SYRIE
HAGOMEL
BERLIN
AVÉLOUTE
UKRAINE AIRLINES MÉZOUZA RAV BOUSKILA SHABBES
M A G A Z I N E
Clôture de l’étude du Talmud à Tel Aviv (Crédit: Meir Lavi)
n°106 I 15 Janvier 2020 I 18 Tevet 5780 I Chemot
PORTO RICO CHÉÉ'HÉYANOU
Le ministère de la Sécurité israélien dévoile un laser révolutionnaire contre les missiles > p.9
Hiloula de Rabbi Matslia'h Mazouz > p.11
L’art d’être parent : nos enfants sont-ils enthousiastes à l’idée du Chabbath ? > p.24
CALENDRIER DE LA SEMAINE 15 au 21 Janvier 2020 Mercredi 15 Janvier 18 Tevet
Mercredi 15 Janvier Rav Moché Khalfon Hakohen
Daf Hayomi Brakhot 12
Jeudi 16 Janvier
Michna Yomit Mena'hot 11-5
Rav Arié Leib Hakohen Heller Rav Avraham Chmouel Binyamin Sofer
Limoud au féminin n°88
Vendredi 17 Janvier Jeudi 16 Janvier 19 Tevet
Vendredi 17 Janvier 20 Tevet
Samedi 18 Janvier 21 Tevet
Rabbi Ya'akov Abi'hssira Rabbi Moché Ben Maïmon (Rambam) Daf Hayomi Brakhot 13
Samedi 18 Janvier Rav Matslia'h Mazouz
Michna Yomit Mena'hot 11-7
Lundi 20 Janvier
Limoud au féminin n°89
Rav Raphaël Its'hak Zar'hiya Azoulay Rav Vidal Hatsarfati Rav Avraham Fallagi
Mardi 21 Janvier
Daf Hayomi Brakhot 14
Rabbi Chnéor Zalman de Lyadi (Ba'al Hatanya) Rav Naftali Hakohen
Michna Yomit Mena'hot 11-9 Limoud au féminin n°90
Parachat Chemot Daf Hayomi Brakhot 15 Michna Yomit Mena'hot 12-2 Limoud au féminin n°91
Rav Avraham Fallagi
Horaires du Chabbath Dimanche 19 Janvier 22 Tevet
Lundi 20 Janvier 23 Tevet
Mardi 21 Janvier 24 Tevet
Daf Hayomi Brakhot 16 Jéru.
Tel Aviv
Achdod
Natanya
Entrée
16:19
16:40
16:41
16:39
Sortie
17:39
17:41
17:41
17:40
Michna Yomit Mena'hot 12-4 Limoud au féminin n°92
Zmanim du 18 Janvier
Daf Hayomi Brakhot 17
Jéru.
Tel Aviv
Achdod
Natanya
Nets
06:39
06:41
06:41
06:42
Fin du Chéma (2)
09:14
09:16
09:16
09:16
'Hatsot
11:49
11:51
11:52
11:51
Chkia
17:00
17:01
17:02
17:00
Michna Yomit Mena'hot 13-1 Limoud au féminin n°93
Daf Hayomi Brakhot 18 Michna Yomit Mena'hot 13-3 Limoud au féminin n°94
Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, Rav Yehonathan Gefen, Rabbi Dr. Jay Goldmintz, Rav Nethanel Gamrasni, Rav Avraham Garcia, Rav David Haddad, Rav Gabriel Dayan, Déborah Malka-Cohen, Esther Sitbon - Mise en page : Dafna Uzan Secrétariat : 077.466.03.32 - Publicité : Daniel (daniel26mag@gmail.com / 054-24-34-306) Distribution : diffusion@torah-box.com
A3 Impression francais.pdf
C
M
J
CM
MJ
CJ
CMJ
N
1
31/12/2019
13:34
L'ÉDITO DE LA SEMAINE par Qu’est ce qu’un vrai chef ? Depuis quelques mois déjà, la situation politique en Israël est dans une impasse. Nous sommes repartis pour de nouvelles élections astreignantes, coûteuses et fatigantes pour tout le monde. Mais c’est surtout au niveau de ce qui a été dit et fait lors des campagnes électorales que les dommages sont irréversibles. Manigances, mensonges, médisance, accusations, etc. ont éclaboussé tous les candidats à la direction de l’Etat hébreu qui, ne l’oublions pas, se trouve devant des défis monumentaux, aussi bien au niveau de sa politique étrangère que de la défense et la sécurité. Pour des calculs petits d’intérêt personnel et d’orgueil démesuré, on a oublié qu’un peuple avait besoin d‘un gouvernement stable et solide pour affronter les menaces et les gageures de ce pays pas comme les autres. Les instances juridiques israéliennes se sont également jointes à la mêlée en ouvrant contre le chef du gouvernement actuel de nombreux dossiers l’inculpant. Cette démarche a été très commentée par des juristes de renom, qui s’étonnent du peu de fondement des chefs d’accusation ainsi que du "timing" suspect de cette décision. Lorsque nous lisons la Paracha de Chemot qui décrit, entre autres, le parcours de Moché Rabbénou depuis son enfance jusqu’à son élection par D.ieu pour délivrer les Bné Israël, on ne peut que constater l’abime entre la stature morale monumentale de notre Maitre Moché et l’ambiance désolante dans laquelle baigne les politiques de nos jours. Moché vivait comme un prince dans le palais de Pharaon, élevé par Batya et parallèlement par sa propre mère Yokhéved. Malgré tout, le texte nous révèle qu’il prenait à cœur les peines qu’enduraient ses frères au point d’éliminer l’Egyptien qui
frappait l’un d’eux (Chémot 2, 11-12). Ce geste l’obligera à quitter les fastes du palais pour s’exiler aux confins du désert. Plus tard, D.ieu Se révèle à lui et le charge d’une mission capitale : délivrer les Bné Israël de leur captivité d’Egypte. Moché émettra alors beaucoup de réserves avant d’accepter ("Qui suis-je pour une telle élection ? (Chémot 3, 11)" ; "Mais ils ne me croiront pas !" (Chémot 4, 1) ; "J’ai la bouche lourde" (Chémot 3, 10), l’un après l’autre des termes reflétant son extrême humilité). Chaque fois, l’Eternel devra le rassurer. Mais le dernier argument de Moché, et en fait le principal, est qu’il ne veut pas, pour cette mission, prendre la place d’Aharon son frère aîné qui, pense-t-il, risque d’être touché par l’élection de son jeune frère (Rachi sur Chémot 4, 13). Sa sensibilité à l’autre, encore une fois, l’empêche même devant l’insistance de l’Eternel d’accepter une fonction qui pourrait faire ombre à son prochain. Là aussi, D.ieu lui répond qu’il n’a rien à craindre car Aharon se réjouit du plus profond de son cœur d’un tel choix. Il y aura encore un écueil à surmonter : Moché doit demander l’accord de son beau-père Yitro, lui ayant promis de ne pas le quitter sans son consentement (Chemot 4/18, cf. Rachi). Prenons la mesure de ce geste : Moché reçoit l’ordre divin de sauver tout un peuple qui attend la Délivrance depuis 210 ans, l’histoire juive va enfin débuter, le don de la Torah et le salut de l’humanité nous attendent au bout de ce périple et malgré tout, pour cet homme hors pair, les notions de respect de l’autre, de droiture et de gratitude ne peuvent être piétinées. Source d’inspiration intarissable, Moché Rabbénou, notre Maitre, nous montre où un vrai chef place les valeurs morales et humaines. Matière à réflexion !
La Rédaction Torah-Box Magazine
Magazine I n°106
5
ACTUALITÉ Le Siyoum Hachass français rassemble 3.000 personnes !
C'est avec une émotion palpable et dans une ambiance de Kiddouch Hachem sans précédent qu'environ 3.000 personnes se sont rassemblées dimanche après-midi au Dôme de Paris pour le grand événement du Siyoum Hachass mondial organisé par Dirchou. Les plus grandes personnalités rabbiniques françaises étaient présentes aux côtés de Guédolé Torah venus tout spécialement d'Israël. Bien évidemment, l'équipe de TorahBox était dûment représentée par Binyamin Benhamou (responsable et fondateur de la célèbre association de diffusion du judaïsme aux francophones), Rav Gabriel Dayan (Dayan de Torah-Box) et David Choukroun (coordinateur et responsable de la présente publication) ainsi que par une équipe dévouée de bénévoles. Le Rav Chlomo Kaniewsky, fils de Rabbi 'Haïm Kaniewsky, qui s'était déplacé tout spécialement d'Israël, a rappelé devant le public l'importance de fixer un temps quotidien d'étude de la Torah. Le Rav Réfaël Abi'hssira, petits-fils de Baba Salé, a lui aussi insisté sur ce point tout en encourageant vivement les étudiants du Daf Hayomi de poursuivre leurs
efforts. De nombreux autres Rabbanim ont pris la parole devant un public enthousiaste et assoiffé d'entendre des paroles de Torah. Alors que le Rav Mikhaël Szmerla de Strasboug lisait le dernier passage talmudique du Chass et que le Rav Méir Sitruk entamait le premier passage du traité de Brakhot, marquant par là la fin du 13ème cycle d'étude et le début du 14ème, l'émotion a gagné l'ensemble de la salle. Les milliers de personnes présentes se sont exclamées "Mazal Tov !" et ont fait vibrer les lieux en entonnant en chœur des chants enthousiastes en l'honneur de la Torah et de ses étudiants. "Je sors d'un événement absolument exceptionnel, nous confie David Choukroun à sa sortie du Dôme de Paris. Des milliers de Juifs réunis dans la fraternité et la joie autour du Kavod Hatorah est quelque chose de très spécial et surtout d'inédit en France. Quel bonheur d'y avoir assisté !" A noter que l'ensemble de l'événement a été retransmis en direct sur www.torah-box.com/siyoumlive et est disponible désormais en différé à cette même adresse.
Tsahal va détruire les maisons des terroristes responsables de la mort de Rina Shnerb et Dvir Sorek Tsahal a annoncé avoir prévenu les familles des trois terroristes Ma'hmoud Atouna, Walid Hanatche et Yassan Majamas de la destruction imminente de leurs maisons. Ces 3 Palestiniens sont membres du réseau responsable des attaques ayant coûté la vie à Dvir Sorek et Rina Shnerb, et blessé grièvement son père et son frère. Des sources militaires ont indiqué que les maisons d'autres membres de la même cellule pourraient aussi être détruites. Leurs 6
Magazine I n°106
dossiers sont actuellement à l’étude. A la suite de l'arrestation des terroristes impliqués dans ces attentats, le Chin Bet, l’armée et la police avaient démantelé une importante cellule du FPLP implantée en Judée-Samarie et qui prévoyait de commettre d'importantes attaques dans un avenir proche. A ce stade, les services de sécurité israéliens auraient arrêté une cinquantaine de terroristes qui appartiennent à ce réseau.
ACTUALITÉ Crash Ukrainian Airlines : 7 blessés dans des manifestations "antirégime", les USA durcissent leurs sanctions Après avoir démenti son implication dans le crash d'un avion ayant fait 176 morts plus tôt dans la semaine, l'Iran a finalement reconnu une "erreur impardonnable", tout en pointant du doigt "l'aventurisme américain". Une référence aux tensions accrues entre les deux pays depuis l'élimination du général Souleimani sur décision de Donald Trump. Celui-ci a par ailleurs annoncé le durcissement des sanctions contre l'Iran après le tir de 11 missiles sur une base américaine en Irak, qui n'a pas fait de blessé. A Téhéran, des manifestations "anti-régime" ont été dispersées dans la violence. Alors que les manifestants protestaient contre la tentative de dissimulation du régime et réclamaient le départ de ses dirigeants, 7 personnes ont été blessées par balles réelles tirées par la police.
8
Magazine I n°106
Israël libère 2 prisonniers syriens en signe de "bonne volonté" Israël a annoncé la libération de deux prisonniers syriens, dont l’un condamné pour espionnage au profit de son pays, dans le cadre d’une opération diplomatique complexe qui implique la Russie. Ces libérations sont, selon Jérusalem, un "geste de bonne volonté" après le rapatriement en Israël en avril dernier des restes de Zékharia Baumel, un soldat israélien mort pendant la Première Guerre du Liban en 1982 et qui avait été porté disparu depuis. Pour certains observateurs en revanche, ces libérations pourraient être liées aux efforts déployés par le Premier ministre Netanyahou avant la visite planifiée du président Poutine plus tard ce mois-ci, et qui visent à obtenir celle de Na'ama Issakhar, une jeune Israélienne détenue en Russie.
Décès du Rav David Bouskila, l'une des figures rabbiniques les plus marquantes du Maroc
Le ministère de la Sécurité israélien dévoile un laser révolutionnaire contre les missiles
Le Rav David Bouskila, l'un des plus importants Rabbanim du Maroc, a quitté ce monde mardi dernier des suites d'une longue maladie, à l'âge de 88 ans. Le Rav Bouskila se tint durant un demi-siècle à la tête des instituins Otsar Hatorah au Maroc puis en France. Il a lutté toute sa vie pour renforcer l'observance de la Torah et eut une influence décisive sur la jeunesse.
Le ministère de la Sécurité israélien a dévoilé un nouveau système qui lui permettra de lutter contre les engins incendiaires développés ces dernières années par les terroristes de Gaza. Ces ballons, cerfsvolants et drones incendiaires sont à l'origine de la destruction de dizaines de milliers de dounams de terrains, souvent agricoles. Le système, surnommé "Lame de Lumière", est capable d’atteindre ses cibles de jour comme de nuit avec une portée de 2 km. Selon le site Ynet, la préférence sera donnée à ce système sur les autres déjà existants pour intercepter les missiles, vu son coût extrêmement faible - quelques Chékels par laser envoyé ! "Ce laser fournit une réponse presque complète aux problèmes liés aux ballons et aux cerfsvolants et une solution sûre et efficace à la menace des drones", a commenté Kobi Chabtaï, le chef de la Police des frontières.
Ces dernières années, le Rav s'était installé dans le quartier de Bayit Végan, à Jérusalem, où il avait poursuivi son oeuvre inlassable de diffusion de la Torah, notamment avec la création du Kollel David Oumoché et la traduction du Tanya en judéo-arabe. Il laisse derrière lui des fils et des filles qui suivent tous la voie de la Torah entre New-York, Paris et Israël.
Magazine I n°106
9
ACTUALITÉ Duda pourrait boycotter une cérémonie à Yad Vachem à cause de la présence de Poutine Un conflit historique qui oppose la Pologne et la Russie serait-il en train de s'inviter en Israël ? C'est ce qu'il semble bien se produire, alors que le président polonais Andrezj Duda a menacé de boycotter le cinquième Forum mondial sur la Shoa, qui doit avoir lieu le 23 janvier à Yad Vachem, si Vladimir Poutine devait y prendre la parole et lui non. Les deux pays sont depuis longtemps en conflit concernant leur rôle respectif durant la Seconde Guerre mondiale, chacun accusant l'autre d'avoir collaboré avec les Nazis. Des dizaines de dirigeants du monde entier, dont Réouven Rivlin, Emmanuel Macron et Frank-Walter Steinmeier, devraient également participer à ce 75ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau. Pour l'heure, le ministère israélien des Affaires étrangères a refusé de commenter cette affaire.
Berlin : La police enquête sur deux agressions antisémites La police berlinoise enquête actuellement sur deux violentes agressions antisémites qui se sont produites ces derniers jours. La première concerne un homme de 30 ans qui a été frappé lundi soir dernier au visage par un assaillant qui a aussi proféré des insultes antisémites, dans un métro de Kurfürstendamm, au cœur de Berlin. Dans une seconde agression, cinq jeunes âgés de 12 à 15 ans s'en sont pris à un homme de 38 ans qui était en route pour le mémorial de la Shoa de Putlitzbrücke à Berlin mardi בס"ד après-midi. Ils l'ont insulté et lui ont porté בס"ד des coups. Par ailleurs, la police enquête également sur des inscriptions Heil Hitler taguées sur la devanture d’un magasin situé dans le quartier Köpenick. Selon le Centre de recherche et d’information sur l’antisémitisme de Berlin, deux incidents antisémites par jour auraient été signalés Chaussures à la semestre française en moyenne au cours du premier pour hommes Chaussures à la française de 2019. 100 pour %Elyssia cuirsemelles hommes Boukobza cousues- fait main 100 % cuir- semelles cousues- fait main
% %
בס"ד
Liquidation sur un Liquidation surmodèle: un large choix de large choix de modèle: Chaussures à la française pour hommes 100 % cuir- semelles cousues- fait main
10
% %
sur la premiére paire sur la deuxième paire sur la premiére paire sur la deuxième paire Prix moyen / paire 250-280 sh Prix moyen / paire 250-280 sh
150-180 150-180
sh sh
Heure d'ouverture Guéoula 13, Rue Avramsky (derrière hadar guéoula)
Dimanche-Jeudi 13:30-20:00 Jeudi 21:00(derrière Vendredihadar 10:00 guéoula) - Jusqu'à Hatsot Heure d'ouverture Guéoula 13,soir RueJusqu'à Avramsky Dimanche-Jeudi 13:30-20:00 Jeudi soir Jusqu'à Jusqu'à Hatsot Nouvelle adresse Sur Bayit Vagan 111, A Rue Harav Ouziel (21:00 sur laVendredi gauche10:00 de la- makolét Ouziel) Dimanche-Jeudi 13:30-15:30 soirOuziel Jusqu'à 21:00 Vendredide10:00 - Jusqu'à Hatsot Nouvelle adresse Sur Bayit Vagan/ 16:30-20:00 111, A RueJeudi Harav ( sur la gauche la makolét Ouziel)
13:30-15:30 / 16:30-20:00 Jeudi soirMail Jusqu'à 21:00 Vendredi 10:00 Hatsot PourDimanche-Jeudi plus d'informations : 054-713-9015 / 054-748-4966 : lunabshoes@gmail.com Site- Jusqu'à Web : www.lunabarros.co.il Pour plus d'informations : 054-713-9015 / 054-748-4966 Mail : lunabshoes@gmail.com Site Web : www.lunabarros.co.il
Magazine I n°106
VIE JUIVE Hiloula de Rabbi Matslia’h Mazouz A l’occasion de la Hiloula de notre maître Rabbi Matslia’h Mazouz, qui tombera cette année le samedi 18 janvier (21 Tévet), l'équipe Torah-Box est heureuse de vous faire découvrir le récit de sa vie. Allumez une bougie et dites "Likhvod Harav Mazouz, zékhouto Taguèn ‘Alénou" puis priez. Que son mérite protège tout le Klal Israël, Amen !
Rabbi Matslia’h Mazouz naquit le 26 'Héchvan 5672 (1911) dans l’île de Djerba. A l’âge de deux ans, des difficultés économiques obligèrent sa famille à déménager à Tunis.
père de Rabbi Matslia’h liquida ses affaires et la famille Mazouz retourna à Djerba.
Soucieux de son avenir spirituel, ses parents, qui ne voulaient pas qu’il étudie de matières profanes, demandèrent à un Rav de la ville de lui enseigner la Torah toute la matinée. Son père, sans prendre de repos après sa journée de travail, étudiait de plus chaque soir avec lui pendant deux heures. Il lui montrait ainsi que tout l’or du monde ne valait pas une seule minute d’étude.
Lorsque Rabbi Matslia’h avait 11 ans, il se rendit un jour chez son oncle Rabbi Ména’hem Mazouz. Celui-ci lui montra les commentaires talmudiques écrits par son fils. Il dit alors à Rabbi Matslia’h : "Ces écrits ne sont pas pour toi car tu n’étudies que le soir !"
Un soir, alors que son père s’apprêtait à étudier avec son fils, il aperçut son épouse Ra’hel qui pleurait. Quand il lui en demanda la raison, elle murmura : "Notre fils n’étudie pas assez la Torah ! Il ne pourra jamais devenir le plus grand sage de sa génération !" Le père de Rabbi Matslia’h dit alors : "Mais si je m’occupe de lui toute la journée, qu’adviendra-t-il de mon commerce ?" "Ton commerce, réponditelle, nous ne l’emporterons pas avec nous dans l’au-delà !" A la suite de cette conversation, le
"Toi ? Mais tu n’étudies que le soir !"
Rabbi Matslia’h comprit immédiatement que ces propos étaient dictés par des sentiments affectueux. Il se leva et déclara : "Mon cher oncle ! Nous nous retrouverons dans trois mois et tu verras que moi aussi, je saurai écrire comme ton fils !" Le sourire aux lèvres, son oncle dit : "C’est cette réaction que j’attendais de toi". Le lendemain, Rabbi Matslia’h se rendit à la Yéchiva de Rabbi Mekikets Hachli qui le fit entrer dans un cours sur le traité de Bérakhot… La mère de Rabbi Matslia’h Mazouz, qui avait demandé en pleurant au Créateur de pouvoir assister aux progrès de son fils, était plongée Magazine I n°106
11
VIE JUIVE dans l’euphorie, murmurant sans cesse des prières de remerciements malgré la misère qui régnait dans sa maison à la suite des déboires financiers de son mari. Parfois, elle avait même du mal à se procurer ce qui était nécessaire pour Chabbath ! L’élève qui s’avéra être un Maître Devant toutes ces difficultés, le père de Rabbi Matslia’h retourna à Tunis pour y chercher du travail. Il ne rentrait à la maison que deux fois par an, durant les mois de Nissan et de Tichri. Quand il revenait, il se rendait directement chez le Roch Yéchiva et lui demandait comment étudiait son fils ! Deux ans plus tard, Rabbi Matslia’h Mazouz se rendit avec son père à Tunis. Celui-ci l’emmena chez le grand rabbin de la ville et lui demanda de faire passer un examen à son fils. Trois heures d’affilée, Rabbi Matslia’h récita par cœur toute une page du Talmud, avec les explications du "Tsla’h", du "Pné Yéhochoua" et du "Michmérot Kéhouna" (commentaires approfondis). Tous les assistants perdirent le fil des raisonnements, à l’exception du grand rabbin… A seulement 20 ans, Rabbi Matslia’h fut choisi pour diriger la Yéchivat ‘Hevrat Hatalmoud à Tunis. Et en 5723 (1962), la prestigieuse Yéchivat Kissé Ra’hamim fut fondée. Les descendants de ces rabbins créèrent plus tard la même Yéchiva à Bné-Brak. Ses méthodes d’enseignement particulières lui ont valu une grande réputation. Rav Mazouz commença à faire imprimer son livre "Ich Matslia’h", mais son œuvre ne put être achevée. Le 21 Tévet 5731 (1970),
alors qu’il revenait de la prière du matin, il fut sauvagement assassiné par un musulman. Cette terrible nouvelle frappa de stupeur tous les Juifs. Rabbi Matslia’h fut inhumé au mont des Oliviers à Jérusalem. Encore 200 pages Un jour, le directeur de la Yéchiva Rabbi Ra’hamim ‘Hay ‘Houita Hacohen, appela discrètement son élève. "Cher Matslia’h, lui dit affectueusement le Rav, il y a trois semaines, je t’ai donné une question à éclaircir sur un passage du Talmud et tu ne m’as toujours pas présenté ton travail. Cela me surprend de ta part. Je ne pense pas que ce sujet nécessite plus de 4 ou 5 pages…" Le jeune Matslia’h se dirigea son pupitre, sortit une liasse épaisse de feuilles et les présenta à son Rav. Rabbi ‘Houita jeta un regard stupéfait sur les feuilles et comprit que de nombreux et profonds ‘Hidouchim se trouvaient là… Quelques jours passèrent encore et Rabbi Matslia’h lui présenta en tout 300 pages sur le sujet ! Il dit humblement : "Mais je dois écrire encore 200 pages…" Son assiduité dans la Torah et sa persévérance étaient exceptionnelles. L’assiduité hors du commun de Rabbi Matslia’h ne se manifestait pas que lors des mariages ou des réjouissances – où alors on le voyait régulièrement quitter sa chaise pour se mettre à l’écart et écrire des ‘Hidouchim – même le jour de Pourim où tous les jeunes de son âge s’amusaient et se promenaient, Rabbi Matslia’h le consacrait entièrement à l’étude de la Torah…
Equipe Torah-Box
Dépression - Conflits parentaux - Solitude - Négligence - Harcèlement - Violence - Dépendance etc...
Une équipe de Thérapeutes & Coachs à votre écoute du matin au soir de manière confidentielle et anonyme.
01.80.20.5000 (gratuit) 02.37.41.515 (gratuit) www.torah-box.com/ecoute 12
Magazine I n°106
M A G A Z I N E
Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...
Chemot : un Juif doit donner pour donner Yokheved et Myriam risquèrent leur vie pour sauver celles des bébés et Hachem les récompensa en leur faisant des "maisons". Mais le verset aurait dû alors annoncer directement : "D.ieu récompensa les sages-femmes et Il leur fit des maisons" !
"D.ieu fit du bien aux sages-femmes ; le peuple se multiplia et devint très puissant. Et puisque les sages-femmes avaient craint Hachem, Il leur fit des maisons". (Chemot, 1, 20-21) Yokheved et Myriam risquèrent leur vie pour sauver celles des bébés juifs. Hachem les récompensa en leur faisant des "maisons" — Rachi explique qu’elles méritèrent de devenir les matriarches des Kohanim, des Léviim et des Melakhim (rois). Le Rav Moché Feinstein demande pourquoi, si leur récompense principale était leurs "maisons", la proposition "le peuple" se multiplia et devint très puissant" interrompt le
récit de cette gratification. Le verset aurait dû annoncer directement : "D.ieu récompensa les sages-femmes et Il leur fit des maisons" ! La récompense d’une Mitsva Rav Feinstein répond que leur récompense essentielle n’était pas les maisons, mais l’accroissement de la population juive, car leur vraie joie et leur désir le plus cher étaient de voir le peuple se multiplier. Par conséquent, le verset affirme, juste après l’annonce de la récompense d’Hachem, que le peuple juif grandit considérablement – c’était leur gratification principale, les maisons n’étant
Supplément spécial Chabbath I n°106
13
que des avantages secondaires (Darach Moché, Parachat Chemot). Plusieurs facteurs peuvent motiver une personne à accomplir une bonne action – elle sait que c’est une Mitsva de prodiguer du ‘Hessed ; elle se sent redevable envers quelqu’un, ou diverses autres raisons. Rav Feinstein nous enseigne ici que la principale motivation à avoir quand on aide autrui est qu’il bénéficie de notre action. Yokheved et Myriam ne se souciaient pas du salaire qu’elles recevraient en sauvant des vies juives – elles voulaient simplement que ces vies soient épargnées. Hachem les récompensa en permettant à leur plan de fonctionner et, par conséquent, le peuple juif s’accrut. Le fils de Yokheved, Moché Rabbénou, hérita de ce dévouement pour les autres. Il vit la souffrance de ses frères et risqua sa vie pour eux. Il convainquit Pharaon de leur accorder un jour de repos pour qu’ils puissent respecter le Chabbath. Par ailleurs, il montra une grande préoccupation pour l’un des moutons de son troupeau. C’est par le mérite de ces actions qu’Hachem Se révéla à lui et le nomma dirigeant du peuple juif. Moché voulait seulement alléger le joug de l’esclavage et il fut récompensé en devenant celui qui en libéra la nation. Agir de manière désintéressée Cet enseignement est encore plus pertinent en ce qui concerne notre carrière. Plusieurs personnes ont la chance d’exercer un métier dans lequel elles viennent en aide aux gens. Il est néanmoins très facile de ne se concentrer que (ou essentiellement) sur l’argent que l’on gagne pour ces services. Malheureusement, on a souvent tendance à mettre l’accent sur les intérêts financiers de nos bonnes actions, même quand il s’agit des activités les plus saintes, comme l’étude ou l’enseignement de la Torah. La Michna dans Pirké Avot (4, 7) montre l’aspect négatif d’une telle attitude, quand elle nous enjoint : "N’en fais pas [de la Torah] une couronne pour t’en grandir, ni une pioche pour creuser [un outil pour arriver à tes fins]." 14
Plusieurs commentateurs expliquent que la Michna n’interdit pas de gagner de l’argent grâce à l’étude ou l’enseignement de la Torah, mais ils s’accordent tous à dire que cela ne doit pas être la motivation première de l’homme. Le Rambam, en particulier, souligne l’aversion pour une implication dans la Torah dans le but de gagner sa vie. Cependant, même lui n’interdit pas une telle étude ou un tel enseignement si l’on a les bonnes intentions. Il écrit que la tribu de Lévi est écartée des autres pour que ses hommes puissent "servir Hachem et enseigner Ses justes voies au peuple, comme il est dit : ‘Ils enseigneront Tes lois à Ya’akov et Ta Torah à Israël.’" Le ‘Hafets ‘Haïm statue qu’une telle personne a le droit de recevoir de l’argent pour son étude de la Torah ; ceci, semble-t-il, parce qu’elle le fait sans arrière-pensée, sans risque d’agir par intérêt. La récompense dans le monde futur Nous savons que la récompense suprême de Yokheved et de Myriam allait être dans le monde futur la conséquence de leurs intentions pures. Si quelqu’un fait du ‘Hessed avec de telles motivations, il peut être assuré d’une gratification considérable dans le ‘Olam Haba. Le Alter de Slabodka remarqua une fois la Messirout Néfech (dévouement, sacrifice de soi) des boulangers – à cette époque, ces derniers se levaient très tôt pour procurer du pain à la communauté. C’était un bienfait incroyable de leur part de se lever si tôt pour fournir aux gens cette denrée essentielle. Pourtant, il disait que si le boulanger agissait uniquement pour gagner sa vie, il perdait la majeure partie de son ‘Olam Haba. Le fait de prodiguer des bienfaits est une grande chose mais il ne faut pas perdre de vue l’intention à avoir — celle d’aider autrui. Les bénéfices secondaires viendront, mais le fait d’améliorer la qualité de vie de nos frères juifs est une belle récompense en soi.
Magazine I n°106 Supplément spécial Chabbath I n°106
Rav Yehonathan Gefen
Découvrez la version intégrale du nouveau feuillet de Torah-Box sur : www.torah-box.com/avot-oubanim
Parachat Chemot
Chapitre 2, versets 15 à 21 •
précède la question
• La réponse est sur fond de couleur •
les indices précédés d’une bulle
•
Les remarques et commentaires sont en retrait Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera développer avec l’enfant.
AVOT OUBANIM
Chemot - n°13
Dans ce passage, la Torah nous raconte que Par’o, roi d’Egypte, apprenant que Moché avait tué un garde égyptien, l’a condamné à mort. De ce fait, Moché s’est enfui jusqu’à Midyan. Alors qu’il se reposait devant un puits, un groupe de jeunes filles s’approcha afin de puiser de l’eau pour abreuver leur troupeau. Savez-vous qui étaient ces jeunes filles ? Bravo ! C’était les filles de Yitro, le grand prêtre de Midyan. Savez-vous combien il y avait de filles ? Bravo ! Le verset nous le dit, elles étaient 7. Mais Yitro ne pouvait-il pas engager des bergers plutôt que d’envoyer ses propres filles ? Bravo ! Nous avons appris que Yitro avait renoncé à l’idolâtrie, et, de ce fait, personne ne voulait travailler pour lui, il n’avait donc pas d’autre choix que d’envoyer ses propres filles.
Supplément spécial Chabbath I n°106 16 janv. - 19 Tévet 5780 15
Faut-il vraiment sept filles pour abreuver un troupeau ? Où avons-nous vu par ailleurs qu’une seule peut suffire ? Bravo ! Dans la Parachat Vayétsé, vous vous rappelez certainement que Ya’acov a vu Ra’hel arriver seule avec tout le troupeau de son père.
quotidiennement attaquées par les bergers ? Un indice : Allez jusqu’au verset 18. Bravo ! Parce que leur père leur a demandé pourquoi elles étaient rentrées si vite ce jour-là ! Cela prouve que les autres jours, elles étaient assaillies et attendaient que les bergers partent pour abreuver leur troupeau.
Pourquoi cette fois-ci fallait-il envoyer les sept sœurs ensemble ? Bravo ! On le voit par la suite, elles avaient l’habitude d’être attaquées par les bergers et, en venant à sept, elles pouvaient se protéger l’une l’autre.
Comment cette histoire s’est-elle terminée ? Bravo ! Moché Rabbénou a épousé la plus Tsadékèt des sept filles.
D’où voyons-nous dans ce verset qu’elles étaient
Comment s’appelle la fille de Yitro que Moché Rabbénou a épousée ? Bravo ! Elle s’appelle Tsipora.
Choul’han Aroukh, Ora’h ’Haïm chapitre 260
Dès qu’on se lève le vendredi matin, toutes nos préoccupations vont dans la préparation du Chabbath : les courses, la cuisine, le ménage… Puis, lorsque tout est terminé, il faut songer à se préparer. Qu’allons-nous faire pour nous préparer nous-mêmes ? Bravo ! Une bonne douche chaude, de la tête au pied, pour être beau et propre en l’honneur de Chabbath. Y a-t-il un ordre dans la manière de se laver ? Un indice : L’ordre a été glissé dans la question précédente. Bravo ! De la tête au pied.
Tout d’abord, il faut se laver la tête puis le visage. Certains disent qu’il est bien de commencer son shampoing par le devant de la tête, où sont posés les Téfilines. Ensuite, en descendant, il faut se laver les bras, le corps et terminer par les pieds, en commençant toujours par le côté droit, le bras droit puis le bras gauche, le pied droit puis le pied gauche. Il ne faut pas faire comme certains qui laissent le shampoing pour la fin. Que fait-on encore pour se préparer pour Chabbath ? Il est bien de se couper les ongles des mains, puis des pieds. Certains font attention de ne pas les couper le même jour, les ongles des pieds le jeudi, puis les ongles des mains le vendredi. Le Ari zal, quant à lui, se coupait les ongles des mains puis des pieds le même jour.
Quelle autre préparation est nécessaire en vue d’accueillir le Chabbath ? Un indice : Quelque chose aussi qui dépasse. Bravo ! Se couper les cheveux. S’ils sont trop longs, on va chez le coiffeur pour ne pas arriver décoiffé pour Chabbath ! Quelle autre Mitsva, liée à l’eau, est-il bien de faire avant Chabbath ? Bravo ! Certains vont aussi se tremper au Mikvé afin d’arriver non seulement propres, mais aussi purs pour Chabbath. Avez-vous une autre idée de préparatifs nécessaires pour honorer le Chabbath ? Il y a une Mitsva de bien se peigner les cheveux et la barbe, pour ceux qui en ont une. Et après tout cela ? Bravo ! Chacun aura à cœur de choisir ses plus beaux vêtements, comme un prince pour accueillir le Chabbath Kodech. Une fois prêt pour Chabbath, que ferons-nous ? Bravo ! Nous nous rendrons à la synagogue pour prier Min’ha, Chir Hachirim, et Kabbalat Chabbath.
Quel bonheur d’être un juif qui respecte et honore Chabbath ! 16
AVOT OUBANIM
Supplément spécial Chabbath I n°106
Chemot - n°13
16 janv. - 19 Tévet 5780
Michna
Traité de Chabbath, chapitre 7, 2ème Michna
A partir de cette semaine, nous allons étudier les Mélakhot interdites Chabbath, c’est-à-dire les travaux interdits Chabbath.
Combien de travaux sont interdits Chabbath ? Bravo ! 39 travaux, 39 Mélakhot.
Nous allons tout d’abord commencer par une série de 11 Mélakhot nécessaires à la fabrication du pain : depuis les premiers travaux dans les champs, jusqu’à l’obtention d’un pain prêt à être consommé. Essayons de trouver nous-mêmes chacune des étapes, d’après notre bon sens. Quel est le premier travail que devra faire le paysan dans le champ ? Bravo ! Il va labourer le champ, c’est-à-dire qu’il va retourner la terre pour la ramollir et faire des sillons afin qu’elle soit prête à recevoir le grain. Cela s’appelle ‘Horech, labourer. Que fera-t-il après avoir labouré et fait des sillons ? Bravo ! Il sème les grains dans les sillons qu’il a creusés. Cela s’appelle Zoré’a, semer.
Et que fait-il après avoir semé ? Bravo ! Il attend que le blé germe et pousse, en priant pour qu’Hachem fasse tomber la pluie. Lorsque le blé parvient à maturité, arrive le temps de la moisson, c’est-àdire de récolter le blé. Cela s’appelle Kotsèr, moissonner. Après avoir moissonné, c’est-à-dire récolté et coupé toutes les tiges de blé, que va-t-il faire ? Bravo, il attache les épis de blé pour en faire des gerbes, qu’il met en tas à un bout du champ. Cela s’appelle Mé’amèr, mettre en gerbes.
Voilà, nous venons de faire les 4 premières Mélakhot. Pouvez-vous les résumer ? Bravo ! Labourer, semer, moissonner et mettre en gerbe. En hébreu : ’Horech, Zoré’a, Kotsèr et Mé’amèr, comme dans le rêve de Yossef Hatsadik, où lui et ses frères faisaient des gerbes. La suite, la semaine prochaine.
Rappel de la question Nous avons cité une Guémara pour savoir si les frais de livraisons devront être ou non remboursés. Le minhat Chay pense qu’il y a une grande différence entre le cas de la Guémara et le nôtre, quelle est elle ?
Réponse de la semaine précédente Réponse
Le Minhat Chay explique qu’il y’a une grande différence entre le cas d’un dommage, où les frais annexes ne seront pas à la charge de celui qui a endommagé son ami ; Dans ce cas, le Mazik, celui qui endommage, ne devra rembourser que l’objet endommagé ; Les frais entrainés ne sont pas considérés comme un dommage direct du Mazik, mais comme une action indirecte : dans ce cas, les frais de livraison ne sont qu’un
Grama, celui qui a endommagé sera donc Patour. En revanche, l’enseignement selon lequel le berger est obligé d’éviter le tracas d’acheter à nouveau ce qui a été endommagé, (ce qui correspond dans notre cas aux frais de livraison) : même si c’est un dommage indirect, un Grama, étant donné que le berger a un statut de Chomer, il sera Hayav de rembourser ces frais là aussi.
Pour approfondir, voir le Tour Hochen Michpat (303:8); Netivot Hidouchim (303:8); Tossfot et Rachba Baba Kama 55a. Lors d’un match de foot, Réouven envoie le ballon en direction des buts, mais le ballon atterrit en pleine face de Méir, son ami, et lui brise ses lunettes sur le coup. Meir dit à Réouven : “Tu es totalement responsable, tu dois me rembourser mes lunettes.” En effet, nous avons vu plusieurs fois qu’un homme est responsable de ses actions dans tous les cas, même en cas de Oness, de force majeure. A priori, Réouven est ’Hayav, a l’obligation de Réouven doit-il rembourser rembourser ses lunettes à Meir. ses lunettes à Méir ? AVOT OUBANIM
Chemot - n°13
Cas de la semaine A toi ! Rama ’Hochen Michpat 378,9 et Choul’han Aroukh 421,6 Méirat ’Einayim (SMA), paragraphe 1.
Supplément spécial Chabbath I n°106
17
16 janv. - 19 Tévet 5780
Une leçon pour toute la vie Le Rav El’azar Ména’hèm Mann Chakh zatsal raconte que lorsqu’il était encore un jeune étudiant en Yéchiva, un grand Rav l’invita un soir pour dîner. A la fin du repas, la Rabbanite servit en dessert une compote qu’elle avait elle-même préparée. Le jeune El’azar Ména’hèm en goûta un peu, mais il reposa aussitôt sa cuillère, tout en esquivant une grimace. Cette compote était amère, immangeable même. Le Rav, qui avait remarqué sa moue, lui demanda pourquoi il ne mangeait pas sa compote. Evidemment, le jeune homme ne répondit pas, mais son hôte lui dit : “Sache que cela fait 40 ans que la Rabbanite me sert de cette horrible compote, et que si tu ne la manges pas, je terminerai ma part puis la tienne pour ne pas lui faire de la peine.” Rav Chakh, qui était alors fiancé, témoigna que cette
histoire l’avait accompagné durant toute sa vie. Que voulait-il dire par : “Durant toute sa vie” ? La réponse vint de nombreuses années plus tard, alors que l’épouse de Rav Chakh était hospitalisée et qu’un jeune homme vint lui rendre visite. Il se trouvait à quelques semaines de son mariage, et la Rabbanite voulut lui donner une clé pour réussir son couple : “Lorsque nous étions fiancés, le Rav et moi avons conclu un accord. S’il y avait des divergences entre nous, l’un puis l’autre céderait, chacun son tour. Mais sache que, en vérité, aucune fois dans ma vie je n’ai dû céder, car il l’a toujours fait avant moi. Et c’est ainsi que nous avons vécu jusqu’à présent.” Voici comment Rav Chakh zatsal, encore jeune homme, a tiré du dîner chez le Rav un enseignement pour “toute sa vie”.
QUIZZ Répondre à 5 questions minimum: 1 Qui a épousé Moché Rabbénou ? Ra’hel qui abreuvait les troupeaux Tsipora la fille de Yitro qui abreuvait les troupeaux Tsipora, mais pas la fille de Yitro Avant l’entrée de Chabbath, il est important de se préparer soi-même en l’honneur de Chabbath... En achetant des vêtements neufs En se faisant propre et en revêtant de beaux habits 2
En faisant un bon repas
18
AVOT OUBANIM
3 Que signifie “Zoré’a” ? Semer Moissonner Lier en gerbe Il voulait arracher les arbres de leurs maisons 4 Guémara : Dans le cas de Guémara exposé cidessus, Réouven doit-il rembourser ses lunettes à Méir ? oui non
Supplément spécial Chabbath I n°106
Chemot - n°13
16 janv. - 19 Tévet 5780
Mon Papa en rêve Après la ‘Amida, un homme s’approcha lentement et avec hésitation du lieu où les 10 Juifs priaient. L’homme leur demanda alors : "Je suis juif moi aussi. Vous serait-il possible de me laisser réciter le Kaddich ?"
4 hommes d’affaires religieux, originaires de Cleveland, programmèrent un jour de voyager ensemble en avion afin d’assister à un forum commercial à New York. Les quatre hommes s’étaient mis d’accord sur le programme suivant : l’un d’eux, Mordékhaï, proposa à ses collègues de venir les chercher en voiture à 5h du matin pour pouvoir embarquer sur le vol une heure plus tard. D’après lui, si l’avion atterrissait à l’heure à New York, ils pourraient trouver un Minyan pour la prière du matin à Manhattan et arriver à temps au salon qui débutait à 9h du matin. A la dernière minute… Mais Mordekhaï ne se réveilla pas à temps. A 5h30, l’un des collègues arriva chez lui et donna de grands coups sur sa porte d’entrée. Mordékhaï se leva en sursaut et, encore en proie au sommeil, proposa alors à son ami d’avancer sans lui. "Partez sans moi. J’essaierai de vous rattraper ; sinon je prendrai le prochain avion." Pendant que ses trois confrères se dirigeaient vers l’aéroport, Mordékhaï prépara à la hâte
tout ce dont il avait besoin pour son voyage. Il se précipita vers sa voiture, roula à toute allure vers l’aéroport et arriva miraculeusement à entrer dans l’avion où se trouvaient déjà installés ses collègues, juste avant la fermeture des portes. Après un vol tranquille, juste avant l’atterrissage, le commandant de bord annonça aux passagers qu’une brume épaisse enveloppait la région de New York. Il était donc dans l’impossibilité de poser l’appareil à New York et annonça qu’ils atterriraient à Washington, tout en présentant aux passagers des excuses au nom de la compagnie pour ce désagrément. 10 hommes dans un coin de l’aéroport Ennuyés par ce contretemps, Mordékhaï et ses collègues comprirent qu’ils auraient à s’organiser afin de trouver un autre Minyan pour l’office du matin. Mais à bord de l’avion, se trouvait un petit groupe de ‘Hassidim. Lorsque l’avion atterrit à l’aéroport de Washington, les hommes d’affaires proposèrent aux ‘Hassidim de former un Minyan avec eux sur place. On compta alors
Supplément spécial Chabbath I n°106
19
le nombre d’hommes présents : 6 ‘Hassidim et 4 hommes d’affaires, soit tout juste 10 Juifs, exactement ce qu’il faut pour la prière ! Et cela grâce à Mordékhaï qui avait attrapé l’avion de justesse… Un membre du personnel leur désigna alors un endroit où ils pouvaient réciter tranquillement la prière du matin. Après la ‘Amida, un homme s’approcha lentement et avec hésitation du lieu où les 10 Juifs priaient. L’homme s’adressa à eux en leur demandant : "Je suis juif moi aussi. Vous serait-il possible de me laisser réciter le Kaddich ?" Il était difficile de deviner le lien que pouvait entretenir l’homme avec le judaïsme. Il ne portait bien sûr pas de Kipa et semblait à peine connaitre le texte du Kaddich. Mordékhaï accèda à sa requête ; il lui tendit un livre de prières, une Kipa, des Téfilin (qu’il l’aida à poser) puis l’invita à réciter le Kaddich. Mal à l’aise, l’homme regarda autour de lui et, après avoir récité difficilement la première phrase du Kaddich, il éclata soudain en sanglots… Voyant l’homme submergé par ses émotions et ne parvenant pas à articuler les mots, Mordékhaï se tint à ses côtés et l’aida à terminer la récitation du texte. Une fois son Kaddich achevé, l’homme remercia Mordékhaï et lui demanda s’il y avait un autre Kaddich à réciter. Mordékhaï lui répondit avec bienveillance qu’il y en avait d’autres et qu’il ne manquerait pas de le prévenir. La scène se reproduisit une fois, puis encore une autre. A chaque Kaddich, l’homme commençait à en réciter les premiers mots avant d’éclater en sanglots. Tous les membres du Minyan furent bouleversés par la sensibilité et la sincérité de cet homme. Un songe troublant A la fin de la prière, Mordékhaï s’approcha de l’homme et lui demanda : "Vous aviez l’air si ému en récitant la prière du Kaddich… Puis-je vous en demander la raison ?" 20 20
L’homme marqua un temps de pause avant de raconter son histoire : "Comme vous le voyez, je suis un juif qui n’en sais pas beaucoup sur son héritage. Mon père est décédé il y a quelques jours. Hier soir, à la fin de la semaine de deuil, il m’est apparu en rêve. L’air courroucé, il m’a demandé : ‘Pourquoi ne récites-tu pas le Kaddich pour moi ?’ Dans mon rêve, je me suis vu lui répondre : ‘Papa, je sais à peine comment lire l’hébreu ! De plus, il n’y a pas de synagogue où je vis et je suis toujours en déplacement…’ Mais mon père a insisté : ‘J’ai absolument besoin que tu dises pour moi le Kaddich !’ Pour ma part, j’ai continué à dire que je ne connaissais aucun endroit où je pourrais dire la prière. Mon père m’a alors demandé : ‘Et si je t’envoie un Minyan ? Tu diras le Kaddich pour moi ?’ J’ai répondu : ‘Bien sûr, Papa !’ Et là, juste avant de disparaitre, il m’a assuré qu’il ferait en sorte qu’un Minyan vienne jusqu’à moi… Je me suis ensuite réveillé en tremblant. J’avais du mal à croire à ce rêve. Tout en me préparant ce matin pour mon voyage d’affaires, j’ai réussi à me convaincre qu’il ne signifiait probablement rien, qu’il s’agissait juste d’un songe. Mais lorsque plus tard, je suis arrivé à l’aéroport pour prendre mon vol, que j’ai emprunté ce couloir et que je suis tombé sur votre petit groupe enveloppés de Talit et ornés de Téfilin, j’ai cru défaillir… J’ai alors réalisé que le rêve de cette nuit était véridique et que mon père avait réellement fait en sorte que je vous rencontre afin que je récite pour lui le Kaddich. Vous comprenez dès lors l’émotion qui m’a étreint en prononçant les mots de cette prière…" Hachem supervise toute la Création d’une main de maître. Il ne laisse aucune place aux coïncidences. Mordékhaï arriva de justesse à monter dans son avion, une brume força l’appareil à se poser à Washington plutôt qu’à New York, les ‘Hassidim furent présents à ce moment-là, tout cela afin qu’un Juif puisse réciter le Kaddich pour son père…
Supplément spécial Chabbath I n°106
Equipe Torah-Box
FLASH CHABBATH Une perle sur la Paracha
Hiloula du jour
Respecté chez les Juifs comme chez les non-juifs, le Rambam écrivit de nombreux livres fondamentaux pour le judaïsme qui sont toujours largement étudiés aujourd’hui, comme le Michné Torah. Ses écrits, avec ceux du Roch et du Rif, ont constitué la base sur laquelle Rabbi Yosssef Caro s’est appuyé pour rédiger son œuvre magistrale, le Choul’han ‘Aroukh. N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous.
22
Notre Paracha s’ouvre sur le verset (Chémot 1, 1) : "Et ceux-ci sont les noms des fils d’Israël qui étaient venus en Egypte…" ("ואלה שמות בני ישראל הבאים מצרימה..."). Or le Pri Mégadim fait remarquer que le terme ""( "ואלהEt ceux-ci…") peut constituer les initiales de l’expression : ""ואבק לשון הרע ("Et la poussière de Lachon Hara’"), tandis que les initiales des mots suivants "שמות …"( "בני ישראל הבאיםles noms des fils d’Israël qui étaient venus…") forment le mot ""שביה ("captivité") ; ceci pour nous enseigner que c’est à cause de la "poussière de Lachon Hara’" proférée par Yossef à son père Ya’akov concernant ses frères que ses descendants se retrouvèrent finalement captifs en Egypte. 1. Est-on obligé de consommer 3 repas pendant Chabbath ?
HALAKHOT
Vendredi 20 Tévet (17/01/20) tombera la Hiloula de Rabbi Moché ben Maïmon, plus connu sous le nom de Maïmonide ou du Rambam (initiales de Rabbi Moché ben Maïmon). Ayant vécu au XIIème siècle, le Rambam fut talmudiste, décisionnaire en Halakha, philosophe, rabbin et médecin.
> Oui, cela est obligatoire pour les hommes comme pour les femmes. Il faut aussi procéder au Motsi sur deux pains entiers, au moins pour les deux premiers repas. (Choul’han ‘Aroukh 291,6)
Les lois du langage
2. Puis-je manger de la viande après un plat lacté ?
Le ‘Hafets ‘Hayim nous enseigne que si nous voyons une personne moyennement pratiquante transgresser un commandement, nous avons l’obligation de la juger favorablement aussi longtemps qu’il nous est possible de lui accorder le bénéfice du doute. En effet, une personne moyennement pratiquante prend généralement soin de ne pas enfreindre les commandements (bien que cela puisse occasionnellement lui arriver de trébucher, comme la plupart des Juifs de son entourage). A ce titre, nous devons lui accorder le bénéfice du doute et il va de soi que nous n’avons pas le droit de rapporter la chose à d’autres personnes.
> Oui, mais il faudra : se laver les mains,
Magazine I n°106
boire un peu et manger un morceau de pain, surtout si on a consommé du fromage à pâte dure. En cas de trous dans les dents, on les nettoiera scrupuleusement. Certaines communautés ashkénazes attendent une demi-heure. (‘Hazon ‘Ovadia) 3. Mettre une bague à son mari sous la ‘Houppa, permis ?
> Non, car c’est une coutume non-juive et cela pourrait laisser croire qu’une femme peut réaliser elle aussi l’acte de mariage. Mais si la femme l’offre à son mari à un autre moment que la ‘Houppa, il lui est permis de la porter, car c’est en tant que bijou et pas en tant qu’“acte de mariage”. (Iguérot Moché Even Ha’ézer IV 32, 2)
בס"ד
LA L A H ‘ T A AFRACH
H GRANDE MUSIQUE AVEC IN TE RV EN TI O N S
:
RABBANITE
AVIGAÏL BUSSO
FILLE DE BABA SALÉ
RAV MOCHÉ BUSSO PETIT-FILS DE BABA SALÉ
JEUDI 30 JANVIER À 19H30 SYNAGOGUE ECHAL AVRAHAM 4 Rue Chimon Baka Jérusalem
PAF 20 Chékels Cadeau pour chaque participante Collation Places limitées Renseignements au :
052 792 33 06 |
02 37 20 955
ÉDUCATION FAMILLE ÉDUCATION FEMMES COUPLE
Nos enfants sont-ils enthousiastes à l’idée du Chabbath ?
A quel point Chabbath se distingue-t-il des autres jours de la semaine ? Est-ce uniquement un jour où la nourriture est meilleure, les habits un peu plus jolis que ceux que nous portons le reste de la semaine ?
Le Rav Solovetchik décrivit une fois avec émotion le Chabbath, expliquant qu’il s’agit d’accueillir Hachem en nous. Mais, demandet-il, nos enfants le ressentent-il ? La présence d’Hachem est-elle palpable ou prenons-nous tout cela pour acquis ? Comment injecter une dose d’enthousiasme à notre Chabbath ?
24
Nous parlons beaucoup du Chabbath, mais le Chabbath commence par les préparatifs qui le précèdent. Pensez au Chabbath comme à un invité. Que ferions-nous si nous savions qu’un invité de marque venait ? Et quel rôle joueraient nos enfants dans les préparatifs pour l’accueillir ?
Rav Solovetchik déplorait souvent le manque d’enthousiasme de certains par rapport au Chabbath. Il ne faisait pas seulement allusion aux Juifs non-religieux, mais aussi aux Juifs religieux et orthodoxes. Dans ce texte, il proposa aussi une solution à ce problème.
Nous savons tous qu’une partie de la fébrilité d’un événement repose non seulement sur l’événement lui-même, mais également sur les préparatifs qui l’y conduisent. La joie d’organiser une Bar/Bat Mitsva ou un mariage est en grande partie façonnée par les préparatifs. Le Chabbath doit ressembler à cela, car c’est après tout un rendez-vous avec la présence divine.
Faire Chabbath avec son cœur
Honorés d’honorer
"Même dans ces quartiers peuplés principalement de Juifs religieux, commencet-il, on ne peut plus parler de la ‘sainteté du Chabbath’. Ce n’est pas pour le Chabbath que mon cœur a mal ; c’est pour le rituel oublié du ‘Erev Chabbath, la veille du Chabbath. Il y a certes des Juifs qui observent le Chabbath mais il n’y a pas de Juifs du ‘Erev Chabbath qui accueillent le Chabbath le cœur battant. Beaucoup observent les préceptes avec leurs mains - mais peu d’entre eux connaissent le sens du service du cœur."
Et nous ne serons pas surpris d’apprendre que se préparer pour Chabbath est une Mitsva – le Kavod Chabbath (l’honneur du Chabbath) – et il commence avant même le début du Chabbath. Et surtout, personne n’en est exempté. Le Rambam (Hilkhot Chabbath 30, 7) résume les pratiques de plusieurs Rabbanim et érudits :
Magazine I n°106
"Même un homme très respectable qui n’a pas l’habitude de faire ses achats au marché ou d’effectuer des travaux ménagers est tenu d’accomplir des tâches pour préparer lui-même
le Chabbath. C’est une expression de son propre honneur." Donc, plutôt que de penser que s’impliquer dans de telles activités est avilissant, comprenez qu’au contraire, elles grandissent votre honneur. Car il n’y a rien de plus honorable que de conférer de l’honneur au Chabbath. Les Sages des générations précédentes agissaient de la sorte : l’un d’eux cuisinait, l’autre salait la viande, l’un préparait les mèches et un autre allumait les lampes. D’autres encore faisaient les achats de nourriture et de boissons, même s’ils n’en avaient pas l’habitude le reste de la semaine.
Certaines de mes connaissances qui ont une femme de ménage lui demandent de ne pas réaliser certaines tâches afin que les membres de la famille puissent faire leur part avant Chabbath. Et l’idée ici est de réaliser des choses utiles pour la maison (nettoyer, cuisiner, mettre la table) et non pour soi (prendre une douche, changer d’habits). C’est lorsque nous nous donnons pour les autres (la famille ou D.ieu), que ce sentiment d’enthousiasme s’éveille, car l’ennui correspond en réalité à un sentiment de non-adhésion.
Si ces activités étaient dignes de Rava, de Rav Houna, de Rabba et de Rav Zéira, alors de toute évidence, elles sont également bonnes pour nous et nos enfants.
Impliquer activement nos enfants dans les préparatifs pour Chabbath est un élément clé pour conférer de l’honneur au Chabbath. Et cela peut également conduire à ce que de plus en plus de Juifs deviennent des Juifs d’Erev Chabbath !
Un petit acte pour un grand impact
Chabbath Chalom !
Dans le cadre d’un cours que je donnai autrefois sur le Kavod Chabbath, j’avais l’habitude de donner à mes élèves un devoir : s’investir dans quelque chose de différent chaque semaine dans les préparatifs du Chabbath. L’un de mes élèves aida sa mère à mettre la table (sa mère eut du mal à le croire et lui demanda s’il se sentait bien). Un autre nettoya sa chambre (autre maman, même réaction). Un élève fit la cuisine. Pour certains, ce fut une révélation.
Pensez aussi à donner aux enfants des tâches à accomplir avant Chabbath. Faites la ‘Hala ou un dessert ensemble. On peut demander aux jeunes enfants de plier les serviettes de table, de nettoyer leur chambre, de jeter la poubelle, la liste est infinie. Lorsque mes heures de travail m’empêchaient d’arriver à la maison à temps pour aider avant le Chabbath, je me chargeais de préparer les bougies. Ce n’était certes pas une très grande contribution, mais cela envoyait un message à mes enfants : on ne commence pas le Chabbath sans se préparer. Car plus le Chabbath "arrive seul", plus il risque d’être pris pour acquis et le risque d’ennui nous guette.
Rabbi Dr. Jay Goldmintz
VOTRE
PUBLICITÉ SUR M A G A Z I N E
Une visibilité
unique
10.000 exemplaires distribués dans tout Israël Dans près de 200 lieux pour francophones Publié sur le site Torah-Box vu par plus de 250.000 visiteurs chaque mois Magazine hebdomadaire de 32 pages Des prix imbattables CONTACTEZ-NOUS:
054-243-4306 Magazine I n°106
25
Pose ta question, un rabbin répond !
La Mézouza est tombée pendant Chabbath ! Dans le cas où une Mézouza tombe avec son boîtier pendant Chabbath, que faut-il faire ? Réponse de Rav Nethanel Gamrasni Dans le cas où une Mézouza tombe avec son boîtier Chabbath, il sera interdit de la fixer durant Chabbath. Vous la ramasserez d’une manière inhabituelle (en la tenant entre l’index et le majeur, par exemple), l’embrasserez et patienterez jusqu’à la sortie de Chabbath pour pouvoir la fixer (Hamézouza Véhilkhotéha 15, 6 ; Loua’h Hamouktsé, p. 23).
Plage Chabbath, permis ? Peut-on se rendre à la plage pendant Chabbath ? Réponse de Rav Avraham Garcia Il faut déjà qu’il s’agisse soit une plage séparée, sinon, il est interdit de s’y rendre de toutes les façons. Ensuite, il y a l’interdit de se baigner avec un maillot de bain pendant Chabbath, car la Halakha considère cela comme "laver", puis essorer. Enfin, il y a l’interdiction de nager Chabbath. Il ne vous reste plus grand choix, si ce n’est de réaliser un Mikvé qui vous ajoutera de la sainteté, ce qui est toléré par la Halakha. Attention aussi de ne pas essorer vos cheveux s’ils sont mouillés car cela aussi est interdit. En conclusion, aller à la plage Chabbath n’est pas très chabbatique.
J’ai oublié de faire Chéhé'héyanou... Que faire si l’on a oublié de réciter la bénédiction de Chéhé’héyanou en mangeant un fruit en sa primeur ? Réponse de Rav David Haddad Si l’on n’a pas fini de manger le fruit en question et que sa consommation nous procure encore du plaisir, on pourra réciter la bénédiction. En revanche, si l’on a terminé le fruit, on ne pourra plus réciter la bénédiction de Chéhé'héyanou la fois suivante où on en mangera. Dans ce cas, il est recommandé de se faire acquitter rétroactivement de la bénédiction par une autre personne qui la récite ou en pensant au fruit oublié au moment où l’on récitera la bénédiction sur un autre fruit en sa primeur. Si aucune de ses opportunités ne se présente, on se contentera de réciter la bénédiction de Chéhé'héyanou sans mention du nom ni du règne divin mais en y pensant (Ben Ich ‘Haï Parachat Réé, 15 ; Kaf Ha’Haïm 225, 31 ; Halikhot ‘Olam vol. II, p. 200 ; Chout Avné Yachfé vol. II, 17 au nom du Rav Eliachiv et du Rav Ya’akov Kaniewsky).
26
Magazine I n°106
Utiliser SnoreStop Chabbath Peut-on utiliser SnoreStop pendant Chabbath ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Si vous faites allusion au petit clip nasal SnoreStop™ anti-ronflement en silicone qui aide à respirer par le nez, cela est absolument permis. Je n’ai pas trouvé une raison suffisante permettant de remettre en cause son utilisation. De la même manière que l’utilisation des lunettes est permise, l’utilisation de ce petit clip l’est également. Bien entendu, il est interdit de le porter sur soi dans le domaine public, là où il n’y a pas de ‘Erouv.
Birkat Hagomel : qui doit remercier Hachem ? Je souhaiterais savoir qui sont les quatre personnes qui sont tenues d’exprimer leur reconnaissance à D.ieu en récitant la Brakha sur les bontés divines (Birkat Hagomel) ? Réponse de Rav David Haddad Les quatre personnes qui sont tenues d’exprimer leur reconnaissance à travers la bénédiction sur les bontés divines sont : 1) Celui qui revient d’un voyage en mer ; 2) Celui qui revient d’un voyage dans le désert ; 3) Le malade qui a guéri ; 4) Le prisonnier qui a recouvré la liberté (Talmud Brakhot 54b ; Choul’han ‘Aroukh Ora’h ‘Haïm 219, 1). Rabbi Yossef Caro fournit un moyen mnémotechnique pour s’en rappeler : le mot ‘Haïm contenu dans le verset "Vékol Ha’Haïm Yodoukha Séla" ("Tout vivant Te remerciera"), dont l’acrostiche forme les mots : ‘Havouch (prisonnier), Yissourim (souffrances), Yam (mer) et Midbar (désert).
Se parfumer en étant endeuillé, permis ? Un homme dans l’année de deuil a-t-il le droit de se parfumer ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Durant l’année de deuil, il est permis aux hommes de se parfumer. Une telle interdiction n’est mentionnée nulle part. La seule interdiction mentionnée dans la Halakha est le fait de s’enduire avec des crèmes durant les 7 jours suivant l’enterrement (si l’intention est de se procurer une certaine satisfaction) (Choul’han ‘Aroukh, Yoré Dé’a 381, 2). Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...
Une équipe de Rabbanim répond à vos questions (halakha, judaïsme) du matin au soir, selon vos coutumes :
01.80.20.5000 (gratuit)
02.37.41.515 (gratuit)
www.torah-box.com/question Magazine I n°106
27
La Yéchiva Episode 17 : Une car de police devant la Yéchiva ?! Chaque semaine, Déborah Malka-Cohen vous fait plonger au cœur du monde des Yéchivot pour vivre ensemble les intrigues passionnantes de quatre étudiants, sur fond d’assiduité et d’entraide… Dans l’épisode précédent : Dans la voiture de David, au retour du Tiyoul avec la Yéchiva, une nouvelle à la radio pousse Avraham à révéler le secret de Ménou’ha à ses amis. Abasourdis, les jeunes cherchent encore un moyen de réagir lorsqu’ils aperçoivent soudain un car de police tout gyrophare dehors garé devant la Yéchiva… Les quatre amis restèrent un moment sans bouger dans la voiture. Découvrir un camion de police dans ce quartier paisible de Jérusalem revenait à voir apparaitre un petit bonhomme vert dans une soucoupe volante descendue du ciel. Cela faisait beaucoup pour ces trois Yéchivistes qui aspiraient à une vie paisible sans histoire. Sauf que la vie n’est jamais un long fleuve tranquille. Elle est presque toujours ponctuée d’histoires justement. Encore sous le choc des révélations de leur ami, personne n’osa sortir de la voiture ni dire quoi que ce soit. Seul Avraham se sentit obligé de briser ce silence pesant. En réalité, parler n’était qu’une tactique pour masquer sa propre peur. Allait-il être arrêté pour ce qu’il avait fait ? Comme pour répondre à sa question, il dit – plus pour lui-même que pour les autres : “Je voulais simplement avoir accès à cette liste… pour avoir une chance de retrouver Ménou’ha. – On te comprend, A’hi. On te comprend”, avait soufflé Yona. Ils repoussèrent encore un peu le moment où ils allaient devoir sortir de la voiture. Chacun 28
Magazine I n°106
savait qu’après les confessions qu’ils venaient d’entendre, ils étaient directement impliqués dans cette grave infraction. Si la police avait découvert le hackage, ils seraient contraints de faire un choix décisif. Soit ils dénonçaient Avraham, soit ils gardaient le silence avec ce que cela impliquait, soit un mensonge par omission. Ce qui était aux yeux de la loi un tout aussi grave délit ! Sans se concerter, chacun était sûr de ce qu’il avait à faire ou plutôt… ne pas faire. Personne ne dénoncerait Avraham. Pas même Yossef qui était un homme très droit, voire intransigeant, qui suivait les règles à la lettre sauf quand les émotions s’en mêlaient. Etant au courant de la raison qui avait poussé Avraham à agir ainsi, il ne manquerait plus qu’il ne le trahisse ! Ce pauvre homme ainsi que toute sa famille avaient déjà eu leur lot d’épreuves ! David se racla nerveusement la gorge et posa une question cruciale : “Bon, imaginons que l’arrivée de la police, qui est en ce moment même à la Yéchiva, n’a rien à voir avec le hackage du Chabak, qu’ils soient là pour une toute autre raison et que l’on s’en sorte indemne. Que vas-tu faire avec cette liste ? – Peut-être que je pourrai faire appel à Yad Léa’him qui sont spécialisés dans ce genre d’opérations. Il paraît qu’ils ont formé des commandos de choc qui s’infiltrent dans les villages arabes pour sauver les jeunes filles juives emprisonnées là-bas. Je pourrai leur fournir la liste avec les noms de tous les villages susceptibles de faire du trafic d’esclaves pour qu’ils tentent de retrouver ma sœur !
–Excuse-moi, mais c’est du délire ! Si tu ne possèdes pas plus d’informations, ils n’accepteront jamais de se lancer dans une telle expédition, vu les risques !” David ne put faire autrement que de se ranger de l’avis de Yossef. De son côté Yona encouragea vivement Avraham d’aller convaincre les autorités d’ouvrir l’enquête à nouveau, en arrêtant de jouer aux cavaliers solitaires car cela pouvait l’amener sa perte. En écoutant les arguments des uns et des autres, le grand frère de Ménou’ha comprit avec fatalité que son plan était voué à l’échec. Qu’allait-il faire ? L’idée d’abandonner les recherches lui était insupportable. D’un coup, David tapa sur le volant, ce qui le fit sortir de ses réflexions. “Sauf qu’il n’est pas seul ! Avraham est notre ami ! Si aujourd’hui il a décidé de se confier à
nous, c’est pour qu’on lui vienne en aide d’une manière ou d’une autre. Il n’a pas à traverser la disparition de Ménou’ha tout seul. Il y a forcément un moyen de ré-ouvrir l’enquête et c’est à nous de le trouver ! – Et comment on fera ? Rien qu’à la vue de ce camion, j’ai la chair de poule, rétorqua Yossef. – Un problème à la fois. Je propose que nous sortions de la voiture pour essayer de comprendre pourquoi la police est ici ce soir. – Tu crois que cela à un rapport avec ce que tu viens de nous dire, Avraham ?, demanda Yona. Ce serait un peu trop gros quand même ! Comment la police serait déjà au courant que tu as forcé le serveur du Chabak ?” Le ventre noué avec la peur d’avoir été démasqué, Avraham sortit le premier. Sentir le soutien de ses amis lui avait donné assez de courage pour aller affronter son destin…
Déborah Malka-Cohen
Magazine I n°106 29
RECETTE Les croquants Qu’ils soient nommés Biscotti ou croquants, ces biscuits sont de grands classiques du bassin méditerranéen. Dans cette version, nous avons ajouté un peu de chocolat pour les grands gourmands…
Ingrédients
Pour 24 croquants
· 300 g de farine tamisée
Temps de préparation : 40 min
· 1 jaune + 2 œufs vérifiés
Temps de cuisson : 20 min
· ½ verre d’huile végétale · 50 g d’amandes en poudre · 5 gouttes d’extrait d’amande amère · 160 g de sucre · 1 pincée de sel
Réalisation
· 1 sachet de levure chimique
- Dans un grand bol, battez les 2 œufs entiers avec le sucre jusqu’à obtenir une mousse bien claire en surface.
· 1 poignée d’amandes concassées · 1 poignée de pépites de chocolat pour la décoration
- Ajoutez progressivement le reste des ingrédients. - Malaxez bien la pâte à la cuillère jusqu’à l’obtention d’une masse homogène. - Formez-en un pain épais et mettez-le sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé. - Badigeonnez au pinceau le jaune d’œuf restant et enfournez le tout à 180°C pour 20 min. - Sortez la plaque du four, coupez le pain en tranches d’environ 1,5 cm de large et remettez-les au four pour 5-10 min en fonction de votre goût. - Laissez les croquants refroidir avant de les mettre dans un bocal en verre ou une boîte en fer.
Bon appétit ! 30
Magazine I n°106
Esther Sitbon
LE COIN SYMPATIK Une bonne blague & un Rebus ! Trois mères juives attablées au café parlent de leur progéniture. La première dit :
Rebus
Par Chlomo Kessous
"Mon fils m’aime tellement qu’il a renouvelé toute ma garde-robe." La seconde déclare : "Moi c’est mieux, mon fils il m’aime tellement qu’il m’a renouvelé tout mon mobilier." La troisième ne dit rien et sourit. Alors les deux autres se tournent vers elle et lui demandent : "Et toi ?
Si tu étudies beaucoup on te donnera un grand salaire dans le monde futur
- Moi, c’est encore mieux. Mon fils, il va trois fois par semaine chez un monsieur qu’il paye très cher et il ne lui parle que de moi !"
Editions Prions pour la guérison complète de AndréFrançois ben Louise
Debora bat Sarah
Shaïli Sarah bat Priscilla Myriam
Aaron Yaacov Guerchon ben Yaelle
Ouriel ben Tehila
Yves Richard Yomtov ben Hassibah
Haya Salomé
Israël Meir Moati bat Rachel Perle bat ben Déborah. Liliane Simha Myriam Emilie
Yeouda ben Messaouda
Jefferson Samuel ben Ra’hel Liel
Moché Haïm ben Mazal Tov
Israël Meir ben Deborah
Orah bat Sarah
Lisa bat Yacov
présente
Olivier découvre le judaïsme
Olivier est un jeune parisien branché qui ne s’est jamais posé de questions sur la vie, le jour où la sienne va basculer : on lui révèle qu’il est juif... Commence alors pour Olivier une longue quête existentielle qui va le mener vers un voyage au cœur de son 76₪ identité, sous forme d’un dialogue entre lui et son mentor, Rav Lévy. Au fil des chapitres rythmés par les questions et les réponses percutantes des deux hommes, le Rav Guenoun aborde tous les sujets qui précèdent à la foi. Ce livre saura sans aucun doute étancher la soif de toute personne en quête de vérité !
Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom
www.torah-box.com/refoua-chelema Magazine I n°106
31
VENTE DE BOUGIES זיע"א Dans les Salons de l’Hotel
Présence exceptionnelle du
Ramada Rav David Renaissance Yossef chlita Membre du conseil
6 bvd Wolfson, Jérusalem, 91033
des sages d’Israël
2020
Mardi 28àJpartir anvier de 19h30
Soirée animée par le grand Paytane
Yehouda Zeitoun accompagné de son orchestre andalous
FRANCK CADEAUX buffet dessert DELIGHTS a chaque participant! P.A.F 180 SH/personne 300 SH/couple
TOMBOLA sur place
Réservation
par
au
050 419 46 68
ou
par
au
054 20 86 86 5
Perle de la semaine par
"Si tu dors dans ce monde, que feras-tu dans la tombe ?" (Rav Mena'hem Mendel de Kotzk)