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Torah-Box Magazine n°105 Israël - Vaye'hi

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VILLEJUIF

RIBBIT

BDIKAT TOLA'IM LÉVIATHAN

n°105 I 8 Janvier 2020 I 11 Tevet 5780 I Vaye'hi

Israël : Une quatrième victime des inondations dimanche soir > p.10

BRIT MILA

SOULEMANI BIRKAT HAMAZONE

TÉHÉRAN

M A G A Z I N E

SpiritFib : stratégie pour vos progrès spirituels ! > p.11

TSAHAL CHÉHÉ’HÉYANOU

L’homme et la femme : deux façons d'écouter l'autre... > p.24


Jéru.

Tel Aviv

Achdod

Natanya

Entrée

16:13

16:34

16:35

16:33

Sortie

17:34

17:35

17:36

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Jéru.

Tel Aviv

Achdod

Natanya

Nets

06:40

06:42

06:42

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Fin du Chéma (2)

09:13

09:15

09:15

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'Hatsot

11:47

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11:49

11:48

Chkia

16:53

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16:54


L'ÉDITO DE LA SEMAINE par Se connaitre : quelle bénédiction !! Les hommes des générations précédentes étaient beaucoup plus proches d’eux-mêmes que ne le sont nos contemporains. Ils connaissaient leurs qualités, leurs capacités, mais aussi leurs limites, et selon ces données, de façon naturelle, ils se dirigeaient vers un mode de vie et une profession qui leur convenaient. Ainsi, le comptable, le boulanger, le commerçant et l’orfèvre se côtoyaient, contents de leur sort, sans que l’un n’éveille en l’autre une quelconque volonté de changer son occupation. La société occidentale moderne va tout bouleverser avec ses stéréotypes et ses dictats, en définissant ce qu’est l’homme "réussi" et par déduction ce qui ne l’est pas. Les valeurs mises en avant sont souvent très superficielles et loin des vraies qualités humaines. On peut dire que l’argent, le pouvoir et la célébrité sont en haut du hit-parade. Ce sont les créateurs, stars de musique et du cinéma, hommes politiques et grands journalistes qui prennent les places d’honneur ; médecins, avocats, juristes et experts-comptables sont relégués au second rang ; puis viennent très vite les "sous-métiers" qui malgré leur nécessité dans la société, ne sont pas côtés. Cette conception est la cause d’un mal qui touche tout le monde : ceux qui ne font pas partie de ces privilégiés souffrent de la frustration chronique que leur cause le fantasme de la réussite, et ceux qui se trouvent en haut de cette hiérarchie sont toujours en lutte intérieure afin de paraitre au "top" et vivent dans la peur du "moins bien". Les relations sociales, familiales et conjugales bien sûr en pâtissent. La racine de ce mal réside dans la méconnaissance profonde des outils dont nous disposons pour accomplir notre destin. Au lieu d’écouter la voix si fine de la

particularité de notre âme, on se lance dans des carrières "tape à l’œil" très éloignées de nos prédispositions naturelles. La Torah, dans cette Parachat Vayé’hi, va nous donner une leçon magistrale sur le délicat sujet de la connaissance de soi. Elle rapporte que Ya’akov, avant de quitter ce monde, tient à bénir chacun de ses enfants d’une bénédiction particulière. Il commence par ses trois premiers fils (Réouven, Chim’on et Lévi), et là – oh ! étonnement – il leur adresse des remontrances sévères, énumère leurs défauts et leur fait savoir le bien qu’ils ont perdu à cause de leur attitude. C’est un sermon bien plus qu’une Brakha (bénédiction) ! Ainsi, Réouven, l’ainé, qui aurait dû mériter la royauté et la prêtrise, perd ces attributs à cause de son impulsivité. Le Rav Chlomo Wolbe répond à l’étonnante attitude de Ya’akov en nous énonçant un principe fondamental dans le Hinoukh (éducation) : mettre en relief et prévenir une personne de ses défauts, c’est la bénir ! En effet, ces données lui permettront de gérer intelligemment son avenir. Chaque être humain a été conçu différent par le Génie divin, afin d’accomplir son destin particulier dans le monde. A chacun d’apprendre à se connaitre afin d’utiliser de façon maximale son potentiel, et c’est uniquement dans le cadre de ces données qu’on parviendra à se réaliser. La Brakha se trouve dans nos limites, celles que D.ieu nous a fixées. Ne pas connaitre ses outils, c’est risquer d’errer longtemps loin de soi même et de passer à coté de l’essentiel, à savoir de l’épanouissement de son être véritable, et les réveils peuvent être très douloureux. Alors gagnons du temps, car la bénédiction se trouve exactement là où se trouve notre place réelle.

La Rédaction Torah-Box Magazine

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ACTUALITÉ Souveraineté israélienne : Ankara se livre à un exercice historique pour renforcer son ingérence La Turquie, qui n'est jamais à court d'idées lorsqu'il s'agit de saper l'équilibre dans la région, aurait fourni il y a près d'un an aux autorités palestiniennes la copie de plusieurs dizaines de milliers de documents émanant des archives du cadastre ottoman et portant sur quelque 4 siècles (1516-1917). Des avocats palestiniens de Jérusalem-Est se sont d'ores et déjà saisi des documents en vue d'y découvrir une éventuelle matière à entamer des procédures portant sur la propriété de certains terrains de Jérusalem et de ses alentours. Le transfert de ces documents était connu des services de renseignements israéliens qui l'avaient même documenté, mais de manière assez étonnante, cette affaire n'avait pas eu d'écho notable dans la presse. A présent que des notaires et des responsables palestiniens affirment disposer de documents compromettants, Israël devra peut-être engager des batailles judiciaires concernant certains des terrains lui appartenant.

L'exploitation du Léviathan a démarré, une "révolution de l'image énergétique d'Israël", pour Bibi Après une décennie de travaux et des milliards investis, le gisement gazier de Léviathan, le "plus important projet énergétique de l'histoire d'Israël", a extrait mardi ses premières vapeurs de gaz, alors qu'Israël ambitionne de devenir prochainement une puissance énergétique régionale. "Pour la première fois de son histoire, Israël est une puissance énergétique, à la fois capable de suffire à ses besoins, d'obtenir son indépendance énergétique et d'exporter du gaz naturel vers ses voisins afin de renforcer sa position régionale", a déclaré Yossi Abou, le PDG de la société israélienne Delek, membre du consortium exploitant Léviathan. Jeudi, Netanyahou s'est envolé avec son ministre de l'Energie Youval Steinitz à Athènes afin d'y signer son premier accord avec la Grèce et Chypre. Ce contrat devrait jeter les premières bases d'une éventuelle exportation vers l'Europe.

Un Séfer Torah introduit frauduleusement par les Réformées au Kotel attend ses propriétaires Un Séfer Torah attend depuis plusieurs jours au commissariat de police du Kotel d'être restitué à ses propriétaires mais personne ne s'est pour l'heure manifesté. Cette saga a débuté le jour de Roch 'Hodech Tévet : un touriste en possession d'un Séfer Torah a tenté de pénétrer au Kotel mais il a été refoulé par les gardes de la sécurité qui lui ont demandé de le laisser à l'entrée et de le récupérer à sa sortie. Mais l'homme n'est

jamais venu le récupérer. Quelques jours plus tard, l'une des Femmes du Kotel, qui cherchent désespérément à asseoir leur emprise sur le lieu saint, s'est présentée aux gardes en se faisant passer pour la propriétaire du Séfer Torah. Mais la manipulation a rapidement été démasquée et le Séfer Torah a été confié comme dit à la Police en vue d'être restitué à son (vrai) propriétaire.

Téhéran dit "se délier de toute obligation" en matière de limitation du nombre de ses centrifugeuses Téhéran a présenté la "cinquième et dernière phase" de son plan de retrait de ses engagements nucléaires, indiquant qu'il se déliait de toute obligation en matière de limitation du nombre de ses centrifugeuses. L'Iran a néanmoins indiqué qu'il poursuivait sa coopération avec l’AIEA. Dimanche, le président français E. Macron avait assuré son homologue américain D. Trump de 6

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"son entière solidarité avec les alliés" et appelé l’Iran à s’abstenir "de toute mesure d’escalade militaire susceptible d’aggraver encore l’instabilité régionale". M. Macron a aussi exprimé sa "préoccupation concernant les activités déstabilisatrices de la force AlQods sous l’autorité du Général Qassem Souleimani" et "rappelé la nécessité que l’Iran y mette maintenant un terme".


Israël : La loi sur l'étiquetage nutritionnel des produits entre en vigueur Le ministère de la Santé israélien a inauguré officiellement l'application de la nouvelle loi sur l'étiquetage nutritionnel des produits alimentaire. Cette loi, sur laquelle le ministère a travaillé durant deux ans au cours desquels il a multiplié les consultations, impose que les produits alimentaires contenant de grandes quantités de sucre, de sel et de graisses hydrogénées soient étiquetés en tant que tels. En parallèle, le ministère a lancé une campagne explicative par divers canaux visant à mieux informer le public quant à l'étiquetage et l'objectif que celui-ci poursuit. Désormais, les industriels doivent donc apposer sur le devant de leurs produits un cercle rouge signifiant que ceuxci contiennent de grandes quantités de sucre, de sel ou de graisses hydrogénées le cas échéant. Les produits qui répondent aux critères définis par la commission pourront être marqués d'un cercle vert pour indiquer qu'au contraire ils sont avantageux d'un point de vie nutritif.

Liquidation de Soulemani : 52 sites dans la ligne de mire de Washington L’Iran a prévenu qu'elle vengerait la mort du général Qassem Souleimani, chef de la Force Al-Qods chargée des opérations extérieures de l’Iran, et d'Abou Mehdi Al-Mouhandis, numéro 2 du Hachd Al-Chaabi, tués lors d'un raid aérien américain sur Bagdad. Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a assuré que le général iranien préparait des attaques "imminentes" contre des cibles américaines. Les Etats-Unis ont prévenu samedi qu'ils avaient sélectionné 52 sites en Iran et qu'ils les frapperaient "très rapidement et très durement" si Téhéran se livrait à des représailles, a averti le président américain Donald Trump.

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ACTUALITÉ Agression à Villejuif : la piste terroriste privilégiée L'attaque au couteau ayant fait un mort et deux blessées graves dans un parc à Villejuif vendredi avait été initialement traitée comme un crime de droit commun, mais c'est finalement le parquet antiterroriste qui s’est saisi de l’enquête. L’assaillant, un jeune homme de type européen converti à l’Islam, se serait en effet "radicalisé" selon le Parquet national antiterroriste. Il a été abattu par les forces de police dépêchées sur les lieux. Selon la procureure de

Créteil Laure Beccuau, Nathan C. a perpétré l'attaque avec une "extrême détermination" et aux cris constants de "Allah Akbar". Il a d’abord épargné un premier passant après que celui-ci lui a certifié être musulman avant de s'attaquer à un couple cinquantenaire, tuant l’homme et blessant grièvement sa femme. Il a ensuite poignardé au dos une joggeuse de 30 ans, la blessant aussi sérieusement. Les deux femmes sont désormais hors de danger.

Chants, danses et beaucoup d'émotion : 100.000 personnes au Siyoum Hachass du New Jersey En l'honneur de la Torah : Près de 100.000 personnes ont participé jeudi dernier à l'immense événement du Siyoum Hachass organisé au stade MetLife de New Jersey par l'Agoudat Israël. Parmi les très nombreuses manifestations organisées par les communautés juives à travers le monde, celle de New Jersey demeure la plus spectaculaire

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et la plus importante et ce, en dépit de la menace antisémite qui s'est accentuée ces dernières semaines. Sous haute protection sécuritaire, les Guédolé Hatorah d'Amérique, des personnalités du monde juif ainsi que des étudiants se sont succédés sur l'estrade géante dressée au milieu du stade.


Tsahal a détruit "près de mille" cibles terroristes cette année

Des drapeaux géants de l'OLP suspendus sur les murailles de Jérusalem

Avec la fin de l'année civile, l'armée israélienne vient de publier un rapport sur les opérations qu'elle a menées sur l'année écoulée. Selon ces chiffres, l'aviation de Tsahal aurait bombardé 54 cibles en Syrie. Dans la bande de Gaza, en riposte aux 1295 roquettes lancées contre son territoire, l'armée israélienne a ciblé quelque 900 cibles terroristes.

Le maire de Jérusalem Moché Lion a indiqué mercredi dernier que l'immense drapeau de l'OLP flanqué des portraits de Yasser Arafat et de Ma'hmoud Abbas, qui avait été suspendu sur les murs de la Vieille Ville, a été décroché par les services municipaux. "La seule souveraineté à Jérusalem est la souveraineté israélienne.

Plus de la moitié de ces missiles ont explosé sur des terrains vagues. Le Dôme de fer a quant à lui permis d'intercepter 478 roquettes en chemin vers des zones habitées. Par ailleurs, le dernier tunnel du 'Hezbollah a été neutralisé cette année dans le cadre de l'opération Bouclier du Nord. Point intéressant : le rapport note que la destination la plus lointaine atteinte par l'aviation est... l'Alaska, par le biais d'un drone !

Je ne permettrai à aucune autre organisation d’essayer d'imposer sa mainmise sur la ville", a-t-il tweeté. Le drapeau avait apparemment été suspendu pour marquer le 55ème anniversaire du parti du Fata'h, qui était présidé par Arafat et qui est maintenant dirigé par Abbas. Le même jour, des milliers de Palestiniens avaient défié le 'Hamas islamiste en commémorant le 55ème anniversaire de la fondation du Fata'h dans la Bande de Gaza.

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ACTUALITÉ

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Israël : Une quatrième victime des inondations dimanche soir

Les taxis israéliens en grève pour protester contre la réforme tarifaire

Un homme et une femme de 25 ans qui se trouvaient dans le sous-sol d’un immeuble à Tel-Aviv ont été piégés dans un ascenseur envahi par les eaux suite aux fortes inondations qui se sont abattues sur la région. Les deux victimes se sont noyées, les secours ayant mis du temps à intervenir dans des conditions difficiles et n'ayant pas réussi à les réanimer. A Kyriat Byalik, un septuagénaire est mort après s'être électrocuté chez lui avec un radiateur. Des pluies records ont été enregistrées dans le centre d’Israël. Selon Ynet, 71 mm de pluie sont tombés sur Tel-Aviv en seulement 2h. Par ailleurs, dimanche soir, les intempéries faisaient une quatrième victime : un septuagénaire était extrait sans vie de son véhicule après que celui-ci ait été emporté par des eaux torrentielles à Binyamina.

La réforme tarifaire des taxis menée par le ministère des Transports israélien, qui devrait selon les chauffeurs de taxis induire une baisse immédiate de leurs revenus de l'ordre de 30%, a poussé les chauffeurs de taxis dans les rues en fin de semaine dernière. Des centaines d'entre eux ont bloqué la route 1 entre Ben Gourion et Chafirim afin de protester contre les nouvelles mesures qui les touchent. Ils ont également menacé de stopper leurs services à l'aéroport de Ben Gourion tous les après-midis. En parallèle, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a ordonné au secrétaire d’Etat Tsa'hi Braverman de demander au ministère des Transports le gel de la réforme afin d'entamer des négociations avec les chauffeurs, bien que de telles initiatives aient échoué par le passé. Elyssia Boukobza

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VIE JUIVE Spiritbit : la stratégie pour vos progrès spirituels ! L’idée de porter un Fitbit, répondis-je à mon ami, c’est de me rendre responsable de tenir mes engagements. Cela m’oblige à affronter la réalité de mes écarts plutôt que de, à la fin de la journée, me leurrer sur ce qui s’est passé ce jour-là ! "Rav, que portez-vous au poignet ? - C’est un Fitbit (bracelet électronique mesurant des données sur la forme physique). - Pourquoi le portez-vous ? - Il enregistre le nombre de pas que je fais chaque jour, la quantité et la qualité de mon sommeil et d’autres informations importantes. - Enfin, Rav, ça m’a vraiment l’air d’être un gadget inutile. En avez-vous vraiment besoin ? Qu’est-ce que cela vous apporte ? Vous savez bien que vous devez être actif chaque jour et vous accorder suffisamment de sommeil, alors quel est l’intérêt de porter un tel objet ?" Je réfléchis à sa question, qui me parut impérieuse. Nous savons comment agir dans la vie, alors agissons, c’est tout ! Pourquoi utiliser des aides extérieures ? N’est-ce pas superflu ? Je me souvins alors d’une excellente citation d’un grand expert en management, Peter Drucker : "Ce qui est mesuré peut être géré". "L’idée de porter un Fitbit, répondis-je à mon ami, c’est de me rendre responsable de tenir mes engagements. Cela m’oblige à affronter la réalité de mes écarts plutôt que de, à la fin de la journée, me leurrer sur ce qui s’est passé ce jour-là." Croissance spirituelle De l’autre côté de l’océan, vivait un autre expert du management, mais ce dernier se spécialisait dans la gestion personnelle. Rav Kalonymus Kalman Chapira, le Rebbe de Piaseczno, était un Rebbe ‘hassidique de Pologne qui officia comme rabbin du ghetto de Varsovie. Après avoir survécu à la révolte du ghetto, il fut abattu par les Nazis dans le camp de travail de Trawniki. Parmi ses nombreux talents, il avait une vision profonde de la psychologie humaine.

Dans son journal spirituel, Tsav Vézirouz, il écrit ce qui suit : "Si vous avez réussi à élaborer des règles personnelles pour votre croissance spirituelle, considérez cela comme un succès. Mais dans le cas contraire, soit vous n’avez pas consacré votre vie à la croissance personnelle, soit vous êtes aveugle à vos propres échecs et succès. Car un homme en recherche spirituelle, qui concentre ses efforts sur son monde intérieur, sera inévitablement confronté à des difficultés et des diversions – non seulement extérieures, comme subvenir aux besoins de sa famille – mais aussi dans son monde intérieur – telles que l’indolence, les tendances négatives, les traits de caractère destructeurs, etc. Puisque la personne en recherche spirituelle est constamment impliquée dans cette bataille intérieure, elle en sortira parfois vainqueur et parfois perdante, et elle parviendra inévitablement à des conclusions, à savoir quelles stratégies fonctionnent pour elle et lesquelles font ressortir sa faiblesse. Alors si quelqu’un qui ne peut tirer de telles conclusions, c’est qu’il n’est pas engagé dans la bataille – il ne gagne pas, mais ne perd pas non Magazine I n°105

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VIE JUIVE nos erreurs, à voix haute. Il est impératif d’énoncer ou d’écrire nos fautes et nos projets pour nous améliorer. Mettre nos projets et nos objectifs par écrit nous incite à être stratégique, honnête et nous donne une référence à laquelle nous pouvons nous mesurer.

plus. Il ne connaît ni ses faiblesses intérieures, ni ses points forts." Désirez progresser progresser

et…

Le Rebbe affirme ici que lorsqu’il est question de notre caractère et de notre croissance personnelle, alors oui, ce qui est mesuré peut être géré. On ne peut prétendre être préoccupé par notre croissance spirituelle et ne pas en parallèle mettre au point une stratégie, se fixer des buts et surtout, identifier comment le progrès peut être mesuré.

Evaluez-vous : En l’absence d’évaluations fixes, il est improbable qu’on passe du temps à réfléchir et à planifier. Insérez dans votre emploi du temps des moments fixes pour évaluer vos progrès.

Marquez le positif ! : Prenez le temps Votre plan répond-il à des questions comme : pour constater et célébrer vos progrès. qu’est-ce qui déclenche votre réaction ? Soyez fier et servez-vous de cette fierté pour Comment réagir différemment ? Comment vous motiver à avancer plus loin. mesurer vos progrès ? Recommencez : N’arrêtez pas vos efforts La différence entre désirer progresser et en pensant que vous avez atteint un but accomplir un changement réel, c’est de créer particulier. Fixez-vous de nouveaux objectifs et notre Fitbit personnel et spirituel : le Spiritbit ! poursuivez-les avec la même détermination. A prendre en compte en programmant votre Spiritbit Limites : Choisissez un ou deux domaines maximum à la fois. La tâche semble insurmontable si nous choisissons trop de domaines, ce qui nous empêche de faire de vrais progrès. Soyez concret : Soyez réaliste. Ne promettez pas de faire des changements radicaux, impossibles à atteindre et intenables sur la durée. Planifiez : Maïmonide écrit que pour une Téchouva authentique, il faut énumérer

Réduisez votre colère, cessez de ressentir de la jalousie, améliorer vos prières, soyez plus scrupuleux dans votre respect de la Halakha, fixez des temps pour étudier la Torah tous les jours… Quel que soit le domaine où vous vous concentrez, cette année peut absolument vous réussir ! Mais cela ne se produira que si vous vous dotez d’un Spiritbit, un mécanisme qui vous pousse à l’honnêteté et enregistre vos résultats. Portez votre Spiritbit et devenez enfin la meilleure version de vous-même !

Rabbi Efraïm Goldberg

Dépression - Conflits parentaux - Solitude - Négligence - Harcèlement - Violence - Dépendance etc...

Une équipe de Thérapeutes & Coachs à votre écoute du matin au soir de manière confidentielle et anonyme.

01.80.20.5000 (gratuit) 02.37.41.515 (gratuit) www.torah-box.com/ecoute 12

Magazine I n°105


M A G A Z I N E

Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Vayé’hi - La quête du bonheur au fil de la Paracha En ne marquant aucun arrêt entre les textes, la Torah veut nous enseigner que le bonheur authentique et durable est généralement le fruit des efforts et des difficultés qui l’ont précédé. Celles-ci contribuent à forger le caractère d’un homme et lui permettent de dépasser ses ressources afin d’atteindre un niveau qu’il ne soupçonnait pas à l’origine.

Nous voici parvenus avec l’aide d’Hachem à la dernière Paracha du livre de Béréchit. La fin de ce livre coïncide également avec l’évocation des dernières années de vie de notre Patriarche Ya’akov. La Paracha commence en évoquant les 17 années de vie passées par Ya’akov en Egypte. Rachi nous précise que ce décompte spécifique nous indique les années de bonheur plein et entier que connut Yaakov dans ce pays. En effet, la vie du Patriarche a été jalonnée par de nombreuses épreuves, depuis la rivalité avec son frère ‘Essav, en passant par les tromperies de Lavan, sa vie de famille éprouvée par la

stérilité de Ra’hel jusqu’à la disparition de Yossef. Enfin, Ya’akov connaît quelques années de quiétude au sein de sa famille à nouveau réunie, à l’abri du besoin et pouvant s’adonner à l’étude de la Torah. Il connaît également le bonheur de voir sa famille s’agrandir et notre Paracha nous décrit le bonheur intense qu’il ressent en bénissant les enfants de Yossef, le fils tant aimé qu’il croyait ne plus revoir. Le bonheur n’est pas un long fleuve tranquille Le Rav Chimchon Raphaël Hirsch nous rappelle que le formalisme de notre Paracha déroge avec la forme traditionnelle des Parachiot dans

Supplément spécial Chabbath I n°105

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la Torah. En effet, généralement, les nouvelles sections de la Torah commencent par un retour à la ligne dans le Séfer Torah. Or, cette semaine, la Parachat Vayé’hi fait suite au texte précédent de la Torah sans aucun signe distinctif. Elle est dite Stouma, "fermée", c’est-à-dire sans espacement avec la Paracha précédente. Le Rav Hirsch y voit une leçon sur le sens à donner aux premiers mots de notre Paracha et notamment au bonheur que vit à présent le Patriarche au sein de sa famille. Ce sentiment de plénitude ne saurait être analysé de manière isolée, indépendamment des événements précédents. Au contraire, en ne marquant aucun arrêt entre les textes, la Torah veut nous enseigner que le bonheur authentique et durable est généralement le fruit des efforts et des difficultés qui l’ont précédé. Celles-ci contribuent à forger le caractère d’un homme et lui permettent de dépasser ses ressources afin d’atteindre un niveau qu’il ne soupçonnait pas à l’origine. Chacun d’entre nous peut faire l’expérience (par exemple dans la Avodat Hachem, le service divin), de périodes plus ou moins difficiles durant lesquelles nous devons puiser au fond de nous les ressources nécessaires pour progresser dans l’étude ou dans la pratique des Mitsvot. Ces moments charnières nous permettent de passer des seuils et nous propulsent dans une vie dont nous savourerons plus tard le bonheur. Nos Maîtres nous enseignent que celui qui souhaite vivre des moments de joie intense doit au préalable surmonter certaines difficultés. Nous pouvons ainsi penser à ces paroles des Sages du Talmud qui posent la question suivante : "Que doit faire l’homme qui souhaite vivre ?" Et de répondre : "Se tuer…" Effectivement, c’est uniquement en "tuant" son orgueil, ses pulsions instinctives matérielles qui lui donnent l’illusion de vivre, que l’homme pourra atteindre une vie autrement plus qualitative en accord avec son âme. 14

Ya’akov est vivant C’est d’ailleurs à propos de Ya’akov précisément que le Talmud nous enseigne : "Ya’akov Avinou n’est pas mort. De même que ses descendants sont vivants et continuent de perpétuer son héritage spirituel, de même Ya’akov lui-même est vivant." Nous constatons effectivement dans notre Paracha que Ya’akov est bel et bien vivant et entouré de ses 12 fils Tsadikim, comme le disent nos Sages : "La descendance de Ya’akov est parfaite". Il en aura la confirmation dans notre Paracha. En effet, alors qu’il craignait que l’un de ses enfants ne suive pas la voie qu’il avait tracée, il entendra tous ses enfants proclamer d’une seule voix : "Ecoute Israël, Hachem est notre D.ieu, Hachem est Un". Cette élévation spirituelle de tous ses descendants sans exception survient pour la première fois dans l’histoire biblique et constitue certainement, pour un père, l’un des plus grands bonheurs auquel il peut prétendre sur terre. Entre bonheur et perfection Mais il est également possible d’interpréter cette conjonction de bonheur et de perfection d’une autre manière. En effet, le bonheur n’est pas toujours la conséquence de la "perfection", il peut en être la cause. Nos Sages nous enseignent que le plus haut niveau de service divin est celui que l’on atteint lorsque l’on agit par amour, avec joie et gratitude. Cet état de félicité intérieure permet d’élever le service divin à son plus haut niveau. Voilà pourquoi en ces instants où la famille de Ya’akov est réunie autour du Patriarche, où les discordes ont laissé place à l’unité et la fraternité, où tous proclament leur amour de D.ieu, il est possible de dire : "Mitato Chèl Ya’akov Chéléma", "l’héritage de Ya’akov est parfait !" Chabbath Chalom !

Magazine I n°105 Supplément spécial Chabbath I n°105

Jérôme Touboul


SHABATIK

SHA BA TIK

N°155

Feuillet parents-enfants pour Chabbath par PRÉPARATIONS GÉNÉRALESédité : USTENSILES À NE PAS OUBLIER :

Vaye’hi

Bougies de Yom Tov : s’assurer qu’elles sont sufisamment grandes pour tenir jusqu’à la fin du repas

1

Un grand foulard pour recouvrir le plateau avant le chant « Ma Nichtana »

JEU PAR ÉQUIPE

Préparer une ou deux bougies de 24h pour les besoins de la fête

A

Un étui pour ranger l’Afikomane

Une Haggada par personne (si possible, la

même pour tout le monde)

Préparer les Formez kazétim de s’affronteront Matsa Un verre à 10page cl (1 !réviit) par personne deux(mesures) équipes qui au cours des jeuxdede9cette et Maror pour tous les invités (voir ci-dessous) Une bassine jetable pour y verser le vin lors de l’énumération des 10 plaies Si Pessah tombe un jeudi, ne pas oublier le “Erouv tavchiline” 2 points pour le slogan le plus sympa Des récompenses (friandises, fruits secs,...) pour les enfants afin qu’ils participent au Séder 1. Trouvez un nom en italien à votre équipe. (si le nom se termine par un “i” 2 points ) 2. Trouvez un slogan à votre équipe. ( 2 points pour le slogan le plus sympa) PLATEAU DU : ORDRE ALIMENTS : les plus drôles) 3. Expliquez pourquoi vous êtes les plus forts. ( SÉDER 2 points pour le slogan le DES plus sympa, 2 points pour

IDENTIFICATION DES ÉQUIPES

Maro 3. r

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QUIZZ

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2.

(rondes, faites à la 1. Quelle tribu a été bénie de recevoir une terre riche en huile ? (2 points main) )

au ne

É marquer des points. Chaque équipe choisit un nombre entre 1 et 12 et répond à la question pour 1. 3 Matsot chemourot 7. Chantez un chant de Chabbath. (2 points

Karpas

)

8. Si aucun membre de l’équipe ne rit pendant 30 secondes, l’équipe gagne 2 oss doit tenter de les faire rire.) points (L’équipe ‘Haradverse

6

2.>Épaule s La tribu de Acher 4. èt d’agneau . 2. Retrouvez le mokiscach en moins de 10 questions. Le chef de table ne peut 9. Citez au moins 12 véhicules à moteur. (2 points ) 3.répondre Marorque par oui ou par non zere > bonbon Ha10. (laitue romaine) Quels privilèges Réouven a-t-il perdus en raison de ses actions . t 5 impétueuses ? Vous gagnez(céleri) 2 points. 4.3.Karpass > Prêtrise et royauté 4. Faites une belle Brakha à chaque convive (1 à 3 points) 5. ‘Hazeret

h

m

C

11. Pourquoi la bonté envers un mort est-elle appelée « ‘Hessed chel emet », une « bonté de vérité ? » (2 points ) > Car il n’y a aucune attente de réciprocité

alée

> 147 ans 6.‘Harossèt A quoi dur vous fait penser le mot “‘Hanouka” ? (1 proposition par membre de 7.6.Oeuf l’équipe et 1 point par mot de la liste ci-dessous) 8.>Bol d’eau salée huile, beignet, Makabim, ‘Hanoukia, e miracles

12. Débarrassez la table. (2 points

)

ou ro t

au s

tC so at 1. M

5. Combien temps a vécu Ya’akov Avinou ? (laitue ou de endives)

’e 8. Bol d

RAV ACADEMIE ‘HAZAN ACADEMIE QUANTITÉS OBLIGATOIRES D DE MATSA & MAROR

MATSA

A savoir : 1 Kazayit = 28g | 1 Kazayit de Matsa correspond à ½ Matsa chémoura ronde faite à laqui main . Chaque chef d’équipe désigne 2 candidats vont les . Chaque chef d’équipe désigne 2 candidats qui vont les représenter dans un concours de divré Torah. représenter dans un concours de chant. Etapes du Séder Motsi Kore’h (sandwich) Tsafoun (fin du repas) Aprés les prestations des 4 participants; les convives votent . Minimum Aprés les prestations des 4 participants; les convives votent 1 Kazayit Kazayit pour 1désigner les meilleurs divré Torah.1 Kazayit pour désigner les meilleurs chanteurs. Le 1er remporte et le 3ème: Le Standard 1er remporte 5 points et le 2ème: 3 points et2leKazayit 3ème: 1 point. 1 Kazayit5 points et le 2ème: 13 points Kazayit 1 point. Hidour (au mieux) 2 Kazayit 1 Kazayit 2 Kazayit

E

ACTION MAROR

1 point Etapes du Séder Maror quantité de Maror . Rapportez 1 point à votreLa équipe en participant au débarrassage de 1laKazayit table. Supplément spécial Chabbath I n°105

Kore’h (sandwich) 1 Kazayit 1 15


SHABATIK

SHA BA TIK 2

L’HISTOIRE

Un général de l’armée russe avait été contraint de s’éloigner de chez lui, bien que sa femme fût enceinte. Des nouvelles d’elle l’auraient certes rassuré, mais il n’en recevait point. Et à mesure que les jours passaient et que le silence se prolongeait, son inquiétude ne faisait que croître. Il était au comble du tourment quand la Providence lui fit rencontrer quelqu’un. Celui-ci lui dit que dans la ville proche vivait un saint à qui tous les secrets étaient révélés. Pourquoi n’irait-il pas le consulter ? C’est ainsi que le général envoya son aide de camp prendre rendez-vous avec le saint rabbin. Mais ce dernier refusa de le voir, alléguant que cela n’était pas nécessaire. Le général, habitué à donner des ordres, envoya de nouveau son aide de camp au rabbin, et cette fois avec des menaces : il lâcherait

A

ses troupes sur les Juifs de la ville, ce qui causerait à ceux-ci beaucoup d’ennuis, si le Ba’al Chem Tov persistait dans son refus. Le saint rabbin accepta alors de le rencontrer. Au jour et à l’heure fixés, le général, accompagné de son aide de camp, se rendit à la maison du Ba’al Chem Tov. À son entrée, il aperçut, par une porte ouverte qui donnait sur une pièce intérieure, le saint rabbin. Il était à sa table de travail profondément absorbé par la lecture d’un livre. C’était là une scène qui n’avait apparemment rien d’insolite. Pourtant, le général en fut si impressionné qu’il eut le sentiment de se trouver en présence d’un monarque. Cédant à l’habitude, il s’arrêta un instant devant une glace suspendue dans le vestibule afin de vérifier que tout était parfait dans sa tenue.

DEVINEZ L’HISTOIRE CONTINUE

•Quelle est la suite de l’histoire ? Le général s’approcha du miroir, et quelque chose de merveilleux se produisit. Pendant qu’il regardait dans le miroir, son image disparut, et il vit à sa place une route qui se déroulait devant lui ; elle conduisait à sa ville natale. Le décor se transformait comme s’il y avançait lui-même, monté sur son cheval. Bientôt ce fut la ville qu’il reconnut, les lieux familiers, la rue où il demeurait, et enfin sa maison. La porte s’ouvrit et voilà sa femme qui, installée à la table qu’il connaissait si bien, était en train de lui écrire une lettre. Il pouvait même lire ce qu’elle lui écrivait : elle l’informait qu’elle avait mis au monde un garçon, que tous deux, elle et l’enfant, se portaient bien et qu’elle espérait le retour proche de son mari. Tout près d’elle, comme pour confirmer ce qu’elle écrivait,

B

se trouvait un berceau et un bébé y dormait paisiblement… La scène disparut comme elle était apparue et le général se retrouva face au miroir, en train de regarder fixement sa propre image ; il était si pâle et si bouleversé qu’il eût de la peine à s’y reconnaître. Il trouva moyen de bredouiller des remerciements au saint rabbin et se retira en hâte. De retour au camp, il trouva, qui l’attendait, la lettre de sa femme. Il la reconnut aussitôt ; elle était identique à celle qu’il venait de voir dans le miroir merveilleux. Il consigna cette expérience extraordinaire dans son journal pour ne jamais l’oublier.

LES ZEXPERTS • Pourquoi le général était inquiet ? • Que décida-t-il de faire pour s’apaiser ? • Qu’est-ce qui lui est arrivé chez le Ba’al Chem Tov ?

C

A VOTRE TOUR

• Raconte une histoire dans laquelle se produit un miracle. • Pourquoi les Tsadikim méritent-ils de vivre ou de provoquer des miracles ? 16

Supplément spécial Chabbath I n°105

2


SHABATIK

SHA BA TIK 3

JEU JEUX FAMILIAL

En Page 4 de ce feuillet se trouve un groupe de hibouxs.Votre mission est de démasquer lequel de ces hibouxs est le Hiboux de notre Chabbath.Pour cela vous devez jouer aux jeux de cette page, amasser des points, et a chaque fois que vous accumulez 6 nouveaux points, vous recevrez un indice qui vous permettra de découvrir qui est le Hiboux de Chabbath cette semaine. Tous les convives jouent ensemble dans la même équipe.

LE TEXTE À TROUS !

A

Ya’akov bénit Efraïm et _____ (Ménaché) pour qu’ils se multiplient comme les _____ (poissons).

1 point par trou comblé

> Parce que les descendants d’Efraïm seront plus grands que ceux de Ménaché.

4. Quelle main Ya’akov pose-t-il sur la tête de Ménaché ?

>

La main gauche

5. A qui de sa descendance Ya’akov n’a pas voulu être associé ?

>

Zimri et Kora’h

6. Quel lieu de sépulture Ya’akov donna-t-il à Yossef ?

>

Chekhem

7. Quels sont les deux fils de Ya’akov qui n’ont pas porté son cercueil ?

>

Lévi et Yossef

NUMÉROMÈTRE

E

1 point par bonne réponse

1. Pendant combien de jours l’Egypte pleure-t-elle Ya’akov ? 70 2. Combien de Parachiot traitent de l’histoire de Yossef ? >4 3. Combien d’années Yossef et Ya’akov passent-ils ensemble, en tout ? > 34 : les 17 premières de la vie de Yossef et les 17 dernières de celle de Ya’akov. 4. Combien de fils a Yossef ? >2 5. A quoi correspond la somme des nombres trouvés ? > 110 : l’âge de Yossef à son décès.

>

ALLONS PLUS LOIN... 2 points par bonne réponse

. .

A quel animal aimeriez-vous être comparé ? Pourquoi ? A quel animal n’aimeriez-vous pas être comparé ? Pourquoi ?

INDICES ET RÉPONSE

F

ACTION

A personne

3. Pourquoi Ya’akov place-t-il ses mains sans respecter les âges ?

Les commentateurs font remarquer que le poisson est le seul animal qui, une fois qualifié comme Cachère par ses signes distinctifs, reste toujours _____ (Cachère). Tout poisson qui a des écailles et des nageoires est Cachère, même s’il a des imperfections. Pour les autres animaux, nous devons au contraire faire preuve d’une grande _____ (vigilance). En effet, tout défaut pourrait compromettre leur _____ (Cacheroute).

C

Ménaché

2. A qui Yossef a-t-il raconté l’histoire de la vente ?

>

Ya’akov bénit les fils de Yossef pour qu’eux et leurs _____ (descendants) soient à l’image des poissons : pour qu’ils restent toujours Cachères et purs malgré leurs imperfections et leurs difficultés.

1 point par bonne réponse

1. Quel est l’aîné des fils de Yossef ?

>

Pourquoi Ya’akov choisit-il cette espèce parmi les milliers d’animaux _____ (Cachères) ?

B

QUIZ PARACHA

D

2 points par Chant

. Chantez un chant de Chabbath tous ensemble.

.1 .2 .3 .4

Voici les indices à donner aux enfants a chaque fois qu’ils ont cumulé 6 nouveaux points :

indice : Il n’a pas une tête rose. indice : Son voisin du dessous a une tête bleue. ème indice : Il a une tête bleue. ème indice : ll a un cœur sur le ventre. er

ème

Supplément spécial Chabbath I n°105

Réponse : Le Hiboux de Chabath, c’est Hiboutargue.

17 3


SHABATIK

4 QUI EST LE HIBOUX DE CHABBATH ? Pour jouer ce jeu,reportez-vous aux instructions en haut de la page 3.

Hibougosh

Hiboufou

Hiboulon

Hiboutik

Hiboulu

Hiboutargue

Hibounuit

Hibougon

Hiboum

Hibouloulou

Hiboucan

Hiboujour

Hibouzou

Hiboubibou

Hibouti

Bibougris

Envoyez-nous vos commentaires sur www.torah-box.com/shabatik Shabatik est une publication hebdomadaire éditée par l'association Torah-Box Textes : Chlomo Kessous et Yael Allouche | Responsable : Rav Michael Allouche 18

Supplément spécial Chabbath I n°105

4


Le ricochet - Une histoire exceptionnelle... "Un après-midi, j’étais dans un restaurant à ‘Haïfa. Nous buvions et riions. Tout à coup, un jeune Avrekh passa. Quand il aperçut l’abominable vitrine d’en face, il tourna la tête et s’éloigna rapidement. Mes amis se moquèrent de lui, mais moi, je sentis comme une flèche m’atteindre en plein cœur…"

‘Azaria Tsarfati était devenu une figure célèbre de cette ville du Sud. Arrivé 15 ans auparavant, il s’était vite adapté et son intégration lui valut l’estime des habitants. Il devint bien vite l’un des piliers de la communauté. Dès son arrivée, ce jeune marié se rendit compte qu’il n’existait pas de Gan adapté au public des Ba’alé Téchouva (ceux récemment revenus à la pratique de la Torah) qui allait en se développant. En quelques mois, un nouveau Gan vit le jour. Très vite, il se transforma en une chaîne de Ganim s’étendant à tous les quartiers. Puis les parents exprimèrent le souhait d’inscrire leurs enfants au Talmud-Torah. Là encore, ‘Azaria mit tout en œuvre répondre à la demande. Il ne lésina pas sur les moyens pour y parvenir. Ce n’était pas une tâche facile mais il sut quels arguments avancer pour atteindre son but. En un clin d’œil, il trouva une caravane. Il la meubla et l’arrangea du mieux possible, installa l’électricité et contacta les parents pour leur annoncer que les inscriptions avaient commencé.

Une ascension météorique Lorsque les responsables de la mairie ordonnèrent la destruction de la caravane, ‘Azaria s’adressa directement au maire : "Si vous n’activez pas l’obtention d’un permis de construire et si vous n’attribuez pas dans les plus brefs délais un terrain pour le TalmudTorah, cela se retournera contre vous et vous devrez céder votre place à quelqu’un de plus compétent que vous." La détermination de ‘Azaria et son regard lançant des éclairs eurent leur effet. Le maire comprit que ce jeune homme avait tout d’un leader et qu’il était dans son intérêt de trouver un compromis avec lui s’il ne voulait pas perdre sa place et se mettre à chercher un autre poste… ‘Azaria prenait à peine le temps de souffler. Tout de suite après le Talmud-Torah, il mettait déjà en place une Yéchiva. Puis il fonda encore un centre pour autistes. Son ascension météorique lui permit aussi de rencontrer des gens influents qui dirigeaient un grand organisme de bienfaisance. Il put ainsi mettre

Supplément spécial Chabbath I n°105

19


en place la distribution de centaines de colis alimentaires pour les familles nécessiteuses. Le verdict tombe Entre-temps, ‘Azaria eut six enfants. Sa femme ne se plaignait jamais d’être surchargée de travail. Au contraire, elle permettait à son audacieux mari d’aller au bout de ses rêves et d’atteindre des sommets de Torah et de bonté. Elle avait bien compris que le temps qui nous est imparti est compté et que la tâche est grande… Un jour, ‘Azaria rentra à la maison très fatigué. Cette fatigue persista quelques jours jusqu’au moment où il s’écroula. Une ambulance le transporta à l’hôpital de Beer-Chéva’. Après avoir fait subir des examens à ‘Azaria, le Dr Fucksman lui annonça : "Je suis désolé, vous souffrez de sclérose en plaques…" Il n’y avait pas besoin d’en dire plus. ‘Azaria comprit tout de suite que ses années étaient comptées. Il comprit aussi pourquoi il avait réussi à fonder tout cela, quelque 2000 élèves étudiaient dans ses institutions et ses aspirations n’étaient pas encore assouvies… "Orit, dit-il à son épouse, cette maladie ne m’affecte pas plus que ça. Il y a un Maître du monde, et Il sait exactement quand me rappeler à Lui. Il faut maintenant fonder un séminaire pour filles ainsi qu’une Yéchiva Guédola…" Malgré sa maladie qui l’affaiblissait de jour en jour, ‘Azaria réalisa ses rêves les uns après les autres comme s’il était en parfaite santé. L’Avrekh qui passa devant une vitrine Trois jours avant sa mort, le Rav de la ville s’assit près de ‘Azaria et lui demanda : "’Azaria, mon ami, toi qui a bâti des mondes, tu ne m’as jamais raconté ce qui t’a amené à faire Téchouva". ‘Azaria esquissa un sourire timide. "Un après-midi, commença-t-il, j’étais dans un restaurant à ‘Haïfa avec mes amis. Nous buvions de la bière, nous mangions et riions. Nous ne parlions que de futilités. En face du restaurant, il y avait un magasin d’abominations avec des images indécentes. Tout à coup, un 20 20

jeune Avrekh au pas déterminé passa, vêtu de son costume noir et de son chapeau. Quand il aperçut l’abominable vitrine, il tourna la tête, ferma les yeux, baissa son chapeau et s’éloigna rapidement. Mes amis se moquèrent de lui, mais moi, je sentis comme une flèche m’atteindre en plein cœur. Je m’interrogeai : comment ce jeune homme n’est-il pas tenté de regarder ? S’il n’était pas soumis à ses instincts, il était forcément animé par d’autres tendances, meilleures et plus nobles. Et ses choix lui donnaient la force surhumaine de résister à la tentation et de préserver ses yeux. Pendant trois jours, les idées se bousculèrent dans ma tête, je revoyais la scène de l’Avrekh qui baissait la tête et fermait les yeux. Peu après, je téléphonai à la Yéchiva Nétivot Téchouva. Làbas, j’ai étudié la Torah et j’ai reçu les réponses à mes questions. La suite de l’histoire, vous la connaissez…" Des actes et des hommes Devant des milliers de personnes, devant la veuve et les six orphelins, le Rav, dans un discours à fendre le cœur, raconta la grandeur d’âme et le dévouement exceptionnel de ‘Azaria pour son peuple. "Il y a trois jours, ‘Azaria me racontait ce qui l’avait poussé à faire Téchouva… Réalisez-vous, mes chers amis, que le simple fait d’avoir vu un Avrekh fermer les yeux, baisser la tête et rabattre son chapeau pour préserver la pureté de ses yeux il y a 15 ans permit à ‘Azaria de devenir et de construire un empire de Torah ? Rendez-vous compte de l’impact que peut avoir un seul de nos actes ! De petits actes anodins peuvent créer des mondes infinis de Torah et de bonté !… Et cet Avrekh de ‘Haifa ne se doute probablement pas de l’impact de sa conduite. Je vous propose de prendre sur vous un acte pour l’élévation de l’âme de ce pilier de la Torah et de la bonté qu’était Azaria…" Ces mêmes actes qui créent des mondes et rapprochent de notre Torah les âmes les plus égarées !

Supplément spécial Chabbath I n°105

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FLASH CHABBATH Hiloula du jour Le jeudi 12 Tévet (09/01/20) tombe la Hiloula de Rabbi Yossef Messas (1892-1974), l’une des plus importantes figures du judaïsme séfarade du siècle passé. Rav Messas fut rabbin de Tlemçen en Algérie avant de devenir président du Tribunal rabbinique de Meknès au Maroc. Décisionnaire, savant, poète et artiste, il mit tous ses talents au service de sa communauté. N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous.

Une perle sur la Paracha Dans notre Paracha, alors que Ya’akov Avinou bénit les fils de Yossef, Ménaché et Efraïm, il pose ses mains sur leurs têtes et invoque Hachem en ces termes (Béréchit 48,15) : "‫היום הזה‬-‫"האלקים הרעה אתי מעודי עד‬, "Le D.ieu qui est mon Berger depuis que je suis et jusqu’à ce jour". Le Rav Moché ‘Houri, grand érudit tunisien qui enseigna à la Yéchiva de Kissé Ra’hamim, écrit dans son "Torah Missinaï" : le terme de "‫( "מעדי‬Mé’odi, "depuis que je suis") a pour valeur numérique 130. On remarque également que le Patriarche

HALAKHOT

invoque D.ieu sous le Nom "‫( "אלקים‬Elokim), 1. Après une vilaine grippe, réciter la bénédiction du "Gomel" ?

>

Oui pour un Séfarade si la maladie l’a alité ne serait-ce qu’un jour. Un Achkénaze ne la récitera que si la maladie a vraiment mis sa vie en danger (Kaf Ha’haïm, 219, 44-46). 2. Acheter du pain de mie n’importe où, permis ?

>

Non, et on ne peut pas se fier à la composition car les moules peuvent avoir servi pour des produits au beurre, ce qui peut rendre le moule ‘Halavi (lacté) ou même non-Cachère. On ne peut consommer que du pain de mie certifié Cachère par une autorité rabbinique sérieuse (Rav Michaël Gabison). 3. Se marier avec sa cousine, permis ?

>

Oui, et même avec sa nièce. Néanmoins, Rav Elyachiv et beaucoup d’autres Rabbanim désapprouvent ces mariages consanguins qui augmentent le risque d’avoir des enfants présentant des malformations. On fera des tests génétiques avant.

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Magazine I n°105

qui représente l’attribut de rigueur et qui a également pour valeur numérique 130. Par là, explique le Rav ‘Houri, le Patriarche faisait une allusion aux 130 années durant lesquelles il fut livré à l’Attribut de rigueur divine, en proie aux vicissitudes de la vie face à son frère impie ‘Essav, aux tromperies de Lavan, à la stérilité de Ra’hel, à la disparition de Yossef et aux autres épreuves qu’il eut à endurer.

Les lois du langage Le ‘Hafets 'Haïm nous enseigne que si une personne a dénigré son prochain en présence de deux auditeurs, et que l’un d’eux le rapporte à la victime, il demeure interdit au second d’en faire de même, bien qu’il n’ajoute rien au récit. La raison de cet interdit est que même si la victime a déjà prêté foi au premier rapport qui lui a été fait, le second risque d’accroître son animosité envers celui qui a médit d’elle.


Qui était Rabbi Yéhouda Méir Chapira de Lublin, le père du Daf Hayomi ? A l’occasion de la clôture du 13ème cycle du Daf Hayomi et du lancement du 14ème cycle, découvrez la figure qui se tient derrière cette idée révolutionnaire, le Rav Yéhouda Méir Chapira de Lublin. Une vie courte, une œuvre monumentale Rabbi Yéhouda Méir naquit dans l’empire austro-hongrois le 2 Adar 5647 (1887) dans une famille de Rabbanim affiliée à la ‘Hassidout. Dès son plus jeune âge, il se distingua comme un ‘Ilouy (génie) à l’assiduité exceptionnelle. Très jeune, Rabbi Yéhouda Méir reçut l’ordonnance rabbinique, se maria et commença à occuper le poste de Rav dans différentes villes. Partout où il décelait des brèches dans le respect des Mitsvot (le mouvement réformiste de la Haskala battait alors son plein), il s’employait à les réparer. A Galina, il remplaça la petite cabane de bois qui faisait office de TalmudTorah par une belle et imposante bâtisse afin que même les enfants les plus pauvres puissent étudier la Torah dans les meilleures conditions. Il restaura le Mikvé et le ‘Erouv et parvint à rétablir le respect du Chabbath. Durant les 3 années qu’il siégea à Sanok, le Rav parvint à restructurer tous les services communautaires. Il fonda là aussi un TalmudTorah de 250 élèves. C’est en marchant un jour dans les rues de Lublin que le Rav remarqua un grand terrain abandonné. Il s’adressa à des responsables communautaires et bien vite, le terrain lui fut offert et il y construisit la célèbre Yéchivat ‘Hakhmé Lublin qui fut inaugurée en 1930 en présence de 20.000 personnes, après 6 ans de levée de fonds auprès des communautés juives de par le monde. En plus de son infatigable activisme communautaire, le Rav représenta la communauté juive et l’Agoudat Israël au Parlement polonais de 1922 à 1927. C’est alors qu’il prépare son départ pour la terre sainte que le Rav décède des suites du typhus, à l’âge de 46 ans.

Un homme, une vision Déjà très jeune, le Rav Chapira était un visionnaire : constatant la pauvreté des étudiants en Torah –qu’il considérait comme une véritable profanation du Nom divin – il s’employa à agir auprès des communautés afin qu’elles soutiennent avec largesse les Talmidé Yéchiva. C’est en ce sens que la Yéchivat ‘Hakhmé Lublin constitua une véritable révolution dans le monde des Yéchivot. En effet, à cette époque, les institutions de Torah n’avaient pas les moyens d’offrir le gîte et le couvert à leurs étudiants. Ceux-ci couchaient sur les bancs du Beth Hamidrach ou dans la galerie réservée aux femmes des synagogues. Ils prenaient leurs repas frugaux – qui n’étaient même pas journaliers – chez des familles de la ville. La Yéchivat ‘Hakhmé Lublin offrait quant à elle des conditions jamais vues pour l’époque : un internat avec des couchages et une cantine avec des repas quotidiens ! La Yéchiva bénéficia d’un rayonnement hors du commun : quelque 400 élèves y étudiaient et une bibliothèque riche de 22.000 ouvrages y était abritée. C’est le 9 Eloul 5683 (1923), lors du premier congrès de l’Agoudat Israël qui réunit les plus grands Rabbanim du monde juif, que le Rav Chapira exposa son projet d’une étude mondiale du Talmud. Pour lui, ainsi qu’il le déclara lors de son discours, il s’agissait de la meilleure façon "d’unir D.ieu, Son peuple et Sa Torah". Si de nombreux Juifs se montrèrent réticents à l’idée de prendre un tel engagement lors du premier cycle, l’appel enthousiaste du Rabbi de Gour en faveur du projet acheva de convaincre les plus sceptiques. Le Daf Hayomi connut une ascension croissante à travers les années et c’est ainsi que l’on peut dénombrer aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers de Juifs qui ont achevé avec succès le Chass dans le cadre de l’étude du Daf Hayomi ! Magazine I n°105

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COUPLE FAMILLE

L’homme et la femme : deux écoutes différentes

ÉDUCATION FEMMES COUPLE

Même si l’on ne le voit pas extérieurement – il ne hoche pas la tête avec enthousiasme et ses yeux regardent dans tous les sens, sauf en direction de vos lèvres – souvenez-vous que c’est de cette façon que l’homme écoute !

"J’ai attendu le bus pendant des heures. Et il n’arrivait pas… Je n’en pouvais plus de chaleur. La sueur coulait sur mon visage…" En plein milieu de son récit palpitant, Tsipora vit que l’un des yeux de son mari se fermait et que sa tête penchait dangereusement en avant… "Tu ne m’écoutes pas !", dit-elle d’un ton blessé. "Ce que je dis ne t’intéresse pas ! - Je t’écoute, bien sûr, je t’écoute, dit-il en se secouant. - Ah oui ? Et quelle était alors la dernière phrase que j’ai dite ? - Tu as dit que tu as eu chaud. - Et qu’est-ce qu’il y avait avant ? - Tu as dit que tu avais attendu longtemps le bus. Mais qu’est-ce que c’est que tout cet interrogatoire ? - J’ai la sensation que tu ne m’as pas écoutée." "Encore une ‘sensation’ de femmes…" ne peut-il s’empêcher de murmurer en son for intérieur. 24

Magazine I n°105

 Un jour, Tsipora lut dans le journal que d’après une recherche médicale, l’homme n’usait que d’un seul hémisphère du cerveau pour écouter ; depuis lors, sa façon de regarder son mari a changé. Elle essaie de ne pas trop le fatiguer avec de longs récits et au lieu de lui expliquer en détail tous les événements de sa journée, elle lui sert un bon morceau de gâteau avec une tasse de café. Depuis ce jour, miraculeusement, son mari a commencé à l’écouter avec attention.

 "J’étais tellement absorbé par mon étude que je n’ai pas remarqué que l’inspecteur du Ministère de l’Éducation nationale était entré dans le Kolel. - Quoi ! Je ne te crois pas… Tu étais absorbé à ce point ?! - En effet, Moché, ma ‘Havrouta, et moi étions plongés dans un débat passionnant. Et l’inspecteur se tenait à côté de nous et souriait dans sa moustache." Elle écarquilla les yeux d’étonnement.


"Évidemment, tous vos camarades du Kolel ont été frappés de stupeur par votre pouvoir de concentration !

direction de vos lèvres – souvenez-vous que

- Qu’est-ce qu’ils en ont pensé ? Eh bien, ils nous ont regardés pendant cinq minutes jusqu’à ce que…"

même que vous ne lui demandez pas de vous

Elle se penche en avant pour bien entendre, fait un geste maladroit avec sa main et renverse par inadvertance sa tasse de café. "Alors ? Que s’est-il passé ? Qui a réussi à vous informer de la présence de l’inspecteur ?" L’homme

c’est de cette façon que l’homme écoute. Ne lui demandez pas d’écouter comme vous, de ressembler. Lorsque la relation qui vous unit se renforcera, sa manière d’écouter changera également quelque peu, mais ne vous attendez pas à ce qu’il change totalement. Essayez de lui dire avec délicatesse combien vous seriez heureuse s’il vous montrait qu’il vous écoute, s’il réagissait à vos paroles par des mots ou des hochements de tête qui sont des

Pendant que l’homme écoute, il semble qu’il ne prête pas attention à ce qu’on lui dit. Nombreuses sont les femmes qui pensent que leur mari n’écoute pas leurs propos. Il n’en est rien. Ils écoutent et entendent chaque mot, mais ne le laissent pas paraître de l’extérieur. La raison en est que l’homme n’écoute qu’au moyen de la partie gauche de son cerveau (ce phénomène a été prouvé scientifiquement) mais, comme nous l’avons dit, il écoute effectivement. Parfois, les femmes demandent à leurs maris de répéter les paroles qu’elles viennent de leur dire, car elles doutent du fait qu’ils les aient écoutées, mais cette attitude risque de les blesser, d’affaiblir le lien positif qui les unit et même de leur causer du tort à elles-mêmes.

preuves d’attention. Si toutefois il n’y parvenait pas, soyez compréhensive. Montrez-vous adulte et prenez en compte que c’est sa manière d’écouter. Ne dépensez pas trop d’énergie afin de modifier ce fait.

Rabbanite Esther Toledano

DE UR N COE EGA AU AIT V B

Robes d'un jour

La femme Lorsqu’une femme écoute, elle le montre de manière évidente. Les femmes écoutent en général au moyen des deux lobes externes du cerveau. Elles sont donc complètement attentives aux paroles de leurs interlocuteurs.

Robes de mariée

‫שמלות כלה‬

Robes de soirée

‫שמלות ערב‬

Accessoires pour danses

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Robe de henné ‫שמלות חינה‬ brodée au fil d'or

Solution Sachez que votre attentivement.

mari

vous

écoute

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Pose ta question, un rabbin répond !

Quelles farines sont Cachères ? Je voudrais savoir si les farines suivantes sont autorisées, (j’aimerais faire des gâteaux pour une personne allergique au gluten) : farine de riz, farine de maïs, farine de fonio, farine d’amarante, farine de sarrasin, farine de millet, farine de châtaigne, farine de quinoa. Réponse de Dan Cohen Toutes les farines végétales 100% (riz, maïs, fonio, amarante, sarrasin, millet, châtaigne, quinoa…) sont autorisées. Vérifiez bien qu’il s’agisse de farines 100%. Ces farines nécessitent toutes un tamisage dans un tamis d’au moins 70 trous/inch, comme pour les farines de blé. Il est possible que certaines des farines mentionnées soient trop épaisses pour passer dans la maille d’un tel tamis, auquel cas il est nécessaire d’inspecter toute la farine par petites poignées qu’on étale convenablement sur une surface bien éclairée et on vérifie l’absence d’insectes. Cette mise en garde concerne même des farines avec un tampon de Cacheroute.

Utiliser une carte bleue à débit différé A-t-on le droit d’utiliser une carte bleue à débit différé ? Dans certain cas, au moment de la dépense, il n’y a pas assez d’argent sur le compte, mais au moment du prélèvement, oui. Est-ce comme un crédit et, du coup, peut-on utiliser ce système de paiement ? Réponse de Rav Shimon Griffel Votre question traite probablement du cas où la carte a été émise par une société qui appartient à un juif, car le problème de Ribit ne s’applique pas dans les relations envers des non-juifs. Pour répondre à votre question, une carte de paiement à débit différé est une carte où la banque prélève en une fois les dépenses faites au cours du mois. On est donc bien dans une situation de prêt. Cependant, étant donné que l’on ne paye pas d’intérêts sur ce prêt, puisque la somme prélevée correspond à la somme des dépenses du mois, il n’y a donc pas d’interdit de Ribit. En conclusion, il n’y a pas d’interdit à utiliser une carte à débit différé.

"Migdol" dans le Birkat Hamazon Je voulais savoir pour quelle raison dans le Birkat Hamazon de Chabbath, des jours de fête et de Roch ‘Hodech, nous disons le mot "Migdol" à la fin, à la place de "Magdil" que l’on dit pendant les jours ouvrables. Réponse de Rav David Haddad Parce que "Migdol" porte une connotation de splendeur et de suprématie, contrairement au vocable "Magdil", tel qu’il apparaît dans le verset des Téhilim. C’est pourquoi le Chabbath, on emploie la formule "Migdol", car ce jour saint est semblable à un roi en comparaison des jours de semaine (Aboudarham p. 356). Par ailleurs, le Yalkout Chim’oni rapporte que les jours de semaine symbolisent l’exil. C’est pourquoi nous employons à ce moment la formule "Magdil", parce que nous espérons que la délivrance divine jaillisse et "s’élève" (du verbe Ligdol). Le Chabbath, en revanche, incarne la période des jours du Machia’h et de ce fait, on utilise alors le terme "Migdol", en évocation de la délivrance qui s’élève comme une "tour fortifiée" (Midgal ‘Oz) (Yalkout Chim’oni Chmouel 164 ; voir Otsar Hatéfilot p. 249, mot-clé "Téfila"). 26

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Chéhé’héyanou sur des chaussettes ? Doit-on réciter la bénédiction de Chéhé’héyanou sur le port de chaussettes ou de sous-vêtements neufs ? Réponse de Rav David Haddad On ne récitera pas la bénédiction de Chéhé’héyanou sur des chaussettes ou tout autre sous-vêtement neuf étant donné que ces derniers ne sont pas considérés comme des vêtements de valeur (Ma’adané Daniel p. 462, 26 ; Habérakha Véhalikhotéha p. 33, 7).

Nommer un enfant par le 2ème prénom de son père Est-ce permis de nommer un bébé sur l’un des prénoms de son père ? En l’occurrence le deuxième ou troisième prénom de son père. Réponse de Rav Gabriel Dayan Apparemment, vous désirez que le bébé porte l’un des prénoms de son papa. Ce n’est pas une chose à faire ! Il n’a jamais été habituel d’agir de la sorte. L’une des raisons : lorsque l’enfant grandira, il risque de se faire appeler (par ses frères et sœurs par CE prénom (uniquement) en présence de son papa, ce qui est problématique par rapport au respect qui lui est dû.

Payer l’école avec le Ma’asser Peut-on payer les écoles avec l’argent du Ma’asser ? Réponse de Rav Rahamim Ankri D’après le Choul’han ‘Aroukh (251, 3), on a le droit d’utiliser l’argent du Ma’asser pour payer la scolarité de ses enfants, ce qui est considéré comme de la Tsédaka. Mais attention, cela dépend de leur âge ! Tant qu’ils n’ont pas la capacité de travailler, vous ne pouvez pas payer leur scolarité avec le Ma’asser. D’après le Choul’han ‘Aroukh, cela signifie jusqu’à l’âge de 6 ans, et c’est aussi l’avis du Rav Ovadia Yossef (Yabia’ ‘Omer Yoré Déa’ 58, 45). Par contre, d’après le Rav Moché Feinstein, aujourd’hui où les enfants sont un peu moins débrouillards, il faudra attendre jusqu’à 9 ans. Pour une personne qui a une bonne situation financière, il vaut mieux utiliser cet argent afin d’aider des nécessiteux. P.S : pour parfaitement calculer son Ma’asser, l’association Torah-Box a mis en ligne le site www.maasser.com.

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La Yéchiva Episode 16 : Avraham révèle son secret Chaque semaine, Déborah Malka-Cohen vous fait plonger au cœur du monde des Yéchivot pour vivre ensemble les intrigues passionnantes de quatre étudiants, sur fond d’assiduité et d’entraide… Dans l’épisode précédent : Ménou’ha raconte le calvaire dans lequel elle est plongée depuis ce fameux jour où elle a été enlevée et cachée dans un village arabe. De leur côté, les garçons rentrent du Tiyoul de la Yéchiva. Yossef conseille à Yona de cesser de complexer tandis que David se demande qui peut bien être l’auteur de la note étrange qui est tombée de son dossier…  Bien que le rendez-vous chez le garagiste arabe remontait à quelques semaines, David n’avait pas eu trop de mal à repasser dans sa tête le déroulement de leur entretien. En revoyant ses propres actions, il se répétait en boucle : “Déposer le dossier/Chaleur étouffante/ Demander de l’eau/Boire le verre/Repartir”. Il savait pourtant qu’il manquait une pièce à son puzzle. Pour obtenir de l’aide, il prit la décision d’interroger Yona dès qu’ils seraient arrivés à la Yéchiva, puisque lui aussi était présent ce jour-là. Deux mémoires valent mieux qu’une. D’un coup, David sortit de ses pensées car il fut interpellé par ce qui se disait à la radio et augmenta le volume. Juste après les trois bips qui indiquaient l’heure, les quatre amis entendirent la voix masculine presque mécanique déclamer : “Chalom, hacha’a chéva’... “ pour laisser la place à un flash info dramatique : “... On vient de nous signaler l’enlèvement de deux ‘Hayalim, âgés de dix-huit ans. Tsahal et la police mettent tout en œuvre pour les retrouver…” “ D.ieu préserve !, avait hurlé Yona. Je n’en peux plus d’entendre ce genre d’informations ! – Je n’ose même pas imaginer ce que la famille ou les amis doivent ressentir après 28

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une telle catastrophe. J’espère qu’ils vont les retrouver !”, avait réagi Yossef. Les trois amis continuèrent de commenter la triste nouvelle. Avraham, qui ne s’était pas prononcé depuis le départ, entendait les échanges ans rien dire. Si en apparence, il avait l’air serein, à l’intérieur il était torturé. “Comment reprendre le cours de sa vie après un tel drame ? D’après ce qu’on dit, si on ne retrouve pas une personne disparue dans les 24h, il y a peu de chance qu’elle soit encore en vie.” Ce fut la phrase qui fit perdre ses moyens à Avraham. “NE DIT PAS ÇA !”, avait-il hurlé. Depuis qu’ils le connaissaient, c’était la première fois que Yossef, Yona et David avaient entendu leur ami hausser le ton. Après un laps temps, David osa demander : “Tout va bien Avraham ?” Encouragé par la bienveillance de son ami, l’intéressé ne mit pas longtemps à se jeter à l’eau : “Il est temps pour moi de vous révéler ce qui me pèse depuis des mois…” À mesure qu’Avraham leur racontait tout ce qu’il s’était passé depuis le kidnapping, il sentait un énorme poids s’évaporer peu à peu. “D’après ce qu’on a lu dans son journal intime, Ménou’ha semblait heureuse. Le matin avant qu’elle ne soit kidnappée, elle avait confié à Nathaniel, mon autre frère, qu’elle rentrerait plus tard que prévu car elle devait aller faire 2h de baby-sitting chez les Hasberg. Le problème c’est qu’elle n’a jamais été chez nos voisins. Vers


20h00, on a vraiment commencé à s’inquiéter. A 23h00, mes parents, mes frères et moi, nous étions en train de ratisser le quartier. Chaque maison avait été passée au peigne fin mais aucun de nous n’avons réussi à découvrir la moindre piste. On a bien dû se résoudre à aller voir la police pour commencer des recherches plus approfondies. Quand on leur a exposé la situation, ils nous ont conseillé de fouiller dans ses affaires pour vérifier qu’elle n’avait pas fugué car cela arrivait plus souvent qu’on ne le croyait. C’est là qu’on a trouvé sur son bureau un mot de sa part. On pouvait lire : “Je m’en vais de mon plein gré, ne me cherchez pas”. Sous le choc, ma mère s’était évanouie. Depuis, mon père n’a pas retrouvé le sommeil. Mes frères et moi n’avions pas cru une seule seconde à ce mot. La police a même fait appel à un expert en comparaison d’écritures et celleci s’est avérée être bien celle de Ménou’ha. On a compris que la police ne nous serait d’aucune utilité.

raisons sécuritaires, il refuse de la divulguer. Sauf que moi, j’ai réussi à me la procurer.” Avraham joignit l’acte à la parole, en plongeant sa main dans la poche intérieure de sa veste. “Tenez. Tout est là. Le nom des 15 villages. – Comment as-tu fait pour l’obtenir ? avait demandé Yona. – Lorsque j’ai imprimé les tickets pour l’excursion d’aujourd’hui, j’ai utilisé l’ordinateur et l’imprimante du secrétariat.” Complètement abasourdis par de telles révélations, chacun attendait que l’autre brise le silence. Ils n’eurent pas besoin de le faire car arrivant devant la Yéchiva, une surprise de taille les attendait. Un camion de police, tout gyrophare dehors, était garé juste devant…

Déborah Malka-Cohen

À cause de ce fichu mot laissé derrière elle, de la dispute qu’elle avait eue avec mes parents quelques jours auparavant et vu qu’elle est majeure, ils n’avaient pas mis en place le protocole de recherches. Pendant plus d’un mois, mon père n’a pas pu travailler. Me sentant plus responsable (ou coupable ?) que les autres du fait que je sois l’aîné de la famille, je m’étais juré de la retrouver… mais en vain. Depuis, chacun essaye de reprendre sa vie comme il peut, même si elle ne sera jamais plus la même. J’avais perdu espoir jusqu’à ce que je tombe sur un article… – Quel article ? avaient-ils demandé en chœur. – Un journaliste a fait une enquête et a soulevé la question des enlèvements de jeunes filles juives. À cause de leur naïveté, elles se font piéger. Elles sont prises en otages et ramenées dans des villages arabes. Apparemment, seul le Chabak a la liste de ces villages. Pour des Magazine I n°105 29


LE COIN SYMPATIK Une bonne blague & un Rebus ! Moché et Sarah fêtent leurs 25 années de mariage. L'événement est de taille et pourtant Sarah ne semble pas très heureuse. Moché lui demande:

Rebus

Par Chlomo Kessous

- Sarah, qu'est-ce que tu as ? C'est nos 25 ans de mariage et tu ne parais pas heureuse.La larme à l'oeil, Sarah chuchote avec des trémolos dans la voix: - Oh si Moché, je suis heureuse mais c'est que tu vois, Moché, en 25 de mariage, tu ne m'as jamais rien acheté !! Abasourdi, Moché s'exclame: - Mais Sarah, tu ne m'as jamais dit que tu avais quelque chose à vendre?

Tu n’as pas à finir le travail mais tu n’en es pas dispensé

Prions pour la guérison complète de Tsion ben Fortunée Mazal

Sylvain Sion ben Yvonne Chelmé

Josiane Esther bat Louisette

Avraham ben Guila

José ben Catalina

Fouleye bat Nagnouma

Kilav ben Shoulamit

Naftali Tzvi ben Gila

Talya bat Yehoudit

Ora bat Sarah Méir El Maleh ben Sephora

Ouriel Pin'has Ori 'Haïm ben Chalom ben Chani Léa Lucile Talia Miriam bat (Silvia) Solika

Léa bat Yéhoudit

Souvenir de la Bar Mitsva de Haïm Cohen 9 25 septembre 201

Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom

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