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N°
SEPTEMBRE 2014
DOSSIER DOSSIER
CHIMIE Une FINE
France plus
attractive Stratégie industrielle COUV Appel 1 bdc Servier internationalise COUV Appel 2 COUV sa production Appel 2
NUTRACEUTIQUES COUV APPEL 1 CAP COUV Le marché Appelprend 2 COUV Appel un nouvel 2 COUV envol Appel 2 COUV Appel 2
Process COUV Appel Un débitmètre 1 bdc COUV Appel 2 COUV Appel 2 déterminant les caractéristiques d’un fluide
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ÉDITORIAL
Sanofi poursuit sa mue Une fois de plus, Sanofi est critiqué pour son désengagement industriel dans l’Hexagone. Mi-septembre, le groupe a annoncé l’ouverture de discussions avec le façonnier français Delpharm concernant la reprise de son usine de Quetigny (Côte-d’Or). Le laboratoire pourrait se séparer d’un site de 350 salariés qui produit près de 100 millions de boîtes de médicaments par an, exportées à 64%. Il s’agit majoritairement de formes sèches avec notamment le Plavix (clopidogrel), le Tritace (ramipril), le Lasix (furosémide), le Stilnox (zolpidem) ou encore l’Aspégic (acide acétylsalicylique). Le site produit également quelques injectables. Le projet prévoit la reprise par Delpharm des contrats de travail de l'ensemble des salariés. Un contrat de façonnage entre Delpharm et Sanofi d’une durée minimale de sept ans serait au programme et des investissements «significatifs» devraient être entrepris pour renforcer les capacités de production. Si l’on en croit des rumeurs dévoilées en juillet par le Canard enchaîné, Sanofi
Sylvie Latieule Rédactrice en chef
aurait d’autres projets de cessions dans le cadre du projet Phoenix qui viserait la vente d’environ 200 produits matures. Six sites industriels seraient impactés dont quatre en France. Il y aurait donc l’usine de Quetigny, mais aussi celles de Compiègne (Oise),
Si le groupe diminue d’Amilly (Loiret) et le centre de distribution situé à Marly-la-Ville (Val-d'Oise). Cependant si le groupe diminue la voilure dans la pharmacie traditionnelle, la voilure dans il n’en est pas de même dans les biotechnologies où il investit massivement, la pharmacie en particulier en France. Alors même qu’il annonçait la cession de Quetigny, traditionnelle, il n’en est sa filiale Sanofi Pasteur inaugurait à Val-de-Reuil un nouveau bâtiment de production de matière active de son vaccin contre la fièvre jaune. pas de même dans L’investissement de 25 millions d’euros va permettre de doubler la capacité les biotechnologies. de production pour atteindre les 100 millions de doses en 2016. Cette création a permis l’embauche de 10 CDD. Et la direction souligne que sur 7 ans, le site aura bénéficié de 350 millions d’euros d’investissement. Dans le même temps, son nouveau vaccin contre la Dengue vient de passer avec succès sa phase III. Il s’apprête à franchir l’étape de l’enregistrement. Le site de Neuville-sur-Saône est en pleine
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reconfiguration pour accueillir la production du principe actif. C’est à Val-de-Reuil que se fera la formulation. Pour l’instant, Sanofi Pasteur n’annonce pas d’investissement en formulation
car il utilisera des installations existantes. Mais il fait entendre que tout dépendra de la montée en
puissance de ce vaccin pour lequel il a dépensé 1 Mrd€ en recherche et installations de production. L’un dans l’autre, Sanofi continue d’employer plus de 27000 personnes en France, dont 12000
dans ses filières industrielles. Un site comme Val-de-Reuil est passé en 40 ans de 150 personnes à
1700 et ce n’est probablement pas fini. Jusqu’à présent, le groupe estime que la hausse des effectifs dans les biotechnologies a réussi à compenser la baisse dans la filière chimique. Et c’est dans cette direction qu’il entend progresser. ■
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SOMMAIRE
À SIGNALER 11 Entreprises 11 STRATÉGIE
Shire accepte l’offre d’AbbVie
06 RENCONTRE
FILIÈRE 47 Santé
Stratégie industrielle
Servier internationalise sa production
47 CONJONCTURE
Le marché français toujours en récession 48 LA CHRONIQUE DE GILBERT LIPPMANN
27 DOSSIER CHIMIE FINE
48 CONTREFAÇON © Shire
UNE FRANCE PLUS ATTRACTIVE 12 LE BILLET D’AURÉLIE DUREUIL 13 Stallergenes acquiert
l’Argentin Alergo Pharma 15 Merck Serono va
construire une usine géante en Chine une unité à Malte
20 Fournisseurs
© Isochem
19 Medichem ouvre
Le Leem signe avec l’Oclaesp 49 ESSAIS CLINIQUES
Sans retrouver sa prospérité d’antan, le secteur de la chimie fine en France bénéficie de perspectives plus favorables. Les surcapacités européennes s’estompent tandis que les acteurs asiatiques sont de plus en plus nombreux à connaître des problèmes de délais et de qualité.
reprend une division de Siemens
22 Médicaments 22 ONCOLOGIE
Enregistrement accéléré pour Topotarget 23 Homologation
européenne pour Gazyvaro 24 Cinq brevets
pour Genticel dans les vaccins anti HPV
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IndustriePharma N°82 Septembre 2014
Le gouvernement apporte son soutien à FranceCellVax
Les vaccins de Neovacs challengent les anticorps monoclonaux
56 ENQUÊTE Nutraceutiques
Le marché prend un nouvel envol TECHNOLOGIE 61 MESURE
Un débitmètre déterminant les caractéristiques d’un fluide 62 BIOMÉDICAMENTS
Photo de couverture : Axyntis Orgapharm Ce numéro comporte une surcouverture recto-verso Confarma France, un encart jeté Coolworld Rentalset ainsi qu’un encart broché SPIS, entre les pages 34-35.
50 VACCINS
52 JEUNE SOCIÉTÉ INNOVANTE
Assurer le développement préclinique
53 Réglementaire 53 ICHQ10 © Roquette
21 Beckman Coulter
50 LA CHRONIQUE DE PATRICK HIBON DE FROHEN
52 Événement
20 CONDITIONNEMENT
Gerresheimer inaugure un pilote en Allemagne
Le gouvernement simplifie la procédure entre industriels et hôpitaux
63 GUIDE PRODUITS & SERVICES
Mesure de la conductivité
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NOMINATIONS
72
AGENDA
73
INDEX Sociétés citées Annonceurs
Un système Qualité recentré sur l’humain
FUTUR
74 Un gène
pour agir sur le système immunitaire
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RENCONTRE STRATÉGIE INDUSTRIELLE
Servier internationalise sa production L’année 2014 s’avère importante pour le groupe Servier. Le laboratoire qui fête ses 60 ans a perdu son président et fondateur, Jacques Servier, au printemps. Alors que son successeur, Olivier Laureau, a présenté en juin sa stratégie, Christian Sauveur, vice-président Industrie, détaille pour Industrie Pharma les développements de l’activité de production autour de ses bases françaises et de l’internationalisation.
Quelles sont les spécificités des autres usines dans le monde?
© Servier
CHRISTIAN SAUVEUR, VICE-PRÉSIDENT INDUSTRIE DE SERVIER.
Industrie Pharma: Comment est organisée la direction Industrie des laboratoires Servier? Christian Sauveur: Au siège, à Suresnes (Hauts-deSeine), nous sommes une équipe d’une soixantaine de personnes. Nous avons en charge les 11 sites de production du groupe : 9 pharmaceutiques et 2 de chimie fine. Servier possède historiquement une production en France avec ses 2 sites principaux de Gidy, près d’Orléans (Loiret) et de Bolbec (HauteNormandie). Nous servons 140 pays dans le monde. Que représentent ces deux sites de production pour le groupe?
C.S.: Ils produisent 40% des médicaments de Servier dans le monde. L’entreprise est née à Orléans. C’est à partir de là que M. Servier a entamé le développement du laboratoire. Une des premières usines est située à Fleury-les-Aubrais, à côté de Gidy. Aujourd’hui, le site de Gidy emploie environ 1000 personnes et produit 40% des médicaments Servier. Il compte quatre métiers: le développement, l’industrialisation, la production pharmaceutique et la distribution. Le site de Bolbec est dédié à la chimie fine. 100% des principes actifs de nos médicaments sont issus de ce site d’environ 800 personnes. Près de 160 personnes sont dédiées au développement industriel chimique.
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C.S.: Le site d’Arklow en Irlande est, après Gidy, le deuxième site à vocation internationale. Il fête ses 25 ans cette année. C’est le 1er site étranger ouvert par Jacques Servier pour servir de back-up pour la pharmacie du groupe. Il compte 400 personnes. Nos autres sites servent essentiellement les marchés domestiques et font un peu d’export. Ainsi, l’usine de Varsovie, en Pologne, possède une activité domestique très forte et fait un peu d’export vers l’Europe de l’Est. Le site du Caire (Égypte) approvisionne le marché local et les pays d’Afrique anglophone. Celui de Casablanca, au Maroc, est destiné à la production domestique et à l’export en Afrique francophone. En Espagne, nous possédons deux usines. Une à Madrid destinée à la production locale. Nous commençons à exporter vers le Portugal après avoir rapatrié la production d’un sous-traitant. L’usine de Tolède travaille en collaboration avec Bolbec sur le développement et la production de principes actifs. Vous êtes également présents dans les BRIC?
C.S.: Nous possédons des sites importants basés dans des pays en développement. Au Brésil, notre site de Jacarepagua (Rio de Janeiro) exporte vers le Vénézuela et nous commençons à développer l’export en Amérique du Sud. En Russie, notre site de Sophyno (banlieue de Moscou) est dédié au marché domestique et à l’export vers l’Ukraine. Actuellement, le double enregistrement de nos médicaments en Ukraine, nous permet d’exporter depuis la France. Depuis un an, nous avons mis en place sur ce site un atelier pilote pharma afin de réduire les coûts et développer très vite les produits destinés à ce marché. En Chine, nous possédons un site à Tianjin depuis 2002. Il n’a fait que croître depuis son inauguration. Nous finalisons une extension de bâtiment pour accueillir la croissance locale de 20 à 25%. Via un partenariat de recherche nous avons actuellement un produit qui pourrait atteindre les phases cliniques en 2015. Cette molécule à vocation mondiale sera d’abord produite en Chine puis
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© Servier
Stratégie industrielle
rapidement dans d’autres pays. C’est un vrai challenge industriel: être capable de s’adapter en fonction de la molécule et du contexte dans lequel nous évoluons.
LE SITE DE GIDY PRODUIT 40% DES MÉDICAMENTS.
C.S.: En 2013, 37 millions d’euros ont été investis dans cette direction. Dont 20 M€ également répartis sur les sites français. Il s’agit principalement d’investissements de maintien des sites, d’ingénieries, et également d’adaptation à l’évolution des normes. Aujourd’hui, les exigences réglementaires ainsi que les contraintes environnementales nécessitent énormément d’investissements. Par exemple, nous avons terminé au mois de mai la mise en place d’un bassin de traitement pluvial sur le site de Gidy, d’un investissement de 5 M€. Nous travaillons également sur la mise en place de la sérialisation. Cela a commencé par la Turquie suivront la Corée du Sud, l’Arabie Saoudite, le Brésil et l’Europe. Ce sujet occupe une équipe dédiée sous la responsabilité d’un collaborateur de ma direction à temps plein. Nous devons choisir la bonne technologie et mettre en place la cohérence au niveau des sites. Par ailleurs, nous investissons dans les moyens humains et organisationnels. Le modèle pharma évolue très vite. Avant l’organisation était basée sur les grosses séries de plusieurs millions de boîtes, aujourd’hui, nous avons toujours des lots importants mais viennent s’y ajouter des lots plus petits qui deviennent majoritaires. Nous devons adapter les technologies, nos équipements et les compétences des équipes. Le portefeuille de Servier compte une vingtaine de molécules. Rien que sur le site d’Arklow, nous avons 1600 références. Il s’agit de combinaisons de dosage, d’associations, et chaque pays souhaite avoir une nomenclature spécifique.
© Servier/E. Legouhy
Quels sont les montants investis sur l’ensemble des sites de production de Servier?
LES MOLÉCULES PASSENT PAR LES SITES D’INDUSTRIALISATION DU LABORATOIRE.
Olivier Laureau a présenté la stratégie de recherche qui vise à mettre sur le marché un nouveau produit tous les deux ans. Comment les accueille-t-on en production?
C.S.: Le site de Bolbec réalise le développement industriel des nouveaux principes actifs. Il crée le lien entre la R&D et le passage à l’industrie. C’est là que sont produits les premiers grammes d’un nouveau principe actif avec toujours l’objectif de servir au plus vite le
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RENCONTRE
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RENCONTRE
Stratégie industrielle LES SITES DE PRODUCTION DE SERVIER
IRLANDE
POLOGNE HONGRIE
FRANCE
RUSSIE
ESPAGNE MAROC ÉGYPTE
CHINE
BRÉSIL
FRANCE Gidy/ Fleury-les-Aubrais (Loiret) Ouverture: 1963 Effectifs: environ 1000 employés Production 2012-2013: 182 millions de boîtes Bolbec (Haute Normandie) Ouverture: 1960 Effectifs: environ 800 employés Production 2012-2013: 1911 tonnes
IRLANDE Arklow Ouverture: 1989 Effectifs: environ 400 employés Production 2012-2013: 119 millions de boîtes POLOGNE Varsovie Ouverture: 1997 Effectifs: environ 140 employés Production 2012-2013: 25 millions de boîtes BRÉSIL Jacarepagua Ouverture: 2006 Effectifs: environ 70 employés
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Production 2012-2013: 11 millions de boîtes RUSSIE Sophyno Ouverture: 2007 Effectifs: environ 100 employés Production 2012-2013: 31 millions de boîtes CHINE Tianjin Ouverture: 2002 Effectifs: environ 100 employés Production 2012-2013: 30 millions de boîtes
chercheur pour ses études de pharmacologie, de toxicologie, etc. tout en pensant à l’échelle de la production et au dossier de demande d’AMM qui sera déposé. Le développement galénique est réalisé à Orléans. En fonction des particularités techniques la production peut ensuite être élaborée sur un ou plusieurs des sites du groupe, principalement Gidy et maintenant Arklow qui est en train de se développer. Qu’en sera-t-il des produits issus des biotechnologies?
C.S.: Effectivement dans le pipeline, nous avons 22 projets dont 50% dans le domaine de l’oncologie. Et 5 concernent la biotechnologie. Notre premier anticorps monoclonal devrait sortir sur le marché en 2018. Aujourd’hui, sur la production de biotech, nous avons fait le choix de ne pas nous équiper dans un premier temps. Nous avons passé un accord de sous-traitance avec Boehringer Ingelheim pour le principe actif et Vetter pour le produit fini. Nous allons regarder comment évolue le marché. Nous voulons pouvoir travailler dans la maîtrise de ce genre de technologie sans forcément avoir de production dédiée qui se chiffre en centaine de millions d’euros d’investissements. Nous accueillerons un nouveau collaborateur dédié à la biotech au sein de la direction générale Industrie en septem bre. Nous pourrions nous équiper d’un laboratoire pilote. C’est quelque chose que nous regardons de très près. Nous sommes également intéressés par la possibilité d’utiliser les capacités de production
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ÉGYPTE Le Caire Ouverture: 1994 Effectifs: environ 60 employés Production 2012-2013: 17 millions de boîtes
ESPAGNE Madrid Ouverture: 1982 Effectifs: environ 40 employés Production 2012-2013: 6 millions de boîtes
MAROC Casablanca Ouverture: 2003 Effectifs: environ 50 employés Production 2012-2013: 6 millions de boîtes
Tolède Ouverture: 1978 Effectifs: 110 employés Production 2012-2013: 25 tonnes HONGRIE trois sites Egis Ouverture: 1913 Effectifs: 1400 employés
d’une spin-off de l’université de Dublin en Irlande. Cette unité de production pourrait être un atout non négligeable pour accéder rapidement à des anticorps monoclonaux voire également pour la production de premières quantités pré-clinique et clinique. Une autre volonté d’Olivier Laureau est le développement des génériques avec les marques Biogaran et Egis. Comment cela se traduit-il en matière de production?
C.S.: Les laboratoires Servier investissent 25% du chiffre d’affaires dans la recherche de nouveaux médicaments. La partie générique reste complémentaire de notre activité principale. Et pour la production, nous utilisons le potentiel de nos usines. Biogaran qui était dédiée à la France va se tourner de plus en plus vers le marché extérieur. Nous avons acheté Pharlab au Brésil pour internationaliser cette marque. Aujourd’hui, la production des médicaments de Biogaran est répartie à 55% en France, 39% dans l’Union européenne et 6% dans le reste du monde. Nous produisons notamment sur les sites de Gidy et de Varsovie en Pologne. Nous sommes en train de mettre en place des synergies entre les portefeuilles de Biogaran et d’Egis. Nous avons racheté en janvier 2014 la totalité de ce laboratoire hongrois dont nous étions auparavant actionnaire majoritaire. Nous allons continuer à développer Egis sur ces marchés notamment en Hongrie et dans les pays de l’Est. ■ PROPOS RECUEILLIS PAR AURÉLIE DUREUIL
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À SIGNALER Entreprises STRATÉGIE
Shire accepte l’offre d’AbbVie
© Shire
Après plus de deux mois d’âpres négociations, l’Américain AbbVie a enfin réussi à convaincre le laboratoire d’origine britannique Shire, basé à Dublin (Irlande). Les conseils d’administration des deux groupes ont signé le 18 juillet un accord concernant le rachat de Shire par AbbVie. Datée du 13 juillet, la dernière offre du groupe américain se chiffre à 53,19 livres par action, ce qui valorise le laboratoire irlandais à 32 milliards de livres (40,5 Mrds€). Les deux groupes espèrent boucler cette opération au dernier trimestre 2014. «En combinant AbbVie et Shire, nous créons une société biopharmaceutique unique et diversifiée. La société fusionnée bénéficiera d’une plateforme de développement de
Shire employait plus de 5300 personnes fin 2013.
produits de première classe, d’un robuste pipeline et de capacités de R&D renforcées», s’est réjoui Richard Gonzalez, p-dg d’AbbVie.
Le nouvel ensemble devrait occuper une place de leader dans plusieurs domaines, notamment l’immunologie, les maladies gastro-intestinales, les neurosciences, les maladies du foie, la virologie, l’oncologie ou encore
les maladies rares. Il exploitera 14 usines de production réparties aux quatre coins du globe et 9 centres de R&D. Son effectif s’élèvera à plus de 30 000 salariés et sa capitalisation boursière à 137 Mrds$. Shire représente une cible alléchante pour AbbVie puisque le groupe avait récemment dévoilé des perspectives de croissance prometteuses, avec un doublement de ses ventes prévu à l’horizon 2020. S’élevant à 5 Mrds$ l’an dernier, son chiffre d’affaires devrait atteindre 10 Mrds$ dans six ans. De son côté, AbbVie, société formée en 2013 à partir de l’ancienne division purement pharmaceutique d’Abbott, a dégagé des ventes de 19 Mrds$ l’an dernier. ■ AUDREY FRÉEL
SPÉCIALITÉS
Ardian injecte 255M€ dans Ceva
Des partenariats à foison pour AstraZeneca
La société d’investissement Ardian a annoncé en juillet avoir financé à hauteur de 255 millions d’euros le laboratoire français Ceva Santé animale afin de soutenir sa prochaine phase de croissance. Cette opération entre dans le cadre du 4e LBO du groupe
Cet été, le laboratoire britannique a noué pas moins de cinq alliances avec des acteurs pharmaceutiques. Fin juillet, AstraZeneca a conclu un accord stratégique avec l’Espagnol Almirall, afin de mettre la main sur sa franchise respiratoire. AstraZeneca va débourser 875 millions de dollars (663 M€). Il pourrait ensuite mettre sur la table plus de 1,22 Mrd$, suivant le franchissement d’étapes. En parallèle, AstraZeneca a signé plusieurs partenariats dans le domaine du diagnostic, dont une collaboration avec la société américaine Illumina, spécialisée dans le séquençage des gênes.
© Ceva
SANTÉ ANIMALE
Le siège se situe à Libourne.
français. Via ce tour de table, Ceva a accueilli deux fonds d’investisseurs : le Singapourien Temasek et le Chinois CDH Investments. Les partenaires historiques de la société, à savoir les fonds français Euromezzanine et Sagard, ont aussi participé à l’opération. Ceva reste détenu par ses managers et près de 1 000 salariés. Sofiprotéol, qui est associé au management de Ceva depuis le rachat de Sogeval, a aussi participé à ce tour de table. Via cette recomposition de capital, Ceva souhaite accélérer son internationalisation et intégrer le top 5 mondial de la santé animale à l’horizon 2020. ■ A.F.
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Le groupe britannique s’est aussi rapproché de Roche fin juillet, afin de développer un test diagnostic compagnon à base de plasma. AstraZeneca a aussi noué fin juillet une alliance avec Qiagen pour développer un test diagnostic non invasif. Enfin, AstraZeneca s’est associé à la société de recherche japonaise Kyowa Hakko Kirin. Les deux groupes vont collaborer sur des études de phase I/II pour étudier la sécurité et l’efficacité de deux combinaisons de trois composés en voie de développement. Les détails financiers de ces divers partenariats de développement n’ont pas été divulgués. ■ A.F. IndustriePharma N°82 Septembre 2014
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Entreprises
Le billet d’Aurélie Dureuil Rédactrice en chef adjointe adureuil@infopro-digital.com
Roche poursuit sa politique d’acquisition L’été n’a pas apaisé les velléités des big pharma à se lancer dans des opérations de grandes envergures. C’est au tour de Roche de dégainer quelques milliards de dollars afin de renforcer son portefeuille de produits. Dernière opération en date : l’acquisition d’InterMune. Le Suisse a conclu fin août un accord pour acheter la société de biotechnologie InterMune pour un montant de 8,3 milliards de dollars. Avec cette opération, le laboratoire suisse met la main sur un pipeline de produits relatifs au domaine respiratoire. Avec environ 450 employés à travers le monde, InterMune développe et commercialise des thérapies en pneumologie et visant les maladies fibrotiques. Son produit principal, l’Esbriet (pirfenidone) est approuvé pour la fibrose pulmonaire idiopathique en Europe et au Canada et est en cours de revu aux États-Unis. Il viendra compléter le portefeuille de Roche qui commercialise le Pulmozyne et le Xolair aux États-Unis. Toujours pour consolider son portefeuille de produits mais dans un autre domaine, Roche, via sa filiale de biotechnologie, a conclu un accord définitif pour s’emparer de Seragon Pharmaceuticals. Un deal signé début juillet et qui pourrait frôler les 2 Mrds $. Genentech versera un premier paiement de 725 M $ auquel viendront s’ajouter des versements pouvant atteindre 1 Mrd $ en fonction du franchissement d’étapes prédéfinies. Une opération qui permet à Roche de mettre la main sur un portefeuille de produits en développement notamment sur un potentiel traitement du cancer du sein hormonodépendant. Au milieu de l’été, le laboratoire suisse a également annoncé l’acquisition de Santaris Pharma pour les phases de découvertes de médicaments. Cette société de biotechnologie danoise a développé une plateforme basée sur l’acide nucléique verrouillé (LNA), qui permet de détecter des candidats médicaments dans une large gamme d’aires thérapeutiques. Une opération pour laquelle Roche devrait débourser, à terme, jusqu’à 400 M$. Alors que les grandes manœuvres ont repris en 2014 dans l’industrie pharmaceutique, le laboratoire suisse a profité de l’été pour compléter son portefeuille de produits. ■
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RECHERCHE
Novartis dévoile sa stratégie «Développer le bon médicament pour le bon patient au bon moment». C’est avec ces mots que Tim Wright, responsable mondial du développement de Novartis Pharmaceuticals, entend montrer qu’on ne devient pas leader mondial de la pharmacie sans une R&D solide. Le groupe suisse a investi 9,9 milliards de dollars en 2013 pour ses activités de R&D, soit 17% de son chiffre d’affaires. Après avoir rappelé que pour obtenir un nouveau médicament, les recherches débutent sur 10 000 composés et ce de 11 à 14 ans avant, Tim Wright souligne le coût de cet effort, estimé à environ 4,6 milliards de dollars selon le laboratoire suisse. S’il ajoute que «sans risque, on n’obtient pas d’innovation de rupture», il souligne la force de la R&D de Novartis tant en terme de nombre de composés que de diversité des aires thérapeutiques. Dans son pipeline, le laboratoire compte 33 nouvelles molécules, 29 nouvelles indications
© Novartis
À SIGNALER
Novartis compte 33 nouvelles molécules dans son pipeline.
et 2 nouvelles formulations qui devraient être soumises à autorisations, d’ici à 2018. Un pipeline qui devrait évoluer avec l’acquisition de l’oncologie de GSK annoncée en avril dernier. Une opération encore soumise aux approbations réglementaires et sur laquelle les dirigeants de Novartis se refusent à communiquer. Tim Wright rappelle, par ailleurs, qu’entre 2009 et le 1er trimestre 2014, sans inclure les vaccins, Novartis a reçu 14 approbations de nouvelles entités moléculaires ou chimiques en Europe, 6 aux États-Unis, 12 au Japon et 9 en Chine. ■ À BÂLE, AURÉLIE DUREUIL
STRATÉGIE
Reckitt Benckiser amorce son retrait de la pharmacie Le géant britannique des produits de soins et d’hygiène amorce son désengagement de l’industrie pharmaceutique. Reckitt Benckiser envisage un spin-off de cette division dans les douze prochains mois. D’ores et déjà, les résultats des activités pharmaceutiques sont exclus et présentés séparément des comptes du groupe. Le groupe estime que dans des conditions de marché toujours difficiles,
notamment aux États-Unis et dans certains marchés émergents, sa division pharmaceutique devrait pouvoir évoluer de manière plus efficiente en étant séparée du reste des activités. Les modalités de cession sont encore floues. En 2013, cette division avait généré un chiffre d’affaires de 777 millions de livres (environ 975 M €), en baisse de 8 % sur un an. ■ J.C.
Valeant acquiert un portefeuille de Valeo Pharma ■ Valeant a mis la main fin août sur un portefeuille de produits dermatologiques et de spécialité appartenant à son compatriote Valeo Pharma. Les détails financiers de cette opération n’ont pas été dévoilés.
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Entreprises RESTRUCTURATION
À SIGNALER
ALLERGIE
a tout de même assuré le groupe. Dans le cadre de cette restructuration, il enregistrera une charge exceptionnelle située entre 375 et 425 millions de dollars avant impôts, destinée principalement à couvrir les indemnités de licenciements des salariés, les résiliations de contrats, etc. Allergan s’attend à économiser 475 M$ avant impôts dès 2015. Il vise ainsi à créer encore plus de valeur pour ses actionnaires, qu’il doit essayer de convaincre s’il souhaite rester indépendant. ■ A.F.
ONCOLOGIE
ProStrakan reprend Archimedes Pharma La société ProStrakan, détenue à 100% par le groupe japonais Kyowa Hakko Kirin, a signé un accord avec le groupe Novo (Novo Nordisk) pour l’achat d’Archimedes Pharma. L’opération se chiffre à 230 millions de livres (290,5 M€). Implanté au Royaume-Uni, avec un siège social à Reading et une usine
à Nottingham, Archimedes a généré un chiffre d’affaires de 41 M£ l’an passé, plus 33% sur un an. Ce laboratoire est spécialisé dans l’oncologie, le traitement de la douleur et des soins intensifs. Ces activités commerciales se concentrent au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et en Espagne. ■ J.C.
RÉORGANISATION
Amgen annonce un plan social d’envergure Les coupes initiales annoncées représentent de 12 à 15% des effectifs mondiaux. Et sa présence industrielle sera réduite de 23% ! Le 29 juillet, Amgen a avancé un plan de restructuration majeur. La manœuvre intervient alors que les résultats semestriels sont positifs, avec des ventes en hausse sur les six premiers mois à 9,7 Mds$ (7,3 Mrds€), un revenu opérationnel de 3,3 Mrds$, tous deux en hausse de près de 9% sur un an. Seul le bénéfice accuse un fléchissement, de 3%, à 2,6 Mrds$. Le plan de restructuration d’Amgen
prévoit la suppression de 2 400 à 2 900 salariés, essentiellement aux États-Unis. Les usines et sites du groupe situés dans les états du Colorado et de Washington seront fermés ou cédés. Même sur son site historique de Thousand Oaks, en Californie, le laboratoire prévoit des réductions de postes et de regrouper ses équipes dans des infrastructures plus petites. En contrepartie, ses plateformes biotechnologiques sises à South San Francisco (Californie) et Cambridge (Massachusetts) sont destinées à s’agrandir. ■ J.C.
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Le laboratoire français spécialisé dans l’immunothérapie allergénique booste ses positions en Amérique latine. Stallergenes a annoncé avoir signé un accord définitif portant sur l’acquisition de la totalité du capital d’Alergo Pharma, une société argentine qui se focalise elle aussi sur l’immunothérapie allergénique. Fondée en 1992, elle est basée à Buenos Aires. Les détails financiers de l’opération sont restés confidentiels. «Grâce à cette acquisition, Stallergenes devient l’un des principaux laboratoires pharmaceutiques dont l’activité est consacrée à l’immunothérapie en Amérique latine», a expliqué la société. «Cette acquisition, qui vient renforcer significativement l’implantation de Stallergenes sur le continent, est en cohérence avec notre stratégie à long terme
Stallergenes renforce sa position en Amérique latine.
et notre engagement envers les marchés à forte croissance», a ajouté Christian Chavy, directeur général de Stallergenes. Le laboratoire tricolore est déjà implanté en Argentine, par le biais d’une filiale commerciale localisée à Buenos Aires. Stallergenes estime que chaque année, 2,3 millions de personnes présentant des symptômes allergiques sont diagnostiquées dans ce pays d’Amérique latine. ■ A.F.
PRODUCTION
Glenmark va construire sa première usine américaine C’est à Monroe, en Caroline du Nord, que Glenmark Pharmaceuticals veut construire sa toute première usine pharmaceutique américaine. Sur plus de 9 000 m2, le laboratoire indien entend édifier une usine dotée de lignes de formes solides, d’injectables et de pommades. Glenmark n’a pas précisé le montant des investissements envisagés mais la presse indienne évoque une enveloppe de 5 milliards de roupies (environ 61 M€). Une somme qui serait investie sur une période de cinq ans. Le groupe indien entend d’abord construire l’unité de formes solides, pour une mise en service en 2015, avant de construire les unités d’injectables et de pommades. Glenmark
© Glenmark Pharmaceuticals
Le laboratoire américain a entamé une restructuration de ses activités, qu’il conduira durant le reste de l’année 2014. Dans ce cadre, il va licencier 1 500 salariés, soit 13% de ses effectifs au niveau mondial. En outre, 250 postes actuellement vacants vont être supprimés. Allergan explique vouloir réduire les dépenses dans ses activités commerciales, administratives, de production et dans la recherche et le développement. «La totalité des programmes cliniques de R&D continueront»,
© Stallergenes
Allerganveutéconomiser475M$ Stallergenes acquiert l’Argentin Alergo Pharma
Glenmark Pharmaceuticals possède actuellement 14 sites de production.
recense aujourd’hui 14 sites de production dans le monde. Face à l’importance du marché et de son activité sur le territoire, le groupe estime qu’il est temps à présent de pouvoir produire directement sur le sol américain. Les futures productions seront d’ailleurs entièrement dévolues aux ventes aux États-Unis. ■ J.C. IndustriePharma N°82 Septembre 2014
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À SIGNALER
Entreprises
GÉNÉRIQUES
Abbott a l’intention de céder plus de 100 médicaments à son compatriote Mylan, spécialisé dans les génériques, dans le cadre d’une transaction évaluée à environ 5,3 milliards de dollars (3,9 Mrds€). Près de 90% des produits cédés sont des médicaments de spécialité et des génériques, les 10% restants étant des OTC. Ces produits sont commercialisés dans 40 pays, principalement en Europe, au Japon, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Abbott a précisé que la transaction
© Abbott
Abbott cède ses actifs non américains
Le siège d’Abbott est situé dans l’Illinois aux États-Unis.
ne concernait pas ses actifs aux États-Unis et dans les pays émergents. Le génériqueur
Salix fusionne avec Cosmo Technologies ■ L’Américain Salix Pharmaceuticals, dont le siège social est situé à Raleigh (Caroline du Nord), va fusionner avec Cosmo Technologies, une filiale de l’Italien Cosmo Pharmaceuticals qui est basée en Irlande. Les deux groupes sont complémentaires puisqu’ils sont tous les deux spécialisés dans les traitements pour les affections gastro-intestinales. L’opération se réalisera en transfert d’actions et correspond à une valeur d’environ 2,7 milliards de dollars (1,98 Mrd€), selon Bloomberg. Elle devrait être bouclée au 4e trimestre de 2014. Les actionnaires de Salix devraient détenir 80% des parts du nouvel ensemble et ceux de Cosmo les 20% restants.
reprendra deux usines de production de son compatriote, localisées en France, à Rungis (Val-de-Marne) et au Japon. En revanche, Abbott conservera ses sites de production au Canada, en Allemagne et aux Pays-Bas. Les actifs acquis par Mylan ont généré environ 2 Mrds$ de ventes en 2013 et emploient environ 3800 salariés. Ils couvrent cinq aires thérapeutiques majeures, à savoir les pathologies cardiaques liées aux troubles du métabolisme, les problèmes gastro-intestinaux, les anti-infectieux et maladies respiratoires, le système nerveux central et le traitement de la douleur. L’opération devrait être bouclée au premier trimestre 2015. Via cette acquisition, Mylan s’attend à générer des ventes pro-forma 2014 de 10 Mrds$ et un Ebitda ajusté d’environ 3 Mrds$. En 2013, le génériqueur avait dégagé un chiffre d’affaires de 6,9 Mrds$. ■ A.F.
ABBOTT VEUT SE RENFORCER EN RUSSIE Abbott convoite Veropharm, un fabricant russe de génériques. Le groupe américain a signé un accord pour mettre la main sur Limited Liability Company Garden Hills, la holding qui détient la majorité du capital de Veropharm. Le montant de l’acquisition est estimé entre 395 millions de dollars et 495 M$ (entre 290 et 363 M€). Le géant américain s’est aussi engagé à reprendre la dette de Veropharm, évaluée à environ 136 M$. L’opération devrait être finalisée au 4e trimestre. Fondé en 1997, Veropharm a dégagé un chiffre d’affaires de 5,27 Mrds de roubles (115 M€) en 2013. Son portefeuille compte plus de 300 médicaments. La société emploie 2 000 salariés, et recense trois sites de production situés à Pokrov, Belgorod et Voronej (Russie). A.F.
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Entreprises STRATÉGIE
À SIGNALER
INDE
Cipla prêt à investir 100 M£ au Royaume-Uni
Strides Arcolab reprend un portefeuille de Bafna
Au cours d’une visite en Inde de plusieurs membres du gouvernement britannique, le laboratoire indien a annoncé son intention d’investir jusqu’à 100 millions de livres (près de 126 M€) au Royaume-Uni ces prochaines années. Le plan d’investissements envisagé n’a pas été détaillé. Cipla s’est limité à expliquer que ces fonds viendront, en premier lieu, soutenir le lancement de plusieurs spécialités dans les domaines de l’oncologie, des maladies respiratoires, et des antirétroviraux. Une partie
Le laboratoire indien Strides Arcolab a signé un accord avec son homologue Bafna Pharmaceuticals pour acquerir une part majoritaire de son portefeuille de génériques indiens. L’opération, qui devait être finalisée fin septembre 2014, s’élève à 481 millions de roupies (environ 6 M€) en numéraire. Techniquement, Strides Arcolab et Bafna ont décidé de créer une coentreprise, laquelle sera détenue à 74% par le premier et à 26% par le second. L’ensemble
des fonds sera également allouée aux activités de R&D, aux essais cliniques ainsi qu’à des actions pour soutenir l’expansion au Royaume-Uni et à l’international de Cipla. Le laboratoire, dont la base industrielle est concentrée en Inde est encore peu présent en Europe. Le Vieux Continent n’a représenté que 6% de ses ventes sur l’exercice 2013-2014, sur un total de 1,7 milliard de dollars (1,25 Mrd€). En revanche, le chiffre d’affaires de Cipla en Europe a affiché une croissance de 40% en une seule année. ■ J.C.
Endo acquiert Dava Pharmaceuticals ■ Le laboratoire américain a signé un accord définitif pour la reprise de Dava Pharmaceuticals. La transaction s’élève à 575 millions de dollars (421,5 M€) en numéraire. Basé à Fort Lee dans le New Jersey (États-Unis), Dava est spécialisé dans la production de médicaments génériques. Le laboratoire américain a généré en 2013 un chiffre d’affaires de 131 M$, pour un Ebitda ajusté d’environ 100 M$, selon Endo.
des actifs et des effectifs (environ 400 salariés) de ce portefeuille de médicaments génériques sera reversé dans la coentreprise. Bafna sera en charge de la production de la coentreprise. Par ailleurs, Strides Arcolab a annoncé avoir pris des parts dans le capital de la start-up américaine Oncobiologics. Ce laboratoire est spécialisé dans les biosimilaires et focalisé sur le traitement des cancers et des maladies immunitaires. Les détails de l’opération sont restés confidentiels. ■ J.C.
Shire obtient gain de cause aux États-Unis ■ Shire remporte une bataille aux États-Unis contre cinq génériqueurs : Amneal Pharmaceuticals, Mylan, Actavis, Sandoz, et Roxane Laboratories. Ces derniers avaient lancé une demande abrégée d’approbation de médicament (ANDA) pour des versions génériques du
médicament contre l’hyperactivité Vyvanse (dimésylate de lisdexamfétamine) de Shire. Mais un juge du New Jersey a estimé que certaines clauses du brevet protégeant ce médicament étaient valides et avaient donc été violées par les fabricants de génériques.
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Entreprises BIOTECHNOLOGIES
PRODUCTION
Merck Serono va construire une usine géante en Chine Merck Serono, la division biopharmaceutique de Merck, a posé la première pierre de son usine de production située à Nantong, près de Shanghai, en Chine. Celle-ci fabriquera et conditionnera l’antidiabétique Glucophage (metformine),
Le laboratoire français Ipsen a fait son entrée dans le capital de son compatriote Pharnext. Le groupe a aussi rejoint le comité de direction de la société biopharmaceutique, où il sera représenté par Marc de Garidel, p-dg d’Ipsen. Ipsen avait souscrit en 2009 à une émission d’obligations de Pharnext, qu’il a donc converti en actions. À cette époque, les groupes avaient aussi signé un accord exclusif de R&D et de commercialisation sur PXT3003, un candidat-médicament de Pharnext. Il est actuellement en développement pour le traitement de la maladie de Charcot Marie-Tooth de type 1A, une maladie neurologique génétique rare. Pharnext a précisé qu’il conservait les droits de commercialisation mondiaux de ce
le traitement des maladies cardiovasculaires Concor (hémifumarate de bisoprolol) et le médicament contre les troubles thyroïdiens Euthyrox (levothyroxine). Les travaux devraient s’achever en 2016 et la production commerciale devrait démarrer en 2017. Il s’agira de la 2e plus grande usine du groupe dans le monde. D’une superficie de 40 000 m2, elle pourra s’étendre de 20 000 m2. Le projet, de 80 M€, avait été annoncé fin 2013. Merck Serono emploie actuellement 1 400 personnes en Chine. ■ A.F. © Merck Serono
L’usine devrait démarrer son activité en 2017.
Ipsen au capital de Pharnext
VACCIN
© Ipsen
À SIGNALER
Marc de Garidel siègera au comité de direction de Pharnext.
produit, qui a achevé sa phase II d’essais cliniques. En dehors du PTX-3003, Pharnext développe d’autres thérapies ciblant des maladies neurologiques comme la maladie d’Alzheimer, la sclérose latérale amyotrophique et la maladie de Parkinson. ■ A.F.
THÉRAPIE GÉNIQUE
Selon un document interne de Sanofi Pasteur dont Reuters s’est procuré une copie, Sanofi Pasteur a l’intention de créer une filiale spécialisée dans la production de son futur vaccin contre la dengue. Baptisée Sanofi Pasteur Neuville (SPNVL), celle-ci sera basée sur le site du groupe à Neuville-sur-Saône (Rhône). Elle comptera 212 salariés. La phase d’information et de consultation avec les représentants du personnel de Sanofi Pasteur concernant ce projet devait s’achever
© Sanofi Pasteur/Norbert Domy
Sanofi crée une filiale dédiée Bayer collabore avec au vaccin contre la dengue Dimension Therapeutics
Le site de Neuville accueille la production du vaccin contre la dengue.
le 24 septembre, pour une mise en œuvre du projet au mois de novembre. ■ A.F.
BioAlliance s’allie à EMS ■ BioAlliance Pharma a signé un accord de licence avec la société brésilienne EMS, spécialisée dans la fabrication et la distribution de produits pharmaceutiques. À travers ce contrat, EMS va commercialiser le Sitavig (acyclovir lauriad) de BioAlliance au Brésil. La société prendra en charge l’enregistrement de ce médicament auprès de l’agence brésilienne du médicament (Anvisa). Indiqué dans le traitement de l’herpès labial, le Sitavig est déjà enregistré aux États-Unis et dans 10 autres pays européens.
16 IndustriePharma N°82 Septembre 2014
La division Health Care du géant allemand s’est rapprochée de Dimension Therapeutics. Bayer a conclu un accord de collaboration avec ce laboratoire américain pour le développement et la commercialisation de thérapie génique dans le domaine de l’hémophilie. Dimension Therapeutics recevra un paiement initial de 20 millions de dollars (14,7 M€) dans ce cadre, et pourrait recevoir des versements additionnels d’un total de 232 M$ en fonction
des franchissements d’étapes commerciales du projet. Le laboratoire américain sera en charge de toutes les activités de développement pré-clinique jusqu’à une phase I/IIa, et avec l’aide financière de Bayer. Le groupe allemand pourrait, en fonction des résultats obtenus, prendre en charge le développement en phase III et tous les développements réglementaires du produit dont il aura alors les droits commerciaux mondiaux. ■ J.C.
UCB collabore avec Dermira ■ Le laboratoire belge a signé un accord avec Dermira pour le développement de son traitement Cimzia (certolizumab pegol) dans l’indication du psoriasis. Cet accord exclusif de licence concerne les zones géographiques Canada, États-Unis et Union européenne. Selon les termes conclus, Dermira
sera responsable de la phase III de développement clinique du Cimzia pour le traitement du psoriasis, et assumera les coûts de développement. L’Américain pourrait recevoir des paiements d’un total de 49,5 millions de dollars (36,4 M€) selon le franchissement des étapes de développement et réglementaires.
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Entreprises BIOPHARMACIE
INSULINE
la stéatose alcoolique non hépatique, il représente le candidat médicament le plus avancé du pipeline de Genfit. L’augmentation de capital servira aussi à débuter, avancer ou accélérer le développement du portefeuille de produits de Genfit, notamment les phases précliniques et de découverte. Enfin, une partie des fonds sera attribuée aux besoins généraux de la société. ■ A.F.
Accord entre Shire et ArmaGen ■ Dans le domaine des maladies rares, Shire a signé un accord de licence et de collaboration avec la société américaine de biotechnologies ArmaGen, portant sur le composé AGT-182. Ce dernier est actuellement en phase de développement précoce pour le traitement potentiel de la maladie de Hunter, une maladie orpheline
et dégénérative. En échange des droits de commercialisation mondiaux du AGT-182, Shire fournira environ 225 M$ à ArmaGen, dont un paiement initial de 15 M$ et d’autres paiements liés à des fonds de R&D, au franchissement d’étapes de développement et de commercialisation et à des redevances sur les ventes.
Sanofi s’engage avec l’Américain Mannkind Le laboratoire tricolore étoffe son portefeuille pour les traitements du diabète. Sanofi a annoncé le 11 août avoir signé avec Mannkind Corporation un accord de licence exclusive et mondiale pour le développement et la commercialisation du produit phare de cette société biopharmaceutique américaine : Afrezza. Cette formulation sèche d’insuline humaine peut être inhalée pour un mode d’action rapide dans le cadre du traitement des diabètes de type 1 et 2. Sanofi indique que la FDA a approuvé le 27 juin dernier Afrezza «sous forme de poudre à inhaler pour l’amélioration du contrôle de la glycémie chez l’adulte diabétique». Le lancement sur le marché américain est prévu au cours du premier trimestre 2015. Mannkind va recevoir un paiement initial
© Mannkind Corporation
Genfit lève 49,7 M€ La société française a gonflé son capital de 49,7 millions d’euros. Cette levée de fonds a été réalisée dans le cadre d’un placement privé notamment auprès d’investisseurs institutionnels aux États-Unis. Les fonds levés seront alloués, entre autres, au développement clinique de son composé GFT505, notamment l’achèvement de la phase IIb et la préparation de la phase III. Testé pour traiter
À SIGNALER
L’Afrezza est une insuline humaine inhalable.
de 150 millions de dollars (environ 112 M€) mais est éligible à des paiements d’étape d’un potentiel de 775 M$. Selon l’accord, Sanofi et Mannkind partageront l’ensemble des pertes et profits à hauteur respective de 65% et 35%. ■ J.C.
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À SIGNALER
Entreprises
NOUVELLE ENTITÉ MOLÉCULAIRE
INJECTABLES
Xellia pose le pied à Raleigh, aux États-Unis
Le groupe français a annoncé le 22 juillet une autorisation de la Food and Drug Administration (FDA) pour la production dans ses usines françaises d’une nouvelle entité moléculaire (NME) actuellement autorisée aux États-Unis. Ce feu vert du gendarme sanitaire américain intervient à la suite d’inspections menées en juin, par la FDA, sur deux sites de Novasep à Chassesur-Rhône (Rhône) et Pompey (Meurthe-et-Moselle). Ces deux sites sont au cœur du projet du
Le laboratoire danois spécialisé dans les API et les formes injectables a mis la main sur une usine de lyophilisation située à Raleigh, en Caroline du Nord. Celle-ci appartenait jusqu’alors à l’Allemand Fresenius Kabi. Les deux groupes ont aussi signé un accord de fabrication et de distribution. Dans ce cadre, Xellia Pharmaceuticals continuera à fabriquer certains produits dans cette usine pour le compte de Fresenius Kabi. Les détails financiers relatifs à cette acquisition et à cet accord n’ont pas été dévoilés. Il s’agit du premier site de production de Xellia aux États-Unis. Il lui permettra de renforcer ses capacités de fabrication
L’autorisation concerne les sites de Pompey et Chasse-sur-Rhône.
laboratoire pour la synthèse et la purification d’un ingrédient actif d’un inhibiteur de kinase. Novasep détaille que l’usine rhodanienne est en charge de la synthèse d’intermédiaires avancés et de l’ingrédient pharmaceutique actif (API), tandis que l’usine lorraine, considérée comme un centre d’excellence pour la purification chromatographique aux normes GMP, est en charge de la dernière étape de purification. Jean-Claude Romain, vice-président en charge de la qualité chez Novasep estime que «ces deux inspections FDA, ainsi que celles que nous avons passées avec succès en 2013 sur nos sites de Mourenx, du Mans et de Leverkusen (Allemagne), démontrent le haut niveau du système de management de la qualité mis en place par Novasep, en conformité avec les Bonnes pratiques de fabrication. Nous avons atteint ce niveau non seulement sur ces sites, mais aussi sur toutes les implantations du groupe». ■ J.C.
Ceva collabore avec la Birmanie sur le contrôle des pathologies aviaires ■ Le groupe vétérinaire français a signé fin mai une lettre d’entente avec Myint Than, directeur général du département de l’Élevage et des Services vétérinaires birmans (LBVD), dans le but de «collaborer dans le domaine du contrôle des pathologies aviaires afin d’accroître la production avicole». Ceva Santé Animale envisage ainsi d’apporter son expertise et sa technologie pour la formation d’acteurs de la santé animale en Birmanie, pour le contrôle qualité, et pour la mise en œuvre ainsi que le suivi de vaccination.
DSM acquiert le Chinois Aland ■ Le groupe chinois Aland basé à Hong-Kong a accepté de céder sa filiale dédiée à la production de vitamine C au groupe néerlandais. L’opération ne comprend pas la reprise de l’activité Santé grand public d’Aland. Elle se limite à l’acquisition par DSM d’une activité qui a généré en 2013 un chiffre
18 IndustriePharma N°82 Septembre 2014
d’affaires de 90 millions de dollars (environ 66 M€). La reprise englobe celle de l’usine d’Aland, implantée à Jingjiang, dans la province chinoise du Jiangsu, et concerne environ 1850 salariés. Le groupe décrit Aland comme l’un des principaux producteurs de vitamine C en Chine.
de produits pharmaceutiques injectables. La société danoise a annoncé qu’elle conserverait les postes des 80 salariés. À terme, elle prévoit aussi d’étendre le site et d’augmenter les effectifs. Cette acquisition fait partie de la dernière phase du projet d’expansion globale de Xellia. Ce dernier comprend un investissement de 2 millions d’euros dans son centre de R&D à Zagreb, en Croatie, annoncé en mai dernier. D’un effectif de 900 salariés, Xellia possède des usines au Danemark, en Hongrie et en Chine. Son siège social est situé à Copenhague, au Danemark. Il recense plus de 500 clients dans l’industrie pharmaceutique. ■ A.F.
API/PRODUCTION
Pfizer limite ses coupes en Irlande Le géant pharmaceutique américain imaginait des coupes plus tranchantes en Irlande. Il y a deux ans, Pfizer annonçait des restructurations d’envergure sur deux sites de production d’ingrédients pharmaceutiques actifs (API) dans la région de Cork, dans l’usine de Ringaskiddy, en raison de la tombée du brevet de son médicament phare le Lipitor (atorvastatine). La presse irlandaise rapporte toutefois qu’après une revue approfondie, Pfizer a finalement décidé de ne pas licencier autant de salariés qu’envisagé, mais de conserver finalement 100 des 130 postes menacés. La raison de ce retournement de situation serait double. D’une part, cette usine irlandaise focalisée sur les produits matures et qui ne sont plus protégés par brevet, aurait largement accrue sa compétitivité.
© Pfizer
© Novasep
Feu vert de la FDA pour Novasep
Pfizer est présent en Irlande depuis 1969.
D’autre part, les volumes produits auraient été supérieurs à ce qui avait été prévu. Malgré le plan de restructuration annoncé et aujourd’hui minoré, Pfizer avait par ailleurs évoqué ces deux dernières années des projets intéressants pour son site de Ringaskiddy, ce qui a peut-être contribué à revoir les coupes à la baisse. ■ J.C.
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Entreprises
À SIGNALER
Ashland muscle une unité américaine
Medichem ouvre une unité à Malte
Ashland Specialty Ingredients, une filiale du groupe américain, va étendre de façon «significative» ses capacités de production d’hydroxypropylcellulose (HPC) de la marque Klucel dans son unité de Hopewell, en Virginie (États-Unis). Le groupe n’a cependant dévoilé ni les volumes additionnels, ni le montant qu’il prévoit d’investir dans ce projet. L’extension des volumes devrait être effective au deuxième semestre de 2016. L’HPC est utilisé comme liant et ingrédient d’enrobage dans le domaine pharmaceutique et des compléments alimentaires. «Ashland est engagé sur le marché pharmaceutique global et a réalisé un certain nombre d’investissements importants au cours des deux dernières années pour renforcer sa position», a expliqué David Neuberger,
Le laboratoire catalan a inauguré une unité de production d’ingrédients pharmaceutiques hautement actifs (HPAI) dans son usine de Hal Far, à Malte. Elle est composée de plusieurs aires dédiées aux activités de R&D et à la production d’HPAI à l’échelle du kilolab. L’unité devrait démarrer ses opérations au deuxième semestre de 2014. Via ce projet, Medichem souhaite muscler ses positions dans le domaine des génériques. Le producteur d’API souligne le fait que la loi maltaise autorise le développement et la production de HPAI avant l’expiration de leur brevet. Ce qui permet à Medichem d’être l’un des premiers sur le marché à proposer à ses clients ce genre de composés. Les HPAI sont en général des hormones, des narcotiques et des rétinoïdes.
James J. O’Brien, p-dg d’Ashland.
vice-président de l’activité dédiée aux produits pharmaceutiques de spécialité au sein d’Ashland Specialty Ingredients. Cela inclut l’ouverture d’un centre pharmaceutique d’excellence à Hyderabad, en Inde, en début d’année et le projet d’extension des capacités de son centre de Wilmington (Delaware) ainsi que l’augmentation de capacités de crospovidone au Texas. ■ A.F.
© Medichem/R. Rossignaud
HPAI
© Ashland
EXCIPIENTS
L’unité maltaise devrait démarrer au deuxième semestre 2014.
Ils sont, par exemple, utilisés dans le domaine de l’oncologie ou dans les traitements musculosquelettiques. Basé à Barcelone (Espagne), Medichem produit des API depuis 40 ans. Il possède deux usines, situées en Espagne et à Malte, et trois centres de R&D localisés en Espagne, à Malte et en Chine. Son effectif s’élève à 250 salariés. ■ A.F.
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À SIGNALER
Fournisseurs LOGICIELS
Gerresheimer inaugure un pilote en Allemagne
IntegraGen, Sogeti, Inserm et Gustave Roussy collaborent
Le spécialiste allemand du conditionnement pharmaceutique a inauguré une unité pilote de production sur son site de Wackersdorf
Le spécialiste des services en génomique et des tests en diagnostic moléculaire en oncologie annonce le lancement du projet ICE (Interpretation of Clinical Exome). Mené avec l’institut Gustave Roussy, l’Inserm et l’ingénieriste Sogeti High Tech, ce programme coordonné par IntegraGen vise à mettre au point un logiciel scientifique d’assistance à l’interprétation des données de séquençage
© Gerresheimer
CONDITIONNEMENT
L’unité est consacrée aux emballages plastiques.
en Allemagne. Adossée au centre technique de compétence de Gerresheimer, cette installation de 420 m2 a la capacité de livrer toutes sortes de technologies d’emballage plastique. «Les lignes pilotes vont permettre une production simple et rapide, à n’importe quelle étape du projet», précise Gerresheimer. Cette unité est équipée de 11 machines d’injectionmoulage. À l’horizon 2016, l’unité devrait occuper une surface de 1400 m2, dont une salle blanche de 400 m2 ISO de classe 8. ■ D.O.
MÉTROLOGIE
Trescal signe deux acquisitions
BIOPRODUCTION
© Cellectis
Accords de licence entre Cellectis et Thermo Fisher L’entreprise française Cellectis a octroyé un contrat de licence mondiale à Thermo Fisher sur les nucléases effectrices Tal (vendues sous la marque Talen), en dehors du domaine thérapeutique. L’Américain a désormais la possibilité de commercialiser les nucléases sous la marque Life Technologies, et de délivrer des sous-licences pour la R&D, la bioproduction et certains secteurs de la biotechnologie industrielle. De son côté, Cellectis obtient deux licences mondiales de la part de Thermo Fisher. L’une permet au Français d’exploiter la licence de commercialisation des produits et services autour des nucléases Tal dans les domaines de la R&D et de la biotechnologie végétale. En outre, Cellectis obtient
Cellectis est spécialisée en oncologie pour l’ingénierie génomique.
une licence mondiale, avec droit de concéder des sous-licences, pour la R&D, et toute application commerciale thérapeutique pour les lymphocytes T et les cellules tueuses naturelles (Natural Killer Cells). ■ D.O.
Ennov s’implante aux États-Unis ■ Ennov a signé l’acquisition d’Assured Information Systems (AIS), fournisseur américain de solutions de pharmacovigilance. Cette opération lui permet non seulement de se doter d’une branche pharmacovigilance, mais aussi d’accélérer son développement à l’international.
20 IndustriePharma N°82 Septembre 2014
génomique. Cette avancée va ainsi permettre d’optimiser le diagnostic des patients atteints de cancers et de définir les traitements plus ciblés et mieux adaptés. Le projet est soutenu par l’État et les régions à hauteur de 2,2 millions d’euros dans le cadre du 17e fonds unique interministériel (FUI). Les partenaires du projet prévoient qu’une première version du logiciel soit développée d’ici à 2016. ■ D.O.
Le spécialiste français de la métrologie et des services d’étalonnage a acquis la société américaine Master Metrology, ainsi qu’un laboratoire de l’Italien Gefran. «Ces nouvelles acquisitions s’inscrivent dans notre stratégie de développement, tant sur le continent américain où nous visons le leadership d’ici deux ans, qu’en Europe où nous voulons proposer une offre technique plus large à nos clients», déclare Guillaume Caroit, secrétaire général de Trescal. Le passage de l’Américain dans le giron de Trescal lui permet
de compléter sa couverture géographique aux États-Unis, et d’enrichir son offre technique. Concernant sa transaction européenne, elle lui permettra d’étoffer son offre technique de prestations, en particulier dans le domaine de l’humidité, de la température et des enceintes climatiques. Trescal précise que les activités du laboratoire de Gefran vont fusionner avec celles qu’il possède sur son site italien de Brescia. Avec un chiffre d’affaires annuel de 181 millions d’euros, Trescal est présent dans 16 pays. ■ D.O.
MICROBIOLOGIE INDUSTRIELLE
Merck investit en France La division Sciences de la vie de Merck KGaA a annoncé un investissement de 12 millions d’euros pour son usine française de Molsheim (Bas-Rhin). Cette somme va aider Merck Millipore à augmenter ses capacités de production de milieux «prêts à l’emploi» destinées à l’industrie pharmaceutique et biotechnologique. La surface dédiée sera augmentée en s’équipant d’une salle blanche et de deux lignes de
production supplémentaires, semblables à celles d’Eppelheim en Allemagne. «Molsheim et Eppelheim continueront de soutenir l’accroissement de la demande émanant de nos clients», précise Udit Batra. En outre, le groupe prévoit de centraliser ses laboratoires de R&D afin de former un centre d’innovation chargé de mettre au point ses futures solutions de microbiologie à destination des industriels. ■ D.O.
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Fournisseurs CONTRÔLE MICROBIOLOGIQUE
LOGISTIQUE
Beckman Coulter reprend une division de Siemens
DHL se dote d’une station Life Science à Lyon
Le groupe spécialisé dans les équipements et les automates pour le laboratoire a annoncé l’acquisition de la division microbiologie clinique de Siemens Healthcare Diagnostics. L’opération, dont le montant est tenu secret, devrait être finalisée au premier semestre 2015.
Le groupe allemand a ouvert une station de stockage en température dirigée pour le secteur des sciences de la vie à Lyon (Rhône). Sa division DHL Global Forwarding, spécialisée dans le fret aérien et maritime dispose ainsi de 350 m2 d’espace de stockage sur l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry. Pour des températures comprises entre +2 et +8°C, cet espace est certifié Thermonet et dédié aux secteurs Life Sciences et Santé. «DHL Thermonet permet de visualiser la température tout au long de la supply chain, et de contrôler et agir proactivement 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 en fonction de critères prédéfinis», précise le groupe. Cette nouvelle
Beckman Coulter étoffe son offre en diagnostics.
© Beckman Coulter
À SIGNALER
«L’activité microbiologie clinique sera un excellent complément des actifs de Beckman Coulter en diagnostics», se félicite Arnd Kaldowski, président du groupe. La cession permet à la division santé-diagnostic de Siemens de se focaliser sur son activité in vitro. Quant à Beckman Coulter, il met en œuvre la stratégie de développement de Danaher, qui l’avait repris en 2011 pour 6,8 Mrds$. Elle consiste notamment en une croissance externe pour «accéder à de nouvelles technologies et de nouveaux domaines d’expertise». ■D.O.
implantation devrait croître au cours de l’année 2014. DHL prévoit d’ajouter des espaces de stockages de 950 m2 (entre +2 et +8°C) et 887 m2 (entre +15 et +25°C). Il s’agit de la deuxième station de stockage en France pour DHL Life Sciences. Le groupe étant également implanté au sein de l’aéroport Roissy-Charles-deGaulle. Et le réseau DHL Life Science certifié Thermonet, qui compte déjà 45 implantations, devrait continuer de s’étendre. Le groupe allemand souhaite «atteindre 60 stations d’ici à la fin de l’année 2014 et 80 d’ici fin 2015». D’ici la fin de l’année, DHL prévoit d’ouvrir des stations de stockage en Amérique du Sud, Scandinavie, Israël ainsi qu’en Afrique du Sud. ■ A.D.
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Médicaments CANCER NSCLC
ONCOLOGIE
Enregistrement accéléré pour Topotarget BioAlliance Pharma annonce début juillet que la FDA a accordé à Topotarget l’enregistrement accéléré de Beleodaq (bélinostat) destiné au traitement des patients atteints de lymphome à cellules T périphériques en rechute ou réfractaire. Cette décision fait suite à la revue prioritaire du dossier d’enregistrement de Beleodaq et est anticipée de 5 semaines par rapport à la date prévue du 9 août 2014 (PDUFA date). Cet enregistrement est fondé sur les résultats concluants obtenus par l’étude clinique Belief qui a inclus 129 patients atteints de lymphome à cellules T périphériques, résistant ou en rechute après au moins un premier traitement par voie systémique.
Innovation au Japon
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Bélinostat de BioAlliance Béli tPharma t Il s’agit désormais d’une nouvelle option thérapeutique efficace pour les patients atteints de lymphome à cellules T périphériques. Cet enregistrement conditionne le paiement d’un milestone de 25 millions de dollars par Spectrum Pharmaceuticals. La société recevra également des redevances d’un taux à 2 chiffres et des paiements d’étape sur les ventes nettes cumulées. ■ S.L.
Début juillet, le ministère japonais de la Santé, du Travail et des Affaires sociales a homologué l’alectinib de Roche pour le traitement de patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC) exprimant le gène de fusion de la kinase du lymphome anaplasique (anaplastic lymphoma kinase) (ALK+). L’homologation repose sur les résultats d’une étude clinique japonaise de phase I/II (AF-001JP) menée auprès de patients porteurs de tumeurs au stade avancé, récidivantes ou impossibles à retirer chirurgicalement en totalité (non résécables). L’alectinib devrait être disponible au Japon dans le courant de l’année. La FDA a également accordé à l’alectinib le statut de percée thérapeutique (Breakthrough Therapy Designation) en juin 2013 pour les patients
atteints de NSCLC ALK+ dont la maladie a progressé sous crizotinib. Ce statut a pour but d’accélérer le développement et l’examen de médicaments destinés à traiter des maladies sévères, et de contribuer à faire en sorte que les patients y aient accès le plus rapidement possible après homologation par la FDA. Des études pivots mondiales, visant à renseigner davantage sur la valeur clinique de l’alectinib dans cette indication ainsi que chez les patients n’ayant jamais été traités, sont actuellement en cours. Les résultats de ces études seront utilisés pour les futures demandes d’homologation aux États-Unis et en Europe. L’alectinib est un médicament oral expérimental mis au point dans les laboratoires de recherche de Chugai Pharmaceutical (qui appartient au groupe Roche) à Kamakura. ■ S.L
TUMEURS DU FOIE
Accord pour le Lipiodol Guerbet a annoncé avoir obtenu une autorisation en France pour l’utilisation du Lipiodol. L’ANSM a donné son feu vert pour l’emploi du Lipiodol Ultra-Fluide dans «la visualisation, la localisation et la vectorisation» lors du traitement des tumeurs du foie par chimio-embolisation, a expliqué Guerbet. Le Lipiodol Ultra-Fluide est utilisé dans la procédure de chimio-embolisation transartérielle, qui consiste à l’injecter en même temps qu’un agent anticancéreux par voie artérielle jusqu’au foie. Il agit alors à la fois comme un produit de contraste, un véhicule, un éluant (un type de solvant, ndlr) de médicament anti-cancéreux et un agent d’embolisation vasculaire transitoire. Le développement de ces procédures minimalement invasives guidées par l’image est
© Guerbet
À SIGNALER
Guerbet, spécialiste des produits de contraste.
la priorité du pôle Radiologie interventionnelle et théranostique (RIT) de Guerbet. Le groupe veut réaliser, cette année, 30 millions d’euros de chiffre d’affaires dans ce pôle RIT et ensuite d’en doubler les ventes à l’horizon 2017 (à changes constants). L’approbation en France fait suite à celles déjà obtenues pour Lipiodol en novembre 2013 au Japon et en avril 2014 aux États-Unis. ■ SOURCE AFP
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Médicaments ANTI-CANCEREUX
À SIGNALER
GÉNÉRIQUE
Homologation européenne pour Gazyvaro
Étude de bioéquivalence pour la technologie Zeneo de Crossject
Roche a annoncé fin juillet l’homologation de Gazyvaro (obinutuzumab) par la Commission européenne en association avec une chimiothérapie par le chlorambucil pour le traitement des patients atteints de leucémie lymphoïde chronique non précédemment traitée, présentant également des comorbidités qui rendent inenvisageable un traitement intensif (fludarabine à pleine dose). En dehors de l’UE et de la Suisse, Gazyvaro est commercialisé sous le nom de Gazyva. L’homologation européenne reposait sur l’attente des résultats de l’étude CLL11 qui a été menée en étroite collaboration avec le German CLL Study Group. L’étude a montré que l’association Gazyvaro plus chlorambucil a satisfait à son critère d’évaluation primaire en réduisant
La société Crossject, concepteur du dispositif d’injection de médicaments sans aiguille Zeneo, a lancé son étude de bioéquivalence pour Zeneo Methotrexate. Cette étude clinique est nécessaire pour la demande d’autorisation de mise sur le marché (AMM) en Europe de Zeneo Methorexate, un traitement de la polyarthrite rhumatoïde qui sera doté de ce mode d’auto-injection innovant. Cette étude de bioéquivalence monocentrique sera réalisée auprès de 48 sujets éligibles. Elle vise à démontrer qu’une
de manière significative (61 %) le risque d’aggravation de la maladie ou de décès, comparée à l’association MabThera/Rituxan plus chlorambucil (survie sans progression, PFS). Les patients traités par Gazyvaro ont présenté une PFS médiane de 26,7 mois, contre 15,2 mois pour ceux du groupe sous MabThera/Rituxan (HR 0,39 ; IC 0,31-0,49 ; p<0,001). Pour les patients européens atteints de LLC, Roche espère commencer la commercialisation de Gazyvaro dans plusieurs pays d’Europe en 2014. Roche étudie également l’usage du Gazyvaro dans d’autres cancers hématologiques. Pour ces cancers, de futures associations médicamenteuses pourraient réduire ou éliminer la nécessité d’une chimiothérapie. ■ S.L.
administration avec le dispositif d’injection sans aiguille Zeneo produit les mêmes effets qu’une administration par seringue classique. L’étude devra mesurer régulièrement pendant 24 heures dans le sang les concentrations de méthotrexate produits par les deux voies d’administration. Les résultats de l’étude sont attendus fin 2014. Le lancement de l’étude permet également à Crossject de confirmer l’objectif de commercialisation en France de Zeneo Methorexate, prévue pour fin 2015. Zeneo Methotrexate bénéficie déjà d’un OH O partenariat pour O O sa commercialisation NH2 N H en France. Crossject N OH N N reste à la recherche C H3 N N de partenaires pour H2N la commercialisation de ce produit prometteur Méthotrexate de Crossject méthotrexate à l’international. ■ S.L.
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À SIGNALER
Médicaments
ANTI-INFECTIEUX
Cinq brevets pour Genticel dans les vaccins anti HPV Genticel société française de biotechnologie, spécialisée dans le développement de vaccins thérapeutiques, a fait l’annonce de l’obtention de plusieurs brevets qui renforcent son portefeuille de propriété intellectuelle. Depuis le début de l’année, Genticel s’est vu délivrer cinq brevets dans des zones géographiques variées. Les brevets US 8628779, IN 258906 et KR 10-1382250 ont été respectivement délivrés par les États-Unis, l’Inde et la Corée du Sud les 14 janvier, 14 février et
1er avril. Ils couvrent une protéine recombinante transportant des épitopes du virus du papillome humain (HPV) insérés dans une adénylate cyclase ou dans certains de ses fragments. Ils incluent des revendications qui protègent ProCervix, candidat vaccin thérapeutique de Genticel ainsi que des revendications concernant des vaccins thérapeutiques HPV avec des antigènes multiples, tels que le produit en développement «Multivalent HPV» de Genticel. De plus, le brevet US 8637039, délivré le 28 janvier,
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couvre des méthodes de traitement de l’infection par HPV utilisées dans l’essai clinique de phase II en cours avec ProCervix, le candidat produit de Genticel le plus avancé. Enfin, le brevet JP 5496669 a été délivré au Japon le 14 mars 2014. Il protège une association destinée à solliciter une réponse spécifique des lymphocytes T cytotoxiques, qui comprend un composé lympho-ablatif et une molécule (contenant une séquence antigénique) ciblant les cellules porteuses d’antigènes. Ce brevet est pertinent pour
l’administration de ProCervix et d’immunothérapies associées, en combinaison avec des médicaments immunosuppresseurs, pour des indications telles que le carcinome cervical et les cas de cancer anal et oro-pharyngé liés au HPV. Grâce à ces nouveaux brevets, Genticel ajoute de nouvelles strates au portefeuille de propriété intellectuelle qui protège ProCervix dans plusieurs marchés clés, émergents ou matures: les États-Unis, l’Europe, le Japon, la Corée du Sud et l’Inde. ■ S.L.
PALUDISME
La Commission européenne, en juillet dernier, a approuvé l’utilisation du Daklinza (daclatasvir) de Bristol-Myers Squibb dans le traitement chronique de l’hépatite C (HCV) chez les adultes en association avec d’autres médicaments. Daclatasvir bloque l’action de la NS5A, une protéine essentielle à la réplication du virus HCV. Daklinza
est notamment proposé en combinaison avec sofosbuvir. Il fournit ainsi des taux de guérison allant jusqu’à 100 % dans les essais cliniques, y compris chez les patients ayant une maladie hépatique avancée, le génotype 3, et ceux qui ont déjà échoué dans des traitements avec les inhibiteurs de la protéase. ■ S.L.
Dengue: succès de la 2e étude de phase III de Sanofi ■ Le candidat vaccin contre la dengue développé par Sanofi Pasteur passe avec succès la dernière étape de l’étude d’efficacité clinique de phase III conduite en Amérique latine. Cette deuxième étude a atteint son objectif principal avec une efficacité globale du vaccin de 60,8% et une preuve de son efficacité contre chacun des quatre sérotypes du virus de la Dengue. Une observation complémentaire des résultats met en évidence une réduction significative de 80,3% du risque d’hospitalisation.
Maladie de Gaucher: approbation américaine pour Cerdelga ■ Sanofi et sa filiale Genzyme ont obtenu le 19 août une autorisation de la FDA pour Cerdelga (eliglustat) en gélules, le seul traitement de première ligne par voie orale pour certains patients adultes atteints de la maladie de Gaucher de type 1 (voir aussi p 26). Un petit nombre de patients
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adultes qui métabolisent Cerdelga plus rapidement ou selon une cinétique indéterminée, identifiables par un test génétique de laboratoire bien établi, ne pourront pas bénéficier du traitement Cerdelga, lequel devrait être disponible d’ici un mois aux États-Unis.
Le 12 août, Sanofi a démarré une première expédition de lots industriels d’antipaludiques fabriqués avec la nouvelle artémisinine hémi-synthétique à destination de pays d’Afrique. Cette livraison marque le début d’une nouvelle ère pour ces médicaments fabriqués avec une artémisinine «sûre, de qualité, économiquement abordable et affranchie des variations saisonnières» explique le groupe pharmaceutique. L’artémisinine hémi-synthétique, qui vient en complément des sources d’artémisinine végétale (dérivés de l’armoise au marché fluctuant) peut élargir l’accès au traitement à des millions de personnes atteintes de paludisme chaque année, dont la plupart sont des jeunes enfants vivant dans les pays africains. L’an dernier, PATH (organisme international à but non lucratif) et Sanofi ont lancé la production commerciale d’artémisinine hémi-synthétique sur le site de Sanofi à Garessio en Italie. En 2013, le programme de préqualifi-
© Sanofi
Daklinza approuvé en Europe L’artémisinine hémi-synthétique enfin livrée
La Dengue est véhiculée par un moustique de la famille des Aedes.
cation des médicaments de l’OMS a annoncé que l’artémisinine hémi-synthétique produite par Sanofi pouvait entrer dans la fabrication des principes actifs dérivés de l’artémisinine. À l’avenir, sa production régulière pourra permettre d’intensifier les efforts déployés à l’échelle internationale pour lutter contre le paludisme. Sanofi dispose actuellement d’une capacité de production de 50 à 60 tonnes par an, ce qui correspond à un tiers des besoins annuels mondiaux d’artémisinine et devrait permettre ainsi de produire 125 millions de traitements. ■ S.L.
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Médicaments GASTRO-ENTÉROLOGIE
Demandes d’AMM en Europe et aux États-Unis pour Somatuline Ipsen a annoncé début juillet le dépôt d’une demande d’indication supplémentaire (Supplemental New Drug Application, sNDA) auprès de la FDA pour Somatuline Depot 120 mg en injection dans le traitement des tumeurs neuro-endocrines gastro-entéropancréatiques (TNE-GEP). Dans l’Union européenne, Ipsen a soumis des variations d’autorisations de mise sur le marché pour Somatuline Autogel 120 mg en injection auprès des autorités réglementaires compétentes dans 25 pays membres de l’Union européenne. Après les États-Unis et l’Europe, Ipsen envisage de déployer un programme d’enregistrement mondial. La soumission réglementaire s’appuie sur les résultats de l’étude de Phase III Clarinet démontrant l’effet antiprolifératif
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Lanréotide d’Ipsen de Somatuline dans le traitement de patients atteints de TNE-GEP. L’étude Clarinet a montré que le traitement expérimental avec Somatuline a permis de prolonger de manière substantielle la période jusqu’à la progression de la maladie ou au décès
par rapport au placebo (hazard ratio 0,47, p=0,0002). Les données concernant la tolérance du traitement à l’étude sont cohérentes avec le profil de tolérance connu de Somatuline. La substance active de Somatuline est OH l’acétate de lanréotide, un analogue de la somatostatine qui inhibe la sécrétion de plusieurs fonctions endocrines, exocrines et paracrines. Le produit a démontré son efficacité dans l’inhibition de la sécrétion d’hormones de croissance et de certaines hormones du système digestif. Somatuline est commercialisé en tant que Somatuline Depot aux États-Unis et Somatuline Autogel. ■ S.L.
À SIGNALER
Sanofi et Regeneron vont lancer l’alirocumab ■ Sanofi et son partenaire américain Regeneron préparent activement le lancement de l’alirocumab, leur médicament contre l’hypercholestérolémie, dont ils déposeront la demande d’autorisation d’ici la fin de l’année. Quatre essais cliniques de Phase III de cette molécule sont en cours. Six autres études feront partie de la demande de mise sur le marché.
Novartis travaille sur l’insuffisance cardiaque ■ Le Suisse Novartis travaille sur son nouveau médicament expérimental pour l’insuffisance cardiaque, le LCZ696, qui réduirait le risque de décès d’origine cardiovasculaire. Novartis entend déposer des demandes d’autorisation de mise sur le marché auprès de la FDA, pour la fin de l’année en cours et auprès des autorités sanitaires de l’Union européenne début 2015. L’insuffisance cardiaque touche quelques 26 millions de personnes aux États-Unis et en Europe.
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(1R,2R)-octanoic acid [2-(2,3-dihydro-1,4-benzodioxin-6-yl)-2-hydroxy-1-(pyrrolidin-1-\nyl) methylethyl]amide DÉCOUVREUR: GENZYME
■ Cerdelga (eliglustat) a reçu son autorisation de mise sur le marché le 19 août 2014 de la part de la FDA
DÉVELOPPEUR: GENZYME/ SANOFI
DATE DE PRIORITÉ: 2001 MALADIE DE GAUCHER
Synthèse de l’Eliglustat Synthèse de
américaine. Le médicament a été approuvé dans le traitement à long terme de patients atteint de la maladie
Blonanserin
de Gaucher de type 1. Cette approbation fait suite à une autorisation de type NDA (New drug application). En Europe, l’EMA lui avait délivré une AMM en octobre dernier. La maladie de Gaucher est une maladie génétique de surcharge lysosomale (dépôts de glucosylcéramide ou glucocérébroside). Elle est due un déficit en enzyme bêta-glucosidase acide (glucocérébrosidase) qui entraîne une accumulation de son substrat. Cette accumulation s’observe en particulier dans le système nerveux mais aussi dans la rate, le foie, les poumons, la moelle osseuse. Les manifestations de cette maladie sont très variables, de la forme létale à la naissance jusqu’à l’absence totale de signe. Appelé initialement Genz-112638, l’eliglustat de Genzyme est un analogue de la glucosylcéramide. Il est conçu pour inhiber l’enzyme glucosylcéramide synthase, qui entraîne une réduction de la production de glucosylcéramide.
Bibliographie ■ Synthesis Of Udp-Glucose: N-Acylsphingosine Glucosyltransferase Inhibitors: US2003050299 (2003) Priority : US20010305814P, 16 Jul. 2001 (Genzyme Corp, US, University of Michigan, US) - Preparation de III (2,3-dihydro-1,4-benzodioxin-6-carboxaldehyde): Insecticide compositions comprising a carbamate and a methylenedioxyphenyl compound - US3940487 (1976) Priority: GB19720042434, 13 Sep. 1972, (Beecham Group LTD) - K.A. McEachern et al., A specific and potent inhibitor of glucosylceramide synthase for substrate inhibition therapy of Gaucher disease, Mol Genet Metab. 2007 Jul;91(3):259-67 (Genzyme Corporation)
Technologie et réactions ■ O-Alkylation
Amidation
Réduction de carbonyle
Estérification
Hydrogénation Pd/C
Lactonisation
Becker & Associates est une société spécialisée dans le conseil technologique chimique. Les informations publiées sont tirées de la base des données : « Future Generics Database », qui propose une compilation unique de renseignements sur les génériques de demain. Pour plus d’informations sur la synthèse et les brevets de molécules sur le marché comme en développement, contacter Olivier Mordacque, Ing. Ph.D. Tél. : +33(0)1 48 87 75 44 – omordacque@beckerdata.com – www.beckerdata.com
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DOSSIER
CHIMIEFINE Une France plus attractive Sans retrouver sa prospérité d’antan, le secteur de la chimie fine en France bénéficie de perspectives plus favorables. Les surcapacités européennes s’estompent tandis que les acteurs asiatiques sont de plus en plus nombreux à connaître des problèmes de délais et de qualité. Mais pour profiter de ce retour en grâce, la profession devra investir car, dans le même temps, la FDA ne cesse de rehausser ses exigences de qualité.
28 CONJONCTURE Perspectives favorables pour les acteurs de la chimie fine en France
30 TÉMOIGNAGES Cinq patrons 33 ANNUAIRE Les sites de production en France 38 RUPTURES DE STOCKS Le secteur pourrait bénéficier de la prise de conscience
© Isochem
français décryptent les tendances
42 EXCIPIENTS Une certification destinée aux fabricants 44 AROMATISATION Nactis affiche ses ambitions dans la pharmacie IndustriePharma N°82 Septembre 2014
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DOSSIER
Chimie fine CONJONCTURE
Perspectives favorables pour les acteurs de la chimie fine en France celles-ci ne satisfaisant pas aux exigences de la FDA. Ceci a créé une panique sur le titre et des délais de lancement d’un produit pourtant très attendu par la communauté scientifique et financière. Par ailleurs, des inspections surprises de la FDA effectuées sur des sites indiens ont conduit dans certains cas à la suspension de leurs autorisations d’exporter vers le États-Unis. Tous ces événements convergent vers un retour en grâce de l’Europe pour le développement de principes actifs génériques ou pour les projets de développement de nouveaux médicaments.
Industrie Pharma: Que peut-on dire de la conjoncture pour les professionnels de la chimie fine en France? Vincent Touraille: Le marché mondial de la chimie fine pharmaceutique est assez foisonnant. Ces acteurs sont souvent des sociétés de biotech qui sont à l’origine de ces projets. Et elles préfèrent travailler avec des producteurs européens et américains qui ont l’avantage d’être des acteurs de longue date dans le domaine des principes actifs pharmaceutiques. Progressivement le phénomène de surcapacité qui handicapait la chimie fine européenne commence à s’estomper. Ce sont de bonnes nouvelles pour les acteurs du secteur en France. Certes, nous ne sommes pas dans un période de grande prospérité, comme celle que l’on a pu connaître dans les années 90, mais l’exercice 2013 s’est bien déroulé. Dans le domaine de la chimie fine de spécialités, le secteur est assez dynamique dans la chimie verte soutenu par des subventions publiques. Les spécialités pour l’agrochimie ont enregistré une excellente année 2013. Et le marché des polymères se porte bien. À noter que les débouchés de la chimie fine de spécialités ont tendance à être localisés en France et en Europe, contrairement au marché de la chimie fine pharmaceutique qui est mondial. Dans ces deux domaines, le début de l’année 2014 se révèle un peu moins bon que prévu mais toujours porteur.
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© Sicos
Sur le segment de la pharmacie, les perspectives des acteurs français de la chimie fine s’améliorent à mesure que la FDA durcit ses exigences, laissant sur le carreau de plus en plus de producteurs asiatiques. Dans les spécialités, le marché français est porté par le développement de la chimie verte qui fait l’objet d’importants soutiens gouvernementaux. Entretien avec Vincent Touraille, président du Sicos.
VINCENT TOURAILLE, PRÉSIDENT DU SICOS.
Les acteurs asiatiques qui sont apparus dans les années 2000 sont-ils toujours aussi menaçants notamment dans le secteur pharmaceutique? V.T. : Il y a 3 ou 4 ans, nous étions encore préoccupés par cette situation. Aujourd’hui, nous en avons la certitude, des projets nord-américains reviennent en Europe. Récemment un laboratoire américain en plein lancement NDA (New Drug Approval) s’est vu sommer par la FDA de retirer de ses dossiers le sous-traitant asiatique à qui il avait confié une partie de ses fabrications,
Peut-on dire que les fondamentaux sont bons dans votre profession? V.T.: À la suite de la crise de 2009, la chimie européenne a fait d’énormes efforts de restructuration. Dans le même temps les grands laboratoires pharmaceutiques ont eu tendance à se désengager de la chimie. Ceci a eu pour conséquence des disparitions d’acteurs sur le territoire français, mais aujourd’hui nous sommes dans un statu quo. Il y a davantage de petites molécules qui sont lancées. Les grands acteurs de la pharmacie n’ont plus autant de chimie. Des fabrications de molécules sont rapatriées d’Asie. Le marché de la chimie fine pharmaceutique n’est pas encore très porteur, mais il est là. Pour autant, les problèmes ne sont pas réglés pour les acteurs européens. La concurrence avec les Américains est en train de s’intensifier, plutôt au bénéfice de ces derniers qui ont accès à une énergie plus économique et à des législations sociales plus souples. Vous venez de citer des exemples de durcissement des exigences de la FDA vis-à-vis des fabricants. Est-ce une tendance générale? V.T. : Au fil des années, la FDA ne cesse de renforcer ses exigences en matière de qualité pour les principes actifs pharmaceutiques. Elle est plus exigeante sur son territoire, mais aussi vis-à-vis des acteurs installés en Europe et en Asie où elle multiplie les ins-
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© Sanofi
Quels seront les temps forts de pections inopinées. Jusqu’à 2015 pour votre organisation présent, les sociétés occidenSicos Biochimie? tales avaient de la réserve en V.T.: Nous continuerons à particimatière d’organisation pour per aux comités stratégiques de répondre à ces exigences. filière qui ont été mis en place tant Cette fois, les nouvelles dans le domaine de la santé que demandes en matière de quadans la chimie. À ce titre, on peut lité vont imposer d’engager se féliciter que l’industrie chides investissements, en partimique, représentée par l’UIC, ait culier pour tout ce qui été le tout premier secteur indusconcerne les étapes de finitriel à signer un accord de branche tion. Il semble qu’à terme, avec la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC celles-ci devront être réalisées dans le cadre du pacte de responexclusivement dans des salles SANOFI PRODUIT DE LA CHIMIE FINE POUR SON PROPRE USAGE sabilité. Cet accord est assorti blanches. En France, toutes les OU POUR DES TIERS. d’un engagement en termes marges que nous réalisons d’embauches de 47 000 salariés servent à appliquer la régle(CDD-CDI) pour la période 2015-2017. La mentation, ce qui pénalise la modernisation une épée de Damoclès sur nos têtes avec des vigueur de la chimie est un élément des plus de nos outils de production ou des investisprocessus en cours qui visent à imposer des important pour la vitalité de l’industrie fransements dans de nouvelles capacités. Le procédures d’autorisation pour certains de çaise! Pour ce qui est de notre organisation, point positif est que ceci permet de monter nos solvants comme le DMAC, le DMF, le l’un de nos projets est de créer une section la barrière d’entrée en termes d’exigence NMP, le Diglyme. Le Sicos Biochimie a biotechnologies. Nous assistons de plus en qualité dans notre profession. demandé un gel des processus en cours afin plus au développement de procédés de bioque ces solvants soient traités de manière technologie, en alternative à des procédés Quelles sont les autres exigences cohérente et que soient identifiées les meilde chimie plus classiques. Ces acteurs de la réglementaires auxquelles les industriels leures options de gestion des risques, l’idée fermentation sont dispersés et n’ont pas de de la chimie fine doivent se soumettre? étant de privilégier les réglementations exissyndicat sectoriel qui puisse les représenter V.T. : Notre particularité est que nous tantes et le cas échéant des procédures de auprès des autorités. Pourtant, des dévelopsommes soumis à des obligations spécirestrictions plutôt que d’autorisations. En ce pements sont déjà une réalité industrielle fiques au secteur de la pharmacie. Par exemqui concerne les intermédiaires fabriqués et notamment dans des secteurs de la parfuple aux États-Unis, nous devons faire face au utilisés dans des conditions strictement merie et de la cosmétique. Notre intention est déploiement de GDUFA. Il s’agit d’un princontrôlées, les SCC, nous n’avons pas eu de d’essayer de fédérer les acteurs pour les soucipe d’inspection obligatoire qui concerne développement majeur au cours de l’année tenir dans leurs problématiques industrielles essentiellement le secteur des génériques et qui vient de s’écouler, si ce n’est la publicaet réglementaires en partant du principe que qui est financé par les acteurs des génériques tion par l’Echa d’un nouveau guide qui vient l’union fait la force. L’Association chimie du ou de la chimie fine qui souhaitent exporter de sortir sans concertation. Il convient de végétal* fait un travail remarquable de prodes produits sur le territoire nord-américain. l’examiner avant de pouvoir prendre une motion de la chimie du végétal. Notre intenEt sur le marché européen, nous sommes position officielle. Puis en 2018, les produits tion est de nous positionner plus en aval sur soumis à la directive sur les médicaments de petits tonnages (entre 1 et 100 tonnes) des questions plus industrielles qui touchent falsifiés. Mais dans le même temps, nous vont devoir se soumettre à l’enregistrement notamment à la fermentation. ■ sommes soumis à toutes les réglementadans le cadre de Reach. Cela devrait entraîtions qui touchent à l’industrie chimique, en ner une importante rationalisation des PROPOS RECUEILLIS PAR SYLVIE LATIEULE particulier Reach. Nous avons actuellement «petits» produits. *Dont le Sicos Biochimie est membre
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DOSSIER
Chimie fine
TÉMOIGNAGES
Cinq patrons français décryptent les tendances Après avoir massivement misé sur l’Asie, les donneurs d’ordres pharmaceutiques, échaudés par des problèmes de qualité, recommencent à se tourner vers des producteurs européens. Une aubaine pour ces entreprises soumises à des contraintes réglementaires grandissantes qui rehaussent leurs coûts de production. Dans ce contexte, l’innovation et l’ouverture vers de nouveaux marchés comme la chimie verte, les cosmétiques ou les parfums peut apporter des relais de croissance.
«Diversification géographique et entrée sur de nouveaux marchés»
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Après avoir subi la crise en 2009-2010 avec l’effondrement des activités électroniques, nous avons fini l’année 2013 avec un niveau d’activité supérieur au niveau d’avant la crise. Avec 6 usines, 3 centres de recherche et une unité de chromatographie, Axyntis est un groupe dont les capacités sont installées à 100 % en France. La croissance avec des moyens humains et industriels basés en France dans des métiers qui font face à la concurrence internationale: j’y crois. Nous avons retrouvé le chemin de la croissance avec une augmentation des ventes de chimie fine pharmaceutique aux États-Unis et au Japon et une diversification du portefeuille vers les marchés horspharma. Notre stratégie nous permet d’avoir un portefeuille de clients et de produits extrêmement diversifié. Notre premier produit ne représente que 3 % du chiffre d’affaires (76 M€ en 2013). Nous réalisons 50% de notre activité de chimie fine dans la pharmacie. Notre diversification géographique dans ce domaine passe par le développement de principes actifs pour des marchés étrangers comme le Japon. Nous sommes également entrés sur de nouveaux marchés avec les mêmes enjeux de qualité et de sécurité que
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la pharmacie (arômes et parfums, chromatographie, cosmétique, photographie, santé animale…). Chacun de ces marchés de niches, qui représentent les 50% restants de notre activité de chimie fine, repose à chaque fois sur une relation privilégiée avec un ou deux leaders du marché visé. La moitié de ces marchés, nous ne les avions pas dans notre porte feuille à la création du groupe en 2007. Pour atteindre ces objectifs, nous avons doublé nos capacités de R&D et commerciales et avons poursuivi dans cette voie en début d’année. Nous abordons désormais un nouveau cycle de croissance d’un potentiel de 30 M€ de chiffre d’affaires supplémentaire d’ici à la fin 2016, porté par une trentaine de projets et une organisation que nous n’avons fait que renforcer depuis 2007. En 2013-2014, nous avons également repris les actifs de Calaire Chimie et créé une coentreprise avec le japonais Fuji Silysia. Nous avons ainsi ajouté des technologies à notre portefeuille: l’hydrogénation très haute pression avec Calaire et la chromatographie avec Fuji Silysia. La difficulté que nous rencontrons réside essentiellement dans le financement. Dans la chimie fine,il faut être petit et réactif et cependant suffisamment grand pour arriver
© Axyntis
David Simonnet, p-dg d’Axyntis
à se positionner vis-à-vis des grands donneurs d’ordre dont les laboratoires pharmaceutiques. Nous avons des coûts fixes importants qui reflètent les niveaux d’excellence opérationnels exigés par cette activité alors que la demande est moins linéaire. Les délais entre les décisions des clients et les livraisons se sont radicalement raccourcis. Nous devons donc financer structurellement des niveaux élevés d’investissement et de compétences professionnelles et conjoncturellement des niveaux de besoin en fonds de roulement qui sont également élevés. En France, il y a un vrai problème concernant le financement des PME et ETI. La Banque publique d’investissement joue son rôle mais les grandes banques de réseau sont, elles, absentes. Nous avons dû diversifier nos sources et nos moyens de financements.» ■ A.D.
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«Renouer avec une croissance à deux chiffres» Vincent Touraille, directeur général de PCAS
© PCAS
© PCAS
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Le groupe PCAS est un groupe qui comptabilise 170 millions d’euros de chiffre d’affaires en s’appuyant sur trois branches: les spécialités, la pharmacie générique et la pharmacie éthique. Nous avons également deux activités de type startup avec Protéus dans la biotechnologie et Enersens dans l’isolation thermique par les aérogels de silice. Après la crise de 2009-2010 qui a entraîné des restructurations dans notre société, nous avons redéfini notre stratégie et nous sommes repartis dans une phase de croissance. Aujourd’hui, notre ambition est d’accélérer cette croissance par le biais du développement de nos marchés ou par des alliances ou des acquisitions. Notre souhait est de renouer avec une croissance à deux chiffres comme dans les années 90. Dans le domaine des spécialités, nous visons une implantation sur le territoire américain, en particulier dans le domaine des additifs pour lubrifiants. Dans la chimie pharmaceutique, nous souhaitons étendre nos activités sur des marchés importants: l’Amérique du Nord, le Japon et la Chine. Nous avons déjà un
SITE PILOTE DE PCAS À LIMAY (78).
bureau commercial à Shanghai et à New York et nous sommes en phase de recrutement pour étoffer leurs effectifs. En ce qui concerne Protéus, nous avons engagé des alliances avec de grands acteurs industriels comme Michelin dans le domaine du recyclage des pneumatiques, mais nous travaillons également dans des domaines porteurs comme le traitement de l’eau et des déchets. Pour ce qui est de notre filiale Enersens, nous investissons actuellement sur notre site de Bourgoin-Jallieu dans la construction d’une première unité de production. Une deuxième unité est déjà prévue. En fin d’année, nous lancerons notre première gamme d’aérogels de silice pour isoler les bâtiments. En résumé, l’année 2015 sera placée sous le signe de la croissance interne et externe pour PCAS.» ■ S.L.
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«Vers un rapatriement de la production en Europe» Xavier Jeanjean, directeur commercial d’Isochem
© Isochem
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Depuis quelques temps, nous observons chez plusieurs de nos clients une volonté de rebasculer l’activité de production pharmaceutique vers l’Europe. Cela concerne notamment les composés actuellement présents sur le marché pour lesquels les fabricants ont rencontré des difficultés d’arrêts intempestifs de production, en particulier en Chine. Les clients, échaudés par ces événements, préfèrent rapatrier l’activité de production commerciale en Europe, malgré un coût supplémentaire de l’ordre de 10 à 15%. Un autre aspect qui confirme cette tendance concerne la production de nouveaux produits: certains fabricants mettent au point un nouveau composé en Asie, et en lancent la production à l’échelle industrielle en Europe. En rapatriant leur activité de fabrication en Europe, les industriels s’assurent
ainsi de la continuité de production mais également de la sécurité d’approvisionnement en matières premières. Les tendances observées vont ainsi permettre au rétablissement progressif de la situation de surcapacité de production et de synthèse à façon pour la pharmacie en Europe. De plus, cela valide la stratégie d’Isochem en tant que producteur à façon, qui vise à se différencier en produisant exclusivement en Europe. Isochem reste particulièrement attentif aux opportunités de croissance externe sur l’ensemble de ce territoire. Par conséquent, nous sommes très optimistes pour notre croissance dans les années à venir, et nous espérons retrouver un niveau d’activité satisfaisant, c’est-à-dire similaire à celle que nous avons connue au début des années 2000.» ■ D.O.
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IndustriePharma N°82 Septembre 2014
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DOSSIER
Chimie fine «Une demande qui s’oriente vers les molécules à haute activité»
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Le secteur pharmaceutique est un marché mature, avec une croissance modérée de l’ordre de 2 à 3 %. Ces dernières années, nous constatons que la demande pharmaceutique s’oriente de plus en plus vers l’utilisation de composés à haute activité et à forte valeur ajoutée (HPAPI, substances hormonales ou allergisantes, etc.). Les médicaments les plus récents intègrent moins de principes actifs en doses, mais avec un potentiel actif bien supérieur. Selon nos
prévisions sous 7 à 10 ans, les composés à haute activité représenteront 60 à 70% en valeur de notre production pharmaceutique, contre 25% actuellement. Mais cette mutation de notre activité doit s’accompagner d’une adaptation structurelle de nos outils de production, en particulier dans le confinement. Dernièrement nous avons effectué des investissements pour la production de molécules très actives, comme en 2009 avec l’acquisition des lignes de production d’AstraZeneca à Dunkerque. Outre l’aspect technique en lui-même, un obstacle subsiste autour du volet réglementaire encadrant l’activité de production pharmaceutique. La lourdeur des textes réglementaires européens conjuguée à la situation fiscale et énergétique peu favorable à la chimie en France, incite les décideurs à investir dans d’autres régions notamment en Amérique du Nord. Pour notre cas, cette
© Minafin
© Minafin
Frédéric Gauchet, président du groupe Minafin
LE SITE MINAKEM À DUNKERQUE (59).
zone géographique représente 45% en valeur de production en 2014, alors qu’elle était quasi-nulle en 2008.» ■ D.O.
«La pharmacie de plus en plus réceptive aux procédés de bioproduction en continu Jean Bléhaut, directeur de l’innovation chez Novasep
© Novasep
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32 IndustriePharma N°82 Septembre 2014
Le secteur de la pharmacie a, par tradition, toujours été plutôt conservateur, et en particulier en biopharmacie, où les acteurs rappellent souvent que «le procédé fait le produit». Ils avaient des réticences à changer leurs processus de production en batch de peur de changer les propriétés physico-chimiques du produit. Cependant, l’industrie pharmaceutique pâtit du contexte économique fragile de ces dernières années, et le développement des génériques et des biosimilaires change le paradigme de production. Afin de rester compétitif, elle doit optimiser les coûts liés à la fabrication. C’est la raison pour laquelle le secteur se montre de plus en plus réceptif aux procédés de bioproduction en continu et/ou intensifiés, même s’ils sont encore émergents. Il faut savoir que le downstream processing peut représenter jusqu’à 70% du coût de production ce qui rend particulièrement intéressant les technologies permettant d’améliorer le rendement de celle-ci. Par exemple, la chromatographie multicolonne en continu, telle que la techno-
logie BioSC de Novasep, permet de multiplier par quatre la productivité de l’étape de capture des anticorps monoclonaux en bioproduction. Bien que les technologies en continu intéressent de plus en plus les acteurs du marché, le batchne disparaîtra pas complètement en raison de sa flexibilité, notamment pour les productions de faible volume. Dans la plupart des cas, les procédés intensifiés ou en continu ne concerneront donc que certaines étapes complexes ou clés de synthèse ou de biosynthèse de principes actifs. Au regard de ce contexte, les sociétés comme Novasep apporteront une valeur ajoutée combinant un sourcing performant d’intermédiaires, et des solutions innovantes de synthèse et de purification. Ces technologies devront optimiser certaines étapes de production tout en restant simples d’accès. Novasep, qui est pionnière dans l’industrialisation des technologies continues pour la purification d’APIs, se montre donc très optimiste quant à la croissance de son activité dans les années à venir.» ■ D.O.
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Les sites de production en France AJAY EUROPE
Usine Orgapharm
Adresse du siège social et de l’usine: ZI du Grand Verger – BP 227 53602 Evron Cedex Tél.: 02 43 01 35 35 www.ajay-sqm.com Responsable de l’usine: Michel Pichon Effectif: 47 dont 8 cadres Production: fabrication de dérivés iodés, régénération d’iode à partir de sous produits iodés (Déchets, produits périmés…)
Adresse: rue du Moulin de la Cane 45300 Pithiviers Tél.: 02 38 06 20 00 Responsable de l’usine: Yvon Bastard Effectif: 105 Production: intermédiaires avancés et principes actifs pour la pharmacie et l’électronique. Développement et pilotage industriel.
ALUPHARM Groupe Pharmatis Industrie (France) Adresse du siège social et de l’usine: ZAC de Mercières 8, rue Jacques de Vaucanson 60471 Compiègne Tél.: 03 44 30 59 00 Responsable de l’usine: Jean-Louis Vouzellaud Effectif: 7 dont 1 cadre Production: gel phosphate d’aluminium, boehmite
Adresse: ZI des Dunes, rue des Mouettes 62100 Calais Tél.: 03 21 96 85 00 Responsable de l’usine: Bertrand Cazin Effectif: 120 Production: intermédiaires avancés et principes actifs pour la pharmacie. Dérivés de la 8-hydroxyquinoline. Chimie haute température, phénothiazines, thiophènes.
BASF PHARMA SAS Groupe BASF (Allemagne)
ATLANCHIM PHARMA Adresse du siège social et de l’usine: 3, Rue Aronnax 44821 Saint Herblain Cedex Tél.: 02 51 78 98 76 www.atlanchimpharma.com Directeur: Ronan Le Bot Effectif: 8 Production: tous types de molécules chimiques pour les centres de recherches de l’industrie pharmaceutique, agro-alimentaire, cosmétique… Synthèses chimiques à façon de molécules complexes à l’échelle de quelques milligrammes à quelques centaines de grammes.
AXYNTIS Siège social: 45 rue de Pommard 75012 Paris Tél.: 01 44 06 77 00 www.axyntis.fr
Usine All’Chem Adresse: rue marceau – BP 577 03108 Montluçon cedex Tél.: 04 70 03 75 25 contact.allchem@axyntis.com Responsable de l’usine: Florent Morizot Effectif: 74 Production: intermédiaires et principes actifs pour la pharmacie, la santé animale, et l’agrochimie, ainsi que des intermédiaires de spécialité.
Usine Centipharm Adresse: 23, chemin de la Madeleine – BP 45249 06131 Grasse Cedex Tél.: 04 93 70 01 32 Responsable de l’usine: Gilles Lepercq Effectif: 52 Production: fabrication d’intermédiaires et de principes actifs pharmaceutiques dont une trentaine de génériques. Développement et pilotage industriel.
Adresse du siège social et de l’usine: parc industriel de la Plaine de l’Ain 01150 Saint-Vulbas Tél.: 04 74 46 21 90 Directrice de production: Anne Jochum Vidal Effectif: 144 en 2008 (dernier chiffre communiqué) Production: toutes réactions de la chimie organique, principes actifs pour la pharmacie : génériques et fabrication sous accord de secret.
BCF LIFE SCIENCES Adresse du siège social et de l’usine: Boisel 56140 Pleucadec Tél.: 02 97 26 91 21 contact@bcf-lifesciences.com Président: Bernard Jezequel Effectif: 104Production: acides aminés naturels par extraction chimique de la kératine des plumes, synthèse de dérivés d’acides aminés.
BERKEM Adresse du siège social et de l’usine: Le Marais Ouest 24680 Gardonne Tél.: 05 53 63 81 00 Responsable de l’usine: Sabine Dejean-Laforest Effectif: 85 dont 36 cadres Production: ingrédients cosmétiques et pharmaceutiques, arômes et compléments alimentaires, produits de traitement du bois et des matériaux.
© Diverchim
Usine Synthexim
SITE DE DIVERCHIM, ROISSY-EN-FRANCE.
DIVERCHIM
GUERBET
Adresse du siège social et de l’usine: 6, rue du Noyer 95700 Roissy-en-France Tél.: 01 30 11 95 50 www.diverchim.com Président: Jean-Louis Brayer Effectif: 50 personnes dont 3 à l’institut du cerveau et de la moelle épinière à l’hôpital de la Pitié Salpétrière à Paris. Production: synthèse de molécules originales pour les industries pharmaceutiques et cosmétiques, externalisation de la R&D (CRO)
Adresse du siège social: BP 50400 95943 Roissy CDG cedex Tél.: 01 45 91 50 00 www.guerbet.com
EUTICALS SAS Groupe Euticals (Italie) Siège social : ZI de Laville 47240 Bon-Encontre
Usine de Bon-Encontre même adresse Tél.: 05 53 69 13 00
Usine de Tonneins Adresse: avenue du docteur Nicole Bru 47400 Tonneins Tél.: 05 53 79 89 00 Président: Laurent Fournel laurent.fournel@euticals.com Effectif: 148 dont 27 cadres Production: intermédiaires phytosanitaires et pharmaceutiques, principes actifs pharmaceutiques et stériles.
EXTRASYNTHÈSE BOROCHEM Groupe OmegaChem Adresse du siège social: 10, rue du Professeur Zarifian 14200 Hérouville Saint Clair Tél.: 02 31 94 50 73 Responsable: Alexandre Bouillon (président) Effectif: 5 dont 2 cadres Production: intermédiaires de synthèse: hétéroaromatiques azotés ou non, notamment organoborés
Adresse du siège social et de l’usine: ZI Lyon Nord – Impasse Jacquard – BP 62 69726 Genay Cedex Tél.: 04 78 98 20 34 www.extrasynthese.com Responsable de l’usine: René De Vaumas Effectif: 15 dont 7 cadres Production: produits chimiques naturels à usage des laboratoires de contrôle et R&D des industries agroalimentaires, pharmaceutiques et cosmétiques.
Usine de Lanester Adresse: ZI de Kerpont – 705, rue Denis papin – BP 712 56607 Lanester cedex Tél.: 02 97 76 40 44 Responsable de l’usine: Mikaël Lebot Effectif: 177 Production: fabrication de principes actifs et produits intermédiaires pour produits de contraste.
INTEROR Adresse du siège social: 49, rue d’Ostende 62100 Calais Tél.: 03 21 96 04 47
Usine de Calais Adresse: ZI des Dunes – rue des Garennes 62100 Calais Tél.: 03 21 97 06 21 Responsable de l’usine: Marie-Anne Guillot Effectif: 126 dont 17 cadres Production: intermédiaires pour la pharmacie, parfumerie et agrochimie.
ISOCHEM Groupe Aurélius (Allemagne) Adresse du siège social: 32, rue Lavoisier 91710 Vert-Le-Petit www.isochem.eu
Usine de Gennevilliers Adresse: 4, avenue Philippe Lebon 92230 Gennevilliers Tél.: 01 41 47 31 00 Responsable de l’usine: René Christian Gaillard Effectif: 75 dont 8 cadres Production: principes actifs et intermédiaires de synthèse pour la chimie fine et pharmaceutique.
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DOSSIER
Chimie fine Responsable de l’usine: Pierre Bonnel Effectif: 172 dont 22 cadres Production: synthèse d’intermédiaires et de principes actifs pharmaceutiques, conditionnement pour essais cliniques.
MINAKEM Groupe Minafin Adresse du siège social: 145, chemin des Lilas 59310 Beuvry-la-Forêt Tél.: 03 20 64 68 30 www.minakem.com
© Interor
Usine de Beuvry-la-Forêt
SITE D’INTEROR, CALAIS.
Usine de Pithiviers
KAIRONKEM
M2I LIFE SCIENCES
Adresse: 4, rue Marc-Sangnier 45300 Pithiviers Tél.: 02 38 34 58 80 Responsable de l’usine: Éric Peslherbe Effectif: 115 dont 11 cadres Production: 300 t/an de produits synthétisés pour l’industrie pharmaceutique, cosmétique et de spécialités
Adresse du siège social et de l’usine: 20 rue Marc Donadille ZAC de Château Gombert 13013 Marseille Tél.: 04 91 50 98 02 www.kaironkem.com Responsable d’exploitation: Julien Chiron (directeur) Effectif: 10 personnes dont 4 cadres Production: mise au point de molécules organiques complexes.
Adresse du siège social: 112, bureau de la Colline de Saint Cloud 92210 Saint-Cloud Tél.: 01 84 76 00 50 www.m2i-lifesciences.com
Usine de Vert-Le-Petit Adresse: Site Ircha – 32, rue Lavoisier 91710 Vert-Le-Petit Tél.: 01 64 99 03 00 Responsable de l’usine: Frédéric Piet Effectif: 110 dont 25 cadres Production: principes actifs et intermédiaires de synthèse (y compris produits obtenus par phosgénation) pour la chimie fine et pharmaceutique.
ISALTIS Adresse du siège social: 118, avenue Paul Doumer 92500 Rueil-Malmaison Tél.: 01 41 39 08 70 www.isaltis.com
Usine de Givaudan-Lavirotte Adresse: 56, Rue Paul Cazeneuve 69008 Lyon Responsable de l’usine: Laurent Carmona Effectif: 72 dont 10 cadres Production: sels organiques, comme des glycérophosphates ou glucoheptonates de calcium et magnésium pour la pharmacie, la cosmétique et la nutrition.
Usine Bernardy Adresse: 12, Route de Tours 18100 Thenioux Responsable de l’usine: Ludovic Jaumouille Effectif: 40 Production: dérivés du strontium pour applications pharmaceutiques et industrielles.
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LABORATOIRE MSD CHIBRET Groupe Merck &Co (États-Unis) Adresse du siège social: 34, avenue Léonard de Vinci 92400 Courbevoie Tél.: 01 80 46 40 00
Usine d’Arles (M2l Industry) Adresse: route d’Arles 13129 Arles Tél.: 04 42 55 54 00 Responsable de l’usine: Jean-Pierre Diehl Effectif: 45 dont 8 cadres Production: actifs pharmaceutiques et produits de chimie organique.
Centre R&D de Lacq (M2l Development) Adresse: Route Départementale 117 64170 Lacq Tél.: 05 59 71 78 78 Responsable de l’usine: Stéphanie Magnet Effectif: 10 dont 6 cadres Production: études techniques sur voies de synthèse et procédés industriels.
Usine La Vallée Adresse: ZI de Blavozy 43700 Saint-Germain Laprade Tél. : 04 71 01 60 00 Responsable de l’usine: Viviane Massonneau Effectif: 174 Production: principes actifs pharmaceutiques.
MERCK SANTÉ
Usine de Dunkerque Adresse: 224, avenue de la Dordogne 59640 Dunkerque Tél.: 03 28 25 58 00 Responsable de l’usine: Thierry Lebon Effectif: 171 Production: oméprazole, ésoméprazole, stéroïdes.
NORCHIM Groupe PMC (États-Unis) Adresse du siège social et de l’usine: 33, quai d’Amont 60340 Saint-Leu-d’Esserent Tél.: 03 44 56 09 20 Responsable de l’usine: Gilles Gorins Effectif: 36 dont 14 cadres Production: fabrication à façon, R&D, pilotes GMP, production industrielle, prestataire de service en étude, R&D.
Groupe Merck KGaA (Allemagne)
NOVACYL
Adresse du siège social: 31, rue Saint-Romain 69 379 Lyon cedex 8 Tél.: 04 72 78 25 25
Adresse du siège social: 29, avenue Joannès Masset – CS 10619 69258 Lyon cedex 09 Tél.: 04 26 99 18 00 www.novacyl.eu
LA MESTA CHIMIE FINE
Usine de Calais
Pierre Giuliano
Adresse: 5/7, rue Clément Ader 62100 Calais Tél.: 03 21 46 09 80 Responsable de l’usine: François Zénone Effectif: 100 dont 12cadres Production: principes actifs pharmaceutiques, intermédiaires de synthèse en chimie fine.
Adresse du siège social et de l’usine: 1336, route de l’Estéron 06830 Gillette Tél.: 04 92 08 53 00 www.la-mesta.com Responsable de l’usine: Emmanuel Alves (président) Effectif: 70 dont 11 cadres Production: développement et fabrication de produits organiques: R&D, pilotage, industrialisation, production industrielle, chimie en continu et sous pression.
Adresse: 145, chemin des Lilas 59310 Beuvry-la-Forêt Tél.: 03 20 64 68 30 Responsable de l’usine: Yves Duquesnoy Effectif: 103 dont 10 cadres Production: chimie du froid, enzymatique, synthèse de réactifs halogénés et cyanurés.
Groupe Novacap
Usine de Roussillon Adresse: Rue Gaston Monmousseau 38150 Roussillon Directeur du site: Jérôme Geneste Production: acide acétylsalicylique, acide salicylique, paracétamol et salicylate de méthyle.
Usine de Meyzieu
Usine de Saint-Fons
Adresse: 10, avenue de Lattre-deTassigny 69330 Meyzieu Tél.: 04 72 45 10 00
Adresse: Rue Prosper Monnet 69190 Saint-Fons Directeur du site: Jérôme Geneste Production: paracétamol
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NOVASEP Adresse du siège social: Site Eiffel – 81, boulevard de la Moselle – BP 50 54340 Pompey Tél.: 03 83 49 70 00 novasep @novasep.com
Responsable de l’usine: Martine Cazenave Effectif: 110 Production: synthèse et purification à façon, développement de procédés, développement et optimisation de voies de synthèse.
Usine de Pompey
Usine Séripharm Adresse: rue Démocrite 42000 Le Mans Tél.: 02 43 39 94 40 Responsable de l’usine: Rachel De Luca Effectif: 50 Production: principes actifs pharmaceutiques, anticancéreux, produits hautement actifs, immuno-conjugués.
Usine Finorga (Chasse-sur-Rhône) Adresse: 497, route de Givors – BP 9 38670 Chasse-sur-Rhône Tél.: 04 72 49 19 60 Responsable de l’usine: Philippe Moy Effectif: 210 Production: principes actifs pharmaceutiques, intermédiaires de synthèse.
Usine Finorga (Mourenx) Adresse: avenue du Lac – CS 10619 64150 Mourenx Tél.: 05 59 60 79 00
ORIL INDUSTRIE Groupe Servier (France) Adresse du siège social et de l’usine: 13, rue Auguste Desgenétais 76210 Bolbec Tél.: 02 35 39 33 00 Responsable de l’usine: G. Belloir Effectif: 723 Production: principes actifs pharmaceutiques.
© Isochem
Même adresse Tél.: 03 83 49 70 00 Responsable de l’usine: Philippe Stoll Effectif: 135 Production: équipement de chromatographie, purification à façon.
PCAS Adresse du siège social: ZI de la Vigne aux Loups – 23, rue Bossuet – BP 181 91161 Longjumeau cedex Tél.: 01 69 09 77 85 www.pcas.fr
Usine de Bourgoin-Jallieu Adresse: 15, avenue des Frères Lumière 38307 Bourgoin-Jallieu cedex Tél.: 04 74 93 63 33 Responsable de l’usine: Marc Cavaletti Effectif: 70 dont 8 cadres Production: synthèses organiques, dérivés optiquement actifs de l’essence de térébenthine, dérivés de l’acroléine, dérivés organo-métalliques, esters, acétals, cétones, nitriles, éthers.
SITE D’ISOCHEM, GENEVILLIERS.
Usine de Couterne
Usine Expansia
Adresse: route de Lassay 61410 Couterne Tél.: 02 33 37 50 20 Responsable de l’usine: Daniel Cottrant Effectif: 220 dont 23 cadres Production: fabrication à façon, synthèse multiétape.
Adresse: Route d’Avignon – BP 6 30390 Aramon Tél.: 04 66 57 01 01 Responsable de l’usine: Philippe Jaffrenou Effectif: 94 Production: matières premières pharmaceutiques, intermédiaires de chimie fine et principes actifs.
Usine de Limay Adresse: 19, route de Meulan 78520 Limay Tél.: 01 34 78 87 87 Responsable de l’usine: Vincent Testaud Effectif: 132 dont 29 cadres Production : recherche à façon pour laboratoires, industrialisation et production d’API.
VLG Chem Adresse: 35 avenue Jean-Jaurès 92390 Villeneuve-La-Garenne Tél.: 01 46 85 91 91 Responsable de l’usine: Jean-Philippe Aubert Production: développement de procédés, excipients, intermédiaires de synthèse pharmaceutique, principes actifs pharmaceutiques et synthèse à façon.
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DOSSIER
Chimie fine
PHARMASYNTHÈSE Groupe Inabata (Japon) Adresse du siège social et de l’usine: 57, rue Gravetel – BP 3 76320 Saint-Pierre-lès-Elbeuf Tél.: 02 32 96 97 80 www.pharmasynthese.fr Responsable de l’usine: Pascal Malpeli Effectif: 32 dont 7 cadres Production: synthèses, extraction de plantes, fabrication de gels.
PLANTES & INDUSTRIE Groupe Pierre Fabre Médicament Adresse du siège social: Laboratoires Pierre Fabre – 45, rue Abel Gance 92654 Boulogne-Billancourt cedex Tél.: 01 49 10 80 00
Adresse: ZI le Clergous – 16, rue Jean Rostand – BP 92 81603 Gaillac cedex Tél.: 05 63 81 24 00 Responsable de l’usine: Frédéric Briand Effectif: 292 dont 57 cadres Production: principes actifs pharmaceutiques obtenus par hémisynthèse, chimie fine, extraction pour les industries pharmaceutique, cosmétique et nutraceutique.
ROOWIN Siège social et adresse de l’usine: 20, rue Henri Goudier ZI La Varenne 63200 Riom Tél.: 04 73 33 39 08 Responsable de l’usine: Patrice Rool (président) Effectif: 32 dont 15 cadres Production: quantités pilotes d’API en conditions GMP (200kg/an), production d’intermédiaires avancés et de spécialités chimiques.
SANOFI CHIMIE Adresse du siège social: 9, rue du président Salvador Allende 94255 Gentilly cedex Tél.: 01 41 24 70 00 www.sanofi.com
Usine d’Aramon Adresse: Route d’Avignon 30390 Aramon Tél.: 04 66 57 71 71 Responsable de l’usine: Bruno Fortant Effectif: 781 Production: produits de synthèse pour l’industrie pharmaceutique, produits et synthèse et intermédiaires pour diverses industries. Production biotechnologique: protéines recombinantes.
© Novasep
Usine de Gaillac
SITE NOVASEP SERIPHARM, LE MANS.
Usine de Ploërmel Adresse: ZI du Bois Vert – rue Gilles Roberval 56800 Ploërmel Tél.: 02 97 73 11 50 Responsable de l’usine: Jean-Luc Delaruelle Effectif: 60 (chiffre 2011) Production: principes actifs pharmaceutiques.
Usine de St-Aubin-Lès-Elbeuf Adresse: rue de Verdun – BP 80125 76410 Saint-Aubin-Lès-Elbeuf Tél.: 02 35 87 33 00 Responsable de l’usine: Pierre Lamy Effectif: 287 dont 27 cadres Production : matières actives pharmaceutiques, vitamine B12 santés humaine et animale.
Usine de Sisteron Adresse: 45 chemin de Météline – BP 15 04201 Sisteron Tél.: 04 92 33 32 00 Responsable de l’usine: Philippe Lyx Effectif: 650 Production: principes actifs à usage pharmaceutique, intermédiaires de synthèse.
Usine de Vertolaye Adresse: Le Bourg 63480 Vertolaye Tél.: 04 73 82 51 00 Responsable de l’usine: Hervé Maillard Effectif: 700 Production: principes actifs pharmaceutiques.
Usine de Mourenx Adresse: ZI – 64150 Mourenx Tél.: 05 59 92 79 57 Responsable de l’usine: Philippe Lyx Effectif: 40 dont 3 cadres Production: principes actifs pharmaceutiques.
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Usine de Vitry-sur-Seine Adresse: 9, quai Jules Guesde 94400 Vitry-sur-Seine Tél.: 01 55 71 85 11 Responsable de l’usine: Thierry Garot
Effectif: 540 Production: principes actifs pharmaceutiques chimiques et biotechnologiques.
SIMAFEX Groupe Guerbet (France) Adresse du siège social et de l’usine: 16, avenue des Fours-à-Chaux – BP 41 17230 Marans Tél.: 05 46 01 10 32 www.simafex.com Responsable de l’usine: Dominique Meyer Effectif: 97 dont 12 cadres Production: synthèse à façon, industrialisation de procédés.
SYNTH-INNOVE Adresse du siège social: 2 bis, rue Dupont-de-l’Eure 75020 Paris Tél.: 01 45 58 36 90 www.synth-innove.com/fr Adresse du laboratoire: 33, bd du Général Martial Valin 75015 Paris Responsable du laboratoire: François Scherninski Effectif: 11 personnes dont 4 cadres Production: intermédiaires et principes actifs pour l’industrie pharmaceutique.
VALDEPHARM SPI PHARMA
Groupe Fareva (France)
Groupe SPI Pharma (États-Unis)
Siège social et adresse de l’usine: Parc industriel d’Incarville – BP 606 27106 Val-de-Reuil cedex Tél.: 02 32 25 70 70 Responsable de l’usine: Éric Le Gall Production: production chimique
Adresse du siège social et de l’usine: chemin du Vallon de Maire – BP 13240 Septèmes-les-Vallons Tél.: 04 91 96 36 00 Responsable de l’usine: Patricia Delacrose Effectif: 48 dont 11 cadres Production: produits chimiques et pharmaceutiques dérivés de l’alumine, du magnésium, du calcium, commercialisation de polyols.
ZACH SYSTEM Groupe Zambon (Italie) Adresse du siège social: 10, via Lillo del Duca 20091 Bresso (MI) – Italie Tél.: +39 02 665241
SYNKEM
Usine d’Avrillé
Groupe ICIG (Allemagne)
Adresse de l’usine: ZI La Croix-Cadeau – BP 10079 49242 Avrillé Cedex Tél.: 02 41 96 61 61 Responsable de l’usine: André Edern Effectif: 185 Production: principes actifs et intermédiaires pour l’industrie pharmaceutique. Synthèse chimique, traitements physiques.
Adresse du siège social et de l’usine: 47, rue de Longvic 21300 Chenôve Tél.: 03 80 44 72 72 Responsable de l’usine: Yves Michon (président) Effectif: 96 Production: production de principes actifs pharmaceutiques par synthèse et extraction, développement de procédé.
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DOSSIER
Chimie fine RUPTURES DE STOCKS
© Axyntis
Le secteur pourrait bénéficier de la prise de conscience
Alors que la question des ruptures d’approvisionnement et des ruptures de stocks des médicaments mobilise, les producteurs de matières premières pharmaceutiques européens pensent à une relocalisation de certains volumes.
LA PRODUCTION DE LA MATIÈRE ACTIVE PHARMACEUTIQUE, UN DES MAILLONS DE LA CHAÎNE DU MÉDICAMENT.
La mobilisation autour de la question des ruptures d’approvisionnement et de stocks des médicaments prend de l’ampleur… Alors que l’Académie nationale de pharmacie alertait dès 2011 via une séance thématique sur les matières premières pharmaceutiques, les actions de sensibilisation se multiplient. En 2013, cette institution organisait une séance thématique plus ciblée sur les ruptures et le Csis/CSF de juillet comportait une mesure (voir n°27) sur la prévention des ruptures d’approvisionnement en produits de santé. Le Leem a également publié au printemps 2014 une étude sur ce thème tandis que l’ISPE (Société international d’ingénierie pharmaceutique) a organisé une journée sur les ruptures. Si tous les acteurs rappellent que les causes
sont multiples, la question de l’approvisionnement en matières actives pharmaceutiques est souvent mentionnée.
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L’approvisionnement en API pointé du doigt Le Leem a réalisé une enquête « entre septembre 2012 et octobre 2013, auprès de 90 laboratoires pharmaceutiques (princeps, génériques, vaccins…) ayant effectué au moins une déclaration de rupture auprès de l’ANSM. 51% des laboratoires ont répondu représentant 71% des cas de ruptures», indique l’organisation qui rappelle que sur cette période : «Au total, 324 ruptures de stocks et 103 risques de ruptures de médicaments indispensables et moins indispensables ont été répertoriés par l’ANSM». Cette enquête attribue ainsi les causes de ruptures de médicaments pour
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16 % à l’approvisionnement RÉPARTITION DES CAUSES DE RUPTURES DE MÉDICAMENTS en matière première ou excipient et pour 33% à la production (technique, qualité, analyse, recontrôle à l’importation). Le p-dg d’Axyntis, David Simonnet, qui travaille sur le sujet depuis de nombreuses années, préfère rapprocher ces deux chiffres. «Quand on parle de problème d’approvisionnement en matière première, cela signifie que le fournisseur ne fournit pas la matière active. C’est donc également un problème de production en amont. Ces deux chiffres renvoient au même problème : l’externalisation Source : Enquête Leem sept. 2012/oct. 2013 puis la délocalisation massive portance de la sécurisation de l’approvisionde la chimie du médicament et finalement nement en matière active de qualité au début une moindre maîtrise de la chaîne de fabride la chaîne de production du médicament. cation du médicament notamment au niveau Au cours de la journée ISPE, Jean-Luc Delmas, de la matière première à usage pharmaceuvice-président de l’Académie nationale de tique, la matière active », souligne-t-il. Dès pharmacie, citait notamment une tension 2013, il citait les chiffres de l’Agence de régusur le marché des principes actifs due à «une lation des médicaments et produits de santé insuffisance de production mondiale en cerbritannique : « 60 à 80 %, en volume, des tains principes actifs, la labilité des producmatières actives pharmaceutiques nécessaires teurs (Chine et Inde), une source unique à la fabrication des médicaments vendus en enregistrée dans le dossier d’AMM et des indisEurope sont produits dans les pays tiers, prinponibilités du fait entre autres d’un différencipalement en Chine et en Inde, contre moins tiel de normes qualité, d’accidents climatiques, de 20% il y a vingt ans». Il pointe ainsi l’im-
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Chimie fine
© Axyntis
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de facteurs géopolitiques, de facteurs environnementaux… ». En effet, à des problèmes de qualité de la matière première peuvent s’ajouter des fermetures de sites du jour au lendemain, par les autorités dans certains pays, des incidents climatiques mais aussi des quantités insuffisantes pour servir les laboratoires à l’échelle mondiale.
Une complexification de la chaîne
LA CHIMIE FINE FRANÇAISE POURRAIT REMOBILISER DES CAPACITÉS.
Les laboratoires ont tendance à relocaliser leur approvisionnement pour les produits complexes à fabriquer et qui ont besoin d’innovation.
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Au niveau de la fabrication de matière active, «l’offre s’est effondrée en Europe», constate David Simonnet. Il observe : « la fragmentation de la chaîne de fabrication des matières actives pharmaceutiques», avec notamment « l’accroissement du nombre d’étapes de synthèse » et l’accélération de l’externalisation par les groupes pharmaceutiques des étapes de synthèses. « Si les molécules demandaient trois à quatre réactions chimiques isolées, aujourd’hui, il n’est pas rare d’en trouver plus d’une dizaine voire une vingtaine pour arriver au principe actif. Ainsi les sous-traitants de premier rang sous-traitent à leur tour la production d’intermédiaires de synthèses nécessaires à la production de matières actives pharmaceutiques », précise-t-il. Le mouvement de délocalisation a eu des conséquences directes sur le secteur de la chimie fine en France. «Depuis 20 ans, nous avons assisté à une rationalisation de l’offre en Europe et en particulier en France. Et il y a eu très peu d’investissements en nouvelles capacités», déplore David Simonnet. Les choses semblent néanmoins changer. «Nous voyons un retour de l’approvisionnement des laboratoires pharmaceutiques à proximité, dans un environnement identifiable. Des groupes leaders ont même aujourd’hui la tentation de faire de cette relocalisation un message positif en revalorisant la dimension industrielle du médicament », constate le p-dg d’Axyntis. La société est notamment sollicitée par des laboratoires européens, américains et japonais. «Les laboratoires ont tendance à relocaliser leur approvisionnement pour les produits complexes à fabriquer et qui ont besoin d’innovation. Beaucoup de petits laboratoires, de structures innovantes privilégient des fournitures de proximité », ajoute David Simonnet. Se pose alors la question de la capacité des fournisseurs en France à répondre à une demande qui pourrait s’accroître. «Si nous analysons bien les capacités de production, il y a plein de façons d’aug-
menter les capacités de fabrication. Nous pouvons participer à réactiver des capacités industrielles », souligne le dirigeant. Il cite par exemple la possibilité sur certains sites de modifier le rythme de travail. David Simonnet n’anticipe cependant pas une relocalisation de tous les volumes perdus. «Relocaliser tout l’approvisionnement de la matière active n’est pas réaliste. Mais il faudrait au moins prévoir un back-up de production pour les médicaments jugés indis pensables et stratégiques pour l’indépendance de notre politique de santé. Il faut distinguer les productions de volumes et de niche. Tous les médicaments indispensables ne sont pas des blockbusters», indique-t-il. La question des médicaments indispensables est centrale dans le problème des ruptures de médicaments. « En France, les industriels du médicament établissent la liste des médicaments qu’ils considèrent comme indispensables et qu’ils tiennent à la disposition des autorités. Toutefois, le gouvernement travaille aujourd’hui à une liste de médicaments d’intérêt thérapeutique majeur. Plus qu’une liste, ce sont les critères d’analyse de risques à prendre en compte (gravité de la pathologie, évaluation de la perte de chance du patient, traitement alternatif, population cible, forme pharmaceutique...) qui sont importants pour surveiller les médicaments», souli gne le Leem. Son enquête « montre que les ruptures (et risques de ruptures) déclarées à l’ANSM ont concerné à hauteur de 28 % les médicaments dits indispensables et à 72% des médicaments moins indispensables, c’est-àdire dont on peut se passer provisoirement sans mettre en jeu le pronostic vital».
Les causes de ruptures sont multiples Si l’approvisionnement et les problèmes de non qualité des matières actives sont pointés du doigt, ce ne sont pas les seules causes des ruptures. Jean-Luc Delmas (Académie
© Norit
DOSSIER
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DÉFINITION DES RUPTURES DE STOCKS, D’APPROVISIONNEMENT ET PÉNURIES Vraies pénuries: faute de rentabilité, certains principes actifs ou certaines formes pharmaceutiques (ex.: injectables) ne sont plus du tout fabriqués. Ruptures de stock: le médicament est indisponible chez le fabricant (rupture de quelques semaines à plusieurs mois). Ruptures d’approvisionnement: le médicament ne peut être dispensé par le pharmacien au moment voulu au bon endroit du fait d’une tension sur la chaîne d’approvisionnement ou autres causes, mais il n’existe pas de rupture de stock chez le fabricant. Sources : Académie nationale de Pharmacie – Jean-Luc Delmas
nationale de pharmacie) entend ainsi «éviter la stigmatisation de certains acteurs plus que d’autres, car elle induit de faux espoirs, de fausses réponses au problème, avec son lot de déceptions secondaires». De son côté le Leem liste de nombreuses causes et souligne: «à ce faisceau de causes ne peut répondre qu’un faisceau de mesures, touchant chaque acteur dans son domaine de compétences et l’ensemble de la chaîne solidairement dans son fonctionnement». Le secteur de la chimie fine est ainsi concerné. Le Leem assure ainsi qu’«endehors de toute situation de ruptures de stocks, et pour certains médicaments dont l’indisponibilité engendrerait un risque de santé publique, les industriels prévoient: la constitution de stocks de sécurité; la recherche de fournisseurs alternatifs pour les matières premières actives concernées et des sites de back-up pour la fabrication des médicaments, quand c’est possible ». Du côté des fournisseurs de matière active, David Simonnet plaide pour «des mesures incitatives des pouvoirs publics». «Il est temps de réhabiliter le médicament comme un produit industriel qui est aussi un enjeu de santé publique », martèle-t-il. Le p-dg d’Axyntis milite ainsi pour «un meilleur marquage des origines des étapes clés de la fabrication du médicament et la promotion du made in France ou Europe pour la partie matière active, notamment dans les médicaments génériques. Cela pourrait permettre d’améliorer la confiance des patients avec une offre de médicaments génériques made in France. » La question des ruptures d’approvisionnement et de stocks mobilise ainsi les acteurs tout au long de la chaîne. Si la prise de conscience du problème semble effective, il reste à savoir si des actions vont être mises en œuvre. ■ AURÉLIE DUREUIL IndustriePharma N°82 Septembre 2014
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DOSSIER
Chimie fine EXCIPIENTS
Une certification destinée aux fabricants Le Conseil international des excipients pharmaceutiques (Ipec) a mis en place une certification, Excipact. Les premiers certificats ont été délivrés. Officialisée début 2012, la certification Excipact (marque déposée) entre en opération. Une dizaine de fournisseurs d’excipients pharmaceutiques ont déjà obtenu la certification et une dizaine devrait la recevoir en 2014. «C’est en train de démarrer doucement. Les retours d’expérience ainsi que la communication faite par l’association Excipact, sur l’utilité de cette certification devraient conduire à une plus large adoption», souligne Patricia Rafidison, IpecEurope, association membre d’Excipact ASBL. Le Conseil international des excipients pharmaceutiques (Ipec) est à l’origine de cette certification à destination des fournisseurs d’excipients. « Ipec était pionnier dans les années 1990 avec la création d’un premier guide sur les bonnes pratiques de fabrication
LA CERTIFICATION EXCIPACT A ÉTÉ CRÉÉE À L’INITIATIVE DE L’IPEC.
pour les excipients pharmaceutiques. Sa dernière mise à jour date de 2006. Nous avons tenu compte des soucis de sécurité de la chaîne d’approvisionnement exprimés par les autorités de tutelle de part le monde », rappelle Patricia Rafidison. La publication en 2011 de la directive européenne sur les médicaments falsifiés a accéléré la création de la certification Excipact destinée aux fournisseurs et distributeurs d’excipients. Ce dispositif législatif donnant le signal d’une augmentation substantielle d’audits fournisseurs. «Dans plusieurs paragraphes, cette directive implique les excipients. Elle demande notamment que les titulaires de l’AMM s’assurent que les excipients soient bien générés dans les bonnes pratiques de fabrication selon une analyse de risques. Pourtant, aujourd’hui, dans l’Union européenne, il n’existe pas de texte légal sur les bonnes pratiques de fabrication des excipients », signale Kathleen Allain, responsable marketing et développement Pharmacie de Seppic. Mise en place et déve-
loppée par les fournisseurs d’excipients en collaboration avec leurs utilisateurs pharmaceutiques, la certification Excipact est présentée comme une approche «gagnantgagnant pour les deux parties », selon l’analyse de Patricia Rafidison. Elle précise: «Au fur et à mesure des années, notre guide Ipec volontaire a pris en considération les actions prises par les autorités de tutelle en Europe, aux États-Unis et même en Chine pour s’assurer de la source des excipients et de leurs différents processus de fabrication. Par ailleurs, la certification prend en considération les spécificités des excipients qui ne sont pas fabriqués uniquement pour la pharmacie et dont l’origine est très diverse (synthétique, naturelle, minérale)». La certification Excipact est délivrée par des auditeurs indépendants. Le référentiel, nommé standard de certification à l’usage des fournisseurs d’excipients pharmaceutiques, a été mis au point et est disponible sur le site Internet de l’association. Celle-ci a également développé un processus pour la formation des auditeurs. «Ces auditeurs sont des organismes indépendants qui souhaitent réaliser la certification Excipact. Un examen de leur expérience est un pré-requis, suivi d’une formation au standard, sanctionné par un examen. Seuls les auditeurs ayant suivi toutes ces étapes peuvent effectuer les audits chez les fournisseurs d’excipients et former de futurs auditeurs au sein du même organisme. Cette procédure permet de s’assurer que ces auditeurs sont qualifiés et comprennent les attentes du standard adapté à la versatilité et leur environnement complexe…», détaille Patricia Rafidison.
© Ipec
Réduire les nombres d’audits de fabricants
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Outre la formation des auditeurs aux diverses problématiques de la fabrication d’excipients, les acteurs du secteur voit dans cette certification un moyen de réduire le nombre d’audits sur leurs sites de production. « La démarche Excipact répond en de nombreux points aux demandes d’audit de clients », témoigne Kathleen Allain de Seppic. La société a obtenu la certification pour son site Sepiprod à Castres en décembre 2013. «Pour
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© Roquette
UNE DÉMARCHE BASÉE SUR L’ISO 9001:2008
ACTUELLEMENT LES FABRICANTS D’EXCIPIENTS SONT SOUMIS À ISO 9001:2008.
les excipients pour les formes injectables, nous respectons les GMP Part 2, mais pour les formes orales, nous voulions Excipact comme certification», indique-t-elle. Si elle souligne ne pas encore constater «la diminution du nombre d’audits, elle voit que les clients sont rassurés quand nous produisons la certification». Cette diminution des audits est également un facteur clé pour Croda. La société britannique a obtenu cette année les certifications GMP et GDP Excipact de ses sites de Rawcliffe Bridge et Thorne au RoyaumeUni et de Mevisa en Espagne. « Les audits présentent des contraintes de part et d’autres. Pour nos clients, cela représente un coût (de déplacement, etc.) et cela prend du temps. De notre côté, nous mobilisons des personnes et des moyens», souligne Romain Gouveia, coordinateur marketing Health care & Personal care de Croda France. «Grâce à la certification Excipact, d’importantes économies sont réalisées, aussi bien du côté de l’audité que des auditeurs. De plus, la certification doit être renouvelée tous les trois ans. Si les clients jouaient le jeu, cela permettrait d’alléger grandement les budgets alloués aux audits », ajoute-t-il. Les fournisseurs d’excipients ne s’attendent cependant pas à la disparition des audits par les laboratoires pharmaceutiques. « Nous pourrions diminuer de 25 à 50% le nombre d’audits dans l’année», souligne Kevin Bozec, coordinateur marketing Industrial markets de Croda France.
«Aujourd’hui, il suffit d’être ISO 9001:2008 pour fabriquer des excipients. La certification permet de resserrer les règles pour prendre en compte un domaine assez pointu», témoigne Kevin Bozec, coordinateur marketing Industrial markets de Croda France. La norme ISO 9001:2008 couvre les exigences du management de la qualité. «La certification Excipact est basée sur la norme ISO 9001:2008 sur laquelle les éléments BPF nécessaires et suffisants ont été ajoutés», souligne Patricia Rafidison, membre d’Ipec-Europe. Pour se lancer dans la certification, les producteurs d’excipients commencent par réaliser un état des lieux de leurs pratiques. «Nous avons d’abord effectué une analyse de risques au niveau de l’usine afin d’identifier les modifications nécessaires pour atteindre le niveau du standard imposé par Excipact», indique Kevin Bozec (Croda). Les sociétés réalisent alors
Au niveau d’Ipec Europe, Patricia Rafidison estime que cette certification permettra de «promouvoir la relation avec les laboratoires pharmaceutiques. Actuellement, en pratique, au cours des quelques jours ou heures d’audit clients ou questionnaires papier, les auditeurs comme fournisseurs n’ont pas forcément d’occasion de s’entretenir d’autres sujets d’importance. L’accès au rapport d’audit de type Excipact, disponible via le fournisseur directement, devrait réduire le temps passé sur les principes de qualité de base pour mieux se concentrer sur la compréhension des applications des excipients ou des points d’amélioration continue. Cela va créer un début de
L’Ipec doit convaincre les laboratoires pharmaceutiques et les autorités de l’intérêt de la démarche.
un pré-audit. «Notre pôle qualité de l’usine de Castres a contacté la société MDC GmbH qui nous a présenté un plan d’audit. Nous avons eu tout d’abord un pré-audit. Comme nous suivions déjà les guides de l’Ipec, cela a été relativement simple. L’audit s’est déroulé avec deux auditeurs», témoigne Kathleen Allain, responsable marketing et développement Pharmacie de Seppic. La certification permet ainsi aux fournisseurs de se mettre volontairement en ligne avec le standard Excipact, comme le souligne Patricia Rafidison (Ipec-Europe): «En général, il y a peu de surprises, bien que des efforts additionnels doivent être consentis, selon les résultats d’analyse de risques du système en place. Les modifications peuvent concerner le niveau de documentation de certaines opérations, la façon de traiter les enregistrements, la sensibilisation des personnels aux spécificités de l’industrie pharmaceutique…».
dialogue et de transparence». La société Croda souligne également l’importance d’avoir un même standard pour tous les clients. «Aujourd’ hui, il n’y a pas de règle précise sur ces audits des laboratoires. Un client peut avoir une demande et un autre quelque chose qui s’oppose. Avec Excipact, nous avons un standard auquel se référer identique pour tout le monde », indique Kevin Bozec. Romain Gouveia renchérit: «Excipact impose des standards pour assurer la qualité».
Du volontariat pour éviter le certificat d’inspection Autre avantage souligné par Kathleen Allain de Seppic: le dialogue avec l’inspecteur qui réalise l’audit Excipact. «Nous demandions déjà des inspections volontaires à l’ANSM mais nous recevions uniquement un certificat d’inspection. Il est intéressant d’avoir un audit Excipact car nous avons pu confronter nos pratiques avec les connaissances de l’auditeur. Cela nous permet de vraiment nous inscrire dans une démarche de management du risque », précise-t-elle. Les fournisseurs d’excipients pharmaceutiques se lancent petit à petit dans cette démarche de certification Excipact. Reste maintenant pour l’Ipec à convaincre les laboratoires pharmaceutiques et les autorités de tutelle de l’intérêt de cette démarche pour en faire un standard dans la profession. ■ AURÉLIE DUREUIL IndustriePharma N°82 Septembre 2014
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DOSSIER
Chimie fine AROMATISATION
Nactis affiche ses ambitions dans la pharmacie
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La PME française compte mettre à profit son savoir-faire dans l’aromatisation alimentaire pour se développer sur le marché pharmaceutique. Dans ce domaine, nombre de produits, en particulier dans l’OTC, requièrent du masquage de goût et/ou de l’aromatisation pour faciliter l’observance des médicaments.
HERVÉ LECESNE, PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL DE NACTIS.
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Spécialiste des arômes alimentaires, la PME Nactis souhaite désormais étendre son savoir-faire au monde de la pharmacie. En effet, dans le domaine des médicaments par voie orale, nombre de produits sont candidats à l’aromatisation. Dans certains cas, il s’agit de couvrir une amertume ou de proposer un goût ou une coloration susceptibles de rendre plus attractifs des médicaments, en particulier lorsqu’il s’agit de soigner des enfants, souvent réfractaires à la prise de traitements. À titre d’exemple, des sirops vont être proposés avec des goûts de banane, de fraise ou de caramel. Des produits typiques de l’OTC, comme les dentifrices ou les bains de bouche, vont recourir à des notes de menthe fraîches. «Dans le passé, les groupes pharmaceutiques avaient tendance à ne pas utiliser d’arômes. Mais aujourd’hui la philosophie a changé. Un médicament ne doit plus être difficile à consommer. Mieux, les laboratoires cherchent à proposer un produit qui plaît avec un goût agréable» explique Hervé Lecesne, présidentdirecteur général de la société. L’aromatisation des médicaments est, par ailleurs, un marché de petits volumes où les commandes ne dépassent guère les 500 kg à 1 tonne. «C’est une niche qui correspond bien à notre profil de PME » ajoute le dirigeant dont la société réalise un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros avec un effectif de 200 personnes. Le bastion est toutefois occupé par de grands acteurs internationaux, dont les géants suisses Firmenich, Givaudan ou l’Américain IFF. L’entreprise met en avant sa connaissance des goûts des consommateurs finaux dans différentes parties du monde. Un plus pour
bien conseiller les clients! «Un goût de framboise en Europe correspond à un goût de fraise au Cambodge » illustre Antoine Gambart, export manager, précisant que les grands classiques dans la pharmacie restent les arômes de fraise, framboise, citron, orange, fruits rouges, ainsi que la menthe et le caramel. La problématique du masquage de l’amertume est aussi une préoccupation plus importante dans la pharmacie que dans le domaine alimentaire. Mais des produits comme le lait de soja ou les édulcorants qui présentent des goûts métalliques requièrent déjà une maîtrise dans le masquage du goût qui n’est pas étranger à Nactis. Pour l’heure, la société Nactis réalise 90% de son chiffre d’affaires dans les arômes alimentaires. Les 10% restants sont apportés par les arômes pour la pharmacie et les compositions pour parfums. Pour grossir dans ce secteur des arômes pharmaceutiques qui relève du domaine des excipients, Nactis a nouvellement adhéré au Sicos Biochimie. Nactis envisage même la possibilité d’associations avec quelques fournisseurs de principes actifs adhérents du syndicat pour se rapprocher des donneurs d’ordre de la pharmacie. Parmi les autres leviers possibles, Hervé Lecesne n’exclut pas la croissance externe, à travers le rachat de sociétés déjà spécialisées dans ce domaine pharmaceutique.
Une stratégie de croissance externe Il faut préciser que depuis sa création en 1996, Nactis a fondé son développement sur des acquisitions successives avec la reprise des sociétés Baube, Aralco, Sevarome, et Aromex, Synarome, Sofral puis PB Gelatins. La société détient ainsi 5 sites de production avec son siège de Bondoufle qui abrite également l’essentiel de la R&D et de la production de compositions alimentaires. Le site de Chartres, qui appartenait à Synarome, regroupe toutes les activités liées à la parfumerie, ainsi que des installations de chimie. Nactis retravaille par exemple des arômes naturels pour en améliorer les propriétés. Un atelier est ainsi consacré à des opérations d’extraction, de distillation, d’estérification
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ARÔME NATUREL CONTRE ARÔME DE SYNTHÈSE De la vanille à la fraise, en passant par le café ou le cacao, tous ces arômes peuvent être proposés à partir d’extraits naturels ou de synthèse, sachant que les extraits naturels sont en général plus coûteux. Cependant, Hervé Lecesne observe que de plus en plus de clients penchent aujourd’hui vers des options naturelles, lorsqu’ils ont la possibilité de valoriser le surcoût
ou d’acétylation de produits naturels. «On modifie et on améliore les produits naturels» confie le responsable de l’atelier. Ensuite ce sont des matières premières que Nactis commercialise ou dont il fait un usage captif pour proposer des compositions exclusives. À côté de cet atelier spécialisé dans la «reprise» de produits naturels, un atelier de chimie produit des arômes artificiels par synthèse organique. Il est notamment équipé de réacteurs en inox et acier vitrifié et d’un distillateur automatique qui peuvent effectuer jusqu’à 4 ou 5 étapes de synthèse successives. À ces deux sites s’ajoutent trois sites alsaciens, ainsi que trois filiales industrielles en Tunisie, Bulgarie et Pologne. Par le biais de ses 12 commerciaux, de ses filiales internationales et des sociétés de distribution ou agents qui la représentent, la société est présente dans 50 pays. Elle réalise déjà 25% de son chiffre d’affaires à l’export. Nactis travaille ainsi sur la production de matières premières originales. En alimentaire, on peut citer l’exemple de la «fumée liquide », une composition brevetée à base de bois de hêtre pyrolysé et qui permet de remplacer des fumaisons traditionnelles
sur le plan marketing. Mais ceci vaut surtout pour l’alimentaire, car la pharmacie est un cas un peu particulier. Habituée aux molécules de synthèse dans ses principes actifs, elle accepte davantage d’utiliser des arômes de synthèse. «L’important, avant tout, est d’avoir un produit technique, stable dans le temps» analyse le dirigeant.
dans le domaine de la charcuterie. Néanmoins, le cœur de métier de Nactis reste la formulation à travers le développement de bases d’arômes ou de parfums, correspondant à des mélanges de divers ingrédients. D’ailleurs dans ses laboratoires de R&D, auxquels la société consacre 7 à 8% de son chiffre d’affaires, les opérateurs réalisent surtout des assemblages. « Pas moins de 30 personnes travaillent en R&D. Ce sont principalement des ingénieurs aromaticiens, des parfumeurs et des chimistes, explique Hervé Lecesne. À terme, nous envisageons de
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LA FORMULATION D’ARÔMES OU DE PARFUMS RESTE LE CŒUR DE MÉTIER DE NACTIS.
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spécialiser un aromaticien se consacrant au secteur de la pharmacie. ». Ces chercheurs créent des compositions à partir de briefs ou de bases d’arômes ou de parfums qu’il leur faut reproduire. Le tout dans un laps de temps de 10 jours à réception de la commande. Ainsi dans ces laboratoires, il n’y a pas moins d’équipements de la chimie traditionnelle que d’outils de formulation. On y hume ou déguste des compositions de parfums ou d’arômes qui sont bâties à partir de milliers de matières premières naturelles ou de synthèse que Nactis stocke dans ses réserves. «Nos matières premières viennent du monde entier. Nous évitons cependant les sources chinoises car beaucoup de clients n’en veulent pas » explique une chercheuse. Cinq personnes travaillent d’ailleurs pour le service achat à la recherche de nouvelles matières premières, un poste stratégique pour tout spécialiste de la formulation. Investir le secteur pharmaceutique à la réputation conservatrice, est un travail de longue haleine. De toute évidence, Nactis s’y prépare patiemment avec l’ambition de devenir un acteur de référence comme il a su le faire en parfumerie, cosmétique et alimentaire. ■ SYLVIE LATIEULE
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FILIÈRE Santé CONJONCTURE
Les entreprises du médicament (Leem) se sont une nouvelle fois alarmées sur la situation du marché pharmaceutique dans l’Hexagone. L’édition 2014 de leur bilan économique, diffusée le 16 juillet, confirme la tendance baissière observée par le Leem en début d’année, et par l’ANSM. En 2013, les laboratoires ont généré un chiffre d’affaires de 53,04 milliards d’euros en France, dont environ 50% à l’exportation (26,3 Mrds €, soit +4%). «Les exportations retrouvent ainsi les grandeurs de 2008 à 2010, après une année 2011 marquée par une dégradation de la conjoncture des pays acheteurs de médicaments», a précisé le Leem. En 2013, la Belgique a été le premier pays destinataire des exportations françaises, devant l’Allemagne et les États-Unis. En revanche, les ventes des médicaments en ville se sont élevées à 20,6 Mrds€, soit un recul de 2,4% par rapport à 2012. Le marché des médicaments remboursables a vu son chiffre d’affaires s’affaisser de 2,3%, à 18,64 Mrds€, après une année 2012 déjà en décroissance de 3,3%
© Aurélie Dureuil
Le marché français toujours en récession
Le gouvernement veut économiser 10 milliards d’euros.
et deux années de stagnation en 2010 et 2011. Du côté du marché hospitalier, les ventes sont restées plutôt stables et ont faiblement progressé de 0,8%. «Parmi les grands marchés mondiaux, et plus particulièrement parmi les cinq acteurs européens du médicament, la France est le seul pays qui continue d’afficher une décroissance du chiffre d’affaires médicament remboursable
JUSTICE
BIOTECHNOLOGIES
Genopole se rapproche de Biolake Le Genopole d’Évry muscle son partenariat initié en novembre 2010 avec Biolake, un bioparc chinois situé à Wuhan, dans la province de Hubei, à l’ouest de Shanghai. Des représentants de la ville de Wuhan ont signé le 12 juin un accord visant à mettre en place, d’ici un an, un bureau
en 2013», s’inquiète le Leem. Selon des données d’IMS Health, qui s’appuient sur les ventes des grossistes-répartiteurs et des laboratoires aux pharmaciens de produits de prescription et de certains produits OTC, les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Espagne ont ainsi enregistré une croissance positive en 2013. Dans l’Hexagone, les effectifs pâtissent également d’une baisse continue depuis plus de cinq ans. Le secteur employait 100 968 personnes en 2012,
contre 101 926 salariés en 2011. En 2012, 33 réorganisations ont été annoncées en France, qui ont conduit à 27 plans de sauvegarde de l’emploi et à 4 438 suppressions de postes. «La décroissance de l’emploi devrait atteindre 2,1% en 2013, faisant passer les effectifs salariés sous la barre des 100 000 personnes», estime en outre le Leem. L’organisation a une nouvelle fois pointé du doigt les mesures de régulation et de fiscalité du gouvernement. «La France continue de faire porter, chaque année, sur les industriels du médicament, l’essentiel des économies opérées sur les dépenses d’assurance-maladie (50% des économies sur le poste médicament, qui ne représente que 15% des dépenses)», regrette le Leem. «Après une année 2013 marquée par un recul inédit de l’emploi industriel dans notre secteur, et par un recul tout aussi alarmant des investissements productifs, la France doit – de toute urgence – se doter d’un nouveau modèle de régulation», a pour sa part estimé Patrick Errard, le président du Leem. ■ A.F.
de représentation Biolake à Genopole. Ce bureau facilitera les passerelles entre les entreprises de biotechnologies chinoises et celles de Genopole. Biolake est dédié au développement de biotechnologies dans les secteurs du médical, de la bio-agriculture et de la bio-énergie. ■ A.F.
L’UE sanctionne Servier La sanction est tombée. Servier a écopé d'une amende de 331 millions d'euros de la Commission européenne. Le laboratoire est accusé d'abus de position dominante et d'entrave à la concurrence concernant la mise sur le marché des génériques du périndopril. La Commission lui reproche d'avoir conclu des accords avec cinq
fabricants de génériques (Lupin, Matrix, Krka, Niche Generics et Teva). Ces derniers ont écopé d’amendes d'un total de 96,7M€. Cette décision a été contestée par Servier, qui va déposer un recours devant la Cour de Justice de l'Union européenne. La Commission avait ouvert une procédure formelle d'examen en 2009 et communiqué ses griefs en 2012. ■ A.F. IndustriePharma N°82 Septembre 2014
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Santé La chronique de Gilbert Lippmann Directeur associé Proconseil business@proconseil.fr
Libérez la créativité! «Nous n’avons pas de pétrole mais nous avons des idées» lançait le président de la République Valery Giscard d’Estaing dans les années 70. Et depuis… nous n’avons toujours pas de pétrole. Avons-nous des idées? Force est de constater que les gouvernements successifs ont mis près de 50 ans à s’apercevoir que 60 millions d’habitants représentent une force de proposition incroyable! Je parle bien entendu du choc de simplification actuel de l’administration française, piloté par le secrétaire d’État à la réforme de l’État et à la simplification, Thierry Mandon. Sur le site www.faire-simple.gouv.fr, on y dénote tous les ferments de la réussite d’un projet d’innovation participative et aujourd’hui, 30 juillet 2014, date à laquelle j’écris ma chronique, 10136 personnes y sont inscrites, 2704 idées ont été proposées et 8 ateliers spécifiques sont ouverts. Dans chacun d’eux, des problèmes sont présentés et des idées de simplification sont échangées. Nous avons Plus de 200 projets d’amélioration travaillé sont d’ailleurs en cours de traitement sur les idées et leur évolution peut être suivie de proximité par vous qui me lisez, l’accès au site étant des équipes entièrement libre. Une initiative peut toujours être critiquable. J’entends déjà avec l’aide du Lean. Il est les commentaires: traite-t-on les bons sujets? temps d’ouvrir cette manœuvre n’est-elle pas destinée à couvrir le manque de vision le sujet du gouvernement?... Quand bien même! des idées. Tout sujet traité fait avancer la simplification. Et pour une fois que dans notre pays se déploie une démarche dite «remontante», c’est-à-dire portée par la volonté de la population et reposant sur le simple «don», il me semble essentiel d’en souligner le côté remarquable. Quant à nous, industriels, avons-nous mis en place les outils modernes qui permettent à la multitude de participer activement à l’action? Avons-nous installé les réseaux et les groupes de discussions qui vont bien, au sein de nos usines, de nos entreprises mais aussi de notre filière? Avons-nous ouvert transversalement, de façon totalement transparente et sans jugement, la parole qui permet à chacun d’exprimer ses idées sur tous les sujets pour améliorer ou innover sur les produits, les services, l’organisation, le business?… Avons-nous réappris à chacun l’étonnement qui permet le regard neuf? Avons-nous mis en place, au sein de l’entreprise, une culture qui accueille les idées comme un bien précieux, une pépite?... Nous avons déjà, à peu près, tous travaillé sur les idées de proximité, celles des équipes, grâce aux différentes démarches Lean. Mais il est temps d’ouvrir le sujet des idées de façon beaucoup plus large et de libérer la créativité! Je viens de m’enregistrer, à l’instant, sur le site du gouvernement et le compteur marque maintenant 10137 inscrits. ■
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PROGRAMME EUROPÉEN
L’EFPIA lance IMI2 Dans le cadre du programme européen Horizon 2020, la Fédération européenne des industries de santé (EFPIA) a lancé la deuxième édition de son programme Innovative Medicines Initiative (IMI). Il s’agit d’un partenariat public-privé entre l’EFPIA et la Commission européenne. Lors de la première phase (2008-2013), IMI disposait d’une enveloppe de 2 milliards d’euros. D’une durée de 10 ans, IMI2 est, elle, dotée d’un budget de 3,3 Mrds€. L’Union européenne
apportera environ 1,64 Mrd€ et l’EFPIA 1,42 Mrd€. En outre, d’autres acteurs industriels des sciences de la vie pourraient contribuer à hauteur de 213 M€. L’objectif d’IMI2 sera de développer des vaccins, des médicaments et des traitements de nouvelle génération. Les projets entrant dans le cadre de cette initiative réuniront des sociétés, des universités, des laboratoires publiques, des PME, des groupes de patients et des organismes de réglementation. ■ A.F.
CONTREFAÇON
Le Leem signe avec l’Oclaesp Les entreprises du médicament (Leem) poursuivent leur lutte contre les médicaments falsifiés. L’organisation professionnelle a signé début juillet une déclaration de principe avec l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp). Celleci vient renforcer la collaboration entre les industriels du médicament et la gendarmerie, qui travaillent ensemble depuis plusieurs années sur cette thématique. Elle s’articule principalement sur un échange d’informations sur la falsification et le détournement d’usage de médicaments et de matières premières à usage pharmaceutique. L’accord prévoit aussi la mise en place d’actions communes de sensibilisation des entreprises du médicament, notamment de fiches pratiques, et d’information du public face aux nombreuses offres de contrefaçons via des sites
© Oclaesp
FILIÈRE
Les saisies concernent des produits conditionnés et des pilules en vrac.
illégaux et les réseaux sociaux. Le Leem a récemment participé à l’opération Pangea VII, conduite sous l’égide d’Interpol, qui a conduit à la saisie de près d’1,3 million de médicaments ou compléments alimentaires contrefaits et par la fermeture de 161 sites illégaux. Les médicaments falsifiés représenteraient en outre 10% du marché mondial du médicament, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). ■ A.F.
Sanofi quitte le Gemme ■ L’association regroupant les professionnels des médicaments génériques, a annoncé que Zentiva, la branche générique de Sanofi, avait suspendu sa participation aux travaux du Gemme pour la promotion des médicaments
génériques en France. Le Gemme est désormais composé de 14 membres : Arrow, Biogaran, Cristers, Delpharm, EG Labo, H2 Pharma, Hospira, Medis, Zydus, Ranbaxy, Sandoz, Substipharm, Teva Laboratoires et VeniPharm.
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Santé ESSAIS CLINIQUES
Point noir dans la mise en place d’un essai clinique en France, la mise en place de la convention hospitalière fait, aujourd’hui, l’objet d’une procédure de simplification du gouvernement. Ce document que les industriels signent avec chaque établissement dans lequel est mené l’essai clinique représente une source d’allongement des délais. Cette convention hospitalière concerne notamment les surcoûts qu’implique l’essai clinique en terme de temps supplémentaires d’hospitalisation, d’actes médicaux à réaliser, etc. Les entreprises du médicament (Leem) pointaient ainsi en 2012 un délai médian de 111 jours, avec l’objectif d’atteindre des signatures en 60 jours. Un délai pris en compte par le gouvernement qui a donc «décidé de simplifier la procédure en créant une convention unique, pilotée par un établissement coordinateur, et en limitant les délais de signature à 60 jours».
© P. Guittet
Le gouvernement simplifie la procédure entre industriels et hôpitaux
La convention devra être signée dans un délai de 60 jours.
Du côté des industriels, le Leem s’est félicité d’«une bonne nouvelle pour le dynamisme de la recherche française, et pour l’attractivité de la France dans le domaine des investissements en santé». L’Association française des entreprises de la recherche clinique et épidémiologique (Afcro) s’est également réjouie que cette «convention unique, qui sera pilotée par un établissement
PÔLE DE COMPÉTITIVITÉ
Novartis mis en accusation au Japon ■ Novartis Pharma K.K. (NPKK), la filiale nippone de Novartis, est dans le viseur des autorités japonaises. Le bureau du procureur du district de Tokyo a décidé de la mettre en accusation dans le cadre d’une affaire de falsification de données concernant son traitement de l’hypertension Diovan (varlsartan). Les autorités ont aussi inculpé un employé de Novartis pour manipulation de données d’études cliniques. Novartis a indiqué qu’il risquait une amende maximale de 2 millions de yens (14 400 euros), en vertu du droit pharmaceutique en vigueur au Japon.
Accinov héberge quatre PME ■ Opérationnelle depuis fin 2013, la plateforme d’innovation de Lyonbiopôle avance ses pions. Après avoir accueilli son premier projet de bioproduction, conduit par Sanofi Pasteur, Accinov a annoncé que quatre PME avaient déjà élu domicile dans ses locaux. Il s’agit d’Alma Bio Therapeutics, Cytosial Biomedic, BioSellal et System C Industrie/Bioprocess Systems.
MEDIATOR
Le pôle Alsace BioValley en dynamique de projets Une accélération des projets caractérise le premier semestre 2014 d’Alsace BioValley. Le pôle de compétitivité a labellisé 8 dossiers, à comparer aux 11 de l’ensemble de l’année écoulée qui avait déjà compté parmi les meilleurs millésimes. Dans la thématique pharma/santé/biotech, ces nouveaux sujets concernent par exemple un kit de test sanguin prédictif de la maladie d’Alzheimer porté par la nouvelle société Amoneta Diagnostics, une plateforme de modélisation informatique de la schizophrénie sous la conduite de Rhenovia Pharma, ainsi que des
coordinateur, intègre des dispositions comprenant l’ensemble des honoraires investigateurs et développe les engagements de l’établissement de santé, de l’investigateur et de l’entreprise. La convention détaille les modalités de facturation et de paiement, de confidentialité, de droits aux résultats et de calcul des surcoûts». Avec la mise en place de cette procédure, le gouvernement tient un engagement pris lors du CSIS/CSF de juillet 2013 (Mesure n°19). Le Leem, le Snitem, le Sidiv et l’Afcro se sont eux engagés «à intégrer ce contrat unique dans les règles de bonnes pratiques». Et le Leem avait affiché l’objectif «de passer de 30 à 60% des essais cliniques proposés à la France, 3 ans après la mise en œuvre du contrat unique». ■ A.D.
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biomarqueurs pour les tumeurs neuro-endocriniennes (Firalis). Chacun de ses projets s’élève à 1,4 million d’euros. Le bilan semestriel total de 32 millions d’euros s’explique par les 24,5 millions d’euros du seul projet 3D-Surg. La récente assemblée générale a abouti à l’élection à la présidence de Séverine Sigrist (Defymed) et à une révision des statuts afin d’accueillir des entreprises membres autres que la santé, conformément à la volonté d’ouvrir les collaborations aux secteurs connexes de la mécanique, de la plasturgie, etc. ■ CHRISTIAN ROBISCHON
L’État retenu responsable par le tribunal de Paris Pour le tribunal administratif de Paris, le laboratoire Servier n’est pas le seul coupable dans l’affaire du Mediator. Début juillet, il a déclaré l’État responsable des fautes commises par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), qui a depuis été remplacée par l’Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM). Il est reproché à l’agence française de ne pas avoir suspendu ou retiré à compter de 1999 l’autorisation de mise sur le marché du Mediator alors que les dangers du benfluorex, la substance active de ce produit, étaient suffisamment caractérisés. «Le Tribunal relève
que, pour importantes que soient les fautes et les manœuvres imputables aux laboratoires Servier, il n’y a pas lieu (…) d’exonérer l’État à raison des agissements des laboratoires Servier pour tout ou partie de la responsabilité qu’il encourt», a estimé le tribunal administratif de Paris. «Il appartient à l’État, s’il s’y croit fondé, d’exercer une action récursoire à l’encontre des laboratoires Servier», a-t-il ajouté. Toujours dans le cadre de cette affaire, le procès pénal de Servier, qui a déjà été deux fois reporté, est attendu au 1er semestre 2015 au tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine). ■ A.F. IndustriePharma N°82 Septembre 2014
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Santé La chronique de Patrick Hibon de Frohen Vice-président exécutif de l’IMT p.hibon@groupe-imt.com
Vers la perte de notre indépendance «Santé» Il y a plus de 35 ans, j’intégrais le secteur de l’industrie pharmaceutique et faisais partie des 50000 emplois directs pour 350 sites de production à 4/5e de capitaux français, et nous produisions essentiellement pour le marché français. Les taux de croissance étaient à 2 chiffres et nous étions alors le troisième découvreur mondial de molécules thérapeutiques. Le «déficit de la Sécurité sociale» était plus ou moins maîtrisé et notre secteur voyait poindre ses «restructurations» par des rachats et OPA hostiles ou non. Depuis la France est passée au 14e rang mondial pour l’innovation thérapeutique, le taux de croissance n’est plus qu’à un chiffre, les fusions et rachats divers battent leur plein au sein d’un marché Notre mondialisé, l’industrie pharmaceutique fourniture est franco-française à hauteur en matières de 20% environ et seul un laboratoire premières ou français se trouve dans le top 20 mondial. en principes Notre secteur est lourdement ponctionné pour combler le «trou de la sécu» actifs dépend et les emplois liés au marketing quasi et à la R&D sont en perte de vitesse. exclusivement de nos relations Dans le même temps, un projet internationales. gouvernemental prévoit de «casser» le monopole du pharmacien pour la délivrance de produits qui ont été pourtant reconnus comme des médicaments, car possédant une AMM. À quand, une même disposition pour l’industrie pharmaceutique? Voudrait-on casser cette industrie qu’on ne se s’y prendrait pas autrement. Avec un code du Travail complexe qui n’incite pas à l’implantation ou à des investissements français ou étrangers, on perd de vue la nécessaire indépendance «santé» que se doit tout pays dit développé et qui veut redevenir la cinquième puissance mondiale. Notre approvisionnement en matières premières ou en principes actifs dépend quasi exclusivement de nos relations internationales. Et si demain les laboratoires étrangers décident de ne plus produire sur notre territoire, nous dépendrons alors du bon vouloir des puissances étrangères. Alors, sans faire du nationalisme à outrance, ce qui n’est pas notre propos, on ne peut à la fois prôner le «made in France» et se mettre en situation de dépendance pour l’approvisionnement de nos besoins en matière de santé. Un brin de cohérence, deux sous de logique et trois zestes de bon sens en lieu et place d’un discours dogmatique doublé d’une idéologie d’un autre temps. Il y a des principes de réalité qu’il est urgent de comprendre au risque de voir disparaitre complétement ce qui fût, il y a encore deux à trois décennies, un de nos fleurons industriels. ■
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VACCINS
Le gouvernement apporte son soutien à FranceCellVax Les sociétés françaises de biotechnologies Abivax, Neovacs, Valneva et l’Institut Pasteur, réunis au sein du consortium FranceCellVax, vont obtenir un coup de pouce du gouvernement. Ils ont annoncé que leur projet de biothérapies vaccinales avait été sélectionné par le comité de pilotage des 34 plans de la nouvelle France industrielle, au titre des Biotechnologies médicales. D’une durée de cinq ans, leur projet porte sur le développement industriel et commercial de vaccins innovants. Il comprend quatre programmes au stade des essais cliniques et dont les mises sur le marché sont prévues à l’horizon 2020. Ces derniers ont
© GSK/P. Maurein
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FILIÈRE
Le projet comprend quatre programmes.
«un potentiel global de chiffre d’affaires annuel de plusieurs milliards d’euros», selon les partenaires. Le projet prévoit l’utilisation de plateformes immuno-technologiques destinées à optimiser l’évaluation précoce et le développement clinique de candidats vaccins. ■ A.F.
Lancement d’un site sur les liens d’intérêts ■ Les relations qu’entretiennent les entreprises qui commercialisent des produits de santé ou cosmétiques et les professionnels de santé seront désormais disponibles au grand public. Marisol Touraine a lancé le 26 juin la base de données publiques Transparence-Santé (www.transparence.sante.gouv.fr), qui répertorie l’ensemble des liens d’intérêts dans le secteur de la santé. Cette initiative entre dans le cadre du décret «Sunshine Act», mis en place en 2013.
APPEL À PROJETS
L’ANR soutient des projets de Lyonbiopôle et Medicen L’ANR a sélectionné 13 projets labellisés par le pôle de compétitivité Lyonbiopôle. Parmi les lauréats, 11 projets ont été retenus dans le cadre de l’appel à projets «générique» 2014, un dans le cadre de l’appel LabCom 2014 et un autre dans le cadre de l’appel Astrid 2014. Les projets labellisés Lyonbiopôle impliquent 6 PME rhônalpines (Adjuvatis, Imabiotech, Nano-H, Imaxio, Erytech Pharma et Genoway), 2 laboratoires internationaux (Merial et Sanofi Pasteur) et 18 centres de recherches académiques, implantés en
Rhône-Alpes. 9 projets labellisés par le pôle de compétitivité Medicen Paris Région ont été sélectionnés par l’ANR, dans le cadre des projets «générique» 2014. Il s’agit des projets Asio, Cellectchip, Clovis3D, Drop-mAbs, IS-Therapeutics, Laureat, Ligagel2_ closer_to_bedside, Nuts et Soundelivery. Ils abordent : l’immunité, la génétique, l’ophtalmologie, les anticorps, etc. Cet appel «générique» est ouvert à toutes les disciplines scientifiques et à tous types de recherche, académiques ou en partenariat avec des entreprises. ■ A.F.
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FILIÈRE
Biotechnologie
JEUNE SOCIÉTÉ INNOVANTE La société de biotechnologie développe des vaccins thérapeutiques innovants pour concurrencer les anticorps monoclonaux dans trois indications: la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn et le lupus.
© Neovacs
Neovacs traite les maladies auto-immunes par la vaccination.
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une minorité de patients aurait accès à ce type de traitements. La technologie de Neovacs, baptisée Kinoïde, est basée sur le principe d’une injection au patient de la protéine surproduite lors de sa maladie, pour permettre à son organisme de générer ses propres défenses. Le produit le plus avancé de Neovacs est le TNF-kinoïde. Ce candidat médicament est en phase IIb dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et en phase IIa dans la maladie de Crohn. Il est construit autour de la protéine TNF, responsable de ces maladies. Cette protéine de la famille des cytokines est dans une première étape désactivée, tout en gardant son immunogénicité pour être reconnue par le système immunitaire. Puis dans une deuxième étape, elle est conjuguée à un transporteur, la KLH, une protéine dérivée d’un mollusque. C’est cet ensemble qui constitue le vaccin thérapeutique dont Neovacs détient la propriété intellectuelle et qui est administré au patient, à raison de 3 à 5 injections la première année, contre une trentaine d’injections nécessaires pour un anticorps monoclonal. «Le vaccin injecte la protéine responsable de la maladie dans une version désactivée. Le système immunitaire la reconnaît et développe des anticorps polyclonaux anti-TNF qui la neutralisent» résume Miguel Sieler. En plus du TNF,
©N
Depuis une vingtaine d’années, les maladies auto-immunes, qui correspondent à un dérèglement du système immunitaire, sont traitées par les anticorps monoclonaux. Ces médicaments, fabriqués par génie génétique, s’attaquent avec succès aux protéines qui sont produites en excès et responsables de ces maladies. Mais aujourd’hui, une autre voie est en train de s’ouvrir: la vaccination thérapeutique. La société de biotechnologie française Neovacs, présidée par Miguel Sieler, ancien patron de Bayer en France, est l’une des pionnières dans ce domaine. «Les anticorps monoclonaux sont des produits étrangers à l’organisme. Il arrive fréquemment que des patients développent des phases de rejet ou que ces anticorps perdent en efficacité au bout d’une année ce qui oblige à en changer» explique le dirigeant. Ces anticorps doivent donc être injectés en grande quantité, ce qui peut entraîner des coûts de traitements de 25 à 30000 euros par an, à débourser à vie! En conséquence, en France,
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Les vaccins de Neovacs challengent les anticorps monoclonaux
Miguel Sieler, président de Neovacs.
Neovacs travaille sur une autre cytokine, l’interféron alpha. La société développe actuellement l’IFNa-kinoïde, produit pour lequel sera conduite une étude de Phase IIb dans le traitement du lupus à partir de l’été 2015. D’autres cytokines dont le VEGF, et l’interleukine-4 sont au cœur de quatre essais précliniques. Outre leur efficacité, ces vaccins thérapeutiques présentent l’avantage d’être administrés à des doses largement inférieures à celles des anticorps monoclonaux, d’où un coût de production moindre. «C’est aussi ce qui fera l’attractivité de nos produits» estime Miguel Sieler.
Entrée en phase III d’ici à 2015 Avec trois programmes cliniques et quatre précliniques, la société abordera une étape importante à l’automne avec le résultat de la phase IIb du TNF-kinoïde dans la polyarthrite rhumatoïde.
Si le succès est au rendez-vous, Miguel Sieler compte confier son développement de phase III en licence à un laboratoire pharmaceutique. «Les premiers entretiens ont déjà eu lieu» explique le dirigeant qui est à la recherche d’un partenaire. Pour la start-up qui emploie 21 personnes (dont 18 scientifiques), mener seule cette phase III nécessiterait des moyens financiers dont elle ne dispose pas. Une telle indication nécessitera de recruter au moins 4000 patients. Pour le même produit utilisé dans la maladie de Crohn, Neovacs souhaite assurer le développement jusqu’à la phase IIb, et éventuellement licencier le produit au-delà. En revanche, la stratégie sera différente avec le IFNa-kinoïde dans le traitement du lupus. Miguel Sieler estime que Neovacs pourra assurer la phase IIa et IIb, puis la phase III, car dans cette indication plus pointue un recrutement de 500 patients par étude de phase III suffira. «500 malades, c’est un objectif atteignable. C’est pourquoi nous avons décidé de garder l’exclusivité de ce produit dans cette indication en Europe et en Amérique du Nord. Nous le donnerons en licence exclusive en Asie et en Amérique du Sud. Des discussions avancées ont lieu dans ces deux régions» confie le dirigeant. Au total, c’est un marché de 30 milliards de dollars qui s’ouvre à Neovacs et ses futurs partenaires dans les traitements de première intention de la polyarthrite rhumatoïde, de la maladie de Crohn et du lupus. Et pour les grands anticorps monoclonaux qui dominent le marché, peut-être la fin d’un monopole. ■ SYLVIE LATIEULE
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Réglementaire
FILIÈRE
Priscille Pingault © Aktehom
Consultante, Belgique
ICHQ10 L’industrie pharmaceutique est face à de nouveaux enjeux dans l’évolution des systèmes qualité. Plus qu’une révolution des processus, il s’agit avant tout d’une mutation culturelle où l’Homme est à la fois la cible et le moyen d’y parvenir.
Un Système Qualité recentré sur l’humain
Alors qu’elle est la vision neuve apportée par l’ICHQ10? Entre autres, elle nécessite d’avoir un système d’alignement des connaissances entre la Drug Substance et le Drug Product. Et elle apporte la mise en place d’un système de consolidation de la compréhension scientifique et technologique des produits et procédés sur tout le cycle de vie du produit. Il faudra certes s’appuyer sur des processus robustes. Mais avant tout, la réussite de la mise en œuvre de l’ICHQ10 repose sur des facteurs humains tels que le partage de la connaissance, la communication et la responsabilisation des acteurs à tous les niveaux. Dans un monde où l’on mixte multinationales avec une
complexification des procédés utilisés, des chaînes de fabrication utilisant des sous-traitances et des chaînes logistiques de distribution et d’approvisionnement complexes, on comprend toute la difficulté de mise en œuvre de ce concept. Il faut combiner à la fois, des différences de cultures et de langages, des exigences qualité différentes ainsi que des aspects de confidentialités. Pour réussir l’intégration des concepts ICHQ10 dans leur système qualité, les laboratoires pharmaceutiques sont désormais confrontés à une véritable mutation culturelle. Et cette évolution ne pourra pas se faire sans les personnes et sans une organisation qui fédère leurs activités. Ils doivent responsabiliser les différents départements, pour assurer la continuité d’une collecte de savoirs partageables et exploitables tout au long du cycle de vie. Cette responsabilisation concerne tous les niveaux hiérarchiques, du technicien au directeur. En faisant progresser leur processus de management pour une acquisition de compétences en sciences et technologies de l’ensemble des collaborateurs, les laboratoires pharmaceutiques optent pour une évolution générale du personnel, intégrant pédagogie et communication. Ils entrent dans une ère ou la transversalité a autant
la connaissance acquise par des sous-traitants? Comment prétendre maîtriser la chaîne du froid sans comprendre la complexité des chaînes logistiques et des activités associées (e.g. repacking) Pour toutes ces raisons et pour gérer les freins à l’évolution, la clé de la réussite est de donner du sens à l’action et aux décisions, pour motiver et donner envie tout en restant pragmatique. Des solutions parfois faciles sont envisageables. Telles que partager des objectifs qualité simples et compréhensibles par tous, et de prendre le temps de les expliquer concrètement dans tous les services à tous les niveaux. Ou valoriser des initiatives existantes favorisant le partage des connaissances pour inscrire la démarche dans la continuité, donner des points de repères aux collaborateurs et stimuler l’investissement personnel. En conclusion, via l’ICHQ10, l’industrie pharmaceutique recentre son système Qualité sur l’humain. Sans révolutionner les processus, l’ICHQ10 recommande une nouvelle approche de management des personnes basée sur la cohésion et le sens donné aux actions et sur le partage d’une compréhension produit/procédés. ■ © Sanofi Pasteur
L’ICHQ10 permet aux industriels pharmaceutiques de mettre en place un Système Qualité en ligne avec les principes modernes de la Qualité. Il pousse à l’établissement et au maintien d’un état de maîtrise du produit et du procédé (Control Strategy) ainsi qu’à la responsabilisation des acteurs en vue de faciliter l’amélioration continue. Mais les notions de pilotage de processus, de responsabilisation du senior management ou d’amélioration continue n’ont rien de révolutionnaires en termes de modèle puisqu’elles sont le fondement d’un système de management de la qualité ISO.
Responsabiliser tous les niveaux hierarchiques.
d’importance que la verticalité. Chacun doit désormais comprendre l’environnement dans lequel il évolue, le métier de ses pairs et l’impact de ses décisions et actions dans le cycle de vie du produit.
Favoriser les échanges en conservant la confidentialité Par ailleurs, les laboratoires pharmaceutiques doivent identifier et partager avec ses partenaires (CMO, plateforme logistique…) le juste niveau d’information requise pour les intégrer dans la démarche. Il ne s’agit pas de fragiliser la confidentialité de certaines données de développement. Mais comment exiger d’un CMO la maîtrise de son propre procédé et de l’impact de ses décisions s’il ignore ce qui se passe en amont et en aval? Comment prétendre à un système de consolidation de la connaissance en y excluant
Cet article est proposé par la société AKTEHOM, cabinet de conseil et d’expertise, qui accompagne les industriels de la pharmacie et des biotechnologies dans la maîtrise de leurs procédés de fabrication et dans la compréhension du produit et du procédé dans un objectif qualité permettant de garantir la sécurité du patient. AKTEHOM s’oriente depuis sa création dans l’apport de valeur ajoutée à ses clients www.aktehom.com pour leur permettre d’intégrer les évolutions techniques, réglementaires, scientifiques et humaines. IndustriePharma N°82 Septembre 2014
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Publi-reportage
Essai de stérilité rapide
sous conditions BPF Introduction En tant qu’expert dans le domaine de la microbiologie, Confarma réalise des essais de stérilité sous isolateur selon les méthodes traditionnelles des Pharmacopées. L’essai de stérilité traditionnel est requis pour contrôler la stérilité des lots de produits finis mis sur le marché. Néanmoins, l’essai de stérilité traditionnel présente plusieurs inconvénients : ■ Temps d’incubation de 14 jours : la mise à disposition tardive du résultat ne permet pas d’action proactive et augmente le risque que plusieurs lots fabriqués soient impactés par une non-conformité. Les lots de produits finis, produits « in process » ou matières premières ne seront pas libérés avant obtention du résultat final de l’essai. Ceci retardant la mise sur le marché ou la libération de matières premières.
Déroulement de l’essai de stérilité rapide
■ Lecture de l’essai par turbidimétrie : les résultats de l’essai traditionnel sont obtenus par la lecture d’un trouble en milieux liquides. Cette lecture n’étant pas automatisée, la subjectivité ne peut être exclue en fonction des produits analysés. Possédant une expérience reconnue dans le domaine de la stérilité au vu du nombre d’essais réalisés en plus de 15 ans et de son interaction avec des secteurs d’activité divers tels que l’industrie pharmaceutique, les fabricants de dispositif médical, les industries biopharmaceutiques, les centres de recherche en thérapie cellulaire ou encore les industries cosmétiques, la validation d’un système de libération rapide des résultats de stérilité d’un produit a été engagée. Afin d’accélérer la libération de lots de produits finis, avec un souci de qualité constant, la validation d’un essai de stérilité rapide, sous isolateur, en 5 jours au lieu de 14 jours pour l’essai traditionnel a été réalisée. Une contamination décelée en 5 jours permet la mise en place d’actions correctives en production précocement par rapport au test traditionnel et permet également de diminuer le nombre de lots impactés par une source de contamination. Dans le but de choisir une Les intérêts de la libération méthode d’essai de stéride lot de produits en 5 jours lité rapide, fiable et de sont les suivants : qualité, une évaluation ● coûts de stockage réduits des systèmes applicables ● produits finis mis sur le marché à l’essai de stérilité rapide et disponibles pour le patient existants a été réalisée plus rapidement selon des critères tech● action proactive possible niques et réglementaires bien définis.
Choix du système Le système Milliflex® Rapid a été choisi pour répondre à des critères techniques et réglementaires: ■ Système permettant d’effectuer les essais de stérilité sous isolateur afin de réduire le risque de « faux-positif ». ■ Méthode analytique présentant des similitudes avec la méthode traditionnelle. ■ Système permettant d’effectuer l’identification du contaminant afin de compléter l’investigation d’un résultat hors spécification (OOS). ■ Système déjà évalué avec succès par les autorités.
Description de la méthode rapide Le système est un système informatisé basé sur l’ATP-Bioluminescence avec accès sécurisé composé d’une pompe Milliflex® Plus, une station autospray, une tour de détection et un ordinateur couplé au logiciel Milliflex® Rapid. Les consommables nécessaires comprennent les milieux de culture solides Schaedler, les kits de réactifs et les unités de filtration. Les échantillons sont analysés dans l’isolateur sur la pompe de filtration résistante au peroxyde d’hydrogène en utilisant les unités de filtration Milliflex®. Les essais sont effectués selon des méthodes validées durant la qualification de performances (QP) du système avec le produit. La quantité de produit analysée par membrane suit les exigences des Pharmacopées. Les membranes des unités de filtration sont transférées sur trois milieux Schaedler. Ce milieu est un milieu solide validé, supportant la croissance des micro-organismes stressés ou non. Les conditions d’incubation des membranes sont 30-35°C en anaérobie, 30-35°C en aérobie et 20-25°C en aérobie afin de permettre la croissance de tout type de microorganisme (bactéries aérobies, anaérobies, levures et moisissures). Après 5 jours d’incubation, une première lecture visuelle est réalisée afin de détecter une croissance visible à l’œil nu. En présence de colonies, l’essai est non conforme (OOS) et l’identification du contaminant pourra être effectuée. En absence de colonies, des réactifs pour révélation de l’ATP sont appliqués sur la membrane. La tour de détection couplée au logiciel permet la lecture de la membrane. La subjectivité de la lecture par un opérateur
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Croissance visible à l’œil nu sur Schaedler
mentale du micro-organisme Propionibacterium acnes, germe « worst case» à croissance lente, a été testée sur le système selon les recommandations de la FDA. Près de 1800 résultats ont été étudiés par une équipe pluridisciplinaire composée de microbiologistes, de qualiticiens et de statisticiens. Les résultats de la validation ont permis de démontrer l’équivalence, voire la supériorité de la méthode alternative par rapport à la méthode traditionnelle.
Résultats de la validation Critères Spécificité Exactitude
Résultats obtenus par Milliflex® Rapid
Fidélité Robustesse
Ruggedness
Limite de détection (LOD)
résultat négatif
résultat positif ( 1CFU)
Résultat Tous les microorganismes testés ont été détectés Equivalence par rapport à la méthode traditionnelle Equivalence par rapport à la méthode traditionnelle Variations appliquées n’ont pas eu d’impact sur le système Variations appliquées n’ont pas eu d’impact sur le système Equivalence de la LOD par rapport à la méthode traditionnelle voire supériorité de la méthode alternative pour Propionibacterium acnes et Micrococccus luteus
Statut Validé Validé Validé Validé
Validé
Validé
Validation des critères de la phase QP1 avec succès est ainsi supprimée. Dans le cas où aucun micro-organisme viable n’est détecté, l’essai est finalisé après 5 jours d’incubation et la libération du produit fini ou matière première peut être effectuée. Dans le cas contraire où une micro-colonie est détectée, l’essai non conforme sera finalisé par une identification du contaminant.
Validation du système et de la méthode Afin de répondre aux exigences réglementaires et de démontrer l’équivalence ou la supériorité de la méthode alternative à la méthode traditionnelle, la validation du système a été réalisée selon les textes de la Pharmacopée Européenne, de l’USP et selon le PDA TR#33. La validation de la méthode se déroule en plusieurs phases : QP1 (sans matrice produit), QP2-1 (essai d’applicabilité produit) et QP2-2 (analyse de produits avec les deux méthodes en parallèle)
Le système d’essai de stérilité rapide a été validé sur site pour répondre aux attentes réglementaires et techniques dans le cadre d’essai de libération de produits finis ou de matières premières.
Bénéfices de l’utilisation de la méthode rapide La méthode rapide apporte de nombreux bénéfices : ■ Coûts de stockage réduits. ■ Mise à disposition du produit sur le marché plus rapidement pour le patient : libération en 5 jours. ■ Mise en place d’action proactive en production permettant de limiter le nombre de lots impactés par un résultat hors spécification. ■ Lecture automatisée. ■ Evolution technique : méthodes alternatives comparables voire supérieures aux méthodes traditionnelles. L’introduction d’une nouvelle technologie pour le contrôle microbiologique, et plus particulièrement pour l’essai libératoire qu’est l’essai de stérilité, prend du temps et des capacités. Cela nécessite une expertise technique mais aussi une prise en compte des aspects réglementaires, financiers et bien sûr une connaissance des méthodes rapides de microbiologie. Néanmoins, les apports techniques et logistiques obtenus permettent de relativiser les investissements réalisés. Confarma est un support technique et réglementaire pour les industries qui souhaitent bénéficier de tous les avantages de la mise en place d’une méthode d’essai de stérilité rapide pour la libération de produits finis en 5 jours.
Lors de la phase QP1, les critères d’une méthode qualitative ont été testés : ■ Spécificité ■ Exactitude ■ Fidélité ■ Robustesse ■ Ruggedness ■ Limite de détection Ces essais ont été réalisés à l’aide d’un panel de microorganismes (bactéries, levures et moisissures) provenant de collections de référence et de souches environnementales. Une souche environne-
CONFARMA FRANCE SAS ZI – RUE DU CANAL D’ALSACE - 68490 HOMBOURG - FRANCE TEL. : (+33)3 89 83 37 20 – FAX : (+33)3 89 83 37 29 WWW.CONFARMA.EU
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ENQUÊTE NUTRACEUTIQUES
Le marché prend un nouvel envol
© Roquette
Le marché des compléments alimentaires a récemment été bouleversé à la fois par l’arrivée d’une nouvelle réglementation et par une conjoncture difficile due à la crise économique. Des mises à l’épreuve dont les multiples acteurs de ce marché sont sortis grandis.
ROQUETTE PRODUIT UNE GAMME DE TROIS INGRÉDIENTS À BASE D’UNE MICROALGUE.
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C’est un marché situé au carrefour des secteurs de la nutrition et de la pharmacie. Le marché des nutraceutiques, ou compléments alimentaires, rassemble des produits qui sont dédiés au bien-être et à l’entretien du corps en général. Grâce sa position à la frontière entre plusieurs mondes, il rassemble des acteurs très divers, des industriels de l’alimentation aux chimistes, en passant par les fournisseurs d’ingrédients qui collaborent également pour la cosmétique ou la pharmacie. En outre, les applications qui concernent les nutraceutiques sont multiples. «C’est le segment de la minceur qui est leader sur le marché, avec 20% de parts environ. Viennent ensuite le tonus et l’énergie, qui représentent 15 à 16 %, puis le bien-être en général (1214%), l’immunitaire (10%), enfin la beauté, le solaire», détaille Vanessa Agnolutto, respon-
sable communication chez le fournisseur d’ingrédients naturels Nexira, qui a construit sa réputation sur le marché de la gomme d’acacia. Du côté de la marque Naturactive des laboratoires Pierre Fabre, ce sont les «axes phytothérapie et aromathérapie qui sont particulièrement performants», apprend Laurent Mermet, responsable marketing France pour Naturactive. Leur référence Doriance Autobronzant est par ailleurs numéro 1 des autobronzants par voie orale (source Celtipharm) « sur un marché des compléments alimentaires solaires en régression depuis plusieurs années», précise Laurent Mermet.
Un tournant imposé par la nouvelle réglementation Mais c’est surtout par sa réglementation que le marché des nutraceutiques se définit. Il est régit par la même que celle qui s’applique aux produits alimentaires. « Il n’y a pas de
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Nutraceutiques L’EMPLOI DES PLANTES ENCADRÉ PAR UN ARRÊTÉ L’arrêté du 24 juin 2014 a établi la liste des plantes, autres que les champignons, désormais autorisées dans les compléments alimentaires, ainsi que les conditions de leur emploi. Il va dans le sens d’un meilleur encadrement des pratiques du secteur des nutraceutiques, tout comme la réglementation de 2006. Dit arrêté
gamme d’ingrédients alimentaires à partir de microalgues, sur son site de Lestrem. Mais d’un autre côté, les industriels pointent également les dysfonctionnements dans la mise en œuvre du règlement européen. Le Synadiet, le Syndicat national des compléments alimentaires, a soulevé des questions à propos de la méthodologie employée. «Dans les avis qu’elle a rendus, l’Efsa rejette plus de 95% des allégations soumises relatives aux substances autres que les vitamines et minéraux (et les plantes). Ces allégations figurent dans la liste des allégations non autorisées. Pourtant, elles ont été rejetées non pour manque de preuves mais du fait de sérieuses failles dans le processus d’évaluation des demandes», relevaitil dans un communiqué au début du mois de juillet 2014. Face au peu d’allégations qui sont dorénavant autorisées, le risque pointé est que le consommateur se retrouve en manque d’informations face aux compléments alimentaires. «Initialement, la nouvelle réglementation partait d’une bonne intention, celle de sécuriser le consommateur. Nous voulons en effet que nos produits soient clairs, qu’ils comportent le plus d’indications possible. Mais c’est dommage car au final, celui-ci y perd, juge Caroline Legay, phytothérapeute, spécialiste technique au sein du groupe de produits biologiques et naturels Léa Nature, dont Floressance (11% du CA du groupe) est la marque principale pour les compléments alimentaires. Pour les plantes par exemple, il n’existe pas de données issues d’essais cliniques ou d’études correspondant au niveau d’exigence imposé par l’Efsa –qui sont par ailleurs extrêmement chères– mais on leur reconnaît un usage traditionnel. Prenons l’exemple de la cranberry: son efficacité avait été reconnue en France, mais ne l’est pas à l’échelle européenne », poursuit Caroline Legay. Par ailleurs, la liste des plantes autorisées en France dans les nutraceutiques depuis 2006, ainsi que leurs conditions spécifiques, a été publiée dans un arrêté au mois de juillet dernier (voir encadré ci-dessus).
Plantes, il a été publié au JO n°0163 du 17 juillet 2014. Les publics concernés sont les exploitants du secteur alimentaire qui interviennent à toute étape de la production, mais également de la transformation et de la distribution de compléments alimentaires contenant des préparations de plantes. Le texte entrera en vigueur le 1er janvier 2015.
© Roquette
nécessité d’autorisation de mise sur le marché pour les nutraceutiques, pas d’obligation d’objectiver ou de faire des tests d’efficacité», résume Vanessa Agnolutto. Mais en 2007, l’entrée en vigueur du règlement européen n°1924/2006 sur les allégations nutritionnelles et de santé a changé la donne. L’objectif était d’instaurer un règlement « fixant pour la première fois des règles visant à harmoniser l’utilisation des allégations nutritionnelles et de santé au niveau européen », d’après l’Efsa (Autorité européenne de sécurité des aliments). Pour ce faire, l’Efsa a centralisé l’ensemble des allégations qui existaient pour les produits nutraceutiques, via le concours des industriels qui ont déposé des dossiers concernant les allégations et les ingrédients pour lesquels elles étaient utilisées. Plus de 44000 allégations ont été recueillies. L’Efsa a alors analysé celles concernant les vitamines et minéraux; celles concernant les extraits botaniques le seront prochainement, les modalités d’évaluation n’ayant pas encore été définies. Résultat : « 222 allégations ont été autorisées en mai 2012 », précise Sophie de Reynal, directrice marketing chez NutriMarketing, organisme qui propose de la veille de l’innovation, de l’aide au développement de nouveaux produits et de la communication en nutrition à destination des institutionnels ou des consommateurs. Comme : « L’acide linoléique contribue au maintien d’une cholestérolémie normale» ou «Le calcium est nécessaire au maintien d’une ossature normale». Toutes les allégations qui n’ont pas été autorisées ont été interdites. «Dorénavant ce type d’allégations formulées dans l’étiquetage et la présentation des denrées alimentaires, ou dans la publicité faite à leur égard, devra être clair, précis et fondé sur des preuves acceptées par toute la communauté scientifique», justifie l’Efsa. En outre, « suivant le règlement sur l’étiquetage des denrées alimentaires, toute référence à des propriétés de prévention, de traitement ou de guérison d’une maladie humaine est interdite. Le règlement autorise par contre les allégations sur la réduction du risque d’une maladie, pour autant que la demande d’autorisation soit approuvée.» D’un côté, les industriels reconnaissent unanimement l’utilité initiale de mettre en place une nouvelle réglementation. «On trouvait tout et n’importe quoi sur le marché. Une certaine méfiance de la part des consommateurs s’était développée», se souvient Frédéric Nanquette, vice-président market unit alimentation et nutrition humaine chez Roquette. Le groupe familial français offre des solutions technologiques et nutritionnelles pour le marché des nutraceutiques depuis 1933. Il a également inauguré en juin dernier une unité de production industrielle d’une
ENQUÊTE
222 ALLÉGATIONS POUR LES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES ONT ÉTÉ DÉLIVRÉES PAR L’EFSA.
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ENQUÊTE
Nutraceutiques
> Unanimement, les industriels reconnaissent l’utilité initiale de mettre en place une nouvelle réglementation relative aux allégations.
Il est par ailleurs possible de soumettre des demandes de nouvelles allégations à l’Efsa. Cependant, «les allégations ne sont pas attribuées de façon aisée, ce sont des démarches longues et coûteuses », renseigne Vanessa Agnolutto (Nexira). Certains industriels sont toutefois parvenus à obtenir le précieux sésame, qu’ils sont alors pendant cinq ans les seuls à pouvoir utiliser. Le premier ingrédient à recevoir une allégation positive de l’Efsa a été le Fruitflow, produit par le fournisseur d’ingrédients DSM. Un extrait de tomate qui «améliore le flux sanguin», précise le Club PAI (Professionnels de produits alimentaires intermédiaires), qui a reçu comme allégation d’aider «à maintenir une agrégation plaquettaire normale, ce qui contribue à une circulation sanguine saine». Roquette fait également partie des rares qui ont obtenu une allégation. Elle a été délivrée notamment pour leur gamme de fibres solubles Nutriose. Glucide non fermentescible au niveau de la sphère buccale, l’ingrédient a reçu un avis positif de l’Efsa en Juillet 2013 pour l’allégation Toothfriendly. « Cet ingrédient a également un effet sur la satiété et par conséquent sur le poids de la personne», précise Frédéric Nanquette. «Nous avons le projet de valoriser d’autres études cliniques réalisés avec Nutriose sur la réponse glycémique. Un autre dossier de demande d’allégation de santé sur la réponse glycémique est en cours d’examen au niveau de l’Efsa, indique Emily Lauwaert, en charge de la communication commerciale chez Roquette. Nous devrions avoir un retour d’ici la fin de l’année.» Depuis mai 2012, moins de dix allégations auraient ainsi été délivrées, rapporte Sophie de Reynal (NutriMarketing).
© Naturactive/Laboratoires Pierre Fabre
BIEN QUE VALIDÉE, L’EFFICACITÉ NE POSSÈDE PAS D’ALLÉGATION DE L’EFSA.
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LE MARCHÉ MONDIAL DES NUTRACEUTIQUES EN CHIFFRES Monde: 62 Mrds€ États-Unis: 22 Mrds$, croissance de 6% Japon: 18,7 Mrds$ Chine: 12,7 Mrds$ Inde: 805 M$ Europe: 9 Mrds€ Italie: 1,6 Mrd€ Allemagne: 1,3 Mrd€ France: 1,2 Mrd€ Source : Euromonitor et Synadiet
Les industriels ont jusqu’à décembre 2014 pour se mettre en conformité avec les allégations autorisées par la nouvelle réglementation. Dans cette optique, ils ont dû adapter leur stratégie. «Beaucoup craignaient que le marché ne s’effondre après la nouvelle réglementation, observe Yves Bleunven, directeur commercial chez Setalg, société basée en Côtes-d’Armor qui fabrique des matières premières pour les compléments alimentaires et valorise les algues grâce à un savoir-faire de près de 30 ans. Cela n’a pas été le cas, bien que le marché soit aujourd’hui un peu plus complexe qu’auparavant. » Actuellement, dans le secteur de la minceur par exemple, seul le konjac a obtenu une allégation sur la perte de poids. En réponse, les produits contenant du konjac ont fleuri. «De notre côté, nous avons analysé la composition de nos produits et ciblé les nutriments qui avaient été autorisés par l’Efsa. Nous avons ainsi pu alléguer sur nos propres matières», décrit Stéphanie Cossic, responsable qualité et R&D chez Setalg. «Les entreprises ont mis en place différentes stratégies: elles peuvent réserver les produits non conformes pour d’autres marchés (Asie, Amérique du Nord), retirer les allégations, reformuler en ajoutant des vitamines et des minéraux pour obtenir les allégations. Comme chacun sait, la loi est faite pour être contournée », glisse Sophie de Reynal. Ces nouvelles obligations se sont ajoutées aux contraintes historiques du marché des nutraceutiques et aujourd’hui, l’export est parfois plus aisé à l’international qu’en Europe. Cependant, la réglementation a aussi eu pour effet de structurer le marché des nutraceutiques: «les allégations Efsa ont certes freiné l’innovation, mais ont également donné de la crédibilité à nos produits», analyse Frédéric Nanquette (Roquette). Au niveau mondial, le marché pèse désormais 62 Mrds€, d’après le Synadiet (voir encadré, ci-dessus) avec un marché européen à la 4e place. Quant au marché français, il se positionne en Europe au 3e rang (derrière l’Italie et l’Allemagne) et représente 1,2 Mrd€. «C’est un marché assez concurrentiel», constate Vanessa Agnolutto
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(Nexira). S’il a souffert avec la crise, le marché s’est relevé et affiche désormais une belle croissance, de 3,5% en 2013. « Le besoin de produits d’origine naturelle est toujours sur une bonne dynamique, ils correspondent à une demande de plus en plus forte des consommateurs», confirme Laurent Mermet (Naturactive). Du côté de Roquette, Frédéric Nanquette confirme que le marché est «très dynamique». En France, la pharmacie est le premier canal de distribution pour les compléments alimentaires, totalisant près de 650 M€ de ventes et avec une forte croissance d’environ 5% par an (source IMS Health – décembre 2013). Puis viennent les parapharmacies, les grandes et moyennes surfaces (GMS), les magasins spécialisés, la vente directe (Internet). « En France, ce qui fonctionne, c’est la pharmacie. Le client va y chercher une caution, et est prêt à payer cher un produit qu’il pense efficace », analyse Sophie de Reynal (NutriMarketing). « La diffusion de nos produits en pharmacies est un atout: en effet, le pharmacien reste le garant d’un conseil personnalisé et donc de l’orientation du consommateur vers le bon produit», confirme Laurent Mermet. Mais les acteurs ne misent pas tous pour autant sur la pharmacie. Le groupe Léa Nature, par exemple, commercialise ses compléments alimentaires uniquement en GMS. «C’est un choix historique du groupe. Nous voulions démocratiser, donner accès au plus grand nombre à nos produits et à nos soins naturels. Dans les pays anglo-saxons, c’est d’ailleurs la voie prépondérante», renseigne Caroline Legay.
L’avenir envisagé sereinement Dans un contexte dynamique, les acteurs du marché des nutraceutiques envisagent l’avenir sereinement. « Nous organisons notre offre de façon à ce qu’elle réponde à une demande croissante de produits naturels, végétaux, face à des consommateurs qui sont toujours plus avertis et soucieux de leur bienêtre», rapporte Vanessa Agnolutto (Nexira). La consommation des nutraceutiques n’est pas ancrée dans les habitudes des Français comme elle l’est ailleurs dans le monde, comme en Asie, ou même en Europe, comme au Royaume-Uni, mais l’évolution globale de cette tendance est à la hausse. «À propos de l’axe nutrition-santé, le recours aux solutions d’origine naturelle pour les maux du quotidien est une tendance qui se confirme. À noter, les performances de complexes à base de plantes, vitamines, minéraux et substances naturelles qui témoignent du dynamisme de ce marché», rapporte Laurent Mermet. Les industriels ont bien compris le potentiel de ce marché de niche. «Notre marque Floressance continue de progresser, nous dévelop-
ENQUÊTE
© Nexira
Nutraceutiques
NEXIRA PRODUIT DES MATIÈRES PREMIÈRES POUR LE MARCHÉ DES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES.
LES LE P pons toujours de nouveaux produits», indique Caroline Legay (Léa Nature). «Les nutraceutiques représentent un tiers de notre chiffre d’affaires au global. C’est un segment qui a pris de l’importance pour nous, qui se développe, à l’international notamment, et se maintient par rapport aux autres segments», indique Yves Bleunven (Setalg). Quentin Mahé, responsable Ingrédients santé et beauté chez Setalg, ajoute : « Les produits marins sont très riches. Ils ont de plus une excellente image auprès des consommateurs, qui font globalement confiance aux produits qui viennent de la mer». La tendance, portée notamment par la réglementation, est à la transparence et à la maîtrise de la composition des compléments alimentaires. Ils se rapprochent, en termes d’exigences, à celles rencontrées dans le marché de l’alimentaire et de la pharmacie. Mais les nutraceutiques continuent à offrir une certaine liberté à ses acteurs, leur développement et leur commercialisation pouvant encore être réalisées dans des délais relativement courts. «Ce marché ne renferme pas encore les mêmes contraintes matrices que celles qui existent dans l’industrie alimentaire, expose Frédéric Nanquette (Roquette). En cela, il représente en quelque sorte un laboratoire de ce qui peut se passer à l’avenir, des tendances de demain dans l’alimentaire.» ■ RAPHAËLLE MARUCHITCH IndustriePharma N°82 Septembre 2014
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TECHNOLOGIE Process MESURE La société Bürkert va lancer la commercialisation de son débitmètre FLOWave à destination des applications en pharmacie. Outre le débit, il permet de donner d’autres caractéristiques physico-chimiques d’un fluide au sein d’une canalisation sans perte de charge.
«Nous avons développé cette nouvelle technologie pour la mesure du débit pour parer aux limites des méthodes existantes.» Voici ce qu’affirme Marc Kingler, responsable groupe du segment Process hygiénique de Bürkert en parlant son nouveau débitmètre FLOWave dont il vient de lancer la commercialisation. Destiné en premier lieu aux applications industrielles en biotechnologie (pharmacie et cosmétique), cet instrument innovant s’appuie sur la technologie d’ondes acoustiques de surface (SAW). Utilisée à l’origine dans la sismologie, cette technologie permet de mesurer les caractéristiques d’un fluide en comparant le temps de transit d’ondes acoustiques dans un liquide. L’appareil se compose de trois parties: un module d’affichage, un transmetteur et un capteur. Le FLOWave comprend quatre transducteurs émetteurs/récepteurs d’ondes qui sont placés de part et d’autre et d’une extrémité à l’autre de la chambre de mesure. Deux d’entre eux émettent dans le sens d’écoulement du fluide, tandis que les deux autres placés à une autre extrémité émettent en sens
contraire. «La comparaison entre les ondes uniques et multiples traversant le liquide permet d’en déduire une empreinte digitale acoustique. À partir de cette empreinte, il est possible de déterminer la vitesse de débit, la densité et la température du fluide, ainsi que d’autres caractéristiques sur le fluide», explique Marc Kingler. Avant d’ajouter: «La technologie SAW n’est pas applicable pour des gaz ou de la vapeur, car le media n’est pas perturbé par le signal». Le débitmètre FLOWave présente l’avantage de ne nécessiter aucun élément installé à l’intérieur de la conduite, limitant la perte de charge et les risques de fuite ou de contamination. Simple d’entretien et d’utilisation, il est peu sensible aux perturbations (électriques, magnétiques) et aux vibrations de l’installation dont la fréquence est supérieure à 1 MHz. «Sa technologie permet de prendre en compte les variations de conductivité du liquide notamment à cause de la présence de bulles de gaz ou de particules», précise Marc Kingler. En outre, le FLOWave offre la possibilité d’effectuer une mesure
PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES DU FLOWAVE Tailles disponibles: DN15, DN25, DN40, DN50 Connexion process: Clamp selon ISO, ASME BPE, SMS Boîtier: inox, état de surface jusqu’à 0,4m Débit volumique de mesure: ±0,4%
Température de mesure: ±1°C Pression nominale: PN ≤ 40 bar Température de fluide: Tm 110°C, stérilisation vapeur pour 30 min à Tm ≤ 121°C Température ambiante d’utilisation: 0°C ≤ Ta ≤ 60°C.
© Bürkert
Un débitmètre déterminant les caractéristiques d’un fluide
Le FLOWave, une technologie au service du débit.
des écoulements, laminaires ou turbulents. Comparé à d’autres technologies de débitmètres, la technologie d’ondes acoustiques de surface apporte plusieurs avantages que détaille Marc Kingler: «Par rapport à une technologie Coriolis, le FLOWave consomme moins d’énergie, affiche aucune perte de charge et coûte moins cher au fonctionnement. Le débitmètre électromagnétique nécessitera d’ajouter pour sa partie capteur des électrodes dans le tube de mesure et divers matériaux d’étanchéité. De plus, cette technologie est très sensible aux dépôts et aux particules. Enfin, le FLOWave surpasse la technologie de débitmétrie à ultrasons en termes de précision et de paramètres mesurables».
Conçu pour les applications hygiéniques Disponible en diamètres DN15, DN25, DN40 et DN50, le FLOWave de Bürkert est entièrement fabriqué en acier
inoxydable. D’une conception compacte et légère, son intégration aux tuyauteries s’effectue via des raccords Clamp. Équipé d’un outil de diagnostic intégré avec indicateur lumineux couleur, il peut s’installer selon les besoins aussi bien en vertical qu’en horizontal. Cet appareil s’adresse aux applications hygiéniques soumises à de fortes exigences réglementaires et de mesure de débit de liquide à faible conductivité. «Le FLOWave cible notamment l’industrie pharmaceutique, cosmétique et des biotechnologies. Il pourra servir par exemple au sein de skids d’ultrafiltration, de chromatographie ou encore de nettoyage en place. Il peut aussi s’intégrer dans des systèmes de dosage et de transfert de fluides et dans des boucles de distribution d’utilités propres», détaille Michael Richardot, responsable commercial des marchés pharmaceutique, biotechnologique, cosmétique chez Bürkert. Le nouveau débitmètre de Bürkert répond d’ores et déjà aux standards de conformité selon l’ASME BPE. Bien qu’elle vienne juste de lancer la commercialisation de son nouveau modèle, la société prévoit déjà d’exploiter la technologie SAW pour d’autres applications industrielles. «Nous sommes en train de mettre au point notre technologie de mesure afin de pouvoir prochainement la commercialiser pour les secteurs du traitement de l’eau et de l’agroalimentaire», confie Marc Kingler. ■ À TRIEMBACH-AU-VAL, DINHILL ON IndustriePharma N°82 Septembre 2014
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TECHNOLOGIE
Laboratoire
BIOMÉDICAMENTS Signé en début d’année, le partenariat entre Bertin Pharma et Harlan Laboratories permet aux deux entreprises d’offrir un panel élargi de technologies et de services.
Assurer le développement préclinique
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questions à
comme tel, tout en s’appuyant sur les généralités des guidelines». La société Bertin Pharma propose ainsi son expérience notamment dans le choix de l’espèce animale pour les premiers tests. «Il s’agit d’une question récurrente. Il faut regarder la séquence de la cible et comparer l’homologie et ensuite tester expérimentalement leur capacité à moduler la réponse immune ou immunogénicité», souligne Pascal Clayette. Un conseil également donné par Patrick Larcier, vice-président Safety-efficacy, clinical trial and vigilance operations de Voisin Consulting Life Science. Il insiste sur l’importance de choisir «une espèce relevante» pour effectuer les recherches précliniques qui permettront d’obtenir des résultats pertinents pour initier les futures recherches sur l’humain, et ce, sans oublier de «prendre en compte les contraintes budgétaires et de disponibilités des animaux». Il rappelle également les deux
Xavier Morge Directeur général de Bertin Pharma
Pouvez-vous présenter l’activité de Bertin Pharma? Nous sommes une société de prestations de services et de ventes de produits destinés aux laboratoires de recherche dans les sciences de la vie. Bertin Pharma compte 120 personnes et nous visons une croissance de 20% de notre chiffre d’affaires entre 2013 et 2014 pour atteindre 13 millions d’euros. Quelle expertise proposez-vous pour les biotechnologies? Nous amenons nos compétences en immunologie et dans les méthodes analytiques associées. Le sujet est de comprendre grâce à ces outils analytiques la réponse immune et de mesurer la stabilité de ces produits en solution. C’est en combinant ces savoir-faire
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il arrive souvent avec les produits biologiques d’avoir à regarder l’immunogénicité», ajoute Patrick Larcier. Sur l’immunogénicité, Ciriaco Maraschiello, directeur Initiatives stratégiques et directeur général adjoint Business unit pharma d’Harlan Laboratories CRS, présente l’expertise de sa société. «L’immunogénicité est souhaitée et bénéfique dans le cas des vaccins mais non-voulue et souvent délétère pour les biomédicaments. Au regard de la réglementation, la plupart du temps c’est au cas par cas», souligne-t-il avant de rappeler la définition: «l’immunogénicité est la capacité d’un antigène à induire une réponse immune». Les biomédicaments sont des macromolécules porteuses de nombreux antigènes potentiels et suivre l’immunogénicité, qu’elle soit souhaitée ou non-voulue, est un facteur crucial dans leur développement. «La translation de l’immunogénicité des phases précliniques aux phases cliniques n’est pas évidente. Elle doit être suivie très attentivement en clinique en étant intégrée dans le protocole.» Pour les produits biopharmaceutiques, le dirigeant qui souligne ne pas «donner de formule magique pour leur développement» prodigue néanmoins quelques conseils. Et d’abord de «ne pas suivre les mêmes règles que pour les produits chimiques», selon Ciriaco Maraschiello. De son côté, Patrick Larcier de Voisin Consulting Life Science, suggère d’opter pour un «accompagnement avec un expert externe, ainsi que de discuter avec les autorités compétentes pour valider les phases précliniques avant d’entrer en clinique». ■ AURÉLIE DUREUIL © Bertin Pharma
Un biomédicament ne peut pas être traité comme un médicament issu de la chimie fine. Cela implique néanmoins de nombreux facteurs à prendre en compte pour le développement préclinique et clinique ainsi que pour l’enregistrement de ces biomédicaments. La société française Bertin Pharma et son homologue américain Harlan CRS ont officialisé en début d’année un partenariat permettant d’associer leurs expertises dans ce domaine. Un séminaire a été organisé à l’été pour revenir sur les défis réglementaires et techniques du développement de produits biologiques et de vaccins. L’occasion pour les deux partenaires de présenter leurs technologies et expertises dans le développement précoce des biomédicaments. Dans le domaine des vaccins, Pascal Clayette, responsable du département Immunepharmacology & Biosafety de Bertin Pharma rappelle que «chaque candidat vaccin, tout comme les produits biologiques, est unique et doit être développé
Bertin Pharma propose des services en immunologie.
grandes guidelines: ICH M3 et ICH S6. La première «concerne les produits pharmaceutiques. Elle propose un certain nombre de standards au vu de la mise en place d’essais cliniques». Le second «concerne les cytokines, les enzymes, les anticorps monoclonaux mais ne concerne pas les produits biologiques très innovants».
Focus sur l’immunogénicité Outre les questions sur le choix de l’espèce animale pertinente, le consultant souligne l’importance du choix des méthodes analytiques mises en œuvre dans les essais. «Et enfin,
en bioanalyse, en formulation et en libération de produits ainsi qu’en sécurité virale que nous avons été les premiers à libérer, en France, un produit de thérapie génique synthétisé aux États-Unis. Quels vont être les développements de Bertin Pharma? Sur la partie vente de produits pour l’analyse, nous voulons apporter de nouveaux produits pour conquérir de nouveaux marchés, en sortant une vingtaine de trousses de dosage d’ici à un an. Pour notre activité de services, l’objectif est d’être plus présent dans les pays européens. Nous pourrions accélérer par de possibles acquisitions si les opportunités se présentaient. Nous avons également une stratégie de partenariats étroits avec des sociétés complémentaires, comme avec Harlan CRS, pour proposer une offre intégrée.
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Guide Produits & Services
plateforme modulaire S8000 en intégrant le capteur de conductivité CS8000TC. La nouvelle électrode permet de réaliser des mesures précises de la conductivité pour la surveillance des tours de refroidissement et plusieurs environnements de traitement supplémentaires. Le capteur CS8000TC s’intègre facilement aux systèmes en ligne. Sa bride articulée facilite l’orientation du capteur. Un jeu de câbles amovible supprime le besoin de tirer les câbles dans un conduit et les capteurs peuvent être retirés sans outils pour le nettoyage et l’étalonnage. La constante de la cellule de mesure de la conductivité du capteur est de k=1,0 +/-10% pour une large plage de mesures correspondant à sa température/pression de 60°C/100 psig. La compensation de la température est fournie avec
un choix de quatre types de capteurs. Les options 10K, 30K NTC, Pt100 et Pt1000 RTD permettent de l’adapter aux transmetteurs et régulateurs de la conductivité existants. La plateforme modulaire S8000 de Sensorex permet aux utilisateurs de faire des économies de temps et d’argent en configurant un système sur mesure capable d’évoluer et d’être modifié en fonction des besoins. La plateforme est équipée d’électrodes pH, ORP (Redox) et de conductivité, de plusieurs dispositifs de montage et de plusieurs options électroniques, notamment des préamplificateurs à gain unité et des transmetteurs sans indicateur 4–20 mA. Lorsque les besoins de surveillance évoluent, les utilisateurs doivent simplement mettre à jour le module approprié sans remplacer l’ensemble du système, et n’ont besoin que d’un seul capteur pour un ensemble d’installations.
ÉCHANGEUR DE CHALEUR Une gamme avec du tantale ■ Alfa Laval lance une gamme
© Alfa Laval
une large gamme d’applications d’échangeurs dotée d’une couche corrosives. Avec une longue durée de surface en tantale, Alfa de vie, des besoins Laval Tantalum. Elle offre la minimes en maintemême résistance à la corronance, un coût sion que les échangeurs d’investissement solides au tantale mais avec modéré, les échanun coût beaucoup plus geurs Alfa Laval Tantalum ont faible. Le tantale est l’un des un plus faible coût total de métaux les plus résistants possession que les échangeurs à la corrosion mais il est en graphite, en carbure de extrêmement cher. Cela silicium, en verre ou en alliages rend les échangeurs solides de qualité supérieure, au tantale très coûteux. traditionnellement Les échangeurs Alfa Laval utilisés avec des Tantalum sont en acier fluides corrosifs. inoxydable ayant subi un Les échangeurs Alfa Laval traitement spécifique Tantalum ont été dévelopau cours duquel une pés pour les applications fine couche de tantale est Échangeur utilisant des liquides chauds déposée sur les surfaces et hautement corrosifs. La Tantalum exposées aux fluides corrosifs. d’Alfa Laval. couche de surface au tantale Le traitement appliqué n’est autorise un fonctionnement pas un simple revêtement mais avec des fluides dont la température une liaison métallurgique entre peut atteindre jusqu’à 225°C. le tantale et l’acier. Le résultat est Contrairement aux échangeurs un échangeur avec une résistance avec des alliages de qualité maximale à la corrosion et une supérieure, les échangeurs Alfa grande résistance mécanique. Avec Laval Tantalum peuvent supporter un faible coût d’investissement, un mélange de fluides avec cette technologie est accessible à des variations de concentration.
LOGICIELUn contrôle commande hautement sécurisé ■ Les contrôleurs d’automatisation programmables (PAC T25550/T2750) d’Eurotherm assurent le contrôle continu et séquentiel des procédés, la programmation multiple de consignes, la gestion des lots de fabrication ainsi que l’enregistrement sécurisé des données de façon cryptée selon les exigences de la norme 21CFR Part11, édictée par la FDA (Food and Drug Administration). Disposant en option de la redondance de l’alimentation, du réseau et de l’unité centrale, ces unités modulaires garantissent un fonctionnement sans interruption du procédé. De plus à l’heure où la traçabilité est une nécessité incontournable dans l’industrie pharmaceutique, Eurotherm propose avec le service «Store and Forward» une fonction qui garantit l’intégrité et la continuité de l’enregistrement des données, en cas de défaillance de la communication. Ce principe d’archivage est capable d’identifier les périodes de données manquantes dans le système d’enregistrement habituel, récupère les fichiers de données stockées dans les instruments locaux (contrôleur PAC T2550,
© Eurotherm
PROCESSMesure de la conductivité ■ Sensorex a enrichi sa
TECHNOLOGIE
Contrôle commande d’Eurotherm.
Interface homme-machine intelligente Eycon ou enregistreur vidéo S6000) et les restaure automatiquement. Ce dispositif permet de s’affranchir des pannes des équipements informatiques d’archivage (compatible PC, Serveurs, Switchs…) et évite la mise en place de systèmes redondants coûteux à l’installation et à la validation. L’enregistrement des données locales peut être renforcé grâce à une deuxième unité centrale placée sur les contrôleurs PAC T2550/T2750, assurant une haute disponibilité du système. La conception logicielle du «Store and Forward» permet une implémentation aisée aussi bien sur une architecture neuve qu’existante, et ceci pour un coût très compétitif.
POMPEAide au dimensionnement ■ Grundfos a lancé le Grundfos Product Center, outil de recherche et de dimensionnement en ligne des pompes de la marque. Il se présente comme un «assistant personnel». Une fois l’inscription réalisée, il retient en mémoire les habitudes et préférences produits de chaque utilisateur afin de les remettre à disposition rapidement et facilement. Le système facilite le choix de la bonne pompe pour chaque nouvelle installation ou pour un remplacement ou à trouver les informations sur les pompes déjà installées. Il permet de trouver les informations «produits» selon quatre approches. La recherche rapide d’une pompe spécifique permet
de trouver le dimensionnement ainsi que les informations de remplacement. Le guide Liquide consiste à saisir le liquide, la température et la concentration afin de trouver les pompes adéquates. Le dimensionnement rapide permet d’entrer simplement la hauteur et le débit de la pompe souhaitée. L’outil sélectionne toutes les pompes Grundfos qui répondent aux résultats. Enfin, les résultats personnalisés grâce auxquels les résultats de la recherche peuvent être classés en option sur les pompes les moins chères, sur les pompes avec la consommation d’énergie la plus basse, et sur les pompes à moindre coût selon le cycle de vie. IndustriePharma N°82 Septembre 2014
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LOGICIELDiagnostic et analyse à distance des installations industrielles Siemens propose deux nouvelles solutions de diagnostic et d’analyse à distance (data driven services): Online Condition Monitoring qui permet d’anticiper la panne et de programmer une intervention adaptée au moment optimal pour éviter tout risque d’arrêt de l’usine, et Energy Analytics pour identifier de nouveaux potentiels d’économies et de réduire les consommations énergétiques des installations. Les «data driven services» regroupent l’ensemble des services basés sur les informations que l’on peut collecter, analyser et recouper dans un objectif d’anticipation et d’amélioration du process. Au cœur de la dynamique Industrie 4.0, Siemens a élaboré un service à distance de maintenance préventive permettant d’éviter la panne et donc le risque d’arrêt de l’usine. «Online Condition Monitoring» relie l’installation industrielle à un serveur, récupère les informations terrains et les transmet aux
de production fonctionne de façon optimale en lien avec les consommations énergétiques du site. Sur la base du logiciel B-Data, Siemens amorce une nouvelle génération de la gestion de l’énergie et propose différents packages de suivi et d’analyse Siemens propose l’analyse énergétique en foncà distance des installations industrielles. tion des besoins des industriels. Siemens a mis au point équipes Siemens pour analyse. En différentes phases de suivi et fonction des résultats, l’exploitant d’analyse pour les aider à identifier est alerté de la nécessité d’interveleurs potentiels d’économies et nir avant la panne, et peut ainsi optimiser l’efficacité énergétique anticiper. Si le risque est trop élevé, de leurs installations. Une «Energy les équipes Siemens déclenchent Box» sur le site permet d’acquérir automatiquement l’intervention et de remonter dans une base d’un technicien. Ce service connecté de données, de façon sécurisée, répond aux besoins d’efficacité toutes les informations nécessaires des installations dans le but afin d’en effectuer les analyses d’améliorer le process et les flux. et d’obtenir un rapport, du plus Le service propose enfin toutes simple au plus complet, en fonction les modifications nécessaires du choix du client. au process pour que l’outil
© Siemens
■ La division Customer services de
Ainsi, l’exploitant peut consulter en ligne les données, en obtenir un premier rapport pour une exploitation interne, juger de l’évolution en temps réel, obtenir une analyse des consommations autour des pics ou lorsque la production est à l’arrêt avec des conseils d’amélioration. Une plateforme Energy Analytics dédiée permet à tout moment aux exploitants de se connecter à l’aide d’un login et d’un mot de passe pour obtenir les rapports ou analyses déterminés: les gains potentiels niveau site, niveau opérationnel et niveau terrain, un rapport mensuel de management, des modules de comparaison de profil de charge ou de répartition de coûts énergétiques ou encore une analyse non-productive, pour l’optimisation des charges ou des achats énergétiques. La simple transparence énergétique peut réduire la facture de 5 à 10% et l’identification des potentiels d’économies peut réduire les consommations au sein du système jusqu’à 30%.
LABORATOIREReprogrammation de l’ARN
PROCESSMélangeur adaptable
■ Merck Millipore, la division
■ Lödige présente sa gamme
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de mélangeurs horizontaux Ploughshare. Elle comprend des modèles pour les productions batch, nommés FKM, et pour les productions en continu, nommée KM. En fonction de la tache à réaliser, l’utilisateur peut choisir entre différents équipements et tailles. Ces deux modèles sont disponibles pour des volumes compris entre 130 et 30000 litres. Pour les applications de laboratoire, le modèle Type N5 fonctionne pour des volumes de 5 litres. Il est destiné aux développements de produits et de process et pour les productions à petite échelle. Tous ces modèles fonctionnent à partir du principe de mélange spécial de lit fluidifié produit mécaniquement, développé par Lödige. Les pales de
la gamme Ploughshare tournent près des parois du tambour cylindrique horizontal, soulevant les composés mélangés des parois du tambour et les amenant du lit vers la chambre de mélange ouverte. La totalité du produit est constamment aspirée par le process de mélange, assurant une intensité maximale de mélange.
© Lödige
consacrée aux sciences de la vie de Merck, a lancé la technologie de reprogrammation de l’ARN Simplicon, lors de la réunion annuelle de l’International Society for Stem Sale Research. Cette technologie utilise de l’ARN synthétique autoréplicatif et permet de créer de grandes quantités de cellules souches pluripotentes induites (CSPi) humaines en une seule étape de transfection. Cette reprogrammation efficace de cellules somatiques s’accomplit sans recourir à des vecteurs viraux ou à l’intégration d’un génome hôte, ce qui constitue un système mieux défini et plus sûr de création de CSPi. «Les chercheurs travaillant sur les cellules souches qui se servent de CSPi pour étudier les maladies, la différenciation et la médecine régénérative, ont véritablement besoin d’une méthode de reprogrammation aussi efficace que les techniques utilisant des virus, mais présentant
la même innocuité que les méthodes n’en utilisant pas, a déclaré Christophe Couturier, directeur du service Biosciences de Merck Millipore. La technologie Simplicon répond parfaitement à ce besoin avec un protocole de transfection unique nettement plus facile à utiliser que les autres approches.» Cette nouvelle technologie de reprogrammation de l’ARN Simplicon utilise un seul brin d’ARN synthétique polycistronique et autoréplicatif modifié pour imiter l’ARN cellulaire. Le brin d’ARN contient les quatre facteurs de reprogrammation, à savoir OCT-4, KLF-4, SOX-2 et GLIS1, et permet de créer des CSPi sans intégration et sans virus en recourant à une seule étape de transfection. Une fois les cellules créées, l’ARN et les facteurs de reprogrammation peuvent aisément être éliminés du support de culture cellulaire de façon totalement contrôlée.
La gamme Ploughshare de Lödige va du laboratoire au process.
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Guide Produits & Services CONDITIONNEMENT Thermoformeuse Clean Design
■ Présentée par Multivac, la thermoformeuse R 145 en version Multivac Clean Design est un système d’emballage conçu pour répondre aux exigences spécifiques du secteur médical et de l’industrie pharmaceutique. Grâce à un système d’avance précis, à des mécanismes de levage optimisés et au Multivac Clean Design très innovant, la R 145 garantit l’emballage conforme aux normes BPF de produits stériles et autres articles pharmaceutiques. Le procédé du thermoformage est une solution de conditionnement sûre et efficace. La fabrication, le remplissage et le soudage des emballages s’effectuent automatiquement dans une seule et même machine d’emballage. Tous ces processus sont reproductibles, contrôlables et traçables. Les matériaux d’emballage utilisés sont des matériaux sur rouleaux tels que monofilms, films composites, papier et matériaux non tissés, et sont exploités de manière optimale par le thermoformage. Grâce à la grande précision des outils dans
©M
ultiv ac
Thermoformeuse R 145 en version Multivac Clean Design.
lesquels s’effectuent les processus de formage et de soudage, le thermoformage permet un moulage exact de l’emballage. L’alliance de pressions de soudage élevées et de températures de soudage exactement contrôlables garantit un soudage sûr et solide des emballages. Autres avantages du thermoformage: l’atmosphère qui règne dans l’emballage est parfaitement définissable, sa teneur en oxygène est contrôlable et les gaz de protection peuvent être utilisés avec modération. Enfin, la R 145 comprend divers dispositifs de contrôle intégrés qui permettent de surveiller les produits emballés ainsi que les matériaux et processus d’emballage, ce qui garantit le parfait résultat du conditionnement. Et concernant les opérations de marquage, la R 145 peut être équipée de systèmes d’identification et de marquage les plus variés.
VANNEUn manchon ultra-résistant pour une performance optimale ■ Parfait compromis entre les vannes PVEG et PVE, la dernière vanne Flowrox PVG de Flowrox offre un niveau de performance optimal et durable grâce à son manchon ultra-résistant qui peut s’écraser des milliers de fois sans subir d’altération. Avec ses languettes disposées sur un seul côté, la vanne PVG assure un passage intégral en position ouverte, sans restriction d’écoulement, s’intégrant ainsi parfaitement à la tuyauterie. Conçue comme une solution fiable et compacte, elle bénéficie d’un
design spécifique qui réduit les efforts de pompage et les pertes de charge dans la tuyauterie. Le manchon en élastomère résiste aux conditions les plus difficiles (usure, corrosion, produits chimiques…) tout en garantissant des coûts de maintenance au plus bas. Étanche à la bulle, facile à remplacer en cas de besoin, ce manchon d’une exceptionnelle résistance démontre son efficience jour après jour, pour toutes les applications: eau et eaux usées, chimie… Flowrox est distribué par Parelis. IndustriePharma N°82 Septembre 2014
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TECHNOLOGIE
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Guide Produits & Services
SÉCURITÉDisque de rupture ■ Engineering Mesures s’associe
© Engineering Mesures
à Continental Groth sur la distribution de dispositifs de sécurité basés sur le concept du disque de rupture. La gamme comprend des disques de rupture HPX à action inversée pour des applications industrielles sur les liquides, gaz et vapeurs mais aussi des solutions sanitaires avec Sanitrx pour les domaines agroalimentaires, pharmaceutiques et biotechnologiques. Conçu pour protéger le personnel,
Engineering Mesures distribue les disques de ruptures de Continental Groth.
les équipements et l’environnement, les disques de rupture sont des dispositifs associés au process. En cas de surpression, le disque va éclater afin d’éviter de mettre en péril l’installation et les équipements. Ils sont proposés dans une multitude de taille, de matériaux, de plage de pression afin d’être en conformité avec la plupart des applications. Disposant d’une conception robuste, les disques de rupture sont disponibles en plusieurs matériaux (aluminium, acier inox 316SS, etc.) et sont conformes aux principales normes (ASME, PED, ISO, SQL, GOST, KOSHA & 3A). Les disques de rupture peuvent être associés à un système d’alarme BDI (Indicateur d’éclatement du disque de rupture intégré) envoyant un signal à la salle de contrôle lors de l’éclatement du disque.
DOSAGEUne pompe doseuse péristaltique polyvalente ■ Watson-Marlow Pumps Group étend sa gamme et présente la pompe Qdos 60. Grâce à sa précision de dosage, cette pompe innovante et polyvalente réduit les coûts en produits chimiques lors de leurs dosages. L’entrée du modèle Qdos 60 dans la gamme permet d’obtenir des débits compris entre 0,1 et 1000 ml/min et ce jusqu’à 7 bars. Son installation simple et rapide, sa maintenance sans outil et sa tête de pompe à technologie ReNu sont autant d’atouts garantissant une réduction des coûts d’exploitation par rapport à celui rendu par des pompes à membranes. Le modèle Qdos 60 de Watson-Marlow présente l’avantage de ne pas se désamorcer, de se passer de tout équipement auxiliaire, d’accroître la productivité et de réduire les consommations de produits chimiques, grâce à un débit constant, stable et plus précis que les pompes doseuses classiques à membranes. La pompe Qdos 60 permet ainsi de réduire la facture de produits
© Watson-Marlow Pumps Group
TECHNOLOGIE
La pompe Qdos 60 de Watson Marlow.
chimiques même lors du dosage de fluides difficiles et dans des applications où la pression, la viscosité et la teneur en solides varient. Combinées à la technologie péristaltique, ces caractéristiques garantissent un débit précis et linéaire. La tête de pompe ReNu brevetée de Watson-Marlow est dotée d’un système intégré de détection de fuites qui réduit les pertes et évite tout contact avec les produits chimiques. Son changement, simple et rapide, sans outil permet à tout utilisateur de l’effectuer immédiatement sans l’intervention d’aucun technicien spécialisé et de redémarrer la production sans attendre.
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Guide Produits & Services LABORATOIREArmoire de sécurité
LABORATOIREÉchantillonneurs automatiques analyseurs COT
■ La société Asecos propose de
L’armoire CS-Classic d’Asecos.
anthracite. Le stockage sélectif avec les armoires de sécurité CS-Classic est conforme aux dispositions de l’I.N.R.S. ainsi qu’aux articles R.5132-66 et R.5132-68 du code de la Santé Publique relatif au stockage conforme des produits chimiques et toxiques.
nouvelle génération d’échantillonneurs automatiques polyvalents. Les échantillonneurs sont employés avec la gamme de produits de la spectrométrie d’absorption atomique – contrAA, novAA et ZEEnit ainsi qu’avec les analyseurs COT de la série multi N/C. Une exigence de qualité élevée, couplée à une optimisation des processus de fabrication et de l’emploi des matériaux, ont été mises en place sur le long terme. Si les modèles nouvellement livrés ne sont désormais équipés que des derniers accessoires en date, les appareils AAS et COT déjà installés peuvent être adaptés aux nouveaux échantillonneurs automatiques. Les analyseurs de flamme des gammes de produits AAS sont dotés de l’échantillonneur automatique ASF ou AS-FD, auquel sont intégrés un dilueur, une fonction de dilution automatique intelligente et un module de manipulation des liquides ainsi que les racks accueillant respectivement
© Analytik Jena AG
■ Analytik Jena AG lance une
© Asecos
nouveaux modèles d’armoires pour le stockage des produits chimiques et toxiques. Ils offrent 3 ou 4 compartiments pouvant se verrouiller séparément, afin d’en protéger le contenu contre tout accès non autorisé. L’avantage de ce principe à plusieurs compartiments est que le stockage et l’identification des produits chimiques et toxiques peuvent être organisés selon un tri par produits ou par étapes de travail. Le set d’étiquettes adhésives joint permet d’identifier chaque produit chimique stocké. Chaque compartiment peut encore être divisé à l’aide une étagère ou avec un tiroir extractible. Les armoires offrent la possibilité d’être raccordées à un système de ventilation, en effet la circulation d’air se fait à travers l’ensemble des compartiments. Et pour les récipients de différentes hauteurs, les étagères sont également réglables en hauteur. Les armoires de sécurité CS-Classic présente un design bicolore. Les portes sont blanches et le corps de l’armoire est gris
TECHNOLOGIE
Analytik Jena AG introduit des échantillonneurs automatiques.
54 ou 139échantillons. Les analyseurs COT fonctionnant par injection au flux sont également équipés désormais des nouveaux échantillonneurs automatiques. L’AS vario, particulièrement flexible, offre six plateaux d’échantillons distincts: à 20, 47 (fonction de dilution automatique comprise), 52, 72, 100 ainsi que 146 échantillons. Ce dernier, de par son nombre élevé d’échantillons, convient aux laboratoires à haut rendement. Le modèle d’échantillonneur AS 10 est destiné aux laboratoires traitant peu d’échantillons; en effet, il n’y pas de raison pour que ceux-ci renoncent à l’automatisation.
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Guide Produits & Services
CONDITIONNEMENTDu blister au carton ■ La nouvelle ligne de condition-
© Marchesini
nement blister Integra 320 de Marchesini est conçue pour être installée dans des salles de différentes classes. Le nouveau système de commande de la machine, la section d’emballage en carton et le système d’ouverture de carton et d’insertion de produit contribuent à améliorer les performances de production. L’Integra 320 affiche des cadences de 320 blisters et 260cartons par minute. L’intégration
des étapes de thermoformage des blisters et de mise en carton dans une ligne compacte permet d’obtenir une ligne avec un faible encombrement. Le poste de formage, actionné par un servomoteur, est installé à l’arrière de la machine, ce qui rend l’agencement plus compact et permet de séparer nettement la zone d’alimentation en produits. L’unité d’alimentation est facile à mettre en place sans utiliser d’outils.
CONDITIONNEMENTManipulateur pneumatique à bras articulé ■ Dalmec a conçu le manipulateur pneumatique Partner PE à bras articulé afin de s’intégrer au mieux dans les environnements de travail particulièrement exigus grâce à sa structure évolutive. Le manipulateur Partner PE est tout à fait adapté pour la manipulation manuelle, en absence d’effort, de tout type de charges dans tous les points du volume de travail. Il permet ainsi à l’opérateur, de travailler sans fatigue, avec rapidité et précision, dans des conditions optimales d’ergonomie et de sécurité. Il est disponible en trois versions: sur colonne (PEC), en aérien fixe (PEF) et en mobile (PES).
© Dalmec
TECHNOLOGIE
Le manipulateur Partner PE de Dalmec.
Integra 320 de Marchesini.
SÉCURITÉSystème de détection de poussière détecte les élévations anormales du niveau de poussière (toute particule d’une taille minimale de 0,3 micron) contenu dans le flux d’air. Installé sur une conduite d’air par exemple en aval d’un dépoussiéreur, il permet un contrôle de la concentration de poussière et l’obtention d’un air plus propre. Le système fonctionne par induction. Les particules en mouvement sont détectées par l’élément sensible en acier 316L situé à l’extrémité de la sonde tandis que des LED fournissent l’état du process par rapport à un seuil donné. Ces niveaux d’alarme peuvent être reportés vers un automate, afin de piloter, par exemple, un arrêt
■ Pamas propose un système d’auto-échantillonnage Pamas AS3 pour les compteurs de particules dans les échantillons de fluides. Ce système vise à répondre aux problématiques des laboratoires avec des quantités d’échantillonnage élevées. Le système comprend un processus automatique de mesure, afin que plusieurs centaines d’échantillons puissent être analysés chaque jour. Comparé aux précédentes versions, le Pamas AS3 possède des fonctionnalités clés améliorées en ce qui concerne la fiabilité, la préparation des échantillons, leur manipulation, leur dilution… Par exemple, le système de préparation de Pamas AS3 casse tous les agglomérats à l’intérieur du fluide avant l’analyse par la sonde ultrason.
© Pamas
CONTAMINATIONComptage de particules
Pamas AS3 de Pamas.
Prochainement dans
Octobre-Novembre: Dossier Logiciels Décembre: Dossier Sous-traitance analytique Envoyez vos informations à : adureuil@infopro-digital.com 68 IndustriePharma N°82 Septembre 2014
© Fike
■ Le DustEx proposé par Fike
Le détecteur de poussière DustEx de Fike.
d’urgence. Conçu pour des plages de mesure de l’ordre de 0,1 mg/m3, il fonctionne à une température de 250°C et une pression de 200 kPa maximum. Doté d’un poids de 600 g et certifié IP65, le DustEx ne nécessite pas d’autre opération de maintenance qu’un simple nettoyage.
CONDITIONNEMENT 1er prix pour Schreiner Medipharm L’étiquette Pharma-Tac Plus de Schreiner MediPharm a reçu le 1er prix de la catégorie spéciale «Innovation» au concours organisé par la Finat, l’association internationale des fabricants d’étiquettes. Et l’étiquette pour auto-injecteur de Schreiner MediPharm a été récompensée par un «Highly Commended Award»(félicitationspéciale)dansla
catégorie «Promotional Labels». L’étiquette Pharma-Tac Plus a convaincu la Finat par l’association pertinente d’un livret, d’un dispositif de suspension et de vignettes sécables. Utilisée pour l’étiquetage des flacons de perfusion, elle offre assez d’espace pour les textes réglementaires, assure une fonctionnalité de suspension et permet la traçabilité du médicament.
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Guide Produits & Services TRAITEMENT DE L’EAUAnalyseur de COT ■ Mettler Toledo Thornton
continues et en temps réel des niveaux de COT grâce à des mesures instantanées et ce, indépendamment du point d’utilisation. Il réduit la durée d’échantillonnage d’environ 75% ou plus grâce à des résultats sur place qui éliminent les retards liés aux analyses. L’analyseur 450TOC a été conçu pour faciliter la mise en conformité pour répondre aux exigences réglementaires de l’industrie pharmaceutique.
lance son nouvel analyseur de Carbone Organique Total (COT) portable, nommé 450TOC, pour les applications de traitement des eaux pures (PW–Pure Water) et ultra-pures (UPW–Ultra-pure Water). Grâce à une technologie de mesure en continu, le 450TOC offre des fonctionnalités d’échantillonnage multipoint rapides, pratiques et économiques. L’analyseur portable 450TOC fournit des analyses
■ Tilt Import, spécialisée dans le contrôle des chocs sur les colis, présente son enregistreur de choc Shocklog GPS. Dernier né de la gamme Shocklog, cet enregistreur permet de suivre à la trace les colis et localiser les responsables des chocs lors d’un transport. Muni d’une sonde GPS, il enregistre et horodate toutes les contraintes environnementales transport susceptibles d’endommager un produit lors de son expédition (choc, humidité, inclinaison, pression) mais il retrouve en plus sur Google Earth l’itinéraire du colis et l’endroit exact où les chocs importants ont eu lieu… Le Shocklog 298 est conçu pour analyser ce à quoi seront exposés les colis. D’une autonomie pile de plus de 18 mois, c’est un véritable petit laboratoire embarqué qui mémorise grâce à ses 3 accéléromètres la date, l’heure et l’intensité
© Tilt Import
TRANSPORTEnregistreur de choc
Shocklog GPS de Tilt Import.
de 155000 événements chocs sur les trois axes en détaillant la forme détaillée de la courbe pour les 870 plus importants. Afin de bien cerner toutes les contraintes transport susceptibles d’endommager les produits, une option température, humidité, inclinaison et pression est disponible. La programmation (seuil de réveil, échantillonnage des courbes, alarme...) et la récupération des données se fait sur PC, logiciel sous Windows ou via des clés électroniques type i-button.
LABORATOIREAnalyse d’échantillons haut-débit ■ Dans l'analyse d'échantillons à haut-débit, la plus grande exigence concerne la sécurité et la stabilité des performances d'analyse. Pour ce faire, en général du personnel qualifié est requis pour vérifier et maintenir les éléments-clés de l'analyseur à intervalles réguliers. Cela constitue un temps d'opération coûteux. Le multi EA 5000 d’Analytik Jena avec système d'auto-protection pilote automatiquement le processus de filtration et de séchage. Ceci évite les problèmes à la source et assure
ainsi une plus grande fiabilité des résultats. Si une maintenance est nécessaire, l'opérateur en sera informé par le système lui-même. En outre le système d'autoprotection sécurise l'ensemble de l'appareil en piégeant les particules nocives et les aérosols. Il prévient aussi les reflux de solutions acides et d'électrolytes (analyse de chlore) en cas de coupure de courant. Ainsi du temps d'opération est économisé et les interventions de maintenance sont réduites au strict minimum.
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TECHNOLOGIE
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NOMINATIONS
ANSMI
Dominique Martin Directeur général
1997 1999 2002 2011
chargé de mission DGS conseiller ministériel directeur de l’Oniam directeur à la CNAMTS
BAXTER BIOSCIENCEI
SGS FRANCEI
BRISTOL-MYERS SQUIBB FRANCEI
John Orloff
Claire Couturier
Directeur R&D
Directrice de département
Quatre nominations
Luciano Rossetti Responsable R&D
■ Luciano Rossetti est devenu, le 21 juillet, vice-président exécutif et responsable mondial recherche et développement de Merck Serono, la division biopharmaceutique de l’Allemand Merck. Âgé de 57 ans, il occupait récemment la fonction de vice-président senior des programmes avancés en développement de l’Américain Merck.
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© DR
© Servier
de 2002 à 2011. Docteur en médecine, psychiatre, ex-interne des hôpitaux de Paris et titulaire d’un diplôme en sciences sociales, Dominique Martin a exercé à Médecins sans frontières de 1984 à 1993, avant d’intégrer le ministère du Travail et des Affaires sociales
MERCK SERONOI
Patrick Berche Directeur général
en 1997, à sa sortie de l’ENA. Chargé de mission à la DGS (Direction générale de la santé) entre 1997 et 1998, il a ensuite été chargé de mission pour le RMI (Revenu minimum d’insertion) à la préfecture de Paris de 1998 à 1999. Entre 1999 et 2002, il a occupé le poste de conseiller technique dans les cabinets ministériels de Dominique Gillot, puis de Bernard Kouchner.
■ Baxter a accueilli John Orloff en qualité de vice-président et de responsable mondial de l’activité recherche et développement de Baxter BioScience. Il travaillait pour Merck Serono Pharmaceuticals, où il était responsable mondial du développement clinique. Il a aussi travaillé durant environ 10 ans pour Novartis, où il a occupé des postes à responsabilité croissante, notamment directeur médical pour le développement mondial.
INSTITUT PASTEUR LILLEI
■ Claire Couturier, 42 ans, a été er
promue, le 1 juillet, directrice du département développement durable et intégrité opérationnelle de SGS France, filiale française du groupe SGS spécialisé dans l’inspection, le contrôle, l’analyse et la certification. Dernièrement, elle était directrice Environnement chez SGS France. Docteur en pharmacie et titulaire d’une maîtrise de sciences biologiques et médicales, C. Couturier a démarré sa carrière industrielle au sein de SGS en 1997, au poste de chef du service Eaux naturelles des laboratoires environnement d’Évry.
■ Le comité exécutif français de Bristol-Myers Squibb (BMS) a accueilli: Jean-Claude Bacos, nommé directeur exécutif d’Upsa France. Il a rejoint BMS en février 2014. Il a travaillé pour différents grands groupes, comme Babyliss (dont il a été p-dg), Novartis, Coca-Cola et L’Oréal. En parallèle, Adeline Le Duigou-Mathieu a été promue responsable pour la France de l’activité Immunologie. Elle travaille pour BMS depuis 2000 et a occupé diverses fonctions dans le domaine des ventes et du marketing. Depuis 2010, elle était responsable de marque au niveau européen de l’abatacept, au sein de l’activité Immunologie. BMS a également nommé Chris Nowers, responsable pour la France de l’oncologie et de l’hématologie. Il a rejoint BMS en 2011 pour prendre la vice-présidence de la commercialisation au niveau mondial de l’ipilimumab. Enfin, Alexandra de Rambuteau est devenu directrice juridique de BMS France. Avocate et
© Institut Pasteur
Par décret du président de la République en date du 1er août 2014, Dominique Martin, 58 ans, est devenu le 1er septembre directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Il succède à Dominique Maraninchi, dont le départ avait été annoncé en mars. Ce dernier avait pris la tête de l’ANSM en février 2011. Médecin et haut fonctionnaire, Dominique Martin était directeur des risques professionnels de la Caisse nationale d’assurance-maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) depuis octobre 2011. Il a dirigé l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (Oniam),
PARCOURS
titulaire d’un doctorat en droit, elle a rejoint l’industrie pharmaceutique au sein d’Ipsen en 2006, d’abord en tant que juriste internationale senior pour la R&D puis en tant que directrice des affaires juridiques pour l’organisation commerciale en 2008. Elle a ensuite intégré BMS en 2012 en qualité de conseiller juridique senior pour l’Europe.
■ Patrick Berche est devenu dg de l’Institut Pasteur de Lille, le 1er juillet. Il succède à Jacques Richir, vice président du conseil d’administration et administrateur délégué qui occupait la direction générale en intérim. P. Berche était jusqu’à présent directeur scientifique de l’Institut Pasteur de Lille. Médecin-chercheur et professeur de microbiologie, il est depuis 2004, doyen de la faculté de médecine Paris-Descartes et membre correspondant de l’Académie nationale de médecine depuis 2006. BIOASTERI
Remaniements à la gouvernance ■ L’Institut de recherche technologique (IRT) Bioaster a annoncé plusieurs changements à sa gouvernance. Philippe Archinard, le président du pôle de compétitivité Lyonbiopôle, a pris la présidence de l’IRT en remplacement d’Alain Mérieux, qui a été le premier président de Bioaster. P. Archinard assure aussi les missions exécutives de Bioaster suite au départ de Tom Shepherd, qui était directeur général depuis septembre 2013. Par ailleurs, Christian Bréchot, le directeur général de l’Institut
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NOMINATIONS
Pasteur, est devenu vice-président de l’IRT, en remplacement de Philippe Archinard. Enfin, Nathalie Garçon a rejoint Bioaster en qualité de directrice scientifique. Elle était précédemment vice-présidente et responsable de l’activité liée aux adjuvants au niveau mondial et du centre d’innovation technologique de GSK Vaccines.
renouvelés à la vice-présidence. À 41 ans, S. Sigrist est titulaire d’un doctorat en Sciences. Elle a démarré sa carrière au Ceed en 2000 et a été nommée responsable de ce laboratoire en 2005. En 2011, elle fonde et préside en parallèle la jeune entreprise Defymed, spécialisée dans les implants bioartificiels.
FIRMENICHI
BAYER HEALTHCAREI PHARMACEUTICALSI
Gilbert Ghostine
Dieter Weinand
Président-directeur général
Président
■ Après plus de 12 ans à la tête de la société suisse spécialisée dans les arômes et parfums, Patrick Firmenich a annoncé son intention de quitter sa fonction de p-dg. Gilbert Ghostine deviendra p-dg à partir du 1er octobre. Ce dernier était dernièrement président de la zone Asie-Pacifique du groupe Diageo, spécialisé dans les boissons.
■ Dieter Weinand, 53 ans, devient président de Bayer HealthCare Pharmaceuticals à partir du 1er août et rejoind le comité exécutif de Bayer HealthCare. Il prendra la suite d’Andreas Fibig, qui quittera prochainement le groupe pour devenir p-dg d’International Flavor and Fragrances (IFF). D. Weinand est actuellement président en charge de la gestion de portefeuille et de la commercialisation pour Otsuka Pharmaceutical Development & Commercialization, basé à Princeton, aux États-Unis. Fort d’une expérience de plus de 25 ans dans l’industrie pharmaceutique, il a également travaillé au sein de Pfizer et de Bristol-Myers Squibb.
ALSACE BIOVALLEYI
Séverine Sigrist
© F. Nussbaumer/Alsace BioValley
Présidente
■ Après deux mandats à la tête d’Alsace BioValley, Jean-Yves Bonnefoy a passé le flambeau à Séverine Sigrist. Il se concentrera au développement de la jeune entreprise Anagenesis Biotechnologies, dont il est le p-dg. De son côté, S. Sigrist est la présidente fondatrice de la société Defymed et directrice du Centre européen d’étude du diabète (Ceed). À la tête du pôle de compétitivité, elle sera épaulée par Nicolas Schaltenbrand, directeur général de Quintiles France, et Serge Potier, président délégué en charge des investissements d’avenir à l’université de Toulouse, qui ont tous deux été
ETHYPHARMI
Nouveaux directeurs ■ Le laboratoire français a procédé à la nomination de deux nouveaux directeurs. En premier lieu, Catherine Herry a été nommée directrice centre R&D d’Ethypharm, qui regroupe les activités de développement des produits, de la pré-formulation jusqu’à leur transfert industriel. à ce titre, elle rejoint également le comité de direction. C. Herry a rejoint Ethypharm en 2002 en tant que responsable des projets de développement. Elle a ensuite pris la tête du service formulation en 2004. En parallèle, Ethypharm a promu Pascal Oury directeur scientifique. Il avait été nommé directeur des affaires scientifiques et pharmaceutiques en 2007 et pharmacien responsable en 2005.
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AGENDA
Manifestations 25-27 SEPTEMBRE
30 SEPTEMBRE
7-9 OCTOBRE*
3-5 NOVEMBRE
PARIS Les entretiens de Bichat 2014: rencontres scientifiques sur les avancées de la médecine, les moyens de diagnostic et les traitements
DIJON Université d’été de l’AFSSI: série de tables rondes répondant aux entrepreneurs technologiques des sciences de la vie
PARIS CPhI Worldwide 2014: événement sur les ingrédients pharmaceutiques
FRANCFORT, ALLEMAGNE Bio-Europe 2014: salon de promotion des partenariats entre laboratoires pharmaceutiques, financiers et sociétés de biotechnologies
www.lesentretiensdebichat.com
www.afssi.fr/universites-ete
29 SEPTEMBRE3 OCTOBRE
30 SEPTEMBRE2 OCTOBRE*
BOSTON, ÉTATS-UNIS Cold chain Global Forum 2014: 12e forum sur les bonnes pratiques de distribution, la chaîne du froid et la gestion logistique de la température
NUREMBERG, ALLEMAGNE TechnoPharm 2014: salon international consacré à la technologie des sciences de la vie
PARIS Journées internationales de biologie 2014: congrès et exposition sur la biologie médicale francophone et européenne
www.technopharm.de/en
www.coldchainglobalforum.com
7-8 OCTOBRE
30 SEPTEMBRE
LONDRES, ROYAUME-UNI Pharma Engagement Live 2014: conférence sur les stratégies marketing dans l’industrie pharmaceutique
PARIS Conférence sur l’apport de la chimie dans l’innovation en biologie expérimentale organisé par la Fédération française pour les sciences de la chimie
www.healthnetworkcommunications.com/conference/ pharma-engagement-live
www.ffc-asso.fr
www.cphi.com/europe/home
8-10 OCTOBRE
www.ebdgroup.com/bioeurope/ index.php
17-20 NOVEMBRE*
www.jib-sdbio.fr
PARIS Emballage 2014: salon international de l’emballage
14-16 OCTOBRE*
www.all4pack.fr/ salon-emballage
BIARRITZ Congrès international A3P sur la maîtrise de la contamination, les utilités pharmaceutiques et les dispositifs médicaux www.a3p.org/index.php/congr es-supports-conferencesphotos/congres-articles/54congres-a3p-14-15-et-16-octobr e-2014.html
27-28 OCTOBRE ROMAINVILLE Enzinov: conférence sur les innovations industrielles en enzymologie organisée par Adebiotech
26-27 NOVEMBRE* LYON 4e édition des journées Chaîne du froid des produits de santé www.journeesdufroid.aff.sfstp. myevent.evenium.com/pro/fic he/quest.jsp;jsessionid=D3yGw mM0VQVHfaDNSDA1c3OT.gl2
2-3 DÉCEMBRE LILLE Biofit 2014: salon professionnel, convention d’affaires et séminaire sur le transfert technologique de l’innovation les biotechnologies www.biofit-event.com
www.adebiotech.org/enzinov
* Industrie Pharma Magazine est partenaire de ces événements
Formations UPS CONSULTANTS Tél.: 02 38 90 93 26 info@ups-consultants.com
ASPEC Tél.: 01 44 74 67 00 formation@aspec.fr
7-8 OCTOBRE, PARIS Bonnes pratiques des isolateurs en répartition aseptique automatique
25-26 SEPTEMBRE, PARIS Les clés pour comprendre et réussir les qualifications et la surveillance des ZAC
28-29 OCTOBRE, PARIS
1ER-3 OCTOBRE, PARIS
Métrologie au laboratoire de microbiologie
Zone de confinement (laboratoires de sécurité microbiologique, animaleries, …)
23-24 SEPTEMBRE, PARIS Bonnes pratiques des isolateurs au laboratoire de contrôle (essai de stérilité)
30 SEPTEMBRE-2 OCTOBRE, BELLEGARDE Traitement de l’air et qualification des zones à atmosphère contrôlée
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14-16 OCTOBRE, CROLLES Biocontamination des environnements maîtrisés (air et surfaces): de la stratégie d’échantillonnage à l’interprétation des résultats 18-20 NOVEMBRE, PARIS Conception des systèmes de production et de distribution des eaux de process 9-11 DÉCEMBRE, PARIS Qualification des installations et équipements de production pharmaceutique et apparentés
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INDEX /SOCIÉTÉ
Liste des annonceurs ANNONCEURS
FAURE QEI HAMILTON HELSINN HERMES HOSOKAWA MICRON ISOCHEM LAB SERVICE PERMO PIERCAN ROQUETTE SARTORIUS SCHULKE & MAYR SPIS SWAN INSTRUMENTS TOURNAIRE TUBES TECHNOLOGIES UPS
PAGE
A3P ABONNEMENT ACM PHARMA AIGLON ALBHADES ATLANTIC ZEISER BIION BORER CHEMIE/SYMBIOSE BÜRKERT CHARLES RIVER LABORATORIES COM EXPOSIUM/EMBALLAGE CONFARMA FRANCE COOLWORLD RENTALS DENIOS ERLAB FICHIER SPECIAL USINES
3E DE COUV 10, 60, 68 37 69 59 51 41 39 67 19 60 SURCOUV, 54, 55 ENCART JETÉ 14 15 22
25 17 21 66 65 35 45 71 23 9 46 7 ENCART BROCHÉ 4E DE COUV 29 5 2E DE COUV
Entreprises citées dans ce numéro A Abbott p 11, 14 AbbVie p 11 Abivax p 50 Accinov p 49 Actavis p 15 Adjuvatis p 50 Afcro p 49 Ajay p 33 Aktehom p 53 Aland p 18 Alfa Laval p 63 All’Chem p 33 Allergan p 13 Alergo Pharma p 13 Alma Bio Therapeutics p 49 Almirall p 11 Anneal Pharmaceuticals p 15 Alsace BioValley p 71 Alupharm p 33 Amgen p 13 Amoneta Diagnostics p 49 Amorex p 44 Anagenesis p 71 Analytik Jena AG p 67, 69 ANR p 49, 50 ANSM p 22, 38, 40, 47, 70 Anvisa p 16 Aralco p 44 Archimedes p 13 Ardian p 11 ArmaGen p 17 Arrow p 48 Asecos p 67 Ashland p 19 ACDV p 29 AstraZeneca p 11, 32 Atlanchim Pharma p 33 Aurélius p 33 Axyntis p 30, 33, 39, 40, 41
B BASF p 33 Baube p 44 Baxter p 70 Bayer p 16, 71 BCF Life Sciences p 33 Beckman Coulter p 21 Berkem p 33 Bertin Pharma p 62 BioAlliance p 16, 22 Bioaster p 70, 71 Biogaran p 8, 48 Boehringer Ingelheim p 8 Borochem p 33 BpiFrance p 30
BMS p 24, 70, 71 Bürkert p 61
C Cellectis p 20 Celtipharm p 56 Centipharm p 33 Ceva p 11, 18 Chugai p 22 Cipla p 15 CNAMTS p 70 CNRS p 74 Cristers p 48 Croda p 43 Crossject p 23 Cytosial Biomedic p 49
DE Dalmec p 68 Danaher p 21 Dava Pharma. p 15 Defymed p 49, 71 Delpharm p 3, 48 Dermira p 16 DHL p 21 Diageo p 71 Dimension Therapeutics p 16 Diverchim p 33 DSM p 18 Echa p 29 Efsa p 57, 58 EFPIA p 48 Egis p 8 Endo p 15 Enersens p 31 Engineering Mesures p 66 Erytech Pharma p 50 Ethypharm p 71 Eurotherm p 63 Euticals p 33 Expansia p 35 Extrasynthèse p 33
F Fareva p 36 Fike p 68 Finorga p 34, 35 Firmenich p 44, 71 Flowrox p 65 FranceCellVax p 50 Fresenius Kabi p 18 Fuji Silysia p 30
GHI Gefran p 20 Gemme p 48 Genfit p 17
Genticel p 24 Genopole p 47 Genoway p 50 Genzyme p 24, 26 Gerresheimer p 20 Glenmark Pharma. p 13 Grundfos p 63 GSK p 12, 71 Guerbet p 22, 33, 36 Gustave Roussy p 20 H2 Pharma p 48 Hospira p 48 IFF p 44, 71 Illumina p 11 Imabiotech p 50 Imaxio p 50 IMS Health p 47, 59 Inserm p 20, 74 Institut Imagine p 74 Institut Pasteur p 50, 70, 71 InterMune p 12 Interor p 33 IntraGen p 20 Ipec p 42, 43 Ipsen p 25, 70 Isaltis p 34 Isochem p 31, 33 ISPE p 38, 39
JKL Kaironkem p 34 Kyowa Hakko Kirin p 11, 13 La Mesta Chimie Fine p 34 Léa Nature p 57, 59 Leem p 38, 39, 41, 47, 48, 49 Lödige p 64 Lupin p 47 Lyonbiopôle p 50, 70
M M2l Life Sciences p 34 Mannkind p 17 Marchesini p 68 Master Metrology p 20 Matrix p 47 Medicen p 50 Medichem p 19 Medis p 48 Merck & Co p 64, Merck KGaA p 16, 20, 34, 70 Merial p 50
Mettler Toledo Thornton p 69 Minafin p 32 Minakem p 32, 34 MHRA p 39 Multivac p 65 Mylan p 14, 15
N Nactis p 44, 45 Neovacs p 50, 52 Nexira p 56, 58, 59 Niche Generics p 47 Norchim p 34 Novacyl p 35 Novartis p 12, 25, 49, 70 Novasep p 18, 32, 34 Novo Nordisk p 13 NutriMarketing p 57, 58, 59
O Oclaesp p 48 OmegaChem p 33 OMS p 24, 48 Oncobiologics p 15 Oniam p 70 Oril Industrie p 35 Otsuka Pharmaceutical p 71
PQR Pamas p 68 PB Gelatins p 44 PCAS p 31, 35 Pfizer p 18, 71 Pharmasynthèse p 36 Pierre Fabre p 36, 56 Plantes & Industrie p 36 ProStrakan p 13 Protéus p 31 Qiagen p 11 Quintiles p 71 Ranbaxy p 48 Reckitt Benckiser p 12 Regeneron p 25 Rhenovia Pharma p 49 Roche p 11, 12, 22, 23 Roowin p 36 Roquette p 57, 58, 59 Roxane Labo. p 15
S Salix p 14 Sandoz p 15, 48 Sanofi p 3, 16, 17, 24, 25, 26, 29, 36, 48, 49, 50 Santaris Pharma p 12
Schreiner MediPharm p 68 Sensorex p 63 Setalg p 58 Seppic p 42, 43 Seragon p 12 Séripharm p 34 Servier p 6, 7, 8, 47, 49 Sevarome p 44 SGS p 70 Shire p 11, 15, 17 Sicos p 28, 29, 44 Sidiv p 49 Siemens p 21, 64 Simafex p 36 Snitem p 49 Sofiprotéol p 11 Sofral p 44 Sogeti p 20 Sogeval p 11 Spectrum Pharmaceuticals p 22 SPI Pharma p 36 Stallergenes p 13 Strides Arcolab p 15 Substipharm p 48 Synadiet p 57, 58 Synarome p 44 Synkem p 36 Synthexim p 33 Synth-Innove p 36 System C Industrie/ Bioprocess Systems p 49
TUV Teva p 47, 48 Thermo Fisher p 20 Tilt Import p 69 Trescal p 20 UCB p 16 UIC p 29 Upsa p 70 Valdepharm p 36 Valeant p 12 Valeo Pharma p 12 Valneva p 50 VeniPharm p 48 Veropharm p 14 Vetter p 8 VLG Chem p 35
Magazine édité par ETAI Antony Parc II - 10, place du Général de Gaulle BP 20156 - 92186 ANTONY Cedex Tél. : 01 77 92 92 92 - Fax : 01 77 92 98 25 Site internet : www.industriepharma.com Pour joindre vos correspondants, composez le 01 77 92, suivi des quatres chiffres indiqués après chaque nom. Pour leur adresser un e-mail, taper l’initiale du prénom, le nom puis @infopro-digital.com (ex. : pdupont@infopro-digital.com)
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WXYZ Watson-Marlow p 66 Xellia p 18 Zach System p 36 Zentiva p 48 Zydus p 48 IndustriePharma N°82 Septembre 2014
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FUTUR
Éléments clés de la réponse immunitaire, les lymphocytes peuvent également être à l’origine de pathologies quand leur prolifération n’est pas justifiée ou voulue. Des chercheurs ont découvert l’action d’un gène qui pourrait être cruciale dans les maladies liées aux lymphocytes et dans les greffes.
Inhiber ou activer la prolifération des lymphocytes pourrait devenir accessible grâce à une découverte de chercheurs franco-britanniques. En effet, une équipe Inserm de l’institut Imagine, en collaboration avec des médecins de Manchester (Royaume-Uni), a montré l’importance de l’action du gène CTPS1 dans la multiplication des lymphocytes. Bloquer ce gène pourrait inhiber la multiplication de ces cellules, éléments clés de la réponse immunitaire. Pouvoir agir sur le développement des lymphocytes pourrait ouvrir des perspectives dans le traitement de pathologies impliquant un défaut du système immunitaire. «Lorsque les lymphocytes T et B reconnaissent un antigène étranger à l’organisme, ils deviennent activés et se mettent à proliférer rapidement et de façon très importante, pour être en mesure d’éliminer cet agent», comme le rappelle l’Inserm. C’est en étudiant le cas d’enfants immunodéprimés et «extrêmement vulnérables à des infections» que les chercheurs ont montré l’importance du gène CTPS1. Ces patients «ont dû subir une greffe de moelle pour survivre, mais certains sont décédés», explique Sylvain Latour, directeur de recherche au CNRS et responsable de l’équipe Activation lymphocytaire et susceptibilité à l’EBV de l’institut Imagine au sein de l’hôpital Necker. L’étude des profils génétiques de ces enfants a permis aux chercheurs de constater une mutation génétique. «Nous avons montré que cette mutation était liée à un défaut d’activation de lymphocytes T. Ces cellules proliféraient mal en cas d’absence de CTPS1 chez les patients», détaille Sylvain Latour. Il ajoute: «cette protéine était déjà connue pour son rôle important dans la production de CTP, un composé des acides nucléiques impliqué dans la synthèse d’ADN, d’ARN et de phospho-lipides». Avec ces nouveaux résultats, les chercheurs ont constaté que les patients avec une déficience du gène CTPS1 affichaient un niveau faible de CTP par rapport au groupe témoin, et qu’alors les lymphocytes proliféraient mal. En ajoutant le CTP dans le milieu de culture, la prolifération des lymphocytes était réactivée. «Quand on ajoute du CTP dans le milieu, il entre dans la cellule et permet aux cellules lymphocytes déficientes en CTPS1 de proliférer de nouveau normalement », précise Sylvain Latour. Il constate: «Pour les patients souffrant uniquement de problèmes immunitaires, cette protéine a l’air très importante pour la prolifération des lymphocytes T et B ». Cette conclusion ouvre des perspectives pour contrôler la prolifération dans certaines pathologies liées à un système immunitaire trop «actif». «Dans le cas de greffes, nous pourrions avoir un inhibiteur de ce gène, pour éviter une réaction immunitaire induisant un rejet de la greffe. Cet inhibiteur pourrait avoir un effet très spécifique avec peu d’effets secondaires», souligne Sylvain Latour. Il cite également le cas de maladies auto-immunes en obtenant un effet immuno -
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© Inserm/Dimitri Dantchev
Un gène pour agir sur le système immunitaire
Le lymphocyte T, visible ici au centre, porte des récepteurs qui fixent les hématies étrangères pour former des figures caractéristiques en rosettes.
suppresseur. «Nous devrions également freiner la multiplication des lymphocytes et ainsi lutter contre les cancers associés à cette prolifération. L’idée est de cibler ce gène pour développer des inhibiteurs plus spécifiques avec moins de toxicité», ajoute-t-il. Pour l’heure, son équipe s’intéresse à la compréhension de ce gène CTPS1. Après ces études chez l’Homme, l’équipe de l’institut Imagine travaille sur un modèle de souris dans lequel ce gène serait déficient. L’objectif est de «comprendre plus finement les mécanismes et la fonction de ce gène autour de la réponse immunitaire. Nous voulons comprendre sa régulation », détaille le chercheur. Cette meilleure compréhension devrait permettre de trouver un inhibiteur efficace. Les travaux publiés dans Nature en mai dernier ouvrent ainsi une nouvelle voie de recherche. ■ AURÉLIE DUREUIL Bibliographie: CTP synthase 1 deficiency in humans reveals its central role in lymphocyte proliferation, E. Martin et coll., Nature, édition en ligne du 28 mai 2014.
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