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Industrie Pharma Magazine 86

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www.industriepharma.com

86

N°

MARS 2015

DOSSIER

SALLE PROPRE

Un outil de maîtrise de la contamination DOSSIER SURTITRE

DOSSIER

COUV Titre dossier

REPORTAGE COUV Appel 1 bdc Laboratoire COUV Appel 2 COUV Servier Appel 2do Brasil au cœur de la stratégie du groupe

COUV ENQUÊTE APPEL 1 CAP COUV Knowledge Appel 2 COUV Appel management 2 COUV Appel 2Des COUV premiers Appel 2pas encore balbutiants

COUV Appel 1 bdc COUV TECHNOLOGIE Des Appel analyseurs 2 COUV Appel pour2 garantir la qualité d’une eau pure


ÉDITORIAL

Décollage imminent pour les biosimilaires L’année 2015 pourrait constituer un tournant pour les médicaments biosimilaires. Le marché de ces copies de médicaments biologiques tombés dans le domaine public semble prêt à décoller. En tout cas, plusieurs annonces récentes pourraient y contribuer. Pour commencer, on a appris, fin janvier, que les États-Unis étaient en passe d'autoriser la commercialisation de leur premier biosimilaire. Un comité consultatif de la FDA a donné un avis positif au lancement de Zarzio (filgrastim, cancer du sein) du groupe Sandoz (déjà commercialisé en Europe). La demande a de bonnes chances d’aboutir car la FDA a pour habitude de suivre les recommandations de ses comités consultatifs. Il faut tout de même retenir que les États-Unis, qui abritent le premier marché pharmaceutique mondial, restent en retard sur l’Europe et le Japon sur cette question de l’homologation des biosimilaires. En termes industriels, un groupe comme Hospira n’avait cependant pas raté le coche. Il vient de se faire racheter par le champion national Pfizer pour 17 milliards de dollars. En Europe, l’Allemand Merck doit toujours investir 100 millions d'euros dans le

Sylvie Latieule Rédactrice en chef

domaine des biosimilaires au cours des prochaines années. Mandaté l’an passé par Amgen pour

Lespremiersbiosimilaires d’anticorpsmonoclonaux vontapparaître surlemarchéfrançais.

faire le point sur les biosimilaires, l’économiste de la santé Claude Le Pen avait expliqué que le lancement de biosimilaires imposait des développements de phases II et III dont les coûts s’échelonnaient entre 50 et 400 millions d’euros. Au regard de ces chiffres, la mise de fonds de Merck n’est pas si impressionnante, mais elle peut lui permettre de démarrer. En France, il existe déjà de nombreux biosimilaires autour de trois principes actifs : filgrastim (facteur de croissance), somatropine

(hormone de croissance) et érythropoïétine (EPO). La nouveauté pour 2015 est que les premiers biosimilaires d’anticorps monoclonaux vont apparaître sur le marché. Biogaran, filiale de Servier, lance par exemple un concurrent de Remicade (infliximab, polyarthrite rhumatoïde). MabThera (rituximab, lymphomes non-hodgkiniens) est en passe d’être concurrencé. De même pour l’anti TNF-

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alpha Enbrel (etanercept, polyarthrite rhumatoïde) dans le viseur de Samsung Bioepis ou de Sandoz. Enfin, la dernière annonce sur ce front des biosimilaires nous vient de Marisol Touraine, notre ministre de la Santé. Elle a expliqué, fin janvier, que le décret d'application sur l'usage des

biosimilaires serait publié prochainement. Pour l’heure, les biosimilaires sont disponibles sur le

marché français et déjà utilisés, voire interchangés, sans que des règles d'usage soient définies et respectées. La loi va ouvrir la possibilité pour les pharmaciens de substituer un biosimilaire à un

médicament biologique de marque, seulement en début de traitement. La substitution pourrait être conditionnée à l'existence d'un dossier pharmaceutique du patient couvrant la période de prescription.

Les biosimilaires répondent à « des enjeux de santé publique, des enjeux économiques et des enjeux industriels », a déclaré la ministre. Pourtant, si l’on en croit Claude Le Pen, en raison des coûts élevés de développement d’un biosimilaire, la décote ne serait que de 10 à 25 % par rapport au prix du

produit original. On est bien loin des 60 à 70 % de décote que l’on rencontre dans les génériques. Mais c’est toujours ça de gagné.

IndustriePharma N°86 Mars 2015

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SOMMAIRE

À SIGNALER

11 Entreprises 11 DÉVELOPPEMENT

Gaillard, berceau européen des OTC de Bayer

6 REPORTAGES

FILIÈRE

Façonnage

HermesPharmaprivilégieles formesorales Laboratoire

ServierdoBrasilaucœurdela stratégiedugroupe © Bayer

25 Les bénéfices de Roche en repli 12 LE BILLET D’AURÉLIE DUREUIL 12 Pfizer s’offre Hospira

pour 17 Mrds $

DOSSIER

SALLEPROPRE

UNOUTILDEMAÎTRISE DELACONTAMINATION

13 Bénéfices dynamiques

de Novartis

17 Fournisseurs Emerson reprend Cascade Technologies

© IMT

17 ANALYSE

18 DISTRIBUTION

Un consortium dirige Safic-Alcan

20 Médicaments 20 HYPERCHOLESTÉROLÉMIE

La demande d’AMM de Praluent examinée par l’EMA

20 L’ambroxol toujours

sur la sellette

21 Cerdelga de Genzyme

autorisé en Europe

21 Examen prioritaire de

la FDA pour Yondelis

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IndustriePharma N°86 Mars 2015

41 FORMATION

L’IMT inaugure des locaux au Genopole

42 LA CHRONIQUE DE GILBERT LIPPMANN 42 R&D

Alexion choisit la France

44 LA CHRONIQUE DE PATRICK HIBON DE FROHEN

46 Jeune société

innovante

46 DIABÈTE

Poxel se lance en Bourse

47 Partenariat 47 PRODUCTION DE MÉDICAMENTS

TerpFactory transforme les plantes en bioréacteurs

48 Réglementaire 48 RAPPEL DE LOT

50 ENQUÊTE

Un événement redouté

Knowledge management

Despremierspasencore balbutiants TECHNOLOGIE 55 ANALYSE

Des systèmes pour garantir la qualité d’une eau pure

56 BIOANALYSE

Photo de couverture :Sartorius. Ce numéro comporte une surcouverture recto-verso Charles River.

Travaillerensallepropreoffre lagarantied’unebonne maîtrisedelacontamination toutaulongducyclede productiond’unmédicament. Encorefaut-ilquelasallesoit conçueetdésinfectéede façonadéquate.L’hommeet soncomportementrestent l’unedesprincipalessources decontaminationqu’il convientdesurveilleractivement.

41 Santé

SGS choisit le multiplexage pour la détection de biomarqueurs

57 EAU PURIFIÉE

De nouveaux chemins dans la mesure COT

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NOMINATIONS

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AGENDA

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INDEX Sociétés citées Annonceurs

16 Les tissus

biologiques s’impriment en 3D


REPORTAGE FAÇONNAGE

HermesPharmaprivilégie lesformesorales

© Hermes Pharma

Sondage à l’appui, Hermes Pharma apporte la preuve que pour améliorer l’observance des traitements oraux, il faut faciliter la prise des médicaments. D’où sa spécialisation sur les formes effervescentes, à croquer et à sucer, produites notamment dans son usine allemande de Wolfratshausen.

THOMAS HEIN, SENIOR VICE-PRESIDENT SALES, MARKETING AND BUSINESS DEVELOPMENT.

Wolfratshausen est une petite ville de Bavière, située au sud-ouest de Munich sur la route de la station alpine de Garmisch-Partenkirchen. C’est dans cet environnement verdoyant, parsemé de lacs, qu’est installé l’un des deux sites de production de la société pharmaceutique familiale Hermes Arzneimittel. Plus que centenaire, cette entreprise de 160 millions d’euros de chiffre d’affaires, qui emploie 700 personnes, est connue sur son territoire pour ses spécialités d’automédication. Citons le magnésium Biolectra, n°2 en Allemagne dan sa catégorie, ou le complément alimentaire Cevitt qui renforce le système immunitaire. Cependant, depuis les années 80, elle possède une autre division, Hermes Pharma, chargée de produire une partie de ses propres références, mais aussi de proposer son savoir-faire industriel à des sociétés tiers. Cette entité, qui gère donc les activités de production de formes posologiques orales solides du groupe, compte parmi ses clients le top15 de l’industrie pharmaceutique mondiale. À Wolfratshausen, Hermes Pharma opère chaque année quelques milliers de batchs avec un effectif de 217 collaborateurs. Sa spécialité se situe dans les formes posologiques orales, plus simples à avaler que les comprimés ou gélules. En particulier, les comprimés effervescents, mais aussi des comprimés à croquer ou les pastilles à sucer qui sont conditionnés dans des sachets de type « strip » ou

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dans des tubes. Sur son second site de Wolfsberg en Autriche, Hermes Pharma produit en complément des granulés à dissoudre dans l’eau ou à dissolution orale. Ces produits sont alors conditionnés en sachets ou stick pack (sachets en forme de bâtonnets). De façon générale, on peut solliciter Hermes Pharma pour la production de toute forme pharmaceutique plus simple à absorber. À noter que la société est aussi spécialisée dans le masquage de goût grâce à sa maîtrise de techniques d’enrobage. Sur toutes ces formes posologiques, la particularité d’Hermes Pharma est d’avoir développé ses propres technologies qui sont proposées le plus souvent dans le cadre de contrats incluant un développement spécifique. « Nous accompagnons nos clients sur toute la chaîne de valeur, du développement de nouveaux concepts de produits ou de formulations à la production sans oublier un support au niveau du sourcing, du réglementaire et de la logistique », liste Thomas Hein, senior vice-president sales, marketing and business development. D’ailleurs, lorsque l’on visite ce site de Wolfratshausen, la technologie qui attire le plus l’attention est la granulation sous vide. La société a investi dans 8 granuHERMES ARZNEIMITTEL lateurs « one-pot » qui sont EN QUELQUES DATES abrités dans 8 cellules de pro1907 création de la société duction au premier étage du 1960 mise au point de la première bâtiment. Ils utilisent une vitamine effervescente technologie baptisée TOPO Fin 80 établissement de Hermes qu’Hermes Pharma est la Pharma seule société à exploiter. Ces 1994 construction de l’usine de appareils d’une capacité de Wolfratshausen 1200 litres sont entièrement 2000 extension de l’usine de automatisés. Ils sont capables Wolfratshausen de traiter 600 kg de matière 2003 rachat du site autrichien première pour produire des à Viatris (ex filiale santé de granulés effervescents. Ce proDegussa) cessus de granulation n’utilise 2010 lancement d’ibuprofène pas de solvant organique, mais en gel une faible quantité d’eau (de


COLLAGE AUTOMATISÉ DE NOTICES EN FORMAT LEPORELLO.

l’ordre de 3 litres). Celle-ci permet de modifier la surface des granulés et leur confère une résistance accrue à l’humidité, bien qu’ils restent faciles à dissoudre. Les comprimés qui en découlent ont alors une durée de conservation plus longue, ce qui est particulièrement appréciable dans les régions tropicales où les taux d’humidité sont importants. Ces granulés sont préparés à partir d’un mélange d’excipients

PLUS D’UNE PERSONNE SUR DEUX AVALE DIFFICILEMENT SES COMPRIMÉS

Hermes Pharma a choisi de marquer sa différence en se concentrant sur la production de formes solides plus facilement absorbables. Mais pour valider le bien-fondé de cette stratégie, la société s’est appuyée sur l’institut de sondage Spiegel Institut qui a réalisé une étude auprès de patients allemands et américains sur leur rapport aux comprimés et gélules. Le tout premier enseignement de cette étude est que 50% des Américains et 60% des Allemands ont des difficultés à avaler des comprimés et gélules. Cette difficulté touche à la fois les jeunes génération (70% des 16-34 ans) et les plus âgées (44% de plus de 65 ans). Pour contourner cette difficulté, plusieurs stratégies sont alors adoptées : absorption d’une large quantité d’eau, coupe du comprimé, écrasement du comprimé et dissolution dans l’eau, absorption du comprimé avec un aliment… Plus grave, 5% des Allemands et 10% des Américains ont révélé qu’ils renonçaient à prendre leur traitement, lorsque le comprimé était trop difficile à avaler. Hermes Pharma a donc décidé de transformer cette difficulté en opportunité. « En produisant des médicaments plus simples à avaler, nous contribuons à améliorer le ressenti du patient, mais nous améliorons aussi l’observance, ce qui accroît l’efficacité des traitements et diminue les coûts de la santé », précise Thomas Hein.

REPORTAGE

© Hermes Pharma

© Hermes Pharma

Façonnage

LE SITE DE WOLFRATSHAUSEN POSSÈDE 8 GRANULATEURS SOUS VIDE TOPO.

standard,del’acidecitriqueetdescarbonates.Principesactifsetarômes sont ajoutés soit directement dans le granulateur, soit en post-addition dans l’un des trois mélangeurs dont le site est équipé. Au niveau de la préparation de ces matières premières, tout se joue dans l’un des deux centres de pesée entièrement automatisés que compte le site. Sachant que les deux conteneurs d’acide citrique et de carbonate de calcium, qui sont les matières les plus consommées sur le site, sont directement alimentés par l’extérieur du bâtiment depuis de gigantesques silos. C’est ensuite au deuxième et troisième étages du bâtiment qu’ont lieu les étapes de finition et de conditionnement. Le site dispose de 7 suites équipées d’une presse à comprimés et d’une ligne de remplissage de tubes et de 4 suites dotées d’une presse et d’une ligne de conditionnement sous strip. Ces lignes se caractérisent également par leur fort niveau d’automatisation. Le site autrichien compte 6 granulateurs TOPO supplémentaires ainsi que deux unités de flux continu de granulation et un nouveau matériel d’enrobage (pour HMC -Hot Melt Coating), ajoute Thomas Hein. Cette dernière technologie est tout spécialement utilisée pour l’enrobage de granulés à dissolution orale, lorsqu’il faut apporter un masquage de goût au principe actif. Dernière particularité de l’usine de Wolfratshausen, son centre de stockage des matières premières et produits finis. Entièrement automatisé, il est piloté de l’extérieur par des opérateurs. Pour avoir une idée de l’importance des flux qui entrent et sortent chaque année de ses usines, Hermes Pharma annonce que les sites de Wolfratshausen et de Wolfsberg traitent 7000 tonnes de matière première par an et réalisent 8 000 batchs, correspondant à la production de 40 millions de boîtes de médicaments. Ces produits sont exportés à 75% en Europe et dans le monde. « La France est un marché important », ajoute le vice-président. Et pour maintenir à niveau les standards de qualité, Hermes Pharma, qui est certifié GMP, consacre à chacun de ses sites 2,5 millions d’euros d’investissement par an. Depuis cinq ans, la société est aussi engagée dans une démarche «lean» pour améliorer sa performance durablement. ■ À WOLFRATSHAUSEN, SYLVIE LATIEULE IndustriePharma N°86 Mars 2015

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REPORTAGE LABORATOIRE

ServierdoBrasilaucœur delastratégiedugroupe

© Servier

Passer de 85 M€ à 200 M€ de chiffre d’affaires dans les 5 prochaines années : ce sont les ambitions affichées par le groupe français pour sa filiale brésilienne dont il détaille les leviers de croissance.

SERVIER DO BRASIL EST PRÉSENT À JACAREPAGUA.

À 30 km au sud de Rio de Janeiro, le site de la filiale Servier do Brasil retient toute l'attention du nouveau président. Pour sa première visite à Jacarepagua dans cette nouvelle fonction, Olivier Laureau affiche ses ambitions pour cette filiale, la 9e plus importante chez Servier. Et d'abord de la faire entrer dans le "top 3" avec la Chine et la Russie à une échéance non précisée, dans une allocution devant les collaborateurs de la filiale. Si aujourd'hui, le Brésil arrive derrière la Russie et la Chine, respectivement 1ère et 3e au dernier exercice, d'ici à trois ans, la Chine prendrait la tête du classement devant la Russie, tandis que le Brésil arriverait à la 5e place après la France et l'Italie, selon Frédéric Sesini, vice-président Opérations internationales de Servier. Pour l’exercice 2013/2014, la filiale a réalisé un chiffre d’affaires de 85 millions d’euros en croissance de 18 %, se positionnant au 30e rang sur ce marché dominé par les génériques et à la 13e place du marché « des laboratoires de référence », selon Servier. L’objectif est de porter le chiffre d’affaires à 200 M€ dans les cinq prochaines années pour atteindre la 8e place du marché éthique, indique William Gaussens, directeur Amérique latine et Europe du Sud. Les effectifs devraient passer de 518 à 656 personnes dans les quatre ans, selon Christophe Sabathier, directeur général de Servier do Brasil. Cette montée en puissance, avec une présence sur le marché brésilien qui remonte à cinquante ans, repose sur plusieurs facteurs. D'abord, le laboratoire français entend bien profiter du développement du pays. Ainsi, William Gaussens note « le potentiel d'évolution » des médicaments Servier actuellement sur le marché. Le laboratoire mise ainsi sur le développement du pays en matière de santé, et notamment de prise en charge des patients. « 34 millions de patients

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brésiliens sont hypertendus, 9 millions sont traités. 24 millions de patients sont diabétiques, moins de 3 millions sont traités », cite le laboratoire français. Des aires thérapeutiques dans lesquelles Servier se positionne avec ses produits existants. Aujourd'hui, une vingtaine de références sont distribuées sur le marché brésilien. Diamicron (diabète) est en tête avec 27 % des ventes de Servier do Brazil « et Diamicron 60 va booster les ventes », souligne Olivier Laureau. Arrive ensuite Daflon 500 (maladie veineuse) qui représente 25 % des ventes de la filiale. Le Brésil a par ailleurs été « le premier pays au monde à avoir lancé Daflon 1 000 en comprimés en février 2014 », se félicite le président. Puis, Vastarel 35 (ischémie du myocarde) dont les ventes « progressent », en attendant le lancement de Vastarel 60 dans deux ans. Suivent Acertil 10 mg (hypertension artérielle) lancé en mai dernier et Procoralan (Angor/insuffisance cardiaque). Et tous les médicaments du laboratoire français ne sont pas encore commercialisés. Plusieurs lancements de produits sont prévus dans les années à venir. D'abord, pour la période 2015/2016, avec Viacoram et les premières combinaisons fixes à base de Perindopril et d'Ivabradine. « Il y a un décalage entre les médicaments sortis en Europe et ceux sortis ici. Notre mission est de mettre à disposition ces médicaments perçus comme innovants ici », note Frédéric Sesini. Et si un décalage existe entre le moment de l'obtention d'AMM européenne et brésilienne, le président de Servier entend « raccourcir ces délais » pour avoir un lancement très rapide dans les autres pays, après l'AMM européenne. Le premier test pourrait être fait avec Intarcia dans le diabète. Le laboratoire français veut également appliquer son focus mondial en oncologie au Brésil. Il prévoit ainsi les lancements de premiers médicaments dans ce domaine à horizon 2018/2020. Pour ces différents lancements de médicaments, Servier s'appuie sur un de ses 19 Centres internationaux de recherche thérapeutique (CIRT). Intégré à la filiale Servier do Brasil, il intervient pour mener les essais cliniques et les enregistrements dans le pays. Les 27 salariés du CIRT de Rio de Janeiro mènent actuellement 11 essais cliniques, majoritairement de phases II et III à partir de 82 centres d'investigation répartis dans le pays. Créé en 2001, le CIRT de Rio « participe au développement global et prépare les enregistrements au Brésil », souligne Emmanuel Canet, vice-président Recherche et développement de Servier. 12 lancements de produits sont prévus dans les cinq prochaines années, selon Christophe Sabathier. Si Mar-


Laboratoire

REPORTAGE

SERVIER MAINTIENT SES BASES EN AMÉRIQUE LATINE

© Servier

Après la création d’une filiale en Colombie en février 2014, le laboratoire français continue de croître en Amérique latine. Le groupe qui compte « plus de 1 000 collaborateurs » dans la région selon William Gaussens, directeur Amérique latine et Europe du Sud, a réalisé un chiffre d’affaires de 218 M€ en 2013/2014. Un chiffre qui devrait atteindre 276 M€ pour l’exercice en cours et 500 M€ à horizon de 4 à 5 ans. Le laboratoire, qui possède 7 filiales dans la région, entend renforcer sa présence avec « un projet de créer une filiale au Pérou en 2016 », indique le dirigeant. Des perspectives de croissance qui pourraient être pénalisées par des difficultés rencontrées au Venezuela. « Quand les économies ou les systèmes politiques sont oscillants, il faut une vision moyen-long terme et une équipe », précise William Gaussens. Le pays qui représente la 2e filiale dans la région « ne paie plus aucune entreprise qui importe », selon Olivier Laureau qui chiffre les impayés à des dizaines de millions d’euros. Le président de Servier affirme : « pour l’instant, nous continuons à envoyer nos produits car derrière il y a des patients qui ont des traitements chroniques et nous avons des visiteurs médicaux. Sur le long terme, il faut savoir s’inscrire dans le temps ».

LE SITE COMPTE LE SIÈGE DE LA FILIALE, L’USINE DE PRODUCTION ET LE LABORATOIRE DE CONTRÔLE QUALITÉ.

cia Matos, directrice du CIRT brésilien, note l'activité des centres de recherche avec la rapidité du recrutement de patients, Emmanuel Canet détaille deux difficultés liées au marché local rencontrées pour la mise en œuvre des essais puis l'enregistrement. « Les délais pour initier les essais cliniques sont importants. Il y a aujourd'hui des actions au niveau de l'Anvisa {ndlr, agence du médicament brésilienne} pour réduire ces délais. Une deuxième difficulté concerne les pré-requis en termes de guidelines de développement. Certains de ces pré-requis ne sont pas faciles à réaliser en parallèle du développement européen », précise-t-il. Marcia Matos explique ainsi : « Pour lancer un essai clinique, il faut 10 mois minimum. Nous pensons que la nouvelle légis-

© Servier

L’USINE DE JACAREPAGUA A PRODUIT 11 MILLIONS DE BOÎTES EN 2014.

lation qui devrait être publiée fin février, va réduire les délais pour l'approbation à 3 mois pour les phases III et 6 mois pour les biologiques et les phases I et II ». En parallèle de l'implantation d'essais cliniques, le CIRT du Brésil se mobilise sur l'oncologie, domaine pour lequel les premières molécules devraient être enregistrées en 2020, selon Emmanuel Canet. La structure noue déjà des contacts avec les médecins "leaders", les associations de patients, etc. et a recruté un oncologue afin de constituer un réseau propice aux futurs essais cliniques. Une fois les études cliniques menées et les autorisations délivrées par l'Anvisa, les médicaments sont fabriqués au sein de l'usine de Jacarepagua. Inaugurée en 2009, elle produit tout ou partie des 20 médicaments de Servier do Brasil. En effet, une dizaine de médicaments y sont fabriqués en totalité, tandis que deux arrivent semifinis et six pour les opérations de conditionnement et enfin, un, Protelos, arrive totalement fini. Pour ces différentes productions, les principes actifs proviennent majoritairement du site de chimie fine de Servier à Bolbec en Haute-Normandie. Les produits semi-finis « proviennent principalement de France et un peu du site d'Arklow en Irlande. Pour chacun de ces produits, nous sommes obligés de refaire tous les contrôles faits au départ de nos usines », indique Christian Sauveur, vice-président Industrie de Servier. Il précise : « Nous avons l'autorisation d'importer totalement Protelos car la technologie n'existe pas ici ». L'usine de Servier affiche des capacités de production en croissance, comme le rappelle Olivier Laureau. « La production a fait un saut de 20 % et le nombre de boîtes est passé de presque 9 millions à près de 11 M de boîtes ». Une augmentation de capacité réalisée alors que les coûts de production ont été réduits de 14 %, s'est également félicité le dirigeant. Il fixe l'objectif d'atteindre « 18 millions de boîtes à une échéance de trois ans ». Pour soutenir cette croissance de la production, l'usine de 10 500 m2 s'est dotée d'une nouvelle presse à comprimés et implémente actuellement les outils de sérialisation et d'agrégation pour répondre à la réglementation brésilienne à l’échéance 2016/2017. Et Christian Sauveur n'exclut pas d'autres investissements en termes d'équipements ou d'agrandis-

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RENCONTRE

Laboratoire

L’intégrationdePharlabpour boosterl’activitéGénériques

© Pharlab farma

PHARLAB EST SITUÉ À LAGOA DA PRATA DANS L’ÉTAT DU MINAS GERAIS.

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Pascal Brière. Outre des investissements de structure, comme un réfectoire, un nouveau vestiaire pour les employés et un nouveau système de traitement de l’air, les fonds ont permis d’acquérir des équipements. Pascal Brière cite ainsi l’achat de deux étuves et d’une géluleuse haute vitesse. D’autres investissements sont également prévus, comme la création d’un laboratoire de développement et l’achat d’un sécheur à lit fluidisé. Et surtout, Pharlab a entamé une restructuration du portefeuille de produits. « Quand nous sommes arrivés, Pharlab avait un gros problème de capacités. Tout ce qui était fabriqué était directement vendu. Il n’y avait pas de stock », témoigne Pascal Brière. Servier a travaillé à réduire le nombre de références afin de faire du stock. Aujourd’hui, sur les 53 références du portefeuille Pharlab, seules 37 sont produites. De même, le groupe travaille actuellement à une réduction du « nombre de variétés de production pour augmenter nos capacités », indique Pascal Brière. Si le site produit des injectables, des pommades, des comprimés, des gélules et des poudres, il pourrait dorénavant se concentrer sur les comprimés, les gélules et les pâteux. Toutes les modifications de l’usine devraient permettre de doubler les capacités à brève échéance, souligne Antônio Carlos. Et ainsi progresser sur le marché brésilien, où l’entreprise créée en 2000 se place à la 15e place du marché du générique et 71e sur le marché total. En termes de chiffre d’affaires, Pharlab affiche sa progression avec un résultat de 57,7 M reals brésiliens (BRL, 17,9 M€) pour l’exercice 2013/2014 (50,1 MBRL en 2012/2013) et une prévision de 70 MBRL pour l’exercice en cours, selon Pascal Brière.

sement de l'usine. « Les zones modulaires offrent des possibilités de croissance. Le but est de suivre la croissance du pays et pouvoir être en back-up de sites européens », précise le Monsieur industrie de Servier. Les effectifs de production (78 personnes) devraient être portés à 113 personnes dans le plan de développement détaillé par Christophe Sabathier. Dernier levier de croissance pour la filiale brésilienne : la mise en place de partenariats public/privé afin de « pouvoir faire des transferts de savoir-faire et de technologies », indique Christophe Sabathier. Le laboratoire français s’est en effet rapproché de la fondation Fiocruz avec un contrat cadre signé en octobre 2014. Il porte sur qua-

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PHARLAB EST 15E SUR LE MARCHÉ DES GÉNÉRIQUES AU BRÉSIL. © Pharlab farma

« L’internationalisation de nos activités génériques fait partie de la stratégie pour les cinq années qui viennent », rappelle Olivier Laureau, président de Servier. Et le développement du génériqueur brésilien Pharlab s’inscrit totalement dans cet axe stratégique. Le laboratoire français a repris 80 % du capital en 2012 ; depuis, il exporte ses méthodes. « Pharlab représentait ce que nous cherchions. Notre vocation est de trouver des territoires qui ressemblent à nos savoir-faire où nous sommes capables d’apporter de la valeur ajoutée », témoigne Pascal Brière, président de Biogaran, filiale Génériques de Servier. En 2 ans et demi, le groupe a mis en place « une modification dans l’entreprise, dans les investissements, le tout préparé avec beaucoup de solidité », se félicite Antônio Carlos, fondateur et dirigeant de Pharlab qui détient aujourd’hui les 20 % restants de l’entreprise. L’entreprise compte 428 salariés dont 326 dans l’usine de Lagoa da Prata à 200 km de Belo Horizonte dans l’État du Minas Gerais. Depuis la reprise, 20 millions d’euros ont été investis, précise

Cette croissance de l’entreprise brésilienne s’inscrit ainsi dans la stratégie de Servier en matière de génériques. Comme en témoigne le président de Biogaran, filiale créée en 1996, Biogaran reposait sur de la croissance interne principalement sur le marché français. Pascal Brière pointe la difficulté de poursuivre cette stratégie en France uniquement : « le marché en France va aller vers plus de volumes mais avec des prix qui vont se contracter. Il nous fallait trouver d’autres endroits pour créer de la valeur ». C’est chose faite avec le rachat de Pharlab au Brésil, et le Français regarde déjà d’autres régions. « Nous avons d’autres pays dans le viseur où nous recherchons des opportunités d’acquisition de sociétés. Notre stratégie est de s’appuyer sur un socle existant pour apporter notre savoir-faire, des investissements dans les usines, de la technique », indique Pascal Brière qui cite des pays cibles « en Amérique latine, comme le Mexique, la Colombie, le Venezuela et le Chili » mais aussi « la Russie, l’Ukraine, la Roumanie et peut-être certains pays d’Asie ». Il n’exclut pas non plus de « se renforcer au Brésil ». La filiale de Servier affiche ainsi sa volonté de poursuivre son déploiement à l’international. ■

tre programmes : la détection de médicaments contrefaits, via par exemple les technologies développées à Orléans par Servier ; les modalités de développement de stratégie de screening, notamment autour de la chimiothèque de Fiocruz ; des échanges scientifiques et enfin, la qualification pré-clinique des médicaments. Ce dernier point a fait l’objet d’une signature entre Olivier Laureau et Paulo Gadelha, président de Fiocruz. Une visite en France des équipes de Fiocruz est ainsi prévue en début d’année afin de « créer des synergies », se félicite Christophe Sabathier. À travers ces différents développements, Servier affirme ainsi ses ambitions pour le Brésil. ■ À JACAREPAGUA, AURÉLIE DUREUIL


À SIGNALER Entreprises Bayer exploite l’un des trois centres mondiaux de R&D de sa division Consumer Care à Gaillard, près de Genève. Il se concentre sur le développement de produits dermatologiques, gastro-intestinaux et de nutrition. DÉVELOPPEMENT

Gaillard, berceau européen des OTC du groupe Bayer

le domaine des produits sans ordonnance, le groupe compte deux autres sites de R&D, situés aux États-Unis : à Whippany dans le New Jersey et à Memphis, dans le Tennessee.

Numéro 2 mondial et français des OTC

© Bayer

La ville de Gaillard, en HauteSavoie, abrite l’unique centre de recherche et développement en Europe de Bayer Consumer Care. Nommé International Technical Center (ITC), il est tombé dans l’escarcelle du géant allemand en janvier 2005, suite au rachat des activités Consumer de Roche. Il dispose d’une superficie de 2500 m2 et recense 80 chercheurs et techniciens. Environ 100 autres salariés travaillent sur le site de Gaillard, au niveau du siège opérationnel de Bayer Consumer Care France. L’ITC est voisin d’un ex-site de production d’OTC de Bayer, qui appartient depuis peu à Delpharm. Le centre de R&D se concentre, lui, sur une quarantaine de projets dont 20 en dermatologie, 16 en nutrition et 7 en gastro-intestinal. Les équipes développent de nouveaux conditionnements, formes galéniques et formulations. Une partie est aussi

L’ITC de Bayer emploie 80 chercheurs et techniciens.

dédiée à la mise au point de méthodes d’analyse dans le cadre d’essais in vitro. L’ITC fabrique également des lots pilotes et prépare les dossiers réglementaires nécessaires pour obtenir les autorisations. Les produits conçus dans ce centre seront ensuite commercialisés en

RÉSULTATS

LesbénéficesdeRocheenrepli À l’inverse de son concurrent et voisin Novartis, Roche a publié des bénéfices en repli pour son exercice 2014. Le bénéfice net affiche ainsi un retrait de 16 % (10 % à taux de change constant), à 9,53 milliards de francs suisses (9,2 Mrds €), en raison notamment des coûts liés à la restructuration de la dette du groupe, des dépréciations et des coûts de restructuration. Les autres indicateurs financiers de Roche sont plus stables, même s’ils ont été

fortement impactés par les taux de change. Le résultat opérationnel a fléchi de 1 % malgré une appréciation de 3 % à taux de change constants, à 17,64 Mrds CHF. Le chiffre d’affaires a progressé de son côté de 1 % (+ 5 % à taux de change constants) par rapport à l’exercice 2013, à 47,46 Mrds CHF. Pour l’exercice 2015, Roche s’inquiète aussi des taux de change. Une petite croissance à un seul chiffre est envisagée pour le moment. ■ J.C.

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France mais aussi au niveau mondial, en Europe, Amérique du Nord et latine et en Asie. « Nous investissons chaque année environ 15 millions d’euros dans l’ITC de Gaillard », a souligné Anne Eiselé, la directrice R&D de ce centre. Au niveau mondial, Bayer HealthCare a injecté 119 M€ en 2013 pour ses projets de R&D dans le Consumer Care (contre 2 Mrds € pour toutes les activités de recherche dans la santé). Dans

L’acquisition, fin 2014, de la division Consumer Care de Merck permet à Bayer de se muscler dans de nombreux secteurs, et de faire son entrée dans certaines aires thérapeutiques, comme l’allergie. « Aujourd’hui, au niveau mondial, nous sommes numéro un dans le secteur de l’automédication. Mais nous serons prochainement relégués à la deuxième position, lorsque le projet de coentreprise entre GSK et Novartis dans les OTC sera finalisé », a indiqué Dirk Ossenberg-Engels, directeur de la division Bayer Consumer Care en France. ■ À GAILLARD, AUDREY FRÉEL

Chute du chiffre d’affaires de Servier

■ Malgré un chiffre d’affaires en

baisse de 4,8 %, qui s’établit à 4 Mrds €, le Français, optimiste, détaille ses nouvelles orientations. Pour l’exercice 2013-2014 (clos au 30 septembre), la contraction du chiffre d’affaires est largement due à un effet négatif des taux de change, selon le groupe. Son résul-

tat net a également été impacté par les taux de change mais aussi par l’amende de 331 M€ infligée par la Commission européenne en juillet 2014 dans le cadre de l’entrave à la concurrence concernant la mise sur le marché des génériques du périndopril. Le résultat net est ainsi passé en un an de 325 M€ à 77 M€.

UCB collabore avec Neuropore Therapies

■ Le laboratoire belge UCB a signé un accord avec le Californien pour un

programme de collaboration dans le domaine de la maladie de Parkinson et des troubles associés. Au cœur de ce programme se trouve le développement de la molécule NPT200-11, actuellement en phase pré-clinique. IndustriePharma N°86 Mars 2015

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À SIGNALER

Entreprises

Le billet d’Aurélie Dureuil Rédactrice en chef adjointe adureuil@infopro-digital.com

Résultatsendemi-teinte delapharmaciemondiale Difficile de trouver une tendance dans l’industrie pharmaceutique mondiale pour l’année 2014. Alors que les acquisitions et cessions de sociétés concurrentes et d’actifs ont marqué l’année écoulée, les chiffres d’affaires et les bénéfices ont connu des variations très diverses. Ainsi, quelques acteurs peuvent se targuer d’augmentation de leur chiffre d’affaire. À l’exemple du leader français qui a vu ses ventes passer de 32,9 milliards d’euros à 33,8 Mrds $, soit une croissance de 2,5 % à taux de change constant. Du côté de la Suisse, Roche a également enregistré une progression de 5 % de son chiffre d’affaires à taux de change constant, passant de 46,8 Mrds de francs suisse à 47,5 Mrds CHF. La plus forte croissance est à chercher outre-Atlantique avec Johnson & Johnson. Le chiffre d’affaires de sa division pharmaceutique a bondi de 14,9 %, passant de 28,1 Mrds $ à 32,3 Mrds $. D’autres ont Laplusforte maintenu le niveau de leurs ventes entre croissanceest 2013 et 2014. Ainsi Novartis est resté à àchercher 57,9 Mrds $, tandis que l’Israélien Teva a outreenregistré un léger repli, son chiffre Atlantique avecJohnson& d’affaires passant de 20,31 à 20,27 Mrds $. Johnson. Enfin, certains ont vu leur ventes plonger de 4 % pour Pfizer (49,6 Mrds$ en 2014) et Merck & Co (42,2 Mrds $). Voire de 7 % pour le Britannique GSK dont les ventes s’établissent à 23 Mrds £ en 2014. Et de 15 % pour l’Américain Lilly, dont le chiffre d’affaires a plongé de 23,1 Mrds $ à 19,6 Mrds $. Du côté des bénéfices, on retrouve la même hétérogénéité, pas forcément corrélée avec les tendances du chiffre d’affaires. Ainsi, certains tirent leur épingle du jeu avec des bénéfices nets ayant doublé voire triplé. Comme l’Américain Merck qui a vu son bénéfice net bondir de 4,4 à 11,9 Mrds $ en un an. L’Israélien Teva se targue également d’un doublement de son bénéfice à 3,04 Mrds $. Novartis a connu également une bonne dynamique de son bénéfice net qui a cru de 19 % à taux de change constants pour atteindre 10,3 Mrds $. Ces croissances sont d’autant plus importantes que la chute a été forte pour d’autres. Ainsi Pfizer a vu son bénéfice plonger de 58 % à 9,1 Mrds $, tandis que GSK, Lilly et AstraZeneca ont enregistré des réductions de près de 50 %. Une hétérogénéité des résultats marquée par des impacts de taux de change, des pertes de brevets, l’impact de restructurations mais aussi par les opérations de cessions, acquisitions et autres redistributions de portefeuille au cours de l’année 2014. ■

12 IndustriePharma N°86 Mars 2015

INJECTABLES

Pfizer s’offre Hospira pour 17 milliards de dollars Le géant américain propose 17 Mrds $ (14,9 Mrds €), soit 90 $ par action pour l’acquisition de son compatriote Hospira. Cette offre a déjà été acceptée à l’unanimité par les conseils d’administration des deux groupes. La transaction devrait être bouclée au deuxième semestre 2015. Elle doit encore obtenir l’aval des actionnaires d’Hospira et les approbations réglementaires. D’un effectif de 19000 salariés, Hospira a généré un chiffre d’affaires de 4,1 Mrds $ en 2013. Il est spécialisé dans les produits injectables et les biosimilaires. Son portefeuille comprend une large gamme de produits génériques injectables stériles, notamment pour les soins de courte durée et l’oncologie. Cette acquisition va permettre à Pfizer de renforcer son activité Global Established Pharmaceutical (GEP). « L’ajout

d’Hospira a le potentiel d’améliorer fondamentalement la trajectoire de croissance de l’activité Global Established Pharmaceutical, et de la placer dans une position de leader sur le marché croissant des injectables stériles génériques », a expliqué John Young, président de l’activité GEP de Pfizer. Le marché mondial des génériques injectables stériles devrait atteindre 70 Mrds $ en 2020, selon Pfizer. De son côté, le marché global des biosimilaires devrait peser environ 20 Mrds $ dans cinq ans. Le géant américain va aussi mettre la main sur un pipeline prometteur, avec de nombreux programmes en développement. Hospira devrait lui rapporter environ 800 M$ par an d’ici 2018. Une aubaine pour le groupe américain, qui est en quête de relais de croissance. ■ A.F.

PFIZER TRÈS PRUDENT POUR 2015 Pfizer a enregistré un résultat net de 9,1 milliards de dollars (8,03 Mrds euros) en 2014, en recul de 58 %. La chute fut moins lourde du côté des ventes. L’an dernier, le chiffre d’affaires de Pfizer s’est élevé à 49,6 Mrds $ (- 4 %). Le groupe justifie ces résultats moroses par des taux de change défavorables. Il a également souffert de la perte de

plusieurs brevets et de la fin de certains accords de co-promotion. Pour 2015, Pfizer table sur un nouveau recul de son chiffre d’affaires, qui devrait s’établir entre 44,5 Mrds $ et 46,5 Mrds $. Le groupe anticipe notamment des pertes de brevets sur certains médicaments évaluées à 3,5 Mrds $ et des effets de change défavorables de 2,8 Mrds $.

Des ventes en hausse dans la pharma pour J&J

■ La division pharmaceutique du groupe américain Johnson & Johnson a

enregistré des ventes de 32,31 milliards de dollars (27,82 Mrds €) en 2014, en croissance de 14,9 %. La majorité du chiffre d’affaires a été générée dans le segment immunologie, avec des ventes en progression de 10,9 %, à 10,19 Mrds $. Le chiffre d’affaires des médicaments contre les maladies infectieuses a, lui, bondi de 57,7 %, à 5,6 Mrds $. La croissance a été tirée par les ventes de l’Olysio/Sovriad (simeprevir), un nouveau traitement contre l’hépatite C.

Boehringer pourrait vendre une activité

■ Boehringer Ingelheim étudierait la vente de son activité américaine

Roxane Labs, qui est spécialisée dans les génériques. Celle-ci est évaluée à environ 2 milliards d’euros, selon des personnes proches du dossier citées par Bloomberg. Roxane Labs emploie environ 1300 salariés.

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Entreprises RÉSULTATS

Bénéfices dynamiques de Novartis

© Novartis

Malgré l’imcelle de sa santé pact défavoraanimale à Lilly, l’acquible des taux de sition de l’oncologie de change et la GSK, et la constitution concurrence avec d’une coentreprise les génériques, le avec le géant britangéant suisse a nique pour leur conclu un exercice produits OTC. Novartis 2014 satisfaisant. présente ainsi un Son chiffre d’afbilan distinct de ses faires a atteint activités poursuivies, Joseph Jimenez, p-dg de 57,9 milliards de qui regroupent les Novartis. dollars (61,1 Mrds €), divisions Pharmacie en croissance de (mais sans l’oncologie 1 % (+ 3 % à taux de change de GSK ni les données de la future constants), son résultat opéracoentreprise dans les OTC), Alcon tionnel de 10,7 Mrds $ (+ 1 %, + (soins des yeux) et Sandoz (géné7 % à taux de change constants), riques). Lesquelles ont enregistré et surtout, son bénéfice net un chiffre d’affaires total de affiche un regain de 12 %, voire 52,2 Mrds $ en 2014, en progresmême de 19 % à taux de change sion de 1 % sur un an. Pour 2015, constants, à 10,3 Mrds $. Ces Novartis se pose des questions sur résultats sont à comparer avec le l’impact des taux de change, prinportefeuille 2013. En réalité, cipalement avec la remontée du Novartis présente déjà des franc suisse. Le groupe table sur comptes scindés en prenant en une croissance à un chiffre, ce qui compte la finalisation à venir de est valable pour chacune de ses la cession de ses vaccins à GSK, divisions. ■ J.C.

MALADIES NEUROMUSCULAIRES

La société française Trophos devrait tomber dans l’escarcelle du groupe bâlois Roche. Selon les termes de l’accord signé entre les deux groupes, Roche effectuera un versement préliminaire de 120 millions d’euros aux actionnaires de Trophos. Ce dernier pourrait empocher 350 M€ supplémentaires lors du franchissement de certaines étapes prédéfinies. Fondée en 1999, Trophos est une société pharmaceutique spécialisée dans le développement clinique de médicaments. Elle est implantée à Marseille (Bouches-du-Rhône). Son produit phare est l’olesoxime (TRO19622), une molécule en phase III de développement

© Trophos

Roche veut s’emparer du Français Trophos

L’olexime de Trophos est en phase III.

clinique pour le traitement de l’amyotrophie spinale (AS), une atteinte neuromusculaire rare et invalidante d’origine génétique. L’olesoxime est également en phase II de développement clinique dans la sclérose en plaques. ■ A.F. IndustriePharma N°86 Mars 2015

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À SIGNALER


À SIGNALER

Entreprises

RÉSULTATS

Sanofi bien armé pour 2015

© Sanofi

En 2014, le groupe français a pas de nouveaux plans de restrucvu son chiffre d’affaires turation en cours, mais « je n’ai progresser de 4,9 % à taux de pas pris d’engagement auprès des change constant ou TCC (2,5 % à partenaires sociaux sur la stabilité données publiées) pour s’établir à des effectifs », a-t-il ajouté. En d’au33,8 milliards d’euros. Le résultat tres termes, pas de passe-droit net ressort à 6,8 Mrds €, en pour le site France. hausse de 6,7 % TCC. Autre caractéristique Ce qu’il faut retenir du groupe, après une de la séquence Viehpériode de vaches bacher, c’est que maigres, la Sanofi peut désor« machine de l’innomais revendiquer un vation » s’est remise statut de laboratoire en route. Trois méditrès diversifié. Ses caments clés ont reçu grandes plateformes des approbations aux de croissance sont là États-Unis au cours pour en témoigner. des six derniers mois. Serge Weinberg, En 2015, quatre Sanofi est un géant p-dg par intérim du diabète affichant autres médicaments de Sanofi. des ventes de majeurs vont être 7,3 Mrds € en hausse soumis à leur tour de 12,1 % TCC. Les vaccins génèaux autorités réglementaires: l’inrent près de 4 Mrds € de CA suline de nouvelle génération (+7,2 %). La santé grand public Toujeo, le vaccin pédiatrique hexapèse 3,3 Mrds € (+16,5 %). Les valent PR5i, Praluent (alirocumab) ventes de Genzyme à 2,6 Mrds € dans l’hypercholestérolémie et le marquent la plus forte progresvaccin contre la dengue qui se sion (+24,3 %). Mais Sanofi est destine aux pays endémiques. Les aussi un acteur majeur de la années suivantes, le groupe, qui santé animale (2,1 Mrds €, assure posséder un pipeline bien +6,7 %), tandis que les marchés garni, devrait être en mesure de émergents lui rapportent 11,3 Mrds faire au moins deux lancements d’euros (+9,3 %). En France, deux majeurs tous les ans. Au vu de cessions sont en cours: le site de cette analyse, le président a production de Quétigny (Côteannoncé que le groupe devra d’Or) cédé à Delpharm et le site consentir des investissements de R&D de Toulouse vendu à importants en début d’année pour Evotec. Serge Weinberg, p-dg par couvrir les nombreux lancements intérim, a ajouté qu’il n’y avait de produits. ■ S.L.

GÉNÉRIQUES

Cipla forme une coentreprise au Maroc Cipla UK, une filiale européenne du génériqueur indien, a noué un accord de coentreprise au Maroc avec les sociétés pharmaceutiques Société marocaine de coopération pharmaceutique (Cooper Pharma) et The Pharmaceutical Institute (PHI). Cipla détiendra 60 % de cette société conjointe et les

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groupes marocains les 40 % restants. Elle se focalisera sur les produits respiratoires et neurologiques et mettra en place une usine au Maroc. Cipla prévoit d’investir environ 15 Mrds $ (13,3 M€). Le groupe indien entretient des relations d’affaires depuis 10 ans avec Cooper Pharma et PHI. ■ A.F.

RESTRUCTURATION

Lilly veut supprimer 158 postes en France Si les grosses opérations de croissance se poursuivent dans le secteur pharmaceutique en 2015, il en est de même pour les restructurations, notamment en France. L’Américain Eli Lilly a présenté le 13 janvier un projet de réorganisation de sa visite médicale dans l’Hexagone. Projet qui devrait conduire à la suppression de 158 postes pourvus, dont 143 fonctions de délégués médicaux, 14 postes de directeurs régionaux et un poste de directeur de réseau. « Lilly France doit se transformer afin de répondre à

ces enjeux, préparer aux mieux le lancement des futurs produits et sauvegarder sa compétitivité », a ajouté le groupe. Ces coupes dans les effectifs interviendront à partir de septembre 2015, une fois que les procédures d’information-consultation des instances représentatives du personnel seront finalisées. La branche visite médicale de Eli Lilly France compte actuellement 378 postes. En France, le groupe américain recense au total quelque 2300 salariés. ■ A.F

ELI LILLY EN PERTE DE VITESSE EN 2014 L’Américain Eli Lilly a vu, en 2014, son résultat opérationnel s’affaisser de 50 %, à 2,66 milliards de dollars (2,32 Mrds €). Il a été impacté par une marge brute plus faible, des dépréciations d’actifs, des charges spéciales et liées à des restructurations et des dépenses

de R&D plus élevées. De la même façon, le bénéfice net a reculé de 49 %, à 2,39 Mrds $. Même constat du côté des ventes, qui s’établissent à 19,61Mrds $, en chute de 15 %. Elles ont pâti d’une baisse de volume, d’un taux de change défavorable et de prix plus faibles.

API

Cambrex investit aux États-Unis Le sous-traitant pharmaceutique américain investira entre 45 et 50 M$ (entre 40 et 44 M€) sur son site américain de Charles City (Iowa). Le projet de Cambrex porte sur la construction d’une unité additionnelle d’API, afin de mieux répondre à la demande croissante. Notamment celle émanant de laboratoires pharmaceutiques nécessitant des sous-traitants basés aux ÉtatsUnis disposant de vastes capacités de production à façon aux conditions GMP, précise Cambrex. La future unité d’API devrait démarrer ses productions d’ici 2016. Ses capacités de production pourraient même être renforcées à court terme. Cambrex

construira également un espace de stockage de plus de 4000 m2 à température et humidité contrôlées, aux normes GMP. Spécialiste des API, des intermédiaires avancés, des produits de délivrance et de la production et du développement à façon, Cambrex dispose de 4 sites de production dans le monde. En plus de celui de Charles City, le laboratoire détient deux usines européennes, à Karlskoga en Suède et à Paullo, près de Milan en Italie (Cambrex Profarmaco), ainsi qu’une usine en Inde, à Hyderabad (Zenara Pharma). Le groupe dispose aussi de deux centres de R&D, à Tallinn (Estonie) et Wiesbaden (Allemagne, Cambrex IEP). ■ J.C.

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Entreprises STRATÉGIE

Actavis se renforce dans le domaine des génériques au Royaume-Uni. Le groupe basé à Dublin a signé un accord pour s’emparer d’Auden McKenzie, un laboratoire britannique spécialisé dans les médicaments génériques de niche. Dans ce cadre, Actavis va débourser 306 millions de livres (408,5 M€). La transaction comprend aussi des redevances sur les ventes d’un produit d’Auden McKenzie pendant une durée de deux ans. Elle devrait être bouclée au cours du premier trimestre 2015. Actavis commercialise actuellement plus de 650 génériques au Royaume-Uni, et dispose d’environ 85 produits additionnels en cours d’enregistrement et de développement. La reprise d’Auden Mckenzie va lui permettre de mettre la main sur un portefeuille de 175 produits génériques et de marque ainsi que sur un pipeline d’environ 40 produits additionnels. Elle le propulsera au rang de numéro 1 sur le marché des génériques au

© Actavis

Acquisition et cessions d’actifs pour Actavis

Actavis deviendrait 1er génériqueur au Royaume-Uni.

Royaume-Uni. Dans le même temps, Actavis fait le ménage dans ses activités. Il va céder, à la société d’investissement TPG, son activité Aptalis Pharmaceutical Technologies (Pharmatech), dédiée au développement et à la production à façon de médicaments. Celle-ci opère des unités intégrées de recherche, développement et production aux États-Unis, au Canada et en Europe. Les détails financiers de l’opération sont restés confidentiels. Le laboratoire irlandais a également cédé ses activités respiratoires aux ÉtatsUnis et au Canada à AstraZeneca pour 600 M$. ■ A.F.

ACTAVIS SE RENOMMERA ALLERGAN Actavis a annoncé qu’il allait se rebaptiser Allergan, une fois qu’il aura finalisé la reprise du groupe américain. Il conservera le nom Actavis

pour des régions géographiques et produits spécifiques. Ce changement doit encore obtenir l’approbation des actionnaires d’Actavis.

VACCINS

GSK s’offre GlycoVaxyn GSK développe son pipeline de vaccins via l’acquisition du Suisse GlycoVaxyn. Le Britannique, qui était déjà actionnaire minoritaire de la société, a déboursé 190 M$ (environ 167 M€) pour acquérir le reste du capital. Cette opération valorise GlycoVaxyn à 212 M$. Jusqu’à présent, la biotech suisse comptait parmi ses actionnaires Index Ventures, Edmond de Rothschild Ventures et Sofinnova Partners, qui repré-

sentait son investisseur principal. D’un effectif actuel de 50 salariés, elle a été créée en 2004 en tant que spin-off de l’École polytechnique de Zurich (Suisse). Elle est spécialisée dans la mise au point de vaccins conjugués ciblant différentes infections bactériennes. Son portefeuille comprend cinq produits en développement, dont un candidat vaccin en phase I d’essais cliniques pour les infections à Escherichia coli. ■ A.F. IndustriePharma N°86 Mars 2015

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À SIGNALER


Entreprises

SANTÉ FÉMININE

BIOTECHNOLOGIES

Quantum Genomics lève 11,2 millions d’euros

Le géant américain des génériques a conclu un accord définitif portant sur l’acquisition du laboratoire indien Famy Care, spécialiste des produits de santé dédiés aux femmes, qui se revendique leader mondial des contraceptifs oraux génériques. L’opération, qui doit être finalisée au second semestre 2015, atteint un minimum de 750 millions de dollars (environ 657 M€) en numéraire, assorti d’un paiement potentiel supplémentaire de 50 M$ en fonction de certaines conditions établies. Avec cette acquisition, Mylan Laboratories compte bien accélérer sa présence sur le marché mondial des produits de santé dédiés aux femmes et disposer d’une plateforme verticalement intégrée. Mylan estime qu’avec Famy Care, il occupera d’emblée une position de leader dans les contraceptifs hormonaux dans les marchés émergents en forte croissance. L’opération ajoutera 900 salariés au groupe américain et étoffera de cinq unités de production son

La société biopharmaceutique française a réalisé une augmentation de capital d’un montant de 11,2 millions d’euros, sur le marché Alternext Paris. Les fonds levés permettront notamment à Quantum de financer la phase IIa de QG001, son candidat-médicament pour le traitement de l’hypertension artérielle. Le laboratoire a pour objectif d’aboutir, d’ici à fin 2016, à la signature d’un accord de licence et/ou un partenariat avec un groupe pharmaceutique pour poursuivre le développement clinique de ce produit, son enregistrement et sa commercialisation. Le renforcement de capital

© Siegfried

Mylan acquiert Famy Care

Mylan ajoute cinq sites de production à son réseau.

réseau industriel. Famy Care dispose d’unités de production concentrées en Inde, implantées à Ahmedabad, Sarigam, Daman, et Aurangabad, dont deux sont certifiées et approuvées par la FDA et l’EMA. Mylan et Famy Care travaillent ensemble depuis 2008 via un partenariat exclusif centré sur le marché américain, selon lequel le laboratoire indien développe et fournit Mylan en contraceptifs oraux génériques. Famy Care estime que plus de 15 % des pilules contraceptives utilisées dans le monde proviennent de ses usines. ■ J.C.

Le géant pharmaceutique français va s’appuyer en partie sur les compétences et les actifs du laboratoire allemand pour déployer ses prochains produits biologiques. Sanofi a ainsi conclu un accord, dont les modalités financières n’ont pas été révélées, avec Boehringer Ingelheim pour la fabrication d’anticorps monoclonaux thérapeutiques. Dès le début de cette année, les deux partenaires

(Washington), Dendreon exploite des unités de production en Géorgie et en Californie. Le laboratoire développe des candidats-médicament d’immunothérapie cellulaire conçus pour stimuler une réponse immunitaire dans différents types de tumeurs. Son premier produit mis sur le marché est Provenge, approuvé par la FDA en avril 2010 et par l’EMA en 2013 contre le cancer de la prostate. ■ A.F.

avec Sanofi. Ce partenariat permettra à Sanofi d’utiliser la technologie propriétaire de Vect-Horus pour transporter des anticorps destinés au traitement d’une maladie neurodégénérative. Vect-Horus est une spin-off d’un laboratoire de neurobiologie du CNRS et de l’université d’Aix-Marseille.

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Les futurs anticorps de Sanofi seraient produits chez Boehringer.

© Boehringer Ingelheim

Sanofi s’allie au Marseillais Vect-Horus

visera également à donner un coup de pouce aux autres programmes en développement de Quantum. ■ A.F.

Sanofi signe avec Boehringer Ingelheim

Valeant veut reprendre des actifs de Dendreon

■ La société Vect-Horus a noué un accord de collaboration scientifique

Lionel Ségard, p-dg de Quantum Genomics.

PRODUCTION

ONCOLOGIE

Le Canadien Valeant veut se renforcer dans l’oncologie. Il a fait une offre de 400 M$ (353,6 M€) pour mettre la main sur les droits de l’anticancéreux Provenge (sipuleucel-T) et de certains autres actifs de la société américaine de biotechnologies Dendreon. Ces activités ont généré des ventes combinées d’environ 300 M$ en 2014. L’opération devait être finalisée fin février. Basé à Seattle

© Quantum Genomics

À SIGNALER

prévoient que Sanofi aura accès aux capacités de production biologique de Boehringer Ingelheim à Biberach an der Riss en Allemagne, pour le transfert et la fabrication de certains de ses nouveaux produits biologiques. « Cet accord vient compléter notre alliance avec Regeneron et les investissements que nous consentons actuellement dans la construction de nos propres capacités afin de nous préparer à la prochaine vague de lancements de nouveaux produits potentiels prévue au cours des prochaines années », précise Wolfram Carius, senior vice-président Produits biologiques de Sanofi. Actuellement, le groupe français indique que 72 % de ses projets de R&D correspondent à des molécules biologiques, « dont près de la moitié à des anticorps monoclonaux ». ■ J.C.

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Fournisseurs ANALYSE

Le groupe américain, spécialisé dans les automates et équipements de procédés, a annoncé la reprise des activités de Cascade Technologies, fournisseur écossais d’analyseurs de gaz, notamment pour la pétrochimie et la pharmacie. « L‘acquisition de Cascade Technologies constitue une étape palpitante contribuant à renforcer notre portefeuille en analyse de gaz », déclare Tim Moser, vice-président de la division Mesure et analyse d’Emerson. Avec cette opération, dont les termes financiers sont confidentiels, Emerson va compléter sa gamme de produits en y ajoutant la technologie d’analyse laser QCL, qui permet de mesurer plusieurs gaz simultanément. En outre, elle offre de meilleures performances en termes de sensibilité, de vitesse de réponse, et de prise d’empreinte du gaz. Le groupe américain avait déjà, en

© Emerson

Emerson reprend Cascade Technologies

Cascade Technologies est un fournisseur écossais d’analyseurs de gaz.

juin 2014, réalisé des investissements en Europe, en déboursant 20 millions de livres pour construire à Aberdeen une usine dédiée au pétrole et gaz et à la pétrochimie. Fort d’un effectif de 115000 salariés sur 220 sites dans le monde, le groupe américain a généré un chiffre d’affaires de 24,5 Mrds $ (environ 20,6 M€) en 2014 (en baisse de 1 % par rapport à l’exercice précédent). ■ D.O.

EMBALLAGE

Omerin signe l’achat d’Union Plastic Le câblier auvergnat a annoncé la reprise d’Union Plastic, spécialiste des emballages primaires en plastique pour le secteur pharmaceutique. Elle permet à Omerin de diversifier ses activités. « Les objectifs de cette acquisition sont d’apporter un soutien financier à l’accélération du développement d’Union Plastic (…), d’élargir l’offre de produits et services à la clientèle existante, et de développer les ventes d’Union Plastic à l’exportation », insiste

Xavier Omerin, p-dg de la société éponyme. Omerin va s’emparer de plusieurs lignes de production de doseurs, pipettes, seringues, cartouches de dialyse, et autres consommables plastiques pour la santé. Après finalisation de l’opération, le groupe s’appuiera sur 850 collaborateurs répartis sur 9 sites. Il prévoit 155 millions d’euros de chiffre d’affaires consolidé en 2014, dont 45 % pour l’export (contre 17 % avant l’acquisition d’Union Plastic). ■ D.O.

Accord entre Metafora Biosystems et Ozyme

■ Le spécialiste des kits de détection et de quantification de métabolites pour la recherche en biologie a signé un accord avec la

société Ozyme. Le contrat prévoit qu’Ozyme distribue les produits de Metafora Biosystems en exclusivité en France et en Europe. IndustriePharma N°86 Mars 2015

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À SIGNALER


À SIGNALER

Fournisseurs CDMO

DISTRIBUTION

Amatsigroups’emparedu BelgeSeps Pharma

Le management de SaficAlcan, associé aux fonds Sagard et Euromezzanine, vient de conclure le rachat auprès de Parquest Capital de cette société figurant parmi les leaders européens de la distribution de produits chimiques de spécialité. Cette opération voit le management de Safic-Alcan prendre le contrôle majoritaire de la société. Société Générale Capital Partenaires (SGCP) a également rejoint Sagard et Euromezzanine au rang des partenaires financiers du management de Safic-Alcan. Cette opération constitue une nouvelle phase de développement pour le groupe Safic Alcan, qui avait fait l’objet d’un LBO fin 2007 mené par Parquest Capital

Le prestataire de services de développement de médicaments a signé un accord pour s’emparer de son homologue belge Seps Pharma. Cette transaction permet à Amatsigroup de renforcer son portefeuille d’actifs, comme l’indique Alain Sainsot, président de la société: « Cette acquisition vient renforcer nos positions dans les phases amont que sont le développement galénique et la mise au point de méthodes analytiques et de process en complément de nos activités de fabrication et logistique de lots précliniques et cliniques. Avec l’intégration de Seps Pharma, nous intensifions notre développement à l’international, quelques mois après notre implantation nord américaine ». Pour rappel, Amatsigroup s’était

© Safic-Alcan

Un consortium dirige Safic-Alcan

Martial Lecat reste le CEO de Safic-Alcan.

aux côtés de l’équipe de management. Au cours de cette période, Safic Alcan a connu un développement important, dépassant les objectifs du projet initial, avec un chiffre d’affaires en progression de 250 M€ à près de 400 M€, tant par croissance interne que par acquisitions. ■ S.L.

PESAGE

Precia Molen acquiert Le Barbier Pesage

Le spécialiste français du pesage industriel a signé l’acquisition de l’intégralité du capital de son compatriote Le Barbier Pesage, spécialisé dans les solutions de pesage industriel et commercial. Cette transaction, dont les détails financiers sont confidentiels, comprend la reprise des sociétés familiales Établissement Le Barbier, Le Barbier et de ses filiales. Precia Molen indique que « cette acqui-

© DR

Precia Molen est un spécialiste du pesage industriel.

18 IndustriePharma N°86 Mars 2015

sition permet d’améliorer le maillage territorial de Precia Molen Service, et permettra aux actuels clients des sociétés Le Barbier de bénéficier d’un accès direct aux services et produits du groupe Precia Molen ». Le groupe va ainsi renforcer sa présence géographique en France, notamment via des agences situées en SeineMaritime (Le Havre, Rouen et Dieppe), à Paris (Ile-de-France) et à Lille (Nord). Le Barbier Pesage revendique un chiffre d’affaires annuel de plus de quatre millions d’euros. Precia Molen s’était illustré, il y a quelques années, via des opérations de croissance externe. Il avait notamment mis la main sur Pac Pesage en 2010, et repris les actifs du Néerlandais GenData WPL Industrie, l’année suivante. Precia Molen a généré des ventes de 22,9 millions d’euros au troisième trimestre de son exercice 2014, en progression de 2,5 % en glissement annuel. ■ D.O.

doté en octobre dernier d’un site de 30 hectares dans l’Indiana, qui abrite le siège de sa filiale américaine. Les actifs acquis permettent également au groupe de renforcer sa proximité auprès des grands laboratoires pharmaceutiques en Europe du Nord. Concrètement, Amatsigroup va s’emparer d’une société de 30 collaborateurs spécialisés, ayant généré un chiffre d’affaires de 5 M€ en 2014. Cette opération de croissance externe s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’Amatsigroup qui cherche à étendre son empreinte géographique à l’international et à étendre son portefeuille de services. Via ces actifs supplémentaires, le groupe ambitionne de générer un chiffre d’affaires de 33 M€ en 2015. ■ D.O.

Honeywell s’empare de Datamax

■ L’Américain a déboursé 185 M$ (156,6 M€) pour mettre la main sur Data-

max-O’Neil, spécialisée dans les solutions d’impression pour les applications de traçabilité en santé-pharmacie. L’opération, qui devrait être conclue au 1er trimestre, va compléter le portefeuille de produits d’Honeywell avec des solutions d’étiquetage, d’impression et de systèmes RFID.

UPS acquiert le Polonais Poltraf ■ Le logisticien a signé la reprise

des actifs de son homologue polonais Poltraf, spécialisé dans la pharmacie. Cette opération, qui devrait être finalisée au premier semestre 2015, permet de renfor-

cer le réseau européen d’UPS à destination du secteur de la santé. Concrètement, UPS ajoute trois centres de gestion d’entreposage ainsi que plusieurs centres de distribution en Europe.

Analytik Jena France déménage

■ La filiale française d’Analytik Jena a annoncé sa nouvelle implantation à Saclay dans l’Essonne. Ces locaux, plus spacieux que les anciens, vont notamment abriter le nouveau laboratoire équipé des dernières générations d’analyseurs : spectromètre de masse, analyseur de mercure, analyseur de carbone organique total, d’azote, de soufre et de chlore, etc.

Flowserve reprend les actifs de Sihi ■ L’Américain a complété l’acquisition de la société néérlandaise Sihi, spécialisée dans les pompes industrielles. Il complète ainsi son porte-

feuille de produits et services dans les domaines des pompes à vide et à fluide, notamment pour la chimie et la pharmacie.

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Fournisseurs ANALYSE

Le spécialiste des services de contrôle qualité, notamment pour la pharmacie, a fait un point sur ses augmentations de capacités de tests pour les produits réfrigérants en Amérique du Nord. Cet investissement, qui s’élève à 20 millions de dollars sur les trois dernières années, a permis à Intertek de proposer des prestations comme les essais de compatibilité chimique, le contrôle des équipements à basse température (-26 °C), etc. « Intertek est engagé dans l’expansion de ses capacités de services et de laboratoire afin de soutenir les fabricants qui ont besoin de lancer rapidement de nouveaux produits, et de répondre à l’évolution des exigences du marché », déclare Nimer Al-Hafi, directeur de la division Produits d’Intertek. L’investissement d’Intertek a notamment permis de booster ses capacités sur son site améri-

© Intertek

Intertek débourse 20 millions de dollars aux États-Unis

Intertek propose du contrôle analytique.

cain de Pittsfield dans le Massachusetts. Le groupe s’était également illustré en 2014 en renforçant ses actifs en Europe, en particulier via l’acquisition d’un site en Belgique. Intertek emploie 36000 collaborateurs, répartis en un réseau de 1000 implantations dans plus de 100 pays. ■ D.O.

MESURE

Endress+Hauser et Metso sortentdeleurscoentreprises Proposer à chacun leur propre réseau commercial afin de répondre au mieux aux besoins de leur clientèle. Tel est l’objectif de l’opération menée par Endress+Hauser (E+H) et Metso Automation. Les deux entreprises ont décidé d’abandonner leurs coentreprises communes en Suisse et en Finlande à compter du 1er juillet 2015. En Suisse, E+H reprendra la participation minoritaire de Metso afin de former une entité dénommée E+H Schweiz. Elle se focalisera désormais sur la vente et les prestations de services autour des procédés industriels. Metso demeurera présent sur le marché helvétique via une activité de commercialisation de pompes et de vannes spécialisées. En

Finlande, Metso reprendra les parts que E+H possède dans la coentreprise. Metso focalisera ses actifs commerciaux et de prestation de services sur le secteur du contrôle de débit. Quant au Suisse, il demeurera présent sur le marché finlandais au travers de sa filiale locale. Pour assurer la transition vers ce nouveau modèle, les deux futurs expartenaires précisent « qu’ils continueront de coopérer étroitement pour le transfert des activités ». Le groupe E+H emploie près de 12 000 salariés, et a généré un chiffre d’affaires de 1,8 milliard d’euros en 2013. Quant à Metso, il s’appuie sur un effectif de 16 000 collaborateurs et affiche des ventes de 3,9 milliards d’euros en 2013. ■ D.O. IndustriePharma N°86 Mars 2015

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À SIGNALER


À SIGNALER

Médicaments

HYPERCHOLESTÉROLÉMIE

La demande d’AMM de Praluent examinée par l’EMA Sanofi et Regeneron Pharmaceuticals annoncent que l’Agence européenne des médicaments (EMA) a accepté d’examiner la demande d’autorisation de mise sur le marché (AMM) de Praluent (alirocumab). Praluent est un anticorps monoclonal expérimental ciblant PCSK9 (proprotéine convertase subtilisine/kexine type 9) destinée au traitement des

patients atteints d’hypercholestérolémie. Il fait partie de l’un des quatre médicaments majeurs de Sanofi qui vont être soumis aux autorités réglementaires en 2015. Le dossier de demande d’AMM de Praluent contient des données sur plus de 5 000 patients inclus dans 10 essais Odyssey de phase III. Outre les études supplémentaires en cours, le programme clinique Odyssey recrutera plus de 23 500 patients

dans plus de 2 000 centres d’études dans le cadre d’essais en double aveugle, randomisés contre placebo ou contrôle actif, d’une durée comprise entre 24 semaines et environ cinq ans. Une demande de licence de produit biologique (Biologics License Application, BLA) pour alirocumab a été soumise à la Food and Drug Administration des États-Unis au quatrième trimestre 2014.

De son côté, la FDA a accepté l’examen prioritaire de la demande de licence de produit biologique (Biologics License Application, BLA) pour Praluent (alirocumab). En vertu de la Prescription Drug User Fee Act (PDUFA, loi sur les frais de médicaments soumis à prescription médicale), cet examen prioritaire devrait durer six mois et une décision devrait être rendue le 24 juillet 2015. ■ S.L.

EXPECTORANTS

DIABÈTE

Phase Ib pour la formulation L’ambroxol toujours sur ultra-rapided’insulined’Adocia la sellette Adocia annonce le lancement d’un essai clinique de phase Ib évaluant BioChaperone Lispro, une formulation ultrarapide d’insuline lispro licenciée aux laboratoires Eli Lilly. Elle utilise la technologie propriétaire BioChaperone, qui permet d’accélérer l’absorption de l’insuline. Cette première étude clinique a pour objectif de mesurer l’effet de BioChaperone Lispro, injectée au moment de la prise d’un repas standardisé, sur la glycémie après

le repas de patients diabétiques de type 1, et de comparer cet effet à celui d’Humalog (insuline lispro d’origine ADNr). Les analogues d’insuline rapides commerciaux sont habituellement injectés avant le repas. Une formulation ultra-rapide d’insuline vise, quant à elle, à permettre l’injection de l’insuline au moment du repas, voire après le repas, afin de réduire l’amplitude des excursions glycémiques postprandiales. ■ S.L.

Nouveau traitement expérimental dans le cancer du poumon ■ L’agence américaine des médi-

caments a accordé le statut de percée thérapeutique à un traitement expérimental pour une forme de cancer du poumon de Roche. Il s’agit du MPDL3280A, un agent immunothérapeutique anticancéreux, pour les patient atteints d’un

cancer du poumon non à petites cellules dont la maladie continue à progresser durant ou après une chimiothérapie à base de platine. En mai dernier, ce traitement expérimental s’était déjà vu accorder ce statut pour une forme de cancer de la vessie.

Pazeo homologué dans les démangeaisons oculaires

■ Novartis a obtenu l’homologa-

tion aux États-Unis par la FDA du Pazeo, un médicament développé par Alcon, filiale dédiée à l’ophtalmologie de Novartis. Ce traitement, administré sous forme d’une goutte unique par jour, réduit les démangeaisons oculaires liées à la

20 IndustriePharma N°86 Mars 2015

conjonctivite allergique sur une période allant jusqu’à 24 heures. Le médicament devrait être disponible sur ordonnance aux ÉtatsUnis en mars 2015. Le groupe s’attend également à ce qu’il soit mis sur le marché en Amérique latine et en Asie d’ici 2017.

Lors d’une réunion en janvier à Londres, le Comité pour l’Évaluation des Risques en matière de Pharmacovigilance (PRAC) de l’Agence européenne des médicaments (EMA) a finalisé la réévaluation du rapport bénéfice/risque des médicaments à base d’ambroxol ou de bromhexine, suite à une demande de la Belgique. Ces molécules sont indiquées dans les troubles de la sécrétion bronchique de l’adulte ou dans le soulagement des maux de gorge, mais suspectées de risque de réactions d’hypersensibilité immédiate potentiellement graves, puisque incluant des réactions anaphylactiques, et de réactions cutanées graves telles que l’érythème multiforme ou le syndrome de Stevens Johnson avec l’ambroxol. En France, les spécialités à base d’ambroxol contre les troubles de la sécrétion bronchique sont réservées à l’adulte. Les spécialités utilisées pour soulager les maux de gorge sont autorisées chez l’enfant à partir de 12 ans. La PRAC a considéré que les spécialités contenant de l’ambroxol ou de la bromhexine sont associées à un risque augmenté d’hypersensibilité et à un risque de réactions cutanées graves,

Br

NH2

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L’ambroxol est un cyclohexanol. tout en précisant qu’ils restaient faibles. Mais d’ajouter que le rapport bénéfice/risque reste positif tout en recommandant une modification de l’information contenue dans le Résumé des caractéristiques produit (RCP) et de la notice.

Un consensus européen à trouver Toutefois 9 pays, dont la France, ont exprimé une opinion minoritaire divergente. Les médicaments à base d’ambroxol et de bromhexine étant tous autorisés selon une procédure d’enregistrement nationale, la position finale sera adoptée au CMD(h)*. En l’absence de consensus, la position de la majorité des membres sera transmise à la Commission européenne qui rendra sa décision sur la base de cet avis. ■ S.L. * Coordination group for Mutual recognition and Decentralised procedures – human

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Médicaments MALADIE GÉNÉTIQUE

Cerdelga de Genzyme autorisé en Europe Après un avis favorable de la Commission européenne, Sanofi et sa filiale Genzyme ont obtenu le 22 janvier une autorisation de mise sur le marché pour Cerdelga (eliglustat) en gélules. Il s’agit d’un traitement oral de première ligne pour certains adultes atteints de la maladie de Gaucher de type 1. « Un petit nombre de patients adultes qui métabolisent Cerdelga plus rapidement ou à un rythme indéterminé, conformément aux résultats d’un test génétique approuvé, ne seront pas éligibles à un traitement par Cerdelga »,

N

O

H3C

Un mécanisme d’inhibition

N H OH

Eliglustat de Genzyme. précise la société. Cerdelga a déjà été approuvé par la FDA en août 2014 et son dossier est actuellement examiné par d’autres autorités réglementaires dans le monde. Ce médicament devrait être disponible dans les pays

RÉTINOPATHIE DIABÉTIQUE

Feu vert de la FDA pour le Lucentis Roche a obtenu l’approbation de la FDA pour le Lucentis (ranibizumab) aux États-Unis dans le traitement de la rétinopathie diabétique chez les patients présentant un oedème maculaire diabétique. La FDA a accordé au Lucentis le statut de percée thérapeutique et un examen prioritaire dans cette indication sur la base des essais cliniques de Phase III (RISE et RIDE). L’oedème maculaire diabétique touche près de 750 000 Américains, soit environ 10 % des personnes atteintes de rétinopathie diabétique, selon le

laboratoire, qui souligne que cette affection est une cause majeure de cécité chez les Américains adultes de moins de 55 ans. L’indication approuvée par la FDA est la quatrième obtenue par le Lucentis depuis 2006 dans le traitement de maladies graves de l’oeil, selon le communiqué. Le Lucentis a été développé par l’Américain Genentech, filiale de Roche. Genentech en détient les droits commerciaux aux ÉtatsUnis, tandis que Novartis a les droits pour le reste du monde. ■ SOURCE AFP

ANTI-INFECTIEUX

OP0595s’attaqueàlarésistance auxantibiotiques Roche annonce qu’il vient d’obtenir des droits pour le développement et la commercialisation de l’OP0595 auprès des Japonais Meiji Seika Pharma (Meiji) et Fedora. Ces droits seront effectifs dans le monde, sauf au Japon. OP0595 est un inhibiteur de bêta-lactamase, en développement clinique de phase I. Les

membres de l’Union européenne au début de 2015 et au cours des années suivantes.

inhibiteurs de bêta-lactamase rétablissent ou potentialisent l’action des antibiotiques bêtalactamines. L’association de l’OP0595 à un antibiotique bêtalactamine cible les infections sévères causées par les entérobactéries (Enterobacteriaceae), y compris des souches multirésistantes aux médicaments. ■ S.L

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Cerdelga est un analogue de la glucosylcéramide et un inhibiteur puissant et spécifique de la glucosylcéramide synthase avec une distribution importante dans les tissus, y compris la moelle osseuse. Il réduit la production de glucosylcéramide, la substance qui s’accumule dans les cellules et tissus des personnes atteintes de la maladie de Gaucher de type 1. ■ S.L.

L’insuline Afrezza disponible aux États-Unis ■ Sanofi et MannKind Corpora-

tion annoncent qu’Afrezza, la seule insuline humaine à inhaler, est désormais disponible sur ordonnance sur l’ensemble du territoire des États-Unis. Afrezza a été approuvé par la FDA pour contrôler l’hyperglycémie des adultes atteints de diabète de types 1 et 2.

À SIGNALER

Extension d’indication pour Velcade

■ La Commission européenne a

approuvé une indication supplémentaire pour Velcade (bortézomib) de Janssen-Cilag. Cette molécule peut être utilisée en combinaison avec le rituximab, la cyclophosphamide, la doxorubicine et la prednisone, dans le cadre du traitement de patients adultes atteints d'un lymphome à cellules du manteau (LCM) non traités précédemment et n'étant pas compatibles avec une transplantation de cellules souches sanguines (soit en première intention).

Pierre Fabre en phase IIa dans la schizophrénie

■ Pierre Fabre Médicament lance un programme de phase IIa pour le F17464, un nouvel antagoniste sélectif des récepteurs Dopaminergiques D3, dans le traitement de la schizophrénie. L’essai est conçu pour évaluer l’efficacité et la sécurité du F17464 par rapport au placebo chez des patients atteints de schizophrénie aiguë. L’essai multinational de six semaines au niveau européen inclura 142 patients.

LE REVUE PRESCRIRE CRITIQUE LES « GAMMES OMBRELLES »

Fin janvier, la revue médicale Prescrire a épinglé les « gammes ombrelles », ces médicaments d’usage courant, mais qui sont vendus sous un même nom. « Le problème avec les gammes ombrelles est la difficulté de savoir à quelles substances on a affaire et donc quelles précautions il faut prendre » a souligné Prescrire. Une gamme ombrelle peut comporter jusqu’à une vingtaine de produits différents contre des troubles courants : rhume, rhume des foins, toux grasse, toux sèche, mal de gorge, état grippal, etc. « Vues à distance les boîtes se ressemblent », alors qu’elles sont destinées à des traitements différents et contiennent des substances différentes avec des « profils d’effets indésirables différents », souligne Prescrire. La revue critique en particulier le

produit de la gamme Humex contre le rhume, et l’absence de composition sur le devant de la boîte et sur les plaquettes où se trouvent les comprimés. Cet exemple illustre un des risques majeurs des gammes ombrelles : les substances sont mal identifiées par le patient et ce dernier peut prendre un autre médicament qui contient le même produit actif et ainsi s’exposer sans le savoir à une surdose, selon la revue. « Les patients et soignants ont intérêt à éviter les médicaments des gammes ombrelles et à choisir des médicaments simples clairement étiquetés et correctement conditionnés », selon la revue qui espère que l’agence du médicament ANSM mettra bientôt en garde contre ce type de produits. S.L. AVEC AFP IndustriePharma N°86 Mars 2015

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À SIGNALER

Médicaments

Résultats encourageants pour masitinib d’AB Science ■ AB Science, spécialiste des

inhibiteurs de protéines kinases (IPK), a obtenu des résultats encourageants avec masitinib, chez les patients atteints d’adénocarcinome oesophagogastrique, non opérable et métastatique, en rechute après un traitement de première ligne. Il s’agit d’une étude prospective, multicentrique, ouverte, randomisée et non contrôlée de phase Ib/II évaluant l’efficacité et la tolérance du masitinib en association avec une chimiothérapie. Les patients ont ainsi reçu du masitinib en combinaison avec de l’irinotecan, ou au Folfiri (irinotécan, 5-fluorouracile et acide folinique), ou au 5-fluorouracile, après l’échec d’une chimiothérapie de première ligne à base de platine.

ONCOLOGIE

Examen prioritaire de la FDA pour Yondelis La FDA a accordé un statut d’examen prioritaire à la demande de Yondelis (trabectédine), un nouveau médicament de PharmaMar produit de manière synthétique mais dérivé à l’origine de l’animal marin tunicier. Il est proposé pour le traitement des patients atteints de sarcome avancé des tissus mous, notamment des soustypes de liposarcome et de léiomyosarcome, et ayant été auparavant soignés par chimiothérapie comprenant un anthracycline. Janssen Research & Development, le partenaire stratégique de PharmaMar dans le développement de Yondelis aux États-Unis, a soumis la demande le 24 novembre 2014. Yondelis avait obtenu un label

OPHTALMOLOGIE

Ikervis se rapproche de la mise sur le marché Santen, société spécialisée dans les domaines ophtalmique et antirhumatismal, a annoncé que le Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l’EMA a rendu un avis favorable pour l’octroi de l’autorisation de mise sur le marché d’Ikervis. La demande d’AMM a été déposée en décembre 2013. Cet avis favorable porte sur une indication de « traitement de la kératite sévère chez les adultes présentant une sécheresse oculaire qui ne s’améliore pas malgré l’instillation de substituts lacrymaux ».

La substance active d’Ikervis est la ciclosporine, un agent immunosuppresseur appartenant à la classe thérapeutique des médicaments ophtalmologiques. La ciclosporine bloque la libération de cytokines pro-inflammatoires et exerce un effet anti-inflammatoire sur les cellules de la surface oculaire. Les bénéfices d’Ikervis sont sa capacité à améliorer les lésions de la surface oculaire et à réduire l’inflammation chez les patients atteints de kératite sévère et présentant une sécheresse oculaire. ■ S.L.

TiGenix avance dans la thérapie cellulaire ■ TiGenix, société biopharmaceu-

tique spécialisée dans le développement de nouveaux produits thérapeutiques à base de sa plateforme propriétaire de cellules souches allogéniques adipeuses expansées pour traiter les maladies inflammatoires et auto-immunes, vient d’obtenir un brevet européen

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EP2292736 relatif à une composition de cellules souches dérivées de tissus adipeux. Les revendications du brevet recouvrent une population spécifique de cellules multipotentes expansées dérivées de tissus adipeux et leurs applications thérapeutiques, ainsi que les compositions pharmaceutiques de ces cellules.

tantes. Une nomination pour un examen HN O prioritaire signifie que O H CH l’objectif de la FDA est O O d’agir dans les six N H H H3C mois, suite à la validaCH3 tion et l’acceptation de S O CH3 H3C CH la demande, en compaO CH3 O raison des dix mois nécessaires pour un Trabectédine de PharmaMar. examen standard. Yondelis est de médicament orphelin pour aujourd’hui commercialisé le sarcome des tissus mous par comme agent unique dans la Commission européenne en 77 pays pour le traitement du 2001 et par la FDA américaine sarcome avancé des tissus en 2004. La FDA accorde un mous, et dans 70 pays pour le statut d’examen prioritaire aux traitement du cancer de l’ovaire médicaments candidats ayant récurrent sensible au platine, en le potentiel de représenter une combinaison avec de la doxoruavancée majeure pour les soins bicine liposomale pégylée. ■ par rapport aux options exisS.L. AVEC AFP CH

O

CH3

DISPOSITIF MÉDICAL

Provepharm lance ProveDye en Europe Provepharm, filiale du groupe Provence Technologies, a obtenu début décembre un marquage CE pour ProveDye, son premier dispositif médical de classe IIa. ProveDye a été certifié comme aide à la visualisation dans les procédures chirurgicales telles que la délimitation des tissus et des pièces opératoires, le test d’étanchéité des sutures, la détection des fuites et des fistules. ProveDye est une solution stérile de Proveblue à 0,5 % (colorant bleu de méthylène cGMP, conforme à la Pharmacopée européenne). De plus, Provepharm a obtenu une certification ISO 13485 : 2012. Le nouveau dispositif médical de Provepharm peut être utilisé comme colorant non spécifique dans les procédures chirurgicales, par exemple en gastroentérologie, en gynécologie, en urologie ou en ORL.

Cl N CH3

N CH3

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CH3

CH3

Bleu de méthylène de Provepharm. La visualisation en chirurgie représente près de 70 % des usages des colorants bleus à l’hôpital. Ces colorants bleus, notamment le bleu de méthylène, ont longtemps été utilisés hors indication ou indiqués uniquement dans des applications précises en chirurgie. Le nouveau dispositif médical ProveDye sera lancé sur le marché européen dès le premier trimestre 2015. Il sera notamment proposé aux chirurgiens généralistes et spécialistes. ProveDye est conditionné en ampoules de 2 ml. ■ S.L.

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À SIGNALER

La molécule du mois

Cette rubrique est proposée par

Daclatasvir C H N O 40

50

8

6

N,N'-(BIPHENYL-4,4'-DIYL)BIS(1H-IMIDAZOLE5,2-DIYL)BIS[PYRROLIDIN-2(S),1-DIYL]BIS [3-METHYL-1-OXOBUTAN-2(S)-YL]BIS (CARBAMIC ACID METHYL ESTER) DÉCOUVREUR ET DÉVELOPPEUR : BMS

Commentaires

BMS-790052 (daclatasvir) est un antiviral à action directe (AAD) prescrit dans le traitement du virus de l’hépatite C (VHC). Ce principe actif est un

inhibiteur de la protéine non structurale 5A (NS5A), une protéine multifonc-

DATE DE PRIORITÉ: 2006 HÉPATITE C

Synthèse du DACLATASVIR

tionnelle constituant un composant essentiel du complexe de réplication du VHC. Le daclatasvir inhibe la réplication de l'ARN viral et l'assemblage des virions. Commercialisé sous le nom de Daklinza, ce médicament est indiqué en association avec d'autres médicaments dans le traitement de l'infection chronique par le virus de l'hépatite C chez les adultes. Il a été testé en association avec l'interféron pégylé et la ribavirine ainsi qu'avec d'autres agents antiviraux d'action directe tels que l'asunaprevir et le sofosbuvir. Deux dosages sont disponibles, à 30 mg et 60 mg de daclatasvir. Le 26 juin 2014, le comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l’Agence européenne du médicament (EMA) a rendu un avis favorable pour le daclatasvir dans le traitement de l’hépatite C chronique chez les adultes. En France, le daclatasvir peut être utilisé dans le cadre d’une autorisation temporaire d'utilisation (ATU) depuis mars 2014. Mais à ce jour, il n'est disponible qu'à l'hôpital. Daklinza a été approuvé au Japon en juillet 2014.

Bibliographie

■-- WO2008021927 (2008) Priority : US20060836996P, 11 Aug. 2006 (Squibb

Bristol Myers Co, US) - WO2009020828 (2009) Priority : US20070954592P, 8 Aug. 2007 (Squibb Bristol Myers Co, US) - WO2009020825 (2009) Priority : US20070954595P, 8 Aug. 2007 (Squibb Bristol Myers Co, US)

Technologie et réactions

■ Friedel-Crafts Acylation

Amino Acid Coupling

Bromination

Amination

Imidazole Synthesis

Amide Coupling

Amidation

Imidazole Synthesis

Suzuki Coupling

Dioxaborolane Synthesis

Becker & Associates est une société spécialisée dans le conseil technologique chimique. Les informations publiées sont tirées de la base des données : "Future Generics Database", qui propose une compilation unique de renseignements sur les génériques de demain. Pour plus d’informations sur la synthèse et les brevets de molécules sur le marché comme en développement, contacter Olivier Mordacque, Ing. Ph.D. Tél. : +33(0)1 48 87 75 44 – omordacque@beckerdata.com – www.beckerdata.com

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DOSSIER

SALLEPROPRE

Un outil de maîtrise de la contamination Travailler en salle propre offre la garantie d’une bonne maîtrise de la contamination tout au long du cycle de production d’un médicament. Encore faut-il que la salle soit conçue, nettoyée, désinfectée ou encore utilisée de façon adéquate. L’homme et son comportement restent l’une des principales sources de contamination qu’il convient de surveiller activement.

26 PRODUCTIONS ASEPTIQUES Les contraintes deviennent de bonnes habitudes

30 Cepi, RÉPARATIONS DE CLOISONS née du transfert de technologie de 32 DÉSINFECTION Créer des biofilms pour tester

© IMT

l’automobile à la pharmacie

l’efficacité des produits

34 ASPEC « Asseoir le support technique et réglementaire »

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DOSSIER

Salle propre PRODUCTIONS ASEPTIQUES

Les contraintes deviennent de bonnes habitudes Entre l’habillage et les contraintes comportementales, le travail en salle propre de classe B n’est pas accessible à tout le monde. Et, pour les opérateurs, de nombreuses étapes et habitudes s’ajoutent à l’exercice de leur métier. « Pour concevoir une installation "salle propre", il existe de nombreux experts dans le domaine, mais avoir le personnel formé et compétent pour accéder et travailler en salle propre, c'est plus complexe ! », témoigne Claudia Wuillemin, directeur Qualité de l’usine de Vernouillet de Leo Pharma. Au-delà des installations techniques de traitement de l’air, les opérations de nettoyage et désinfection des locaux, et de toutes les solutions techniques pour maintenir le niveau de propreté dans les salles de production aseptique, la question des personnes intervenant dans ces salles est primordiale. « Les contaminations bactériologiques proviennent principalement du personnel», observe Jacques Navellou, consul-

tant d’Axys Network, société de conseil dans le domaine de l’asepsie. Claudia Wuillemin ajoute : « le personnel est un des moyens entrants en zones à atmosphère contrôlée (ZAC) que l'on ne peut ni stériliser ni désinfecter ». Difficile en effet d’appliquer aux opérateurs les mêmes procédures que pour des équipements en inox. De ce fait, les contraintes sur les conditions de travail sont très fortes. Avant même d’entrer dans les salles propres, les salariés doivent avoir de « bonnes » habitudes. « On demande aux techniciens d’avoir une hygiène personnelle rigoureuse avant d’entrer dans le bloc stérile », souligne Caroline Deblonde, chargée de transfert de technologie de l’usine de Lille du LFB. « Il doit être capable de s’auto-évaluer. Il est impossible d’entrer dans le bloc en cas de symptômes de maladie », précise-t-elle. Première étape pour prendre son poste : passer les différents sas d’habillage. « Ce sont des contraintes importantes. Aujourd’hui, un opérateur qui entre dans un bloc de classe B effectue un processus en plusieurs sas pour finir par être habillé avec plusieurs couches de vêtements : deux combinaisons, deux masques sur le visage, des gants, des sur-chausses… Plus un carré de peau ne dépasse », témoigne Caroline Deblonde (LFB). Et pour enfiler ces différentes couches de tissu, l’opérateur doit suivre des procédures très précises.

© Leo Pharma

Des procédures à respecter

LE NOMBRE D’OPÉRATEURS EST LIMITÉ POUR LE TRAVAIL EN MILIEU ASEPTIQUE.

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Il ne faut surtout pas contaminer le vêtement stérile. « Il y a toute une gymnastique pour enfiler la tenue. Il y a des personnes qui n’y arrivent jamais. Il faut une façon de faire très précise, très minutieuse et il faut avoir de l’équilibre », indique Florence Mangin, formatrice à l’IMT. Les laboratoires pharmaceutiques se montrent ainsi vigilants tant sur les vêtements utilisés que sur l’ergonomie des sas d’habillage. « Nous intervenons pour définir la nature des sas d’habillage pour éviter les contaminations », explique Jacques Navellou (Axys Network). La question du sas d’habillage a notamment fait l’objet d’investissements sur le site Leo Pharma de Vernouillet. « Fin 2013, nous avons mené un projet de rénovation des sas d’entrée en classe B pour le personnel et le matériel. Il s’agissait de locaux avec des pièces pour l’habillage un


© LFB

peu petites. La surface de ces pièces a été multipliée par deux et dès le mois de mars nous avons vu le nombre de contaminations microbiologiques divisé par deux voire trois », témoigne Claudia Wuillemin (Leo Pharma). Et une fois les vêtements de travail enfilés, il faut encore les supporter pendant plusieurs heures. « Il y fait chaud, on peut ressentir un sentiment d’oppression lié au port de la tenue… Il faut trouver la tenue la mieux adaptée pour l’entreprise, la configuration des lignes de production, les manipulations faites sur les lignes, etc. Quand nous avons changé les tenues il y a deux ans, nous avons mis à contribution les techniciens pour essayer les différents modèles. Il y a énormément de progrès qui ont été faits dans les tenues, en termes d’efficacité et de confort. Néanmoins, avec les nouvelles tenues, il a fallu descendre les températures dans les salles de 2 °C, pour que ce soit plus adapté pour les techniciens », précise Caroline Deblonde (LFB). Outre la faculté des opérateurs de savoir s’auto-évaluer et les contraintes liées à l’habillage, le travail en ZAC repose également sur une grande part de comportement. « Il ne suffit pas de connaître les gestes, mais il faut aussi comprendre pourquoi on fait ces gestes et être en mesure d’adapter son comportement », note Caroline Deblonde (LFB). Une fois entré dans une zone classe B, l’opérateur doit respecter un certain nombre de consignes bien précises sur sa façon de se mouvoir, notamment. Pas question de cou-

LES VÊTEMENTS DE TRAVAIL FONT L’OBJET D’UNE ATTENTION PARTICULIÈRE.

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DOSSIER

Salle propre LA FORMATION, PILIER INDISPENSABLE « Comprendre ce qu’est un micro-organisme, comment ça se multiplie, quels sont les vecteurs… », les connaissances théoriques sont indispensables pour intervenir dans une salle propre. « Les Bonnes pratiques de fabrication imposent d’avoir une habilitation initiale et annuelle à l’habillage », indique Claudia Wuillemin, directeur Qualité de l’usine Leo Pharma de Vernouillet. « Une grande partie de la formation est théorique sur la connaissance du risque », témoigne Florence Mangin, formatrice à l’IMT. L’organisme dispense des formations initiales et continues et associe enseignements théoriques et mises en pratique dans son usine école de Tours. « Nous pouvons intervenir sur site dans le cadre de formation

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rir ou de faire des grands gestes rapides dans les salles. « Il faut réaliser peu de mouvements pour éviter de créer des turbulences au niveau de l’atmosphère et donc de véhiculer des micro-organismes présents dans le milieu », précise Claudia Wuillemin (Leo Pharma). Elle ajoute que les opérateurs ne doivent pas « toucher leurs tenues, ni parler car les masques sont stériles, ni ramasser quelque chose sur le sol, ni s’interposer entre le flux laminaire et le produit ».

Le travail en salle propre nécessite donc du calme et une gestuelle bien particulière. Florence Mangin de l’IMT observe la nécessité d’une grande autonomie. « Il faut avoir une bonne connaissance des machines car on ne peut pas demander de l’aide rapidement. Travailler en zone confinée, c’est travailler tout seul en grande autonomie ». Une capacité que souligne Caroline Deblonde (LFB) : « le cœur du métier en ZAC, c’est la maîtrise de la gestuelle. Il faut une capacité de calme et de maintenir ce calme pendant 3 heures d’activité ». Une notion de « savoir-être » que les laboratoires recherchent au moment du recrutement avant de délivrer des formations spécifiques sur le travail en ZAC (voir encadré). Les laboratoires mettent également en œuvre des outils d’organisation afin de diminuer les contraintes. Ainsi, dans l’usine de Lille du LFB, un affichage du côté « sale » des vitres des salles

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© IMT

Disposer d’une grande autonomie

continue, notamment quand les laboratoires ont une sur-activité et intègrent de nouveaux arrivants », indique Florence Mangin. Les laboratoires organisent également des formations en interne. « À l’intérieur de l’entreprise, nous avons une unité de formation dédiée pour les formations initiales de nouveaux collaborateurs et pour les rappels de formation. Nous ne faisons pas l’apprentissage pratique à la conduite d’un équipement, celui-ci reste du domaine du tuteur en production, mais tout ce qui a trait à la théorie. Nous avons deux modules sur la répartition aseptique », détaille Caroline Deblonde du LFB. Elle souligne qu’il faut neuf mois pour l’acquisition de l’ensemble des modules théoriques et pratiques pour

propres permet un rappel des procédures de production, « pour faciliter le travail et que l’opérateur ait toutes les informations », précise Caroline Deblonde. Et la sortie de zone à atmosphère contrôlée comporte encore des contraintes et

L’HABILLAGE REPRÉSENTE UNE ÉTAPE CLÉ POUR UN POSTE EN ZAC.

savoir piloter des machines dans un environnement aseptique. Chez Leo Pharma à Vernouillet, les formations sont essentiellement réalisées en interne. Pourtant, en 2015, le laboratoire va faire appel à un organisme extérieur : « Nous allons refaire des formations pour l’ensemble des personnels du site. Cela représente 26 groupes de formation sur l’année », indique Claudia Wuillemin. Outre les formations initiales et annuelles, les entreprises mettent en place des formations ponctuelles. « Au niveau des injectables, des coordinateurs en interne font de la formation au quotidien. En cas d’incidents, ils font des rappels aux règles, réexpliquent les procédures… », précise Claudia Wuillemin.

contrôles. D’abord se déshabiller tout en prévenant une éventuelle contamination de la tenue qui doit faire l’objet de contrôles. Sur le site Leo Pharma de Vernouillet, plus de 14 700 prélèvements et contrôles de tenues ont été réalisés auprès des opérateurs en 2014. « Après chaque intervention critique, l’opérateur doit contrôler à l’aide de boîtes de Pétri le niveau de propreté des gants », indique Claudia Wuillemin (Leo Pharma). D’autres contrôles consistent à faire des prélèvements quotidiens sur la tenue, et les gants afin de s’assurer qu’aucun germe n’est présent. « Ces contrôles demandent une période d’incubation de sept jours. L’opérateur essaye de combattre « un ennemi invisible » et il ne peut pas mesurer immédiatement le risque », ajoute Caroline Deblonde (LFB). Et « si on détecte un germe, on démarre une investigation avec une interview du personnel afin de comprendre d’où vient la contamination et de prendre une décision pour le lot concerné et savoir si la personne doit avoir une formation supplémentaire », préciset-elle. Il s’agit de veiller à la noncontamination des productions tout en prenant en compte les différentes contraintes pour les opérateurs. « Aujourd’hui, il faut continuer à faire évoluer les outils afin d’améliorer les conditions de travail et diminuer les risques. Quand on arrive à mettre de bonnes conditions de travail, les contraintes deviennent des automatismes », conclut Caroline Deblonde du LFB. ■ AURÉLIE DUREUIL


DOSSIER

Salle propre RÉPARATION DE CLOISONS

Cepi, née du transfert de technologie de l’automobile à la pharmacie

Créée en 2005 par Dominique Simon, la société CEPI (Centre européen de peinture industrielle) est en train d’agiter le secteur pharmaceutique avec une peinture résistant à la biodécontamination au H2O2. Le produit n’est pas nouveau car il a été découvert en 2009 puis protégé en 2012. Il est le fruit d’un travail empirique, réalisé par Dominique Simon, à la demande d’industriels de la pharmacie. Avec l’abandon progressif des biodécontaminations au formol, le H2O2 est en train de prendre une place prépondérante. Mais s’il agit efficacement sur les micro-organismes, il a aussi le défaut d’endommager les panneaux muraux des salles propres lorsqu’ils sont enduits de peintures standard. « Le H2O2 réagit comme un décapant. Il migre à travers la peinture, entraîne la formation de cloques. Puis, la peinture tombe en poussière », résume Dominique

Simon. Pour mettre au point sa peinture, le dirigeant a essayé un grand nombre de références disponibles sur le marché, testé des renforts de liants et travaillé sur le mode d’application de ces revêtements. En effet, les épaisseurs de couches et les temps de séchage entre chaque application contribuent tout autant à la protection des supports que la composition chimique de la peinture. Le brevet pris porte d’ailleurs sur l’ensemble de ces éléments. Ce produit, dont la renommée s’est répandue par le boucheà-oreille, n’a pas manqué d’intéresser des grands noms de l’industrie pharmaceutique, comme Pfizer ou Sanofi. L’un des plus gros chantiers de l’entreprise a notamment consisté à décaper et repeindre une toute nouvelle usine en Espagne. Elle avait été équipée de panneaux sandwich standard dont

© CEPI

En quelques années, Dominique Simon est passé de la réparation de carrosseries automobiles à celle de panneaux sandwichs pour l’industrie pharmaceutique. Une compétence recherchée tant par des grands acteurs de la pharmacie que par des fabricants de cloisons.

DOMINIQUE SIMON, FONDATEUR DE LA SOCIÉTÉ CEPI.

la peinture n’a pas manqué de cloquer lors de la première biodécontamination. En matière d’innovation, la société ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Dominique Simon annonce le lancement imminent d’un nouveau produit qui permettra de rénover des panneaux encore plus simplement, sans aucun dégagement de COV.

Du PVC pour résister au H2O2 Cette fois, la technologie est basée sur l’application d’un film PVC. « Cela fait trois ans que nous travaillons dessus. C’est un film que l’on appliquera sur les panneaux et sous les joints silicones qui seront déposés puis refaits.

● Rénovation de panneaux sandwich (lisse, nervuré, PET, polyester, stratifié, bois compressé...) ● Restauration de portes (coupe-feu, blindé, isotherme...) ● Réparation de bardages intérieur et extérieur ● Pose de panneaux, de portes, huisseries... ● Mise en peinture de sols industriels (antidérapant, filmogènes...) ● Peinture sur pièces électroniques, mécaniques, militaires, nucléaires...

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IndustriePharma N°86 Mars 2015

© CEPI

LES PRESTATIONS DE CEPI EN BREF

UN EXEMPLE DE SURFACE REVÊTUE, ATTAQUÉE PAR LE PEROXYDE D’HYDROGÈNE.


© CEPI

© CEPI

OPÉRATION DE PONÇAGE DANS LE CADRE D’UNE RÉPARATION DE CLOISON.

Ce revêtement résiste à tout ! », précise-t-il. Ces types de produits très demandés devraient continuer de porter la croissance du groupe qui a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 1,3 M€ avec un effectif de 21 personnes réparties entre Saint-Étienne, Rungis et le siège breton de Briec. Et en 2015, l’entreprise s’apprête à faire ses premiers pas aux États-Unis en s’installant à Washington. Outre le développement de nouveaux produits, CEPI fait déjà des miracles dans la réparation de panneaux, portes ou huisseries abîmées sur les chantiers. « Nous avons une activité importante de « levée de réserve » pour des clients fabricants et installateurs de panneaux avec lesquels nous travaillons », explique Dominique Simon. Elle consiste à réaliser des réparations liées à de petits accidents de chantier (enfoncement de cloisons,

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questions à

© Dagard

APPLICATION DE LA PEINTURE CEPI SUR UN PANNEAU SANDWICH.

rayure, erreur dans des arrivées électriques…). « Lorsqu’une cloison a été détériorée, la solution du remplacement d’un panneau est généralement difficile à mettre en œuvre dans la mesure où ceux-ci sont coulissés puis insérés dans des rails, voire pris dans les plafonds. La démarche nécessiterait donc des travaux compliqués et coûteux et notamment le démontage des éléments entre lesquels celui à remplacer est encastré », poursuit Dominique Simon. D’où les prestations de réparation proposées par CEPI, qui permettent de retrouver une qualité de surface parfaite sans laisser la moindre trace. Et c’est aussi l’occasion d’utiliser ces nouveaux revêtements particulièrement résistants. La société propose, en complément, des prestations de maintenance préventive qu’il réalise pendant des périodes d’arrêts de production. « Nous avons un

Daniel Quinet Directeur Marketing et R&D de Dagard

Faites-vous appel à des professionnels comme Cepi pour exécuter des opérations de réparation sur les chantiers ? Sur les chantiers de construction de salles propres, il y a souvent des petits chocs et des éraflures, notamment au niveau des cloisons en acier laqué, qu’il est nécessaire de reprendre avant la livraison. Dans le passé nous avions l’habitude de nous charger nous-mêmes de ces réparations. Puis, nous avons rencontré Dominique Simon, alors qu’il démarrait sa société. Il a travaillé pour Dagard et nos clients pendant de nombreuses années car il effectue des réparations de très haut niveau

contrat avec une usine de Pfizer où nous nous déplaçons pour l’entretien 15 jours en été et une semaine en hiver », précise-t-il. Ce savoir-faire très particulier en réparation, Dominique Simon le tire d’une première expérience dans la carrosserie automobile. Le dirigeant s’est engagé très jeune dans cette voie par un concours de circonstances qui l’a conduit à racheter une société de carrosserie automobile en 1994. Puis en 1996, contacté par une entreprise fabriquant des panneaux sandwich pour un travail de tôlerie, M. Simon a fait ses premiers pas dans le domaine de la pharmacie. L'intervention a été un réel succès, ce qui l’a conduit en 2003 à vendre son activité de carrosserie automobile pour donner naissance à sa société qui se consacre exclusivement au domaine de la santé. ■ SYLVIE LATIEULE

au point que l’on ne voit plus la différence entre des cloisons réparées et des cloisons neuves. C’est un métier de carrossier et l’on rencontre peu de professionnels sur ce créneau. Est-il vrai que les cloisons standard en acier prélaqué ne résistent pas bien à la désinfection par l’H2O2 ? Il est vrai que si l’on utilise des cloisons standard, les revêtements peuvent cloquer en présence de H2O2. Mais cela fait une dizaine d’années que les fabricants de cloisons se sont penchés sur le sujet et ont développé des solutions. D’ailleurs, dans des installations qui vont devoir subir des désinfections, nous sommes capables de prescrire d’entrée de jeu des revêtements de cloisons adaptés. Quelles sont les solutions proposées par un fabricant comme Dagard ?

Nous continuons d’installer des panneaux en acier prélaqué, mais les revêtements sont soigneusement sélectionnés : la laque 25 microns en polyester est remplacée par un complexe PET 55 microns ou un film PVC 120 microns, ces revêtements étanches sont beaucoup plus résistants en cas de vaporisation H2O2 pour des désinfections occasionnelles. Il y a toujours la solution de cloisons en inox ou en inox plastifié dans le cas de désinfections très fréquentes. Mais quelles que soient ces solutions, cela n’empêche pas les petits accidents sur les chantiers et la nécessité de réaliser des réparations avec des revêtements qui résistent au peroxyde. D’où l’intérêt de la nouvelle peinture développée par Dominique Simon.

Propos recueillis par Sylvie Latieule IndustriePharma N°86 Mars 2015

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DOSSIER

Salle propre DÉSINFECTION

Créerdesbiofilmspour testerl’efficacitédesproduits La société Scientis s’est créée autour de compétences en microbiologie pour les industries cosmétique, des détergents et désinfectants et pharmaceutique. C’est à partir de cette expertise qu’elle a mis au point une méthode de tests de l’efficacité des produits sur les biofilms. sur l’efficacité de ces produits et leurs dites propriétés pour détruire les biofilms que Corinne Benoliel, microbiologiste depuis plus de 20 ans, s’est penchée avec son équipe de 3 personnes et à travers un partenariat avec un laboratoire de recherche fondamentale (le laboratoire Probiogem). « En tant que membre Afnor de la commission Antiseptiques et Désinfectants et experte en microbiologie, je suis partie du constat que nous travaillions sur des normes d’efficacité antimicrobienne en tube à essais et/ou sur supports. Les normes à notre disposition nous permettent de tester des cellules microbiennes à l’état planctonique ou adhérées, mais jamais structurées en biofilms. Il était donc impossible de prouver que le détergent ou le désinfectant avait une efficacité sur ces structures pourtant majoritaires », explique Corinne Benoliel. C’est ce constat qui a motivé cette étude « biofilm » menée durant trois ans par Scientis. L’équipe de Scientis s’est concentrée sur deux types de supports « représentatifs de nombreuses installations et équipements », selon

© Laboratoire Scientis

Bête noire des industriels de la pharmacie, le biofilm n’a pas le droit de cité dans les usines. « Un biofilm est une communauté de micro-organismes structurée dans une matrice protectrice. Cette entité peut s’installer en quelques heures. Grâce à cette coopération, les microorganismes présentent une résistance accrue face aux agents biocides. Cette résistance, liée à la matrice extra-cellulaire et à des modifications génotypiques et phénotypiques, peut être accentuée par certaines conditions environnementales, et notamment la température », définit Corinne Benoliel, directrice du laboratoire Scientis. Les industriels doivent lutter contre ces sources de contamination souvent insoupçonnées des productions. Des procédures d’hygiène générale sont mises en place dans les unités, en utilisant des produits détergents et désinfectants. Ceux-ci revendiquent des actions bactéricide, levuricide et fongicide, voire sporicide ou encore virucide, et pour certains, anti-biofilm. C’est

LA MÉTHODOLOGIE DE SCIENTIS PERMET D’ÉTUDIER LA FORMATION DE BIOFILMS.

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IndustriePharma N°86 Mars 2015

Corinne Benoliel : l’acier inoxydable et le polycarbonate. Ces deux types de supports présentent des propriétés de surface différentes. Le premier étant hydrophile et chargé négativementtandisquelesecondesthydrophobe et neutre. « Les micro-organismes structurés en biofilm excrètent des substances leur permettant d’adhérer de façon importante au niveau des coudes des canalisations, des buses de remplissage… Nous avons donc étudié les propriétés de ces surfaces, ainsi que l’adhésion des micro-organismes sur celles-ci, à l’aide de techniquesanalytiquesetmicroscopiquesavancées. L’objectif était de déterminer la bonne mouillabilité d’un produit sur la surface à traiter et de vérifier si des micro-organismes pouvaient adhérer à des supports définis, et ainsi potentiellement générer des biofilms ».

Mise au point d’une méthodologie de contrôle Scientis aainsi étudié l’efficacitédedétergents désinfectants aux concentrations d’emploi revendiquées par les fabricants, l’influence de la température sur la constitution des micro-organismes en biofilms ainsi que celle liéeàlarugositédessurfaces.L’entreprisecréée en 2007 a ainsi mis au point une méthodologie pour vérifier l’activité des produits revendiquant un effet anti-biofilm. Scientis a également développé un appareil pour créer des biofilms, « à ce jour, monobactériens », c’est-à-dire composés d’un seul type de bactériepourchaquebiofilm,préciseladirigeante. Le laboratoire s’est concentré sur les bactéries Pseudomonas aeruginosa (bacille pyocyanique) et Staphylococcus aureus (staphylocoque doré). La société propose son étude afin de déterminer si « le produit, à la concentration revendiquée, va, en un temps de contact défini, éliminer une charge significative de micro-organismes structurés en biofilm, la viabilité de ceux-ci étant évaluée in fine par des techniques de marquage cellulaire et de visualisation par microscopie à épifluorescence, afin de savoir s’ils sont bien détruits ou capables de se revivifier », précise Corinne Benoliel. L’étude consiste en effet à développer un biofilm avec un type de bactérie et un support prédéfinis, puis à le mettre en contact avec le produit à tester. Enfin, l’utilisation de microscopie à épi-


© Laboratoire Scientis

fluorescence permet de déterimpôt recherche délivré par miner la viabilité des microle ministère de l’Enseigneorganismes qui pourraient être ment supérieur et de la encore présents. Cette dernière Recherche. étape, Corinne Benoliel souDans le domaine de la phyligne son importance : « Les sico-chimie, le laboratoire normes actuelles permettent de intervient pour les études de déterminer macroscopiquestabilité, de compatibilité ment sur gélose nutritive la précontenu/contenant, de consence ou l’absence de colonies trôles organoleptiques, de visbactériennes par dénombrecosité, de densité de pH, et de ment. Si aucun micro-orgapoints éclair. Scientis possède nisme n’est visible à l’œil nu, il en outre une expertise en est cependant possible que certoxicologie et écotoxicologie. tainssoientencoreprésents,sans « Nous globalisons les projets pour autant pouvoir être « culscientifiques de nos clients en tivés » ». Cette méthodologie intervenant dès la rédaction intéresse « les mondes pharmade leur cahier des charges. ceutique, cosmétique, vétéri- SCIENTIS INTERVIENT DANS LE DOMAINE DE LA PHARMACIE NOTAMMENT. Nous les accompagnons éganaire… ». Elle permet de valider lement au niveau de leur marl’efficacité d’un protocole mais aussi de s’asScientis se positionne également sur d’autres keting scientifique. Notre offre peut être surer de l’efficacité des produits utilisés, donc domainestoujourspourlesacteursdelaphargénérale ou ciblée comme, par exemple, avec de développer des produits avec une activité macie, de la cosmétique et des détergents et l’étude anti-biofilm précité ou la déterminaanti-biofilm réelle, mais aussi de screener des désinfectants. La société, située à Romainville tion du pouvoir conservateur d’un produit cosmatières premières à potentiel intrinsèque au sein du Parc Biocitech, dispose de laboramétique. Nous proposons une large gamme antimicrobien susceptible d’être incorporées toires et propose ses services dans les de prestations et avons tissé un réseau de pardans un produit en développement à destidomaines de la microbiologie, la réglementenaires scientifiques, tout en restant l’interlonation antimicrobienne, selon la dirigeante tation et la formulation des produits cosmécuteur unique et privilégié de nos clients. Nous de Scientis. tiques, détergents, désinfectants, biocides ou travaillons avec les industries pharmaceutique, Si la société a développé une expertise dans dispositifs médicaux. Scientis est organisme cosmétique et chimique », conclut Corinne l’évaluation de l’efficacité antimicrobienne, de formation et dispose de l’agrément Crédit Benoliel. ■ AURÉLIE DUREUIL


DOSSIER

Salle propre ASPEC

« Asseoir le support technique et réglementaire »

© Aspec

Alors que l’association prépare la 14e édition du salon ContaminExpo et de son congrès ContaminExpert, son président élu en juin 2014 revient sur les grands axes de son mandat. Rencontre avec Abdel Khadir, président de l’Association pour la prévention et l’étude de la contamination.

ABDEL KHADIR, PRÉSIDENT DE L’ASPEC.

Industrie Pharma : Vous avez été élu en juin 2014 à la présidence de l’Aspec pour un mandat d’un an renouvelable trois fois. Pouvez-vous nous présenter l’association ? Abdel Khadir : Reconnue d’utilité publique, l’Association pour la prévention et l’étude de la contamination (Aspec) a pour mission de fédérer les acteurs de la maîtrise de la contamination et des salles propres autour des activités suivantes : évènementiel, formation, adhésion, publication de guides techniques et audit/expertise. Ces activités concernent de nombreuses filières (de la micro-électronique à l’agro-alimentaire, en passant par le spatial et les laboratoires de confinement) avec une part importante dans les industries pharmaceutique et de la santé. Nos partenaires sont représentés par des ins-

CONTAMINEXPO 2015, UNE ÉDITION SOUS LE SIGNE DE L’INNOVATION Le salon ContaminExpo qui se tiendra du 31 mars au 2 avril à Paris, Porte de Versailles, voit les choses en grand. Avec 150 exposants et 4 000 visiteurs attendus, il accueillera trois salles propres « grandeur nature ». « Une représentera un laboratoire pharmaceutique, une autre un laboratoire L3 et la dernière un laboratoire de sécurité niveau 4 », précise Stéphane Ortu, responsable Développement de l’Aspec. De nombreux ateliers pratiques, ainsi qu’un espace Démo & Actu, seront également organisés pour « permettre aux visiteurs de mieux comprendre et trouver des

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solutions à leurs besoins », ajoute-t-il. Un village Innovation permettra aux start-up de « mettre en avant leur originalité » et des Trophées de l’innovation récompenseront « les équipements, matériels et services » des deux années précédentes. Enfin, le congrès ContaminExpert se penchera sur cinq thématiques : conception des installations, méthodes de contrôle des salles propres, surveillance, biocontamination et techniques de mesures, établissements de santé, ainsi qu’une table ronde dédiée à l’optimisation énergétique des salles propres en exploitation.

titutionnels et des organismes de R&D, mais également par des utilisateurs industriels. Autres acteurs très importants, les équipementiers et fournisseurs de solutions pour la prévention de la contamination et enfin des personnes qui, malgré leur retrait de la vie active, continuent à mettre à profit leurs compétences au service de l’association. Le conseil d’administration compte 24 administrateurs. Et bien sûr, il y a une structure permanente, cheville ouvrière de l’Aspec, qui assure l’aspect opérationnel tant pour le développement commercial que technique. Quelles vont être les grandes orientations de votre mandat à la présidence de l’Aspec ? A.K. : Je veux asseoir ce qui fait la réputation de l’Aspec : le support technique et réglementaire. Nous avons une stratégie à court et moyen termes. D’abord, nous allons mener une réorganisation interne des outils de l’Aspec et moderniser notre approche. Nous sommes en train d’identifier de nouveaux sujets, des marchés en très fort développement. C’est le cas par exemple des dispositifs médicaux. À moyen terme, nous voulons continuer à proposer à nos adhérents une offre différente par son exigence technique. Nous sommes les seuls en France à proposer une formation diplômante « Métrologie des salles propres ». Vous prévoyez également de mettre en place un nouvel outil pour vos adhérents ? A.K. : Nos partenaires sont en attente d’outils, de guides, de recommandations, d’informations et souhaitons répondre à leurs attentes. Notamment au travers de guides aux thématiques variées (le dernier-né « nettoyage et désinfection », sortie en mars 2015, et le guide «qualification et maintenance des isolateurs » à venir), mais aussi de nouveaux outils. Nous voulons renforcer notre solution d’appui technique à distance pour nos adhérents. Quand un adhérent aura une question sur un sujet, il aura la possibilité de trouver l’information auprès d’un permanent de l’Aspec qui est en charge de trouver


4 000 VISITEURS SONT ATTENDUS AU SALON CONTAMINEXPO.

Plus spécifiquement dans le domaine de l’industrie pharmaceutique. Quels sont les sujets qui mobilisent les industriels ?

Désinfectant sporicide

■ L’Anioxy-Spore Twin IP Sterile Concentré

est un désinfectant sporicide fabriqué par les Laboratoires Anios. Sa formule, à faible concentration d’acide acétique et de péroxyde d’hydrogène, est présentée comme une parfaite alternative aux dérivés chlorés et offre une meilleure tolérance pour les utilisateurs. Ce produit concentré est prêt à l’emploi, après dilution dans le bidon d’Anios DW IP Sterile. Il peut être utilisé dans les indusAnioxy-Spore Twin IP Sterile Concentré tries pharmaceutique, biotechnologique et des Laboratoires cosmétique pour la Anios. désinfection des sols, surfaces et matériel (dans les zones à atmosphère contrôlée classes A et B).

Stand C03

Traitement d’effluent liquides sous évier ■ Actini conçoit et fabrique depuis de

nombreuses années des systèmes de traitement d’effluents liquides pour les industries biopharmaceutiques et laboratoires confinés de niveaux de sécurité BSL1 à BSL4. Alternative à l’autoclavage, à l’utilisation de javel ou tout simplement à une solution de traitement

externalisée des effluents souvent onéreuse, l’unité développée par Actini peut traiter thermiquement entre 5 et 70 litres de liquide par jour. Principalement destinés aux laboratoires de recherches (universitaires ou privés), hôpitaux, start-up biotech, laboratoires traitant des OGM… ces systèmes « plug and play » entièrement automatiques sont très Sytème de compacts, très faciles traitement sous à raccorder et dispoévier d’Actini. sent de toutes les fonctionnalités et sécurités requises pour une utilisation en milieu confiné. Fabriquées en série, elles sont disponibles avec évier pour les utilisateurs ayant besoin d’un point d’eau, ou sans, pour raccordement à des éviers ou réseaux existants.

© Actini

NOUVEAUTÉS

© Laboratoires Anios

Envisagez-vous un développement à l’international ? A.K. : Nous restons en effet ouvert à un développement hors de nos frontières et notamment, nous réfléchissons à avoir des structures relais dans les pays francophones. Cela permettrait d’élargir le réseau Aspec. Car nous sommes très sollicités par des personnes qui viennent de pays étrangers pour assister à des congrès et des formations.

Stand B26-C13

Revêtements de sol

■ Gerflor étoffe sa gamme de sols certifiés

pour une utilisation en salle propre, Mipolam Biocontrol. La société lyonnaise présente Mipolam Biocontrol Performance, la gamme de sols pour salle propre haute performance dont les propriétés sont certifiées par l’institut allemand Fraunhofer. Cette gamme, validée pour un usage en salle propre de type BPF-Classe A, présente un impact sur la

A.K. : Il y a des évolutions normatives en cours avec la modification de différentes parties de la norme ISO 14 644. C’est une des rares normes qui est référencée dans les Bonnes pratiques de fabrication (BPF). L’Aspec, à la présidence de la commission en charge de cette norme, sera à même d’être le relais d’information idéal pour les industriels. Une autre des grandes évolutions concerne les modifications de techniques de travail. Aujourd’hui, avec les solutions à usage unique, on se retrouve à confiner complètement tout en ayant des équipements jetables, gamma stérilisés et qui permettent de manipuler des fluides pour les conditionner de manière totalement aseptique. ■ Propos recueillis par Aurélie Dureuil

propreté particulaire de niveau ISO3 et un impact sur la propreté moléculaire audessous de tout seuil de détection. Elle offre une bonne résistance chimique ainsi qu’une facilité de nettoyage.

Stand C12

Combinaison de protection

■ RLD BeMicron a développé et breveté la combinaison BeMicron Pro-Tech réutilisable, conçue pour protéger les opérateurs de salle blanche contre les liquides et particules. La combinaison BeMicron ProTech est certifiée EN 13034 et 13982. Son modèle innovant sans ouverture par devant et son design répondent aux exigences de ces normes. Cette solution d’habillage unique se décline en deux versions : soit avec cagoule intégrée, soit avec cagoule séparée. Cette combinaison est composée d’un tissu hydrophobe soigneusement sélectionné pour ses qualités de résistance aux acides, bases et particules, sa performance et sa fiabilité dans le temps. La combinaison possède une paroi parfaitement lisse devant comme derrière et constitue une véritable barrière contre la contamination humaine et les risques liés à l’environnement. Avec le système de Combinaison pliage et la procédure BeMicron Pro-Tech de BeMicron. d’habillage brevetés de

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© BeMicron

© Aspec

la réponse au sein de notre réseau. Ce type d’interaction existe aussi sur notre salon ContaminExpo.

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DOSSIER

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Salle propre Combinaisons avec visière intégrée

BeMicron, la combinaison est enfilée facilement, les gestes de l’opérateur s’enchaînent automatiquement sans toucher l’extérieur de la tenue et sans erreur de procédure.

Gamme de filtration pour les industries life science

concept de combinaison « CleanVision », la combinaison pour salle propre avec visière intégrée. Cette nouvelle version intègre dorénavant une visière panoramique (anti-buée) qui améliore sensiblement le champ de vision.

© Initial

■ Avec Absolute ProSafe et Megalam, les deux nouveaux filtres HEPA-ULPA de la série ProSafe lancés en octobre 2014, Camfil propose une gamme de filtration complète, conçue pour assurer la sécurité des process sensibles dans les industries life science : biotechnologie, biopharmaceutique, hôpital, cosmétique. Tous ces filtres répondent aux exigences des certifications les plus strictes en matière d’efficacité, de sécurité, de traçabilité et d’audit. Absolute ProSafe et Megalam assurent la filtration HEPA - ULPA des salles propres avec des efficacités déclinées de E10 à U15. Les filtres fins Opakfil ProSafe, Hi-Flo ProSafe et Hi-Cap ProSafe sont dédiés au traitement de l’air conditionné et à la filtration préparatoire des salles propres avec des efficacités déclinées de G4 à E10. Tous les filtres

© Camfil

Combinaison CleanVision d’Initial.

Camfil étoffe sa gamme de filtres.

de la gamme ProSafe sont dotés d’un QR code pour un accès rapide aux informations et certificats ainsi qu’aux caractéristiques produits. Les audits qualités sont ainsi simplifiés. Ils sont testés et certifiés inertes au développement microbien. Ils ne servent pas de nutriment aux micro-organismes selon les normes ISO 846 « Évaluation de l’action des micro-organismes » et VDI 6022 « Conditions d’hygiène pour la ventilation et les systèmes de climatisation ». Les filtres présentent une excellente résistance aux produits chimiques intervenant dans les process ou la décontamination des salles propres et ne comportent aucun composant chimique dangereux tel que le formaldéhyde, les phtalates ou le bisphénol A.

Stand I29

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■ La gamme des pompes multicellulaires

■ Initial présente la version 2 de son

Stand E18

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Pompe multicellulaire

Avec le concept CleanVision, Initial Cleanrooms propose à l’industrie pharmaceutique, une combinaison pour salle propre révolutionnaire : intégrale à visière intégrée (à usage unique) disponible sur le marché dès mars 2015. CleanVision propose une tenue avec un minimum d’ouvertures, ce qui réduit considérablement les risques de contamination. La sécurité est d’autant plus renforcée que le contact avec l’extérieur de la combinaison est minime. En effet, CleanVision est conditionnée dans un emballage stérile et spécialement pliée de manière à éviter les contacts avec la partie extérieure de la tenue lors de la phase d’habillage. Cela permet de réduire les risques de contamination, mais aussi de revêtir la combinaison plus facilement. Grâce au zip situé à l’entrejambe, l’opérateur revêtu de la combinaison peut rester debout, sur ses deux pieds, pour se vêtir et se dévêtir. CleanVision allie une propreté remarquable à un confort maximal. Cette combinaison intégrale à visière anti-buée intégrée vient remplacer la technologie précédente des lunettes pour salle propre portées avec les combinaisons traditionnelles et permet de porter des lunettes de vue.

Stand D26

Analyseur de COT de laboratoire

■ Le nouvel analyseur QbD1200 de Beckman Coulter est conçu pour faire des mesures précises et reproductibles facilement. Cet analyseur de COT assure la plus haute performance tout en réduisant significativement le coût d’utilisation en n’utilisant qu’un seul réactif pour la mesure et en n’exigeant qu’une seule visite annuelle de maintenance.

Stand C04

Contra de Grundfos remplit deux objectifs réputés contraires : la performance et la tranquillité grâce à ces atouts : fiabilité, stérilité, rendement. Les technologies du 21e siècle sont au cœur de cette pompe Contra. Dépassant les attentes de l’organisme EHEDG, ses joints toriques débordants dans le liquide et sa garniture mécanique stérile sans ressort apparent ne laissent aucune place aux impuretés. Elle encaisse les écarts thermiques et l’agressivité des nettoyages en place (NEP), grâce à des emboîtements importants entre les étages en inox forgés. En position verticale, elle permet une vidange intégrale grâce à des pentes importantes sur toutes ses surfaces au fini irréprochable. Toutes les pièces en contact avec le liquide sont très robustes, en acier inox 316L. La Contra est configurable selon les besoins spécifiques des process. La gamme couvre les besoins de 1 à 55 m³/h et jusqu’à 160 mCE avec 2 tailles d’hydraulique à haut rendement. Grâce à ses pressions élevées, elle est parfaitement adaptée au transfert sur de grandes distances et à la filtration de liquides hygiéniques et stériles. Elle est proposée notamment pour les boucles d’eau purifiée et PPI en industries cosmétique et pharmaceutique.

Stand H15

Services de contrôle et qualifications

■ Les dispositifs médicaux (DM) représentent un risque majeur dans les infections liées aux soins. La maîtrise de leur process de stérilisation et de désinfection pour les thermosensibles est un enjeu quotidien chez les industriels et dans les établissements de santé utilisateurs. Hygiene & Expertise est spécialisée dans le contrôle et la qualification des environnements maîtrisés (air, eau, surface) dans le cadre des process de stérilisation et désinfection des dispositifs médicaux thermosensibles. Ces prestations sont accréditées « Essais » selon la norme ISO 17025 et « Inspection » selon la norme ISO 17020.

Stand G25

Service de contrôle de l’air

■ Igienair propose une prestation de

contrôle de l’air comprenant, selon le niveau d’expertise nécessaire, un technicien ou un ingénieur et le système de contrôle Biotrak. Le Biotrak est adapté, entre autres pour les sites de production de médicaments. Il a pour but de détecter en temps réel les particules viables dans le but d’apporter instantanément un indicateur de la qualité microbiologique de l’air permettant notamment d’optimiser le fonctionnement des centrales de traitement d’air dans le but d’économie


Igienair utilise le Biotrak.

d’énergie. Il permet également de conduire des investigations lors de problèmes ponctuels de bio-contamination aéroportée mais aussi une analyse de risques et de cartographier la qualité microbiologique de l’air. Il est utilisé par ailleurs pour fournir un indicateur précoce de la qualité microbiologique d’une zone (après traitement ou nettoyage) dans le but de sa libération pour l’activité et une expertise pour l’amélioration des connaissances du process.

Stand B02-B06

■ La sonde développée par la société Lightouse et distribuée par Gométrologie permet l’affichage et le pilotage d’un test de filtre selon la norme Iso 14644-3. Parmi les caractéristiques de la sonde, l’entreprise souligne un affichage des valeurs mesurées sur écran tactile couleur avec affichage des alarmes et paramétrage du test directement sur la sonde. La sonde possède également des alarmes visuelles et sonores. Cette sonde pilote directement une électrovanne dans le diluteur pour les mesures en amont du filtre. La commande de mesure en amont ou en aval du filtre se pilote directement à partir de la sonde sans autre manipulation. La mesure est effectuée avec un compteur de particules « Solair » 0,1 µ ou 0,3 µ. Ce système est compact, léger, autonome (fonctionnement sur batterie) et comprend la sonde, le compteur de particules, le diluteur, le générateur de DEHS.

Stand C19

système portable est prêt pour être installé et utilisé. Il couvre une gamme de mesures de conductivité de 0,055 à 1 000 µS/cm.

Stand C24

Luminaire

■ Couvert par les termes d’un brevet, le lumi-

naire DALSP-X de Lucisbio à montage de surface est proposé aux environnements sensibles et salles propres. Il est proposé avec un nouveau capot monobloc injecté muni de 4 opercules eux-mêmes injectés, offrant une surface dénuée de toute capacité de rétention de la contamination, qu’elle soit particulaire ou biologique. Ce luminaire offre un cadre standard blanc osant la couleur en option. Équipée d’une électronique robuste, cette solution d’éclairage a pour objectif de vieillir avec la salle propre et se décline également en une version spécifiquement conçue pour les zones à fort confinement.

Stand D10

© Lucisbio

© Igienair

Sonde active pour le test d’intégrité des filtres

Contrôle de l’eau portable

■ Swan propose un équipement portable

pour l’assurance qualité de conductivité de l’eau pharmaceutique. Le système comprend le transmetteur AMI Inspector Pharmacon, le capteur de conductivité UP-Con1000-SL, Le QV-Flow UP-Con-Sl, une batterie rechargeable, ainsi qu’une interface USB. Testé en usine, le

Le luminaire DALSP-X de Lucisbio.

>


DOSSIER

Salle propre

enregistreurs de > Nouveaux température et d’humidité

liques sous formes solides, de poudres ou de dépôts ne nécessitant aucune préparation de surface avant l’analyse sur les échantillons solides.

■ Pour les contrôles de température et d’hu-

Stand A04

Poste de sécurité microbiologique

■ Le Poste de sécurité microbiologique (PSM) SafeFAST Premium présenté par Oxygen est un nouveau modèle de PSM conçu pour les utilisateurs exigeants dans le domaine de la manipulation de micro-

© Kimo

Gamme KT50 et KH50 de Kimo.

de production nécessitant un contrôle en température et humidité. Il fonctionne pour des températures de -20 °C à 70 °C et une humidité relative de 5 à 95 %.

Stand D23

Services d’identification de matières

■ DBP-Mayet intervient sur toute la France et délivre les certificats matière 3.1. Cette méthode permet de réaliser des analyses nondestructives de métaux et alliages de terrain sur des échantillons de formes et dimensions diverses : reconnaissance de type PMI (Identification positive de métaux) d’alliages métal-

© Oxygen

midité, Kimo a spécialement développé une gamme d’enregistreurs dédiée aux besoins de l’industrie pharmaceutique et au stockage de marchandises sensibles aux conditions climatiques. Avec un faible encombrement et une autonomie de mesure allant jusqu’à 500 jours en continu, ces nouveaux enregistreurs se placent discrètement en caissons, chambres froides ou camions frigorifiques. Munis d’un large écran LCD et d’un unique bouton de fonction, ils sont simples d’utilisation et capables d’enregistrer jusqu’à 16 000 points de mesure à raison d’un point par minute (minimum) à un point par jour. La configuration (seuils, fréquence d’enregistrement, conditions de départ / d’arrêt...), le déchargement et l’analyse des données s’opèrent via un logiciel téléchargeable gratuitement sur kimo.fr. Répondant aux exigences de la norme EN-12830, le modèle KT50 permet de surveiller sur une période définie ou de façon continue les process de fabrication, de stockage, de transport et de distribution de denrées réfrigérées ou surgelées. Il fonctionne pour des températures comprises entre -40 °C et +70 °C. Le KH50 est quant à lui destiné à des applications variées tels que le confort ambiant, le stockage de documentations ou d’œuvres d’art, la surveillance de bureaux ou de zones

Le PSM SafeFAST Premium présenté par Oxygen.


organismes et de pathogènes de classes II et III. Ce PSM est équipé d’un nouveau système de contrôle ECS qui lui permet d’être le plus respectueux de l’environnement (consommation électrique et émissions de CO2 faibles) et ergonomique grâce, entre autres, à un niveau sonore le plus bas : 42,5 db. Ses filtres HEPA de très haute qualité avec une durée de vie 2 fois supérieure aux filtres standards diminuent fortement les coûts d’exploitation. La société Oxygen, 1er distributeur Faster, assure la promotion, la distribution et le service aprèsvente de ce nouveau PSM Safefast Premium.

toute nouvelle fonctionnalité prend en charge la totalité de la procédure de contrôle, depuis la vérification quotidienne des balances jusqu’à l’impression d’un rapport final à annexer directement au dossier de lot. Pour sa part, l’opérateur de production est guidé à chaque étape : réglage des pompes de remplissage, fréquence de prélèvement des échantillons à tester, méthode de pesée, gestion des non-conformités, contrôles supplémentaires à réaliser… De son côté, l’encadrement (Prod et AQ) reste informé en temps réel du déroulement des contrôles depuis son navigateur web habituel, interagit avec l’opérateur, importe les mesures, édite des statistiques, approuve les résultats...

gamme, Devea propose désormais le Phileas 100. Cet équipement, à la fois simple à l’usage et pointu techniquement, permet de traiter des volumes moyens allant jusqu’à 500 m3 grâce à ses deux têtes inclinées et son logement pour bidon de 5 l. Il reprend le savoirfaire propre aux dispositifs Phileas, à savoir la technologie de pulvérisation par disque rotatif générant un brouillard fin, non mouillant et non dirigé. Grâce à ses têtes opposées, le Phileas 100 permet de traiter les zones complexes, les multisalles mais également les couloirs. Il possède un gabarit moyen (15 kg pour une hauteur de seulement 70 cm) et quatre roues directionnelles. Son logiciel intègre différents programmes de traitement

Stand D27

Phileas 100 de Devea.

ainsi qu’un dispositif de récupération des données cryptées par USB pour une automatisation de la traçabilité des informations.

Stand F23

Contrôle de process

■ Le système de monitoring Qualitrace de

RT2i, qui assure depuis 20 ans le suivi en continu des environnements propres, étend désormais ses fonctions aux contrôles en cours de production (In-Process Control). Qualitrace permet notamment de suivre précisément les volumes de remplissage de formes liquides (ampoules injectables). Cette

© RT2i

Désinfection par voie aérienne

■ Dans le cadre de son développement de

© Devea

Stand B11

Le Qualitrace de RT2i s’étend aux contrôle de process.


Salle propre Compteur de particules

Stand B05

Solutions d’étanchéité

■ Les solutions d’étanchéité Roxtec sont

utilisées dans les laboratoires et les salles blanches. Ce système protège les salles blanches et empêche les substances dangereuses de s’échapper des salles de confinement.

Gamme de solutions d’étanchéité de Roxtec.

Modulable avec une capacité de réserve intégrée, il est rapide à installer et s’adapte à des câbles et tuyaux de différents diamètres. Il forme une barrière solide et efficace contre le feu, le gaz, l’eau, la poussière, la vermine, et les explosions.

Stand E16

Générateur de vapeur H2O2

■ Symbiose Environnement, société spécia-

lisée dans les processus de stérilisation, a fait confiance à la société italienne émergente Amira qui a mis au point une technologie rapide, économique et efficace pour la vaporisation du H2O2. Sa ligne de produits Bioreset (Brevet Amira srl) s’est rapidement fait une

40 IndustriePharma N°86 Mars 2015

Symbiose Environnement propose les produits d’Amira.

place sur la scène internationale. La philosophie sous-jacente à ces générateurs Bioreset vise à offrir des produits de haute qualité, adaptés à toutes les applications, pour un faible coût d’achat et de maintenance.

Stand A12

Set de vêtements stériles à usage unique

■ VWR présente un set de vêtements stériles à usage unique, pour salles propres. Ce set comprend une combinaison à col, une cagoule, des surbottes et des manchettes. Il est compatibles salles blanches (level I selon IEST-RP-CC003.3). Stérilisé aux rayons gamma (SAL 10-6), il possède un certificat de stérilité. VWR souligne l’aspect pratique avec son sachet d’ouverture aisé et son double emballage individuel. En 60 g SMS, manche raglan, Cat III, type 5,6 et ses surbottes avec semelle PU anti-glisse, ce set de vêtements allie confort et sécurité. De la taille S à XXXL, les combinaisons à cagoule et les manchettes sont livrables séparément.

Stand C14-C17 / D13-D15

© VWR

© TSI

particules de 28,3 l/min capable de compter en temps réel des particules viables et non viables, et conforme à toutes les exigences de la norme ISO 21501-4. Toutes les particules analysées peuvent être recueillies pour être identifiées. Utilisé comme un instrument autonome ou intégré dans le logiciel de surveilLe BioTrak présenté lance TSI FMS, par TSI. BioTrak détecte instantanément la contamination aéroportée et détermine la viabilité des particules.

© Symbiose Environnement

■ TSI présente le BioTrak, un compteur de

© Roxtec

DOSSIER

VWR présente un set de vêtements stériles.


FILIÈRE Santé FORMATION Installé au sein du Genopole depuis mars 2014, le centre de formation IMT vient d’inaugurer de nouveaux locaux dédiés à la bioproduction.

L’année scolaire 2014-2015 bien entamée, l’IMT en a profité pour inaugurer ses locaux franciliens à Évry (Essonne). L’organisme de formation tourangeau s’est implanté en région parisienne au sein du Genopole depuis mars 2014. « Construire un écosystème, c’est réunir dans un même site des médecins et des chercheurs dans des laboratoires publics et privés, des jeunes entreprises innovantes, des sociétés et des formations. Construire un biocluster, c’est ajouter constamment des briques. Aujourd’hui, une brique supplémentaire à la formation se met en place à Évry », s’est félicité Pierre Tambourin, directeur général du Genopole. Les 750 m2 des bâtiments de l’IMT sont dédiés à la formation en bioproduction autour de trois salles de cours et d’installation de bioproduction et de biocontrôle et analyse. Organi-

© IMT/Genopole

L’IMT inaugure des locaux au Genopole d’Évry

Inauguration des 750 m2 de locaux franciliens.

sée comme une unité de production, l’installation dispose d’équipements de taille laboratoire et pilote, mis à disposition par le Genopole via un investissement de plus d’un million d’euros, via une convention signée entre les deux partenaires. De son côté, l’IMT a investi plus de 100000 € pour la rénovation des locaux en location, selon Patrick Hibon de Frohen, directeur général de l’IMT. Avec trois formateurs

dédiés sur le site d’Évry et l’intervention de formateurs de Tours (Indre-et-Loire), l’implantation parisienne est en cours de recrutement de deux personnes supplémentaires en 2015. Sur le site, cinq formations sont actuellement proposées: une préqualifiante, une de technicien en pharmacie et cosmétique industriel, une de technicien supérieur en pharmacie et cosmétique industriel, une de technicien spécialisé en bioproduction industrielle et une de technicien spécialisé en maintenance des équipements pharmaceutique et de bioproduction. Chaque formation compte une dizaine d’élèves. L’IMT Évry accueille aussi des formations continues pour entreprises. ■ À ÉVRY, AURÉLIE DUREUIL

MédecinsduMonde contesteunbrevetdeGilead ■ Médecins du Monde (MdM) a

engagé une action européenne contre le brevet du sofosbuvir, médicament efficace contre l’hépatite C du laboratoire américain Gilead Sciences. L’ONG française a déposé un « mémoire d’opposition au brevet » du sofosbuvir (nom commercial Sovaldi), auprès de l’Office européen des brevets. L’objectif de MdM est de permettre la production de versions génériques en Europe bien plus abordables pour ce traitement efficace et sans effet secondaire, mais vendu en France au prix de 41000 euros pour une cure standard de 12 semaines.

La France veut l'avis de Bruxelles pour Mysimba

■ L' ANSM, opposée à la commercia-

lisation d'un médicament antiobésité, le Mysimba d’Orexigen Therapeutics, réclame l'arbitrage de Bruxelles et un réexamen du dossier de ce coupe-faim. Le Mysimba a reçu le 19 décembre un avis favorable de l’EMA. L'Agence explique son opposition en raison d’une efficacité limitée sur la perte de poids et d’incertitudes sur des risques d’ordres neuropsychiatrique et cardiovasculaire.

FINANCE

Les députés ont voté le 9 février l’ouverture du capital du LFB à des organismes publics pour financer son développement, un projet qui a suscité de fortes inquiétudes sur une « privatisation rampante », exclue par le ministre de l’Économie Emmanuel Macron. L’article 48 du projet de loi Macron dispose que l’État ne sera plus majoritaire dans le LFB mais que des organismes publics le seront. L’objectif, a dit la rapporteure thématique Clotilde Valter (PS), est de permettre le développe-

ment de la société, notamment la construction en France d’une usine pour un coût de 250 M€, en répondant à son besoin de financement, via une entrée au capital de la BPI, organisme public. Mais pour beaucoup de députés, comme Karine Berger (PS), la BPI ce n’est pas « aussi régalien » que l’État. « Il s’agit d’un sujet extrêmement sensible, on ouvre des brèches », a déploré le socialiste Christian Paul. Faux, a répondu le ministre de l’Économie pour qui l’APE (Agence des participations de l’État) et la BPI font partie du

© LFB

L’ouverture du capital du LFB débattue à l’Assemblée

LFB produit des médicaments dérivés du sang.

régalien l’un comme l’autre. « L’APE et la BPI ne toucheront pas de dividendes », s’est-il aussi engagé. L’État ne souhaite pas

faire rentrer d’actionnaire privé minoritaire dans le capital du LFB, même si c’est juridiquement déjà possible, a-t-il insisté. « La BPI n’est pas un fonds de pension. On reste dans un cadre public », s’est insurgé Mme Valter en réponse à la Front de Gauche Jacqueline Fraysse, qui évoquait une « marchandisation du corps humain ». Les députés ont également voté un amendement précisant que si une privatisation du LFB devait être faite un jour, elle devrait être autorisée par le Parlement. ■ SOURCE AFP IndustriePharma N°86 Mars 2015

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Santé La chronique de Gilbert Lippmann

Directeur associé Proconseil

gilbert.lippmann@proconseil.fr

Libérezl’énergie! Le fonctionnement d’une organisation autonome, responsable voire libérée s’appuie, plus que dans d’autres modèles, sur les ressorts de la motivation des équipes. Bien entendu, classiquement, le métier, les valeurs, le management,… en sont des incontournables. Mais le ressort qui est le plus structurant pour les équipes, celui qui échappe malheureusement trop souvent à l’entendement, c’est celui du sens. Dans le domaine du sport collectif, tout le monde le comprend pourtant bien. Le sens d’une équipe de foot, de hand, de volley ball… est en effet très clair : le sport qu’elle pratique a un nom, elle en connaît les règles, elle en saisit les challenges et travaille pour s’améliorer. Nos décideurs n’auraient-ils donc jamais pratiqué de sport co ? Eux qui semblent souvent frappés d’autisme quand il s’agit de parler du sens des équipes de production. Comme si c’était différent… Il y a quelques années, dans le cadre d’un projet de responsabilisation dans un grand laboratoire pharmaceutique, j’abordais cette question du sens, nécessaire aux équipes pour libérer leur énergie. Et la réponse, classique, de l’équipe de direction fut que la seule raison d’être du site soigner les gens - suffisait à rendre le personnel très fier de son usine. Le sens du travail était donc évident… Trop facile ! Croyez-vous en effet que cette réponse convienne à une équipe travaillant sur un site de 300, 500 voire 1 000 personnes ? Oui, pour le directeur du site ; non, pour l’opératrice de conditionnement affectée, en fonction des besoins clients, à l’un ou l’autre des ateliers. Que penseriez-vous si, en tant que membre d’une équipe de sport professionnel, l’on vous disait : aujourd’hui, vous disputez un championnat de foot, demain, un championnat de volley … Alors, pourquoi ce manque de discernement ? Toutes les forces techniques de l’entreprise vous le diront : pour obtenir la meilleure performance des sites industriels, il est nécessaire de mettre en place une flexibilité et une agilité totales des moyens : hommes, machines, produits…. Et en pure logique, c’est vrai ! Mais les équipes sont-elles des moyens comme les autres, sans état d’âme ? Ne serait-il pas préférable d’organiser des territoires pour chacune d’entre elles, dédiés quasi en permanence aux mêmes produits ou clients ? Ne serait-il pas préférable de stabiliser chaque équipe sur un territoire afin d’augmenter sa compréhension et sa motivation ? Chacune deviendrait ainsi une véritable équipe de professionnels, connaissant ses clients, les règles du jeu et œuvrant pour, sans cesse, progresser ?… Il est vrai que de telles notions impliquent souvent de repenser le système de production… mais osera-ton un jour reconnaître la suprématie de l’humain dans la performance ? Il est temps de revenir au sens pour, enfin, libérer la motivation ! ■

42 IndustriePharma N°86 Mars 2015

CONTREFAÇON

Les acteurs se mobilisent Selon l’OMS, environ 1 % des médicaments vendus dans les pays développés sont contrefaits. Dans certaines régions d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, la part monte à 30 %. Pour lutter contre ce fléau, plusieurs actions ont été entreprises. L’Association européenne des médicaments génériques (EGA) a rejoint l’European Stakeholder model (ESM), un système destiné à mettre un terme à la remise sur le marché de médicaments volés et/ou contrefaits. La Fédération européenne des industries et associations pharmaceutiques (EFPIA) avait annoncé en septembre la mise en place de ce système avec les acteurs de la «supply chain» en Europe. L’ESM associe un dispositif inviolable à un code-barres en 2D permettant la certification des produits. En

© DR

FILIÈRE

Dans certains pays, 30 % des médicaments sont contrefaits.

parallèle, l’Institut international de recherche anticontrefaçon de médicament (IRACM) a lancé sur son site un e-learning pour mieux comprendre le phénomène et les enjeux de la lutte contre les faux médicaments. Gratuit, disponible en français, en anglais et en espagnol, il est destiné à tous les publics. ■ A.F.

R&D

Alexion choisit la France

La société biopharmaceutique Alexion a annoncé l’ouverture prochaine en France de son premier laboratoire de recherche en dehors des EtatsUnis. Alexion est une entreprise régulièrement reconnue dans les classements internationaux comme l’une des plus innovantes au monde dans son secteur. Ce centre, baptisé « Centre R&D Alexion Paris », sera situé dans les locaux de l’Institut Imagine, au sein du campus de l’hôpital Necker-Enfants Malades. Il sera axé sur la recherche et la découverte de traitements innovants pour les maladies rares et sévères. Cette initiative permettra à Alexion de développer son expertise dans la recherche sur les maladies rares et de conforter l’Institut Imagine comme un leader mondialement reconnu dans la recherche génétique. Le « Centre R&D Alexion Paris »

regroupera approximativement 20 chercheurs. À cette occasion, Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique a déclaré : « Nous sommes heureux qu’Alexion ait fait le choix d’établir ce laboratoire de recherche en France au sein de l’Institut Imagine à Paris. Ce choix confirme l’excellence internationale de la recherche médicale française, et l’environnement attractif que propose la France aux entreprises innovantes. Nous devons poursuivre le travail engagé depuis deux ans, pour inciter les entreprises internationales à investir davantage dans notre pays. Le projet de loi pour la croissance et l’activité comporte des mesures concrètes allant dans ce sens, que ce soit en faveur de l’investissement ou de l’innovation. » ■ S.L.


Santé MEDIATOR

Certaines demandes d’indemnisation qui avaient été rejetées dans le cadre de l’affaire du Mediator pourraient être réexaminées. Le gouvernement a déposé un amendement au projet de loi de finances rectificative pour 2014, en cours de débat au Sénat. L’amendement propose que des experts de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) réétudient certaines de ces demandes. Ces experts pourront revoir leur position notamment s’il y a « des

© DR

Des demandes d’indemnisation pourraient être réexaminées

Le Mediator a été retiré du marché fin 2009.

éléments nouveaux » ou si « les dommages constatés sont susceptibles, au regard de l’évolution des connaissances scientifiques, d’être imputés au benfluorex (le principe actif, ndlr), alors qu’ils ne

VIEILLISSEMENT VISUEL

Un nouveau carton Cyclamed dans les officines

■ Les officinaux utiliseront un

nouveau réceptacle Cyclamed en carton recyclé, disponible toujours gratuitement auprès de leur grossiste répartiteur, dès la première semaine de février pour récupérer les Médicaments non utilisés des ménages (MNU). Cette évolution, avec des améliorations en termes de qualité et sécurité, a été réalisée en collaboration avec les pharmaciens, les grossistes répartiteurs et les entreprises du médicament. Le nouveau carton 2015, de mêmes dimensions que le précédent, se veut encore plus solide, plus étanche. Le montage du carton est détaillé dans une vidéo visible sur le site : www.cyclamed.org

Faux espoir dans la lutte contre Ebola

Lancement de la chaire Silversight

■ Alors que la communauté internationale s’est mobilisée pour lutter

Essilor et l’Institut de la vision (UPMC/Inserm/ CNRS) ont lancé, le 20 janvier, sur le campus Jussieu la chaire industrielle SilverSight. Soutenue par l’ANR et Essilor, cette chaire est portée par le docteur Angelo Arleo, chercheur en neurosciences à l’Institut de la vision et directeur de recherche au CNRS. Son équipe internationale, composée de 16 scientifiques, travaille sur le thème « vieillissement visuel sain, action et autonomie ». Elle cherche à mieux comprendre et évaluer les mécanismes de dégénérescence des fonctions perceptives et cognitives liés au vieillissement du système visuel, tout en définissant les méthodes et les instruments de dépistage et de mesure nécessaires. Avec le vieillissement de la population, l’impact grandissant de ces troubles de la vision engendre un réel problème de santé publique. Aujourd’hui, dans le monde, 470 millions de personnes ont plus de 65 ans. Elles seront 820 millions en 2025 et 2 milliards en 2050 selon l’OMS. Le nombre de Français de plus de 60 ans va lui aussi s’accroître significativement. Au plan mondial, la perte de productivité, due à la mauvaise vision, équivaut à 275 milliards de dollars par an selon le Vision impact institute. « Cette chaire est le premier laboratoire de recherche d’envergure à étudier le vieillissement sain de l’œil », explique Angelo Arleo, porteur de la chaire. Un des autres axes soulevés par SilverSight est la définition de normes et de standards nouveaux pour la conception d’outils de diagnostic précoce des troubles visuels chez les personnes âgées. ■ S.L. IndustriePharma N°86 Mars 2015

pouvaient l’être à l’époque où la demande d’indemnisation avait été rejetée ». Le gouvernement explique que depuis la mise en place du dispositif d’indemnisation des victimes en 2011, les connaissances scientifiques des préjudices cardiaques susceptibles d’être induits par ce médicament ont significativement progressé. Le Mediator est un antidiabétique de Servier et a été prescrit pendant 30 ans. Largement détourné comme coupefaim, il a été retiré du marché fin 2009. Il pourrait être à l’origine de 2100 décès. ■ A.F.

FILIÈRE

43

contre l’épidémie Ebola, la baisse du nombre de nouveaux cas, ces dernières semaines, avait fait naître un certain optimisme. Mais le bilan de l’épidémie s’est de nouveau alourdi dans les trois pays d’Afrique les plus touchés par la maladie, en franchissant la barre des 9000 morts (début février), selon l’OMS.


Santé

Vice-président exécutif de l’IMT p.hibon@groupe-imt.com

Vousavezdit«Santépublique»? Kezako? Plusieurs « forum » de discussion sur les réseaux sociaux portent actuellement le débat sur la notion de « Santé publique ». À l’heure où nous écrivons cette chronique, la loi Macron, loi « fourre-tout », soumise aux Assemblées, se veut être - sans l’avouer - un contrepoids politique aux dispositions prises par la ministre de la Santé concernant, entre autres, le principe du tiers-payant. Ces deux projets de loi, concoctés par les technocrates ministériels habituels, relèvent alternativement soit d’un concept ultra-libéral, soit d’un dogmatisme éculé. Ils aboutissent dans tous les cas de figure au délabrement de cette Santé qui a de moins en moins la vertu de se dire publique. Comment, en effet, dire à un pharmacien ou à un médecin de ville moyenne ou de campagne que c’est un nanti. Comment ne pas constater qu’une pharmacie d’officine ferme tous les trois jours, non pas parce qu’elles sont pléthore, mais parce que les jeunes diplômés, hors les cas de reprise dans un contexte familial, jettent l’éponge. Comment ne pas admettre, que pour ces mêmes raisons, un désert médical s’instaure en France et que l’État, au lieu de favoriser, d’inciter au besoin par des allégements fiscaux ou financiers, préfèrent les taxer de «privilégiés», au risque de jeter sur ces professions l’anathème. Comment continuer à admettre que l’industrie pharmaceutique continue à être taxée lourdement financièrement, d’année en année, au risque d’incompréhension des multinationales étrangères qui ne comprennent rien à ce harcèlement, et s’en vont planter ailleurs leurs sites de production, au risque de perdre notre indépendance sanitaire. Pourquoi, au risque de me répéter, de chronique en chronique, ne pas considérer que notre « Santé publique » est un bien commun, un service public, comme le sont l’Éducation ou notre Défense nationales. Que les hôpitaux soient la cause de 80 % du déficit de la Sécurité sociale, et alors ? Si cette « Santé » est publique, fi de parler de déficit ! Il me semble bien plus important de savoir quel système de santé vaut pour notre pays, plutôt que d’ergoter sur le nombre de dimanches autorisés à l’ouverture pour certains commerces. Le bon peuple est descendu dans les rues des villes de France pour afficher les valeurs auxquelles il adhère. Que nos dirigeants soient attentifs au fait que ce bon peuple n’y prenne goût, pour défendre d’autres valeurs, moins technocratiques ou moins dogmatiques. Un changement de société, et à tout le moindre, de notre système de santé s’impose pour instaurer, en large concertation avec l’ensemble des acteurs, une Santé publique digne de ce nom. Du courage, mesdames et messieurs les politiques ! ■

44 IndustriePharma N°86 Mars 2015

PROFESSION

Un jeu vidéo sur les métiers de la pharmacie « Pharma War » est un jeu vidéo en accès libre, lancé par les Entreprises du médicament, visant à expliquer de façon vivante et concrète à un large public comment, de la conception à la production, l’industrie pharmaceutique fonctionne. Une mise en situation virtuelle face à un nouveau virus particulièrement virulent, menaçant l’humanité tout entière, permet aux joueurs de comprendre comment l’industrie du médicament est capable de se mobiliser face à une menace extérieure. In fine, ce jeu est l’occasion de mieux faire connaître l’ensemble des métiers de la pharmacie, d’éveiller l’intérêt et de susciter des vocations. L’industrie du médicament compte près de 100 000 collaborateurs directs en France dans plus de 150 métiers. Le thème central du jeu consiste à produire un médicament à

Le jeu consiste à produire un médicament face à un nouveau virus.

© Leem

La chronique de Patrick Hibon de Frohen

temps, face à un nouveau virus. Les joueurs doivent identifier les experts les plus appropriés grâce à des fiches descriptives, des interviews vidéos,… portant sur les différents métiers de la pharmacie, depuis la recherche jusqu’à la distribution. Chaque erreur ralentit la production du médicament et permet au virus de gagner du terrain. ■ S.L. Pour jouer : http://pharma-war.leem.org/

VACCINATION

Gavi recueille 7,5 milliards de dollars de dons L’organisation Gavi (fondée en 2000) a recueilli des promesses de dons de 7,539 Mrds $ pour poursuivre une campagne de vaccination d’enfants dans les pays pauvres entre 2016 et 2020, ont annoncé ses responsables à l’issue d’une conférence de donateurs à Berlin. Gavi, Alliance globale pour les vaccins et l’immunisation, s’était fixé un objectif de 7,5 Mrds $ (6,6 Mrds €) pour financer la prochaine étape de sa campagne de vaccination, qui doit permettre d’immuniser 300 millions d’enfants et de sauver entre 5 et 6 millions de vies. L’objectif de récolte de fonds a été légèrement dépassé « parce que certains donateurs ont augmenté leur contribution de manière substantielle », s’est félicité lors d’une conférence de

© GSK

© T.Borredon

FILIÈRE

Gavi fait vacciner des enfants dans les pays pauvres.

presse Dagfinn Hoybraten, président de l’Alliance. Gavi a recueilli un engagement à hauteur de 365 M€ de la France, l’un des plus gros contributeurs au projet ; L’Allemagne a promis 600 M€. La Chine, Oman, le Qatar et l’ArabieSaoudite ont rejoint pour la 1e fois le rang des donateurs, a précisé M. Hoybraten. ■ SOURCE AFP


Santé

FILIÈRE

Le Leem a présenté ses vœux à la presse

Fujifilm et BioAster dans la détection rapide du virus Ebola

« 2015 doit rompre avec les vieux schémas », s’est exclamé Patrick Errard, président du Leem à l’occasion des voeux à la presse des Entreprises du médicament. Le dirigeant voit donc dans l’année qui s’ouvre une « année charnière », après « quatre années de régulation comptable à marche forcée, d’instabilité juridique, de récession commerciale et de fragilisation industrielle ». Le Leem entend répondre aux grands enjeux déjà identifiés en 2014 : le défi autour de l’innovation, le défi autour de l’efficience et le défi de l’attractivité du pays. Alors que le Leem comptabilise 182 médicaments préenregistrés pour une mise sur le marché en 2015, l’organisation pose à nouveau la question du prix et de « l’incapacité de notre système à restituer les gains d’efficience que le médicament génère », selon Patrick Errard. Parmi les propositions formulées, le Leem demande de « fonder

spécialiste des technologies de l’image, a signé un contrat avec l’institut de recherche technologique (IRT) français BioAster, en vue de la mise au point d’un test de détection rapide du virus Ebola. L’étude conjointe vise à concevoir un système de diagnostic portatif, de petite taille, simple, pour détecter rapidement (le virus), tout en apportant des informations comparables à celles des tests moléculaires. Fujifilm compte appliquer à Ebola sa technologie de détection à haute sensibilité de la grippe, issue de son savoir-faire hérité de l’ère de la photo argentique. Lancée en octobre 2011 au Japon, cette technique permet de déceler le virus en trois à 15 minutes en utilisant deux types d’anticorps. Bioaster apportera de son côté les anticorps qu’il produit contre le virus Ebola. Ce test concurrencera les tests actuels, basés sur la détection génétique du virus, qui prennent plus de deux heures.

PROFESSION

© Leem

l’évaluation de la valeur produits localeajoutée sur l’intérêt global ment », afin de du médicament pour le « stimuler l’invespatient et non sur le seul tissement dans les rapport bénéfice/risque ». productions d’avePour répondre au nir ». Et pour deuxième enjeu de l’effirépondre à ces cience des technologies de défis, le président santé sur le système de du Leem entend soins, Patrick Errard « définir avec la Patrick Errard, rappelle les propositions puissance publique président du portées auprès de la minisun dialogue Leem. tre de la Santé, et notamrénové ». Alors ment « l’optimisation et la que l’organisation rationalisation des parcours de s’était retirée des négociations du soins » et le développement de la CSIS/CSF en 2014, le Leem s’est télémédecine. Concernant l’attracadressé au Premier ministre pour tivité française, l’organisation demander un CSIS « réellement clé professionnelle appelle à « préserde voûte du dialogue entre l’État et ver les volumes de production des les industriels » ainsi que l’instaumédicaments traditionnels et les ration d’un « principe de primauté emplois qui y sont rattachés », via conduisant à privilégier la voie notamment des mesures d’incitaconventionnelle (et donc l’accordtions fiscales à la production locale. cadre) pour toute décision susceptiLe président du Leem demande ble d’avoir un impact économique également une « meilleure prévisipour les industriels du médicament », bilité des prix des produits princeps souligne Patrick Errard. ■ A.D.

■ Le groupe japonais Fujifilm,


FILIÈRE

Jeune société innovante

DIABÈTE Jeune entreprise biopharmaceutique, Poxel se lance en Bourse pour poursuivre le développement de ses médicaments anti-diabétiques.

PoxelintroduitenBourse

© Poxel

© Poxel

naire qui pourra terminer Poxel, une société lyonLe pipeline de Poxel le développement et naise spécialisée dans le commercialiser le produit. développement de médicaPréIndication clinique Phase I PhaseIIa PhaseIIb PhaseIII Marché Nous utiliserons les fonds ments anti-diabétiques, récoltés grâce à l’introducvient d'annoncer le succès tion en Bourse pour de son introduction en DIABÈTEDETYPE2 IMEGLIMINE -MONOTHÉRAPIE travailler à renforcer la Bourse. Comme elle l’espédifférenciation de notre rait, elle a pu lever DIABÈTEDETYPE2 produit par rapport à ce 26,8 millions d'euros, afin IMEGLIMINE -ASSOCIATION ÀLAMETFORMINE qui existe déjà sur le de poursuivre le développemarché ». Le fait qu'il soit ment de son candidat-médiDIABÈTEDETYPE2 le premier d'une nouvelle cament le plus avancé, -ASSOCIATION IMEGLIMINE classe d'antidiabétiques l'Imeglimine. ÀLASITAGLIPTINE pourrait aussi jouer en sa L'histoire de Poxel PXL770–DIABÈTEDETYPE2 faveur. « Cela permettra à commence en 2007. À cette notre partenaire d'obtenir époque, Merck acquiert la nécessaires pour poursuivre le un bon prix auprès des autorités société Serono et souhaite se retidéveloppement des médicaments. de santé », note Pascale Malgouyres. rer de certaines aires thérapeuCe qui nous manquait, c'étaient Poxel a également un autre tiques. « Merck Serono a entrepris les financements, se souvient produit dans les tuyaux, le une démarche de désinvestissePascale Mal-gouyres. Nous PXL770, actuellement prêt à ment de la R&D dans le diabète, à savions qu'il nous fallait des fonds entrer en phase I clinique. laquelle certains co-fondateurs de importants pour poursuivre les « Dès que nous aurons les fonds, Poxel ont participé », explique études cliniques ». nous pourrons passer aux essais Pascale Malgouyres, directrice du chez l'homme, avec une phase I business développement de Un nouvel antidiabétique oral sur volontaires sains », prévoit-tPoxel et l'une des fondatrices de Depuis sa création, Poxel a en elle. Cette molécule active une la société. « Nous étions une effet mené six études cliniques, enzyme, l'AMP kinase, surnoméquipe de cinq, habitués à travaildont une de phase I et cinq de mée « l'enzyme du sport », ler ensemble dans des groupes de phase II. La société parvient à provoque sur les modèles projet, sur des médicaments antitrouver des investisseurs et animaux une baisse de la glycédiabétiques en développement. embauche du personnel supplémie, accompagnée d'une baisse Un projet de spin-off a été mentaire, notamment un direcdes lipides. « C'est un projet qui a proposé et accepté par Merck Pascale Malgouyres, teur financier et des personnes également du potentiel », estime Serono ». L'entreprise a fait une directrice du business chargées du suivi des études Pascale Malgouyres. avance afin de les aider à démardéveloppement de Poxel. cliniques. « Nous n'avons pas de Outre le développement de ce rer leur activité. Poxel voit le jour laboratoire à proprement parler. second produit, l'entrée en Bourse en mars 2009. « Dans l'équipe de Nous sous-traitons les études d'antidiabétiques oraux. « Il a la de la société va permettre à Poxel fondateurs, il y a une pharmacocliniques, réalisées en Europe et particularité d'agir sur les deux d'accélérer le programme de logue, un pré-clinicien, un direcaux États-Unis », poursuit Pascale défauts principaux du diabète : développement autour de l'Imeteur médical, un responsable du Malgouyres. Le principal produit l'insuffisance de sécrétion de l'inglimine, en lançant de nouvelles business development (moidéveloppé par Poxel, baptisé suline et son incapacité à agir études en Europe et aux Étatsmême) et le directeur général, issu Imeglimine, est le premier reprécorrectement au niveau des Unis, mais aussi de s'attaquer au du département R&D. À nous sentant d'une nouvelle classe cellules, pour faire baisser le taux marché asiatique, en particulier cinq, nous avions les compétences de sucre dans le sang. Les autres japonais. « C'est un marché à fort antidiabétiques agissent soit sur potentiel, le 2e mondial sur le FICHE D'IDENTITÉ l'un, soit sur l'autre. L'Imeglimine a diabète. Nous avons démarré une Date de création : 11 mars 2009. Capital), 26,5 M€ via d'autres finandéjà démontré son efficacité dans étude de phase I sur des sujets Directeur général : Thomas Kuhn. ceurs, non présents au capital plusieurs études cliniques, ainsi japonais. Nous aurons les résultats Nombre de salariés : 11. (avance de Merck Serono ou CIR) et que sa sécurité d'emploi sur près en milieu d'année. Nous pourrons Financement : 34 M€ via des parti26,8 M€ via l’introduction en Bourse. de 800 patients », détaille Pascale alors rencontrer les autorités de cipations au capital (principaleActivités : développement de proMalgouyres. Néanmoins, Poxel santé japonaises et embrayer ment Edmond de Rothschild duits innovants dans le diabète de ne compte pas aller jusqu'à la directement sur une phase IIb », Investment Partners, BPI et Omnes type 2. commercialisation de l'Imegliprévoit Pascale Malgouyres. ■ mine. « Nous cherchons un parteANNE-GAËLLE MOULUN

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Partenariat

FILIÈRE

IPRODUCTION DE MÉDICAMENTS lI est parfois difficile de produire des extraits végétaux à grande échelle. Le laboratoire commun TerpFactory se propose d’évaluer des voies biotechnologiques avec ses deux partenaires l’Institut de Biologie Moléculaire des Plantes et la société Plant Advanced Technologies.

L’Institut de biologie moléculaire des plantes (IBMPCNRS) de Strasbourg et la société nancéenne Plant advanced technologies (PAT) viennent d’annoncer leur association pour créer le premier laboratoire commun (LabCom) dans le domaine du végétal. Baptisé TerpFactory, il s’inscrit dans le cadre d’un nouveau programme, mis en place en 2013, dont l’objectif est d’inciter les partenariats entre une PME ou ETI et un laboratoire public de recherche. « TerpFactory n’est pas un projet mais un laboratoire commun. C’est une structure très moderne qui favorise les échanges et le transfert de technologie dans laquelle nous introduirons des projets de recherche » explique Jean-François Ginglinger, coordinateur R&D pour PAT. « Les échanges public/privé sont beaucoup plus fluides en Europe du Nord, et c’est ainsi que devrait fonctionner la science dans les laboratoires ». Financé par l’Agence nationale pour la recherche (ANR), le premier programme de TerpFactory portera sur la mise au point d’un procédé de production d’un puissant anti-inflammatoire de la famille des terpènes utilisé en médecine traditionnelle. Mais il est issu d’une espèce végétale en voie d’extinction donc impossible à produire commercialement par extraction. À ce stade, les partenaires ne dévoilent pas davantage d’informations sur ce produit car la capacité à identifier une molécule d’intérêt associée à des marchés potentiellement importants correspond à un enjeu économique majeur. On sait juste que les molécules de la famille des terpènes, souvent issues de végétaux, constituent déjà une ressource de premier

© Plant advanced technologies

TerpFactorytransformelesplantesen bioréacteurs

PAT obtient des principes actifs avec sa technologie de sécrétion racinaire.

plan pour les secteurs pharmaceutique et de la parfumerie. Dans le domaine pharmaceutique, leur importance s’est illustrée par le développement de médicaments majeurs, ces trente dernières années, tel que le Taxotère (Sanofi-Aventis), ou la Vinorelbine (Pierre Fabre Médicaments) utilisés dans le traitement de certains cancers. Le premier médicament terpénique produit par une approche entièrement biotechnologique est cependant l’artémisinine antimalaria . Cette production utilise un procédé très récemment développé par Amyris et l’Université de Berkley avec l’appui de la Fondation Bill et Melinda Gates, et commercialisé par Sanofi. Pour ce qui est de ce premier projet de TerpFactory, si la molécule cible et la plante ont été identifiées, il reste encore un défi scientifique à relever. Il réside désormais dans l’élucidation de la voie de biosynthèse de cette molécule pour pouvoir construire les outils biotechnologiques en vue d’une production commerciale à des coûts compétitifs. Il y a

donc un important travail de recherche en amont qui devra être réalisé par l’Institut de biologie moléculaire des plantes, le plus important centre de recherche en biologie des plantes du CNRS. L’Institut apportera son expertise en exploration et ingénierie métaboliques pour permettre la production de cet actif dans un organisme hôte. Ces découvertes devront ensuite être transférées à la société PAT pour permettre leur exploitation industrielle. Pour l’heure, la société utilise commercialement une technologie de sécrétion racinaire pour la production de principes actifs pour la cosmétique. Le protocole consiste à cultiver des plantes et à les stimuler pour leur faire produire des molécules d’intérêt par sécrétion racinaire.

Une technologie non destructrice Cette technologie a la particularité de ne pas endommager les plantes, puisqu’une fois la récolte de molécules effectuée par lavage des racines, elles peuvent être remises en culture et effectuer plusieurs cycles de production. « Pour l’instant, la société PAT produit des molécules par sécrétion racinaire, mais notre associa-

tion pourrait la conduire à mettre au point d’autres approches biotechnologiques pour produire des molécules, que ce soit dans un hôte végétal ou microbien », confie Danièle Werck, directrice de recherche à l’IBMP. Pour effectuer ces recherches, TerpFactory disposera de 300 000 euros de subventions de l’ANR sur trois ans. Ce montant servira à financer principalement un poste de postdoctorant et les coûts de fonctionnement du projet. Par ailleurs, le LabCom restant une structure virtuelle, les travaux seront menés à cheval/alternativement dans les locaux de l’IBMP à Strasbourg, ou au sein de la société PAT, selon qu’il s’agira de faire de la recherche fondamentale ou de la validation de procédé. Le monde végétal est une source d’inspiration majeure pour le développement d’actifs biologiques utilisés dans l’industrie pharmaceutique et cosmétique ou dans le domaine des arômes et des parfums. Or l’utilisation d’extraits naturels représente un coût élevé pour les industriels lorsque les sources végétales sont disponibles en quantité limitée ou aléatoire. D’où l’intérêt d’adopter des approches biotechnologiques à partir de plantes. C’est une voie en pleine expansion. Et le champ des possibles est d’autant plus vaste qu’il existe une formidable biodiversité des plantes qui est loin d’avoir été totalement explorée. ■ SYLVIE LATIEULE IndustriePharma N°86 Mars 2015

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FILIÈRE

Réglementaire

THOMAS PEFFERKORN

RAPPEL DE LOT Suivant une procédure parfaitement définie, le rappel de lot constitue un événement hautement craint des industriels car il résulte d’un manque de maîtrise des conditions de réalisation du produit et d’une défaillance du système qualité. Outre les impacts financiers et le dommage d’image, le rappel de lot doit avant tout être considéré comme un marqueur de la fiabilité.

© Aktehom

Pharmacien chez Aktehom Belgium

Un événement redouté

Analyse des rappels (en %)

© D.R.

La pratique pharmaceutique moderne est clairement déterminée par la maîtrise du risque patient. Imposée de manière volontariste par les autorités réglementaires, cette nouvelle approche est fondée sur la science et le risque. En cela, la mise en œuvre des concepts du Quality by Design, qui devient désormais la norme, doit concourir à assurer un meilleur service pour la santé du patient. Dans ce contexte, l’analyse des causes de rappel des lots peutêtre un indicateur pertinent pour s’assurer de la maîtrise des causes de défaillance qui entraînent la mise à disposition d’un produit pharmaceutique inadéquat. En 2014, l’ANSM a procédé à 74 retraits de lots dont 53 rappels pour produits potentiellement défectueux. L’analyse de ces rappels (voir figure ci-contre) montre que la majorité d’entre eux se répartissent selon quatre grandes catégories : les contaminations (croisées ; particulaires et microbiologiques), les défauts de marquage (mentions variables, marquage étui, datamatrix,…), les non-conformités durant les stabilités et les non-conformités libératoires. Contamination – Préoccupation centrale des BPF, les contaminations ont des origines variées qui trouvent leur source dans une défaillance des systèmes de prévention tant au niveau des pratiques que des contrôles effectués. Non-conformité lors des stabilités – La découverte de résultats hors spécifications (OOS) ou horstendances (OOT) durant les stabi-

lités nécessite le rappel des lots impactés. Ce type de défaillance résulte, le plus souvent, de deux grandes causes : une déviation du procédé non identifiée ou un changement de procédé non maîtrisé. Dans ce dernier cas, la connaissance produit/procédé apportée par le Quality by Design devrait permettre de se prémunir de ce type de défaillance. Défaut de marquage – Ce type de rappel résulte généralement d’une défaillance humaine lors du conditionnement du lot. Souvent, le dépôt d’une même spécialité dans différents pays avec des données variables différentes engendre des erreurs. En cela, l’obligation de la fiabilisation de la transcription des données est un élément clef pour réduire ce type de rappel. Non-conformité libératoire – Découvert a posteriori, ce type de défaillance résulte d’un résultat non conforme lors d’un contrôle postérieur à la libération du lot. Cet événement est d’autant plus

important qu’il met en cause le fonctionnement du système Qualité dans sa globalité. En France, le nombre de rappels 2014 est comparable à celui de l’année 2013, tant du point de vue quantitatif que qualitatif. À l’inverse, une très forte augmentation des rappels est enregistrée aux US sur la période 2013-2014, cette tendance s’expliquant par le renforcement notable des inspections par la FDA. Principalement focalisée sur la partie pré-approbation du cycle de vie du produit, les guides ICH ont pour nouvelle vocation d’adresser la phase d’exploitation commerciale. L’application des guides Q10 et futur Q12 devrait faire bénéficier le système de production et le système qualité pharmaceutique des apports du Quality by Design, fondé sur la science et le risque. Il autorise une meilleure compréhension du procédé et la prévision des impacts sur le produit. Cette nouvelle approche devrait se

traduire à terme par une réduction des rappels liés au procédé, notamment ceux qui résultent d’un changement mal maîtrisé. Le nombre de rappels dans les catégories en lien avec les non conformités durant les stabilités et les non conformités libératoires se verrait alors significativement diminué. Néanmoins, comme l’indiquent les causes de rappel de lots, la mise en œuvre des concepts du Quality by Design en phase d’exploitation commerciale ne permettra pas, à elle seule, de réduire de manière significative le nombre de défaillances constatées. Certaines d’entre elles sont liées à la fiabilité des processus en jeu, principalement en lien avec la maîtrise de la contamination, les défauts de marquage et le processus de libération. Dans ce cas, le défi est plus humain que technique et le design des systèmes devient le facteur clef d’amélioration. C’est une autre forme de « Quality by Design ». ■

Cet article est proposé par la société AKTEHOM, cabinet de conseil et d’expertise, qui accompagne les industriels de la pharmacie et des biotechnologies dans la maîtrise de leurs procédés de fabrication et dans la compréhension du produit et du procédé dans un objectif qualité permettant de garantir la sécurité du patient. AKTEHOM s’oriente depuis sa création dans l’apport de valeur ajoutée à ses clients pour leur permettre d’intégrer les évolutions techniques, réglementaires, scientifiques et humaines. www.aktehom.com

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ENQUÊTE KNOWLEDGE MANAGEMENT

Despremierspasencore balbutiants

© Sanofi Pasteur

Défini dans l’ICH Q10, le knowledge management peine à s’implanter dans l’industrie pharmaceutique. En cause, notamment : le manque d’outils concrets qui rend son appréhension difficile.

GRÂCE AU KM, LE RISQUE DE PERTE DE CONNAISSANCES POUR L’ENTREPRISE EST LIMITÉ.

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Cela fait quelques années, en particulier depuis qu’il a été illustré en 2008 par le guideline ICH Q10, que l’on fait mention du knowledge management (KM) au sein de l’industrie pharmaceutique. À l’instar de nombreux autres termes techniques et scientifiques, le KM n’est quasiment jamais traduit en français. L’ICH Q10 détaille que l’utilisation du KM, aux côtés de la gestion des risques, « permettra à l’entreprise d’implémenter l’ICH Q10 de façon efficace et réussie ». La Britannique Elisabeth Goodman, qui possède 25 ans d’expérience en R&D dans l’industrie pharmaceutique et est à la tête du cabinet de conseil RiverRhee, a publié aux côtés de John Riddell – associé chez RiverRhee avec une expérience dans la production pharmaceutique de 30 ans - le livre Knowledge management in the pharmaceutical industry (Ed. Gower), en août 2014. Elle définit le concept comme « une philosophie de travail, un ensemble de principes, de process, d’organisations ou de structures, et d’applications technologiques qui aident les

personnes à partager et à accroître leurs connaissances, pour aboutir à leurs objectifs ». « Si les salariés ne sont pas éduqués et orientés par rapport aux problématiques qui entourent la gestion des connaissances, il y a une déperdition d’information et d’énergie considérables. De fait, l’émergence du KM, au cœur d’une approche structurée et outillée avec du logiciel pour assister les personnes, a toute son importance », expose Patrick Étievant, co-fondateur du groupe de conseil dédié aux industries de la santé CVO Europe. Si le KM apparaît aujourd’hui comme indispensable, c’est qu’il a beaucoup à faire gagner aux industriels. « Lorsque l’on met en place des processus de qualité dans des entreprises, et que ceux-ci sont voués à évoluer, il n’est pas toujours aisé de capter de manière explicite les nouvelles connaissances qui sont apparues entretemps », pointe John Gaynard, co-fondateur du cabinet Syre, spécialisé dans le management des connaissances. Or le KM n’est pas accompagné d’un mode d’emploi. Il subsiste de grandes zones d’ombre quant à l’application, concrète, qui peut en être faite. Au sein de la Société française des sciences et techniques pharmaceutiques (SFSTP), un groupe de travail, composé de cinq membres (voir encadré), a été constitué sur le sujet. « L’ICH Q10 est très vague, il ne donne aucun guide quant à l’implémentation que


l’on doit faire du KM », constate Jean-Marc Libersa (Fareva). Comment le faire entrer chez les industriels de la pharmacie ? « L’un des leviers les plus intuitifs serait l’utilisation d’outils d’apprentissage ou de formation, type Learning management system couplé au Learning content management system, par exemple », pense Patrick Étievant. Bernard Elissondo, responsable du pôle innovation de la société de conseil Aktehom, note : « Les interprétations du KM sont différentes d’un laboratoire à l’autre. Pour certains, il s’agit d’une simple gestion documentaire ; pour d’autres, l’impulsion vient du quality by design. Tous n’ont pas le même vocabulaire, la même approche, comparativement au domaine de la production. » Pour s’engager dans l’aventure du KM, il faut être certain d’avoir, a minima, le même lexique. « Il est nécessaire de créer un vocabulaire commun pour la gestion des connaissances et leur partage, afin de pouvoir se comprendre », relève John Gaynard. La commission SFSTP a d’ailleurs cerné cette problématique, en veillant à s’approprier le vocabulaire spécifique au KM et à s’accorder sur les définitions. « Nous avons eu des débuts très difficiles, explique Catherine Labille (5m Partner). Nous sommes partis sur un sujet que personne, dans le groupe de travail, ne maîtrisait vraiment. » En premier lieu, la commission a ainsi commencé par « travailler pour savoir quelles étaient les attentes dans l’industrie pharmaceutique, comment il était possible de les structurer, mais aussi quels pouvaient être les bénéfices, les enjeux ou les difficultés à l’appropriation du KM », explique Philippe Mazars (Genzyme). « L’objectif est d’apporter des solutions pragmatiques, afin que nos adhérents disposent de pistes concrètes leur permettant de mettre en place le KM dans leur entreprise », résume Catherine Labille. Il s’agit assurément d’un sujet porteur. L’industrie pharmaceutique connaît depuis une dizaine d’années de grands changements, qui font naître par la même occasion de nou-

LES MEMBRES DE LA COMMISSION SFSTP

Commission Knowledge Management créée en octobre 2012. Présidente de la commission : Catherine Labille, consultant (cabinet 5m Partner) Éliane Bauthier-Loiseau, chef de département assurance qualité (Technologies Servier) Jean-Marc Libersa, corporate QA director (Fareva) Marc Maury, directeur scientifique (Unither) Philippe Mazars, responsable excellence opérationnelle (Genzyme)

ENQUÊTE

© Pfizer

Knowledge management

veaux challenges, de nouveaux rôles dans lesquels le KM s’inscrit parfaitement. « L’approche normative qui était de règle avant le changement d’approche de la FDA a eu pour conséquence de cloisonner l’ensemble des métiers. La mise en œuvre du quality by design a fait exploser tout cela. La question s’est alors posée de savoir comment il fallait faire pour capitaliser les nouvelles connaissances acquises », détaille Bernard Elissondo. Le changement de paradigme, en faisant rebasculer le modèle de séparation des métiers, a mis cette problématique au centre des préoccupations. « Nous transformons les informations en connaissances et nous les partageons. L’expérience acquise sur un produit peut être utilisée pour d’autres. Il s’agit d’un décloisonnement des produits et c’est là que se trouve toute la valeur ajoutée », relève Marc Maury (Unither). « Aujourd’hui, on génère une masse de données au quotidien dans les entreprises. Il faut savoir comment les exploiter, lorsque l’on en a besoin, développe Jean-Marc Libersa (Fareva). Sans oublier que cette dimension ne se révèle pas uniquement au niveau de l’entreprise, mais au niveau d’un groupe, un même produit pouvant être fabriqué sur plusieurs sites. » L’intérêt du knowledge management fait donc l’unanimité, mais le concept est encore trop vague. John Riddell souligne d’ailleurs que « l’une des problématiques de ce concept émergent est de pouvoir en rendre les bénéfices tangibles ». Actuellement, en France, il est encore très peu répandu dans le secteur pharmaceutique. « La maturation sur ce sujet est extrêmement lente et complexe, notamment car elle touche à plusieurs sphères de compétences, dont celle des RH. Mais il y a des avancées notables dans certaines grosses structures, surtout côté R&D et projets », constate Patrick Etievant (CVO Europe). « La raison pour laquelle le KM ne s’est pas fortement déve-

LA CIRCULATION DES INFORMATIONS PERMET D'ACQUÉRIR UNE MEILLEURE MAÎTRISE DE SON ENVIRONNEMENT.

«Ilestnécessairede créerunvocabulaire communpourla gestiondes connaissances etleurpartage, afindepouvoirse comprendre.»

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ENQUÊTE

Knowledge management

TÉMOIGNAGE

«Accompagnerl’innovationest devenuundéfiessentielenR&D»

Alors que le KM peine à s’installer dans l’industrie pharmaceutique, David Croci, R&D Digital workplace manager - strategic knowledge management dans le groupe Sanofi Pasteur, revient sur son implémentation dans le groupe. devenu un défi essentiel du KM en R&D. Le partage des connaissances et la circulation rapide des informations permettent à chacun de mieux connaître « l’état de l’art » dans son domaine d’expertise, d’acquérir une certaine maîtrise de son environnement. Si une nouvelle opportunité de produit ou de service se présente, chacun peut ainsi reconnaître rapidement la valeur de cette opportunité, la valider auprès de son réseau, et agir ainsi dans les meilleurs délais pour le bénéfice de l’entreprise. Avec la mise en place de notre réseau social, les collaborateurs ont été incités à s’exposer, à s’ouvrir, et donc à rentrer dans une dynamique de partage. Par ailleurs, les modes de travail ont été impactés. La circulaQuand avez-vous initié tion de personne à perla mise en place du KM sonne, de site à site, de au sein de votre fonction à fonction, entreprise ? assure une D.C. : Les premières initiatives remontent à transmission des savoirs 2004, avec la mise en et des savoir-faire au-delà place d’un annuaire d’exdes silos organisationnels pertises. À l’ère et géographiques. DAVID CROCI, R&D DIGITAL WORKPLACE MANAGER - STRATEGIC « pré-Facebook », cet La montée en compéoutil était très innovant, KNOWLEDGE MANAGEMENT CHEZ tences collective est donc SANOFI PASTEUR. dans le sens où il permetaussi assurée et tait à chaque scientifique d’être identifié l’intégration des nouveaux venus est facilien fonction de ses expertises. La vision tée. L’outil permet également une collecte d’un fonctionnement en réseau était déjà d’informations et de documents, construisant progressivement une base présente, au travers de la mise en relation de connaissances. Le risque de perte des experts. Et en 2012, le lancement d’un réseau social d’informations pour l’entreprise n’en est d’entreprise au sein de la R&D du groupe a ainsi que limité. Faciliter l’accès rapide au permis de donner un nouvel élan au KM. « sachant » est aussi l’un des atouts En effet, l’approche « réseau social » apportés par notre nouvel outil. Dans le s’accompagne de changements forts en cas du rapprochement avec d’autres termes de partages et de pratiques entités en santé animale ou en collaboratives. biotechnologie par exemple, cela permet une mise en relation rapide des experts, au bénéfice de l’avancement des projets. ■ Quels sont les bénéfices que le KM vous apporte dans le domaine de la R&D ? Propos recueillis par D.C. : Accompagner l’innovation est Raphaëlle Maruchitch © Sanofi Pasteur – Vincent Moncorgé

Industrie Pharma : Quelle est votre vision du Knowledge Management en R&D ? David Croci: La stratégie knowledge management (KM) du département R&D de Sanofi Pasteur a toujours été pilotée par ses besoins, à savoir accompagner les processus de gestion de l’innovation, développer des expertises dans des domaines technologiques de pointe, accélérer l’apprentissage et la montée en compétences des équipes, et aussi développer notre agilité, un point clé pour pouvoir demeurer leader dans un environnement en perpétuel changement. Nos actions dans le domaine du KM incluent donc toutes les activités en lien avec cette stratégie.

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loppé, est que beaucoup de process sont déjà normés. Nous n’avons donc pas immédiatement senti le besoin d’aller plus loin », analyse Marc Maury (Unither). Toutefois, dorénavant, les demandes de la part d’industriels commencent à émerger. « Actuellement, la question est davantage de savoir comment aller jusqu’à l’exploitation commerciale des produits qui ont été développés selon le modèle porté par l’ICH. Mais il est certain que le KM est désormais entré dans les préoccupations, en dépit des incertitudes réglementaires qui en freinent la mise en œuvre », observe Bernard Elissondo (Aktehom). Or, si le KM parvient à s’introduire au sein d’une entreprise, encore faut-il qu’il trouve par la suite un moyen de s’y développer et de perdurer. Souvent, cela repose sur l’initiative d’une personne. Elisabeth Goodman raconte que lorsque le concept de KM a émergé au Royaume-Uni au début des années 90, elle était en poste chez SmithKline Beecham (dorénavant GSK) au sein du département de gestion de l’information : « Le chef de notre département était convaincu de l’aide que pouvait nous apporter le KM. C’est par lui que le concept est entré chez SmithKline Beecham. » Souvent, l’initiative individuelle d’un dirigeant permet au KM de s’installer dans une entreprise. D’ailleurs, selon Philippe Mazars (Genzyme), « le KM est d’abord une démarche proactive, qui s’appuie sur un lea-


©Jean Fotso/Sanofi

Knowledge management

der identifié et traduit un engagement fort de la direction ». Ce constat est également celui qu’en font les sociétés de conseil, à l’image d’Aktehom : « L’application du KM n’est pas du tout homogène entre laboratoires, sa mise en place restant essentiellement marquée par la culture du laboratoire », explique Bernard Elissondo. Cela est d’autant plus le cas, lorsque l’on compare différents pays.

De fortes disparités géographiques entre les pays « En France, appréhender le KM nécessite de faire preuve d’une mentalité complètement différente.Ilyaunedifférenceculturelleimportante entre la France et les pays anglophones ;

LE KNOWLEDGE MANAGEMENT AIDE NOTAMMENT LES PERSONNES À PARTAGER LEURS CONNAISSANCES.

L’applicationduKM n’estpashomogène entrelaboratoires.

ENQUÊTE

les Français sont généralement plus sceptiques, ont besoin que les bénéfices leur soient prouvés avant de s’engager », analyse Elisabeth Goodman. John Riddell quant à lui, qui a eu l’occasion de travailler pour une société japonaise, attire l’attention sur le fait que la difficulté à s’emparer du KM est également probablement accentuée par la barrière entre les langues. Ainsi, les sociétés basées dans les pays anglo-saxons, notamment le RoyaumeUni ou les États-Unis, ont pu acquérir avant d’autres de la maturité sur le sujet du KM. Et lorsque les ressources internes sont limitées, les sociétés peuvent faire appel à des consultants extérieurs. John Riddell et Elisabeth Goodman l’ont maintes fois observé à travers leurs expériences diverses du KM. « J’ai l’exemple d’une entreprise en Belgique, qui a dû faire appel à une société de consultants britannique car ils ne trouvaient pas l’expertise dont ils avaient besoin dans leur pays, constate John Riddell. Ou encore, je me souviens du cas d’une entreprise qui travaillait au Danemark et en Suisse. Ils avaient entamé une réflexion sur le KM, mais recherchaient de l’aide : de l’inspiration et des suggestions pour l’aborder. » Mais alors, le KM pourrait-il générer de nouveaux postes entièrement dédiés à ce concept ? Selon John Riddell, il sera plutôt question d’une « évolution des postes actuels ». Le sentiment de Catherine Labille (5m Partner) est que « pour l’heure, la gestion du KM devrait être, au départ, vraisemblablement associée aux fonctions Qualité, car issue d’ICH Q10 ». Il y a bien une certitude qui transparaît : celle qu’il y aurait une nette accélération de la mise en place du KM avec l’arrivée du guideline de l’ICH Q12 (Life cycle management), au 2e semestre 2016, qui saura vraisemblablement dicter une orientation claire. D’ici là, les industriels français auront possiblement reçu de nouveaux éclairages sur le sujet, la commission de la SFSTP prévoyant de présenter la synthèse de ses travaux aux industriels en novembre 2015. ■ RAPHAËLLE MARUCHITCH


TECHNOLOGIE Analyse EAU PHARMACEUTIQUE La société Mettler-Toledo commercialise deux analyseurs pour la production d’eaux pharmaceutiques. Ces appareils permettent de garantir une pureté accrue pour la production d’eau.

Optimiser l’échange d’ions lors du process de purification d'eau pour obtenir une eau d’une pureté accrue. Voilà ce que permettent les analyseurs 2800Si et 2300Na commercialisés par Mettler-Toledo. Ces appareils s’adressent aux industriels désireux de produire de l’eau pharmaceutique pure en utilisant des résines cationiques et anioniques ou des dispositifs à lits mélangés. « Outre de permettre une qualité accrue de l’eau, ces analyseurs permettent de surveiller le besoin en maintenance des résines », explique Philippe Dejour, chef de produit Analyse industrielle de Mettler-Toledo. L’analyseur 2800Si permet de détecter la teneur en silice (de 0 à 5000 ppb) dans le procédé de traitement de l’eau. Cela permet de surveiller les résines anioniques et de déclencher une régénération afin d’éviter une éventuelle contamination des étapes suivantes du procédé de purification. « La mesure s’effectue via un dispositif de chambre de débordement. L’échantillon est mélangé à un premier réactif

constitué de molydate d’ammonium et de 10 % d’acide sulfurique. Nous ajoutons ensuite un second réactif constitué de sulfate de méthylaminophénol P et de bisulfite de potassium afin d’obtenir une coloration bleue. La réaction induit une coloration proportionnelle à la concentration de silice. La teneur en ions est alors mesurée au spectromètre, à une longueur d’onde située dans l’infrarouge », détaille Philippe Dejour. Avant d’ajouter : « En présence de phosphates, nous ajoutons de l’acide oxalique comme séquestrant ». Par sa technologie simple, l’analyseur 2800Si offre une précision accrue et une excellente répétabilité des mesures, ce qui optimise le rendement de l’opérateur. Il intègre la technologie Intelligent Sensor Management (ISM) de MettlerToledo, qui offre la possibilité de stocker les données d’identification et d’étalonnage dans l'analyseur. Avant chaque mesure, l’appareil effectue un rinçage de la chambre ainsi qu’un étalonnage du zéro. Pour l’étalonnage de la pente (classiquement une fois

Caractéristiques techniques des analyseurs 2800Si et 2300Na 2800Si Plage de mesure 0 à 5 000 ppb

2300Na 0,001 à 100 000 ppb

Précision

+/-5 % de la valeur affichée ou ± 1 ppb

+/-10 % de la valeur affichée ou ± 0,05 ppb

Consommation de réactif

4 l tous les trois mois

0,7 l de DIPA tous les deux mois

Débit de l’échantillon

200 à 250 ml/min

> 40 ml/min

Température de l’échantillon

5-60 °C

5-50 °C

Pression de l’échantillon

0,3 – 7 bar

0,3 – 7 bar

© Mettler-Toledo

Des systèmes pour garantir la qualité d’une eau pure

Les analyseurs 2800Si et 2300Na de Mettler-Toledo.

par mois), il peut se faire aussi bien de manière automatique ou manuelle. Le 2800Si de MettlerToledo n’a besoin que de très peu d’éléments consommables, comme le soutient Philippe Dejour : « Notre analyseur présente une autonomie d'environ trois mois, pour un cycle de mesure d’une vingtaine de minutes ». Le 2800Si est fourni avec un boîtier de verrouillage résistant à la poussière et au ruissèlement, protégeant la cellule de mesure de l’environnement de l’usine.

Contrôler l’échange cationique Mettler-Toledo propose une autre solution de mesure pour le traitement des eaux pures : l’analyseur 2300Na. Il s’agit d’un analyseur capable de mesurer le sodium sur des concentrations allant de 0,001 à 100 000 ppb. « L’analyseur est constitué d’une chambre de débordement reliée à une conduite perméable au gaz. Nous ajoutons alors des vapeurs de diisopropamine afin d’élever le pH de

l’échantillon analysé à 11. Cela permet une meilleure sélectivité de l’électrode vis-à-vis des ions sodium, contrairement à la mesure par conductivité », décrit Philippe Dejour. Avant de compléter : « Une seconde électrode combinée pH/température permet également de mesurer le pH, ce qui assure une meilleure sécurité en vérifiant l'ajout du réactif DIIPA et ainsi avertir d'un besoin de maintenance ». L’appareil commercialisé par Mettler-Toledo a l’avantage de consommer très peu d’eau. D’un fonctionnement simple, il n’en reste pas moins élaboré via l’intégration de la technologie ISM et la possibilité de le raccorder aux systèmes d’acquisition ou de contrôle de données. Le 2300Na est disponible avec un conditionnement partiellement fermé ou totalement hermétique à l’eau et à la poussière. Avec ces deux analyseurs, Mettler-Toledo contribue à sécuriser la production d’eau pure pour la pharmacie. « Il est vrai que la production d’eau pharmaceutique par distillation n’est pas la technique la plus couramment utilisée par les industriels, lui préférant l’osmose inverse. Cependant, nous voulons nous positionner vis-à-vis du reste des producteurs d’eau pure qui choisissent une méthode alternative de fabrication », explique Philippe Dejour. ■ DINHILL ON IndustriePharma N°86 Mars 2015

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TECHNOLOGIE

Laboratoire

BIOANALYSE La société suisse a renforcé ses prestations de détection de biomarqueurs sur son site poitevin avec une solution d’immuno-analyse de MSD. Elle lui permet ainsi de détecter 10 cytokines de l’inflammation en une seule opération.

Proposer une offre de prestations toujours au plus près des besoins de ces clients. Telle est la volonté de la division Life Sciences Services de SGS France. Elle a récemment enrichi ses capacités sur son laboratoire SGS Cephac de Poitiers (Vienne) avec une plateforme de détection multiplex pour les biomarqueurs : V-Plex Proinflammatory Panel 1 de la société MSD. Ce test d’immuno-analyse adopté par SGS est capable de détecter un panel de 10 biomarqueurs chez l’humain dans les échantillons sériques : l’interféron gamma (IFN- γ), le facteur de nécrose tumorale TNF-α ainsi que les interleukines IL-1β, IL-2, Il-4, IL-6, IL-8, IL-10, IL-12p70, et IL-13. Ces cytokines sont des biomarqueurs de l’inflammation impliqués dans des pathologies telles que la polyarthrite rhumatoïde, la maladie d’Alzheimer, l’asthme, l’athérosclérose, le cancer ou encore le diabète. « La prestation que nous proposons à l’aide de cette plateforme multiplex vise principalement les marchés du développement du médicament et du diagnostic », précise Alain Renoux, vice-président Bioanalyse et Services pour le laboratoire de SGS Cephac. Le kit de détection utilisant la technology MSD se présente sous la forme d’une plaque 96 puits. Chaque puits possède une élec-

© SGS

SGS choisit le multiplexage pour la détection de biomarqueurs

La plateforme de bioanalyse V-Plex utilisée par SGS Life Science.

trode fixée en son fond, qui est revêtue de 10 spots couplant anticorps de capture et anticorps de conjugaison. Après fixation des molécules d’intérêt et rinçage de l’excédent, les puits sont remplis de tampon électroluminescent. La plaque est ensuite passée dans un lecteur de luminescence équipé d’une camera, permettant de quantifier chaque biomarqueur. « Outre la spécificité de détection que peut posséder une immunoanalyse, le principal avantage de cette plateforme est qu’une seule analyse permet de détecter jusqu'à

L’OFFRE DE PRESTATIONS EN BIOANALYSE DE SGS À DESTINATION DE LA PHARMACIE

Dans le domaine de la bioanalyse, SGS propose tout un panel de services à destination des acteurs de la pharmacie, depuis la phase préclinique jusqu’aux derniers stades de développement des médicaments. Cette gamme inclut plus de 700 méthodes analytiques validées pour des prestations telles que :

56 IndustriePharma N°86 Mars 2015

- les bio-essais sur cellules - les tests d’immunogénicité - les profils métaboliques - les transfert, développement, optimisation et validation de méthode - la bioanalyse de marqueurs biologiques (PD) la bioanalyse de petites molécules ou d’éléments biopharmaceutiques (PK).

10 cytokines. Cela permet non seulement d’économiser du temps et de l’argent, d’utiliser moins de milieu biologique, tout en étant très reproductible », indique Alain Renoux.

Un pionnier dans les analyses en multiplexage L’adoption de cette nouvelle plateforme démontre la volonté de SGS de compléter toujours plus son portefeuille de services à destination de ses clients. « En travaillant régulièrement avec les acteurs de l’industrie pharmaceutique, nous avons pu nous apercevoir qu’ils avaient besoin de plus en plus d’analyses de molécules de fort poids moléculaire dans le cadre du développement du médicament », explique Alain Renoux. Avant de continuer : « Nous avons donc décidé de nous orienter sur ces technologies de multiplexage dès 2009, ce qui fait de SGS l’un des pionniers en la matière ». Une précocité qui a permis au spécialiste de la sous-traitance analytique d’acquérir des compétences dans le domaine. « Nous pouvons produire des données robustes à partir de méthodes de multiplexage validées et offrir à la fois

des données de qualité à moindre coût tout en utilisant de faibles volumes d’échantillons. Ce qui différencie notre offre, c’est la rapidité de prise de décisions pour nos clients grâce à des méthodes de multiplexage complètement validées », déclare Rabia Hidi, directrice du département Biopharmaceutiques et Biomarqueurs de SGS Life Science. Et la société ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. SGS a entamé depuis 2010 un programme local dans son laboratoire de Poitiers sur l’immuno-analyse des biomarqueurs cellulaires. « Les techniques d’immuno-essais vont beaucoup servir dans les cinq à dix années à venir dans la pharmacie, notamment pour le dosage des peptides, des anticorps monoclonaux ou même pour la thérapie génique », affirme Alain Renoux. Sachant que les thérapies innovantes seront toujours soumises à des études précliniques et cliniques ou encore à de la pharmacovigilance, nul doute que les prestations de SGS en bioanalyse par immunoessais devraient se développer dans les années à venir. ■ DINHILL ON


Mesure

Application Manager UPW & Pharma Swan Analytische Instrumente AG

Dans l'industrie pharmaceutique, les exigences de qualité pour l’eau utilisée dans la production sont particulièrement élevées. Pour garantir à tout moment la qualité de l'eau ultrapure utilisée, les fabricants pharmaceutiques misent de plus en plus sur une analyse automatique et continue des installations de traitement et des circuits d’eau ultra-pure. Les fabricants ont mis au point divers procédés pour oxyder le COT (carbone organique total) présent et pour mesurer le dioxyde de carbone qui en résulte. La société Swan Analytische Instrumente AG a misé dès le départ sur la méthode de l’oxydation UV directe. Cet article vise à donner un bref aperçu de la méthode de mesure normalisée. En outre sont décrites et définies les possibilités et les limites de l’oxydation UV directe ainsi que les changements techniques faits sur l’appareil de mesure AMI LineCOT pour améliorer la performance du réacteur UV et donc augmenter la précision de l'appareil de mesure. Aujourd'hui, nous pouvons trouver principalement sur le marché les méthodes suivantes pour la détermination du COT : décomposition thermique avec détection NDIR ; décomposition du persulfate UV avec détection NDIR ; décomposition du persulfate UV avec détection de la conductivité ; et oxydation UV directe avec détection de la conductivité. Chacune de ces méthodes est basée sur l'oxydation du carbone organique présent dans l'eau et la mesure subséquente du dioxyde de carbone provoqué par l’oxydation. Chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients

EAU PURIFIÉE Différentes méthodes de mesures permettent de déterminer le carbone organique total dans l’eau purifiée. L’oxydation UV directe présente plusieurs avantages, notamment pour les applications dans le domaine pharmaceutique.

De nouveaux chemins dans la mesure COT spécifiques, selon la façon dont l'oxydation et la mesure sont techniquement mises en œuvre. Nous nous concentrerons sur l’oxydation UV directe.

L’oxydation UV directe Dans ce procédé, après la première mesure de la conductivité, l'échantillon entre dans un réacteur UV. À ’intérieur, le carbone organique présent dans l'eau est oxydé en CO2. Ce CO2, à son tour, augmente la conductance mesurée avec un second capteur placé après le réacteur. Avec la différence entre la première et la seconde mesure, il est possible de calculer le COT. Comme chaque autre méthode, l’oxydation UV directe présente des désavantages dus au système : un domaine de mesure limité (< 2 µS/cm avec 20 °C / < 1 ppm COT), des effets thermiques qui influencent la mesure et une reproductibilité insuffisante de l’oxydation UV. Ces deux dernières années, pour éviter ou minimiser ces inconvénients systémiques, le développement ultérieur de l’instrument avec les objectifs suivants ont été au premier plan : stabilisation des conditions thermiques dans l‘appareil, augmentation de la densité des rayons dans l‘oxydation et optimisation du flux des media dans le système. Dans l’oxydation UV directe, la température a une grande influence sur le résultat de mesure. En raison du rayonnement d'énergie de la lampe UV, la température de l’eau échantillon, en fonction de la construction, monte et augmente donc de plus de 10 °C. Cette différence doit être compensée. Cependant, chaque compensation est seulement une approximation. Grâce

© Swan

ROGER SCHMID

TECHNOLOGIE

Appareil de mesure de COT de Swan.

à cette mesure, la différence de température entre les deux mesures peut être maintenue de moins de 0,2 °C. Surtout pour les échantillons avec de faibles valeurs de COT, cette mesure a un effet très positif. Les valeurs mesurées sont beaucoup plus stables et ont des fluctuations plus faibles.

Une température de lampe optimale Les lampes UV utilisées aujourd'hui (lampes à quartz à faible pression Hg) ont une gamme étroite de températures dans laquelle elles atteignent leur pleine capacité. Celle-ci est généralement comprise entre 40 et 50 °C. Un changement dans la température de fonctionnement de 10 °C peut entraîner une perte des prestations de jusqu'à 20%. Il est très important de maintenir

la température de la lampe dans le domaine optimal. Les influences de l'extérieur (température ambiante, emplacement) et de l'échantillon (changement de température de l'échantillon) peuvent entraîner le fait que la température de la lampe ne se trouve pas dans la plage optimale. D'autres cartouches chauffantes ou unités de refroidissement permettent de maintenir très exactement une température ciblée de 42 °C. Ainsi, il est possible d’obtenir une puissance de rayonnement maximale et donc une oxydation uniforme. Les mesures mentionnées jusqu'ici montrent déjà une amélioration considérable du système. Ce n’est qu’en combinaison avec un flux de fluides optimisé que l’on peut totalement épuiser le potentiel. Dans la disposition classique de la lampe UV et du flux de fluides, l'échantillon est guidé autour d'une source de lumière. Les pertes par diffusion et réflexions sont difficilement évitables. En fonctionnement continu de longue durée, la formation de dépôts (et donc réduction de la densité de rayonnement) sur le côté directement irradié ne peut être exclue. Ce n’est qu’à travers la mise en contact directe de la lampe UV et de l’échantillon que ces effets secondaires peuvent être évités. Les températures stables et un rayonnement uniformément fort sont les bases importantes pour des résultats de mesure précis et fiables. Tout aussi importante, cependant, est la méthode de compensation, c’est-à-dire la manière dont les valeurs de mesure sont converties à une température de référence. Les points de mesure typiques IndustriePharma N°86 Mars 2015

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TECHNOLOGIE

Mesure

La pharmacie impose plusieurs contrôles de COT.

on a besoin d’au moins deux tests par an. Beaucoup d'utilisateurs utilisent les solutions certifiées de SST en dehors des intervalles de validation réels jusqu’à des tests effectués tous les mois. Ceci est associé à des coûts importants et logistiquement très complexes. Le test de fonctionnement auto-

matique de l'AMI LineCOT peut fortement simplifier cette routine. La séquence est alignée avec la SST connue. On utilise des solutions fortement concentrées (du saccharose et de la benzoquinone), qui peuvent se conserver jusqu'à trois mois. Les solutions ne sont diluées avec l’eau de l’échantillon qu’au moment du test et par l'intermédiaire de la pompe péristaltique intégrée. Les deux solutions de base sont mesurées de façon séquentielle. Les conclusions concernant la fonction et le statut de l'appareil peuvent être déterminées à partir du degré de récupération. La fonction de base de l'instrument peut être facilement vérifiée sans interférence ou changement extérieurs. L'opérateur obtient ainsi la possibilité de vérifier régulièrement l'appareil et donc de réduire le nombre de tests coûteux. Le test de fonctionnement est déclenché manuellement ou par une fonction de temps programmable. Les solutions utilisées ne sont pas soumises à des directives pharmaceutiques et peuvent être faites par un des utilisateurs. Les substances de base peuvent être obtenues auprès du distributeur chimique local, mais elles doivent répondre aux exigences de qualité par rapport à l’analyse. Un allègement supplémentaire dans les résultats d'exploitation résulte de la possibilité de vérifier les tests manuels par l’appareil

58 IndustriePharma N°86 Mars 2015

de mesure. Avec AMI LineCOT, l'échantillon est aspiré par une pompe péristaltique à travers le dispositif. Peu importe que ce soit une solution SST, le test de fonctionnement ou un test manuel. Les tests manuels peuvent être connectés facilement et mesurés immédiatement en appuyant sur un bouton. Tant que la mesure manuelle est active, les sorties sont arrêtées sur la dernière valeur afin d'éviter les fausses alarmes. Après la mesure de l'échantillon, le dispositif est rincé sur une période de temps prédéfinie avant la nouvelle libération des sorties. Trois domaines ont été la clé du développement de notre analyseur COT. La stabilisation des conditions de température, l’augmentation du rayonnement de l'oxydation et l'optimisation du flux de liquide dans le système. Les solutions techniques présentées ont amélioré de façon prouvée la précision et l'exactitude de l'oxydation UV directe. En outre, au cours du développement, les besoins spécifiques de l'industrie pharmaceutique concernant les exigences pour l'étalonnage et la vérification ont été pris en compte. Toutes ces innovations techniques se trouvent dans l'appareil de mesure AMI LineCOT présenté par la société Swan et font de celui-ci un analyseur de COT moderne, capable de satisfaire les exigences de l’avenir. ■

© SanofiPasteur/ Vincent Moncorgé

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dans les usines pharmaceutiques se trouvent après la distillation, dans le réservoir de stockage, à l'entrée et la sortie d'un loop et aux points de prélèvement. Les appareils utilisés dans des applications pharmaceutiques doivent réussir un test d'aptitude (SST System Suitability Test) en conformité avec les pharmacopées pertinentes déjà existantes (USP 643 / EP 2.2.24). Dans ces monographies, les spécifications de solutions de test sont décrites en détail. Si le test se fait dans les usines qui produisent selon les lignes directrices USP, les solutions doivent être préparées avec des réactifs USP certifiés. En raison de la haute dilution, la stabilité de ces solutions est limitée à quelques semaines. Un SST est le seul moyen de vérifier un appareil COT dans la pratique. Dans les appareils avec oxydation UV directe, les lampes UV actuellement utilisées ont une durée de vie de six mois. Chaque remplacement de lampe nécessite obligatoirement un SST ; de même,


PROCESS Pompe péristaltique

© Watson-Marlow Pumps

■ En 2014, Watson-Marlow Pumps a annoncé l’acquisition de la société britannique BioPure technologie, spécialisée dans la conception et la fabrication de composants biopharmaceutiques à usage unique. Les tubes et les connecteurs BioPure apparaissent comme une extension de la gamme existante de systèmes de remplissage péristaltiques WMPG Flexicon. Parmi les composants BioPure que propose Watson Marlow en complément de son système Flexicon, le BioValve est à la fois un régulateur de débit très

Gamme BioPure de WatsonMarlow Pumps.

précis (il est calibré à 2 mm par tour) et une vanne d’arrêt pour les tubes en silicone. Il est conçu pour fluidifier le débit des liquides et être utilisé d’une seule main. Les BioClamps sont des pinces triparties brevetées, à ouverture rapide. Elles offrent une grande souplesse de fonctionnement. Les BioValves et les BioClamps sont moulés à partir de nylon renforcé de verre USP Classe VI et résistent au passage en autoclave à 134 °C pendant 5 minutes. Ils peuvent être irradiés à 40 kGy (4 Mrad) sans affaiblissement détectable. Les capsules FlatBioEndCaps sont, elles, produites à partir de polypropylène DMF compatible avec les normes FDA et USP Classe VI et Pharmacopée européenne. Elles sont fabriquées et conditionnées dans une salle blanche ISO classe 7. Un marquage permanent du numéro de la pièce et de la date de fabrication du numéro de lot garantit leur traçabilité.

TECHNOLOGIE

MESURE Convertisseur de courant, de tension et de fréquence ■ Parker Hannifin, spécialisé dans les technologies du mouvement et du contrôle, vient de lancer le nouveau convertisseur de courant, de tension et de fréquence SCMA-VADC-700. Cet appareil compact se connecte entre les instruments de mesure SensoControl, notamment le Parker Service Master Plus ou le Serviceman Plus, et des installations ou moteurs et pompes hydrauliques afin de déterminer avec précision l’état de commutation de ces composants. De plus, ce convertisseur permet de connecter aux instruments de mesure SensoContol des capteurs tiers, destinés à mesurer les couples, les forces ou les courses. Le convertisseur étant doté d’une isolation galvanique, il est possible d’en raccorder

© Parker Hannifin

Guide Produits & Services

Le SCMA-VADC-700 de Parker Hannifin.

plusieurs à un instrument de mesure portable. Les courts-circuits sont impossibles. L’appareil possède également une sortie CAN et analogique qui le rend compatible avec la dernière génération d’instruments de mesure portables SensoControl.


TECHNOLOGIE

Guide Produits & Services

PROCESS Protection contre le risque d’explosion

LOGICIEL ASTRAZENECA FAIT APPEL À ACTEOS POUR LA GESTION DES ENTREPÔTS

© Pepperl+Fuchs

■ Les solutions Ex de sur mesure de Pepperl+Fuchs offrent tous les avantages des modes de protection contre le risque d’explosion Ex e et Ex d dans une configuration idéale. Elles associent des boîtiers Ex d et Ex e, dans lesquels des bornes et éléments de contrôle peuvent être installés conformément aux spécifications du client. Des chemins de câbles spéciaux garantissent la connexion sécurisée des deux boîtiers. Une bride située entre les boîtiers garantit la protection du boîtier Ex e contre les explosions et empêche la poussière et l’humidité de pénétrer à l’intérieur de l’équipement. Les composants de mesure et de contrôle, ou de l’installation électrique, qui ne sont pas spécifiquement conçus pour être utilisés dans les zones à risque d’explosion, peuvent être installés dans le boîtier Ex d. Outre les barrières de sécurité intrinsèque ou les modules de bus de terrain FieldConnex de Pepperl+Fuchs, il peut s’agir de systèmes de contrôle distribué et d’arrêt d’urgence ou

Pepperl+Fuchs présente ses solutions Ex d et Ex e.

d’autres composants électriques fabriqués sur mesure. Le boîtier Ex d garantit que les appareils non adaptés aux zones à risque d’explosion ne présentent aucun risque pour l’environnement. Le boîtier Ex e situé en dessous ne contient que les composants ayant une autre certification Ex. Cela facilite et sécurise considérablement l’accès au sein du système, une fois la mise en marche effectuée, en comparaison avec le boîtier Ex d. Les terminaux et les éléments de contrôle et de surveillance peuvent être entretenus ou remplacés à tout moment..

La fiabilité des opérations logistiques est une problématique majeure d’AstraZeneca, groupe pharmaceutique britannique. L’un de ses 2 sites français, basé à Reims, est spécialisé dans le conditionnement de comprimés et la distribution. L’entrepôt du site de Reims enregistre environ 100 000 mouvements de palettes par an. Depuis 14 ans, il est sous le contrôle du WMS (Warehouse Management System) conçu par Acteos, un éditeur de logiciels logistiques pour l’optimisation de la supply chain. Les 6 500 emplacements du site d’AstraZeneca Reims sont alimentés par neuf caristes et quatre chariots filoguidés sous le contrôle du système WMS. Ces véhicules tri-directionnels de 8 t sont tous équipés d’informatique embarquée. La solution mise en place par Acteos, au-delà de la gestion des déplacements de palettes, a pour mission

de rationaliser les trajets des chariots. L’enjeu est à la fois productif et sécuritaire. Pour fiabiliser au maximum des opérations qui touchent à la santé humaine, Acteos a construit chez AstraZeneca Reims un système d’identification par radiofréquence (RFID) dès 2001. Les 6 500 emplacements portent des puces RFID (tags) et les chariots filoguidés sont équipés d’antennes activant ces tags. En 2008, le système RFID a connu une évolution majeure, avec la mise en place sur le site d’AstraZeneca Reims d’une communication de l’ensemble du système par Wifi. Acteos a déployé un système de communication sécurisé grâce auquel les chariots communiquent entre eux et avec la base informatique. Plus récemment, en 2014, les tags ont adopté l’ultra haute fréquence, pour une rapidité et une précision de lecture accrues.

LOGICIEL Évolution du MES pour un meilleur suivi de la qualité ■ Rockwell Automation a doté son système de gestion de la production (MES, Manufacturing Execution System) Rockwell Software PharmaSuite v6.0 de nouvelles fonctionnalités de modélisation des recettes pour rationaliser les activités de contrôle en cours de procédé (IPC, In-Process Control) au sein des grands processus de production et de conditionnement. Tout au long du processus de conception, la bibliothèque de blocs fonctionnels de PharmaSuite Recipe Designer permet aux programmeurs de réutiliser et de maintenir des contrôles IPC modélisés dans plusieurs recettes. Dans un programme en cours d’exécution, la gestion des escalades facilite la surveillance, le contrôle et l’archivage de l’exécution dans les délais des contrôles IPC grâce à des alertes documentées. Par exemple, si un contrôle de qualité doit être réalisé toutes les 30 minutes dans une fenêtre de cinq minutes, une alerte sera envoyée à l’opérateur

60 IndustriePharma N°86 Mars 2015

lorsque cette fenêtre de cinq minutes arrive. Si l’activité n’est pas terminée dans le temps imparti, un avertissement est généré. Les données relatives à l’activité, y compris les exceptions ou les écarts, sont enregistrées et consignées dans le dossier de lot pour que l’équipe chargée de l’assurance qualité puisse les examiner et, s’il y a lieu, prendre les mesures nécessaires. Le logiciel PharmaSuite v6.0 permet de créer des workflows prédéfinis à l’avance. Il suffit ensuite aux opérateurs de sélectionner, d’exécuter et de documenter le workflow en fonction des besoins, durant la production. Ceci permet aussi de rationaliser le contenu des recettes principales. En outre, les nouvelles fonctionnalités de reprise introduites dans le logiciel PharmaSuite v6.0 augmentent la flexibilité du système MES en permettant aux opérateurs d’interrompre et de relancer un processus de production.


Guide Produits & Services CONDITIONNEMENT Flacons en verre

■ Schott a élargi sa gamme de produits Schott Vials DC (Delamination controlled). Ces flacons réduisent les risques de délamination et de rappel de produits touchant l’industrie pharmaceutique. Outre les formats 2R et 4R déjà disponibles, la gamme de flacons Schott Vials DC intègre maintenant les formats 6R et 8R, commercialisés depuis février 2015.. Face aux problèmes posés par la délamination lors des périodes de stockage de produits pharmaceutiques dans des flacons de verre, Schott a associé la haute qualité des tubes de verre Filofax à un procédé de formage à chaud optimisé et à un processus de tests par analyse chimique quantitative

de la surface du verre afin de mettre au point les flacons Schott Vials DC.. Schott a présenté également ses seringues préremplissables en verre syriQ InJentle. Les seringues disposent d’un système d’aiguille intégrée, d’un passage pour fluide avec un bouchon en ca outchouc, d’une aiguille et d’un embout protecteur muni d’un indicateur d’ouverture. Le « scellement par pincement » maintient le passage pour fluide fermé pendant le stockage, empêchant ainsi tout contact entre le médicament et l’aiguille métallique ou la colle. De plus, la finesse des aiguilles très pointues permet une administration plus confortable..

Laser 7810 de Videojet Technologies.

© Videojet Technologies

CONDITIONNEMENT Laser UV pour la traçabilité

■ En réponse à la nécessité pour les fabricants de se conformer aux réglementations de sérialisation toujours plus nombreuses, Videojet Technologies présente son nouveau laser ultraviolet (UV) 7810 de 2 watts (W), qui vient compléter sa gamme existante de lasers CO2 et fibrés. La technologie laser permet le marquage permanent haute résolution sur le polyéthylène haute densité (HDPE) et basse densité (LDPE) ainsi que sur des matériaux à base de fibres synthétiques. En outre, ce système pour les fabricants de produits pharmaceutiques, notamment, n’endommage pas la surface du produit. Le code résiste aux abrasifs, aux produits

chimiques et à la stérilisation. Spécialement conçu pour le marquage haute cadence à la volée d’un maximum de 250 produits par minute (ppm), le logiciel de compensation d’Arc à 360° du laser UV 7810 de Videojet compense le positionnement des produits sur des lignes courbes en mouvement pour garantir un codage homogène de haute qualité à tout moment, quelle que soit l’orientation du produit.

SÉRIALISATION Système de marquage

■ Bosch Packaging Technology développe son système de marquage CPS (Carton Printing System), base de toutes ses solutions de sérialisation Selon les besoins, ce système de marquage imprime des codes 1D ou 2D datamatrix à des cadences allant jusqu’à 400 cartons/minute. Grâce à une mise à niveau du système de caméra, les deux codes peuvent être vérifiés avec plus de fiabilité sur différents types de carton. Si le

contraste et la lisibilité des codes datamatrix ne correspondent pas aux critères de qualité requis, alors ceux-ci sont automatiquement mis hors circuit. Les composantes mécaniques de la machine sont aisément accessibles lors du changement de format. Pour la répartition fiable des numéros de série, les systèmes CPS peuvent être connectés à plusieurs niveaux avec le logiciel des machines et le service informatique des entreprises.

Envoyez vos informations produits à : adureuil@infopro-digital.com IndustriePharma N°86 Mars 2015

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TECHNOLOGIE


NOMINATIONS

BRISTOL-MYERS SQUIBBI

BRISTOL-MYERS SQUIBBI

Giovanni Caforio

PARCOURS

2014 2013 2011 2000

Futur directeur général

LEEMI

Guillaume Clément

© Leem

Entrée au CA

■ Le conseil d’administration du

Leem a coopté Guillaume Clément en tant que nouvel administrateur dans la famille des laboratoires européens. Il est président de Leo Pharma France depuis 2009 et président de Polepharma depuis 2013. Il remplace Frédéric Soubeyrand, directeur général des laboratoires Bouchara Recordati. Diplômé de l’École nationale supérieure de chimie de Paris et de l’INSEAD, G. Clément a débuté sa carrière

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50 ans, actuel directeur des opérations (COO) deviendra directeur général du laboratoire américain. Giovanni Caforio avait rejoint le groupe en 2000 et occupé divers postes à responsabilité. Vice-président exécutif et directeur des opérations commerciales de novembre 2013 à juin 2014, il a intégré le conseil d’administration de BMS à cette date. De 2011 à 2013, il a occupé la fonction de président de l’activité Produits pharmaceutiques pour les États-Unis. À la direction générale, il succèdera à Lamberto Andreotti, 64 ans. Ce dernier prendra la présidence du conseil d’administration jusqu’à son départ à la retraite, prévu le 3 août prochain.

chez Pechiney en 1992. Il rejoint l’industrie pharmaceutique en 2000 en intégrant le laboratoire Lilly, dans un premier temps à l’usine de Fegersheim (Bas-Rhin). Entre 2001 et 2004, il prend en charge les domaines thérapeutiques de la réanimation et de la cardiologie interventionnelle pour la France et la Belgique. Puis, en 2005, il prend en charge la direction de la business unit Neurosciences de Lilly. Il quitte Lilly en 2007 pour assurer la direction générale des opérations pharmaceutiques de Cephalon, fonction qu’il remplira pendant presque trois ans.

HOVIONE

Filipe Gaspar

Vice-président R&D ■ Le façonnier portugais a nommé Filipe Gaspar vice-président de ses activités de recherche et développement. Il a rejoint le groupe en 2003 en tant qu’ingénieur production et est ensuite devenu responsable technique de l’activité liée au séchage par pulvérisation. En 2004, il a rejoint les activités de R&D au sein de la filiale Particle Enginee-

vice-président exécutif et directeur commercial président Produits pharmaceutiques aux États-Unis rejoint BMS

Il est directeur général du groupe depuis le 4 mai 2010. Le conseil d’administration de BMS est actuellement présidé par James Cornelius, 71 ans, qui a prévu de ne pas renouveler sa candidature et de partir à la retraite. Il est président du conseil d’administration depuis mai 2010 et a notamment été président-directeur général du groupe entre février 2008 et mai 2010.

ring. Il a ensuite pris des fonctions dans le domaine du business développement en 2012.

ASTELLASI

Éric Terhaerdt Vice-président d’une activité

©Astellas

© BMS

Bristol-Myers Squibb (BMS) va procéder à plusieurs changements à sa direction lors de son assemblée générale du 5 mai prochain. Giovanni Caforio,

intègre le conseil d’administration

■ Astellas Pharma a annoncé la

nomination d’Éric Terhaerdt en qualité de vice-président senior des opérations de développement aux Pays-Bas et aux États-Unis. Il rejoint le laboratoire japonais après 20 années au sein d’AstraZeneca, où il a occupé des fonctions à responsabilité croissante dans le domaine de la recherche clinique, du développement clinique, de la qualité, de la stratégie et des évaluations.

Julie Bensignor Vice-présidente RH en France

■ Julie Bensignor, 42 ans, a récem-

ment pris la vice-présidence des ressources humaines de BristolMyers Squibb en France. À ce titre, elle a intégré le comité exécutif France du laboratoire américain. Elle a rejoint BMS en août 2012, en tant que directrice exécutive des ressources humaines pour les marchés européens. J. Bensignor a démarré sa carrière dans la formation, puis a intégré GE Healthcare où elle a occupé différents postes à responsabilités croissantes dans les ressources humaines dans le marketing, les technologies de l’information, la recherche et les ventes, avant d’occuper le rôle de directrice développement des organisations et talents. Elle a ensuite intégré Mylan en qualité de viceprésidente des relations humaines pour la zone EMEA.

PROMETHERA BIOSCIENCES

Éric Halioua

Départ du directeur général

■ La société belge spécialisée

dans les maladies hépatiques Promethera Biosciences a annoncé la démission d’Éric Halioua, au poste de directeur général. Il quitte Promethera Biosciences pour se consacrer à d’autres projets. Il était à la tête du laboratoire depuis sa création en 2009. La recherche de son successeur a déjà été initiée. En attendant, le président du conseil d’administration, John Tchelingerian, assurera la direction générale en intérim.

AKTEHOMI

Deux nouveaux responsables régionaux ■ Dans le cadre de son organisation en régions (Paris, Lyon, Colmar et Bruxelles), le cabinet de conseil et d’expertise pour les industriels de la pharmacie et des biotechnologies a annoncé deux nouvelles nominations. Il a confié


NOMINATIONS

DUPONTI

Matthias Heinzel Président Nutrition & Santé

nologies d’imagerie, à l’authentification et à l’emballage. Depuis 2013, il était directeur de l’activité Enablers au sein de la division DuPont Nutrition & Health.

nord-américaines. Enfin, Laurent Martin a pris la vice-présidence exécutive senior de la stratégie produit et des affaires réglementaires.

DBV TECHNOLOGIESI

AMRII

Nouvelle organisation managériale

Felicia Ladin

■ La société biopharmaceutique a

© DuPont

la responsabilité de la région Lyon à Delphine Bernoud. Âgée de 36 ans, celle-ci a rejoint Aktehom en 2006 en tant que consultante senior. Elle a ensuite intégré l’agence de Lyon lors de son lancement en 2008. Par ailleurs, Aktehom a nommé Johanne Piriou, 32 ans, au poste de responsable de la région Colmar, parallèlement à son rôle de consultante. Auparavant responsable des affectations, celle-ci a développé l’activité pour la région Colmar pour le cabinet au cours des dernières années. Elle travaille depuis 8 ans pour Aktehom. Enfin, Priscille Pingault, 43 ans, a été nommée responsable de la région Bruxelles pour Aktehom. Elle a intégré le cabinet de conseil et d’expertise en 2006 en tant que consultante et a rapidement évolué en tant que responsable d’affectation. Elle a intégré l’agence de Bruxelles en 2013. Elle dispose d’une expérience de 18 ans à la fois dans l’industrie pharmaceutique et dans des sociétés de conseil et d’ingénierie.

■ Depuis le 1er janvier, Matthias

Heinzel a pris la présidence de la division Nutrition & Santé de DuPont. Il succède à Craig Binetti, qui part à la retraite après une carrière de 38 ans au sein du groupe. De son côté, M. Heinzel a rejoint DuPont en 2003, après avoir occupé plusieurs postes à responsabilité dans l’industrie des télécommunications et au sein de McKinsey & Company. Chez DuPont, il a rempli des fonctions dans les activités dédiées aux tech-

remodelé son organisation au niveau de la direction. David Schilansky, précédemment directeur financier, a été nommé directeur général délégué de DBV Technologies. De son côté, Bertrand Dupont est devenu vice-président exécutif senior en charge des développements technologiques. Il était jusqu’alors directeur technique. Jusqu’à présent directeur du développement, Charles Ruban a, lui, été promu vice-président exécutif senior en charge du développement clinique et des opérations

Directrice financière ■ Albany Molecular Research Inc. (AMRI) vient de nommer Felicia Ladin, directrice financière. Elle remplacera Michael Nolan, viceprésident senior et directeur financier, qui va quitter la société. Il continuera à travailler au sein d’AMRI tout au long du mois de février pour faciliter la transition. Forte d’une expérience de plus de 20 ans dans le domaine de la finance, F. Ladin a passé la majorité de sa carrière dans l’industrie pharmaceutique. Elle occupait récemment la fonction de vice-présidente senior et directrice financière de l’activité Global Specialty Medicines au sein de Teva Pharmaceuticals aux États-Unis.

Envoyez vos informations nominations à : afreel@infopro-digital.com


AGENDA

Manifestations 17-18 MARS

LE VAUDREUIL* Journées A3P sur les technologies barrières http://www.a3p.org/

19 MARS

PARIS Atelier « MES : les nouvelles frontières », organisé par l’ISPE

http://www.ispe.org/franceaffiliate/bienvenue-france

21-22 MARS

PARIS Pharmagora 2015 : forum européen de la pharmacie

http://www.pharmagoraplus. com/

24-26 MARS

BARCELONE, ESPAGNE Infarma 2015 : salon et congrès international de l’industrie pharmaceutique

http://www.infarma.es/en/web /infarma-2015

25-26 MARS

LYON* PCH Meetings 2015 : convention d’affaires fédérant l’ensemble des industries pharmaceutique, chimique et pétrochimique

http://www.pchmeetings.com/fr/

31 MARS-2 AVRIL

PARIS* ContaminExpo 2015 : congrès des acteurs de la maîtrise de la contamination http://www.contaminexpocontaminexpert.fr/

31 MARS-2 AVRIL

PARIS* Forum Labo et Biotech 2015 : salon des fournisseurs de matériels et services pour le laboratoire http://www.forumlabo.com/

2 AVRIL

LYON* Les printemps de la production pharmaceutique organisés par le groupe IMT http://www.les-ppp.com/

13-14 AVRIL

REIMS 1 édition de la conférence européenne sur les produits pharmaceutiques et la délivrance de médicaments e

http://apgi.org/Reims2015.htm

15-16 AVRIL

LYON* Biovision 2015 : 10e édition du forum mondial sur les sciences de la vie http://www.biovision.org/

Tél : 02 51 78 55 96 contact@biopractis.com

18 MARS, SAINT-HERBLAIN Chromatographie : package de colonnes 25 MARS, SAINT-HERBLAIN

Conduite d’une culture cellulaire en bioréacteur inox

8 AVRIL, SAINT-HERBLAIN

Maintenance des installations

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NEW YORK, ÉTATS-UNIS Interphex 2015 : salon international et congrès sur les industries pharmaceutique et cosmétique http://www.interphex.com/

22-24 AVRIL

TOKYO, JAPON CPhI Japan : salon international des ingrédients pharmaceutiques

http://www.cphi.com/ japan/home

5-8 MAI

ANTIBES RDD Europe 2015 : 10e édition de la conférence scientifique sur l’administration de médicaments par voies nasale et pulmonaire

http://www.rddonline.com/rdd /rdd.php?id=11

19-20 MAI

investisseurs autour des sciences du vivant

http://www.biocentury.com/ conferences/bioequityeurope/ dates

26-27 MAI

LAUSANNE*, SUISSE A3P Bioproduction Congress : congrès sur les acteurs de l’amont, de l’aval et de la formulation en pharmacie http://www.a3p.org/

1ER-2 JUIN

LYON* Journées de la lyophilisation organisées par A3P http://www.a3p.org/

3-4 JUIN

LA ROCHELLE* 47e édition du congrès de la SFSTP : technologies innovantes – leurs apports dans les procédés industriels http://www.sfstp.org/

VIENNE, AUTRICHE Bioequity Europe 2015 : 16e rendez-vous annuel rassemblant les

* Industrie Pharma Magazine est partenaire de ces événements

Formations BIOPRACTIS TRAINING CENTER

21-23 AVRIL

24-25 MARS, LYON Lyophilisation : perfectionnement des connaissances

18 MARS, PARIS Travail sous postes à flux directionnel, enceintes de sécurité et hottes

28 AVRIL, SAINT-HERBLAIN Ultrafiltration et microfiltration tangentielle

2 AVRIL, LYON Mise à jour réglementaire et état de l’art pour la fabrication des produits pharmaceutiques stériles

19-20 MARS, LYON Maîtrise de la contamination et hygiène des procédés en environnements

A3P FORMATION

14-15 AVRIL, LYON

de traitement de l’air dans les salles propres

Tél : 04 37 28 30 49 a3pformation@a3pservices.com

18 MARS, LYON

Validation des systèmes informatisés efficace et efficiente : outils et méthodes

Analyse du risque particulaire dans les produits stériles et injectables

UPS CONSULTANTS

Tél : 02 38 90 93 26 info@ups-consultants.com

31 MARS, PARIS Bonnes pratiques de travail au laboratoire de microbiologie 8-9 AVRIL, LYON Maîtrise de la contamination dans les salles blanches en environnement GMP


INDEX /SOCIÉTÉ

Liste des annonceurs ANNONCEURS PAGE A3P 38 ABONNEMENT CHIMIE PHARMA HEBDO 40 ASPEC 59 BATIMPRO CHARRIER 43 BIION 17 BIOVISION 19 BRG EMBALLAGES 53 CEBIPHAR 2ÈME COUV CHARLES RIVER SURCOUV. ENDRESS+HAUSER 61 ERLAB 45 GECITECH 27 GERFLOR 5 GL EVENTS / FORUM LABO 63

IMT

39

IONISOS

33

JOURNAL DE L’ENVIRONNEMENT

13

LABORATOIRES ANIOS

49

ORIENTAL MOTOR

60

PBS

23

PEPPERL + FUCHS

58

PRESSE PRO

3ÈME COUV

SFSTP

29

SISE

15

SPECIAL USINES PHARMA

54

SWAN

4ÈME COUV

SYMBIOSE

37

A3P Formation p 64 AB Science p 22 Actavis p 15 Acteos p 60 Actini p 35 Adocia p 20 Aktehom p 48, 51, 52, 53, 62 Alcon p 20 Alexion p 42 Allergan p 15 Amatsigroup p 18 Amira p 40 AMRI p 63 Analytik Jena p 18 Anios p 35 ANR p 47 ANSM p 21, 41, 48 Anvisa p 7 Aptalis Pharmaceutical Technologies p 15 Aspec p 34, 35 Astellas p 62 AstraZeneca p 12, 15, 60 Auden McKenzie p 15 Axys Network p 26

B

Bayer p 11 Beckman Coulter p 36 BioAster p 45 Biogaran p 8 Biopractis training center p 64 BMS p 24 Boehringer Ingelheim p 12, 16 Bosch Packaging Technologies p 61 Bristol-Myers Squibb p 62

C

Cambrex p 14 Camfil p 36 Cascade Technologies p 17

Cepi p 30, 31 CHMP p 22, 24 Cipla p 14 CNRS p 16, 47 Cooper Pharma p 14 CVO Europe p 50 Cyclamed p 43

D

Dagard p 31 Datamax p 18 DBP-Mayet p 38 DBV Technologies p 63 Delpharm p 14 Dendreon p 16 Devea p 39 DuPont p 63

E

EFPIA p 42 EGA p 42 Eli Lilly p 12, 13, 14, 20 EMA p 16, 20, 22, 24 Emerson p 17 Endress+Hauser p 19 ESM p 42 Essilor p 43 Euromezzanine p 18 Evotec p 14

F

Famy Care p 16 Fareva p 51 FDA p 16, 20, 21, 22, 48, 51 Fedora p 21 Flowserve p 18 Fujifilm p 45

GHI

Gavi p 44 GenData WPI Industrie p 18 Genentech p 21 Genzyme p 21, 51, 52 Gerflor p 35 Gilead p 41 GlycoVaxyn p 15

Pour joindre vos correspondants, composez le 01 77 92, suivi des quatres chiffres indiqués après chaque nom. Pour leur adresser un e-mail, taper l’initiale du prénom, le nom puis @infopro-digital.com (ex. : pdupont@infopro-digital.com)

Directeur de la publication : Christophe Czajka Directeur général délégué : Paul Boursier Directeur du pôle magazines spécialistes : Pierre-Dominique Lucas Rédactrice en chef : Sylvie Latieule (95 87) Rédactrice en chef adjointe : Aurélie Dureuil (95 81) Secrétaire de rédaction : Ariane Boixière-Asseray (95 85) Rédaction : Dinhill On (95 80), Julien Cottineau (95 86), Audrey Fréel (95 83) (Chimie Pharma Hebdo)

Entreprises citées dans ce numéro A

Magazine édité par ETAI Antony Parc II - 10, place du Général de Gaulle BP 20156 - 92186 ANTONY Cedex Tél. : 01 77 92 92 92 - Fax : 01 77 92 98 25 Site internet : www.industriepharma.com

Gométrologie p 37 Grundfos p 36 GSK p 12, 13, 15, 52 Hermes Arzneimittel p 6, 7 Honeywell p 18 Hospira p 12 Hovione p 62 Hygiene et Expertise p 36 IBMP-CNRS p 47 Igienair p 36 IMT p 26, 27, 41 Initial p 36 Intertek p 19 IRACM p 42 ITC p 11

JK

Janssen Cilag p 21 Janssen Research p 22 Johnson&Johnson p 12 Kimo p 38

L

Le Barbier Pesage p 18 Leem p 45, 62 Leo Pharma p 26, 27 LFB p 26, 41 Lightouse p 37 Lucisbio p 37

M

MannKind Corporation p 21 Médecins du Monde p 41 Meiji Seika Pharma p 21 Merck&Co p 12 Metafora Biosystems p 17 Metso p 19 Mettler Toledo p 55 MSD p 56 Mylan p 16

N

Neuropore Therapies p 11 Novartis p 11, 12, 13, 20, 21

O

Omerin p 17 OMS p 42, 43 Orexigen Therapeutics p 41 Oxygen p 38 Ozyme p 17

PQ

Pac Pesage p 18 Parker Hannifin p 59 Parquest Capital p 18 PAT p 47 Pepperl+Fuchs p 60 Pfizer p 12, 31 PharmaMar p 22 Pharmatech p 15 PHI p 14 Pierre Fabre Médicaments p 21, 47 Poietis p 66 Poltraf p 18 Poxel p 46 PRAC p 20 Precia Molen p 18 Probiogem p 32 Promothera Biosciences p 62 Provence Technologies p 22 Provepharm p 22

R

Regeneron Pharmaceuticals p 20 RiverRhee p 50 RLD BeMicron p 35 Roche p 11, 12, 13, 21 Rockwell Automation p 60 Roxtec p 40 RT2i p 39

S

Safic-Alcan p 18 Sagard p 18 Sanofi p 12, 14, 16, 20, 21, 31, 47 Sanofi Pasteur p 52 Santen p 22 Schott p 61 Scientis p 32, 33 Seps Pharma p 18 Servier p 8, 11, 43, 51 SFSTP p 50, 53 SGCP p 18 SGS p 56 Sihi p 18 SmithKline Beecham p 52 Spiegel Institut p 10 Swan p 37, 57-58 Symbiose Environnement p 40 Syre p 50

TUV

Terpfactory p 47 Teva p 12 TiGenix p 22 TPG p 15 Trophos p 13 TSI p 40 UCB p 11 Union Plastic p 17 Unither p 51, 52 UPMC p 43 UPS Consultants p 64 UPS p 18 Valeant p 16 Vect-Horus p 16 Videojet Technologies p 61 VWR p 40

Directeur Studio Magazines : Thierry Michel assisté de Frédéric Dirr Premier rédacteur graphiste : Thierry Meunier Publicité : Patricia Raphel (directrice commerciale Pôle Industrie Magazines spécialistes 96 58) - Sandrine Papin (directrice de publicité Pôle Industrie - 96 43), Eric Leuenberger (directeur - 96 37), Martine Szuba (assistante technique - 96 44) Représentants : – Directrice de clientèle région Rhône-Alpes Aurélie Vernay, Tel. : 04 69 10 00 25 Email : avernay@infopro-digital.com – Allemagne / Suisse / Autriche : Annika Gallistl, Tel. : +33 1 77 92 96 19, Email : agallistl@infopro-digital.com Marketing, diffusion, abonnements : Directeur : Jean-Baptiste Alline Directrice de la gestion des abonnements Groupe : Nadia Clément Directrice de la Diffusion et du Marketing direct : Laurence Vassor lvassor@infopro-digital.com Marketing : Jean Lochet Pour s’abonner : : abo@infopro-digital.com ℡ :33(1) 77 92 99 14 - lundi au vendredi (9h à 12h - 14h à 17h / 16h vendredi)  : 33(1) 77 92 98 15 : INFOPRO Digital - Service Abonnements Antony Parc II BP 20156 - 92186Antony Cedex 1 an, France : 249 € TTC (dont TVA 2,10%) Etudiants, étranger : nous consulter Dépôt légal : Mars 2015 Commission paritaire : 1117 T 82999 Achevé d’imprimer sur les presses de Corlet Imprimeur - ZI, route de Vire BP86 - 14110 Condé-sur-Noireau ISSN 1766-8719 SAS au capital de 47 111 184 euros Siret : 806 420 360 00117 – Code APE : 5814Z

W

Watson-Marlow Pumps p 59 IndustriePharma N°86 Mars 2015

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FUTUR

Alors que l’impression 3D à partir de métaux et plastiques connaît un essor dans les applications de prothèses médicales notamment, Poietis propose d’utiliser des cellules, ouvrant la voie à la génération de tissus pour les études cliniques ou pour les greffes.

Lestissusbiologiques s’imprimenten3D

© Inserm/UMR 1026

Imprimer des prothèses audifilm « d’encre » qu’on étale », détaille-t-il. tives, des couronnes Outre le développement du principe de dentaires, mais aussi des bioimpression 3D et de bioimprimantes, pièces pour les moteurs d’avions… Les les chercheurs ont intégré différents types exemples se multiplient dans le cellulaires, et notamment les cellules du domaine de l’impression 3D. Ainsi, dans tissu osseux et les cellules souches adultes. son étude « L’impression 3D en France et « Nous avons montré que ces cellules dans le monde », Xerfi estime que « plus conservent leurs propriétés », indique le diride 10 millions de prothèses auditives geant. Ils ont également travaillé à l’obtenimprimées en 3D sont par exemple déjà tion d’une résolution élevée. « Nous en circulation au niveau mondial ». Et si pouvons quasiment imprimer cellule par le cabinet note que « les machines capacellule », se félicite Fabien Guillemot. Un bles d’imprimer du plastique ou du métal des axes de la société Poietis est de pourse généralisent », il souligne que « l’amésuivre le développement de son système lioration des technologies et des matéde bioimpression. riaux utilisables pour fabriquer des Et les domaines d’application s’avèrent pièces, sous-ensembles et ensembles très vastes. La société s’intéresse aux complexes par impression 3D constitue le cellules de peau pour fabriquer des principal défi auquel sont confrontés les modèles de peau pour réaliser notamspécialistes du secteur ». C’est pourtant ment des tests d’efficacité de produits. sur l’utilisation d’une matière première D’abord en imprimant des modèles de originale que travaille la jeune société peau « saine » pour les tests de produits française Poietis : des cellules. Tout a cosmétiques mais ensuite de tissus débuté par un projet sur la bioimpresJet liquide généré par laser dans le cadre « malades » pour le développement de sion par laser au sein d’une équipe de d’un prototype de bio-imprimante laser. médicament. « Nous allons complexifier l’Inserm à l’Université de Bordeaux. « En nos modèles au fur et à mesure. Nous déve2006, nous avons montré que nous pouvions imprimer des lopperons des modèles pathologiques voire des tissus complètecellules par cette technologie, puis nous avons créé des structures ment personnalisés produits à partir des cellules du patient. Nous 3D viables que nous avons pu implanter dans la souris », souhaitons ainsi proposer de reconstituer des tissus pour évaluer témoigne Fabien Guillemot, chercheur dans l’équipe Inserm et l’efficacité de traitements médicamenteux », détaille Fabien Guilleco-fondateur de Poietis en septembre 2014. mot. Un autre projet de Poietis concerne la cornée. « Nous nous intéressons depuis deux ans au sein du laboratoire et maintenant Une impression à partir d’un patron dans notre société aux besoins de greffons au niveau de la cornée », Tout part d’un patron numérique mis au point par des outils de précise le dirigeant. La bioimpression 3D ouvre donc la voie à de conception assistée par ordinateur, puis un ensemble de technonombreuses applications, tant dans la recherche médicale que logies permet de faire de la fabrication additive et numérique. pour les greffes de tissus. La société bordelaise se présente donc Pourtant, on n’assemble pas des cellules comme on peut le faire comme « un fournisseur de solutions de bioimpression », selon son avec du plastique. L’équipe de neuf personnes de Poietis a dirigeant. Il précise : « Nous pouvons produire des tissus pour le travaillé sur des technologies de bioimpression par laser, « du fait compte de tiers, mais aussi développer des systèmes répondant aux de la fragilité de la matière qu’on imprime », précise le dirigeant problématiques des industriels. Aujourd’hui, les industriels préfède Poietis. Il ajoute : « Cette technologie présente l’avantage de rent travailler en partenariat avec nous, mais les choses peuvent minimiser le stress imposé aux cellules lors de l’impression ». évoluer assez rapidement ». Selon Xerfi, le marché mondial de Fabien Guillemot utilise une analogie avec l’impression jet d’enl’impression 3D « aura dépassé 2,8 milliards d’euros en 2014 et cre qui « utilise une impulsion thermique pour former un jet d’enatteindra 8,5 milliards d’euros en 2020 (+20 % de croissance par an cre et éjecter des micro-goutellettes » pour expliciter la technologie entre 2015 et 2020) ». Reste à connaître la place que prendra la de Poietis. « Nous utilisons des impulsions laser. Les cartouches ne bioimpression 3D de tissus biologiques au milieu de l’essor de sont pas des réservoirs fermés mais ouverts, ainsi les cellules ne l’impression 3D et l’appropriation que pourront en faire les induspassent pas dans un orifice. Les contraintes de cisaillement sont triels de la pharmacie. ■ moindres et donc la viabilité est supérieure. Nous avons ainsi un AURÉLIE DUREUIL

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