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Torah-Box Magazine n°102 France - Vayéchev

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BRÉSIL KIPPA

'HANOUKA ELECTIONS

MOSSAD

MA'ASSER

BAHREIN

BOUGIES

n°102 I 18 Décembre 2019 I 20 Kislev 5780 I Vayéchev

La Knesset dissoute, Israël parti pour un troisième scrutin> p.7

SATELLITE HALAKHA

M A G A Z I N E

‘Hanouka et l’essence de la vraie beauté

Une après-midi shopping pas comme les autres

> p.11

> p.24


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CALENDRIER DE LA SEMAINE 18 au 24 Décembre 2019 Mercredi 18 Décembre 20 Kislev

Mercredi 18 Décembre Rav Baroukh Hagar

Daf Hayomi Nidda 56 Michna Yomit Mena'hot 4-1 Limoud au féminin n°60

Vendredi 20 Décembre Rav Avraham Abi'hssira

Dimanche 22 Décembre Rav Aharon Leib Steinman Rav Mass'oud Chetrit

Jeudi 19 Décembre 21 Kislev

Daf Hayomi Nidda 57 Michna Yomit Mena'hot 4-3 Limoud au féminin n°61

Lundi 23 Décembre Rav 'Haïm Meotinia Bar Baroukh Rav Ya'akov Ettlinger Rav Avraham Mordékhaï Nissim Rafoul

Mardi 24 Décembre Rav Avraham Ben David

Vendredi 20 Décembre 22 Kislev

Samedi 21 Décembre 23 Kislev

Daf Hayomi Nidda 58 Michna Yomit Mena'hot 4-5 Limoud au féminin n°62

Parachat Vayéchev Daf Hayomi Nidda 59 Michna Yomit Mena'hot 5-2 Limoud au féminin n°63

Rav Avraham Mordékhaï Nissim Rafoul

Horaires du Chabbath Dimanche 22 Décembre 24 Kislev

Lundi 23 Décembre 25 Kislev

Mardi 24 Décembre 26 Kislev

Daf Hayomi Nidda 60 Michna Yomit Mena'hot 5-4 Limoud au féminin n°64

Paris

Lyon

Marseille

Strasbourg

Entrée

16:37

16:40

16:47

16:17

Sortie

17:51

17:50

17:54

17:30

'Hanouka 1er jour Daf Hayomi Nidda 61 Michna Yomit Mena'hot 5-6 Limoud au féminin n°65

'Hanouka 2 jour Daf Hayomi Nidda 62 Michna Yomit Mena'hot 5-8 Limoud au féminin n°66

Zmanim du 21 Décembre Paris

Lyon

Marseille

Strasbourg

Nets

08:41

08:18

08:07

08:18

Fin du Chéma (2)

10:44

10:28

10:21

10:22

'Hatsot

12:49

12:39

12:36

12:27

Chkia

16:55

16:58

17:05

16:35

ème

Responsable Publication : David Choukroun - Rédacteurs : Rav Daniel Scemama, Elyssia Boukobza, Rabbi Ména’hem Lehrfield, Rav Yehonathan Gefen, Rav Gabriel Dayan, Rav Avraham Garcia, Rav Freddy Elbaze, Rav Emmanuel Bensimon, Rav Shimon Griffel, Déborah Malka-Cohen, Esther Sitbon - Mise en page : Dafna Uzan - Secrétariat : 01.80.20.5000 Publicité : Yann Schnitzler (yann@torah-box.com / 04 86 11 93 97) Distribution : diffusion@torah-box.com


L'ÉDITO DE LA SEMAINE par Voyage... voyage !! Les vacances d’hiver approchent et on s’affaire autour de projets d’évasion. Certains opteront pour le village à la montagne et le ski, d’autres chercheront des destinations exotiques, cocotiers et climat tempéré, 100% dépaysement. La langue française, savamment, utilise pour décrire un congé le mot vacance, qui veut dire : vide. A chacun de le remplir à sa façon. Kevin et Benjamin ont quant à eux décidé de remplir ce "vide" en lui donnant un maximum de sens. Ils voyagent à Jérusalem pour étudier dans une Yéchiva. Ils connaissent la formule, car déjà après leur bac, ils étaient partis un an pour se renforcer dans leur judaïsme. Puis, de retour a Paris, ils ont entamé leurs études universitaires. Ils veulent maintenant à nouveau recharger leurs batteries en faisant le "plein" de Limoud Hatorah (étude de la Torah) et de Moussar (éthique juive). Pour eux, le vrai voyage c’est quitter Paris le temps d‘un congé car l’appel de Jérusalem est irrésistible. Leur démarche n’est pas isolée : beaucoup de Juifs dans le monde, qui ont gouté à l’expérience de la Yéchiva et qui ont dû quitter le Limoud à plein temps pour des études et une profession, cherchent à retrouver l’élévation extraordinaire qu’ils ont vécue au Beth Hamidrach. Pas évident quand on a une famille et les obligations qu’elle implique, mais quand le couple mesure l’importance de ce choix, on trouve toujours une solution. C’est ainsi qu’on peut rencontrer à la Yéchivat Mir de Jérusalem un ancien élève travaillant aujourd’hui dans l’immobilier à New York, qui vient se ressourcer tout

le mois d’Eloul sur les bancs de la Yéchiva, devant les stenders et les Guémarot et au son des Pilpoulim de ses compagnons d’étude. Un autre, dans la ville de Kyriat Sefer, pose une pancarte sur la devanture de son magasin d’électricité : "Fermé de Roch ‘Hodech Eloul à Yom Kippour". Et bien d’autres encore qui vont profiter de la "basse saison" dans leur profession (photographes, coiffeurs, musiciens…) due aux exigences du calendrier juif (‘Omer, 17 Tamouz jusqu’au 9 Av, etc.) pour consacrer ce temps à l’étude. Ce sont là des initiatives personnelles, mais n’oublions pas qu’il existe aujourd’hui à grande échelle, et pour tout public, des Yéchivot qui ouvrent leur portes à chaque Juif et lui permettent cette expérience inoubliable de se plonger entièrement pour une période définie dans la mer du… Talmud. C’est ainsi que la prestigieuse Yéchivat Poniewicz organise chaque été les fameux Yar’hé Kala (séminaires d'étude) que son fondateur, Rav Yossef Kahanman avait lancées, s’inspirant du temps où les Juifs de Babel il y a 2000 ans se réunissaient deux fois par an pour écouter les discours des Sages de l’époque. L’Agoudat Israël d’Amérique organise quant à elle chaque année une semaine d’étude à Jérusalem, à l’hôtel Ramada, où des dizaines de personnes se déconnectent de leur routine pour étudier et écouter les plus grand Rabbanim d’Israël. A quand une telle initiative pour le public francophone ? Torah Box y pense déjà et vous mettra au courant dès sa concrétisation.

La Rédaction Torah-Box Magazine

Magazine I n°102

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ACTUALITÉ Paris : Violente agression antisémite dans une rame bondée du métro

Jersey City : Les terroristes planifiaient une tuerie dans le Talmud-Torah

Ça se passe la semaine dernière à 6h55 dans une rame bondée du métro à Paris : Yoguev B., un étudiant israélien qui suit un programme d'échange avec HEC, laisse un message en hébreu par téléphone alors qu'il monte dans un wagon à la station Château d'Eau. Il est alors pris à parti par 2 hommes qui lui crient dessus, aidés par d'autres passagers, puis est violemment frappé au point de s'évanouir. L'étudiant est alors transféré à l'hôpital Lariboisière par les secours, où on lui prescrit 5 jours d'ITT. Un homme de 17 ans déjà connu des services de police a été interpellé. Le Premier ministre israélien a en outre tenu à téléphoner à l'étudiant pour l'assurer de son soutien et lui souhaiter un bon rétablissement.

La tuerie à Jersey City ayant ciblé une épicerie Cachère et ayant fait 4 morts aurait pu être bien plus terrible : c'est ce qu'il ressort de l'enquête policière qui est en cours et qui vise à déterminer les motifs et les plans des deux terroristes - un couple d'une cinquantaine d'années - responsables de la fusillade ayant visé la communauté juive locale mardi dernier. "Plus nous assemblons d'éléments, plus il apparait que la prochaine étape des terroristes était l'école où étudient 50 enfants à proximité... Seuls un mètre et demi séparaient les deux entrées. Le courage et la rapidité d'action de la police a permis de les piéger à l'intérieur du magasin", a tweeté Steven Fulop, maire de la ville où s'est constituée une communauté juive, notamment 'hassidique, ces dernières années.

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Le Brésil ouvre un bureau

La Knesset dissoute, Israël parti pour un

économique à Jérusalem

troisième scrutin

Le Brésil a ouvert dimanche un bureau économique à Jérusalem, seconde étape du processus de transfert de l'ambassade brésilienne à Jérusalem qui devrait avoir lieu prochainement.

Après que soit arrivé à terme dans la nuit de

C'est ce qu'a confirmé lors de la cérémonie d'ouverture Eduardo Bolsonaro, député fédéral brésilien et fils de l'actuel président Jais Bolsonaro, qui a notamment déclaré : "Mon père m’a dit que c’était sûr – c’est un engagement – il va déplacer l’ambassade à Jérusalem".

d’un scrutin, qui se tiendra le 2 mars 2020.

Le Premier ministre Binyamin Netanyahou a pour sa part salué "l’engagement du président Bolsonaro à ouvrir une ambassade à Jérusalem l’année prochaine".

seraient toujours coude-à-coude sans parvenir

mercredi à jeudi le délai prévu par la constitution pour désigner un chef de gouvernement soutenu par la majorité de la Chambre, les députés ont donc voté la dissolution de la Knesset et les modalités Les deux principaux candidats au poste de chef du gouvernement, l'actuel Premier ministre Binyamin Netanyahou et son rival de Kakhol-Lavan Benny Gantz, seront-ils en mesure de faire enfin sortir Israël de la pire impasse politique de son histoire ? Si l'on en croit les sondages, les deux hommes toutefois à former un bloc majoritaire. Ce qui laisse déjà le loisir aux plus pessimistes de parler d'un quatrième scrutin... En attendant, une troisième campagne électorale en 11 mois est déjà lancée.

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ACTUALITÉ Des cyclistes israéliens au Tour de France 2020 Pour la première fois, Israël a dévoilé son personnes avec nos couleurs bleu et blanc. équipe de cyclistes entraînés pour le Tour C’est très symbolique", a déclaré à l’AFP de France, une première pour l’État hébreu Sylvan Adams, un milliardaire israéloqui marque un point de plus dans son entrée canadien parmi les principaux investisseurs dans la cour des grands rendez-vous sportifs de l'équipe, qui a précisé qu’au moins un des internationaux. huit coureurs de son écurie sera de nationalité "Nous aurons notre nom, Israël, au Tour israélienne. de France, qui sera vu par 2,6 milliards de

Souhaitons-leur bonne chance !

Elections GB : La communauté juive soulagée, Bibi parle d'un "tournant" Jeremy Corbyn aura donc, à l'issue d'une campagne sous le signe du Brexit, assuré au Labour sa plus cuisante défaite depuis 1935.

ce scrutin décisif pour son avenir, a poussé

Accusant les médias "influencés et possédés par des milliardaires", le septuagénaire régulièrement pointé du doigt pour ses accointances antisémites a toutefois partiellement assumé son échec.

Boris Johnson, grand ami d'Israël et de Bibi.

La communauté juive britannique quant à elle, qui était sur le qui-vive à l'approche de

historique", saluant un "tournant" dans la

un soupir de soulagement dès les premiers sondages qui donnaient une large avance à Toute la classe politique israélienne, et le Premier ministre à sa tête, a félicité le chef du gouvernement britannique pour sa "victoire lutte contre l'antisémitisme.

CÉLÉBRONS ENSEMBLE LES LES BÉNÉVOLES VOUS SOUHAITENT

30 ANS DE ZAKA

JOYEUX

REPÉRAGE ET ET SECOURS SECOURS REPÉRAGE

HANNOUCA

Fête des lumières

2019

volontaires

3700

en Israël

31220

1000

dans 25 pays différents

interventions de sauvetage

1.450.000

heures de volontariat

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NOS DIFFÉRENTES UNITÉS

REPÉRAGE ET SECOURS

En cette fin d'année fiscale pensez à nos bénévoles pour votre réduction d’impôts ‘‘Chessed Shel Emet’’ Honneur aux morts

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ZAKA, reconnue par l’ONU en 2005, conseiller et observateur depuis 2016 parmi les premières organisations préférées des Israéliens depuis plus de 10 ans

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Le nouveau satellite israélien Doukhifat 3 est envoyé dans l'espace Trois jeunes lycéens du sud d’Israël, Alon Avramovich, Meitav Assoulin et Chemouel Aviv Lévi, tous âgés de 17 à 18 ans, ont construit un satellite de télédétection grâce auquel les élèves de toutes les écoles du pays pourront observer la Terre. Doukhifat 3, comme il a été nommé, a été mis au point avec le concours d'étudiants du Centre Scientifique Herzliya. A l'occasion de son lancement depuis le site de Sriharikota en Inde - où les jeunes se sont envolés -, l'un des donateurs du projet, Zeev Miller, a expliqué que "le satellite est une plateforme pour des études écologiques telles que la pollution de l’air, la pollution des sources d’eau, la surveillance des forêts, etc." Après deux ans de travail acharné, le lancement du satellite a eu lieu le 11 décembre dernier.

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ACTUALITÉ Visite historique du grand rabbin de Jérusalem au Bahreïn Le grand rabbin de Jérusalem, Rav Chlomo Amar, a rencontré le roi du Bahreïn Al Khalifa lors d’une visite à Manama, la capitale du pays. Un événement qui aura été qualifié d'"historique" par les observateurs, qui ont souligné que le grand rabbin avait transmis les salutations de Jérusalem au roi bahreïni. Les rabbins des villes d'Israël sont considérés comme des représentants officiels de l’Etat

juif, puisque le Bahreïn n'entretient pas de relations diplomatiques avec Israël. Le Rav Amar se trouvait dans l’état du Golfe pour participer à un forum avec des représentants religieux du Koweït, du Liban, d’Egypte, de Jordanie et d’autres pays arabes. Le Bahreïn compte parmi les Etats du Golfe qui amorcent ces dernières années un rapprochement avec Israël, notamment grâce à une menace iranienne commune.

Le Mossad aurait offert son aide pour déjouer une série d'attentats au Danemark La douzième chaîne israélienne a rapporté que le Mossad aurait aidé les autorités danoises à démanteler une cellule terroriste composée de 20 personnes, qui prévoyait une importante vague d'attentats sur leur territoire. Le Premier ministre Binyamin Netanyahou avait déjà déclaré en juin dernier qu'Israël avait

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utilisé ses capacités de cyber-renseignement pour déjouer une cinquantaine d'attaques terroristes planifiées par l'Etat islamique dans des dizaines de pays du monde. Selon la source citée, les services de sécurité danois ont arrêté plusieurs terroristes et saisi un grand nombre d'armes. Elyssia Boukobza


VIE JUIVE ‘Hanouka et l’essence de la vraie beauté Les Grecs appréciaient l’extérieur, le superficiel. Ils pensaient que seul ce qui est appréhendé par les sens n’a de réalité et que celle-ci se limite au goût et au toucher. C’est là la parfaite antithèse des valeurs prônées par la Torah, qui estime qu’il y a bien plus que les apparences…

J’ai grandi dans une banlieue à majorité juive de Miami où la fête de Noël ne nous a jamais tentés (des guirlandes de Noël sur des palmiers, ça ne marche pas vraiment !). Je vis avec mon épouse et nos trois enfants dans le Colorado. A cette période de l’année, les maisons et les rues sont joliment décorées pour la fête et tout brille grâce aux arbres illuminés. Nous étions en voiture l’année dernière, en route pour une fête de ‘Hanouka, lorsque mon fils de 4 ans me demanda à quoi servaient ces lumières. J’allai lui inventer une histoire sur ces lumières destinées tout spécialement à ‘Hanouka, lorsque je m’arrêtai net en réalisant l’ironie de la chose. Décorations de Noël VS Ménorot des maisons juives Nul doute que la popularité de ‘Hanouka chez les Juifs américains tient au fait que cette fête coïncide avec la période des fêtes de fin d’année. Mais ‘Hanouka n’est pas le "Noël juif". L’ironie, c’est que ‘Hanouka représente justement la victoire de la spiritualité sur le matérialisme et sur l’obsession de tout ce qui brille. Non seulement ces décorations n’étaient pas des lumières de ‘Hanouka, mais elles représentaient

exactement le contraire de la lueur des bougies vacillant aux fenêtres des maisons juives ! Un dicton dit que chaque fête juive peut se résumer par : "Des ennemis ont tenté de nous tuer, nous avons survécu, allez mangeons !" :) Mais ce n’est pas vrai pour ‘Hanouka. Contrairement à Pharaon en Egypte ou Haman à Pourim, les Grecs quant à eux n’ont pas cherché à éliminer les Juifs, mais à éradiquer le judaïsme. Se focaliser sur… le superficiel ! Pourquoi le judaïsme constituait-il une telle menace pour la Grèce antique ? Pourquoi les Grecs pouvaient-ils tolérer notre existence mais pas notre mode de vie ? La réponse repose dans une opposition philosophique. Les valeurs grecques sont ancrées dans une obsession de la beauté extérieure. Rabbi Yéhouda Halévi nous met en garde : "Méfiez-vous de la sagesse grecque, qui n’a pas de fruits mais que des fleurs". Les fruits nourrissent, contrairement aux fleurs qui n’offrent qu’une beauté esthétique. Les fruits ont une visée nutritive ; les fleurs n’ont qu’une superficialité temporaire. La société grecque appréciait l’extérieur, le superficiel. Ils pensaient que seul ce qui est Magazine I n°102

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VIE JUIVE appréhendé par les sens n’a de réalité et que celle-ci se limite au goût et au toucher. C’est là la parfaite antithèse des valeurs prônées par la Torah, qui estime qu’il y a bien plus que les apparences : des couches infinies de profondeur se cachent au-delà du regard. Or, cette approche s’inscrit en opposition totale avec la Grèce antique. Qu’est-ce que la vraie beauté ? Pour le judaïsme, la vraie beauté nait de l’harmonie : le mélange de deux opposés qui se retrouvent, se complètent et coexistent. Un accord de musique est le résultat de plusieurs notes jouées simultanément. La beauté d’une symphonie réside dans la fusion de divers instruments qui jouent différentes notes tous ensemble. La beauté ultime est donc définie comme des opposés qui s’unissent et se complètent. Ce qui soulève la question : quelles sont les deux choses les plus distantes l’une de l’autre ? La matérialité et la spiritualité. Et lorsqu’elles coexistent de manière harmonieuse, c’est une beauté réelle. En revanche, lorsque la matérialité contredit ou fait de l’ombre à la spiritualité, il en résulte de la laideur. Le Talmud affirme que dix mesures de beauté sont descendues sur le monde et que Jérusalem en a pris neuf. Jérusalem est connue pour être une ville de connexion, où le Ciel et la terre se rejoignent. Le saint Temple de Jérusalem était un magnifique édifice dans le monde matériel qui incarnait le spirituel et d’où toute beauté émanait.

C’est la raison pour laquelle les Grecs s’en sont pris au Temple, ce symbole de connexion entre le monde d’ici-bas et les mondes supérieurs. Le miracle de l’huile Le roi Chlomo affirme dans ses Proverbes : "La grâce est trompeuse et la beauté, futile". Ceci semble indiquer que la beauté physique n’est pas digne de louange. Mais d’un autre côté, la Torah souligne avec emphase la beauté des Matriarches ; ce qui semble supposer qu’au contraire, la beauté est digne de louange… Lorsque le matériel complémente le spirituel, lorsque la beauté extérieure reflète la beauté profonde de l’éthique et des valeurs, c’est là la beauté ultime. En revanche, lorsque le matériel dissimule le spirituel, le résultat, c’est le mensonge et la futilité (le terme hébraïque pour "laid", Mékho’ar, provient de la même racine que le mot signifiant trouble ou opaque). ‘Hanouka porte sur l’essence dissimulée, la beauté s’appuyant sur ce qui est intérieur. En conséquence, le miracle eut lieu avec l’huile et non avec la Ménora elle-même. Chaque moment de la vie contient ces deux aspects : le physique et le spirituel. Décider auquel accorder de l’importance à chaque moment est un défi de toute une vie et de tous les instants. Réaliser le miracle avec de l’huile souligne l’accent porté sur l’aspect spirituel. Oui, le matériel est important et nécessaire, mais pas essentiel !

Rabbi Ména’hem Lehrfield / Aish

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Magazine I n°102


M A G A Z I N E

Supplément spécial Chabbath Pour en profiter, veuillez le détacher avant Chabbath...

Vayéchev - Il existe une joie négative Le fait de se réjouir de l’échec d’autrui est l’antithèse de l’essence de la Mitsva d’aimer son prochain comme soi-même. Le Rambam précise qu’une personne qui ressent de la joie quand son prochain échoue ou est humilié n’a pas de part dans le Monde Futur !

"Yossef fit un rêve, il le raconta à ses frères et ils le haïrent davantage. Il leur dit : ‘Écoutez, s’il vous plaît, ce songe que j’ai eu. Alors que nous composions des gerbes dans le champ, voici que ma gerbe se dressa, elle resta debout ; et voici que vos gerbes l’entourèrent et s’inclinèrent devant la mienne." (Béréchit 37,5-7) La Paracha de cette semaine commence par nous relater les événements qui furent à l’origine de la vente de Yossef. La Torah nous dit que les frères réprouvaient Yossef parce qu’ils virent que Ya’akov l’aimait plus qu’eux.

Quand Yossef leur raconta son premier rêve, leur haine s’intensifia. La Torah affirme : "Ils le haïrent davantage à cause de ses rêves et à cause de ses paroles". Les commentateurs se demandent ce que signifient les mots "à cause de ses paroles". Une fois que l’on sait qu’ils le détestaient à cause des rêves, que rajoute cette proposition ? Le raconter et s’en réjouir Rav Moché Sternbuch répond sur la base d’un texte du Méchekh ’Hokhma. Celui-ci écrit qu’à

Supplément spécial Chabbath I n°102

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trois reprises, dans le récit de Yossef, il dit "et voici", terme associé à la joie, selon le Sifri. Yossef manifesta de l’engouement à chaque étape du rêve et c’est cette joie qui attisa l’aversion de ses frères.

L’approche de la société en général contraste donc clairement avec celle de la Torah dans ce domaine. Dans la société séculière, l’accent est mis sur la compétition et sur la théorie du "chacun-pour-soi".

Ainsi, les mots "à cause de ses paroles" ne se réfèrent pas au contenu du songe, mais à la manière de le raconter.

Dans le monde du sport, en particulier, on enracine une volonté de "surclasser" l’autre. Souvent, les fans de sport sont contents de la défaite de leur adversaire autant qu’ils le sont de leur victoire. Par ailleurs, dans divers domaines, on insiste beaucoup sur le succès, ce qui implique avoir le dessus et vaincre l’autre.

On ne comprend pas bien pourquoi les frères ne supportèrent pas qu’il se réjouisse de sa prospérité – n’est-ce pas une réaction compréhensible ? Rav Sternbuch explique qu’ils comprirent – même si ce n’était pas exact que la joie de Yossef ne concernait pas seulement son propre succès prédit dans le rêve, mais aussi le fait qu’euxmêmes ne connaîtraient pas cette réussite. Rav Sternbuch poursuit en détaillant le point de vue de la Torah sur ce genre de joie – celle de l’échec de notre prochain. Il écrit : "Il s’agit d’un principe fondamental ; quand Hakadoch Baroukh Hou octroie du pouvoir, de l’argent ou de l’honneur à un individu, il doit L’en remercier, mais s’il est content d’avoir et du fait que son prochain n’a pas, cette joie est interdite". Chacun pour soi ? Cet enseignement est central dans les relations interpersonnelles. Il est connu que la Mitsva de base dans ce domaine est celle d’aimer son prochain comme soi-même (Vayikra 19,18). L’un des principaux aspects de ce commandement est que l’on doit souhaiter la réussite de l’autre autant qu’on la désire pour soi (Rambam, Séfer Hamitsvot, Mitsva positive 8). Le fait de se réjouir de l’échec d’autrui est donc l’antithèse de l’essence de cette Mitsva. Le Rambam exprime cette idée dans le développement qu’il fait de cette Loi (Hilkhot Dé’ot 6,3). Il termine en disant qu’une personne qui ressent de la joie quand son prochain échoue ou est humilié n’a pas de part dans le Monde Futur ! 14

Tous pour un La Torah fait aussi l’éloge du succès dans la vie, mais sa définition de la victoire ne sous-entend pas le fait de "battre" autrui. La réussite d’un Juif se voit dans sa capacité à œuvrer à l’unisson avec ses frères juifs. En effet, tous les Bné Israël font partie d’une même entité spirituelle, donc la gloire de telle partie implique celle de tout le peuple. Ce concept s’applique dans la loi juive. Par exemple, lors d’une réjouissance, on omet la prière de Ta’hanoun (les Supplications). Cela ne se limite pas à nos propres joies ; si l’un des participants à un office célèbre un heureux événement (par exemple, le jour de la Brit Mila de son fils ou bien durant la semaine qui suit son mariage), toute l’assemblée est exemptée du Ta’hanoun – parce que sa joie est partagée par toute personne présente. C’est le cas même si les membres du Minyan ne le connaissent pas. Voilà comment on doit considérer de tels événements ! Nous apprenons de l’explication du Méchekh ’Hokhma et de Rav Sternbuch que le fait de se réjouir de l’échec d’autrui est un comportement bas et méprisable. Puissions-nous tous mériter d’accomplir la Mitsva d’aimer notre prochain au mieux !

Magazine I n°102 Supplément spécial Chabbath I n°102

Rav Yehonathan Gefen


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Nouveau Programme

AVOT OUBANIM Parachat Vayéchev

Le moment hebdomadaire de partage, d'élévation et de joie des parents avec leurs enfants 1 HEURE

? 1 CONCOURS

Une soirée organisée chaque mois dans une 1 voyage : 2 tirages au sort par an pour communauté avec des cadeaux à gagner gagner un voyage en Israël à Torah-Box !

PARACHA Pour faciliter la lecture

1 VOYAGE

1 SOIREE

1 concours Quizz hebdomadaire 1 heure d’étude Parents Enfants pédagogique et ludique où les gagnants sont publiés

Chapitre 40 à partir du verset 1

La Paracha se termine par cet incident étrange,

La question est toujours précédée d’un “?”

où, le même jour, le maître échanson et le maître panetier

La réponse principale est sur fond de couleur

? Quelqu'un sait ce qu'est un maître échanson ?

Les remarques et explications sont écrites en couleur

? Quelqu'un sait ce qu'est un maître panetier ?

Ainsi, le parent pourra directement visualiser les questions, les points essentiels à traiter, et les parties qu’il souhaitera détailler avec l’enfant.

ont fauté envers leur maître, le roi d'Egypte. Bravo ! C'est celui qui est chargé de servir le vin au roi.

Bravo ! C'est le boulanger personnel du roi.

? Quelqu'un sait-il quelle faute ils ont commis ? Bravo ! Concernant le maître échanson, Par’o a trouvé une mouche morte dans son verre. Concernant le maître panetier, Par’o a trouvé un caillou dans son pain. Suite en page 2

Supplément spécial Chabbath I n°102

AVOT OUBANIM

Vayéchev - n°9

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19 déc. - 14 Kislev 5780


E

PARACHA SUIT

? Et quelle a été leur punition ? Bravo ! Ils ont tous les deux été mis en prison, celle-là même où se trouvait déjà Yossef Hatsadik.

? En

fin de compte, comment s'est terminée leur histoire ? Bravo ! Par’o a fini par libérer le maître échanson alors qu'il a fait pendre le maître panetier.

? Pourquoi

la faute du maître panetier a-t-elle été jugée plus grave que celle du maître échanson ?

Par’o a jugé que si une mouche est tombée accidentellement dans le verre de vin, c'est une faute moins grave que celle du panetier, qui en pétrissant la pâte aurait dû se rendre compte qu'il y avait une pierre, c'est une plus grande négligence !

? Mais tout de même, cela nous interpelle. Pourquoi les deux évènements ont-ils eu lieu le même jour ?

Je vais partager avec vous une explication incroyable !

H A LA K H A

C'est pourquoi, c'est le maître panetier qui a mis la mouche morte dans le verre, et c'est le maître échanson qui a mis le caillou dans la pâte. Quand Par’o a fait son enquête, il a compris que chacun avait voulu piéger son ennemi, il a alors pensé que, sans aucun doute, il aurait dû boire le verre de vin contenant la mouche morte, alors qu'il n'était pas sûr de tomber sur la tranche de pain dans laquelle il y aurait la pierre. C'est pourquoi, après la période d'emprisonnement, il a libéré le maître panetier et a fait tuer le maître échanson en considérant que sa faute était plus grave.

Choul’han ‘Aroukh O.A. chapitre 671

? Les enfants, vous rappelez-vous combien de bougies il faut allumer au niveau de la loi stricte, pendant les huit jours de ‘Hanouka ? Bravo ! Il suffit d'allumer une lumière chaque soir ! En tout, huit lumières.

? Et si quelqu'un a la possibilité d'embellir la Mitsva, combien allumera-t-il ?

Bravo, il allumera chaque soir une lumière supplémentaire, en tout 36 lumières. Quelqu'un de pauvre a réussi à acheter suffisamment d'huile, de mèches ou de bougies pour pouvoir allumer 36 lumières. Et voici qu'un voisin vient le voir, en lui disant qu'il n'a pas réussi à acquérir de quoi allumer les lumières de ‘Hanouka, et il lui demande de bien vouloir lui offrir quelques bougies.

? Devra-t-il refuser, parce qu'il a lui-même juste ce qu'il faut, ou devra-t-il renoncer à embellir la Mitsva et lui donner de quoi allumer les lumières de ‘Hanouka ?

Bravo ! Il devra renoncer et lui donner huit bougies afin qu'il puisse accomplir la Mitsva, et allumer

16 AVOT OUBANIM

En fait, le maître panetier et le maître échanson s'étaient disputés, et chacun voulait faire un sale coup à l'autre pour qu'il soit envoyé en prison, ou même tué !

lui-même une bougie par soir.

? En

vertu de quel principe doit-il renoncer à son propre embellissement de la Mitsva ?

Bravo ! C'est le grand principe de "Kol Israël ‘Arévim Zé Lazé", "Tous les juifs sont responsables les uns des autres." Ainsi, un juif ne peut pas faire plus que la loi stricte s'il sait que l'un de ces voisins ne peut pas du tout accomplir la Mitsva !

? Selon ce principe, avec combien de voisins aura-t-il la possibilité de partager ses propres lumières ?

Bravo ! Avec trois voisins, et, de cette manière, ils seront quatre juifs à allumer huit bougies, puisque 4 x 8 = 32.

? Combien alors lui restera-t-il de bougies ? Bravo ! Il aura quatre bougies supplémentaires, et il pourra le premier jour, allumer une bougie, le deuxième jour, deux bougies, le troisième jour, trois bougies, et tous les autres jours, il allumera une seule bougie.

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19 déc. - 14 Kislev 5780


N é v ii m

Chmouël 1 ch. 3, verset 19

Ce verset nous dit : "Chmouël a grandi, Hachem était avec lui et il ne laissait tomber à terre aucune de ses paroles."

? Que veut dire “Chmouël a grandi” ? Parle-t-on physiquement ? ? Que signifie : “Il ne laissait tomber à terre aucune de ses paroles” ?

Bravo ! Cela signifie qu'il a grandi dans la sagesse.

? En quoi d'autre a-t-il encore grandi ? Bravo! Il a grandi dans sa Yirat Chamaïm, sa crainte d’Hachem.

? Et quoi d'autre encore ? Il a grandi dans ses bonnes Middot, il a travaillé son caractère.

? Que veut dire la suite du verset ? Bravo ! Cela veut dire que chaque chose que Chmouël disait, Hachem le réalisait.

? Pourtant, n’était-il pas normal qu’Hachem réalisait ce que Chmouël disait, puisqu'il était un prophète ?

Bravo ! Même ce que Chmouël disait sans avoir reçu de prophétie, Hachem le réalisait.

Bravo ! C'est une image, comme quelqu'un qui vise une cible avec une pierre, mais il a raté la cible, et la pierre est tombée par terre. La Torah nous dit qu'aucune parole de Chmouël ne ratait la cible, aucune ne tombait par terre. Tout ce qu'il disait se réalisait. On comprend le Passouk, le verset suivant qui dit : "Et tout Israël, depuis Dan [qui se trouve au nord] jusqu'à Béèr Chéva’ [qui se trouve au sud] reconnut l'autorité de Chmouel, comme prophète d’Hachem." Chmouel était fidèle à Hachem, puisque même ce qu'il disait sans prophétie, Hachem le réalisait, alors d'autant plus ce qu'il disait par la force de la prophétie.

Réponse de la semaine précédente Guemara Baba Kama 108, Hochen Michpat 294:6 et chah 6

Rappel de la Question: Si le vendeur est un ami de l'acheteur, mais il ne connaît pas David, et qu'il dit explicitement : "Puisque tu es mon ami, je vais te donner une seconde canette", à qui revient la seconde canette ?

Réouven recherche désespérément un locataire pour sa maison, Chimon son ami, qui est agent immobilier lui dit "J'ai un client pour toi ! Mr Cohen sera sûrement intéressé par ton appartement, appelons-le !" Et en effet, Réouven tombe d'accord avec Mr Cohen pour lui louer son appartement. Mais, les mois passent, et Mr Cohen qui habite la maison de Réouven ne respecte pas son engagement, il ne paie pas son loyer, malgré les multiples demandes du propriétaire !

Réponse: La Guémara (Baba Métsia 21b) rapporte une Ma'hlokèt, une discussion, entre Abayé et Rava à propos de Yéouch Chélo Mida'at (inconsciemment) : si je trouve un objet et je sais pertinemment qu'au moment où je le prends, le propriétaire ne sait pas encore qu'il l'a perdu. Mais je suis sûr, aussi, que lorsque le propriétaire s'en rendra compte, il fera Yéouch, il aura désespéré de le retrouver. Puis-je garder l'objet pour moi ou dois-je le restituer ? La Guémara tranche la Halakha comme Abayé, Yéouch Chélo Mida'at – n'est pas considéré comme Yéouch. Yossef devra donc tout faire pour retrouver celui qui a perdu ses écouteurs pour les lui rendre.

> AVOT OUBANIM

Vayéchev - n°9

GUEMAR

Reouven rappelle Chimon et lui dit "Tu te souviens, tu m'as envoyé un locataire pour ma maison, il ne paie pas, c'est donc à toi de me payer !" Chimon lui répond : "Mais c'est ta responsabilité de vérifier si le locataire est capable de te payer la location, moi j'étais juste un intermédiaire."

1

A votre avis, Chimon est-t-il responsable de régler le loyer à la place de Mr Cohen ? (Bien entendu, après Chimon se tournera vers Mr Cohen pour qu'il le rembourse.)

A A toi!

Réponse dans Guemara Baba Kama 108, Hochen Michpat 294:6 et chah 6

Réponse dans le prochain numéro!

Comme nous le savons, Chimon qui est un professionnel, perçoit une commission sur ce genre d'affaires.

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D'après vous, y'a-t-il une différence si Chimon a été payé par Réouven, ou bien cela ne change rien ?

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19 déc. - 14 Kislev 5780


H IS T O IR E Alors les enfants, nous nous apprêtons dimanche soir à allumer la première bougie de ‘Hanouka. A cette occasion, nous allons raconter une très belle histoire. Dans son jeune âge, le ‘Hafets ‘Haïm a été invité un des soirs de ‘Hanouka chez son Rav, le Tsadik Rabbi Na'houm Miordona. Le ‘Hafets ‘Haïm était impatient de voir comment son Rav allait allumer la ‘Hanoukia. Dès que le moment de l'allumage est arrivé, le ‘Hafets ‘Haïm était persuadé que le Rav allait se lever et, sans plus tarder, allumer. Mais étonnamment, Rabbi Na'houmké continuait à étudier comme s'il ne voyait pas le temps passer. Le ‘Hafets ‘Haïm en fut très étonné, il sait combien son Rav est méticuleux dans l'accomplissement des Mitsvot. Or, l'allumage de ‘Hanouka doit se faire dans la première demi-heure de la nuit. Comment se fait-il que le Rav continuait à étudier ? Le ‘Hafets ‘Haïm, de son côté, se mit aussi à étudier. Une heure, deux heures, trois heures passèrent, et le Rav n'allumait toujours pas. Après plusieurs heures, la porte s'ouvrit et la Rabbanite entra. Après l'avoir tout juste saluée, et sans tarder une

seconde, le Rav s'est levé, a fait les Brakhot avec joie et concentration, et a allumé la ‘Hanoukia. Après l'allumage, Rabbi Na’houm a expliqué à son jeune élève : "Dans le traité de Chabbath, on explique que si un homme n'a pas les moyens d'acheter de quoi allumer les lumières de Chabbath et les lumières de ‘Hanouka, il devra renoncer aux lumières de ‘Hanouka, car celles de Chabbath amènent le Chalom dans la maison. C'est pourquoi, si j'avais allumé alors que la Rabbanite était absente, cela l'aurait peiné et cela aurait amené une ombre dans mon Chalom Bayit, la paix dans mon foyer. J'ai donc simplement attendu le retour de la Rabbanite." Lorsque Rav Chalom Shwadron a raconté cette histoire qu'il a entendue du ‘Hafets ‘Haïm, il a insisté sur les Middot, les traits de caractère extraordinaires de Rabbi Na'houm, qui, lorsque la Rabbanite est rentrée avec tant de retard, s'est contenté de la saluer gentiment et n'a demandé aucune explication quant à son retard. Voilà comment se comportent les Grands d'Israël !

Quizz Répondre à 3 questions minimum: 1 Pourquoi mettre une mouche dans le verre de vin est une faute plus grave qu’un caillou dans le pain ? Parce qu’une mouche, c’est plus sale qu’une pierre Parce qu’on est sûr de boire le verre contenant la mouche C’est de mettre le caillou qui est une faute plus grave

3 Il y a une pénurie dans les magasins et personne ne peut acheter de quoi allumer les lumières de Hanouka. Raphaël a retrouvé 52 bougies de l’année passée : Il en donnera 8 à 2 voisins et allumera de la plus belle manière les 8 jours (36 bougies) Il en donnera 8 à 5 voisins et allumera de la plus belle manière les 3 premiers jours Il en donnera 8 à 6 voisins

2 Quelles paroles de Chmouël se réalisaient ? 4 Chimon est-t-il responsable de régler le loyer à la Les prophéties qu’il recevait d’Hachem place de Mr Cohen ? (Bien entendu, après Chimon se Les prophéties d’Hachem et parfois ce qu’il tournera vers Mr Cohen pour qu'il le rembourse.) disait oui non Les prophéties d’Hachem et tout ce qu’il disait D'après vous, y'a-t-il une différence si Chimon a été payé par Réouven, ou bien cela ne change rien ?

oui

non

Sous la direction spirituelle du Rav Eliahou Uzan Responsable de la Publication : Esther Smietanski Rédaction : Rav Eliahou Uzan, Rav Nathanael Sénior, Esther Smietanski Mise en en page : Sarah Lascar Vous souhaitez dédicacer un numéro de Avot Oubanim : Yann Schnitzler yann@torah-box.com / 04 86 11 93 97

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Sa propre chair De retour à Baltimore, le couple Miller fait entrer les deux enfants dans leur nouveau foyer. C’est alors qu’en posant les yeux sur une photo, Mina la montre du doigt et regarde Anya sans pouvoir prononcer le moindre son…

Le récit suivant débute en Pologne avant la Shoa. Anya Gold, l’aînée d’une famille de 8 enfants, est choisie pour quitter le pays et s’établir aux Etats-Unis. Ses parents ont économisé zloty après zloty pour pouvoir payer ce voyage. De cette façon, au moins un de leurs enfants échapperait aux événements qui s’annoncent tourmentés, alors que d’épais nuages commencent à s’amonceler sur le ciel d’Europe. Anya arrive donc en Golden Medine, comme elle était appelée alors, à Baltimore, où elle trouve refuge chez une tante attentive et affectueuse. Elle ne manque de rien, si ce n’est bien sûr de l’essentiel : sa propre famille. Alors que ses parents sont presque parvenus à économiser assez d’argent pour un second billet, l’Allemagne envahit la Pologne. La famille d’Anya, comme des milliers d’autres, est raflée par les Nazis. Anya, qui avait déjà reçu plusieurs lettres qui ne laissaient rien présager de bon de la part de sa famille, cesse brusquement d’en recevoir.

Ce n’est qu’après la guerre qu’elle apprend, de la bouche des rares survivants de sa ville natale, que toute sa famille a été déportée… Cette terrible nouvelle brise le cœur d’Anya. Elle n’a plus de famille, elle est presque seule au monde. Mais pour eux, elle décide de ne pas sombrer dans le désespoir et de fonder sa propre famille. Elle donnerait à ses enfants les noms de ses parents et de ses frères et sœurs disparus. Un enfant de 8 ans ? Quelques années plus tard, Anya épouse Bob Miller, un homme admirable avec qui elle peut tout partager : les joies, les peines, les réussites et les échecs. Une seule chose manque à leur bonheur : ils n’arrivent pas à avoir d’enfants. Les spécialistes consultés ne leur laissent aucun espoir quant à la possibilité de tenir un jour un bébé dans leurs bras… Un jour, Anya suggère à son époux de réfléchir à l’option d’entamer une procédure d’adoption.

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"Notre rêve d’avoir un enfant ne semble pas se concrétiser… Et si nous envisagions l’adoption ?", propose-t-elle. M. Miller, qui lui aussi caressait en secret ce projet depuis quelque temps, répond : "Justement, je me suis déjà renseigné à ce sujet. A new York existe un organisme juif d’adoption. Allons nous renseigner…" Quelques jours plus tard, le couple entreprend de se rendre à New York, le cœur empli d’un espoir nouveau. Peu avant qu’ils ne se mettent en route, on les informe qu’un bébé vient d’être abandonné à la naissance par sa mère. Mais à leur arrivée, leurs rêves sont à nouveau brisés : la grand-mère de l’enfant a décidé d’en assurer la garde et elle a bien sûr priorité. La directrice de l’organisme dit alors au couple : "M. et Mme Miller, il y a là une adorable petite fille de huit ans, Mina, qui a désespérément besoin de retrouver une famille." Hélas, Anya n’est pas enthousiaste à l’idée d’adopter un enfant de cet âge. Le cœur serré, elle répond : "Je suis navrée mais je désire un enfant qui me connaisse depuis son plus jeune âge. Que je sois sa mère et qu’il soit mon bébé… - Je comprends, dit la directrice, mais la petite Mina a tant souffert dans sa vie qu’elle mérite de retrouver une vie de famille normale. Je vous assure qu’elle est tout à fait charmante. - Désolée, répond Anya, je préfère attendre une autre occasion…" Deux enfants pour un Un an plus tard, même après avoir contacté d’autres organisations à travers les Etats-Unis, aucun bébé juif n’a été proposé au couple. Dans le cœur d’Anya subsiste un remord : et si elle avait repoussé trop hâtivement la proposition d’adopter Mina ? Après plusieurs jours de réflexion, elle se décide enfin à entrer à nouveau en contact avec l’organisme de New York. A l’autre bout du fil, la directrice se souvient bien du couple. Elle marque un temps de pause puis explique à Anya : 20 20

"Il y a une petite complication. Entretemps, son petit frère a été retrouvé dans un orphelinat en Europe. Bien entendu, Mina et Moishy ne veulent plus se séparer, et il vous faudra adopter les deux. Qu’en pensez-vous ?" Après avoir consulté son époux, qui trouve l’idée plaisante, Anya finit par donner son accord. Le couple voyage donc une seconde fois à New York pour adopter Mina, accompagnée de son petit frère Moishy… Une photo troublante… De retour à Baltimore, le couple Miller fait entrer les deux enfants dans leur nouveau foyer. C’est alors qu’en posant les yeux sur une photo, Mina la montre du doigt et demande à Anya d’une voix tremblante : "Pourquoi avez-vous la photo de ma grandmère ? - Que racontes-tu ?, demande Anya. C’est le portrait de ma mère, cela ne peut pas être ta grand-mère ! - Mais si, c’est ma grand-mère !, répète Mina. Je possède la même photo." La petite fille se précipite vers sa valise et en sort une vieille photo jaunie, identique à la première. Anya est bouleversée : "Comment est-ce possible… ?" murmure-t-elle. Toute à ses pensées, elle entend à peine la petite fille dire : "Et là, c’est ma mère, vous voyez ?" A la vue du visage qui semble la fixer sur le cliché, Anya manque de s’évanouir. Elle laisse s’échapper un cri : "Sarah ! Ma petite sœur Sarah ! Cela signifie que…" Anya et les deux enfants tombent dans les bras l’un de l’autre au son de leurs sanglots. Ils restent enlacés ainsi de longs instants. Anya venait d’adopter ses neveux, dont elle ignorait il y a peu jusqu’à l’existence, eux qui avaient survécu aux affres de leur temps…

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Equipe Torah-Box


Le Grand Week End

de 'Hanouka

DU JEUDI 26 AU DIMANCHE 29 DÉCEMBRE 2019 Hôtel Tzipori Kineret**** à Tibériade à partir de

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par personne en chambre double *Po

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P R O G R A M M E P O U R L E S A D U LT E S

Rav Nataniel WERTENSCHLAG

ur le Chabbat

h

Binyamin BENHAMOU

P R O G R A M M E P O U R L E S E N FA N T S

Pèlerinage

Jeux

Salle de jeux

Jimbori

Conférences

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Tombola

Spa

Moment privilégié avec Papa - Avot oubanim

Torah Kids en Live RAV MODECHAI SEBBAG

Renseignements et Inscriptions:

01.80.20.50.02

02.37.20.955

+972-58-555.18.26


COMMUNAUTÉ 13ème Siyoum mondial du Daf Hayomi : "L’occasion unique de rejoindre l’aventure !" A l’occasion de la clôture de l’étude mondiale du Talmud pour la 13ème fois consécutive, Torah-Box a interrogé le Rav Chlomi Elhaddad, responsable de l’association Dirchou en France, pour en savoir plus sur cette formidable initiative et sur l’exceptionnelle soirée qui vous attend le 12 janvier prochain à Paris. Dôme de Paris. Un lieu tout symbolique pour célébrer la 13ème clôture de l’étude mondiale du Talmud (le Siyoum Hachass pour les hébraïsants) qui aura lieu le 12 janvier prochain à Paris, simultanément avec d’autres événements similaires un peu partout dans le monde. Rav Chlomi Elhaddad qui, en compagnie du Rav Naftali Lévy, est responsable de l’association Dirchou en France, a répondu à nos questions sur l’origine et le développement du célèbre Daf Hayomi , en même temps qu’il a accepté de nous révéler quelques unes des surprises qui attendront le public le 12 janvier prochain. Rav Elhaddad, Chalom Ouvrakha. Le Daf Hayomi (littéralement "page quotidienne") existe depuis près d’un siècle. L’engouement qui fut celui des Grands de la Torah à l’époque de son lancement est-il toujours le même ? Oui, et il ne fait qu’augmenter ! Entre ce fameux jour de 1923 où le Rav Méir Chapira de Lublin lança l’idée d’un cycle mondial de l’étude de l’ensemble du Talmud et aujourd’hui, des centaines de milliers de Juifs se sont joints au projet. Des outils pédagogiques ont été développés, des cours se tiennent un peu partout dans le monde. De plus en plus de gens rejoignent l’aventure et c’est toute leur vie qui s’en trouve transformée. On a comme l’impression que l’étude de la Guémara n’attire pas beaucoup les Français, du moins pour l’heure. Comment l’expliquezvous ? C’est exact. Aux Etats-Unis ou en Israël par exemple, toute synagogue digne de ce nom 22

Magazine I n°102

propose un cours de Daf Hayomi, ce qui n’est pas encore le cas en France, même si on observe une évolution très favorable. En fait, les Français ont une certaine appréhension de l’araméen et c’est ce qui leur donne l’impression d’une barrière difficilement franchissable avec l’étude du Talmud. Surtout que beaucoup ne maîtrisent déjà pas l’hébreu… C’est vrai, mais c’est comme avec toute discipline : un peu de patience et de persévérance, et on acquiert rapidement une aisance, surtout lorsqu’on est guidé par un Rav. Il faut savoir que les mêmes expressions reviennent toujours, d’autant plus qu’aujourd’hui des éditions du Talmud comme celle d’Artscroll proposent une traduction simultanée du texte en français, ce qui en facilité énormément l’accès. Internet regorge Baroukh Hachem de cours de Daf Hayomi pour tous niveaux. Il suffit, à titre d’exemple, de se rendre sur le site de Torah-Box pour profiter de plusieurs cours quotidiens de Daf Hayomi ! Certains arguent du fait qu’ils vivent très bien leur judaïsme sans étudier la Guémara. C’est possible, selon vous ? Il n’est pas possible d’accéder à la saveur inégalée de la sagesse divine si ce n’est par le biais de l’étude de la Guémara. Tous nos Maîtres sont unanimes : le chemin de la Téchouva complète passe par l’étude analytique de nos textes. Certes, cela exige un effort intellectuel supplémentaire par rapport à la lecture d’un livre d’éthique ou le fait d’assister à un cours


manière de raisonner de nos Sages, on apprend assez vite à détecter les problématiques et à tenter de les résoudre. Commencent alors de passionnants débats talmudiques que je vous invite à rejoindre ! Maintenant qu’il n’y a plus aucun prétexte, dites-nous ce que nous réserve la grande soirée du 12 janvier prochain à Paris. Ce sera la première fois qu’un aussi grand événement se tiendra en France en l’honneur du Talmud et ce, simultanément avec de nombreux autres événements à travers le globe. Nous attendons d’ores et déjà plusieurs milliers de participants qui auront la chance d’écouter des Sages de la Torah tels que Rabbi Chlomo Kaniewsky, Rabbi Réfaël Abi’hssira et Rabbi David Pinto, en plus de nombreuses autres personnalités du judaïsme français. De prestigieux artistes viendront agrémenter la soirée. Naturellement, une grande estrade sera dressée en l’honneur de ceux qui auront terminé le cycle. L’idée est de fédérer la communauté autour de l’importance de l’étude de la Torah et de sensibiliser le public pour que tout un chacun se joigne à l’aventure ! sur la Paracha, mais d’expérience, ceux qui ont pris sur eux d’étudier une page de Guémara par jour ne peuvent littéralement plus s’en passer ! C’est sans compter la satisfaction inexprimable de celui qui termine traité après traité, volume après volume…

Juste une question au passage : les dames sont-elles invitées ?

Concrètement, combien de temps faut-il à un débutant pour acquérir une certaine aisance ?

Rav Elhaddad, il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter une grande réussite et au Daf Hayomi, un bel avenir en France !

D’expérience, quelques mois suffisent. Dès lors qu’on a saisi le mode de fonctionnement et la

Bien sûr, elles sont les bienvenues. N’oublions pas que derrière tout grand étudiant du Talmud, se cache une grande femme !

Propos recueillis par Elyssia Boukoza

01.77.50.22.31

+972 58-4280953 Magazine I n°102

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FEMMES FAMILLE ÉDUCATION

Une après-midi shopping pas comme les autres

FEMMES

Je suffoquai, j’avais chaud, mais ce n’était pas à cause de ma jupe longue, j’avais du mal à respirer. Je venais de comprendre pourquoi la pudeur vestimentaire est si importante, je venais de faire une deuxième Téchouva, celle que l’on fait avec le cœur, celle que l’on fait par conviction et amour !

COUPLE

Je suis une jeune fille de 17 ans, qui a grandi au sein d’une famille traditionaliste. Mes parents nous ont élevé mes deux frères et moi dans le plus grand respect les uns des autres. Nous mangeons Cachère et faisons Chabbath, mais notre pratique de la religion s’arrête à peu près là. La Téchouva, aussi dans la garderobe Puis, il y a un an environ, une famille orthodoxe a emménagé près de chez nous. Ils avaient une fille de mon âge qui était scolarisée dans le même lycée que moi. Nous nous rencontrions souvent dans les transports en commun. Nous avons discuté, sympathisé et, pour faire court, il y a de cela quatre mois à peu près, j’ai fait Téchouva. Ma famille a été formidable, elle m’a accompagnée et encouragée dans ma démarche. Le plus difficile pour une adolescente qui décide de faire Téchouva, est de faire le vide dans sa garde-robe. Chaque jupe trop courte ou haut trop décolleté que je jetais m’arrachait le cœur, mais je savais que je ne pourrais avancer que si je tournais véritablement la page et si je me débarrassais définitivement de tous ces démons de chiffon, dangereusement attirants. Même si je passais plus de temps avec ma voisine et ses copines, je ne voulais pas pour autant couper les ponts avec mes amies. Ainsi, lorsqu’un après-midi, ma meilleure amie me demanda de l’accompagner au centre commercial pour l’aider à trouver une robe pour le mariage de sa sœur, je ne me fis pas prier. 24

Magazine I n°102

La robe de ses rêves Aussitôt arrivées, on se dirige vers notre boutique préférée, des robes tendance, fraîches. On trouvait toujours notre bonheur entre ces quatre murs. Et là encore, à peine rentrée, ma copine me dit : "J’ai le coup de foudre, c’est celle-là". En moins de 20 secondes, elle était en train d’essayer la robe de ses rêves dans la cabine. Pendant cette attente, je ne me sentais pas très à l’aise. Je sentais le regard dédaignant des vendeuses sur moi, j’entendais le chuchotement moqueur des clientes. Il faut dire qu’avec mon look méga couvert de la tête aux pieds par cette journée étouffante du mois d’août, je ne cadrais pas vraiment avec l’endroit. Je crois que même les robes entre elles se demandaient si je ne m’étais pas perdue. Puis, ma copine est sortie de la cabine vêtue de cette magnifique robe. Elle avait l’air tellement heureuse, son reflet dans le miroir lui renvoyait ce bonheur qui inondait la pièce de joie. La vendeuse est alors arrivée avec en mains une étole en voile rouge. "Vous êtes splendide, lui dit-elle de sa voix mielleuse, si vous rajoutez cette étole sur vos épaules de façon à en couvrir une et à en découvrir l’autre, ça rajoutera une touche de glamour et ce petit jeu de séduction fera son effet, croyez-moi… Je vous conseillerais également de faire reprendre la taille afin de mettre en avant votre silhouette élancée, ce serait dommage de cacher un si bel atout... Nous avons ces escarpins rouges qui iront parfaitement avec cette robe et qui ne laissera


personne indifférent sur votre passage, je vous le garantis…" Je vous passe, évidemment, les conseils sur le choix des details plus intimes. Jetée en pâture Je l’écoutais parler et je sentis un frisson d’effroi parcourir mon corps. Nous étions dans une des boutiques les plus branchées du coin et la vendeuse ne faisait que parler de comment montrer, comment séduire, comment intriguer et comment attirer… J’étais choquée, pourtant, j’étais venue moi aussi des dizaines de fois dans cette boutique et j’avais moi-même été conseillée par ces femmes plus d’une fois dans ce sens. Mais, pour la première fois, j’entendais différemment. Mes bras et mes jambes étaient couverts, mon décolleté était bien au chaud, il ne restait que mon esprit. J’entendais cette femme qui jetait mon amie en pâture en lui disant "va te montrer, va faire tourner des têtes".

pleinement une princesse. Je ne voulais plus être regardée de cette façon, je ne voulais plus me montrer comme un vulgaire morceau de viande. Je voulais être valorisée. Je voulais qu’on s’intéresse à moi pour mon esprit et non pour mon physique. Je voulais me préserver de toutes ces humiliations, je voulais me garder pure et discrète afin de servir mon Créateur de la meilleure façon qui soit. Enfin, je voulais décider de ce que les autres verraient de moi. La pudeur est un signe de noblesse, on ne décide pas pour moi, je suis la princesse, je décide, qui, quoi, comment. Ce jour-là, pour la première fois depuis quatre mois, je marchais dans la rue la tête haute, je me sentais royalement respectée, je me sentais protégée, j’avais pris la décision de me montrer différemment et j’aimais cette sensation !

Equipe Torah-Box (d’après un témoignage reçu d’une internaute)

Sous prétexte que j’avais un coup de fil à passer, je quittai la boutique. Je suffoquai, j’avais chaud, mais ce n’était pas à cause de ma jupe longue, j’avais du mal à respirer. Je venais de comprendre pourquoi la pudeur vestimentaire est si importante, je venais de faire une deuxième Téchouva, celle que l’on fait avec le cœur, celle que l’on fait par conviction et amour. Le roi David dit que "la gloire de la fille du Roi est à l’intérieur". Je me sentais désormais

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Pose ta question, un rabbin répond !

Offrir un cadeau de ‘Hanouka le soir de Noël Peut-on offrir à nos enfants des cadeaux le 24 décembre, soir de ‘Hanouka cette année, mais aussi de Noël ? J’ai entendu que cela pouvait être un problème. Réponse de Rav Gabriel Dayan Il est absolument permis d’offrir à ses enfants des cadeaux sans craindre quoi que ce soit. Lorsque vos enfants verront la ‘Hanoukia allumée et les bons beignets que vous servirez, ils sauront que c’est à l’occasion de ‘Hanouka. Il serait souhaitable, cependant, que vous leur disiez explicitement que les cadeaux sont offerts en l’honneur de ‘Hanouka et qu’ils soient donnés uniquement au moment de l’allumage [après, de préférence]. Ne cherchez pas d’excuses :)

A partir de quand allumer la ‘Hanoukia ? A partir de quel moment doit-on allumer les Nérot de ‘Hanouka ? Réponse de Rav Avraham Garcia La coutume séfarade est d’allumer dès la sortie des étoiles et de ne pas retarder cet allumage après la demi-heure qui suit la sortie des étoiles. La coutume ashkénaze est d’allumer dès le coucher du soleil et de ne pas retarder cet allumage après la demi-heure qui suit le coucher du soleil. Selon tous les avis, on pourra s’acquitter si on allume entre 18 et 25 minutes après le coucher du soleil.

Bougies de ‘Hanouka pour une accouchée Si une femme accouche à ‘Hanouka, comment allume-t-elle les bougies ? Réponse de Rav Gabriel Dayan Si le mari se trouve chez lui et allume la ‘Hanoukia, sa femme se trouvant à l’hôpital durant ‘Hanouka n’a pas l’obligation d’allumer les bougies. Elle est acquittée par l’allumage de son mari. Cependant, il est vivement conseillé qu’elle fasse l’effort d’assister à un allumage afin de voir les bougies allumées et de répondre Amen aux bénédictions récitées chaque soir (Torat Hayolédèt 54, 2 et 3). Si le mari ne se trouve pas chez lui et allume la ‘Hanoukia ailleurs, contactez-moi de nouveau (Torat Hayolédèt 54, 2 et 3).

Port de la Kippa pour un Goy Je suis non-juif et je respecte les 7 lois Noa’hides. Dois-je porter une Kippa lors de mes prières personnelles et lorsque je lis les Téhilim, etc. ? Réponse de Rav Emmanuel Bensimon Je tiens tout d’abord à vous féliciter pour votre décision d’accomplir les 7 lois Noa’hides ! Etant donné que le port d’une Kippa ne fait pas partie des obligations d’un Noa’hide, vous n’êtes pas tenu de la porter. Toutefois, si vous souhaitez la porter lorsque vous priez, il n’y a aucune interdiction. 26

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Comment embellir l’allumage des bougies ? J’ai lu un peu partout que le fait d’embellir la Mitsva des lumières de ‘Hanouka et de Chabbath faisait mériter des enfants érudits en Torah. Comment embellit-on la Mitsva concrètement ? Réponse de Rav Freddy Elbaze On l’embellit en préparant soi-même ses Nérot et en ne comptant pas sur les bougies prêtes à l’emploi. Ceci est la première et sans doute la plus importante des conditions. Puis, le principe est de prendre une bonne huile d’olive puis de beaux récipients. Le but est que la lumière produite soit la plus claire et la plus belle possible. Les mèches aussi ont leur importance, puisque le coton est la meilleure matière qui convient à cette Mitsva.

Nétila : pourquoi verser l’eau à 3 reprises ? J’ai lu qu’en sortant des toilettes, il faut faire Nétilat Yadayim trois fois en alternance sur chaque main mais que, d’après la loi stricte, une seule fois sur chaque main suffit. Pourquoi donc faire trois fois ? Réponse de Rav Shimon Griffel En effet, selon certains avis, il faut se laver les mains trois fois après être sorti des toilettes (Cha’aré Téchouva Ora’h ‘Haïm 4, 20 ; Eliya Rabba ibid. 21 ; Maguèn Avrahan ibid. 7, 1). La raison à cela est due au fait qu’un Roua’h Ra’ (mauvais esprit) réside dans les toilettes et qu’il se dépose sur les mains de celui qui y entre. Pour l’en chasser, il faut se laver les mains trois fois, comme ce que l’on fait le matin. Néanmoins, comme vous le dites, selon la majorité des Décisionnaires, il n’y a besoin de se laver les mains qu’une seule fois, car seul le Roua’h Ra’ qui se dépose sur les mains de celui qui dort la nuit est puissant et ne part qu’après s’être lavé les mains trois fois.

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La Yéchiva Episode 13 : Yona, bientôt ‘Hatan ? Chaque semaine, Déborah Malka-Cohen vous fait plonger au cœur du monde des Yéchivot pour vivre ensemble les intrigues passionnantes de quatre étudiants, sur fond d’assiduité et d’entraide…

Dans l’épisode précédent : Ménou’ha, la petite sœur d’Avraham, a raconté le calvaire qui est le sien depuis le jour où elle a été enlevée et emmenée dans un village arabe…  Les tintements de verres et les discussions qui les entouraient n’interféraient en rien avec la bonne entente qui régnait entre Yona et Éden. L’allure, la gestuelle, l’humour, tout chez ce jeune homme plaisait beaucoup à Éden. C’était la deuxième fois qu’elle voyait Yona et au rythme où allaient les choses entre eux, Éden ne serait pas surprise de pouvoir envisager son avenir en sa compagnie. Yona avait commandé un autre verre de soda pour la charmante jeune fille qui était assise en face de lui. Leurs échanges avaient été tellement fluides qu’il se sentait en confiance pour aborder le sujet par excellence qui le tracassait : les origines non-juives de son père. Depuis toujours, il avait développé une sorte de complexe d’infériorité. Lorsqu’il était en présence de gens qu’il ne connaissait pas bien, il lui arrivait de ressentir parfois ce sentiment désagréable de ne pas être au niveau d’un vrai “juif de naissance”, né de père et de mère juifs. Cela dit, en face de celle qui avait le potentiel de devenir son épouse, il se sentait assez à l’aise pour aborder ce sujet de front. Bien qu’Éden soit déjà au courant, (Madame Hirsh lui en avait déjà touché deux mots et s’était bien assurée au préalable que cela ne la dérangeait pas), elle avait été touchée par cette transparence de la part de Yona. Comme elle l’avait pressenti, il avait l’air d’être quelqu’un d’honnête qui ne s’amuserait pas à lui jouer des mauvais tours. Elle s’empressa de 28

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le rassurer, en lui expliquant que ses origines ne la dérangeaient pas le moins du monde et qu’ils pouvaient poursuivre leur discussion sereinement. À la fin de leur soirée, Yona était confiant. Dès le lendemain, il avait projet d’appeler la Chadkhanit pour s’empresser de lui annoncer qu’il souhaitait revoir Éden dans les plus brefs délais, si possible le soir même. Si le troisième rendez-vous se passait aussi bien que celui qui venait d’avoir lieu, il ferait savoir à Madame Hirsh qu’il ferait sa demande. Lorsque Yona rentra dans sa chambre, toutes ses pensées étaient dirigées vers Éden, et il était euphorique. Il fut content de trouver deux de ses compagnons d’étude même s’ils étaient pratiquement en train de dormir. Cela ne l’empêcha pas d’allumer grand la lumière et d’aller secouer David et Yossef à tour de rôle pour leur faire savoir à quel point il avait passé une merveilleuse soirée. “Yona, je dormais, bon sang !, s’était écrié Yossef. – Pardon, mais je suis trop heureux ! Je vous souhaite vraiment de connaître le même bonheur. Si les choses se passent bien, d’ici quelques mois je serais un homme marié ! – Je ne veux pas calmer ton excitation mais attend d’avoir le retour de ta Chadkhanit. Tu connais la célèbre expression française “Ne vends pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué”. Alors un conseil : ne t’emballes pas trop.” Cette phrase eut le mérite de faire lever David de son lit. Avant d’intervenir, il avait pris soin de replacer sa Kippa sur sa tête, restée sur son oreiller.


“C’est d’un gai, dis donc ! Arrête d’être aussi pessimiste et contente-toi de te réjouir ! – Je veux seulement le préserver. – Ne l’écoute pas, Yona ! On est très content pour toi et si D.ieu veut, bientôt on dansera à ton mariage. Prépare-toi, je suis redoutable quand il s’agit du “lever de chaise”. J’en ai fait tomber plus d’un !

– Tu continueras demain. Tu ne m’as pas l’air en état d’étudier ni de faire quoi que ce soit d’autre. Il est tard, va te coucher. Viens, je te raccompagne.”

– Merci les amis. Yossef, je comprends ta mise en garde qui est dans mon intérêt mais j’ai un bon pressentiment. Au fait, Avraham n’est pas là ? Je voudrais le mettre aussi au courant.

Avraham balaya la remarque de David et comme pour lui montrer qu’il avait tort, il se pencha de nouveau sur son étude. Cependant, encore trop perturbé par les images que son subconscient lui avait envoyées, il abandonna très vite cette idée et décida de suivre le sage conseil de son colocataire. Comprenant que son ami avait besoin de lui, David abandonna lui aussi l’étude de son dossier.

– Je ne l’ai pas vu de la soirée, avait informé David.

Il était plus de minuit quand les deux Yéchivistes prirent le chemin de leur dortoir.

– Juste avant d’aller à la cantine, je crois l’avoir aperçu à la bibliothèque.

Au moment du Chéma’, juste avant de tomber dans un sommeil réparateur, sans que personne ne le voit ni l’entende, Avraham versa deux grosses larmes en implorant D.ieu de veiller sur sa petite sœur où qu’elle soit.

– Bon, ça attendra demain. Je vais me doucher et vous laisse vous rendormir.” David qui était définitivement réveillé, avait attendu que Yona quitte la chambre pour aller à la recherche d’Avraham. Comme il n’avait plus du tout sommeil, avant de quitter sa chambre, il emporta avec lui le dossier du client de son père pour prendre le temps d’étudier le devis que M. Benlawoui lui avait fait. Son fichier rouge en main, il prit le chemin de la bibliothèque. Il n’eut pas besoin de chercher longtemps son ami puisqu’il était toujours là, où Yossef l’avait vu quelques heures plus tôt.

Déborah Malka-Cohen

Avraham était plongé dans un profond cauchemar où le visage de Ménou’ha lui était apparu. Elle le suppliait de venir la chercher car bientôt elle allait disparaître. Il fut soulagé d’avoir été réveillé et mit quelques secondes à reprendre ses esprits confus. Surpris, il découvrait David à côté de lui. Ce dernier s’inquiéta de savoir si Avraham allait bien en oubliant complètement le dossier : “Tu es tout pâle ! Ça ne va pas ? On dirait que tu as vu un fantôme.” Déboussolé entre son mauvais rêve et la réalité, Avraham remit ses lunettes en place. “Non, non tout va bien. Je me suis simplement endormi. Il faut absolument que je termine ce passage de Guémara. Magazine I n°102 29


RECETTE Beignets de ‘Hanouka Imaginez-vous autour de la ‘Hanoukia avec votre famille, les bougies brillent et la joie est sur le visage de tous Baroukh Hachem… Vous amenez alors une assiette remplie de ces délicieux beignets et tous se régalent en admirant les bougies qui illuminent les rues et votre foyer… Alors vite, à vos casseroles !

Ingrédients

Pour 10 beignets Temps de préparation : 1 heure

• 2 verres de farine tamisée (environ 475 g)

Temps de cuisson : 10 min

• 1 verre de lait ou de lait végétal (soja) • 1 sachet de levure boulangère sèche (1 cuillère à soupe) • 4 jaunes d’œufs • 2 pincées de sel • 2 cuillères à soupe d’huile ou de beurre • 1 pot de crème chocolat noisette à tartiner (type Delinut) • 2 cuillères à soupe de sucre en poudre • 1 cuillère à soupe de sucre perlé • Huile pour friture

Difficulté : Moyenne

Réalisation - Dans un petit bol, activez la levure sèche en mettant une cuillère de sucre et le lait tiède. - Mélangez les œufs et le reste du sucre, ajoutez-y l’huile, le sel et la farine. Ajoutez le mélange levure et lait. Mélangez bien jusqu’à obtention d’une pate homogène. Huilez un peu un saladier, et laissez-y la pâte à lever pendant deux heures. - Une fois que le volume de la pâte a doublé, étalez-la avec un rouleau à pâtisserie, sans trop l’aplatir. Elle doit avoir une épaisseur d’un peu moins d’1 cm. À l’aide d’un petit verre, découpez des cercles dans la pâte. - Faites chauffer l’huile de friture et faites frire 4 disques de pâte. Retournez-les à micuisson, ils doivent être dorés, mais pas trop bruns. Surveillez l’huile afin qu’elle ne soit pas trop froide (pour ne pas imbiber nos beignets d’huile), mais pas trop chaude non plus, pour ne pas les brûler. - Une fois les beignets cuits puis refroidis, prenez une poche à douille (ou un sachet en plastique épais), et mettez-y la pâte à tartiner au chocolat. Faites un trou dans le dessous du beignet, et, à l’aide de la poche, insérez-y de la pâte à tartiner. Retournez les beignets et saupoudrez-les de sucre glace. Bon appétit !

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Esther Sitbon


LE COIN SYMPATIK Deux bonnes blagues & un Rebus ! Rebus

Par Chlomo Kessous

Ch'ah a eu 20/20 en rédaction et sa maitresse lui dit: – Tu peux me l’avouer, ta mère ta aidée. – Non, elle ne m’a pas aidée, elle l'a faite toute seule.

Ch'ah rentre à la maison après sa première journée à l'école primaire. Sa maman lui demande : - Alors Ch'ah , tu as appris beaucoup de choses aujourd'hui ? Ch'ah de lui répondre :

Ne prie pas par routine fait une vraie demande à D.

- Pas assez en tout cas, ils veulent que j'y retourne demain.

Prions pour la guérison complète de Ouriel Pinhas Chalom ben Léa

Alain ben Monique

Anael bat Valérie Sarah Hanna

Laurence Haya Rachel bat Fortunée Messaouda

Daniel ben Zahra Jeannette

Jean Pierre Marlouf ben Fortunée Messaouda

Khemissa bat Rachel

Stéphanie bat Ouaga

Yonathan ben Isabelle

Haï ben Chlomit

Gabriel Benard Haïm ben Messaouda Marlène Haya

Aaron ben Nina

Tal bat Emilie

Yossef Chlomo 'Hay Mordehai ben Ben Guila Tehila Simha

Souvenir de la Bar Mitsva de Haïm Cohen 9 25 septembre 201

Vous connaissez un malade ? Envoyez-nous son nom

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SAVE THE DATE L’ASSOCIATION CHOISIR L’ÉCOLE JUIVE PRÉSENTE

LE SALON DES ECOLES JUIVES Dimanche 26 Janvier 2020

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"Les désirs de ce monde sont comme des rais de lumière dans une pièce sombre. Ils semblent concrets jusqu'à ce que l'on tente de les saisir avec la main." (Rabbi Na'hman de Breslev)


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