Au début des deux précédentes mandatures, l’Institut Diderot s’était interrogé sur la notion et la
pratique de la représentation politique à la suite des élections législatives. Il apparaissait que le
profil-type du député français était celui d’un homme blanc de plus de cinquante ans issu des classes
sociales supérieures. Nous alertions sur le fait que cette situation constituait un danger pour la
pratique démocratique.
Restait à savoir ce qu’il en est de cette représentativité sociologique de la nouvelle Assemblée
nationale élue en juin 2022. C’est ce que nous avons, une nouvelle fois, demandé à Éric Keslassy de
mesurer.
On verra que son diagnostic, solidement étayé par les chiffres, n’est guère rassurant. Cette nouvelle
Assemblée, inédite sur le plan politique (par la « tripolarité » qui la structure), n’est guère plus représentative
de la société française que la précédente. « Il continue d’exister un profil-type du député : plutôt
un homme, de 50 ans, blanc et issu des classe sociales supérieures. » ...