, comme il est dit dans Avot Dérabbi Nathan (1,15) : ‘Ne dis pas : ‘Ce Ben Israël, je l’aime et cet autre j’ai de la Sina pour lui.’. Ne dis pas : ‘J’aime les Sages et j’ai de la Sina pour les ignorants.’ Mais il faut aimer tous les Bné Israël et avoir de la Sina pour les renégats (Min). Comme le roi David dit dans ses Psaumes (Téhilim 139, 21) : ‘N’est-ce pas que celui qui Te déteste, Hachem, je le déteste’, et le renégat, c’est celui qui rejette la Torah d’Hachem et Sa Providence." (A noter que de nos jours, le statut de Min, celui qui connait parfaitement la Torah puis la rejette théologiquement, ne s’applique plus à personne.) Quelle conclusion incroyable ! Les conflits peuvent exister, mais tout doit être mis en œuvre pour les régler immédiatement. Autrement, nous rentrons dans le cadre d’un interdit de Torah, le pire de tous selon le ‘Hafets ‘Haïm (Ahavat Israël 1), car c’est le seul que l’on peut transgresser de manière continue durant des années ! Cette approche nous laisse entrevoir une société juive inédite : sans conflit ! Le Machia’h est à nos portes. Lorsqu’il arrivera, c’est que nous aurons vaincu la Sinat ‘Hinam et que nous aurons réussi ce pari audacieux d’être en Chalom avec autrui. Nous en sommes donc capables ! Comment faire ? Comment réussir à parfaitement résoudre un conflit ? Notre référence dans ce domaine est Aharon Hakohen, l’amoureux de la Paix. Hillel l’Ancien disait : "Sois parmi les disciples d’Aharon qui aimait la paix et poursuivait la

paix, aimait les créatures et les rapprochait de la Torah." (Avot 1, 12) Dans les Avot Dérabbi Nathan (1, 12), nous avons une explication de la manière dont il procédait pour ramener le Chalom : "Quand Aharon remarquait que deux hommes ne se parlaient plus, il allait trouver l’un à l’insu de l’autre et lui disait : ‘Mon fils ! Regarde ce que dit ton ami ! Il se martèle la poitrine et pleure à chaudes larmes en disant : Malheur à moi parce que j’ai offensé mon ami !’ Il restait auprès de l’un et de l’autre jusqu’à ce qu’il soit parvenu à apaiser leur colère. Si bien qu’à leur prochaine rencontre, ils s’embrassaient et tombaient dans les bras l’un de l’autre." Aharon était constamment à la recherche des personnes qui ne se parlaient plus dans le camp des Bné Israël. Il traquait la Sina dans le peuple d’Israël ! Cela ne veut pas dire qu’il faut être ami avec tout le monde, mais qu’il ne faut être en conflit avec personne. Nous ne sommes pas obligés d’être d’accord sur tout, mais évitons d’évoquer les sujets qui nous désunissent et développons plutôt d’autres sujets qui peuvent nous réunir. La Sinat ‘Hinam est bien présente dans notre quotidien. La Michna nous en a donné une définition claire. Nous sommes donc en mesure de la détecter facilement. Quel est l’antidote de ce poison ? Arrêter nos vaines querelles, s’efforcer de se réconcilier et construire un avenir commun dans le Chalom !

Franck Lambez

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Magazine I n°108


M A G A Z I N E

Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Bo : Tout événement négatif est positif, en vrai... Ce monde est un lieu de challenges et parfois, Hachem estime qu’il nous faut endurer quelques difficultés. Celles-ci ont toujours un but – nous aider à grandir ou bien préparer le terrain pour d’autres événements positifs… Ou même les deux à la fois !

Dans notre Paracha, il est écrit : "Ils mangeront la chair cette nuit-là ; ils la mangeront rôtie au feu, avec des azymes et des herbes amères." (Chemot 12,8) Tandis que les Juifs se préparaient à quitter l’Égypte, ils reçurent trois Mitsvot : le Korban Pessa’h (l’agneau pascal), la Matsa et le Maror (les herbes amères). Malheureusement, nous sommes dans l’incapacité d’accomplir deux de ces lois, tel que la Torah nous le demande – le Korban Pessa’h et le Maror. Néanmoins, l’une des parties les plus importantes de la Haggada de Pessa’h est le précepte de Rabban Gamliel : "Toute personne qui n’a pas mentionné ces trois choses ne s’est pas acquittée de son obligation : ‘Pessa’h, Matsa et Maror’". Le Korban Pessa’h vient en souvenir des événements qui eurent lieu lors de la plaie de

la mort des premiers-nés et le fait qu’Hachem sauta au-dessus des maisons juives sans les frapper de ce fléau. La Matsa nous rappelle la hâte dans laquelle le peuple juif quitta l’Égypte. Le Maror enfin nous rappelle l’amertume de l’esclavage égyptien. Les commentateurs soulèvent une difficulté sur cette partie de la Haggada – l’ordre chronologique n’est pas respecté. L’esclavage eut lieu avant l’exode alors qu’il est mentionné en dernier avec le Maror. Pourquoi Rabban Gamliel n’a-t-il pas respecté l’évolution chronologique ? Les épreuves, négatif ? Cette modification vient nous apprendre un principe fondamental quant à la façon de vivre les épreuves. Quand un individu se trouve dans

Supplément spécial Chabbath I n°108

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une situation difficile, sa réaction naturelle est de la considérer comme quelque chose de "négatif", qui ne présente aucun avantage. Bien entendu, la Torah voit les choses autrement – Hachem est Bon et Tout-Puissant et Il ne veut que notre bien. Ce monde est un lieu de challenges et parfois, Hachem, dans Sa sagesse infinie, estime qu’il nous faut endurer quelques difficultés. Celles-ci ont toujours un but – elles peuvent être là pour nous aider à grandir ou bien pour préparer le terrain pour d’autres événements positifs, ou même les deux à la fois. Cependant, quand l’épreuve nous assaille, il est difficile de se souvenir de cette vérité. Ce phénomène est parfaitement illustré par l’exil égyptien et l’exode qui s’ensuivit. Les Bné Israël subirent d’incroyables souffrances en Égypte et les commentateurs expliquent pourquoi il était primordial, pour la future constitution du peuple juif, que tous sachent que l’exode était entièrement entre les mains d’Hachem, comme l’ont reflété les nombreux miracles. Au fond de l’esclavage pour mieux s’en libérer Hachem voulait que le peuple juif soit une nation différente de toutes les autres, car il dépasse les lois de la nature. Pour que cela se produise, il fallait absolument que son début soit également au-delà des lois de la nature. Si les Bné Israël n’avaient pas été dans une situation d’esclavage et de faiblesse absolue, s’ils avaient simplement vécu en Égypte puis l’avaient quitté, il nous aurait été facile d’attribuer leur succès à leurs efforts. Or la Torah nous met en garde contre la croyance que "Ma force et ma puissance m’ont permis d’atteindre ce succès" (Dévarim 8,17). L’esclavage facilita l’aspect miraculeux de la sortie d’Égypte qui était l’expression exclusive de la Main d’Hachem. Ceci étant clair, nous pouvons répondre à la question concernant le Korban Pessa’h et la 14

Matsa qui sont mentionnés avant le Maror. La meilleure façon d’apprécier les bienfaits des souffrances que subirent nos ancêtres en Égypte est de se souvenir des répercussions positives de ce "malheur". On en arrive ainsi à mieux comprendre le fait qu’il était non seulement utile, mais essentiel pour notre avenir. Un rein en sauve un autre L’histoire incroyable qui parfaitement cette idée.

suit

illustre

Une femme se mit un jour à souffrir de fortes douleurs aux reins. Une greffe rénale fut nécessaire. Quatre de ses frères étaient des donneurs compatibles, mais on n’arrivait pas à déterminer qui serait opéré. Le plus jeune frère, particulièrement, était inquiet des effets d’une telle intervention. On procéda à un tirage au sort et comme on aurait pu le prévoir, c’est précisément le nom du jeune frère qui fut pioché. Il s’affola et les frères acceptèrent de demander conseil au Rav Kanievsky. Tous pensaient que le Rav dispenserait leur frère, compte tenu de ses appréhensions. Mais à la surprise générale, il l’enjoignit de se faire opérer et le bénit ! Le frère subit l’opération ; tout se passa bien jusqu’à ce que les chirurgiens découvrent, stupéfaits… une tumeur dans le rein qu’ils retiraient ! Si l’organe n’avait pas été extrait, la vie de cet homme aurait été en grand danger. Manifestement, ce qui était aux yeux de la famille une mauvaise conjoncture sauva finalement la vie de cet homme ainsi que celle de sa sœur (elle reçut finalement le rein d’un autre de ses frères). Puissions-nous tous mériter de reconnaître l’aspect positif des événements difficiles que nous traversons !

Magazine I n°108 Supplément spécial Chabbath I n°108

Rav Yehonathan Gefen


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Parachat Bo

Parachat Bo, chapitre 12, verset 9 •

précède la question

• La réponse est sur fond de couleur •

les indices précédés d’une bulle

•

Les remarques et commentaires sont en retrait Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera développer avec l’enfant.

AVOT OUBANIM

Bo - n°15

Dans ces versets, la Torah nous explique comment il fallait manger le Korban Pessa’h, l’agneau Pascal que les Bné Israël avaient gardé quatre jours attaché au pied de leur lit. Elle nous dit entre autres que ce Korban, cette offrande, devait être grillé sur le feu (et pas cru, à demi-cuit, ou bouilli dans de l’eau ou dans une sauce) avant d’être mangé. Savez-vous pourquoi ? Petit indice : Un morceau de viande crue pèse plus lourd si on le bout, et moins lourd si on le grille. Un pauvre préférera donc faire bouillir sa viande plutôt que la griller, pour avoir plus de viande à partager. Un riche, par contre, grillera sa viande, car même si elle rétrécit, il en a d’autres morceaux. Comprenez-vous maintenant pourquoi il fallait complètement griller le Korban Pessa’h ? Parce qu’Hachem voulait montrer aux Bné Israël qu’après la sortie d’Égypte, ils sont libres, riches, et peuvent donc se permettre de griller la viande au lieu de

Supplément spécial Chabbath I n°108

30 janv. - 4 Chevat 5780 15


la bouillir, comme ils devaient le faire en étant esclaves et pauvres !

y a des restes le matin, on devra les jeter, on n’aura pas le droit de les consommer. Comprenez-vous pourquoi ?

Une autre Halakha est qu’il n’est pas permis de casser les os du Korban Pessa’h pour en sucer la moelle. Savezvous pourquoi ?

Un riche ne se soucie pas d’avoir des restes de nourriture, car il n’a pas peur du lendemain. Seul le pauvre garde une partie de son repas, car il ne sait pas s’il aura de quoi manger le lendemain.

Maintenant que nous avons compris le principe, cela devient clair : ce sont les pauvres qui cassent les os pour sucer la moelle s’ils ont encore faim, contrairement aux riches, qui, eux, reprendront de la viande.

Après la sortie d’Égypte, nous ne devons plus nous conduire comme des pauvres. Nous pouvons donc manger entièrement notre repas, sans en laisser des restes. Et si nous en avons laissé, nous devons les brûler.

Une autre Halakha dit qu’il faut manger toute la viande du Korban Pessa’h, et que s’il

Conclusion : Après 210 ans d’esclavage en Egypte, il n’était pas facile d’avoir une mentalité d’homme libre. Hachem nous y a aidés de plusieurs manières, pour que nous puissions recevoir la Torah en tant qu’hommes libres.

Rappel de la question David doit-il rembourser le téléphone qu’il a cassé à Moché, bien qu’il ait souscrit à une assurance ?

Réponse de la semaine précédente

Michna Baba Kama 115b et Guémara 116a ; Or Saméa’h Hilkhot Skhirout 7:1.

Réponse

La Guémara Baba Kama nous enseigne le cas suivant : un fleuve a emporté deux ânes, celui de Réouven qui vaut 100, et celui de Chimon qui vaut 200. Réouven propose à Chimon de lui sauver son âne qui vaut 200, à condition qu’il lui rembourse le sien, donc 100 ; Réouven devra donc 100 à Chimon. Et cela, nous dit la Guémara, même si l’âne de Chimon a été sauvé en étant expulsé de l’eau tout seul, car on considère ce sauvetage comme un cadeau du Ciel.

Cas de la semaine

16AVOT OUBANIM

Le Or Saméa’h déduit de là que, même si l’assurance rembourse le dommage occasionné à un objet, cela n’exemptera pas celui qui a endommagé le bien de le rembourser. (On considère que la promesse de Chimon est d’une certaine manière une assurance sur la perte de Réouven. Il se trouve que Réouven empochera ses 100 de Chimon, et, de plus, récupérera son âne.) Dans notre cas, même si Moché a assuré son téléphone sur la casse, David devra le lui rembourser.

Nous avons cité uniquement l’avis du Or Saméa’h, mais regardez l’avis du Haré Bessamim et répondez de nouveau à la question : David devra-t-il rembourser le téléphone à Moché ?

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30 janv. - 4 Chevat 5780


Traité de Chabbath, ch. 7, suite de la 2ème Michna

Michna

Vous souvenez-vous qu’il y a onze étapes dans la fabrication du pain ? Nous en avons déjà appris huit, il nous reste donc à apprendre les trois dernières. Que fait-on après avoir tamisé la farine ? Bravo ! On pétrit la farine avec l’eau, pour obtenir une pâte.

C’est la dixième Mélakha, qui s’appelle Lach, faire une pâte.

Après avoir moulu le blé, fabriqué de la farine et sorti cette dernière du moulin, il y a une dernière opération à faire avant de pétrir, quelle est-elle ?

Maintenant que nous avons obtenu une belle pâte, on la laisse lever, et que fait-on ensuite ? Bravo ! Evidemment, on la cuit au four pour obtenir de beaux pains !

four.

C’est la onzième Mélakha, qui s’appelle Ofé, cuir au

Bravo ! Il faut tamiser la farine, c’est-à-dire mettre la farine dans un tamis, secouer, et seule la farine fine qui passe au travers du tamis sera utilisée pour fabriquer le pain. Les grumeaux, qui eux restent sur la grille, seront jetés.

Bravo ! Labourer, semer, moissonner, gerber, battre le grain, vanner, trier, moudre, tamiser, pétrir et cuire au four.

Cette étape-là, de tamiser la farine, s’appelle Mérakèd. C’est le neuvième travail, la neuvième Mélakha.

En hébreu : ’Horèch, Zoré’a, Kotsèr, Mé’amèr, Dach, Zoré, Borèr, Tokhèn, Mérakèd, Lach et Ofé.

Proverbes, chapitre 4, verset 12

Kétouvim Hagiographes

Qui peut dire, en français et en hébreu, quelles sont les onze étapes nécessaires à la fabrication du pain ?

Dans ce verset, le roi Chlomo nous prévient : “Lorsque tu marches, ne fais pas des petits pas. Et si tu cours, ne tombe pas.”

Est-il en train de nous donner ici une leçon de gymnastique ? Bravo ! Non, c’est une image. Que veut-il dire en parlant de marcher et courir ? Un indice : Il parle de deux attitudes qu’un Juif peut avoir envers la Torah et les Mitsvot. Alors qu’entend-il par marcher ? Bravo ! “Marcher”, c’est faire uniquement ce que la Halakha demande, uniquement ce que l’on doit faire, sans plus. Que veut dire “Ne fais pas des petits pas” ? Bravo ! Celui qui agit ainsi doit au moins “ne pas faire des petits pas”, c’est-à-dire ne pas le faire à contrecœur. Le faire bien, d’une manière convenable.

Donc, que veux dire ici “courir” ? Bravo ! C’est faire encore plus que ce que la Torah demande, tant on l’aime et on est enthousiaste de l’accomplir. Pourquoi Chlomo Hamélèkh nous met-il en garde de ne pas tomber ? N’est-ce pas magnifique d’être enthousiaste dans la pratique des Mitsvot ? Bien sûr que cela est magnifique, mais un Juif qui agit ainsi doit faire attention à ne pas “tomber”, c’est-à-dire à ne pas prendre sur lui trop de choses, en plus de ce que la Torah lui demande déjà. Car sinon, à un moment, il risque de craquer, de trouver cela trop dur et de vouloir, ’Hass Véchalom, tout abandonner.

Combien ces Proverbes renferment la sagesse de la Torah !

AVOT OUBANIM

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3 pièces pour l’éternité Le grand pédagogue Rav Yéhiel Grâce à lui, j’ai très vite compris qu’on peut parler à Hachem au moment que l’on souhaite, de n’importe quelle Yaacovson raconte : “Mon père zatsal était un rescapé de la Shoah. Il n’a pas pu manière et dans la langue que l’on veut ; et que si mon père parlait ainsi à Hachem, c’est qu’il sentait et savait m’enseigner la Torah, car lui-même n’a pas eu l’occasion de qu’Hachem l’aimait. l’apprendre. C’était un homme simple, peintre en bâtiment. Moi, je suis Rav d’une grande communauté, conseiller Mon père prenait ensuite une deuxième pièce, la mettait pédagogique, enseignant dans une Yéchiva ; mais malgré dans la boîte et disait à Hachem : “Merci de m’avoir donné un fils qui fait ses Brakhot (bénédictions) et qui prie”. toutes ces différences, je suis le fils de mon père. Parfois, il le disait en soupirant profondément, parfois, sa À la maison, nous avions une boîte de Tsédaka. Chaque soir, voix tremblait… Mais il disait toujours les mêmes mots lorsque mon père revenait du travail, il s’en approchait et avec une incroyable concentration. l’observait longuement. Il retirait trois pièces de sa poche Puis, il prenait une troisième pièce, la glissait dans la et, de sa main droite, il en mettait une à la Tsédaka, et boîte, et disait à Hachem : “Je n’ai qu’une seule chose à Te disait à Hachem : “Merci de m’avoir donné un fils !”. demander : que mon fils continue à faire ses Brakhot et à Mon père parlait à Hachem dans ses mots, en yiddish.

prier. Je n’ai rien besoin de plus.”

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Tu nous donneras satisfaction Le vieux monsieur, tenant une vieille pipe, sourire aux lèvres, dit énigmatiquement : "Il vous donnera de la satisfaction…" Les parents se regardèrent et l’interrogèrent: "Comment notre Nathi pourrait-il nous donner satisfaction ?"

"Je n’en peux plus de lui !" répétait-elle souvent. "Il ne me laisse aucun moment de répit. Il se met en danger, il met en danger les autres, il me met hors de moi !" "Il" était âgé de 8 ans et s’appelait Nathi. Le parc était plein d’enfants mais on ne voyait et n’entendait que lui. Alors que les autres faisaient de la balançoire ou jouaient dans le sable, lui faisait tout à la fois, courait, bousculait, hurlait… C’en était même épuisant de l’observer. D’un air dépité, la maman s’adressa de nouveau à son époux : "Que fait-on ?" Yankel, le Demi-Zloti Une réaction pour le moins inattendue se fit entendre du banc voisin : "Je peux vous dire ce qu’il ne faut pas faire…" Le vieux monsieur, tenant une vieille pipe, sourire aux lèvres, dit énigmatiquement : "Il vous donnera de la satisfaction…" Les parents se regardèrent et l’interrogèrent : "Comment notre Nathi pourrait-il nous donner satisfaction ?" Entre-temps l’homme fut rejoint par d’autres personnes de son âge : "Voyez-vous, racontat-il, j’ai connu il y a de cela 65 ans un ‘Nathi’.

Il s’appelait Yankel mais tout le monde le surnommait Demi-Zloti. Il était si pénible qu’un jour, sa maman dit qu’elle était disposée à le vendre pour un Demi-Zloti… Son seul allié était son papa qui n’avait de cesse de lui répéter, mais de le faire aussi auprès de ses ‘victimes’ : un jour Yankel donnera satisfaction. Quelques jours avant que n’éclate la guerre, Demi-Zloti fut renvoyé de son école. Pourtant, nous savions que Yankel avait un bon fond. Puis la guerre éclata…" Un chef est né "Deux mois après l’invasion nazie, nous vîmes peu à peu notre vie se métamorphoser. Nous fûmes transférés au ghetto. Les premières semaines, nos parents improvisèrent pour nous une classe d’étude. Mais un jour, notre maître ne se présenta pas. Nous finîmes par le trouver. Parmi les corps gisant dans une petite ruelle, il avait été exécuté pour des raisons demeurées inconnues. Après l’avoir pleuré, Yankel lança des directives : ‘On ne peut pas le laisser ici, transportons-le au cimetière du ghetto’. Notre maître fut inhumé conformément à la loi juive. Ce jour-là, nous perdîmes notre innocence.

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Dès le lendemain, Yankel entreprit d’organiser la classe : ‘Nous allons trouver un endroit où nous pourrons continuer à étudier convenablement. Chacun d’entre nous préparera, selon ses compétences, un cours dans une matière…’ Un chef était né, personne ne discuta devant Demi-Zloti qui, définitivement, s’émancipa de son surnom. Ainsi, le jour suivant, les 15 enfants qui composaient cette classe se réunirent pour étudier des mathématiques et de la Torah. Yankel s’échappait souvent pour nous ramener la nourriture qui était devenue de plus en plus rare." Le jeune héros "Un jour, les Nazis lancèrent un appel pour que l’on réunisse au centre du ghetto tous les enfants. Yankel annonça : ‘Mes amis, personne ne doit répondre à cet appel. Sans doute les Nazis ont-ils l’intention de nous séparer de nos parents. Cachons-nous dans le sous-sol d’un bâtiment désaffecté que j’ai localisé…’ Un seul enfant prénommé Chlomo ne se plia pas à cette recommandation, on ne le vit plus jamais car tous les enfants furent déportés à Auschwitz. Yankel fut porté en triomphe. Sa maman lui exprima sa reconnaissance et son père en fut tellement fier. Mais après quelques semaines, lors d’une nouvelle rafle, nos parents furent déportés. Yankel, en apprenant la nouvelle, s’isola et pleura longuement. Mais finalement c’est grâce à toutes les caractéristiques qui lui étaient autrefois reprochées que Yankel comprit l’attitude à adopter face au danger ! Nous vécûmes les semaines suivantes dans des cachettes improvisées par Yankel. Un jour, les Nazis informèrent de leur intention de détruire le ghetto. Ils indiquèrent une date et une heure où tout le monde devait se rassembler pour éviter une mort assurée. Yankel s’adressa à nous : ‘Cette fois, nous sommes contraints d’exécuter leurs ordres. Mais à la première occasion, nous prendrons la fuite.’ 20 20

Le jour du rassemblement arriva, nous fûmes entassés dans un wagon à bestiaux. Yankel commença à y creuser une voie de passage avec un couteau qu’il réussit à dissimuler sur lui. Après 2h de voyage, il nous ordonna de sauter du train en marche en pleine campagne, nous fixant un rendez-vous à l’entrée d’une forêt. Nous nous exécutâmes les uns après les autres et par la grâce de D.ieu, nous nous retrouvâmes tous au point fixé, avec des blessures plus ou moins importantes, mais en vie ! Nous vécûmes dans la forêt durant 16 mois jusqu’à la fin de la guerre. Yankel organisa la chasse, les habitations de fortune et j’en passe." "Croyez en eux !" "Lorsque nous retournâmes dans notre village, nous comprimes que notre vie ne serait plus possible sur cette terre maudite. Nous nous rapprochâmes, toujours par l’intermédiaire de Yankel, d’un émissaire sioniste pour préparer notre ‘Alya en 1946. A l’approche de ‘Haïfa, un navire britannique bloqua notre passage. Les soldats prirent possession de notre bateau, s’ensuivirent des combats et l’un d’entre nous tomba dans la mer, blessé par une balle. Et qui sauta pour le secourir ? Yankel ! Mais n’étant pas bon nageur, lui et son camarade durent être acheminés d’urgence vers l’hôpital de Haïfa. Yankel sentait la mort approcher et il demanda à son ami de faire inscrire sur sa tombe un texte posthume : ‘Ici est enterré Demi-Zloti Yankel. Ne perdez jamais confiance en vos enfants, ils finiront par vous donner satisfaction à la condition que vous croyiez en eux’. Alors que son camarade recopiait ces mots en pleurant, Yankel s’éteignit…" Le vieil homme marqua une pause et, la voix étranglée, il ajouta : "Voyez-vous, ceux qui nous rejoignent depuis 1h se retrouvent une fois par an pour commémorer la mémoire de Yankel, le cimetière se trouve juste en face et moi je suis le camarade qu’il a sauvé d’une mort sûre."

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Equipe Torah-Box


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JEUDI 30 JANVIER À 19H30 SYNAGOGUE ECHAL AVRAHAM 4 Rue Chimon Baka Jérusalem

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FLASH CHABBATH Décès du Rav Eliahou Falk de Gateshead Lundi 20 janvier est décédé de manière subite le Gaon Harav Pessa’h Eliahou Falk de Gateshead, l’un des plus grands Rabbanim et décisionnaires de Halakha contemporains et principale autorité halakhique d’Angleterre. Le Rav Falk a été atteint d’une crise cardiaque qui l’a emporté à l’âge de 77 ans, laissant dans la consternation sa nombreuse famille, ses milliers d’élèves et les communautés juives de par le monde. La veille, il donnait encore cours au célèbre séminaire de Gateshead ainsi qu’à la Yéchiva. Son cercueil a atterri en Erets Israël mardi pour être inhumé au cimetière de Har Haménou’hot à Jérusalem. Le Rav Falk consacra sa vie à étudier, enseigner et diffuser la Torah. Grand spécialiste des lois du Chabbath (notamment dans le domaine technologique) et de la propreté des aliments (Hilkhot Tola’im), il fut l’auteur de plusieurs ouvrages de Halakha : le responsa Ma’hazé Eliahou, Lévoucha chèl Torah et Zakhor Véchamor sur le Chabbath. Son ‘Oz Véhadar Lévoucha, qui traite des lois et de tous les aspects de la pudeur juive, est rapidement devenu une référence en la matière et a connu une très importante diffusion à travers le monde juif. Au cours du demi-siècle passé à enseigner, le Rav Falk forma des milliers d’élèves venus des quatre coins du monde pour s’abreuver aux sources de la Torah au sein des célèbres institutions de Gateshead, à, savoir la Yéchiva et les deux séminaires pour jeunes filles. Ses disciples se souviennent de lui comme d’un Sage de très grande envergure, à la grande humilité, au visage rayonnant et à l’approche très facile. "Rabbi Falk, nous confie l’une de ses anciennes élèves qui eut le mérite

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d’étudier trois ans auprès de lui, c’était à la fois une autorité impressionnante en matière de Halakha, puisqu’il était le décisionnaire incontesté en Grande-Bretagne, et en même temps une personne à l’accès très facile, d’une bonté et d’une simplicité sans pareille. Il voyait toujours le positif en tout un chacun. Je ne l’ai jamais vu ni entendu dénigrer qui que ce soit, à ses yeux tout Juif avait une valeur infinie. Autant il était un homme de Halakha, autant il savait, lorsqu’on lui soumettait une question, prendre en compte tous les paramètres, même les plus subtils, pour arriver à ses conclusions, parfois totalement inattendues ! Avec toute sa rigueur dans les lois de Ben Adam Lamakom (l’homme face à D.ieu), il plaçait en priorité celles de Ben Adam La’havéro (l’homme face à son prochain)." Autre point intéressant : au séminaire de Gateshead, aucun cours sur les lois de la pudeur n’était dispensé et ce, malgré la présence du Rav Falk, qui était une sommité en la matière et répondait aux questions qui lui étaient soumises des quatre coins du globe ! "Evidemment, il encourageait l’étude des lois. Mais son approche, nous confie son élève, c’était de mettre en exergue la beauté de la condition féminine et la véritable valeur de la femme juive. Dans sa compréhension de l’âme humaine, il avait saisi que du moment où une femme ou une jeune fille prenait conscience de sa valeur intrinsèque, elle n’aurait plus besoin d’être convaincue mais appliquerait d’ellemême, à la lettre et avec joie, les lois de la Tsni’out." Rav Falk était également très proche de la communauté juive française puisque pendant


les lois de la Tsniout, venaient à son cours rue Pavée et étaient accueillies avec toute la chaleur du monde, sans marquer aucune différence", se souvient Mme ‘Haya Esther Smietanski. Lors des oraisons qui furent prononcées aussi bien à Gateshead, qu’à Manchester, Londres et Yérouchalayim, sa grandeur en Torah et son humilité furent à de nombreuses reprises évoquées.

de très nombreuses années, il se rendit une fois par an à Paris, rue Pavée, dans le 19ème arrondissement et au séminaire de Rambouillet, pour y dispenser des cours. "Je me rappelle que même des femmes pas vraiment pratiquantes, qui n’appliquaient pas

VOTRE

Le Rav Kohn, notamment, déclara : "Je te demande pardon au nom de tous tes élèves et de tous ceux qui t’ont côtoyé pour n’avoir pas évalué à sa juste valeur ta grandeur. Tu étais si humble que tu te considérais comme un homme simple parmi d’autres et ne nous laissais pas entrevoir ton réel niveau." Puisse son âme être reliée au faisceau de la vie, Amen.

Elyssia Boukobza

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Le ‘Hessed, d’abord à la maison "Malgré tout, mon père n’y réfléchit pas à deux fois et me proposa de retourner à la maison. Il ne se contenta pas de me le proposer, il se mit en route. Dès que je lui donnai mon accord par un hochement de tête, nous entrâmes dans la voiture en route pour Bné Brak."

Nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises l’obligation pour l’homme de faire du ‘Hessed chez lui, bien avant d’en faire à l’extérieur. Il n’est pas possible de se lancer dans de grandes actions de bienfaisance hors de chez soi lorsqu’à la maison c’est le principe inverse qui domine ! L’histoire suivante l’illustre bien. Le chapeau oublié Un jeune homme, issu d'une illustre famille de Bné-Brak, a récemment relaté comment son père, célèbre figure de sa communauté, avait accompli en sa faveur un acte de 'Hessed remarquable. Par cet acte, l'homme démontra à son fils que le 'Hessed était au centre de ses préoccupations, pas seulement à l'extérieur mais aussi et surtout pour les membres de sa propre famille. Le jeune homme relate qu’un vendredi, la famille s’était rendue à Péta’h Tikva chez des proches pour y passer le Chabbath. "Nous 24

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avons tout entassé dans la voiture familiale et avons pris le départ. Une fois arrivés chez la famille en question, je me rendis compte que j’avais oublié mon chapeau à la maison. Bien que tout le monde sût que ce fût important pour moi, je n’osai pas demander à mon père de quitter Péta’h Tikva pour retourner à Bné Brak chercher mon chapeau. Après avoir monté nos bagages dans l’appartement de la famille, mon père s’adressa à moi avec un large sourire : ‘Je te connais et je sais que tu ne seras pas à l’aise sans ton chapeau. Tu veux que je rentre à la maison pour te le ramener ?’ Je fus étonné de sa demande. J’essayai de l’en dissuader mais il fut inflexible et cita même le verset : ‘Certes, sans le délai, nous serions à présent déjà revenus deux fois.’ Ce fut un grand sacrifice pour mon père.


Notre famille part très peu le Chabbath. Nous aimons passer le Chabbath chez nous. Lorsqu’il y a une occasion de le passer chez des proches, c’est dommage de manquer un seul instant… Et on le sait, les premiers moments sont les meilleurs !

‘Hessed authentique, de tout cœur, Hachem le lui rend mesure pour mesure en lui prodiguant de grandes et prodigieuses bontés.

Mais malgré tout, mon père n’y réfléchit pas à deux fois et me proposa de retourner à la maison.

Il s’avère que ma mère avait oublié d’éteindre le gaz sous la casserole contenant des œufs… L’eau s’était évaporée, les œufs et la casserole étaient totalement brûlés, le feu s’était éteint sous la casserole et le gaz avait commencé à se propager dans la maison !

Il ne se contenta pas de me le proposer, il se mit en route. Dès que je lui donnai mon accord par un hochement de tête, et nous nous mîmes en route pour Bné-Brak." Apprends de moi, mon cher fils, comment te conduire "Et de quoi parla mon père en route ? Il est facile de le deviner… Il profita de cette occasion pour me faire un discours sur le ‘Hessed, en m'expliquant que lorsqu’un homme fonde un foyer juif, le plus grand ‘Hessed, le plus authentique, s’effectue à la maison.

En effet, en entrant à la maison, une forte odeur de gaz nous accueillit.

Il n’est pas difficile d’imaginer ce qui se serait passé si nous n’avions pas fait demi-tour pour chercher mon chapeau. De l’exemple personnel appris auprès de mon père sur le ‘Hessed, j’ai appris que l’on n’est jamais perdant en effectuant une Mitsva !"

Equipe Torah-Box

'Inspire-toi de moi, mon cher fils, pour savoir comment te conduire avec tes enfants, et lorsque tu seras, avec l’aide de D.ieu, un père à ton tour, essaie de leur faire du ‘Hessed', me déclara papa, en m’expliquant que les actes de bonté que l’on fait avec sa famille sont considérés comme ce que la Torah appelle un '‘Hessed de vérité'. En effet, expliqua-t-il, contrairement au 'Hessed que l'on accomplit à l'extérieur (où alors en général les gens nous remercient), dans le cadre familial, nos actes sont perçus comme quelque chose de naturel et on ne reçoit pas toujours de reconnaissance en retour. C’est justement pourquoi, dans le cas où les autres ne savent pas estimer à leur juste valeur ces gestes de bonté, il s’agit d’un véritable ‘Hessed. Tout en conversant sur un ton agréable, nous arrivâmes à la maison." Celui qui donne… reçoit en retour ! "En ouvrant la porte, nous avons compris mon père et moi-même que lorsque l’homme fait du Magazine I n°108

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Pose ta question, un rabbin répond !

Offrir des fleurs à un endeuillé J’aurais voulu savoir si je pouvais offrir des fleurs à un ami dont le papa vient de décéder. Je ne peux pas me rendre à son enterrement donc j’aimerais lui donner une preuve matérielle que je le soutiens. Réponse de Rav Gabriel Dayan Durant les douze mois, pour le deuil suite au décès du père ou de la mère et durant les 30 jours, pour le deuil suite au décès des autres proches (frère, sœur, fille, fils, mari ou femme) : 1. Il est interdit de donner un cadeau à l’un des endeuillés cités ci-dessus. 2. S’il s’agit d’un endeuillé qui est nécessiteux, il est absolument permis de lui donner ce dont il a vraiment besoin, même si cela lui apportera un certain réconfort. 3. Dans certaines communautés, on adopte une attitude permissive après les 30 jours, mais il faut éviter les cadeaux apportant une grande joie (Divré Sofrim, Kitsour [5772]54).

Quelles capsules de thé sont Cachères ? Est-ce que les capsules à thé pour la machine spécial T de Nestlé sont toutes Cachères ? Qu’en est-il des capsules de thé en général ? Réponse de Dan Cohen Les capsules de thé peuvent poser plusieurs problèmes, étant donné qu’il s’agit de recettes secrètes, qui font intervenir une multitude d’ingrédients dont des arômes parfois non-Cachères. Les seules capsules autorisées par le Consistoire sont les suivantes : LIPTON : - Noir Caramel Vanille

- Noir Fruits Rouges

- Noir Finest Earl Grey

- Vert Pamplemousse Mandarine

"Je fauterai et me repentirai..." Qui est visé par la règle (Yoma 85b) :"Celui qui dit : je fauterai et me repentirai, on ne le laisse pas faire Téchouva" ? Réponse de Rav Ya’akov Israël Lugassy Cette règle ne concerne que l’homme qui sait que la Téchouva existe et faute en connaissance de cause (en comptant sur elle pour revenir vers Hachem par la suite). Le "bouillonnement" qui l’a poussé à fauter n’était pas si intense et s’il l’avait voulu, il aurait pu combattre son Yetser Hara’ et avec un peu d’effort, le vaincre. Il ne s’est pas efforcé de le combattre et n’a eu la force pour fauter que grâce à la connaissance qu’il avait que la Téchouva existe. C’est elle qui l’a convaincu et a servi de prétexte à fauter. Mais celui qui faute parce que son Yetser Hara’ a pris le dessus sur lui et qu’il lui est difficile de se détacher de la faute, ne pèche que par la puissance du désir. Il ne sera certainement pas considéré comme celui décrit par la Guémara. Par conséquent, la majorité des hommes n’entrent pas dans cette définition car rares sont ceux qui se laissent convaincre et osent fauter uniquement par le fait que la Téchouva existe.

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Grande première pour la communauté francophone ! L’Admour de Oungvar se déplace en Europe

pour transmettre ses conseils et ses bénédictions

DU 30 JANVIER AU 3 FÉVRIER 2020

Son père, le GAON

RABBI MÉNACHÉ KLEIN

Descendant direct du ‘Hatam Sofer et de Rabbi ‘Akiva Eiger reconnus pour leur érudition et leur miracle. Son père, le Tsadik Rabbi Menaché Klein auteur du célèbre ouvrage Michné Halakhot cité par de nombreux décisionnaires, était un génie en Torah. Il a survécu à la Shoah et s’est installé en Israël pour développer la ‘Hassidout de Oungvar

Jeudi 30 janvier à 19h30 Au domicile de la famille BENDAYAN 1 bd du Verdon 13014 MARSEILLE

06 09 17 48 93

Dimanche 2 février à 16h30 WESTERN MARBLE ARCH SYNAGOGUE .1 Wallenberg Place, Marylebone, LONDON

+44 79 14 07 25 15

en Israël et à New York. A l’instar de son père, l’Admour a rédigé de nombreux ouvrages d’une grande profondeur qui ont reçu l’approbation des plus grands maîtres de notre génération. Ses qualités humaines alliées à une perception et une approche hors du commun font qu’il est très apprécié du public auquel il prodigue bénédictions et conseils.

Motsaé Chabbath 1er février à 20h30 À l' Hôtel Golden Tulip Villa Massalia MARSEILLE

Lundi 3 février à 18h30

Au domicile de la famille AREJOUANE

23 allée de Fontainebleau 75019 PARIS

06 62 44 08 81

Renseignements :

Mardi 4 février à 18h30 À la synagogue de NEUILLY SUR MARNE 5/7 rue Gérard Philipe 93330 Neuilly /s Marne

07 67 68 59 34

jonathan@torah-box.com


La Yéchiva Episode 19 : Dans le collimateur des inspecteurs... Chaque semaine, Déborah Malka-Cohen vous fait plonger au cœur du monde des Yéchivot pour vivre ensemble les intrigues passionnantes de quatre étudiants, sur fond d’assiduité et d’entraide… Dans l’épisode précédent : Dans l’avion qui l’amène auprès de sa mère souffrante au Canada, Eden Chétrit se remémore l’histoire tragique de Ménou’ha, qu’elle ne connait pas mais dont lui a parlé son amie Ilana. Ce même jour, elle avait accepté une première rencontre avec Yona Amsellem, auquel elle ne cessait de penser depuis…  David éteignit le contact de la voiture et sortit à son tour pour rejoindre Avraham. Il avait déjà atteint les premiers escaliers qui menaient à l’entrée de la Yéchiva. Très vite, Yossef et Yona se retrouvèrent aussi dans le vestibule et découvrirent trois policiers. Ils tendirent l’oreille et comprirent rapidement que les officiers étaient là pour interroger toutes les personnes présentes. On pouvait les entendre griffonner sur leurs calepins en fonction des réponses qu’ils obtenaient. “Donc Mr Lévy, vous m’affirmez qu’entre hier et aujourd’hui, vous n’êtes pas rentré dans la zone où se situe le secrétariat. – Puisque je vous dis que je suis resté toute la nuit en salle d’étude. Je ne me suis absenté que pour aller manger au ‘Hadar Okhel (cantine). – Et vous, Mr….

“Qu’est-ce qu’il se passe ?, se risqua à questionner David. – À ce stade de notre enquête, nous pouvons affirmer qu’il y a eu une grave infraction informatique. L’adresse IP qui nous a été indiquée provient de l’ordinateur qui se trouve au secrétariat. Puisque vous êtes là, papiers d’identité et dites-moi où vous vous trouviez entre 22h30 hier et 8h00 ce matin. Je me dois de vous informer que si aucun de vous ne se décide à parler, c’est votre Roch Yéchiva, responsable de cet institut, qui devra répondre devant la justice. – Dans ma chambre ! J’étais dans ma chambre ! avait presque hurlé David. – Bien, avait dit le policier. Avez-vous des témoins qui peuvent affirmer que vous n’avez pas quitté votre chambre, comme vous l’affirmez ?” Yona, qui ne se supportait pas d’en entendre davantage, regarda droit dans les yeux l’homme de loi et lui dit : “Il ne me reste plus qu’une chose à faire ! – C’est-à-dire ?”

– Rav Eliézer. – Rav Eliézer, avez-vous vu quelqu’un rentrer sans autorisation dans le bureau de votre directeur ? – Absolument pas.

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la leur et demanda à Yossef de lui fournir ses papiers d’identité.

Yona passa devant le policier et monta les escaliers qui menaient au bureau du Roch Yéchiva. Il était prêt à se dénoncer spontanément.

– J’ai la vague impression que même si c’était le cas, personne ne nous dira rien. Aharon, occupe-toi des quatre qui viennent d’arriver.”

Yossef, David et Avraham le rattrapèrent car ils avaient compris ce que leur ami avait en tête. À la surprise générale, l’imminent Rav sortit de son bureau, entouré de deux policiers.

Le Aharon en question abandonna un pensionnaire qui occupait la chambre à côté de

“Ah ! Yona comment allez-vous ? dit le Rav Sofer. Ces messieurs repasseront demain

Magazine I n°108


pour récupérer les témoignages manquants. Il semble que quelqu’un s’est servi de manière malveillante de l’ordinateur du secrétariat.” Le policier en chef leur expliqua que par manque de preuves, ses hommes et lui quittaient les lieux, du moins pour cette nuit. Il avait juste laissé l’ordre de suspendre l’utilisation des ordinateurs le temps de l’enquête. Aussi bien ceux qui se trouvaient dans les bibliothèques que celui dans le bureau administratif. Soulagés, les jeunes hommes respiraient de nouveau. Une fois la police partie, le Rav demanda à Yossef de rester un peu car il avait besoin de lui parler en tête à tête. Avraham pour sa part partit étudier. Yona rappela Madame Hirsch pour savoir si elle avait des nouvelles d’Éden et David partit quant à lui prendre l’air afin d’accomplir sa Hidbodédouth journalière. Seul, il se mit à parler à Hachem en lui confiant tout ce qu’il avait sur le cœur :

“Maitre de l’univers, qu’attends-Tu de moi ? Y-at’il une coïncidence entre l’histoire de mon ami et ce bout de papier ? Ce soir, j’ai eu vraiment peur pour lui. Quel rôle ai-je à jouer ? En quoi puis-je me rendre utile ? Dès que Yona termine son coup de téléphone, je dois absolument lui parler. Il faut qu’il m’aide à me rappeler de tout ce qu’il s’est passé ce jour-là au garage.” Comme un signe de la Providence, les yeux de la jeune fille qu’il avait aperçue très brièvement dans le bureau du garage lui revinrent en mémoire. Les yeux de celle qui leur avait apporté de l’eau. Il n’avait pas prêté plus attention que cela car elle était voilée. Troublé, il rentra dans sa chambre et se fit la promesse de retourner dès le lendemain voir le patron du garage. Il avait douze heures devant lui pour inventer un prétexte pour justifier sa venue afin de ne pas éveiller le moindre soupçon. Ainsi, il allait peut-être revoir la jeune fille en question et établir un contact avec elle...

Déborah Malka-Cohen

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– Moi, quand je bois une tasse de café, je ne peux pas dormir. – Moi c’est le contraire. – Ah bon ? – Oui, quand je dors, je ne peux pas boire une tasse de café.

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