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Feuilletable pcm 909

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PLASTIQUES

& Caoutchoucs MAGAZINE

909 JANVIER/ FÉVRIER 2014

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STRATÉGIE

Extrusion : une année en demi-teinte CÔTÉ SALON

Pharmapack prend une nouvelle dimension

Dispositifs médicaux

LE DESIGN S’EN MÊLE


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L’industrie, socle de la croissance

« L’industrie n’est pas vouée à disparaître, mais à s’adapter »

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N°909 Janvier-Février 2014

Alexandre Couto Rédacteur en chef acouto@etai.fr

3

ÉDITORIAL

À

l’heure où la zone euro sort lentement de la crise, les indicateurs économiques de la France demeurent dans le rouge. Faible croissance du produit intérieur brut (PIB), commerce extérieur déficitaire, impossibilité d’enrayer la croissance du chômage : les difficultés sont nombreuses, et font douter de la réalité d’une relance. Il est toutefois paradoxal de constater la progression du chômage alors que certains secteurs, dont la plasturgie, sont en recherche de personnels qualifiés. Ce point illustre les déficiences de notre système économique et pose des questions sur nos choix de formation professionnelle. L’industrie ne pèse plus que 11 % dans le PIB français, résultat d’une politique faisant la part belle aux services et poussant la France vers une ère postindustrielle. Mais, devant l’échec du secteur tertiaire à être véritablement générateur de richesses, cette stratégie a fait long feu. Dans un article du quotidien Le Monde daté du 21 janvier 2014, Claude Sicard, docteur en économie, voit dans la France un pays « gravement désindustrialisé », au contraire de l’Allemagne, ou même de la Suisse, dont l’industrie intervient respectivement à 23,3 % et à 22,5 % dans la formation du PIB. Quelles sont les solutions pour enrayer cette tendance ? Un simple retour en arrière n’est, bien sûr, pas envisageable. L’industrie n’est pas vouée à disparaître, mais à s’adapter. Pour Claude Sicard, l’ère postindustrielle, tant voulue par les politiques, n’est pas « une économie sans industrie, mais une économie tournée vers la très haute technologie ». C’est ce virage que l’industrie française a tardé à prendre. Cependant, l’évolution de la plasturgie, activité encore jeune et incroyablement dynamique, montre que cette transition est en cours dans certains secteurs. Reste aux pouvoirs publics à l’intégrer et à l’accompagner, pour faire de l’industrie le socle de la croissance.


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8

SOMMAIRE

19 14

4

L’ACTUALITÉ L’ACTUALITE

6TENDANCES L’injection en pleine santé

8INNOVATION Quand la carrosserie devient batterie

10 DESIGN

7 10

GRAND-ANGLE GRAND ANGLE

29

MÉDICAL : LE DESIGN S’EN MÊLE

30 CONJONCTURE Un marché français bien orienté

32 ERGONOMIE Améliorer la prise en main

La montre ultime Coque à champagne

34 SÉCURITÉ

12 À CHAUD

La réglementation, vecteur d’innovation

Le pôle de recherche géant de Michelin

20 STRATÉGIE

Le médical fait peau neuve

Extrusion : une année 2013 en demi-teinte

22 TABLEAU DE BORD Tableau de bord Mercuriales des prix Commerce extérieur

35 DÉCORATION 37 LE POINT DE VUE DE…

Berit Stange, responsable mondial du marché médical à l’unité polycarbonate chez Bayer Material Science

Photo de couverture : Novo Nordisk

Janvier-Février 2014 N°909

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40 PROFESSION

CAHIER TECHNIQUE

38 CÔTÉ SALON

53 CONCEPTION

Pharmapack prend une nouvelle dimension

Des outillages innovants pour la fusion laser

PRATIQUE

64

Index

65

Prochain numéro Pour nous joindre

44 FORMATION La Fabrique à talent se projette en 2030

FOCUS

49 DROIT

66

Biocom

Sous-traitance : un changement en prépare un autre

51 CARRIÈRES Le patron de Rotax représentera les rotomouleurs

58 MATÉRIAUX Un toit ouvrant de cabriolet allégé et économique

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L’ACTUALITÉ

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L’INJECTION SOUS SURVEILLANCE RÉGULATION Le spécialiste des systèmes de régulations et des canaux chauds, Sise, lance une nouvelle gamme de régulation de température pour systèmes à canaux chauds destinée aux applications spécifiques dans l’automobile, le médical et la pharmacie. La série MV2 est adaptée à la régulation d’un grand nombre de zones de chauffe (applications entre 8 et 120 zones) de faible puissance ou pas. Elle assure une surveillance constante grâce à la centralisation et à la mémorisation des paramètres

de régulation et des caractéristiques des zones de chauffe. Grâce à son écran tactile et à la convivialité de son interface, la visualisation de l’ensemble des zones de chauffe se fait en même temps. Une fonction diagnostique, Moldscan, contrôle les paramètres physiques des zones de chauffe. La nouvelle fonction PTI permet de détecter les anomalies, comme une sonde pincée, par exemple. Enfin, une fonction permettant la communication avec une presse peut être intégrée.

6

TENDANCES LA PROPRETÉ AVANT TOUT DOSAGE La société Movacolor, distribuée dans l’Hexagone par Farpi France, propose un doseur colorateur adapté au travail en salle blanche, conforme aux attentes du secteur médical. Le MC Balance salle blanche est pensé pour l’utilisation en environnement contrôlé. Reprenant les bases du MC Balance, le modèle phare de Movacolor, cette machine propose un moteur pas à pas capable de s’autocalibrer, ce qui permet une très grande précision dans le dosage des mélangesmaîtres, des poudres, des liquides et des matières rebroyées. De plus, ce moteur et le contrôleur ne comportent pas de système de ventilation qui risquerait de faire entrer des poussières dans le processus. Toutes les parties de cette unité qui peuvent être en contact avec de la matière, notamment la bride, sont en inox ou en matériaux compatibles avec une utilisation sanitaire. L’inox se nettoie facilement, a une durée de vie longue et est couramment utilisé dans le domaine médical. Ce modèle répond aux normes d’hygiène des appareils médicaux.

L’INJECTION EN PLEINE SANTÉ ÉQUIPEMENT Le constructeur de machines pour la plasturgie Sumitomo Demag propose sa gamme de presses à injecter tout électrique Intelect, dotée d’un pack médical. Ces équipements peuvent être équipés de modules spécifiques, renforçant leur efficacité. Ainsi, le module Activelock prévient les reflux de matière, tandis qu’Activeflowbalance est consacré aux moules multicavités – il contrôle la pression dans chacune d’entre elles. Cela

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permet une injection précise et régulière des pièces, tout en préservant la qualité de l’air, qualité essentielle dans le domaine médical. Désormais équipée de deux ateliers d’injection et de bi-injection, dont une salle propre, la société Sagaert plastique, basée dans le Nord, s’est équipée avec les presses Intelect, disposant du pack médical, pour répondre aux exigences de ses clients dans le médical et le paramédical.

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DES TESTS À TOUTE VITESSE ESSAIS Le spécialiste allemand des appareils de tests et de laboratoire Instron propose deux nouveaux systèmes d’acquisition de données pour améliorer la précision des tests. Le Ceast DAS64K et le Ceast DAS64K-SC sont deux systèmes conçus par Instron pour l’acquisition de données à très grande vitesse. Ils s’intègrent aux appareils d’essais et permettent l’enregistrement des informations à une fréquence de 4 MHz. En outre, le temps de résolution a été doublé par rapport aux précédents modèles. Cette amélioration est avantageuse lors d’essais sur des matériaux cassants, qui nécessitent des impacts à haute vitesse ou une étude à basse température. De nouvelles cartes d’acquisition de données peuvent être adaptées sur

des systèmes existants, sans réduire la performance de l’installation. DAS64KSC apporte un canal d’acquisition, tandis que DAS64K est conçu pour enregistrer simultanément jusqu’à quatre flux de données sur des canaux indépendants. Les deux systèmes d’acquisition peuvent traiter et enregistrer jusqu’à 65 536 éléments par test et par canal. La suite de logiciels Visual Impact permet de gérer tous les éléments du test au moyen d’une même interface ergonomique et facile d’accès.

UN SÉCHAGE EN DOUCEUR PÉRIPHÉRIQUES Les injecteurs de petites pièces en thermoplastiques doivent relever le défi du séchage de la matière : celui-ci doit être suffisamment précis pour correspondre au processus de production. Le modèle de sécheur Luxor CA S de Motan Colortronic, avec des volumes de trémie de 0,75 à 5 litres, est particulièrement adapté pour la production de petites et de micropièces. En

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raison de leur construction légère et compacte, les séchoirs peuvent être montés facilement sur tout type de machines de transformation, même lorsque l'espace est très restreint. En raison de sa large gamme de température (entre 30 et 180 °C), le microsécheur Luxor CA peut être utilisé pour la préparation de nombreuses matières. L’arrivée d’air comprimée dispose d’un préfiltre. Ce dispositif permet d’éviter tout risque de contamination des matériaux. Le corps de l’appareil est constitué d’une pièce de verre spéciale, pour un suivie en temps réel de la matière dans le bac. Le diffuseur distribue uniformément l’air sec pour une température de séchage constante. Tous les modèles sont équipés d’un thermostat et d’un interrupteur de sécurité à faible débit d’air, pour éviter la surchauffe de la matière.

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L’ACTUALITÉ

L’INNOVATION DU MOIS

Quand la carrosserie devient batterie VÉHICULES ÉLECTRIQUES Un projet développé par Volvo et une université britannique

consiste à intégrer dans la carosserie une batterie lithium-ion.

Une fibre de carbone légère capable de stocker de l’énergie Pour cela, les chercheurs se sont directement intéressés à la fibre de carbone. Matériau extrêmement léger, près de 50 % moins lourd que l’acier à résistance égale, elle possède aussi des propriétés électriques reconnues, puisqu’elle « peut servir d’électrode pour emmagasiner de l’énergie en tant que supercondensateur », affirme Malin Persson.

Le véhicule pourra effectuer jusqu’à 130 km si les portes, le toit et le capot sont fabriqués avec le composite créé.

Le poids de la voiture peut être réduit de 15 %.

Électrons (-)

Ions (+)

Fibre de carbone

homogène », assure Malin Persson. Pour faire fonctionner le moteur, les ions négatifs provenant de la première couche de fibres de carbone sont attirés par les particules chargées positivement de la deuxième couche dans le moteur et se rejoignent pour jouer le rôle de batterie lithium-ion. Nous n’en saurons pas plus sur les réactions chimiques, qui resteront secrètes.

Le principe est le suivant: une structure en sandwich composée de deux couches de fibres de carbone et de résine polymère, tissées et activées pour former des électrodes pouvant être chargées en électricité statique, intégrés de nanotubes pour en augmenter la surface. Les deux couches sont isolées l’une de l’autre par une épaisseur de fibre de verre. Le tout est moulé et formé pour épouser certains éléments de la caisse comme les panneaux de porte, le couvercle de coffre à bagages et les doublures d’ailes, faisant ainsi gagner énormément de place. Résultat: « Un matériau complètement

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Fibre de verre

Un rechargement plus rapide Autre facteur important: la recharge s’effectue sur secteur, ou lors des phases de freinage. Le groupe estime que ce système se recharge plus vite qu’une batterie classique, tout en étant souple et résistant. Le constructeur a déjà testé ce type de batterie sur son modèle S80, et le résultat est plus qu’encourageant. Si tous les ouvrants (les portes, le capot, le couvercle de coffre à bagages et le couvre-plénum) étaient remplacés par ce nouveau composite, le véhicule électrique pourrait être allégé de 15 %, avec une énergie stockée pour réaliser 130 km de plus en propulsion 100 % zéro émission. Quand à savoir si, un jour, cette technologie arrivera sur un modèle en série, la question reste posée. Claire Pham

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Volvo

A

Une batterie intégrée dans la structure

Volvo

8

près trois ans et demi de travail en commun, les ingénieurs du service recherche-développement du constructeur automobile suédois Volvo et de l’Imperial College of London ont réussi, en octobre 2013, à transformer en batterie la carrosserie d’un véhicule. « L’objectif de départ était de gagner du poids, indique Malin Persson, responsable sécurité et environnement du groupe. Les batteries, en particulier dans les véhicules hybrides ou électriques, sont un réel problème. Ce que nous voulions, avec ce concept, c’était réduire, voire éliminer l’espace de la batterie, gagner du poids, et ainsi obtenir une meilleure intégration des composants dans la structure, pour espérer un résultat global plus économique et moins énergivore. » Ce travail en collaboration avait été financé par un budget de 3,4 millions d’euros de l’Union européenne.


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La haute performance, ça compte ! 7,3 millions de cycles par an sur une ALLROUNDER HIDRIVE : plus qu’une performance, de la haute performance. Et dans le domaine )('&%($#"&&"!( ' (&"' $ ('#(" ' % &' %"! (')% ' ')(' " ' ')% '# ' ' '&"' ')(' &"' ( ' ( &('&%( " ')('&"' ) '( ' $ " ( ' ' %( '# ( ' (' (' ' '

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L’ACTUALITÉ

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L’ÎLE DES SAVEURS Le restaurant Lotte Amoje, à Séoul, en Corée du Sud, a ouvert en mai 2013. C’est le créateur égyptien Karim Rashid qui a dessiné le lieu, sorte d’île organique. Quatre mois ont été nécessaires à l’artiste, avec une équipe de cinq architectes d’intérieur, pour imaginer l’espace d’une surface totale d’environ 85 m2. Les chaises sont en polypropylène (PP) et les tabourets en polyuréthane (PUR). Jaune citron, orange, rose, bleu et blanc font partie des couleurs représentées. www.karimrashid.com

10 Emballant La créatrice Larisa Katz a conçu une collection de seize robes de soirée à partir d'emballages de gâteaux, à la demande du fabricant allemand de chocolat Lambertz Aachner, pour une exposition au salon ISM, à Cologne, en Allemagne – l’une des plus importantes foires de confiserie du monde, qui se tient au mois de janvier. Mais c'est au festival de Cannes qu'une de ces créations a fait sensation. Le travail de la création s'oriente désormais vers le caoutchouc liquide (latex) et la dentelle. www.larisakatz.com

UN DEMI, SVP Le brasseur néerlandais Heineken a demandé au designer australien Marc Newson de mettre au point une machine à bière à domicile. The Sub (pour submarine, sous-marin en français) est né. Le but ? Devenir le Nespresso de la bière. Les fûts de 2 litres fabriqués en polyéthylène téréphtalate (PET) viennent se charger sur la machine « comme des torpilles » et le tapis est en thermoplastique élastomère (TPE). www.marc-newson.com

DES

LE VIOLONCELLE DU FUTUR L’équipe internationale de designers du géant allemand Bayer, dirigée par Ulrich Schweig, démontre son savoir-faire en lançant un violoncelle en résine de polyuréthane (PUR) aliphatique. Un look complètement futuriste rendu possible par le procédé d’injection. Le PUR provient de deux liquides sans solvant des gammes Desmodur et Desmophen. www.materialscience.bayer.com

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Filtreuse de poche Bobble, c’est le concept, dessiné par Karim Rashid, d’une bouteille d’eau avec un filtre. Les deux éléments sont fabriqués en PET recyclé, sans bispénol A (BPA) ni phtalate. Le filtre doit être changé environ tous les deux mois. Résultat : près de 150 litres d’eau purifiée. Trois formats sont disponibles, seulement sur le marché américain, pour le moment, d’une capacité de 1 litre, 550 ml et un modèle sport en 750 ml. www.waterbobble.com

GROS DODO Le designer chilien Rodrigo Alonso propose le sac de couchage Musucbag. Premier intérêt : pouvoir sortir les bras et les jambes de la couette ! Il se transforme ainsi en combinaison. Une belle invention pour les frileux qui ne veulent pas sortir de leur lit douillet et affronter le froid. Très facile à enfiler grâce à la fermeture éclair accessible de l'intérieur ou de l'extérieur, et particulièrement léger (à peine 2 kg pour certains modèles), il est fabriqué en polyester avec des semelles antidérapantes. www.musucbag.com

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IGN LA MONTRE ULTIME Dessinée par le créateur allemand Robert Dabi, la montre Gravity pour Ziiiro présente quelques détails troublants : « Zéro bouton, zéro pièce qui dépasse, zéro chiffre. » La montre est composée de deux éléments, dont le bloc montre déclipsable et interchangeable, afin de changer de couleur de bracelet, fabriqué en silicone ou en polyamide (PA) – pour la version transparente. Le produit est disponible en de nombreuses couleurs : jaune, vert, rose, bleu, blanc, noir, etc. www.ziiiro.com

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N°909 Janvier-Février 2014

Coque à champagne Le mathusalem (6 litres) de la maison de champagne Deutz s’habille d’une parure réalisée en Corian, du chimiste Dupont, pour la cuvée Amour millésime 2000. Wildcat Packaging, en charge du projet, a souhaité « un écrin au plus près des contours de la bouteille », affirme Frédéric Chaput, dirigeant de l’entreprise. L’habillage est composé de deux demi-coques en coloris glacier white, maintenues par un système d’aimants. Une édition limitée à seulement 365 exemplaires, pour un prix de 3 500 € ! www.dupont.com www.wildcat.fr


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L’ACTUALITÉ

6,6

MICHELIN INVESTIT DANS UN PÔLE DE RECHERCHE GÉANT PNEUMATIQUES Le projet Urbalad accueillera 1

600 personnes sur 67 000 m à Ladoux, dans le Puy-de-Dôme, à partir de 2017. 2

VENCOREX VEUT QUITTER L’ISÈRE Vencorex, coentreprise détenue entre le Thaïlandais PTT Global Chemical (51 %) et le Suédois Perstorp (49 %), envisage de fermer l’usine de diisocyanate de toluène (TDI) de Pont-de-Chaix (Isère). Le TDI sert à la production du polyuréthane (PUR). Entre 250 et 300 des 540 emplois sont menacés d’ici à 2016. Le projet évoque « l’arrêt de la production de TDI, la reconversion de l’atelier de TDI pour produire du diisocyanate d’hexaméthylène et d’autres produits à forte valeur ajoutée, une réduction de la production de chlore et la révision du programme de travaux prévus dans le cadre du plan de prévention des risques technologiques ».

MECELEC S’AGRANDIT EN ARDÈCHE Mecelec, spécialisé dans la transformation de composites et de plastiques pour l’énergie, a annoncé, le 19 décembre, l’extension de son usine de Mauves (Ardèche). L’investissement de 2 millions d’euros comprend l’équipement d’un nouvel atelier de 2500 m2 avec quatre machines à injecter. Le site aura notamment pour objectif d’absorber la production de l’usine Nobel composites de Vonges (Côte-d’Or), qui sera fermée. Mecelec connaît un chiffre d’affaires en croissance de près de 40% en 2013.

Michelin

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En pourcentage, croissance du chiffre d’affaires de Plastic Omnium en 2013 par rapport à 2012, à 5,1 milliards d’euros. Ce résultat s’explique par la forte progression de la division automobile du groupe en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord.

À CHAUD

Urbalad a pour objectif de regrouper tous les métiers de recherche dispersés jusqu’à présent dans de nombreux centres techniques.

Plus de 100 millions d’euros seront investis par Michelin dans le centre de recherchedéveloppement de Ladoux, situé à 10 km du siège, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). La première pierre en a été posée, le 16 décembre, par le président du groupe, JeanDominique Senard. Fin de la construction prévue pour 2017. Le projet, baptisé Urbalad, comprend notamment la construction d’un bâtiment principal, en son centre, d’une surface totale de 67 000 m2, qui accueillera 1 600 personnes.

Il inclut aussi la rénovation et la destruction de bâtiments où travaillent plus de 3 300 personnes, des espaces de travail pour le personnel, des salles de formation et de documentation, un restaurant d’entreprise, un centre de sport, sans oublier des services à la personne.

Projet de pneu biosourcé Le but : regrouper tous les métiers de recherche dispersés dans de nombreux centres techniques. Le groupe prévoit d’installer 1 000 salariés supplémentaires sur le site.

PRB SE DIVERSIFIE

SAINT-GOBAIN ÉVALUE SON PLASTIFIANT BIOSOURCÉ Saint-Gobain Performance Plastics a réalisé une analyse de cycle de vie de sa gamme de plastifiants Tygon S3, des produits dépourvus de phtalates et biosourcés. Selon le résultat de cette étude, validée par un organisme spécialisé, la production de Tygon S3 nécessite 8 % d’énergie et 12 % de carburant fossile en moins que celle des tubes contenant des phtalates. D’une manière générale, ces économies permettent une réduction de 6 % de l’empreinte carbone, par rapport aux autres solutions testées. Lancé par SaintGobain en 2012, le Tygon S3 est un plastifiant approuvé par l’agence de sécurité sanitaire américaine, la FDA (Food and Drug Administration), qui a trouvé des débouchés dans le secteur de l’agroalimentaire.

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Autre actualité pour le groupe Michelin, le projet Biobutterfly, dont le but est de produire des pneus biosourcés avance à grand pas. Le 9 décembre, le groupe a signé un accord de partenariat avec Tereos, quatrième groupe sucrier mondial. Il porte sur la mise en commun de leurs savoir-faire respectifs pour favoriser le développement de procédés innovants de transformation de biomasse visant à fournir, à l’échelle industrielle, l’alcool nécessaire au projet. Claire Pham

La société vendéenne PRB va investir 4 millions d’euros dans la construction d’une usine de 4 000 m2 de polystyrène expansé (PSE). Une stratégie de diversification liée à la baisse du chiffre d’affaires, en 2014 (la prévision est de – 10 %), conséquence de la mauvaise santé du secteur du bâtiment dans la région. L’usine de La Mothe-Achard, en Vendée, où travaillent près de 300 salariés, aura une capacité de production d’environ 71 000 m3 par an de blocs d’isolation thermique.

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UN CENTRE INTÉGRÉ POUR LE CAOUTCHOUC ET LES POLYMÈRES PROFESSION Les trois structures de recherche et de formation

se fédèrent en un Centre français du caoutchouc et des polymères. Depuis le 1er janvier 2014, le Syndicat national du caoutchouc et des polymères (SNCP), l’Institut national de formation et d’enseignement professionnel du caoutchouc (Ifoca) et le Laboratoire de recherches et de contrôle du caoutchouc et des plastiques (LRCCP) ont adopté une nouvelle identité visuelle afin de symboliser le rapprochement des trois structures au sein du Centre français du caoutchouc et des polymères (CFCP). Cette nouvelle organisation, plus intégrée, qui a débuté en janvier 2013, devrait aboutir au premier semestre 2017 pour respecter le plan prévu sur trois ans par l’organisme.

VULPIPLAST RACHÈTE RDP Le plasturgiste Vulpiplast, basé à Frontonas (Isère), a repris le groupe RDP, spécialisé dans l’injection, l’injection-soufflage, le surmoulage et le marquage. RDP est situé à Bellignat (Ain). Avec cette acquisition, Vulpiplast peut étendre son offre dans le secteur des cosmétiques. Le groupe dispose de cinq sites de production, dont trois en France – en Rhône-Alpes – et deux en Europe de l’Est – en Pologne et en Slovaquie. L’entreprise réalise un chiffre d’affaires annuel de 30 millions d’euros.

Nombre de salariés touchés par le plan social du géant allemand BASF de l’usine de Huningue (Haut-Rhin), sur les 242 du site. Le géant allemand a décidé de délocaliser une partie de sa production en Asie.

CÉRÉA ACQUIERT UNE DIVISION DE CHESAPEAKE

Services partagés Le SNCP, l’Ifoca et le LRCCP, demeurent des structures juridiquement indépendantes avec des missions spécifiques au profit de la compétitivité de la filière caoutchouc et des polymères, comme la promotion des intérêts de la profession du caout-

140

chouc, de la formation professionnelle et de la recherche. Cette nouvelle organisation bénéficiera d’une direction générale unique et mettra en place un centre de services partagés.

Elle permettra d’optimiser les ressources, de renforcer la visibilité de la structure et d’améliorer la qualité des prestations délivrées aux entreprises. Alexandre Couto

A. SCHULMAN SE RENFORCE DANS LA COLORATION La société américaine A. Schulman a acquis la société Prime Colorants, spécialisée dans la production de pigments et d’additifs pour les plastiques. L’opération s’est élevée à 15,1 millions de dollars (11,1 M€). Prime Colorants est basée dans le Tennessee, aux États-Unis, et a généré, en 2013, un chiffre d’affaires de 12 M$ (8,8 M€). Selon A. Schulman, cette acquisition va lui permettre de se renforcer dans le domaine des concentrés, des couleurs liquides et des poudres sèches, notamment dans les secteurs de l’automobile et de la construction. A. Schulman a entamé, depuis quelques années, une stratégie visant à se positionner davantage sur les produits de niche et à forte valeur ajoutée.

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Céréa partenaire a annoncé, le 24 janvier, l’acquisition de l’exdivision Spec Chem Packaging du groupe britannique Chesapeake. C’est la branche emballages plastiques barrières, destinés au transport et au stockage de produits principalement liés à l’agrochimie. Elle compte trois usines en Europe, dont l’une près de SaintÉtienne, dans la Loire. Le but est de développer les activités dans les marchés à fort potentiel, notamment au Brésil et en Russie.

CONTINENTAL S’AGRANDIT EN MOSELLE L’équipementier allemand de pneumatiques Continental souhaite agrandir son usine de Sarreguemines (Moselle), avec la construction d’un entrepôt de 25 000 m2. Les travaux doivent débuter au printemps. Le but est de porter la capacité de stockage à 1,2 million de pneus. Déjà, 15 millions d’euros (M€) ont été injectés dans le projet afin d’améliorer la logistique du site, qui a produit 2,8 millions de pneus en 2013. Le fabricant de pneus a largement investi sur ce site, avec près de 130 M€ ces cinq dernières années. L’usine, d’une surface de 150 000 m2, emploie plus de 1 500 personnes.

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Nombre d’emplois supprimés en 2014 dans les usines de Blois (Loir-et-Cher) et de La Rochelle (CharenteMaritime) de l’équipementier automobile américain Delphi. Une décision justifiée, indique la direction française, par une « sixième année consécutive de baisse des commandes des constructeurs français et européen ».

NETAFIM FRANCE DÉMÉNAGE Netafim France, spécialisé dans les tubes en polyéthylène (PE), s’est installé dans ses nouveaux locaux, construits sur mesure à Gardanne (Bouches-du-Rhône). Au total, 7 millions d’euros (M€) ont été investis dans cette usine de 3 200 m2 couverts, dont 500 m2 de bureaux, comptant aussi 3 000 m2 d’espace de stockage à l’extérieur. Quarante-deux personnes travaillent sur ce site. En 2013, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires évalué à 20 M€.

À CHAUD LES OXODÉGRADABLES DEVANT L’ASSEMBLÉE NATIONALE SACS PLASTIQUES Présentés comme une alternative écologique,

les oxodégradables suscitent le débat. Député (PS) de la 5e circonscription des Français de l’étranger, Arnaud Leroy a un sérieux doute quant au caractère réellement biodégradable de certains sacs en plastique. Le député, qui s’interroge plus précisément sur les plastiques dits oxodégradables, a déposé une proposition de loi, enregistrée à la présidence de l’Assemblée nationale, le 8 janvier, visant à les interdire, en application du principe de précaution. « Il y a un gros débat sur la biodégradabilité de ces sacs, affirme-t-il. Je demande simplement que soit démontrée l’innocuité de la technique avant la poursuite de la mise sur le marché. »

Pas de « déstructuration moléculaire » Selon la proposition de loi, qui emploie le terme « oxofragmentable » de préférence à « oxodégradable » ou à « oxobiodégradable », ces plastiques « se

De nombreux essais sont en cours sur les oxodégradables. Ici, une installation de test pour le vieillissement accéléré.

désagrègent en fines particules de plastique, le plus souvent du polyéthylène fossile, sans jamais atteindre la déstructuration moléculaire finale qui caractérise la biodégradation ». Par opposition à une matière biodégradable, conforme à la norme NF 13432, issue ou non d’une ressource végétale, comme l’amidon de maïs ou de pomme de terre, une matière oxodégradable est obtenue par l’adjonction aux polymères issus de ressources fossiles ou végétales

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d’additifs qui entraînent un fractionnement du polymère. Ces additifs perturbent aussi le recyclage des films et les filières de compostage, indique la proposition de loi.

« Manœuvre politique » L’Association des plastiques oxobiodégradables rejette totalement ces accusations et met en avant d’autres études, dont une de 2011 assurant que 91 % du plastique finit biodégradé dans le sol après vingt-quatre mois, et dénonce « une manœuvre politique et industrielle ». Philippe Michon, qui représente en France la société britannique Symphony Environmental, l’un des principaux fabricants de ces additifs dans le monde, estime que ces plastiques représentent environ 10 % du marché, en France, sous forme de sacs ou de films agricoles. « Leur intérêt est qu’ils ont un faible surcoût par rapport à un sac plastique traditionnel, 10 % à peu près, et le but du jeu est qu’on limite l’influence du plastique abandonné sur l’environnement », affirme-t-il. Alors que l’Union européenne et différents pays dans le monde veulent interdire les sacs en plastique, la biodégradabilité est parfois présentée comme une alternative aux sacs traditionnels. Henri Saporta

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CNEP

L’ACTUALITÉ


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FAURECIA CONFIRME SON ENGAGEMENT DANS LE BIOSOURCÉ BIORESSOURCES Après le Nafilean, désormais produit dans l’Oise, la société va lancer le Biomat, un matériau biosourcé à 100 %. L’équipementier français Faurecia a annoncé, lors du salon américain de l’automobile de Détroit (Michigan), qui s’est tenu du 18 au 26 janvier, qu’il envisageait d’accroître sa commercialisation de Nafilean, un polypropylène (PP) chargé avec des fibres de chanvre. L’équipementier, qui codéveloppe cette matière, ne se chargera pas directement de la vente de ces matériaux. La production et la commercialisation se feront par l’entité Automotive Performance Material (APM), coentreprise en cours de formation détenue par Faurecia et ses principaux partenaires sur ce projet, dont AFT Plasturgie, fournisseur de compounds chargés en fibres naturelles.

Depuis 2006, Faurecia travaille en collaboration avec Mitsubishi Chemicals sur un autre matériau biosourcé, le Biomat. Contrairement au Nafilean, qui n’est biosourcé qu’à 80 %, le Biomat sera entièrement issu

du végétal, notamment en intégrant du polybutylène succinate, issu de la canne à sucre. Ce matériau devrait être sur le marché en 2015, affirme Faurecia. Alexandre Couto

Sur le marché en 2015 La société a ouvert, à la fin 2013, une unité de compoundage pour à ce matériau breveté à Méru (Oise). Le site possède une capacité industrielle de petite dimension, mais capable de fournir le marché européen. Le Nafilean a été développé par des universitaire et des coopératives agricoles réunis au sein de la coentreprise.

Faurecia

Le biocomposite Nafilean a été codéveloppé au sein d’Automotive Performances Material (APM).

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240 En millions de dollars (175 M€), somme injectée par Arkema pour acquérir 55 % de Sunke, coentreprise avec Jurong Chemical, filiale du Chinois Sunvic Chemical, cinquième producteur mondial d’acide acrylique.

15


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L’ACTUALITÉ

24,3

LA REPRISE DE KEM ONE CONFIRMÉE VINYLIQUES Le plan de reprise d’Alain de Krassny, patron de Donau

Chemie, associé au fonds américain Open Gate, a été retenu.

En millions d’euros, budget du projet Thermoplastic Affordable Primary Aircraft Structure Innovation Program (Tapas) dont le but est de développer des composites thermoplastiques et leurs applications dans l’aéronautique, afin de réduire le poids des matériaux dans les avions.

Kem One

16

À CHAUD

ECSA SE RESTRUCTURE

La société Kem One, qui compte, 1 300 salariés, va bénéficier de 405 millions d’euros d’investissements.

Le sous-traitant Ecsa, filiale de Faurecia, a annoncé un plan de restructuration touchant 52 salariés sur 220 à Crévin (Illeet-Vilaine), site qui assure le montage de sièges pour les modèles C5 de Citroën et 508 de Peugeot, produits par l’usine de La Janais, à Rennes, ellemême éprouvée par un plan social touchant 1 400 emplois sur 4 200.

Les salariés de Kem One peuvent souffler. Le 20 décembre 2013, le tribunal de commerce de Lyon a retenu le plan de reprise par Alain de Krassny (patron de Donau Chemie) et Open Gate Capital, qui ont investi chacun 5 millions d’euros (M€). L’entreprise détiendra les activités amont réunies au sein de Kem One SAS, mais

aussi la partie Kem One Innovative Vinyls du controversé Gary Klesch, qui s’est engagé à la céder pour 1 € symbolique. Un audit préalable est attendu avant la reprise.

Plusieurs aides de l’État Selon nos confrères de L’Usine Nouvelle, Open Gate s’est engagé à s’approvisionner à

60 % auprès de Kem One pour les sociétés Profialis et Benvic, dont les rachats sont en cours auprès de Solvay, ce qui garantira un volume de production. Autre engagement de taille : l’État va accorder un prêt de 33 M€ sur sept ans, le versement d’une subvention d’investissement de 15 M€ et une avance remboursable de 80 M€ pour financer les investissements réalisés sur le site. Au total, 405 M€ vont être investis, dont 200 M€ pour la rénovation de la salle d’électrolyse du site de Lavera, à Martigues (Bouches-du-Rhône). Sur les 1 300 salariés de Kem One SAS, une centaine de postes vont être supprimés, dont 48 employés reclassés chez Arkema. Claire Pham


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ALBÉA INAUGURE UNE USINE DANS LA MARNE

25,23

EMBALLAGES Une unité de 22000 m2 a été

inaugurée à Sainte-Ménehould afin d’augmenter la production de tubes et de bouchons. Le spécialiste mondial des emballages de cosmétiques Albéa, a inauguré, le 13 décembre, une usine à Sainte-Ménehould, dans la Marne. C’est la dixième unité de production française du groupe. D’une superficie de 22 000 m2, elle est issue du regroupement de deux sites voisins. Elle doit « servir la stratégie de développement dans le monde » affirme Laurent Vuillemin, président d’Albéa tubes France. Afin de transférer les lignes de production existantes, d’acheter huit presses à injecter (ce qui porte à quarante le nombre de machines) et de mettre en route une nouvelle ligne de production, 20 millions d’euros ont été dépensés. Le but : accroître de 100 millions d’unités par an la fabrication de tubes en polyéthylène (PE), pour atteindre une production annuelle d’environ 1 milliard de tubes, et autant de bouchons en polypropylène (PP).

L’objectif d’Albéa est d’augmenter de 100 millions d’unités par an la production de tubes en plastique.

Un laboratoire intégré Le site, qui compte 600 salariés, est divisé en quatre activités : les bouchons, les tubes laminés, les tubes plastiques de petit diamètre et les tubes plastiques premium pour le luxe. Un laboratoire de recherche-développement est intégré, afin de tester des décorations et des teintes avant l’impression. En 2013, le groupe a investi 1,5 milliard d’euros (près de 9 % du chiffre d’affaires) dans de nombreux projets, dont la construction d’une usine en Indonésie et le rachat d’un concurrent allemand. L’activité tubes pèse 38 % des ventes. Claire Pham www.plastiques-caoutchoucs.com

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Albéa

En milliards de riyals (environ 4,97 Mrds €), bénéfice net réalisé en 2013 par le géant saoudien Sabic, en hausse de 1,8% par rapport à 2012. Le chiffre d’affaires n’a pas encore été divulgué.


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900 18

En kilotonnes, future production annuelle de polypropylène (PP) de Vung Ro Petroleum, dont l’usine sera basée à Hoa Tam, au Vietnam. Un projet évalué à 4 milliards de dollars (2,95 milliards d’euros).

PLASTIC OMNIUM SE RENFORCE EN CHINE Plastic Omnium a inauguré à Anting, près de Shanghai, un centre de développement pour équipements de carrosserie qui rassemble 300 ingénieurs et techniciens – il pourra en accueillir jusqu’à 450 en 2016. Le plasturgiste dispose de 18 usines en Chine, dont 13 avec le Chinois Yanfeng-SAIC. L’ensemble génère un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros.

À CHAUD CADDIE REMPLACE LE MÉTAL PAR DU PLASTIQUE DISTRIBUTION La société alsacienne relance sa production

en misant sur des produits pratiques et faciles d’entretien. Depuis la fin novembre, le célèbre fabricant alsacien Caddie livre ses premiers chariots fabriqués, non plus en métal, mais principalement en plastique, baptisés Caddie & Motion. Reprise en mai 2012 par le groupe industriel Altia, l’entreprise compte reprendre des parts de marchés à son concurrent allemand Wamzl, premier à avoir lancé ce type de produit. Plus d’un an de recherche-développement a été nécessaire aux designers de la marque pour trouver le matériau adéquat, le Caddiroc.

Un gain de près de 10 kg Ainsi, 15 millions d’euros ont été investis sur le site de Drusen-

Caddie

L’ACTUALITÉ

Allégé de près de 10 kg par rapport à sa version en métal, le chariot Caddie & Motion est aussi plus hygiénique.

heim, dans le Bas-Rhin, consacré à la production du chariot. Désormais allégé de près de 10 kg (21 kg contre 30 kg dans sa version en fer), il est aussi plus hygiénique pour les utilisateurs, et plus facile d’entretien pour le magasin. Sans oublier une plus grande maniabilité, grâce à des

roulettes et des poignées moulées sur les faces avant et latérales, développées par le plasturgiste TMP Convert, situé à Simandre-sur-Suran, dans l’Ain. Caddie espère vendre jusqu’à 50 000 unités de son Caddie & Motion. Claire Pham

L’EUROPE RÉDUIT LA NORME ACCEPTABLE DE BISPHÉNOL A L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa, European Food Safety Authority) a rendu un avis public, le 17 janvier, sur le bisphénol A (BPA), une molécule qui entre dans la composition de nombreux plastiques et résines, notamment le polycarbonate (PC) utilisé pour fabriquer des contenants alimentaires. Désormais, l’agence divise par dix la dose journalière tolérable (DJT), qui doit être de 0,05 milligramme par kilogramme de poids corporel (mg/kg/jour) pour cette substance. Pour ce faire, l’Efsa s’est fondée sur plus de « 450 études portant sur les dangers potentiels pour la santé associés au BPA » qui démontrent les « effets indésirables probables sur le foie et les reins ainsi que des effets sur la glande mammaire, liés à l’exposition à cette substance chimique ».

Janvier-Février 2014 N°909

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12-19-à chaud-M2_Mise en page 1 29/01/14 15:40 Page19

INTER CAOUTCHOUC CHANGE DE MAIN

LA PROFESSION ANTICIPE UNE HAUSSE DES PRIX MATIÈRES Après les hausses observées en décembre, la Fédération réactive le comité de suivi avec les producteurs et le gouvernement.

Des problèmes de qualité Après un quatrième trimestre 2013 au cours duquel les prix des commodités étaient en baisse, les cours des monomères d’éthylène et de propylène ont été annoncés en hausse de 30 € par tonne entre novembre et décembre. Ces

PolyOne

La Fédération de la plasturgie et des composites a annoncé avoir réactivé le comité de suivi de la relation avec les producteurs, après avoir pris connaissance des premiers résultats de l’enquête du baromètre des matières plastiques du mois de décembre, montrant une hausse anticipée en 2014 des prix des polymères. hausses pourraient être répercutées sur le prix des matières, avec des augmentations de 10 à 30 € la tonne, indique la Fédération. Par ailleurs, certains plasturgistes pointent une baisse de qualité des matières livrées, et un manque d’information sur les cas de force majeure,

suscep tibles d’interrompre l’approvisionnement. Dans ce contexte, une première réunion du comité de suivi, dans le cadre du comité stratégique de la filière chimie matériaux, est prévue le 11 février, sous l’égide du ministère du Redressement productif. Alexandre Couto

Le groupe Inter caoutchouc, qui comprend les sociétés SudOuest caoutchouc, située à Bordeaux (Gironde) et Inter caoutchouc, à Toulouse (HauteGaronne), vient d’être racheté par Eynard Robin, spécialiste des solutions d’étanchéité. Situé à Saint-Fons (Rhône), le groupe Eynard Robin emploie 135 salariés et réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 35 millions d’euros. Inter caoutchouc, qui a été repris il y a cinq ans sous la forme d’acquisition par emprunt (LBO, leveraged buy-out) par son actuel directeur, Jean-Michel Martineau, emploie 60 salariés sur ses deux sites de production, de 1600 m2 chacun. Le groupe est spécialisé dans la distribution de produits finis et semi-finis en caoutchouc, dans la transformation des caoutchoucs industriels et dans la fabrication de calages en mousses.

19


20-21-Stratégie-m2_stratégie 29/01/14 15:45 Page20

L’ACTUALITÉ

STRATÉGIE

20

DR

UNE ANNÉE 2013 EN DEMI-TEINTE EXTRUSION

Conjoncture économique en berne, investissements ralentis ou différés, tassement de la demande… Les fabricants de machines d’extrusion ne sont pas épargnés. À moins de s’être spécialisés sur des créneaux porteurs, ou de traverser les frontières.

1

En million d’euros, prix moyen d’une ligne d’extrusion tubes toute équipée.

O

n le sait, 2013 n’a pas été un excellent cru pour l’industrie française. « L’année a été marquée par une baisse des investissements, sauf pour l’extrusion compound, résume Olivier Crave, gérant d’OC Team, distributeur en France des extrudeuses Krauss Maffei Berstorff. Beaucoup de nos clients, notamment des fabricants de fenêtres en polychlorure de vinyle (PVC), ont dû diminuer leur capacité de production de 40 à 60 %. Certains de nos concurrents ont même enregistré des annulations de commande au dernier moment. Le marché reste stable et bas, même s’il se porte un peu mieux sur des segments comme le médical et les cosmétiques. » En Europe, le bilan est assez semblable, « même si des pays comme

20000 Janvier-Février 2014 N°909

l’Allemagne, la Belgique ou les PaysBas ont sans doute moins souffert », précise Olivier Crave. Explication : « Le marché français est très mature et touché, entre autre, par un secteur de la construction en berne. »

Innovation progressive et continue À l’inverse, les fabricants de machines d’extrusion confirment leur forte progression dans des pays comme la Chine, le Brésil, la Russie ou encore la Turquie, où les projets d’ouverture de lignes d’extrusion sont inévitablement plus fréquents qu’en Europe. Krauss Maffei Berstorff a ainsi battu son record de ventes de machines d’extrusion dans le monde, en 2013. Sur des marchés aux volumes plus res-

En euros, tarif en entrée de gamme d’une extrudeuse. Un chiffre qui peut monter jusqu’aux alentours de 500 000 €.

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20-21-Stratégie-m2_stratégie 29/01/14 15:45 Page21

Innovations progressives Au-delà, les constructeurs veillent à perfectionner leurs machines pour accroître les cadences, les débits, etc. « Ils améliorent en continu les profils de vis, ainsi que la partie thermorégulation », constate Jean-Pierre Amineau. Et même si le secteur de l’extrusion se montre plus progressif dans ses innovations que ne peut l’être le segment des presses à injecter avec le passage à l’électrique, il contribue au développement de nouveaux produits finis. Par exemple, la société THE Maschine Yvonnand a mis au point un système de goutte-à-goutte à insérer dans des tuyaux en polyéthylènes (PE), de manière à éviter jusqu’à 25 % de déperdition d’eau par évaporation. « C’est un marché qui reste assez restreint en France, mais avec des machines allant à 200 m par minute avec caméra de repérage des goutte-à-goutte et perçage laser à la volée, commente Olivier Crave. Nous avons aussi travaillé

2,2

sur le PE réticulé (PEX) de type A, qui peut aisément se substituer aux autres types de PEX, avec des degrés de réticulation différents. Il est plus facile à manier, nécessite moins de reprise et s’avère aussi moins coûteux. »

Les yeux tournés vers le marché de la construction La technologie de la coextrusion contribue aussi à muscler le secteur, en anoblissant notamment le profilé. « Le défi consiste à obtenir les plus belles couches avec un minimum de matière vierge et une matière la plus technique possible, ou un apport de mousse polyuréthane (PUR) autour de tuyaux en PE haute densité (PEhd) ou PEX, ellemême recouverte d'un tube PEhd coextrudé », avance Olivier Crave. Des avances technologiques que les acteurs tentent de conforter au jour le jour pour distancer la concurrence. « Notre industrie est sans doute moins affectée par la concurrence chinoise, dans la mesure où aucun client n’achète une ligne d’extrusion sur catalogue, constate JeanPierre Amineau. Cette acquisition nécessite des essais sur plusieurs tonnes de matières, voire des développements spécifiques. C’est moins vrai pour les monovis, qui peuvent presque s’apparenter à des produits catalogues. » De manière générale, le

En millions d’euros, coût minimal d’une ligne d’extrusion de plaques. Le prix se situe, en général, entre 2,2 et 2,5 millions d’euros.

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recyclage, le bois composite ou le développement des biomatériaux figurent parmi les créneaux qui devraient confirmer leur élan dans les années à venir. En 2014, « le tube pourrait lui aussi faire l’objet de quelques projets car beaucoup d’entreprises n’ayant pas récemment investi vont se retrouver dans l’obligation d’acquérir de nouveaux outils de production », anticipe Olivier Crave. A contrario, la fabrication de profilés devrait rester au ralenti tant que le marché de la construction ne retrouve pas un semblant de souffle. « Pour redynamiser la fabrication de profilés et de tubes, il faudrait, entre autre, accélérer le droit à la construction, rappelle Olivier Crave. Certains acteurs ont choisi d’investir dans le bois pour s’assurer des débouchés, même s’ils sont relativement assez limités. » Bien sûr, des développements majeurs sont attendus dans les pays émergents avec la construction d’usines. « Dans le reste du monde, le développement devrait plutôt se faire vers l’est, avec la création de lignes d’extrusion dans les pays émergents, estime Sacha Kottmann. En France et en Europe, il y a de l’avenir pour les petites et moyennes entreprises sur les appels d’offres, se situant entre 20 000 et 500 000 €, voués à améliorer l’existant. » À suivre, donc. Fanny Perrin d’Arloz

21

DR

treints, « les fournisseurs d’extrudeuses bivis corotatives sont eux aussi submergés de commandes, à tel point que les délais d’approvisionnement se sont allongés », affirme Jean-Pierre Amineau, gérant de la société Amineau. En clair, le tableau est loin d’être aussi sombre, surtout que le secteur est tiré vers le haut par l’innovation. L’une des innovations majeures porte sur la réduction de la consommation énergétique des machines d’extrusion. « Nous travaillons depuis trois ans à augmenter le nombre de kilogrammes produits par kilowattheure, rapporte Sacha Kottmann, gérant de Komax. Les Allemands ont été les premiers à introduire, dans leur cahier des charges, ce critère qui peut peser lourd dans la sélection. Les Français y prêtent également une oreille attentive d’autant que le distributeur d’électricité EDF reverse une prime énergie aux fabricants et aux acquéreurs de modèles peu énergivores. »

100 000

N°909 Janvier-Février 2014

En euros, prix minimal d’une ligne complète d’extrusion profilés – qui peut aller jusqu’à 1 million d’euros.


L’ACTUALITÉ

22-27-Tableau de bord-M2_Mise en page 1 29/01/14 15:48 Page22

MACRO ÉCONOMIE

P

TAUX DE CROISSANCE

PRODUCTION INDUSTRIELLE

PRIX À LA PRODUCTION

- 0,1

+ 0,4

+ 0,5

Au troisième trimestre 2013, le produit intérieur brut (PIB) en volume baisse légèrement (- 0,1%), après un rebond au deuxième trimestre (+ 0,5 %).

Au mois d’octobre 2013, la production de l’industrie manufacturière en volume progresse légèrement sur un mois (+ 0,4 %, après - 0,5 %). En revanche, la production de l’ensemble de l’industrie baisse à nouveau de 0,3 %.

En novembre 2013, les prix de production de l’industrie pour la France progressent (+ 0,5 %, après - 0,3 %), hausse principalement due à l’électricité, les prix des produits manufacturés étant quasi stables.

22

TABLEAU DE BORD

*Chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), sauf mention contraire.

INDICATEURS FILIÈRE 1 ●

En octobre 2013, les principaux indicateurs des livraisons en plasturgie sont à la hausse. Le secteur de l’emballage retrouve son niveau d’avril, l’un des plus haut de l’année (105,9 points). Les livraisons de demi-produits s’établissent à 116,4, nettement au-dessus de la moyenne de l’année. Le bâtiment progresse de 13,4 points, mais n’atteint pas le niveau de 2012 (121, 4, contre 122,2 en 2012). Enfin l’indice des livraisons des pièces techniques atteint 105,9, son meilleur niveau de l’année.

1 ●

Indice d’évolution des livraisons (base 100, année 2000) – Source : Sessi

140 121,4 116,4

116

105,9 105,9

92

68

44

2013

20

oct. nov.

2014 déc. janv.

Selon les chefs d’entreprise interrogés en décembre 2013, le climat conjoncturel dans l’industrie s’améliore. L’indicateur synthétique progresse de 2 points et retrouve sa moyenne, pour la première fois depuis septembre 2011. Le solde sur l’activité passée progresse, nettement au-dessus de sa moyenne. Les perspectives personnelles s’améliorent, au niveau de la moyenne. Les carnets de commandes globaux et étrangers sont quasi stables, toujours jugés peu étoffés. Les perspectives générales s’améliorent, à un niveau proche de la moyenne. Enfin, les stocks de produits finis diminuent à un niveau désormais jugé inférieur à la normale.

CHIFFRE D’AFFAIRES DANS L’INDUSTRIE ET LA CONSTRUCTION

+ 0,2 % En octobre 2013, le chiffre d’affaires des entreprises de l’industrie manufacturière est en hausse de 0,2 % après un recul de - 1,6 % en septembre. Il augmente plus nettement à l’exportation (+ 1,3 %). Sur l’ensemble de l’industrie, le chiffre d’affaires est stable.

2 ● (

mai

juin

Emballages

Demi-produits

Bâtiment

2 ●

fév. mars avril

juil

août sept

oct.

Pièces techniques

Enquête de conjoncture

solde d’opinion en pourcentage, corrigé des variations saisonnières)

20

Décembre 2013

12 10

9 5

0

Le solde d’opinion est l’écart entre les opinions positives et négatives. Un solde supérieur à 0 indique que les avis favorables l’emportent sur les avis défavorables. Pour réaliser son enquête, l’Insee utilise une méthode de sondage stratifiée. 1 - Production passée 2 - Stocks 3 - Carnets et demande globale

-10

4 - Carnets et demande étrangère 5 - Perspectives personnelles de production -20

-20 -22

-30

Janvier-Février 2014 N°909

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22-27-Tableau de bord-M2_Mise en page 1 29/01/14 15:48 Page23

CRÉATIONS D’ENTREPRISES

TAUX DE CHÔMAGE

COMMERCE EXTÉRIEUR

- 0,1

10,9

- 4,697

En novembre 2013, le nombre de créations d’entreprises, en données corrigées, est quasi stable (- 0,1 %). La hausse hors autoentrepreneurs (+ 1,1 %) compense la baisse des autoentrepreneurs (- 1,2 %).

Au troisième trimestre 2013, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT), s’élève à 10,9 % de la population active en France (10,5 % en Métropole), en hausse de 0,1 point par rapport au deuxième trimestre.

En octobre 2013, les importations refluent en raison d’une baisse des approvisionnements en hydrocarbures. Les exportations diminuent, mais dans une moindre proportion. Le déficit se réduit de près de 1 milliard d’euros, à 4,697 Mrds €.

DONNEURS D’ORDRE En décembre 2013, 1 les immatriculations de voitures particulières neuves augmentent de 5,7 % par rapport à novembre, en données corrigées des variations saisonnières (156 415 véhicules, contre 148 047 en novembre 2013). Sur l’ensemble de l’année 2013, les immatriculations s’élèvent à 1756951, en retrait de 5,4 % par rapport à 2012. Selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), 175 336 véhicules ont été immatriculés en décembre 2013.

●

C’EST ARRIVÉ LE... Immatriculations de voitures neuves (en milliers, données corrigées des variations saisonnières)

170

154

16 janvier

146

138

130

2012

2013

oct. nov. déc. janv. fév. mars avril juin juil. août sept. oct. nov. déc.

2 ●

Commerce de détail

Indice du chiffre d’affaires dans le commerce de détail (base 100, année 2000) 120

114

102

96

90

2012

2013

oct. nov. déc. janv. fév. mars avril mai juin juil. août sept. oct. Commerce de détail, à l'exception des automobiles et des motocycles Commerce et réparation d'automobiles et de motocycles Co

Construction –

60 000

Autorisés

Le nombre de logements autorisés baisse de 4,6 % sur les trois derniers mois par rapport aux trois mois 3 précédents. Celui des logements mis en chantier baisse de 5,1 % sur les trois derniers mois.

Nombre de logements neufs

Source : ministère de l’Équipement

3

●

47 500

●

35 000

Commencés

La confiance dans l’économie s’est améliorée pour le huitième mois consécutif en décembre 2013 dans la zone euro, estime la Commission européenne.

7 janvier Le Fond monétaire international (FMI) annonce réviser à la hausse sa prévision de croissance mondiale.

2 janvier

22 500

* 2012 2013 10 000 oct. nov. déc. janv. fév. mars avril mai juin juil. août sept. août oct. nov.

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Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, réclame au patronat la création de deux millions d’emplois en cinq ans. L’objectif est d’arriver à un taux de chômage de 7%, identique à celui de l’Allemagne.

9 janvier

108

3 ●

20 janvier PSA confirme un projet de renflouement par le chinois Dongfeng et l'État, pour 3 milliards d’euros.

162

● 2 ●

En octobre 2013, le volume des ventes diminue par rapport à septembre dans le commerce et réparation d’automobiles et de motocycles (- 1,2 %). Il est stable dans le commerce de détail hors automobiles et motocycles et les services aux ménages. Il pourrait augmenter sur le mois de novembre 2013, selon les premières estimations.

Automobile

1 ●

N°909 Janvier-Février 2014

Airbus Group (ex-EADS) a annoncé qu’il allait adopter le statut de société européenne en 2015.

23


En décembre 2013, le cours du brent repart à la hausse, à 110,78 $ le baril.

01-2-12 01-2-11 01-2-13

Q0 Q6 Q4

PET Bouteilles collecte azurées

Novembre 2013 -30 -30 -10

01-2-15

Q5

PET Bouteilles collecte toutes couleurs mêlées

-10

-20

PEhd Flaconnage PEhd à laver

0

0

Codification Correspondance Valorplast

Matière PET Bouteilles collecte naturel PET Bouteilles collecte couleur

02-2-21

Décembre 2013 -40 -40 -20

Prix des matières en Europe de l’Ouest – Elipso (prix France)

Prix

(en €/tonne en janv. 2 013)

(en €/tonne en nov. 2013)

Prix

Variation sur un an

1 980 1 419 1 454 921 1 575 1 512 1 507 1 482 1 436 1 416

1827 1417 1470 932 1328 1490 1430 1465 1465 1365

-7,73 % -0,14 % 1,10 % 1,19 % -15,68 % -1,46 % -5,11 % -1,15 % 2,02 % -3,60 %

PS PP homo-injection PP copolymère PVC PET PEbd PEhd soufflage PEhd injection PEbd linéaire PEhd film

Cours du caoutchouc naturel (en centimes d’euros par kg) Source: Syndicat national du caoutchouc et des polymères (SNCP), d’après Resinex 500

416

332

248

194,07

164

Décembre

Octobre

Novembre

Août

Septembre

Juillet

Mai

Avril

Mars

Février

Janvier

Décembre

Octobre

2013 Novembre

Août

Juin

Septembre

2012

Juin

80 Juillet

Cours du baril de Brent (en dollars) Source : Direction des ressources énergétiques et minérales (Direm) 150

130

110

110,76

90

Janvier-Février 2014 N°909

Décembre

Octobre

Novembre

Septembre

Juillet Août

Mai

Avril

Mars

Février

Janvier

Décembre

Novembre

2013 Septembre Octobre

Juillet Août

Mai

Juin

Mars Avril

2012

Juin

70 2011 Février

PLASTIQUES – Variations des prix d’achat constatées en euros/tonne par rapport à octobre 2013 - Source : Federec Novembre Décembre Codification Matière 2013 2013 Polyéthylène 04-1 Chutes neuves HD injection/extrusion 0 0 04-1-40 Films neufs couleurs BD -10 0 04-1-41 Films neufs naturels BD 0 0 04-2-40 Films rétractables et étirables mêlés à laver -20 0 04-2-41 Housses couleurs épaisses à laver -10 0 04-2-42 Housses naturelles épaisses à laver 0 0 04-2-43 Films étirables naturels à laver 0 0 04-2-44 Films agricoles à laver -20 0 04-2-49 Housses et films issus du tri DIB -20 0 Polypropylène 05-1-50 Films naturels 0 0 05-1-51 Films couleurs et imprimés -10 0 05-1-52 Chutes PP rigides naturels 0 0 05-1-53 Chutes PP rigides couleurs -10 0 05-1-54 PP/PE blanc 0 0 05-1-55 PP/PE couleur -10 0 05-2-56 PP tissé et non tissé -10 0 05-2-51 PP rigides en fin de vie -10 0 Polystyrène 06-1-60 PS extrusion naturel et blanc 0 0 06-1-61 PS extrusion couleur -20 0 06-1-62 PS injection naturel et blanc 0 0 06-1-63 PS injection couleur -20 0 06-2-60 PSE 0 0 06-2-61 PS injection et extrusion couleur -20 0 06-2-60 PSA Alu 0 0 ABS 08-1-80 ABS blanc 0 0 08-1-81 ABS couleur 0 0 08-1-82 ABS / PC chutes neuves 0 0 08-2-80 ABS / PC (DEEE) -20 0 PVC 03-1-30-1 PVC souple naturel 0 0 03-1-30-2 PVC souple couleur 0 0 03-1-30 PVC issu de BTP 0 -10 03-1-32 PVC de thermoformage et calandrage couleur -10 -10 03 – 1-33-1 PVC de thermoformage et calandrage cristal -10 0 03-1-33-2 PVC - PE 0 -20 03-1-34-1 PVC profilés couleur avec joint 0 -10 03-1-34-2 PVC profilés couleur sans joint 0 -10 03-1-35-1 PVC profilés blanc avec joint 0 -20 03-2-35-2 PVC profilés blanc sans joint 0 -20 PET 01-1-10 PET thermo Cristal (ancien 01-1-100) -20 -30 01-1-16 A-PET thermo couleur -20 -30 01-1-17-1 A-PET préformé cristal -20 -15 01-1-17-2 A-PET préformé azuré -20 -15 01-1-17-3 PET préforme couleur transparente -20 -15 01-1-17-4 À PET préforme couleur opaque -20 -15 01-1-17-5 A PET préforme multicouches -20 -15 01-1-18 PETG naturel -20 0 01-1-19 PETG bleuté, couleur -200 0 Plastiques techniques 01-9-90 PC 0 0 01-9-91 PMMA 0 0 01-9-92 PA 0 0 01-9-93 POM -100 0

Janvier

24

MERCURIALES DES PRIX

Décembre

L’ACTUALITÉ

22-27-Tableau de bord-M2_Mise en page 1 29/01/14 15:48 Page24

www.plastiques-caoutchoucs.com


22-27-Tableau de bord-M2_Mise en page 1 29/01/14 15:48 Page25


L’ACTUALITÉ

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COMMERCE EXTÉRIEUR

Le prix moyen des matières est obtenu à partir des ventes en volumes et en valeurs, à l’exportation et à l’importation en octobre 2013 (source : direction générale des Douanes).

Prix des matières Prix

Tendance

PEbdl

1404

PEbd

1355

PEhd

1299

PP

1302

PP copolymères

1459

PSE

1590

PS

1594

SAN

2786

ABS

1990

PVC non mélangé

893

PVC-P (mélangé et plastifié)

1946

PVC-U (mélangé, non plastifié)

1255

PVDC

3096

➚ ➘ ➘ ➘ ➘ ➘ ➘ ➚ ➚ ➘ ➚ ➘ ➚ ➚ ➘ ➚ ➘ ➚ ➘ ➘ ➘ ➚ ➚

Matières

26

Prix des matières

(en € par tonne)

PTFE

16041

PVDF

11553

PVAC

1577

PMMA

2125

POM

2445

Époxydes

3695

PC

2577

PET

1108

UP (polyester insaturé)

2135

PA (-6 -11 -12 -6,6 -6,9 -6,10 -6,12)

3396

Prix

Tendance

PA (autres)

3695

Résines phénoliques

2076

PUR

3855

➚ ➚ ➚ ➚ ➚ ➚ ➚ ➘ ➚ ➘ ➘ ➘ ➚ ➘ ➚ ➚ ➘ ➘ ➚ ➘ ➘ ➘

Matières

(en € par tonne)

Résines mélaminiques

813

Silicones

5708

CA-U (acétate de cellulose)

5235

Déchets PE

446

Déchets styréniques

403

Déchets PVC

375

Déchets PP

535

SBR et XSBR (latex)

934

E-SBR

1746

SBS

1868

S-SBR (en balles)

1981

BR

1870

CIIR (plaques)

3300

NBR (plaques)

3070

SBR et XSBR (plaques)

1610

CR (latex)

3095

CR (plaques)

3818

EPDM

2486

EVA

1655

Glossaire des plastiques et des caoutchoucs ASA : acrylonitrile styrène acrylate ABS: acrylonitrile-butadiène-styrène BOPP : PP bi-orienté BR : caoutchouc butadiène CPVC : PVC chloré CR : polychloroprène EPDM : monomère éthylène-propylène-diène E-SBR : caoutchouc butadiène styrène émulsion EVA : copolymère éthylène-acétate de vinyle EVM : monomère d’éthylène-acétate de vinyle HNBR : NBR hydrogéné LCP : polymères à cristaux liquides LSR : élastomère à silicone liquide MDI: di-isocyanate de diphénylméthane NBR : caoutchouc nitrile PA : polyamide PAI : polyamide-imide PAN : polyacrylonitrile PBT : polybutylène téréphtalate PC : polycarbonate PCT: polychloroterphényle PE : polyéthylène PEEK : polyétheréthercétone

PEhd : PE haute densité PEI : polyétherimide PEbd : PE basse densité PEbdl : PE basse densité linéaire PES : polyéthersulfone PET : polyéthylène téréphtalate PETG : PET modifié glycol PEuhpm : PE à ultra-haut poids moléculaire PI : polyimide PLA : acide polylactique POM : polyoxyméthylène, polyacétal PMMA : polyméthacrylate de méthyle PP : polypropylène PPA : polyphtalamide PPO : polyphénylène oxyde PPS : polysulfure de phénylène PPSU : polyphénylènesulfone PS : polystyrène PSE : PS expansé PSU : polysulfone PTFE : polytétrafluoroéthylène PUR : polyuréthane PVA: acétate de polyvinyle

Janvier-Février 2014 N°909

PVAC : polyacétate de vinyle PVB : polybutyral de vinyle PVC : polychlorure de vinyle PVC-P : polychlorure de vinyle plastifié PVC-U : polychlorure de vinyle non plastifié PVDC : polychlorure de vinylidène PVDF : polyfluorure de vinylidène PVOH: alcool de polyvinyle SAN : styrène-acrylonitrile SB: copolymère styrène-butadiène SBC : copolymère bloc styrène-butadiène SBR : caoutchouc butadiène styrène SBS : styrène butadiène styrène S-SBR : caoutchouc butadiène styrène en solution TDI : diisocyanate de toluène TPE : élastomère thermoplastique TPE-O : mélange caoutchouc et TPE TPO : TPE oléfinique TPS : TPE styrénique TPU : TPE de PUR TPV : TPE vulcanisé

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Commerce extérieur de presses à injecter (en milliers d’euros) 8000

Ex xportations Exportations

Importations Im mportations

6400

4800

27 3200

1600

0

2012 sept. sept oct. oct nov. nov déc. déc janv. janv

fév fév. mars avril

2013 mai juin

Commerce extérieur de machines de transformation Machines Machines à mouler par injection

juil. juil

août

sept. sept oct. oct

(en milliers d’euros)

2012

Douze derniers mois

Tendance

Exportations

35130

37647

➚

Importations

56760

59440

➘

Exportations

31942

23100

➘

Importations

32435

39780

➚

Exportations

131632

170823

➚

Importations

15061

14332

➘

Exportations

2658

3372

➚

Importations

12748

12101

➘

Exportations

189993

178672

➘

Importations

208848

221198

➚

Extrudeuses

Machines à mouler par soufflage Machines à thermoformer Moules pour plasturgie et caoutchoucs

Zones d’importation des presses à injecter

Zones d’exportation des presses à injecter Royaume-Uni 6% Mexique Côte d'Ivoire 6% 5% Roumanie 6%

Autres 46 % Belgique 2%

Espagne 7%

Portugal 3% Italie 4% Autriche Japon 5% 4%

Autres 48 %

Allemagne 23 % Suisse 13 %

www.plastiques-caoutchoucs.com

N°909 Janvier-Février 2014

États-Unis 11 %

Allemagne 11 %


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LE MAGAZINE LEADER DE LA FILIÈRE DE LA PLASTURGIE ET DU CAOUTCHOUC

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GRAND ANGLE 29

Top Clean Packaging

MÉDICAL, LE DESIGN S’EN MÊLE p. 30 CONJONCTURE

UN MARCHÉ FRANÇAIS BIEN ORIENTÉ

p. 32 ERGONOMIE

AMÉLIORER LA PRISE EN MAIN DR

p. 34 SÉCURITÉ

LA RÉGLEMENTATION, VECTEUR D’INNOVATION

p. 35 DÉCORATION

LE MÉDICAL FAIT PEAU NEUVE www.plastiques-caoutchoucs.com

N°909 Janvier-Février 2014

p. 37 LE POINT DE VUE DE...

Berit Stange, responsable mondial du marché médical à l’unité polycarbonate chez Bayer Material Science


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GRAND ANGLE 30

Clariant

UN MARCHÉ FRANÇAIS BIEN ORIENTÉ CONJONCTURE Le marché

français des dispositifs médicaux non implantables présente une croissance soutenue, appuyée par le vieillissement de la population et par l’amélioration des traitements médicaux. Néanmoins, l’innovation y est en retrait par rapport à d’autres pays.

E

n 2012, l’industrie des dispositifs médicaux (DM) totalisait, en France, 1 079 fabricants, parmi lesquels 94 % de petites et moyennes entreprises (moins de 250 salariés), dont 45 % de très petites entreprises (moins de 20 salariés), et environ 65 000 emplois, selon les données fournies par le Pôle interministériel de prospective et d’anticipation des mutations économiques (Pipame). En détail, le secteur comprend un grand groupe d’origine française, Air liquide santé (plus de 5000 salariés) et seize entreprises de taille intermédiaire (ETI) d’origine française consacrées à plus de 50 % aux DM. Parmi les 1079 entreprises recensées, 820 fabricants offrent une activité de recherche-développement et/ou de production, et 259 fabricants ont uniquement une activité de commercialisation en France. Ces fabricants sont à 90 % des filiales de groupes étrangers, et à 10 % des fabricants français sous-traitant leur R&D et leur production1.

C’est donc une filière vaste et hétéroclite, située au croisement de la santé et de la technologie. Du simple pansement à la prothèse implantable de cœur artificiel, développée par la société française Carmat, et transformé en succès mondial le 18 décembre 2013, le DM présente une pluralité de produits – jusqu’à 2 millions, selon le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) sur l’évolution et maîtrise de la dépense des DM –, et implique une aussi grande diversité de disciplines scientifiques.

Une croissance annuelle de 5 % Il est alors très difficile d’avoir des chiffres qui ne concernent que les DM non implantables. Selon Eucomed, l’organisation qui représente l’industrie des DM en Europe, le marché mondial du DM était évalué, en 2010, à 206 milliards d’euros (Mrds €), soit un peu moins de la moitié du marché du médicament. Un marché dominé (1) Source : Analyse développement et conseil, 2012.

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Grande diversité de produits, nombreux secteurs d’activité « Avec ce qu’elle implique de compétences croisées et de collaborations intermétiers, cette pluridisciplinarité constitue un terreau extrêmement fertile pour l’innovation, souligne Vincent Chiriqui, directeur général du Centre d’analyse stratégique (CAS). De fait, l’industrie du DM apparaît aujourd’hui comme un secteur très dynamique [...] qui bénéficie d’un marché tiré à la fois par le vieillissement de la population, qui suppose des besoins médicaux toujours plus importants, et par la complexité croissante des traitements, qui vont bien au-delà de la seule pharmacologie. » Un avis partagé notamment Fabrice Romano, directeur général et cofondateur de la jeune pousse située à Rillieux-la-Pape (Rhône), Eye Tech Care, qui a breveté un traitement non invasif du glaucome par ultrasons à effet thermique. L’entreprise, créée il y a cinq ans, vient d’ailleurs de procéder à sa troisième levée de fonds d’un montant de 10 millions d’euros auprès des actionnaires historiques, témoignage de sa bonne dynamique. www.plastiques-caoutchoucs.com

Eye Tech Care a breveté un traitement non invasif du glaucome, baptisé Eye OP1. Le dispositif médical à usage unique est composé d’une sonde et d’un cône de positionnement, le tout formé et stérilisé sous blister. Eye Tech Care

par des entreprises américaines, allemandes, suisses, japonaises et britanniques. Le marché européen (100 Mrds €) pèse 30 % du marché mondial, et connaît une hausse annuelle de 5 %. Quant au marché français, il est estimé à 20 Mrds € – 21,3 Mrds € en 2013, selon la Direction générale de la compétitivité de l’industrie et des services. La France se situe derrière le trio de tête composé des États-Unis, de l’Allemagne et du Japon. Autre chiffre donné par le Syndicat national de l’industrie des technologies médicales (Snitem), en 2011, le chiffre d’affaires relevant de son périmètre (les « DM à usage unique », qu’ils soient implantables, non implantables ou consommables) est évalué à 11 Mrds €. Cependant, comme l’a souligné Fleur Pellerin, ministre déléguée auprès du ministre du Redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique dans son discours introductif lors du colloque Innovation et dispositfis médicaux du 25 octobre 2013, la France présente une balance commerciale négative de 1 Mrd €. C’est donc un « secteur structurellement déficitaire [...] où aucune très grande entreprise française n’est présente, si l’on excepte Air liquide, pour laquelle les DM ne constituent pas une activité cœur de métier », ajoute Stéphane Régnault, président du Snitem.

Pierre Brun, PDG de l’entreprise Velfor, spécialisée dans les solutions pour le packaging, observe aussi que le secteur médical européen croît d’année en année, en dépit de la tendance aux réductions budgétaires dans les systèmes de soins de santé. Le marché français du DM distribué en officine est partagé entre sept grossistes distributeurs pour 80 % des approvisionnements de plus de 20 000 pharmacies. S’agissant des DM utilisé à l’hôpital, il est, en revanche, dans une phase de concentration. Afin d’optimiser leurs achats, de nombreux hôpitaux regroupent leurs commandes. La massification des achats rend ainsi plus difficile l’accès des PME au marché. Elles ne peuvent pas mobiliser des moyens industriels pour répondre aux appels d’offres pour des volumes importants.

Un déficit en plate-formes collaboratives L’innovation peut passer par de la commande publique et être soutenue par des procédures adaptées, que le droit européen autorise. Le Royaume-Uni a ainsi développé le système d’achats publics avant commercialisation (Apac). Ce service de R&D permet de développer un produit non encore commercialisé. L’acheteur public exploite à titre gratuit les résultats et bénéficie d’une réduction du coût d’achat, une fois le produit disponible sur le marché. La Commission européenne encourage le recours aux Apac, qui ne sont cependant pas encore

N°909 Janvier-Février 2014

utilisées en France dans le secteur. Mais ce n’est pas tout. De nombreuses idées de produit d’un clinicien ou professionnel de la santé se perdent, faute de structure adéquate faisant le lien entre le monde médical et le monde industriel. Une structure baptisée Evadim a vu le jour au centre hospitalier universitaire de Montpellier (Hérault), dans le but d’industrialiser de nouveaux outils dans le domaine de la santé. Cette structure d’interface entre établissements et industriels coordonne toute l’activité d’évaluation des DM de l’aide à la conception à la réalisation des études indispensables à la valorisation et au remboursement des DM. L’enjeu est double et réciproque: pour les chercheurs académiques et les cliniciens, elle doit faciliter l’accès aux industriels et à la valorisation de leurs découvertes ; pour les entreprises, elle doit renforcer leur compétitivité en leur proposant des savoir-faire de professionnels sur le terrain. Gageons que ce type de plates-formes va entraîner une augmentation des brevets déposés à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) – autour de 700 par an en France, un chiffre en baisse depuis dix ans2. Aux ÉtatsUnis, c’est trente fois plus et, en Allemagne, sept fois plus. Cette différence s’explique par la culture scientifique française, qui fait prévaloir la publication et la recherche théorique sur les dépôts de brevets et la recherche appliquée. Claire Pham (2) Source : Institut national de la propriété industrielle (INPI), étude concernant les brevets dans le domaine des dispositifs médicaux, 2012.

31


28-37-GRAND ANGLE-m2.QXD_Mise en page 1 29/01/14 15:59 Page32

GRAND ANGLE AMÉLIORER LA PRISE EN MAIN ERGONOMIE Grâce aux matières plastiques, les emballages et les dispositifs médicaux

ont gagné en fonctionnalités, tout en cherchant à simplifier le geste médical.

L

L’apport des experts de l’injection La plasturgie, avec sa grande liberté de design, a permis d’apporter des solutions particulièrement efficaces. « De nombreux ustensiles, qui étaient auparavant en métal, sont désormais fabriqués en plastique, en partie ou intégralement, observe François Berry, PDG de la société Top Clean Packaging.En effet, il est en effet difficile de manipuler des pièces en métal avec des gants. En fabriquant le dispositif avec du plastique tendre, le professionnel gagne en ergonomie. » Des experts en injection se sont tournés vers ce marché pour apporter leur savoir-faire, démarche qui a souvent été couronnée de succès. La société grenobloise A. Raymond, spécialiste des solutions de fixation et d’assemblage a ainsi créé, en 2007, une division, A. Raymond Life, pour proposer ses propres solutions dans le secteur de la santé. « Notre premier objectif est de concevoir des produits pour faciliter et sécuriser l’administration des médicaments », met en avant Stéphanie Pellet, responsable marketing d’A. Raymond Life. Dès sa création, la société a développé un dispositif de bouchage en nom propre, en s’appuyant sur son savoir-faire dans le domaine de la plasturgie. Son dernier produit, le système de bouchage Radylyo, a pour objectif se simplifier

Le système de bouchage Radylyo, créé et produit par A. Raymond Life, simplifie l’opération de fermeture des flacons en substituant notamment le plastique à l’aluminium.

l’opération de fermeture des flacons et de se substituer, dans certains cas, aux opercules en aluminium. « Nous développons la gamme depuis 2009 en anticipant deux tendances du secteur, indique Stéphanie Pellet : d’une part, une évolution de la législation (l’annexe 1 relative aux bonne pratiques de fabrication, BPF) concernant les zones d’atmosphère contrôlées destinées à la fabrication des médicaments stériles, afin de limiter la présence de particules dans le contenu, et d’autre part, le besoin d’ouvertures plus aisées. Notre bouchon en plastique est beaucoup plus facile d’utilisation qu’un opercule en aluminium. »

Des kits prêts à l’emploi Raydylyo est composé de trois matières différentes : une capsule en polypropylène (PP), un corps en polybutylène et une cage en polycarbonate (PC). Les trois parties sont assemblées en dehors du moule, en salle propre. « Le principal avantage du dispositif est d’être

A. Raymond Life

32

e secteur de l’emballage et des dispositifs médicaux ne connaît pas la crise. Avec une croissance qui suit le vieillissement de la population, la demande a évolué vers des produits de plus en plus innovants pour faciliter les usages, à la fois à destination du patient, appelé à s’administrer lui-même le médicament, et du personnel médical, appelé à traiter un nombre accru de cas. Sécurité et ergonomie dans la distribution et dans l’administration des médicaments sont donc au cœur du processus de développement de ces dispositifs. Ces notions ont pris de l’importance à partir de 2008, avec la première norme harmonisée consacrée aux exigences ergonomiques, EN 62 366:2008. En focalisant la conception vers des produits plus sûrs, il s’agit de réduire les risques d’erreur, tout en augmentant la technicité des dispositifs. Il faut aussi répondre aux besoins des utilisateurs de pouvoir utiliser rapidement et efficacement les dispositifs.

aisément clipsable par simple pression verticale, manuellement ou automatiquement, ce qui permet au client de supprimer l’étape complexe de sertissage pour la fermeture des flacons, précise Stéphanie Pellet. La simplification de l’opération de bouchage permet d’optimiser les processus de répartition (remplissage) et de diminuer les taux de rebut. » Le besoin d’ergonomie se retrouve également dans le conditionnement des lots, et le secteur propose de plus en plus des kits prêts à l’emploi. Pour suivre la tendance du conditionnement des flacons en barquette, A. Raymond Life propose ainsi un conditionnement complémentaire de son système de bouchage rapide. Présenté sous la forme d’un plateau, il vient se placer au-dessus de la barquette, et donne la possibilité de fermer les flacons en un geste. Cette nouveauté permet d’optimiser les temps de remplissage et de manipulation lors de la réalisation de petits lots ou de lots cliniques. Alexandre Couto

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GRAND ANGLE LA RÉGLEMENTATION, VECTEUR D’INNOVATION SÉCURITÉ En première ligne lorsque qu’éclate un scandale sanitaire, les emballages

et dispositifs médicaux doivent se plier à une réglementation stricte.

A

Des blisters no touch « La vocation première de l’emballage ou du dispositif médical est de préserver l’intégrité du médicament jusqu’à son arrivée entre les mains du personnel médical ou de l’utilisateur », souligne Elisa Le Floch, responsable du développement et du marketing de la division emballages de santé de Clariant. Avec le renforcement de la réglementation, la sécurité offerte par l’emballage va désormais jusqu’à accompagner le geste médical. Limiter les risques d’erreur, faciliter l’application pour un geste plus sûr, réduire les risques de contaminations sont autant de facteurs pris en compte par les concepteurs de DM. « Les plastiques ont énormément apporté dans

Clariant

34

près le récent scandale des poches de nutrition du laboratoire Malette, qui a entraîné la mort de cinq nourrissons à Chambéry (Savoie), l’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (ANSM) est sur le qui-vive. Cette affaire, encore en cours d’instruction, soulève cependant de nombreuses questions concernant le contrôle des produits dispositifs médicaux (DM) sur le marché. Pourtant, à la fin 2011, une réforme avait été adoptée par le parlement pour éviter un nouveau scandale du Mediator. Un an plus tard, l’ANSM établissait un rapport comportant une douzaine de préconisations en vue du projet de révision de la législation européenne censée apporter d’importantes évolutions sur la sécurité des DM. En clair: de nouvelles exigences pour la sécurité des produits après leur mise sur le marché, l’information du public et la transparence, avec un système d’enregistrement unique des produits, des opérateurs, et l’accès à une expertise externe avec la mise en place d’un réseau de laboratoires de référence.

le domaine médical en sécurité sanitaire, en performance et en facilité d’emploi », énumère Pierre Brun, PDG du fabricant d’emballages Velfor. Le polychlorure de vinyle (PVC) est le matériau le plus utilisé dans les DM pour ses qualités de flexibilité, de clarté et de transparence mais surtout parce qu'il peut être en contact direct avec le sang et autres produits médicamenteux, sans les altérer. Les poches de sang, de nutriments, les intraveineuses… sont en PVC. Viennent ensuite le polyéthylène (PE) et le polypropylène (PP), qui se partagent environ 30 % du marché des DM (soit près de 1,3 million de tonnes par an). Les polycarbonates (PC) combinés aux acrylonitrile-butadiène-styrène (ABS), particulièrement résistants, ferment le podium. L’entreprise a lancé sur le marché des blisters de DM no touch, utilisable pour la stérilisation en autoclave. Cet emballage en polycarbonate (PC), obtenu par thermoformage, résiste à une température de stérilisation de 121 °C et aux chocs lors du transport. Ce système limite également les risques de contamination des DM lors de la préhension.

Une application de crème plus hygiénique Même son de cloche chez Stephen Duckworth, responsable des comptes médical et pharma-

ceutique chez Clariant. Il ajoute que le poids, le coût plus faible et la possibilité de mettre de la couleur dans les DM en plastique sont un plus. La nouveauté de Clariant: le système Tubairless pour les applications de crèmes. L’emballage en polyéthylène (PE) peut être coextrudé sous forme de tubes ou de poches multicouches. Le DM est ainsi protégé des contaminations extérieures, puisque l’air ne peut rentrer dedans et reste parfaitement hygiénique. L’entreprise française Eye Tech Care a, pour sa part, mis au point un DM thérapeutique non invasifs baptisé EyeOP1, qui permet de soigner le glaucome. Le DM à usage unique est composé d’une sonde et d’un cône de positionnement, le tout fermé et stérilisé sous blister. « Nous avons opté pour des produits à usage unique fabriqués en plastique pour des raisons de performance et de stérilisation, souligne Fabrice Romano, directeur général et cofondateur de Eye Tech Care. Les hôpitaux préfèrent désormais ne plus avoir à stériliser les produits euxmêmes, car c’est un poste très coûteux. De plus, comme il existe trois types de stérilisation,à l’oxyde d’éthylène, aux rayons X ou gamma, le DM devait pouvoir les supporter, ce qui est très contraignant. » Cette difficulté pour la stérilisation a entraîné l’utilisation croissante de produits à usage unique. Claire Pham

Velfor

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LE MÉDICAL FAIT PEAU NEUVE DÉCORATION Avec un marché en pleine expansion,

les dispositifs médicaux s’approprient de nouveaux codes marketing. L’enjeu : la dédramatisation du geste médical.

De la décoration au code couleur « Il s’agit principalement de dédramatiser le geste médical, reconnaît François Berry, PDG de Top Clean Packaging, spécialiste du thermoformage et de l’injection en salle blanche, principalement pour le secteur médical. Aujourd’hui, le cabinet d’un dentiste est nettement plus attrayant qu’auparavant. Le design a fait beaucoup de bien à cette profession! » Sa société, basée dans le Puy-deDôme, développe de nombreux dispositifs médicaux et leurs emballages. Elle est devenue, en 2012, le partenaire exclusif de l’entreprise Eskiss Packaging pour la production des ampoules Unicadose, qui remplacent leurs homologues en verre. Ce passage au plastique offre un plus grand choix dans les techniques de décorations des ampoules. « Elles peuvent être personnalisées, à la fois en teintant directement la matière et en appliquant des manchons (sleeves), qui autorisent toutes les couleurs et toutes les décorations », détaille François Berry. Sur des produits tels que l’Unicadose, l’ajout de couleurs répond aussi à un besoin de sécurité. En différenciant les produits, et en mettant en avant un code couleur, le personnel médical peut facilement identifier le médicament et le patient auquel il est destiné. Top Clean Packaging s’est entièrement équipé www.plastiques-caoutchoucs.com

pour les besoins de décoration de ses clients, et dispose d’une machine de sérigraphie, de tampographie et d’une imprimante offset, toutes placées en salle propre.

L’étiquetage dans le moule à l’assaut du médical Certaines sociétés ont fait de leurs techniques de décorations et de marquages une force pour le développement de leurs produits. L’entreprise iséroise STIPlastics a ainsi gagné des parts de marché en proposant des produits faisant appel à la technologie d’étiquetage dans le moule (IML, in-mold labelling), dont elle s’est fait une spécialité dans le secteur médical. En effet, elle est l’une des rares à appliquer cette technique, pourtant répandue dans le secteur de l’emballage alimentaire, à un secteur aussi exigeant. Pour offrir un placement de l’étiquette plus précis, STIPlastics utilise un procédé électrostatique qui fait adhérer le décor au fond du moule. L’IML permet de marquer et de graduer des doseurs médicaux, tout en offrant une grande liberté dans le choix du décor, offrant aussi au donneur d’ordre la possibilité de personnaliser et de différencier son produit. L’ensemble de ces techniques permet désormais d’associer médical et design. Mais il faut faire attention: « Pour certaines catégories de patients, il est important de dédramatiser le geste médical, mais il faut prendre garde à ne pas non plus le banaliser, conclut François Berry. Un équilibre doit être trouvé pour éviter de faire du médicament un produit comme un autre. » Alexandre Couto

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Novo Nordisk

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lanc, clair ou transparent. Les secteurs du médical, de la santé et de la pharmacie ne sont pas réputés pour les couleurs de leurs dispositifs ou emballages. Dans un domaine où les notions de propreté ou de pureté sont mises en avant, les produits médicaux ont le plus souvent revêtu des tons neutres, pour véhiculer des « messages rassurants », selon le vocabulaire des professionnels de la santé. Au regard des dernières innovations et productions des fabricants de dispositifs, la couleur et la décoration ne sont pourtant plus des tabous. Les stylos injecteurs d’insuline arborent désormais des dessins pour les faire entrer dans l’univers de l’enfance et rendre le traitement un peu moins pénible aux jeunes malades, les ampoules de médicament se colorent en rouge, en bleu foncé, et certains ustensiles jetables se dotent de couleurs encore plus attrayantes.


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LE POINT DE VUE DE ... BERIT STANGE, responsable mondial du marché médical à l’unité commerciale polycarbonate chez Bayer Material Science

Quel est l’état du marché des dispositifs médicaux, en particulier les emballages primaires ? Le marché européen des dispositifs médicaux est en progression constante. La crise de la zone euro n’a pratiquement pas eu d’influence sur la courbe de croissance du secteur médical. C’est pourquoi, nous prévoyons une forte hausse, cette année, en dépit de la tendance aux réductions budgétaires dans les systèmes de soins de santé. L’augmentation de l’espérance de vie et l’amélioration des régimes de santé sont les principaux leviers de croissance. Quant au marché français, il se situe parmi les marchés leaders. Quel est secteur a la plus forte croissante, chez Bayer Material Science ? Un des secteurs clefs est celui des dispositifs médicaux dits mobiles, en raison du nombre toujours important de patients qui s’autodiagnostiquent. Cela offre davantage d’opportunités dans l’utilisation des plastiques pour les systèmes de délivrance du médicament. Cependant, le chiffre d’affaires du groupe Bayer par secteur d’activité ne sera publié qu’en février [NDLR : l’interview a été réalisé le 21 janvier]. Quels types de plastique utilisez-vous ? Le groupe contribue à l’industrie des dispositifs médicaux depuis plus de trente ans grâce à l’utilisation des thermoplastiques, en particulier le polycarbonate (PC). Il s’est notamment engagé sur sa gamme Makrolon, spécifique pour les dispositifs médicaux. De nombreux polymères sont biocompatibles et capables de supporter les différents modes de stérilisation. Qu’apporte le plastique, en plus d’être biocompatible ? Les thermoplastiques peuvent facilement être transformés, tout en adoptant, en prin-

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Bayer Material Science

« Un des secteurs clefs est celui des dispositifs médicaux dits mobiles »

« De nombreux polymères sont biocompatibles et capables de supporter les différents modes de stérilisation » cipe, n’importe quelle forme. Ils permettent ainsi une grande liberté de design et, par extension, une grande ergonomie. Avec la montée en puissance du plastique, observez-vous une forte croissance des produits jetable uniques ? C’est une des conséquences, effectivement, en chirurgie, par exemple. Cela réduit le risque de contamination. Mais cette tendance ne peut pas être généralisée à l’ensemble des activités médicales. Quelles sont vos principales innovations technologiques ? Bayer Material Science a développé de nombreux grades du PC Makrolon, mais aussi le mélange PC/acrylonitrile-butadiènestyrène (ABS). Pour vous donner un exem-

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ple, en additionnant la forte résistance, la rigidité, la grande stabilité et les bonnes propriétés de mise en œuvre, le mélange M850XF répond aux exigences de biocompatibilité ISO 10933 étape 1, modifiée récemment par l’agence du médicament des États-Unis, la FDA (Food and Drug Administration). La matière convient particulièrement aux différents modes de stérilisation : l’oxyde d’éthylène, les rayons gamma ou X. De plus, le produit peut être injecté pour fabriquer des composants à paroi mince, tels que des instruments de chirurgie, du matériel de diagnostic, des systèmes d’administration de médicament et des systèmes de perfusion intraveineuse. Quel est le montant de votre investissement pour développer ce marché ? ? D’une façon générale, nous investissons dans nos capacités de production en fonction des nouveaux marchés de développement. En 2012, Bayer Material Science a investi 240 millions d’euros dans la recherche-développement, dont une partie a été attribuée pour le secteur de la santé et des dispositifs médicaux. Une loi européenne est en préparation sur l’obligation de faire des essais cliniques plus longs et de publier ses données cliniques avant toute commercialisation. Qu’en pensez-vous ? Evidemment, les dispositifs médicaux, comme les emballages primaires, doivent être soumis à de nombreux règlements, afin d’assurer la sécurité et le bon fonctionnement du produit, en particulier la biocompatibilité. Toutefois, l’approbation et la validation des processus sont déjà particulièrement longs, et nous avons des doutes concernant le prolongement des tests cliniques censés apporter encore plus de sécurité. Propos recueillis par Claire Pham

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Pharmapack Europe

PHARMAPACK PREND UNE NOUVELLE DIMENSION MÉDICAL Le salon de l’emballage et des dispositifs médicaux s’agrandit et prend ses marques au parc des expositions de la porte de Versailles de Paris.

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a treizième édition du salon européen Pharmapack ouvre ses portes, les 12 et 13 février, au parc des expositions de la Porte de Versailles, à Paris, après plusieurs années à la Grande Halle de la Villette. Plus de 3150 visiteurs et 330 exposants, dont une centaine issue de la filière plasturgie, et en provenance de 70 pays, vont se retrouver pour faire le point sur les dernières innovations et tendances pour les conditionnements et les systèmes d’administration des médicaments et des produits de santé.

Les systèmes d’administration en force Par rapport à 2013, le nombre des sociétés exposantes est en hausse de 10 %, de même que la part d’exposants internationaux – environ les deux tiers. Les pays germanophones (l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche), ont renforcé leur présence. Au total, 63 nouvelles

sociétés ont confirmé leur participation, avec des activités principalement orientées vers les polymères, le moulage par injection des systèmes d’administration des injectables et les dispositifs médicaux, les systèmes d’étiquetage ou encore la sérialisation. Cette édition est marquée par une nette progression des fabricants de systèmes d’administration, notamment pour les traitements injectables, qui constituent près de 80 % des produits de santé développés. L’observance et la sécurité sont les principaux thèmes du salon. Ces questions, au centre des enjeux de santé publique, seront abordées par un plateau d’experts industriels, institutionnels et académiques. Nouveauté, cette année: le programme de conférences permettra aux représentants d’associations de patients d’exprimer leurs attentes en solutions de conditionnements et d’administration. « En fédérant les acteurs clefs de la Janvier-Février 2014 N°909

santé, Pharmapack constitue une vitrine technologique et un incubateur d’innovations », affirme Aurore Domange, commissaire générale du salon.

Une galerie de l’innovation Une galerie de l’innovation, sur l’espace exposition, fera la lumière sur les dernières avancées technologiques. Conçue comme une aide à la veille technologique, cette présentation permettra aux décideurs des laboratoires et de l’industrie d’avoir une visibilité qui se veut exhaustive et immédiate des nouvelles solutions disponibles. Enfin, les Pharmapack Awards primeront les médicaments, les dispositifs médicaux et les produits de santé mis sur le marché en 2013. Une attention particulière a été accordée aux avancées dans le packaging intelligent, ainsi qu’aux innovations contribuant au bon usage du médicament et au suivi du traitement. Alexandre Couto

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CÔTÉ PRODUITS TUSA Le tube à la pointe La société suisse Tusa propose trois innovations dans le domaine des tubes médicaux. L’Airless Velvet est un applicateur bi-composants disponible pour les tubes laminés. Il offre une meilleure protection du produit et augmente sensiblement la sécurité du patient et son confort d’utilisation. Le potentiel de différenciation du produit est également important. Autre produit, le tube Z47ag intègre une puissante fonctionnalité anti-bactérienne dans les composants synthétiques des tubes. Il en résulte une sécurité accrue pour le patient ainsi qu’une protection améliorée du produit. Enfin, Pharmaflex est un concept de tube laminé qui offre une meilleure protection contre l’oxydation ou à la déperdition de composants volatiles, ainsi qu’une plus grande souplesse dans le processus de production.

HUHTAMAKI FLEXIBLE PACKAGING L’emballage tout en souplesse Le producteur d’emballages Huhtamaki Flexible Packaging Europe met en avant plusieurs produits issus de son centre de recherchedéveloppement de Rosenberg (Allemagne). La société propose un nouveau matériau flexible, à haute propriété barrière, transparent, pour des administrations parentérales (par injection). Il peut être stérilisé par la plupart des méthodes et conserve une très bonne performance optique. Huhtamaki propose aussi un emballage souple pour la distribution de patchs. Avantage non négligeable, les couches en protection n’absorbent pas les ingrédients actifs des patchs. Enfin, la société propose une solution pour le conditionnement de bâtonnets, comportant un système d’ouverture facile et garantissant l’intégrité du conditionnement.

ISIS SENTRONICS Au micron près L’unité T-Dex du fabricant d’équipement Isis Sentronics est utilisée pour contrôler l’épaisseur d’un matériau ou l’uniformité d’un revêtement. Il peut mesurer les épaisseurs des films mono- ou multicouches. Il a été développé pour répondre aux exigences de la pharmacie et de l’agroalimentaire. Il répond aux normes imposées par l’agence de sécurité sanitaire américaine, la FDA (Food and Drug Administration). Les capteurs sont capables de mesurer des couches d’une épaisseur de quelques microns à 0,5 mm. La traverse supportant l’unité de mesure peut être directement intégrée à la chaîne de production. Au contraire des méthodes conventionnelles utilisant des émetteurs de rayon bêta ou des capteurs capacitifs, le T-Dex permet de mesurer l’épaisseur globale du film, mais aussi de chaque couche du produit, à des cadences élevées.

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secteur: un vide de ligne sans faille, un accès optimisé à la machine et une visibilité maximale, un changement facile de formats et une polyvalence du matériel. Les zones de production ont été séparées des zones techniques, et un habillage de protection à larges portes empêche l’accès direct à la machine. La production est ainsi protégée des influences extérieures, tout en en étant accessible. Sa structure modulaire permet de nombreuses possibilités de configurations, d’extensibilité de l’outil et d’acheminement des produits. D’autres solutions sont proposées par Multivac pour étoffer la ligne: des robots, des appareils de contrôles et des outils de manipulation.

NEUTROPLAST Un pari sur la diversité Le plasturgiste portugais Neutroplast présente plusieurs nouveaux produits. En offrant une plus grande diversité de solutions, Neutroplast ambitionne de toucher davantage de clients et de cibler leurs besoins spécifiques. Le portefeuille de produits englobe des pilluliers, des flacons, des bouteilles comptegouttes ou avec des pompes de précision, des contenants pour poudres et liquides, des solutions de bouchage et des bouchons doseurs. La production est complétée par un service d’impression propre, afin d’assurer une qualité optimale aux produits.

RAUMEDIC Un projet sur mesure La société allemande Raumedic, qui fabrique de systèmes et de composants pour le médical, propose des concepts de produits en polymères et en silicones réalisés par extrusion, par injection et en assemblage automatique. Elle prend en charge l’ensemble du projet, de l’idée de départ au système final. Son portefeuille de produits comprend des emballages primaires et secondaires, des dispositifs innovants de délivrance de médicament, des systèmes d’injection intelligents et d’autres modules complexes. En outre, Raumedic développe et produit des systèmes de mesure de pressions dans le monitorage neurologique, l’urologie, la gastro-entérologie et la traumatologie pour les hôpitaux et les cliniques. Les salles de production répondent aux exigences de la norme ISO 14644 classe 7. L’entreprise applique un système de gestion de la qualité conforme à ISO 13485.

MULTIVAC Production sans défaut Conçu pour satisfaire les exigences de la pharmacie et du médical, l’emballage de seringues et de sets de traitements Multivac Clean Design répond aux exigences des bonnes pratiques de fabrication du www.plastiques-caoutchoucs.com

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CÔTÉ SALON violabilité de type bouchon de bouteille. Plastifrance Médical est certifiée ISO 9001, 14001 et 13485, avec des salles blanches ISO 7 et 8.

ROHRER FRANCE La microfluidique sur blister

HOFFMANN NEOPAC Tubes sous surveillance

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Rohrer propose des blisters microstructurés avec des canaux et des cavités, pour des fonctions microfluidiques, et des soudures, pour contrôler le débit. Ces éléments sont de plus en plus utilisés dans les dispositifs de diagnostic. Afin de répondre aux attentes du secteur, Rohrer a développé de nouvelles technologies de formage et de scellage. Un nouveau procédé destiné aux petits lots, utilisant des feuilles minces de polymère, permet de réaliser le moulage du film pour produire des cartouches aux parois très minces (de 100 à 180 microns), afin de réaliser un élément microfluidique, une sorte de laboratoire sur puce. Le liquide d’essai est conduit par des canaux vers les différentes chambres faisant partie du blister, connecté à un dispositif affichant le résultat de l’analyse. Différents concepts sont utilisés pour démarrer l’écoulement dans le blister. Le produit permet une économie de coût et de temps et améliore les résultats du diagnostic.

PERFECSEAL Film haute performance Perfecseal, société américaine spécialisée dans la production de blisters, présente son film Perfecform Skyblue. Particularités : ce film ne contient aucun polymère chloré, et il est produit par procédé de coextrusion qui donne au produit une structure symétrique. L’épaisseur de la couche barrière, insérée entre deux copolyesters, détermine la performance générale du film. Perfecform Skyblue est conçu pour être économique et pour répondre aux besoins les plus élevés en film barrière afin de protéger les médicaments.

PLASTIFRANCE MÉDICAL Les granules à portée de main Plastifrance médical, société basée à Marseille, se lance sur le marché de l’emballage pour granules avec Pillstick. L’entreprise a réalisé une étude auprès de pharmaciens, de consommateurs et de donneurs d’ordre, qui a pointé le côté peu pratique des dispositifs actuels. Les principaux défauts mis en avant sont les difficultés de comptage, de manipulation et d’ergonomie. Plastifrance a donc élaboré un nouvel emballage répondant à ces attentes. La facilité d’usage est améliorée, avec un tube plus gros permettant une meilleure préhension. Le comptage individuel est simplifié à une seule main, et le dispositif est sécurisé, avec un verrouillage du dispositif et un témoin d’in-

La société Neopac est spécialisée dans la conception et la production de tubes dotés de fortes propriétés barrières, un système de délivrance unique et des décorations spécifiques. Ces produits sont commercialisés sous la marque Polyfoil. Ils sont produits en salle blanche. La propreté des tubes est confirmée par le monitorage des particules et des éléments microbiologiques sur les tubes. Neopac propose aussi une gamme de tubes transparents pouvant être utilisés comme alternative aux emballages de produits parentéraux. Ils sont disponibles sous le nom Fleximed.

BISCHOF + KLEIN Propriétés barrières garanties La ligne de produit Cleanflex Headerbags, confirme l’engagement du producteur d’emballages flexibles Bischof + Klein dans le médical. À côté d’un large éventail de sacs et de films stérilisables, la gamme Cleanflex regroupe des solutions d’emballages établies sur mesure pour ses clients. Sur Pharmapack, la société propose le produit Headerbag, pour le conditionnement de seringues. Cette solution stérilisable combine une très haute qualité avec une propreté garantie par une production en salle blanche conforme à la norme ISO 5. En fonction du design du produit, Headerbag offre des propriétés barrières accrues, une meilleure stabilité physique et des fonctions d’ouverture facile. La traçabilité du produit est assurée de la formulation matière à l’emballage final.

A. RAYMOND LIFE Un bouchage plus sûr A. Raymond Life présente son dispositif de fermeture pour flacons, Raydylyo: une solution de bouchage en plastique, alternative aux capsules en aluminium, qui supprime l’étape de sertissage pour les formes liquides et lyophilisées et offre une meilleure ergonomie. Acteur de la santé depuis 2007, A. Raymond Life, société du réseau A. Raymond, transpose à l’industrie pharmaceutique l’expertise en injection et en bi-injection de thermoplastiques et d’élastomères en silicone liquide (LSR, liquid silicone rubber) développée depuis cent cinquante ans.

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L’entreprise est dotée d’équipements industriels automatisés afin de produire sous propreté contrôlée et de répondre aux exigences de qualité de l’industrie de la santé. Elle se positionne comme apporteur de solutions et partenaire pour la fabrication de dispositifs médicaux de classe I et II sur mesure.

VELFOR Une prothèse mieux emballée. Afin d’augmenter la sécurité de ses emballages de prothèses, le groupe Velfor, spécialiste du thermoformage de blisters médicaux, a repensé sa gamme pour l’orthopédie. La société a mis au point deux innovations majeures: des calages de présentoirs sans contact, et une nouvelle matière, spécialement développé pour l’emballage de prothèses. Sur le premier point, le produit, ouvert en présentoir, permet de présenter la prothèse en position pour faciliter l’acte chirurgical. Fermé, le présentoir bloque la prothèse et évite les chocs accidentels durant le transport. La nouvelle matière, le polystyrène (PS) Klearmed Blue, a été spécialement développée pour l’emballage de prothèse. Elle procure plus de clarté, de souplesse et une meilleure résistance aux impacts que le traditionnel polyéthylène téréphtalate glycolisé (PETg).

SANNER Des produits pour tous les segments La société allemande Sanner, spécialisée dans la production de tubes et d’emballages en plastique, présente des produits sur ses différents segments de marché, et des emballages récemment développés. Des tubes pour des tablettes effervescentes, ou encore des solutions sur mesure pour le soin des yeux sont mis en avant. Sanner produit plus de 2 milliards d’éléments en plastique par an, pour le médical, la pharmacie ou la santé. Ces produits sont distribués mondialement

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TECHNOFLEX Des mélanges plus faciles

TOP CLEAN PACKAGING Focus sur les ampoules sécables

Les poches multicompartimentées développées par la société Technoflex, située à Bidart (Pyrénées-Atlantiques), sont produites dans un film à base de polypropylène (PP) hautement barrière à l’oxygène. Cette propriété assure la protection des acides aminés contre l’oxydation, principal facteur de leur dégradation. Les poches sont cloisonnées en deux ou trois compartiments qui contiennent les macronutriments sous forme de mélanges binaires ou ternaires. Pour empêcher les interactions inévitables entre certains d’entre eux, des soudures pelables (thermosoudures amovibles) les séparent les uns des autres. La constitution du mélange se fait par une simple pression de la main. Parmi les avantages de ces poches, la réduction des manipulations – donc du risque de contamination du patient – et des délais d’attente liés aux horaires d’ouvertures de pharmacies hospitalières.

Top Clean Packaging investit pour répondre à la demande des ampoules Unicadose 5, 10 et 15 ml. Une chaîne complète de production à haute cadence automatisée (injection, décoration et assemblage) sera opérationnelle en salle blanche pour chacune des trois tailles au premier semestre 2014. Cette entreprise familiale et présente en France, en Italie, en Chine et en Inde, certifiée ISO 13 485, 9 001 et 14001, conçoit, développe et fabrique en salle blanche des pièces techniques destinées aux métiers de la santé. Son expertise s’étend de l’injection silicone et thermoplastique au thermoformage, en passant par l’assemblage, le conditionnement et le scellage. Acteur sur le marché de l’emballage depuis 1927, le groupe fabrique des emballages médicaux complets (blisters, opercules, mousses et boîtes), des ampoules Unicadose, des plateaux de manutention, des cartes de montage et des pièces techniques pour dispositifs pharmaceutiques

LYONDELLBASELL Des polyoléfines adaptées à la stérilisation Le producteur de matières Lyondellbasell propose ses nouveaux grades de polyoléfines pour le médical. Le Purell PE2220D est un polyéthylène basse densité (PEbd) extrêmement pur, facile à mettre en œuvre, disposant de très bonnes qualités optiques et d’une bonne résistance aux agents chimiques. Il apporte souplesse, flexibilité, de très bonnes propriétés de surface et un excellent comportement lors de la mise en œuvre. Par ailleurs, LyondellBasell met en avant un autre polypropylène (PP) Purell, HP671T. Il se distingue par une très bonne résistance mécanique, une transparence améliorée et une résistance à la stérilisation par rayons gamma. Cette matière permet des temps de cycle plus court grâce à sa facilité de transformation et à sa fluidité. Elle conserve toutes ses propriétés mécaniques après stérilisation.

EUDICA L’injection de précision Eudica présente une canule unidose injectée. Il s’agit d’un emballage monobloc unidose en polyéthylène basse densité (PEbd), injecté et permettant l’administration d’un gel à un patient sans contact manuel. La canule présentée est composée d’un tube canule souple et lisse, bouché à une extrémité par un embout sécable que l’utilisateur rompt en le tournant et d’une zone réservoir, dans la prolongation de la canule, rempli et scellé par le laboratoire pharmaceutique avec son produit sous forme de gel, d’onguent, etc. La délivrance de la dose unique se fait en appuyant sur le corps de l’applicateur. L’injection permet d’homogénéiser l’épaisseur, la qualité de la découpe de l’embout, la propreté de pièce, l’absence d’ébavurage et un décor à façon.

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TEKNI-PLEX Des films tout en complexité Tekni-Plex présente des films pour blisters haute barrière et les films à base de polypropylène (PP), copolymère cyclique oléfine (COC) et de copolyester. Avec ces nouveaux produits, Tekni-Plex met l’accent sur des films écologiques en limitant l’impact du chlore lors de la destruction des blisters. Tekni-Plex, fournisseur mondial de films pour l’industrie pharmaceutique, est classé ISO 15 378 depuis 2012 et produits ses films en salle blanche dans plusieurs usines dans le monde. Grâce à son unité de coextrusion, la société fabrique aussi des films complexes pour l’industrie vétérinaire. Une présentation sur les nouveaux matériaux et films pour les formules liquides agressives sera faite le mercredi 12 février à 15h45.

ERMO Un assemblage dans le moule optimisé La technologie d’assemblage dans le moule brevetée d’Ermo, IMA (in-mold assembly), constitue un avantage concurrentiel significatif. Ce procédé, qui consiste à assembler deux composants injectés à l’intérieur d’un même moule, a déjà fait ses preuves auprès des plus grands donneurs d’ordres internationaux, tant au niveau de sa fiabilité que des économies d’investissements. Ermo a amélioré ce brevet en mettant sur le marché un nouveau système, IMA2. Plus avantageux, optimisé et plus compact, ce système est capable de supporter des moules avec davantage d’empreintes. Autre aspect remarquable, le tonnage presse est optimisé, et le poids en mouvement réduit. Ermo propose ce système clef en main avec l’intégration des périphériques et l’optimisation du procédé favorisant le démarrage sur le site client. Enfin, cette application a un impact carbone réduit.

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FORMATION La Fabrique à talents se projette en 2030 MÉTIERS De quelles compétences auront besoin les plasturgistes dans vingt ans?

La Fédération de la plasturgie a lancé un travail collaboratif sur le sujet.

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« Adéquation avec les besoins » Leur mission : « Proposer une vision stratégique et prospective des talents de la plasturgie de demain », résume Florence Bonnet-Touré, déléguée générale adjointe à la Fédération. En d’autres termes, « établir une nouvelle ère de formation sur les plastiques et les composites afin que, d’ici les vingt prochaines années, les jeunes soient parfaitement en adéquation avec les besoins et les défis que doivent relever les entreprises de la filière ». Lors du premier atelier, le 24 juillet, les participants ont défini trois enjeux stra-

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l’occasion de la Semaine de l’industrie, en mars 2013, la Fédération française de la plasturgie et des composites a lancé son projet La Fabrique à talents. Objectif : construire les filières d’excellence dans la plasturgie à l’horizon 2030. Pour faire émerger les talents de demain, la Fédération entend miser sur l’alternance. « Nous souhaitons permettre un accès à l’apprentissage au plus grand nombre d’entreprises et de jeunes, en favorisant la proximité géographique et la mobilité des outils de formation », souligne Florence Poivey, présidente d’Union plastic et de la Fédération. Sept personnes issues du monde de l’industrie, de l’enseignement et des ressources humaines ont été sollicitées pour intégrer ce laboratoire d’idées: JeanPierre Collignon, inspecteur général de l’Éducation nationale pour le groupe des sciences et techniques industrielles, Olivier Faron, administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), Alex Guichard, PDG de Roctool, Nathalie Guittet, directrice des ressources humaines (DRH) de Fresenius Medical Care-SMAD, André Hartmann, vice-président exécutif et DRH de Radiall, Éric Maurincomme, directeur de l’Institut national des sciences appliquées (Insa) de Lyon et Florence Poivey.

Entourée d’experts, Florence Poivey (ici au centre), présidente de la Fédération française de la plasturgie et des composites, veut se donner les moyens d’une réflexion à très long terme sur la formation en plasturgie.

tégiques pour 2030 : « cultiver l’innovation », « développer l’agilité des organisations et du management », et enfin « dépasser les frontières ».

Recommandations opérationnelles Ces trois enjeux ont servis de base à la journée d’échange du 4 septembre, axée sur les compétences à développer en plasturgie : les connaissances (économie d’entreprise et européenne, propriété industrielle, marchés, programmation, design de service, chimie), les savoir-faire (processus d’innovation, outils de veille et collaboratifs) et les capacités (être curieux, coordonner des acteurs internes/externes, coopérer par la stratégie des gains mutuels). Enfin, la troisième journée, le 2 octobre, a été

consacrée aux métiers de demain (lire Trois métiers du futur, ci-dessous). Dans la continuité de ces échanges, trois groupes de travail regroupant des experts et des acteurs de la formation prendront la relève, en 2014, afin de traduire les enjeux stratégiques en recommandations opérationnelles. C’est à eux qu’incombera la responsabilité de produire des pistes pédagogiques et de les traduire sous forme de contenus et de moyens qui constitueront le point de départ à la mise en place de projets expérimentaux. Résultats attendus pour l’été. Anna Rise • Pour plus d’informations : http://lafabriqueatalents.fr • Contact : Florence Bonnet-Touré. Courriel : com@fed-plasturgie.fr. Tél. 01 44 01 16 16.

Trois métiers du futur Les métiers de la plasturgie version 2030 répondent à des enjeux d’innovation, d’agilité et de mobilité : • métier de fonction support, le « capitaliseur des savoirs » sera chargé d’identifier, de valoriser et de diffuser les compétences clés, les expériences, l’histoire de l’entreprise et ses projets; • « l’abeille », métier industriel à valeur ajoutée, aura pour mission de diffuser ses découvertes dans l’entreprise afin d’encourager et de nourrir l’innovation; • plus spécifique à la plasturgie, le métier de « créateur du vivant » devra faire le lien entre le plastique, le corps humain et apprécier la biocompatibilité pour concevoir des organes en plastique. Janvier-Février 2014 N°909

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FORMATION Cetim-Cermat Stage

PROFESSION

Compositec

Date

Lieu

11 au 14 mars 2014

Mulhouse

Usinage des composites hautes performances

Le contrôle de validation des matériaux composites

4 et 5 juin 2014

Mulhouse

Moulage au contact et gelcoatage

12 et 13 mars Le Bourget2014 du-Lac

Maîtriser la durabilité des pièces d’aspects

5 et 6 juin 2014

Mulhouse

Composites thermoplastiques hautes performances

17 au 20 mars Le Bourget2014 du-Lac

Connaissance des composites (théorique)

18 au 20 mars Le Bourget2014 du-Lac

Maîtriser la désignation des matières plastiques

Pratiquer l’analyse des modes 10 au 12 juin de défaillance, de leurs effets et de leur criticité (Amdec) produit/ 2014 processus dans un contexte automobile

Mulhouse

Renseignements : Julie Rousseau – Tél. 03 89 32 72 48 21, rue de Chemnitz – BP 2278 – 68068 Mulhouse CEDEX Site internet : www.cetim-cermat.com

Date

Lieu

26 et 27 février 2014

Le Bourgetdu-Lac

Procédés hautes performances

31 mars au 4 avril 2014

Le Bourgetdu-Lac

Injection par transfert de résine (RTM, resin transfert molding) – Infusion grande diffusion

7 et 8 avril 2014

Le Bourgetdu-Lac

Compression par moulage de feuilles (SMC, Sheet Molding Compound)

CFP Stage

Stage

29 et 30 avril Le Bourget2014 du-Lac 5 au 7 mai 2014

Le Bourgetdu-Lac

Date

Lieu

Réparation verre/polyester

Conception d’un produit injecté – Prise en compte matériaux process

17 février 2014

Paris

Mécanique des structures composites

Simulation rhéologique phase dynamique

17 février 2014

Lyon

Caractérisation mécanique des matériaux composites

Les outils de la performance

19 février 2014

Lyon

Résoudre les problèmes

24 février 2014

Lyon

Matières plastiques et procédés tous secteurs d’activité

24 février 2014

Paris

Cinq S et management visuel

27 février 2014

Lyon

Utilisation d’appareils de mesure et de contrôle

3 mars 2014

Lyon

Comportement en service des polymères 12 au 14 – Vieillissement, analyse de défaillance février 2014

Vitrysur-Seine

Approche lean du développement des produits

4 mars 2014

Paris

Remplacer par le lean manufacturing

18 au 20 février 2014

Vitrysur-Seine

Module matière – Connaissance de l’injection pour ingénieurs et cadres non-plasturgistes

10 mars 2014

Lyon

25 février 2014

Vitrysur-Seine

Animation d’équipe de production

10 mars 2014

10 au 13 mars 2014

NantesCarquefou

Lyon

Réglage 3 - Optimisation d’un îlot de production

17 mars 2014

Lyon

Management de la qualité

17 mars 2014

Lyon

Tuteurs

17 mars 2014

Lyon

Conception d’un produit injecté : prise 17 mars 2014 en compte des matériaux et des process

Lyon

Instaurer son système de management 17 mars 2014 qualité sécurité environnement (QSE)

Lyon

20 au 22 mai Le Bourget2014 du-Lac 3 et 4 juin 2014

Le Bourgetdu-Lac

Renseignements : Carole Milleret – Tél. 04 79 26 42 50 Courriel : carole.milleret@poleplasturgie.com Site internet : www.compositec.com

Ifoca Stage

Date

L’essentiel des nanos Matériaux et procédés : le caoutchouc par la pratique

Lieu

Renseignements : 60, rue Auber – 94400 Vitry-sur-Seine Tél. 01 49 60 57 51 – Fax 01 49 60 70 66 Courriel : formation.continue@ifoca.com

Ispa

Matières plastiques et procédés – Tous secteurs d’activité

17 mars 2014

Oyonnax

Management de la sécurité

19 mars 2014

Lyon

Management de l’environnement

20 mars 2014

Lyon

Renseignements : Kathia Léandre – Tél. 01 72 71 77 72 Courriel : k.leandre@cfp-france.com Site internet : www.plasturgie-formation.com www.plastiques-caoutchoucs.com

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Stage

Date

Lieu

Monter, démonter un outillage d’injection en toute sécurité

24 au 28 février 2014

Alençon

Démarrer efficacement une production en injection

17 au 21 mars 2014

Alençon

Cetim : Centre technique

Les bases de la conception de pièces

17 au 21 mars 2014

Alençon

CFP : Centre de formation

Industrialiser un process en injection

24 au 28 mars 2014

Alençon

Afcoplast : Assistance formation et conseil à l’industrie des plastiques. des industries mécaniques.

Renseignements : Pôle universitaire de Montfoulon – BP 823 61041 Alençon CEDEX – Tél. 02 33 81 26 20

N°909 Janvier-Février 2014

SIGLES

de la plasturgie.

Ifoca : Institut de formation du caoutchouc. Ispa : Institut supérieur de plasturgie d’Alençon.


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www.plastiques-caoutchoucs.com www .plastiques-caoutchoucs.com est le site de référence de la plasturgie. La plasturgie française s’inscrit dans une dynamique positive. Les plastiques ont contribué à la croissance de nombreux secteurs, permettant de réduire la consommation de carburant dans l’automobile ou d’énergie de chauffage dans le bâtiment. Le site www.plastiques-caoutchoucs.com www.plastiques-caoutchoucs.com en rend compte chaque jour et à travers sa newsletter gratuite hebdomadaire. La newsletter est diffusée chaque semaine auprès opose propose de 7 500 abonnés. Elle pr une information complète transformateurs, sur les tr ansformateurs, d’ordre, les donneurs d’or dre, es producteurs matières les pr oducteurs de matièr et les fabricants de machines. vous Son agenda v ous tient informé des gr grands ands rrendez-vous endez-vous de la pr profession ofession : FIP solution plastique, Midest et Fakuma. P Pour our la rrecevoir, ecevoir, rrendez-vous endez-vous sur le site.

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PROFESSION

DROIT

Un changement en prépare un autre SOUS-TRAITANCE Un projet de loi annonce la reconnaissance de l’« imprévision », mais aussi le contrôle des clauses abusives et des relations de dépendance.

E

n droit français, le contrat s’impose aux parties. Il est même revêtu d’une force obligatoire extrêmement rigoureuse. Le droit civil l’insère dans un carcan d’autant plus rigoureux qu’il n’admet pas, en principe, l’« imprévision ». Depuis l’arrêt Canal de Craponne [arrêt du 6 mars 1876 rendu par la Chambre civile de la Cour de cassation au visa de l’article 1134 du Code civil], la jurisprudence consacre le rejet de la théorie de l'imprévision en droit privé. Aux termes de l’article 1135 du Code civil, les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites. Elles ne peuvent être révoquées que de leur consentement mutuel, ou pour les causes que la loi autorise. Il est ajouté toutefois qu’elles doivent être exécutées de bonne foi.

Au-delà du droit de la consommation Or, le projet de loi relatif à la modernisation et à la simplification du droit, présenté, en novembre 2013, par la garde des Sceaux, Christiane Taubira, annonce sans fanfare – la réforme devant se faire par voie d’ordonnances – sa reconnaissance. Il ne s’agit rien de moins que de réformer le titre III [« Des contrats ou des obligations conventionnelles en général »] du livre III [« Des différentes manières dont on acquiert la propriété »] du Code civil. Le projet croupissait depuis des années dans les bureaux de la Chancellerie, malgré les actions de lobbying menées par la profession. C’était d’ailleurs l’un des volets de la proposition de loi de modernisation de la soustraitance du député (UMP) Jean Proriol, dont Allizé plasturgie et la Fédération de la plasturgie et des composites étaient à l’origine*. L’enjeu n’est pas mince pour les entreprises, dans la mesure où le projet annonce la reconnaissance de la théorie de l’imprévision pour permettre l’adap-

tation du contrat aux changements imprévisibles de circonstances. Le gouvernement a ainsi entrepris la réforme du droit des contrats la plus ambitieuse de ces dernières années. Mais la lettre de mission va plus loin. L’article 3, 2° du projet de loi d’habilitation de modernisation et simplification du droit et des procédures, prévoit, en effet, de « simplifier les règles applicables aux conditions de validité du contrat, qui comprennent celles relatives au consentement, à la capacité, à la représentation et au contenu du contrat, en consacrant en particulier le devoir d’information, la notion de clause abusive et en introduisant des dispositions permettant de sanctionner le comportement d'une partie qui abuse de la situation de faiblesse de l'autre ». Il semble donc que le Code permettra aussi le contrôle des clauses abusives hors du droit de la consommation.

Limiter la « dépendance économique » Une autre révolution, d’autant que les abus dans la relation commerciale ne sont pas tous pris en compte dans l’article L.442-6 du Code de commerce, quand ils ne sont pas allègrement contournés, notamment sur la rupture brutale de relations commerciales établies – qui impose de respecter un préavis écrit en cas de rupture –, conçu pour protéger les fournisseurs.

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N°909 Janvier-Février 2014

Une obligation de concertation exclut, par principe, tout acte unilatéral et/ou toute mesure de remise en cause sans respect d’un délai minimum de prévenance. Or, malgré son caractère d’ordre public, il est conseillé désormais aux donneurs d’ordre de veiller à la fois à limiter « la dépendance économique du partenaire par des plafonds [chiffre d'affaires ou volume], non-exclusivité, limitation des investissements liés au contrat, exclusion des personnels dédiés », etc., mais surtout d’inscrire la « relation dans l'instabilité » afin d'en « limiter la durée en prévoyant une remise en jeu régulière » [sic] par appels d'offres. Alors que le nombre de contentieux liés à des ruptures de relations commerciales augmente très fortement, il s’agirait ainsi de les éviter à moindre frais et de réduire les risques de condamnation, au détriment d’une relation commerciale durable et de l’éthique du partenariat. À noter que, face à ce constat, et pour pallier la carence d’information chez les fournisseurs, le Comité des relations interindustrielles de soustraitance (Corist) au sein de la Fédération de la plasturgie et des composites a homologué une formation pour les entreprises sur les « outils juridiques permettant d’améliorer la négociation interentreprises », ou comment travailler ses réflexes. (*) www.assemblee-nationale.fr/ 13/propositions/pion3683.asp.

Thierry Charles Docteur en droit, directeur des affaires juridiques d’AllizéPlasturgie, expert auprès du Comité des relations interindustrielles de Sous-Traitance (Corist) au sein de la Fédération de la plasturgie et des composites et du Centre national de la soustraitance (Cenast).

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CARRIÈRES

PROFESSION

Le patron de Rotax représentera les rotomouleurs ROTOMOULAGE L’Association francophone du rotomoulage (AFR) a désigné Pierre Lassalle

comme nouveau président pour porter les projets du secteur.

L

Il reprend Rotax en 2009 Ce diplômé de l’École nationale supérieure des arts et métiers (Ensam) possède une solide expérience dans le domaine de l’industrie. Il a exercé dans des structures de tailles diverses. Il a débuté dans l’audit énergétique industriel,

spécifiques (le nucléaire, la pharmacie, la microélectronique, etc.)

Des produits propres pour limiter la dépendance

DR

ors de son dernier conseil d’administration, à la fin 2013, l’Association francophone du rotomoulage (AFR) a élu son nouveau président, Pierre Lassalle, dirigeant de la société Rotax, pour succéder à JeanCharles Henni. Créée en 2001, l’AFR rassemble des rotomouleurs, des fournisseurs de matériel, d’accessoires, de matières premières, de bureaux d’ingénierie et de conception, ainsi que des centres de formation et d’expertise. « L’ambition de notre association est de mutualiser les moyens, d’interagir et de prendre en compte les besoins de nos adhérents, au travers d’un certain nombre de services, comme une veille technique et économique, des journées technologiques, ou encore de la mise en relation d’affaires », souligne Pierre Lassalle.

Le dirigeant de Rotax, Pierre Lassalle, préside désormais l’association des rotomouleurs.

avant de se lancer dans la construction clef en main d’usines agroalimentaires au Maghreb et dans le golfe Persique. Ensuite, il a occupé le poste de directeur commercial d’une filiale privée de GDF Suez, spécialisée dans la conception et dans l’installation de systèmes de traitements d’air en environnements industriels

En 2009, il prend la direction de Rotax, une entreprise d’une vingtaine de salariés. Cette structure, spécialisée dans le rotomoulage, appartenant au groupe familial Poralu, est basée à Port, dans l’Ain. Dès son arrivée, Pierre Lassalle relève le défi de développer des produits propres, afin de limiter la dépendance à la sous-traitance industrielle. Le travail de Pierre Lassalle est vite couronné de succès car, à partir de cette date, le chiffre d’affaires de Rotax augmente de 60 %, dont 15 % réalisés avec des produits propres. La société se positionne désormais comme spécialiste du développement, de la fabrication et de la distribution de produits et des accessoires à destination d’infrastructures nautiques de plaisance, et propose tous les ans des extensions de sa gamme. Alexandre Couto

NOMINATIONS Vous pouvez nous faire parvenir vos nominations en adressant un courrier électronique à la rédaction : acouto@etai.fr

DSM COMPOSITE RESINS Le chimiste DSM a nommé Bert Bakker à la tête de sa division résines composites. Il remplace Wilfrid Gambade, qui occupait cette fonction depuis décembre 2011, et qui a été nommé vice-président de la division produits nutritionnels. Bakker possède près de vingt ans d’expérience dans le domaine de la vente et du marketing. Il a rejoint DSM en 1999 et a occupé diverses fonctions dans les divisions résines composites et résines de revêtement.

TEKNOR APEX Mike Patel a été nommé directeur de la division vinyles du producteur de matières américain Teknor Apex. Il aura la responsabilité du développement stratégique des produits, de la coordination du marketing, des ventes et de l’activité de production. Il supervisera notamment les marques de vinyle flexible Apex, de compounds comportant des plastifiants biosourcés Biovinyl, de vinyles élastomères Flexalloy et de compounds sans halogène Halguard.

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PIRELLI Laurent Cabassu a été nommé directeur général de Pneus Pirelli SAS, distributeur français de l’Italien Pirelli Tyre. Il remplace Gian Paolo Gatti Comini, qui prend la responsabilité de l’Europe du Sud. Laurent Cabassu, 34 ans, est diplômé en management de l’Institut national des télécommunications d’Evry et d’un mastère à Paris-Dauphine. Il a intégré en 2002 le département marketing de Pirelli avant de progresser vers les fonctions de responsable grands comptes et directeur marketing.

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REVERDIA La coentreprise entre DSM et Roquette, spécialisée dans la production d’acide succinique biosourcé, Reverdia, a nommé Marcel Lubben au poste de président. Il remplace Will van den Tweel, qui a participé au lancement de la société. Marcel Lubben a rejoint DSM en 1994 et a occupé diverses fonctions dans la recherche, le développement commercial et le marketing pour les divisions pharmacie et biologie. En 2012, il a été nommé vice-président en charge des produits biosourcés de DSM.

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CAHIER TECHNIQUE

XXXXXXX SOMMAIRE

53 p. 54 CONCEPTION Moules

Des outillages innovants pour la fusion laser

p. 58 MATÉRIAUX Composites

Un toit ouvrant de cabriolet allégé et économique

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CAHIER TECHNIQUE

Conception Moules

Guillaume Vansteenkiste

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Chef de projet, Pôle européen de la plasturgie Centre technique de la plasturgie et des composites

Des outillages innovants pour la fusion laser Le projet Moulinnov consiste à développer des moules à hautes performances pour l’injection, fabriqués par fusion sélective laser. Des études sont en cours pour déterminer les matériaux les plus adaptés.

Le procédé de fusion laser de poudres métalliques a fait ses preuves dans le domaine de l’outillage d’injection (lire Fusion laser et outillage d’injection, p. 55). Ce procédé additif est de plus en plus utilisé dans la fabrication d’éléments de moules de production. Cette évolution est possible depuis la diffusion, en 2007, de l’acier maraging 1.2 709 sous forme de poudre. Ce matériau, qui présente un très bon comportement à la fusion laser, fournit des pièces aux caractéristiques mécaniques similaires à celles du Z38CDV5 en module d’Young (180 GPa), en contrainte à la rupture (1 950 MPa) et en dureté (50 à 54 HRC), principal critère d’évaluation dans l’outillage. L’étape technologique suivante, pour les outillages réalisés en fusion sélective par laser (SLM, Selective Laser Melting), est le passage aux outillages de hautes productions : le multi-empreintes, les matériaux agressifs, les fortes cadences. Ces conditions sévères d’utilisation nécessitent des matériaux encore plus performants : la durée de vie d’un moule peut atteindre 5 à 10 millions de cycles, et jusqu’à dix ans d’utilisation. En fonctionnement et à chaque cycle, l’outillage est soumis à des sollicitations mécaniques, thermiques et à un environnement agressif avec des frottements et de la corrosion. Dans ce cadre, le projet Moulinnov de développement de moules à hautes performances fabriqués par SLM pour l’injection propose de travailler sur deux axes: – un matériau conducteur, à base de cuivre, en utilisant le comportement conducteur de ce métal et en cherchant à améliorer ses caractéristiques mécaniques ; – un matériau résistant, à base de fer, en cherchant à améliorer les caractéristiques de tenue aux agressions chimiques.

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Ces nouveaux matériaux permettront de rassurer les moulistes et les transformateurs sur la tenue dans le temps des moules obtenus par fusion laser, grâce à l’utilisation de moules démonstrateurs dans le cadre du projet. Un projet collaboratif

Le projet Moulinnov, soutenu par la banque publique d’investissement BPI France et par les pôles de compétitivité Ensembles métalliques et composites complexes (EMC2), Plastipolis et Viaméca, rassemble : – des industriels : des moulistes et des transformateurs conscients de l’intérêt de la fusion laser et du principe du conformal cooling (T2C, Cema et Cero) ; – des fournisseurs de solutions d’amélioration du procédé en prétraitement sur les poudres (Lifco) ou en post-traitement sur les outillages (Sappi) ; – des laboratoires mettant à disposition leurs compétences dans le domaine : le Centre des matériaux de Mines Paris tech (Armines-CDM), le laboratoire de génie civil et mécanique (GEM) de l’Université de Nantes, en Loire-Atlantique, et le laboratoire Diagnostic et imagerie des procédés industriels de l’école nationale d'ingénieurs de Saint-Étienne (Enise-Dipi), dans la Loire ; – deux centres techniques, le Pôle européen de la plasturgie (PEP)-Centre technique de la plasturgie et des composites et le Centre technique des industries mécaniques (Cetim), qui ont travaillé sur cette thématique. L’objectif est de proposer des matériaux parfaitement adéquats aux contraintes des outillages

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Le projet Moulinnov propose de travailler sur deux axes: un matériau conducteur, à base de cuivre et un matériau résistant, à base de fer

Fusion laser et outillage d’injection L’arrivée des procédés de fabrication additive, notamment la fusion laser métallique, dans l’injection pour la fabrication des outillages, a modifié la méthode de conception des canaux de refroidissement : ils ne sont plus forcément une succession de cylindres obtenus par perçage. Ils prennent des formes diverses : nappes, oblongs, etc. Ils peuvent alors plus facilement se rapprocher des zones critiques, les points chauds de l’outillage. Ceci a deux conséquences sur la pièce injectée : – un temps de cycles réduit de 10 à 40 % ; – une meilleure homogénéité thermique, d’où des aspects de surfaces de meilleure qualité et moins de déformations des pièces. Le principe de la fusion laser consiste à créer une pièce directement à partir Entre chaque étalement de poudre, le laser balaye la surface de la couche correspondant à la tranche de la pièce.

d’injection. Jusqu’à présent, le nombre de matériaux proposés par les vendeurs de machines de fusion laser métallique est très limité. La liste se résume, en général, à l’acier maraging, au cobalt chrome (utilisé essentiellement pour les prothèses dentaires), au titane (pour le médical et l’aéronautique), à l’inconel et à un acier inoxydable, le 316L ou le 17-4PH. Il est donc question, dans le projet Moulinnov, de proposer une méthode d’identification des matériaux transformables par procédé SLM, de rechercher les paramètres de transformation, et non plus seulement de s’adapter aux matériaux existants. Une analyse thermique par le logiciel Moldtherm

L’intérêt du procédé de fusion laser réside dans le principe du conformal cooling, c'est-à-dire le rapprochement maximal entre la surface moulante et les canaux de refroidissement. Réduire cette distance accélère les échanges de chaleur, donc améliore www.plastiques-caoutchoucs.com

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Exemple de conception assistée par ordinateur (CAO) : broche avec canaux chaud-froid séparés.

de son fichier de conception assistée par ordinateur (CAO), sans utiliser d’outils : le fichier CAO de la pièce est au préalable découpé en tranche. Ces tranches serviront de modèle pour la fabrication de la pièce, couche après couche, par apport de matière. Pour cela, la machine étale successivement de fines couches de poudres d’acier les unes sur les autres (épaisseur de l’ordre de 40 μm). Entre chaque étalement de poudre, le laser balaye la surface de la couche correspondant à la tranche de la pièce. La poudre impactée fond et fusionne avec les tranches situées en dessous pour créer un ensemble cohésif.

l’efficacité de l’outillage. Pour quantifier ces gains, une estimation du temps de cycle a été effectuée sur le logiciel Moldtherm, développé par le PEP (lire Un outil en ligne, ci-contre). Sur ce principe, différentes distances entre le canal de refroidissement et la surface moulante ont été comparées: 5, 10, 20 et 40 mm. Les deux premières s’apparentent aux distances utilisées dans le cas du conformal cooling, les deux suivantes sont des distances plus standards, pour des outillages dits conventionnels obtenus par usinage. Plusieurs matières pour moules ont été testées (document 1). Les calculs ont été effectués pour un matériau injecté acrylonitrile-butadiène-styrène (ABS) de 2 mm d’épaisseur (document 2). Les résultats montrent que, pour obtenir une gaine 100 % solide, des temps de refroidissement de sept à douze secondes sont nécessaires (document 3). Dans le cas du conformal cooling et des conductivités supérieures à 30W/m.K, le changement de la matière du moule n’apporte qu’un

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Un outil en ligne Le Pôle européen de la plasturgie (PEP) - Centre technique de la plasturgie et des composites lance, sur son site internet, un service d’étude en ligne personnalisé. Il propose un accès privé et sécurisé à divers services dont Moldtherm, un outil numérique développé par le PEP permettant d’estimer le temps de refroidissement minimal d’une pièce plastique. Ces services en ligne permettent: – des demandes simplifiées et intuitives ; – un tarif unique par étude ; – une réponse sous quarante-huit heures (selon l’étude) ; – un espace privé et sécurisé ; – un espace d’archivage de vos études. • Site internet: www. poleplasturgie.com. • Adresse électronique: info@ poleplasturgie.com.

55


54-57-Conception-m2_Mise en page 1 29/01/14 16:18 Page56

CAHIER TECHNIQUE

Conception 1 l

Matériaux pour moules testés

Matériaux pour outillages d’injection

56

2 l

Conductivité thermique en W/m.K

Paramètres du matériau choisi pour l’injection

Température d’injection

230 °C

Température d’éjection

90 °C 15 °C

Cuivre pur

388

Liquide de refroidissement

Cuivre/beryllium à 0,5%

250

Cuivre/beryllium à 2 %

100

Navinic 10

50

Temps d’ouverture pour éjection de la pièce (période prise en compte pour le refroidissement de la température de l’outillage entre deux injections)

Z38CDV5

32

M340

15

Acier maraging 1.2709

15

gain de 5 % sur la phase de refroidissement, donc il semble peu pertinent de rechercher un matériau très conducteur. Sans conformal cooling, il est plus justifié d’utiliser des matériaux conducteurs. Ces gains vont jusqu’à dépasser les 50 % entre les aciers 1.2 709 et M340 par rapport au cuivre pur ou à un alliage cuivre/beryllium (CuBe) à 0,5 %. Ces conclusions sont applicables dans le cas d’un procédé de refroidissement standard. En revanche, l’utilisation de procédés chaud/froid change la donne. La quantité de chaleur à transférer lors de chaque phase de chauffe et de refroidissement est plus importante, et nécessite des matériaux plus performants. Le logiciel Moldtherm permet aussi d’estimer les temps de cycle dans le cadre d’un système chaud/froid (documents 4,5). Pour ce type de calcul, en plus du temps de refroidissement du moule et de la matière plastique, il convient de prendre en compte le temps de chauffe de l’outillage, c'est-

5s

à-dire le temps nécessaire pour que la sonde de l’outillage, placée à 1 mm de la surface moulante, passe au-dessus de la température de commutation haute (180 °C) avec un liquide de chauffe à 210 °C. Les temps de cycle ont été de nouveau estimés pour différents matériaux utilisés pour les outillages d’injection. En comparant les deux matériaux extrêmes, le cuivre pur et l’acier 1.2709, on constate que le temps de cycle est presque multiplié par deux (21,2 secondes au lieu de 12,5 secondes) pour une distance surface moulante-canal de régulation de 5 mm. Cet écart est de plus en plus important lorsque le canal de refroidissement s’éloigne des surfaces moulantes. En effet pour les mêmes conditions d’injection et une distance de 40 mm, les valeurs passent d’une minute de temps de cycle, pour le cuivre pur, à six minutes, pour l’acier 1.2 709 ! Ces résultats montrent l’intérêt des deux matériaux développés dans le cadre du projet Moulinnov : les matériaux à base de fer, pour améliorer le comportement mécanique et la tenue en corrosion des inserts fusionnés dans le cas de refroidissement dits standard, et les matériaux à base de cuivre, dans le cas de systèmes chaud-froid, pour obtenir des temps de cycle 3 plus compétitifs.

l

La thermique outillage, des enjeux complexes

Le projet se déroule sur trois ans. À partir des problématiques thermiques, mécaniques et de tenue à la corrosion rencontrées par les industriels, la première étape sera le développement et l’élaboration de matériaux sous forme de poudre. Ces matériaux devront répondre aux attentes des moulistes et réagir correctement au procédé de

3 Variation du temps de refroidissement en fonction de la distance entre le canal de régulation et la surface moulante et en fonction de la nature métallique de l’outillage.

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Objectif : prolonger la durée de vie des moules et faciliter la transformation de polymères difficilement injectable.

4 l

4, 5 Exemples de résultats fournis par le logiciel Moldtherm.

5 l

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Le projet Moulinnov vise donc à développer des moules pour la plasturgie dans des nouveaux matériaux au moyen d’un procédé de fabrication additive. Les nouveaux matériaux permettront une amélioration notable des performances du moule, en particulier son pouvoir de refroidissement et d’échangeur thermique, sa tenue à la compression et ses fonctionnalités de surface (l’usure, la corrosion). La combinaison d’un procédé innovant de fabrication de moules avec de nouveaux matériaux permettra de prolonger la durée de vie des moules et de faciliter la transformation de polymères, thermodurcissables et thermoplastiques, fortement chargés d’abrasifs, et difficilement injectables. Elle permet aussi d’envisager des outillages d’injection chaud/froid performants, efficaces et fonctionnant avec des temps de cycle standard pour l’injection. n

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6 l

Inconel

fusion laser. En effet, les matériaux transformés subissent d’importantes variations cycliques de température : lors de l’impact laser, la température monte au-delà de la température de fusion, puis redescend rapidement à la température ambiante. Ce changement a lieu au niveau de l’impact mais crée aussi, par conduction, une élévation de la température dans les couches inférieures. Ces changements de température induisent, par dilatation, d’importants efforts mécaniques et des contraintes résiduelles, qui influent sur le comportement mécanique des pièces, comme la tenue en fatigue. Les matériaux choisis doivent donc être assez résistants pour encaisser thermiquement le procédé de fusion laser. Ce procédé fait intervenir de nombreux paramètres : le laser, la stratégie de balayage, l’étalement de la poudre. La recherche d’un nouveau jeu de paramètres pour une poudre est un travail long et difficile. En effet, un apport insuffisant d’énergie au niveau du laser ne permet pas d’obtenir une pièce dense. À l’inverse, un excès d’énergie conduit au phénomène de sphéréodisation des poudres, c’est-à-dire à la formation d’amas disjoints. Cependant, des prétests avec une poudre d’inconel 718 ont montré qu’il était envisageable d’effectuer, avec un effort raisonnable, la recherche paramétrique pour des poudres métalliques différentes de celles proposées par les fabricants de machines. Des densités de l’ordre de 8,18 g/cm3 ont été obtenues, pour une densité théorique de 8,19 g/cm3. Ce critère de densité est important: plus cette valeur est proche de la valeur théorique, plus le comportement thermique ou mécanique est similaire aux observations faites sur un matériau usiné. Ce point sera validé sur les matériaux développés au cours du projet, puisqu’ils seront qualifiés et comparés aux valeurs de leurs homologues obtenus en usinage. Ensuite, la fabrication de démonstrateurs validera leurs adéquations avec les attentes industrielles (document 6).

6 Pièce Inconel 718 fabriquée par SLM à partir de la paramétrie du Pôle européen de la plasturgie (PEP) Centre technique de la plasturgie et des composites.


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CAHIER TECHNIQUE

Matériaux Composites

58

Martin Hillebrecht Directeur du Centre de compétence sur les constructions allégées, les matériaux et technologies, Edag & Co KGaA, Fulda (Allemagne)

Wolfgang Reul Directeur du service package et concepts, Edag & Co KGaA, Fulda.

Jan Sandler Directeur de la recherche sur les matériaux et systèmes pour composites automobiles renforcés par fibres, recherche sur les polymères, BASF SE, Ludwigshafen.

1 Le module de toit de cabriolet présenté est un modèle sandwich composite renforcé par fibres recelant un fort potentiel d'allègement.

Ce modèle sandwich est fabriqué avec des temps de cycle courts à base de matériaux BASF. Il permet une meilleure isolation de l’habitacle, ce qui procure un avantage clef en autonomie pour les véhicules électriques.

Parmi les facteurs déterminants pour l’avenir de la mobilité urbaine, la masse des véhicules constitue un paramètre clef, parce qu’elle influence les besoins en énergie dans la motorisation conventionnelle comme dans la motorisation électrique. Même si la résistance au roulement et l’aérodynamique entrent aussi en jeu, leur rôle reste secondaire, en raison des nombreuses manœuvres d’accélération et de freinage lors des déplacements en ville. La pression sur les constructeurs automobiles pour trouver de nouvelles solutions pour alléger les véhicules est d’autant plus forte qu’ils risquent des pénalités financières s’ils n’atteignent pas, demain, les nouveaux seuils ambitieux d’émission de dioxyde de carbone (CO2). Afin de démontrer les possibilités de réduction de poids et d’améliorer la fonctionnalité des pièces de carrosserie à l’aide de plastiques composites de nouvelle génération, les experts en matières plastiques de BASF ont développé, en collabora-

h

tion avec la société d’ingénierie Edac, un démonstrateur sandwich composite renforcé par des fibres pour un module de toit de cabriolet. Le démonstrateur révèle les caractéristiques types et le potentiel d’allégement d’une pièce composite conçue sur mesure. Il illustre comment des pièces ultralégères de ce type peuvent être dimensionnées en fonction des charges pour répondre aux applications pour l’automobile, et comment elles peuvent être fabriquées à des coûts acceptables et dans des temps de cycles courts. La technique de fabrication sandwich composite est transposable aux systèmes de toit conventionnels produits en construction mixte et à d’autres applications, aussi bien dans l’automobile que dans d’autres secteurs. Pourquoi un module de toit ouvrant?

Lorsqu’il s’est agi de concrétiser le démonstrateur en composite, le choix s’est porté sur un module de toit ouvrant de cabriolet (document 1), étant

1 l

BASF

Claus Dallner Directeur de l'équipe pluridisciplinaire transversale, Lightweight Composites Team, BASF SE, Ludwigshafen (Allemagne)

Un toit ouvrant de cabriolet allégé et économique

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Le démonstrateur révèle les caractéristiques types et le potentiel d’allégement d’une pièce composite conçue sur mesure

Cas de charge

2 Calcul des cas de charges pour les deux formes de construction de référence et le concept composite en fibre générique du module de toit ouvrant.

Exigences

Analyse modale

Équilibrage des fréquences propres pour un comportement neutre dans tout le véhicule

Charge de la neige

Absence de dommages sur les composants et l’environnement en cas de charge élevée de la neige sur le toit

Charge du vent

Absence de dommages sur les composants lorsque le toit est exposée au vent (Vmax = 50 m/h)

Résistance à la déformation Impact de la grêle

Éviter toute déformation permanente par les impacts de grêle

Résistance à la déformation Impact du polissage

Éviter toute flexion excessive et déformation permanente due à une charge surfacique

Blocage central

Absence de dommages sur les composants en cas de dysfonctionnement du système de fermeture

Charge de collision

Éviter la défaillance de pièces par déplacement arrière du cadre du pare-brise en cas de collision frontale

donné que le volume de production annuelle, environ 20000 unités, est suffisamment faible pour percer assez rapidement le marché. Tout en restant encore maîtrisables, les quantités constituent un volume tel que la production par technologie composite ne serait pas rentable sans avoir recours à des procédés industriels et automatisés. Une autre raison pour laquelle un module de toit ouvrant de cabriolet convient également comme démonstrateur est qu’une réduction de poids audessus du centre de gravité du véhicule a un effet positif sur la dynamique de roulement. Sous cette forme, la technique de construction allégée composite – bien que plus onéreuse que l’acier ou l’aluminium – est plus facile à mettre en œuvre de manière rentable. Par ailleurs, les renforts et les raidisseurs prévus dans la carrosserie d’un cabriolet augmentent énormément son poids par rapport à celui d’un véhicule conventionnel. Ceci constitue un argument supplémentaire en faveur de la construction allégée. Sans compter que les clients, dans ce segment de prix haut de gamme, sont plus enclins à accepter les coûts supplémentaires de la technologie de construction élaborée composite qui, en allégeant le véhicule, compensent en partie le désavantage de poids (document 2). Dans la production automobile en grande série, la mise en œuvre de la nouvelle technique composite de construction allégée doit cependant encore surmonter bien des obstacles, en dépit du fort potentiel d’économie de poids. Pour l’heure, ces obstacles sont les suivants : – les coûts, encore relativement élevés par rapport au poids économisé ; – le manque d’expérience des constructeurs et des équipementiers pour faire converger les www.plastiques-caoutchoucs.com

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différentes compétences des multiples fournisseurs de la chaîne valeur. Tandis qu’Edag a apporté sa contribution au projet par son expertise de développement dans la construction automobile, BASF s’est investi en puisant, dans son portefeuille très complet de produits et dans son savoir-faire en transformation, dans trois catégories de matériau : la résine

3 l

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BASF

2 l

3 Le concept de toit ouvrant de cabriolet EDroof offre aux constructeurs un moyen de se démarquer de la concurrence en combinant la fonctionnalité d’un toit ouvrant rigide et le design caractéristique d'une capote textile souple.


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CAHIER TECHNIQUE

Matériaux 4 l

BASF

60

4 Pour les cas de charges, résistance à la déformation du polissage (a) et impact de grêle (b), la stabilité du noyau de mousse et du tissu, mais également la qualité de surface après sollicitation (c) ont été étudiées. Pour optimiser la résistance à la déformation, la composition du sandwich composite renforcé par fibres a nécessité l'interaction de l'équipe de développement, de conception assistée par ordinateur (CAO) (d) et du laboratoire d'essai accrédité d’Edag. L'imagerie par tomodensitométrie de l'échantillon (e) révèle des effets de délamination du tissu lorsque la surcharge est environ 7,5 fois supérieure à la normale.

époxyde, le polyuréthane (PUR) et le polyamide (PA). Les applications plastiques envisagées par l’industrie automobile dans la carrosserie et dans le châssis sont censées permettre des avancées significatives dans le domaine de l’allégement, mais demanderont des performances aux matériaux à un niveau inédit. En conséquence, BASF a créé, à la mi-2011, une équipe pluridisciplinaire transversale spécialisée dans les composites allégés, afin de focaliser ses compétences en renforcement par fibres continues en grandes séries pour les trois systèmes de matrices plastiques. La démonstration de ce savoir-faire est donnée en faisant appel au procédé de moulage par transfert de résine (RTM, resin transfert molding) pour réaliser le module de toit sandwich présenté. Cette technique permet d’obtenir des pièces composites complexes de grandes dimensions dans une presse de formage par injection de résine sur la base de structures textiles ou fibres sandwich et de matières plastiques à faible viscosité et à durcissement rapide. Conception et calcul des composants

Dans un premier temps, une analyse comparative des informations a permis de déboucher sur un module de toit générique. À partir de cette construction basique, deux variantes, l’une en

acier, l’autre en aluminium, ont été générées. Les calculs de structure qui ont servi de base ont permis de dimensionner et de calibrer la référence dans le cadre d’une démarche de conception assistée par ordinateur (CAO) en réduisant le poids le plus possible et en testant la faisabilité. Cette référence doit présenter une construction courante, aussi bien en fonctionnalité technique qu’en poids et en coûts de production, tous fabricants confondus (document 3). Parmi un grand nombre de techniques de construction et de principes de fabrication en tous genres, tous qualifiés, en principe, pour la mise en œuvre d’un procédé RTM et la garantie de fonctionnalité du composant, c’est un procédé d’injection en un point (one-shot) avec noyau en mousse qui a été choisi pour le module de toit ouvrant : un processus d’imprégnation en une étape des couches de revêtement extérieur en composite renforcé par fibre de carbone avec noyau en mousse intégré. En tenant compte des paramètres déterminants pour la géométrie et des caractéristiques fonctionnelles, comme les points de fixation pour la cinématiqu, le système de fermeture et les joints, l’équipe est parvenue à mettre en place le premier concept de construction. À l’issue de plusieurs phases de développement, la fonction et le poids ont été optimisés, en faisant varier la struc-

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À l’issue de plusieurs phases de développement, la fonction et le poids ont été optimisés, en faisant varier la structure des couches

Comparaison 5 de concept

l

Structure

Caractéristiques spécifiques

Poids total

Référence : Structure en acier

Référence : Structure en aluminium

Concept générique : Sandwich composite

Double coque : coque interne rainurée + enveloppe externe

Double coque : coque interne rainurée + enveloppe externe

Sandwich avec couches superficielles en laminés CF et noyau de mousse PUR avec inserts

Pièces en tôle d'acier : Enveloppe extérieure, 0,7 mm (7,637 g) Coque intérieure nervurée, 0,8 mm Renforts ponctuels, 1,2 mm-2,0 mm Éléments de fixation (661 g) Système d'étanchéité, colle

Pièces en tôle d'aluminium : Enveloppe extérieure, 1,15 mm (3,674 g) Coque intérieure nervurée, 1,0 mm Renforts ponctuels, 2,0 mm Éléments de fixation (879 g) Système d'étanchéité, colle Renforcement Résistance à la déformation

Structure des couches CF Couche superficielles, 1,4 mm (1,161 g) Deux couches de bandes unidirectionnelles (UD) Orientation 0 °, 90 °, +45 °, - 45 °, en supplément bandes UD sur l'arête arrière Matrice : époxyde Noyau en mousse : 80 g/l PUR (526 g) Insert points de fixation cinématique (609 g), système de fermeture et d'étanchéité : PA6 GF30, aluminium

8,298 g

4,533 g

ture des couches. En complément, un insert en aluminium a été intégré, des renforts unidirectionnels ont été appliqués par endroits et la compatibilité des tissus pour le drapage a été vérifiée. La suite du processus de développement réalisé par simulation s’est fondée sur des modèles spécialement générés par CAO en réalisant des mesures sur des prototypes d’essai fabriqués à partir de différentes combinaisons fibres-matrice. Optimisation du sandwich composite renforcé par fibre

En étroite interaction entre l’équipe de construction, la CAO et le laboratoire d’essai accrédité chez Edag, les charges spécifiques de sollicitation et d’usage impropre ont été étudiées, pour chaque cas, dans le cadre des cycles d’optimisation. Les limites ont toutes été respectées. Des exigences ponctuelles ont aussi été posées au composite sandwich, notamment la résistance aux impacts de grêle. Cette optimisation a permis de conférer au sandwich composite renforcé par fibre une rigidité globale élevée et une intégration fonctionnelle maximale. S’il était transposé, dans le cadre d’un procédé compatible pour la fabrication en grande série, ce concept consisterait à appliquer les structures textiles choisies sur chaque face d’un insert en mousse préformé, à charger ce dernier dans un outil RTM et à l’imprégner intégralement par un www.plastiques-caoutchoucs.com

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2,915 g

procédé d’injection one-shot. Le module de toit sandwich composite renforcé par fibre ainsi obtenu pèse seulement 2,9 kg, 35 % de moins que la pièce de référence en aluminium. Par rapport à la technique de fabrication en acier, il serait même possible d’économiser jusqu’à 65 % du poids. De plus, le processus de fabrication laisse présager des coûts par kilogramme économisé nettement plus faibles que les techniques de construction composite renforcée par fibres encore largement répandues (documents 4, 5, 6). Une fois le développement, le dimensionnement et l’optimisation terminés, des prototypes de la forme, de la mousse et des différents composants du module de toit ont été fabriqués. En guise de conclusion, un document récapitulatif destiné aux futurs fabricants a été rédigé en reprenant toutes les études préliminaires nécessaires ainsi que les évaluations techniques et économiques (documents 7, 8). Matériaux et fonctions intégrées

Outre les performances mécaniques du composant en composite renforcé par fibres, une bonne fluidité des résines (même sur de longues distances d’injection), une facilité d’imprégnation et une durée de durcissement courte des composants plastiques sont les caractéristiques primordiales que doivent posséder les trois catégories de matériau entrant en ligne de compte pour le

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5 Comparaison des concepts et des poids avec prise en compte des caractéristiques spécifiques pour les techniques de fabrication de référence et le concept sandwich composite renforcé par fibres.

61


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CAHIER TECHNIQUE

Matériaux 6 l

Conception Fonctions

Analyse modale 1. Flexion/1. Torsion-Fréquence propre > 35 Hz Écartement Torsion- Flexion > 5 Hz Charge de la neige Absence de déformation plastique Déformation élastique < 1,5 mm

59,7 Hz/45,9 Hz 59,4 Hz / 48,4 Hz 13,8 Hz 3 11,0 Hz 3 Critère rempli 0,9 mm 3

Charge du vent Absence de déformation plastique

Critère rempli 0,8 mm 3

Critère rempli 3 Critère rempli 3

Résistance à la déformation de la grêle Critère de défaillance maximal composite FC < 1,0 Contrainte de compression/cisaillement max < adm. Absence de déformation plastique (tôle) Déformation max. < 7,5 mm

-* -* Critère rempli 4,0 mm 3

70,9 Hz /64,5 Hz 6,4 Hz 3 Critère rempli 1,5 mm 3 Critère rempli 3

-* -* Critère rempli 5,2 mm 3

0,10 Critère rempli -* 0,8 mm 3

Résistance à la déformation du polissage -* -* Critère de défaillance max. composite CF < 1,0 -* Contrainte de compression/cisaillement max < adm. Critère rempli 3 Critère-*rempli Absence de déformation plastique (tôle) 7,6 mm l 7,0 mm 3 Déformation max. < 7,5 mm

0,20 Critère rempli -* 2,5 mm 3

Blocage central Absence de déformation plastique

Critère rempli 3 Critère rempli 3

Critère rempli 3

Charge de collision Aucune défaillance

Critère rempli 3 Critère rempli 3

Critère rempli 3

Légende : * critère non significatif

7 Noyau de mousse en polyuréthane à faible densité et haute résistance à la compression. Le concept d’injection en moulage par transfert de résine (RTM, resin transfer molding) one shot est basé sur un noyau de mousse préformé, dans lequel sont intégrés des inserts en aluminium et en matières plastiques renforcées par fibres courtes.

Référence : Référence : Concept structure structure générique : en acier en aluminium sandwich composite

Symboles : 3= le résultat atteint la valeur cible l = le résultat est légèrement inférieur à la valeur cible, mais encore acceptable X = le résultat est inférieur à la valeur cible, inacceptable

7 l

BASF

62

6 Comparaison des résultats de tous les cas de charges déterminantes pour les structures de référence et le concept sandwich composite renforcé par fibres. Les résultats montrent que les propriétés des composants conventionnels et sandwich sont comparables et révèlent un avantage de poids significatif.

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Une facilité d’imprégnation et une durée de durcissement courte des composants plastiques sont des caractéristiques nécessaires

8 Avec un poids de 2,9 kg seulement, le module de toit est nettement plus léger qu'un composant analogue fabriqué en aluminium (4,5 kg). La pièce générique réunit toutes les caractéristiques types d'un sandwich composite renforcé par fibres, ce qui la rend adaptée à une production en grande série par injection en moulage par transfert de résine (RTM, resin transfert molding).

l

63

BASF

8

obtenue se caractérise par une haute résistance à la compression et à la température, pour une faible densité. Ces propriétés permettent d’éviter toute compression du noyau de mousse pendant la phase d’injection. Le composant est finalement enduit d’une laque spéciale avec l’additif Tinuvin CarboProtect, qui assure sa protection contre le rayonnement ultraviolet et les autres intempéries sur la face

l

BASF

9

procédé RTM. La résine époxyde, le PUR et le PA sont, eux aussi, transformables sur les presses haute et basse pression couramment utilisées. Le module de toit présenté en démonstration est composé de matériaux spécialement coordonnés parmi les composants-système de BASF. La couche centrale de la structure sandwich est constituée d’une mousse structurelle en PUR à cellules fermées de marque Elastolit D. Elle fait fonction d’élément d’espacement entre les couches de couverture laminées renforcées par des fibres de carbone de faible poids spécifique afin de procurer à la pièce sa haute rigidité. En complément, elle confère au module de toit de bonnes propriétés isolantes – un aspect qui devrait prendre de l’intérêt avec l’avènement de la nouvelle génération de véhicules électriques, dont le système de chauffage ne peut pas recourir à la chaleur produite par un moteur à combustion interne. L’imprégnation de la mousse PUR est réalisée dans l’outil RTM en une seule opération. La mousse ainsi www.plastiques-caoutchoucs.com

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extérieure. Le module de toit ouvrant de cabriolet comporte au total six caractéristiques clefs pour le mode de construction sandwich composite renforcé par fibres dont le développement est présenté ici. Ces caractéristiques sont les suivantes : – une structure composite FC sèche avec orientation des fibres choisie en fonction des charges ; – un noyau de mousse PUR à faible densité et haute résistance à la compression ; – des systèmes de résine RTM à bonne fluidité et durcissement rapide ; – des renforts unidirectionnels ; – des inserts métalliques au niveau des points de fixation cinématique ; – des inserts en matières plastiques renforcés par des fibres courtes. La coupe transversale et le schéma de principe du module de toit de cabriolet illustrent plusieurs de ces caractéristiques types (document 9). n

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9 Coupe transversale de la pièce présentée en démonstration : parmi les caractéristiques du composite renforcé par fibres, on aperçoit, ici, le noyau de mousse polyuréthane, les couches superficielles en composite FC imprégnées ainsi qu'un insert métallique.

Remerciements Les auteurs remercient Mme Katrin Nienkemper pour ses précieuses contributions sur la sélection et l'adaptation des mousses polyuréthane.


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PRATIQUE

A-B-C-D

INDEX N-O-P

Efsa (European Food Safety Authority) – p. 18

64

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Enise-Dipi (laboratoire Diagnostic

A. Raymond – p. 32

et imagerie des procédés industriels

A. Schulman – p. 13

de l’école nationale d’ingénieurs

AFR (Association francophone

de Saint-Étienne) – p. 54

du rotomoulage) – p. 51

Ermo – p. 43

AFT Plasturgie – p. 15

Eskiss Packaging – p. 35

Air liquide santé – p. 30

Eucomed – p. 30

Airbus Group – p. 23

Eudica – p. 42

Albéa – p. 16

Eye Tech Care – p. 31, 34

Allizé plasturgie – p. 49

Eynard Robin – p. 19

Altia – p. 18 Amineau – p. 21 ANSM (Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé) – p. 34 Armines-CDM (Centres des matériaux de Mines Paris Tech, les Mines de Paris) – p. 54

Netafim – p. 14 Neutroplast – p. 39 OC Team – p. 20 PEP (Pôle européen de la plasturgie) Centre technique de la plasturgie et des composites – p. 54 Perfecseal – p. 40 Pipame (Pôle interministériel de prospective et d’anticipation des mutations économiques) – p. 30 Plastic Omnium – p. 12, 18 Plastifrance Médical – p. 40 PRB – p. 12 Prime colorants – p. 13 PSA – p. 23 PTT Global Chemical – p. 12

Farpi France – p. 6 Faurecia – p. 15, 16 Fédération de la plasturgie et des composites – p. 19, 49 FMI (Fonds monétaire international)

R-S-T

– p. 23 GEM (laboratoire de Génie civil et

Corist (Comité des relations

Lifco – p. 54

interindustrielles de sous-traitance)

LRCCP (Laboratoire de recherches

Raumedic – p. 39 RDP – p. 13 Reverdia – p. 51 Rohrer France – p. 40 Rotax – p. 51 Sabic – p. 16 Saint-Gobain – p. 12 Sanner – p. 41 Sappi – p. 54 Sise – p. 6 SNCP (Syndicat national du caoutchouc et des polymères) – p. 13 Snitem (Syndicat national de l’industrie des technologies médicales) – p. 31 STI Plastics – p. 35 Sumitomo Demag – p. 6 Technoflex – p. 42 Tekni-Plex – p. 43 Teknor Apex – p. 51 Tereos – p. 12 THE Maschine Yvonnand – p. 21 TMP Convert – p. 18 Top Clean Packaging – p. 32, 35, 42 Tusa – p. 39

– p. 49

et de contrôle du caoutchouc

V-W-Y-Z

Delphi – p. 14

et des plastiques) – p. 13

Deutz – p. 11

Lyondellbasell – p. 42

Dongfeng – p. 23

Malette (laboratoire) – p. 34

DSM Composite Resins – p. 51

Mecelec – p. 12

Assemblée nationale – p. 14

mécanique de l’université de Nantes)

Automotive Performance Material

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– p. 15

Heineken – p. 10

BASF – p. 13, 58

Hoffmann Neopac – p. 40

Bayer Material Science – p. 37

Huhtamaki Flexible Packaging – p. 39

Bayer – p. 10 Bischof + Klein – p. 40

I-K-L-M

BPI France (Banque publique

Ifoca (Institut national de formation

d’investissement) – p. 54

et d’enseignement professionnel

Caddie – p. 18

du caoutchouc) – p. 13

Carmat – p. 30

Igas (Inspection générale des affaires

CAS (Centre d’analyse stratégique)

sociales) – p. 30

– p. 31 Cenast (Centre national de la sous-traitance) – p. 49 Céréa – p. 13 Cetim (Centre technique des industries mécaniques) – p. 54 Chesapeake – p. 13 Clariant – p. 34 Continental – p. 13

E-F-F-H

INPI (Institut national de la propriété de la propriété industrielle) – p. 31 Instron – p. 7 Inter caoutchouc – p. 19 Isis Sentronics – p. 39 Kem One – p. 16 Komax – p. 21 Krauss Maffei Berstorff – p. 20

Velfor – p. 31, 34, 41 Vencorex – p. 12 Vulpiplast – p. 13 Vung Ro Petroleum – p. 18 Wamzl – p. 18 Wildcat Packaging – p. 11 Yanfeng-SAIC – p. 18 Ziiiro – p. 11

Michelin – p. 12 Motan Colortronic – p. 7

Ecsa – p. 16

Movacolor – p. 6

Edag & Co – p. 58

Multivac – p. 39

Janvier-Février 2014

N°909

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PROCHAIN NUMÉRO

N° 910 Mars 2014

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n GRAND ANGLE La plasturgie et les composites

n AVANTPREMIÈRE JEC Europe DR

n STRATÉGIE Les perspectives du marché de l’automobile

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FOCUS Biocom BIORESSOURCE Deux ans et demi de recherche ont été nécessaires à une équipe de

cinq ingénieurs de Biofase pour développer cette matière à partir de noyaux d’avocat.

Composée à 70 % de déchets de noyaux d’avocat Après six mois de travail, le chercheur a obtenu un polymère prometteur à partir de ces déchets. Mais ce n’est que le début. « Deux ans de recherche-développement ont été nécessaires pour trouver le procédé technologique de production à l’échelle industrielle, affirme Scott Munguia. Et six mois supplémentaires

pour créer l’entreprise, améliorer le produit et le commercialiser. Nous travaillons toujours sur la recherchedéveloppement pour trouver de nouvelles applications. » L’entreprise arrive désormais à combiner différents biopolymères et/ou polyoléfines avec la matière issue des noyaux d’avocat, pour fabriquer différentes résines bioplastiques. Il existe ainsi différents grades de résine qui permettent de nombreuses applications adaptées aux marchés

mexicain et d’Amérique centrale. La matière thermoplastique peut être moulée par injection, extrudée pour obtenir des film plastiques ou thermoformée.

Une durée de vie de six mois à cinq ans

Biofase

66

Biofase

L

’idée de Scott Munguia, PDG de la société mexicaine Biofase, était de trouver une alternative aux matières premières d’origine agricole, comme le maïs ou la pomme de terre, pour fabriquer des bioplastiques. « Ces ressources végétales sont un problème, parce qu’un produit vert doit être durable : utiliser des matières premières destinées à l’alimentation est contraire à cette idée », souligne le PDG. En recherchant une alternative, au pays du guacamole, Scott Munguia s’est naturellement intéressé à la production d’avocats. Le Mexique est connu pour être l’un des plus gros pays producteurs au monde d’avocats, environ 1 million de tonnes par an. L’industrie liée à la production de ce fruit et à ses produits dérivés génère près de 5 000 tonnes de déchets de noyaux d’avocat par mois.

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Les caractéristiques de Biocom « sont très proches de celles du polypropylène (PP), pour les résines utilisées pour l’injection ou le thermoformage, et semblables à celles du polyéthylène (PE), pour la fabrication de films », se félicite le PDG. « Biodégradable et compostable, avec une durée de vie allant de six mois à cinq ans selon les besoins, Biocom utilise plus de 70 % de déchets d’origine agricole », poursuit-il Après un an de commercialisation, les applications sont nombreuses : l’emballage alimentaire (environ 80 %), l’emballage des cosmétiques, les sacs plastiques, les couverts jetables, etc. Mais ce n’est pas tout. Biocom souhaite aller vers des applications pour l’automobile en améliorant les propriétés de résistance et de durabilité de la matière. Avec près de 100 000 $ investis (environ 74 000 €) et un chiffre d’affaires en 2013 d’environ 300 000 $ (près de 222 000 €), la société Biofase a de beaux jours devant elle. Claire Pham

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