JE VEUX TOUT Marta Bellavista

sous la direction de Emanuele Polverelli
Ce livre appartient à ________________________________________
Marta Bellavista
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sous la direction de Emanuele Polverelli
Ce livre appartient à ________________________________________
Marta Bellavista
sous la direction de Emanuele Polverelli
préface de Stefano Alberto
Publier, c’est donner naissance.
Nous souhaitons mettre en lumière des paroles qui accompagnent les personnes tout au long de leur vie.
Telle est la responsabilité qui est la nôtre en tant qu’éditeurs.
Des livres, compagnons de route.
Dans la collection Telemaco
Marta Bellavista
I Want It All
Marco Gallo. Anche i sassi si sarebbero messi a saltellare
A cura di Paola Cevasco, Antonio, Francesca e Veronica Gallo
Eugenio Dal Pane
Anna Sangiorgi. Non è mai troppo tardi per andare oltre
Marcos Pou
La mia storia
Marta Bellavista
Je veux tout www.itacaedizioni.it/voglio-tutto-fr
Titre original: Voglio tutto
Traduction: Mireille Bonetto
Première édition française: août 2026
© 2015 Itaca srl, Castel Bolognese
Tous droits réservés
ISBN 978-88-526-0855-1
Remerciements à Silvano Migani pour la photo de don Giancarlo Ugolini p. 79
Dans notre travail, nous essayons de respecter l’environnement à toutes les étapes, de la production à la distribution. Nous utilisons des encres végétales sans composants dérivés du pétrole et imprimons exclusivement en Italie avec des fournisseurs de confiance, réduisant ainsi les distances de transport.
Imprimé en Italie par Modulgrafica Forlivese, Forlì (FC)
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La naissance de cette brève publication n’a pas été facile. La mystérieuse grandeur de la courte vie de Marta nous offre les traits d’une humanité vraie, accomplie, d’une existence marquée par un grand élan de vie, mais aussi par la maladie, par la souffrance et la mort. Un drame imprégné de douleur et de beauté, devant lequel la première réaction est un silence stupéfait. En témoignent la pudeur et la discrétion avec lesquelles les amis les plus proches de Marta parlent de son histoire, et pas uniquement pour éviter le risque, aujourd’hui si répandu, de faire de la douleur un spectacle, confondant ainsi la valeur profonde du témoignage avec sa déformation sentimentale. L’urgence pour eux est cette conviction de devoir préserver la véritable profondeur de la racine à partir de laquelle Marta a tout vécu, de sa relation avec le Christ, dans l’attente assurée qu’avec le temps mûrissent les fruits d’une expérience chrétienne, et donc intégralement humaine et singulière.
Cependant, le désir a prévalu, surtout parmi les membres de la famille, sollicités également par de nombreuses personnes qui ont eu connaissance de l’histoire de Marta, d’apporter à un cercle plus large de personnes une première contribution pour sa compréhension.
Après plusieurs tentatives, il est apparu que le meilleur moyen, pour justement éviter les tons inappropriés, était de laisser parler Marta elle-même, avec simplicité, à travers des passages de son journal, des lettres, des notes. Nous remercions donc Emanuele Polverelli qui a accepté avec humilité et enthousiasme l’effort d’un travail éditorial qui n’a pas toujours été facile, et l’a mené à terme avec une grande dignité.
La vie de Marta, un voyage de vingt-sept ans à peine, commence en 1983 à Cesena. Puis, au lycée à Rimini, elle est marquée, par la rencontre avec le charisme de don Giussani. Enfin, elle s’épanouit durant sa période d’études à l’Université Catholique et pendant les deux dernières années consacrées à l’enseignement à Gallarate.
“Je veux tout.” Le titre de ce petit livre exprime bien le trait caractéristique de l’humanité de Marta. Don Giussani appellerait cela « une fièvre de vie », qui chez elle s’exprime dans une curiosité pleine d’étonnement et de gratitude envers l’ensemble de la réalité. Une intensité de désir vibre en elle, qui investit tout, depuis ses passions, de la danse aux études en passant par ses amis. Un désir qui se condense en une seule requête insistante, celle d’être heureuse : « depuis toute petite il a toujours été fort » écritelle dans son journal. Une fièvre de vie dans laquelle surgissent, certes, parfois les peurs, les résistances et les lassitudes typiques d’un âge qui s’ouvre à des responsabilités matures, et qui met Marta sans cesse en mouvement, et en fait une présence toujours “perturbatrice” quel que soit l’environnement dans lequel elle vit, de l’université (camarades et professeurs) à sa famille, de l’hôpital (médecins, infirmiers, patients) à l’école (élèves et collègues).
Lorsqu’elle guérit soudainement de la première violente crise de la maladie en 2006, et ce d’une manière inexplicable pour les médecins, elle va dire, lors d’une rencontre de l’Université Catholique : « J’ai découvert que même un miracle ne peut pas satisfaire mon cœur », reconnaissant avec toujours plus de lucidité ce qui rend sa vie profondément vraie : le rapport avec la présence du Christ, connaître et aimer le Christ.
Sur le chemin quotidien de Marta, la reconnaissance de cette Présence qui constitue toute la réalité, s’affine et s’approfondit dans chaque circonstance, joyeuse ou douloureuse. Son désir irrépressible de bonheur y devient une relation toujours plus personnelle, un abandon confiant et une remise radicale de soi au Mystère présent. « Il est vraiment grand, le désir d’aimer Jésus, de pouvoir s’identifier à Lui… et de se laisser aimer telle que je suis, en m’abandonnant », écrit-elle.
Même la réapparition (en 2008) de la maladie qui la conduira
à la mort deux ans plus tard est vécue par Marta, dès le départ, et de manière à la fois dramatique et lucide, comme l’occasion d’une « plénitude totale », sans jamais céder au découragement.
C’est dans le labeur d’une vie quotidienne passée entre l’école, les traitements médicaux fatigants et douloureux, les consultations et les essais, que se précise la prise de conscience d’un Bien à vivre jusqu’au bout, qui investit et ébranle à la racine, la changeant profondément, comme la vie de dizaines de personnes, et pas uniquement en Italie. Dans les limites d’une existence de plus en plus précaire physiquement, Marta vit ainsi les épreuves de la vie quotidienne offertes au Christ comme une occasion, afin de contribuer par sa vie à édifier celle de la communauté chrétienne, pour le monde.
Avec ses amis les plus proches, Marta a toujours été exigeante en matière de demandes et de compagnie, faisant mûrir l’intuition qu’elle avait eue au début de ses études universitaires : « … je désire que l’amitié devienne une aide sérieuse et concrète pour Te suivre, Jésus ». C’est ce que nous lui demandons maintenant pour nous, en suivant les traces de sa vie passionnée et ardente, afin que son accomplissement soit aussi le nôtre.
Don Stefano Alberto FSCB

Journal, 24 février 20031
J’écris parce que je n’arrive à dire à personne ce que je vis pendant cette période universitaire. J’essaie tout, je ressens tout, je vis tout ! Je désire être heureuse, mais souvent les circonstances dans lesquelles je vis m’en empêchent ! J’ai tellement de nouvelles amitiés qui viennent de naître, pour lesquelles je suis reconnaissante à Dieu qui, à travers elles, m’appelle en permanence à garder les yeux ouverts sur la beauté de la vie ! J’ai le cœur en morceaux, et je ne sais pas pourquoi, j’ai constamment quelque chose dans l’estomac, quelque chose à l’intérieur qui ne me laisse pas tranquille ! Les moments de tristesse sont à l’ordre du jour, mais je dois reconnaître que Toi, Jésus, tu te révèles à moi à chaque instant, soit à travers le visage d’un ami, soit dans les mots du livre que j’étudie… en tout, en chaque chose, et moi, dans ma petitesse, je ne te reconnais que rarement !
Jésus, révèle-toi à moi, donne-moi un cœur pur, simple, prêt à t’aimer à chaque instant, un cœur qui Te désire, Toi seul !
J’ai toujours peur de tout, parfois je voudrais disparaître, je me sens souvent mal à l’aise avec les gens parce que j’ai toujours peur de ce qu’ils pourraient penser de moi ! Le chantage est une mauvaise chose !
Je désire des choses vraies, c’est une urgence que j’ai à l’intérieur, c’est un cri.
Chaque jour est une recherche continue.
1 Lettre fermée dans une enveloppe, sans adresse, écrite durant sa première année à l’université et retrouvée après sa mort à l’intérieur d’un livre.



La chose que je demande quand je me lève c’est : « CONQUIERS-MOI ! »
Je n’ai pas de désir plus grand.
Je veux être avec Jésus.
Jésus, révèle-toi à moi, donne-moi un cœur pur, simple, prêt à t’aimer à chaque instant, un cœur qui Te désire, Toi seul !
Marta Bellavista
La rencontre avec Marta est un beau cadeau qui émeut et convertit. Je suis reconnaissant que le livre offre cette possibilité au lecteur. C’est un livre discret.
Il n’explique pas Marta. Il la laisse parler, il la met devant vous, comme une compagne de voyage, avec ses yeux bleus et ce sourire qui illumine la vie.
Francesco Ferrari
Le produit des droits d’auteur de ce livre sera reversé à la Fraternité Sacerdotale Saint Charles Borromée.
€ 14,00