SARAH HALIMI
GUÉHINAM
POUTINE
HALAKHA
DEUIL
LIKOUD NITSOTS
BENETT CACHEROUTE
M A G A Z I N E
Musée des monuments architecturaux d'Israël à Latroun
n°104 I 1 Janvier 2020 I 4 Tevet 5780 I Vayiguach
RIVLIN
Vive inquiétude dans le monde juif suite à l'attentat de Monsey > p.6
Jeûne du 10 Tevet : lorsque le cœur est assiégé > p.11
Mamans : Un emploi du temps personnalisé ! > p.24
CALENDRIER DE LA SEMAINE 1er au 7 Janvier 2020 Mercredi 1er Janvier 4 Tevet
Mercredi 1er Janvier Rabbi 'Haïm Chaoul Hakohen Dwek
Daf Hayomi Nidda 70
Jeudi 2 Janvier
Michna Yomit Mena'hot 8-2
Rav Avraham Yaakov de Sadigora
Limoud au féminin n°74
Vendredi 3 Janvier Rav Yehochoua' Amram Rabbi Ye'hezkel Chraga
Jeudi 2 Janvier 5 Tevet
Samedi 4 Janvier
Daf Hayomi Nidda 71
Rabbi Tsvi Ben Haba'al Chem Tov Rav 'Amram Abourabia
Michna Yomit Mena'hot 8-4
Lundi 6 Janvier
Limoud au féminin n°75
Ezra Hassofer
Mardi 7 Janvier Vendredi 3 Janvier 6 Tevet
Samedi 4 Janvier 7 Tevet
Rabbi Nathan de Némirov (élève de Rabbi Na'hman de Breslev)
Daf Hayomi Nidda 72 Michna Yomit Mena'hot 8-6 Limoud au féminin n°76
Parachat Vayigach Daf Hayomi Nidda 73 Michna Yomit Mena'hot 9-1 Limoud au féminin n°77
Rav Avraham Yaakov de Sadigora
Horaires du Chabbath Dimanche 5 Janvier 8 Tevet
Lundi 6 Janvier 9 Tevet
Mardi 7 Janvier 10 Tevet
Daf Hayomi Brakhot 2 Paris
Lyon
Marseille
Strasbourg
Entrée
16:47
16:50
16:56
16:27
Sortie
18:01
18:00
18:04
17:41
Michna Yomit Mena'hot 9-3 Limoud au féminin n°78
Zmanim du 4 Janvier
Daf Hayomi Brakhot 3 Michna Yomit Mena'hot 9-5 Limoud au féminin n°79
Jeûne du 10 Tevet Daf Hayomi Brakhot 4
Paris
Lyon
Marseille
Strasbourg
Nets
08:44
08:22
08:11
08:21
Fin du Chéma (2)
10:49
10:33
10:27
10:27
'Hatsot
12:55
12:45
12:43
12:34
Chkia
17:07
17:09
17:15
16:46
Michna Yomit Mena'hot 9-7 Limoud au féminin n°80
Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, Rav Yehonathan Gefen, Adina Soclof, Rav Avraham Garcia, Dan Cohen, Rav Gabriel Dayan, Déborah Malka-Cohen, Esther Sitbon - Mise en page : Dafna Uzan - Secrétariat : 01.80.20.5000 Publicité : Yann Schnitzler (yann@torah-box.com / 04 86 11 93 97) Distribution : diffusion@torah-box.com
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L'ÉDITO DE LA SEMAINE par Munich 72 : "Au nom des Jeux" Pour ‘Am Israël, les jours de jeûne ne sont pas de simples commémorations solennelles qui rappellent une catastrophe. Ils permettent une introspection profonde de notre situation en vue de la réparation du mal qui a causé cette désolation. Ce qui est un travail de fond jusqu’à la racine chez le Juif, reste chez les Nations une notion superficielle qui s’appelle le "repentir" mais qui n’est pas l’expression d’un changement radical. Ainsi l’Allemagne, après la Shoa, va vouloir réparer ses crimes contre les Juifs en accordant aux rescapés et aux familles des victimes des indemnités financières, ainsi qu’une aide matérielle conséquente au jeune pays d’Israël. Plus tard, lorsqu’en 1972 l’Allemagne organisa les Jeux olympiques, ce fut pour elle l’occasion de se refaire une image, un visage, et de montrer au monde qu’elle était dorénavant un pays pacifique, sain et ouvert à l’amitié. Le gouvernement de Willy Brandt insistera beaucoup auprès d’Israël pour qu’elle envoie une délégation de ses sportifs. Les dirigeants de l’Etat hébreu hésiteront à ce moment: "Accepter l’invitation et retourner sur cette terre maudite ?" Finalement, Israël donnera son accord, pensant qu’il faut tourner une page et que la nouvelle Allemagne n’a décidément plus rien à voir avec celle de la guerre. Malheureusement, comme tout le monde le sait, pendant les Jeux un groupe de terroristes palestiniens prit en otage 11 sportifs israéliens et finiront par les tuer sauvagement.
La façon dont les unités de police et d’élite allemande gérèrent cet attentat se révéla désastreuse et d’un amateurisme effarant. Pendant la prise d’otage, le gouvernement allemand osera déclarer à la stupeur d’Israël : "Les Jeux continuent !", comme s’il s’agissait d’un incident mineur ne pouvant en aucun cas entraîner l’interruption des "festivités". Le lendemain du massacre, les jeux reprirent comme si rien ne s’était passé la veille. L’Etat hébreu réalisera alors combien les Nations, quand cela touche leurs intérêts, sont indifférentes au destin d’Israël. D’ailleurs l’Histoire continue, puisque aujourd’hui, plusieurs grands Etats du monde dont l’Allemagne s’entêtent à conclure des accords avec l’Iran, bien qu’ils mettent en danger 6 millions de Juifs vivant en Israël. Nous approchons du jeûne du 10 Tévet : à cette date, en l’an 3338, Nabuchodonosor roi de Babel accompagné de son armée commence le siège de la ville de Jérusalem, qui aboutira plus tard à la destruction du Premier Temple. Le Midrach rapporte que le jour du 10 Tévet était une date propice à la destruction, mais D.ieu dans Sa miséricorde, a retardé le désastre pour ne pas contraindre les Bné Israël à partir en exil en plein hiver. En ce jour, notre regard et notre espoir sont tournés vers D.ieu, notre seul et unique Abri. Profitons-en pour intérioriser ce message, jusqu’au "Jour grand et redoutable", où alors, pour les ennemis d’Israël… les Jeux seront définitivement terminés.
La Rédaction Torah-Box Magazine
Magazine I n°104
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ACTUALITÉ Vive inquiétude dans le monde juif suite à l'attentat de Monsey
Au moins 15 personnes ont été blessées, dont deux grièvement, dans une attaque à la machette lors d’une cérémonie d’allumage des bougies de 'Hanouka dans une résidence de Monsey, dans la banlieue de New York, ont fait savoir les autorités fédérales samedi soir. Selon le Conseil juif orthodoxe des affaires publiques, l’assaillant était un Afroaméricain dont le visage était partiellement masqué par un foulard et trois des victimes sont les fils du rabbin, dans la maison duquel avait lieu la cérémonie. De nombreux officiels américains, israéliens et français ont exprimé leur inquiétude et formulé leur solidarité avec les victimes, alors que la communauté juive américaine est traversée par une vague d'actes antisémites sans précédent.
Le monde juif marque le Siyoum mondial du Chass Avec le Siyoum du 13ème cycle du Daf Hayomi, des événements grandioses se sont tenus un peu partout à travers le monde. En Israël, une immense soirée s'est tenue aux Biniané Haouma samedi soir. Des milliers d'étudiants et de nombreux Guédolé Torah l'ont honoré par leur présence. Une soirée rassemblant 10.000 personnes est prévue pour jeudi 9 janvier, à Tel-Aviv cette fois au Yad Eliahou. Dimanche, Kol Barama a relevé l'incroyable défi de rassembler 1000 étudiants qui, par binômes, ont terminé l'étude de l'ensemble du Chass en seulement 5h, face à des milliers de spectateurs et de très nombreux Rabbanim. Lundi soir, au grand stade de l'Aréna à Jérusalem, 10.000 personnes se réunissaient pour fêter l'événement. A Johannesburg, ce sont des milliers de personnes qui ont participé au grand Siyoum Hachass organisé par la branche locale de Dirchou. Des événements similaires rassemblant des dizaines de milliers de personnes doivent encore avoir lieu à Paris, Manchester ou encore New York. Netanyahou : "Poutine m'a dit que si ce n'étaient nos excellentes relations, nous aurions depuis longtemps été en guerre" Lors d'une interview exceptionnelle accordée à la radio militaire un jour avant le vote des primaires au sein de son parti, le Premier ministre Binyamin Netanyahou est revenu sur son bilan économique et diplomatique. Si l'entretien n'a pas vraiment apporté de nouveautés, en revanche le Premier ministre y a affirmé que le président russe Vladimir Poutine, avec qui il entretient une collaboration très étroite, lui avait avoué que si ce n'étaient les excellentes relations entre eux, leurs deux pays auraient depuis longtemps été en guerre. "C’est uniquement parce que nous nous rencontrons tous les quelques mois que cela a été évité", a-t-il affirmé.
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Magazine I n°104
Israël : Pénurie de vaccins anti-grippe alors que la maladie fait rage
La synagogue du Centre Européen du Judaïsme a ouvert ses portes
Israël : Une centaine de personnes ont été hospitalisées et quatre d'entre elles dont un bébé - ont succombé suite à des complications de la grippe, a indiqué le ministère de la Santé israélien.
Le Président du Consistoire central Joël Mergui a annoncé, à l'occasion de l'allumage de la première bougie de 'Hanouka, que la synagogue du Centre Européen du Judaïsme - situé dans le 17ème arrondissement de la capitale - venait d'ouvrir ses portes. Le Richon Létsion Rav Its'hak Yossef avait effectué le déplacement pour honorer l'événement, auquel se sont ajoutés la pose des Mézouzot et l'intronisation d'un Séfer Torah. La synagogue est désormais ouverte pour tous les offices quotidiens.
Les autorités craignent une pénurie de vaccins - seules 150.000 doses étaient encore disponibles dans le pays en début de semaine - et elles ont mis en garde la population contre une souche particulièrement agressive du virus, tout en prévenant que la saison était encore longue puisque le pic de la propagation du virus se situe généralement vers la fin du mois de janvier. Les caisses de santé ont fait savoir qu’elles œuvraient à obtenir plus de vaccins pour pouvoir répondre à la demande exceptionnelle qui est apparue ces derniers jours.
Ce centre, situé près de la toute nouvelle place de Jérusalem, proche du périphérique et de la porte de Courcelles, est découpé en trois volumes à l’architecture distincte et abrite une synagogue, un centre culturel ainsi que des salles d'exposition et le siège du Consistoire.
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ACTUALITÉ Un nouveau système au laser interceptera les ballons incendiaires Les forces de sécurité israéliennes ont dévoilé les engins incendiaires dans le ciel avant jeudi un nouveau système de laser, le "Light même qu'ils ne pénètrent en territoire Blade", qui permettra de neutraliser les engins israélien, a été développé pour la police et incendiaires lancés depuis la bande de Gaza l’armée israélienne par trois ingénieurs issus par le biais de ballons, de cerfs-volants et de du secteur privé, conjointement avec des drones. chercheurs de l'Université Ben-Gourion et Ces nouveaux engins avaient été largement les départements technologiques de la police développés par les terroristes de la bande et de Tsahal. Selon la chaîne 12, ce laser est de Gaza dès 2018 et ils ont depuis ravagé capable de viser ses cibles de jour comme plusieurs milliers d'hectares de champs en de nuit avec une portée effective de deux Israël. Ce dispositif, qui doit viser et détruire kilomètres. Sirène en plein meeting du Likoud : "Que le tireur prépare son départ" Un incident similaire s'était déjà produit en septembre, à Achdod : Alors que Bibi s'exprimait lors d'un meeting électoral dans la ville d'Achkélon, son discours a été interrompu par la sirène d'alerte qui s'est déclenchée après un tir de roquette en provenance de la bande de Gaza. Le Premier ministre a été évacué de l'estrade en compagnie de son épouse pour être conduit vers un abri antimissile. Après une dizaine de
minutes, le chef du gouvernement est revenu dans la salle et a pris la parole. Il a mis en garde le terroriste responsable du tir : "Celui qui avait tiré la dernière fois [lors du meeting à Achkélon en septembre] n'est plus parmi nous. Celui qui vient de tirer peut préparer ses affaires", a-t-il simplement déclaré, avant de reprendre son discours. L'engin a été intercepté par le Dôme de fer sans faire de dégât ni de victime. Benett ordonne la saisie des sommes transférées par l'AP aux terroristes arabes israéliens Le ministre de la Défense Naftali Benett a déclaré mercredi qu’il allait prendre des mesures afin de s’assurer que "le sang juif ne soit plus financièrement lucratif", après avoir signé une ordonnance empêchant les familles d’Arabes israéliens condamnés pour terrorisme de recevoir des versements de l’Autorité palestinienne. Cette directive touche directement 8 terroristes internés en Israël et des centaines de milliers de Chekels qui leur sont versés par l'AP. En février, le cabinet avait déjà validé la retenue d'un demi-milliard de Chékels sur les recettes fiscales de l'AP, soit l'équivalent de ce que le gouvernement palestinien avait versé aux familles de terroristes sur la seule année 2018. Le ministère a également promis d’autres mesures directes contre ce qui constitue une "incitation économique à commettre des attentats terroristes".
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Sarah Halimi : lancement d'une pétition et d'appels à manifester La décision de la cour d'appel de Paris, qui a déclaré irresponsable pénalement le meurtrier de Sarah Halimi, continue de susciter l'émotion et surtout des réactions indignées. Une pétition lancée sur la toile et appelant la Garde des Sceaux Nicole Belloubet à rendre justice à la famille de la victime a rapidement récolté près de 35.000 signatures et a été relayée par plusieurs personnalités publiques. En outre, plusieurs appels à manifester à Paris, Marseille et Clermont-Ferrand ont été lancés afin que la justice reprenne et juge l’affaire. Le grand-rabbin de France 'Haïm Korsia avait dès mercredi signé une tribune dans Le Figaro intitulée "Madame la Ministre, il faut que le meurtre de Sarah Halimi soit jugé".
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ACTUALITÉ Tir de roquette vers Achkélon : Tsahal riposte En réponse au tir d'une roquette mercredi soir vers Achkélon - qui a contraint le Premier ministre à se réfugier dans un abri en plein meeting de son parti - l'aviation israélienne a ciblé dans la nuit de mercredi à jeudi plusieurs infrastructures du 'Hamas dans la bande de Gaza, notamment plusieurs camps d'entrainement. Tsahal a à cette
occasion réitéré que toute activité terroriste en provenance de la bande de Gaza serait imputée au groupe terroriste. Après l'incident, les rivaux de Netanyahou, Benny Gantz et Avigdor Lieberman, ont tous deux appelé à rétablir la force de dissuasion d'Israël face aux groupes terroristes palestiniens.
Fortes pluies : Un bilan mitigé Les fortes pluies qui se sont abattues sur Israël la semaine passée ont certes permis au lac du Kinéret de gagner une vingtaine de centimètres mais elles se sont en revanche révélées meurtrières dans d'autres endroits. Le mont 'Hermon, qui a ouvert ses pistes enneigées aux skieurs pour la première fois cette saison, a gagné plus de 20 centimètres de pluie, tandis que d’autres zones ont enregistré 15 centimètres de précipitations en moins de 24 heures. La ville de Tsfat enregistrait
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quant à elle un nouveau record avec 12.6 cm de pluies. En parallèle, deux habitants arabes du Nord d'Israël, probablement des bergers, ont péri après avoir été surpris par des précipitations-éclairs et entrainés par de forts courants d'eau. D'autre part, un homme et deux enfants âgés de 11 et 10 ans ont été évacués par le Maguen-David Adom après avoir été emportés avec leur véhicule dans la rivière de Chkhem. Ils ont été soignés pour hypothermie. Elyssia Boukobza
VIE JUIVE 10 Tévet : lorsque le cœur est assiégé Mardi 7 janvier 2020 tombera le jeûne du 10 Tévet, qui vient commémorer le jour où le siège de Jérusalem débuta. Or le Zohar Hakadoch compare le cœur de l’homme à Jérusalem…
Le jeûne du 10 Tevet est à nos portes. Il n’est pas nécessaire de présenter le Yetser Hara’ (mauvais penchant), c’est une vieille connaissance. Il est notre jumeau, notre frère siamois, nous vivons ensemble depuis que nous sommes nés. S’il nous était demandé où il réside, nous répondrions facilement : "Qui ne le sait pas ? Il squatte notre cœur en permanence"…
à Caïn (après le meurtre de Hévèl) : "Le péché est tapi à ta porte" (Béréchit 4,8). Le mauvais penchant se tient donc replié, immobile, en attendant de pouvoir surgir et profiter de nos faiblesses. A l’image d’une mouche, qui est à l’affût de toute plaie…
Nous avons l’impression que le Yetser Hara’ se situe dans la région du cœur, mais ce n’est en fait qu’une illusion d’optique.
Une autre interprétation, tout aussi juste, évoque cet emplacement du Yetser Hara’ hors du cœur ; le jeûne du 10 Tévet nous aide à la comprendre.
La Guémara dit : "Le mauvais penchant est semblable à une mouche et est installé entre les deux ventricules cardiaques". On apprend d’ici qu’il réside à l’extérieur du cœur. Si nous pensons qu’il est installé à l’intérieur, c’est parce que nous lui en avons sciemment ouvert les portes ! Un vieil adage stipule : "Le mauvais penchant ne peut escalader un mur lisse". Il se tient au pied du mur, en attendant patiemment qu’on lui ouvre les portes ou tout au moins qu’on lui tende une perche. A ce propos, Hachem déclare
Un jeûne pour un siège ?
Dans le livre des Rois, il est écrit : "Ce fut lors de la neuvième année de son règne, au dixième mois [qui est le mois de Tévet, selon le décompte des mois débutant en Nissan], et le dixième jour du mois, Nabuchodonosor, roi de Babylone, lui et toute son armée campèrent autour de Jérusalem et construisirent une digue tout autour. Et ils assiégèrent la ville... Ils propagèrent la famine dans la ville, et il n’y avait pas de pain pour la population du pays, et la ville fut prise d’assaut" (Rois II, 20,1-4). Magazine I n°104
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VIE JUIVE Nos Sages ont instauré un jeûne au mois de Tamouz pour commémorer la première brèche faite dans les murailles de Jérusalem. Idem pour le jour où le Temple fut détruit, à savoir le jeûne du 9 Av. Mais un jeûne spécial a également été décrété pour commémorer le jour où le siège de Jérusalem débuta. Et ce bien qu’à cette date, les réserves alimentaires étaient encore abondantes, les gardes-manger bien garnis et la population n’était pas en proie à la famine. S’il en est ainsi, pour quelle raison les Sages ont-ils institué ce jeûne pour les générations à venir ? En fait, il faut savoir que la ville était tombée dès le 10 Tévet ! Car depuis le début du siège, la ville ne fit que "survivre". Les champs de céréales, les arbres fruitiers et tous les autres moyens de subsistance de Jérusalem se trouvaient à l’extérieur des murailles. Son siège par les Babyloniens scella donc son sort à moins d’un revirement spectaculaire. Quand le Yétser Hara’ impose son siège A la lueur de ce rappel, on saisit mieux ce qui a été dit ci-dessus à propos du mauvais penchant tapi dans l’ombre : il nous impose un siège ! Le Zohar Hakadoch compare le cœur de l’homme à Jérusalem. Ainsi, le cœur, tout comme Jérusalem, a-t-il besoin de nourriture spirituelle venue de l’extérieur. Il n’a ni champs de céréales, ni arbres fruitiers qui lui appartiennent à proprement parler. Il est nourri depuis sa "périphérie", par des denrées apportées de l’extérieur : les cours de Torah, la prière et l’accomplissement des Mitsvot – tous
ces éléments représentent son alimentation de base et sa subsistance indispensable. Or comment agit le Yetser Hara’ ? Il dresse un siège bien pensé en s’installant entre les ventricules du cœur. Il n’attend pas que leurs portes s’ouvrent. Parfois même, il fait en sorte qu’elles restent fermées, verrouillées ! Et il bloque l’arrivée de convois vitaux, en nous décourageant d’aller à des cours de Torah, de prier ou de pratiquer les Mitsvot. "Aller étudier ? Tu ne comprends pas un mot d’hébreu !", "Toi, aller à la synagogue ? Tu ne connais personne, tu vas attirer tous les regards !", "Ca ne sert à rien de donner à la Tsédaka si tu dis du Lachon Hara’", etc., sont autant de phrases que le Yétser Hara’ s’amuse à nous adresser, observant ensuite avec satisfaction la façon dont il a immiscé le désespoir dans notre cœur et refroidi notre entrain à accomplir les commandements divins. Si nous cédons au blocus imposé par le mauvais penchant, nous perdons la guerre et donc notre "Jérusalem" personnelle, le cœur. La seule solution pour vaincre cet ennemi est de briser son siège : aller à des cours de Torah, multiplier les Mitsvot, abreuver notre être de nourriture spirituelle en visionnant des cours, en allant au Beth Hamidrach ou en lisant des livres de Torah. Nous résisterons ainsi héroïquement au siège implacable du Yetser Hara’ et nous ne le laisserons pas prendre d’assaut notre forteresse !
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Magazine I n°104
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Vayigach : Chaque Maison doit être un mini-Temple C’est l’une des forces de Ya’akov – il parvint malgré tout à élever ses activités journalières et à les transformer en actes saints. Ainsi, sa maison était à ses yeux un moyen pour améliorer son service divin.
"Ya’akov envoya Yéhouda devant lui, vers Yossef, pour préparer avant lui l’entrée à Gochen ; ils arrivèrent en terre de Gochen." (Beréchit 46,28)
Le sacré avant tout
Rachi commente, sur les mots "Avant lui" : "Le Midrach Hagada affirme : pour enseigner avant lui ; pour lui préparer une maison d’étude de laquelle sortira l’enseignement."
Avant que la famille de Ya’akov ne descende en Égypte, ce dernier envoie Yéhouda pour préparer le terrain. Selon un avis, le but de sa mission est d’établir une maison d’étude. Ceci nous enseigne que lorsqu’on entreprend un projet, il faut donner priorité au spirituel avant de s’occuper des aspects matériels.
Le Midrach, dans Beréchit Raba 95,2 ajoute une divergence d’opinion entre Rabbi ‘Hanina, le fils de Rabbi Aha et [un autre] Rabbi ‘Hanina ; l’un dit que c’était pour préparer une habitation pour Ya’akov et l’autre affirme que c’était pour lui préparer une maison d’étude, pour qu’il y enseigne la Torah et que les tribus étudient à l’intérieur.
Le Chla Hakadoch en déduit que peu importe l’entreprise, nous devons tout d’abord réfléchir au côté sacré de la chose. Ainsi, si une personne construit une maison par exemple, elle doit préalablement réserver un endroit pour l’étude de la Torah, la prière, l’introspection et les réunions avec des érudits en Torah. Ensuite, seulement, elle peut prêter attention aux
Supplément spécial Chabbath I n°104
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nécessités matérielles (Chla Hakadoch, Parachat Vayigach). Pourtant le Midrach fournit une seconde opinion, selon laquelle Ya’akov envoya Yéhouda pour lui préparer un simple lieu de résidence. Cet avis paraît difficile à comprendre – pourquoi étaitil nécessaire d’envoyer le meneur de la fratrie, Yéhouda, pour une tâche si banale ? N’était-il pas possible de nommer quelqu’un d’autre, d’un niveau inférieur ? La maison, le lieu du culte divin Un passage de la Guémara parle des différentes attitudes des Patriarches vis-à-vis du Beth Hamidrach et, par extension, de la ‘Avodat Hachem. Parmi les Patriarches, Ya’akov fut le plus exposé aux vicissitudes de la vie ; il eut affaire à des gens malhonnêtes, dut travailler durant de longues journées, élever une grande famille... Il dut affronter ces difficultés sans pouvoir consacrer son temps à l’étude ou à la prière. C’est l’une des forces de Ya’akov – il parvint malgré tout à élever ses activités journalières et à les transformer en actes saints. La maison est l’endroit où l’on accomplit toutes sortes d’actes routiniers (boire, manger, dormir, etc.) Ya’akov éleva ce genre d’actions, parce qu’il les considérait comme des opportunités pour s’élever. Ainsi, sa maison était à ses yeux un moyen pour améliorer son service divin. Une mission hautement importante Nous pouvons à présent comprendre pourquoi Ya’akov estima nécessaire d’envoyer précisément Yéhouda pour lui préparer une maison. D’après Ya’akov, une maison n’est pas moins "spirituelle" qu’une salle d’étude ou qu’une synagogue. Chaque aspect de sa vie était imbibé de spiritualité, d’où la nécessité de préparer son habitat par le vertueux Yéhouda. Ya’akov ne voulait pas que ses enfants s’installent en Égypte, pays spirituellement corrompu ; ces derniers devaient vivre dans leurs propres quartiers, formés de modestes maisons, dans lesquelles ils pourraient 14
s’épanouir dans un environnement juif. Cette mission était si importante qu’il ne pouvait la confier qu’à Yéhouda, chef incontesté de la famille. Ce Midrach nous offre une leçon vitale – la spiritualité n’est pas confinée dans la maison d’étude ou dans la synagogue. Elle doit pénétrer également dans notre quotidien – notre lieu de résidence, notre attitude dans la maison, etc. Un exemple pour les enfants Une personne peut facilement tomber dans le piège et considérer sa maison comme un simple domicile et oublier qu’elle doit mériter le titre de Mikdach Mé’at – un Temple miniature. Un tel comportement peut avoir plusieurs conséquences négatives. Tout d’abord, on risque d’y faire pénétrer certaines influences extérieures, qui peuvent nuire grandement au niveau spirituel de la famille. De plus, on risque de trop rester chez soi et se préoccuper de matérialité, alors qu’il est primordial de consacrer du temps à l’étude de la Torah et autres activités spirituelles. C’est d’autant plus important en ce qui concerne l’éducation des enfants – ceuxci voient leurs parents principalement à la maison, et s’ils passent leurs journées à lire le journal ou sur leur ordinateur, ils les imiteront très probablement. Rav Mikhel Yéhouda Lefkowitz (l’un des dirigeants spirituels de la génération qui décéda il y a quelques années) raconta que quand ses enfants étaient jeunes, il avait l’habitude d’étudier chez lui avec un compagnon d’étude. Ils décidèrent un jour d’étudier plutôt au Beth Hamidrach. Quelques jours après ce changement, le jeune fils du Rav lui demanda : "Papa, pourquoi as-tu arrêté d’étudier la Torah ?" En entendant ceci, Rav Lefkowitz reprit son étude à la maison ! Puissions-nous tous mériter d’élever nos maisons et de les transformer en Temples miniatures.
Magazine I n°104 Supplément spécial Chabbath I n°104
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Parachat Vayigach
Chapitre 45 - verset 22 •
précède la question
• La réponse est sur fond de couleur •
les indices précédés d’une bulle
•
Les remarques et commentaires sont en retrait Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera développer avec l’enfant.
AVOT OUBANIM
Vayigach - n°11
Le verset dit : “A tous ses frères, Yossef a offert des tenues de rechange et à Binyamin, il a donné 300 pièces d’argent et 5 tenues de rechange.” Sait-on combien de tenues il a données à chacun de ses frères ? Bravo ! On ne sait pas précisément, mais il y en a au minimum deux, puisque le terme est au pluriel, et au maximum quatre, puisque la Torah indique qu’il en a donné cinq à Binyamin, et il en avait donné au moins une de plus à Binyamin. Pour quelles raisons Yossef s’est-il retrouvé esclave en Egypte avant d’occuper le poste de vice-roi ? Bravo ! Ses frères l’ont vendu par jalousie parce que leur père Ya’acov lui a offert une tunique spéciale. Avez-vous une remarque à faire sur la distribution des cadeaux que Yossef vient d’offrir à ses frères ? Bravo ! Comment se fait-il que Yossef recommence à son tour à attiser la colère des frères dont il a lui-même souffert ? Va-t-il renouveler l’histoire avec Binyamin ? Supplément spécial Chabbath I n°104 2 janv. - 5 Tévet 5780
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La Guémara (Méguila 16a) répond à cette question. Mais vous-même, avezvous, une réponse à proposer ? Ce n’est pas tout à fait la même chose, car dans le cas de Yossef, ils ne sont frères que par leur père Ya’acov, alors que Binyamin est le frère de Yossef par son père et par sa mère. Tout le monde peut alors reconnaître que Yossef est en droit de lui offrir des cadeaux supplémentaires. Très bien ! Avez-vous une autre réponse ? Pas mal ! Peut-être que les frères ont été jaloux parce qu’ils n’avaient rien reçu du tout, alors que cette fois-ci, chacun a reçu une, voire plusieurs tuniques. Même si Binyamin a été un peu plus gâté, cela ne réveille pas la jalousie comme quelqu’un qui n’a rien reçu !
En avez-vous encore une autre ? Dans le cas de Yossef, il s’agissait d’un père qui fait une différence entre ses enfants. Mais ici, Yossef est le frère de Binyamin. Peut -être que, dans une même famille, les frères acceptent qu’il y en ait deux qui s’aiment plus que les autres.
Il faut sans doute réfléchir à toutes ces réponses, mais la Guémara en donne une autre. La Guémara explique que Yossef a voulu montrer à Binyamin qu’il aura un descendant qui sortira avec cinq vêtements dans la rue, honoré par le roi. De quel descendant s’agit-il ? Il s’agit de Mordékhaï Hayéhoudi ! Dans la Méguilat Ruth, que nous lisons à Pourim, A’hachvéroch ordonne à Haman de promener Mordékhaï sur son cheval et de l’habiller de cinq vêtements royaux !
Vous vous souvenez certainement qu’il faut tout faire pour être en bonne condition physique le Chabbath. Par exemple, il faut faire une sieste vendredi, ou bien, on ne pourra pas commencer une croisière la veille de Chabbath pour éviter d’avoir le mal de mer pendant Chabbath. Tout cela pour être en forme et accomplir correctement la Mitsva du “Oneg Chabbath”, profiter du Chabbath. Est-il possible de se faire arracher une dent la veille de Chabbath ? Bravo ! Le Rav Nissim Karelits zatsal, qui nous a quittés récemment, écrit dans son ouvrage « ’Hout Chani » que s’il n’y a pas d’urgence, il vaudra mieux se faire arracher la dent le dimanche ou le lundi. Car une personne qui se fait arracher une dent la veille de Chabbath aura sans aucun doute mal durant Chabbath, et ne pourra donc pas bien manger.
D’une manière générale, chaque fois qu’il y a des soins dentaires non urgents, il vaut mieux les programmer en début de semaine. A partir de mercredi, il faudra demander à son Rav, car nous sommes déjà dans les trois jours avant Chabbath. De même, aurons-nous le droit de programmer une opération dans les trois jours avant Chabbath où il pourrait y avoir un risque de complications qui impliquerait une intervention durant Chabbath ?
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AVOT OUBANIM
La réponse est identique à la précédente. Si l’opération n’est pas urgente, il est conseillé de la faire en début de semaine. A partir du mercredi, il existe un risque de rentrer dans des complications où l’on pourrait en venir à transgresser Chabbath. Là encore, il faut donc demander à son Rav.
Nous voyons l’importance de tout faire pour être en bonne condition pour Chabbath et, dès le début de la semaine, il nous faut réfléchir au Chabbath à venir.
Supplément spécial Chabbath I n°104
Vayigach - n°11
2 janv. - 5 Tévet 5780
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Le Chamach de Rav Yéhochou’a Leib Diskin zatsal lui servait chaque jour un verre de thé, qu’il avait l’habitude de boire au début de son cours quotidien. Un matin, celui-ci se trompa, et mit du sel dans le thé, à la place du sucre ! En plus de donner un très mauvais goût, le sel était dangereux pour la santé du Rav. Pourtant, le Rav but son thé, tout à fait normalement, même plus rapidement que d’habitude et sans aucune marque de dégoût sur le visage ! Soudain, la Rabbanite, affolée, entra dans la salle de cours, en s’écriant : “Malheur ! Le thé est salé, il ne faut pas que le Rav le boive, c’est dangereux pour sa santé !”. Les élèves, surpris, rassurèrent la Rabbanite, lui affirmant que le Rav avait bu le thé tout à fait normalement, et que, sans aucun doute, il devait être sucré.
La Rabbanite, dubitative, goûta les dernières gouttes de thé restantes au fond du verre, et s’exclama de plus belle : “C’est bien du sel, pourquoi l’as-tu bu ? Tu sais combien c’est dangereux pour toi !”. Rav Yéhochou’a Leib Diskin se contenta d’esquisser un sourire. Après le départ de la Rabbanite, les élèves du Rav lui demandèrent des explications quant à son comportement étrange : boire du thé salé, sans émettre la moindre grimace, et sachant que cela lui est interdit ! Sa réponse fut une leçon de vie pour ses élèves, dont nous allons nous aussi profiter : “Nos ’Hakhamim nous ont enseigné qu’il vaut mieux se jeter dans une fournaise ardente plutôt que de faire honte à son prochain. Comment voulez-vous que je fasse honte au Chamach qui n’a pas fait exprès de confondre le sucre et le sel ? Je l’ai même bu plus rapidement que d’habitude afin qu’il n’éprouve aucune gêne.”
Réponse
Réponse de la semaine précédente Rappel de la question Its’hak qui a oublié d’acheter de l’huile pour ’Hanouka, aura-t-il le droit d’utiliser celle de son ami, selon Tossefot, selon le Chakh? Peut-on pour répondre, s’appuyer sur l’enseignement que nous avions étudié?
Cas de la semaine
Baba Metsia 93b
Eitan a malencontreusement brisé le mp3 de Chemouel, et bien entendu, il compte le lui rembourser. Il effectue une recherche rapide sur un comparateur de prix qui lui indique que le prix d’un tel appareil s’élève à 19 euros. Il propose donc à Eitan de lui rembourser cette somme. Eitan prétend : “C’est vrai que dans ce magasin, ce mp3 est à 19 euros, mais tu as oublié de prendre en compte le coût de la livraison de 5 euros, tu me dois donc 24 euros !” Chemouel lui répond : “Mais tu as une option de retrait en magasin, ce qui économise les frais de livraison, et moi je ne t’ai cassé que ton mp3, je ne te dois que 19 euros !”
AVOT OUBANIM
Vayigach - n°11
Baba Métsia 22a dernier Tossefot de la page ; Chakh (’Hochen Michpat 358:1)
Les Ba’alé Hatossefot expliquent que le cas de la Guémara est un cas particulier, le cas du Aris – qui est payé en recevant une part de la récolte. Les ’Hakhamim ont compris que l’ouvrier leur donnait de ses propres fruits, c’est pour cette raison que les ’Hakhamim se sont permis de consommer de ces fruits, même sans la permission du propriétaire. Mais si c’était un ouvrier ordinaire, ils n’auraient jamais consommé de ces fruits sans permission. Le Chakh, quant à lui, pense que si on a la certitude que le propriétaire est d’accord, on aura le droit d’utiliser une chose qui appartient à un ami (voir comment il repousse la preuve de Tossefot). Dans notre cas, il en ressort que, selon le Chakh, Its’hak a le droit d’utiliser cette huile, alors que, selon Tossefot, il devra impérativement trouver le propriétaire pour lui demander son accord.
1 A votre avis, Eitan doit-il rembourser les frais de livraison ?
A toi ! Voir Guémara Baba Métsia 93b et le Tour ’Hochen Michpat 303
Supplément spécial Chabbath I n°104
2 janv. - 5 Tévet 5780
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Kétouvim
Michlé chap. 3 - verset 16
« La longueur des jours à sa droite, la richesse et l’honneur à sa gauche. »
De quoi parle-t-on ? Bravo ! Évidemment, nous parlons de la Torah qui donne à celui qui l’étudie une longue vie, la richesse et les honneurs. Que veut dire « à sa droite » ? Bravo ! Rachi nous dit que ceux qui étudient la Torah Lichma, de manière désintéressée, la Torah leur apporte une longue vie et, a fortiori, la richesse et les honneurs. Que veut dire « à sa gauche » ? Ceux qui étudient la Torah avec un but spécial, et qui
ne sont pas vraiment désintéressés. Ils recherchent la richesse et les honneurs que la Torah leur accordera, mais ils n’auront pas la garantie d’avoir une longue vie.
En conclusion, nous voyons que l’étude de la Torah ne peut faire que du bien. Dans le meilleur des cas, elle apporte une longue vie avec l’acquisition certaine du ’Olam Haba, du monde futur. Dans les moins bons des cas, elle apporte au moins des plaisirs physiques et matériels dans ce monde-ci, avec la richesse et les honneurs. Alors pourquoi se priver de toutes ces bonnes choses !
QUIZZ Répondre à 5 questions minimum: Pourquoi Yossef a-t-il offert cinq tuniques à Binyamin ? Pour lui montrer son amour, puisqu’il était son seul frère de père et de mère Pour faire une allusion qu’il serait honoré par le roi avec cinq vêtements royaux Pour faire une allusion qu’un de ses descendants serait honoré par le roi avec cinq vêtements royaux 1
2 On est mardi et Réouven a mal à une dent, le dentiste pense qu’il est nécessaire d’arracher la dent... Il devra attendre après Chabbath Il peut le faire aujourd’hui, car on est encore loin de Chabbath Réouven devra demander à son Rav
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AVOT OUBANIM
Supplément spécial Chabbath I n°104
Vayigach - n°11
Que gagne celui qui étudie la Torah de manière désintéressée ? Une longue vie, mais pas la richesse et les honneurs La richesse et les honneurs, sans la garantie d’une longue vie Une longue vie, avec la richesse et les honneurs 3
Dans le cas de Guémara exposé cidessus, Eitan doit-il rembourser les frais de livraisons ? oui non 4
2 janv. - 5 Tévet 5780
Couvert de suie "Ces deux dernières années, toi et moi nous sommes sacrifiés pour observer le Chabbath à tout prix. Penses-tu qu’il vaille la peine de réduire nos efforts à néant en acceptant aujourd’hui un argent qui provient de la profanation du Chabbath ?" Au fil des ans, Moché Goldman a travaillé comme menuisier, employé d’une usine de textile, puis ouvrier dans une entreprise d’embouteillage à New York. Cela se passait ainsi dans les Etats-Unis du début du siècle dernier, pays censé être une terre d’accueil et celui de toutes les opportunités. Hélas, de nombreux Juifs succombaient à la tentation et profanaient le Chabbath en travaillant durant ce jour. Une cave en guise de logement Mais Moché Goldman fait partie de la minorité dont la foi est inébranlable. Il est arrivé en Amérique deux ans plus tôt avec l’engagement de ne jamais transgresser le Chabbath, quoi qu’il lui en coûte. Mr Goldman a souvent du mal à joindre les deux bouts, à un point tel qu’un jour, il reçoit un avis d’expulsion de son petit logement prenant effet le premier du mois suivant. Il prend rendez-vous avec Mr Wells, le propriétaire de son immeuble, et implore une extension de délai. Mais Mr Wells ne cède pas et exige de lui qu’il règle ses impayés… Finalement, les deux hommes arrivent à un compromis. La famille peut rester dans l’immeuble, à condition de quitter son appartement et de s’installer dans la cave sombre et humide qui se trouve au sous-sol, là où on stocke le charbon… Là-bas, une suie noire et épaisse imprègne toute la pièce et bientôt, tous les effets de la famille Goldman. Deux enfants noirs juifs ?! Un jour, Mark Bookman, un homme d’affaires et philanthrope juif, circule en voiture et il aperçoit un spectacle inhabituel : deux garçons noirs portant une Kippa. Curieux, Mr Bookman demande à son chauffeur de s’arrêter et
d’appeler les deux garçons pour leur demander leur origine. En les observant de plus près, il découvre deux jeunes garçons juifs, clairs de peau, recouverts de suie. Intrigué, il leur demande : "Que vous est-il arrivé ?" Les jeunes garçons lui décrivent alors leurs conditions de vie difficiles dans la sombre pièce souillée de charbon. A ces propos, Mr Bookman leur demande de les mener jusqu’à leur logement. Les enfants accompagnent alors l’homme d’affaires vers la cave sordide qui leur sert d’habitation. Une fois sur place, Mr Bookman se présente à Mrs Goldman et, dans un élan de compassion, il sort son chéquier, saisit son stylo et signe à son intention un chèque de 5 000 Dollars. Une véritable fortune à cette époque, qui suffit pour entretenir toute une famille pendant plus d’un an. Mrs Goldman, très émue, accepte en silence ce don dont elle a désespérément besoin, tandis que Mr Bookman s’empresse de repartir.
Supplément spécial Chabbath I n°104
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Un refus héroïque Un peu plus tard, Mr Goldman rentre chez lui. En remarquant la mine enjouée de son épouse, il observe leur logis et se demande qu’est-ce qui peut justifier une telle allégresse… Pour toute réponse, son épouse pointe du doigt un chèque posé sur la table… En regardant le montant, Mr Goldman manque de s’évanouir. Il interroge sa femme : "D’où provient ce chèque ? - Plus tôt dans l’après-midi, répond-elle, un homme généreux est venu me le donner, un certain Mark Bookman." A ces paroles, Mr Goldman se ravise. Il affiche soudain un air grave. "Je suis navré, mais nous ne pouvons pas accepter cet argent", dit-il finalement d’une voix calme. Mrs Goldman ne parvient pas à comprendre la réaction de son mari. "Pourquoi donc ?! Ce brave homme me l’a donné de tout son cœur et tu sais à quel point nous avons besoin de cet argent ! - Je le sais. Mais je sais aussi qui est Mark Bookman. Il s’agit d’un riche homme d’affaires juif mais qui, hélas, n’observe pas le Chabbath. Ces deux dernières années, toi et moi nous sommes sacrifiés pour observer le Chabbath. Penses-tu qu’il vaille la peine de réduire nos efforts à néant en acceptant aujourd’hui un argent qui provient de la profanation du Chabbath ?" Des souvenirs qui refont surface… Dès le lendemain matin, Mr Goldman se rend chez Mr Bookman et lui restitue son chèque. Devant la mine interrogative de ce dernier, il lui explique qu’il apprécie son geste qu’il ne peut en aucun cas accepter l’argent de quelqu’un qui ne respecte pas le Chabbath. Les paroles de Mr Goldman bouleversent Mr Bookman au plus au point. Soudain, des souvenirs lointains refont surface… 20 20
Les larmes aux yeux, Mr Bookman se remémore à quel point lui et sa femme avaient jadis chéri le Chabbath. Mais un jour, alors que les affaires étaient au plus bas et qu’ils manquaient cruellement d’argent, ils avaient décidé de laisser le magasin ouvert juste pour un Chabbath. Au bout du compte, progressivement, ils avaient fini par abandonner totalement le judaïsme. Le soir, lorsqu’il rentre chez lui, Mr Bookman rapporte à son épouse l’incident du matin avec Mr Goldman. Tous deux pleurent sur ce qu’ils avaient tant chéri par le passé et qui leur échappe désormais entre les mains… La semaine suivante, Mr Bookman rend visite à Mr Goldman. Il s’installe à la table branlante et sous le regard incrédule de ses interlocuteurs, il pose à nouveau le même chèque sous leurs yeux. ,"Je vous rends ce chèque", dit-il, avec un sourire aux lèvres et des larmes qui perlent au coin des yeux. "Mr Bookman, je suis touché par votre insistance, mais je pensais avoir été clair à ce sujet. Je réitère que je ne peux pas accepter cet argent !" Mr Bookman lui dit alors : "Oui, vous avez été très clair à ce sujet, à un point tel que lorsque vous m’avez rendu le chèque, j’ai réfléchi longuement à vos paroles, et ce que vous avez dit a remué des souvenirs enfouis en moi depuis dix ans. A l’époque, ma femme et moi respections le Chabbath. Vendredi dernier, nous avons annoncé fièrement à tous nos employés que l’entreprise serait fermée jusqu’à dimanche matin. Et, lorsque j’ai observé ma femme allumer les bougies de Chabbath pour la première fois depuis tant d’années, j’ai eu l’impression d’être rentré chez moi après un voyage long et solitaire. Mr Goldman, merci de m’avoir ramené à la maison !"
Supplément spécial Chabbath I n°104
Equipe Torah-Box
FLASH CHABBATH Hiloula du jour Lundi 9 (06/01/20) la Hiloula le Scribe Hassofer).
Tévet tombe d’Ezra (Ezra
Ezra dirigea, avec Né’hémia, le retour du peuple juif en Israël après l’exil babylonien (après l’histoire de Pourim), supervisa la reconstruction du second Beth Hamikdach et canonisa le Tanakh. A la tête du Sanhédrin, la Grande Assemblée, il légiféra de nombreuses lois et pratiques qui sont toujours en vigueur aujourd’hui, au rang desquelles la prière. Décédé 1000 ans exactement après le don de la Torah au mont Sinaï, son décès marqua la fin de l’ère prophétique. N’oubliez pas d’allumer une bougie en son honneur afin qu’il prie pour vous !
HALAKHOT
1. Lire la Haftara avec celui qui la récite le Chabbath matin ?
Dans notre Paracha, D.ieu rassure Ya’akov en lui affirmant (Béréchit 46,4) : "Moi, Je descendrai avec toi en Egypte, et Moi Je t’en ferai aussi remonter" ("ואנכי אעלך )"גם עלה. L’auteur du Bné Chlomo fait remarquer que le Patriarche Ya’akov craignait d’être enterré en Egypte pour 3 raisons : 1. La poussière d’Egypte était appelée à être transformée en poux lors des 10 plaies ; 2. Il craignait que ses restes ne doivent, lors de la résurrection des morts, retourner en Erets Israël par voie souterraine (phénomène qu’on appelle Guilgoul Mé’hilot) ; 3. Il craignait que les Egyptiens ne vouent un culte à sa dépouille. Or tout cela se trouve en allusion dans notre verset : l’expression ""אעלך גם עלה constitue en effet les initiales de "אחריתה לסיבת עבודת, גלגול מחילות,להיות עפרה כינים ""( האליליםA’harita lihyot ‘afra kinim, Guilgoul mé’hilot, Léssibat ‘avodat haélilim") "Sa poussière est appelée à se transformer en poux ; Guilgoul Mé’hilot ; objet d’idolâtrie".
> Oui, toute l’assemblée doit la lire à voix basse en même temps que l’officiant (Kitsour Yalkout Yossef, chap. 284).
2. Une femme enceinte jeûne-t-elle le 10 Tévet ?
>
Non, et cela dès 40 jours après le début de la grossesse (même avant si elle se sent faible). Mais elle évitera de consommer viande et sucreries. Idem pour une accouchée dans les 24 derniers mois (‘Hazon ‘Ovadia, Ta’anit p.59).
Les lois du langage Le ‘Hafets ‘Hayim nous enseigne que selon le contexte, une même phrase peut constituer du Lachon Hara’ au sujet d’une personne et être à l’inverse un compliment au sujet d’une autre. Par exemple, dire d’un individu qu’il s’adonne à l’étude de la Torah quatre heures par jour : cette déclaration est élogieuse si l’on parle d’une personne qui travaille.
3. Récite-t-on une bénédiction sur un chewing-gum ?
Mais s’il est question d’un homme qui
>
consacre normalement ses journées à
Oui, dès lors qu’il est imprégné d’un goût, on récitera la bénédiction “Chéhakol”. Néanmoins on ne récitera pas de bénédiction finale (Rav ‘Ovadia Yossef). 22
Une perle sur la Paracha
Magazine I n°104
l’étude de la Torah (un Avrekh), cela n’est guère valorisant pour lui et constitue bien du Lachon Hara’.
Chez vous Vous invite aux conférences du
Rav Elihaou UZAN du 5 au 11 janvier
Dimanche 5 janvier à 20h
Au domicile de la famille ABECASSIS 134 avenue Victor Hugo 75116 PARIS 07 67 86 71 90
Lundi 6 janvier à 14h
Jeudi 9 janvier à 10h
Au domicile de la famille CORCOS 102 ave Jean Jaurès 93800 EPINAY-SUR-SEINE 06 77 22 59 88
Au domicile de la famille Abecassis 9 rue Meynadier 75019 PARIS 06 62 00 28 28
E AUTAIR MMUN O C H T A • Vendredi CHABB
Mercredi 8 janvier à 20h
Au domicile de la famille ZERBIB 1 allée Buffon 94700 MAISONS-ALFORT 06 63 85 02 81
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ÉDUCATION FAMILLE FAMILLE ÉDUCATION FEMMES COUPLE
Mamans : Un emploi du temps personnalisé ! Aux mamans, je dis : Prêtez attention à votre rythme naturel et acceptez qui vous êtes ; en conséquence, le programme que vous aurez élaboré ne vous posera pas de problème !
Lorsque nous abordons le thème de l’éducation des enfants, nous prenons toujours en considération cet enseignement dans Michlé (Proverbes) : "‘Hanokh léna’ar ‘al pi darko", "Eduque l’enfant selon ses dispositions."
lecteurs de se créer un emploi du temps en fonction de leurs points forts. Elle demande à ses lecteurs de procéder à une évaluation dans les domaines suivants et explique qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse.
Chaque enfant a ses propres points forts et sa personnalité, et les parents se doivent de les cultiver. Nous devons apprendre ce qui fonctionne le mieux avec chaque enfant et le mettre à profit dans son éducation.
Préférez-vous :
Un parent en fonction de vos dispositions Mais plus j’enseigne ce principe, plus je constate que nous pouvons en faire usage pour raffiner notre méthode d’éducation en fonction de nos propres caractéristiques. Je propose donc comme formule complémentaire : "Soyez un parent en fonction de vos dispositions". Il nous faut comprendre notre personnalité, nos points forts et nos points faibles, et mettre à profit ces traits pour nous aider à être de meilleurs parents. Julie Morgenstern, dans son ouvrage "Time management from the inside out" ("Apprendre à organiser son temps"), recommande à ses 24
Magazine I n°104
Vous concentrer sur de courtes ou de longues périodes ? Vous focaliser sur une chose ou sur un ensemble de tâches ? Un emploi du temps très rempli et serré, ou lent et facile ? Des projets planifiés ou la spontanéité ? Travailler sous pression ou avec de longs délais d’exécution ? Prendre des décisions rapides ou prendre le temps de réfléchir ? Travailler en indépendant ou en collaboration ? Faire du sport seul ou en groupe ? Faire des achats seul ou accompagné ? Vous détendre seul ou accompagné ? Travailler dans le silence ou le bruit ? Travailler avec votre tête ou vos mains ? Un emploi du temps sur-mesure Morgenstern poursuit en expliquant que ces informations vous aideront à planifier un emploi du temps qui vous rend heureux et productif. Si vous vivez à un rythme soutenu,
tentez de remplir vos journées avec diverses activités ; si vous préférez un rythme plus lent, vous serez peut-être contraint de limiter votre liste quotidienne à trois ou quatre points. Cessez de combattre qui vous êtes. Quelqu’un qui s’en sort bien avec des délais très serrés doit tenter d’organiser son emploi du temps en fonction… Prêtez attention à votre rythme naturel et acceptez qui vous êtes ; en conséquence, le programme que vous aurez élaboré ne vous posera pas de problème. C’est vrai sur papier, mais comment se servir de ces informations pour aider les mamans de jeunes enfants à planifier leur journée ? Quelle maman êtes-vous ? Des femmes qui travaillent mieux avec leur tête que leurs mains se retrouveront épuisées par les efforts physiques nécessaires aux soins à accorder à leurs enfants de 0 à 3 ans. Etre une maman de jeunes enfants force les femmes à effectuer plusieurs tâches à la fois, à prendre des décisions rapides et à travailler dans un bruit constant.
Parler au téléphone, prendre rendez-vous pour marcher ou faire du jogging avec les bébés dans la poussette, ainsi qu’emmener les enfants au jardin où d’autres mamans se retrouvent, est une nécessité. Que des avantages ! Mettre à profit vos points forts pour gérer au mieux votre temps vous permet de profiter de votre journée. Faire usage de ces informations lorsque vous éduquez de jeunes enfants est un atout considérable. Les besoins de la maman pourront ainsi être comblés, et vous serez assurée d’exercer votre rôle de maman le mieux possible. Autre bonus : savoir comment vous fonctionnez au mieux vous donne des idées sur ce qui marche le mieux avec votre enfant. Ceci peut réellement vous aider à mettre en pratique ce précepte éternel de la tradition juive : "‘Hanokh lana’ar ‘al pi darko".
Adina Soclof
Des mamans qui travaillent bien dans le silence, avec de longs délais d’exécution, ayant du mal à se concentrer sur plusieurs choses à la fois et aimant travailler seules sont en situation particulièrement désavantageuse. Ces femmes, si elles se comparent à d’autres, peuvent se sentir à la traîne. Il est difficile de "prêter attention à notre rythme naturel" dans ces circonstances. Ces femmes doivent faire encore plus d’efforts pour prendre soin d’elles. Elles peuvent engager une baby-sitter, se lever tôt le matin avant les enfants, profiter de la sieste des bébés pour rattraper leur travail : ce sont là quelques suggestions pouvant permettre à ces mamans de prendre soin d’elles-mêmes et de planifier leur temps avec productivité. D’un autre côté, les femmes qui aiment être entourées de monde, adorent le shopping, se détendre et faire du sport en groupe, ont besoin de s’accorder du temps pour ces stimulations sociales. Les mamans de jeunes enfants se sentent souvent isolées et seules. Magazine I n°104
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Pose ta question, un rabbin répond !
Que devient l’âme des impies ? Que devient l’âme (si on peut l’appeler comme cela) des monstres de l’humanité comme Pharaon, ‘Amalek, Hitler, Arafat, les terroristes islamistes etc. ? Je sais qu’il y a l’enfer et la perdition, qui représente l’anéantissement de l’âme mais alors, dans ce cas, Hachem peut-Il réduire à néant une parcelle de Lui-même, même si cette étincelle était sur terre le mal absolu ? Réponse de Rav Avraham Garcia Sachez tout d’abord que selon nos textes, seule la Néchama d’un Ben Israël contient une parcelle infime d’Hachem (Alcheikh sur Parachat A’haré Mot, 16 et Parachat Haazinou, 32 ; Chla Hakadoch Matsa ‘Achira 2 ; Yabia’ Omer Yoré Dé’a 4, 21). C’est pour cela que, concernant les noms des personnages tristement célèbres que vous avez cités, ils sont et seront punis à tout jamais car il n’y a jamais eu en eux une partie d’Hachem (voir aussi ‘Arvé Na’hal Vayigach 2). Par contre, en ce qui concerne un impie juif, effectivement, il y a ce qu’on appelle un Nitsots, une étincelle de l’âme qui fait partie d’Hachem si l’on puis dire et qui souffre d’être emprisonnée dans l’impureté (Torat Hamaguid ‘Haguiga). Ce juif pourra se dégrader à un tel niveau que même cette partie va devoir le quitter et il sera désormais considéré comme étant au même niveau que l’animal (Ma’hachavet ‘Harouts 1 et Malbim Iyov Biour Hamilot 27, 3). C’est donc que, dans le Guéhinam (enfer), ces mécréants seront aussi punis car la partie infime d’Hachem qui était présente dans leur âme les a quittés depuis leur vivant.
Allumer une bougie pendant le mois de deuil Si on perd sa mère, doit-on allumer une bougie tous les jours pendant le mois qui suit ? Réponse de Rav Gabriel Dayan 1. Il est habituel d’agir ainsi durant les sept jours de deuil, mais pour les parents, il est bon – dans la mesure du possible – et que ne ferait-on pas pour les parents – de poursuivre cette coutume durant les douze mois, surtout si l’allumage se fait à la synagogue (avec l’accord des responsables). 2. S’il n’est pas possible d’allumer une bougie ou une mèche à huile, on utilisera une lampe électrique prévue à cet effet (‘Haïm Va’hessed 10, fin de 12). 3. Il n’est pas obligatoire d’allumer une bougie tous les jours. Il suffit d’allumer une bougie qui dure sept jours (Divré Sofrim - Kitsour 60, 10-16 ; ‘Haïm Va’hessed, 10, 12 ; Guécher Ha’haïm 20, 1 ; Nétivot Hama’arav, p. 320, 91). 4. Il va sans dire que l’on ne récite aucune bénédiction avant l’allumage de ces bougies.
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Utiliser une crème à base de crocodile A-t-on le droit de se servir d’une crème cicatrisante à base de crocodile ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Il est permis de se soigner à l’aide de crèmes contenant des ingrédients interdits à la consommation étant donné qu’elles ne sont pas consommables et que le fait de s’enduire de crèmes dans un but curatif n’est pas une manière normale de "consommer" un produit (Chout Haroch, Techouvot Nossafot 57 [éd. Makhon Yérouchalayim] ; Iguerot Moché, Ora’h ‘Haïm, vol. 3, 62 ; Biour Halakha, passage Bichar ‘Hélev sur Choul’han ‘Aroukh 326, 10 ; Yé’havé Da’at, vol. 4, 43 ; Or Létsion, vol. 3, 8, 6 ; Michna Broura, 326, 31 ; Yalkout Yossef, Issour Véhéter, vol. 2, p. 276, 57 ; Moria, 30ème année, n° 5-7 [353-355], Nissan 5770, p. 166-172).
Chocolats chauds Jeff de Bruges, Cachères ? J’aurais aimé savoir si les chocolats chauds (boisson) Jeff de Bruges sont Cachères ? Réponse de Dan Cohen Renseignements pris auprès de Jeff de Bruges : cette boisson est servie dans quelques établissements. Elle contient notamment des émulsifiants, en particulier du E471 (mono et diglycérides d’acides gras) qui peuvent être d’origine animale. Par conséquent, il est impossible d’autoriser cette boisson.
Donner mon Ma’asser à ma sœur Peut-on donner son Ma’asser à sa petite sœur pour les frais de son mariage futur, avant même qu’il ne soit d’actualité ? Ou le lui donner pour ses frais personnels (sans pour autant qu’elle soit dans le besoin) afin de lui permettre de pouvoir épargner pour son mariage ? Réponse de Rav Gabriel Dayan 1. Si votre sœur est âgée de plus de 18 ans, il est permis de lui donner l’argent du Ma’asser afin qu’elle puisse s’en servir pour son mariage (Béora’h Tsédaka 11, 81 et note 124). 2. Si elle n’est pas dans le besoin, il n’est pas possible de lui donner du Ma’asser pour ses besoins personnels.
Cacheroute · Pureté familiale · Chabbath · Limoud · Deuil · Téchouva · Mariage · Yom Tov · Couple · Travail · etc...
Une équipe de Rabbanim répond à vos questions (halakha, judaïsme) du matin au soir, selon vos coutumes :
01.80.20.5000 (gratuit)
02.37.41.515 (gratuit)
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La Yéchiva Episode 15 : Ménou’ha : Le compte à rebours a commencé Chaque semaine, Déborah Malka-Cohen vous fait plonger au cœur du monde des Yéchivot pour vivre ensemble les intrigues passionnantes de quatre étudiants, sur fond d’assiduité et d’entraide… Si je me fiais à la photo qui me narguait, j’avais toutes les raisons du monde d’avoir peur. Ses yeux indiquaient clairement que je devais le craindre. En me projetant dans le futur, je ne sais pas si finalement je n’aurais pas préféré me trouver auprès d’Hachem et en finir avec cette vie. Ô Ribono Chèl ‘Olam ! Aie pitié de mon âme !
Dans l’épisode précédent : Yona apprend de la bouche de la Chadkhanit qu’Eden ne sera disponible que dans quelques jours pour une nouvelle rencontre. Les garçons ont organisé un fabuleux Tiyoul pour toute la Yéchiva, excursion qui a plu aussi bien aux élèves qu’aux Rabbanim… “Dans 7 jours !” m’avait annoncé la femme qui était chargée de me rendre propre une fois par semaine. Parfois je me demandais s’il y avait une personne sous ce monticule de tissu noir, aussi noir que son regard quand par mégarde nos yeux se croisaient. Sept jours me séparaient de ce mariage forcé. Pourtant, j’avais toujours pensé que le chiffre sept signifiait la joie. La joie des Chéva’ Brakhot… Medhi qu’il se nomme. Je ne l’avais vu qu’une seule et unique fois. Il posait sur un cliché corné qui était punaisé au-dessus d’un calendrier. Medhi n’était autre que le fils de mon geôlier. Le père me retenait prisonnière dans le sous-sol de son garage. La journée, j’entendais des bruits de ferrailles et des réparations de voitures, sur fond de cette langue dont je comprenais à peine quelques mots. 28
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La femme n’est pas revenue me laver cette semaine, elle n’a pas cru bon non plus de me laisser ma ration de dentifrice. Allongée sur cette paillasse, dans cette pièce humide, mon esprit part à la dérive. Je me raccroche aux souvenirs de la vie paisible que je menais avant ce cauchemar, chez Papa et Maman. Comme notre salle de bain me manque ! Il y avait toujours du dentifrice, du shampoing et tout le ce dont j’avais besoin. Je peux affirmer que chaque jour passé entourée de ma famille était un diamant. Ce type de diamant qu’on accroche à votre cou dès que vous êtes petit. On vous répète que vous avez de la chance de posséder un tel trésor mais à force, comme il est toujours là, on n’y prête plus attention… Dans mon délire, je repense aux deux Ba’hourim. J’aurais dû me débrouiller pour en écrire plus ! Ils n’ont pas dû prendre conscience de l’urgence de ma situation. Je n’ai plus qu’à attendre qu’on m’emmène à l’abattoir. Il faut que je m’y résolve. Le mieux serait de mettre fin à mes jours. N’est-il pas écrit que face à trois péchés, on doit préférer la mort plutôt que de les transgresser : le viol, l’idolâtrie et le meurtre ? Je finis par m’endormir d’épuisement… Hachem, ne me laisse pas. Avraham, ne m’abandonne pas… Sur le chemin du retour de leur Tiyoul, les garçons étaient descendus du bus à l’endroit où David avait laissé sa voiture. Ils s’y engouffrèrent tous les quatre pour rejoindre la Yéchiva. D’humeur joyeuse d’avoir passé une si bonne journée, Yossef décida de prendre des nouvelles de Yona, qui était assis à côté de lui.
Son ami regardait par la vitre la route défiler, les yeux dans le vague. “Alors, tu as aimé la balade ? Cela fait du bien de temps en temps de faire un break, même si j’ai hâte de retourner à l’étude.” Sans quitter les yeux de la route, Yona rebondit sur la phrase de son ami : “Oui, Rabbi Na’hman prônait la connexion régulière avec la nature. C’est très important de donner à nos cerveaux l’opportunité de s’oxygéner.”Et ce fut tout. Aucun son ne sortit plus de sa bouche. Yossef se donna comme but de découvrir ce qui minait à ce point Yona : “Sinon, as-tu eu des nouvelles de Mme Hirsch ?” Comme si une lame l’avait piqué au cœur, Yona sursauta. Il ne s’attendait pas à une aussi vive intrusion, même si en réalité il n’en voulait pas à Yossef de prendre des nouvelles sur son Chidoukh. “Moyennement ! – Comment cela, moyennement ? – Elle n’a pas voulu donner suite. – Aïe ! C’est ce que ta Chadkhanit t’a dit ? – Même pas. Si cela avait été un non franc, je crois que j’aurais accepté avec plus de facilité. – Je ne comprends pas. Redis-moi ce qu’Éden a dit à la Chadkhanit. – Qu’elle ne serait pas disponible avant quelques jours. J’ai été si bête de croire que tout se passait bien entre elle et moi !
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– Mme Hirsch n’a pas dit qu’Éden ne voulait pas te revoir, alors pourquoi tu ne patientes pas comme elle te l’a demandé ? Est-ce que cela t’a effleuré l’esprit que ton Chidoukh était réellement indisponible et que cela n’avait rien à voir avec toi ? – Mais oui, comme par hasard ! Juste le lendemain du soir où je lui ai avoué la conversion de mon père. Ca a dû la faire fuir, c’est tout ! – Je te croyais plus combatif ! Eden savait depuis le départ tes origines. Si cela l’avait dérangée, elle n’aurait pas accepté de te rencontrer ! Je vais me montrer honnête avec toi, mais sache que c’est pour ton bien. Tu devrais peut-être travailler sur ton complexe d’infériorité lié à la conversion de ton père, qui te fait perdre confiance en les autres et en toi ! Désolé si mes mots sont durs mais je le dis pour ton bien. – Alors c’est tout ce que tu me conseilles. De régler mon problème ? – Exactement !” Yona préféra laisser en suspens la conversation car Yossef avait touché un point sensible. La vérité n’est jamais agréable à entendre même si elle est indispensable et nécessaire pour avancer... Du côté de David, il fixait la route plongé dans ses pensées. Il faisait attention au programme qui passait à Il était trop perturbé par le mot qu’il De qui pouvait-il bien venir… ?
et était à peine la radio. avait lu.
Déborah Malka-Cohen
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RECETTE Spaghettis à la bolognaise : 30 min top chrono ! Cette recette plait aux grands comme aux petits ! Elle est rapide à faire et on peut même en préparer une double quantité pour la congeler. Pour 6 personnes
Ingrédients
Temps de préparation : 5 min
· 1 oignon émincé finement
Temps de cuisson : 25 min
· 3 gousses d’ail émincées finement
Difficulté : Facile
· 4 cuillères à soupe d’huile d’olive · 1 petit verre de vin rouge · 750 g de bœuf haché · 1 branche de céleri · 1 carotte · 1 cuillère à café d’origan sec · 2 feuilles de laurier · 1 petite boîte de sauce tomate nature · 600 g de spaghettis
Réalisation - Dans une sauteuse, faites revenir l’huile d’olive, l’oignon et l’ail à feu moyen tout en remuant pour ne pas que l’oignon ou l’ail n’attache au fond de la sauteuse. - Pendant ce temps, hachez la carotte et le céleri dans votre robot ménager.
· Sel et poivre
- Ajoutez ce mélange à la sauteuse. - Laissez revenir 2-3 min et ajoutez ensuite la viande hachée. Remuez à l’aide d’une cuillère en bois. - Ajoutez encore les herbes, la sauce tomate, le vin, le sel et le poivre puis couvrez. Réduisez le feu à doux et laissez mijoter la sauce pendant 20 min. - Pendant ce temps, faites cuire les spaghettis selon les indications inscrites sur le paquet. Une fois cuites, ajoutez 2 cuillères à soupe de l’eau de cuisson des pâtes à la sauce bolognaise puis versez dedans les spaghettis. Faites-les revenir dans la sauce et servez-les bien chaudes. Bon appétit ! 30
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Esther Sitbon
LE COIN SYMPATIK Une bonne blague & un Rebus ! Rebus
Par Chlomo Kessous
Un homme essaye de monter dans le bus avec un ticket demitarif pour enfants. Le chauffeur : "Désolé monsieur, mais vous avez plus de 18 ans. - Vous vous rendez compte depuis combien de temps j’attends à la station ?!"
les jours sont courts, le travail est grand, les ouvriers sont paresseux, le salaire est grand
Prions pour la guérison complète de Leibouch ben Golda
Elisheva Bella Sultana Zaiza bat Yaelle Reizle
Chira Ra'hel bat Sharon
Meïr ben Yaël
Jacqueline Lynda Rose bat Atou Hanna Esther
Eva bat Suzanne
Laetitia Baya Yonathan ben Lea bat Hanna Isabelle Linda
Myriam bat Mahdia
Barouh Hélène Chanael Chlomo Haim Rukhama bat Déborah Tikva ben Atou Marie-Thérèse bat Esther Ora bat Sarah
Bernard Chlomo 'Hay Mess'oud ben ben Guila Mess'ouda
Souvenir de la Bar Mitsva de Haïm Cohen 9 25 septembre 201
Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom
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Le Talmud bientôt au complet !
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"Si demain l’homme n’est pas meilleur qu’aujourd’hui, à quoi bon demain ? " (Rabbi Na'hman de Breslev)