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COMMERCE & C

HORS-SERIE – OCTOB

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source iri 2015


PGC

Hors-série

COMMERCE & CONSOMMATION

HORS-SÉRIE – OCTOBRE 2015 – 7 EUROS

GUERRE DES PRIX

Vers une accalmie ? Les confidences de Jacques Creyssel DÉLÉGUÉ GÉNÉRAL DE LA FCD

Épicerie Peut mieux faire…

Liquides Le double effet météo

Frais Une croissance solide et saine

DPH Une inquiétante dévalorisation

Hors-série | Octobre 2015

Interview de Jacques Dupré, directeur insight d’Iri, et Olivier Humeau, directeur général d’Iri France

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L’éditorial

PAR FLORENCE BRAY

Tous perdants !

C

’est « la » question que se posent aujourd’hui tous les acteurs de la grande consommation. La guerre des prix qui sévit violemment depuis deux ans va t-elle se poursuivre, ou l’heure de la trêve a-t-elle enfin sonné ? « Nous sommes tous conscients que cela ne peut plus durer, qu’on est au bout d’un système qui est destructeur de valeur pour l’ensemble des parties », lance, en guise de début de réponse, l’un d’entre eux. De fait, après 1 milliard l’an passé, 600 millions d’euros se sont encore « envolés » sur le premier semestre 2015 des tiroirs-caisses des distributeurs sous le seul effet de cette bataille des étiquettes. Qui n’a épargné – rappelons-le – aucun secteur des PGC, et touché même très durement certains d’entre eux, comme le DPH, qui accuse une sévère dévalorisation. Et ce sans compter les coupes budgétaires opérées par les uns et les autres sur les investissements publicitaires ou les effectifs ! Bref, tout le monde a le sentiment d’être pris au piège et, le problème, c’est que personne ne sait comment en sortir. Dès lors, ce souhait d’apaisement partagé à la fois par les industriels, les distributeurs et même la puissance publique, comme l’a souligné luimême Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, lors du congrès Négociations commerciales organisé par LSA le 7 octobre, est-il sur le point de se réaliser? Pour tenter d’y répondre, tournons-nous vers des éléments purement objectifs, les chiffres. Censées donner le la pour les prochains mois, les données de septembre étaient logiquement attendues avec impatience.

Or, selon Iri, après le léger rebond – le premier depuis deux ans – enregistré sur juillet puis sur août, mauvaise nouvelle, les prix des PGC ont renoué avec la déflation, mais – c’est la bonne nouvelle – à un niveau faible (- 0,18 %). Soit deux fois moins qu’à la même période en 2014 et 2013 (- 0,40 %). « Des résultats qui semblent indiquer une accalmie relative de la guerre des prix », souligne Iri (lire interview page 6). Avant de préciser « qu’il convient, bien entendu, de faire œuvre de prudence ». Prudents, tous les acteurs le sont, naturellement. D’abord parce, que si les panélistes s’accordent à penser qu’on a atteint un point d’inflexion, la déflation reste bel et bien la règle. Ensuite car, à un an, la baisse des prix se fixe toujours à un niveau élevé, soit - 1 %, et jusqu’à - 4,5 % pour les grandes marques. Enfin parce que, d’après nos informations, les premières demandes de tarifs transmises aux industriels de certains secteurs comme les conserves de légumes, mais pas seulement, font état d’une pression toujours aussi forte, du moins de la part de certaines enseignes – toujours les mêmes… Difficile, dans ces conditions, d’être ultraoptimistes. Ce qui est sûr, c’est que même si certains argueront qu’il ne s’agit que de déclarations d’intention, la volonté, non seulement de sortir de cette guerre qui n’a fait que des perdants, mais aussi d’ouvrir un nouveau chapitre des relations commerciales davantage gagnant-gagnant, semble là. Et c’est, quoi qu’on en pense, un bon début. Sachant qu’il sera bien temps, ensuite, de revenir à la réalité des box et du commerce. ❘❙❚ FBRAY@LSA.FR

Hors série | Octobre 2015

« Tout le monde a le sentiment d’être pris au piège de la guerre des prix, et personne ne sait comment en sortir. »

ITIA © DUARTE FILET LAET

Rédactrice en chef adjointe

3


Hors-série Octobre 2015

SOMMAIRE SUIVEZ TOUTE L’INFORMATION SUR LSA.FR

3 6

16

Éditorial

REGARD SUR LA CONSO

Interview d’Olivier Humeau et de Jacques Dupré, d’Iri : «Guerre des prix, vers une accalmie?»

LES CHIFFRES

26 ÉPICERIE 28 29 30 32 34 36 37 38 40 41

Chiffres

▪ Épicerie salée

Conserves de poisson Une offre qui cherche à se réinventer Assaisonnements et condiments Huiles, moutardes et cornichons à la peine Potages Les soupes affichent de grandes ambitions Féculents Moins de promos, plus d’innovation ! Petfood Rien n’est trop bon pour les chats et chiens Plats cuisinés Capitaliser sur le premium pour rebondir Alimentation infantile En terminer enfin avec la morosité Conserves de légumes Indispensables aujourd’hui, désirables demain ? Produits apéritifs Chips et cacahuètes trinquent à leur succès

42 44 46 47 50 52 53 54

▪ Épicerie sucrée

Café Les compatibles Nespresso étendent leur emprise Confiserie Les petites douceurs retrouvent des couleurs Sucres et aides à la pâtisserie Des trajectoires radicalement opposées Pâtisserie industrielle Cakes et madeleines servent de locomotive Panification sèche Le temps de la croissance tranquille Compotes Le format gourde séduit enfants et adultes Panification préemballée Belle bataille entre les géants Biscuits L’incroyable réussite des cookies

56 LIQUIDES 58 59

60

Hors série | Octobre 2015

61 62 64

4

66 67 68 Crédits couverture : Getty Images, Pierre Vassal, DR, Laetitia Duarte, Fotolia - 1 cavalier

69

Chiffres Eaux Les tentatives de valorisation se multiplient Jus de fruits Le plaisir pour stopper la baisse de régime Cidres Une véritable cure de jouvence Colas Des espoirs déçus sur tous les plans Bières et panachés L’avenir de la petite mousse sera féminin, ou ne sera pas Apéritifs La gueule de bois n’en finit pas de durer Alcools blancs et liqueurs La vodka boudée au profit du rhum et du gin Champagnes et mousseux Les fines bulles ne sont plus à la fête Vins Des efforts de modernité et de volupté


Hors-série Octobre 2015

SOMMAIRE SUIVEZ TOUTE L’INFORMATION SUR LSA.FR

70 FRAIS LIBRE-SERVICE

72

Chiffres

73

Surgelés sucrés Le pari des spécialités glacées individuelles Surgelés salés Mouvements en cascade dans le congélateur

75 76 77 78 80 82 83 84 86 88 90

▪ Crémerie

Ultrafrais Le secteur fait le plein de protéines Beurre-œufs-lait Une seule priorité, créer de la valeur Charcuterie Le jambon cuit, mauvais élève du marché Fromages Place aux nouveaux usages

▪ Frais non laitier

Traiteur Qui pour contrer Sodebo ? Saurisserie Le poisson fumé a le vent en poupe Volailles Le poulet ne connaît pas la crise Boucherie La viande hachée fait figure d’exception Fruits et légumes La qualité française, forces et faiblesses Boucherie Tour du monde Fruits et légumes Tour du monde

92 DPH 94 95 96 98 99

Chiffres

▪ Entretien

Emballages ménagers Les sacs-poubelle se renouvellent Brosserie Le ménage tente de devenir plus ludique Entretien du linge Calme plat pour les lessives Produits vaisselle Grand écart entre les lavages main et machine

▪ Hygiène-beauté

100 Soins beauté Une dévalorisation inquiétante 101 Hygiène corporelle Le rayon redessine ses repères 102 Papiers de la maison Les acteurs misent sur la sensorialité 104 Parapharmacie Une dynamique qui impressionne 106 Capillaires et accessoires Grosse perte d’éclat pour tous les segments 108 Papiers de la personne L’envol des produits d’incontinence 110 Papiers de la personne Tour du monde 112 SUR LE GRIL Les confidences de Jacques Creyssel, délégué général de la FCD

Hors séri e | Octobre 2015

74

▪ Surgelés

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Regard SUR

LA CONSO

« Guerre des prix, vers une accalmie ? »

Hors série | Octobre 2015

© GETTY IMAGES

Le point sur la guerre des prix, sur l’évolution des marchés et des circuits de distribution, sur les nouveaux équilibres entre marques nationales, MDD et PME, sur la pression promotionnelle... L’analyse et le décryptage d’Olivier Humeau, directeur général d’Iri France, et de Jacques Dupré, directeur insights et communication d’Iri.

6

LSA - Cela fait deux ans que sévit la guerre des prix. Juillet et août ont montré un léger, très léger certes, retour de l’inflation. Peut-on pour autant en conclure que c’est le début de la fin de la guerre des prix ? Olivier Humeau - C’est une question compliquée. Cette guerre des prix n’est pas vraiment du domaine du « maîtrisable ». Ce que l’on sait, c’est qu’un vaste mouvement de concentrations aux achats s’est fait il y a un an. Concentrations

principalement destinées, pour les distributeurs, à s’équiper d’un outil de dissuasion pour recons­ tituer des marges considérablement réduites. Un an après, apparaissent des signaux qui pour­ raient témoigner d’une certaine accalmie sur ce front. Juillet a montré pour la première fois depuis de longs mois une très faible augmenta­ tion des prix (+ 0,07 % sur les PGC+ frais LS), août confirme cette faible remontée des prix (+ 0,14 %). Elle est observée aussi bien en


Regard SUR

LA CONSO

De gauche à droite, Olivier Humeau et Jacques Dupré.

J. D. - Le contexte est très différent. En 2014, il y a eu des conditions climatiques atypiques, un très bon mois de juin et un effet Coupe du monde. De ce fait, nous qualifierions ce premier semestre 2015 «d’honnête» et de «sans surprise», avec des effets météo assez faibles. Trois scénarios étaient possibles en début d’année : la guerre des prix s’amplifiait, elle se prolongeait avec la même intensité, ou elle s’arrêtait. En retenant la deuxième hypothèse, nous avions envisagé une croissance de 1% en valeur et de 0,5% en volume, soit le rythme le plus vraisemblable, le plus attendu et le plus logique au regard de la démographie. Nous sommes donc en ligne avec nos prévisions. La légère dégradation de valeur constatée par rapport à l’an dernier n’est que la résultante de la guerre des prix et des conditions météo, moins bonnes.

LSA - Sur quelles catégories de produits la déflation a-t-elle été la plus violente ? J. D. - Personne n’échappe à cette guerre des prix, qui a touché près de 80 % des catégories. Certains secteurs, comme le DPH (­ 2,2 %) et l’épicerie (­1,7%), ou certaines familles, comme les eaux(­ 3 %), les bières (­2,2 %), les glaces (­ 2,7 %) et l’ultrafrais (­ 2,9 %), ont été plus particulièrement en première ligne. En termes de catégories, une dizaine d’entre elles dépassent le seuil de 5 % de déflation sur le semestre, tels les boissons énergétiques à ­ 9 %, les compotes fraîches à ­ 6 %, les aliments pour bébés, le pain de mie et les eaux gazeuses à ­ 5 %. LSA - Les marques nationales sont-elles toujours aussi touchées ? O. H. - Elles restent le vecteur de la guerre des prix avec une déflation moyenne de 2,3%, contre une inflation de 0,6% pour les MDD. Elles sont donc touchées avec la même ampleur que l’an dernier à la même époque. Ce sont toujours les produits à forte rotation, les 1500­2000 références incontournables, «les majeures» comme on dit, qui ont dû faire face à des baisses de prix impor­ tantes, jusqu’à 10 % pour certaines. LSA - Le premier semestre 2015 laisse apparaître de moins bonnes performances que celui de 2014. Quel bilan en tirez-vous ?

LES PGC AU PREMIER SEMESTRE 2015

+0,8%

L’évolution en valeur, versus + 1,6 % sur la même période 2014

+0,5%

L’évolution en volume, versus + 0,8 % sur la même période 2014

Source : Iri, en cumul courant

LSA - Comment la France se situe-t-elle par rapport aux autres pays européens ? O. H. - Alors que nous nous situions dans le haut du tableau l’an dernier, nous sommes redescendus dans le milieu de peloton. En volume, nous faisons moins bien que l’Alle­ magne (+ 1,1 %), que l’Italie et l’Espagne (res­ pectivement + 1,9 % et + 1,6 %), mais mieux que la Hollande (­ 0,5 %), l’Angleterre, qui doit faire face à une grosse tension sur les prix en raison de la montée des hard­discounters (­0,1% mais hors HD) et la Grèce (­ 3,2 %). LSA - Quels secteurs s’en sortent le mieux ? J. D. - Un peu toujours les mêmes. Il en va ainsi de la bière, qui, grâce à l’important travail ❘❙❚ ❘❙❚ ❘❙❚

Hors série | Octobre 2015

LSA - L’an dernier, vous aviez estimé le « coût » de cette guerre des prix à 1 milliard d’euros. Qu’en est-il cette année ? Jacques Dupré - Selon nos calculs, la guerre des prix s’est traduite sur le premier semestre 2015 par un manque à gagner de 600 M €. Ce qui fait l’équivalent de 3,60 € par mois et par ménage. Un petit trésor de guerre que les consommateurs – c’est une chance – continuent de réallouer directement en achetant des marques nationales et en montant en gamme.

PHOTOS LAETITIA DUARTE

hypers qu’en supermarchés et touche de nom­ breux secteurs des PGC : entretien, hygiène­ beauté, épicerie salée, mais est plus marquée sur la crémerie (+ 0,47 %), et notamment sur le lait (+1,9%), le beurre (+1,4%) et la crème fraîche (+ 1,3 %). L’inflation à un an remonte à ­ 0,93 % sur août. Nous n’avions pas connu un tel niveau depuis avril 2014. Septembre, avec une baisse des prix de 0,16%, semble confirmer cette amorce de stabilité des prix. Même si l’histoire récente plaide, bien sûr, en faveur de la prudence.

7


Regard SUR

LA CONSO

❘❙❚ ❘❙❚ ❘❙❚ de valorisation opéré par les marques, reste l’un des champions de la croissance. Ou du frais non laitier, en particulier du traiteur, porté notam­ ment par le snacking. La plus grande surprise ou interrogation vient de l’épicerie sucrée. Alors que l’on croyait ce secteur protégé pour son côté «pe­ tits plaisirs du quotidien», on constate qu’il est en panne de croissance. Plus globalement, toutes les catégories concernées par les sujets polémiques –huile de palme ou étiquetage nutritionnel– ont connu une rupture de leurs ventes à partir d’avril. Et ce à quelques exceptions près, comme les chips ou les pâtes à tartiner. Difficile d’affirmer que ce soit sous ce seul effet, mais ce que l’on sait, c’est que le consommateur est de plus en plus sensible au discours médiatique et qu’il est capable d’adap­ ter ses comportements d’achat en conséquence. Une forme de «signal faible».

Hors série | Octobre 2015

LSA - L’assortiment continue de se développer à un rythme soutenu (+ 2,6 % en CAM à P6). Quels sont les rayons les plus concernés ? Olivier Humeau - Il s’agit là encore d’un mou­ vement transversal à toutes les catégories, puisque 78% d’entre elles ont enregistré un accroissement de leur assortiment. Cela se concentre toujours et encore sur les marques nationales au détriment des MDD, dont la part d’offre recule à nouveau. Il y a des stratégies différentes selon les enseignes. Ce qui est certain, c’est que la modification (et l’augmentation) de l’assortiment peut être un moyen de limiter la guerre des prix. On constate par ailleurs que, sur toutes les catégories, les enseignes qui augmentent plus leur assortiment que leurs concurrentes gagnent généralement des parts de marché. C’est un vrai levier de croissance, mais à condition de travailler intel­ ligemment son linéaire (qui ne progresse pas au même rythme!). En outre, à références constantes et en modifiant uniquement sa structure d’assor­ timent, on peut gagner de la part de marché. L’augmentation mécanique a ses limites et ne doit pas être exempte d’un travail de fond sur l’optimisation de son assortiment.

8

LSA - Cet essor se fait-il en faveur des PME ? O. H. - Tout à fait. L’assortiment se développe plus fortement pour les PME : + 4,3 %, contre 2,6 % en moyenne et contre + 1 % pour les grands groupes. Pour deux raisons. D’abord, parce qu’il y a un effet de péréquation de marges qui permet de limiter les surfaces de friction liées à la guerre des prix. Ensuite, car c’est aussi une vraie réponse aux attentes des

«Le consommateur, de plus en plus sensible au discours médiatique, est capable d’adapter ses comportements d’achat en conséquence. » Jacques Dupré, directeur insights et communication d’Iri

consommateurs (produits bio, locaux, diffé­ rents…). La part de l’assortiment des PME s’élève désormais, globalement, à 18 %. LSA - Comment la pression promotionnelle évolue-t-elle ? Jacques Dupré - Elle continue d’augmenter (+ 0,5 point). Toutefois, l’accentuation de la pression promotionnelle est très inégale selon la taille des entreprises. Ce sont généralement les plus grands groupes qui sont le plus solli­ cités. Sur certains secteurs, c’est un jeu à somme nulle comme l’entretien (on n’achète pas plus de lessive si l’activité promotionnelle se déve­ loppe sur la catégorie). En revanche, sur d’autres, comme l’hygiène­beauté, les eaux, les bières, les marchés d’impulsion, c’est un levier très efficace de dynamisation. Concernant leur ren­ tabilité, c’est une question complexe qui dépend de nombreux paramètres. LSA - Les MDD sont toujours en régression. Jusqu’où cette baisse peut-elle aller ? J. D. - Avec une part de marché de 28% (CAM à P6 en hypers et supermarchés), les MDD sont revenues à leur niveau de 2008. Près de 80% des catégories sont concernées par ce phénomène de repli qui est en partie (en partie seulement) une conséquence de la guerre des prix. Si une trêve est décidée, les MDD reprendront­elles pour autant de la part de marché ? Rien n’est moins ❘❙❚ ❘❙❚ ❘❙❚


Regard SUR

LA CONSO

marques de distributeurs. Au global, ce marché est sur un rythme de développement soutenu et régulier, de l’ordre de 8% sur le premier semestre 2015. C’est à la fois un vecteur de chiffre d’affaires et de trafic, porté par une vraie dynamique de demande. Ce secteur représente cette année 3,4% du CA total de l’alimentaire (épicerie + frais), contre 3,1 % il y a un an. C’est une tendance lourde qui commence à prendre du poids. LSA - Le hard-discount continue de perdre de la part de marché. Comment voyez-vous l’avenir de ce circuit ? O. H. - Nous pensons que le tableau n’est pas aussi noir pour le hard­discount qu’on veut bien le clamer. Certes, ce circuit continue de perdre de la part de marché (­ 0,2 point sur le premier semestre, à 12,5 %), mais il tend néanmoins à se stabiliser. La vraie question est celle de son attractivité. Quant à savoir si les hard­discounters ont une place dans le paysage français, la réponse est clairement oui. Il ne faut tout de même pas oublier qu’il est fréquenté par plus de 50 % des consommateurs ! Croire que ce circuit va dispa­ raître n’est donc que fantasme. Il a longtemps été un circuit d’appoint et le restera.

sûr. Car la guerre des prix a servi –il faut le rappeler– à réconcilier les consommateurs avec les marques. Sachant qu’en parallèle, au­delà de leur compétitivité prix, ces dernières ont dévelop­ pé une vraie sensibilité à la qualité des produits, qui s’est fait à la défaveur des MDD, du moins en termes d’image. Jusqu’en 2010, il y avait ce qu’Oli­ vier Géradon de Vera aurait appelé une «demande pure» positive, à savoir une demande naturelle de produits MDD (indépendante de l’offre et dans un contexte de rapport d’écart de prix stable). Depuis, entre la fin de la loi Galland et l’évolution des comportements des consommateurs, la de­ mande est devenue négative. Tout laisse à penser qu’il sera difficile, ou un peu long, pour les MDD, de faire le chemin inverse. Ce qui est par d’ailleurs un vrai sujet pour les enseignes, car les MDD sont génératrices de marges. Là aussi, il y a un véritable travail de segmentation et de rationalisation à opérer dans la construction de l’offre.

Hors série | Octobre 2015

❘❙❚ ❘❙❚ ❘❙❚

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LSA - Les MDD bio échappent-elles à ce marasme ? Olivier Humeau - Oui. Elles affichent une belle croissance, mais sans doute davantage grâce au temps d’avance pris sur les marques nationales et pour leur dimension bio que pour leur étiquette

«Croire que le hard-discount va disparaître n’est que fantasme. Il a longtemps été un circuit d’appoint et le restera.» Olivier Humeau, directeur général d’Iri France

LSA - À l’inverse, la proximité a le vent en poupe. Comment l’analysez-vous ? Jacques Dupré - Je crois, là aussi, qu’il n’y a pas lieu de fantasmer. Selon nos chiffres, ce circuit est loin d’être sur une croissance à deux chiffres. Il se situe dans la mouvance de ses concurrents, soit autour de 1 %, ce qui est déjà une belle performance. Plus largement, nous ne constatons aucun circuit qui explose ou implose. Tout le monde s’en sort, à la marge. LSA - Le drive est pourtant sur une forte dynamique… O. H. - Le drive a trouvé sa place dans le paysage français, mais rien que sa place! Il progresse encore de près de 20% mais à parc constant, et son taux de croissance n’est que de 6% sur le semestre. On est loin des prévisions qui ont pu circuler il y a quelques années et qui tablaient sur une part de marché de 15% à l’horizon 2016 ou 2017. Certes, sa croissance reste soutenue, mais la part de mar­ ché de l’e­commerce s’établirait aujourd’hui autour de 5% (3,5% pour les enseignes que nous suivons). LSA - Et les hypermarchés dans tout ça ? J. D. - Ce n’est pas non plus le circuit gagnant (encore un mythe à combattre!). On constate sur ce premier semestre que les hypers font ❘❙❚ ❘❙❚ ❘❙❚


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Regard SUR

Hors série | Octobre 2015

❘❙❚ ❘❙❚ ❘❙❚ mieux que les supermarchés en chiffre d’affaires, du moins à parc courant (respective­ ment +1,1% et ­0,5%) et que l’écart se creuse en leur faveur sur la variable trafic. Néanmoins, à parc constant, les deux circuits font match nul en chiffre d’affaires (+0,1 et 0). Les grands hypers (de plus de 6 500 m2) ont de meilleurs résultats que lors des dernières années, mais ce ne sont pas eux qui font la croissance. Les petits hypers restent le circuit le plus dynamique (+ 1,9 %), cela étant pour partie lié à un effet transfert de parc des supers + vers les hypers. Ils profitent moins que par le passé de la faiblesse de certaines enseignes et du déclin du hard­discount.

12

LSA - Les supermarchés semblent en effet plus à la peine depuis quelques mois… J. D. - Oui et non. Ils souffrent un peu plus, car la guerre des prix se joue dans les grands hypers. Ils résistent plutôt bien et essaient souvent de com­ penser par la promotion. Et ça marche. Il suffit de voir le travail spectaculaire des enseignes, et notam­ ment des indépendants. En tout cas, il n’y a pas lieu de tomber dans le catastrophisme. L’enjeu, c’est de s’inscrire dans la proximité (qui n’est pas un format mais un état d’esprit) tout en continuant à proposer un choix suffisant, cette offre­là même qui fait la spécificité du marché français. LSA - Où en est le corridor des prix entre enseignes ? S’est-il réduit ? Agrandi ? J. D. - Il s’est évidemment élargi. Je ferai volontiers une analogie sportive. Imaginez­vous une course de fond: loin devant, un athlète qui fait la course en tête ; derrière, un peloton assez groupé et

LA CONSO

«La guerre des prix a littéralement fait exploser le peloton et a étiré ce fameux corridor des prix entre enseignes.» Jacques Dupré, directeur insights et communication d’Iri

quelques coureurs déjà un peu distancés; soudain, l’un des coureurs en queue de peloton décide de rattraper le leader, les membres du peloton tentent de rester au contact et de suivre ce nouveau rythme imposé, tandis que les derniers sont de plus en plus décrochés. Logiquement, l’écart se renforce entre les premiers et les derniers. La guerre des prix a littéralement fait exploser le peloton et a étiré ce fameux corridor. De fait, l’écart de prix entre les deux enseignes les plus chères et les deux enseignes les moins chères est désormais de 15points, contre 12 il y a deux ans. LSA - Quelles sont vos prévisions d’atterrissage pour la fin de l’année 2015 ? Olivier Humeau - Les résultats de juillet et d’août, malgré la météo favorable, ne sont pas très bons. Pour autant, il n’y a aucune raison de modifier fondamentalement nos prévisions de début d’année qui tablaient, comme évoqué, sur une croissance volume de 0,5% et entre 1% et 1,5% en valeur. On pourrait se retrouver dans le bas de la fourchette. L’inflation est toujours autant compensée par la valorisation. Et heureusement, car, compte tenu de la déflation (­ 1,5 %) et de la faible augmentation des volumes, nous pour­ rions être en recul du chiffre d’affaires de l’ordre de 1 %. Or, grâce à l’effet de mix et à l’innova­ tion, il n’en est rien. En conclusion, tout laisse à penser que les PGC, qui s’apparentent à un gros bateau de croisière, capable d’osciller entre ­ 1 % les mauvaises années et +1 % les bonnes années, vont vivre, sur le plan des performances un exercice « normal ». ❘❙❚ PrOPOs recueillis Par flOrence bray


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TOTAL PGC

97,7 Mrds €

DES SEGMENTS LEADERS EN PETITE FORME Top 10 des plus gros segments des PGC, par chiffre d’affaires, en M €, CAM à P6 2015, et évolution, en %, sur un an

Le chiffre d’affaires du total PGC, + 0,5 % vs 2014

+0,3% L’évolution en volume

Whiskies

Source : IRI

En %

+ 1,4 - 1,4

2 041,1

Yaourts

+ 0,9

2 035,5

Jus de fruits

- 4,8

34,6% La part des MDD, à - 0,9 %

1 585,9 1 484,2

0

Jambon cuits et épaule

+0,2% L’évolution des prix

2 120,6

Laits

Pâtes pressées cuites

+ 0,3

1 447,6

Desserts frais

+ 1,5

1 442,8

Colas

- 1,2

Eaux plates nature

+ 2,6

1 428,5 1 365 1 339,2

0

Lessives généralistes

Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

DES ÉVOLUTIONS QUASI ÉTALES POUR LES GRANDS SECTEURS Chiffre d’affaires des grands secteurs des PGC, en M €, CAM à P6, tous circuits, et évolution, en %, vs 2014

28 578,9

+ 0,5 %

Hors série | Octobre 2015

6 7 8 9 10

Salades de fruits

157,3

+ 16 %

227,8

+ 13,1 %

9,8

+ 11,7 %

934,9

Bières de spécialités

+ 10,3 %

1 060

+ 9,6 %

369

Rhums

+ 8,9 %

563,8

Graines salées Fruits secs

+ 11,1 %

417,9

Frais emballé traiteur

+ 8,7 %

227,6

+ 8,6 %

LA VIANDE DOMINE SUR LE NET… 8,9 + 1

Viandes élaborées

8,2

Aliments bébé Changes et couches culottes Laits infantiles

7,3 7,2 7

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Maquillage fantaisie, produits et accessoires

Évol. CA

7,4

- 18,1 %

12,3

Produits pour le bain

- 15,8 %

Spécialités glacées à partager Légumes marinés

31,1 3,8

Salades conserves produits de la mer Soins des pieds et des jambes Produits pour permanentes

Gâteaux fromagers et tourteaux

- 12,2 %

38,7

- 11,1 %

25,4

- 10,7 %

9,2

- 10,3 %

17,3

Entretien bois et meubles Fromages allégés

- 12,6 %

- 9,6 %

96,1

- 8,8 %

6,9

- 8,7 %

… TANDIS QUE LA CHARCUTERIE Y CROÎT LE PLUS

Top 5 des familles par PDM en e-commerce, en %, CAM à P6 2015, et évol. vs 2014

Produits élaborés de volaille

16

+ 16,4 %

Café en dosettes

+ 0,9 %

Top 10 des plus forts reculs en valeur, en %, CAM à P6 2015 vs 2014, et CA, en M €

Évol. CA

88

Produits d’incontinence

FI XE

… ET LES FLOPS

Top 10 des plus fortes croissances en valeur, en %, CAM à P6 2015 vs 2014, et CA, en M € Boissons et crèmes végétales Produits et accessoires parapharmacie

DS

37 072,9

+ 0,3 %

LES TOPS DES PGC…

1 2 3 4 5

OI

FL S

16 396,2

15 636,1

+ 0,1 %

ES

P

ID

H

L IQ U

É P IC E

DP

RI

E

Top 5 des familles par gain de PDM en e-commerce, en %, CAM à P6 2015 vs 2014

+ 1,6 5,7

Charcuterie à réchauffer

+ 1,4

+ 1,4

Aliments bébé

+ 1,1

Desserts prêts à consommer

+ 1,1

Panés frais

+ 1,2

6

Barres céréalières

+ 1,2

5,2

+1

+ 1,3

8,2 4,6


Épicerie salée LES CHIFFRES

Sur une pente glissante Alors que l’épicerie au global se maintient tout juste à l’équilibre, le secteur salé a plongé, légèrement certes, dans le rouge, à - 0,1 % en valeur, contre + 0,8 % à la même période l’an passé, mais a quand même conservé la tête hors de l’eau en volume, avec un petit + 0,1 %. Ventes en valeur, en M €, des différentes familles de l’épicerie salée, CAM à P6 2015, et évolutions, en %, versus même période un an plus tôt

CA en millions d’euros ÉPICERIE ÉPICERIE SALÉE ASSAISONN. ET CONDIMENTS Moutardes et picallilis Légumes marinés Olives Cornichons Poivres et sels Vinaigres Huiles Épices herbes et mélanges POTAGES ET SAUCES Sauces chaudes Sauces tomate Aides culinaires et croûtons Sauces déshydratées Sauces vinaigrette Sauces froides Mayonnaises Ketchups Soupes et potages CONSERVES DE POISSONS Sardines Thons Maquereaux Salades produits de la mer Autres produits de la mer Tartinables FÉCULENTS Purées p. de t. déshydratées Riz Semoules et céréales Légumes secs Pâtes alimentaires ALIMENTS POUR ANIMAUX Aliments autres animaux Aliments secs pour chiens Aliments secs pour chats Aliments humides chats Aliments humides chiens ALIMENTS INFANTILES Aliments bébé Laits infantiles PLATS CUISINÉS Appertisés francais Appertisés monde

28 578,9 13 354,2 1 852,8 121,6 47,2 152,4 130,0 175,2 129,3 850,9 246,3 1 892,0 57,8 431,1 370,7 14,7 92,7 193,2 179,6 94,8 457,4 1 089,0 166,5 606,5 152,2 38,7 91,1 34,0 1 405,6 83,3 374,2 183,5 72,1 692,6 1 951,7 114,9 547,1 524,9 602,9 161,9 859,9 485,0 374,9 879,7 370,3 153,5

Évolution CA en %

+ 0,1 - 0,1 - 0,6 - 3,1 - 3,4 + 1,3 - 2,1 +1 + 1,6 - 1,4 + 1,4 +1 - 3,9 + 0,8 - 0,1 - 3,5 + 3,7 + 3,4 - 2,5 - 0,5 + 3,1 - 1,9 + 1,3 - 1,9 - 1,3 - 11,1 -4 - 2,3 + 0,4 - 3,8 - 1,3 + 4,4 + 1,6 + 0,7 +1 + 3,3 + 0,4 + 2,6 + 0,3 - 1,4 - 2,9 - 2,1 - 3,9 - 3,1 - 5,8 + 0,2

MDD tous circuits

Hypermarchés et supermarchés

Évolution volume en %

Évolution prix en %

PDM MDD en %

Évolution PDM MDD en %

CA en millions d’euros

+ 0,3 + 0,1 - 0,6 - 0,2 - 3,7 + 1,7 - 1,2 -1 + 2,8 - 2,6 + 4,3 + 1,8 - 1,8 + 1,8 + 3,7 - 2,8 - 0,8 + 5,6 - 1,3 - 0,2 + 1,5 - 1,7 + 0,7 - 0,9 - 1,8 - 10,3 -6 - 4,5 + 0,5 - 2,9 + 0,8 + 2,3 - 0,8 + 0,4 + 1,7 + 14,5 + 0,6 + 3,6 - 0,3 - 1,1 + 0,5 + 3,1 - 2,8 - 4,2 - 7,9 0

- 0,1 - 0,2 0 -3 + 0,3 - 0,3 - 0,9 +2 - 1,2 + 1,2 - 2,7 - 0,8 - 2,2 -1 - 3,7 - 0,7 + 4,5 - 2,1 - 1,2 - 0,4 + 1,5 - 0,2 + 0,6 -1 + 0,5 -1 + 2,1 + 2,3 - 0,1 - 0,9 - 2,1 + 2,1 + 2,4 + 0,3 - 0,7 - 9,8 - 0,2 - 0,9 + 0,6 - 0,2 - 3,4 -5 - 1,2 + 1,1 + 2,3 + 0,3

31,2 35,7 40,7 22,1 39 46,6 39,5 25,5 46,3 49,9 22,8 25,8 41,2 39,8 16,3 25 42,6 24,9 27,7 23,4 15,2 43,9 34,5 47,9 34,9 64,7 41,4 41 33,8 25,9 44 22,2 40,7 31,5 26,3 32,9 21,7 15,2 33 48,3 5,4 6,9 3,4 38,9 40,6 46,1

- 0,8 -1 - 1,8 + 0,3 + 0,4 + 0,2 -1 + 0,5 -1 - 3,7 + 0,4 - 0,5 +1 - 0,2 0 + 0,9 - 2,1 + 0,3 - 1,5 - 0,8 - 0,9 - 1,7 + 0,9 - 2,5 - 1,5 +1 - 0,7 - 3,3 - 1,6 - 1,4 - 1,5 - 1,6 + 0,9 - 1,9 - 0,6 +2 - 1,1 - 0,7 - 0,3 - 0,6 - 0,2 - 0,3 - 0,2 - 0,1 + 0,4 -1

24 303,6 11 352,8 1 569,0 109,5 39,0 121,8 112,0 156,9 117,0 699,8 213,0 1 618,0 45,0 335,9 328,9 13,7 81,9 168,2 150,8 78,8 414,7 895,4 146,5 492,7 126,7 29,5 74,7 25,2 1 187,2 68,7 310,3 164,5 62,9 580,8 1 727,4 111,8 498,8 472,5 511,6 132,8 772,1 428,4 343,7 729,7 303,6 131,0

Évolution Évolution volume CA en % en %

+ 0,1 - 0,3 - 0,2 -3 - 1,9 + 0,1 - 1,8 + 1,2 + 1,8 - 0,6 + 1,4 + 0,7 - 5,4 - 0,2 - 0,8 - 4,5 + 4,3 +2 - 2,4 - 0,1 + 3,5 - 1,5 + 1,1 - 1,4 - 1,7 - 12,1 - 3,3 + 1,6 + 0,5 - 4,3 - 0,6 + 4,7 + 1,9 + 0,3 + 0,7 + 3,2 0 + 2,3 + 0,4 - 2,5 - 3,7 - 3,3 - 4,3 - 2,8 -5 + 1,7

+ 0,2 - 0,1 - 0,4 - 0,4 - 2,4 + 0,6 - 0,8 - 2,2 + 2,7 - 1,7 + 3,9 + 1,8 - 3,9 + 2,1 + 2,8 - 4,2 + 0,6 +4 - 1,1 + 0,1 + 2,6 - 2,1 - 0,2 - 1,7 - 2,3 - 11,8 - 3,7 - 0,8 + 0,4 - 3,6 + 1,1 + 2,4 - 0,4 + 0,1 + 1,2 + 14 0 + 2,9 0 - 4,9 -1 + 1,7 - 4,2 -4 - 7,4 + 1,7

Évolution prix en %

- 0,1 - 0,1 + 0,2 - 2,6 + 0,5 - 0,5 -1 + 3,5 - 0,9 + 1,1 - 2,4 - 1,1 - 1,6 - 2,3 - 3,5 - 0,3 + 3,7 - 1,9 - 1,3 - 0,2 + 0,9 + 0,5 + 1,2 + 0,3 + 0,7 - 0,4 + 0,5 + 2,5 0 - 0,7 - 1,6 + 2,3 + 2,3 + 0,1 - 0,5 - 9,4 0 - 0,6 + 0,3 + 2,5 - 2,8 - 4,9 - 0,1 + 1,2 + 2,6 0

Leviers pour hypers et supers Évolution taux promo en %

0 0 + 0,7 0 0 + 0,2 0 0 + 0,8 + 1,4 + 0,1 + 0,1 + 0,1 + 0,2 - 0,4 - 0,1 + 0,4 + 0,5 + 0,3 + 0,8 0 + 0,3 + 0,4 + 0,8 - 1,4 - 2,4 - 0,4 + 1,4 + 0,3 +1 + 0,4 + 0,2 + 0,5 + 0,2 + 0,1 + 0,9 0 + 0,2 + 0,1 - 0,3 + 0,2 + 0,5 - 0,1 - 1,8 -3 - 0,1

Évolution assortiment en %

+ 2,5 + 2,5 + 2,8 + 1,8 - 0,5 + 0,9 + 3,5 + 3,8 + 0,8 + 6,8 + 2,1 +3 - 3,8 + 4,3 +1 + 0,5 + 4,7 + 5,8 + 4,4 + 1,5 + 3,1 + 4,5 +9 + 7,7 +3 - 15,1 + 4,4 + 0,9 +3 + 3,3 + 3,7 + 2,3 + 1,7 +3 + 1,6 - 2,8 + 4,4 + 4,6 + 0,4 - 1,4 + 0,8 + 0,8 + 1,2 - 0,6 - 0,8 - 1,1

Hors série | Octobre 2015

Tous circuits (hypers, supers, hard-discount, drive)

Source : Iri

17


Épicerie salée LES CHIFFRES

Ventes en valeur, en M €, des différentes familles de l’épicerie salée, CAM à P6 2015, et évolutions, en %, versus même période un an plus tôt

Tous circuits (hypers, supers, hard-discount, drive) CA en millions d’euros Appertisés à base de pâtes Appertisés exotiques Déshydratés Entrées appertisées CONSERVES DE VIANDES Corned beef et escargots Pâtes à la viande Foies gras appertisés CONSERVES DE LÉGUMES Petits pois carottes Petits pois Haricots verts Flageolets Légumes secs appertisés Tomates Légumes de salade appert. Légumes d'accompagn. Maïs doux Champignons Asperges PRODUITS APÉRITIFS Graines salées Chips Extrudés et tuiles Biscuits salés

114,0 154,6 56,2 31,2 248,5 34,6 140,2 73,7 1 446,3 90,6 74,4 271,7 51,9 97,7 81,7 141,5 300,1 92,9 164,2 79,5 1 728,8 563,8 422,3 450,0 292,7

Évolution CA en %

- 0,9 - 5,5 + 6,4 +3 -1 - 1,6 - 2,6 + 2,4 -1 - 5,3 - 5,7 -2 - 6,8 + 2,3 + 2,3 - 3,7 + 4,4 - 1,2 - 3,3 - 0,4 + 2,6 + 8,7 + 1,6 - 0,5 -2

MDD tous circuits

Évolution volume en %

Évolution prix en %

PDM MDD en %

Évolution PDM MDD en %

- 0,8 - 6,4 + 6,1 + 4,6 - 1,6 + 0,2 -4 + 2,5 - 1,1 -1 - 3,4 - 1,5 - 3,7 + 0,9 + 0,2 - 4,5 + 3,9 - 1,7 - 1,4 - 8,1 + 1,5 + 3,4 +2 + 0,2 - 0,1

- 0,1 + 0,9 + 0,3 - 1,5 + 0,6 - 1,8 + 1,5 - 0,1 + 0,1 - 4,3 - 2,4 - 0,5 - 3,2 + 1,4 + 2,1 + 0,8 + 0,5 + 0,5 -2 + 8,4 + 1,1 + 5,2 - 0,4 - 0,6 - 1,9

41,1 36,3 17,7 25,1 33,4 37,5 34,1 30,2 59,4 59,4 63,7 57,5 62,5 57,5 63 68 45,3 53,6 78,4 64,6 42,4 54,5 39,1 33,2 38

+ 0,2 + 0,5 -1 - 0,5 + 0,3 - 0,1 + 0,2 + 0,9 - 1,5 -1 - 0,3 - 1,8 - 0,7 - 0,4 - 3,4 - 0,6 - 0,4 - 2,5 - 0,7 - 3,8 - 0,6 + 0,2 - 3,8 - 0,3 + 0,1

Source : Iri

Leviers pour hypers et supers

Hypermarchés et supermarchés CA en millions d’euros

92,0 127,2 47,4 28,5 207,3 26,9 120,0 60,4 1 210,6 75,0 60,1 228,9 44,0 82,0 65,7 119,9 268,8 74,1 127,2 64,8 1 436,2 451,8 357,8 380,1 246,5

Évolution Évolution volume CA en % en %

-2 - 6,4 + 6,4 + 2,5 - 1,7 - 3,7 - 2,4 + 0,6 - 0,9 - 5,2 - 5,4 - 0,7 -6 - 0,5 + 3,5 - 4,2 ,0 - 0,2 - 3,6 - 0,7 + 1,8 + 5,5 +2 - 0,2 - 1,9

- 1,8 - 7,3 + 5,3 + 4,2 - 2,8 - 4,3 - 3,9 + 0,2 -1 - 0,5 - 2,6 - 0,7 - 2,7 - 2,6 + 0,1 - 4,1 + 3,7 - 1,2 - 2,4 - 7,7 + 0,9 + 1,1 + 2,6 + 0,8 - 1,3

Évolution prix en %

- 0,2 +1 +1 - 1,7 + 1,1 + 0,7 + 1,5 + 0,4 + 0,2 - 4,7 - 2,9 0 - 3,5 + 2,2 + 3,4 - 0,1 + 0,3 +1 - 1,3 + 7,6 + 0,9 + 4,4 - 0,6 -1 - 0,6

Évolution taux promo en %

- 2,1 -1 - 0,5 + 0,1 + 0,1 + 0,5 + 0,2 -1 0 - 0,6 - 1,3 - 0,1 + 0,2 - 0,2 +1 - 0,8 + 0,3 + 0,7 - 0,4 + 0,6 - 0,3 - 0,4 + 0,5 - 0,6 - 0,1

Évolution assortiment en %

- 1,9 - 6,3 + 13,5 + 1,4 + 1,9 + 0,9 + 1,4 + 5,9 + 2,5 + 0,5 - 0,4 + 4,9 - 0,6 + 2,3 + 3,1 0 + 4,2 + 8,1 - 1,5 + 0,7 + 4,8 + 5,5 + 9,6 + 3,1 + 2,8

Épicerie sucrée

Un léger redressement bienvenu Le rebond attendu a eu lieu. Ce n’est pas encore l’euphorie, mais avec un + 0,3 % en valeur et un + 0,4 % en volume, l’épicerie sucrée, symbole de ces petits plaisirs du quotidien, témoigne de son potentiel de croissance. Ventes en valeur, en M €, des différentes familles de l’épicerie sucrée, CAM à P6 2015, et évolutions, en %, versus même période un an plus tôt

Hors série | Octobre 2015

Tous circuits (hypers, supers, hard-discount, drive) CA en millions d’€ ÉPICERIE SUCRÉE SUCRES ET ÉPICE. PÂTISSIÈRE Levures et sucres aromatisés Aides à la pâtisserie Prêts-à-garnir Farines Sucres Édulcorants et substituts

18

15 224,7 1 093,3 82,7 351,6 24,4 139,3 409,4 86,0

Évolution CA en %

+ 0,3 - 3,1 - 3,6 + 3,3 + 5,7 - 4,2 - 7,6 - 5,6

MDD tous circuits

Source : Iri

Hypermarchés et supermarchés

Évolution volume en %

Évolution prix en %

PDM MDD en %

Évolution PDM MDD en %

CA en millions d’€

+ 0,4 - 1,3 + 1,6 + 1,8 + 6,7 - 1,6 - 4,1 - 3,4

- 0,1 - 1,8 - 5,1 + 1,5 - 0,9 - 2,6 - 3,7 - 2,3

27,3 30,3 16,7 27,0 7,4 48,7 32,7 22,2

- 0,6 + 0,2 - 0,2 +1 + 0,2 - 3,1 + 0,8 + 1,5

12 950,8 944,9 72,6 315,2 22,2 115,3 340,4 79,3

Évolution Évolution volume CA en % en %

+ 0,4 - 3,1 - 4,4 + 2,7 + 4,7 - 3,3 - 7,4 - 6,3

+ 0,5 - 1,5 + 0,9 + 1,2 +1 - 0,7 - 3,9 - 3,9

Évolution prix en %

- 0,1 - 1,7 - 5,3 + 1,5 + 3,6 - 2,6 - 3,6 - 2,5

Leviers pour hypers et supers Évolution taux promo en %

- 0,1 + 0,8 + 1,1 0 +1 +1 + 1,6 + 0,1

Évolution assortiment en %

+ 2,5 + 3,9 + 5,6 +5 + 3,7 + 2,5 + 4,3 - 1,4


Épicerie sucrée LES CHIFFRES

Ventes en valeur, en M €, des différentes familles de l’épicerie sucrée, CAM à P6 2015, et évolutions, en %, versus même période un an plus tôt

CA en millions d’€ PETIT DÉJEUNER Miels Petits déjeuners chocolatés Céréales Thés Infusions Laits industriels Crèmes de marrons Solubles Cafés torréfiés Cafés dosettes Confitures Pâtes à tartiner Sirops d’érable et assimilés PÂTISSERIE INDUSTRIELLE Pâtisseries indus. individ. Gâteaux et roulés Pâtisseries indus. à partager Pains d’épices et nonnettes Viennoiseries industrielles Galettes et couronnes CONFISERIE Bonbons et sucettes Petites confiseries de sucre Spéc. de confiserie de sucre Confiseries de chocolat Barres céréalières Chewing-gums Tablettes de chocolat DESSERTS Desserts prêts à consommer Desserts à préparer PANIFICATION SÈCHE Extrudés Biscottes Pains suédois Toasts, galettes et crackers Pains grillés et braisés CONSERVES DE FRUITS Compotes appertisées Fruits au sirop BISCUITERIE SUCRÉE Biscuits pâtissiers Biscuits petit déjeuner Biscuits chocolat et fruits Goûters Biscuits secs Cookies PANIFICATION PRÉEMBALLÉE Pains de mie à usage seul Autres pains préemballés

4 703,6 193,4 219,1 673,6 246,5 145,5 74,8 18,8 446,1 997,1 934,9 350,2 394,0 9,6 2 108,1 601,2 264,5 244,4 48,4 914,0 35,6 3 530,6 699,8 178,9 101,8 954,5 116,7 377,9 1 101,0 167,3 52,4 114,9 417,6 50,1 132,3 48,0 93,3 93,9 584,4 438,4 146,1 1 969,1 375,5 147,3 590,3 389,8 327,7 138,5 650,7 390,9 259,8

Évolution CA en % 5,6

+ 1,5 + 7,7 - 2,7 -2 + 2,3 + 2,4 - 4,8 + 2,4 - 0,7 - 1,7 + 11,1 - 3,5 +2 - 3,5 + 0,3 + 4,1 - 3,5 - 1,3 - 4,5 0 - 8,2 + 0,3 + 0,5 - 4,1 - 1,4 + 0,1 + 2,6 - 2,4 +2 - 3,6 - 3,7 - 3,5 +2 - 6,3 +2 + 2,2 + 6,5 + 2,2 + 1,4 + 3,7 -5 - 0,1 - 1,9 + 3,5 - 2,3 + 3,4 - 2,1 + 6,8 - 0,4 - 1,7 + 1,5

MDD tous circuits

Évolution volume en %

Évolution prix en %

PDM MDD en %

Évolution PDM MDD en %

+ 0,9 + 3,2 -3 + 0,3 + 4,4 + 4,3 - 0,3 +3 - 0,5 - 3,1 + 8,2 -3 - 0,1 + 1,4 + 0,8 + 2,8 - 1,4 -1 - 7,7 + 1,8 - 11,7 + 0,4 - 1,2 - 0,6 -4 - 0,1 + 4,5 + 8,3 - 0,3 - 3,9 - 4,9 - 3,4 + 2,2 - 3,5 + 1,6 + 1,7 + 6,6 + 2,6 + 1,4 + 4,4 - 6,7 - 1,1 - 3,1 + 4,5 - 1,5 - 0,2 - 2,9 + 3,6 + 2,3 0 + 6,1

+ 0,6 + 4,4 + 0,3 - 2,3 -2 - 1,9 - 4,4 - 0,5 - 0,2 + 1,5 + 2,7 - 0,6 + 2,1 - 4,8 - 0,6 + 1,3 - 2,1 - 0,3 + 3,4 - 1,8 +4 - 0,1 + 1,7 - 3,5 + 2,7 + 0,2 - 1,8 - 9,8 + 2,3 + 0,3 + 1,3 - 0,1 - 0,3 - 2,9 + 0,4 + 0,5 - 0,1 - 0,3 - 0,1 - 0,7 + 1,9 +1 + 1,2 - 0,9 - 0,8 + 3,6 + 0,8 + 3,1 - 2,7 - 1,7 - 4,4

22,0 28,0 17,2 23,4 12,7 17,9 30,0 16,7 25,7 25,5 16,5 37,6 11,2 19,2 37,3 34,4 29,8 45,7 38,9 39,0 40,3 16,0 19,3 3,0 28,4 6,1 28,8 6,6 25,3 16,8 15,1 17,6 32,9 18,4 40,0 43,2 30,9 27,5 46,0 41,6 59,4 35,9 38,8 26,6 43,9 20,6 37,4 43,3 44,8 44,0 46,0

- 0,6 -5 - 0,8 -1 + 1,1 - 0,8 + 0,2 - 1,2 - 0,4 - 0,1 +1 - 1,1 - 0,7 - 4,4 - 0,9 - 1,6 + 0,1 + 0,9 + 3,5 - 1,4 - 1,4 - 0,4 - 1,8 + 0,2 + 0,2 - 0,5 + 0,2 + 0,4 - 0,3 0 - 1,9 + 0,8 + 0,8 - 1,5 + 0,7 + 0,7 +2 + 0,6 - 2,2 - 2,1 - 1,5 - 0,5 + 0,6 - 2,3 + 0,1 - 1,1 - 0,2 - 1,7 - 1,7 - 2,2 - 0,9

Hypermarchés et supermarchés CA en millions d’€

4 110,0 176,8 191,3 579,3 225,2 134,0 68,5 17,4 386,7 878,9 814,8 307,9 320,4 8,7 1 731,3 500,4 208,1 196,9 35,1 761,8 29,0 3 020,6 615,2 163,1 85,3 785,4 99,9 328,3 943,4 149,7 47,4 102,3 372,3 45,2 114,5 41,0 87,7 83,9 479,9 361,7 118,3 1 607,7 317,6 125,1 464,0 322,1 266,1 112,7 534,4 330,0 204,4

Évolution Évolution volume CA en % en6,3 %

+ 1,1 + 8,2 -3 - 2,1 + 0,6 +2 -5 + 2,1 -1 - 1,5 + 9,3 - 3,4 + 2,3 - 0,7 + 0,6 +5 - 3,4 - 0,9 - 1,7 - 0,3 - 4,9 + 0,6 + 2,7 - 3,5 -1 - 0,1 + 1,3 - 1,6 + 1,6 - 3,8 - 3,4 - 3,9 + 1,8 - 7,1 + 1,5 + 1,6 + 7,5 + 1,9 + 2,3 + 3,6 - 1,6 + 0,2 - 2,1 +4 - 2,7 + 4,5 - 1,7 + 7,8 - 0,8 - 1,6 + 0,5

+ 0,7 + 3,3 - 3,7 + 0,1 + 0,9 + 3,5 - 1,8 + 2,8 - 1,1 - 2,2 + 7,7 - 3,4 0 + 3,2 + 1,5 + 3,7 - 1,7 + 0,3 - 6,8 +2 - 5,7 + 0,6 + 0,8 - 1,6 -3 - 0,6 + 2,9 + 9,1 - 0,5 - 4,4 - 3,8 - 4,6 + 1,8 - 4,4 - 0,1 - 0,2 +8 + 2,8 + 2,8 + 4,7 - 2,6 - 0,9 - 3,2 + 5,4 -2 + 0,4 - 2,9 + 5,4 + 0,9 - 0,4 + 3,1

Évolution prix en %

+ 0,4 + 4,7 + 0,7 - 2,2 - 0,3 - 1,5 - 3,3 - 0,6 0 + 0,6 + 1,5 - 0,1 + 2,2 - 3,8 - 0,8 + 1,2 - 1,7 - 1,2 + 5,5 - 2,2 + 0,8 0 + 1,8 -2 + 2,1 + 0,5 - 1,6 - 9,7 + 2,1 + 0,6 + 0,4 + 0,7 0 - 2,8 + 1,6 + 1,7 - 0,5 - 0,8 - 0,5 -1 +1 + 1,1 + 1,1 - 1,4 - 0,7 +4 + 1,3 + 2,3 - 1,7 - 1,2 - 2,5

Leviers pour hypers et supers Évolution taux promo en %

- 0,1 +1 0 + 0,4 - 0,1 + 0,6 0 + 0,1 + 1,5 - 0,1 - 0,8 + 0,3 - 3,3 + 0,9 - 0,4 - 0,1 - 0,8 - 0,2 + 0,6 - 0,4 - 0,1 - 0,9 - 0,2 -1 - 0,9 - 2,2 +1 - 0,1 - 0,6 - 0,2 - 0,7 0 - 0,1 +1 - 0,1 - 0,5 - 0,2 + 0,1 0 - 0,2 + 0,2 + 1,1 + 0,5 + 2,9 + 0,9 + 2,7 - 0,5 + 0,3 + 0,2 +0 + 0,5

Évolution assortiment en %

+ 2,3 + 1,2 + 2,2 + 0,2 +4 + 2,7 + 0,6 + 8,1 + 2,3 - 2,3 +8 + 1,9 + 3,4 + 3,5 +3 + 5,6 - 0,2 + 0,5 - 4,2 + 4,5 + 0,8 + 1,7 + 3,1 - 5,6 + 0,1 + 1,8 - 3,2 - 2,2 + 4,6 - 1,4 - 4,6 + 0,1 + 1,5 - 4,2 + 4,2 - 3,9 + 6,4 - 1,3 + 5,9 + 8,1 + 1,6 +2 - 1,7 + 15,9 0 + 6,5 - 0,1 + 6,8 + 7,9 + 7,9 +8

Hors série | Octobre 2015

Tous circuits (hypers, supers, hard-discount, drive)

Source : Iri

19


Liquides

LES CHIFFRES

Le contrecoup des conditions météo Fortement météosensibles, les boissons n’ont pas bénéficié comme l’an dernier du bon ensoleillement du printemps. De fait, le secteur à fin juin est quasi stable, mais le bel été lui a permis de revenir dans la course. Ventes en valeur, en M €, des différentes familles des liquides, CAM à P6 2015, et évolutions, en %, versus même période un an plus tôt Tous circuits (hypers, supers, hard-discount, drive) CA en millions d’euros LIQUIDES BRSA ET EAUX BRSA GAZEUSES Colas Limonades, tonics et limes Sodas et BAF gazeuses BRSA NON GAZEUSES Boissons à base de thé Jus de légumes Jus de fruits Boissons aux fruits plates Boissons énergétiques Sirops Concentrés pour boissons EAUX Eaux aromatisées Eaux plates nature Eaux gazeuses nature BIÈRES ET CIDRES BIÈRES ET PANACHÉS Bières de spécialités Bières spéciales blondes Bières de luxe Panachés et bières sans alcool CIDRES SPIRITUEUX ET CHAMPAGNES APÉRITIFS Portos, madères, xérès Apéritifs anisés VDN, muscats, pineaux Amers, gentianes, bitters, americanos Sangrias et apéritifs à base de vin Vermouths Vins aromatisés ALCOOLS ET LIQUEURS Gins, vodkas, tequilas

Hors série | Octobre 2015

Rhums Punchs et cocktails Whiskys Premix Cognacs, armagnacs, calvados Sirops de sucre de canne Eaux-de-vie et alcools forts Liqueurs et crèmes MOUSSEUX ET CHAMPAGNES Vins effervescents Champagnes

20

16 396,20 6 933,1 2 051,0 1 428,5 186,2 436,4 2 805,2 206,2 20,9 1 585,9 386,3 168,2 370,8 66,9 2 076,9 120,4 1 365,0 591,5 2 714,11 2 588,0 1 060,0 948,4 492,1 87,4 126,1 6 749,0 1 832,8 149,6 1 131,3 149,5 120,7 41,6 139,1 101,1 3 325,5 351,8 369,0 74,6 2 120,6 12,1 63,5 9,9 35,6 288,5 1 590,7 601,3 989,4

Évolution CA en %

+ 0,3 -1 - 1,2 - 1,2 + 2,1 - 2,5 - 2,2 + 1,8 - 3,1 - 4,8 + 2,9 + 3,6 - 0,1 - 3,4 + 0,9 + 1,9 + 2,6 -3 + 2,6 + 2,7 + 9,6 + 1,3 - 7,1 + 0,9 + 0,5 + 0,8 - 2,3 - 0,5 - 3,2 -2 + 0,4 + 0,9 - 2,9 + 0,7 +2 + 1,5 + 8,9 + 1,7 + 1,4 - 1,9 + 1,4 + 0,4 - 6,3 + 0,8 + 2,1 + 3,1 + 1,5

MDD tous circuits

Source : Iri

Hypermarchés et supermarchés

Évolution volume en %

Évolution prix en %

PDM MDD en %

Évolution PDM MDD en %

CA en millions d’euros

- 0,4 - 1,1 - 4,1 - 4,6 -1 - 3,1 - 1,8 + 2,6 - 3,9 - 4,6 + 3,5 + 11,9 - 2,3 - 2,1 + 2,7 + 5,5 +4 - 0,5 + 1,7 +2 + 10,3 +4 -6 - 4,1 - 3,8 - 0,5 - 3,2 - 1,4 - 4,8 - 3,8 0 + 0,7 + 0,4 +5 + 0,8 + 0,7 + 5,6 + 3,4 + 0,7 - 0,9 -7 + 0,8 - 11,5 - 1,8 - 0,1 + 1,6 - 1,1

- 0,8 + 0,1 + 2,9 + 3,5 + 3,1 + 0,6 - 0,4 - 0,7 + 0,8 - 0,2 - 0,6 - 7,4 + 2,2 - 1,3 - 1,8 - 3,4 - 1,3 - 2,5 + 0,9 + 0,7 - 0,6 - 2,5 - 1,1 + 5,2 + 4,5 + 1,4 + 0,8 + 0,9 + 1,7 + 1,9 + 0,4 + 0,2 - 3,3 - 4,1 + 1,3 + 0,8 + 3,2 - 1,7 + 0,7 - 1,1 +9 - 0,4 + 5,9 + 2,6 + 2,2 + 1,4 + 2,7

23,2 30 10,7 6,1 34,3 15,8 52,9 31,2 82,7 68,9 23,5 10,3 52,8 8,1 18,2 17,2 20,7 12,5 13,4 12 5,9 9,4 26,2 34,4 42,6 20,1 31,3 44 32,5 43,1 13,7 20,3 23,9 18 13,8 20,7 16,4 25,8 10,1 4,7 36,2 28,7 16,5 20,1 20,6 32,8 13,2

- 1,2 - 1,1 - 0,6 - 0,3 - 3,5 - 0,8 - 1,3 + 0,1 0 -1 - 0,7 + 0,6 -1 + 3,6 - 0,6 -2 - 0,7 - 0,6 - 1,1 -1 - 0,9 0 - 0,3 - 5,4 - 1,6 - 1,2 - 0,8 - 0,5 - 1,3 0 - 0,1 - 0,9 + 0,5 + 0,5 - 1,1 - 1,3 - 1,8 + 2,7 - 1,3 + 1,9 + 1,6 - 1,9 + 0,5 - 0,6 - 1,1 - 1,5 - 0,9

14 084,66 5 745,9 1 725,2 1 205,6 156,4 363,2 2 236,3 169,2 15,7 1 193,7 325,0 153,0 314,6 65,0 1 784,4 110,3 1 175,1 499,0 2 355,44 2 238,9 944,1 835,9 387,2 71,7 116,5 5 983,3 1 562,7 122,2 970,3 125,5 108,2 34,8 114,3 87,3 3 033,7 327,1 333,4 66,7 1 932,0 11,4 58,9 9,3 32,3 262,6 1 386,9 494,9 892,0

Évolution Évolution volume CA en % en %

+ 0,6 - 0,5 - 0,5 - 0,3 + 1,9 - 2,4 - 1,2 + 6,2 - 1,6 - 3,2 + 0,7 + 2,7 - 0,5 - 3,4 + 0,3 + 1,9 + 2,1 - 3,9 + 2,8 + 2,8 + 10,5 + 0,8 - 9,1 + 5,5 + 2,4 + 0,8 - 2,4 - 1,7 -3 -2 + 1,5 + 1,3 - 3,5 - 2,8 + 2,1 + 1,9 +9 - 0,5 + 1,8 - 4,1 - 1,1 + 0,1 -8 - 0,4 + 1,9 + 2,3 + 1,7

- 0,1 - 0,6 - 3,5 - 3,9 - 0,4 -3 - 0,7 + 6,3 -2 - 2,8 + 1,6 + 11 - 3,2 - 1,8 + 2,4 + 6,3 + 3,3 - 0,1 + 2,1 + 2,3 + 11,5 + 3,7 -8 + 1,6 - 1,2 - 0,5 - 3,2 - 2,7 - 4,4 - 2,5 + 1,8 + 0,9 - 0,6 - 1,1 +1 + 1,2 + 5,6 + 0,4 + 1,1 - 2,8 -3 + 0,2 - 10,3 - 2,4 - 0,6 + 0,1 -1

Évolution prix en %

+ 0,7 + 0,1 +3 + 3,8 + 2,3 + 0,7 - 0,5 - 0,1 + 0,4 - 0,4 - 0,8 - 7,4 + 2,8 - 1,7 - 2,1 - 4,2 - 1,1 - 3,8 + 0,7 + 0,5 - 0,9 - 2,8 - 1,2 + 3,9 + 3,7 + 1,3 + 0,8 + 1,1 + 1,5 + 0,5 - 0,3 + 0,3 - 2,9 - 1,8 + 1,1 + 0,6 + 3,2 - 0,9 + 0,7 - 1,3 +2 - 0,1 + 2,6 + 2,1 + 2,5 + 2,3 + 2,7

Leviers pour hypers et supers Évolution taux promo en %

+ 0,4 - 0,1 - 0,7 -1 - 0,3 - 0,1 - 0,5 + 0,5 + 0,2 - 0,5 - 2,8 + 1,1 + 0,2 + 0,3 +1 + 0,9 - 0,1 + 3,6 + 0,5 + 0,5 + 0,6 + 0,3 +1 + 2,5 + 0,7 + 0,8 + 0,2 -1 + 0,5 - 0,3 + 0,1 + 0,7 + 2,4 - 3,1 +1 +1 + 2,3 + 0,2 + 0,9 + 3,1 0 + 1,6 + 0,1 +1 +1 + 0,5 + 1,3

Évolution assortiment en %

+ 4,8 + 5,1 + 5,9 + 10,1 + 4,3 + 2,8 + 5,7 + 14,1 +3 + 5,8 + 3,1 - 3,8 + 4,1 + 15,9 +3 + 8,7 + 3,4 - 2,5 + 8,4 + 8,6 + 13,7 + 1,8 - 3,7 + 13,9 + 6,8 + 2,4 + 1,7 +1 - 2,4 - 1,6 + 1,2 +6 - 8,4 + 24,8 + 2,6 + 1,7 + 10,3 + 5,5 + 2,6 + 8,7 + 0,5 + 7,7 - 4,2 - 1,7 + 2,9 + 4,5 + 1,1


Frais LS

LES CHIFFRES

Les volumes de nouveau au rendez-vous Le secteur leader des PGC garde une belle santé avec près de 1 % en valeur. Et se paie le luxe de renouer avec les volumes. Les disparités restent fortes entre le surgelé qui souffre, la crémerie, tout juste à flot, et le frais non laitier, qui affiche une forme olympique. Ventes en valeur, en M €, des différentes familles du frais libre-service, CAM à P6 2015, et évolutions, en %, versus même période un an plus tôt

CA en millions d’euros FLS POIDS FIXE SURGELÉS GLACÉS SURGELÉS SUCRÉS Spéc. glacées à partager Sorbets et crèmes glacées vrac Spéc. glacées individuelles Spéc. glacées fin d'année Desserts et pâtes surgelés SURGELÉS SALÉS Poissons Crustacés et mollusques Pizzas Entrées Légumes Plats cuisinés Sauces, herbes, infusions Viandes Pommes de terre CRÉMERIE ULTRAFRAIS Desserts frais Yaourts Salades de fruits Compotes et confitures Fromages frais Crèmes fraîches et UHT Desserts et crèmes des. lactés Jus de fruits frais BEURRES, ŒUFS, LAIT Graisses à frire Œufs Laits Beurres Laits frais nature et aromatisés Boissons et crèmes végétales Margarines FROMAGES LS Fromages allégés Pâtes pressées non cuites Pâtes pressées cuites Fromages de spécialité Pâtes molles Fromages méditerranéens Fromages apéritifs Fromages en portions

37 072,9 4 675,2 1 122,6 31,1 261,3 678,9 43,8 107,5 3 552,6 514,4 291,6 339,9 451,1 437,9 381,0 28,8 709,0 398,9 16 425,0 5 855,7 1 442,8 2 035,5 9,8 261,9 936,4 754,3 18,7 396,3 4 860,7 32,6 1 065,0 2 041,1 1 079,9 98,3 88,0 455,7 5 708,7 96,1 436,6 1 447,6 394,1 855,6 294,3 336,2 368,7

Évolution CA en %

+ 0,9 - 0,7 -2 - 12,6 - 7,5 + 0,6 + 1,5 - 1,5 - 0,3 - 1,1 -1 + 3,9 + 0,5 + 0,5 - 3,7 +2 - 0,5 - 0,5 0 + 0,4 + 1,5 + 0,9 + 11,7 + 1,5 - 3,9 + 0,3 - 6,5 +5 - 1,2 - 1,5 - 1,6 - 1,4 - 0,4 - 0,6 + 16,4 - 4,3 + 0,7 - 8,8 + 2,2 + 0,3 - 0,1 - 2,9 + 0,8 +2 -3

MDD tous circuits

Hypermarchés et supermarchés

Évolution volume en %

Évolution prix en %

PDM MDD en %

Évolution PDM MDD en %

CA en millions d’euros

+ 0,3 - 1,6 - 2,5 - 9,6 - 6,2 - 1,2 + 1,8 - 0,5 - 1,3 - 2,2 - 3,8 +2 - 0,6 + 1,6 - 4,7 - 0,3 - 1,3 - 1,2 - 0,2 0 + 1,1 - 1,4 + 6,6 + 6,1 - 3,3 + 1,4 - 5,7 + 5,4 - 1,2 - 2,3 + 0,4 -3 + 0,4 - 1,7 + 16,3 - 2,7 + 0,5 - 7,5 + 2,7 + 0,8 - 2,4 - 3,1 + 1,1 + 3,4 - 0,1

+ 0,5 + 0,9 + 0,5 - 3,4 - 1,5 + 1,8 - 0,2 -1 +1 + 1,1 + 2,9 + 1,9 + 1,1 - 1,1 + 1,1 + 2,3 + 0,8 + 0,8 + 0,2 + 0,4 + 0,3 + 2,4 + 4,7 - 4,4 - 0,7 - 1,1 - 0,8 - 0,4 0 + 0,8 - 1,9 + 1,7 - 0,8 + 1,2 0 - 1,7 + 0,1 - 1,4 - 0,4 - 0,4 + 2,3 + 0,2 - 0,3 - 1,4 - 2,9

45,9 52,9 32,2 38,9 26,7 28,9 26,7 67 59,4 59,3 64,7 38,4 51,5 74,3 61,7 51,9 67,1 51 42,5 35,7 40,1 30,6 50,7 23,1 35,2 53,2 34,9 21,5 47,2 30,6 55,2 55,1 43,6 22,7 30,5 11 45,5 11,7 41 68,2 31,8 42,5 51,2 31,1 14,4

- 1,1 - 0,8 - 1,4 - 0,7 - 0,4 - 1,8 - 0,3 - 2,4 - 0,7 - 0,4 + 1,2 - 3,1 - 0,7 - 0,8 + 0,4 + 3,1 - 0,7 - 0,7 - 0,6 - 0,9 - 2,1 - 0,5 - 1,8 - 0,9 -1 + 0,8 - 0,2 - 1,6 - 0,5 + 1,1 - 0,3 - 0,7 - 0,7 + 0,5 - 1,2 0 - 0,4 + 0,9 - 0,8 - 0,9 - 2,7 - 0,6 0 + 0,4 + 0,4

30 616,6 3 692,5 953,3 27,9 232,4 566,2 41,1 85,8 2 739,1 391,3 249,1 294,7 357,5 348,3 288,7 23,8 451,1 334,7 13 701,0 4 987,9 1 200,3 1 728,2 9,7 243,3 792,4 627,4 17,3 369,3 4 030,4 29,3 907,5 1 612,4 915,2 91,1 83,7 391,3 4 682,7 88,6 330,8 1 165,8 327,8 691,0 253,9 296,9 309,1

Évolution Évolution volume CA en % en %

+ 0,7 - 0,9 - 2,1 - 12,6 -8 + 0,9 +2 - 1,8 - 0,5 - 1,9 - 1,6 + 4,4 + 0,4 0 - 4,4 + 2,3 - 0,6 - 0,2 + 0,2 + 0,3 + 1,6 + 0,6 + 12,2 + 1,3 - 3,8 - 0,3 -5 + 4,5 - 0,8 -1 - 1,1 - 0,8 0 - 1,6 + 16,9 - 4,9 +1 - 8,2 + 1,7 + 1,6 + 2,5 - 3,7 +1 + 2,2 - 4,1

- 0,1 - 2,1 - 2,3 - 9,5 - 6,8 - 0,2 +3 - 2,5 -2 - 3,7 - 4,4 + 2,2 - 1,8 + 0,3 - 5,9 + 0,9 - 1,4 - 1,5 - 0,3 - 0,5 + 0,8 - 2,4 + 7,1 + 6,1 - 3,2 + 0,4 - 4,3 + 4,7 - 0,9 - 2,4 + 0,4 - 2,3 + 0,3 - 3,2 + 16,1 - 3,1 + 0,6 -7 + 0,7 + 1,8 + 0,2 - 4,2 + 1,7 + 4,3 - 1,2

Évolution prix en %

+ 0,8 + 1,2 + 0,2 - 3,4 - 1,2 + 1,1 -1 + 0,7 + 1,5 + 1,9 + 2,9 + 2,1 + 2,3 - 0,3 + 1,6 + 1,4 + 0,8 + 1,3 + 0,4 + 0,8 + 0,8 +3 + 4,7 - 4,5 - 0,6 - 0,7 - 0,7 - 0,3 + 0,1 + 1,4 - 1,5 + 1,6 - 0,3 + 1,6 + 0,7 - 1,8 + 0,3 - 1,4 +1 - 0,2 + 2,3 + 0,5 - 0,7 -2 -3

Leviers pour hypers et supers Évolution taux promo en %

+ 0,3 + 0,2 + 0,5 - 0,8 - 0,3 +1 -2 + 1,4 + 0,1 - 0,1 + 1,6 - 0,7 0 0 - 0,8 + 1,8 + 0,4 + 0,1 + 0,3 + 0,1 + 0,5 - 0,7 -1 + 0,9 + 0,6 + 0,3 - 0,8 + 0,8 + 0,8 - 0,3 + 0,1 + 1,6 + 0,4 + 1,5 - 1,3 + 0,3 0 + 0,2 + 0,8 + 0,2 + 0,4 - 0,1 + 0,9 - 0,3 -1

Évolution assortiment en %

+ 2,3 + 0,8 + 1,8 - 4,9 - 1,4 + 4,9 + 5,5 - 1,3 + 0,3 - 0,2 - 0,8 + 4,8 + 1,8 + 2,8 - 7,4 + 1,5 + 3,4 + 1,9 + 2,4 + 1,8 + 3,7 + 1,8 + 8,7 + 3,2 - 4,2 + 0,9 - 7,2 +7 + 3,6 - 0,9 + 4,6 + 4,1 + 3,3 + 13,3 + 7,2 - 1,7 + 2,5 - 5,5 + 2,5 + 6,7 + 1,1 + 1,3 + 5,4 + 2,1 - 2,3

Hors série | Octobre 2015

Tous circuits (hypers, supers, hard-discount, drive)

Source : Iri

21


Frais LS

LES CHIFFRES Ventes en valeur, en M €, des différentes familles du frais libre-service, CAM à P6 2015, et évolutions, en %, versus même période un an plus tôt

Tous circuits (hypers, supers, hard-discount, drive) CA en millions d’euros Pâtes fraîches et fr. fondus Fromages de chèvre et brebis Pâtes persillées Gâteaux fromagers et tourteaux Fromages à consommer chaud FRAIS NON LAITIER LS TRAITEUR Plats cuisinés frais Viandes élaborées Entrées fraîches Salades fraîches Panés frais Crêpes, galettes, tartes Pizzas Quiches, tartes salées, tourtes Snacks chauds salés Sandwichs Frais emballé traiteur Pâtes ménagères Pâtes fraîches Soupes et sauces fraîches SAURISSERIE Saurisserie Surimis Saumons fumés Autres poissons fumés et prép. CHARCUTERIE Jambons cuits et épaules Jambons crus Rillettes fraîches Pâtés et produits à base de tête Charcuterie à réchauffer Foies gras frais Frais emballé charcuterie Saucisserie Saucisses fraîches Charcuterie tranchée Rôtis de porc et autres sal. Aides culinaires Saucissons et saucisses secs FRUITS ET LÉGUMES IVe et Ve gammes

Hors série | Octobre 2015

Fruits secs

22

Légumes marinés VOLAILLES Produits élaborés Saucisserie de volaille Jambons cuits de volaille BOUCHERIE

348,6 543,4 225,6 6,9 354,9 15 972,7 5 074,6 767,3 475,3 480,3 696,7 312,4 98,7 337,9 119,0 169,8 359,3 417,9 339,6 365,0 135,3 1 876,8 505,5 288,9 590,7 491,7 5 806,3 1 484,2 408,3 155,0 159,1 57,4 280,6 328,0 687,5 371,0 466,4 111,0 618,9 678,9 913,6 682,3 227,6 3,8 1 456,9 1 046,1 65,2 345,6 844,5

Évolution CA en %

+ 3,2 + 6,5 + 0,1 - 8,7 + 5,5 + 2,2 + 3,5 + 3,2 + 4,5 + 4,6 + 5,8 + 0,2 - 0,2 0 + 0,5 + 0,7 +5 + 10,3 -1,5 + 3,9 + 1,9 + 0,7 + 1,9 - 1,8 - 0,7 +3 + 0,7 -0 + 0,9 - 2,5 - 0,3 + 6,5 + 5,4 + 1,2 + 1,3 - 2,9 +1 + 1,1 + 1,1 + 1,4 + 4,5 + 3,3 + 8,6 - 12,2 + 4,6 + 4,1 - 3,6 + 7,9 + 1,5

MDD tous circuits

Hypermarchés et supermarchés

Évolution volume en %

Évolution prix en %

PDM MDD en %

Évolution PDM MDD en %

CA en millions d’euros

Évolution Évolution volume CA en % en %

Évolution prix en %

+ 3,2 + 3,9 + 0,9 - 9,9 + 2,4 + 1,4 +3 + 4,1 + 4,6 + 3,3 + 1,9 - 0,6 - 0,6 + 2,2 + 0,7 + 2,5 + 5,4 + 5,3 + 0,9 + 4,2 + 2,3 - 0,8 + 3,5 - 2,8 - 5,1 + 1,4 + 0,2 - 0,5 + 0,4 - 0,8 - 1,5 + 12 + 4,6 - 1,2 0 - 0,9 - 0,2 + 3,1 + 1,3 + 0,1 - 1,4 + 0,2 -5 - 11,1 + 5,6 + 6,7 + 1,2 + 3,7 + 1,3

0 + 2,5 - 0,8 + 1,3 +3 + 0,8 + 0,5 - 0,9 0 + 1,2 + 3,9 + 0,8 + 0,4 - 2,2 - 0,2 - 1,8 - 0,4 + 4,8 - 2,3 - 0,2 - 0,4 + 1,6 - 1,6 +1 + 4,6 + 1,6 + 0,5 + 0,5 + 0,5 - 1,8 + 1,3 - 4,8 + 0,7 + 2,4 + 1,3 - 2,1 + 1,2 - 1,9 - 0,2 + 1,3 + 5,9 + 3,1 + 14,4 - 1,3 - 1,1 - 2,5 - 4,7 +4 + 0,2

27,4 45 40,7 30,9 53,1 47,3 39,8 33,8 54,6 49,2 48,4 30,1 50,3 48,4 54,1 18,8 45,7 13,5 49,1 33,3 11,3 52,5 39,9 49,6 59,3 59 51,4 53,5 51,4 40 46,5 28,8 31,6 40 49,6 61,3 61,5 42,6 66,8 43,1 47,4 47,9 46,3 30,6 38,1 35,9 37,2 44,8 67,4

+ 0,6 + 0,3 - 0,7 + 2,6 - 1,1 - 1,6 - 1,5 - 0,8 + 0,4 - 1,6 -3 - 1,8 0 - 0,1 - 1,3 - 1,7 - 2,4 - 1,1 - 1,1 - 2,4 - 0,4 - 1,9 - 1,8 - 2,2 - 2,7 - 0,9 - 1,6 - 1,9 - 1,6 - 2,6 - 1,5 + 2,8 0 - 2,8 - 0,8 + 0,1 - 3,8 -5 - 0,5 - 1,2 - 2,7 - 2,5 - 3,4 - 1,4 0 + 1,1 - 3,6 -3 - 2,1

294,0 458,3 176,0 6,4 284,2 13 223,1 4 222,9 661,8 258,3 406,3 587,6 256,2 86,6 271,6 89,3 147,6 320,1 408,6 287,5 312,2 129,1 1 620,2 455,0 237,0 504,8 423,5 4 735,5 1 197,9 327,1 134,7 135,0 42,8 259,1 313,7 533,4 293,3 353,6 89,7 476,6 578,6 816,8 619,9 193,4 3,4 1 095,0 753,4 55,8 285,7 732,7

+ 3,3 + 6,4 - 1,1 - 9,6 + 6,5 + 1,6 + 3,1 + 2,7 + 0,8 + 3,5 +6 + 0,2 -1 - 1,4 + 2,2 - 0,2 + 3,5 + 11,1 - 2,1 + 4,2 + 2,6 + 0,1 + 0,5 - 2,7 - 0,6 + 2,4 + 0,2 - 0,4 + 0,2 - 1,8 + 0,3 + 0,6 + 4,6 + 1,9 + 0,6 - 5,2 + 0,7 + 1,5 + 0,1 + 1,3 + 4,2 + 2,9 + 9,2 - 16,5 + 3,5 + 2,5 - 1,9 + 7,3 + 0,3

0 + 2,7 + 0,3 + 1,8 +3 +1 + 0,8 -1 + 0,8 +2 + 4,6 + 0,7 + 0,7 - 2,2 - 0,2 - 1,5 - 0,5 + 3,8 - 2,2 0 - 0,1 + 1,9 + 0,2 + 1,1 + 3,8 + 1,9 + 0,7 + 0,5 + 0,4 - 1,1 + 1,9 - 0,3 + 0,8 + 2,3 + 1,8 - 0,9 + 0,8 -3 - 0,2 + 1,3 + 5,5 + 2,9 + 14 + 2,5 - 0,7 - 2,2 -3 + 3,7 0

+ 3,3 + 3,5 - 1,4 - 11,2 + 3,4 + 0,6 + 2,3 + 3,7 0 + 1,5 + 1,3 - 0,5 - 1,7 + 0,8 + 2,4 + 1,3 +4 + 7,1 + 0,1 + 4,2 + 2,7 - 1,7 + 0,3 - 3,7 - 4,3 + 0,5 - 0,5 - 0,9 - 0,2 - 0,8 - 1,5 + 0,9 + 3,7 - 0,5 - 1,2 - 4,3 - 0,1 + 4,7 + 0,3 + 0,1 - 1,3 0 - 4,2 - 18,5 + 4,2 + 4,8 + 1,2 + 3,5 + 0,3

Source : Iri

Leviers pour hypers et supers Évolution taux promo en %

- 0,9 + 0,5 - 0,7 + 2,5 - 0,6 + 0,3 0 - 0,4 + 0,9 - 0,2 + 0,3 + 0,2 - 0,2 - 0,1 - 0,2 - 0,1 + 0,1 + 0,3 + 0,6 - 0,5 + 0,1 + 0,6 + 0,3 + 0,4 + 1,3 + 0,2 + 0,6 + 0,4 + 1,5 - 0,5 + 0,3 - 0,1 - 0,2 + 0,8 + 0,4 + 0,1 + 0,9 + 1,7 + 0,9 + 0,3 0 + 0,2 - 0,6 - 0,2 + 1,1 + 1,5 - 0,7 + 0,7 - 0,4

Évolution assortiment en %

+ 5,6 + 2,1 + 4,3 +5 + 6,2 + 2,8 + 2,5 - 0,8 + 5,1 +4 + 7,4 + 3,8 - 1,8 + 1,3 + 1,8 - 3,3 +5 + 6,4 +2 + 3,2 - 1,3 + 0,9 - 0,8 + 3,1 + 5,9 - 0,8 + 4,2 + 4,8 + 4,7 + 1,2 + 2,6 + 3,7 + 8,7 + 5,8 + 4,6 + 2,8 + 2,1 +7 +5 + 4,1 + 0,3 + 1,1 - 1,2 - 12,9 + 5,2 + 3,5 + 3,6 +9 + 3,5


®

Un mode de préparation innovant ! • 1 sac cuisson • 1 sachet d’épices

Des PAUPIETTES et RÔTIS qualitatifs • Farce 100% épaule de porc "Le Porc Français", < 20%MG • Tranche de véritable escalope • Barde de poitrine fumée "Le Porc Français"

DLC : 12 jours

Les Paupiettes : (porc et veau)

POIDS FIXE 515g

PCB : 3

Les Rôtis de Porc farcis :

NOUVEAU !

DOCUMENT NON CONTRACTUEL - SOCOPA VIANDES RCS QUIMPER 508 513 785 - SEPTEMBRE 2015

Des produits FARCIS (paupiettes et rôtis) savoureux et faciles à cuisiner !


DPH

LES CHIFFRES

Un net ralentissement de la croissance Secteurs les plus touchés par la guerre des prix, l’hygiène-beauté et l’entretien affichent de moins bonnes performances comparées à l’an dernier. Que ce soit en volume, mais surtout en valeur, avec une évolution toujours positive, il est vrai deux fois moins importante qu’en 2014. Ventes en valeur, en M €, des différentes familles du DPH (droguerie-parfumerie-hygiène), CAM à P6 2015, et évolutions, en %, versus même période un an plus tôt Tous circuits (hypers, supers, hard-discount, drive) CA en millions d’euros DPH ENTRETIEN ENTRETIEN COURANT Savons de ménage Javel Éponges et tampons à récurer Kit balais + lingettes Brosses/chiffons et lingettes Pdts WC, gels past. mous. ling. Désodorisants Nettoyants sols Gants de ménage Nettoy. ménagers multi-usages Nettoyants vitres Produits vaisselle main Pdts entretien lave-vaisselle Pdts de lavage lave-vaisselle Pdts WC bloc cuvet. chas. d’eau ENTRETIEN SPÉCIFIQUE Entretien bois et meubles Entretien cuir PVC et toile Pdts entretien et gros travaux Entret. fours, grills et plaques Adoucisseurs d'eau/détartrants Débouch. et pdts fosses septi. Access. lustrants chaussures Entret. tapis, moquet. ameublt Insecticides Produits pour métaux EMBALLAGES MÉNAGERS Sacs poubelle Barquettes et sachets aliment. Emballages aliment. rouleaux Filtres à café

Hors série | Octobre 2015

ENTRETIEN DU LINGE Détachants Assouplissants Lessives spécialistes Lessives généralistes Teintures textiles Soins du linge HYGIÈNE PARAPHARMACIE Pdts et acces. parapharm. Produits santé et forme Toilette intime

24

15 636,1 5 247,2 2 216,1 19,2 99,0 191,0 61,3 25,3 113,7 349,6 30,0 55,0 420,9 32,3 281,2 93,1 341,4 103,2 446,7 17,3 28,8 16,7 20,8 110,0 95,2 4,1 7,5 142,4 4,1 587,8 335,7 75,6 142,7 33,8 1 996,5 109,6 244,4 132,3 1 339,2 16,3 154,7 10 389,0 626,1 157,3 134,1 37,8

Évolution CA en %

+ 0,5 + 0,5 + 0,6 - 4,7 -2 + 0,5 - 0,5 + 0,1 + 1,9 -3 -3 - 0,2 +5 - 5,4 + 0,4 + 2,9 - 0,9 + 5,7 - 2,8 - 9,6 - 3,7 - 6,4 -2 + 2,3 + 1,2 - 3,8 + 1,7 - 7,7 - 3,3 + 1,2 + 2,1 - 0,5 + 1,2 - 3,6 +1 + 0,2 + 2,7 +6 0 + 0,3 + 3,6 + 0,5 + 7,3 + 16 + 6,3 + 3,5

MDD tous circuits

Hypermarchés et supermarchés

Évolution volume en %

Évolution prix en %

PDM MDD en %

Évolution PDM MDD en %

CA en millions d’euros

+ 0,9 + 0,4 + 0,1 - 3,8 - 4,3 + 0,9 + 4,9 NC + 2,2 - 3,5 - 3,5 + 15,9 + 1,4 - 1,1 + 0,8 + 1,4 + 1,3 + 0,5 - 1,7 - 7,6 -2 - 4,6 + 3,2 + 5,2 + 3,7 - 3,4 + 7,1 - 9,4 - 4,6 + 2,2 + 2,5 + 0,8 + 3,4 - 2,5 + 0,6 - 1,6 + 0,7 + 5,8 - 0,2 + 11 + 4,3 + 1,2 +7 + 9,4 + 3,6 + 3,8

- 0,4 + 0,1 + 0,5 -1 + 2,4 - 0,4 - 5,1 NC - 0,3 + 0,5 + 0,5 - 13,9 + 3,5 - 4,3 - 0,4 + 1,5 - 2,1 + 5,2 - 1,2 - 2,1 - 1,8 - 1,8 -5 - 2,7 - 2,4 - 0,4 - 5,1 + 1,8 + 1,3 -1 - 0,4 - 1,4 - 2,2 - 1,1 + 0,4 + 1,8 +2 + 0,2 + 0,2 - 9,7 - 0,7 - 0,7 + 0,3 +6 + 2,5 - 0,3

425,9 27,1 30 18,2 41,8 41,8 27,7 49 26,9 24,6 7,2 45,8 24,9 48,9 43,4 33,7 18,3 29,1 13,8 25,4 7 12,4 16,8 15,1 14,3 9,2 40 11,3 2,5 73 75,9 80,6 67,5 49,9 13,4 11,1 16,2 21,8 11,6 20,3 0 25,3 11,2 12,5 2 20,8

- 0,2 - 0,7 - 0,6 - 0,6 + 0,2 +1 + 0,9 + 5,6 -1 - 0,7 0 + 2,3 - 1,6 + 0,8 - 1,1 + 0,3 -1 - 2,5 0 - 0,2 - 0,3 + 0,6 + 0,9 - 0,6 0 - 0,9 + 4,5 - 0,1 + 0,2 - 0,2 - 0,5 + 0,7 - 0,4 + 0,5 - 1,2 - 1,5 - 0,9 - 0,7 - 1,4 -1 0 0 - 0,2 - 0,4 + 0,1 - 0,3

313 858,3 4 585,0 1 921,2 18,1 83,7 167,3 55,8 21,8 98,2 310,7 28,7 49,7 360,9 27,8 232,4 81,5 297,0 87,5 414,0 16,2 27,6 16,2 19,0 99,6 86,0 3,9 6,1 135,4 4,0 485,3 269,8 65,2 120,3 29,9 1 764,5 95,4 215,0 115,3 1 181,8 16,2 140,7 9 273,2 597,5 149,3 130,6 35,4

Évolution Évolution volume CA en % en %

+ 0,2 + 0,5 + 0,6 -4 - 1,2 - 0,2 - 1,1 - 4,6 +2 - 2,8 - 2,8 - 0,3 + 6,2 - 5,4 - 0,1 + 2,3 - 1,3 + 7,9 - 3,3 - 10,1 -4 - 4,8 - 2,7 + 2,3 + 0,4 - 3,6 - 3,4 - 8,2 - 3,3 + 0,5 + 1,6 - 0,6 - 0,1 -4 + 1,3 - 0,9 + 3,0 + 4,2 + 0,7 + 0,3 + 3,5 0 + 6,7 + 15,4 + 6,2 + 2,2

+ 0,5 + 0,5 + 0,2 - 3,2 - 4,3 + 0,6 + 3,5 NC + 1,9 - 3,6 - 4,9 + 9,1 + 2,2 0 + 0,3 + 0,5 + 1,5 + 6,3 - 2,9 - 8,4 - 3,7 - 4,2 + 2,1 + 4,3 + 1,6 - 3,9 - 0,9 - 10 - 4,6 + 1,2 + 1,9 + 0,7 +1 - 2,8 + 1,5 - 1,7 + 1,6 + 1,8 + 1,3 + 11,1 + 3,4 + 0,5 +6 + 8,1 + 2,5 + 2,7

Évolution prix en %

- 0,3 0 + 0,4 - 0,9 + 3,2 - 0,8 - 4,5 NC + 0,1 + 0,8 + 2,2 - 8,7 + 3,9 - 5,4 - 0,4 + 1,8 - 2,8 + 1,5 - 0,4 - 1,8 - 0,3 - 0,6 - 4,7 - 1,9 - 1,2 + 0,3 - 2,5 + 1,9 + 1,3 - 0,7 - 0,3 - 1,2 - 1,1 - 1,3 - 0,1 + 0,8 + 1,4 + 2,4 - 0,6 - 9,8 + 0,1 - 0,5 + 0,8 + 6,8 + 3,5 - 0,4

Source : Iri

Leviers pour hypers et supers Évolution taux promo en %

+ 0,4 + 0,6 + 0,4 + 0,6 - 0,1 - 0,3 - 1,2 - 0,9 - 1,1 + 0,4 + 0,3 - 0,5 + 0,8 0 - 0,3 + 1,2 + 1,7 + 1,4 + 0,2 + 0,5 0 - 0,2 0 + 0,1 + 0,2 - 0,1 0 + 0,6 + 0,1 + 0,4 + 0,7 + 0,1 - 0,1 - 0,6 + 0,8 - 1,3 + 1,5 + 5,5 + 0,5 + 0,5 + 0,6 + 0,3 + 0,6 + 1,4 + 1,5 + 0,1

Évolution assortiment en %

+ 2,1 + 1,6 + 1,7 + 4,1 + 2,5 + 0,5 - 5,4 - 3,4 - 0,4 - 1,1 +3 + 1,8 + 7,8 - 1,9 + 2,4 + 4,2 + 2,4 - 0,1 + 0,2 - 4,2 - 3,4 + 0,9 + 5,3 + 0,2 + 9,5 + 0,5 - 3,6 - 1,3 - 2,9 + 1,7 +3 + 0,3 + 0,5 + 1,7 +2 - 2,5 -1 + 0,1 + 3,1 + 9,1 + 6,4 + 2,3 + 2,6 + 5,5 - 0,2 + 2,2


DPH

LES CHIFFRES Ventes en valeur, en M €, des différentes familles du DPH (droguerie-parfumerie-hygiène), CAM à P6 2015, et évolutions, en %, versus même période un an plus tôt

CA en millions d’€ Hygiène sexuelle Produits de régime Adhésifs bandages et 1ers soins SOINS ET BEAUTÉ Dissolvants Maquillages Maq. fantaisie coffrets et acces. Accessoires de toilette Toilette du visage Produits dépilatoires Soins antibactériens visage Soins du visage Soins pour homme Produits solaires Soins du corps Soins des pieds et des jambes Soins des mains et des lèvres CAPILLAI. ET ACCES. CHEVEUX Produits coiffants Laques Shampoings Après-shampoings et soins Accessoires pour cheveux Colorations Produits pour permanentes HYGIÈNE CORPORELLE Dentifrices Déodorants Eaux de Cologne Hygiène buccale Produits avant et après-rasage Produits moussants à raser Brosses à dents Savons toil. et pains dermato. Gels douche Produits pour le bain Hygiène et soins pour bébés Eaux de toilette et parfums Lots mixtes Coffrets de toilette Lames et rasoirs homme Lames et rasoirs femme PAPIERS DE LA MAISON Mouchoirs en papier Papiers toilette en rouleaux Essuie-tout rouleaux Lingettes et rince-doigts Cotons et bâtonnets ouatés PAPIERS DE LA PERSONNE Tampons Serviettes et protège-slips Changes et couches-culottes Produits d’incontinence

63,8 148,6 84,5 1 606,1 25,6 479,3 7,4 69,1 211,5 107,0 13,9 283,4 29,7 124,5 174,4 25,4 55,1 1 388,6 162,1 92,3 497,8 238,8 116,6 271,9 9,2 3 250,7 463,1 534,5 35,5 158,3 36,6 83,7 231,9 194,4 591,7 12,3 321,7 113,7 3,0 59,0 347,8 63,5 2 029,6 313,4 1 032,9 518,3 2,7 162,4 1 487,9 94,9 328,1 837,2 227,8

Évolution CA en %

+ 0,9 + 7,1 + 1,8 - 0,4 - 7,3 + 0,6 - 18,1 +3 0 - 0,2 + 3,1 + 3,6 - 3,6 - 6,5 - 3,4 - 10,7 + 2,2 - 1,9 -4 - 4,5 - 0,8 - 0,3 - 4,6 - 1,6 - 10,3 - 0,7 - 0,7 + 0,5 - 0,5 + 4,5 - 6,5 - 6,4 - 0,1 - 0,1 +1 - 15,8 - 2,3 - 1,9 - 24,2 - 1,2 - 2,9 -4 + 2,6 + 4,4 + 2,3 + 2,4 - 4,2 + 1,9 + 0,8 - 5,9 + 0,7 - 1,3 + 13,1

MDD tous circuits

Évolution volume en %

Évolution prix en %

PDM MDD en %

Évolution PDM MDD en %

+ 1,7 + 15,7 + 0,9 + 2,1 - 4,7 + 4,3 - 20,7 + 4,4 - 3,3 + 3,9 + 11,2 + 7,7 + 2,1 - 5,7 + 1,1 - 5,5 + 5,2 - 0,3 - 3,1 + 0,3 + 0,8 + 2,5 - 6,5 - 0,3 - 5,6 + 0,5 + 1,3 + 3,5 - 4,6 + 8,3 - 3,3 - 4,4 + 0,6 + 0,9 + 2,4 - 12,5 - 0,3 - 1,1 - 20,6 - 0,4 - 5,1 - 8,9 + 1,5 + 4,8 + 0,5 - 0,3 - 1,1 + 8,4 + 0,5 - 3,2 - 0,4 - 1,1 + 10,3

- 0,8 - 7,4 + 0,9 - 2,5 - 2,7 - 3,5 + 3,4 - 1,3 + 3,5 -4 - 7,3 - 3,9 - 5,6 - 0,8 - 4,4 - 5,5 - 2,9 - 1,6 - 0,9 - 4,8 - 1,6 - 2,7 +2 - 1,3 -5 - 1,2 -2 - 2,8 + 4,2 - 3,5 - 3,3 - 2,1 - 0,7 -1 - 1,4 - 3,8 - 1,9 - 0,8 - 4,6 - 0,8 + 2,3 + 5,4 + 1,1 - 0,3 + 1,8 + 2,7 - 3,1 -6 + 0,4 - 2,8 + 1,1 - 0,2 + 2,6

1,9 6,1 34,8 9 48,2 3,8 3,4 22 19,3 14,7 2,9 5,7 3,4 3,7 6,8 4,1 12,1 6,7 10,6 7,4 5,2 6,2 20,7 1,8 0 14,1 4,1 6 23,9 12,8 11,1 18,3 11,8 28 11,6 40,6 51,6 2,9 25,6 0,5 7 14,5 65,7 64,5 64,8 67,2 42,2 69,5 35,7 21,9 25 38,7 45,8

- 0,2 - 0,9 + 1,5 - 0,1 - 1,1 + 0,5 + 0,3 - 1,9 - 1,8 - 0,3 + 0,8 + 0,7 + 0,7 + 0,1 + 0,2 + 0,3 - 0,9 -1 -1 - 0,3 - 0,6 - 0,6 - 4,8 - 0,2 0 - 0,5 - 0,7 - 0,5 -1 + 0,6 0 - 0,1 + 0,3 - 0,4 - 1,1 + 7,3 - 0,6 - 0,4 + 4,5 + 0,4 - 0,6 + 1,5 - 0,9 + 0,3 - 0,5 - 2,2 - 3,2 - 0,6 + 1,4 + 0,5 - 0,1 + 2,1 + 0,2

Hypermarchés et supermarchés CA en millions d’€

61,9 143,1 77,3 1 542,4 22,4 475,7 7,3 68,3 195,6 103,6 12,7 269,1 28,8 116,3 165,1 25,0 52,3 1 296,5 149,7 87,8 443,9 220,9 115,6 269,4 9,2 2 941,8 417,6 485,2 32,8 149,0 32,5 75,8 214,2 168,3 525,7 10,3 269,9 111,0 2,8 58,4 328,0 60,5 1 628,2 248,3 823,5 416,4 2,5 137,5 1 266,8 85,4 285,8 685,6 209,9

Évolution Évolution volume CA en % en %

+ 0,7 +7 - 0,6 - 1,1 - 7,1 + 0,4 - 17,7 + 2,3 - 0,9 - 0,6 - 0,3 + 2,2 - 4,5 - 8,5 - 3,3 - 10,9 + 1,6 - 2,4 - 4,6 - 4,9 - 1,3 -2 - 4,3 - 1,1 - 10,3 - 1,1 - 1,1 + 0,6 - 0,2 + 2,9 - 8,7 - 6,2 - 0,8 - 0,6 + 0,4 - 21,8 - 3,1 - 1,2 - 25,5 - 1,7 - 2,8 - 4,8 + 3,4 + 4,2 + 3,5 + 3,7 - 4,2 + 1,1 - 0,5 - 6,4 + 0,5 - 3,3 + 11,3

+ 1,2 + 15,6 - 1,7 + 0,9 - 5,3 + 3,5 - 19,8 + 3,8 - 3,4 + 3,2 + 6,6 + 3,6 - 0,3 - 7,9 + 0,8 - 6,1 + 4,8 - 0,9 - 5,2 + 0,3 + 0,6 + 0,1 - 6,1 + 0,5 - 5,6 + 0,2 + 0,9 + 3,6 - 3,1 + 5,6 - 5,3 - 3,7 + 1,1 + 0,5 +2 - 21,9 - 1,1 - 0,2 - 21,9 - 0,9 - 4,8 - 9,9 + 1,7 + 4,5 + 1,3 - 1,3 - 1,7 + 9,4 - 1,5 - 3,4 - 0,6 - 4,4 +9

Évolution prix en %

- 0,5 - 7,4 + 1,2 -2 - 1,9 -3 + 2,6 - 1,4 + 2,5 - 3,7 - 6,5 - 1,3 - 4,2 - 0,7 - 4,1 - 5,2 - 3,1 - 1,5 + 0,6 - 5,2 - 1,9 -2 + 1,9 - 1,7 -5 - 1,3 -2 - 2,8 +3 - 2,5 - 3,6 - 2,5 - 1,9 - 1,1 - 1,5 + 0,1 - 2,1 - 1,1 - 4,6 - 0,7 + 2,1 + 5,6 + 1,7 - 0,3 + 2,1 +5 - 2,5 - 7,6 +1 -3 + 1,1 + 1,1 +2

Leviers pour hypers et supers Évolution taux promo en %

- 0,3 - 0,5 + 0,2 + 0,9 + 0,4 + 1,5 - 1,6 - 0,4 + 0,4 + 0,1 + 7,4 + 1,3 + 1,1 + 1,7 + 0,3 - 0,2 + 0,4 + 0,6 + 0,6 + 1,2 + 0,9 0 - 0,2 + 0,5 + 0,6 + 0,6 + 1,6 + 0,6 - 0,1 + 0,6 0 -1 + 0,1 - 0,1 + 0,9 - 0,3 - 0,2 - 0,2 - 7,4 - 2,7 + 1,5 -3 + 0,2 - 0,1 + 0,1 + 0,5 + 0,2 0 - 1,5 + 0,6 - 0,2 - 2,2 + 0,6

Évolution assortiment en %

+3 + 4,8 - 0,2 + 1,8 + 5,7 + 0,5 - 7,4 +1 + 3,1 - 0,8 - 6,7 + 2,7 + 1,1 + 1,7 + 5,7 -3 + 9,8 +1 - 0,8 + 3,4 + 2,1 + 3,9 - 2,6 + 0,6 -7 + 2,9 + 4,3 + 4,5 + 4,5 + 6,5 - 2,4 + 0,6 + 1,8 + 1,7 +4 - 12,9 + 1,3 + 0,8 - 14,1 + 3,9 + 1,4 + 1,3 + 3,3 + 3,9 + 2,9 +7 +1 + 0,7 + 3,9 + 1,2 + 0,8 + 2,8 + 17,5

Hors série | Octobre 2015

Tous circuits (hypers, supers, hard-discount, drive)

Source : Iri

25


épicerie

⇢ Conserves de poisson Une offre qui cherche à se réinventer ⇢ Assaisonnements et condiments Huiles, moutardes et cornichons à la peine

⇢ Potages Les soupes affichent de grandes ambitions ⇢ Féculents Moins de promos, plus d’innovation !

⇢ Petfood Rien n’est trop bon pour les chats et chiens ⇢ Plats cuisinés Capitaliser sur le premium pour rebondir ⇢ Alimentation infantile En terminer enfin avec la morosité ⇢ Conserves de légumes Indispensables aujourd’hui, désirables w ?

⇢ Produits apéritifs Chips et cacahuètes trinquent à leur succès ⇢ Café Les compatibles Nespresso étendent leur emprise

⇢ Confiserie Les petites douceurs retrouvent des couleurs ⇢ Sucres et aides à la pâtisserie Des trajectoires radicalement opposées

26

⇢ Panification sèche Le temps de la croissance tranquille ⇢ Compotes Le format gourde séduit enfants et adultes ⇢ Panification préemballée Belle bataille entre les géants

⇢ Biscuits L’incroyable réussite des cookies

© Getty ImaGes/FlIckr rF

Hors série | Octobre 2015

⇢ Pâtisserie industrielle Cakes et madeleines servent de locomotive


27

Hors sĂŠrie | Octobre 2015


ÉPICERIE

28,60 Mrds€

LE CAFÉ EN DOSETTES AU-DESSUS DU LOT Top 10 des plus gros segments du rayon épicerie, par chiffre d’affaires, en M €, CAM à P6 2015, et évolution, en %, sur un an

Le chiffre d’affaires de l’épicerie, +0,1% vs 2014

+0,3%

L’évolution en volume

-1%

+ 0,1

954,5

Café en dosettes

+ 11,1

934,9

0

914

Viennoiseries industrielles Huiles

- 1,4

Bonbons et sucettes

+ 0,5

Pâtes alimentaires

+ 0,7

Source : IRI

Épicerie salée

13,3 Mrds€

15,2 Mrds€

Le chiffre d’affaires de l’épicerie sucrée, à + 0,3 % + 0,4 % en volume

LES PRODUITS APÉRITIFS ONT LA COTE

LA PANIFICATION SÈCHE PROSPÈRE

Graines salées

2

Plats cuisinés déshydratés Légumes d’accompagnement

1 728,8 + 2,6 %

650,7 - 0,4 %

3

Top 3 des plus forts reculs en valeur, en %, CAM à P6 2015 vs 2014, et CA, en M €

fortes croissances + 6,4 % en valeur, en %, CAM à P6 2015 vs + 4,4 % 2014, et CA, en M €

300,1

1

Salades conserves produits de la mer

2

Flageolets en conserve

3

Plats cuisinés appertisés français

Évol. CA

38,7

- 11,1 %

51,9

- 6,8 %

370,3

IE S

UCRÉE

N

B

LES TOPS ET FLOPS DE L’ÉPICERIE SUCRÉE

563,8 + 8,7 % Top 3 des plus 56,2

ER

1 969,1 - 0,1 %

Évol. CA

1

S

584,4 + 1,4 % PRÉE M

PANIFIC

A

ON TI

3 530,6 + 0,3 %

T

417,6 + 2 %

D E FR UI T

IE

BI SC UI

V

167,3 - 3,6 %

ES

SE R

CO N S E R

PANIFIC

A

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FI

CO

PÂT IS

I PE T

E

SUCRE S

S

CO N S E R

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U

PL ATS C IT

TS

PRODU

CO N S E R

F É C U LE

V

CO N S E R

S

POTAGE T

ALIMEN

T

ALIMEN

Hors série | Octobre 2015

R I E I N D U ST

4 703,6 + 1,5 % 2 108,1 + 0,3 %

RI APÉ TIFS

LES TOPS ET FLOPS DE L’ÉPICERIE SALÉE

28

ER

SE

LE E

1 446,3 - 1 %

S

248,5 - 1 %

DÉJEUNE R

AL

ES

879,7 - 3,1 %

D E LÉG U M

ES

V

859,9 - 2,9 %

ES

1 093,3 - 3,1 %

D E V I A ND

TS

E LLE

IS

PICE R IE P

RI

S

1 405,6 + 0,4

IN É S

TÉ

SSER IE

S

A N T I LE IN F

TS

S

O

ES

X

1 951,7 + 1,0 %

D E P OI S S

1 892,0 + 1,0 % 1 089,0 - 1,9 %

OUR A NI M

AU

SP

ES

CA des grandes familles de l’épicerie sucrée, en M €, CAM à P6, tous circuits, et évolution, en %, vs 2014 I ÂT

DI M E N T S

1 852,8 - 0,6 %

S AU C E S

NS

ON

A SSA I S O N

CA des grandes familles de l’épicerie salée, en M €, CAM à P6, tous circuits, et évolution, en %, vs 2014 ET

606,5

Épicerie sucrée

Le chiffre d’affaires de l’épicerie salée, à - 0,1 %, + 0,1 % en volume

C

692,6 673,6

- 1,9

Conserves de thon

Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

850,9 699,8

-2

Céréales

La part des MDD, à -0,8 point

NTS E T

1 101 997,1

- 1,7

Confiserie de chocolat

31,2%

ME

+2

Cafés torréfiés

L’évolution des prix

NE

En %

Tablettes de chocolat

- 5,8 %

Évol. CA

1

Café en dosettes

2

Miels

3

Cookies

934,9

Top 3 des plus forts reculs en valeur, en %, CAM à P6 2015 vs 2014, et CA, en M €

+ 11,1 %

193,4

+ 7,7 %

138,5

1

+ 6,8 % Galettes et couronnes

2

Sucres

3

Extrudés

Top 3 des plus fortes croissances en valeur, en %, CAM à P6 2015 vs 2014, et CA, en M € Évol. CA

35,6 409,4 50,1

- 8,2 % - 7,6 % - 6,3 %


épicerie salée

CONSERvES DE POISSON

CE qU’IL FAUT RETEnIR Photos dr

▪ Le thon au naturel reste le principal moteur de la filière, avec un CA à + 1,9 % à fin août. ▪ Incarnation du succès des produits snacking : l’envolée des ventes des rillettes de poissons. ▪ En nette croissance, les sardines profitent à plein des stratégies de renouvellement de gammes.

Saupiquet s’inscrit sur le premium avec le lancement de ses sardines signées d’Arsène Saupiquet.

MARInÉS CHEz PETIT nAvIRE

«Apporter de la nouveauté et de la variété au segment du thon»: tel fut le but de Petit Navire avec sa collection de marinés en 2014.

Le chiffre d’affaires des conserves de poisson, à - 1,9 % vs 2014

-1,7% L’évolution en volume -0,2% L’évolution des prix

Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Une offre qui cherche à se réinventer Avec un marché en croissance continue mais légère, la conserve de poisson est en quête d’un second souffle. Qu’elle pourrait bien avoir trouvé dans le thon et la sardine.

E

n repli à fin juin, le marché des conserves de poisson a profité d’un bel été pour se redresser. «Notre secteur est, c’est vrai, météo-dépendant, et plus encore pour la catégorie du thon au naturel. Cela étant, si on regarde depuis cinq ans, il a bénéficié d’une croissance certes légère, mais stable», observe Ségolène de Marsac, directrice marketing de Petit Navire. «Sur les cinq dernières années, les ménages français ont augmenté de 5% leurs achats de conserves de produits de la mer », confirmait, en mai dernier à LSA, Pierre Commère, délégué général de l’industrie du poisson à l’Adepale. Roi de la filière (46 % des volumes totaux, en CAM à P8, selon Nielsen), le thon séduit toujours dans sa version « au naturel», à +1,9% en volume, «grâce à son authenticité et à sa polyvalence, note Ségolène de Marsac. Il est aussi bon marché, facile à préparer, et les enfants

l’adorent.» Pourtant, le thon en boîte a su se réinventer. «L’offre, ces dernières années, s’est renouvelée et modernisée, constate la directrice marketing de Petit Navire, avec le développement de recettes pour l’entrée. » Une quête de variété qui s’est traduite, chez Petit Navire, par le lancement, en 2014, d’une gamme de thons marinés (curry, piment d’Espelette, etc.), qui a généré depuis, dixit son créateur, 5 millions d’euros de chiffre d’affaires. La sardine, la nouvelle star Cette stratégie de modernisation des gammes concerne, au final, toutes les c atégor ies des conserves de poisson. Avec, là encore, des succès notoires, à l’instar des tartinables –pour le snacking ou l’apéro–, qui enregistraient, à fin août 2015, +4,8% sur douze mois glissants. Bien ancrée également au cœur de cette stratégie de moderni-

sation: la sardine entière. «C’est ce qui explique, en grande partie, son succès aujourd’hui, témoignet-on chez Petit Navire, avec une progression des ventes de plus de 5 % à fin août dernier, alors que notre marque spécialisée Parmentier affichait + 7,3 %. » Chez Connétable, poids lourd du secteur, trois recettes ont été inaugurées cette année (l’entreprise compte vingt-cinq gammes de sardines) ; alors que, chez Saupiquet, était lancée, en juin, Arsène Saupiquet, une marque premium de sardines entières. Certains protagonistes de la conserve vont même plus loin, tel Petit Navire. En 2013, ce dernier a sorti le poisson de son conditionnement originel pour le proposer en vrai plat chaud micro-ondable (thon, saumon, merlu, etc.). « Le but est clair, déclare sa directrice marketing, nous réinventer pour aller chercher de nouveaux consommateurs.» ❘❙❚ Christian Capitaine

Hors série | Octobre 2015

PREMIUM DE SAUPIqUET

1,08 Mrd€

29


Épicerie salée

ASSAISONNEMENtS Et CONDIMENtS

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Des produits plus doux et plus sucrés. ▪ Des saveurs plus exotiques. ▪ Des formats ergonomiques et antigaspillage.

1,85 Mrd€ Le chiffre d’affaires des assaisonnements et des condiments, à -0,6% vs 2014

-0,6% L’évolution en volume +0% L’évolution des prix

Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Photos dr

Huiles, moutardes et cornichons à la peine

PIqUAnT

McIlhenny Company lance son Tabasco vert : une déclinaison plus douce et plus acidulée que la recette originale.

DE nOUvELLES SAvEURS

Hors série | Octobre 2015

Lesieur continue d’étendre sa gamme de saveurs, avec une référence Poulet rôti.

30

Les condiments traditionnels marquent le pas sur un marché en légère régression. Les vinaigres et les épices tirent leur épingle du jeu.

P

laisir, bien-être et praticité, les consommateurs plébiscitent une cuisine saine et naturelle, tout en aspirant à de nouvelles expériences. L’envie de découvertes profite aux produits plus élaborés, comme les sauces de variétés avec des saveurs exotiques sucrées-salées ou issues de la restauration hors foyer, comme les sauces Chunky Burger ou Kebab chez Amora. Les produits plus traditionnels – cornichons, moutarde – sont, eux, plus en retrait. Tout comme l’huile, poids lourd du secteur, avec un chiffre d’affaires de 850 M €, qui tourne au ralenti, en valeur (- 1,4 %) comme en volume (-2,6 %). L’huile d’olive restant la mieux orientée. Les recettes se font plus douces et sucrées pour aller recruter de jeunes acheteurs. C’est le cas dans les moutardes et les vinaigres, où le balsamique est désormais en pole position.

« Notre moutarde l’Américaine, lancée en avril, répond à cette attente de douceur, avec sa texture onctueuse tout en s’inscrivant dans la tendance street food. Cela lui permet de réinventer à domicile les recettes de burgers, frites et kebab, qui occupent désormais une place à part entière dans la cuisine française », souligne Sophie Lacroix, chef de marques Amora et Tabasco. Les poivres se valorisent Côté conditionnement, les flacons souples, plus pratiques et plus hygiéniques, stimulent la croissance. Avec le développement de petits formats dans les huiles et sauces, chez Lesieur par exemple, qui séduisent des consommateurs cherchant à gagner du temps tout en évitant le gaspillage. Les épices, herbes et mélanges ont bien tiré leur épingle du jeu, alors que les poivres résistent grâce à la valorisation

des produits. «Nous allons continuer à fidéliser sur les poivres, les herbes et les épices à travers un travail de différenciation et d’innovation, indique Sybille Chenain, directrice marketing et category management chez McCormick France. Sur les poivres, nous cherchons à nous différencier à travers des rénovations et des produits haut de gamme. Il est vital de valoriser la catégorie dans le contexte de hausse des matières premières et de guerre des prix. » Pour débanaliser le produit, la marque a segmenté ses poivres classés sur une échelle de 5 à 9 pour aider les clients à choisir celui le plus adapté à son plat. Une segmentation qui sera déclinée sur les références Poivre gris moulu et Poivre noir grains Ducros avant de continuer sur le blanc dans chacun des formats (flacon en verre, moulin et format familial). ❘❙❚ Sylvie lavabre


Épicerie salée POtAGES

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Le déshydraté à cuire cède du terrain au profit de l’instantané. ▪ La soupe se fait formule repas. ▪ L’instantané surfe sur la mode du snacking.

457,4 M€ Le chiffre d’affaires des soupes et potages, à + 3,1 % vs 2014

+1,5% L’évolution en volume +1,5% L’évolution des prix Source : IrI - CAM à P6 2015, tous circuits

Photos dr

Au cours du premier trimestre 2015, le Velouté de 10 légumes de Liebig est devenu la recette de soupe préférée des Français (en tonnes).

Hors série | Octobre 2015

claire madoré, directrice des marques chez Maggi

Les soupes affichent de grandes ambitions Les soupes et potages veulent conquérir le cœur de repas et disposent de la force de feu nécessaire pour s’imposer.

LA PRÉFÉRÉE DES FRAnçAIS

32

« Dans les soupes à cuire, l’innovation contribue à hauteur de 80 % à la croissance du marché, mais si le consommateur recherche de la nouveauté, il ne souhaite pas non plus trop s’éloigner des goûts qu’il connaît. »

U

n marché plutôt stable sur le moyen terme, mais qui se valorise (sa croissance en valeur est deux fois supérieure à celle en volume) et a bénéficié d’une météo propice en début d’année. Les fabricants de soupes auraient tort de faire la soupe à la grimace. Ce d’autant plus que sous son apparence lisse, tranquille, presque « pépère », la soupe cache de vastes ambitions. Selon une étude de Continental Foods France (marques Liebig et Royco), le fait-maison pèse toujours 79 % des quantités consommées. Un véritable défi pour les industriels, à condition de trouver la bonne formule. Continental Foods, l’un des fabricants les plus actifs (il prévoit de distribuer dans les boîtes aux lettres plus de 5 millions d’échantillons de soupe instantanée Royco en 2016), se fait même fort de faire croître la catégorie de 15 % en valeur sur

trois ans. Mais tous les segments ne sont pas logés à la même enseigne. Ces huit dernières années, la soupe à cuire a perdu 4,5 % de part de marché (pour se situer aujourd’hui à 18,3 % d’après Iri), tandis que la soupe liquide en a gagné 5% (à 70,3%), la soupe instantanée restant autour de 10% (à 9,7%). S’imposer en plat principal Dans le segment des soupes liquides, Liebig (46,7 % de part de marché), surtout confronté à Knorr, d’Unilever (33,2 %), a réalisé des investissements publicitaires colossaux. « Plus que les recettes, ce sont le format et l’occasion qui sont importants. Concernant Liebig, et grâce à notre slogan “On ne dîne plus, on soupe”, notre objectif est de faire sortir la soupe du ghetto de l’entrée pour la convertir en plat principal », explique Frédéric Pons, le PDG. Du coup, la marque a porté ses petits

formats de 30 cl (40 % des volumes) à 35 cl pour les rendre plus rassasiants, ce qui devrait entraîner mécaniquement une croissance en volume des soupes liquides de 2 %. Ceci étant, la soupe à cuire est loin d’avoir dit son dernier mot. «La décroissance sur ce segment vient du désengagement de Knorr et des MDD, mais nous tirons toujours très bien notre épingle du jeu », affirme Claire Madoré, directrice des marques au sein de Maggi. Six soupes sur dix étant consommées en plat principal, la filiale de Nestlé vient d’ailleurs de créer un segment tourné, comme chez Continental Foods France, vers le cœur de repas du soir. Un beau duel en perspective pour un marché encore sous-promotionné (3 % des volumes dans l’instantané, par exemple) et qui dispose des moyens de ses ambitions. ❘❙❚ armand chauvel


En 2015, Mutti développe le segment de la pulpe Leader incontesté en Italie

11,9 %

25 %

Mutti

+0,6 pt

+0,6 pt

7,7 %

7%

Mutti

Challenger PDM valeur*

Marque A Marque B PDM valeur et évolution*

Mutti dynamique et conquérante En Italie

En France

4

Un chiffre d'affaires

x

en 10

de la croissance de la tomate*

ans.

nouveaux foyers acheteurs

1er contributeur en valeur (50%) et en volume (40%)

* Données IRI – CAM P6 2015 ** KANTAR - CAM P6 2015

38 %

Marque nationale n°1 en France +4,1 pts

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Juillet - Octobre

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Épicerie salée FéCuLENtS

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Les pâtes quotidiennes classiques ont été les premières à pâtir des excès de promos. ▪ Celles à cuisson rapide, les formes festives, les gammes aux œufs frais, au blé complet ou sans gluten gagnent, elles, des parts. ▪ Les riz cuisinés micro-ondables apportant variété et rapidité de préparation réveillent un marché stagnant.

1,40 Mrd€

Le chiffre d’affaires des féculents, à + 0,4% vs 2014

+0,5% L’évolution en volume du marché -0,1% L’évolution des prix Source : IrI - CAM à P6 2015, tous circuits

« L’excès de promos a eu un effet déflationniste sur les pâtes quotidiennes. La dynamique existe pourtant du côté des catégories valorisées. » Jean-Michel Juillet, directeur marketing Lustucru rivoire & Carret

Moins de promos, plus d’innovation ! Photos dr

Le cœur de rayon des féculents, pâtes et riz, a fini par être déprimé à coups de promos. Il existe pourtant de belles opportunités d’innover…

vARIER LES PLAISIRS

Hors série | Octobre 2015

Uncle Ben’s a enrichi son offre de riz en proposant des mélanges associant le riz au quinoa, à 5 céréales, ou au duo blé-quinoa. Des petits plaisirs micro-ondables prêts en deux minutes.

34

L

es deux grands marchés référents des féculents, les pâtes et le riz (pesant à eux seuls 76 % du chiffre d’affaires du rayon), ont connu des jours meilleurs. « Les prix tirés à la baisse par les promos ont d’abord eu un effet déflationniste sur la valeur et les prix de vente du marché », explique Jean-Michel Juillet, directeur marketing Lustucru Rivoire & Carret. Puis, à partir de début 2015, les volumes mêmes ont commencé à pâtir. » Le marché des pâtes stagne ainsi à -0,7% en valeur et -0,6% en volume (CAM à P7 source IRI). Les promos sur les coquillettes ou les spaghetti ont en effet atteint les pâtes quotidiennes, le cœur du marché, qui totalisent 63% des volumes. Et ont dévissé de 3,3 % en volume et 4,2 % en valeur ! « Les marques nationales sont devenues si complétives que les marques de distributeur ont ellesmêmes reculé de plus de 7 % en

volume, et les premiers prix de presque 13 % », continue JeanMichel Juillet. Vive les préparations rapides Cette guerre des prix en arriverait à faire oublier qu’il existe aussi des catégories valorisées. Au premier rang desquelles les pâtes à cuisson rapide, dont les volumes ont explosé de 22,5 % sur la période. Panzani et Lustucru, avec sa gamme Al Dente en 3 minutes, tirent le marché. Cette dernière a été enrichie du dessin collerette au printemps. De même, les premium festives ont leur dynamique propre, à +4,6% en volume. Lustucru y initiait sa collection Comme un Chef en 2014, en partenariat avec Thierry Marx. Les nouveaux dessins tagliatelles, rigatoni et spaghetti portent la gamme à 7références. Et même les performances des bonnes veilles pâtes aux œufs frais s’apprécient de 2,3% en volume.

Notamment grâce au retour en communication de Lustucru, leader historique du segment. Qui promet du neuf… Si en cumul annuel les volumes de riz stagnent (+0,8%) et leur valeur se déprécie (-1,3%), selon Iri (CAM à P6), Mars Food fait état d’une accélération de sa consommation depuis le début d’année. Notamment grâce à l’essor des riz cuisinés microondables dont les ventes bondissent de 6 %. Uncle Ben’s a enrichi son offre avec les cuisinés Riz & Céréales (déclinés en versions quinoa, 5 céréales et mélange blé-quinoa). Une façon d’introduire de la variété dans le riz et dans son alimentation, tout en rendant la consommation de céréales plus accessibles. La tendance étant déjà bonne, puisqu’Iri pointe l’ensemble semoule et céréales d’accompagnement à + 2,3 % en volume, catégorie championne de la croissance au rayon féculents. ❘❙❚ Daniel BicarD


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épicerie salée PEtFOOD

CE qU’IL FAUT RETEnIR

1,95 Mrd€ Le chiffre d’affaires des aliments pour animaux, à + 1 % vs 2014

+1,7% L’évolution en volume -0,7% L’évolution des prix

Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Photos dr

▪ Les aliments premium élaborés selon les besoins spécifiques des animaux marchent bien. ▪ À l’unité ou en pack, les portions repas séduisent par leur praticité. ▪ Synonyme de plaisir mais aussi de fonctionnel, le snacking est en nette progression.

SAnTÉ DES DEnTS

En luttant contre la plaque dentaire, les plaies dans la bouche et en apportant du plaisir au chien, les sticks à mâcher sont un des produits phares de Vitakraft, qui lance le Dental 3en1 Fresh en 2015.

POUR CHAT GOURMET

Hors série | Octobre 2015

Nestlé Purina étoffe sa gamme de portions repas, Gourmet Perle, et propose chaque année des nouveautés en portions individuelles.

36

Rien n’est trop bon pour les chats et chiens Des parts individuelles à la qualité irréprochable qui répondent aux besoins spécifiques de chaque animal et qui aient bon goût… Les Français exigent le meilleur pour leurs animaux.

Q

uelque 10 millions ! Avec 7,3 millions de chiens et 2,7 millions de chats en 2014, les Français continuent d’aimer les animaux. Et ce sont les félins qui sont largement plébiscités avec une augmentation de 11% dans les foyers par rapport à 2012, alors que les canidés reculent de 2,2%. Même constat dans le domaine de l’alimentation animale. Si les aliments pour chats sont en hausse de 0,8% en valeur, pour les chiens, c’est une baisse nette de 1,5%. Mais la tendance qui s’observe est la «premiumisation» du secteur, ou le besoin de répondre aux attentes spécifiques des animaux. Isabelle Taillandier, directrice business unit GSM chez Purina Petcare, acquiesce: «Ces dernières années, on constate une segmentation accrue sur le premium sec, chat comme chien. Le premium petit chien (moins de 10 kg), par exemple, a un fort potentiel: 53% des gens qui en

ont un n’achètent pas de produits spécifiques. Pourtant, entre un chien de 10 kg et un de 60 kg, il faut adapter l’alimentation aussi bien en taille de croquettes qu’en besoins physiologiques. » Et les chiffres confirment cette tendance. Si les aliments secs du chien sont en repli de 1,6%, le premium, lui, est en forte progression, de 16,4% en valeur et de 18,4 % en volume. Même constat pour le chat, avec une hausse de 6,6% en valeur et de 12,2% en volume. Expérience gustative Mais si les besoins spécifiques des animaux sont une priorité des acheteurs, ils n’oublient pas pour autant l’expérience gustative. Et dans ce domaine, les portions repas semblent gagner le cœur des Français… et les papilles de leurs compagnons. Véritable secteur d’innovations pour les industriels, ce segment représente 41% du marché chat,

en croissance de 4 %. « Les maîtres ont envie de leur faire plaisir avec ces portions repas. En plus, il y a le côté pratique de ne pas avoir une boîte ouverte dans le frigo. Nous lançons beaucoup d’innovations sur ce segment chaque année », détaille Isabelle Taillandier. Si les portions repas sont un des leviers de la catégorie plaisir, c’est aussi le cas des snacks. Avec un chiffre d’affaires de 56,5 M€ pour le chat (+9%) et 125,9 M€ pour le chien (+2,2%), les os à mâcher et autres friandises séduisent. «C’est un marché plaisir et fonctionnel. Le snack est un moment de partage mais aussi d’utilité, comme les sticks dentaires à mâcher pour les chiens, analyse Anne Joly, responsable marketing chez Vitakraft. En septembre, nous sortons plus de dix nouveautés.» Et tous les acteurs du petfood sont présents sur ce marché porteur. ❘❙❚ Margot Ziegler


Épicerie salée

PLAtS CuISINéS

CE qU’IL FAUT RETEnIR

Photos dr

▪ La chaleur de l’été 2015 a pénalisé un marché structurellement atone. ▪ Les catégories « supérieures » et « modernisées » ont de meilleurs résultats que les « classiques ». ▪ Star de l’année : le taboulé, un produit à la fois pratique à consommer et idéal en été.

879,7 M€ Le chiffre d’affaires des plats cuisinés, à - 3,1 % vs 2014

-4,2% L’évolution en volume +1,1% L’évolution des prix Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Capitaliser sur le premium pour rebondir PâTES En bOîTE

Panzani innove avec ce format de 560 g (deux personnes) composé de Fagottini au jambon cru.

TEnDAnCE

Parmi les segments activés cette année chez Raynal et Roquelaure, des viandes grillées accompagnées de sauces et d’épices, pour une saveur plus moderne.

U

n cassoulet sous la canicule ? La perspective n’a rien d’alléchant… « Avec les chaleurs de l’été 2015, et même du printemps, les ventes du secteur des plats cuisinés ont souffert », confirme Philippe Lalère, directeur marketing de William Saurin. Illustration avec les appertisés : - 14 % sur juillet versus juillet 2014 (données IRI en valeur). « En février et mars derniers, les plats cuisinés traditionnels chauds affichaient respectivement en CAM + 1 % et +0,5%. Les replis qui ont suivi sont bien la preuve que nos marchés sont très “météo-sensibles”», appuie Florence Guillon, directrice marketing innovation chez Raynald et Roquelaure. Qui ajoute : « L’intensité promotionnelle [traditionnel levier du marché] accuse aussi du retard par rapport à 2014, même si l’écart devrait se résorber dès cet automne. » Et Philippe Lalère de pointer un autre frein sur les

ventes, en dehors, cette fois, des effets de conjoncture : « Cette baisse sur le marché des plats cuisinés est aussi structurelle, reconnaît-il. Depuis plusieurs années, les ventes sont, au mieux, étales, et hors effets de la météo.» Montée en gamme, modernité, praticité… Pour faire face, les poids lourds du secteur ont adopté la même posture : innover. Et avec succès! Premier axe, la montée en gamme. Ainsi des plats cuisinés supérieurs, qui affichaient fin août + 1,7 % sur un an, des résultats au-dessus du niveau du marché. « Cela s’est vérifié avec les belles performances enregistrées par notre Cassoulet toulousain William Saurin et nos Saucisses de Toulouse», illustre Philippe Lalère. Deuxième axe d’innovation, la formulation de recettes « plus modernes, décrit Florence Guillon, à l’instar de notre gamme

Les Grillés, avec des jus plus cuisinés et des sauces plus tendance (poivre, paprika, etc.). Le but est aussi de proposer des produits plus frais et plus naturels, sans colorants et made in France.» Troisième axe : livrer des plats ciblant des clientèles nouvelles. Ainsi William Saurin via le lancement, cette année, de ses recettes à base de volailles. « Outre les non-consommateurs de porc, l’ambition était aussi de recr uter davanta ge de femmes, éclaire le directeur marketing, avec des produits plus légers sur le plan nutritionnel. » Enfin, quatrième axe : proposer des aliments pratiques à consommer, tels les microondables (24% des appertisés). Sans oublier le taboulé, « l’un des plus grands succès de l’année, à + 8 % chez nous sur les huit premiers mois », selon Philippe Lalère. Qu’une chaude météo d’été aura aussi porté. ❘❙❚ Christian Capitaine

Hors série | Octobre 2015

Le marché des plats cuisinés a souffert des chaleurs estivales. Ses remèdes : miser sur des produits premium et modernes.

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Épicerie salée

ALIMENtAtION INFANtILE DES PÂTES, OUI MAIS DES HIPP !

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Après plusieurs années de baisse, les ventes en volume repartent légèrement à la hausse. ▪ Soumis à une forte bataille tarifaire, le marché continue à perdre de la valeur. ▪ Les marques osent des recettes originales et mettent à l’honneur les légumes anciens et le terroir.

© STUDIO GUY RENAUX, DR

Hipp lance une gamme de pâtes bio accessibles dès 8 mois et pouvant être accompagnées de sauce à base de tomates pour former un repas complet.

DES ASSIETTES TRANSPARENTES CHEZ BLÉDINA

Hors série | Octobre 2015

La marque du groupe Danone a revu le packaging de sa gamme Blédichef, avec de nouvelles assiettes transparentes.

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859,9 M€

Le chiffre d’affaires de l’alimentation infantile (aliments pour bébé et laits infantiles), à - 2,9 % vs 2014

+0,5% L’évolution en volume -3,4% L’évolution des prix Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

En terminer enfin avec la morosité Depuis plusieurs années en recul, le marché de l’alimentation infantile commence à inverser la tendance: à fin juin 2015, ses volumes vendus en GMS pointaient en légère hausse.

T

imide retournement de tendance sur le marché de l’alimentation infantile: selon les chiffres de ventes en hypermarchés, supermarchés, hard-discount et drives du panéliste Iri, les volumes vendus sur un an à fin juin 2015 s’affichent en légère augmentation. « Nous sommes face à un marché qui retrouve de la croissance en volume : une première depuis plusieurs années, indique Delphine Bert, directrice commerciale de Blédina et des Laboratoires Gallia. Et il repart de façon durable, puisque les premiers effets positifs ont été ressentis depuis le mois d’août 2014. » Ce rebond résulte de la progression des volumes vendus enregistrée sur les aliments pour bébé – petits pots et assiettesrepas –, avec + 3,1 % sur un an à fin juin 2015. Les laits infantiles restent, en revanche, mal orientés avec une nouvelle baisse de 2,8 % en volume.

Cependant, laits et aliments infantiles continuent à reculer en chiffre d’affaires, avec des baisses respectives de 3,9 % et de 2,8 %. La faute à la bataille des différents acteurs sur les tarifs, en baisse de 1,2% sur les laits et de 5 % sur les aliments pour bébé vendus en GMS. Recettes inédites Mais cette guerre des prix n’empêche pas les fabricants de redoubler d’imagination pour diversifier leur offre et leurs recettes. Après Good Goût en 2014, Hipp s’est lancé dans les galettes de riz et propose des barres de céréales et de fruits. Mieux, la marque bio a également mis sur le marché une offre inédite de pâtes bio adaptées à la mastication des tout-petits selon leur âge (semoule, pâtes en forme d’étoile ou d’animaux) pouvant s’accompagner de sauce à base de tomates afin de former un repas complet.

De son côté, Nestlé investit le petit déjeuner, avec sa gamme évolutive de lait enrichi en céréales Nestlé P’tit Dej. Du côté des recettes, les légumes anciens sont au menu, panais en tête, mais aussi topinambour ou carotte blanche. « Nous avons élaboré des références aux goûts plus adultes, telle la pintade aux pruneaux, ou en proposant des mélanges de saveurs sucrées et salées, très tendance », observe Christelle Planes, chef de produits de Babybio. Les packagings évoluent aussi avec le conditionnement en sachet souple qui se développe, à l’instar de Babybio ayant lancé cet été une soupe aux petits pois et courgettes de Provence, présentée en pochon. Blédina mise sur la transparence et a retravaillé sa gamme Blédichef, avec une nouvelle assiette pour mettre en avant les ingrédients et la «naturalité» des produits. ❘❙❚ VÉRONIQUE YVERNAULT


HiPP initie les bébés à la cuisine italienne avec La Mamma ! Assiettes La Mamma : les 1ers menus HiPP non moulinés

2 recettes phares de la cuisine italienne

Goût savoureux, très proche du plat d’origine Plat entier, non mouliné, adapté aux bébés dès 15 mois grâce à sa texture fondante Lancement : Octobre 2015

La Mamma : c’est aussi des pâtes et sauces tomates pour Bébé

Semoule et Pâtes – 320-350 g

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Épicerie salée

CONSERvES DE LéGuMES

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Le repli accusé des MDD qui laisse de la place aux marques. ▪ Les Poêlées maintiennent leur excellente orientation. ▪ Les légumes exotiques séduisent de plus en plus.

1,45 Mrd€

Le chiffre d’affaires des conserves de légumes, à - 1 % vs 2014

-1,1% L’évolution en volume +0,1% L’évolution des prix

Photos dr

Source : IrI - CAM à P6 2015, tous circuits

D’AUCy MISE SUR LA FRAnCE… Précurseur du segment des Poêlées en 2012, D’Aucy continue de développer cette gamme en mettant en avant l’origine France des produits.

… bOnDUELLE SUR L’ExOTISME

Hors série | Octobre 2015

Sur un marché des légumes exotiques qui a augmenté de 15 % en valeur, Cassegrain (groupe Bonduelle) a apporté 84 % de contribution à la croissance grâce à de nombreuses innovations comme cette recette « à la thaï ».

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Indispensables aujourd’hui, désirables demain ? Des légumes à poêler aux antipasti, en passant par une approche entièrement renouvelée du rayon, les fabricants de légumes en conserve ne manquent pas d’imagination.

L

a baisse enregistrée par les légumes en conserve au cours des douze derniers mois, en volume et en valeur, s’explique davantage par un repli des quantités par acheteur que par une chute du taux de pénétration, toujours stable, à 98 %. «Cette catégorie demeure un incontournable. Globalement, le fond de rayon se porte bien et les stratégies d’innovation sont payantes », affirme Armelle Guizot, chef de groupe D’Aucy. D’après des données Food Usage (P1-P8 2014), la conserve reste le deuxième segment des légumes avec 62millions d’occasions hebdomadaires, bien moins que le frais (234millions), mais beaucoup plus que les surgelés (36millions). Par segments, les pois et les champignons décrochent, tandis que les légumes cuisinés et secs restent de puissants moteurs de croissance. «Les premiers associent les bienfaits des légumes au plaisir gustatif et à la prati-

cité. Les seconds sont portés par de nouvelles recettes cuisinées, un retour aux aliments traditionnels et par leurs qualités nutritionnelles», analyse Fabrice Renaudeau, directeur marketing conserve France de Bonduelle. À 151M€ en hypers et supermarchés (IRI à P7), les cuisinés ont progressé de 12% en volume et de 8% en valeur sur les douze derniers mois. À 110 M€, les secs ont connu une progression un peu moindre: 1% en volume et 4% en valeur. Et si l’important segment des légumes pour salades (22% du marché en valeur) a enregistré - 2 % en valeur et -3% en volume, cela tient principalement à la météo. Développement de gammes et merchandising Tout en valorisant ses légumes socles, le groupe Bonduelle (marques Bonduelle et Cassegrain), numéro un avec plus de 20% de part de marché en va-

leur, mène donc une double stratégie consistant à accélérer sur les légumes cuisinés de Bonduelle tout en développant la gamme de légumes exotiques de Cassegrain, l’un des fers de lance de cette marque premium. De son côté, après une série de lancements en avril (dont une gamme d’antipasti), D’Aucy a entamé une réflexion merchandising. «Une étude shopper nous a montré que si les consommateurs avaient une perception positive de l’offre, il n’en allait pas de même de l’exécution en magasin », détaille Armelle Guizot. Par conséquent, la marque coopérative préconise de débuter le rayon par les légumes cuisinés pour moderniser l’image, d’exposer les légumes secs et classiques côte à côte pour jouer la complémentarité et de mettre en place un balisage catégoriel qui facilite le repérage et donne, enfin, plus de relief au rayon. ❘❙❚ ArmAnd ChAuvel


Épicerie salée

PRODuItS APéRItIFS FRUITS ROUGES

Vico a lancé en septembre une nouvelle référence de ses Apérifruits comportant des fruits rouges.

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Des ventes bien orientées pour les graines et les chips. ▪ Les Français continuent à privilégier les apéritifs à la maison, souvent de plus en plus consistants pour remplacer les entrées. ▪ Les nouveautés s’axent sur les valeurs sûres gustatives (jambon, bacon, fromage…) et les grands formats.

1,73 Mrd€ Le chiffre d’affaires des produits apéritifs, à + 2,6 % vs 2014

+1,5% L’évolution en volume +1,1% L’évolution des prix Source : IRI - CAM à P 2015, tous circuits

PHOTOS : DR

Chips et cacahuètes trinquent à leur succès PepsiCo affine ses crackers Bénénuts avec une nouvelle gamme d’Apéro Cracks fins & fondants à l’emmental ou aux deux saveurs (sésame-pavot et salé-emmental).

L

’apéritif reste plébiscité par les Français… et avec lui les produits salés l’accompagnant. « Aujourd’hui, l’apéritif est universel : 95 % des Français en sont adeptes avec une moyenne d’un par semaine. Il reste le premier moment de consommation des produits salés apéritifs en France », explique Anne-Sophie Carrier, responsable France de la catégorie épicerie chez PepsiCo. Cet engouement se retrouve dans les ventes : + 2,6 % en valeur et + 1,5 % en volume, selon Iri (à P6 2015 vs 2014). Certes, la crise a favorisé les arbitrages des foyers en faveur des repas pris à la maison, mais ce n’est pas tout : « Cette tendance est d’autant plus forte que les produits salés se veulent être une catégorie très accessible, avec des prix autour de 1 €. Par ailleurs, cela s’explique aussi par une modification dans la structuration des repas: les Fran-

çais font de moins en moins d’entrée, préférant allonger et rendre plus consistant l’apéritif», détaille Anne-Sophie Carrier. Des résultats contrastés Dans le détail, cependant, les évolutions au sein de la catégorie sont assez contrastées : les graines sont dynamiques (+ 3,4 % en volume et + 8,7 % en valeur grâce à une forte va l o r i s a t i on d e s p r i x, à + 5,2 %), et les chips aussi, dans une moindre mesure, de 2 % en volume et de 1,6 % en valeur. En revanche, les extrudés et tuiles – deuxième segment en valeur de la catégorie derrière les graines, mais devant les chips – affichent un repli de 0,5 % en valeur (mais des volumes à + 0,2 %). Les biscuits salés, eux, reculent de 2 % en valeur et de 0,1 % en volume. Un segment que PepsiCo s’attache pourtant à animer avec le lancement, en 2014, de

sa gamme Apéro Cracks de Bénénuts, enrichie en septembre d’une nouvelle ligne de Cracks fins & fondants. À l’inverse des tendances à la sophistication que l’on retrouve sur nombre de catégories alimentaires, les produits salés apéritifs se distinguent par la recherche de simplicité, avec « des goûts authentiques et appréciés de tous. Les grands formats sont également de plus en plus appréciés », note Anne-Sophie Carrier. Un axe travaillé par les grandes marques qui multiplient les lots et paquets de grande taille. Les consommateurs ne sont pas non plus rétifs à la variété des formes et des saveurs, comme avec les fruits rouges, qui ont fait, cette année, une entrée remarquée dans les mélanges de graines estampillées Bénénuts (PepsiCo) et d’Apérifruits (Vico). ❘❙❚ VÉRONIQUE YVERNAULT

Hors série | Octobre 2015

La tendance aux apéritifs à la maison perdure, pour le plus grand bonheur des fabricants de chips, tuiles et autres graines.

AUx GRAInES

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Épicerie sucrée CAFé

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Un grand nombre de marques aux positionnements proches inspirés de l’acteur historique. ▪ Une amorce de structuration par le prix : apparition de premiers prix et montée en gamme avec des capsules hermétiques emballées individuellement. ▪ Une attente de diversité de l’offre en termes de goûts.

Photos dr

Leader du marché des compatibles en GMS, L’Or (JDE) développe les offres promotionnelles grand format (x 20). Deux références sont proposées : L’Or Espresso et L’Or ristretto.

TEA TIME

Complémentaires au café, les capsules de thé et tisanes doivent permettre à Lipton de recruter, notamment chez les hommes. Sept parfums disponibles (de 3,39 € à 3,79 € les 10).

Hors série | Octobre 2015

Le chiffre d’affaires des dosettes de café, à + 11,1 % vs 2014

+8,2% L’évolution en volume +2,7% L’évolution des prix Source : IrI - CAM à P6 2015, tous circuits

Les compatibles Nespresso étendent leur emprise Le segment des capsules compatibles Nespresso est le terrain de compétition d’une dizaine de marques. Cette jeune catégorie est en train de se structurer.

PROMO SUR L’OR

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934,9M€

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epuis que Nespresso a perdu son exclusivité par jugement de l’Autorité de la concurrence en septembre 2014, plus rien n’entrave la commercialisation de capsules concurrentes compatibles avec ses machines. En GMS, ce segment créé ex nihilo pèse déjà 175 M € et se développe de 25% par an. Son linéaire a grandi de 40% en douze mois! En passant des tribunaux aux magasins, la « guerre des dosettes » n’a fait que changer de terrain. Nespresso n’a certes pas encore manifesté son intention d’élargir sa distribution, mais ça commence à se bousculer dans ce rayon. Après Ethical Coffee Company via les MDD en 2008, L’Or en 2010 et Carte noire en 2013, la concurrence s’est intensifiée avec l’arrivée de Café royal, Legal, Lobodis, Segafredo, Alter Eco… Sans compter les enseignes, qui ont toutes des capsules à leur marque.

Les utilisateurs de machines Nespresso sont de plus en plus tentés de faire des infidélités à la marque. « 10 des 17,3% de foyers français équipés achètent des capsules en GMS, soit trois quarts des consommateurs de Nespresso, indique Marie-Amélie Doin, chef de marque L’Or (JDE). L’enjeu est d’augmenter les quantités achetées et le taux de rachat. » En hyper, il s’agit souvent d’un acte de dépannage, alors que dans les boutiques siglées les clients acquièrent jusqu’à 16 packs d’un coup. Timide guerre des prix Sur un produit encore perçu comme ce qui se fait de mieux en matière de café, les distributeurs et les marques hésitent à entrer dans la guerre des prix. Carte noire campe sur un positionnement premium, à 3,30 € les 10 (contre 3,50 € environ chez Nespresso), L’Or et les petites marques tournent autour de 3€

et les MDD de 2,50€. Mais l’arrivée d’Aldi et surtout de Lidl –à 1,89€ la boîte et avec ses magasins de centre-ville – a mis fin au consensus. Pour happer les shoppers encore hésitants, les industriels, relayés par les distributeurs, transfèrent leurs investissements promo vers ce segment qui attire… Surtout les prétendants. Invité surprise, Lipton activera lui aussi ses capsules pour recruter audelà des 72 % de Français qui boivent déjà du thé. «L’offre cible d’autres moments de consommation ou les détenteurs d’une machine qui font occasionnellement du thé», précise Yannick Le Coz, directeur marketing Lipton. Des remises de 30% sont prévues en tracts et en drives et 2millions d’échantillons seront distribués en magasins et par courrier ciblé entre octobre 2015 et mars 2016. Lipton vise 15M€ à trois ans, et de 6M€ dès la première année. ❘❙❚ Laurence Zombek


Épicerie sucrée CoNFISERIE

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ La “sensation qui pique” toujours en vogue. ▪ Le succès des chocolats de dégustation. ▪ La diversité des packagings.

3,53Mrds€ Le chiffre d’affaires de la confiserie, à + 0,3 % vs 2014

+0,4%

L’évolution en volume

-0,1%

L’évolution des prix

Photos dr

Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Les petites douceurs retrouvent des couleurs Les Français restent fans de confiserie. Et sont prêts à payer un peu plus cher pour des produits innovants ou qui se valorisent.

LES «PETITS GROS» DE M&M’S

Mars propose un M&M’s Mega avec trois fois plus de chocolat pour apporter encore plus de plaisir à la catégorie.

MÉCHAMMEnT ACIDE

Hors série | Octobre 2015

Carambar Very Bad Kids se lance sur le marché des gélifiés acidifiés avec une communication à l’humour provocateur.

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A

près une petite pause l’an dernier, la confiserie repart à la hausse malgré un léger ralentissement cet été dû aux fortes chaleurs estivales. Le marché se valorise à la fois par l’innovation et par un ralentissement de la promotion. «Le segment des gélifiés est en croissance de 4,5% depuis quelques années et pèse la moitié du marché des bonbons en sachet, souligne Emmanuel Renard, directeur marketing bonbons chez Mondelez. Avec un sous-segment de la “sensation qui pique” générant 15 à 25 % de croissance par an.» Et beaucoup de nouveautés, comme les Bubblizz Bomb de Lutti, une bille rose et bleue fourrée de poudre extra acide au goût Bubble Gum. Ou, chez Carambar, le lancement de Very Bad Kids, un produit « méchamment acide puis tout doux» à l’apparence d’une mascotte à l’humour provocateur mais bon enfant. L’ambition est de lancer une véritable plate-forme

Very Bad Kids et de faire de ce petit personnage à la personnalité facétieuse, une icône pour les 12-17 ans. Quand le chocolat va… Dynamiques, les chewing-gums ont toutefois pâti de la forte baisse des prix (- 9,8 %). La marque star de Wrigley France, Freedent, a vu ses ventes décoller de 4,7% en un an grâce à son positionnement hygiène buccodentaire qui lui a permis de recruter des consommateurs et de faire de la gamme Freedent White le premier contributeur à la croissance de la catégorie avec + 15 % de ventes en volume, selon la marque. Enfin, côté chocolat, les volumes sont restés stables et marqués par une hausse des prix, notamment sur les tablettes (+2,3%). «C’est un marché où l’on reste sur un produit plaisir, note Patrick Poirrier, président du groupe Cémoi. Le prix du chocolat aug-

mente, car c’est un petit plaisir abordable pour le consommateur qui se laisse tenter par des produits plus chers.» Les marques nationales ont d’ailleurs cherché à proposer des produits valorisés plus gourmets et des chocolats de dégustation, à + 6,2%, alors que le chocolat basique nature dégringole de 8,1 %. Dans la confiserie de chocolat, les acteurs misent sur des innovations. Ainsi, Kinder revisite avec Infinimix ses surprises avec un nouveau système permettant de combiner et recombiner à l’infini les figurines et objets contenus dans ses chocolats. Alors que Mars mise sur des éditions limitées et des propositions élargies de packs, avec notamment, au deuxième semestre 2015, un emballage d’origine biologique conçu à base d’amidon de pomme de terre. Il sera présent sur le format unitaire de la marque Snickers pendant cinq mois. ❘❙❚ Sylvie lavabre


SPÉCIAL

Innovation Le numéro incontournable pour communiquer sur vos nouveautés de l'année

parutioN

17 décembre

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Épicerie sucrée

SuCRES Et AIDES À LA PÂtISSERIE

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Le fait-maison et l’engouement pour la pâtisserie stimulent la croissance des aides à la pâtisserie. ▪ Le sucre n’a pas reçu cette année le soutien d’une saison des confitures très favorable. ▪ La forte pression sur les prix exercée par les enseignes pénalise la valorisation du rayon sucres.

1,09Mrd€

Le chiffre d’affaires des sucres et des aides à la pâtisserie, à - 3,1 % vs 2014

-1,3% L’évolution en volume -1,8% L’évolution des prix Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Des trajectoires radicalement opposées Photos dr

Le fait-maison et l’engouement pour la pâtisserie profitent beaucoup plus aux aides à la pâtisserie qu’aux sucres, qui peinent pour valoriser leur offre.

CASSER DU SUCRE

St Louis veut aider ceux qui cassent leur sucre en deux… Le type d’innovation qui apporte un service en plus tout en accompagnant les tendances de consommation.

POUR LES GARçOnS

Hors série | Octobre 2015

Vahiné propose la déclinaison « adventure » de sa gamme Multi-Déco. Pour les gâteaux de garçons donc…

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S

ucres et aides à la pâtisserie ont connu, au cours de ces derniers mois, des évolutions radicalement opposées. Autant les premiers sont en grande souffrance, en valeur (-7,6%) et en volume (-4,1%), autant les secondes apparaissent comme l’une des locomotives de l’épicerie sucrée, à + 3,3 % en valeur et + 1,8 % en volume. Deux résultats qui peuvent paraître contradictoires. De fait, le moteur du fait-maison, complété et stimulé par un engouement pour la pâtisserie, profitent aux deux catégories. «Oui, mais le sucre, au contraire des aides à la pâtisserie, n’est pas spécifiquement associé à ce double moteur. On ne consomme pas du sucre uniquement pour faire de la pâtisserie... En volume, sa consommation est d’ailleurs structurellement orientée vers une baisse lente, même si quelques événements conjoncturels comme une bonne saison

des confitures parviennent parfois à renverser la tendance », explique un industriel. Pression des enseignes De fait, contrairement à l’an dernier, la saison 2015 des confitures est loin d’avoir été excellente. Ce qui explique, en partie, les mauvais résultats en volume. Outre la conséquence du recul des volumes, la baisse en valeur est aussi, affirment les industriels, le contrecoup de la forte pression exercée par les enseignes sur les prix. Depuis un ou deux ans, l’écart de prix entre certaines références phares des marques nationales et les propositions équivalentes des MDD tend à se réduire pour être aujourd’hui parfois quasi nul. D’où l’effort déployé par les marques nationales pour innover dans diverses directions (packaging, format des morceaux, le bio…) et s’éloigner ainsi d’une offre banalisée.

La pâtisserie a d’ailleurs un rôle à jouer dans cette évolution, comme le montre la campagne de Béghin Say, la Fête de la pâtisserie, qui se déroulera de septembre à novembre. « Nous organisons depuis maintenant cinq ans une opération destinée à valoriser la pâtisserie à la rentrée », affirme Magalie Muraz, responsable market i ng de la ma rque, qu i revendique 35 % de part de marché sur le segment des sucres pâtissiers. Du côté des aides à la pâtisserie, l’ambiance est plus que jamais à l’innovation et à la segmentation des gammes. Vahiné, qui revendique le leadership de la catégorie, a renouvelé son partenariat avec le Meilleur Pâtissier sur M6 et, après avoir déjà beaucoup innové en 2014, a poursuivi son effort cette année. Dans le domaine des décors notamment. ❘❙❚ Yannick Le Goff


Épicerie sucrée

PÂtISSERIE INDuStRIELLE

MInIbROwnIES

CE qU’IL FAUT RETEnIR

Pionnier du gâteau à partager tranché, Ker Cadélac avait d’abord opté pour un format vertical. La gamme a été relancée voici quelques mois au format horizontal pour plus de visibilité et d’attractivité.

▪ Le plaisir reste la tendance reine de la catégorie. ▪ Baisse de l’effort promotionnel, surtout du côté de la pâtisserie élaborée. ▪ La pâtisserie industrielle traditionnelle tire le marché et se valorise.

2,10 Mrds€ Le CA de la pâtisserie industrielle, à + 0,3 % vs 2014

+0,8% L’évolution en volume -0,6% L’évolution des prix Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Cakes et madeleines servent de locomotive Malgré une croissance qui s’essouffle, la pâtisserie industrielle poursuit sa progression. Surtout grâce à la pâtisserie traditionnelle et aux emballages individuels.

C

ertes, la croissance semble ralentir, puisque Nielsen l’évaluait à +2,6 % en CAM à fin mars. «Mais elle reste remarquable si l’on resitue la pâtisserie industrielle au sein de l’épicerie sucrée », affirme Mohammed El Gerssifi, directeur marketing, innovation et qualité pour Pâtisseries gourmandes, l’entreprise, basée à Loudéac, qui exploite la marque Ker Cadélac. Celle-là revendiquant le leadership sur le segment des quatre-quarts. Un ralentissement lié à la baisse des promos De fait, selon Iri cette fois, à fin juin, la pâtisserie industrielle s’en sort aussi bien en volume et légèrement mieux en valeur que l’épicerie sucrée. De son côté, Nielsen (à P7) est plus flatteur en estimant sa croissance annuelle en valeur à + 1,7 %, soit beaucoup mieux que l’épicerie sucrée (+ 0,4 %),

ou la viennoiserie et les biscuits, deux rayons en très léger recul… «Le ralentissement est réel, mais somme toute assez normal, généralisé à l’ensemble des PGC et, dans le cas de la pâtisserie industrielle, sans doute renforcé par la baisse de l’effort promotionnel de quelques grands acteurs, surtout du côté de l’élaborée », assure un autre acteur du rayon. Le plaisir d’abord Au-delà des effets d’une conjoncture pour le moins maussade, « le plaisir reste la valeur de référence pour notre rayon », souligne Charlotte Riquement, responsable marketing pour Pâtisseries gourmandes. Et c’est peut-être cette valeur qui permet à la pâtisserie industrielle ce ralentissement moindre, en tout cas du côté de l’élaborée. De fait, l’univers de la pâtisserie industrielle se divise en deux parties. D’un côté, le pôle

traditionnel avec ses gâteaux –cakes, quatre-quarts ou madeleines – et ses marques : Ker Cadélac, Le Ster, Brossard, StMichel, Bonne Maman… De l’autre, la pâtisserie dite élaborée avec ses Napolitain (LU), ses Brownies (Brossard) ou les Cocottes de StMichel. Deux catégories qui ont malgré tout évolué de façon très différente. Autant la première continue d’afficher un réel dynamisme et tend à combler son léger retard en chiffre d’affaires, autant l’élaborée est beaucoup plus proche de la stagnation en volume, et même en léger recul en valeur. «La pression sur les prix exercée par les enseignes a sans doute été un peu plus forte au rayon élaborée», tente d’expliquer un industriel. Du côté traditionnel, ce sont les gâteaux individuels qui tirent la croissance et qui représentent désormais plus de 80% de la valeur du rayon. ❘❙❚ Yannick Le Goff

Hors série | Octobre 2015

À PARTAGER

Photos dr

Présent en pâtisserie traditionnelle et en élaborée, Brossard a sorti en mai des Minibrownies aux noisettes en sachets individuels.

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Épicerie sucrée

PANIFICAtION SèCHE

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Retour à la croissance pour la biscotte, segment leader du rayon. ▪ Des innovations qui jouent sur plusieurs registres : gourmandise, nutrition, bien-être… ▪ Un rayon qui résiste au vieillissement de sa cible.

417,6 M€ Le chiffre d’affaires de la panification sèche, à + 2 % versus 2014

+2,2% L’évolution en volume -0,3% L’évolution des prix

Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Photos dr

Le temps de la croissance tranquille À l’exception des extrudés, tous les segments de la panification s’affichent en croissance en volume et en valeur. çA CROUSTILLE CHEz PARqUIER

Brioche Pasquier a relancé en avril sa gamme Brioche grillée en la rebaptisant Les Croustillants pour supprimer toute ambiguïté.

wASA, LE RETOUR

Hors série | Octobre 2015

Après plusieurs années sans innovation, Wasa a présenté en juin Wasa Rustik, une référence plus marquée en goût et fabriquée à partir de levain naturel. Pour l’occasion, la marque a rénové son packaging.

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A

l’heure où de nombreux rayons vivent des heures agitées, la panification sèche offre l’apparence d’une plus grande sérénité. D’abord, parce que la croissance enregistrée cette année (+ 2,2 %) est meilleure que celle constatée en 2014 (+ 1,4 %). Ensuite, parce qu’à cette progression en valeur correspond une croissance en volume à peu près équivalente, révélatrice de variations faibles du côté des prix. Enfin, parce que l’essentiel de cette croissance est à mettre au crédit des biscottes, toasts-galettes-crakers et pains grillés, soit les trois grandes catégories. Pour les toasts-galettes-crackers et pains grillés, c’est une confirmation. Ces deux familles de produits affichaient déjà en 2014 un joli dynamisme. Pour les biscottes, c’est plutôt un retour en grâce. En début d’année, elles révélaient encore un cumul an-

nuel mobile négatif, en volume et en valeur. Moins de six mois plus tard, elles apparaissent en croissance en volume (+1,6%) et en valeur (+2%), et ce malgré une légère augmentation de leur prix moyen. Tout au long de la journée «Le travail accompli par certaines marques pour rajeunir biscottes et toasts a finalement payé…», suppose un industriel en faisant notamment allusion à Mondelez qui, l’an dernier à la même époque, promettait par l’innovation et la communication «de démontrer aux consommateurs qu’Heudebert propose des produits gourmands, agréables à consommer tout au long de la journée». Et de fait, après les biscottes La Bretonne et Gourmandes, Heudebert innovait encore récemment avec Les Toasts gourmands multicéréales. Au-delà, le rayon a également bénéficié de l’activité d’au moins

une autre marque majeure, Brioche Pasquier, qui a relancé en avril dernier sa gamme Brioche grillée. Plus inattendu, en juin dernier, c’est Wasa qui a pris l’initiative avec son Wasa Rustik, première innovation de la griffe de Barilla dans l’Hexagone depuis des années. Après avoir longtemps accordé la priorité à Harry’s et à Barilla, la filiale française du groupe italien semble décidée à faire revenir la marque d’origine suédoise sur le devant de la scène. «Wasa, c’est une proposition de produits sans équivalent sur le rayon. La marque n’a jamais cessé d’être présente dans les magasins grâce à des consommateurs très fidèles. Elle dispose d’un potentiel de développement important », affirme Géraldine Fiacre, directrice marketing pour l’Europe de l’Ouest chez Barilla France, tout en promettant, pour l’année prochaine, d’autres initiatives. ❙❚ Yannick Le Goff


Épicerie sucrée COMPOtES

Photos dr

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Le format gourde reste le principal pourvoyeur de croissance. ▪ Les desserts fruitiers du rayon frais sont plus dynamiques qu’en épicerie. ▪ L’épicerie propose de nouvelles gammes pour séduire les adultes.

438,4 M€ Le chiffre d’affaires des compotes appertisées, à + 3,7 % vs 2014

+4,4%

L’évolution en volume

-0,7% L’évolution des prix Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

COMPOTÉE FAMILIALE

N’oubliant pas que la compote peut être aussi un dessert familial de qualité, Bonne Maman (groupe Andros) étoffera fin 2015 sa gamme de compotées avec de nouvelles saveurs, notamment à la figue.

POUR LES PETITES MAInS

Hors série | Octobre 2015

Offrant une meilleure prise en main du bouchon, l’Héli’Bouchon de Materne permet aux petites mains d’ouvrir sans effort leur goûter.

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Le format gourde séduit enfants et adultes tout en capitalisant sur son image de goûter sain pour les enfants, le format gourde touche une clientèle plus adulte, tandis que celui des coupelles se fait plus premium.

S

ouvent rebaptisée par les fabricants « dessert fruitier », car en concurrence avec d’autres desserts, la compote de nos grands-mères n’accuse pas une ride. Pesant 118 187 tonnes au seul rayon épicerie, sa progression en volume, de 4,4%, a même de quoi faire des envieux. Le format gourde, né en 1998, est le plus demandé (60 % du marché en valeur), devant les coupelles (27 %) et les pots familiaux (13 %). À + 5,8 %, il demeure le principal pourvoyeur de croissance, les coupelles enregistrant, elles, un léger recul (-0,5 %). Grâce notamment à Pom’Potes, archileader dans les gourdes, Materne est le premier intervenant de la catégorie au rayon épicerie (47% de PDM), devant les MDD et Andros. «Sur les gourdes, où notre part de marché est proche de 60%, nous enregistrons une croissance en valeur de presque 6% sur les douze derniers mois

et espérons maintenir cette très bonne tendance grâce au déploiement de notre nouvel Héli’Bouchon», explique Caroline Muller, directrice marketing de Materne. Rappelant les disamares, ces feuilles d’érable pareilles à des hélices d’hélicoptère, l’Héli’Bouchon permet aux enfants d’ouvrir enfin seuls leur compote favorite. Materne écoule déjà dans l’Hexagone 300 millions de gourdes par an (1,3 gourde par semaine par foyer pénétré), mais son taux de pénétration, de 36,5 %, lui ménage toujours de belles perspectives. L’âge de la maturité Néanmoins, force est de constater que la croissance en volume des compotes du rayon frais, moins promotionnées et plus tournées vers l’adulte, est encore plus spectaculaire que celles du rayon épicerie : + 7 % et déjà 80 000 tonnes ! « Les desserts fruitiers du rayon frais sont très

dynamiques. Ainsi, par rapport à l’ultrafrais laitier, dont la croissance en volume est plane, ils progressent de près de 7 % », explique-t-on chez Andros, leader de la catégorie avec 56,8 % de part de marché, contre 29,3% à la MDD et 13,3 % à Charles & Alice (source IRI, HM-SM à CAM en P7). De fait, l’épicerie a tendance à s’inspirer du frais pour atteindre une clientèle plus adulte, comme l’illustre le récent lancement par Materne d’une gamme intense composée d’une base monofruit (poire, framboise, pêche ou abricot) avec des morceaux. À l’inverse, en épicerie, Andros est en train de réorienter ses gourdes P’Tit Dros (désormais appelées Andros) avec un packaging ramenant au premier plan la simple force du fruit, quel que soit l’âge du consommateur. Comme si les compotes atteignaient, enfin, l’âge de la maturité. ❘❙❚ ArmAnd ChAuvel


Épicerie sucrée

PANIFICAtION PRéEMBALLéE

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Le pain de mie subit la guerre des prix mais résiste. ▪ Les pains, tels que les hamburgers ou pour l’apéritif, marchent très fort. ▪ Au global, la croissance en volume est très positive.

650,7M€ Le chiffre d’affaires de la panification préemballée, à -0,4% vs 2014

+2,3% L’évolution en volume

« Nous avons encore du potentiel de croissance. Il ne faut pas oublier que le pain industriel ne représente que 10 % des ventes totales de la boulangerie en France… » Géraldine Fiacre, directrice marketing Europe de l’Ouest de Harrys

-2,7% L’évolution des prix

Source : IRI - CAM à P6, tous circuits

Belle bataille entre les géants

LEADERSHIP

Avec 30 % de PDM, Jacquet-Brossard domine le marché des pains spéciaux, comme ceux pour hamburgers. et le fabricant innove toujours, avec cette offre pour miniburgers.

R

ude combat sur le pain emballé. La guerre des prix frappe sévèrement, avec -2,7% en moyenne au premier semestre. «C’est le marché qui a souffert le plus de tous les PGC, surtout les produits phares et les marques, constate Nelly Coutand, chef de groupe chez Jacquet-Brossard. Mais nous assistons à un petit redressement.» En revanche, les volumes augmentent, à 436 millions de pains emballés écoulés au 9 août, soit 1,1 % de plus qu’en 2014, selon le fabricant. Harrys et Jacquet-Brossard, les deux grands acteurs du marché, s’y livrent une belle bataille, qui fait chuter la part des MDD. Harrys règne sans conteste sur le pain de mie, avec «33,9% du segment en valeur, à +0,8% en volume, confie Géraldine Fiacre, directrice marketing Europe de l’Ouest du fabricant. Mais, surtout, nous apportons 68% de la croissance du marché, avec le

pain 100 % Mie, qui est le gros moteur, et l’American Sandwich, qui représente la moitié de la croissance». Le plus gros segment restant le pain de mie (400 M€ de CA), et même s’il se dégrade un peu en valeur, il est très important pour la filiale de Barilla d’y renforcer son leadership. Dix fois plus de vente en dix ans Pour Harrys, en revanche, la bataille est plus dure sur les pains spéciaux. Le marché est petit –260 M€– et en plus forte croissance, mais Jacquet-Brossard (Limagrain) en détient le leadership, avec environ 30 % du marché, contre 8 % pour Harrys et 42 % pour les MDD. Parmi ces pains, deux segments «cartonnent»: les hamburgers et les pains pour l’apéritif, surtout pour les fêtes de fin d’année. «Il y a dix ans, il se vendait 3 ou 4 millions de paquets de pains pour hamburgers. Aujourd’hui,

c’est 40 millions, et ils se développent toujours au rythme de 6 à 8 % », constate, non sans plaisir, Nelly Coutand. Jacquet met les moyens en soutien sur ce produit, avec un concours du meilleur hamburger et un food truck en tournée sur les parkings des supermarchés. Sur l’autre marché en croissance, le pain pour l’apéritif, on rivalise d’imagination pour surprendre les invités, à l’image de Jacquet, qui lance un miniburger baptisé Brasserie Burger… Chez Harrys, l’année a été calme côté innovations, mais on peaufine la gamme de pain de mie avec Beau & Bon qui peut servir à tous les moments de consommation. Le but est de recruter. «Nous avons encore du potentiel de croissance, affirme Géraldine Fiacre. Il ne faut pas oublier que le pain industriel ne représente que 10% des ventes totales de la boulangerie en France…» ❘❙❚ Sylvain aubril

Hors série | Octobre 2015

Photos dr

Le pain préemballé connaît des fortunes diverses. Le pain de mie peine, mais les pains spéciaux s’envolent, tandis que Harrys et Jacquet se livrent une belle bataille.

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Épicerie sucrée BISCuItS

DITES-LE AvEC DES GâTEAUx

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Le succès des cookies fourrés. ▪ Des emballages individuels qui facilitent la consommation nomade. ▪ Des ingrédients plus sains et des produits moins gras.

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L’emblématique boîte de biscuits de Delacre devient un nouveau moyen de communication avec la Mailbox, qui surfe sur la tendance de la personnalisation.

Les cookies restent sur une belle dynamique. Granola s’inscrit dans cette tendance et innove avec un cookie au cœur moelleux à réchauffer au four à micro-ondes.

-1,1% L’évolution en volume +1% L’évolution des prix

L’incroyable réussite des cookies Ce gros segment de l’épicerie sucrée résiste grâce aux bonnes performances des cookies et des biscuits du petit déjeuner. Et à l’effet prix.

L

Hors série | Octobre 2015

Le chiffre d’affaires de la biscuiterie sucrée, à - 0,1 % vs 2014

Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

CŒUR MOELLEUx

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1,97 Mrd€

e goûter reste un pilier de la catégorie des biscuits sucrés qui observe un léger tassement en volume mais se maintient grâce à l’augmentation des prix. Mais les plus belles progressions reviennent aux cookies et aux biscuits pour le petit déjeuner, qui concentrent les innovations. Exemples, l’arrivée du premier cookie croustillant et moelleux à réchauffer au four à micro-ondes chez Granola, ou le lancement chez Milka d’un cookie cœur fondant chocolaté pour séduire des consommateurs en quête de nouveaux goûts ou textures et qui apprécient notamment les contrastes entre croustillant et fondant, froid et chaud, etc. Chez Bonne Maman, la nouvelle recette de son Cookies des prés est un savant mélange de graines et de chocolat, alors que Michel et Augustin, qui surfe également sur les biscuits fourrés, décline ses cookies en miniatures. Sa gamme vient de s’élargir avec un

cookie enrichi en flocons d’avoine pour séduire les adeptes du petit déjeuner. C’est l’autre segment gagnant des biscuits qui prend de l’ampleur. Avec dans le sillage de Nutri-Grain chez Kellogg’s et de Belvita chez LU, l’arrivée sur la catégorie des marques de distributeurs. Le fond et la forme La tendance pour des produits sains ne se dément pas. «Nous travaillons depuis quinze ans à améliorer le profil nutritionnel de nos produits, indique Anne Génin, directrice marketing biscuits et développement durable de Mondelez. Aujourd’hui, nous utilisons 100% d’huile de colza et les taux d’acide gras saturés ont été réduits de 28 %. » Entre 2007 et 2014, Prince a ainsi vu son taux de matière grasse réduit de 15% et ses acides gras saturés de 45 % grâce à l’utilisation de l’huile de colza. À l’inverse, il s’est enrichi en fibres de 25 %

en utilisant de la farine complète. Les biscuits bio ont aussi le vent en poupe, alors que les indémodables sablés au beurre se déclinent sans gluten chez Schär. Autre tendance forte, celle des emballages individuels ou refermables. « Nous proposons des emballages individuels pour chacune de nos marques», indique Anne Genin. C’est le cas chez LU pour Petit Écolier avec des paquets contenant 2 biscuits, ou l’ourson Lulu gâteau de 30 g qui est la portion recommandée pour les enfants en maternelle et classes élémentaires. Les biscuits en pochon permettent de contrôler les portions autant que de satisfaire un besoin de nomadisme. Delacre, la marque de United Biscuits, a choisi, elle, de se démarquer en inventant la personnalisation avec la création de sa Mailbox, une boîte de biscuits personnalisable permettant d’envoyer des messages à ses proches. ❘❙❚ Sylvie lavabre


St Michel Biscuits SAS – RCS Blois 421 019 951

www.cinquieme-etage.fr

* Appellation Filière blé de nos campagnes® depuis 2014 ** Source : panel distributeur Nielsen CAM P8 2015 – TOTAL France Biscuits et Pâtisseries.


liquides

⇢ Eaux Les tentatives de valorisation se multiplient

⇢ Jus de fruits Le plaisir pour stopper la baisse de régime ⇢ Cidres Une véritable cure de jouvence

⇢ Colas Des espoirs déçus sur tous les plans ⇢ Bières et panachés L’avenir de la petite mousse sera féminin, ou ne sera pas

⇢ Apéritifs La gueule de bois n’en finit pas de durer ⇢ Alcools blancs et liqueurs La vodka boudée au profit du rhum et du gin ⇢ Champagnes et mousseux Les fines bulles ne sont plus à la fête

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© Getty ImaGes/FlIckr rF

Hors série | Octobre 2015

⇢ Vins Des efforts de modernité et de volupté


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Hors sĂŠrie | Octobre 2015


LIQUIDES

16,40 Mrds€

LES BIÈRES METTENT LA PRESSION Top 10 des plus gros segments du rayon liquides, par chiffre d’affaires, en M €, CAM à P6 2015, et évolution, en %, sur un an Source : IRI

Le chiffre d’affaires des liquides (hors vins), à + 0,3 % vs 2014

-0,4% L’évolution en volume +0,8% L’évolution des prix

En %

- 4,8

Jus de fruits

1 585,9

Colas

- 1,2

1 428,5

Eaux plates nature

+ 2,6

1 365

Apéritifs anisés

- 3,2

Bières de spécialités

+ 9,6

Champagnes

+ 1,5

Bières séciales blondes

+ 1,3

Vins effervescents

+ 3,1

23,2% La part des MDD, à - 1,2 %

1 131,3 1 060 989,4 948,4 601,3 591,5

-3

Eaux gazeuses nature Bières de luxe

492,1

- 7,1

Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

BRSA et eaux

Alcoolisées

6,90 Mrds€

LES EAUX SAUVENT L’HONNEUR

L’APÉRITIF EN RECUL

Hors série | Octobre 2015

Eaux aromatisées

Évol. CA

+ 2,9 %

1 365 + 2,6 % 186,2

+ 2,1 %

120,4

+ 1,9 %

Top 5 des segments aux plus forts reculs en valeur, en %, CAM à P6 2015 vs 2014, et CA, en M €

Évol. CA

1 2 3 4 5

Jus de fruits Concentrés pour boissons Jus de légumes Eaux gazeuses nature Sodas et BAF gazeuses

1 585,9

- 4,8 %

66,9

- 3,4 %

20,9

- 3,1 %

591,5 436,4

RI

A PÉ

E

R

E

M O U SS

386,3

Eaux plates nature

ES

126,1 + 0,5 %

LES TOPS ET FLOPS DES ALCOOLS + 3,6 %

Boissons aux fruits plates

Limonades tonics limes

ET CHAMPA ES

58

168,2

FS

1 832,8 - 2,3 %

1 590,7 + 2,1 %

LES TOPS ET FLOPS DU SANS-ALCOOL

TI

2 588,0 + 2,7 % GN

UX

UX

Top 5 des segments aux plus fortes croissances en valeur, en %, CAM à P6 2015 vs 2014, et CA, en M € Boissons énergétiques

A N AC H É S TP

S

3 325,5 + 2 %

2 076,9 + 0,9 %

1 2 3 4 5

L IQ U E U R

C ID

2 805,2 - 2,2 % EA

2 051 - 1,2 %

ET

BIÈ RE S

E USE S

S

GA Z

BR SA N

N

CA des grandes familles des boissons alcoolisées, en M €, CAM à P6, tous circuits, et évolution, en %, vs 2014

A L CO O L

O

S

BR SA G

A

CA des grandes familles des BRSA et eaux, en M €, CAM à P6, tous circuits, et évolution, en %, vs 2014

USE

Le CA des bières, à + 2,6 % + 1,7 % en volume

Le CA des spiritueux et champagnes, à + 0,8 % - 0,5 % en volume

Le chiffre d’affaires des BRSA et eaux, à - 1 % - 1,1 % en volume

ZE

2,70 Mrds €

6,70 Mrds €

-3 % - 2,5 %

Top 5 des segments aux plus fortes croissances en valeur, en %, CAM à P6 2015 vs 2014, et CA, en M € Évol. CA

1 2 3 4 5

1 060 + 9,6 %

Bières de spécialités

369

Rhums

Punchs et cocktails

+ 8,9 %

601,3

Vins effervescents

74,6

+ 1,7 %

351,8

Gins, vodkas, tequilas

+ 3,1 % + 1,5 %

Évol. Top 5 des segments aux plus forts reculs en valeur, en %, CAM à P6 2015 vs 2014, et CA, en M€ Évol. CA

1 2 3 4 5

492,1

Bières de luxe Eaux de vie

35,6

- 7,1 % - 6,3 %

1 131,3 - 3,2 %

Apéritifs anisés Vermouths

139,1

- 2,9 %

VDN, muscats, pineaux

149,5

-2 %


Liquides EAuX

CE qU’IL FAUT RETEnIR

JUSTE UnE GOUTTE D’EAU

Présente dans le circuit de la restauration, la Goutte d’Evian fait son apparition dans la grande distribution. Avec un format (20 cl) qui correspond à l’équivalent d’un verre d’eau.

FORMAT SLIM

La slim can est le format à la mode. D’une contenance de 33cl, il se veut plus élégant que la canette traditionnelle, comme ici avec Perrier.

2,08 Mrds€ Le chiffre d’affaires des eaux, à + 0,9 % vs 2014

+2,7% L’évolution en volume -1,8% L’évolution des prix

Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Les tentatives de valorisation se multiplient Alors que Cristaline a très peu bougé le prix de son pack depuis quinze ans, les groupes comme Danone ou Nestlé lancent des formats plus segmentants et plus valorisés.

L

e constat est limpide, et inchangé depuis des années : il est inutile de venir se frotter sur le terrain de Cristaline au niveau des prix. La marque d’eau la plus achetée de France n’a quasi pas bougé son prix de vente depuis des années, avec un pack de 6 bouteilles de 1,5 litre vendu autour de 1 €. Mais cela n’empêche pas les différents acteurs du marché de se démener pour donner une autre image au secteur, et apporter un peu de valorisation, notamment par les formats. Et ce ne sont pas les initiatives qui manquent. Depuis un an, les nouveautés fusent pour offrir du service, mais aussi de l’image. Prenons Wattwiller, qui a lancé à l’été 2014 un nouveau bouchon en forme de fleur qui facile la prise en main, notamment pour les seniors qui représentent une part non négligeable des acheteurs de la marque. Et les

géants de l’eau comme Danone et Nestlé y vont également de leurs idées. Pour le premier, c’est à travers la marque Evian que les efforts se concentrent en termes de valorisation. D’abord lancée chez Monoprix, la bouteille «Prestige» d’Evian a été accompagnée d’un important dispositif en magasin, avant d’étendre sa diffusion. Épurée, cette bouteille joue aussi la carte d’un positionnement plus premium, plus sélect. Sur le site de vente en ligne de Monoprix, le prix de revient d’Evian Prestige (en pack de 4 x 1 litre) atteint près de 0,80 € le litre. Les canettes s’amincissent Danone persévère dans cette voie, avec cet été le lancement – toujours en exclusivité chez Monoprix – d’un pack d’Evian un peu particulier, puisqu’il s’agit de La Goutte d’Evian, en pack de 12 exemplaires de

20 cl. Soit plus de 5 € le litre tout de même. « C’est un format inédit, une contenance de l’ordre d’un verre d’Evian (20 cl) au cœur d’un design unique […] La goutte permet d’allier design et étanchement des petites soifs, dans un format autre alternatif à celui de la bouteille», explique Mercedes Sgobba, directrice marketing de Danone Eaux France. Le « relancement » de Volvic au jus (rebaptisée Volvic Juicy) participe aussi à cette entreprise de valorisation. Comme souvent dans les eaux, le contenant prend le pas sur le contenu, à l’image de Nestlé qui distribue Perrier dans un nouveau fourreau depuis un an, avec l’arrivée d’une slim can de 33cl… que le concurrent Danone vient de lancer en restauration pour la Badoit Rouge. Une première pour la marque, qui n’était jusqu’ici pas disponible en canette. ❘❙❚ Morgan LecLerc

Hors série | Octobre 2015

Photos dr

▪ Le fort développement des eaux aromatisées. ▪ L’arrivée d’emballages différenciants pour accompagner la montée en gamme de certaines marques. ▪ Un recul des eaux gazeuses en volume et en valeur.

59


Liquides

JuS DE FRuItS

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Belle vitalité des jus réfrigérés prêts à boire dans un marché qui souffre. ▪ Mise en avant de la notion de plaisir organoleptique (boissons aux fruits gourmandes : assemblages originaux, smoothies, lactés…). ▪ Développement de formats d’impulsion et nomades : 33 cl, goulot 28 mm.

1,58 Mrd€

Le chiffre d’affaires des jus de fruits, à - 4,8% vs 2014

-4,6% L’évolution en volume -0,2% L’évolution des prix Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Photos dr

Le plaisir pour stopper la baisse de régime Petit déjeuner désaffecté, sucre décrié, sourcing compliqué… Les boissons aux fruits doivent se réinventer. À commencer par les jus, qui se mettent au mode «moins, mais mieux».

FRAîCHEUR

Au plus proche du fruit, le jus réfrigéré restitue ses saveurs. En concurrence avec l’ananas frais, star en 2015, Innocent cultive sa cote d’amour via un jus 100% ananas.

MInI OCÉAn

Hors série | Octobre 2015

Petits conditionnements, Tetra Pak ou PET, invitent aux instants nomades. Et permettent la diffusion en impulsion, snacking, pétroliers et distributeurs automatiques.

60

D

epuis que le petit déjeuner perd son caractère rituel, ce marché des jus de fruits centré sur celui d’orange voit ses fidèles s’en aller. Ajoutez la méfiance envers le sucre, la pénurie des matières premières, un effet dollar négatif, la guerre des prix sur les marques nationales… «Le premier semestre a été compliqué, note le président d’Unijus, Emmanuel Vasseneix. En plus de la taxe sur les boissons sucrées et des discours des intégristes du PNNS, nous sommes pénalisés depuis quatre ans. » Heureusement, l’envie de plaisir et de naturel des consommateurs est là. Pour preuve: les purs jus, premium il y a une dizaine d’années, sont devenus la norme. Si la taxe « sucre » a eu un effet positif, c’est celui d’amener davantage de familles vers les 100 % jus, l’écart prix s’étant resserré avec les nectars et ABC. Autre bonus, «au rayon réfrigéré, les volumes progressent dans tous

les segments: boissons réfrigérées, lactées, purs jus et smoothies », détaille Sophie Bodin, directrice marketing d’Innocent. Il faut donner plus de linéaire à la catégorie pour qu’elle développe son plein potentiel.» La question se pose, car les ventes de jus à -7 °C progressent de 7,6%, alors que l’ambiant recule de 3,1 % en volume. Transfert de consommation entre les deux? On préfère qualité et plaisir à la quantité. Le terrain de la volupté «On a commis une erreur dans notre approche en privilégiant l’aspect santé au détriment de la notion de plaisir organoleptique, avoue Emmanuel Vasseneix. C’est par là qu’il faut reconquérir le consommateur. » Jus et sodas, même combat ? Pourquoi pas. Les deux ont à justifier de leur existence quand leurs détracteurs pointent le niveau de sucre. Déplacer l’enjeu sur le terrain de la volupté ouvre l’horizon sur tous

les jus gourmands et autres BRSA. Et ça marche, témoigne Céline Rouquié, responsable trade marketing de Pago: «Plus fun, les parfums de spécialités apportent une vraie dynamique. On les consomme en friandise ou à l’apéritif. » De nouveaux segments apparaissent même, telles les citronnades rafraîchissantes. Introduite par Andros et Tropicana au rayon froid, enrichie par Michel & Augustin, cette famille gagne en références et « croît d’environ 10 % en un an», précise Florence Maillard, category management d’Andros. Sans oublier les formats, premiers contributeurs à la croissance du frais, selon Tropicana. Qu’ils soient familiaux, augmentant le niveau moyen d’achat, ou nomades. «Le 33 cl est un levier de recrutement aux moments où les consommateurs sont plus réceptifs», abonde Caroline Bethell, au marketing d’Ocean Spray. ❘❙❚ Laurence Zombek


Liquides

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Le développement de nouveaux parfums et arômes. ▪ La poussée des petits contenants (75 cl, 27,5 cl). ▪ Une communication renforcée autour de l’apéritif, moment clé de consommation.

126,1 M€

Le chiffre d’affaires du cidre, à + 0,5 % vs 2014

-3,8 % L’évolution en volume +4,5% L’évolution des prix

« Nous voulons créer de la notoriété autour des nouvelles variétés, et déplacer le cidre sur le terrain de l’apéritif. C’est là que se trouve le potentiel. »

dr

CIDRES

Daniel alcabas, directeur marketing du groupe Eclor (Loïc Raison et Ecusson)

Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Une véritable cure de jouvence

dr

A Un SUCCèS POUR LE ROSÉ

La cidrerie Kerisac, PME de Loire Atlantique, profite de l’engouement généralisé pour le cidre rosé, avec la sortie d’une bouteille très visuelle.

vez-vous écouté la radio ces dernières semaines ? Si la réponse est oui, il était difficile d’échapper aux spots de l’Unicid (l’interprofession des cidres de France) qui faisaient la promotion de la consommation de cidre à l’apéritif. Et encore, cette vague de publicité n’est qu’une des différentes actions menées par les fabricants, qui ont multiplié les actions autour de cette boisson plutôt dynamique. Au programme ? Des soirées événementielles à Paris, ou l’ouverture d’un pop-up store, pardon d’un Pomm’up Store par la marque Ecusson, et de l’affichage. Le but ? Montrer que le cidre a changé et ne se résume plus aux brut, doux ou traditionnel. Depuis plusieurs années, le succès des rosés et aromatisés ne se dément pas, et a permis de valoriser la catégorie. « Depuis l’explosion du cidre rosé fin 2010, leur poids

est passé de presque rien à 11 % du marché en volume, et 14 % en valeur. Et cela continue de progresser », note Daniel Alcabas, directeur marketing du groupe Eclor (marques Loïc Raison et Ecusson). À un rythme régulier, de nouvelles déclinaisons arrivent sur le marché, et s’y installent progressivement. Nouveaux formats, nouveaux goûts L’an dernier, c’était le cidre à la framboise. Et cette année, c’est le cidre à la vodka, au citron vert, blanc et agrumes et le cidre à la pêche. Rien que ça ! Sur ce marché ultraréactif à l’innovation, l’objectif est le même depuis longtemps : bouleverser la saisonnalité du produit pour ne pas se raccrocher uniquement à la Chandeleur et à la période de la galette des rois. Pour installer des idées de consommation tout au long de l’année, les producteurs misent

sur l’apéritif, bien ancré auprès des Français. La cidrerie familiale Kerisac (Loire-Atlantique) a, par exemple, mis au point un cidre rosé «très attendu pour la période estivale, disponible depuis le mois d’avril ». Et le cap est mis sur des consommateurs plus jeunes, comme les 18-35 ans. Dans cette entreprise, la poussée de nouveaux conditionnements joue un rôle important. Les bouteilles petit format se démocratisent, dans les bars, mais aussi en grande distribution. De quoi donner un statut particulier au cidre et offrir de nouveaux rituels de consommation, plutôt que d’avoir à finir la grande bouteille ouverte en famille. Tout le travail mené par la filière porte ses fruits. Le nombre d’acheteurs est passé de 9,5 millions en 2012 à 10,1 en 2014, la moitié du gain étant due aux nouvelles variétés. ❘❙❚ Morgan LecLerc

Hors série | Octobre 2015

Avec de nouvelles variétés – rosé, aromatisé… – et une communication qui a pris de l’ampleur, la catégorie réussit à se valoriser.

61


Liquides COLAS

CE qU’IL FAUT RETEnIR

Photos dr

▪ Pour les colas, mastodontes des bRSA gazeuses, l’embellie (+ 0,8 %) sur les volumes en 2014 aura été de courte durée. Comme en 2012 et 2013, ils voient leurs ventes repartir à la baisse en volume. ▪ Plus embêtant encore : si les volumes chutent, le chiffre d’affaires de la catégorie aussi. Et c’est là une première (- 1,2 %)…

Lancé en décembre 2014 pour relancer le marché, Coca-Coca Life, pour l’heure, n’a pas rempli son rôle.

Hors série | Octobre 2015

À côté du géant américain, les petits œuvrent pour se faire entendre, à l’instar de Breizh Cola, fabriqué en Bretagne.

62

Le chiffre d’affaires des colas, à - 1,2 % vs 2014

-4,6% L’évolution en volume +3,5% L’évolution des prix Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Des espoirs déçus sur tous les plans

DÉMARRAGE DIFFICILE

PETIT bRETOn MAIS…

1,43 Mrd€

Les volumes de ventes de colas s’affichent en fort recul. Et ce alors que Coca-Cola Life vient d’être lancé. Avec le but de redynamiser le segment.

C

oca-Cola Life n’aura pas permis de sauver l’année du rayon des boissons rafraîchissantes sans alcool (BRSA) gazeuses… C’est même tout le contraire: les difficultés de CocaCola Life, arrivé en magasins en décembre 2014, ont entraîné dans leur sillage l’ensemble de la catégorie. Avec, pour les colas, une année 2014-2015 qui restera dans les mémoires puisque, pour la première fois, les ventes ont baissé en valeur et en volume. Si, pour les volumes, ce -4,6% ne vient que signifier un retour à une tendance déjà connue en 2012 et 2013, c’est, en revanche, pour les ventes en valeur, une grande nouveauté. Certes, il faut relativiser ce ton alarmiste, car ce ne sont, au final, « que » 14 millions d’euros qui se sont envolés entre 2014 et 2015, pour passer à 1,43 milliard d’euros, mais il n’empêche: ce n’est jamais bon signe. Et, dans ce contexte, il est bien sûr

légitime de s’interroger sur le rôle joué par Coca-Cola. Une situation tout sauf simple, en réalité, pour le groupe américain: car qui dit cola, en France, dit Coca… À lui, alors, ultradominant en hypers et supers (80% de part de marché en volume), de se dépatouiller pour animer son marché. Alternative cannibale Coca-Cola Life était fait pour cela. Comme autrefois Coca Zero, sorti en 2007, l’idée était de se trouver un relais de croissance. Zero avait parfaitement rempli son rôle, dans un premier temps au moins, en proposant, aux hommes notamment, une alternative à Coca Light. On dit «dans un premier temps» car, si Zero avait d’abord créé un nouveau segment de marché –les ventes de colas avaient bondi de plus de 4% en 2008!–, il est, depuis, venu largement cannibaliser Coca Light. Las! avec Coca-Cola

Life, il n’y a pas eu ce relais tant espéré sur les premiers mois de l’année. D’emblée, la cannibalisation l’a emporté. Et le pire est que le géant américain, avec sa stratégie de communication de marque, y est peut-être pour quelque chose… La griffe veut «permettre à chacune des quatre propositions [Coca Cola, Coca Light, Coca Zero et Coca Life, NDLR] d’être sur le même plan, sous la marque ombrelle Coca-Cola », détaillait Céline Bouvier, directrice marketing de Coca-Cola France, à l’occasion de la présentation, en mars dernier, de cette nouvelle stratégie. En clair, dans ses campagnes de publicité, Coca-Cola met en avant l’ensemble de sa gamme, et non une seule référence. Avec, in fine, prendre le risque que le message reçu soit « choisis ton Coca parmi ces quatre-là» et non «bois du Coca Life, en plus du reste». ❘❙❚ Jean-noël Caussil


Liquides

BIèRES Et PANACHéS

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ La vogue confirmée des bières de spécialités, qui dépassent le milliard d’euros, à +9,6%. ▪ Le recul des bières dites de luxe de 7,1%, à 492 M€. ▪ La baisse des prix enclenchée sur ce marché, après les fortes hausses enregistrées précédemment, en 2013 et 2014, dues aux taxes.

2,58 Mrds€ Le chiffre d’affaires des bières et panachés, à + 2,7 % versus 2014

+2% L’évolution en volume +0,7% L’évolution des prix

Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Photos dr

L’avenir de la petite mousse sera féminin, ou ne sera pas TOURTEL TwIST, SUCCèS 2015 Le grand retour de la bière sans alcool… Qui l’eut cru ? C’est bien pourtant Tourtel Twist le grand succès de l’année sur le marché de la bière.

LEFFE RUby, TOUJOURS En PLEIn bOUM

Hors série | Octobre 2015

Lancée en 2008 avec, l’objectif de féminiser la clientèle, Leffe Ruby reste, sept ans plus tard, la plus dynamique des Leffe.

64

Fruitée, aromatisée… Les brasseurs rivalisent d’audace pour rompre l’amertume légendaire de la bière. Avec, en tête, une seule obsession : féminiser la clientèle.

S

i vous avez échappé à la vague des bières aromatisées et fruitées, c’est que vous n’avez bu aucune mousse depuis un bon petit bout de temps déjà… Chez AB InBev, cette année, on a ainsi pu voir arriver Hoegaarden citron-citron vert et Hoegaarden agrumes quand, chez Brasseries Kronenbourg, (BK) 1664 Fruits rouges est venue creuser un sillon déjà tracé par Grimbergen rouge. Sans parler de Skøll, toujours plus poussée par le groupe, ou de K by Kronenbourg, qui se décline désormais en version mangue. «Le segment des fruitées est en hausse de 23 % en volume, indique Philippe Collinet, directeur de la communication chez Brasseries Kronenbourg. L’offre se diversifie et s’adapte aux goûts des consommateurs. Et les innovations pèsent à hauteur de 30 à 35% de la croissance du marché.» Jusque-là, rien de très nouveau. Sauf à considérer que ces nouveautés, si chères au secteur ali-

mentaire, sont venues, en quelques années, bouleverser le marché de la bière. Avec, à la clé, le boum de celles de spécialités qui, depuis cinq ans, sont passées du rang d’outsider prometteur –un poids de 475 millions d’euros en 2010– à celui de roi de la catégorie, le milliard d’euros venant d’être franchi en cette année 2015. Des dizaines de variétés De quoi comprendre que, comme l’avance Nicolas Duretz, directeur marketing d’AB InBev France, une marque comme Leffe «ait triplé ses volumes de vente en dix ans ». Les raisons de son succès, au-delà de la qualité ? « Nous réfléchissons en termes de temps de consommation, explique-t-il. À savoir que nous disposons de dix variétés différentes de Leffe, la plus dynamique étant toujours Leffe Ruby.» Un exemple parfait que Ruby, d’ailleurs, lancée en 2008 pour

conquérir une cible plus féminine. L’idée est aujourd’hui encore la même. Et c’est ainsi que doit être lu le succès du nouveau lancement de Tourtel. Le grand retour de la bière sans alcool. «Une bière sur cent vendues cet été était une Tourtel Twist, se réjouit Philippe Collinet. À la mi-août, on dénombrait déjà 1,2 million de foyers acheteurs, quand l’objectif était de tabler sur 1 million à la fin 2015.» Mieux encore, le taux de rachat est très élevé, à 48%... Certes, Tourtel est dopée par la publicité, mais il n’empêche : c’est une grande réussite. Laquelle remplit son rôle: «Quand une bière classique est à 70 % environ consommée par des hommes, la proportion tombe déjà aux alentours de 60% pour une bière aromatisée, et flirte avec le 50/50 pour Tourtel Twist. » L’avenir de la bière sera féminin ou ne sera pas… ❘❙❚ Jean-noël Caussil


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Liquides

APéRItIFS

JAUnE PUISSAnT

Chez Ricard, chaque édition limitée se vend à un million d’exemplaires. Celle de l’été 2015 remet au goût du jour le jaune du pichet Ricard, très visible en rayon.

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Le rétro-branché : certaines marques – Martini, Suze… – puisent dans leur passé pour lancer de nouvelles versions ou des éditions limitées. ▪ Les amers reviennent à la mode grâce au succès du cocktail spritz. ▪ Les vins aromatisés atteignent un palier.

1,83 Mrd€ Le chiffre d’affaires des apéritifs, à - 2,3 % vs 2014

-3,2% L’évolution en volume +0,8% L’évolution des prix Source : Iri - CAM à P6 2015, tous circuits

La gueule de bois n’en fi finit nit pas de durer PHOTOS : DR

Amers, vins aromatisés, portos et anisés... Autant de segments de la grosse catégorie des apéritifs qui peinent à profiter de la mode du «moment» apéritif, pourtant prisé des Français. MARTInI RÉTRO

Hors série | Octobre 2015

Martini était un vermouth avant de glisser dans la catégorie des ABV (apéritifs à base de vin). L’édition limitée de 2015 fait revivre le vermouth, qui, selon sa définition, doit contenir de l’absinthe.

66

C

’est un paradoxe : la large catégorie des apéritifs ne profite pas de l’engouement des Français pour le moment de l’apéritif. Selon une étude Gira Foodservice, 90 % des Français déclarent prendre un apéritif au moins une fois par semaine et l’associent à un moment de détente (45,1%), de plaisir (35,5 %) et de partage (31,1 %). Seul hic : à en croire les chiffres des divers segments de la catégorie, les Français consomment alors bien d’autres boissons que des anisés, portos et autres vins doux naturels. Ainsi des anisés, un énorme segment (1,1 Mrd€) qui s’enlise un peu plus chaque année. Au dernier relevé à fin juin, les anisés reculaient de 3,2% en valeur et de 4,8% en volume. Le gros handicap des Ricard, 51 et autres Duval? Ils ne peuvent jouer avec leur âge comme les whiskys et quasi pas avec les aromatisations (sauf 51 avec les déclinaisons

Rosé et Glacial dont les ventes restent confidentielles). À grands renforts de messages publicitaires, Ricard, leader des anisés, réussit toutefois à maintenir ses ventes. «Il est à -1% en volume quand le marché est à -4 % », résumait Alexandre Ricard, PDG du groupe Pernod Ricard, lors de l’annonce des résultats annuels, en septembre. À eux seuls, les anisés captent 61,7 % de la catégorie des apéritifs. Certains segments un peu moins affectés Le reste, soit les six autres segments, se porte un peu mieux. Voici un résumé par ordre d’importance du segment. Les portos, madères et xérès (149,6 M€) sont en léger déclin, à -0,5% en valeur et - 1,4 % en volume. Les vins doux naturels, y compris les pineaux et les muscats (149,5 M€) perdent des volumes (- 3,8 %) et de la valeur (- 2 %). Portés par les marques Cam-

pari et Noilly Prat, les vermouths (139,1 M€) ont perdu 2,9% en valeur, mais restent stables en volume (+ 0,4 %) ; tandis que leurs cousins –les amers, gentianes, bitters et autres américanos (120,7 M €) – ne varient ni en valeur (+0,4%), ni en volume (0%), ce qui est étonnant car les marques qui composent ce segment –Apérol, Suze, Picon– sont très actives, notamment dans l’univers du cocktail. Apérol est, en effet, l’ingrédient phare du Spritz, ce cocktail né à Venise et servi dans tous les bars à la mode depuis l’été 2013. Suze s’invite chez les barmen avec des recettes de cocktails chauds, à base de thé ou de chocolat, ce sur quoi cette marque de Pernod communique beaucoup en hiver, dans les stations de ski. Restent les vins aromatisés (101,1 M€) et les apéritifs à base de vin (41,6 M €) qui cherchent aussi un second souffle. ❘❙❚ SYLVIE LEBOULENGER


Liquides

ALCOOLS BLANCS Et LIquEuRS

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Le rhum est porté par la mode des cocktails. ▪ Le gin fait un grand retour, plébiscité par les jeunes. ▪ La vodka, après de nombreuses années d’euphorie, est un peu plus délaissée.

3,32 Mrds€ Le chiffre d’affaires des alcools et liqueurs, à + 2 % vs 2014

+0,8% L’évolution en volume +1,3% L’évolution des prix Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Photos dr

La vodka boudée au profit du rhum et du gin

COLLECTOR

Comme chaque année, Poliakov sort une édition limitée pour Noël 2016 sera disponible pour les tracts de fin d’année, en 70 cl et en litre.

SÉDUCTIOn

Charrette propose une version 50 cl de son rhum 49° afin de séduire les consommateurs occasionnels.

M

ojito, cuba libre, mai tai… Qui n’a pas dégusté cet été au moins une fois un cocktail à base de rhum? Le spiritueux reste toujours le roi des alcools blancs. «Le rhum, à l’instar de la vodka, est facile à mixer, et le marché reste porté par les cocktails, détaille Viviane Cornieux, responsable marketing du groupe Terroir Distillers. Il n’y a pas de goût qui vienne heurter celui du fruit.» Il existe même des événements dédiés à cet alcool, comme le Rhum Fest, à Paris, au Parc floral. En mai dernier, amateurs et connaisseurs ont pu tester leur palais et découvrir de nouvelles saveurs, tout en apprenant diverses informations sur la fabrication du spiritueux. En rayons, le rhum prend aussi de plus en plus de place, avec une forte concurrence entre les marques. Elles se livrent d’ailleurs à de fortes batailles pour les animations et pour le packaging. Verre ou objet pour réaliser

des cocktails s’ajoutent sur les bouteilles pour attirer le chaland. Old Nick conserve une courte tête d’avance sur Saint James, suivi du rhum Charrette. Tout pour plaire Côté produits, pour répondre à l’engouement des cocktails, les distilleurs sortent des versions aromatisées ou encore des bases pour cocktail, ainsi que divers conditionnements pour séduire les consommateurs addict, et faciliter les achats d’impulsion pour les clients occasionnels. La maturité du marché se traduit aussi par une montée en gamme des produits et l’arrivée de vieux rhums. La Martiniquaise a ainsi sorti, pour les 250 ans de sa marque Saint James, une cuvée anniversaire. Dans ce contexte, le regain du gin, porté par les jeunes et le mythique cocktail gin tonic, est à noter. «Cet alcool est à la fois simple à préparer tout en étant

très sophistiqué, explique Anna Luc, directrice marketing de La Martiniquaise. Le genièvre sert de base, mais chaque marque a sa propre recette.» La communication sur ces produits a d’ailleurs été dépoussiérée afin de coller à la cible des 18-35 ans. Gibson’s et Gordon se partagent chacun un peu plus d’un quart du marché. Les volumes restent toutefois encore faibles comparés à ceux du rhum ou de la vodka. Ce dernier alcool souffre d’ailleurs de ce nouvel engouement pour le gin et le rhum. Après avoir connu un fort dynamisme dû aux produits aromatisés, le marché connaît un certain ralentissement. Le poids de la marque et les animations restent essentiels pour maintenir la croissance. Poliakov conserve sa position de leader, avec plus de 41 % de part de marché, les marques secondaires accusent, elles, un net retrait. ❘❙❚ Clotilde Chenevoy

Hors série | Octobre 2015

Les ventes de vodka ralentissent, cannibalisées par le retour du gin et par le maintien de l’engouement pour le rhum.

67


Liquides

MOuSSEuX & CHAMPAGNES

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Le champagne est de plus en plus concurrencé par d’autres vins à bulles, comme le prosecco, porté par l’engouement pour le cocktail spritz. ▪ Depuis plusieurs années, le marché du champagne est au mieux stable, au pire en régression, notamment en volume. ▪ Cela n’empêche pas le prix de la bouteille de champagne de se renchérir, une inflation qui ne s’arrête pas, même si elle est moins élevée qu’il y a quelques années.

1,59 Mrd€

Le chiffre d’affaires des mousseux et des champagnes, à + 2,1 % vs 2014

-0,1% L’évolution en volume +2,2% L’évolution des prix Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Les fines bulles ne sont plus à la fête Photos Grisa, dr

Promos, premiers prix… et prosecco dévalorisent la boisson réservée aux exceptions. Les grandes maisons de champagne réagissent.

LE PROSECCO LE PLUS vEnDU

Lancé début 2014 par Rothschild France Distribution (RFD), Riccadonna est devenu en un an et demi le leader des proseccos en GMS dans l’Hexagone.

CHAMPAGnE ROSÉ

Hors série | Octobre 2015

Nicolas Feuillatte, première marque de champagne en GMS, lance pour les foires aux vins un brut rosé millésimé.

68

L

a nouvelle est tombée à la fin de l’été, après que tout le monde, ou presque, eut siroté du spritz dans son jardin ou à la terrasse d’un café. Les ventes de prosecco ont dépassé celles de champagne… en Grande-Bretagne. Et dans les largeurs, puisque les ventes du vin effervescent italien ont progressé de 72 % en un an, pendant que celles de champagne devaient se contenter d’un maigre +1,2 %. La tendance pourrait-elle gagner la France ? Ici aussi, le prosecco a du succès, mais beaucoup moins. Il commence à percer, mais les ventes restent mesu ré es, à 6,5 m i l l ion s d’euros, une paille comparée aux 479 millions d’euros générés par le prosecco outreManche. Cela dit, sa croissance (+ 210 % en volume en un an) ne laisse pas les grandes maisons indifférentes, surtout lorsque son grand rival, le

champagne, ne connaît plus les croissances d’antan. Loin s’en faut ! Avec un chiffre d’affaires de 989,4 millions d’euros, en hausse de 1,5 % en valeur, mais en baisse de 1,1 % en volume, les fabricants ne font pas sauter le bouchon. « Dès que la France souffre, aucun pays à l’export n’est capable d’absorber cette baisse», explique Juliette Allain, directrice commerciale de Nicolas Feuillatte, première marque vendue en GMS. Avec 307 millions de bouteilles par an, la France est toujours le premier producteur de champagne au monde. Plus de la moitié (53 %) sont réservés à la consommation française et 47 % destinés à l’export. Flambée des prix Comment expliquer ce peu d’appétit des Français pour les bulles ? La montée constante des prix n’y est pas pour rien. En 2015, ils ont encore augmen-

té de 2,4 %, portant le prix moyen d’une bouteille à près de 20 €. Les distributeurs ont paré à cette inflation en multipliant les promotions. Près de la moitié (47,3 % exactement) des ventes de champagne en grandes surfaces se font à prix barrés. Une proportion qui ne cesse de croître. En 2014, ce chiffre a encore progressé de 0,9 %. Les fabricants de fait possèdent de nombreuses idées pour enrayer la dévalorisation d’une boisson qui doit rester exceptionnelle. Nicolas Feuillatte fait visiter ses caves aux particuliers, d’autres maisons organisent des soirées de dégustation dans des endroits chics de la capitale. Il s’agit aussi de séduire les plus jeunes, les buveurs de champagne se faisant de plus en plus âgés. Rien de tel qu’un coup de cocktail pour rajeunir la clientèle. À quand le spritz au champagne ? ❘❙❚ Magali Picard


Liquides vINS

ISK, LE vIn DÉCOMPLExÉ

CE qU’IL FAUT RETEnIR

Un indicateur de fraîcheur et une bouteille givrée: à consommer très frais donc. iSK de la Société des Vins de France (Castel) est aussi léger, à 9°d’alcool.

▪ Les ventes des marques de distributeurs s’érodent en volume. ▪ Le Bag-in-box (38 % des volumes) continue de progresser (+4,3 %). ▪ La tendance du vin à consommer sur glace, avec beaucoup de glaçons, commence à émerger.

4,12 Mrds€ Le chiffre d’affaires du rayon vins, à + 1,9 % vs 2014

-1,1% L’évolution en volume +3% L’évolution du prix moyen Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Des efforts de modernité et de volupté

PHOTOS : DR

A MDD HAUT DE GAMME

Ce menetou-salon Première Lune 2014 de Laurence Clément est l’une des MDD de Système U, sous la signature Club Vins et Terroirs.

vec un peu plus de 4 milliards d’euros, le vin pèse 5 % du chiffre d’affaires des ventes de PGC. Et ce rayon se porte bien. « Sur le premier semestre, il continue de bien se comporter, indiquait, récemment à LSA, Éric Marzec, responsable du pôle vins chez Iri. Les ventes en valeur progressent de 2,4 %, en cumul courant à P6, ce qui est supérieur au total des liquides (+1,9%), ainsi qu’au total des PGC (+ 0,7 %) ». Et pour cause. Ce rayon est sensiblement moins touché par la guerre des prix que d’autres très bataillés. Cela pour deux raisons : un nombre de références important (pas de 20/80 dans le vin) et un nombre pléthorique de fournisseurs. «C’est vrai que la guerre des prix est peu vivace sur les petites appellations ou les vins de niche. Cependant, les marques nationales en souffrent. Quand le prix de l’une de vos références décroche tout à coup

parce qu’une enseigne l’a bradée dans une vingtaine de magasins, c’est dur», déplore un directeur commercial à qui la mésaventure est arrivée. Le bordeaux toujours plus cher que le côtes-du-rhône Et pu is, côté volu me, les voyants clignotent à l’orange : ils ont chuté de 1,1 % en un an, à 971 millions de litres. La chute est encore plus forte pour les MDD (- 4,1%), «qui n’échappent pas à la tendance globale », a constaté Éric Marzec. Notons qu’elles sont à un niveau élevé, car elles captent 31,6 % des ventes en valeur, à 542 M € (stable). Pourtant, le prix moyen au litre d’une MDD est à 3,34 €, contre 4,06 € pour un autre vin. Ce qui est peu signifiant, car les prix sont très différents d’une appellation ou d’une région à l’autre. Ainsi, un vin d’une appellation bordelaise coûte 6,63 €, alors qu’un rosé

AOC de la Vallée du Rhône est à 4,36 €. Reste que, comme tout produit agricole, le prix du vin dépend directement de la qualité et de la quantité des récoltes. Si celles-ci sont faibles, les prix s’envolent, si elles sont abondantes, ils se tassent. Le monde du vin, partagé entre les appellations et les cépages, reste assez traditionnel. Néanmoins, certains protagonistes cherchent d’autres modes de consommation. Comme le rosé piscine, initié par la coopérative de Gaillac, Vinovalie. Cette tendance consiste à mettre autant de glaçons que de vin dans un grand verre à pied. Lors du dernier salon Vinexpo, de nombreux acteurs présentaient de nouvelles marques à consommer sur glace. Comme iSK chez Castel ou Frozen rosé chez Yvon Mau. L’idée étant de capter les jeunes adultes, buveurs de softs et de boissons fraîches. ❘❙❚ SYLVIE LEBOULENGER

Hors série | Octobre 2015

Le segment des vins continue de se valoriser. Cependant, pour stopper la baisse des volumes, les acteurs cherchent à lancer des nectars plus modernes.

69


frais ls

⇢ Surgelés sucrés Le pari des spécialités glacées individuelles

⇢ Surgelés salés Mouvements en cascade dans le congélateur ⇢ Ultrafrais Le secteur fait le plein de protéines

⇢ Beurre-œufs-lait Une seule priorité, créer de la valeur ⇢ Charcuterie Le jambon cuit, mauvais élève du marché

⇢ Fromages Place aux nouveaux usages

⇢ Traiteur Qui pour contrer Sodebo ?

⇢ Saurisserie Le poisson fumé a le vent en poupe ⇢ Volailles Le poulet ne connaît pas la crise

⇢ Boucherie La viande hachée fait figure d’exception

70

⇢ Tour du monde boucherie ⇢ Tour du monde fruits et légumes

© Fotolia

Hors série | Octobre 2015

⇢ Fruits et légumes La qualité française, forces et faiblesses


71

Hors sĂŠrie | Octobre 2015


FRAIS

37,07 Mrds€

LES ÉLABORÉS DE VOLAILLE ULTRADYNAMIQUES Top 10 des plus gros segments du frais, par chiffre d’affaires, en M €, CAM à P6 2015, et évolution, en %, sur un an

Le chiffre d’affaires du frais, à + 0,9 %

+0,3 % L’évolution en volume +0,5% L’évolution des prix

Source : Iri

- 1,4

2 041,1

+ 0,9

2 035,5

0

1 484,2

Pâtes pressées cuites

+ 0,3

1 447,6

Desserts frais

+ 1,5

1 442,8

Beurres

- 0,4

1 079,9

Œufs

- 1,6

1 065

Produits élaborés volaille Fromages frais

+ 4,1

Pâtes molles

- 2,9

45,9% La part des MDD - 1,1 % Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Crémerie

16,4 Mrds€

15,9 Mrds€

Hors série | Octobre 2015

2 3

Fromages de chèvre et brebis

2 3

72

Fromages allégés Gateaux fromagers et tourteaux Desserts crème desserts lactés

543,4

+ 11,7 % + 6,5 %

Évol. CA

96,1 6,9 18,7

IE

LS

1 456,9 + 4,6 %

844,5 + 1,5 %

3 552,6 - 0,3 %

LES TOPS ET FLOPS DES SURGELÉS

Top 3 des segments aux plus fortes croissances en valeur, en %, CAM à P6 2015 vs 2014, et CA, en M €

Top 3 des segments aux plus fortes croissances en valeur, en %, CAM à P6 2015 vs 2014, et CA, en M €

Évol. CA

1

Frais emballé traiteur

2

Fruits secs

3

Jambons cuits de volailles

417,9

+ 10,3 %

Pizzas surgelées

339,9

+ 3,9 %

Sauces, herbes, infusions Spécialités glac. de fin d’année

28,8

+2 %

43,8

+ 1,5 %

+ 8,6 %

2

345,6

+ 7,9 %

3

Top 3 des segments aux plus forts reculs en valeur, en %, CAM à P6 2015 vs 2014, et CA, en M €

Évol. CA

1

Légumes marinés

- 8,7 %

2

Saucisserie de volaille

- 6,5 %

3

Saucisses fraîches

3,8 65,2 371

Évol. CA

1

227,6

Top 3 des segments aux plus forts reculs en valeur, en %, CAM à P6 2015 vs 2014, et CA, en M €

- 8,8 %

ALÉS

É

SS

SURG EL

IE

1 122,6 - 2,0 %

B O U CHE

L

R

LS

SURG EL

5 806,3 + 0,7 %

ES

UCRÉ S

É

SS

LS CHAR

S

TE R

1 876,8 + 0,7 %

LS

FR UI TS

9,8

CU

S AU R I S

IE

Évol. CA

+ 16,4 %

Top 3 des segments aux plus forts reculs en valeur, en %, CAM à P6 2015 vs 2014, et CA, en M €

1

ER

LES TOPS ET FLOPS DU FRAIS NON LAITIER

Top 3 des segments aux plus fortes croissances en valeur, en %, CAM à P6 2015 vs 2014, et CA, en M €

Salades de fruits

ÉG U M E S

913,6 + 4,5 %

LES TOPS ET FLOPS DE LA CRÉMERIE

88

EN RECUL CA des grandes familles des surgelés, en M €, CAM à P6, tous circuits, et évolution, en %, vs 2014

VO L A I L

U

TL

5 708,7 + 0,7 %

Boissons et crèmes végétales

LS

5 074,6 + 3,5 %

S

1

R

E

E

4 860,7 - 1,2 %

Le CA des surgelés, à - 0,7 % + 1,6 % en volume

TOUS LES VOYANTS AU VERT

S LA IT

F R O M AG

SL

UF

4,7 Mrds€

CA des grandes familles du frais non laitier, en M €, CAM à P6, tous circuits, et évolution, en %, vs 2014

TR A I TE

BEURRE

R

ULTR AF

5 855,7 + 0,4 %

Œ

855,6

Surgelés

Le CA du frais non laitier, à +2,2 % + 1,4 % en volume

DES RÉSULTATS STABLES CA des grandes familles de la crémerie, en M €, CAM à P6, tous circuits, et évolution, en %, vs 2014

S

1 046,1 936,4

- 3,9

Frais non laitier

Le CA de la crémerie, stable + 0,2 % en volume

AI

En %

Yaourts Jambons cuits et épaule

Lait

- 12,2 %

1

Spécialités glac. à partager

- 3,6 %

2

Sorbets, crèmes glacées vrac

- 2,9 %

3

Plats cuisinés surgelés

Évol. CA

31,1 261,3 381

- 12,6 % - 7,5 % - 3,7 %


Frais LS

SuRGELéS SuCRéS

▪ Les innovations pèsent très fortement dans le CA des surgelés sucrés, hors produits de fin d’année (16 % en 2014, + 3 points vs 2013, source IRI). ▪ Regain de croissance pour les spécialités glacées de fin d’année. ▪ Un budget et une fréquence d’achat qui restent stables depuis 2007.

1,12Mrd€ Le chiffre d’affaires des surgelés sucrés, à - 2 % vs 2014

-2,5% L’évolution en volume +0,5% L’évolution des prix

« Nous avons une démarche sur les offres individuelles festives, premium, qui ont vocation à rester en rayon toute l’année. » Olivier Hemmery, brand marketing manager chez R&R (Pilpa)

Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

© photo R&R

CE qU’IL FAUT RETEnIR

Le pari des spécialités glacées individuelles HäAGEn-DAzS FAIT DES vAGUES Révolution de l’été, le spécialiste des glaces en pots et minipots, HäagenDazs élargit son champ d’activité et se lance sur les bâtonnets en forme de vague.

A

ujourd’hui, les fabricants de glace ont su trouver leur réservoir de croissance. À l’origine, l’engouement confirmé d’année en année des Français pour une consommation nomade et les produits de snacking. Et les glaces n’y échappent pas. Ainsi, le segment des spécialités individuelles à partager est devenu le plus important du marché et représente 678,9 M € de chiffre d’affaires. Pas étonnant que les marques s’y engagent toutes. L’enjeu pour les industriels étant de s’inscrire dans une consommation au quotidien. Car, avec seulement 6 litres par foyer et par an, la France est le mauvais élève de l’Europe. Pour pousser cette catégorie, les fabricants ont fortement investi en 2015 le format «mini». Unilever, le leader des glaces, est arrivé avec des variety packs, positionnés sur des moments de consommation particuliers:

Canapé pour les adultes ; Goûter ou Retour de l’école pour les enfants. R&R, qui exploite les licences du groupe Mondelez depuis 2012, étoffe quant à lui sa gamme de minicônes avec Oréo et Carambar. Sur le segment des mini-pots, largement dominé par Häagen-Dazs, Nestlé La Laitière propose un nouveau concept, après un léger échec l’an passé. « Nous avons perdu du terrain sur ce segment. Nous arrivons avec une collection “craquante” sur les pots et minipots », indique Pierre VanMarrewijk, directeur marketing de Nestlé Glaces. Pour toute l’année Mais la grande nouveauté réside dans l’arrivée d’Häagen-Dazs sur les bâtonnets, avec une forme de vague. «Nous allons avoir un positionnement premium sur les bâtonnets avec le savoirfaire de Häagen-Dazs sur la crème glacée. Cette nouvelle gamme a

nécessité des investissements industriels et la mise en place d’une nouvelle ligne », détaille Céline Hérodin, directrice marketing d’Häagen-Dazs. Si les industriels boostent ce nouveau segment, c’est aussi parce que le dynamisme du snacking permet de désaisonnaliser le marché, très marqué par l’été, qui subit les aléas climatiques, et les fêtes de fin d’année. En effet, offrir une pause snacking pendant la saison hivernale, plutôt matér ialisée par la consommation de bûches ou de spécialités à partager, permettrait donc de générer des ventes en incrémental. Les industriels tentent donc de référencer ces gammes tout au long de l’année. R&R (Pilpa) illustre bien cette stratégie et lance des offres individuelles premium, à l’instar de la nouvelle gamme de desserts glacés façon « éclairs ». ❘❙❚ Camille Harel

Hors série | Octobre 2015

DR

tous les industriels se sont lancés sur la tendance du snacking glacée. Objectifs : générer des ventes supplémentaires et désaisonnaliser ce marché.

73


Frais LS

SuRGELéS SALéS

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Le marché des surgelés salés souffre encore des effets du « horsegate ». ▪ Les industriels innovent pour proposer des gammes de plus en plus larges. ▪ Le marché se concentre avec le rachat de deux gros fabricants, Iglo et Findus, par la société d’acquisition Nomad.

La marque de fromage Entremont arrive au rayon surgelés avec une gamme de sept références fromagères.

CHARAL PRÔnE L’ORIGInALITÉ

Hors série | Octobre 2015

Pour relancer les surgelés à base de viande, Charal mise sur l’originalité avec cette référence de steak haché surgelé aux inclusions d’emmental.

74

Le chiffre d’affaires des surgelés salés, à - 0,3 % vs 2014

-1,3% L’évolution en volume +1% L’évolution des prix Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Mouvements en cascade dans le congélateur

PHOTOS : DR

nOUvEL ARRIvAnT

3,5Mrds €

Les conséquences du « horsegate » sont encore visibles sur les ventes de surgelés salés. Pour réveiller le rayon, les industriels innovent tandis que de nouveaux acteurs arrivent.

L

es plaques sont en mouvement dans l’univers des surgelés salés. Trois ans après le « horsegate », les cicatrices sont encore visibles avec une érosion des ventes en valeur et en volume sur le marché total, mais encore plus sur les plats cuisinés (respectivement - 3,5 % et - 4,7 %). Pourtant, les industriels n’entendent pas baisser les bras et tentent de redresser la barre. Dès mars 2014, Marie s’est relancé sur les plats cuisinés surgelés et s’est fixé un objectif de taille : prendre le leadership de la catégorie en misant sur des produits garantis viande bovine française (VBF) et une liste courte d’ingrédients. En avril, la marque continue son développement et rivalise d’innovations avec sept nouvelles références, dont des poissons en sauce. Et pour la rentrée de septembre 2015, elle a lancé une gamme de sachets fami-

liaux Côté Bistrot, inspirée de la cuisine du terroir (saucisses fumées lentilles, quenelles de brochet…). Référence en incrémental Par ailleurs, le rayon a vu arriver un nouvel acteur, toujours pour cette rentrée : Entremont, la marque fromagère du groupe Sodiaal. Cette dernière arrive avec une gamme de sept recettes surgelées fromagères à faire gratiner au four, dont des produits pour l’apéritif, des entrées et des plats. De son côté, Charal mise sur l’originalité pour dynamiser les viandes surgelées (- 0,5 % en valeur et - 1,3 % en volume). Sur les hachés, la marque innove avec une offre de steak, composée de pépites d’emmental fondu, pour une cible adulte et adolescente. « Cette référence vient en complément des hachés traditionnels, c’est de l’incrémental », indique Stéphanie Berard-

Gest, directrice marketing de Charal. Ainsi, tout est mis en œuvre pour redonner de l’attractivité au rayon des surgelés salés en grande distribution. Par ailleurs, les forces bougent au niveau des entités. Les deux gros industriels européens des surgelés, Iglo et Findus, ont été rachetés par la société d’acquisition, Nomad, basée dans les Îles Vierges britanniques. En avril 2015, cette dernière a mis la main sur le leader européen des surgelés Iglo, pour 2,6 milliards d’euros. Et en août, c’est au tour de Findus Europe continentale (sauf le Royaume-Uni) de subir le même sort, en étant croqué pour 700 m illions d’euros. Avec cette double acquisition, Nomad va ainsi créer un géant européen du surgelé et ne cache visiblement pas ses ambitions de réaliser de nouvelles acquisitions dans le domaine. ❘❙❚ CAMILLE HAREL


Frais LS

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ La gourmandise demeure un axe clé. Une aubaine pour les desserts, qui rivalisent de recettes alléchantes. ▪ Les ultraconcentrés restent le principal relais de croissance, d’où la multiplication des acteurs. ▪ Simplicité et naturalité sont plébiscitées par les consommateurs.

5,85Mrds€ Le chiffre d’affaires de l’ultrafrais, à + 0,4 % vs 2014

stable L’évolution en volume +0,4% L’évolution des prix Source : IrI - CAM à P6 2015, tous circuits

« Avec Danio, nous avons contribué à créer un nouveau segment, mais aussi un nouveau moment de consommation hors du repas. Nous avons aussi apporté de la valorisation à la catégorie. »

Photos dr

uLtRAFRAIS

nativité rodriguez, directrice de l’activation Danone Produits Frais France

Le secteur fait le plein de protéines COnSISTAnT ET FOnDAnT

Après Yoplait et Danone, Lactalis Nestlé Ultra Frais investit à son tour le segment des en-cas. Signés Sveltesse, ils offrent une texture consistante et fondante et trois variétés sur lit de fruits.

A

vec un taux de pénétration record (supérieur à 99%) e t u n e m oye n n e d e 37,4 actes d’achats par an selon Kantar, l’ultrafrais demeure la plus importante catégorie des PGC. Mais elle souffre d’un phénomène de déconsommation qui affecte sa croissance en volume, à l’étale au CAM à P6 selon Iri. Les crèmes dessert lactées sont les plus touchées avec des ventes volume à -5,7%, suivies du gros segment des fromages frais (- 3,3 %) et du segment poids lourd des yaourts (-1,1%). Plus gourmands, les desserts s’en tirent mieux avec + 1,1 % en volume. « L’ultrafrais reste très inscrit sur le moment du dessert, où il est mis en compétition avec les fruits ou d’autres catégories plus gourmandes comme les glaces, les pâtisseries ou les gâteaux », explique Marie-Hélène Abry, directrice du développement des ventes de Lactalis Nestlé Ultra Frais.

De plus, au sein même de la catégorie, on assiste à un transfert de consommation de produits «laitiers» vers des produits « fruités ». Ce dont profitent à plein les compotes, qui enregistrent une croissance volume de 6,1%, et le petit segment des salades de fruits, à + 6,6 %. Les consistants s’installent La grande affaire de l’ultrafrais ces derniers temps reste toutefois la création, début 2014, du segment des yaourts hyperprotéinés simultanément par Yoplait (Yopa) et Danone (Danio). Depuis, l’offre s’est considérablement étoffée avec l’arrivée des MDD et d’une offre Taillefine Plus. Selon Iri, les en-cas pesaient en CAM à P6 2015 (ventes en hypers, supers et e-commerce) 2% des ventes valeur de l’ultrafrais hors crème et progressaient de 22,3%. Et le segment des consistants alignait en moyenne 22références dans les hypers quand il en comptait

8 à la même époque en 2014. « La recette était inédite sur le marché français. Ce sont des produits consistants et “calants”, parfaits pour le snacking, et qui répondent aux attentes de simplicité et de naturalité», souligne Alexandre Pillaud, directeur marketing France de Yoplait. De fait, les en-cas permettent à la catégorie de retrouver de la valorisation et de s’inscrire dans des occasions de consommation hors repas. Ce nouveau segment ne devrait pas manquer d’animation dans les mois à venir, car les intervenants déjà présents continuent de déployer leur éventail de variétés avec notamment beaucoup de recettes sur lit de fruits. De plus, Lactalis Nestlé Ultra Frais est à son tour entré dans la danse à la rentrée avec une offre sous sa marque Sveltesse et un positionnement volontairement plaisir. Et tout récemment Mamie Nova. ❘❙❚ Marianne Bailly

Hors série | Octobre 2015

Le succès des en-cas concentrés contre la déconsommation au moment des repas et donne une bouffée d’air à ce marché mature.

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Frais LS

BEuRRE-œuFS-LAIt

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Des marchés qui reculent en valeur en raison de la guerre des prix. ▪ Les industriels se lancent dans une opération de modernisation de leurs gammes. ▪ L’innovation porte sur l’authenticité et la création de nouveaux besoins pour les consommateurs.

Photos dr

Pour aromatiser les goûters et le petit déjeuner, Président est arrivé avec une gamme de deux références (doux et demi-sel) de beurre aux éclats de chocolat. Les produits sont composés à 50 % de cacao.

REvITALISAnT

Avec Sportéus, une boisson lactée dédiée à la récupération musculaire après l’effort, Lactel a créé un nouveau segment de consommation. Le produit, décliné en trois parfums (vanille, chocolat et fraise) contient du lait sans lactose.

Hors série | Octobre 2015

Le chiffre d’affaires du beurreœufs-lait, à - 1,2 % vs 2014

-1,2% L’évolution en volume stable L’évolution des prix Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Une seule priorité, créer de la valeur ÉCLATS GOURMAnDS

76

4,86Mrds€

Pour pallier la baisse des ventes sur les marchés des œufs, du lait et du beurre, les industriels rivalisent d’initiatives pour développer des produits valorisés et alternatifs.

T

rois marchés différents et pourtant, des problématiques similaires. Les corps gras (beurre et margarine), les œufs et le lait ont subi la guerre des prix des distributeurs, engendrant une baisse des ventes valeur sur leurs catégories. En revanche, si dans l’ensemble les volumes tiennent –à l’exception du lait–, la situation n’est pas paradisiaque. En réponse, les fabricants opèrent de nouvelles stratégies: modernisation de gamme, lancement de produits authentiques, alternatifs et valorisés. De l’aromatisation… Les corps gras ont dû faire face à des périodes compliquées. Ainsi du beurre dans les années 2000, diabolisé pour des raisons de santé. Et de la margarine classique, qui ne trouve plus preneur. Pour enrayer le déclin, les industriels ont apporté au marché des produits avec une promesse santé, à l’instar de Lactalis sur

Primevère et de St Hubert. Surtout, ils se sont engouffrés sur le segment très tendance de l’aromatisation. Lactalis a élaboré un beurre Président Éclats de Chocolat, et St Hubert une référence Pépites de chocolat et Pépites très chocolat. « Le segment des “saveurs” pèse plus de 1300 tonnes aujourd’hui», confie Marie Casier, chef de groupe St Hubert. La distribution n’est pas en reste. Auchan, Intermarché et SystèmeU développent, depuis 2013, des gammes de produits à la tomate, aux algues… Pour le lait, même concept. Les industriels multiplient les lancements de produits spécifiques: bio, délactosé, aromatisé pour adultes ou vitaminé. «L’aromatisé a un fort potentiel en France, car il y a encore peu d’offre, et c’est une nouvelle manière de consommer du lait », explique Étienne Verdier, directeur des ventes de Lactel (Lactalis). Ainsi, Sodial a innové avec un lait

aromatisé pour adultes au chocolat sur Viva, et Lactel est arrivé avec deux gammes dont l’objectif est de créer de nouveaux moments de consommation : Milk’nGo, une boisson lactée avec de la purée de fruits et des céréales pour un petit déjeuner ambulatoire, et Sportéus, une boisson lactée pour la récupération musculaire. … à l’offre alternative Pas d’aromatisation pour les œufs, mais une offre alternative (label Rouge, bio, plein air) qui continue de se développer. Les industriels parient sur l’origine et l’authenticité et vont même jusqu’à remettre en avant des produits d’antan comme les œufs blancs pour Cocorette et les fermiers label Rouge de Matines. De nouveaux angles d’attaque qui devraient porter leurs fruits et permettre aux marques de redresser la barre. ❘❙❚ CAMILLE HAREL


Frais LS

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ La chute du poids lourd du secteur, le jambon cuit, en particulier du jambon supérieur. ▪ L’accélération du développement du jambon de poulet. ▪ Le sel réduit continue sa percée, tout comme le bio et le halal.

5,81Mrds€ Le chiffre d’affaires de la charcuterie LS, à + 0,7 % vs 2014

+0,2% L’évolution en volume +0,5%, L’évolution des prix Source : IRI - CAM à P6 2016, tous circuits

« Porté par certaines catégories comme le jambon de volaille, l’offre en sel réduit ou encore le bio, le marché de la charcuterie poursuit sa valorisation. »

Photos dr

CHARCutERIE

Fréderic Lebas, chef de groupe marketing charcuterie chez Fleury Michon

Le jambon cuit, mauvais élève du marché FILET MOInS SALÉ

Précurseur sur le marché de la charcuterie de volaille, Fleury Michon a, en 2014, relancé la catégorie ave une offre à base de filet de poulet affichant 25 % de sel en moins.

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ien ne va plus dans le jambon cuit ! Ce poids lourd du marché de la charcuterie (30,5 % de PDM en volume) ne se porte pas bien. Ses volumes sont, selon les données du panel Iri arrêtées à P6 2015, en recul de 0,5 % et son chiffre d’affaires patine à 1,4 Mrd €. Une situation qui laisse perplexe les industriels. Les consommateurs diminuentils simplement les quantités achetées ? Ou sont-ils de plus en plus nombreux à se détourner du rayon, influencés par les reportages et documentaires dénonçant les conditions d’élevage des porcs ? Une chose est sûre, depuis 2013, le taux de pénétration du jambon cuit a perdu 0,4 point et s’élève désormais à 92,2 %. Dans cette catégorie, jambon supérieur et jambon de Paris ne sont cependant pas logés à la même enseigne. Le jambon supérieur voit ses volumes dé-

gringoler de 3,5% et son chiffre d’affaires de 1,2 %. Il contribue désormais à 66 % des volumes du jambon cuit, contre 74 % en 2010. Au contraire, le jambon de Paris progresse de 5,2 % en volume et de 2,6 % en valeur. Entre 2010 et 2015, sa part de marché a progressé de 26 % à 33,4 % en volume. Paris a la cote Il n’y a pas de doute, les consommateurs achètent de plus en plus de jambon de Paris. En témoigne le pourcentage de ceux qui mixent dans leur achat jambon de Paris et jambon supérieur. Ce pourcentage est passé de 81,6 % en 2010 à 83,7 % en 2015. A contrario, le pourcentage des consommateurs qui achètent exclusivement du supérieur est passé de 16,6 % en 2013 à 13,9 % en 2015. Une évolution à relier à l’écart de prix qui ne cesse de se creuser entre les deux caté-

gories de produit (+14,7% pour le jambon supérieur en 2015, contre + 3,7 % % en 2012). Malgré tout, la charcuterie parvient à se valoriser de 0,7 %, à 5,8 Mrds €, soit un gain de 59,4 M €, selon Iri. Le jambon de volaille, dont la part de marché n’est que de 6,8%, contribue à hauteur de 25,5 M €. L’arrivée en mars 2014 de Herta ainsi que la relance, il y a un an, du segment par Fleury Michon avec notamment le lancement de la gamme le Filet ont contribué fortement a accéléré le développement du secteur. L’offre en sel réduit affiche par ailleurs une belle dynamique. Il contribue à 16,9 % au chiffre d’affaires du rayon. Et génère 37,8 M € des 59,4 M € de gains enregistrés. Bien que plus modestes, le bio (1,1 % de PDM en valeur) et le halal (2 % de PDM valeur) alignent également de belles croissances. ❘❙❚ Marie Cadoux

Hors série | Octobre 2015

Sous l’influence des marques nationales, la charcuterie continue de se valoriser. Mais le recul du jambon cuit inquiète les industriels.

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Frais LS

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Les fromages de tradition sont toujours orientés à la baisse. ▪ Les fromages frais sont dopés par le culinaire. ▪ Les AOC bénéficient toujours d’une image favorable, portée par la culture fromages.

5,71 Mrds€ Le chiffre d’affaires du fromage LS, à + 0,7 % vs 2014

+0,5% L’évolution en volume +0,1% L’évolution des prix Source : IRI - CAM à P6, tous circuits

« On reste toujours sur un développement très fort du culinaire. Et les clients achètent davantage trois produits ou plus. » Cédric Cornière, directeur de la stratégie de Bel France

DR

Place aux nouveaux usages Les fromages traditionnels font grise mine face aux autres variétés, qui, délaissent les plateaux pour s’inviter à l’apéro et dans les casseroles. POUR LES JEUnES

Hors série | Octobre 2015

Le Cœur de Lion Grand cœur est une recette plus fondante, qui a moins la typicité du camembert. Bongrain vise notamment les jeunes consommateurs.

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e fromage tire une nouvelle fois son épingle du jeu sur un marché crémerie en décroissance, maintenant ses résultats. En revanche, toutes les familles ne surfent pas sur la même tendance. Les clients boudent toujours les fromages de plateaux, type camembert, coulommiers ou brie. Une attitude fortement ressentie par les enseignes, puisque camemberts et bries représentent les plus gros volumes. «Cette baisse s’explique par un phénomène de consommation, car ces produits restent sur des usages de fin de repas, et ne trouvent pas leur place dans une consommation déstructurée comme le snacking », détaille Hervé Bethoux, c a t é g o r ie m a n a g e r c h e z Bongrain. Les autres familles progressent, car elles ont su se trouver une nouvelle place dans les modes de consommation, que cela soit en préparation à froid ou à chaud,

comme Boursin ou Philadelphia, ou en apéritif, comme St Môret avec ses billes à croquer. Le poids des animations et du merchandising Les nouveautés, particulièrement les produits à tartiner, dopent toujours les ventes. D’ailleurs, ces innovations permettent de contrer les MDD, qui bénéficient d’une part de marché de 40%. Les clients se montrent tout aussi réceptifs aux animations commerciales. Ainsi, en fin d’année, Bel compte de nouveau ajouter une coupelle dans ses filets de Mini Babybel… et multiplier ses ventes par six. Au-delà des classiques opérations commerciales, le merchandising joue un rôle clé. Les rayons fromages s’organisent toujours sur le même modèle. Bel a testé avec des distributeurs une nouvelle organisation afin d’augmenter le panier moyen. Habituellement, le rayon com-

mence avec les fromages blocs et râpés pour se finir sur les camemberts. Or, l’industriel a mis une alternance entre les linéaires forts et ceux d’impulsion. Dans les magasins tests, les fromages blocs ont été séparés des râpés, prenant place en milieu de rayon. Résultats, les ventes ont augmenté de 3,2 %, et cette organisation a permis de susciter un arrêt supplémentaire. « Nous avons mené des études shopper avec caméra. Et la part de clients achetant trois produits et trois produits et plus est passée de 7 à 11 %, détaille Cédric Cornière, directeur de la stratégie de Bel France. Celle des clients achetant quatre articles et plus a pris également quatre points. » Cette initiative lancée en début d’année a reçu un bon accueil chez les distributeurs, et Bel compte nouer des partenariats avec d’autres enseignes dans l’année. ❘❙❚ Clotilde Chevenoy

© Stephane RenaUDeaU

FROMAGES


Frais LS

tRAItEuR

CE qU’IL FAUT RETEnIR

Photos dr

▪ Regain de concurrence face au leader Sodebo. ▪ Retour de la croissance pour le marché des plats cuisinés, longtemps minés par la crise du « horsegate ». ▪ Retour sur le devant de la scène de la pizza avec son lot d’innovations.

5,07 Mrds€ Le chiffre d’affaires du traiteur, à + 3,5 % vs 2014

+3% L’évolution en volume +0,5% L’évolution des prix Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Qui pour contrer le leader Sodebo ? SODEbO MISE SUR LES PIzzAS

Sodebo capitalise pour cette rentrée sur ce marché avec Pizza Crust. Format familial, pâte gratinée sur les bords et copieuse garniture en sont les caractéristiques.

DAUnAT PASSE À L’OFFEnSIvE

Hors série | Octobre 2015

La marque du groupe Norac s’invite sur le segment ultradynamique des salades repas, avec trois gammes : Tout simplement, Plaisir vrai et « 1, 2, 3 ».

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Entre Panzani, Herta, Fleury Michon et Daunat, les prétendants au titre de leader du rayon ne manquent pas. Mais Sodebo garde, pour l’instant, une solide longueur d’avance.

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ais qui veut la peau de Sodebo? Nombreux sont les acteurs qui rêvent de s’emparer du leadership du rayon. Il faut dire que la marque a des chiffres à faire pâlir : elle cumule 44% de part de marché en valeur en ce début d’année, et multiplie les gros coups pour maintenir sa place de n° 1. Pour autant, la riposte s’organise. L’arme commune des marques pour attaquer la suprématie de Sodebo : l’innovation, moteur indispensable dans ce rayon dopé par les nouveautés. Parmi les prétendants, le groupe Panzani. Sa marque Lustucru ne cesse, ces dernières années, de proposer de gros lancements et initie de nouveaux marchés. On l’a ainsi vue arriver sur le marché des frites fraîches, mais aussi des tortillas, dont elle détient désormais 25 % de part de marché. En 2015, elle a lancé une offre de croque-monsieur premium, marchant ainsi sur

les plates-bandes d’Herta (Nestlé). Le groupe mise également sur les acquisitions. Il a ainsi racheté, en 2014, le numéro un des pâtes fraîches au Canada, Olivieri. Et a annoncé, au début de l’été 2015, la reprise de Roland Monterrat, leader français du pâté en croûte, par ailleurs présent sur les sandwichs et le croque-monsieur. « L’univers des produits frais est un axe majeur pour le groupe Panzani. D’autres acquisitions sont prévues », confiait à LSA Xavier Riescher, directeur général France de Panzani. Des idées à foison Autre acteur potentiel, Herta, qui peut compter sur la force de Nestlé (son groupe) pour déployer une stratégie de grande ampleur. Le leader à marque des knackis, croque-monsieur et pâtes à tarte sort le grand jeu en 2015 avec trois spots télé dédiés à sa griffe.

Dernier candidat, Daunat, qui mène une offensive de taille. Déjà principal concurrent de Sodebo sur le sandwich, les deux rivaux ont désormais un autre terrain de bataille : les salades repas. En début d’année, le groupe Norac a en effet redéfini toute sa stratégie ; les salades du traiteur sont maintenant sous la griffe de Daunat et non plus Dessaint Traiteur. En parallèle, Daunat continue de grandir dans le marché des snacks chauds. Le marché des salades – le plus dynamique avec 696M€ de CA– est hautement stratégique dans ce rayon frais. Après avoir révolutionné le segment en 2012 avec sa gamme Salade et Compagnie, Sodebo teste actuellement, dans l’hypermarché U de Murs-Érigné (49), un corner qui propose des pizzas à la découpe. Il pourrait bientôt faire des petits… ❘❙❚ Julie Delvallée


Frais LS

SAuRISSERIE

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Le saumon norvégien est toujours à la peine, mais la décroissance se résorbe. ▪ La naturalité porte le marché du saumon. ▪ La truite gagne du terrain et se valorise grâce à la mise en avant de filières de proximité.

1,87 Mrd€ Le chiffre d’affaires du rayon saurisserie, à + 0,7 % vs 2014

-0,8% L’évolution en volume +1,6% L’évolution des prix

Source : Iri - CAM à P6 2015, tous circuits

Le poisson fumé a le vent en poupe Photos dr

Le saumon fumé se remet doucement de la tempête médiatique dont il a fait l’objet fin 2013. La truite navigue quant à elle en eaux tranquilles.

ESTAMPILLÉ ExCELLEnCE

Pour les fêtes de fin d’année, Labeyrie propose ce saumon fumé origine Norvège, doté du tout nouveau logo de la marque, la Charte d’excellence.

Un bRETOn En PAyS bASqUE

Hors série | Octobre 2015

Élevée en eau douce, la truite des Pyrénées basques est l’une des dernières propositions de Guyader.

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I

l commence tout juste à retrouver des couleurs ! Le saumon fumé norvégien, après un reportage du magazine Envoyé spécial en novembre 2013, a fait un énorme plongeon. Les ventes se sont, du jour au lendemain, effondrées. Deux ans après ce que les professionnels qualifient volontiers de choc médiatique, ce n’est toujours pas la grande forme, mais les industriels, sous l’effet des efforts déployés à la suite de cet incident, voient tout de même quelques signes encourageants. Selon les chiffres du panel Iri, les ventes de saumon, toutes origines confondues, sont en cumul courant arrêtées au 21 juin 2015, stables en volume et ont progressé de 2,1 % en valeur. Rien qu’au cours de la période du mois de juin, les volumes ont fait un bond de 1,8 % et le chiffre d’affaires a progressé de 4%. L’origine Nor-

vège, après avoir connu une décroissance à deux chiffres, a vu ses volumes reculer de « seulement », 4,8 % depuis le début de l’année. Elle contribue à 38 % du marché du saumon fumé. Sa part de marché s’effrite de 1,7 %. « La naturalité tire la croissance du marché. Le bio et le sauvage affichent de très belles progressions », fait remarquer Axelle Roch, chef de groupe produits de la mer pour Labeyrie. Bio et sauvage Avec une part de marché en valeur de 8,5 %, les ventes de saumon sauvage ont progressé de 30,8 % en cumul annuel mobile arrêté au 21 juin 2015 et celles de saumon bio de + 32,9 % pour atteindre une part de marché de 9,1 %. Mais les saumons bio et sauvages ne sont pas les seuls bénéficiaires de cette crise. «La truite a constitué un vrai relais

de croissance », fait observer Marie-Noëlle Plénier, responsable marketing traiteur de la mer chez Guyader. Ce marché pèse 3 306 tonnes et a progressé de 17,1 %. Différents acteurs s’y intéressent, à commencer par Ovive (18,2 % de part de marché en valeur), Landvika (8,1 %) ou encore Labeyrie (6,1 %). Également présent sur ce marché, le breton Guyader y voit le moyen de développer des filières de proximité avec une offre de truite élevée en Bretagne ou dans les Pyrénées. « Avec la crise qui a touché le saumon norvégien, les véritables enjeux du marché ont été posés : les consommateurs se montrent vigilants à l’égard de l’origine de la matière première, et en quête de transparence. Ces préoccupations sont tout à fait bénéfiques pour la valorisation du marché », conclut MarieNoëlle Plénier. ❘❙❚ Marie Cadoux


Frais LS

vOLAILLES

▪ Volonté affirmée des marques de valoriser la filière française. ▪ Offensive des produits élaborés qui se veulent de plus en plus nutritionnellement corrects (maîtrise du gras, du sel, suppression des arômes artificiels…). ▪ Développement soutenu des produits de découpe en réponse à la tendance du fait-maison et du bien manger.

1,46Mrd€ Le chiffre d’affaires du rayon volailles au libre-service, à + 4,6 % vs 2014

+5,6% L’évolution en volume -1,1% L’évolution des prix Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

« La découpe de poulet a bénéficié d’un développement de l’offre, avec notamment une mise en avant de l’origine France et des formats familiaux qui ont pu rendre moins compétitif le poulet entier. »

dr

CE qU’IL FAUT RETEnIR

Chantal Philippe, responsable marketing de Maître Coq

Le poulet ne connaît pas la crise

DÉCLInAISOn

Depuis le mois de septembre, Maître Coq propose une nouvelle recette de sa référence phare : les Coq’Ailes sauce barbecue.

D

e toutes les viandes du rayon boucherie, c’est sans aucun doute celle qui s’en sort le mieux! Alors que le bœuf, le porc, le veau et l’agneau apparaissent –selon les données du panel Kantar Worldpanel arrêtées au 12 juillet–, mal orientées, avec un chiffre d’affaires en baisse de 2%, la viande de volailles, à laquelle il faut ajouter le lapin, recule seulement de 0,7 %. Que ce soit au rayon boucherie ou celui des volailles, le poulet s’affirme comme la première viande consommée. Il représente 45% des volumes de viande de volailles, et 11,2 % de ceux de viande de boucherie. Ses volumes progressent de 0,1%. Une dynamique portée par le segment de la découpe (+ 2 %), alors que le poulet prêt à cuire baisse de 2 %. Selon Chantal Philippe, responsable marketing de Maître Coq, la découpe a bénéficié d’un développement

de l’offre avec notamment une mise en avant de l’origine France et des formats familiaux, qui ont pu rendre moins compétitif le poulet entier. Aux côtés du poulet, les élaborés de volailles affichent la plus forte hausse, avec un chiffre d’affaires de 1,04 Mrd€, à +4,1%, selon les données du panel Iri, et des volumes en progression de 5,6%. Sponsoring d’émissions télé À l’origine de ce dynamisme, l’implication des marques nationales en termes de communication, mais également de développement produit. À l’image de Maître Coq. Depuis ces cinq dernières années, la marque rachetée par le groupe LDC a déployé un dispositif d’accompagnement pour accroître sa notoriété, en misant aussi bien sur le sponsoring sportif que celui d’émissions télé grand public (The Voice, Petits plats en équilibre). Passant de la troi-

sième à la deuxième place du marché, la griffe a bénéficié d’importants investissements de la part de LDC. À la clé, une remise à niveau de ses différents sites industriels. Une modernisation nécessaire pour proposer des produits attractifs répondant aux attentes des consommateurs et, surtout, à un prix permettant d’être compétitifs. En matière d’innovations, les marques ne se montrent pas avares et sont même audacieuses. On pense notamment à ces donuts de poulet lancés par Maître Coq en début d’année. Composés de blancs de poulet hachés auxquels sont ajoutées des pépites de fromage fondu, ce produit à poêler inspiré de la célèbre viennoiserie américaine a, selon Chantal Philippe, rencontré son public : « Les volumes sont au rendez-vous. Il s’agit d’une très belle réussite.» Il fallait simplement oser… ❘❙❚ Marie Cadoux

Hors série | Octobre 2015

dr

Le poulet et les élaborés de volaille dynamisent le rayon. Sa bonne santé s’explique aussi par la forte implication des marques.

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Frais LS

BOuCHERIE

CE qU’IL FAUT RETEnIR

Photos dr

▪ Les hachés de viande se portent bien, notamment grâce à l’évolution des burgers. ▪ Les industriels innovent sur les thèmes de la praticité, des modes de cuisson et de la qualité. ▪ La viande hachée s’adapte aux nouveaux usages des consommateurs : grignotage, repas décomposés, apéritif dînatoire…

11 CM DE DIAMèTRE

Tendre Plus lance le maxi Burger, un steak de 11 cm de diamètre qui s’adapte aux pains burger géants.

DES bOULETTES À GRIGnOTER

Hors série | Octobre 2015

Charal propose depuis la rentrée plusieurs innovations de bœuf haché, comme les boulettes de viande hachée micro-ondables à grignoter.

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844,5M€

Le chiffre d’affaires de la boucherie LS, à + 1,5 % vs 2014

+1,3% L’évolution en volume +0,2% L’évolution des prix Source : IRI - Cam à P6 2015, tous circuits

La viande hachée fait figure d’exception Alors qu’en juillet dernier les éleveurs français manifestaient leur détresse face aux prix de la viande en grande distribution, la viande hachée résiste très bien.

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ne croissance de 1,5% en valeur et de 1,3 % en volume : le segment de la viande hachée fait figure d’Ovni sur le marché de la viande, tant ces progressions sont suffisamment rares pour être exceptionnelles. Pourquoi les hachés résistent-ils si bien à la crise? Sans doute parce que les Français consomment beaucoup de steak haché avec une moyenne de 40unités par an et par habitant. Sans doute aussi parce que sa consommation est en nette progression, grâce, notamment, à la mode des burgers. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2000, le rapport burger/sandwich était de 1 pour 9 ; il est aujourd’hui de 1… pour 2 ! D’ailleurs, les marques nationales présentent sur le rayon ne se privent pas de soutenir la tendance. Ainsi, Tendre et Plus a lancé cette année un steak maxi burger de 11 cm de diamètre (contre 9 habituelle-

ment) pour s’adapter parfaitement aux maxi-pains burger. Les mêmes marques font en outre preuve d’ingéniosité dans leurs innovations, tablant sur le mode de cuisson, l’origine ou la praticité. Charal, par exemple, a lancé cette année un steak haché pour le barbecue. Plus épais que les traditionnels, il résiste bien à une cuisson à la flamme. Socopa s’intéresse aussi au barbecue. La marque commercialise depuis cette année des brochettes de viande hachée à cuire au grill. Baptisée Plein Grill, la gamme se décline en nature, provençale, tomates, kebab et tex-mex. Décomplexer la conso Charal mise également sur la praticité: «Nous voulons décomplexer la consommation de viande et répondre aux nouveaux usages des consommateurs», explique Stéphanie Berard-Gest, responsable marketing de Charal. La marque proposera en cette fin

d’année une gamme micro-ondable de miniboulettes de viande hachée à grignoter. Enfin, dernier axe d’innovation: la qualité. Après les taux de matières grasses réduits, les 100% pur bœuf ou la tendreté des steaks, les marques jouent sur le registre des origines des viandes ou du «made in France». Si le marché de la viande hachée se porte bien, ce n’est donc pas un hasard. Les marques investissement dans les innovations et elles ont tout intérêt à ne pas relâcher leurs efforts. Le haché est un segment hautement stratégique pour les industriels de la viande puisqu’il permet d’améliorer leur rendement. En effet, la viande utilisée représente environ 30% de la carcasse d’un animal. Sans le haché, il serait impossible de valoriser certains morceaux issus de la découpe des bêtes et d’améliorer le rendement carcasse d’un animal. ❘❙❚ Caroline Faquet


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FRuItS Et LéGuMES

CE qU’IL FAUT RETEnIR

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▪ L’utilisation de plus en plus fréquente du made in France comme arme marketing. ▪ Le développement de la fraîche découpe tant pour les fruits que pour les légumes. ▪ Des actions de communication des acteurs de la filière pour sensibiliser le public à la saisonnalité.

913,6M€ Le chiffre d’affaires des fruits et légumes, à + 4,5 % vs 2014

-1,4% L’évolution en volume +5,9% L’évolution des prix Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

La qualité française, forces et faiblesses FLORETTE LA FUTÉE !

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ET MAInTEnAnT LA SAUCE

Hors série | Octobre 2015

Depuis cet été, les Crudettes propose en magasin une gamme de sauces en tube pour accompagner les salades (césar, pesto, ciboulette, moutarde à l’ancienne). Et une nouvelle gamme de 4 salades repas la Barquette composée de recettes végétales.

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Les fruits français sont un argument de vente en magasin. Ils sont aussi plus chers que les produits d’import. Analyse de ce rayon hautement stratégique pour les distributeurs.

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ade in France, origine française, étiquettes et drapeaux tricolores… Le rayon fruits et légumes fait la part belle aux denrées cultivées dans l’Hexagone. Pourtant, face à des produits d’importation généralement vendus moins chers en rayon, l’origine ne pèse pas toujours suffisamment dans la balance pour déclencher l’achat des consommateurs. Pourquoi les produits français sont-ils plus onéreux que leurs homologues étrangers ? S’ils bénéficient d’un coût de transport plus faible, les autres frais en amont sont, eux, bien plus élevés. D’abord, les législations européennes et françaises alourdissent les coûts de production. Ensuite, les conditions salariales pèsent plus lourd dans le prix final. Même constat pour l’agriculture biologique, où l’exigence de production est plus grande que chez nos voisins européens !

Pour faire de ces contraintes une force, les filières françaises se sont logiquement tournées vers des filières qualitatives. Au total, les fruits et légumes comptent pas moins de 18 appellations d’origine protégée et 23indications géographiques protégées! Des distributeurs engagés Les distributeurs ont aussi bien compris l’intérêt de ces produits d’origine française. Carrefour, par exemple, a signé en novembre 2014 un partenariat avec Légumes de France pour écouler 20 000 tonnes de légumes cet hiver. Au sein des filières qualité, l’enseigne de Georges Plassat a débuté en avril une collaboration avec des producteurs de brocolis bretons et 20cultivateurs de tomates de pleine terre Rougeline. Une première chez Carrefour pour ce légume souvent importé! De son côté, Auchan a changé le lieu de l’une de ses plates-

formes, désormais implantée à Samazan (47). «Pour vendre plus de produits français, il faut savoir être au cœur des bassins de production. C’est pourquoi nous avons fait évoluer le lieu de notre plate-forme», explique Philippe Beyaert, chef de groupe achats fruits et légumes chez Auchan. L’enseigne nordiste travaille en outre avec les chambres d’agriculture où des salons de producteurs locaux sont organisés. Enfin, Intermarché s’est fixé l’objectif de proposer davantage de produits français. Les aléas de productions et l’embargo russe d’août 2014 ont permis aux distributeurs de proposer en grande quantité des produits français… Mais leurs clients se laissent-ils séduire ? Une étude Toluna révélait en début d’année que 46 % des sondés ne sont pas prêts à payer plus pour des produits hexagonaux… ❘❙❚ Julie Delvallée


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Perle du Nord donne de la visibilité à ses actions ! Pour prendre part à cette année haute en saveurs, votre contact privilégié :

Caroline Basset, c.basset@perledunord.com

w w w. p e r le d u n o rd . co m

Pe rle du N o rd est fière d ’ad h érer à


Frais

tOuR Du MONDE BOuCHERIE Figure de proue des rayons traditionnels, la boucherie essaie, elle aussi, de se réinventer et d’être au plus près des tendances en termes de naturalité, de nouveaux goûts ou encore de packaging, comme en témoigne cette sélection effectuée via la base de données du cabinet XTC International.

F. BR.

© WOOLWORTHSFOOD

La vague du sans-gluten n’en finit pas de s’étendre dans le monde entier, y compris en France, mais aussi à tous les rayons, même là où l’on ne s’y attendrait pas. Ainsi, la marque WoolworthsFood propose, en Afrique du Sud, des escalopes de poulets panées sans gluten. La panure est ici réalisée à base de farine de riz et de farine de pois chiches. Un produit adapté, donc, pour les intolérants au blé et sans gluten, mais naturellement consommable par tous. PAYS AFRIqUE DU SUD | MARqUE wOOLwORTHSFOOD

Snacks de porc séché Le snacking, voilà une autre tendance mondiale, qui prend vie ici sous la forme de snacks de porc séché. Ses atouts sont triples, selon la marque, puisque ce produit est non seulement riche en protéines, pauvres en matières grasses (40 kcal pour une portion) et sans gluten.

Respect des animaux Les défenseurs de la cause animale salueront sans doute cette initiative. Ces pilons de poulet se distinguent par ce logo Certified Humaned, qui atteste un élevage des animaux sans antibiotiques et sans hormones. Cette viande est par ailleurs garantie sans édulcorant, sans huile, sans gras hydrogénés, sans colorant, ni arôme artificiel. DR

© MC SWEENEY’S

Panées mais sans gluten

PAYS CAnADA MARqUE MCSwEEnEy’S

PAYS CAnADA | MARqUE COMPLIMEnTS SIMPLE nATURELLEMEnT

PAYS ÉTATS-UnIS | MARqUE EPIC bITES

© THE DAUSAGE

À l’apéritif ou en snacking, ces bouchées de viande de bison agrémentées de raisins secs et de graines de chia surfent à la fois sur la vague santé – le produit étant 100 % naturel et riche en protéines (9 g par portion) – et sur la tendance sophistication avec un packaging blanc et noir très masculin. Là encore, le produit est garanti sans gluten.

© EPIC BITES

Une bouchée de bison

So british Hors série | Octobre 2015

Le tartare mis en scène Très à la mode dans les restaurants, le tartare tente ici de se faire une place en grande distribution. Pour accroître sa visibilité et augmenter son attractivité, la viande est présentée dans une boîte originale s’ouvrant en corolle. À l’intérieur, du bœuf sélectionné, pauvre en matière grasse, coupé au couteau. Le tout pour un prix tout de même d’environ 10 €. PAYS ESPAGnE | MARqUE FInCA

88 A

INC

©F

Typiquement anglais. Pour les amateurs de sucré-salé, ou plus probablement pour les aventuriers culinaires, cette marque anglaise, donc, a imaginé des saucisses de porc aux poireaux et ciboulette, jusque-là tout va bien, mais – et c’est là que ça se corse – fourrées à la confiture de framboise. Il en faut pour tous les goûts. PAYS ROyAUME-UnI MARqUE THE DAUSAGE


au5 ve 201 ou bre N Octo

des ventes de saucisses sont réalisées en hiver (de septembre à Mars(1))

Une recette qualitative : Fabrication régionale au cœur de la Savoie à Bonneville

Différents usages :

Bonneville

HAUTE SAVOIE (74)

Opération de lancement

Avec un leaflet intégré in pack : • Des informations sur la gamme • Des recettes et suggestions • Des bons de réduction pour inciter au réachat

1

er

segment du avec marché de la saucisserie hiver

26

%

des volumes(1)

DLC longue de 18 jours ! Simplicité et rapidité de préparation :

DOCUMENT NON CONTRACTUEL - SOCOPA VIANDES RCS QUIMPER 508 513 785 - septembre 2015

40

%

Les saucisses « spécial potées » :

(1) Source : IRI Panel Distributeurs, hypers + supers, année 2014

3 recettes de Saucisses au bon goût de Savoie


Frais

tOuR Du MONDE FRuItS Et LéGuMES Même si c’est un secteur où, de prime abord, il paraît plus difficile d’innover, le rayon des fruits et légumes regorge d’idées nouvelles à la lumière de cette sélection de produits dénichés ici et là dans le monde entier par notre partenaire XtC International.

F. BR.

Au pays des fleurs quoi de plus normal. La marque hollandaise Albert Heijn a imaginé une composition de salade mixte et variée commercialisée au rayon IVe gamme. Au menu, de la laitue rouge, du cresson, de la blette – jusque-là, rien du très classique –, mais avec un soupçon d’œillets et du souci officinal. Des fleurs comestibles qui pourraient bien en France aussi s’inviter de plus en plus dans nos assiettes. PAYS PAyS-bAS | MARqUE ALbERT HEIJn DR

© ALBERT HEINJ

Salade florale

Croisé

Un concentré de protéines

On connaissait la tomate tigrée, voici le poivron tigré. Issu du croisement du poivron rouge et du poivron jaune, ce légume propose un savoureux mélange de couleurs pour le régal des papilles et des yeux.

Une alternative à la viande ou au poisson. Réputée pour sa forte teneur en protéines, la fève de soja en contient autant, une fois bouillie, que 100 g de viande ou de poisson. Riche aussi en vitamines et minéraux, (vitamine B, phosphore, fer, calcium et potassium), elle peut être consommée fraîche comme légume, concassée dans les soupes, germée dans les salades ou en farine pour les recettes de gâteau. Un légume à redécouvrir.

PAYS ROyAUME-UnI | MARqUE ASDA INJ

E RT H

PAYS PAyS-bAS | MARqUE ALbERT HEIJn

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Trompe-l’œil © WOOLWORTHSFOOD

© AKIHIRO YOSHIDA

Voilà une étiquette pour le moins originale. Venu tout droit du Japon, ce packaging détonne dans un univers des fruits et légumes peu marketé. Cette banane est équipée d’un sticker double rappelant la peau du fruit. Soulevez cette première peau et vous découvrirez une seconde étiquette expliquant le produit, son origine, etc. MARqUE UnIFRUTTI JAPAn | PAYS JAPOn

Pastèque à griller Marks & Spencer mêle ici les notions de praticité, avec ces tranches prédécoupées de ce délicieux fruit d’été et d’éveil des sens, avec la découverte ou la redécouverte d’un nouveau dessert : la pastèque à griller à la poêle ou au barbecue avec un zeste de sauce au citron vert et de menthe.

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&S

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PAYS ROyAUME-UnI | MARqUE MARKS & SPEnCER

MA

90

Des pâtes oui, mais de courgettes ! Voilà peut-être un moyen de faire manger plus de légumes aux enfants. Prédécoupés sous la forme de spaghettis, ces légumes sont déjà lavés et prêts à être cuisinés. Le plat se réchauffe en quatre minutes au four à micro-ondes.

©

Hors série | Octobre 2015

Spaghettis de courgettes

PAYS AFRIqUE DU SUD MARqUE wOOLwORTHS FOOD


ODUCTEUR PR

A TR

NSPORTEU R

PORTATEUR IM

France 2012 - COMPAGNIE FRUITIÈRE PARIS - S. A. au capital de 2 372 000 € - RCS Créteil 327 060 265.

MÛ

RISSEUR

STR DI

Comme le dit FRANIE, Responsable Soins aux Fruits en Côte d’ivoire,

<< Pendant 9 mois,

je veille délicatement sur mes petits. >>

Franie, comme tous les collaborateurs de la Compagnie Fruitière, apporte un soin constant aux fruits dont elle a la responsabilité, pendant leurs 9 mois de croissance. Chacun de ses gestes compte, comme ici, où Franie glisse délicatement des coussins entre les mains de bananes, pour éviter les chocs qui pourraient abîmer leur peau fragile. Nous cultivons ainsi, avec le plus grand soin, 400 000 tonnes de bananes chaque année en Afrique de l’Ouest. La Compagnie Fruitière compte plus de 18 000 personnes qui œuvrent chaque jour et à chaque étape, pour vous apporter le meilleur des fruits. Comme Franie, les fruits, on les aime.

IBUTEU

R


dph

⇢ Emballages ménagers Les sacs-poubelle se renouvellent ⇢ Brosserie Le ménage tente de devenir plus ludique ⇢ Entretien du linge Calme plat pour les lessives ⇢ Produits vaisselle Grand écart entre les lavages main et machine ⇢ Soins beauté Une dévalorisation inquiétante ⇢ Hygiène corporelle Le rayon redessine ses repères

92

⇢ Parapharmacie Une dynamique qui impressionne ⇢ Capillaires et accessoires Grosse perte d’éclat pour tous les segments ⇢ Papiers de la personne L’envol des produits d’incontinence ⇢ Tour du monde hygiène-papier

© Getty ImaGes/Hemera

Hors série | Octobre 2015

⇢ Papiers de la maison Les acteurs misent sur la sensorialité


93

Hors sĂŠrie | Octobre 2015


DPH

15,64 Mrds€

LES PAPIERS DE LA PERSONNE EN FORME Top 10 des plus gros segments du DPH, par chiffre d’affaires, en M €, CAM à P6 2015, et évolution, en %, sur un an

Le chiffre d’affaires du DPH, à + 0,5 %

+0,9%

L’évolution en volume

-0,4% L’évolution des prix

Lessives généralistes

+ 2,3

Changes et couches-culottes Gels douche

- 1,3

+ 2,4 - 0,8

Maquillages

+ 0,6

479,3

Dentifrices

- 0,7

463,1

PRESQUE TOUTES LES FAMILLES EN POSITIF

420,9

+5

TÉ

S

&A

CC E S S O

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I

CA

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A

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E M BA LL

A

S M É N AG E R

LA PARAPHARMACIE CARACOLE EN TÊTE Chiffre d’affaires des quatre grandes catégories de l’hygiène-beauté, en M €, CAM P6, tous circuits, et évolution, en %, sur un an RE

GE

S

I

S P É C I F IQ U E

E NTRE T

497,8

Le chiffre d’affaires de l’hygiène-beauté + 0,5 % en valeur, + 1,2 % en volume

Chiffre d’affaires des quatre grandes catégories de l’entretien, en M €, CAM P6, tous circuits, et évolution, en %, sur un an I

518,3

Essuie-tout Shampooings

10,39 Mrds€

Le chiffre d’affaires de l’entretien + 0,5 % en valeur, + 0,4 % en volume

E NTRE T

534,5

Hygiène-beauté

5,25 Mrds€ EN

1 032,9 837,2 591,7

+ 0,5

Entretien

COUR ANT

1 339,2

+1

Déodorants

Nettoyants ménagers multi-usages

Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

EN

=

Papiers toilette

Source : Iri

25,9% La part des MDD, à - 0,2 %

En %

Hors série | Octobre 2015

94

3

Nettoyants ménage multi-usages

4

Soins du linge

5

Pdts d’entretien lave-vaisselle

Top 5 des segments qui affichent les plus forts reculs en valeur, en %, CAM à P6 2015 vs 2014, et chiffre d’affaires, en M €

132,3

+ 6%

103,2

+ 5,7 %

420,9

+ 5%

154,7

+ 3,6 %

93,1

1

Entretien bois et meubles

2

Insecticides

3

Pdts entretien et gros travaux

4

Nettoyants vitres

5

Savons de ménage

142,4

Top 5 des segments qui affichent les plus fortes croissances en valeur, en %, CAM à P6 2015 vs 2014, et chiffre d’affaires, en M €

Évol. CA - 9,6 %

- 7,7 %

16,7 32,3 19,2

S

DE

L A PE R SO

PAPIER

2 029,6 + 2,6 %

1 487,9 + 0,8 %

LES TOPS ET FLOPS DE L’HYGIÈNE-BEAUTÉ

+ 2,9 %

17,3

DE

1 388,6 - 1,9 %

L A MA ISO

PAPIER

E

H YGIÈ N

Évol. CA Pdts WC: bloc cuv. chasse d’eau

E

3 250,7 - 0,7 %

LES TOPS ET FLOPS DE L’ENTRETIEN

2

1 606,1 -0,4 %

E

1 996,5 + 1 %

1 Lessives spécialistes

CO

R P O R E LL

NN

E NTRE T

626,1 + 7,3 %

N

EN

587,8 + 1,2 %

DU LINGE

S

446,7 - 2,8 % I

2 216,1 + 0,6 %

- 6,4 % - 5,4 % - 4,7 %

1

Pdts et accessoires parapharmacie

2

Pdts d’incontinence

3

Pdts de régime

4

Pdts santé forme

5

Hygiène buccale

Top 5 des segments qui affichent les plus forts reculs en valeur, en %, CAM à P6 2015 vs 2014, et chiffre d’affaires, en M €

Évol. CA

157,3

+ 16 %

227,8

+ 13,1 %

148,6

+ 7,1 %

134,1

+ 6,3 %

158,3

1

Maquillage fantaisie

2

Pdts pour le bain

3

Soins des pieds et des jambes

4

Pdts pour permanentes

5

Dissolvants

Top 5 des segments qui affichent les plus fortes croissances en valeur, en %, CAM à P6 2015 vs 2014, et chiffre d’affaires, en M €

+ 4,5 %

7,4 12,3

Évol. CA - 18,1 %

- 15,8 %

25,4 - 10,7 % 9,2 25,6

- 10,3 % - 7,3 %


dph

EMBALLAGES MéNAGERS

CE qU’IL FAUT RETEnIR Photos dr

▪ Sacs à liens et à poignées font poids égal (46% des volumes des sacs-poubelle). ▪ L’aluminium reste la première catégorie en valeur des emballages alimentaires. ▪ Les filtres à café chutent en volume, à - 2,7 % annuels.

Handy Bag crée une segmentation inédite au rayon des sacs-poubelle avec cette gamme destinée aux déjections canines.

SPÉCIAL SALLE DE bAInS

Ce format inédit (en rouleau de 40 sacs à liens) en annonce de nouveaux. Sur un marché où le format 30 litres représente le tiers des ventes, Alfapac va aussi initier les 25, 40 et 60 litres.

Le chiffre d’affaires des emballages ménagers, à + 1,2 % vs 2014

+2,2% L’évolution en volume -1% L’évolution des prix

Source : Iri - CAM à P6 2015, tous circuits

Les sacs poubelle se renouvellent Les modèles à poignées plus pratiques que ceux à liens sont les gagnants du rayon sacspoubelle. tandis que les emballages alimentaires s’adaptent aux modes culinaires.

S

ans vraiment décoller, les emballages ménagers ont dépassé les 2 % de croissance en volume, selon Iri (CAM à p6 2015). des deux grandes familles du marché, les sacs-poubelle ont été les plus dynamiques. Spécialement les sacs à poignées, à +5% en volume, selon handy Bag (CAM au 9 août 2015). Au détriment des sacs à liens, moins pratiques (-2,5%). Fait historique «à 46% chacun, sacs à liens et à poignées font désormais poids égal sur le marché, chiffre Sylvie Bergero, directrice marketing France du groupe Melitta. Quand, en 2005, ils pesaient respectivement 60% et 33%.» pour «raviver» les sacs à liens, le groupe a soutenu en pub sa gamme handy Bag Lien pratique (attaché en haut) lancée début 2014. Et créé une nouvelle segmentation au rayon sacs en lançant les doggy Bag destinés aux déjections canines. Alfapac, qui distingue la dynamique famille

des sacs-poubelle à poignées coulissantes (42% des volumes, +6,7%), a profité de l’essor de sa gamme Coulissac Maxi poids lancée il y a un an. Le groupe initie, quant à lui, une diversification des litrages en proposant un spécial salle de bains de 5 litres, «prélude à l’arrivée des formats 25, 40 et 60 litres», annonce Véronique Charlier, directrice marketing d’Alfapac. L’aluminium grignoté Les emballages alimentaires, deuxième famille du marché, sont globalement restés étales, selon Melitta (Albal) et Sphere (Alfapac). Avec, au top, les films alimentaires, au-delà des 3% de croissance en volume, parmi les premiers à prendre de la part de marché au segment historique de l’aluminium (-2,4%). Ce dernier est aussi concurrencé par les sachets alimentaires et les papiers cuisson. «L’aluminium n’en reste pas moins la première

catégorie en valeur des emballages ménagers, à 31% de part» souligne Sylvie Bergero. Façon de rajeunir ce matériau : les sacs papillotes Albal sont apparus au printemps. Toujours en mode cuisson, Alfapac a relancé son film spécial micro-ondes, vapeur ou bain-marie, en partenariat avec le site Marmiton. Les filtres à café, eux, affichent -2,7% en volume (CAM à juin 2015), selon le leader Melitta. Cependant, «c’est moins que les - 4 % annuels depuis dix ans, souligne Maud piedfer, chef de produits de la marque. Les 3 millions de cafetières filtre vendues par an représentent encore la moitié de l’ensemble des machines de préparation de café, dont celles à dosettes ». Le moindre coût d’usage du filtre (0,08 € la tasse) par rapport à la capsule (0,33 €) est un argument. Melitta opère une refonte de ses emballages pour faire valoir les expertises de la marque. ❘❙❚ Daniel BicarD

Hors série | Octobre 2015

DOGGy bAG

587,8 M€

95


DPH

BROSSERIE

CE qU’IL FAUT RETEnIR

PHOTOS : DR

▪ Les kits de lavage avec seau, manche et système d’essorage restent le segment qui génère le plus de croissance en valeur. ▪ La praticité est privilégiée, avec de plus en plus de solutions « tout en un » (ensembles sols, kits vitres...). ▪ Côté design, la mode est aux couleurs fluo ou acidulées et aux motifs fleuris pour susciter l’achat d’impulsion.

146,8 M€ Le chiffre d’affaires de la brosserie, à - 1,8 % vs 2014

-4,2% L’évolution en volume +42,5% L’évolution en valeur des kits de lavage (4,6 % du CA total de la brosserie) Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Le ménage tente de devenir plus ludique

Sur fond de baisse des volumes et de guerre des prix, les marques jouent la carte de l’innovation alliée à des mises en avant attractives pour stimuler les ventes.

DEUx SEAUx, UnE SOLUTIOn

Doté d’un système d’essorage centrifuge, d’une frange microfibres et d’un manche en métal, l’ensemble Bi’Bac de Rozenbal est composé de deux petits seaux (un pour le rinçage, un pour l’essorage).

HyGIènE MAxIMALE

Hors série | Octobre 2015

Éléphant sortira début 2016 une gamme de brosserie, dont la matière intègre l’actif Sanitized, qui offre une protection complète contre les acariens, les bactéries, les moisissures…

96

A

l’heure des rangements et du ménage d’automne, les ventes en volume du marché de la brosserie s’affichent à la baisse, et celles en valeur suivent cette orientation. Mais l’état général de la catégorie ne reflète pas le contraste entre le décollage des segments « pépites» tels que celui des kits de lavage (à + 42,5 % en CAM à P6, selon Iri), et le tassement des catégories plus vieillissantes, comme celle du lavage traditionnel des sols (à - 3,8 %). De même, le balayage à plat connaît u ne bel le prog ression (à +2,7%), tandis que «l’espagnol» recule de 2,8%. «Il y a un transfert d’achat vers des produits plus innovants et plus valorisés, souligne Anaïs Oster, chef de groupe marketing de LBD Maison. Les consommateurs sont, par exemple, très friands des kits de lavage. Au début, ces derniers étaient surtout présents pour des promotions et

des animations, mais il s commencent maintenant à intégrer le fond de rayon. » Leader sur la brosserie avec Éléphant et aussi distributeur de Vileda, LBD Maison truste le top 3 des références d’ensembles de lavage, avec des produits comme le Smarteo d’Éléphant. Marque qui innove également sur d’autres catégories, comme au printemps avec sa brosse à joints spéciale recoins, sa raclette vitre avec goupillon intégré ou, prochainement, avec sa gamme de brosserie Sanitized. La chasse au produit miracle Les autres intervenants ne sont pas en reste dans l’offre de systèmes innovants, comme Paul Masquin et son balai à plat Plan’Net, Spontex et son kit de lavage Full Action System, ou encore Remue-Ménage via son combiné Duo’Sols. Rozenbal creuse également ce sillon, avec son nouvel ensemble Bi’Bac

comportant deux seaux, ou avec les produits Vigor. « La chasse au produit miracle, qui permet de faire le ménage efficacement et rapidement, est toujours d’actualité , constate Marie-Pierre Sauvé, directrice marketing de Rozenbal. Nous sommes obligés de faire le grand écart entre, d’une part, les réponses basiques d’entrée de gamme toujours attendues par les consommateurs et, d’autre part, des produits à forte valeur ajoutée.» La marque travaille actuellement à une importante innovation sur le balayage à plat. Autant de trouvailles et de nouveautés que les fabricants mettent en avant afin de capter l’attention des acheteurs. Ce qu’a fait Éléphant cette année, avec tout un dispositif pour célébrer ses 170 ans. Ou ce que propose Rozenbal avec ses solutions «prêtes à vendre», directement livrées dans les magasins. ❘❙❚ MARIANNE BAILLY


*Source Nielsen : Segment des balais à plat en HMSM CAM P06 2015, PDM valeur / **Commentaires source Amazon

Distributeur exclusif France La Brosse et Dupont - RCS NANTERRE 341 662 112 00034 - Visuels non contractuels

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PDM = 9,5 %

Source Nielsen*

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Retrouvez-nous sur :


DPH

ENtREtIEN Du LINGE

▪ Les capsules sont devenues le deuxième segment des lessives après les liquides classiques. ▪ Les lessives sont toujours très promotionnées en hypers et supermarchés. ▪ Les « petites » catégories de l’entretien du linge affichent de belles croissances.

1,99 Mrd€

Le chiffre d’affaires de l’entretien du linge, à + 1 % versus 2014

+0,6% L’évolution en volume +0,4% L’évolution des prix Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

« Désormais, les capsules atteignent plus de 20 % du marché en valeur, et restent le segment le plus dynamique en valeur et en gain de pénétration, malgré un prix plus élevé. »

Charlène Defillon, directrice marketing Home Care pour la branche France d’Unilever

Calme plat pour les lessives Représentant plus des deux tiers du chiff chiffre re d’aff d’affaires aires de l’entretien du linge, la catégorie voit ses ventes stagner malgré les innovations.

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AUTODOSEUR

Hors série | Octobre 2015

Pour éviter les surdosages, Henkel a développé un bouchon autodoseur pour l’ensemble de ses marques (X.Tra, Le Chat, La Croix, et Mir Couleur).

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ne fois n’est pas coutume: la croissance de l’entretien du linge (+1% en valeur, selon Iri) ne vient pas des lessives généralistes, mais des «petites» catégories comme les soins du linge (+3,6%), les assouplissants (+ 2,7 %) et les lessives spécialistes (+6,0%). En effet, les ventes des généralistes (67% du total marché) stagnent à 1,34 Mrd€, tous circuits confondus. Les volumes affichent, eux, un recul insignifiant de 0,2%. Toutefois, cette moyenne générale cache des disparités selon les circuits. Sur les seuls hypers et supermarchés, les lessives (CA de 1,18 Mrd €) sont en hausse de 0,7% en valeur et de 1,3% en volume. « On va rester sur des croissances raisonnables et positives autour de 1%», pronostique Cécile Leroi, directrice marketing détergents et produits d’entretien de Henkel France.

Les résultats en GMS mettent en évidence la dévalorisation du marché. La cause ? Les promotions. En juillet, Nielsen interpellait les acteurs sur l’explosion des promotions qui pénalisent certains rayons dont l’entretien. Sur les six premiers mois de 2015 (arrêté au 19 juillet), l’évolution en valeur des lessives après mécaniques promotionnelles se situait à - 0,3 %, alors qu’elle serait de 2 % sans elles. Politique de recrutement Les capsules, qui font l’objet de nombreuses innovations depuis deux ans, sont au cœur de ces stratégies promotionnelles. En 2014, les promotions ont ainsi pesé pour 45% dans les ventes de capsules. Une politique qui a permis de recruter de nombreux clients. « Désormais, les capsules atteignent plus de 20% du marché en valeur, et restent le segment le plus dynamique en valeur et en gain de pénétration,

malgré un prix plus élevé », constate Charlène Defillon, directrice marketing Home Care d’Unilever France. Le premier segment étant toujours les lessives liquides classiques (53% du marché). Henkel et Unilever militent pour le passage de ces liquides standards aux formats superconcentrés, plus respectueux de l’environnement, mais qui ont toujours du mal à s’imposer. Les clients craignent de ne pas mettre assez de lessive et ont tendance à surdoser. Pour pallier à celà, Henkel a développé un bouchon autodoseur pour l’ensemble de ses marques. « Le versement s’arrête de luimême grâce à l’autodoseur, décrit Cécile Leroi. Cela évite le surdosage qui est un des soucis des clients vis-à-vis de la lessive liquide et qui fait le succès des capsules. » Henkel espère que cette innovation va aider le public à adopter le format superconcentré. ❘❙❚ YVES LE CORRE

PHOTOS : DR

CE qU’IL FAUT RETEnIR


DPH

PRODuItS vAISSELLE

CE qU’IL FAUT RETEnIR

Photos dr

▪ L’écologie a le vent en poupe avec une belle santé des marques historiques. ▪ L’offre de grands formats se développe et se valorise sur la vaisselle main. ▪ Le marché des éponges est porté par le récurage.

Mir élargit son offre Secrets de Vinaigre avec une variante Framboise en 1,5 litre en exclusivité chez Carrefour depuis septembre (et jusqu’à début 2016).

bASSE TEMPÉRATURE Colgate-Palmolive lance cette rentrée une nouvelle référence Paic Excel + Actif à froid qui promet l’efficacité même à basse température.

Le CA des produits de lavage lave-vaisselle, à - 0,9 %, à + 1,3 % en volume, sur un an

281,2 M€

Le CA des produits vaisselle main, à + 0,4 %, à + 0,8 % en volume Source : Iri - CAM à P6 2015, tous circuits

Grand écart entre les lavages main et machine Côté main, tout va bien, notamment sur le front des produits verts. En revanche, côté machine, le marché pâtit de la guerre des prix, principalement sur la partie détergents.

L

es intervenants de la vaisselle main ont de quoi se réjouir. D’abord parce que l’activité est positive en volume comme en valeur, mais aussi car la pression promotionnelle s’allège. Selon Iri, en cumul courant à P6, les ventes en valeur sous promotions sont en recul de 5,4 % (à 19,2% du CA). Et hormis Maison verte, les marques écologiques –moins soumises aux promos– se portent bien. L’Arbre vert a ainsi gagné 0,6 pt de part de marché en valeur pour arriver à 5,4 %, et Rainett, +0,3 pt (à 3%). Le printemps a aussi vu l’arrivée d’un poids lourd, avec la mise sur orbite par Henkel de la gamme Mir Secrets de nature (et deux références certifiées Écolabel, Thé vert efficace à froid et Calendula Peaux sensibles). «Nous sommes très contents de ce lancement avec un très beau démarrage hors effet publicité, qui n’a commencé qu’au mois de juin », précise Cécile Leroi,

directrice marketing de Henkel France. De fait, en cumul courant à P6, Mir affichait une part de marché en valeur à + 1,6 pt (à 18,9 %). En 2014, Colgate-Palmolive avait été le grand gagnant de l’année grâce au lancement fructueux de Paic Intégral 5, qui a d’ailleurs contribué à dynamiser le segment des dilués. Le leader en forme Paic a vu ses ventes en valeur progresser de 10 % l’an passé et a été la première contributrice à la croissance. Elle a capitalisé cette année sur ce succès avec deux nouvelles références Intégral 5 Actifruits (agrumes et fruits rouges intenses). Ultraleader, elle est néanmoins parvenue à gagner encore 0,1 pt de part de marché en valeur (à 27,8 %). Elle vient, cette rentrée, chatouiller Henkel sur le terrain de l’écologie avec sa nouvelle référence Paic Excel + Actif à froid.

La situation est moins rose pour la vaisselle machine avec des ventes en valeur en recul pour la première fois depuis longtemps. Un état de fait dû au segment majeur des détergents, dévalorisé par la guerre promotionnelle menée par Reckitt-Benckiser avec Finish. En face, le leader, Sun (52 % de part de marché en valeur en 2014, selon Nielsen), a plutôt joué la carte de l’amélioration des produits en relançant ses tablettes classiques avec une formule plus concentrée c onten a nt 15 % d’a gent s chimiques en moins. La marque a également relancé ses tablettes Tout-en-Un avec une formule Double Action et sorti un Gel Expert Extra Fresh avec un nouveau bénéfice de lutte contre les odeurs. Elle poursuit également sa stratégie de présence en TV tout au long de l’année et fête cet automne ses 50 ans à travers les opérations Joyeux Ménage (avec Cif). ❘❙❚ MARIANNE BAILLY

Hors série | Octobre 2015

GRAnD FORMAT

341,4 M€

99


DPH

SOINS BEAuté

CE qU’IL FAUT RETEnIR

Photos dr

▪ La guerre des prix se poursuit de façon violente sur ce secteur. ▪ Les soins du visage sont la seule « grande » catégorie en croissance. ▪ Le maquillage est le plus gros segment de ce marché en valeur et il résiste bien.

1,61 Mrd€ Le chiffre d’affaires des soins beauté, à - 0,4 % vs 2014

+2,1% L’évolution en volume -2,5% L’évolution des prix Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Une dévalorisation inquiétante S’il existe de fortes disparités selon les catégories de produits, pour la plupart, l’écart se creuse entre les évolutions des ventes en volume et celles en valeur.

AnTI-âGE

De nombreuses innovations ont été lancées cette année sur le marché soin du visage à l’image de Diadermine et de sa crème Lift + super Lisseur, qui promet une efficacité anti-âge sans pareille.

nOn COLLAnTE

Hors série | Octobre 2015

La marque allemande, spécialiste de l’hydratation, Nivea a développé une nouvelle texture de crème non collante à destination de toutes les femmes.

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L

es volumes sont là. Le nombre de produits «soins beauté» vendus a augmenté de 2,1 % en un an (CAM à P6) et pourtant, le chiffre d’affaires de la catégorie recule très légèrement (-0,4%), selon Iri. Guerre des prix et multiples promotions continuent de plomber le marché. Les prix ont en moyenne baissé de 2,5%. C’est la plus forte déflation de toutes les grandes catégories du DPH. Les segments maquillage et soins du visage ont vu leurs prix diminuer respectivement de 3,5% et 3,9%. Ces deux types de produits représentent quasi la moitié du chiffre d’affaires des soins beauté : 47 %. « Ce sont les produits “stars” des opérations beauté. Celles-ci, menées sur mars, avril et mai 2015, ont été moins génératrices de chiffre d’affaires que l’an passé. 27 % des ventes de l’hygiène-beauté sur ces trois mois ont été réalisés sous promotion. Un taux similaire à celui de l’an

passé », constate Emily Mayer, directrice d’unité d’Iri. Pour les catégories saisonnières comme les produits solaires, les données à fin juin ne sont pas bonnes non plus: -6,5% en valeur et -5,7% en volume. Éclaircie en vue Toutefois, ces chiffres sont à relativiser. «L’an passé, l’avantsaison avait été très excellente pour les solaires, ce qui explique ces chiffres. Ensuite, l’été avait été catastrophique», nuance Emily Mayer. En effet, la météo maussade de juillet et d’août en 2014 avait plombé les ventes: sur ces deux mois, le chiffre d’affaires des solaires avait chuté de presque 18 M€ par rapport à 2013. Cela représentait une chute de plus de 30 % en valeur et en volume. L’été 2015, qui n’apparaît pas dans les chiffres à P6, a été bien meilleur. «Le fort ensoleillement a boosté les ventes de juillet. Sur cette période, on observe

une hausse de 12,8% des ventes de solaires en valeur en hypers et supermarchés», cite Emily Mayer. Selon le baromètre Iri/ClimpactMetnext, les bonnes conditions climatiques en juin, juillet et août 2015 ont apporté un « bonus» de 9 M€ sur le chiffre d’affaires des solaires. Et ce n’est pas la seule éclaircie: troisième segment en valeur, la toilette du visage se valorise (+3,5%). Le soin du visage, pour sa part, affiche tout de même une croissance en valeur de 3,6% et de 7,7 % en volume. Il faut dire que de nombreuses innovations ont été lancées dans cette catégorie, comme la ligne Miracle de Garnier, les soins au Cold Cream de Mixa, la crème Nivea Care ou encore Diadermine qui a lancé simultanément deux gammes Lift +Super Lisseur et Expert Cellulaire 3D. Preuve, encore, que les innovations sont primordiales sur le marché de la beauté. ❘❙❚ Mirabelle belloir


DPH

HYGIèNE CORPORELLE

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Les marchés de niche, à fort potentiel, comme l’hygiène buccale, sont l’un des rares segments pourvoyeurs de croissance. ▪ L’arrivée de gammes compactes dope les ventes de certains segments, comme les déodorants. ▪ Le credo de l’écologie (moins de gaz pour les sprays, moins d’emballages…) est un axe d’innovation important.

3,25Mrds€ Le chiffre d’affaires de l’hygiène corporelle, à - 0,7 % vs 2014

+0,5% L’évolution en volume -1,2% L’évolution des prix Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Le rayon redessine ses repères

PREMIUM

Zendium est connue en Europe du Nord. Avec Unilever, la marque arrive en France avec une offre de protection dentaire au positionnement premium.

AUCHAn AUSSI A SOn DÉO MInI

Les distributeurs misent aussi sur les petits formats, sources d’économies environnementales.

S

ur ce marché, il y a des pépites qu’il ne faut pas négliger. Telle l’hygiène buccale. Certes, une petite pépite (158 M€), mais en plein devenir, avec une progression en valeur de 4,5%à fin juin 2015. «Les soins de la bouche, c’est un marché à fort potentiel car le taux de pénétration, autour de 15%, est encore bas chez les Français par rapport à nos voisins européens», précise Audrey Dassié, directrice marketing pour les soins de la personne. Unilever justement, s’est lancé sur ce créneau porteur avec un bain de bouche Gel Activ, dans la lignée du dentifrice Signal. Procter n’est pas en reste grâce à Oral-B, ainsi que Colgate. Tous misent sur les produits thérapeutiques et la blancheur. Toujours pour améliorer la blancheur de ses dents et son hygiène buccale, le dentifrice occupe la place numéro trois sur le podium de l’hygiène corporelle. Derrière les gels douche et les déodorants,

il draine 460 M€ de chiffre d’affaires par an. Difficile d’innover sur un secteur déjà très marketé et dont les ventes ne sont pas à la fête (-0,7 % en valeur à fin juin, +1,3% en volume). Enzymes et protéines Après vingt ans sans lancement de dentifrice, Unilever joue gros avec Zendium, marque jusqu’ici connue en Europe du Nord. En France, le géant de l’industrie n’était présent qu’avec Signal, au positionnement familial. Zendium vient compléter la gamme avec un produit thérapeutique. Pour se distinguer, Unilever utilise une technologie originale, des enzymes et des protéines qui vont doper les défenses naturelles présentes dans la bouche. Pour bien le faire comprendre au consommateur, Unilever a dégainé tout l’arsenal en termes de communication : pubs télé, échantillonnage chez les dentistes, promotions en magasins…

Autre famille qui fourmille d’innovations, celle des déodorants. Servis par des évolutions de ventes positives (+ 0,5 % en valeur et +3,5% en volume), les déos se font petits et écolos. Leader mondial des déodorants en aérosol, Unilever va jusqu’à inciter les autres fournisseurs à adopter le format compressé. Deux fois moins de gaz qu’un déodorant classique, 25% d’emballage et 20 % de camions en moins sur la route, une empreinte carbone réduite de 25%: voilà pour les arguments environnementaux. Quant à la praticité, pour le consommateur, elle paraît évidente. Les formats deviennent enfin faciles à glisser dans le sac. Succès garanti: près de 8 millions de consommateurs ont essayé le format et la part de marché atteint déjà 9,4%. Ces petits formats assurent déjà 90 % de la croissance des déos. De quoi convaincre les marques les plus récalcitrantes. ❘❙❚ Magali Picard

Hors série | Octobre 2015

PHOTOS : DR

Nouveautés sur les dentifrices et l’hygiène buccale, sur les déodorants, plus petits, économes et écolos… Les marques rivalisent d’imagination pour doper les ventes d’un secteur bataillé.

101


DPH

PAPIERS DE LA MAISON

▪ Toutes les catégories sont en positif, sauf les lingettes et les rince-doigts. ▪ Douceur et «naturalité» sont des thèmes transversaux à toutes les catégories. ▪ La croissance du marché passe par la valorisation produit et la promotion.

2,03 Mrds€ Le chiffre d’affaires du papier de la maison, à + 2,6 % vs 2014

+1,5% L’évolution en volume +1,1% L’évolution des prix

Source : Iri - CAM à P6 2015, tous circuits

« La qualité des produits et l’innovation sont les moteurs de la croissance de la catégorie. Les évolutions passeront par la “naturalité” et l’écologie, mais sans sacrifier la qualité et la praticité. » Marie-laure Mahé, directrice marketing région sud consumer goods de SCA

Photos dr

CE qU’IL FAUT RETEnIR

Les acteurs misent sur la sensorialité MOUCHOIR GOURMAnD

Hors série | Octobre 2015

Surfant sur le succès de ses papiers toilette colorés, Renova décline ses couleurs dans une gamme de mouchoirs (ici en boîte). Les mouchoirs sont parfumés aux saveurs gourmandes : gomme à la menthe pour le vert, lavande fraîche pour le violet ou encore lait frappé à la mangue pour le orange.

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Marché mature et à fort taux de pénétration, les papiers de la maison réussissent à trouver de nouveaux relais de croissance à travers des innovations sensorielles.

P

as facile d’étonner sur un marché aussi mature que celui des papiers de la maison. Après avoir passé des décennies à traiter le sujet sous à peu près tous les angles, les marques tentent une nouvelle approche: celle des innovations sensorielles. Vue, odorat, toucher, goût et même l’ouïe sont évoqués ou suggérés pour créer une émotion et déclencher l’achat. Le toucher est le sens le plus exploité. Le groupe SCA, un des leaders mondiaux des produits d’hygiène, a, par exemple, lancé Lotus Velours, un papier toilette à la texture toute douce et très résistante. Idem, chez Renova, avec le papier toilette Kiss à la texture soyeuse. Kleenex, pour sa part, commercialise depuis avril les mouchoirs Kleenex Sensitive sans lotion mais très doux, et mis au point pour les personnes allergiques. «Avril, mai et juin représentent la deuxième période la plus forte en termes de

ventes après l’hiver. Nous avons voulu développer un produit spécifique pour ces consommateurs», explique Mathilde Parmentier, brand manager Kleenex pour la France. Enfin, au rayon des cotons, Demak’Up (SCA) lance la gamme Cocoon, un disque de coton doux et naturel pour chouchouter sa peau ; ainsi que, en novembre, un carré pour bébés. Susciter l’envie par l’agréable La vue est également privilégiée par les marques. Renova est certainement la plus active dans ce domaine. Sa gamme de papier toilette se décline en plus de dix couleurs. «Le marché du papier toilette est très banal. Nous avons opté pour la différenciation en mettant beaucoup de couleur dans nos produits pour créer de l’émotion. Choisir une couleur de papier toilette, c’est intime, c’est personnel, c’est de l’auto-expression pour le consommateur», explique João Lopès, directeur de mission Re-

nova pour la France. La marque va plus loin cette année avec une gamme de boîtes de mouchoirs et d’essuie-tout colorés. Les autres marques des papiers de la maison sollicitent aussi la carte visuelle à travers des décors, des licences ou des éditions limitées en fin d’année. L’odorat et le goût, deux sens étroitement liés, ne sont pas oubliés. Ainsi, Lotus a mis au point le papier toilette Lotus Aroma Spa, doté d’un tube parfumé. Renova innove avec une gamme de mouchoirs colorés et gourmands: rose version glace à la fraise, orange pour le lait frappé à la mangue… Enfin, l’ouïe est un sens encore peu exploité, mais présent en rayons épisodiquement, notamment à la fin de l’année où certaines boîtes de mouchoirs décoratives s’illuminent et entonnent un petit chant de Noël à chaque fois qu’un mouchoir est tiré. ❘❙❚ Caroline Faquet


ère


dph

PARAPHARMACIE

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ La parapharmacie est le linéaire du DPH qui affiche la meilleure croissance. ▪ Le marché se valorise grâce à des produits à forte valeur ajoutée. ▪ L’arrivée de nouveaux acteurs de poids.

626,1M€ Le chiffre d’affaires de la parapharmacie, à + 7,3 % sur un an

+7% L’évolution en volume +0,3% L’évolution des prix

Source : Iri - CAM à P6 2015, tous circuits

Photos dr

Une dynamique qui impressionne Avec l’apparition de nouvelles marques et les nombreuses innovations des acteurs historiques du marché, le rayon se développe fortement. DE nOUvEAUx CODES

Novépha a choisi un positionnement entre santé et cosmétiques avec des packagings au graphisme esthétique et attrayant.

CAUTIOn SAnTÉ

Hors série | Octobre 2015

Pour émerger, Doctissimo Parapharmacie mise sur la très forte notoriété du site internet santé et bien-être Doctissimo.

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L

’actualité est riche au rayon parapharmacie depuis un an. de nombreuses innovations ont, en effet, été lancées avec succès. par exemple, la râpe électrique sortie au printemps 2014 de Scholl a fortement dopé la catégorie pédicure. Cette année, Mercurochrome a aussi investi ce segment. Ces produits, dont le prix est supérieur à 30 €, contribuent à la forte valorisation du marché. Une stratégie que Mercurochrome veut appliquer à tout le rayon. Le leader du marché a ainsi rajeuni son image en début d’année et a affirmé un positionnement plus premium. « Nous avons lancé une gamme santé avec des produits inédits en grande surface. Ce nouveau positionnement a permis à notre chiffre d’affaires de croître de deux millions d’euros depuis le début de l’année », explique hélène Martinon, directrice

marketing de Mercurochrome. Lancés en 2014, les tests d’ovulation et de grossesse continuent à progresser. Et cette catégorie s’étoffe avec de nouveaux outils de diagnostic, comme des tests de dépistage de cannabis lancés par Medic’Aid. Diversification de l’offre L’offre du linéaire parapharmacie se développe également avec l’apparition de nouveaux acteurs. Le premier à s’être lancé est le groupe FdG avec la licence doctissimo parapharmacie. « La gamme est présente, notamment dans des points de vente Leclerc et Intermarché. En parallèle des implantations de linéaires permanents, nous avons livré cet été, à plus grande échelle, des opérations saisonnières afin de mettre en avant la marque dans un nombre important de points de vente en peu de temps, indique la société. Les implantations se pour-

suivent depuis la rentrée, ainsi que le lancement d’opérations saisonnières “hiver”. » Le deuxième à investir le marché est le groupe ABC distribution, avec la marque de parapharmacie Novépha et une offre bienêtre sexuel sous licence playboy. «À fin juillet, nous étions implantés dans 150 magasins, plutôt dans des hypermarchés que nous visons en priorité, mais aussi dans quelques supermarchés. Très présents chez E.Leclerc, nous sommes en tests dans de nombreuses enseignes», confie MarieLaure pardo parga, directrice marketing et achats d’ABC distribution. Le rayon continue à se diversifier au second semestre avec le lancement d’une gamme d’huiles essentielles par Mercurochrome. Là encore, il s’agit d’une offre inédite en grandes et moyennes surfaces qui apportera du chiffre d’affaires additionnel à la catégorie. ❘❙❚ Mirabelle belloir


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DPH

CAPILLAIRES Et ACCESSOIRES

▪ La pression sur les prix demeure forte. ▪ Les produits coiffants, ceux pour permanentes et les laques sont en fort recul. ▪ L’innovation reste primordiale sur ce marché.

1,39 Mrd€

Le chiffre d’affaires des capillaires et accessoires de cheveux, à - 1,9 % vs 2014

-0,3% L’évolution en volume -1,6% L’évolution des prix

« Le marché continue de se dévaloriser, tandis que les volumes se développent. » Quitterie alphand, chef de produits capillaires chez Le Petit Marseillais

© Le petit marseiLLais

CE qU’IL FAUT RETEnIR

Source : IRI - CAM à P6 2015, tous circuits

Grosse perte d’éclat pour tous les segments De toutes les grandes catégories du DPH, c’est le marché qui accuse la plus importante baisse en valeur. La pression sur les prix en est la principale cause.

Dr

A TRAITEMEnT En FORCE

Hors série | Octobre 2015

Les marques continuent de développer leur offre de soins capillaires, comme ici Elsève, avec son huile en crème.

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près plusieurs années de fortes progressions, les « grandes catégories » de l’hygiène-beauté voient leurs chiffres d’affaires reculer en 2015, et les capillaires sont ceux qui souffrent le plus. En valeur, en cumul annuel mobile à P6, tous les segments de la catégorie sont dans le rouge : - 4 % pour les produits coiffants, -1,6% pour la coloration, - 4,6 % pour les accessoires et jusqu’à - 10,3 % pour les produits pour permanentes. La baisse d’achats de produits coiffants et des laques perdure depuis quelque temps, le styling étant moins à la mode. En revanche, les accessoires pour cheveux, qui affichaient de fortes croissances depuis deux ans, voient leur évolution freiner brutalement. Les ventes des shampooings aussi baissent légèrement. Pesant pour plus d’un tiers dans le chiffre d’affaires de la catégorie capillaires et accessoires pour

cheveux, elles diminuent de 0,8 % en valeur en CAM à P6, selon Iri. La guerre des prix se poursuit, et cette pression pénalise toujours le marché. «Il continue de se dévaloriser, tandis que les volumes se développent, constate Quitterie Alphand, chef de produits capillaires pour Le Petit Marseillais. Selon Kantar Worldpanel, en CAM à P6, les quantités achetées par acte augmentent. » Et cela est vrai pour les shampooings. En revanche, leur taux de pénétration, lui, reste stable par rapport à l’an passé, à 80,3%. Casse limitée des soins Troisième catégorie en termes de chiffre d’affaires après les shampooings et la coloration, les après-shampooings et soins sont ceux qui limitent la casse: -0,3% en valeur et +2,5% en volume. Des résultats liés aux nombreuses nouveautés qui ont été lancées sur ce marché depuis

deux ans. « Les masques et les huiles continuent à se développer, même si on constate un léger recul du taux de pénétration sur les soins (34,9% en CAM à P6, selon Kantar Worldpanel, contre 36,6% l’an passé). En revanche, la quantité et la fréquence d’achats des utilisateurs de soins sont en croissance, ce sont donc de petits acheteurs qui sont partis», remarque Quitterie Alphand. La chef de produits du Petit Marseillais constate également que les consommateurs sont à la recherche de praticité: «En CAM à P7, au total hypers, supermarchés, hard-discount et drives, selon Nielsen, les shampooings secs progressent de 32% en valeur. Du côté du Petit Marseillais, nos petits soins au format nomade ont reçu un très bon accueil, et deux références de la gamme font déjà partie du top 20 des ventes à l’unité. L’innovation est le meilleur levier de croissance.» ❘❙❚ Mirabelle belloir


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DPH

PAPIERS DE LA PERSONNE

CE qU’IL FAUT RETEnIR ▪ Les produits d’incontinence restent la locomotive du marché. ▪ Les tampons souffrent de la moindre régularité des règles. ▪ Les changes et couchesculottes sont, de leur côté, pénalisés par le recul des naissances.

Photos dr

Lancée en juin, Nana Protège-lingerie Extra Protection promet une capacité d’absorption des odeurs et des liquides 30 % supérieure. Un lancement qui bénéficiera d’un support important en médias, notamment en TV durant cette rentrée.

ÉCOLOGIqUES

Sur un segment de la couche pour enfant, à - 1,3 % à fin juin, Love & Green étend sa gamme avec des culottes d’apprentissage composées de près de 50 % de matières naturelles, sans chlore, ni colorant ou petrolatum.

Hors série | Octobre 2015

Le chiffre d’affaires des papiers de la personne, à + 0,8 % vs 2014

+0,5% L’évolution en volume +0,4% L’évolution des prix

Source : Iri - CAM à P6 2015, tous circuits

L’envol des produits d’incontinence La légère hausse de l’hygiène de la personne a été portée avant tout par les produits d’incontinence… Et toujours pénalisée par le segment des tampons.

COnFORT

108

1,48 Mrd€

E

n très faible hausse de 0,8 % en valeur à P6, tous circuits confondus, selon Iri, les papiers de la personne se révèlent au final assez stables. Mais ce rayon en apparence paisible est en réalité animé de locomotives, tandis que d’autres segments le pénalisent. Parmi les moteurs de la catégorie, on retrouve toujours et encore les produits d’incontinence, qui s’envolent de 13,1 % sur la période, pour représenter désormais près de 15 % du total. Un succès notable depuis déjà plusieurs années qui s’explique par le vieillissement de la population. À cela s’ajoutent les fuites urinaires, durant et après la grossesse ou au cours de la ménopause, de 35-75 ans (49 % des femmes touchées selon Ipsos), mais aussi des soucis de prostate, sujet encore tabou en communication, pour les hommes d’âge mûr (20 %). Ce qui n’empêche pas les marques

du secteur de mettre en place «depuis vingt ans, de forts inves­ tissements pour le développer dans les médias (TV, presse, internet) ou en échantillon­ nage », assure Lætitia Rohleder, responsable marketing de Tena. Et ça marche. Les tampons en souffrance La réalité est tout autre du côté des tampons, qui continuent de souffrir (- 5,9 % sur la période). Ici, les menstruations toujours plus anticipées des jeunes filles, comme la possibilité de stopper ou réduire le flux de ses règles via la pilule, sont autant de coups portés à ce segment. Alors que les services et protège-slips s’en sortent plutôt bien (+0,7%), portés par l’innovation. « En juin, nous avons lancé une nouvelle gamme super­ absorbante : Nana Protège­lin­ gerie Extra Protection, explique Frédéric Morot, responsable marketing de la marque. Son

système de contrôle des odeurs et ses microcapsules offrent aux consommatrices plus de sécu­ rité sans aucun compromis sur le confort et la discrétion. » Enfin sur le plus gros segment du secteur, les changes et les couches-culottes, l’heure est à la morosité. Ce marché restant pénalisé par le ralentissement des naissances. Il n’empêche, les acteurs, en l’occurrence Pampers, seule marque nationale après le retrait de Huggies en 2012, et les marques de distributeurs s’activent en pariant notamment sur le premium, un segment qui pèse, selon les estimations, entre 10 et 15 %, mais qui ne cesse de progresser. L’écologique restant de son côté une niche sur laquelle miser, Love & Green, entre autres, a décidé d’élargir son offre via une nouvelle gamme destinée à toucher tous les âges de la petite enfance. ❘❙❚ Yves Le Corre


DPH

tOuR Du MONDE HYGIèNE-PAPIER Partout dans le monde, les marques ne manquent pas de créativité afin de rendre glamour essuie-tout et autres mouchoirs. Pour vendre ces produits, il reste primordial d’attirer l’œil par des designs originaux. M. B.

Essuie-tout de star

PHOTOS : DR

Aux États-Unis, Kleenex commercialise des essuie-tout sous la marque Viva. L’actrice de séries télévisées Alyssa Milano a imaginé le design d’une collection spéciale lancée cette année de l’autre côté de l’Atlantique. PAYS ÉTATS-UnIS | MARqUE vIvA

Tampons élégants The Honest Company, la marque éthique de produits d’hygiène de l’actrice américaine Jessica Alba, a revu cette année le design de ses produits d’hygiène féminine. Les boîtes de tampons en coton bio arborent un graphisme élégant et coloré qui peut s’exposer dans la salle de bains.

Des mouchoirs en toute intimité

Pour en finir avec les clichés de bébés sur les paquets de couches, la marque grecque Agnotis a fait appel à son compatriote l’agence Dolphins Communication Design. Les packagings arborent désormais des dessins d’inspiration enfantine mettant en scène des boutons.

Spécialiste chinois des mouchoirs en papier, Nexavar a voulu se démarquer par une identité unique. Son compatriote, l’agence 4ye Design, est parti de l’idée que les consommateurs avaient une relation assez intime avec le papier, qui est en contact avec la peau. Du coup, l’agence a habillé les paquets de mouchoirs avec des costumes, une montre ou de la lingerie.

PAYS GRèCE | MARqUE AGnOTIS

PAYS CHInE | MARqUE nExAvAR

PAYS ÉTATS-UnIS | MARqUE THE HOnEST COMPAny

Design décalé

Ne ratez rien de l’actualité quotidienne du marché de la distribution et de la grande consommation décryptée et analysée par la rédaction sur

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Hors série | Octobre 2015

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Président Christophe Czajka Directeur général délégué pôles Assurance, Distribution & Événements Sandrine Rampont Pour joindre vos correspondants, composer 01 77 92, puis les quatre chiffres qui suivent chaque nom ■ Rédaction fax : 01-77-92-98-60 Directeur de la rédaction Yves Puget, 92 24 Rédactrice en chef LSA.fr Stéphanie Mundubeltz-Gendron, 92 27 Rédacteurs en chef adjoints Florence Bray, 92 39 (pôle industrie) ; Jérôme Parigi, 92 28 (pôle distribution) Assistante Céline Ribes, 92 29 Pôle distribution Jean-Noël Caussil, 9231 (enseignes non alimentaires, électroménager, textile et e-commerce); Clotilde Chenevoy, 9529 (équipement magasins, supply chain, automobile, RSE); Julie Delvallée 9233 (ressources humaines, marketing); Morgan Leclerc, 9230 (enseignes alimentaires); Magali Picard, 9243 (chef d’enquêtes bricolage, jardinage, ameublement-déco, sport) Pôle industrie Mirabelle Belloir, 92 32 (DPH) ; Marie Cadoux, 95 71 (frais non laitier) ; Camille Harel, 92 37 (crémerie, surgelés, bio, nutrition) ; Sylvie Lavabre, 92 40 (épicerie) ; Sylvie Leboulenger 92 36 (chef d’enquêtes liquides) ; Véronique Yvernault, 92 38 (jouets, licences, puériculture, culture jeunesse) Grands reporters Sylvain Aubril, 92 25 (relations industriecommerce, défense du consommateur, sécurité alimentaire et non alimentaire) ; Daniel Bicard, 92 26 (centres commerciaux, urbanisme commercial) Pôle web Aude Chardenon, 98 81 ; Charlène Lermite, 92 42 Correspondants régionaux et internationaux Liste sur lsa.fr

■ Fabrication Directrice de fabrication Fabienne Couderc Chef de fabrication Véronique Salez ■ Annonces classées Régie Emploi Pro, 01 79 06 73 87 - mcaland@emploipro.fr ■ Marchés publics/Appels d’offres 01 79 06 71 71 - rcm@groupemoniteur.fr ■ Pour s’abonner abo@infopro-digital.com – 33(1) 77 92 99 14 lundi au vendredi (de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h (16 h vendredi) LSA - Service Abonnements Antony Parc II, BP 20156, 92186 Cedex Antony 1 an, France : 249 € TTC (dont TVA 2,10 %) 1 an, étudiants : 69 € TTC (carte d’étudiant obligatoire) Étranger : nous consulter GROUPE INDUSTRIE SERVICES INFO Antony Parc II, 10, place du Général-de-Gaulle, BP 20156, 92186 Antony Cedex Groupe Industrie Services Info fournit aux décideurs des informations ciblées, pertinentes et exclusives pour mieux comprendre l’actualité de leur marché et agir efficacement dans leur cœur de métier. EMBALLAGES MAGAZINE - INDUSTRIE & TECHNOLOGIES - L’ARGUS DE L’ASSURANCE - BEDOUK Dépôt légal 4e trimestre 2015 - Autor. minist. 29-957.29382 Imprimé par Roto France Impression 77185 Lognes. C.O. 310.905-1977 - Numéro d’enregistrement à la Commission paritaire pour les publications non quotidiennes 0914 T 84928. N° ISSN : 0024-2632. Éditeur : Groupe Industrie Services Info, société par actions simplifiée au capital de 38 628 352 euros. Siège social : 10, place du Général-de-Gaulle, BP 20156, 92160 Antony RCS Nanterre 442 233 417. Siret : 442 233 417 00041. TVA : FR29442233417. Principal actionnaire : ETAI Directeur de la publication : Christophe Czajka


SuR LE GRIL

DÉLÉGUÉ GÉNÉRAL DE LA FCD (FÉDÉRATION DES ENTREPRISES DU COMMERCE ET DE LA DISTRIBUTION)

Célébrités

«Steve Jobs. Il a été capable de porter Apple à un niveau de perfection incroyable. C’était à la fois un meneur d’équipe, capable de mobiliser ses collaborateurs, et de mener ses propres travaux. Il est à l’origine de quantité de brevets que chacun utilise encore aujourd’hui. Il portait en lui une capacité à la fois collective et individuelle.»

Medef

«Mon histoire avec le Medef a commencé bien avant Laurence Parisot [qui l’a “remercié” de l’organisation, NDLR], puisque j’y suis resté quinze ans. J’en ai été le premier directeur général sous Ernest-Antoine Seillière et Denis Kessler. J’ai une grande tendresse pour cette maison. Elle est indispensable, majeure pour la défense des entreprises. Il faudrait cependant qu’elle ait une vision à long terme sur les ruptures numériques, climatiques. Elle fait trop de social, pas assez d’économie…»

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© 2010 BLOOMBERG/GETTY IMAGES - DR - CORBIS

Hors série | Octobre 2015

Lectures

«Je ne suis pas un érudit, ni un intellectuel. J’aime beaucoup lire, et je lis beaucoup, surtout pendant les vacances. Je viens de dévorer le quatrième tome de Millénium, de terminer Le stage est fini de Françoise Fressoz, sur les premières années du quinquennat de François Hollande, très intéressant. Je m’attaque au Churchill de Boris Johnson, le maire de Londres, un sacré personnage, les premières pages sont captivantes. Je ne lis plus les classiques, Voltaire ou Sénèque. J’optimise!»

Mazarin

Michel-Édouard Leclerc a dit de lui qu’il était un «Mazarin de haute volée». Un compliment? «Dans ses compliments, il y a toujours une part d’ambiguïté et c’est un grand spécialiste des

“mazarinades”. Non, je n’ai pas de goût pour Mazarin, manipulateur et âpre au gain. Je suis un homme de débats, ce qui ne m’empêche pas d’être un homme de combat. Je veux bien séduire, si c’est intellectuellement. Pas pour manipuler.»

Magasin

«Pour le non-alimentaire, je fais beaucoup mes courses sur internet. Je suis un consommateur compulsif, j’achète à tout moment, même dans mon taxi, le lendemain, le colis est sur mon bureau. Dans le quartier de Paris où je vis, j’ai la chance d’avoir la totalité des enseignes de mes adhérents. Je fréquente surtout la proximité: Carrefour City, Monop, Cocci Market, Franprix… J’y vais le soir en rentrant du bureau, tant que la loi le permet. Je suis typiquement le consommateur qui a besoin que les magasins soient ouverts tard le soir et le dimanche.»

FCD

«Je dirige la fédération d’un secteur extraordinaire, avec des entreprises mondialement connues, des chefs d’entreprises aux profils très contrastés, les Mulliez, Bouriez, Plassat, Naouri, Papin, qui ont des personnalités formidables et rares. Quand je les rencontre, je repars avec de nouvelles idées plein la tête. À la FCD, on touche à la vraie vie des Français, elle a un rôle fort vis-à-vis des pouvoirs publics, qui l’écoutent, sur tous les sujets, et nous sommes aussi très présents dans les médias, on l’a vu cet été avec la crise agricole. J’essaie de la moderniser, d’être encore plus présent à Paris comme à Bruxelles. Nous avons aussi recruté une économiste. C’est une réussite, celle des enseignes qui en sont membres, et de ceux qui l’ont portée, notamment Jérôme Bédier. J’en suis fier.» ❘❙❚ PROPOS RECUEILLIS PAR SYLVAIN AUBRIL

© PIERRE VASSAL

Les confidences de Jacques Creyssel


CURSUS 10 JOURS

NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2015 ENDA !

Paris

TRE AG BLOQUEZ VO

CURSUS CERTIFIANT Responsable Marketing, Cross-canal en Retail Les objectifs : • S’approprier les éléments clés pour bâtir des stratégies marketing cross-canal • Identifier les leviers pour réinventer votre stratégie en positionnant le parcours client dans une expérience globale pré et post visite en magasin • Savoir comment intégrer de nouveaux canaux dans votre stratégie marketing K 18-19 nov. - MARKETING CROSS-CANAL Mettre en place votre stratégie multi-canale différenciante centrée sur le shopper K 24 nov. - EXPERIENCE CLIENT EN MAGASIN & ACHAT OMNICANAL Mettre en place votre stratégie multi-canale différenciante centrée sur le shopper K 25 nov. - DIGITAL TO STORE Générer du trafic en points de vente via le Web et le Mobile K 26 nov. - MARKETING MOBILE PERFORMANT Optimiser la relation client et accroître vos ventes grâce au M-commerce K 1er déc. - ADOPTER UNE DÉMARCHE E-MERCHANDISING Dynamiser votre site internet et enrichir l’expérience digitale client K 3-4 déc. - CONDUIRE LA TRANSFORMATION DIGITALE Engager le changement digital et identifier les leviers de croissance pour votre activité K 11 déc. - E-SUPPLY CHAIN PERFORMANTE Appréhender la supply chain comme facteur clef de succès de votre stratégie e-commerce et cross-canal K 18 déc. - EXAMEN et SOUTENANCE

Tous les modules du cycle sont également disponibles à la carte ou sur mesure. Programme complet et inscriptions sur : http://evenements.infopro-digital.com/lsa/formations/ Contact : Elvire ROULET • E-mail : eroulet@infopro-digital.com • Tél. : +33 (0)1 77 92 93 36


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