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ArtModerne_Octobre2018

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HÔTEL DES VENTES DE MONTE-CARLO

COLLECTION DE MME & M. ROBERT VAN DROOGENBROECK SCULPTURES & TABLEAUX MODERNES

Samedi 20 Octobre 2018 - 15H

Samedi 20 Octobre 2018 à 15H

Exposition publique

HôTEL DES VENTES DE MONTE-CARLO

DU LUNDI 15 AU VENDREDI 19 OCTOBRE DE 9H30 À 12H30 & DE 14H30 À 19H

LE SAMEDI 20 OCTOBRE DE 10H À 12H30 www.hvmc.com

CONSULTANTS

ART MODERNE & CONTEMPORAIN

Barbara DEMBINSKI-MORANE

Tél. : 06 60 42 88 87 barbara@beauvois.info

Charles BEAUVOIS

Tél. : 06 40 62 24 41 charlesbeauvois@hotmail.com

Liliane COLAS

Expert Spécialiste de l’œuvre de François Pompon

Tél. : 06 71 01 14 57 liliane.colas@orange.fr Pour les lots 1 à 39

Cabinet d’expertises MARCILHAC

8, rue Bonaparte 75006 PARIS

Tél. : 01 43 26 00 47 info@marcilhacexpert.com

Pour les lots 57 à 60

Anne Laure CARREGA

Secrétaire Générale

Tél. : 00 377 93 25 88 89 - alcarrega@hvmc.com

Alexa CAMPORA

Directrice des expertises

Tél. : 00 377 93 25 88 89 - acampora@hvmc.com

Sonny PALOMBA

Clerc

Tél. : +377 93 25 88 89 - spalomba@hvmc.com

Catalogue et photos visibles sur : www.hvmc.com

Si vous désirez enchérir par téléphone ou laisser un ordre d’achat, merci d’envoyer un mail sur bid@hvmc.com (joindre carte d’identité et rib)

Vente effectuée par le ministère de Maître Escaut Marquet, Huissier à Monaco, à la requête de l’Hôtel des Ventes de Monte-Carlo

REMERCIEMENTS

Nous exprimons nos plus vifs remerciements à Mme Liliane COLAS spécialiste et auteur du Catalogue Raisonné de l’artiste pour l’important travail de recherches effectué sur l’ensemble des œuvres de François Pompon de cette collection.

L’expert, Mme Anne DEMEURISSE qui nous a ouvert aimablement ses archives et mis à notre disposition de nombreux documents.

Melle Bianca MASSARD qui a collaboré à l’inventaire minutieux des œuvres et des documents personnels du propriétaire.

Mme Reine Marie PARIS, spécialiste de l’œuvre de Camille Claudel pour la communication des ses textes.

Photographies : Christophe Duranti

Design : Rodolphe Pottier

Impression : Ddemain

EXPERTS

Cabinet d’expertise Beauvois

85 Boulevard Malesherbes - 75008 Paris 00 33 (0)1 53 04 90 74 arnaud@beauvois.info barbara@beauvois.info

Ce qui m’impressionne en Belgique c’est la force et la pérennité des principes.

On imagine ce qu’était l’esprit français jadis...en fait il est là, toujours ancré entre Flandres et Wallonie...Les coups de boutoir sur l’identité n’y font rien... elle est vivante... il faut aller la dénicher chez nos cousins belges.

Mes collaborateurs m’entendent le radoter : derrière les objets il y a des hommes, des femmes et des vies... celui qui a conçu l’objet souvent avec passion et quelquefois folie et celui qui se l’approprie... avec les mêmes sentiments.

La communion est là... cela fait partie aussi de l’identité... personne n’a besoin de s’entourer de tant d’objets inutiles... et pourtant, italiens, belges, allemands, anglais tous les peuples, riches et pauvres, jeunes et vieux se créent ce besoin... c’est une langue commune. Quelques instants ont suffi pour établir ce lien avec Robert Van Droogenbroeck. Pas de réussite en dehors d’une capacité d’écoute, naturelle, sans artifice. Derrière l’objet, toujours...

« Je suis agnostique » répète-t-il ...pour ne pas dire « incroyant et choquer... ! »

Mais il le dit quand même avec malice et ironie... car son exercice favori est, en fait, d’aller « chercher » ses interlocuteurs afin de developper ses principes, son experience, toujours avec bonhommie et bienveillance.

Entouré de sa femme et de ses trois filles qu’il chérit, cette force de la nature  force aussi l’écoute. Le monde entier lui a appartenu, il a résisté à la mer, aux doctrines et aux religions... « de la poésie ! » dit-il. Et il a mis sa science de médecin et l’enseignement de son père, féru de physique, au service de projets ambitieux dans le domaine de la gériatrie...allant jusqu’à gérer 1 300 collaborateurs.

Il n’avait pas le temps de courir les ventes aux enchères, les Salons parfois comme Maastricht mais plutôt il recevait des visiteurs du soir qui extirpaient de leur sac une panthère de Pompon ou un lapin de Fabergé.

À présent l’âge venant, il a pris une décision sans retour, comme il l’a fait toute sa vie... il transmet à d’autres curieux. À des héritiers de ses passions qu’il ne connaîtra pas. Les objets sont comme les chats, ils changent de maître sans reconnaissance. Il n’a pas besoin d’argent... la démarche est dans sa tête... on parlait d’identité. ... voila celle d’un seigneur... !

des

POMPON & L’ART DECORATIF

L’Art décoratif a pris une place essentielle dans l’œuvre de Pompon, il a permis de la diffuser largement par les décorateurs et galeristes célèbres de son époque lui amenant une clientèle par leurs expositions. Son Ours Blanc monumental, sa dernière chance, exposé au Salon d’automne en novembre 1922 fit sensation, salué comme une découverte surprenante, un phénomène polaire.

Le public découvrit, en même temps qu’une œuvre originale par son classicisme rassurant mais moderne, un homme âgé de 67 ans et toute une œuvre. Incrédule d’abord, puis ému de son succès il déclara en toute simplicité que le succès ne l’inciterait pas à se reposer car …quand le public marche, il faut se méfier… et qu’il avait un retard de 20 ans au service d’autres à rattraper. Son attitude et sa simplicité, sa barbe blanche provoquèrent une sympathie populaire. Un événement important lui ouvrit la porte de l’art décoratif : en mai 1922 le Salon des Artistes Français, où le sculpteur exposait l’œuvre de l’année depuis 1879, fut jumelé au Pavillon de Marsan avec le Salon des Artistes Décorateurs. Il exposa aux deux : au SAF deux bronzes Hébrard, au SAD sept plâtres modèles dont la réduction de l’Ours Blanc et la Tourterelle, deux œuvres marquantes.

Intéressé par ces animaux Julien Léonard, directeur de l’union des Arts Décoratifs les proposa à la Manufacture de Sèvres pour des reproductions en biscuit sachant qu’elle recherchait des modèles contemporains pour remplacer ceux du XVIIIe en mettant en avant …la modestie et la timidité invincibles de ce naïf et génial sculpteur de petits oiseaux… En août Pompon signa un contrat de cinq ans renouvelable pour la reproduction de la Tourterelle en biscuit. Suivi de celui de l’Ours du modèle

1922 qui en biscuit naturel ou émaillé et craquelé eut un succès énorme. Au Salon des Décorateurs Pompon n’était pas inconnu mais il s’y fit remarquer avant le Salon d’automne et il y rencontra de nombreux artistes qui plus tard firent équipe avec lui, des animaliers et des décorateurs. Enfin devenu membre actif en 1923 il se mit sur les rangs pour la grande exposition à venir avec le titre d’animalier.

Par ce même Salon il exposera hors de France : les membres actifs participaient aux manifestations d’Art Déco internationales et collaboraient à celles de l’étranger. La galerie d’avant-garde Marcel Bernheim demande en 1922 des œuvres pour sa galerie et en février 1923 pour une expo à Stockholm puis pour une autre très importante Tokyo-Osaka au Japon en 1924 où le grand Ours en plâtre sera exposé ainsi qu’un bronze de la réduction. Par le Salon d’automne il exposera à Bruxelles et par la commission de l’exportation de l’art français à Prague.

En 1924 Pompon est présent à Paris dans de nombreuses galeries exposant dans ces Salons, auxquels il faut ajouter le Salon des Tuileries. La rapidité avec laquelle il se fait connaître est confondante. La fonderie C.Valsuani le compte parmi ses clients importants, JacquesEmile Ruhlmann décorateur d’intérieur, créateur de meubles précieux réalisés dans la grande tradition de l’ébénisterie française du XVIIIe, novateur respectueux du métier avait des affinités avec Pompon.

Il apprécie le classicisme moderne du sculpteur dont les animaux s’accordent avec son style. Sa clientèle fortunée aime le luxe et l’originalité de ses créations se démarquant de fabrication en séries.

La galerie Ruhlmann exposera Pompon pour la première fois de mai à Juin 1924 puis en permanence jusqu’à 1925. Bronzes Hébrard, Valsuani, des plâtres modèles et le premier Ours blanc en pierre de Lens y sera vendu.

En 1925, à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs Pompon sera largement présent dans le pavillon Ruhlmann, section architecture, où le grand décorateur a fait appel à des sculpteurs classiques. Joseph Bernard déploie sa frise de la Danse à l’extérieur de l’Hôtel d’un collectionneur, à l’intérieur c’est un ensemble réalisé par une élite avec Bourdelle et Bernard Janniot et Pompon qui pose sur les meubles plaqués d’ébène et d’écaille les Ours marbre, bronze, Poule d’eau et le Condor. Dans une Ambassade à l’Etranger, le plâtre du grand Ours trône dans le hall d’entrée …œuvre capitale de la sculpture moderne… et d’autres bronzes.

Il expose également chez Hébrard et dans les salles du grand Palais chez Lamy and Smith, chez Leleu. En marge de ces ensembles il y avait sur l’esplanade des Invalides La Pergola de la Douce France, œuvre collective du mouvement prônant la taille directe et son retour dirigé par Emmanuel de Thubert. Dix sculpteurs représenteront sur les piliers en pierre les légendes celtiques en bas relief et des scènes du roman de la Table Ronde. Sur la façade en pierre de Lens au grain fin permettant un modelé doux le Sanglier courant en relief tranchait par son dessin à fleur de pierre délimitant sa silhouette et son modelé tout en douceur pour respecter le volume : Pompon le traduira avec maîtrise et modernité en trois dimensions pour l’éditer en bronze sur un cube en escalier suggérant le débuché, le saut, tendant dans sa course l’animal en isolant les pattes antérieures dans le vide.

Edgar Brandt ferronnier saisit l’opportunité de l’intérêt provoqué par l’exposition en ouvrant une galerie d’art déco en 1925. D’une autre tendance que celle de Ruhlmann, s’adressant à une clientèle plus diversifiée c’est une innovation dans le but de faire la promotion et de vendre le meilleur de l’art décoratif dans toutes les techniques, sur toutes ses formes : bijoux, peintures, sculptures, cristal, argenterie, laques, tapis, meubles, ferronnerie, dinanderie.

Avec son équipe d’animaliers Sandoz en tête et Pompon, Edgar Brandt organisera dans sa galerie un Salon des animaliers à l’exemple de celui de la Société des Artistes peintres sculpteurs graveurs sans lui faire de concurrence mais en regroupant des artistes de toutes nationalités. Pompon aura de nouveaux clients décorateurs galeristes dont certains seront ses amis comme Linossier qui l’introduira dans le Salon du Sud Est, à Lyon où déjà le sculpteur etait diffusé par les galeries St Pierre et St Louis à Grenoble.

Année clef pour l’animalier qui est promu officier, décoré par Julien Léonard celui qui l’avait introduit à Sèvres trois ans auparavant. Il est partout et attend impatiemment la commande de son grand Ours sans faiblir ni s’attarder. Le Pélican grandeur nature chef d’œuvre de précision et de concision, très expressif et plein d’humour, s’avance avec désinvolture et montre la maîtrise de l’artiste, la fermeté nette de son dessin qui de plus en plus se découpera dans la lumière et l’espace.

Pompon taille le marbre et des Ours en pierre de Lens lui-même en pratiquant une méthode de recherche dans le petit format pour mettre au point la réalisation du grand, aucun ne sera vraiment semblable, chaque

Ours sera original par la taille semidirecte lui permettant de perfectionner le modèle pré-établi.

Les Panthères noires, mouchetées, étudiées en petite taille éditées sur des terrasses oreilles dressées ou couchées vont désormais être sélectionnées et prendront une part importante dans l’œuvre du sculpteur après l’Ours. Son penchant pour l’Egypte parait de plus en plus dans des patines semblant sortir de fouilles.

La panthère Noire privilégiée pour son poli parfaitement lisse et sa forme élégante simplifiée à l’extrême est une prouesse résumant dans une forme amincie le mouvement feutré et la puissance du félin tout en restituant son volume par le modelé intérieur révélé par les lignes soulignées et conduites par la lumière.

La grande Grue couronnée et son aigrette en arc de cercle démonstration d’une forme simplifiée revue dans la lumière en contre jour découpe son dessin en ombre chinoise, autre sommet, autre œuvre décorative. Revue dans le petit format avec ou sans aigrette striée elle s’approche de l’épure, devient un objet précieux comme Pompon l’entendait en appelant ses « petites bêtes » objets de vitrine.

La commande du grand Ours Blanc enfin décidée en 1927 pour la pierre concrétisera le vœu de Pompon. Il s’y est préparé par ses réductions : 13 répliques en marbre à partir de 1923 à 1933 et 12 en pierre de 1925 à 1931 dont 6 en 1926.

Trois seulement ont été exécutées par le praticien Joachim Supéry. Par la galerie Brandt ont été vendues deux pierres et deux marbres, celui de 1930 fut commandé pour le MET NY par son intermédiaire .

Par la galerie Ruhlmann, trois pierres ont été vendues, la première en 1925, la seconde en 1928 qui figure dans cette vente commandée en 1927 par la galerie pour une de ses cliente et la dernière en 1931.

Très proche de l’état final puisque les derniers datant respectivement de 1928 et de 1931 ont été acquis de la galerie Brandt et de la galerie Ruhlmann. Le nombre de ces répliques montrent à quel point le sculpteur cherchait la solution pour le grand modèle qu’il retravailla sur le plâtre de 1922 en le sciant et le perfectionnant pour arriver à son chef d’œuvre car c’est ainsi qu’il l’entendait à la manière d’un Compagnon du Devoir, comme son père.

Pour la première commande en marbre destinée au président du Salon d’automne, Pompon dut faire face à un problème technique. Afin de respecter le centre de gravité et de rectifier le point tombant dans le vide, les pattes antérieures et postérieures furent rapprochées et l’écart original supprimé. La découverte majeure de la marche d’avant en arrière de l’Ours se sachant observé par le sculpteur se décompose sur la position de chaque patte, lisible sur chaque profil et complètement visible sur le profil droit, point de vue privilégié choisi par le sculpteur

La restitution visible de cet espace a été le départ des recherches aboutissant à travers les réductions en toute matière à un modèle plus élancé par la torsion de la tête allongeant le cou et la position de chaque patte qui se tourne.

La solution finale sera la conclusion monumentale dans la pierre... En 1929, avec l’Ours le grand Cerf, « le clou du Salon » d’automne, restera unique tandis que la réduction en 1930 sera éditée. Précisée dans

le petit format, complètement lisse et lumineuse, tendue dans l’instant sans être figée, le Cerf prend une dimension monumentale grâce à l’envergure de ses bois et sa tête où son souffle est étudié par vagues successives sous le col l’isolant en écu évoquant pour tout chasseur le trophée d’un dix cors. Pour Pompon le Cerf sera celui de la légende celtique et de l’apparition à saint Hubert, il prendra une dimension divine. Evocateur de symboles, essence de la forme nette, pure, le roi des forêts domine majestueux tout en restant vivant dans la tension de l’arrêt de sa course, présente dans une réalisation très décorative, suggestive et réelle.

Le Grand duc en pierre acquis en 1929 sera agrandi pour une exposition à Londres à la galerie St Georges, le bronze exposé aux Décorateurs en 1932 dans un ensemble Ruhlmann sera acheté par l’Etat pour le musée du Luxembourg.

Les jumelages du Salon des Artistes décorateurs avec les expositions

internationales entrainent Pompon à Leipzig, Madrid alors qu’il est déjà connu aux Etats Unis, au Brésil, en Chine et au Japon.

Selon son habitude d’associer les sculptures de l’animalier dans ses ensembles Jacques Emile Ruhlmann organisera en 1930 des expositions à Monza, au SAD et, en chantre du classicisme, pour l’inauguration de l’agrandissement de son Hôtel accueillera « Une école de sculpture française contemporaine » où aux côtés de Maillol, Pompon en sera le représentant dans sa spécialité avec le marbre du Grand Duc.

A la suite de la création du Groupe des Douze Animaliers Français remplaçant la vénérable Société des Animaliers Français, Pompon, son président, prend une autre dimension en tant que chef d’école incontesté, Ruhlmann affichera son accord et son amitié par le premier Salon des XII dans son Hôtel.

L’Ours Blanc jouera un rôle décisif pour tous les deux et sera la conclusion : la première et dernière réplique en pierre fut vendue par la galerie Ruhlmann et la première et la onzième en marbre par Edgar Brandt (MET) qui pour lui même acquit in extrémis la dernière épreuve en bronze.

Au Salon des Décorateurs, dans « le rendez vous du pêcheur de truites » Ruhlmann sous entendra sa complicité dans les parties de pêche qu’ils aimaient tous les deux. Comblé d’honneur, décoré par le ministre des Beaux Arts, le sculpteur à barbe blanche continua à créer malgré sa maladie, le Taureau acheté par la ville de Paris stoppera les onze années d’un travail intense aux cours desquelles il a su saisir des opportunités, les dépasser et nouer des amitiés avec ceux qui l’avaient soutenu dés ses débuts, Jacques Emile Ruhlmann le premier qui mourut la même année que l’artiste et Edgar Brandt qui à l’approche de la guerre abandonna sa galerie pour se consacrer à l’armement.

Liliane Colas, juillet 2018
Pavillon du collectionneur Ruhlmann

Si le nom de François Pompon reste attaché à l’art animalier, l’ensemble de son œuvre constitue l’une des étapes importantes de l’histoire de la sculpture, entre Rodin et la plastique moderne. Sa perception organique du monde, qui trouve son inspiration plastique, lisse et abstraite, dans les formes animales et végétales, est aussi celle que recherchèrent Brancusi, Arp, Laurens ou Moore.

Les cours du soir qu’il suit à l’École nationale des arts décoratifs lui permettent de prendre conscience de sa véritable vocation de sculpteur, au contact de ses professeurs Aimé Millet, Joseph Caillé mais surtout Pierre Rouillard, un familier du Museum d’Histoire naturelle et un grand animalier, dont on connaît des groupes d’animaux sur le décor extérieur du Louvre et un cheval à l’Herse (1878) actuellement sur le parvis du musée d’Orsay. Dans la tradition sacro-sainte de la sculpture académique, Pompon expose régulièrement au Salon, de 1897 à 1890, des figures et portraits, gagne-pain des artistes de l’époque.

Outre des portraits de ses proches – ses parents, son frère jumeau Hector et son épouse Berthe -, qui sont ses premiers modèles, il présente en 1886 un buste de Sainte Catherine, martyre chrétienne (marbre, Saulieu, musée Pompon) – un hommage à Rodin -, puis son grand sujet, Cosette (plâtre, Paris, maison Victor Hugo), devenue en quelque sorte son œuvre-manifeste. Elle se fonde sur un sujet littéraire sans originalité – Victor Hugo ayant inspiré la plupart des sculpteurs entre 1890 et 1914 – qui permet d’exalter le réalisme sentimental et le vérisme misérabiliste à la mode.

Cette œuvre ne devait pas en effet manquer de plaire au jury du Salon et elle vaudra à Pompon une médaille de troisième classe. Même son succès reste limité, les récompenses lui permettent néanmoins de passer du statut d’ouvrier à celui de praticien, sa principale activité jusqu’à la fin de la Première Guerre Mondiale : il travaille au service de Jean Dampt – un autre sculpteur bourguignon -, Alexandra Falguière, Antonin Mercié, René de Saint-Marceaux et surtout Auguste Rodin, dont il devient le chef d’atelier en 1893. Dans l’intimité du maître, à qui il vouait une grande admiration, il connu aussi l’émulation d’un atelier qui rassemblait de jeunes talents et jouissait d’une liberté où sa volonté de créer put, grâce à sa ténacité, surpasser son labeur d’exécutant.

Ces années furent déterminantes pour l’élaboration de son art : Rodin lui enseigna sa théorie des profils et du rendu du mouvement par la synthèse dans l’espace de la succession expressive des gestes.

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Cosette, 1890

Épreuve en bronze à patine brun clair nuancée

Taille 3 chez Siot-Decauville

« Cosette » en lettre Romaine sur le devant

Signée sur la base sous le pied gauche et numérotée 5618 au milieu

Cachet de fondeur Siot-Decauville sur la bas au dos à droite

60,5 x 24,2 cm

20 000 / 30 000 €

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, catalogue raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°F11C

Cosette est importante dans l’œuvre de Pompon. Plusieurs fois récompensée, médaillée elle a été exposée en plâtre et éditée en bronze en quatre tailles, la plus petite mesure 41 cm (une épreuve est exposée au Musée Victor Hugo), un version en marbre à été exposée à l’exposition universelle de 1900.

L’accueil indifférent et l’opposition des Beaux Arts déterminèrent la nouvelle orientation de Pompon qui se tourna vers l’art animalier.

Cosette marque une rupture dans l’œuvre de Pompon qui abandonna le portrait jusqu’au moment il exposa une magistrale Taupe en 1908.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

C’est vers 1905 que Pompon abandonne presque définitivement la représentation de la figure humaine pour celle des animaux, « ces modèles gratuits et silencieux qu’il pouvait étudier sans hâte » et qu’il suit pas à pas l’été dans les basses-cours de campagne, l’hiver au jardin des Plantes.

Modelées sur le vif à la terre glaise grâce à un établi portatif, les formes de l’animal sont ensuite longuement retravaillées afin d’en éliminer l’accessoire et le détail, qui nuisent à la perception du volume fondamental et à la vérité du mouvement.

Cette volonté affirmée de s’affranchir de la figure humaine et de son schéma vertical obligatoire a incité Pompon à explorer d’autres directions et à abandonner l’expression naturaliste traditionnelle.

Comme un galet qu’on use, la forme et son contour résultent de ce travail de simplification et de cette quête de l’essence qui lui font inventer une abstraction non seulement lisse et pure, mais également silencieuse et indissociable de son attitude contemplative et respectueuse de la nature.

Son esthétique est donc née d’une longue réflexion et d’un travail laborieux, non d’un saut immédiat dans l’abstraction.

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FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Poule cayenne, 1907

Épreuve en bronze à deux patines noire ardoise et dorée sous les ailes

Signée sur la terrasse à droite et numéroté 2

Cachet de fondeur AA. Hébrard sur la droite

28 x 21,5 x 13 cm

20 000 / 30 000 €

Provenance

Achat de Jean Worth à Hébrard, 1907

Collection Masure

Vente Briest, Paris, 25 mars 1994

Exposition

Galerie Ruhlmann, 1924

Rétrospective François Pompon 1855-1933 : Exposition, Musée des beaux-arts, Clermont-Ferrand, mardi 14 septembre au lundi 25 octobre 1999, n°16

Galerie Brame & Lorenceau, Paris, vendredi 5 novembre au samedi 18 décembre 1999, n°16

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°73.

Un des premiers modèles remarqué par Hébrard voulant par ses éditions à la cire perdue rendre unique chaque épreuve destinée à une clientèle fortunée par son procédé de fonte et ses patines recherchées

Exposée en 1906 au Salon des Artistes Français elle était citée « bronze appartenant à M. Hébrard » dans le catalogue où il faisait également de la publicité pour sa fonderie. Contrat pour 15 exemplaires numérotés notés dans le livre Hébrard de 1906 à 1927.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

Cette méthode de travail est le fruit de tâtonnement, et les années 1905-1910 sont marquées par un bestiaire à la technique et aux sujets audacieux : La Taupe (plâtre, Dijon, musée des Beaux-Arts) est traitée avec humour et le Coq déplumé courant (plâtre, Dijon, musée des Beaux-Arts), à la silhouette ridicule, est décrit avec une certaine dérision, comme pour répondre aux premières critiques : on reprocha en effet à Pompon de supprimer plumes ou poils, qui ne sont, à ses yeux, que des détails naturalistes et secondaires.

Il cherche aussi l’inspiration dans l’exotisme dont on retrouve l’écho dans certaines de ses œuvres. Le japonisme, qui bouleversa les conceptions artistiques européennes de l’époque, semble en effet avoir marqué Pompon par son parti pris d’extrême simplification, de synthèse du dessin mettant en évidence le caractère du modèle grâce à un tracé unique. La seule force du contour, comme si l’animal était sculpté à contre-jour, sa silhouette « gainée de lumière », suffisent à l’expression des particularités de l’espèce, notamment dans le cas de la Perruche (marbre, Dijon, musée des Beaux-Arts) ou de la Grue couronnée (bronze, Dijon, musée des Beaux-Arts).

Les dessins d’après des sculptures égyptiennes (Paris, musée d’Orsay) témoignent, au hasard de ses visites assidues du Louvre, de son intérêt pour le relief plat et le hiératisme linéaire, auxquels il revint par exemple en 1907, à l’occasion de la représentation d’un Canard (relief en plâtre, Dijon, musée des Beaux-Arts).

Comment aussi ne pas rapprocher le célèbre Sanglier de Neuvy-en-Sullias de la fin du 1er siècle avant J.-C (Orléans, Musée historique et archéologique) du Cochon du Yorkshire ou du Sanglier (bronze, Dijon, musée des Beaux-Arts), qui présentent des similitudes voulues avec l’art celte. Enfin, le Coq de girouette en cuivre martelé (Dijon, musée des Beaux-Arts), dont quinze tirages en cuivre furent réalisés en 1924, révèle également l’attrait du sculpteur pour l’art populaire.

Après la Première Guerre mondiale, période de dénuement pendant laquelle Pompon ne crée plus et vit d’expédients, l’artiste reprend ses études d’animaux, élaborant des séries « pédagogiques » où les espèces sont déclinables de leur genèse – dessin ou esquisse modelée en plâtre à leur élaboration en matériaux variés – marbre et bronze. Dès ce moment, Pompon commence à faire éditer ses œuvres; soucieux de garder leur maîtrise, il contrôle lui-même leur exécution. Son principal éditeur de l’époque, Hébrard, découvreur de talents, jouera un rôle déterminant dans la connaissance et la diffusion de l’œuvre du sculpteur jusqu’en 1922.

FRANÇOIS POMPON

(1855-1933)

Grue cendrée, deuxième version, 1926

Plâtre d’atelier laqué, coutures effacées, fer apparent

Modèle des fontes posthumes

Signé postérieurement sur la terrasse à droite

Hauteur : 17,5 cm ; Diamètre de la base : 7 cm (accident au bec)

3 000 / 4 000 €

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 18551933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°100B

La première version de la Grue cendrée de 1920 était très réussie et réaliste. Pompon en a déposé une épreuve au musée du Luxembourg en 1926 (1986 M’O pl.11).

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Grue cendrée, d’après le modèle en plâtre datant de 1926

Épreuve post-mortem en bronze à patine noire brillante

Signée dans la cire sur la terrasse à droite

Cachet de fondeur C. Valsuani à l’arrière

Hauteur : 16,5 cm ; Diamètre de la base : 7 cm

6 000 / 8 000 €

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°100B

Dans la deuxième version retravaillée avec le cou redressé qui ne se casse plus et les pattes dont la droite s’avance en se pliant, simplifiée par l’absence de la touffe des plumes de la queue indiquées par une légère courbe, l’oiseau tout en étant plus droit par ce pivotement se présente en entier dessus et dessous par les lignes dessinant son contour en marche dans l’espace, reprises par celles modulant le volume du corps à l’intérieur. Modèle très élaboré qui donne une idée des réflexions subtiles de son auteur mais peu édité dans cette deuxième version supplantée par les grues couronnées en toutes tailles très décoratives réellement plus avancées.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

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FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Foulque, sur terrasse étroite rectangulaire, d’après le modèle datant de 1927

Épreuve ancienne en bronze à patine noire mate nuancée de brun plus clair sur la tête et les palmes

Signée en gravure sur la terrasse à droite

Cachet de fondeur C. Valsuani à l’arrière à droite

28 x 20,5 x 8,5 cm

6 000 / 8 000 €

Provenance

Acquis à Drouot, Paris, vente du 25 mars 1994

Exposition

Rétrospective François Pompon 1855-1933 : Exposition, Musée des beaux-arts, Clermont-Ferrand, mardi 14 septembre au lundi 25 octobre 1999 n°37

Galerie Brame & Lorenceau, Paris, vendredi 5 novembre au samedi 18 décembre 1999, n°37

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°97

Modèle contemporain de la Poule d’eau qui, privilégiée, remporta un véritable succès.

Le modèle retravaillé date de 1927 et a été exposé au Salon des Animaliers, bronze Valsuani, une épreuve figurait dans le legs attribué au Muséum en 1934 versée à Dijon en 1978, patine verte. En 1930 la Foulque fut éditée en rares exemplaires par Andro n°, fonte au sable dont un exposé à la Biennale de Venise de 1932.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné

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FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Poule courant, esquisse queue en l’air, modèle datant de 1912

Épreuve en bronze argenté, éditée en 1927

Signée dans la cire à l’arrière à gauche

Cachet de fondeur C. Valsuani à l’avant à droite

5,5 x 5,7 x 4,3 cm

2 000 / 3 000 €

Provenance Collection René Demeurisse

Exposition

Rétrospective François Pompon 1855-1933 : Exposition, Musée des beaux-arts, Clermont-Ferrand, mardi 14 septembre au lundi 25 octobre 1999, n°8 Galerie Brame & Lorenceau, Paris, vendredi 5 novembre au samedi 18 décembre 1999, n°8

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°70

La Poule a été éditée à partir de 1924 avec plusieurs terrasses jusqu’en 1928. L’édition argentée date de 1926 est à rapprocher du projet de surtout.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Goret, oreilles couchées, d’après une esquisse de 1908

Épreuve en bronze argenté, éditée en 1927, N°1

Signée dans la cire sur la terrasse à côté de la patte

postérieure droite et numérotée 1 au revers sur la tranche

Empreinte digitale du pouce à côté de la signature

Cachet de fondeur C. Valsuani en dessous de la signature

3,5 x 7,3 x 4,2 cm

2 000 / 3 000 €

Provenance

Collection René Demeurisse

Exposition

Rétrospective François Pompon 1855-1933 : Exposition, Musée des beaux-arts, Clermont-Ferrand, mardi 14 septembre au lundi 25 octobre 1999, n°63

Galerie Brame & Lorenceau, Paris, vendredi 5 novembre au samedi 18 décembre 1999, n°63

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°40

Le goret a été étudié en 1908 et le premier modèle est issu de celui ui a les oreilles tombantes cachant les yeux.

Les esquisses éditées en bronze argenté datent de 1927.

Le Comte de Grünne ayant fait la demande de petits animaux pour un surtout de table, non commandé ni exécuté.

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Couple de pigeons, esquisse de 1927

Épreuve en bronze argenté

Signée dans la cire sur la terrasse en bas à droite

Cachet de fondeur C. Valsuani au dos sous la queue à l’arrière

gauche

5,8 x 6,3 x 3 cm

2 000 / 3 000 €

Provenance

Collection René Demeurisse

Exposition

Rétrospective François Pompon 1855-1933 :

Exposition, Musée des beaux-arts, Clermont-Ferrand, mardi 14 septembre au lundi 25 octobre 1999, n°22

Galerie Brame & Lorenceau, Paris, vendredi 5 novembre au samedi 18 décembre 1999, n°22

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°148

Ce Couple de Pigeons a été étudié vers 1926. La série des Pigeons débute en 1926. Les esquisses de ce modèle ont été éditées en 1927 en bronze et en argent. A rapprocher des autres esquisses en bronze argenté pour le projet de surtout.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné

9

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Petit pigeon, queue ailes séparées, esquisse, modèle datant de 1926

Épreuve en bronze argenté, éditée en 1927

Signée dans la cire verticalement à droite

Cachet de fondeur C. Valsuani en bas à gauche

12,3 x 8,5 x 6,8 cm

2 000 / 3 000 €

Exposition

Rétrospective François Pompon 1855-1933 : Exposition, Musée des beaux-arts, Clermont-Ferrand, mardi 14 septembre au lundi 25 octobre 1999, n°21

Galerie Brame & Lorenceau, Paris, vendredi 5 novembre au samedi 18 décembre 1999, n°21

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°143

Autre esquisse en bronze argenté attribuée au Muséum en 1934 et versée à Dijon en 1948.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné

10

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Tourterelle

Biscuit édité entre 1922-1932

Cachet de la Manufacture de Sèvres et lettres du mouleur R.G.

Édition à 180 exemplaires

20 x 7,7 x 7,5 cm

Légère fissure sur la base à gauche

4 000 / 6 000 €

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°151C

Ces exemplaires ne sont jamais signés.

Remarquée en plâtre par le directeur de la Manufacture de Sèvres pour son originalité au Salon des Artistes décorateurs de 1922.

Éditée à 180 exemplaires (biscuit naturel, émaillé, craquelé) par contrat du 25 août 1922 résilié le 1er septembre 1932.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

11

FRANÇOIS POMPON

(1855-1933)

Tourterelle, modèle datant de 1919

Épreuve en plâtre laqué à coutures effacées

Signée en gravure sur la base à gauche

Moulage du plâtre conservé à Dijon pour 5 Éditions autorisées en 1960

24,7 x 8,8 x 9,9 cm

4 000 / 6 000 €

Exposition

Rétrospective François Pompon 1855-1933 : Exposition, Musée des beaux-arts, Clermont-Ferrand, mardi 14 septembre au lundi 25 octobre 1999, n°20 Galerie Brame & Lorenceau, Paris, vendredi 5 novembre au samedi 18 décembre 1999, n°20

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°151C

La Tourterelle fut également exécutée en marbre. Exposée dans la galerie Hébrard en 1919, les Beaux Arts l’achetèrent pour le musée du Luxembourg, remarquée pour son originalité et son synthétisme.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Tourterelle, d’après le modèle datant de 1922

Épreuve en bronze à patine noire brillante, réalisée à partir de 1971/1978

Signée sur la base au dos à gauche et numérotée 3/12 sur la base à droite

Cachet de fondeur C. Valsuani

24,5 x 8,7 x 9,4 cm

6 000 / 8 000 €

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°151C

La Tourterelle marque une étape importante dans l’œuvre de Pompon qui l’a d’abord réalisée en pierre. Ce modèle destiné à la taille est monobloc comme plus tard le Grand Duc lui aussi étudié pour la pierre et le marbre. La Perruche en marbre et l’Ara en onyx sont dans le même esprit. La Tourterelle étonnamment moderne et expressive aura une descendance dans le Pigeon boulant tout aussi extraordinaire mais traité différemment dans la taille avec le souci d’aérer le bloc.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

13

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Condor, 1924

Réduction du Grand Condor de 1923, mis sur la tombe de Berthe Pompon

Épreuvre en bronze à patine ardoisée mate

Signée sur la base à droite

Cachet de fondeur C. Valsuani

24,5 x 18,5 x 9 cm

10 000 / 15 000 €

Provenance

Ancienne collection Mazure

Vente 20 novembre 1966, Versailles, n°100

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°46B, pl. 26

Retravaillé pour la tombe de Berthe Pompon, exposé en 1923 en grande taille au SAD dans le stand

Mallet-Stevens puis réduit dans cette taille.

Œuvre symbolique, rappel de la religion solaire égyptienne, lumière des ténèbres et de l’empire des morts.

Deuxième à la taille naturelle ou monumentale après l’Ours Blanc.

Une épreuve acquise de Pompon en 1925 par le musée du Luxembourg affectée au M’O en 1986 a été déposée à Vire.

Cette épreuve rare d’époque se différencie des fontes tardives par la trace des plumes sous la gorge.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

Condor installé par l’artiste sur la tombe de Berthe Pompon en 1923 à Saulieu

14

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Grue couronnée au repos aigrette lisse, modèle datant de 1927

Épreuve en plâtre blanc

Surmoulage de l’agrandissement en bronze

Signature en surmoulage sur la base à droite

105,9 x 65,2 x 36,5 cm

5 000 / 8 000 €

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°101D

Œuvre décorative Art déco où le style et le synthétisme sont poussés à l’extrême, étudiée pour la projection de sa forme en ombre chinoise, démonstration d’une forme épurée dont la ligne se découpe dans l’espace. Privilégiée pour son attitude qui rappelle celle de la Poule Cayenne et sa grande taille. Vivante dans son dessin qui la cerne. Les Grues couronnées illustrent l’ultime manière de considérer une forme comme un dessin dans l’espace lumineux. Leur aigrette diffèrent selon leur sexe, striée ou non.

Les réductions, sortes d’épures atteignent la perfection d’un objet de collection précieux.

15 FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Petite panthère noire oreilles couchées, d’après le modèle datant de 1925

Épreuve en bronze à patine noire

Signée à l’imitation de la cire en bas de la patte postérieure gauche

Cachet C. Valsuani au revers

13 x 37,2 x 5 cm

8 000 / 12 000 €

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°133B
Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Panthère noire oreilles couchées, d’après le modèle datant de 1929

Épreuve en bronze à patine noire brillante réalisée vers 1984

Signée à l’intérieur de la patte postérieure gauche et numérotée 5/6 au revers

Cachet Susse Fondeur Paris à l’extérieur de la patte postérieure gauche

22 x 60 x 8 cm

10 000 / 15 000 €

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°132B

Cette série a été réalisée après la liquidation de la fonderie Valsuani.

La Panthère noire, oreilles couchées, après l’Ours, sera le grand succès de Pompon qui l’étudia pour sa ligne décorative fluide et nette et le mouvement de sa marche retenue feutrée et sa réserve de puissance contenue mais prête à bondir en un éclair.

Le regard des panthères ont évolué, les yeux accrochent la lumière d’une manière différente sur chaque profil. La tête, masque simplifié, est cependant expressive.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

17

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Grande panthère noire, queue relevée à l’extrémité, moustaches du côté droit, d’après le modèle du bronze datant de 1930

Épreuve en bronze à patine noire

Signée en bas de la patte postérieure gauche

Cachet de fondeur C. Valsuani en bas de la patte postérieure gauche

25 x 81 x 14 cm

10 000 / 15 000 €

Provenance

Collection Bouder Volterra

Expositions

Rétrospective François Pompon 1855-1933 : Exposition, Musée des beaux-arts, Clermont-Ferrand, mardi 14 septembre au lundi 25 octobre 1999, n°79

Galerie Brame & Lorenceau, Paris, vendredi 5 novembre au samedi 18 décembre 1999, n°79

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°135A

Dernier modèle plus massif où la position des pattes rappelle l’Ours Blanc.

Dans la version en bronze la queue est en appui puis retroussée alors que pour la solidité de la pierre et son équilibre la queue est aplatie au sol. Le regard de la panthère a fait l’objet d’une étude dans la pierre différente du bronze où la lumière accroche la pupille.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

18

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Panthère mouchetée, oreilles dressées et queue enroulée, sur socle, d’après le modèle datant de 1922, édité en 1925

Épreuve en bronze à patine noire brillante, réalisée vers 1976/1977

Signée sur la terrasse à droite et numérotée 11/12 sur la plinte à l’arrière à droite

Cachet de fondeur C. Valsuani sur la plinthe à l’arrière à gauche

14,5 x 31,5 x 6,5 cm

6 000 / 8 000 €

Exposition

Rétrospective François Pompon 1855-1933 Exposition, Musée des beaux-arts, Clermont-Ferrand, mardi 14 septembre au lundi 25 octobre 1999, n°81

Galerie Brame & Lorenceau, Paris, vendredi 5 novembre au samedi 18 décembre 1999, n°81

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°130A

Les panthères sont contemporaines de l’Ours Blanc. Il existe plusieurs modèles : mouchetées lissées et noires lisses, qui ne seront éditées qu’en 1925.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

19 FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Sanglier, d’après le modèle datant de 1926

Épreuve en bronze à patine noire, réalisée post-mortem entre 1971/1978

Signée sur le devant de la terrasse à droite et numérotée 1/12

Cachet de fondeur C. Valsuani au dos

23 x 36,4 x 9,7 cm

6 000 / 8 000 €

Provenance

Collection Maurice Laffaille

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot,

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane

de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

“François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°160B
Colas spécialiste

20

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Ours blanc, modèle datant de 1922

(pattes avec un écart)

Biscuit émaillé blanc

Cachet de la Manufacture de Sèvres sous la patte

Numérotée 465 au crayon sous la patte antérieure droite

Vers 1924-1934

21 x 40 x 10 cm

Fêlure à la base de la patte

antérieure gauche

8 000 / 10 000 €

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°122C

Contrat en 1924 pour des éditions en biscuit naturel, émaillé, craquelé, dénoncé en 1930 effectif pour 1934. Moule cassé en 1940. 632 exemplaires notés.

Les exemplaires émaillés sont plus rares que ceux en biscuit.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

21

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Ours blanc, 1922

Première réduction du plâtre monumental du Salon d’Automne de 1922 avec un écart entre les pattes antérieures et postérieures du côté droit

Épreuve en plâtre d’atelier laqué à coutures effacées

24,5 x 47,2 x 11,5 cm

8 000 / 12 000 €

Provenance

Collection René Demeurisse

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°112C

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

22

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Pigeon voyageur, 1926

Plâtre lisse laqué sans coutures

31 x 26,1 x 11,4 cm

Terrasse : 11,4 x 11 x 2 cm

4 000 / 6 000 €

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 18551933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°147.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

23

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Cigogne, 1927

Épreuve en bronze

Inscription « MODÈLE » écrit dans la cire sur la terrasse à gauche

Exemplaire unique de référence de la fonderie appelé chef modèle

Hauteur : 16 cm

Terrasse : 5 x 5,1 cm

8 000 / 12 000 €

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°37

La première épreuve a été exposée au Salon des Animaliers en 1927. Bronze unique répertorié dans le catalogue.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

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FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Sanglier, 1926

Plâtre d’atelier laqué clair, sur une terrasse à double niveau

Numéro 97 sur le groin au crayon

23,5 x 37 x 10 cm

Terrasses : 8,5 x 14 cm et 10,2 x 13,2 cm

Queue accidentée

6 000 / 8 000 €

Provenance

Collection René Demeurisse

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°160B page 223

Ce Sanglier vient à la suite du relief en pierre exécuté par Pompon en taille directe (dessin à grandeur Saulieu) sur un pilier de la Pergola de la Douce France pour illustrer les légendes celtiques et gallo romaines à l’exposition des Arts décoratifs de 1925.

Etudié en trois dimensions sur un fer l’isolant de la base, Pompon restitua le débuché du sanglier en le posant en équilibre sur une terrasse à double niveau dont le premier plus bas laisse les pattes antérieures dans le vide pour accentuer le saut et la course.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

Croquis préparatoire de Pompon.

Son grand Ours Blanc, dont la marche ondule silencieusement à l’intérieur d’un volume lisse et clos, présenté au Salon d’automne en 1922, lui vaudra une gloire tardive. Les œuvres de maturité sont d’une variété inépuisable, des animaux domestiques ou de basse-cour aux animaux sauvages et exotiques : il exalte la sinuosité de la girafe, l’ondulation du dromadaire, le fuseau du canard sur l’eau, la force massive du taureau, l’agilité du lapin, la souplesse de la panthère…

Le résultat naturel de sa démarche peut ainsi être défini par le concept selon lequel « l’animal n’a pas de bout » : formes lisses et continues où rien n’arrête la main et le regard (Ours brun, plâtre, Paris, musée d’Orsay), formes en boules qui renvoient sur leur surface polie le reflet de la lumière et interdisent toute pénétration de l’espace (La pigeonne au nid, plâtre, Paris, musée d’Orsay), silhouettes sinueuses qui se multiplient en contours superposés et répétés (Lapin courant, haut-relief en bronze, Dijon, musée des Beaux-Arts).

Le volume est progressivement réduit à son expression la plus simplifiée, replié sur lui-même, comme recueilli autour d’une vie secrète et intérieure qui suggère l’inéluctable auto-génération de la nature. Ce traitement particulier de la matière et des formes témoigne de la volonté de l’artiste d’élaborer une écriture originale, voire d’affirmer un style.

Par opposition à Antoine-Louis Barye, qui donna aux animaux leurs lettres de noblesse avec une violence romantique, ou à Emmanuel Fremiet, qui les décrivit avec un réalisme souvent caustique, François Pompon a longtemps été considéré comme le représentant moderne de la sculpture animalière, aux côtés de Georges Lucien Guyot, Charles Artus, Edouard Navellier et Rembrandt Bugatti, même si son œuvre a été quelque peu oubliée et son importance minimisée depuis sa mort.

Formé dix ans avant Joseph Bernard ou Antoine Bourdelle, vingt ans avant Charles Despiau, Henri Bouchard ou Paul Landowski, il a incontestablement apporté une contribution majeure à la sculpture du XXe siècle par sa conception à la fois moderne et archaïque née d’une conscience intense de la nature « la poésie de l’animal et du végétal », que partageront Arp, Brancusi, Chauvin, Orloff, Laurens ou Zadkine, de vingt ans ses cadets.

Entretien avec Mme Jeanne DEMEURISSE, amie de François Pompon

Le 12 octobre de la même année, mon mari fait ainsi la connaissance de Pompon, lui passe la commande et à se voir régulièrement jusqu’à la fin des travaux en 1920, des liens affectifs se nouèrent entre eux.

Un jour René intrigué de voir sur l’étagère des cornets de papier de soie, coiffant des formes confuses, lui en demanda l’explication.

Pompon répondit simplement

Ce sont des petites sculptures que je m’amuse à faire. René demanda à les regarder et eut la surprise de voir de véritables chef-d’œuvres.

Après de longues causeries et méditations, ils tombèrent d’accord tous deux pour l’exécution de l’ours polaire « grandeur nature »

Pendant un an, mon mari vient tous les jours l’encourageant et juger les progrès de ce majestueux animal.

Une fois l’œuvre terminée, René nommé placeur au Salon d’Automne où il était sociétaire, se mit en tête de l’y faire admettre.

Il présenta au jury une photo de cette sculpture qui fut acceptée comme une œuvre de taille moyenne pouvant être placée sur une selle. Quelle fut la surprise et l’admiration de tous ces messieurs du Comité en voyant apparaitre au Grand Palais cette masse superbe que l’on mit à la place d’honneur, c’est-à-dire, dans le hall d’entrée devant le grand escalier.

Le succès de « l’Ours polaire » au salon d’Automne fut tel, qu’on ne parlait que de lui dans tout Montparnasse et c’était un sujet d’orgueil pour la rue

Campagne Première qui, en cette année 1922 était un véritable village.

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FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Ours blanc, 1927

Sculpture originale en pierre de Lens

Signée en gravure sous le pied postérieur droit

25,4 x 46 x 10,5 cm

Estimation sur demande

Provenance

Commande de Ruhlmann pour M. et Mme d’Estanville

Cette réplique a été exécutée en 1927 d’après la série commencée en 1924 et serait la 10e selon l’étude de l’évolution du modèle travaillé en réduction pour reporter les modifications sur le grand plâtre destiné à la pierre commandée et exécutée en 1929.

La galerie Ruhlmann a joué un grand rôle dans la diffusion des œuvres de Pompon en accueillant les expositions des Animaliers sans être concurrente de la galerie Brandt et de son Salon accueillant tous les artistes faisant partie de son équipe d’art décoratif.

Ruhlmann a vendu trois répliques en pierre de Lens, en 1924 la première, en 1927 la 10e, en 1933 la dernière.

Un certificat d’authenticité de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné sera remis à l’acquéreur.

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Vache, Fleur d’amour

Plâtre original datant de 1927

Exemplaire unique exceptionnel peint par Pompon.

Laqué postérieurement pour la fonte, endommagé par le moulage et restauré aux cornes, pis, queue, pattes, arrière-train

Au revers de la terrasse ancienne étiquette du Printemps, inscriptions au crayon

20,4 x 38,7 x 13,2 cm

15 000 / 20 000 €

Exposition

1927 Peintures et sculptures de Bêtes galerie Briant-Robert préface Colette

Photos : Marc Vaux 1927 (M’O Fonds Pompon)

1930 Couverture du XXV Cahier d’Art Druet - Roger Brielle (dessin)

Rétrospective François Pompon 1855-1933 : Exposition, Musée des beaux-arts, Clermont-Ferrand, mardi 14 septembre au lundi 25 octobre 1999, n°65 Galerie Brame & Lorenceau, Paris, vendredi 5 novembre au samedi 18 décembre 1999, n°65

Bibliographie

Peintures et sculptures de Bêtes galerie Briant-Robert préface Colette, 1927 Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°169

Pas d’édition de la Vache du vivant de l’artiste. Plâtres d’atelier conservés du legs 1933, exemplaire dédicacé à Auguste Trémont (Musée, Luxembourg)

La Tête a été étudiée à part : plâtre conservé à Dijon. Retour au naturalisme du XIXe revisité par Pompon, peinture sculptée dont le sculpteur avait voulu s’émanciper le dessin date d’avant 1914 avec le Veau mais le modèle de 1927 semble avoir un rapport avec un voyage en Savoie-(photos Fonds M’O)

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

Dessin coté à l’encre et au crayon sur une feuille de cahier, 20,2 x 27 cm, exécuté en 1927

27

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Pintade, exécutée le 12 avril 1927

Épreuve en bronze à patine noire

Signée sur la terrasse à gauche et numérotée C2

Cachet de fondeur A.A. Hébrard

Étiquette de la galerie Hébrard en dessous

20 x 23,5 x 10,5 cm

15 000 / 20 000 €

Provenance

Vendue à François Le Coeur le 12 mai 1927

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°153

Premier modèle de 1912 lisse et synthétique remarqué en cire au Salon des Artistes Français en 1913, acheté par Adrien Hébrard et fondu à deux exemplaires en 1914. En 1918, Pompon lui vend le modèle en toute propriété qu’il reproduit avec une numérotation de séries de 1 à 19 reprises avec une lettre et numéro pour les différencier jusqu’à F6 en 1933 (68 ex).

François Le Cœur architecte fut un des premiers en 1920 à utiliser le béton armé pour l’Administration (Ministères : E.N- Postes (Reims). Le baron de Rothschild lui commanda les plans d’une maison de campagne qui ne furent pas exécutés. Pour le remercier, il commanda en le consultant sur ses préférences, un Ours en marbre à Pompon qui ajouta une Grue et une Poule De son côté François Le Cœur qui avait pris l’initiative de ce paiement avait acheté la Pintade à la galerie Hébrard dont l’étiquette est restée au revers.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Canard sur l’eau, exécuté le 3 mai 1928

Édition à trois exemplaires par contrat de 1918

Épreuve en bronze à patine ardoisée

Signée sur la base à gauche

Cachet de fondeur AA. Hébrard à l’arrière à gauche

14,5 x 23 x 18 cm

20 000 / 30 000 €

Provenance

Exemplaire n°3, exécuté le 3 mai 192, vendu en mai 1933 au Docteur Debat (extrait archives Hébrard et catalogue) Vente Drouot, Paris, 31 mai 1985 - Colletion de Docteur Debat

Exposition

Rétrospective François Pompon 1855-1933 : Exposition, Musée des beaux-arts, Clermont-Ferrand, mardi 14 septembre au lundi 25 octobre 1999, n°5 Galerie Brame & Lorenceau, Paris, vendredi 5 novembre au samedi 18 décembre 1999, n°5

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°12A

Les épreuves Hébrard / 3 ne sont pas toutes numérotées.

La version sur un arc de cercle vient d’un surmoulage du modèle pour le vase et n’a été édité qu’en fonte posthume. Merveilleuse interprétation d’un canard dans son environnement qui sera suivie d’autres sans base dans une taille en pierre sur un vase en 1922, en 1923 en marbre de Sienne, tous deux exposés à des expositions de la « Douce France » mouvement prônant le retour à la taille directe, et enfin sur une plus épaisse rectangulaire en version très simplifiée en 1927.

Pompon l’éditera en plusieurs séries, mais la version Hébrard reste très originale et restera le témoin du premier volet de l’œuvre du sculpteur désireux de restituer une vision simplifiée dans son environnement.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

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FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Biche de l’Inde, debout tête baissée, d’après le modèle édité en 1928

Épreuve en bronze à patine noire brillante

Signée sur la terrasse à l’arrière à droite

Cachet de fondeur C. Valsuani devant la signature à l’arrière

Fonte ancienne

12,2 x 20,8 x 7,5 cm

6 000 / 8 000 €

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°14

Étudiée en même temps que le grand Cerf (indien) du Jardin des Plantes en 1927, le mouvement et l’environnement a déjà été réalisé avec une terrasse semblable dans le Dromadaire de 1906 édité par Hébrard en1922 puis par Valsuani en 1929.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

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FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Rhinocéros, esquisse, modèle datant de 1928

Épreuve ancienne en bronze à patine brune foncée vers 1949/1950

Signée dans la cire sur l’extrémité de la terrasse à gauche

Cachet de fondeur C. Valsuani sur la plinthe à l’arrière gauche

Numérotée 3499 en rouge sous la terrasse (référence de fonderie)

15,1 x 26 x 9 cm

10 000 / 15 000 €

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°157

Le Zoo de Vincennes créé en 1931 a procuré de nouveaux modèles au sculpteur qui sont tous restés à l’état d’esquisse dans l’atelier mais susceptibles d’agrandissements futurs destinés à des œuvres à la taille naturelle.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Grand Duc, d’après le modèle datant de 1928

Épreuve en bronze à patine brune nuancée de vert

Signée en relief sur le dessus de la terrasse et numérotée 4/6

Cachet Susse Fondeur Paris sur le bas de la terrasse

51,5 x 18 x 22 cm

20 000 / 30 000 €

Provenance

Plâtre donné au Muséum Histoire Naturelle venant de la vente chanoine Kir 1969 donné par l’intermédiaire de Maître Néret Minet

Exposition

Rétrospective François Pompon 1855-1933 : Exposition, Musée des beaux-arts, Clermont-Ferrand, mardi 14 septembre au lundi 25 octobre 1999, n°28

Galerie Brame & Lorenceau, Paris, vendredi 5 novembre au samedi 18 décembre 1999, n°28

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°36

Le Grand duc en pierre accompagné de symboles mythologiques a été déifié par son auteur qui l’exposa en 1928 et le vendit à un grand collectionneur belge. Retravaillé pour l’édition avec une terrasse à deux hauteurs en 52 cm, le musée du Luxembourg en acheta une épreuve en 1932 exposée au Salon des Décorateurs dans l’ensemble Ruhlmann (M’O).

L’oiseau se présente de face et de trois quart à l’égyptienne, sa posture naturelle. Le bronze restitue de manière plus chaleureuse la grandeur et la vie du nocturne par une étude savante de la lumière lunaire sur les volumes arrondis, lumière de la nuit, celle du regard et de son absence occultée par la pétrification. Transformé en chouette par Athénée, devenue protectrice des arts, dotée du pouvoir de lire ce qui est caché, symbole de la sagesse par son immobilité silencieuse. Pompon a réussi dans ce Grand duc monobloc à extraire de la matière, la pierre qu’il taillait avec science et maîtrise, l’esprit de la forme tout en restant réaliste et fidèle à son modèle, un harfang des neiges, blanc comme ses pierres et marbres et noir en bronze dans le crépuscule.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

Entretien avec Mme Jeanne DEMEURISSE, amie de François Pompon

Un jour que René conversait avec Pompon, seuls dans l’atelier - ce qui était devenu rare -Pompon recevant toujours de nombreux visiteurs, mon mari lui dit :

Pompon, mon bon ami, ne feriez- vous pas un cerf ?

C’est un animal d’une grande noblesse et d’allure élégante !..

Pompon répondit en riant, de sa formule habituelle que nous connaissions tant

Mais cela n’est pas fait pour me déplaire !

En tous cas cette idée mûrit dans son esprit et il se rendit au Jardin des Plantes pour réaliser plusieurs esquisses d’après nature.

A ce sujet, je dois citer cette anecdote que mon mari a relaté dans le catalogue de la Société des Amis du Muséum.

« L’animal vivait dans un enclos de la ménagerie en bordure de Seine. De successifs essais s’avéraient décourageants quand un matin, la musique d’un régiment fit dresser le cerf resté depuis dans sa superbe »

En 1928, mon mari amena chez Pompon son mécène

Monsieur Thevenot, entrepreneur de travaux publics, constructeur du barrage d’Artouste dans les Basses Pyrénées.

Il possédait aux environs de Tarbes une grande demeure entourée d’un parc. Au loin, le Pic du Midi de Bigorre se reflétait dans une pièce d’eau. Monsieur Thevenot, homme de terrain, à la voix forte, aux gestes de lutteur, fut plein d’admiration et d’enthousiasme devant une esquisse du cerf.

De sa grande voix du Sud- Ouest, Monsieur Thevenot dit à Pompon :

« Vous allez me faire ce cerf grandeur nature.

Je vous donne un an. Dans un an, jour pour jour, je reviendrais vous voir, avec mon ami Demeurisse, qui s’occupera du transport avec mes hommes et vous viendrez tous deux pour sa mise en place. Vous n’aurez à vous occuper de rien, mon secrétaire veillera à vous faire voyager en sleeping et retiendra vos chambres au grand hôtel de Tarbes. Mon ami Demeurisse me tiendra au courant de votre travail »

Tout fût fait comme prévu et cette œuvre splendide partit pour les Pyrénées, où mon mari et Pompon- qui vivait un rêve- surveillèrent la mise en place au bord de la pièce d’eau, dirigeant l’animal face à la chaine des Pyrénées, sa tête altière paraissant écouter un Cor dans le lointain.

C’était si beau me disait René que tous deux avaient les larmes aux yeux.

Ils restèrent deux ou trois jours après les hôtes de T. qui leur offrit fêtes sur fêtes avec les notables de Tarbes et des environs.

Le règlement se fit le dernier jour. Nouvelle surprise pour Pompon qui trouva dans sa chambre une valise neuve contenant les billets de Banque, la somme de 100 000 francs convenue à l’époque de la commande.

Dans le train, au retour de Tarbes sur Paris, Pompon et mon mari, fort inquiets pour le contenu de cette valise, se couchèrent dessus à tour de rôle pendant tout le voyage.

Ce qui fut pour tous deux un sujet de rire et de bonne humeur.

Paris ,Petit Palais, au bas de l’escalier, à l’ouverture du salon d’automne 1929

« Je ne dirai pas plus beau, mais plus surprenant était le cerf de Pompon… Son cerf aujourd’hui... n’est plus un cerf. Il est l’esprit des bois, il est, avec sa panoplie de couteaux qui surmontent sa tête ,avec son gros œil doux et redoutable, avec sa forme immense et lisse, sa force sans appel, le génie de la forêt la bête-dieu qui vit Saint Julien l’Hospitalier et devant laquelle s’agenouilla Saint Hubert. »

Article de Robert Rey paru dans les Annales, janvier 1930

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Grand cerf, d’après la réduction de 1930

Épreuve en plâtre blanc

Surmoulage de 1952 issu du bronze Andro n°2 (Dijon MBA) pour autorisation de deux bronzes commandés par le Chanoine Kir en accord avec Pierre Quarré et les B.A. et multiplié pour des éditions en deux séries dont une numérotée /12 en 1971

Signature venant du moulage initial 59 x 40 x 20 cm

Restauration aux bois, traces de crayon sur la terrasse 10 000 / 15 000 €

Provenance

Collection Chanoine Kir, maire de Dijon Vente de la succession du Chanoine Kir, Sade, Dijon, 1969, lot n°65

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°19D

La photo de ce plâtre superbe est parue en couverture d’une conférence de Robert Jardiller à Dijon le 9 avril 1935 édité par la Revue de la Société de l’Essor en 1936. L’Essor, mouvement bourguignon dont Pompon était le fondateur et le président d’honneur avait promis d’ériger un monument en sa mémoire et le réalisa en 1937 par l’Ours Blanc monumental en pierre au Jardin Darcy de Dijon. Le grand Cerf a été édité par Pompon en réductions en bronze en 1930, chef d’œuvre du sculpteur.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

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FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Boston Terrier « Toy », chien de Madame Georges Menier, 1931

Plâtre de fonderie à patine gomme laque foncée

Traces de crayon repères de la fonte sur la terrasse

31 x 34,3 x 16 cm

4 000 / 6 000 €

Provenance

Collection René Demeurisse

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°33

Portrait du Boston Terrier, commandé par Madame Georges Menier le 7 mars 1930, livré en février 1931.

Pompon a photographié Toy et demandé son pédigrée avec ses mesures exactes qu’il a vérifiées par un croquis coté.

Dix séances de pose du 16 mars au 16 septembre pour lesquelles un chauffeur est venu chercher Pompon pour se rendre à l’hôtel particulier du parc Monceau

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné. 34

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Boston Terrier « Toy », d’après le modèle datant de 1931

Épreuve en bronze à patine noire

Signée sur la terrasse à droite

Cachet de fondeur C. Valsuani au dos sur la plinthe

30,2 x 32,8 x 14,5 cm

6 000 / 8 000 €

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°33

Le portrait plein de vie et de tension attentive le Boston Terrier démontre magistralement comment le réalisme peut être toujours présent dans le synthétisme et le style de Pompon tourné vers la concision et l’essence de la forme qui n’exclue pas la précision de détails comme le bout de la langue qui apparait haletante.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

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FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Lévrier Stapzla, portrait du chien de Madame Debat, 1932

Esquisse, plâtre d’atelier clair

Dédicacé sur la terrasse entre les pattes : « Pompon à Lemar »

12,8 x 16 x 5,8 cm

3 000 / 5 000 €

Provenance

Donné par Pompon en 1932 à Marcel Lemar

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°30

Marcel Lemar, membre des Douze Animaliers Français, groupe créé par Pompon en 1931, faisait partie des jeunes sculpteurs travaillant au jardin des Plantes avec Pompon en suivant ses principes. Il a pu être récompensé de sa participation au Douze par un plâtre dédicacé comme Artus, Anne-Marie Profillet, Jean-Claude de Saint Marceaux qui ont reçu un plâtre après leur adhésion et leur participation au premier Salon chez Ruhlmann.

Le Lévrier a été étudié et modelé sur place chez les Debat en 1932 à Saint Cloud où Pompon a fait un séjour. L’esquisse a été agrandie mais n’a jamais été complètement lisse.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

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FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Éléphant, esquisse, modèle datant de 1933

Plâtre à patine gomme laque foncée à coutures effacées datant de 1949

Moulé de l’original venant du legs 1934 au Muséum

30,2 x 38 x 10,2 cm

5 000 / 6 000 €

Bibliographie

Robert Rey, François Pompon, 1928, n°2243

Catalogue Museum d’Histoire Naturelle, 1934, n°61

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°91

Le plâtre original a été conservé après le tirage autorisé et restitué au Muséum en 1986. En revanche les bronzes sont posthumes.

L’esquisse de l’Eléphant montre la puissance du modelé où tout est décrit. Ici, c’est le mouvement associé au barrissement qui tend la trompe et ouvre la gueule. Vérité criante du souffle répercutée sur les pattes antérieures stoppées dans la marche qui s’appuient et se tournent dans une sorte de balancement pour abaisser l’arrière train.

Cette attitude provoquée par le souffle avait déjà été étudiée avec succès dans l’Hippopotame baillant au soleil.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

Pompon modelant le plâtre du Lévrier
Stapzla debout dans la propriété du
D Debat à Saint-Cloud

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Eléphant, esquisse, modèle de 1933

D’après le moulage du plâtre datant de 1949

Épreuve en bronze à patine noire brillante

Signée en creux sur la terrasse à droite

Cachet de fondeur C. Valsuani sur la plinthe au dos à droite

30 x 36,5 x 11,5 cm

8 000 / 12 000 €

Exposition

Rétrospective François Pompon 1855-1933 : Exposition, Musée des beaux-arts, Clermont-Ferrand, mardi 14 septembre au lundi 25 octobre 1999, n°77

Galerie Brame & Lorenceau, Paris, vendredi 5 novembre au samedi 18 décembre 1999, n°77

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “ François Pompon, 1855-1933 ”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°91

L’Eléphant ainsi que les Lions ont été étudiés en 1933 au zoo de Vincennes crée en 1931 pour l’exposition Coloniale.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

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FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Paon, modèle datant de 1918

Fondu uniquement par AA. Hébrard avec numéro et lettre

Épreuve en bronze à patine noire à fond vert nuancé d’or

à la crête et au bec, fonte exécutée en 1933

Signée sous la queue sur la plinthe à droite et numérotée C3 au dos

Cachet de fondeur AA. Hébrard au dos

Avant dernier exemplaire sur 34 (extrait livre Hébrard)

9 x 18,8 x 3,5 cm

12 000 / 15 000 €

Exposition

Le Paon a été exposé en plâtre original à la galerie Hébrard lors de l’exposition personnelle de Pompon en 1919. Acquis par Jacques Zoubaloff en toute propriété il le vendit à Hébrard en échange d’un bronze, les droits de reproduction allant à Hébrard et ceux d’auteur à Pompon. Les éditions commencèrent en 1922 jusqu’en 1933. Il exsite 34 exemplaires.

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°136C.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

FRANÇOIS POMPON (1855-1933)

Lion Menelick, d’après le modèle datant de 1932

Épreuve ancienne en bronze à patine noire brillante réalisée vers 1950

exécutée sur le plâtre de 1932 du Muséum

Signée du plâtre sur la terrasse à droite

Cachet de fondeur C. Valsuani sur la terrasse au dos

sous la patte postérieure gauche

Numérotée 3498 en rouge sous la terrasse (référence de fonderie)

21 x 24,5 x 10 cm

10 000 / 12 000 €

Bibliographie

Catherine Chevillot, Liliane Colas, Anne Pingeot, “François Pompon, 1855-1933”, Catalogue Raisonné, Galimard, Électra, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1994, modèle référencé sous le n°114.

Pompon destinait le Lion à son futur grand modèle, il retint celui de Ménélik mais étudia également Dacha.

Un certificat pourra être obtenu au près de Mme Liliane Colas spécialiste de l’artiste et auteur du Catalogue Raisonné.

Fille aînée d’une famille bourgeoise de trois enfants, Camille Claudel naît le 8 décembre 1864, dans un petit village près de Soissons. Sa vocation artistique qui s’affirme très tôt l’incite dès l’enfance à pétrir la glaise. Volontaire et tenace, elle poursuit sa vocation en s’installant à Paris pour suivre les cours de l’Académie Colarossi.

À dix-huit ans déjà, la jeune fille bénéficie des conseils du sculpteur Alfred Boucher qui, appelé en Italie, sollicite Rodin pour corriger en son absence, les jeunes filles qui partagaient avec elle un atelier. Très tôt, l’entourage de la jeune fille, les intimes et son frère, le poète et écrivain Paul Claudel, témoignent de son tempérement fougueux, volontiers despotique, de son esprit mordant, et plus tard de l’effroyable violence de son caractère, provocateur, excentrique et original comme de son don légendaire et féroce à la raillerie.

Rencontre avec Auguste Rodin en 1882, date de leur première rencontre à 1892, date de la rupture, Camille Claudel et Auguste Rodin sont condamnés à ne jamais partager le repos et la stabilité. La sculpture qui occupe une place centrale de leur histoire ne se passe pas toujours sereinement : apprentissage, frustrations, recherche de l’expression, du modelé… mais source d’une connivence incontournable et profonde de leurs esprits…

Après dix années de passion amoureuse, emplies d’échanges  sans complaisance, de travail, de malentendus et de déceptions réciproques, Camille Claudel tire un trait qu’elle sait définitif sur leur histoire et entend désormais se consacrer exclusivement à sa carrière.  Une fois la relation amoureuse rompue, Camille Claudel souhaite à jamais s’émanciper de la tutelle de son maître jugée trop encombrante.

Dans un souci d’affirmer sa propre identité créatrice, en totale rupture avec celle du sculpteur, elle privilégie alors des recherches opposées, en expérimentant de nouvelle scènes intimistes jusque-là consacrées au domaine pictural.

Dans ses nouveaux sujets, dont les Causeuses s’illustrent parmi ses plus fameuses compositions, elle capte et restitue de brefs moments de la vie ordinaire.

À l’apogée de son art, elle affirme une nouvelle fois son originalité en réalisant dans la veine de l’Art nouveau La Vague, sous l’influence directe d’Hokusai et du Japonisme.

Dans les deux cas, le traitement particulier et complexe des chevelures, l’utilisation de matériaux difficiles comme le marbre-onyx, l’usage sophistiqué de la polychromie et l’audace des compositions… nourrissent son goût affirmé de la performance.

Malgré les troubles qui commençent à se manifester, Camille Claudel poursuit son œuvre et expose jusqu’en 1905. Elle cumule cependant les difficultés matérielles et de graves ennuis financiers alors qu’une persécution latente lui éprouve les nerfs. Sa rancune envers Rodin nourrit son irrémédiable démence, la laissant progressivement dans l’incapacité de se renouveler. Elle frôle la cinquantaine et de sa légendaire beauté il ne reste plus rien.

Une semaine après la mort de son père, elle est internée, à la demande de sa famille, le 10 mars 1913, à Ville-Evrard, en Seine-et-Oise, puis à l’asile de Montdevergues, près d’Avignon. Sans même tenter de combattre le refoulement et l’oubli, elle cesse définitivement de sculpter.

Elle s’éteint dans la solitude de ses trente années d’exil, le 19 octobre 1943, à l’âge de 79 ans.

Camille Claudel

« La Valse » tient une place essentielle dans l’œuvre de Camille Claudel : conjointement à « l’Age mûr » et à « la Vague », elle fait partie de ses œuvres les plus emblématiques. Elle a été réalisée dans une période de pleine maturité, alors qu’elle n’était déjà plus, depuis longtemps, élève de Rodin. Camille Claudel exposa « La Valse » en même temps que « Clotho », une étude de vieille femme dénudée, au Salon de 1893.

L’œuvre « La Valse », exposée alors, était une sculpture en plâtre qui différait quelque peu de cette version en bronze : le voile était beaucoup plus grand et arrivait au-dessus des têtes du couple dansant.

Camille Claudel avait commencé à travailler à la version en plâtre dès 1892, même plus tôt peut être. Dans une lettre du 8 janvier 1892, elle demande, en effet, du marbre au ministère des Beaux-Arts pour réaliser « un petit groupe en demi nature qui a été trouvé bien par plusieurs artistes notamment par M. Rodin » (Camille Claudel (1864-1943), catalogue d’exposition, S,1 (1984), (p.50).

D’après le compte-rendu d’Armand Dayot, inspecteur du Ministère des Beaux-Arts, il semble que dans cette première version connue de « La Valse », les deux figures étaient nues. Dayot était très élogieux sur la « virtuosité parfaite » de l’exécution mais était d’avis que la nudité évidente des personnages pourrait choquer le public.

Camille s’essaie tout l’été à d’harmonieux drapages afin d’atténuer la nudité des danseurs. Le 21 décembre 1892, elle fait part de l’achèvement de son groupe au ministère des Beaux-Arts. L’enthousiaste Dayot conseille une exécution en marbre et le Ministère charge officiellement Camille Claudel de cette réalisation. Quelque temps plus tard, ce même Ministère lui demande de patienter un peu… ce qui fit que « La Valse » ne fut jamais réalisée en marbre.

Un couple valse.

Un jeune homme et une jeune femme dansent sur une mélodie inaudible pour le spectateur, mais qui résonne dans la tête de l’artiste.

L’homme mène la danse, le haut du corps légèrement avancé, entourant fermement de son bras droit la taille de la femme. Celle-ci cambre le dos et se laisse entrainer, presque bercer même, dans les bras vigoureux de son partenaire. Ils se tiennent d’une manière ferme mais souple ne semblent former qu’un seul par l’accord parfait qui règne dans leur attitude et mouvements. Ils suivent le même rythme.

La femme pose sa main gauche sur l’épaule de l’homme tandis que son bras droit, long et fin, est tendu et que sa main repose délicatement sur la paume de son partenaire. Sa tête est appuyée sur l’épaule du danseur et elle ferme les yeux de ravissement. Ses longs cheveux sont relevés nonchalamment.

L’homme a un regard plutôt sérieux, et d’un geste tendre de la tête, touche la joue de sa compagne. Les deux figures sont nues mais un long voile couvre la femme à partir de la taille, ne laissant apercevoir qu’une partie de la hanche.

Le rendu anatomique parfait de ces corps élancés témoigne d’un unique talent de sculpteur. Chez Camille Claudel, la matière accède à la vie. Sa parfaite connaissance de l’anatomie humaine lui a d’ailleurs valu la confiance de Rodin qui lui laissa modeler les mains et les pieds des personnages de ses « portes de l’enfer ».

Le couple dansant penche d’un côté et le voile établit l’équilibre de la composition, tout en amplifiant la suggestion de tourbillon de la danse. Le mouvement est fluide et se poursuit dans l’espace.

Dans l’œuvre de Camille Claudel, le voile n’est pas un détail accessoire mais souvent un élément essentiel. Dans plusieurs de ses œuvres, nous pensons plus précisément à « la Fortune », « la Joueuse de flûte » et « l’Age mûr », les mouvements des personnages sont accentués par la présence d’un drap ou d’un morceau d’étoffe qui amplifie l’énergie dégagée par l’œuvre. Le plissé sinueux, bizarre et nerveux du voile dans « La Valse » et dans d’autres œuvres, reflètent jusqu’à un certain point l’influence de l’Art nouveau.

C’est également sous l’influence de ce courant que Claudel va expérimenter un matériau comme l’onyx (« les Vagues », « les Causeuses »).

L’œuvre de Camille Claudel échappe cependant à toute définition précise et n’appartient à aucun courant défini. Ce qui caractérise avant tout son œuvre est l’intensité, la personnalité qui s’en dégage, ainsi que la grande sensibilité et la mélancolie. Par ces qualités, elle se distingue de ses contemporains. Elle crée une atmosphère puissante, franche et intense.

Elle possédait un esprit ouvert et une grande dose de créativité. Sa grande force était son aptitude à capter l’essentiel et à faire abstraction des détails inutiles.

Elle se prêtait à l’expérience et se laissait guider par ses sentiments. Cette sensibilité ajoutée à une exécution réaliste forment les caractéristiques de base de son œuvre.

Son œuvre reflète souvent ses propres états d’âme, ses déchirements, ses luttes contre le monde extérieur et sa relation difficile avec Auguste Rodin.

« La Valse » fut réalisée vers 1892, époque à laquelle Camille se détache lentement de Rodin. Les tensions étaient trop fortes pour elle. L’indécision de Rodin, qui ne semble pas parvenir à choisir entre elle et Rose Beuret, l’irrite. De plus, elle souffrait grandement d’être trop souvent considérée comme l’épigone de ce grand sculpteur. Elle le quitte dans le courant de l’année 1893 mais la rupture définitive n’a lieu qu’en 1898. Cet évènement marquant, ce tournant important de sa vie, a indubitablement influencé son œuvre.

Il semble que « l’Abandon », « La Valse » et « l’Age mûr » symbolisent les différentes étapes de sa relation avec Rodin.

« L’Abandon » représente l’harmonie parfaite des amants. Dans « La Valse » homme et femme sont entrainés par la danse, mais une rupture semble inévitable, tandis que « l’Age mûr » reproduit de manière blessante la séparation de faits. Dans cette dernière œuvre, on peut voir un homme âgé (Rodin) qui s’en va, tandis qu’une jeune femme (Camille) tente de le retenir en le suppliant à genoux.

Armand Dayot ne fut pas le seul contemporain de Camille Claudel à avoir apprécié les qualités uniques de cette œuvre magnifique. Suite à son exposition au Salon, divers critiques firent l’éloge de « La Valse ». Nous en citerons deux, et remarqueront qu’ils ont, tous deux, souligné l’aspect poétique et les sentiments profonds et puissants qui émanent de l’œuvre.

Gustave Geffroy apprécie l’œuvre pour sa belle exécution mais surtout pour son aspect poétique ; « dans « La Valse », le sculpteur évoque surtout le sentiment d’entraînement que suggère la danse…Mademoiselle Claudel a su faire de cette idylle un poème persuasif et charmant où, qui sait ? Un peu de son cœur, un peu de son âme l’ont miraculeusement inspirée…Mademoiselle Claudel a exprimé en plus dans « La Valse », le contact amoureux et la langueur de deux êtres entrelacés, perdus dans les étoffes volantes, (Jacques Cassar, dossier Camille Claudel, Paris, 1989, p.81).

Octave Mirbeau est particulièrement touché par une certaine tristesse qui se dégage de l’œuvre : « …ils tournoient lentement, presque soulevés au-dessus du sol, presque aériens… mais où vont-ils éperdus dans l’ivresse de leur âme et de leur chair si étroitement jointes ? Est-ce à l’amour ? Est-ce à la mort ?... Je ne sais pas où ils vont…Mais ce que je sais, c’est que se lève de ce groupe une tristesse poignante, si poignante qu’elle ne peut venir que de la mort, ou de l’amour, plus triste encore que la mort.

Reine Marie Paris

CAMILLE CLAUDEL (1864-1943)

La valse, 1895

Épreuve en bronze à patine brune

Signée et numérotée 2/8

Cachet du fondeur Delval

Fonte posthume

90 x 70 x 42 cm

200 000 / 300 000 €

Bibliographie

Reine-Marie Paris, « Camille Claudel retrouvée, Catalogue Raisonné », Éditions Aittouarès, Paris, 2000, modèle similaire référencé sous le n°28

Anne Rivière, Bruno Gaudichon, Danielle Ghanassia, Camille Claudel, Catalogue Raisonné, troisième édition augmentée, Paris, 2001, modèle similaire référencé sous le n°33

Un certificat d’authenticité en date du 23 janvier 1990 de Madame Reine-Marie Paris sera remis à l’acquéreur (certificat n° 00076)

La petite fille de l’Islette, du nom du château de la Loire où Camille cacha sa grossesse, lui apparut comme l’enfant que le destin ne lui permettait pas de connaître.

Le modèle, petite-fille de Madame Courcelles qui recevait dans son château des hôtes payants, s’appelait Marguerite Boyer. Elle était âgée de six ans en 1892, et posa soixante-deux séances en deux étés. D’une fillette potelée et enjouée, Camille fit cette face ardente d’enfant fiévreux, les yeux dilatés par l’interrogation. Tout le modelé heurté, les épaules inégales, le menton anguleux, la bouche respirante, les tempes émaciées, tout converge vers ces grands yeux brûlants et interrogateurs, qui scrutent avec ferveur et effroi le mystère du monde. Chaque variante accentue la fragilité de la fillette, couronnée d’un diadème aux lourdes torsades de serpents, familières aux héroïnes claudéliennes. Sans ostentation, sans accessoire littéraire ou mythologique, sans fioritures décadentes, dans la sobriété du grand art classique, Camille crée pour la première fois l’image intérieure de l’enfance, l’âge de la tendresse et de la gravité.

Loin des fades représentations de l’enfance que nous a laissées le XIXe siècle qui n’a su y voir que le temps des jeux, des sourires et des caresses, Camille Claudel proclame avec une énergie presque inquiétante que l’enfance est aussi le temps de l’angoisse devant l’inconnu, des rêves noirs, des mythes terrifiants véhiculés par les contes.

41 CAMILLE CLAUDEL (1864-1943)

La petite châtelaine, natte tordue, 1893 Épreuve en bronze à patine brun vert Signée et numérotée H.C 1⁄4

Cachet du fondeur Delval

Fonte posthume

33 x 28 x 22 cm

20 000 / 30 000 €

Bibliographie

Reine-Marie Paris, Arnaud de La Chapelle, « L’œuvre de Camille Claudel, Catalogue Raisonné », Éditions Arhis, Paris, 1991, modèle similaire référencé sous le n°32

Reine-Marie Paris, « Camille Claudel retrouvée, Catalogue Raisonné », Éditions Aittouarès, Paris, 2000, modèle similaire référencé sous le n°33

Anne Rivière, Bruno Gaudichon, Danielle Ghanassia, « Camille Claudel, Catalogue Raisonné », troisième édition augmentée, Adam Biro, Paris, 2001, modèle similaire référencé sous le n°35.

Un certificat d’autenticité de François de Massary, petit neveu de Camille Claudel en date du 10 octobre 1993 sera remis à l’acquéreur.

42

CAMILLE CLAUDEL (1864-1943)

La vieille Hélène

Plâtre original d’atelier

28 x 23 x 24,5 cm

10 000 / 15 000 €

Bibliographie

Reine-Marie Paris, « Camille Claudel retrouvée, Catalogue Raisonné », Editions Aittouarès, Paris, 2000, modèles en plâtre non identifiés référencés sous le n°4 page 210

Anne Rivière, Bruno Gaudichon, Danielle Ghanassia, « Camille Claudel, catalogue raisonné, troisième édition augmentée, Adam Biro, Paris, 2001, modèles en plâtre non identifiés référencés sous le n°8 page 63

Un certificat d’authenticité de Madame

Reine-Marie Paris sera remis à l’acquéreur.

43

CAMILLE CLAUDEL (1864-1943)

La vieille Hélène, 1882

Épreuve en bronze à patine brune

Signée et numérotée 4/8

Cachet du fondeur Rocher à Paris

Fonte posthume

28 x 18 x 21 cm

30 000 / 40 000 €

Bibliographie

Reine-Marie Paris, Arnaud de La Chapelle, « L’œuvre de Camille Claudel, Catalogue Raisonné », Éditions Arhis, Paris, 1991, modèle référencé sous le n°4 page 96.

Reine-Marie Paris, « Camille Claudel retrouvée, Catalogue Raisonné », Éditions Aittouarès, Paris, 2000, modèle référencé sous le n°4 page 211

Anne Rivière, Bruno Gaudichon, Danielle Ghanassia, Camille Claudel, Catalogue Raisonné, troisième édition augmentée, Adam Biro, Paris, 2001, modèle référencé sous le n°8 page 64

Reine-Marie Paris, Philippe Cressent, « Camille Claudel, intégrale des œuvres », Paris, 2014, référencé sous le n°26 page 87.

Un certificat d’authenticité en date du 17 décembre 1989 de Madame Reine-Marie Paris sera remis à l’acquéreur (certificat n° 00064).

44

HENRI MATISSE (1869-1954)

Tête de faune, 1907

Plâtre

Hauteur : 14 cm

8 000 / 12 000 €

Provenance

Ancienne fonderie C. Valsuani, Paris

Collection personnelle du fondeur jusqu’en 1977

Un certificat d’authenticité d’Anne Demeurisse sera remis à l’acquéreur

45

HENRI MATISSE (1869-1954)

Plâtre de Rosette (la pipe), 1905

Hauteur : 10,8 cm

8 000 / 12 000 €

Provenance

Ancienne fonderie C. Valsuani, Paris

Collection personnelle du fondeur jusqu’en 1977

Un certificat d’authenticité d’Anne Demeurisse sera remis à l’acquéreur

HENRI MATISSE (1869-1954)

Nu cambré, 1904

Plâtre

Hauteur : 22,5 cm

8 000 / 12 000 €

Provenance

Ancienne fonderie C. Valsuani, Paris

Collection personnelle du fondeur jusqu’en 1977

Un certificat d’authenticité d’Anne Demeurisse sera remis à l’acquéreur

47

PIERRE

AUGUSTE RENOIR (1841-1919)

Tête de Danseuse, 1910

Plâtre original

17,5 x 16 x 12,5 cm

6 000 / 8 000 €

Provenance

Famille Renoir par Paul Renoir, neveu de l’artiste. Jacques Sokolowsky et Anne Demeurisse

Note

« Le plâtre a été donné à Claude Valsuani, fondeur d’art à la cire perdue, 74 rue des Plantes, Paris.

Claude Valsuani a vendu son affaire, son cachet, ses fonds.

Ayant racheté la Fonderie avec mon mari Jacques Sokolowsky, j’ai racheté ce plâtre. La Fonderie a définitivement fermé en 1977. » Anne Demeurisse

Un certificat d’authenticité d’Anne Demeurisse sera remis à l’acquéreur.

48

HONORÉ DAUMIER (1808-1879) d’après

Tête d’homme avec haut de forme

Plâtre d’atelier ayant servi a la fonte posthume

d’un bronze dans les ateliers du fondeur Valsuani

Hauteur : 16,5 cm

2 000 / 3 000 €

49

DIEGO GIACOMETTI (1902-1985)

Autruche, 1977

Épreuve en bronze

Signée

49,5 x 14,5 x 25,5 cm

20 000 / 30 000 €

Bibliographie

Françoise Francisci, « Diego Giacometti, catalogue de l’œuvre », volume I, Éditions Eolia, Paris, 1986, modèle similaire reproduit page 115.

Daniel Marchesseau, « Diego Giacometti », Hermann, Paris, 1986, modèle similaire reproduit page 124

50

JEAN-MICHEL FOLON (1934-2005)

Centaure, 1996 (F98)

Épreuve en bronze à patine brune

Signée et numérotée 6/8

Cachet du fondeur « Bronze Romain & fils »

71 x 15,5 x 44 cm

15 000 / 25 000 €

Un certificat d’authenticité de la Fondation Folon sera remis à l’acquéreur.

Photo Romain Barelier

René François Ghislain Magritte est né à Lessines, en Belgique, le 21 novembre 1898. Après des études d’art à Bruxelles, il travaille dans la publicité commerciale pour subvenir à ses besoins tout en expérimentant sa peinture. Au milieu des années 1920, il commença à peindre dans le style surréaliste et se fit connaître par ses images pleines d’esprit et de réflexion et par son utilisation de graphiques simples et d’objets du quotidien, donnant un sens nouveau à des choses familières. Avec une popularité qui a augmenté avec le temps, Magritte a pu poursuivre son art à plein temps et a été célébré dans plusieurs expositions internationales. Il a expérimenté de nombreux styles et formes au cours de sa vie et a eu une influence primordiale sur le mouvement pop art.

De 1921 à 1924, Magritte travaille à l’usine de papier peint Peters-Lacroix à Haren en tant que dessinateur. Il rencontre Marcel Lecomte, écrivain intimement associé au mouvement surréaliste. Le 28 Juin 1922, Magritte épouse Georgette Berger et le couple s’installe à Laeken. Il fait réaliser le mobilier de leur appartement d’après ses dessins personnels. Magritte écrit « L’Art pur, Défense de l’esthétique » en collaboration avec Victor Servranckx, un texte influencé par les théories puristes de Le Corbusier et d’Amédée Ozenfant et par les théories cubistes de Pierre Reverdy. Pendant cette période les œuvres que réalise René Magritte ont une parenté avec celles de Delaunay, Fernand Léger et Picasso.

51

RENÉ MAGRITTE (1898-1967)

La couseuse, 1922

Huile sur panneau

Signée et datée (incorrecte) au dos : Magritte 1924

67 x 74,5 cm

250 000 / 300 000 €

Provenance

Collection privée, Braaschaat

Exposition

Bruxelles, Palais des Beaux-Arts, « Rétrospective Magritte », 1978

Paris, Musée National d’Art Moderne, Centre National d’Art et de Culture Georges Pompidou, « Rétrospective Magritte », 1979

Gent, Museum voor Schone Kunsten, « Vlaams Expressionisme in Europese Context 1900-1930, 1990, n°161 (reproduit au catalogue)

Bruxelles, Musée d’Art Moderne, Anvers, Koninklijk Museum voir Schone Kunsten, « L’Avant-Garde en Belgique 1917-1929 », 1992, n°207 (reproduit au catalogue)

Bibliographie

David Sylvester & Sarah Whitfield, « René Magritte : Catalogue Raisonné, Oil Paintings 1916-1930 », tome I, Flammarion Menial Foundation, 1992, page 141, n°32 (reproduit), et appendix 23 page 361

Note

La signature et la date « Magritte 1924 », de la main de l’artiste, figurent sur une étiquette déchirée au dos du panneau. L’écriture est caractéristique d’une période plus tardive, et la signature fut sûrement ajoutée quelques années après l’exécution de l’oeuvre, sans doute à la demande du collectionneur. La date de 1924 est probablement incorrecte, car l’oeuvre est stylistiquement plus proche des oeuvres de 1922.

(Voir la note explicative du catalogue raisonné)

52

LÉONOR FINI (1908-1996)

Sotto voce, 1978

Huile sur toile

Signée en bas à droite

100 x 100 cm

40 000 / 60 000 €

Provenance

Collection de l’artiste, Paris

Bibliographie

Jean-Claude Dedieu, « Leonor Fini », Éditions Frédéric Birr, Paris, c. 1978, référencé sous le n°112 (reproduit)

FÉLIX DE BOECK (1898-1995)

Paysage abstrait, circa 1920

Huile sur panneau d’isorel

72,5 x 60,5 cm

30 000 / 40 000 €

54

CÉSAR BALDACCINI, dit CÉSAR (1921-1998)

Poulette, 1981

Technique mixte, crayon, collage, pastel sur papier

Signé et daté en bas à droite

65 x 50 cm

3 000 / 5 000 €

55

CONSTANT PERMEKE (1886-1952)

Niobe

Épreuve en bronze à patine noire

Signée et numérotée

22,2 x 15,5 cm

1 200 / 1 500 €

Exposition

Musée Léon de Smet, Saint Martens-Latem, Belgique, 21 Mars, 10 Mai 1992, page 22 du catalogue (reproduit)

Un exemplaire similaire de 1938 est conservé au Permekemuseum à Jabbeke (Belgique).

Nous remercions Monsieur Gregory Van Strydonck de nous avoir confirmé l’authenticité de cette œuvre.

NIKI DE SAINT-PHALLE (1930-2002)

Siège toi et moi

Résine peinte

Signée et numérotée 20 / 20

104 x 150 x 72 cm

50 000 / 60 000 €

D’origine Suisse, Jean Dunand est un artiste français né le 20 mai 1877 à Lancy. Durant sa jeunesse, il entre à l’École des Arts Industriels de Genève et en sort en 1897. Grâce à la bourse de voyage qui lui est attribuée il part pour Paris. Une fois arrivé dans la capitale française, il va travailler comme ouvrier ciseleur et suivre par la même occasion des cours du soir auprès de l’artiste sculpteur Jean Dampt. C’est grâce à cette rencontre qu’il va s’essayer à l’art de la sculpture, puis présenter un buste à l’Exposition Internationale de 1900 pour enfin se tourner vers le travail du métal. Fils d’un fondeur d’or dans l’horlogerie, Jean Dunand semble attiré par le travail du métal. Ce fut un très grand dinandier, l’un des plus célèbres à maîtriser la laque. Parmi ses œuvres les plus célèbres, on compte de nombreux vases. Qu’il s’agisse de vases sphériques en dinanderie d’étain à surface martelée à larges facettes ou encore de vases godrons en dinanderie de cuivre à patine verte, le travail de l’artiste est remarquable de finesse, de créativité et de technicité.

Il s’essaye à la peinture, à la sculpture, à la dinanderie et la laque. En effet, bien que tout d’abord formé à la sculpture, il n’hésite pas à s’orienter vers les Arts Décoratifs et la dinanderie, ce qui lui vaudra une grande renommée et notamment celle de “ plus grand créateur Art Déco ”. Ce grand artiste du XXe siècle, est marquant tant son intérêt pour les différents courants artistiques de son époque est grand. Il va se pencher, par exemple, sur des domaines tels que celui du mobilier avec Jacques-Émile Ruhlmann, artiste avec qui il va travailler le design et la décoration intérieure. Célèbre maître dinandier mais aussi l’un des plus célèbres occidentaux à maîtriser l’art de la laque. C’est en 1912, après une rencontre avec le japonais Seizo Sugawara qu’il s’initia à la laque. Ainsi en 1913, au Salon des artistes décorateurs, il présenta un Vase aux serpents mesurant près de 1,30 m et une pendule Caducée en bronze. Il multiplie les techniques et les procédés et va également montrer un talent pour le dessin et la réalisation de nombreux portraits au moyen de fusain, de crayon ou encore de gouache.

Durant sa vie il réalisa plus de 1200 œuvres. Mais au cours de sa carrière il va aussi constituer des groupes d’artistes avec lesquels il va réaliser des expositions comme par exemple à la galerie George Petit. D’autre part, il va devenir célèbre pour ses talents décoratifs. Il utilisera pour cela, paravents, vases et meubles en laque pour la décoration en 1925 du pavillon des Métiers d’Arts. Ce qui lui vaudra par la suite de recevoir plusieurs commandes pour la décoration intérieur de paquebots.

Mobilier de Jacques-Émile Ruhlmann avec la collaboration de Jean Dunand pour le bahut en laque.

57

JEAN DUNAND (1877-1942)

Héron, 1930

Panneau à vue rectangulaire en laque blonde.

Signé en bas à gauche

80 x 55 cm

20 000 / 30 000 €

Provenance

Vente Millon-Robert, Paris, 25 juin 1999, lot n°297.

Exposition

Galerie Georges Petit, Paris, 1930-1931, n°25

Bibliographie

Félix Marcilhac, Jean Dunand : vie et œuvre, Les Éditions de l’Amateur, Paris, 1991, pièce référencée sous le n°364, p. 240. Nous remercions Madame Amélie Marcilhac et Monsieur Jean-Luc Tahon d’avoir confirmé l’authenticité de cette œuvre.

JEAN DUNAND (1877-1942)

Jeune femme aux bulles de savon, 1928

Panneau à vue rectangulaire en laque polychrome sur fond à laque argent

Signé en bas à gauche et en bas à droite

Etiquette ancienne au dos

75 x 90 cm

30 000 / 50 000 €

Provenance

Vente Boisgirard, Paris, 29 mars 1990, lot n°76

Exposition

Galerie Georges Petit, Paris, 1928, n°22

Bibliographie

Félix Marcilhac, Jean Dunand : vie et œuvre, Les Éditions de l’Amateur, Paris, 1991, pièce référencée sous le n°237, p. 226. Nous remercions Madame Amélie Marcilhac et Monsieur

Jean-Luc Tahon d’avoir confirmé l’authenticité de cette œuvre.

59

JEAN DUNAND (1877-1942)

Vase ovoïde en dinanderie à col ourlé, circa 1925

Entièrement recouvert de carrés et rainures en laque rouge et argent sur fond noir

Signé

Hauteur : 19 cm

20 000 / 30 000 €

Provenance

Vente Millon-Jutheau, Paris, 22 mars 1985, lot n°158.

Bibliographie

Félix Marcilhac, Jean Dunand : vie et œuvre, Les Éditions de l’Amateur, Paris, 1991, modèle similaire référencé sous le n°1027 p. 309.

Nous remercions Madame Amélie Marcilhac et Monsieur Jean-Luc Tahon d’avoir confirmé l’authenticité de cette œuvre.

60

JEAN DUNAND (1877-1942)

Coupe en dinanderie

À corps conique sur talon annulaire entièrement émaillée mouchetée noir sur fond rouge

Signée et numérotée 5280 sous la base

7 x 11,5 cm

4 000 / 6 000 €

Nous remercions Madame Amélie Marcilhac et Monsieur Jean-Luc Tahon d’avoir confirmé l’authenticité de cette œuvre.

61

VERS 1930

Coffret

Bois laqué noir, décor d’une femme dans un intérieur en laques de couleurs

Contenant une radio TSF

10 x 19,5 x 14,5 cm

6 000 / 8 000 €

Note

Ce rare et insolite coffret à été vendu à l’actuel propriétaire comme étant de Jean Dunand

Chantal Beauvois et Franck Baille

Kees Van Dongen (1877-1968)

10-12 Quai Antoine 1er - 98000 Monaco

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LES PIERRES BIRMANES

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IMPORTANTS BIJOUX - 19 & 20 JUILLET 2015 - MONTE CARLO

Samedi 20 Octobre 2018 - 15H

COLLECTION DE M ME & M. ROBERT VAN DROOGENBROECK

Importants Jewelry - 19th & 20th July - Monte-Carlo

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PIERRES DE COULEURS ET PERLES

Un certain nombre de pierres précieuses ont été professionnellement traitées pour les embellir (traitement thermique et huilage pour les gemmes, blanchiment pour les perles). Ces opérations sont traditionnellement admises par les négociants internationaux en joaillerie. Pour certains bijoux et avec l’accord du client vendeur, l’Hôtel des Ventes de Monte-Carlo peut obtenir des rapports provenant de laboratoires de gemmologie de réputation internationale qui, si cela est demandé, peuvent indiquer la présence ou l’absence de tout traitement thermique. Pour les pierres précieuses importantes et les perles fines, l’Hôtel des Ventes met à disposition des clients des certificats établis préalablement par des laboratoires de renommée internationale. Si l’acheteur souhaite un certificat différent, émanant d’un laboratoire de son choix, il doit le demander dans un délai de 30 à 10 jours avant la vente. Aucune réclamation concernant les certificats fournis ne peut être admise a posteriori de la vente.

Les bijoux ornés de rubis ou de jadéite birmans ne peuvent être exportés vers les Etats-Unis. Toutefois s’ils sont accompagnés d’un certificat ou d’une facture le sol américain. Dans la communauté européenne, les rubis et les jadéites birmans peuvent circuler librement.

MONTRES

Tous les lots sont vendus dans l’état. Aucune réclamation ne pourra être engagée contre l’Hôtel des Ventes de Monte-Carlo et son expert, sur la présence d’une réparation ancienne, sur l’étanchéité initiale ou sur le fonctionnement. L’acquéreur potentiel pourra réclamer un état de condition avant la vente auprès de l’expert.

CONDUITE DE LA VENTE ET ENCHÈRES

Tout acheteur potentiel doit s’identifier préalablement à l’aide d’un formulaire d’enregistrement mis à sa disposition à l’entrée de la salle par le personnel de l’Hôtel des Ventes de Monte Carlo. Il doit fournir une pièce d’identité en cours de validité et, sur demande, justifier de références bancaires. Un carton portant un numéro correspondant à l’enregistrement sera remis à l’acquéreur qui devra le restituer en quittant la salle. Il est strictement personnel et permet à celuici d’enchérir pendant la vente. Les enchères suivent l’ordre de numérotation du catalogue, sauf modification d’ordre décidée à la libre appréciation de l’Hôtel des Ventes de Monte Carlo. L’adjudicataire est le plus offrant et dernier enchérisseur. Au moment de l’adjudication, dans le cas d’une contestation, principalement si plusieurs enchérisseurs déclarent avoir porté simultanément une enchère équivalente, et si le fait est établi clairement, et même si le mot « Adjugé » a été prononcé, l’objet est remis instantanément aux enchères au dernier montant obtenu et l’ensemble des personnes présentes autorisées à enchérir à nouveau. Les mentions d’identité portées sur le bordereau d’adjudication seront identiques à celles portées sur le formulaire d’enregistrement. Aucune modification d’identité ne pourra être opérée sans l’accord des dirigeants de l’Hôtel des Ventes de Monte Carlo. Une fois l’adjudication prononcée, l’acquéreur est responsable de l’intégrité de l’objet acquis et de son assurance.

ENCHÈRES TÉLÉPHONIQUES

Tout acquéreur potentiel identifié par l’Hôtel des Ventes de Monte-Carlo pourra enchérir par téléphone pendant la vente. Les demandes de lignes téléphoniques devront pour être recevables formulées par écrit, accompagnées d’une pièce d’identité en cours de validité et d’un relevé d’identité bancaire. L’Hôtel des Ventes de Monte-Carlo se chargera de contacter par téléphone durant la vente l’enchérisseur mais décline toute responsabilité en cas d’erreur ou d’omission dans le cadre de ce service.

PRIX DE RÉSERVE ET ESTIMATIONS

Devant chaque lot dans le catalogue, une estimation est portée, qui ne comprend ni les frais à la charge de l’acheteur, ni la TVA éventuelle en cas d’importation temporaire. Sauf précision, tous les lots sont offerts avec un prix de réserve contractuellement établi avec le vendeur en dessous duquel le bien ne peut être adjugé. En l’absence de prix de réserve fixé avec le vendeur, aucune contestation ne pourra être formulée par celui-ci dans l’hypothèse où l’objet serait adjugé en dessous de la fourchette de l’estimation.

L’Etat Monégasque peut exercer un droit de préemption sur les œuvres d’art mises en vente dans la Principauté de Monaco. L’Etat se substitue au dernier enchérisseur. La décision de préemption est portée à la connaissance de l’huissier aussitôt après le prononcé de l’adjudication. Elle est mentionnée au procès-verbal de celle-ci. Elle doit être confirmée dans un délai de quinze jours. En l’absence de confirmation à compter de ce délai, l’objet revient au dernier enchérisseur.

Article 2-1 loi n°1.014 du 29 / 12 1978 concernant les ventes publiques de meubles

IMPORTATION

Les dépôts précédés de ce sigle sont en importation temporaire d’un pays hors CEE. Leur prix d’adjudication sera majoré de la TVA à 5.5 % ) ou à 20% ( ) en sus des frais légaux. Cette TVA sera récupérable en cas de réexportation hors CEE dans un délai d’un mois sur présentation du document douanier prouvant leur réexportation.

EXPORTATION

Les formalités douanières seront requises pour l’envoi d’œuvres d’art dans des pays hors Union Européenne. Il convient à l’acheteur de vérifier préalablement à l’achat les règles en vigueur dans le pays de destination. Si une œuvre d’art doit être livrée en France ou dans d’autres pays de l’Union Européenne, il n’y aura aucune formalité douanière. En dehors de l’Union Européenne, les règles douanières seront celles en vigueur dans le pays de destination de l’œuvre.

FRAIS

En sus du prix d’adjudication, l’acheteur devra acquitter des frais de 24% HT.

PAIEMENT

La vente se fait expressément au comptant. L’acquéreur doit régler le prix d’achat qui comprend le montant de l’adjudication, les frais et taxes éventuels : - Par chèque bancaire certifié en euro - Par virement bancaire en euro

- Par carte bancaire Visa ou Mastercard avec justificatif d’identité

- Tout règlement par American Express fera l’objet d’une majoration de 2.75% de frais

- En espèces en euro jusqu’à un montant égal ou inférieur à 30 000 €

Les chèques émis sur une banque étrangère ne seront acceptés qu’à la seule discrétion des dirigeants de l’Hôtel des Ventes de Monte Carlo. Si l’acquisition n’est pas réglée au comptant, l’objet ne pourra être délivré à l’acquéreur. Le transfert de propriété du vendeur vers l’acquéreur ne s’effectue qu’une fois que l’Hôtel des Ventes de Monte-Carlo en a perçu le prix, commission comprise. A défaut de paiement par l’acquéreur et après une mise en demeure restée infructueuse et au terme d’un mois révolu à compter de l’adjudication, l’Hôtel des Ventes de Monte-Carlo se réserve le droit d’annuler la vente et d’engager des poursuites en dommages et intérêts contre l’acquéreur défaillant.

The auction house Hôtel des Ventes de Monte-Carlo acts as agent for the seller. It is not a party to the contract of sale that binds the buyer and seller.

The following terms and conditions of sale, as well as everything related to the sale, are governed by Monegasque law. All legal actions are within the jurisdiction of the Courts of the Principality of Monaco.

The sale takes place for payment in full and the currency is the Euro (€).

GUARANTEES

The descriptions in the catalogue are established by the Hôtel des Ventes de Monte-Carlo if no expert appraiser has assisted, and exclusively by the expert appraiser who assists as required. If necessary, corrections of the description or estimate can be made upon presentation of the object, which shall be pointed to potential purchasers and noted in the record of the sale. In the framework of assistance by an expert appraiser, said latter assumes full responsibility for initial descriptions or modifications made to the report. The liability of the Hôtel des Ventes de Monte-Carlo cannot be engaged in the event of dispute regarding the authenticity or condition of an item, since the Hôtel des Ventes de Monte-Carlo is bound by an obligation of means.

As concerns the condition of the lots offered, note that the lack of reference to the condition in the description given in the catalogue does not imply that the item is free from defects, and certain restorations that do not change its nature and period cannot be a cause of dispute. The item, in the absence of any mention, is considered sold in the state in which it is found.

Experts are available to customers of the Hôtel des Ventes de Monte-Carlo prior to each sale to answer any questions concerning such matters.

No claim shall be accepted once the hammer falls.

FURNITURE, PAINTINGS AND ART OBJECTS

Furniture, paintings and art objects are sold in the state in which they are found.

The restoration or replacement of elements on furniture or an object that do not change the nature and authenticity of the furniture or object are considered usual upkeep.

Re-backing, doubling, and parquetry on a painting are protective measures and do not constitute defects if they are not reported. Dimensions are provided for reference only.

JEWELLERY AND WATCHES

COLOURED STONES AND PEARLS

A number of precious stones have been professionally treated for their embellishment (heat treatment and oiling for the gems, whitening of pearls). These operations are traditionally accepted by international jewellery traders.

For certain pieces of jewellery and with the clientseller’s agreement, the Hôtel des Ventes de Monte-Carlo may obtain reports from gemological laboratories of international repute, which, if requested, may indicate the presence or absence of any heat treatment.

For large gemstones and pearls, the Hôtel des Ventes will provide its clients with certificates established by internationally renowned laboratories prior to their sale. If the buyer wishes to have a different certificate from a laboratory of their choice, they must request it between 30 and 10 days prior to the sale. No claims regarding the certificates provided can be accepted after the sale.

ANIMAL MATERIALS

Coral, ivory, tortoiseshell and all materials from endangered species can be sold in a public auction as long as they are an integral part of antique jewellery. Such materials present on modern jewellery will not be admitted.

BURMESE STONES

Jewellery studded with Burmese rubies or jadeite cannot be exported to the United States. However if they are accompanied by a certificate or an invoice, dated prior to October 2007, they may enter the American territory. Burmese rubies and jadeite can move freely in the European community.

WATCHES

All lots are sold in the state in which they are found. No claims may be brought against the Hôtel des Ventes de Monte-Carlo and its expert based on the presence of an old repair, on the initial sealing, or its functioning. The potential buyer may request a condition report from the expert before the sale.

EXECUTION OF THE SALE AND AUCTION

All potential buyers must identify themselves beforehand using a registration form made available at the entrance to the room by the staff of the Hôtel des Ventes de Monte Carlo. She he must provide a valid piece of identity and, if requested, proof of their bank details. A card bearing a number corresponding to the registration will be delivered to a buyer who will restore it when leaving the room. It is personal and allows the individual to bid during the sale.

The auction follows the numerical sequence of the catalogue, unless said order is modified at the discretion of the Hôtel des Ventes de Monte Carlo. The successful bidder is the highest and last bidder. In the case of a challenge at the time of award, especially in the case where several bidders claim to have made the same bid simultaneously, and the event is clearly established, although the word «Sold» was pronounced, the object is immediately put back on auction starting at the last amount obtained and those present shall be allowed to bid again.

References concerning the identity entered on the bid summary shall be identical to those made in the registration form. No changes of identity can be made without approval of the Hôtel des Ventes de Monte-Carlo managers.

Once the hammer falls, the buyer is responsible for the integrity of the object acquired, as well as its insurance.

TELEPHONE BIDS

All potential buyers identified by the Hôtel des Ventes de Monte-Carlo may bid by telephone during the sale.

In order to be admissible, requests for telephone lines must be made in writing, accompanied by a valid piece of identity and a RIB (bank account information certificate). The Hôtel des Ventes de Monte-Carlo will contact the bidder by telephone during the auction; however, it declines all liability for any error or omission in connection with said service.

RESERVE PRICE AND ESTIMATES

An estimate, which does not include costs borne by the purchaser or possible VAT in case of temporary importation, is given in front of each lot in the catalogue. Unless otherwise noted, all lots are offered with a reserve price established by contract with the seller under which the item cannot be awarded. In the absence of a reserve price fixed with the seller, no objection may be made by said latter in the event that the object would be awarded under the estimate range.

PRE-EMPTION

The Monegasque State may exercise an option to purchase works of art offered for sale in the Principality of Monaco. The state replaces the last bidder. The pre-emption decision is made known to the bailiff immediately after the hammer falls. Said pre-emptive right must be confirmed within two weeks. In the absence of confirmation within said period, the object shall return to the last bidder.

Article 2-1 of Law No. 1014 of 29 12 1978 relative to the auction of furniture

IMPORTS

Deposits preceded by this symbol are temporary imports from a non EU country. Their allocated price will be subject to VAT at 5.5 % or 20% ( ) in addition to legal costs. The VAT is recoverable in the event of re export outside the EU within one month on presentation of a customs document as evidence of reexport.

EXPORTS

Customs formalities are required for sending works of art to countries outside of the European Union. The buyer must check the rules in force in the destination country before making a purchase. There are no customs formalities for works of art to be delivered in France or other countries of the European Union. Outside of the European Union, customs rules will be those in force in the country of destination of the work.

FEES

In addition to the hammer price, the buyer must pay a fee of 24% HT excluding VAT.

PAYMENT

The sale is strictly carried out for payment in full.

The buyer must pay the purchase price, which includes the amount of the hammer price, fees, and taxes, if any:

- By certified bank check in Euro

- By bank transfer in Euro

- By Visa or MasterCard with proof of identity

- In case of payment by American Express, a fee of 2.75% will be added.

- In cash in Euro up to an amount equal to or less than € 30,000

Cheques drawn on foreign banks will be accepted at the sole discretion of the managers of the Hôtel des Ventes de Monte-Carlo.

If the acquisition is not paid in full, the item cannot be handed over to the buyer.

The transfer of ownership from the seller to the buyer occurs only after the Hôtel des Ventes de Monte-Carlo has received payment, including commission.

The Hôtel des Ventes de Monte-Carlo reserves the right to cancel the sale and file a claim to seek damages against the defaulting buyer in the absence of payment by the buyer, after formal notice has remained without answer, and after a month has passed since the bid was accepted by fall of the hammer.

CONDIZIONI DI VENDITA

La Casa d’Aste di Monte Carlo interviene come mandatario del venditore. Non fa parte del contratto di vendita che collega il venditore con l’acquirente. Le seguenti condizioni di vendita e tutto ciò a cui la vendita fa riferimento, sottostanno al diritto monegasco. Qualsiasi azione giudiziaria è soggetta alla competenza esclusiva dei tribunali del Principato di Monaco. La vendita si realizza a vista e la valuta utilizzata è l’euro (€).

GARANZIE

Le designazioni riportate nel catalogo sono stabilite dalla Casa d’Aste di Monte Carlo in assenza di consulenza da parte di un esperto, ed esclusivamente da parte dell’esperto che assiste, se presente. Se necessario, si potranno segnalare rettifiche alla designazione o stima, al momento della presentazione dell’oggetto presentato ai potenziali acquirenti e applicarle nel procedimento verbale della vendita. In caso di consulenza di un esperto, quest’ultimo assume la completa responsabilità delle designazioni iniziali o modifiche apportate nel procedimento verbale. La responsabilità della Casa d’Aste di Monte Carlo viene sollevata nel caso di un contenzioso riguardante l’autenticità o lo stato di un bene, essendo la Casa d’Aste di Monte Carlo vincolata solo da un obbligo di mezzi. Sullo stato dei lotti presenti, l’assenza di riferimento allo stato nella designazione presentata nel catalogo non implica in nessun modo che l’oggetto sia esente da difetti. Alcuni lavori di restauro che non ne abbiano modificato la natura e l’epoca non possono essere causa di contenzioso. Il bene, in assenza di citazione, è considerato come venduto nello stato in cui si trova. Gli esperti sono a disposizione dei clienti della Casa d’Aste di Monte Carlo prima di ogni vendita per rispondere a tutti gli eventuali quesiti. Non saranno ammessi reclami una volta pronunciata l’aggiudicazione.

MOBILIARIO, QUADRI E OGGETTI D’ARTE I mobili, quadri e oggetti sono venduti nello stato in cui si trovano.

Su un mobile o un oggetto, il restauro o la sostituzione di elementi che non ne abbiano modificato la natura o il carattere autentico del mobile o dell’oggetto, sono da considerarsi come opere di manutenzione dovute all’uso.

Su un quadro, la rintelatura, il rifodero o la parchettatura sono misure conservatrici e non costituiscono errore di diritto se non segnalati. Le dimensioni sono fornite a titolo indicativo.

GIOIELLI E OROLOGI

PIETRE COLORATE E PERLE

Alcune pietre preziose sono state trattate professionalmente per migliorarne l’aspetto (trattamento termico e oliatura per le gemme, sbiancatura per le perle). Queste operazioni sono tradizionalmente ammesse dai negozianti internazionali in gioielleria. Per alcuni gioielli e con l’accordo cliente-venditore, la Casa d’Aste di Monte Carlo può richiedere il resoconto da parte di laboratori di gemmologia internazionalmente riconosciuti, quali, se richiesto, possono indicare la presenza o assenza di qualsiasi trattamento termico. Per le pietre preziose importanti e le perle fini, l’Hôtel des Ventes mette a disposizione dei clienti dei certificati rilasciati preventivamente da alcuni laboratori di fama internazionale. Qualora l’acquirente desideri un certificato diverso, proveniente da un laboratorio di sua scelta, dovrà farne richiesta da 30 a 10 giorni prima della vendita. Dopo la vendita non sono ammessi reclami relativi ai certificati forniti.

MATERIALI DI ORIGINE ANIMALE

Il corallo, l’avorio, la tartaruga e gli altri materiali provenienti da specie in via d’estinzione possono essere venduti all’asta perché appartengono alla categoria di gioielli antichi. Questi materiali presenti su gioielli moderni non saranno ammessi.

LE PIETRE BIRMANE gioielli decorati in rubino o giadeite birmani non possono essere esportati verso gli Stati Uniti. Tuttavia, se accompagnati da un certificato o una fattura, con data anteriore al mese di Ottobre 2007, possono entrare in territorio americano. Nella comunità europea, rubini e giadeite birmani possono circolare liberamente.

OROLOGI Tutti lotti sono venduti nello stato in cui si trovano. Non si accetteranno reclami contro la Casa d’Aste di Monte Carlo o il suo esperto in caso di vecchia riparazione, sull’impermeabilità iniziale o sul meccanismo. L’acquirente potenziale potrà richiedere all’esperto un resoconto sullo stato delle condizioni prima della vendita.

FUNZIONAMENTO DELLA VENDITA ALL’ASTA Qualsiasi acquirente potenziale dovrà identificarsi previamente attraverso un modulo di registrazione a disposizione all’entrata della sala del personale della Casa d’Aste di Monte Carlo. Dovrà fornire un documento d’identità valido e, a richiesta, giustificare i riferimenti bancari. Gli sarà consegnato un cartoncino con il numero corrispondente alla sua registrazione: l’acquirente dovrà poi restituirlo all’uscita dalla sala. Questo cartoncino è strettamente personale e permette di aumentare l’offerta durante l’asta.

Le aste seguiranno l’ordine di numerazione del catalogo, eccetto in caso di modifiche all’ordine stabilito decise in modo arbitrario dalla Casa d’Aste di Monte Carlo.

L’aggiudicatario è colui che offre di più e per ultimo. Al momento dell’aggiudicazione, in caso di contestazione, e soprattutto se più di un offerente ha dichiarato un’offerta simultanea ad un’altra equivalente, e in caso di stabilire l’accaduto in modo chiaro, e pur avendo pronunciato la parola «Aggiudicato», l’oggetto sarà rimesso all’asta immediatamente all’ultimo importo ottenuto e tutte le persone presenti autorizzate dovranno realizzare di nuovo la propria offerta. dati relativi all’identità apportati nell’aggiudicazione dovranno essere gli stessi presenti nel modulo di registrazione. Non sarà possibile applicare modifiche all’identità senza la previa autorizzazione dei dirigenti della Casa d’Aste di Monte Carlo. Una volta pronunciata l’aggiudicazione, l’acquirente è responsabile dell’integrità dell’oggetto acquisito e della relativa assicurazione.

ASTE TELEFONICHE

Qualsiasi acquirente potenziale identificatosi presso la Casa d’Aste di Monte Carlo potrà proporre offerte per telefono durante la vendita. Le richieste di linea telefonica devono essere formulate per iscritto, accompagnate da documento d’identità valido e dei dati bancari. La Casa d’Aste di Monte Carlo contatterà per telefono il potenziale acquirente durante l’asta ma si dichiara esente da qualsiasi responsabilità in caso di errori o omissioni nell’ambito del servizio.

IMPORTAZIONE

I depositi preceduti da questa sigla sono in importazione temporanea da un paese non appartenente alla CEE. Il loro prezzo di aggiudicazione verrà maggiorato dell’IVA al 5,5 % ( ) o al 20% ( ) oltre alle spese legali. Tale IVA sarà recuperabile in caso di riesportazione al di fuori della CEE entro un mese presentando il documento doganale comprovante la riesportazione.

PRESSO DI RISERVA E ESTIME

In corrispondenza di ogni lotto nel catalogo, si trova una stima che non include nè prezzi a carico dell’acquirente nè l’IVA eventuale in caso di importazione temporanea. Salvo precisazioni, tutti lotti sono offerti ad un prezzo di riserva contrattualmente stabilito con il venditore, sotto il quale il bene non può essere aggiudicato. In assenza di prezzo di riserva fissato con il venditore, non si potranno formulare contestazioni da parte del venditore stesso nell’ipotesi in cui l’oggetto fosse aggiudicato al ribasso rispetto al prezzo stimato.

PRELAZIONE

Lo Stato Monegasco può esercitare un diritto di prelazione sulle opere d’arte messe in vendita nel Principato di Monaco. Lo stato si sostituisce all’ultimo offerente. La decisione di prelazione viene comunicata all’usciere subito dopo aver pronunciato l’aggiudicazione. Viene citata nel procedimento verbale della stessa. Deve essere confermata entro quindici giorni. In assenza di conferma durante questo periodo di tempo, l’oggetto ritorna all’ultimo offerente. Articolo 2-1 legge n°1.014 du 29 / 12 1978 sulla vendita pubblica di mobili

ESPORTAZIONE

Saranno richieste le formalità doganali per la spedizione di opere d’arte nei paesi fuori dall’Unione Europea. Si consiglia all’acquirente di verificare, prima dell’acquisto, le norme in vigore nel paese di destinazione. Se un’opera d’arte dovrà essere consegnata in Francia o in un altro paese dell’Unione Europea non vi sarà nessuna formalità doganale. Fuori dall’Unione Europea, le norme doganali saranno quelle in vigore nel paese di destinazione dell’opera.

SPESE

Oltre al prezzo di aggiudicazione, l’acquirente dovrà sostenere una commissione pari al 24% tasse escluse.

PAGAMENTO

La vendita si realizza esclusivamente a vista. L’acquirente deve far fronte al prezzo d’acquisto che include l’importo dell’aggiudicazione, le spese e le eventuali tasse:

- Con assegno bancario certificato in euro - Con bonifico bancario in euro

- Con carta di credito Visa o Mastercard con documento d’identità

- In contanti in euro fino ad un importo uguale o inferiore di 30 000 €

- Una commissione di 2.75% verrà aggiunta per ogni pagamento con carta American Express. Gli assegni emessi da banca straniera saranno accettati solo a discrezione della Casa d’Aste di Monte Carlo. Se l’acquisizione non viene regolarizzata a vista, l’oggetto non potrà essere consegnato all’acquirente. Il passaggio di proprietà dal venditore all’acquirente si effettua solo una volta che la Casa d’Aste di Monte Carlo ha ricevuto il pagamento, commissione inclusa. In mancanza di pagamento da parte dell’acquirente e una volta trascorso il periodo di mora infruttuosa e scaduto il termine di un mese dalla data dell’aggiudicazione, la Casa d’Aste di Monte Carlo si riserva il diritto di annullare la vendita e intraprendere misure ai danni dell’acquirente insolvente.

RESPONSABILITA Per colpa delle difficoltà spesso incontrate riguardo alle vendite di alcuni artisti russi e o cinesi, la cui autenticità è stata ingiustamente contestata, HVMC ha deciso di non garantire le opere segnate da (**) che si riferiscono alle presenti condizioni di vendita. Gli acquirenti sono dunqui informati che nessuna denuncia verrà ricevuta, relativamente a tale autenticità.

Catalogue et photos visibles sur : www.hvmc.com si vous désirez enchérir par téléphone ou laisser un ordre d’achat, merci de vous inscrire sur : bid@hvmc.com

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