Contrairement à une croyance tenace, il n’y a pas d’opposition intrinsèque entre l’équité et la prospérité, ni de véritable opposition entre plus d’égalité et plus de liberté. Politiquement et économiquement, les idéologies progressistes et les courants libéraux seraient donc, en partie, réconciliables et le progrès social ainsi que la croissance pourraient se renforcer mutuellement.
Pour tout un chacun, comme pour les entreprises, tout ce qui peut contribuer à une plus grande égalité des chances s’avère profitable. Preuve en est, par exemple, l’impact calculé
de la participation des minorités à l’économie. L’entreprise a bien compris qu’en satisfaisant toutes les parties prenantes, il lui sera possible de créer de nouveaux marchés, et l’État, de son côté, dispose de nouveaux moyens afin de quantifier le rendement des politiques sociales et ainsi les prioriser sur des bases objectives.
Inversement, la croissance peut être utile pour réduire les inégalités. L’innovation génère mécaniquement des ...