Pour les adversaires des plantes génétiquement modifiées, le sigle OGM est devenu un symbole du mal, c’est-à-dire de la prétendue perversion de notre civilisation scientifique et technique alors que la sélection biologique des espèces et la transgénèse permettent aujourd’hui d’augmenter la tolérance aux herbicides et la résistance aux insectes.
C’est ce qui se passe d’ores et déjà, surtout dans les deux Amériques et en Inde, s’agissant du soja, du maïs, du coton et du colza. L’Europe, quant à elle, « ne veut pas d’OGM », ce qui nous prive, sauf exception, des bénéfices qu’on en pourrait attendre, aussi bien d’un point de vue économique (par l’augmentation de la productivité) que d’un point de vue écologique (par la diminution des pesticides, des engrais, des gaz à effets de serre et du travail du sol) ou humain (par l’amélioration des revenus et de la santé des agriculteurs). Quant à l’édition génomique (ce qu’on appelle souvent « les nouveaux OGM »), elle pourrait permettre de surmonter une partie...