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Industrie Pharma n°78

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www.industriepharma.com

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78 N°

MARS 2014

DOSSIER

SALLES

PROPRES

Progresser

dans

l’efficacité Pharmacie hospitalière L’Hôtel Dieu affiche ses spécificités

VIGILANCE PHARMACEUTIQUE Une meilleure sensibilisation de tous les acteurs

Novasep propose une solution pour filtrer, du laboratoire au pilote


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EDITORIAL

Industrie Pharma dévoile sa nouvelle formule Depuis sa création en 2003, le magazine a pour vocation d’informer tous les acteurs de la filière pharmaceutique : des fabricants de principes actifs et de médicaments, aux fournisseurs d’équipements, de produits et de services. Sans cesse, le contenu a été adapté pour suivre au mieux les évolutions de l’industrie pharmaceutique. C’est ainsi que nous nous sommes intéressés au secteur de l’emballage, et plus globalement à la traçabilité. Puis, nous sommes entrés dans le domaine de la bioproduction, à travers les nouveaux outils développés pour produire des molécules issues du vivant. Mais parallèlement à notre examen minutieux des tendances, recueillir en direct votre opinion reste le meilleur moyen de pouvoir satisfaire vos attentes. C’est pourquoi, en octobre dernier, la rédaction d’Industrie Pharma vous a proposé de participer à une « enquête lecteurs », pour avoir connaissance de vos habitudes de lecture et de l’intérêt que vous portez aux rubriques et sujets. Le principal enseignement que l’on a pu tirer est une appréciation très positive Sylvie Latieule de notre magazine. Il est lu à chaque parution par 74 % des répondants, tandis Rédactrice en chef 16 % le consultent plus occasionnellement. Plus de 90 % des personnes interrogées se sont montrées très satisfaites et satisfaites du choix des sujets. D’ailleurs, plus de la moitié des lecteurs consultent notre dossier à chaque fois, tandis que notre rubrique sur la vie des entreprises est lue par 74 % des abonnés. Interrogés sur l’utilité du magazine et sur son contenu technologique, 85 % des répondants se sont déclarés très satisfaits et satisfaits. Pour les trois quarts des lecteurs, Industrie Pharma permet d’anticiper les tendances et les mutations de leur secteur. Tandis que 68 % des personnes sondées considèrent ce journal comme un outil de « benchmark » et de développement commercial. Le numéro que vous tenez entre vos mains traduit votre souhait d’une évolution douce, pour vous permettre une lecture plus rapide et efficace. Désormais, chaque numéro débutera par un reportage, une interview, un article… sur des sujets divers en ligne avec l’actualité. Puis au fil du magazine, vous retrouverez un grand dossier et une enquête sur des sujets phare. La nouvelle rubrique « À signaler » vous proposera un résumé des faits les plus marquants qui se sont déroulés depuis la publication du dernier numéro, tant du côté des entreprises pharmaceutiques et de leurs fournisseurs, que du côté des médicaments. La nouvelle rubrique Filière traitera des grands enjeux des industries de santé avec les prises de parole de deux experts : Gilbert Lippman de Proconseil et Patrick Hibon de Frohen du groupe IMT qui vous accompagneront tout au long de l’année. Dans ce magazine, un premier article sur le dispositif médical témoigne de notre volonté de vous informer davantage sur ce secteur. Dès le prochain numéro, nous consacrerons tout un dossier à ce domaine en croissance. Pour clore le magazine, l’information technologique occupera toujours une place importante pour vous offrir une veille sur les nouveaux équipements et services utiles à la production. Je vous invite donc à parcourir ce numéro pour apprécier ces quelques changements. Toute l’équipe d’Industrie Pharma se joint à moi pour vous souhaiter une bonne lecture, en espérant pouvoir vous compter cette année encore parmi nos fidèles abonnés. ■

« Pour les trois quarts des lecteurs, Industrie Pharmapermet d’anticiperlestendances et les mutations de leur secteur ».

n°78 IndustriePharma N°78 Mars 2014

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SOMMAIRE

9 Entreprises 9 PHARMACIES ÉTRANGÈRES

Pfizer gonfle son bénéfice net de 51 %

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REPORTAGE

FILIÈRE 35 Santé

Pharmacie hospitalière

L’Hôtel Dieu affiche ses spécificités

35 BILAN 2013

Le secteur pharmaceutique français traverse une passe difficile © Leem

À SIGNALER

23 DOSSIER © Pfizer

SALLES PROPRES AstraZeneca continue de faiblir

PROGRESSER DANS L’EFFICACITÉ

10 LE BILLET D’AURÉLIE DUREUIL 12 Menaces sur l’emploi

sur le site de BMS à Agen 14 Actavis cède une usine

16 Fournisseurs

© Sanofi

chinoise à Zhejiang Chiral Medicine Chemicals

La salle propre est l’objet de toutes les attentions avec un monitoring toujours plus approfondi de ses paramètres de consigne et la mise en place de procédures de nettoyage parfaitement maîtrisées. Mais à trop vouloir la sanctuariser, son coût de fonctionnement finit aussi par augmenter. D’où la recherche de compromis entre qualité et efficacité.

36 LA CHRONIQUE DE GILBERT LIPPMANN 37 ÉCONOMIE

L’automédication en berne en 2013 38 LA CHRONIQUE DE PATRICK HIBON DE FROHEN

40 Événement 40 DISPOSITIFS MÉDICAUX

Fiabiliser la recherche clinique

16 SERVICES DE R&D

18 Médicaments 18 CARDIOVASCULAIRE

Demande d’AMM en Europe pour l’anticoagulant edoxaban de Daiichi Sankyo 19 Sativex reçoit son

AMM en France 20 Frost&Sullivan

anticipe un marché des biosimilaires de 24 Mrds $ en 2019

42 ENQUÊTE

41 RELARGABLES

Pharmacovigilance

Mieux sensibiliser tous les acteurs TECHNOLOGIE 47 FILTRATION-SÉCHAGE

Une solution unique pour filtrer, du laboratoire au pilote

21 Les États-Unis

choisissent les standards GS1 Photo de couverture : LFB. Ce numéro comporte un cavalier BiiON.

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IndustriePharma N°78 Mars 2014

41 Règlementaire

49 GUIDE DES PRODUITS & SERVICES

Réduire la nécessité du pipetage manuel

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NOMINATIONS

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AGENDA

48 Une vidange

confinée en sortie de filtre sécheur

Comment évaluer le risque lié à leur présence potentielle dans le produit ?

© Leem

Bertin Pharma reprend un site à Martillac

57

INDEX Sociétés citées Annonceurs

FUTUR 58

Coller des tissus biologiques avec des nanoparticules


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REPORTAGE PHARMACIE HOSPITALIÈRE

L’Hôtel Dieu affiche ses spécificités

© APHP

La pharmacie de l’hôpital de l’Hôtel Dieu à Paris produit chaque année 80 000 unités de préparations hospitalières et magistrales. Marie-Laure Brandely-Piat, responsable de l’unité de préparation, détaille pour Industrie Pharma les spécificités de cette production de petits lots.

MARIE-LAURE BRANDELY-PIAT, RESPONSABLE DE L’UNITÉ DE PRÉPARATION.

Industrie Pharma : Quelle est l’activité de la pharmacie de l’hôpital de l’Hôtel Dieu ? Marie-Laure Brandely-Piat : Il s’agit d’une pharmacie hospitalière de l’AP-HP (ndlr, Assistance publique – Hôpitaux de Paris). Nous avons deux spécialités : la préparation des chimiothérapies, une activité classique dans les hôpitaux qui ont des services de cancérologie, et le développement et la préparation d’un certain nombre de formes ophtalmique. Cette deuxième spécialité est très spécifique à notre unité. Nous préparons des collyres et des injections par voie ophtalmique. Dans ce domaine nous sommes le 1er centre de préparation en France. Nous produisons 80 000 unités chaque année. L’unité de préparation compte neuf préparateurs, quatre pharmaciens seniors, trois internes en pharmacie, et deux agents. Quels sont les types de médicaments produits ? M.L. B.-P. : Nous préparons uniquement des médicaments qui ne sont pas commercialisés ou dont la forme galénique n’est pas adaptée à l’usage. Ainsi, nous intervenons pour des préparations pour le service de néonatalogie de Port-Royal. Par exemple, nous réalisons des préparations sous formes buvables à partir de formes sèches non sécables, difficiles à dispenser à un nouveau-né prématuré. Nous effectuons pour deux types de préparations. Les préparations magistrales sont destinées à un patient donné à partir d’une ordonnance délivrée par un médecin. C’est le cas des chimiothérapies. Nous en réalisons environ 80 par jour pour les hôpitaux dont nous dépendons (Hôtel-Dieu, Cochin et Port Royal). Nous réalisons également des préparations hospitalières. Elles sont réalisées à partir d’une for-

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IndustriePharma N°78 Mars 2014

mule établie et préparée à l’avance. Nous travaillons donc par lot. Il s’agit essentiellement de formes ophtalmiques. Nous produisons environ 25 collyres différents, en préparation hospitalière et préparation magistrale, et 8 formes ophtalmiques injectables. Nous délivrons ces préparations aux patients, via la pharmacie de l’hôpital, mais aussi à d’autres pharmacies hospitalières. Comment les compositions de ces préparations sont-elles déterminées ? M.L. B.-P. : Dans le domaine ophtalmique, nous sommes par exemple contactés par des ophtalmologues qui observent un effet positif d’un médicament non destiné à ce domaine. Il arrive qu’un patient, suivi pour deux pathologies différentes, voie sa pathologie ophtalmique améliorée par le traitement de son autre pathologie. C’est le cas de la ciclosporine. Il s’agit d’un médicament prescrit contre le rejet des greffes avec des effets secondaires importants. Il s’avère avoir un intérêt local pour l’œil et l’utilisation sous forme de collyre permet de s’affranchir des effets indésirables généraux et de l’utiliser si nécessaire pour des populations telles que les enfants et les femmes enceintes. Nous sommes aussi amenés à préparer des collyres antibiotiques « renforcés », c’est-à-dire que localement il faut apporter de fortes concentrations pour traiter des infections graves. Nous réalisons donc plusieurs collyres de ce type. Nous produisons notamment un collyre d’EDTA, utilisé dans les kératopathies à bandelettes. Peu de patients sont concernés et l’EDTA est peu cher, donc l’industrie pharmaceutique est peu intéressée pour développer un médicament spécifique de cette indication. Enfin, les compositions de ces préparations peuvent être déterminées par des publications scientifiques. À quels standards répondent ces productions ? M.L. B.-P. : Nous sommes soumis aux Bonnes pratiques de préparation. Ce texte s’approche des Bonnes pratiques de fabrication de l’industrie mais nous sommes limités sur la taille des lots. Nous ne pouvons pas dépasser 300 unités par lot. C’est évidemment très faible pour un industriel. Notre lot le plus important compte 186 unités. Nous sommes inspectés par l’Agence régionale de santé (ARS). Et nous sommes soumis à une assurance qualité. Deux types de contrôles s’appliquent. Pour les préparations magistrales qui sont


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Pharmacie hospitalière

REPORTAGE

© APHP

PRODUIRE SUR LE MODÈLE INDUSTRIEL

FORMULATION ET CONDITIONNEMENT PRIMAIRE SONT RÉALISÉS EN MILIEU STÉRILE.

produites à la demande, seuls les contrôles non destructifs sont possibles. Pour les préparations hospitalières, nous réalisons une étude de stabilité préalable puis un contrôle de la teneur et un essai de stérilité sur chaque lot. Ces dernières sont déclarées auprès de l’ANSM avec leur formule, la population à laquelle elles sont destinées et nous déclarons quelles sont les préparations sous-traitées. Quelles sont les matières premières utilisées ? M.L. B.-P. : Nous avons deux possibilités principales. Pour réaliser des préparations stériles, nous partons de la forme injectable commercialisée. Sinon, nous avons des fournisseurs agréés par l’ANSM pour fournir les pharmacies. Il s’agit de la Cooper et d’Inresa qui nous fournissent des matières premières de qualité pharmaceutique. Les textes nous donnent également la possibilité d’acheter en dehors de ces fournisseurs mais nous devons apporter la preuve de la qualité pharmaceutique. Cela demande des capacités en matière analytique plus difficile à mettre en œuvre. Il nous arrive aussi de réaliser des préparations pour pallier des ruptures de médicament commercialisé. Par exemple, nous pouvons être amenés à subdiviser le médicament pour adapter la dose au patient et ainsi retarder ou limiter l’impact de la rupture. Les préparations hospitalières ophtalmiques font l’objet de conditionnements spécifiques. Comment les avez-vous développées ? M.L. B.-P. : Nous avons beaucoup travaillé sur le conditionnement. Nous avons essayé de fournir au patient un médicament le plus proche possible de ce qu’il trouve en officine. Traditionnellement dans les pharmacies hospitalières, les collyres étaient préparés dans des flacons en verre. Quand nous avons augmenté notre production, nous nous sommes tournés vers un fabricant qui alimente l’industrie pharmaceutique en flacons polyéthylène. Rapidement, nous avons développé des boîtes imprimées au nom du collyre avec des couleurs en fonction du dosage. Nous avons également ajouté des notices validées localement pour apporter des informations aux patients. Enfin, nous nous sommes équipés de machines de conditionnement sur-mesure pour la pose d’étiquette sur les flacons et sur la boîte avec les mentions obligatoires, c’est-à-dire le numéro de lot, la date de péremption et un code datamatrix propre à notre système de délivrance au sein de la pharmacie hospitalière. En effet, nous ne sommes pas soumis au datamatrix et nos préparations ne possèdent pas de code CIP comme les médicaments.

Niché sur l’Île de la Cité à Paris, sur le parvis de NotreDame, l’hôpital de l’Hôtel-Dieu à Paris fait parler de lui pour la fermeture de ses urgences et les différentes politiques de réorganisation de l’AP-HP. Au sein de cet établissement de santé, l’unité de préparation de sa pharmacie n’occupe qu’une petite place. Assez néanmoins pour s’être fait connaître pour ses préparations de collyres stériles. Si les capacités de production de 80 000 unités par an sont loin des capacités de l’industrie pharmaceutique, l’unité s’est dotée d’outils similaires. Et pour assurer la stérilité, la pharmacie hospitalière a opté pour le travail sous isolateurs dans des salles propres de classe C. « La réglementation nous oblige à séparer la production de chimiothérapies de celle des autres médicaments. Nous avons donc deux salles propres avec deux isolateurs pour les chimiothérapies et un isolateur pour les collyres », détaille Marie-Laure Brandely-Piat, responsable de l’unité de préparation. Le choix a été fait de travailler en surpression. En matière d’assurance qualité, l’unité a opté pour un contrôle entre opérateur mais aussi par l’enregistrement vidéo de la totalité des actions réalisées dans l’isolateur. « Nous gardons l’enregistrement vidéo du plan de travail une quinzaine de jours. En cas de résultat non conforme, nous avons une traçabilité totale de ce qui a été fait. Nous pouvons zoomer pour obtenir le numéro de lot de la matière première par exemple », indique la responsable de l’unité. Une fois produites et validées par le contrôle qualité, les chimiothérapies sont directement envoyées par transporteur dans le service concerné. Pour les collyres, les contrôles se font par lot et incluent un contrôle de teneur et un essai de stérilité. Vient ensuite l’étape de conditionnement secondaire avec une étape de mirage avant la pose d’étiquette automatique, la mise en étui avec l’insertion de la notice de façon manuelle et enfin, la pose d’une étiquette qui ferme l’étui et appose les mentions variables. « Pour toutes les préparations hospitalières, nous conservons un échantillon dans son conditionnement final », ajoute Marie-Laure Brandely-Piat.

Quelles sont les évolutions prévues pour la pharmacie de l’Hôtel-Dieu ? M.L. B.-P. : Il est prévu que l’unité soit transférée sur le site de l’hôpital de Cochin. Nous voudrions alors faire une grande plateforme d’ophtalmologie. Pour cela nous devons trouver les locaux et surtout la surface pour les équipements. Dans nos locaux actuels, la centrale de traitement de l’air date de 1995, un transfert permettrait de se doter d’une nouvelle centrale plus performante. Pour les collyres, nous prévoyons également l’achat d’un lyophilisateur pour proposer des collyres sous forme lyophilisée plus stable dans le temps. Nous travaillons par ailleurs sur des collyres associant deux principes actifs, ce qui peut simplifier l’administration, notamment pour des populations fragiles comme les prématurés. Nous sommes également très vigilants sur ce qui se fait en contrôle microbiologique car nos collyres ne contiennent pas de conservateur. Enfin, avec l’installation d’un 2e isolateur, nous envisageons de développer des préparations injectables prêtes à l’emploi pour les services cliniques. ■ Propos recueillis par Aurélie Dureuil IndustriePharma N°78 Mars 2014

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À SIGNALER Entreprises PHARMACIE AMÉRICAINE

L’an dernier, la rentabilité fut au rendez-vous pour Pfizer. Son bénéfice net a bondi de 51 %, à 22 Mrds $ (16 Mrds €). Celui-ci a notamment été boosté par les gains générés par la cession de Zoetis, sa division santé animale au deuxième trimestre. En revanche, les ventes sont en perte de vitesse. Le chiffre d’affaires 2013 s’est élevé à 51,58 Mrds $, soit une décroissance de 6 %. Il a encore souffert de l’érosion des ventes de l’anticholestérol Lipitor (atorvastatine), dont le brevet est tombé dans le domaine public aux États-Unis en 2011. Le chiffre d’affaires 2013 de ce blockbuster a ainsi dégringolé de 41 % et s’est établi à 2,31 Mrds $. Au niveau des activités, les divisions Marchés émergents (10,21 Mrds $),

© Pfizer

Pfizer gonfle son bénéfice net de 51 %

Pfizer a souffert de l’érosion des ventes de Lipitor.

Consumer care (3,34 Mrds $) et Oncologie (1,65 Mrds $) s’en sortent plutôt bien avec des chiffres d’affaires qui progressent respectivement de 3 %, 4 % et 26 %. A contrario, le climat a été plus tendu pour les trois autres

PHARMACIE BRITANNIQUE

AstraZeneca continue de faiblir Malgré les plans de restructuration, le géant anglo-suédois continue de publier des exercices annuels de plus en plus délicats. Et encore, sans les vastes mesures déjà engagées, à savoir déjà 4 plans depuis 2007 et des milliers de postes déjà supprimés dans le monde, AstraZeneca serait probablement encore plus fébrile. Pour la phase 4, enclenchée au printemps 2013 et prévoyant 5 050 suppressions de postes entre 2013 et 2016, AstraZeneca a décidé de voir plus grand et vise désormais 5 600 suppressions. En conséquence, les coûts alloués à ce programme passent de 2,3 à 3,2 milliards de dollars et devraient générer non plus 800 M$ mais 1,1 Mrds $ de réductions de coûts

annuels d’ici 2016. Cette extension du plan sera menée notamment à travers l’arrêt des activités de R&D à Bangalore en Inde, la refonte du département informatique et l’abandon de certains marchés de produits génériques dans les pays émergents. À court terme, l’impact de la concurrence des génériques sur ses produits phares a continué de se creuser l’an passé, et devrait se poursuivre en 2014. Son chiffre d’affaires s’est établi à 25,71 Mrds $, en retrait de 8 %. Son résultat opérationnel a fondu en un an, passant de 11,16 à 3,71 Mrds $, tandis que son résultat net a dégringolé de plus de 70 %, à 2,56 Mrds $. Pour le prochain exercice, toutes les prévisions données tablent sur des résultats inférieurs. ■ J.C.

■ Toute l’actualité de la pharmacie sur www.industriepharma.com

segments, dont les ventes sont en récession. Le chiffre d’affaires de Primary care (13,27 Mrds $), Specialty care (13,29 Mrds $) et Produits matures (9,46 Mrds $) ont respectivement reculé de 15 %, 6 % et 8 %. Pour l’année à venir, Ian Read, p-dg de Pfizer s’est montré assez confiant. « Nous entamons 2014 avec confiance dans le positionnement concurrentiel de nos activités commerciales, dans les perspectives de nos produits récemment lancés et dans la force de notre pipeline de recherche », a-t-il déclaré. Mais malgré l’optimisme affiché par son p-dg, le groupe s’attend une fois de plus à un recul de son chiffre d’affaires, qu’il estime compris entre 49,2 et 51,2 Mrds $. ■ A.F.

GSK EST RESTÉ STABLE EN 2013 Le chiffre d’affaires 2013 s’est élevé à 26,5 milliards de livres (31,8 Mrds €), ce qui représente une croissance quasi nulle, par rapport à 2012. Les ventes ont été tirées par les produits pharmaceutiques, qui affichent 17,9 Mrds £ (+ 1 % à taux de change de constants). De leur côté, les activités liées aux vaccins et aux produits sans ordonnance ont respectivement généré des chiffres d’affaires de 3,42 Mrds £ (+ 2 % à taux de change constants) et 5,19 Mrds £ (+ 2 % à taux de change constants). Au niveau de la rentabilité, le bénéfice opérationnel s’est établi à 7,03 Mrds £, soit un léger recul de 4 %. Pour l’année à venir, le Britannique table sur une croissance des ventes de 2 %, à taux de change de constants.

Bénéfice net en chute libre pour Abbott ■ Le bénéfice net du géant américain s’est effondré de 56,8 %, à 2,58 milliards de dollars (1,89 Mrds €). Celui-ci a été en grande partie impacté par des charges liées à la séparation d’Abbvie, son ancienne division purement pharmaceutique qui évolue en solo depuis le 1er janvier. En revanche, le résultat opérationnel a progressé de 38,8 %, à 2,63 Mrds $. Les ventes se sont, elles, stabilisées. Elles se sont élevées à 21,85 Mrds $ (+1,6 %).

Amgen surpasse ses prévisions ■ L’année 2013 a été meilleure qu’attendue pour Amgen. La société américaine a dégagé un bénéfice net de 5,08 Mrds $, en progression de 17 %. Même son de cloche du côté des ventes, qui se sont musclées de 8 %, à 18,68 Mrds $. Les ventes ont été notamment tirées par ses blockbusters Enbrel (etanercept) et Neulasta (pegfilgrastim), qui ont respectivement généré 4,55 Mrds $ (+ 7 %) et 4,39 Mrds $ (+ 7 %). À noter également, la belle avancée du Prolia (denosumab), lancé en 2010, dont les ventes ont bondi de 58 %, à 744 M$.

Chute des bénéfices pour Teva ■ Restructurations en masse, départ de son p-dg Jéremy Levin, perte de brevet… Teva a fait face à une année tumultueuse en 2013. Ce qui s’est ressenti sur les bénéfices nets et opérationnels qui se sont respectivement effondrés de 34 % à 1,25 Mrd $ et de 25 %, à 2,2 Mrds $. Le laboratoire israélien a cependant réussi à limiter la casse du côté des ventes, qui sont restées stables à 20,31 Mrds $. Les génériques constituent toujours l’activité la plus importante du groupe. Ils ont enregistré un chiffre d’affaires de 9,9 Mrds $, en recul de 5 %. IndustriePharma N°78 Mars 2014

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Entreprises

Rédactrice en chef adjointe adureuil@infopro-digital.com

2014, année du «nouveau» Sanofi Il aura fallu cinq ans à Christopher Viehbacher, directeur général de Sanofi depuis 2008 pour « réorienter le groupe et créer des plateformes ». « Nous avons travaillé les cinq dernières années aux bases non seulement de la recherche mais aussi de la solidité financière. Aujourd’hui, nous voulons être les meilleurs. Que le groupe soit reconnu pour sa science, ses projets… », a-t-il ajouté. Exit Sanofi-Aventis qui reposait sur ses blockbusters chimiques, le « nouveau Sanofi » dispose de « 45 % de son chiffre d’affaires » provenant des produits biologiques et de « 80 % des projets du pipeline en développement » dans les biologiques, selon son directeur général. Si le dirigeant du laboratoire tricolore ne cache pas son enthousiasme, les chiffres 2013 restent mitigés. Ainsi, Sanofi enregistre un recul de 5,7 % de son chiffre d’affaires en 2013 (0,5 % à taux de change constant) qui s’établit à 32,95 Mrds €. La marge brute a atteint 22,32 Mrds € (-10,3 % par rapport à 2012), tandis que le résultat opérationnel des activités chute à 9,3 Mrds € (-18,6 %). Christopher Viehbacher préfère se concentrer sur les chiffres du 4e trimestre qui marque « le retour à la Les plate-formes croissance du nouveau Sanofi ». Une de croissance ont croissance relative, en fonction de la représenté 72,9 % lecture des chiffres. Le groupe a du CA en 2013. enregistré un chiffre d’affaires de 8,46 Mrds € au 4e trimestre 2013 en recul de 0,8 % par rapport à l’année précédente mais en hausse de 6,5 % à taux de change constant. Pour l’année 2014, le laboratoire français table sur un bénéfice net par action compris entre 4 et 7 %. Le dirigeant mise sur les plateformes de croissance du groupe. Diabète, Vaccins, Santé grand public, Genzyme, Santé animale, Autres produits innovants et marchés émergents ont représenté 72,9 % du chiffre d’affaires du groupe contre 43 % en 2008. Et Christopher Viehbacher estime que le groupe possède « aujourd’hui un des cinq meilleurs portefeuilles innovation de l’industrie pharmaceutique ». Le groupe français a ainsi connu « une année charnière » en 2013 avec le nombre d’essais cliniques de phase III qui a « quasiment doublé à dépenses constantes », selon Elias Zerhouni, président Monde Recherche et développement. Le laboratoire français compte aujourd’hui neuf projets en développement avancé qui pourraient potentiellement être soumis à approbation entre 2014 et 2018. Sanofi entame ainsi une nouvelle phase de son développement. ■

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BILAN

Lilly souffrira de la perte de brevet d’Evista en 2014 Eli Lilly a redressé la barre en 2013. Son bénéfice opérationnel a progressé de 13 %, à 5,37 milliards de dollars et son bénéfice net de 15 %, à 4,68 Mrds $. Le chiffre d’affaires s’est, lui, stabilisé à 23,11 Mrds $ (+2 %). L’anti-dépresseur Cymbalta (chlorhydrate de duloxetine) occupe une nouvelle fois la première place des ventes de produits avec un chiffre d’affaires de 5,08 Mrds $ (+2 %). Mais il ne tardera pas à être détrôné, puisque son brevet est tombé dans le domaine public en décembre 2013. En mars prochain, le groupe va également faire face à la perte d’exclusivité du traitement contre l’ostéoporose Evista (chlorhydrate de raloxifène), qui a dégagé des ventes de 1,05 Mrds $ (+4 %) en 2013. De fait, le groupe américain prévoit une « baisse importante » de ses résultats et ventes en 2014. Le CA devrait être compris entre 19,2 et 19,8 Mrds $. Lilly devra désormais compter sur ses autres

Le siège de Lilly à Indianapolis (Indiana).

blockbusters, notamment l’anticancéreux Alimta (pemetrexed) qui a généré 2,7 Mrds $ de ventes (+ 4%) et sur sa division santé animale, dont le chiffre d’affaires s’est élevé à 2,15 Mrds $ (+6 %). La société pourra aussi s’appuyer sur son pipeline de produits en développement. « Nous anticipons plusieurs lancements de nouveaux médicaments, en 2014, et le retour à la croissance de notre société en 2015 et au-delà », a précisé John Lechleiter, le p-dg ■ A.F.

RÉSULTATS

Baisse de l’Américain Merck En 2013, le bénéfice net a diminué de 28,5 %, à 4,4 milliards de dollars. De même, le chiffre d’affaires s’est établi à 44,03 Mrds $, en recul de 7 %. Les ventes ont une fois de plus été impactées par des pertes de brevets et des effets de change défavorables. La majorité du chiffre d’affaires a été généré par la division dédiée aux produits pharmaceutiques, dont les ventes se sont élevées à 37,44 Mrds $ (-5 %). L’antidiabétique Januvia (sitagliptine) occupe la première place des ventes de produits, avec un CA stable à 4 Mrds $. Le Gardasil et le Janumet ont pour ventes (+14 %, à 1,83 Mrds $ et + 10 % à 1,83 Mrds $). Cela a compensé, en partie, les pertes

© Merck

Le billet d’Aurélie Dureuil

© Lilly

À SIGNALER

Le géant reste affecté par des pertes de brevets.

liées à la tombée dans le domaine public de plusieurs brevets, notamment celle de Singulair (montelukast) dont les ventes se sont effondrées de 69 %. Le CA des autres segments a été plutôt stable. Pour 2014, Merck table sur des ventes comprises entre 42,4 Mrds $ et 43,2 Mrds $. ■ A.F.

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Entreprises PHARMACIE SUISSE

À SIGNALER

BILAN

Novartis mise sur la recherche pour croître.

Les ventes d’Alcon ont atteint 10,5 Mrds $ (+3 %), celles de Sandoz 9,2 Mrds $ (+5 %), celles de Consumer Health 4,1 Mrds $, et 2 Mrds $ pour celles de la division Vaccins et diagnostics (+7 %). Pour 2014, Novartis se dit confiant. ■ J.C.

L’autre géant de Bâle s’est montré plus enthousiaste pour ses résultats 2013. Roche a enregistré un chiffre d’affaires de 46,78 milliards de francs suisses (38,2 Mrds €), l’an passé. Ce qui représente une croissance de 4 %, voire même de 6 % à taux de change constants, le laboratoire regrettant, à l’instar de son concurrent Novartis, des effets de change négatifs. Les ventes de la division Pharmacie ont progressé de 3 % (7 % à taux de change constants), à 36,3 Mrds CHF, portées par les bonnes performances des produits d’oncologie, des traitements contre la polyarthrite rhumatoïde, et les maladies oculaires. Géographiquement, les ventes se sont nettement accélérées aux États-Unis (+10 %) et dans les pays émergents (+12 %) mais sont restées modestes en Europe (+2 %) et au Japon (+2 %),

© Roche

Novartis a publié pour l’année 2013 un chiffre d’affaires de 57,9 Mrds $ (42,6 Mrds €) en hausse de 2 % et de 4 % à taux de change constants. Son résultat opérationnel affiche 10,9 Mrds $, soit en retrait de 3 % par rapport à une progression de 5 % à taux de change constants. Son bénéfice net ressort à 9,3 Mrds $, soit une baisse de 1 % mais une hausse de 7 % à taux de change constants. La concurrence des produits génériques a par ailleurs pesé pour 2,2 Mrds $ l’an dernier dans ses comptes. Ce qui a avant tout impacté les ventes de sa division Pharmacie, dont le CA n’a pas évolué en un an, à 32,2 Mrds € (+3 % à taux de change constants). 2014 pourrait être pire, puisque Novartis s’attend à un impact de 3 Mrds $. Toutes les autres divisions du groupe sont toutefois en hausse.

© Novartis

Bonne rentabilité pour Novartis souffre des taux de change et des génériques le Suisse Roche

Résultats positifs pour le géant de Bâle.

à taux de change constants. La division Diagnostics a vu son CA progresser de 2 % (4 % à taux de change constants) en un an. Côté rentabilité, le bénéfice d’exploitation a atteint 17,9 Mrds CHF, soit une croissance de 4 %, tandis que le bénéfice net a bondi de 18 % (22 % à taux de change constants). Et ce, malgré des coûts de R&D et de marketing plus élevés. Pour 2014, le laboratoire table sur une croissance à un seul chiffre. ■ J.C.


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À SIGNALER

Entreprises

BILAN

RESTRUCTURATIONS

Menaces sur l’emploi sur le site de BMS à Agen Le projet de l’ANSM visant à inscrire les médicaments à base de paracétamol au répertoire du générique suscite de plus en plus d’inquiétudes en France. Ceci bouleverserait les ventes mais aussi la production et la distribution des médicaments à base de paracétamol comme le Doliprane, l’Efferalgan ou encore le Dafalgan. Dans l’Hexagone, ces produits sont fabriqués par Sanofi dans ses usines de Lisieux (Calvados) et de Compiègne

© BMS

L’inscription du paracétamol au répertoire menace Agen.

(Oise) et par Bristol-Myers Squibb, dans son site de production d’Agen (Lot-et-Garonne). À Agen, une réunion s’est tenue le 30 janvier entre la direction et les syndicats de BMS France. La direction a notamment évoqué la possibilité d’une perte de 550 emplois si le projet aboutit. L’usine d’Agen produit 200 millions de boîtes d’Efferalgan et de Dafalgan par an, soit 37 % de la consommation de paracétamol dans l’Hexagone. L’Efferalgan et le Dafalgan représentent plus de la moitié des volumes de l’usine qui fabrique aussi d’autres produits d’OTC comme l’aspirine UPSA, de la vitamine C UPSA, l’Upfen (ibuprofène), etc. Ses capacités de production totales se sont élevées à 350 millions d’unités en 2013. ■ A.F.

NUTRITION

DSM Nutritional Products va supprimer 300 postes Le groupe DSM va procéder à la suppression de 300 postes dans le monde au sein de sa division Nutritional Products (nutrition). La mesure touchera principalement les services administratifs et la R&D dans le cadre d’une réorganisation géographique. DSM Nutritional Products explique que sa mondialisation accélérée par l’acquisition de quatre sociétés depuis 2011 aux États-Unis (Martek Biosciences et Fortitech) au Canada (Ocean Nutrition dans les lipides) et au Brésil (Tortuga) nécessite une adaptation de ses structures en

12 IndustriePharma N°78 Mars 2014

conséquence. Dans ce contexte, la région transfrontalière de Bâle, son fief européen issu de la reprise de Roche Vitamines en 2003, paiera le tribut le plus important. Sur un effectif régional de 3 000 personnes, la division prévoit 120 suppressions. Les unités de production de VillageNeuf, Grenzach et Sisseln, situées respectivement sur les rives françaises, allemandes et suisses du Rhin, ne devraient perdre que quelques emplois. 90 autres suppressions interviendront aux États-Unis. ■ CHRISTIAN ROBISCHON

Novartis supprimera jusqu’à 500 postes en Suisse Jusqu’à 500 postes vont être supprimés dans la division Pharmaceuticals de Novartis, surtout parmi les fonctions supports au siège social à Bâle (Suisse) et les fonctions opérationnelles dans le développement pharmaceutique. Cette restructuration est déclenchée afin de libérer les ressources nécessaires aux lancements de produits en 2014, notamment des médicaments pour les affections respiratoires (de marque et génériques), le cancer du poumon, les maladies cardiaques et dans le domaine de la dermatologie. Pour soutenir ces

lancements, ainsi que d’autres domaines de croissance, Novartis prévoit en parallèle la création de plusieurs centaines d’emplois dans le développement oncologique, la production d’OTC (avec l’ajout d’un troisième poste de production dans l’usine suisse de Nyon) et la gestion de la chaîne d’approvisionnement de Sandoz, la filiale de Novartis dédiée aux génériques. « Dans l’ensemble, les effectifs du groupe Novartis en Suisse devraient rester relativement stables en 2014, après cinq années de croissance consécutives », a précisé Novartis. ■ A.F.

INSULINE

MSD négocie la cession de Diosynth à Amphastar MSD France, filiale du géant américain Merck, est entré dans une « phase active de négociations » avec le laboratoire américain Amphastar Pharmaceuticals pour la reprise de Diosynth France. Implanté à Éragny-sur-Epte, dans l’Oise, Diosynth recense 72 salariés et produit sur place de l’insuline porcine et de l’insuline humaine recombinante. Amphastar, spécialisé dans les génériques injectables et en inhalation ainsi que dans les produits de marque, a signé une lettre d’intention

pour la reprise de Diosynth, le 23 décembre 2013. Le 23 janvier, un projet de cession a été présenté aux salariés à Éragny-sur-Epte. Projet qui prévoit le « transfert de l’intégralité du site et de ses activités. Il n’entraîne pas de conséquence sur l’emploi : l’ensemble des salariés actuellement en activité de Diosynth France rejoindra les effectifs de la société Amphastar Pharmaceuticals », précise MSD France. Des accords d’approvisionnement sont également à l’étude. ■ J.C.

Sanofi en guerre contre Lilly ■ Le laboratoire tricolore défend férocement son antidiabétique Lantus (insuline glargine). Il a intenté le 30 janvier une action en contrefaçon contre son homologue américain Eli Lilly devant le tribunal de district du Delaware (ÉtatsUnis). La plainte porte sur la violation de quatre brevets. Elle fait suite à l’annonce, mi-décembre, par Lilly d’un dépôt auprès de la FDA

d’une demande d’approbation de nouveau médicament pour une insuline glargine, le LY2963016 développé en collaboration avec Boehringer Ingelheim. Cette action en justice bloque Lilly car elle permet d'ouvrir une période de suspension de 30 mois, jusqu'au 30 juin 2016, sauf si une décision de justice intervient auparavant.

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Entreprises MALADIES RARES

« 700 millions de dollars (513 M€), soit environ 80 $ par action », c’est la somme que va investir Genzyme, filiale de Sanofi, pour prendre 12 % des parts de la société américaine de biotechnologies Alnylam. Spécialisé dans les maladies génétiques rares, Alnylam développe des traitements basés sur l’interférence par l’ARN. Genzyme en a aussi profité pour élargir son partenariat existant avec la société. En prenant en compte la montée au capital et ces différents paramètres, le montant de cet accord pourrait s’élever à plus de 1 Mrd $. Signé en 2012, l’accord de collaboration entre Genzyme et Alnylam porte sur le développement et la commercialisation du produit phare de la société américaine, le patisiran,

© Genzyme

Genzyme entre au capital d’Alnylam

Installations de bioproduction chez Genzyme.

qui est actuellement en phase III. Il vise à traiter la polyneuropathie amyloïde familiale liée à la transthyrétine, une maladie rare et mortelle qui cause des lésions au système nerveux. ■ A.F.

Cargill vend une filiale vétérinaire française ■ Cargill a cédé sa division française spécialisée dans le développement et la commercialisation de médicaments vétérinaires de la gamme Zootech. Elle a rejoint le 1er janvier le giron de Bimeda, un producteur et distributeur irlandais de produits vétérinaires. Le groupe américain avait mis la main sur cette filiale en 2011, lors du rachat de la société franco-néerlandaise spécialisée dans l’alimentation animale Provimi.

Sanofi et Transgene construisent à Lyon Les deux laboratoires français ont débuté, le 29 janvier, la construction de leur unité de bioproduction à Lyon (Rhône). Elle est implantée sur le site de Genzyme Polyclonals, une filiale de Sanofi qui produit des anticorps polyclonaux. Les partenaires avaient signé un accord relatif à ce projet en mars 2013. L’unité fabriquera des vecteurs viraux de Transgene, comme le TG4010 qui est un produit d’immunothérapie ciblée contre les cancers exprimant la protéine MUC1.

Il est actuellement en phase IIb/III d'essais cliniques dans le cancer du poumon non à petites cellules. L'unité sera le fruit d'un investissement de 10 millions d'euros sur deux ans de la part de Sanofi et Transgene. Elle sera la propriété exclusive du groupe Sanofi. « Sanofi interviendra en tant qu'entreprise de production à façon et Transgene sera un client privilégié de la plateforme jusqu'en 2028 », ont précisé les sociétés. Les premiers lots commerciaux devraient être disponibles à l'horizon 2015. ■ A.F. IndustriePharma N°78 Mars 2014

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À SIGNALER


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Entreprises API

MATIÈRE ACTIVE/FORMULATION

Actavis cède une usine chinoise à Zhejiang Chiral Le laboratoire de génériques a annoncé la cession de son usine de Foshan, dans le Sud de la Chine, et de sa filiale Actavis (Foshan) Pharmaceuticals au laboratoire chinois Zhejiang Chiral Medicine Chemicals. Selon le site d’Actavis, cette usine chinoise est spécialisée dans la production d’ingrédients pharmaceutiques actifs (API) pour des traitements antibiotiques, et dans les aires thérapeutiques des troubles digestifs et des maladies cardiovasculaires. Elle est dotée de capacités de formes solides (gélules, comprimés, suspensions), semi-solides (pommades, liniments, capsules molles) et liquides (solutions orales). Selon le président d’Actavis, Sigurdur Oli Olafsson, ces « opérations à Foshan étaient de taille limitée » et Zhejiang Chiral sera plus en mesure « d’ajouter des capacités

de production et de marketing pour leur permettre d’étendre leur portefeuille de produits et renforcer leur position sur le marché chinois ». Cette opération tend à confirmer les propos de Paul Bisaro, p-dg, sur une probable sortie du laboratoire du marché chinois. Selon le site Internet d’Actavis, le groupe dispose encore d’une usine d’API à Hangzhou, dans le Nord-Est de la Chine. Une usine acquise en 2008 auprès du même Zhejiang Chiral. Enfin, Actavis, qui n’a pas de bureau commercial sur le sol chinois, indique qu’il continuera de commercialiser certains de ses médicaments en Chine via des partenaires commerciaux. Mi-janvier, le laboratoire de génériques avait par ailleurs décidé de céder à l’Indien Aurobindo des filiales commerciales en Europe. ■ J.C.

La FDA sanctionne Ranbaxy pour non-conformité

© Ranbaxy

À SIGNALER

Le couperet est tombé. La FDA a une fois de plus suspendu les exportations d’une usine indienne de Ranbaxy, filiale du Japonais Daiichi Sankyo. Cette décision frappe son unité d’ingrédients pharmaceutiques actifs (API) située à Toansa, en Inde. Le laboratoire indien avait reçu le 11 janvier un formulaire de la FDA faisant état de possibles violations des bonnes pratiques de fabrication. Ce qui a amené l’autorité américaine à interdire, le 23 janvier, la distribution vers les États-Unis de produits fabriqués à partir d’API provenant de cette unité de Toansa, notamment les médicaments produits au sein de la filiale Ohm Laboratories de Ranbaxy, basée dans le New Jersey. La FDA a aussi proscrit la production et l’export d’API fabriqués à Toansa à destination des États-Unis. Enfin, Ranbaxy

Le siège de Ranbaxy à Gurgoan, dans le Nord de l’Inde.

n’est plus autorisé à fournir des API provenant de cette unité à d’autres laboratoires fabriquant des médicaments pour le marché américain. Une sanction lourde pour la société indienne, qui avait déjà été frappée d’une suspension d’exporter vers les États-Unis des médicaments fabriqués au sein de son usine de Mohali (Inde) en septembre dernier. S’estimant déçu par cette décision, Ranbaxy a tenu à s’excuser auprès de ses actionnaires « pour les désagréments causés par la suspension des exportations ». « Cette décision est clairement inacceptable et une action appropriée sera prise, une fois la finalisation de l’enquête en interne », a averti Arun Sawhney, p-dg de Ranbaxy. ■ A.F.

INGRÉDIENTS

Ampac repris par le fonds HIG Capital Le groupe American Pacific Corporation (Ampac) a conclu un accord pour son acquisition par le fonds d’investissements HIG Capital. La transaction, en numéraire, porterait sur un total de 392 M$ (environ 288 M€). Le conseil d’administration d’Ampac a approuvé l’offre à l’unanimité et recommandé à ses

14 IndustriePharma N°78 Mars 2014

actionnaires de l’accepter. La filiale Ampac Fine Chemicals a compté pour 60 % de son chiffre d’affaires en 2012, sur un total de 185,6 M$. Cette filiale dispose de deux sites de production aux États-Unis, à Rancho Cordova en Californie et à La Porte, au Texas. Ampac produit également des spécialités chimiques à façon. ■ J.C.


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Entreprises CHIMIE FINE

CRO

représentera la première opération de production en Asie pour AbbVie, qui est déjà implanté sur ce continent à travers des centres de R&D et des opérations commerciales. La société emploie actuellement 120 salariés à Singapour, dans des fonctions de ventes, supports et de R&D. L’usine singapourienne sera totalement opérationnelle en 2019. Elle permettra l’embauche de 250 nouveaux salariés dans cette cité-État. ■ A.F.

Inauguration de Kyrapharm dans le Loiret ■ Après avoir conclu un accord stratégique en septembre dernier, le groupe japonais Fuji Silysia et le Français Axyntis ont inauguré, le 28 janvier dernier, les installations de leur société commune Kyrapharm. Implantée sur le site d’Orgapharm (filiale d’Axyntis), à Pithiviers

dans le Loiret, cette société a nécessité un investissement de 3 M€. Elle a pour objectif de « développer une activité de chromatographie liquide haute performance, de l'échelle laboratoire à l'échelle pilote dans un environnement cGMP », selon les partenaires.

Provence Technologies et Provepharm investissent Le groupe de recherche expert en chimie fine, et sa filiale Provepharm, spécialisée dans le développement de produits pharmaceutiques, ont annoncé un investissement de quatre millions d’euros, destiné à deux opérations. D’une part, au transfert de leur siège social sur la zone du Technopôle de Château Gombert à Marseille (Bouches-du-Rhône). Les deux sociétés, qui comptent un effectif total d’une trentaine de collaborateurs, sont désormais basées dans un bâtiment de 1 600 m2, soit le triple de la surface de son ancien siège social. Il abrite notamment des équipements chimiques en vue de fournir des prestations d’analyses chimiques et d’accroître les capacités de synthèse à l’échelle du kilogramme. À terme, les nouvelles installations devraient permettre

© Provence Technologies

AbbVie met le cap sur Singapour L’ex division pharmaceutique d’Abbott, qui évolue en solo depuis début 2013, met un pied industriel en Asie. Elle prévoit d’investir 320 millions de dollars (235 M€) dans la construction d’une usine de production de petites molécules et substances actives biologiques à Singapour. Elles seront utilisées pour fabriquer de nouveaux composés dans les aires thérapeutiques de l’oncologie et de l’immunologie pour le marché mondial. L’usine

À SIGNALER

Le nouveau siège de Provence Technologies.

le triplement des effectifs du groupe. D’autre part, la somme investie va servir à lancer un incubateur spécialisé dans le secteur de la santé « Après avoir été hébergés au sein d’un technopôle de pointe qui nous a permis de pleinement nous développer, nous souhaitons à notre tour offrir toutes leurs chances à de jeunes pépites des industries de santé, pour leur permettre d’éclore et de développer leurs idées », explique Michel Feraud, p-dg de Provence Technologies. ■ D.O.


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À SIGNALER

Fournisseurs

SERVICES DE R&D

Schubert et IPS s’allient ■ Depuis le 1er janvier, les sociétés Gerhard Schubert et IPS International Packaging ont regroupé leurs activités sur l’emballage pharmaceutique sous une même entité dénommée Schubert Pharma. Cette réorganisation permettra « de créer des synergies », Schubert apportant son expertise dans les machines d’emballage, et IPS son expérience dans la gestion de projets.

Synthelis lève 610 000 € ■ Le spécialiste de la production de protéines membranaires par technologie acellulaire a finalisé sa première levée de fonds auprès d’un groupe d’investisseurs comprenant entre autres Rhône-Alpes Création, A2D-Invest ou encore Sud Rhône-Alpes Capital. Ce tour de table a permis de lever 610 000 €, qui serviront à renforcer son équipe scientifique et à investir dans des équipements, en vue d’un développement commercial en France et à l’international.

16 IndustriePharma N°78 Mars 2014

Le site de Bertin Pharma à Martillac.

lac, soit une quinzaine d’emplois. « À terme, nous souhaiterions doubler la capacité actuelle du site, via des investissements dans les outils de production ainsi que l’embauche et la formation de personnel », détaille Xavier Morge. En outre, la reprise du site de Martillac s’accompagne d’un accord de partenariat avec JJSBF,

pour des prestations de R&D sur les médicaments OTC. L’acquisition intervient après l’inauguration en 2011 d’un autre site girondin de 2 000 m2 situé à Artigues-près-Bordeaux. « Ce site qui compte une soixantaine de collaborateurs est spécialisé dans les médicaments éthiques, biotechnologiques et les génériques », détaille le directeur général de Bertin Pharma. Il

complète : « Avec ces capacités supplémentaires de Martillac, nous pouvons proposer des prestations de R&D aux industriels, quels que soient la spécificité et le type de médicament ». Désormais, Bertin Pharma souhaite se développer à l’international. « Nous envisageons avant tout un déploiement commercial en Europe, avec des bureaux de représentation ou des succursales. Mais si nous avions l’occasion d’acquérir de nouvelles capacités de production à l’étranger, nous profiterions de l’opportunité », affirme Xavier Morge. Basé à Montigny-Le-Bretonneux (Yvelines), Bertin Pharma est une filiale de Bertin Technologies. Il emploie plus de 100 collaborateurs et affiche un chiffre d’affaires de plus de 11 millions d’euros en 2013. ■ D.O.

CONDITIONNEMENT PHARMACEUTIQUE

Rexam se sépare de deux divisions Le spécialiste britannique de l’emballage Rexam a reçu une offre de 805 millions de dollars (596 M€) pour la cession de deux divisions médicales, de la part du fonds d’investissement Montagu Private Equity. L’offre déposée par Montagu Private Equity concerne les divisions Healthcare Devices et Prescription Retail. Ces deux segments, employant environ 1 500 personnes, pesaient 250 millions de livres (environ 300 M€) de ventes en 2012. La division Healthcare Devices est basée à La Verpillère (Isère) et est spécialisée dans les systèmes de délivrance en plastique (inhalateurs, stylos injecteurs, et pompes nasales). Elle opère sur quatre sites de production en France et aux États-Unis, et affiche des ventes annuelles d’environ 265 M$. Quant à l’activité Prescription Retail, elle est experte dans les piluliers pour le reconditionne-

© Rexam

Le spécialiste des prestations de services et de fourniture de produits pour la R&D pharmaceutique a fait l’acquisition du site de Johnson&Johnson Santé Beauté France (JJSBF) à Martillac (Gironde). Ce site s’étendant sur 1 500 m2 est spécialisé dans la formulation et la production de médicaments OTC. « La reprise du site de Martillac permet à Bertin Pharma de renforcer ses capacités de R&D et de production dans les OTC, un domaine dans lequel nous souhaitions nous développer », précise Xavier Morge, directeur général de Bertin Pharma. Avant d’ajouter : « Cela va nous permettre de proposer une offre élargie et intégrée à destination des industriels de la pharmacie ». L’opération, dont le montant est tenu secret, va permettre le maintien de l’activité sur le site de Martil-

© Bertin Pharma

Bertin Pharma reprend un site à Martillac

Rexam pourrait se désengager de la biopharmacie.

ment de médicaments, et opère exclusivement aux États-Unis. « La cession de notre activité Healthcare fait partie de notre stratégie à long terme afin d’optimiser la valeur pour les actionnaires. Les divisions Healthcare Devices et Prescription Retail représentent la majorité de la

valeur de notre activité dans la santé », déclare Graham Chipchase, président exécutif de Rexam. Outre les deux divisions concernées par l’offre, le segment Healthcare de Rexam est composé de deux autres activités : Closures & Containers (spécialisée dans les flacons et bouchons) et Mold Manufacturing (systèmes d’injection moulage de précision). Le groupe britannique précise que sa division Closures & Containers « fait également l’objet de discussions en vue d’une cession ». Fort d’un effectif de 11 000 collaborateurs, Rexam a généré des ventes de 4,3 Mrds £ en 2012, dont seulement environ 10 % dans la santé (427 M£). ■ D.O.

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Fournisseurs PRODUITS DE DÉSINFECTION

EMBALLAGE

Le producteur américain de solutions d’hygiène a acquis Prodene Klint, spécialiste français de désinfectants. Cette transaction, dont les termes demeurent confidentiels, permet aux deux sociétés « de joindre leurs forces pour s’orienter vers une vision partagée de leadership mondial ». « Prodene Klint et Gojo étendront leur empreinte géographique, serviront des clients mondiaux et élargiront l’accès à des idées et des ressources diversifiées. Rejoindre Gojo est une action gagnantegagnante pour Prodene Klint, nos employés et nos clients », affirme Éric Vignot, p-dg de Prodene Klint. Créé en 1973, Prodene Klint est présent dans plus de 30 pays sur trois continents au travers de distributeurs agréés, ainsi que de ses trois filiales en Allemagne, en Tunisie et aux États-Unis. Quant à la société Gojo Industries, elle a

Le spécialiste britannique du conditionnement pharmaceutique a annoncé la cession de sa division d’emballage de produits de spécialités Spec Chem Packaging aux fonds de capital investissement Cerea Partenaire. Suite à cette opération, Cerea Partenaire détient désormais 56 % du capital de Spec Chem Packaging, tandis que Bpifrance, qui l’accompagne dans cette transaction, en possède 30 %. « Nous sommes ravis d’accueillir Cerea Partenaire. L’équipe a tout de suite compris notre projet et nous a efficacement accompagnés dans le processus de carve-out (N.D.L.R. : placement d’actions dans une filiale). Avec mon équipe, nous avons désormais les moyens de suivre et appuyer nos clients multinationaux sur de nouvelles zones géographiques », déclare Jean-Philippe Morvan, président de Spec Chem Packaging. L’objectif à terme est de créer une ETI indépendante destinée à se déployer « dans des zones en fort développement agricole, notamment au Brésil et en Russie ». L’exdivision de Chesapeake, qui sera

Gojo est spécialisé dans les solutions d’hygiène dans les industries.

été fondée en 1946 et est basée à Akron (Ohio, États-Unis). Outre les États-Unis, elle possède des implantations au Royaume-Uni, en Australie, au Japon et au Brésil. Gojo possède également une usine en France, à Lille (Nord). ■ D.O.

BIOANALYSE

Eurofins renforce ses actifs pour la pharmacie main sur trois sites industriels employant 175 salariés : à SaintCharles (Missouri, États-Unis), à Dundee (Écosse) et à Oxford (Angleterre). D’autre part, Eurofins a mis la main sur IDmyk, spécialiste lyonnais de la détection et l’identification de microorganismes. Cela lui permet ainsi de renforcer son offre d’analyse microbiologique pour le contrôle qualité de produits pharmaceutiques. Eurofins s’était récemment illustré avec plusieurs opérations de croissance externe dans le domaine de la pharmacologie et de la pharmacie. Il avait procédé en 2012 au rachat de New Zeland Laboratories (et de Pan Labs). En 2013, il était entré au capital de Cerep et s’était emparé du Danois Aros. ■ D.O.

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© Chesapeake

Chesapeake cède une division à un fonds

© Gojo Industries

Gojo Industries reprend Prodene Klint

L’entreprise a fait l’acquisition de deux sociétés. D’une part, elle a signé un accord pour acquérir Discovery and Development Solutions (DDS), activité de Merck Millipore. Cette transaction permet à Eurofins de consolider sa présence dans les services de bioanalyse et de R&D pour les phases précoces de développement de médicaments. « L’ajout de DDS au réseau d’Eurofins renforce notre position de leader sur le marché de la pharmacologie, ainsi que notre large capacité de services de bioanalyse de molécules afin de répondre aux besoins croissants de nos clients en pharmacie et biopharmacie », déclare Gilles Martin, p-dg d’Eurofins. Par cette opération, la société va mettre la

À SIGNALER

Chesapeake est spécialisé dans les étuis et les emballages.

prochainement renommée, est spécialisée dans les emballages plastiques barrières, destinés au transport et au stockage de produits pour le secteur de l’agrochimie et des arômes. Elle emploie 200 collaborateurs et génère un chiffre d’affaires d’environ 50 M€ Spec Chem Packaging compte trois usines européennes : à Saint-Étienne (Loire), à Crewe (Royaume-Uni) et à Peremarton (Hongrie). Fort d’un effectif de près de 5 000 employés sur 38 sites dans le monde, il a généré des ventes de 580 M€ en 2012. ■ D.O.

Fideip acquiert Jyga Process ■ Depuis le 1er janvier, la société a rejoint le groupe Fideip. Cette opération intervient avec le départ en retraite du fondateur de Jyga Process, Serge Retailleau. La société, de 21 personnes, est spécialisée dans la conception des équipements de fin de lignes de conditionnement dans les secteurs de l’agroalimentaire, la santé-pharmacie, la cosmétique et la parfumerie. Elle a réalisé en 2013 un chiffre d’affaires de 4,2 millions d’euros.

Markem-Imaje reprend CSAT ■ La société a signé un accord pour l’acquisition de l’Allemand Heidelberg CSAT, spécialisé dans les systèmes d’étiquetage pour la pharmacie. La transaction, dont les détails financiers n’ont pas été dévoilés, permet « d’étoffer le catalogue de technologies proposées par Markem-Imaje », en mettant la main sur des systèmes d’impression numérique haute résolution. Elle

intègre la stratégie de la société qui vise à fournir « des produits et services avec des engagements solides et transparents, soutenus par des avantages tangibles » tels que la réduction des déchets ou encore des coûts financiers et environnementaux réduits. Dernièrement, la société s’était illustrée en renforçant son réseau d’entrepôts en Irlande et au Mexique. IndustriePharma N°78 Mars 2014

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78 IP 18 ASIGNALER Med BAT_Mise en page 1 20/02/14 11:51 Page18

À SIGNALER

Médicaments

CARDIOVASCULAIRE

Demande d’AMM en Europe pour l’anticoagulant edoxaban de Daiichi Sankyo Daiichi Sankyo a déposé, début janvier, une demande d’autorisation de mise sur le marché auprès de l’EMA pour l’edoxaban en une prise par jour pour la prévention des accidents vasculaires cérébraux dans la fibrillation atriale (FA), et pour le traitement et la prévention des récidives de la maladie thromboembolique veineuse (TEV). La demande d’AMM est basée sur les données fournies par un vaste programme mondial de développement clinique comparant l’edoxaban en une prise par jour à la warfarine, traitement de référence actuel pour la (FA) ou la TEV. Les deux études cliniques

sur lesquelles s’appuie cette demande, ENGAGE AF-TIMI 48 et Hokusai-VTE, sont les plus grandes études comparatives jamais réalisées sur un nouvel anticoagulant administré par voie orale dans cette population de patients, incluant respectivement 21 105 et 8 292 patients.

chez les patients atteints de FANV, ainsi que pour le traiN CH 3 tement de la TVP ou de l’EP O et la prévention des récidives Cl N de TEV symptomatique. O N H L’edoxaban est actuellement S HN N N H autorisé uniquement au O Japon, depuis avril 2011, H3C pour la prévention des TEV après une intervention L’anticoagulant edoxaban. chirurgicale orthopédique majeure. Le médicament est commercialisé depuis juillet 2011 mondial de développement sous le nom Lixian. Ailleurs, y clinique de l’edoxaban comprend compris en Europe et aux Étatsdeux études cliniques de phase Unis, l’edoxaban est en phase III III. Les résultats de ces études de son développement clinique servent de base à la demande et n’a pas encore obtenu une d’AMM pour l’edoxaban dans la AMM. ■ prévention de l’AVC et des EES CH3

O

À propos de l’edoxaban L’edoxaban est un anticoagulant, administré par voie orale en une prise par jour, qui inhibe de manière spécifique et réversible le facteur Xa, un facteur central dans la cascade de la coagulation aboutissant à la formation des caillots sanguins. Le programme

Naproxène risqué pour le cœur

ALLERGIE

Stallergenes proche du dépôt d’AMM au Japon

Les acariens sont sources d’allergie.

2015, a expliqué la société. Stallergenes a conclu en septembre 2010 un accord de partenariat exclusif avec Shionogi pour le développement clinique, l’enregistrement, la commercialisation et la distribution de comprimés d’immunothérapie sublinguale aux acariens et de comprimés d’immunothérapie sublinguale au pollen de cèdre du Japon. ■

Mundipharma associe corticoïde et bronchodilatateur ■ Flutiform, associe pour la première fois en Europe, la fluticasone, le corticoïde inhalé le plus prescrit et le formoterol, bronchodilatateur bêta-2 agoniste de longue

18 IndustriePharma N°78 Mars 2014

ne présente pas moins de risques que les autres anti-inflammatoires nonstéroïdiens. Par 16 votes contre 9, il a rejeté les résultats d’études portant sur 350 000 patients. Elles suggéraient que le Naproxène présentait nettement moins de risques de crise cardiaque et d’AVC que les autres produits.

MUSCULOSQUELETTAL © Wilkipédia

Stallergenes a annoncé des résultats positifs d’une étude clinique de phase II/III au Japon sur son traitement d’immunothérapie contre l’allergie aux acariens et prévoit de déposer une demande d’autorisation au Japon en 2014. Cette étude sur son comprimé d’immunothérapie contre la rhinite allergique aux acariens a été menée au Japon par son partenaire japonais Shionogi & Co. L’étude a évalué l’efficacité et la tolérance du produit sur une durée de 12 mois. « Il est prévu de déposer une NDA (new drug application) au Japon au cours de la première moitié de la prochaine année fiscale » qui se termine en mars

■ Un comité d'experts de la FDA a estimé que le Naproxène (Aleve) de Bayer

durée d’action. Flutiform sera disponible en France sous deux dosages : 50/5 μg et 125/5 μg. Il se présente sous la forme d’un aérosol doseur muni d’un compteur de doses.

Ipsen va proposer une toxine botulique prête à l’emploi Le groupe Ipsen a annoncé qu’il s’apprêtait à demander une autorisation de mise sur le marché de sa toxine botulique « prête à l’emploi », après que celleci ait fait la preuve de son efficacité lors de tests. Dysport Next Generation (DNG) est la version liquide injectable du Dysport, un des traitements vedettes de l’entreprise qui est habituellement commercialisé sous forme de poudre. « Il s’agit de la toute première étude internationale de phase III démontrant qu’une toxine liquide de type A est efficace et bien tolérée », a commenté la société. Ipsen va demander l’autorisation de commercialiser le DNG en Europe, en Amérique latine, au Moyen-

Orient et en Asie (hors Chine et Japon) pour le traitement de la dystonie cervicale. Cette maladie, aussi appelée torticolis spasmodique, provoque chez le patient une contraction involontaire des muscles du cou à l’origine de mouvements incontrôlés de la tête.

Des applications esthétiques toujours en tête Si elle connaît quelques applications médicales, comme le traitement de la dystonie cervicale, la toxine botulique est surtout utilisée en esthétique pour gommer les rides, notamment avec le célèbre Botox du concurrent américain Allergan. ■

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78 IP 18 ASIGNALER Med BAT_Mise en page 1 20/02/14 11:56 Page19

Médicaments ONCOLOGIE

SCLÉROSE EN PLAQUES

À un stade sévère, la mucite orale provoque des douleurs intenses et une grande difficulté à s’alimenter, pouvant nécessiter la mise en place d’une alimentation entérale ou parentérale. Elle entraîne une hospitalisation chez environ 30 % des patients, et parfois un arrêt plus ou moins prolongé du protocole de traitement anticancéreux, pouvant ainsi impacter les chances de succès de ce traitement. Aucun traitement curatif ou préventif n’est validé à ce jour.

À propos de Validive Validive (clonidine Lauriad) est un comprimé muco-adhésif, utilisant la technologie propriétaire Lauriad, qui délivre des concentrations importantes du principe actif aux propriétés anti inflammatoires (clonidine) directement dans la cavité orale. ■

Sativex reçoit son AMM en France L’ANSM a accordé au Sativex, par décision du 8 janvier, une autorisation de mise sur le marché. Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, avait ouvert la possibilité, par un décret du 5 juin dernier, que des médicaments dérivés du cannabis sollicitent une AMM en France. Déjà commercialisé dans plusieurs pays européens, notamment en Allemagne et au Royaume-Uni, le Sativex est un médicament utilisé chez certains patients atteints de sclérose en plaques, pour soulager les contractures sévères (spasticité),

© DR

BioAlliance obtient le statut « Fast Track » pour Validive BioAlliance Pharma, société d’innovation dédiée aux produits orphelins en cancérologie, annonce que la FDA a accordé le statut « Fast Track » à Validive (clonidine Lauriad) dans la prévention et le traitement de la mucite orale induite par la radiothérapie et/ou la chimiothérapie chez les patients soignés pour un cancer. Le statut « Fast Track » est conçu pour faciliter les interactions avec la FDA et optimiser ses délais d’évaluation pour des médicaments développés dans des pathologies sévères ou mettant en jeu le pronostic vital, et pour lesquelles le besoin médical est important. La mucite orale est une pathologie très fortement invalidante induite par la radiothérapie ou la chimiothérapie, et particulièrement fréquente chez les patients traités pour cancer ORL.

À SIGNALER

Le Sativex est un médicament dérivé du cannabis.

résistantes aux autres traitements. Ce traitement devra être initié par un neurologue et un rééducateur hospitalier. ■

Nanobiotix proche de la commercialisation ■ La société française, qui développe l'utilisation de nanoparticules NanoXray dans le traitement local du cancer, annonce qu'elle envisageait une mise sur le marché de son produit phare NBTXR3 dès 2016. Nanobiotix a obtenu des résultats positifs au cours de l'essai de phase pilote de son produit NBTXR3 dans l'indication du sarcome des tissus mous.


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À SIGNALER

Médicaments

BIOSIMILAIRES

Frost & Sullivan anticipe un marché de 24 milliards de dollars en 2019 avec de nouveaux entrants

© Sandoz

Selon le cabinet Frost & Sullivan, le marché des biosimilaires devrait grimper de 1,2 Mrds $ en 2013 à 24 Mrds $ en 2019. L’entrée imminente de plusieurs sociétés, y compris de

Des génériqueurs comme Sandoz se sont lancés dans les biosimilaires.

grandes entreprises pharmaceutiques, de sociétés de biotechnologie et de génériqueurs, dans l’espace mondial des biosimilaires va propulser le marché. Déjà des groupes indiens tels que les laboratoires du Dr Reddy, Biocon et Reliance Life Sciences tentent de pénétrer le marché européen, malgré les obstacles réglementaires. Une croissance exponentielle est anticipée aux États-Unis et au Japon où la lisibilité réglementaire est meilleure. L’étude souligne également que les marchés d’Asie-Pacifique et d’Amérique latine offriront des possibilités de croissance grâce à de faibles coûts de fabrication. « D’une part, le marché est poussé par des stratégies d’expansion

Crossject prévoit deux demandes d’AMM en 2014 injecteur de méthotrexate, une molécule indiquée dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde. Crossject a conclu un partenariat pour la distribution en France avec le Laboratoire Biodim. Le deuxième produit, Zeneo Adrénaline, permet l’injection d’adrénaline pour traiter en urgence les chocs allergiques. Crossject a un partenaire mondial pour ce produit, et a déjà reçu 1 million d’euros à ce titre sur 8 millions d’euros attendus sur les deux prochaines années. ■

LES INJECTABLES PRÉREMPLIS EN CHIFFRES Les injectables préremplis ont une croissance en volume d'environ 12 % par an. Aux États-Unis, ce marché devrait croître de 9,3 milliards de dollars en 2012 à 16,6 milliards

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LES BIOSIMILAIRES DU FUTUR En plus des anticorps monoclonaux, des follitropines, des interférons et des héparines de bas poids moléculaire sont susceptibles d’apparaître dans des versions biosimilaires sur le long terme. Toutefois, les entreprises risquent de se concentrer sur des classes thérapeutiques spécifiques en fonction de leurs capacités et de leurs ajustements stratégiques.

la fabrication et le développement de biosimilaires comme l’alliance entre Teva et Cephalon ou celle de Lupin Pharmaceuticals avec Neuclone. ■

SIDA

INJECTION SANS AIGUILLE

La société Crossject, concepteur du dispositif d’autoinjection de médicaments sans aiguille Zeneo, vise un dépôt de demande d’autorisation de mise sur le marché (AMM) en 2014 en Europe pour ses deux premiers produits. Crossject table sur une commercialisation de ces deux produits à la fin 2015. Les médicaments injectables représentent le tiers des ventes de médicaments prescrits dans le monde en 2013, a indiqué Crossject. Le premier produit Zeneo est un

mondiale des participants et, d’autre part, il est toujours en proie à des problèmes traditionnels de violation de brevet », souligne l’auteur de l’étude. « En outre, les stratégies adoptées par des entreprises innovantes doivent être prises en compte. Par exemple, Johnson & Johnson a prolongé la durée de vie du brevet européen de son médicament Remicade (infliximab), jusqu’en février 2015, ce qui retarde le lancement des biosimilaires d’Hospira (Inflectra) et de Celltrion (Remsima) ». Afin de réduire davantage les délais de commercialisation, l’analyste conseille aux entreprises d’explorer également les possibilités de fusions et acquisitions et des alliances avec des acteurs ayant une expertise dans

de dollars en 2017, selon Crossject. En Europe également, le marché passerait de 6,8 milliards de dollars à 12,4 milliards de dollars entre les années 2012 et 2017.

Le vaccin thérapeutique de Theravectys en phase I/II La société française de biotechnologies Theravectys a terminé le recrutement de patients pour l’essai clinique de phase I/II de son candidat vaccin thérapeutique anti-VIH, et prévoit des résultats préliminaires en juin prochain. Au total, 36 patients ont été inclus dans cette étude se déroulant en France et en Belgique. Cette étude de première administration à l’homme vise à étudier

la sécurité, la tolérance et l’immunogénicité du candidat vaccin chez des patients infectés par le VIH sous traitement antirétroviral hautement actif. Issue de travaux de recherche de l’Institut Pasteur, Theravectys travaille depuis sa création en 2007 à la mise au point d’un vaccin thérapeutique anti-VIH, basée sur la technologie propriétaire des « vecteurs lentivireux à visée vaccinale ». ■

Statut d’ATU pour l’Imbruvica de Janssen-Cilag ■ L’ANSM a décidé de donner un avis favorable à la demande d’autorisation temporaire d’utilisation (ATU) de cohorte à l’Imbruvica (ibrutinib). Développé par Janssen-Cilag, l’ibritunib est un médicament destiné à traiter des patients souffrant d’une rechute ou d’une forme réfractaire de leucé-

mie lymphoïde chronique (LLC) ainsi qu’une forme rare de lymphome, le lymphome à cellules du manteau (LCM). L’ATU de cohorte est une procédure permettant à un groupe de patients répondant à des critères précis de bénéficier d’un médicament en attendant qu’il soit commercialisé.

Toute l’actualité de la pharmacie sur www.industriepharma.com

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Médicaments DISPOSITIFS MÉDICAUX

Étude de phase IIa pour une insuline analogue d’Adocia Adocia, société de biotechnologie spécialisée dans le développement de médicaments « best-in-class » à partir de molécules thérapeutiques déjà approuvées, en particulier de protéines et d’anticancéreux, a annoncé le lancement le 6 janvier d’une étude clinique de phase IIa sur la formulation ultrarapide de l’insuline Lispro (Humalog, Eli Lilly) combinée à sa technologie propriétaire BioChaperone. Cette étude vise à démontrer que la formulation BioChaperone

Lispro a une action plus rapide que Humalog, ce qui conduirait à un meilleur contrôle de la glycémie des patients après la prise d’un repas, après des résultats cliniques de phase I positifs sur des patients diabétiques de type 1.

Définition L’objectif d’une insuline analogue ultrarapide est d’améliorer le contrôle de la glycémie post-prandiale pour éviter les hyperglycémies, responsables d’effets secondaires à long terme, tels la rétinopathie ou les problèmes cardiovasculaires. ■

UN MARCHÉ DES INSULINES EN CROISSANCE Les insulines représentent un marché de 5 Mrds $, en pleine croissance. Plus de 382 millions de personnes souffrent actuellement du diabète dans le monde : 592 millions d’ici à 2030, plus de 51 pour cent dont plus de 70 %

dans les pays émergents, selon l’International Diabetes Federation. Les marchés visés par Adocia représentent plus de 20 Mrds $ : 17 Mrds $ pour l’insulinothérapie et 3 Mrds $ pour la cicatrisation de l’ulcère du pied diabétique, selon IMS Health.

Les États-Unis choisissent les standards GS1 L’organisation de standardisation GS1, a reçu l’accréditation en tant qu’agence de codification pour les identifiants uniques des dispositifs médicaux (UDI) de la FDA. Les standards internationaux GS1 répondent en effet aux critères fixés par le gouvernement américain pour la définition des UDI et permettront aux entreprises de répondre aux exigences de cette nouvelle réglementation sur l’identification unique des dispositifs médicaux (UDI) de septembre 2013. « Les standards GS1 soutiennent la vision de la FDA d’une harmonisation mondiale de la chaîne d’approvisionnement, qui s’avère être un aspect de plus en plus important dans la mesure où les produits de santé sont fabriqués, expédiés et vendus en dehors des frontières nationales », affirme Siobhan O’Bara, vice-présidente,

© Novo Nordisk

DIABÈTE

À SIGNALER

Le domaine de l’insuline est utilisateur de dispositifs médicaux.

Industry Engagement, GS1 ÉtatsUnis. Le règlement sur l’UDI de la FDA américaine est le premier du genre à être publié, mais d’autres réglementations similaires devraient suivre dans d’autres pays. ■


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DOSSIER

SALLES PROPRES Progresser dans l’efficacité

© Sanofi

Parce qu’elle protège le médicament de l’environnement extérieur, la salle propre est l’objet de toutes les attentions avec un monitoring toujours plus approfondi de ses paramètres de consigne, tels que la température, la pression et l’hygrométrie ou la mise en place de procédures de nettoyage parfaitement maîtrisées. Mais à trop vouloir la sanctuariser, son coût de fonctionnement finit aussi par augmenter. D’où la recherche de compromis entre qualité et efficacité.

24 EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE Vers une optimisation des paramètres de contrôle environnemental

28 SOLUTION LOGICIELLE Tracer et sécuriser les contrôles

30 CONTRÔLES MICROBIOLOGIQUES Améliorer le process avec la contrainte réglementaire

32 NETTOYAGE Réussir la validation de ses désinfectants

environnementaux IndustriePharma N°78 Mars 2014

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DOSSIER

Salles propres EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE

Vers une optimisation des paramètres de contrôle environnemental

LES INSTALLATIONS DE TRAITEMENT DE L’AIR PERMETTENT DE MAINTENIR L’ATMOSPHÈRE DES SALLES PROPRES DANS DES CONDITIONS STABLES.

24 IndustriePharma N°78 Mars 2014

Sans être considérée comme une industrie énergivore, la pharmacie doit s’acquitter de factures énergétiques conséquentes. Aussi le sujet de l’efficacité énergétique est entré dans les préoccupations des industriels de la pharmacie, tant au niveau des installations neuves que des installations existantes. En cause, les systèmes de production d’eau chaude de vapeur ou de froid (systèmes hydrauliques), mais également les installations de traitement de l’air ou HVAC (systèmes aérauliques). Ces dernières permettent de maintenir l’atmosphère des salles propres dans des conditions stables, notamment en termes de température, d’hygrométrie et de pression. Et ces valeurs sont spécifiées dans les dossiers de lots des médicaments, limitant les possibilités de fluctuation. Ghyslaine Richard-Lescarboura, Lead HVAC chez Technip Life Sciences, revient sur les raisons de cette consommation énergétique © Ratiopharm

S’il y a plusieurs approches pour tenter d’économiser de l’énergie dans les salles propres, une gestion plus rationnelle des paramètres de consigne, tels que la température, la pression et l’hygrométrie, est désormais privilégiée. Cette stratégie toute simple consiste à optimiser l’environnement contrôlé pendant les périodes de production, et à s’accorder plus de tolérance en dehors de celles-ci.

dans les salles propres : « Du fait de la très haute qualité de l’air à maintenir, ces locaux nécessitent des taux de renouvellement de l’air (TRH) et des taux d’épuration très importants, très largement supérieurs à ce qui se pratique dans un bâtiment standard. Cet air doit être purifié à travers plusieurs étages de filtres. Le passage de l’air dans les filtres entraîne une forte consommation énergétique. Enfin, la pharmacie exige un contrôle très rigoureux des conditions de température, d’hygrométrie et de pression, avec des tolérances très faibles. Une salle propre sera maintenue autour de 20 °C toute l’année, quelles que soient les conditions climatiques extérieures. Et l’hygrométrie est souvent basse, voire très basse, surtout lorsque l’on manipule des poudres. L’hygrométrie est un paramètre coûteux énergétiquement, tant à l’installation qu’à l’exploitation, et cette consigne doit être ajustée au plus près du besoin ». Malgré le peu de latitude offert par la réglementation, « il y a eu une prise de conscience, depuis 7 à 8 ans, de l’importance de la consommation énergétique des installations HVAC », explique Ghyslaine Richard-Lescarboura (Technip). Les acteurs de l’ingénierie, à l’instar de Technip, ont alors joué un rôle dans l’optimisation des espaces de production. Et c’est ainsi que s’est largement répandu l’usage de RABS ou d’isolateurs. L’idée était de confiner des étapes critiques du process dans de plus petits volumes, pour permettre une réduction des volumes traités et d’économiser sur les coûts de traitement. Aujourd’hui, sans révolutionner le fonctionnement de la production, une autre approche est en train de s’imposer : il s’agit de l’optimisation de tous les paramètres environnementaux des salles propres. Daniel Grandemange, expert en économie d’énergie chez Eras Ingénierie, et qui a une vision transversale couvrant toutes les industries de process, estime que la pharmacie est une industrie d’une grande prudence pour ce qui est du respect de la propreté, et il entrevoit parfois des comportements « excessifs ».


© Technip

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GHYSLAINE RICHARDLESCARBOURA, LEAD HVAC CHEZ TECHNIP LIFE SCIENCES.

« Deux des problèmes que l’on rencontre en conception d’installation sont le choix du taux de renouvellement (TRH) de l’air dans les salles propres et la fraction d’air neuf. Certains cahiers des charges des industriels imposent 20 % d’air neuf. On imagine la consommation énergétique qu’il y a derrière, rien que pour réchauffer ou refroidir cet air ! ». Il poursuit : « certes, l’apport d’air neuf est indispensable pour maintenir le niveau de pressurisation des installations ainsi que les conditions de sécurité des opérateurs. Mais en toute logique, il ne devrait pas y avoir de prescription sur le pourcentage d’air neuf, juste une prescription sur le niveau de pressurisation. D’ailleurs, la qualification demande un maintien de la pressurisation, pas de la fraction d’air neuf ». Il remarque que sur ce sujet, les ingénieurs projets de la pharmacie sont tiraillés entre le souhait de faire des économies d’énergie et celui de concevoir une installation qui sera facilement qualifiée. « Au début d’un projet, on met l’accent sur les économies d’énergie, mais au fur et à mesure, on élimine des idées soit par conservatisme, soit par souci de rentabilité », explique Daniel Grandemange (Eras Ingénierie). Fataliste, il souligne que le fait de pouvoir émettre ces nouvelles idées pour économiser l’énergie est déjà un grand progrès dans le secteur de la pharmacie. Et pour nous donner une idée de l’intérêt que portent les industriels de la pharmacie à ce sujet des économies d’énergie, Daniel Grandemange explique que sur une centaine de sollicitations d’industriels en 2013, 10 demandes ont émané de l’industrie pharmaceutique. Mais avant de pouvoir remettre en question des fondamentaux comme le TRH en production, des pistes restent à explorer pendant les arrêts de production. Tous les sites

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IndustriePharma N°78 Mars 2014

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DOSSIER

Salles propres TÉMOIGNAGE

Chez GSK, la performance > HVAC est une des priorités des

Industrie Pharma : Les industriels de la pharmacie sont-ils sensibles au sujet de leur efficacité énergétique ? Grégory Bédeur : La pharmacie n’est pas une industrie électro-intensive. Elle ne consacre que 3 % de son chiffre d’affaires à sa facture énergétique contre 10 % pour les industries électro-intensives. Néanmoins, c’est un sujet important car la diminution de ces coûts permet d’augmenter la compétitivité. Par ailleurs, le potentiel d’amélioration est énorme car dans les précédentes décennies, elle n’a pas vraiment travaillé sur ce sujet.

Finalement, l’essentiel des économies d’énergie n’est pas réalisé au niveau des salles propres ? G.B. : En effet, il est difficile de proposer des modifications dans les salles propres, notamment en matière de régulation, car il y a tout un aspect documentaire à gérer par la suite et cela demande beaucoup trop de ressources. On se contente de veiller au bon fonctionnement des équipements de ventilation et on réalise des entretiens poussés avec un œil énergétique. Le seul gros projet que nous avons réalisé concerne la régulation de l’humidité. Avant, nous avions une consigne fixe à 40 %. Après discussion avec l’assurance qualité nous avons pu l’élargir entre 30 et 50 %, sans perdre en qualité et en confort pour les personnels. © GSK

Quand est-ce que GSK a démarré ses premiers programmes ? G.B. : La direction du groupe a fixé des premiers objectifs en 2007. Pour ma part, je suis arrivé en octobre 2008 pour mettre en place des programmes sur les sites belges de Wavre et Rixensart de GSK Vaccines.

kilomètres de canalisations. Nous avons travaillé sur les fuites d’air comprimé, sur les purgeurs de vapeur et nous avons modifié nos installations d’éclairage dans les bâtiments administratifs et dans les salles propres. Dans une deuxième phase, en 2009, nous avons engagé un spécialiste des systèmes HVAC pour réfléchir sur des projets les plus faciles à implémenter d’un point de vue technique et documentaire et qui offraient le plus de gains. Les HVAC figurent dans nos priorités en matière d’efficacité énergétique.

Par quoi avez-vous commencé ? G.B. : Nous avons commencé par développer une comptabilité énergétique dans toute l’entreprise pour suivre la consommation individuelle de toutes nos opérations. 600 compteurs ont été répartis sur les sites de Wavre et de Rixensart. En parallèle, nous avons commencé à monter de grands projets d’économies d’énergie. Évidemment, nous avons travaillé sur l’isolation thermique de nos conduites d’eau chaude, ce qui représente des

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Quel conseil donneriez-vous à des industriels qui souhaitent améliorer leur efficacité énergétique ? G.B. : Je leur conseillerais de placer suffisamment de compteurs pour identifier où l’on peut réaliser des gains. Les premières années, les gains sont rapides, en particulier sur les installations les plus vétustes. On peut financer beaucoup de projets avec peu d’investissements. Par la suite, les gains sont de moins en moins rapides. Il faut compenser avec des projets et des investissements plus structurants. Propos recueillis par Sylvie Latieule

© Eras

Depuis 2008, Grégory Bédeur, Energy manager pour GSK Vaccines à Wavre et Rixensart, travaille à la mise en place de programmes d’économies d’énergie sur ces deux sites belges.

DANIEL GRANDEMANGE, EXPERT EN ÉCONOMIE D’ÉNERGIE CHEZ ERAS INGÉNIERIE.

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ne fonctionnent pas 24 heures/24. Certains restent même inoccupés, les soirs et weekends. Du coup, hors période de production, a-t-on vraiment besoin de respecter des températures, des pressions et des hygrométries très précises et de pratiquer des TRH très élevés ? C’est ainsi qu’est venue l’idée de s’accorder plus de tolérances sur les paramètres de contrôle environnemental des salles propres en dehors des périodes d’activité. Les valeurs sont ensuite réajustées juste avant d’entrer en production. « Nous faisons un travail très en amont pour affiner les durées réelles d’exploitation et ajuster de façon automatique les paramètres de contrôle, avec des tolérances plus larges, hors période d’occupation des salles », confirme Ghyslaine RichardLescarboura (Technip). « Certains paramètres sont plus difficiles à modifier, comme le taux de renouvellement de l’air. D’autres sont plus faciles à faire varier, comme la température de consigne ou le contrôle de l’humidité, que l’on peut même arrêter quelquefois quand les salles ne sont pas occupées », précise Daniel Grandemange (Eras Ingénierie). Finalement, ce sujet des économies d’énergie dans la pharmacie avance à petits pas. Non seulement il est systématiquement pris en compte dans les travaux neufs, mais les ingénieristes proposent également des prestations d’audit énergétique sur des installations excitantes, comprenant un état des lieux et des propositions de solutions avec calcul de retour d’investissement. « Cette prestation va devenir obligatoire et tous les industriels devront s’y soumettre », annonce Daniel Grandemange (Eras Ingénierie), évoquant un article du Code européen de l’énergie en cours de transcription. ■ SYLVIE LATIEULE


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DOSSIER

Salles propres APPLICATION DE KEOS EN SALLE BLANCHE.

© Catalent

La solution de BiiON a séduit des industriels et des bureaux d’études pour le contrôle des données de l’environnement en salles propres. SOLUTION LOGICIELLE

Tracer et sécuriser les contrôles environnementaux

© LFB

Température, cascade de pressions, hygrométrie, pH, CO2 mais aussi comptage de particules, la solution Keos de la société belge BiiON propose de gérer de manière sécurisée et validée les différents paramètres de l’environnement des salles propres et des équipements dans l’industrie pharmaceutique. « Nous réalisons des projets clés-en-main en automatisation et informatique industrielle. La solution Keos a été initiée par un projet avec GSK en Belgique pour solutionner un problème chez eux. Après avoir co-investi, nous avons constaté que d’autres sociétés avaient les mêmes problèmes et donc les mêmes besoins. Nous avons pris la décision de poursuivre le développement pour en faire une solution prête à l’emploi qui réponde plus globalement à la problématique de gestion de données de l’environnement », détaille Anne Cassart, responsable Ventes et Marketing de BiiON. La société intervient dans les laboratoires pharmaceutiques

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et les sociétés de biotechnologies pour la mise en œuvre d’une surveillance en continu des salles blanches. « Dans le cadre de la fabrication aseptique des injectables, avant un test de stérilité était réalisé à la fin de la production. Aujourd’hui, l’ensemble du traitement des informations au cours de la production LE LOGICIEL KEOS PERMET DE VISUALISER LES CAPTEURS DE LA ZONE DÉFINIE.

aseptique est indispensable pour libérer un lot. Les industriels peuvent soit réaliser un relevé manuel, soit traiter ces informations par un logiciel qui permet des analyses de tendances et la visualisation des artefacts. C’est là qu’intervient Keos. Je ne connais pas beaucoup de concurrents à Keos qui intègre beaucoup de paramètres et qui soit modulable sans nécessité de revalidation », souligne Jacques Navellou, dirigeant d’Axys Network, réseau d’experts dans le domaine de la fabrication des produits injectables stériles. En effet, les paramètres de température, pression, hygrométrie mais aussi de particules dans l’air peuvent avoir une incidence sur une production. Les industriels doivent donc maîtriser ces paramètres et les déviances en permanence. « Les usines disposent d’une sorte de patchwork composé d’un ensemble de petits systèmes (souvent propriétaires et liés au capteur ou à la sonde) qui traitent plus ou moins bien ces données et chacun à leur manière. Le challenge était de proposer une solution qui puisse s’interfacer et communiquer avec tous les équipements, quel que soit leur marque. Il faut permettre au directeur qualité de ne plus avoir à relever et réconcilier manuellement les données de tous ces systèmes (via des tickets, des systèmes informatiques, etc.). D’autant que cette manœuvre est coûteuse en temps et le risque d’erreur est grand. Nous proposons une plateforme informatique globale validée qui va traiter toutes les données de l’environnement et les remonter à un seul endroit pour créer un rapport unique validé », souligne Anne Cassart. Le système Keos génère également des alarmes en cas de déviance d’un paramètre. Il s’ins-


talle à partir de l’existant et récupère les informations des différents capteurs, sondes et compteurs présents dans la zone à surveiller. « Quand nous intervenons pour l’installation d’un système, nous prenons en charge l’installation de ce qui manque comme des capteurs, une armoire électrique, des serveurs de communication, etc. Nous configurons la partie informatique pour qu’ensuite le responsable puisse gérer le système et apporter des modifications lui-même, comme ajouter des capteurs, des sondes, etc., en fonction des besoins. Et ce sans arrêter le système et sans devoir revalider », ajoute la responsable Ventes et Marketing de BiiON. La possibilité de faire évoluer le système sans avoir de rupture dans le contrôle environnemental est un avantage important pour les industriels. Comme en témoigne Jacques Moreau, ingénieur projet de Catalent Pharma Solutions à Bruxelles (Belgique) : « Nous ne sommes pas autorisés à arrêter le système de monitoring. Il ne sert pas seulement à surveiller les productions mais aussi le stockage des matières premières, les réfrigérateurs, les incubateurs, etc. Il nous faut donc un système fiable et qui ne nécessite pas de re-développement impliquant des arrêts ». La société possède un système de monitoring environnemental depuis une dizaine d’années. Aujourd’hui, la mise à niveau de son système actuel s’avère compliqué. « L’obsolescence des systèmes de monitoring et des systèmes embarqués à impact GMP (BPF) est un réel casse-tête technique. De plus, notre système avait été développé sur-mesure et les personnes le connaissant deviennent rares. Ainsi, la maintenance devient de plus en plus coûteuse. Cela nous a poussés à chercher un système plus récent qui réponde à nos besoins. Actuellement quand nous avons un problème ou si nous voulons faire évoluer le système, nous sommes obligés de l’arrêter et de refaire un développement », souligne Jacques Moreau. Après une consultation, le laboratoire s’est tourné vers la solution Keos. Un choix dû à la simplicité d’adaptation du logiciel de BiiON et à son prix. « La solution Keos est entre 30 et 40 % moins chère que les autres systèmes proposés lors de notre consultation. Ces systèmes nécessitaient des développements pour répondre à notre besoin. La solution de BiiON est déjà développée et qualifiée. De plus, elle est configurable par la suite », indique Jacques Moreau. Un constat fait également par Boris Dulary, responsable des Services techniques du site du LFB à Lille. « La solution Keos était globalement moins onéreuse que les autres systèmes pour lesquels les licences et le développement sont chers. Les temps de développement et de qualification des autres solutions étaient de plus inadaptés à nos contraintes », explique-t-il. L’usine lilloise du LFB a fait appel

© Catalent

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à BiiON dans le cadre du revamping d’une unité de production, un projet qui s’est étendu de 2010 à 2013. Une contrainte de temps qui a penché en la faveur de Keos. « Nous avions un timing très serré de déploiement car uniquement possible pendant les périodes programmées d’arrêt de nos ateliers, l’été. Il nous fallait une maîtrise du changement facile et rapide. Après avoir confirmé l’adéquation des fonctionnalités standard de Keos avec notre besoin de monitoring environnemental de locaux de répartition aseptique (comptage particulaire, RABS), nous avons opté pour la solution proposée par BiiON. Elle répondait également à nos besoins en terme de gestion des utilisateurs, de fiabilité des données, et de gestion des alarmes », détaille Boris Dulary. Le projet s’étant poursuivi pendant 3 ans, le responsable des services techniques a apprécié la possibilité d’extension au fur et à mesure des besoins. « Le logiciel Keos permet à tout moment l’ajout, la modification de canaux, de paramètres sans passer par des phases de requalification profonde du système », confiet-il. Convaincu par ce système, le laboratoire français a étendu son utilisation à un deuxième atelier. Une fonctionnalité qui semble séduire les industriels réside dans la gestion du monitoring du comptage particulaire. Keos intègre les compteurs de particules fixes et mobiles. Le logiciel interagit avec les compteurs particulaires comme avec des équipe-

BIION EN BREF ● Fondée en 1984, la société ACTL s’est divisée en deux entreprises « sœurs » : BiiON (services) et eWON (routeurs industriels et software associés). ● Trois types de services de BiiON : projets clés-en-main en automatisation et en informatique industrielle ; solutions logicielles ; expertise en architecture de communication, remontée de signaux… ● 40 personnes ● Chiffre d’affaires : 5,7 M€ en 2013

KEOS EST ÉGALEMENT UTILISÉ POUR LA SURVEILLANCE DES ZONES DE STOCKAGE.

ments autonomes et intelligents. Pour les compteurs mobiles, la société belge propose de gérer des campagnes de comptages, c’està-dire un suivi de salle en salle. « Nous mettons en place des systèmes de lectures de puces RFID dans chaque salle. L’opérateur scanne la puce en entrant dans la salle à l’aide d’un stylet fourni avec son compteur mobile. La puce contient l’identifiant du local et les paramètres de comptage : l’opérateur n’a donc plus à les encoder. Il effectue ensuite sa mesure. Il réitère l’opération dans chaque salle puis il connecte son compteur sur la prise Ethernet. Keos récupère alors les données et les réaffecte à chaque salle dans l’application logicielle. L’opérateur peut ensuite imprimer le rapport avec les données liées au comptage mobile effectué », détaille Anne Cassart (BiiON). Autre fonctionnalité mise en avant par le fabricant : l’arrêt automatique de tous les appareils de comptage de particules pendant les étapes de nettoyage et désinfection. « Ces appareils aspirent de l’air via des pompes. Les produits de nettoyage et désinfection risquent d’endommager sérieusement ces équipements en cas d’aspiration. Keos permet d’éteindre manuellement ou de manière automatique tous les appareils fixes sans risque d’en oublier un. Ceci a trois avantages : la protection du matériel, l’inhibition des alarmes, et une traçabilité du temps de nettoyage », indique-t-elle. Et la société BiiON travaille à de nouvelles évolutions. « Nous réfléchissons à la portabilité de l’information, pour avoir accès à l’application sur un smartphone ou une tablette. Nous travaillons également à l’intégration des résultats de culture des échantillons du comptage microbiologique. Actuellement nous traçons déjà la qualité d’aspiration de la pompe. Nous voudrions également associer un numéro de lot à chaque rapport. Enfin, nous comptons rapidement proposer la gestion de données multi-site », confie Anne Cassart. ■ AURÉLIE DUREUIL IndustriePharma N°78 Mars 2014

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DOSSIER

Salles propres CONTRÔLES MICROBIOLOGIQUES

Améliorer le process avec la contrainte réglementaire

© BioMérieux - Véronique Védrenne

Si aucune révolution technologique n’est venue bouleverser le secteur du contrôle microbiologique de l’environnement salle propre, les fabricants adaptent leurs solutions pour faciliter leur utilisation.

« La microbiologie n’est plus réservée au contrôle du process a posteriori, mais devient un outil pour rendre le process plus efficace », avance Renaud Jonquieres, responsable mondial de l’activité contrôle microbiologique pour les industries pharmaceutiques et cosmétiques de bioMérieux. Les fabricants de solutions de contrôles microbiologiques ont travaillé à améliorer l’utilisation de leurs outils de détection de micro-organismes dans l’air, l’eau et les surfaces. « Nos clients nous poussent à aller vers plus de praticité, plus de simplicité », souligne Renaud Jonquieres. Il cite le système LockSure développé par bioMérieux à partir d’observations de ses clients de l’industrie pharmaceutique. « Quand les opérateurs dans l’usine pharmaceutique utilisent des boîtes de Pétri, ils collectent les boîtes dans les salles propres pour les amener au laboratoire de contrôle qualité. Si le couvercle n’est pas bien fermé ou si la boîte tombe et que le couvercle s’ouvre, le résultat de culture peut être biaisé. Nous avons donc développé un

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LES FABRICANTS PROPOSENT DES SOLUTIONS POUR FACILITER L’USAGE DES SYSTÈMES DE TESTS.

système qui permet de verrouiller le couvercle, ce qui sécurise l’opération de collecte. C’est une gamme simple mais qui fait une grande différence dans l’utilisation », détaille le responsable de l’activité. Les évolutions des gammes de tests microbiologiques sont à l’exemple de ce système. Si aucune technologie de rupture n’est venue révolutionner le secteur, les fabricants misent sur des systèmes facilitant la réalisation des contrôles de l’eau, de l’air et des surfaces dans l’industrie. Trois technologies sont utilisées principalement : les milieux de cultures, les biocollecteurs d’air et les systèmes de détection rapides.

Améliorer la détection des germes D’abord pour les milieux de cultures, utilisés dans les biocollecteurs, les fabricants ont développé leurs gammes autour du milieu TSA, « le plus utilisé et qui permet la crois-

sance d’un nombre significatif de germes », indique Jean-Sébastien Bonin, responsable commercial de PMT France. Il précise : « L’industrie pharmaceutique doit prélever au minimum 1 m3 d’air dans les environnements de classes A et B. Afin de couvrir la période de production la plus longue possible et d’être plus représentatifs, les systèmes de bio-collection sont disponibles à des débits plus faibles (28 LPM, 1 m3 en 35 min environ) et permettent le prélèvement fractionné ou séquentiel. Ceci évite d’avoir une dessiccation trop importante du milieu de culture et conserve la fertilité. Les utilisateurs doivent valider la durée maximale de bio-impaction ». Les milieux de culture font en effet l’objet de développements spécifiques pour détecter un maximum de germes. « Nous avons développé des milieux de culture à base de matières premières végétales pour le contrôle de l’environnement », souligne Anne-Grit Klees, chef de produit de la gamme de média de culture prêts à l’emploi pour le contrôle environnemental de Merck Millipore. Et des développements sont également réalisés afin d’optimiser les cultures des germes. « Nous travaillons afin de ne pas seulement détecter les micro-organismes de collection mais aussi les germes que l’on rencontre dans la vraie vie. Dans les salles blanches, l’hygrométrie est assez basse, le renouvellement de l’air fréquent et les industriels utilisent régulièrement des désinfectants. Les organismes sont stressés et développent des phases de résistance. Nous devons donc développer des milieux avec des propriétés nutritives adaptées », détaille Renaud Jonquieres (bioMérieux). Outre le développement de milieux de culture favorisant la croissance des germes, les fabricants doivent aussi lutter contre les agents inhibiteurs, tels que les dérivés de désinfectants. Anne-Grit Klees (Merck Millipore) indique que des développements sont en cours. En effet, les produits utilisés par les laboratoires pharmaceutiques pour le nettoyage et la désinfection des salles propres peuvent inhiber la croissance des germes. « Nous développons donc des milieux de culture qui neutralisent ces résidus et permettent ainsi la croissance microbienne »,


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Enfin, pour plus de précision et pour des résultats délivrés plus rapidement, les fabricants de systèmes de contrôles microbiologiques ont développé des systèmes utilisant des technologies de pointe. « Nous avons développé et proposons aux laboratoires industriels un instrument utilisant la spectroscopie de masse permettant d’identifier les micro-organismes en quelques heures quand les techniques plus traditionnelles peuvent aller jusqu’à plusieurs jours. Le principe de la spectroscopie de masse existe depuis des années, mais l’évolution des technologies a permis d’ouvrir un nouveau marché en obtenant un appareil adapté au laboratoire de microbiologie. Également, nous proposons un système utilisant la cytométrie en phase solide permettant de détecter jusqu’à un seul germe par fluorescence en moins de trois heures. Nous notons un intérêt important pour cette technologie rapide de la part de l’industrie pharmaceutique, essentiellement pour le contrôle de l’eau et pour le suivi des investigations, lorsqu’une crise de contamination inattendue survient », détaille Renaud Jonquieres (bioMérieux). Les fabricants misent donc sur les évolutions techniques et les développements pour améliorer la praticité des appareils de microbiologie. ■ AURÉLIE DUREUIL © BioMérieux

explique Renaud Jonquieres (bioMérieux). Pour améliorer l’utili-sation par les laboratoires pharmaceutiques, les fabricants de milieux de culture ont adopté les triples emballages avec irradiation après la production, pour assurer une bonne stérilité du média à l’arrivée dans les salles propres et isolateurs aseptiques. Autre élément des contrôles microbiologiques, les biocollecteurs d’air. Ces équipements permettent d’aspirer de l’air qui est ensuite dirigé vers un milieu de culture, par bioimpaction. Ces appareils se font de plus en plus petits et compacts. Une compacité qui répond aux demandes des industriels pour une plus grande portabilité de leurs équipements. « Les innovations portent sur la portabilité des appareils (inférieurs à 2 kg), la valeur de la d50 (<1 µm pour la classe A), la sortie d’air filtrée, le design propre… », souligne Jean-Sébastien Bonin (PMT France). Des améliorations apportées pour faciliter l’utilisation des biocollecteurs dans les salles et autres environnements propres. « Les contrôles se font de plus en plus proches du process. Aujourd’hui, les laboratoires mettent en place des outils de performance industrielle. Ils ne veulent plus avoir à faire un prélèvement pour ensuite l’amener à l’autre bout de l’usine pour la lecture du résultat. La microbiologie ne doit plus être le goulot d’étranglement du

LES SYSTÈMES DE CONTRÔLES MICROBIOLOGIQUES S’INSTALLENT AU PLUS PRÈS DU PROCESS.

process. L’enjeu consiste donc à donner le résultat au plus près du process. Ainsi, pour les industriels, les informations de microbiologie deviennent un vrai outil de pilotage de la performance », constate Renaud Jonquieres (bioMérieux). Afin d’améliorer la précision de la lecture des résultats, les fabricants développent également des biocollecteurs utilisant des têtes rotatives dites Slit-to-Agar. « Ces têtes possèdent une fente d’impaction unique en rotation. La vitesse de rotation est connue. En fonction de la position de la colonie, il est possible de dire assez précisément quand a eu lieu la contamination et de la corréler à un événement. L’autre avantage est que l’impaction se fait toujours sur un milieu frais », détaille JeanSébastien Bonin (PMT France).


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Salles propres

DOSSIER

NETTOYAGE

Réussir la validation de ses désinfectants JIM POLARINE

© Steris

manager Technical Services, Steris Corporation

Trop souvent, les fabricants reçoivent des remarques des autorités réglementaires sur la désinfection des salles propres. Cet article propose un aperçu des étapes à réaliser pour valider un désinfectant en bonne et due forme.

Les autorités réglementaires demandent aux fabricants de médicaments, aux sociétés biopharmaceutiques ou de dispositifs médicaux de démontrer qu’ils ont un programme validé de nettoyage et de désinfection pour les salles et les équipements utilisés en production aseptique, et plus particulièrement un système de maintien des équipements en conditions aseptiques comme indiqué dans le chapitre 21 CFR 211.42(c) part (10)(v). Le guide de bonnes pratiques de fabrication de produits stériles de la FDA (Food and Drug Administration) décrit les aspects réglementaires sur l’efficacité de désinfection dans la section X.A.3. Cette section dit que : « l’adaptation, l’efficacité et les limites d’utilisation du désinfectant doivent être vérifiées ». Il est attendu que les matériels introduits dans des zones en condition aseptique soient désinfectés et, s’ils sont utilisés dans des zones critiques, comme les salles de classe ISO 5, doivent être stérilisés avec une méthode appropriée. Les agences réglementaires dans le monde entier mentionnent régulièrement des sociétés qui ne valident pas leurs désinfectants. C’est la raison pour laquelle, une aide technique avancée décrite dans cet article permet de mieux cerner les enjeux. Des observations de type 483 lors d’inspections FDA et des « warning letters » étayent bien les points qui vont être abordés, par exemple une « warning letter » datant de juillet 2012 disait : « Il n’y a pas d’évidence documentaire qui montre qu’une action corrective a été menée en présence de non conformité relative à l’isolation d’une moisissure… incluant la non-utilisation d’un agent sporicide. » Une autre « warning letter » de janvier 2013 précise : « toutes les surfaces qui

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sont utilisées pour des procédés critiques pour la fabrication n’ont pas été évaluées » et « les coupons utilisés… ne sont pas représentatifs des surfaces trouvées dans les laboratoires ». D’autres exemples : - « L’étude d’efficacité est inadéquate dans la mesure où elle n’évalue pas des désinfectants et sporicides sur les surfaces. » - « L’étude d’efficacité de la désinfection n’a pas été effectuée pour trois des désinfectants utilisés pour désinfecter les surfaces d’unité stérile et pour une ligne de remplissage aseptique. » - « La qualification de votre désinfectant n’a pas démontré qu’il est adapté et efficace pour éliminer les micro-organismes des différentes surfaces. »

Focus sur la désinfection des surfaces solides Cet article d’aide technique propose un aperçu sur les étapes utiles pour valider un désinfectant conçu pour les surfaces solides, non poreuses des salles propres et autres environnements contrôlés. La validation de désinfectants qui sont prévus pour être utilisés en contact avec les produits pharmaceutiques, comme dans les bioréacteurs, est un problème différent qui n’est pas couvert dans cet article. La sélection des désinfectants et la qualification des fournisseurs sont un enjeu majeur dans la maintenance des salles propres et doivent être considérées comme partie intégrante de la validation globale. De ce point de vue, les désinfectants doivent être capables de tuer tous les micro-organismes d’intérêt. Par exemple, alors que les agents phénoliques ont un large spectre de désinfection, ils ne sont pas sporicides et on s’attend à ce qu’ils soient très peu efficaces contre des spores de type Bacillus subtilis. C’est pour-

quoi, une technologie plus appropriée, comme les mélanges d’acide peracétique et de peroxyde d’hydrogène ou eau de javel doit être considérée lorsque l’on affaire à des bactéries sporulentes ou à des moisissures. Alors que les activités de validation peuvent être longues et coûteuses, la qualité et la stabilité du fournisseur doivent être étudiées avant d’inclure un produit particulier dans les études de validation. Pour évaluer la qualité du fournisseur, la compatibilité chimique des agents désinfectants et le mode de fabrication, des analyses de plusieurs lots de désinfectants (typiquement trois lots) sont à réaliser. De plus, une attente forte des utilisateurs porte sur le maintien des formulations sur une longue durée et ceci doit être communiqué au préalable au fournisseur avant les débuts des validations. Les notifications de changement par les fournisseurs sous la forme de programmes de « Change Control » sont une partie intégrante du processus de validation. La validation des agents désinfectants peut être effectuée de différentes façons : habituellement, les industriels conduisent une étude in vitro et in situ pour qualifier l’efficacité. Il est important de noter que l’étude d’efficacité en suspension ne traduit pas une efficacité dans le contexte des surfaces solides. Ce principe est le fondement de la méthode internationale par dilution AOAC, qui est un test coupon qualitatif. Cependant, la méthode AOAC présente une grande variabilité qui entraîne parfois un questionnement sur les résultats. À l’opposé, les études cinétiques utilisées en suspension doivent être privilégiées, bien qu’il n’y ait pas d’obligation réglementaire de l’utiliser. Pour cette dernière procédure, une concentration de 106 est communément utilisée. Alors que le test en suspension est un indicateur de performance contre les micro-organismes-cibles, il n’est pas représentatif de la situation en salle propre et les agences réglementaires attendent que des essais sur coupons simulent les conditions habituelles d’utilisation. Ce type de test implique généralement l’inoculation d’un micro-organisme-cible sur un coupon, suivie d’une exposition à la solution désinfectante.

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Le niveau de l’inoculation doit être suffisant pour démontrer une réduction logarithmique, typiquement 3 logs pour les bactéries végétatives et les levures, et 2 logs pour les bactéries sporulentes et les moisissures, en associant dans les deux cas un pourcentage de recouvrement sur le coupon. Le coupon doit être évalué avec une méthode validée de recouvrement (sonication ou vortex), pour déterminer l’efficacité de l’agent désinfectant lorsqu’il est appliqué sur la surface à traiter avec un temps déterminé de contact. Les considérations-clés de ce protocole sont : - Le type de coupon ; - La méthode d’application et les conditions d’application (le temps de contact mouillé, la température, la concentration, la charge de résidu, la dureté de l’eau) ; - L’agent neutralisant validé du désinfectant. Les coupons utilisés doivent simuler les surfaces qui sont à traiter. Les matériaux utilisés dans les salles propres sont habituellement : l’inox, le verre, le vinyle, l’époxy, le polycarbonate, le polychlorure de vinyle et le polypropylène. Les méthodes d’application incluent l’essuyage, le spray, la fumigation et, très rarement, l’immersion. La difficulté la plus importante en termes d’application reste la simulation du temps de mouillage en conditions d’utilisation. Il faut noter par ailleurs, que dans le cas de l’essuyage ou de l’immersion, la réduction du niveau de micro-organismes peut être due plus à une activité mécanique qu’à l’activité du désinfectant. C’est pourquoi, de bons contrôles doivent être mis en place pour ce type d’évaluations. La neutralisation doit être validée et faire partie intégrante du protocole de test. Les industriels effectuent habituellement cette validation en introduisant un agent de neutralisation dans le milieu de culture utilisé pour le recouvrement. Une difficulté majeure reste la sélection des

térêt, parce qu’ils sont utilisés dans les matières premières ou introduits intentionnellement dans les usines par quelque moyen que ce soit, peuvent justifier leur inclusion dans les activités de validation des désinfectants.

L’intérêt des études in situ

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Salles propres

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DOSSIER

STERIS PROPOSE DES PRODUITS POUR LUTTER CONTRE LA CONTAMINATION.

micro-organismes pour l’étude. L’évaluation du pouvoir désinfectant contre un large spectre de micro-organismes de collection, comme l’ATCC, n’est qu’un aspect de la qualification d’un désinfectant. L’introduction d’isolats environnementaux locaux est bien plus importante pour déterminer le réel potentiel qu’aura le désinfectant pour contrôler le niveau de contamination et pour satisfaire les inspecteurs. Habituellement, les micro-organismes incluent une sélection de bactéries Gram positif et Gram négatif, des levures et des moisissures. Les exemples communément utilisés sont : Staphylococcus aureus, Micrococcus luteus, Pseudomonas aeruginosa, Candida albicans et Aspergillus ou Penicilium spp. De plus, les bactéries sporulentes comme Bacillus subtilis et Bacillus pumilus doivent être incluses. Les critères de sélection des isolats environnementaux sont fondés sur la fréquence d’apparition et la représentativité d’un large spectre d’organismes. Les organismes d’in-

LES POINTS CLÉS DE LA VALIDATION À RETENIR ● Les critères de sélection de l’agent désinfectant : la qualité et la stabilité du fournisseur, la capacité de l’agent désinfectant à éliminer les micro-organismes d’intérêt, qui seront ensuite utilisés dans les activités de validation. ● L’évaluation in vitro : les études in vitro doivent être considérées avec une attention toute particulière et des études « coupon » doivent être réalisées.

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La sélection des micro-organismes est certainement le point le plus important car les instances réglementaires focalisent leur attention sur les preuves documentaires concernant le choix des isolats environnementaux locaux. Le choix des coupons est également critique car ils simulent les surfaces présentes dans l’usine. ● L’évaluation in situ : les évaluations in situ ne per-

mettent pas de s’affranchir de la réalisation des études in vitro mais fournissent plutôt une démonstration de l’efficacité en conditions réelles d’utilisation. De plus, les études in situ peuvent fournir des informations intéressantes sur les techniques de nettoyage et les pratiques des opérateurs qui peuvent être utilisées dans les procédures écrites ou en cas de « troubleshooting ».

Après avoir fini les études in vitro, une deuxième phase in situ d’évaluation d’efficacité doit être menée. L’étude in situ seule ne suffit pas à établir l’efficacité d’un désinfectant face à un environnement contaminé ; cependant, une évaluation in situ réussie permet de corroborer les conclusions des tests in vitro mais permet aussi de montrer un « état de contrôle » qui peut être maintenu. De plus, les études in situ peuvent fournir des informations intéressantes sur les techniques de nettoyage et les pratiques des opérateurs qui peuvent être utilisées dans les procédures écrites ou en cas de « troubleshooting ». Les études in situ impliquent la comparaison des surfaces avant et après l’application du désinfectant. Généralement, les surfaces des salles propres sont évaluées dans les conditions les plus défavorables ; à la fin d’un run de remplissage ou lors d’arrêts de production planifiés ou non planifiés : coupure d’électricité, dysfonctionnement des centrales de traitement d’air, phase de construction revamping ou travaux neufs. Les surfaces évaluées doivent inclure des zones particulièrement à risques face à la contamination. Les contrôles environnementaux des salles propres doivent être réalisés avant l’application du désinfectant. À la suite des prélèvements, le désinfectant doit être appliqué avec les procédures standard SOP jusqu’au séchage. Cette application est immédiatement suivie de contrôles environnementaux dans les zones attenantes au prélèvement précédent. Ces prélèvements sont réalisés à l’aide de boîtes de contact ou d’écouvillons. Des tests non environnementaux supplémentaires peuvent être effectués, comme les contrôles particulaires. Quand l’étude inclut la comparaison entre une nouvelle technologie et une technologie existante faisant partie de la SOP, une deuxième étape de contrôle environnemental doit être faite avec l’ancien désinfectant. Comme les évaluations ne sont pas faites dans des conditions contrôlées, il peut être nécessaire de faire deux ou trois évaluations afin d’établir une analyse de tendances. Bien que les études doivent simuler les conditions les plus défavorables, à aucun moment des micro-organismes ne doivent être introduits dans la salle propre durant l’étude de validation d’efficacité du désinfectant. ■ Contact : Frédéric Bar, European Sales Manager frederic_bar@steris.com


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FILIÈRE Santé BILAN 2013 les indicateurs de l’industrie pharmaceutique ne sont pas bons. Pour sortir de l’impasse, Patrick Errard, président du Leem, préconise de renforcer l’attractivité du pays et d’accompagner l’industrie dans sa mutation structurelle.

niveaux de prélèvement sur notre secteur qui atteignent annuellement 1,5 milliard d’euros ces trois dernières années. Il est temps de tirer la sonnette d’alarme car il y a un impact sur la compétitivité industrielle du secteur pharmaceutique. Mais il y a tout de même eu quelques éléments positifs. Par exemple, la tenue du Conseil stratégique des industries de santé (Csis) et du Contrat de filière (CSF) en juillet, avec 44 mesures ayant fait l’objet d’un contrat de filière et un dialogue renforcé sur certaines questions. Autre élément encourageant : la pérennisation du crédit impôt recherche. Quels sont les objectifs pour 2014 ? Il y a urgence à maintenir et développer l’attractivité de la France. Il faut déjà commencer à préparer le prochain PLFSS. Dans cette perspective, nous avons proposé à la ministre de la Santé la formation d’un groupe ÉtatIndustrie qui suivra trois objectifs : nous mettre d’accord sur les

création et l’émergence de nouveaux métiers dans les domaines de la production de médicaments biologiques, de l’information médicale, de la pharmacovigilance, de la médico-économie, de l’accès aux marchés, etc.

Quels seront à plus long terme les grands enjeux pour notre industrie pharmaceutique ? La loi de financement est un outil obsolète et inadapté, il faut donc changer de mode de fonctiondonnées macroénement. Nous conomiques du avons besoin, en secteur, tester les tant qu’entreprises grandes hypodont les activités thèses macroécoobéissent à des nomiques qui cycles de long sous-tendent la terme, d’une visibiconstruction des Patrick Errard est le nouveau président lité qui dépasse la dépenses de du Leem. simple annualité. médicaments Nous proposons dans le PLFSS et donc de nous orienter vers une prévenir les risques de contradicprogrammation pluriannuelle tion entre les engagements du des dépenses de médicaments. Csis ou CSF de moyen et long Des mesures alternatives de termes et les mesures de régularégulation économique qui ne tions de court ou moyen terme. Il passent pas exclusivement par faudra aussi développer l’innovale prix du médicament devront tion en France, notamment en aussi être explorées. Au niveau simplifiant les démarches admisocial, il faudra mettre en place nistratives de la recherche des actions pour maintenir l’emclinique et en instaurant un meilploi, notamment en développant leur système. Un contrat unique l’insertion professionnelle des pour tous les hôpitaux, proposé jeunes, en préparant la mobilité par les industriels lors du Csis, et la reconversion des salariés devrait être mis en place dès occupant des métiers en mutafévrier 2014. Le maintien du tion ou encore en préparant les système des Autorisations compétences de demain sur des temporaires d’utilisation (ATU) technologies émergentes. ■ est également nécessaire. Sur le AUDREY FRÉEL plan social, nous observerons la © Leem

Quels sont les principaux faits ayant marqué le secteur pharmaceutique en 2013 ? Le marché français du médicament est entré en récession, avec un chiffre d’affaires remboursable en ville en recul de 2,5 % en 2013. La production française a fait face à une forte compétition internationale, à la fois au sein de l’Europe et avec les pays émergents, tout en étant encore dans une phase de mutation structurelle profonde, compliquée par un contexte de crise économique mondiale. L’an dernier, 27 plans de sauvegarde de l’emploi ont été mis en place entraînant un recul de l’emploi de 2,1 %. Les effectifs sont passés sous la barre des 100 000 salariés, ce qui correspond au même niveau que 2004. L’époque des blockbusters est révolue ce qui entraîne des restructurations impactant essentiellement les métiers du marketing, de la vente et de l’administration/support. Il y a également eu une mutation de la R&D qui tend vers un modèle de plus en plus externalisé. Pour la première fois en 2013, nous avons observé une baisse de l’emploi en R&D, qui a reculé de 2,9 %. La France n’est plus qu’en 4e position dans les pays les plus attractifs pour la recherche clinique en Europe. Il y a eu un effondrement des essais cliniques dans certaines aires thérapeutiques et un ralentissement de l’accès à l’innovation. En outre, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2014 pénalise une fois de plus l’industrie pharmaceutique avec des

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Le secteur pharmaceutique français traverse une passe difficile

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Santé La chronique de Gilbert Lippmann Directeur de Proconseil gilbert.lippmann@proconseil.fr

Libérez les lots ! Existe-t-il un processus plus emblématique de l’industrie pharmaceutique que celui de la libération des lots ? J’animais dernièrement un groupe de travail réunissant des laboratoires sur ce thème et leur étonnement fut grand de constater que sur les 15 entreprises présentes, pour des formes galéniques assez voisines, le délai de libération – de la dernière boîte fabriquée à la libération du lot – variait de façon incroyable… de 54 à 2 jours ! À y regarder de près, la posture de la Qualité au sein de l’entreprise s’avère être l’élément différenciant. Dans le cas extrême d’un délai de 54 jours, le libérateur considère que le processus de libération commence seulement à partir du moment où la production lui livre un lot et ses dossiers. Il positionne ainsi son action postérieurement à la fabrication. Tout reste donc à faire et chaque enquête s’avère délicate car éloignée du moment où la déviation a eu lieu. À l’autre extrême, pour atteindre les 2 jours voire la journée, le libérateur considère que le processus débute au contraire dès l’arrivée des matières premières et progresse au rythme du flux. Tout doit donc être pensé et structuré en amont avec les autres métiers du Laboratoire (production, logistique, contrôle qualité) pour rendre les dossiers simples, clairs et faciles à renseigner afin de Le délai de permettre un juste contrôle. En délégant ses libération représentants auprès de la production et n’est pas dans leur rythme de travail, le libérateur qu’un simple facilite et raccourcit le travail d’enquête indicateur de réalisé en temps réel. Il organise performance. également le parcours des dossiers afin d’en assurer un regroupement rapide… Le délai de libération n’est donc pas qu’un simple indicateur de performance car le réduire de 54 à 2 jours implique un bouleversement total de l’organisation du Laboratoire et de sa culture. Responsabilité, Lean, proximité, parallélisations, confiance sont les mots clés qui vont permettre à ce merveilleux instrument de mesurer les progrès globaux du système de production d’un Laboratoire. Par ailleurs, il devrait être le cheval de bataille de tout directeur financier. Supporter un délai de 54 jours ne signifie-t-il pas un alourdissement du BFR d’environ 2 mois de coût d’exploitation ? ! Messieurs les dirigeants des laboratoires, criez donc tous en cœur : Libérez les lots ! … ■

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ESSAIS CLINIQUES

L’Union Européenne réclame plus de transparence Le Parlement et le Conseil européens sont parvenus, fin décembre, à un accord provisoire sur une réglementation sur les essais cliniques. Celle-ci avait été proposée en juillet 2012 par la Commission européenne. Elle vise à remplacer la directive existante. La transparence occupe une place primordiale dans cette réglementation puisqu’elle impose aux sociétés pharmaceutiques et aux chercheurs de délivrer les résultats de tous leurs essais cliniques sur une base de donnée accessible au public.

« Pendant trop longtemps, des études peu flatteuses sur de nouveaux médicaments n’ont pas été dévoilées. Environ la moitié de la totalité des essais n’a jamais été publiée, généralement ceux avec des résultats décevants ou négatifs », explique Glenis Willmot, députée européenne. La réglementation permettra également de simplifier et d’uniformiser les démarches liées à la mise en place des essais cliniques. L’adoption formelle du texte devrait intervenir au printemps 2014. ■ A.F.

GÉNÉRIQUES

Nouvelle année de croissance en 2013 en France Pour la deuxième année consécutive, le Gemme (association regroupant les industriels des génériques) a publié un bilan positif de l’année écoulée. En 2013, le marché a retrouvé des taux de croissance similaires à ceux observés en 2006 et 2007 : + 12,7 % en valeur et + 16% en volume. 785 millions de boîtes de génériques ont été vendues en France, ce qui correspond à un chiffre d’affaires de 3,4 milliards d’euros. « L’utilisation des médicaments génériques a permis une économie de 2,4 Mrds sur 2013 et de près de 15,5 Mrds € depuis 2000 », a souligné le Gemme. Mais ces résultats positifs ne réjouissent pas totalement l’association. Elle explique qu’un retournement de tendance a été observé à partir du mois de juillet. En effet, entre le premier et le deuxième semestre, le marché n’a progressé que de 1,81 % en volume et de 0,18 % en valeur. « On constate un ralentissement puis une régression du marché à compter du mois d’août », souligne-t-elle. Avant d’ajouter :

© Pascal Guittet

FILIÈRE

Les génériques ont permis d’économiser 2,4 Mrds d’euros sur 2013.

« le redémarrage au premier semestre est uniquement le prolongement d’une reprise “mécanique”, après deux années consécutives de ralentissement ». Le Gemme regrette également que la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) 2014 « n’ait proposé que des mesures comptables iniques pour le médicament générique ». De fait, pour 2014, elle prévoit une croissance quasinulle concernant les perspectives d’évolution du marché et des économies collectives. ■ A.F.


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Santé

FILIÈRE

ÉCONOMIE

« Le marché des médicaments d’automédication connaît sa première involution depuis cinq ans, sous l’effet d’un contexte économique délicat », avertit l’Association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable (Afipa). Celle-ci a récemment publié les résultats du 12e baromètre de l’automédication. Réalisé par Celtipharm, il a porté sur un panel de 3 004 pharmacies représentatives du parc officinal français. L’an dernier, les ventes des médicaments sans ordonnance se sont élevées à 2,1 milliards € dans l’Hexagone. Soit une décroissance de 3 % par rapport à 2012. Cela correspond à la vente de 465 M d’unités. « Tous les segments thérapeutiques s’inscrivent dans cette logique et connaissent ainsi une baisse marquée de leurs ventes en valeur », souligne l’Afipa. Le marché des médicaments de prescription a lui aussi accusé un recul de ses ventes l’an dernier, qui se sont élevées à

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L’automédication en berne en 2013

Les médicaments OTC sont touchés par la crise.

25,7 Mrds € (-3,5 %). Le baromètre pointe aussi le fait que le prix des OTC est en constante diminution depuis six ans et que « les écarts de prix entre officines se réduisent également ». Il note également que le libre accès confirme son effet positif sur les prix. « Ce coup d’arrêt pour les médicaments d’automédication représente un réel danger pour l’organisation et

l’efficience du système de soins », s’inquiète Pascal Brossard, président de l’Afipa. Avant d’ajouter : « par conséquent, le soutien des pouvoirs publics et la mise en place rapide d’actions pragmatiques, par l’intermédiaire notamment des travaux engagés dans le cadre du conseil stratégique de filière, sont plus que jamais nécessaires et indispensables ». En revanche, les marchés des dispositifs médicaux et compléments

BREVET

L’Afrique du Sud se méfie des laboratoires Aaron Motsoaledi, ministre sud-africain de la Santé, n’a pas hésité à parler de « complot de magnitude satanique » et d’un « plan pour un génocide » dans les pages du Mail & Guardian, un hebdomadaire sud-africain. Ces mots désignent la menace d’une campagne de lobbying qui pourrait être lancée par l’Innovative Pharmaceutical Association South Africa (Ipasa), une association qui regroupe de nombreuses filiales

des géants pharmaceutiques mondiaux, et qui viserait à contrecarrer un projet de réforme porté par le gouvernement sudafricain. Cette réforme viserait à améliorer la disponibilité de traitements génériques en Afrique du Sud, et à limiter le recours au dépôt de brevets, notamment à la suite d’innovations mineures de produits existants, pour renforcer la protection des médicaments contre la fabrication de géné-

L’AP-HP s’associe à Lutech ■ Un protocole d’accord a été signé par l’AP-HP et la société d’accélération de transfert de technologies (SATT) Lutech, pour financer la maturation et la valorisation des innovations issues de collabora-

riques. Selon le Mail & Guardian, l’Ipasa aurait concocté un plan pour une campagne contre cette réforme et mandaté un cabinet américain spécialisé dans les lobbys pour l’organiser. L’Ipasa a affirmé qu’elle n’a pas engagé ce cabinet. Elle insiste sur le fait qu’elle travaille avec le gouvernement sur cette réforme, et que la protection de l’innovation est une de ses priorités. ■ J.C. AVEC AFP ET REUTERS

LA VENTE INTERNET NE SÉDUIT PAS Pourtant autorisé depuis un an, l’achat de médicaments sans ordonnance sur la toile reste marginal en France. Selon une enquête de l’Ifop réalisée du 26 septembre au 1er octobre auprès d’un panel de 1 003 personnes, seuls 4 % des sondés auraient pour le moment franchi le pas. Pourtant, 30 % des Français se disent prêts à se procurer des médicaments par ce biais. Mais la vente de contrefaçons sur le net ou encore l’absence de conseil du pharmacien représentent des freins. AVEC AFP

alimentaires se portent beaucoup mieux. Leurs ventes ont respectivement progressé de 4,3 % et de 6,2 %. De fait, le marché du selfcare (qui regroupe les OTC, les dispositifs médicaux et les compléments alimentaires) est resté stable l’an dernier, avec un chiffre d’affaires de 3,35 Mrds € (-0,1 %). ■ A.F.

Biocitech sera détenu par la Caisse des Dépôts ■ Sanofi qui possédait la majorité des parts Biocitech a cédé ce capital à la Caisse des Dépôts (CDC), déjà détenteur de 25 % des parts. Désormais, le parc sera détenu par la société Biocitech Immobilier au capital de laquelle CDC entrera à hauteur de 40 %. Puis, le fonds mettra la main sur le reste des parts à l’issue des travaux du bâtiment Galien, qui accueillera la société belge Galapagos. Implanté à Romainville (Seine-Saint-Denis), Biocitech se focalise sur les sciences de la vie et les biotechnologies.

La substitution du paracétamol préoccupe tions entre l’AP-HP et les actionnaires de Lutech. Lutech a été créée en 2012 dans le cadre des Investissements d’avenir. Elle est spécialisée dans la maturation et le transfert de technologies.

■ La CFE-CGC s’inquiète du projet de l’ANSM d’inscrire les médicaments à base de paracétamol (tels Efferalgan, Doliprane, etc.) au répertoire des génériques. Ces médicaments sont produits par Sanofi à

Lisieux (Calvados) et Compiègne (Oise) et par Bristol-Myers Squibb à Agen (Lot-et-Garonne). D’après la CFE-CGC, 580 emplois seraient menacés chez Sanofi et 1 400 chez BMS et 4 000 emplois indirects. IndustriePharma N°78 Mars 2014

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Santé La chronique de Patrick Hibon de Frohen

© DR

Vice-président exécutif de l’IMT p.hibon@groupe-imt.com

Un nouvel ANI : pour quoi faire ? Après d’âpres et difficiles négociations, l’accord national interprofessionnel (ANI) sur la formation professionnelle a abouti à un avant-projet de loi soumis pour avis aux instances de consultation et au Conseil d'État, en vue d'une adoption en Conseil des ministres, le 22 janvier, pour un vote définitif par le Parlement d'ici le 28 février. Je n’aborderai pas l’ensemble des changements introduits par cet ANI, mais je souhaite attirer l’attention du lecteur sur deux domaines, qui, bien qu’en apparence soient des avancées sociales, me laissent perplexe quant aux moyens accordés pour leurs mises en œuvre. La formation des salariés tout d’abord. L’accord démarre sur de bonnes bases. Je cite : « Le niveau et l’évolution des compétences des salariés sont un levier déterminant de la compétitivité des entreprises. Ils constituent un élément structurant de la sécurisation des parcours professionnels des personnes. Il est donc de l’intérêt de l’entreprise et des salariés d’apprécier le niveau et l’évolution des compétences des salariés, et de favoriser leur progression professionnelle ». Mise en œuvre d’un CPF de 150 heures pour des formations obligatoirement qualifiantes correspondant aux besoins de l’économie et renforcement de la négociation en entreprise et du rôle des instances représentatives du personnel. De plus, les branches professionnelles devront conduire une politique d’amélioration de la qualité de la formation au service des entreprises et des salariés et prendront les dispositions nécessaires pour s’assurer de la qualité des formations qu’elles financent ou cofinancent. Par contre, les moyens sont en totale régression : si la contribution des entreprises de moins de 10 salariés reste à 0,55 % de la DADS, elle passe de 1,6 à 1 % pour les entreprises de plus de 10 salariés. L’autre domaine concerne un projet de loi de finances portant réforme de la taxe d’apprentissage. Si le texte prévoit, certes, de ramener à 46 le nombre des collecteurs adossés à des OPCA, au lieu des 147 actuels et de renforcer les missions des Centres de formation d’apprentis (CFA), il faudra m’expliquer comment arriver à augmenter très sensiblement les contrats d’apprentissage avec une taxe qui globalement est en récession, du fait de la diminution des salariés et de l’augmentation des chômeurs. Pour ces deux domaines, comment faire mieux et plus avec beaucoup moins de moyens ! Alors que ces moyens existent : 66 M€ issus des fonds de la formation qui servent à financer le « dialogue social » des partenaires sociaux. Je laisse à Monsieur N. Perruchot, rapporteur parlementaire cette conclusion : « Mieux valait purger la question du financement des partenaires sociaux avant d’entamer une nouvelle réforme de la formation ». ■

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POLITIQUE

L’industrie absente des vœux de la ministre La semaine dernière Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé a présenté ses vœux à la presse. L’occasion de détailler les grands chantiers qui animeront le Ministère en 2014 : réforme des retraites, politique familiale, loi d’adaptation de la société au vieillissement, loi de santé, mais aussi construction d’un système de vigilance plus fiable. La ministre entend ainsi « s’interroger sur une manière de gérer de façon plus efficace les crises sanitaires », dont 2013 n’a pas été exempte. Cela passera par « une refonte du système de surveillance et des agences ». Si Marisol Touraine a souligné son implication dans le Pacte de responsabilité, elle n’a pas au cours de cette allocution mentionné l’industrie pharmaceutique. Il aura fallu attendre la fin de son discours pour lui poser la question. Bien qu’elle considère l’industrie pharmaceutique comme « un acteur à part entière », elle souligne la nécessité de « trouver un équilibre ». « La France consomme plus de médicaments que ses voisins, des médicaments plus récents »,

© Ministère de la Santé

FILIÈRE

Marisol Touraine, ministre de la Santé.

souligne-t-elle avant de rappeler la difficulté autour des génériques dont la consommation reste « inférieure ». « Il est nécessaire de soutenir le développement de l’industrie », a indiqué Marisol Touraine en rappelant le Contrat stratégique de filière signé en 2013. « Je suis attentive aux préoccupations exprimées. Mais on ne doit pas faire porter par la sécurité sociale des politiques qui ne seraient pas des politiques d’économie pour la sécurité sociale », a-t-elle conclu sur le sujet. ■ A.D.

SOCIAL

Hausse des salaires minima de 1,2 % en 2014 Les partenaires des Entreprises du médicament (Leem) ont signé, le 8 janvier, un accord revalorisant les salaires minima conventionnels de +1,2 % pour l’ensemble de la grille de classification. « Cette année encore, un effort particulier a été fait en faveur des plus bas niveaux de qualification », explique le Leem. L’accord prévoit qu’aucun salaire ne peut être inférieur à 1 500 euros bruts pour les salariés des groupes de

classification 1A, 1B, 1C et 2 A, ayant un an d’ancienneté. « Cette mesure permet de faire bénéficier les salariés du groupe 1A d’une augmentation de 3,9 % », souligne de Leem. Cet accord a été signé par la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC. A contrario la CGT et l’UNSA se sont déclaré non-signataires. « Force Ouvrière, a priori nonsignataire, doit faire connaître rapidement sa position », a précisé le Leem. ■ A.F.


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FILIÈRE

Événement

DISPOSITIFS MÉDICAUX L’Association française des entreprises de la recherche clinique et épidémiologique a organisé ses deuxièmes rencontres sur le dispositif médical. L’occasion de faire un point sur les évolutions réglementaires.

Sur fonds de changements réglementaires, les acteurs du dispositif médical se sont réunis en décembre à l’initiative des entreprises françaises de la recherche clinique et épidémiologique. Les « 2es rencontres AFCROs sur le dispositif médical » ont été l’occasion d’évoquer l’actualité du secteur et les services proposés par les CRO françaises. « La part du dispositif médical dans la recherche clinique est en croissance. Aujourd’hui, il représente 25 à 30 % de notre activité. Et je ne serais pas surpris que cela augmente encore. Une part de la demande concerne la recherche clinique. Il y a également une attente forte en termes de surveillance de la sécurité et de confirmation de l’usage pour le patient. En effet, le dispositif médical est implanté pour une longue durée, cela implique une dimension différente pour sa surveillance », détaille Denis Comet, président de l’AFCROs. Les 60 sociétés de recherche clinique membres de l’AFCROs se positionnent donc sur ce sujet afin de proposer des services de sous-traitance aux fabricants de dispositifs médicaux. La matinée organisée par l’AFCROs avait pour objectif d’aborder « l’actualité de la recherche clinique face aux

© AFCROs

Fiabiliser la recherche clinique

350 participants ont assisté aux débats.

nouvelles exigences cliniques pour le dispositif médical ». Les rencontres se sont ouvertes avec un rappel des évolutions réglementaires du développement clinique des dispositifs médicaux. Cécile Fouret, viceprésidente du groupe Études cliniques du Snitem (Syndicat national de l’industrie des technologies médicales) a rappelé la préparation d’un règlement européen pour modifier la directive européenne 93/42. L’impact de ce texte en termes d’études cliniques concerne notamment : « le changement de classe de certains dispositifs, le suivi post-

COLLABORATION ENTRE UN FABRICANT ET UNE CRO La manifestation a été l’occasion de présenter la collaboration entre Tali-Oniris, fabricant d’orthèse d’avancée mandibulaire universelle thermoformée dans le syndrome d’apnées obstructives du sommeil et une entreprise membre de l’AFCROs. « Nous avions besoin de conseils, de support logistique et d’expertise dans les domaines réglementaire, de qualité, saisie et traitement des données, des analyses statistiques

40IndustriePharma N°78 Mars 2014

et de la publication », témoigne Thibault Vincent, cofondateur de Tali-Oniris. « À chaque étape de l’étude, la CRO nous a apporté son expertise méthodologique et réglementaire, mais aussi une définition précise des prestations », souligne-t-il. Denis Comet, président de l’AFCROs a conclu : « Bien souvent la CRO est sollicitée un peu tard. Notre métier est d’intervenir partiellement ou totalement dans les études ».

marché et l’utilisation de la similarité très restreinte », selon Cécile Fouret. Un projet de règlement européen qui vise à « plus de transparence, plus de traçabilité et à moins de cloisonnement entre l’Autorité compétente et l’Organisme notifié », selon Estelle Geffard de l’AFCROs.

Interdire le re-traitement des dispositifs à usage unique Elle a par ailleurs rappelé deux sujets sensibles qui font l’objet de discussions. « Concernant le retraitement des dispositifs médicaux à usage unique, un consensus pourrait être trouvé pour une interdiction, avec la possibilité cependant pour chaque pays d’avoir une législation particulière. Concernant la procédure de mise sur le marché des dispositifs médicaux à haut risque, la France a adopté une position qui vise à un renforcement du suivi après la mise sur le marché », a indiqué Estelle Geffard. Cécile Fouret (Snitem) a également souligné le renforcement des attentes de la Haute Autorité de santé (HAS) dans le cadre des études post-inscription qui « conditionnent le renouvellement de la prise en charge ». Alain Bernard, professeur des universités et ancien vice-président de la CNEDIMTS (Commission nationale d’évaluation des dispositifs

médicaux et des technologies de santé) de la HAS, a alors présenté un guide méthodologique élaboré par la HAS. Disponible sur le site Internet de l’organisme, ce texte « identifie toutes les méthodes adaptées au développement clinique des dispositifs médicaux », souligne Alain Bernard qui y voit « une boîte à outils ». Il a également encouragé les acteurs à « mettre en place un essai le plus précocement possible » car « un développement clinique bien conduit valorise une technologie ou un dispositif médical ». Une demande d’anticipation également faite par Cécile Fouret. Afin de répondre à ces nouvelles contraintes, la viceprésidente du groupe Études cliniques du Snitem a suggéré d’anticiper dans les phases de développement les évolutions réglementaires. Pour la relation avec les CRO, Cécile Fouret a mentionné des « travaux en cours pour les interventionnelles pour la mise en place d’un contrat unique ». Du côté des organismes notifiés, Feryal Akache, coordinateur des évaluations cliniques au sein du LNE/G-Med, a présenté le pôle de certification dédié au marché du dispositif médical. Habilité par l’ANSM et désigné Organisme notifié français depuis 2005, le LNE/G-Med « intervient à différents niveaux selon la classification du dispositif médical et la procédure d’évaluation de la conformité choisie par le fabricant » dans le cadre du marquage CE, selon Feryal Akache. Les 2es rencontres AFCROs et dispositif médical ont ainsi permis de faire un point sur les évolutions réglementaires et les différents interlocuteurs pour les fabricants de dispositifs médicaux. ■ AURÉLIE DUREUIL Lien : http://www.hassante.fr/portail/jcms/c_1696842/fr/ choix-methodologiques-pour-ledeveloppement-clinique-desdispositifs-medicaux


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Réglementaire ROLAND OLLIVIER, © Aktehom

consultant senior, responsable scientifique et réglementaire chez Aktehom

FILIÈRE

RELARGABLES Il est nécessaire d’identifier le risque lié à la présence dans le médicament d’impuretés issues des matériaux en contact direct avec le produit. Ce risque est fonction de la quantité de relargables et de leur toxicité intrinsèque.

Même pour des équipements en inox ou en verre considérés comme inertes, certains facteurs comme le pH, la température, des conditions turbulentes, les prétraitements, ou de façon plus naturelle, l’usure des matériaux, peuvent entraîner le relargage de substances potentiellement toxiques pour le patient. Ce risque est d’autant plus élevé avec les disposables, qui se substituent de plus en plus aux équipements classiques, et plus particulièrement dans le cadre des activités de biotechnologie. Pour ces matériels, moins neutres par rapport au produit, la nature des relargables organiques peut avoir un impact fort sur la sécurité. De manière à évaluer le risque réel et pouvoir définir une dose journalière admissible chez le patient, les données de toxicologie seront cruciales. En préalable à l’analyse toxicologique, un « risk assessment » doit être mené pour évaluer les étapes à risques ainsi que les équipements qui potentiellement pourraient être amenés à relarguer des composants. Le risque dépendra bien évidemment de la quantité potentielle de relargables qui sera dépendante de la nature du matériau en contact produit mais également des conditions opératoires de l’étape considérée qui seront impactantes sur le transfert [1]. À ce stade, la connaissance de la composition des matériaux constitutifs des équipements sera utile pour identifier les substances

qui seront à prendre en compte lors de l’évaluation. Pour les matériels à usage unique, il est possible de se baser sur les études d’extractibles réalisées par le fournisseur, si les résultats sont disponibles, pour lister les contaminants majeurs. L’évaluation de la toxicité ne sera à considérer que si la présence d’une impureté issue des matériels et équipements est suspectée voire avérée. En première approche, le toxicologue fera une évaluation des impuretés majeures dont la présence est suspectée en fonction du risque identifié. L’analyse se fera au travers de la consultation de bases de données nationales et internationales (Ineris, Toxnet : Toxicology Data Network, CPDB : Carcinogenic Potency Database, DSSTox : Distributed Structure-Searchable Toxicity…). Les données disponibles proviennent des études épidémiologiques, expérimentales in vivo chez l’animal ou in vitro sur culture de tissus ou de cellules ou encore des études théoriques par modélisation (Structure activité). Les résultats permettront de classer les différents composés en fonction de leur toxicité, faible, modérée et élevée, nommées respectivement classes de Cramer I, II et III [2]. Couvertes par l’ICH Q3D [3], les impuretés non organiques sont bien identifiées et les méthodes analytiques mises en œuvre pour leur détection et quantification sont parfaitement adaptées. Les données toxicologiques concer-

© Merck

Comment évaluer le risque lié à leur présence potentielle dans le produit ?

Les équipements à usage unique, sources de relargage.

nant les impuretés métalliques sont par ailleurs bien connues car des études d’impacts sur l’environnement et la santé ont été menées et sont une source d’informations fiables. En cas d’absence de données dans la littérature concernant la toxicologie sur la substance identifiée, il est nécessaire de procéder par analogie « structurale ». La présence de motifs chimiques reconnus pour induire des effets toxiques peut amener le toxicologue à classer le produit « à risque ». La DL50, souvent préconisée pour l’évaluation de la toxicité d’une substance [4], est un bon indicateur de son comportement dans l’organisme vivant. La valeur de référence devra être celle qui correspond à la voie d’administration du médicament. Cependant, la connaissance de la DL50 ne dispense pas les toxicologues de faire une recherche élargie sur le produit pour prendre en compte des effets d’accumulation, suite à une administration

réitérée, et intégrer des éventuelles potentialités cancérigènes ou génotoxiques non détectables sur les essais de toxicité à court terme. Lorsque l’impureté n’a pas pu être caractérisée, les essais in vitro présentent l’intérêt d’être facilement mis en œuvre et procurent une réponse rapide sur son potentiel cytotoxique. Ils n’apportent cependant aucun élément prédictif sur la toxicocinétique et la toxicodynamie de la substance étudiée. Une évaluation sur la base d’un seul indicateur ne garantit pas la prise en compte de tous les facteurs susceptibles d’impacter la sécurité du produit. C’est par le croisement de toutes les informations disponibles que le toxicologue pourra statuer sur la gravité associée à la présence de l’impureté dans le produit. La consultation des bases de données de toxicologie est un prérequis pour l’évaluation des risques pour le patient. Ces éléments complétés par des études ciblées permettront de classer la substance indésirable afin d’en définir les seuils acceptables dans le produit. ■ [1] Coffy M.L, Comment réussir l’implémentation des SUS ? Industrie Pharma N° 69 janvier/février 2013. [2] Cramer G.M., Ford R.A. and Hall R.L. (1978). Estimation of toxic hazard – a decision-tree approach. Food and Cosmetic Toxicology 16, 255-276. [3] Q3D Guideline For Elemental Impurities (Current Step 2b) 26 July 2013. [4] Raymond Colton and al BioProcess International January 2008.

Cet article est proposé par la société AKTEHOM, cabinet de conseil et d’expertise, qui accompagne les industriels de la pharmacie et des biotechnologies dans la maîtrise de leurs procédés de fabrication et dans la compréhension du produit et du procédé dans un objectif qualité permettant de garantir la sécurité du patient. AKTEHOM s’oriente depuis sa création dans l’apport de valeur ajoutée à ses clients www.aktehom.com pour leur permettre d’intégrer les évolutions techniques, réglementaires, scientifiques et humaines. IndustriePharma N°78 Mars 2014

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ENQUÊTE PHARMACOVIGILANCE

Mieux sensibiliser tous les acteurs

© Leem

Agence du médicament, industriels, membres du corps médical, patients… La pharmacovigilance est devenue l’affaire de tous. L’actualité mais aussi les évolutions réglementaires ont abouti à une meilleure remontée de l’information et à la mise en place plus fréquente de suivi post-AMM.

© Leem

LES DERNIÈRES ANNÉES ONT ÉTÉ MARQUÉES PAR DES AFFAIRES DE PHARMACOVIGILANCE.

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LE LEEM COMMUNIQUE SUR LE CIRCUIT DES NOTIFICATIONS D’EFFETS INDÉSIRABLES.

Quand on parle de Pharmacovigilance, difficile de ne pas penser à l’Affaire du Mediator qui a marqué les esprits, ces dernières années. Depuis, chaque année voit son « scandale » de pharmacovigilance éclore pour ensuite s’apaiser. Citons notamment les cas des pilules de 3e et 4e générations, qui ont été réévaluées au niveau européen en 2013. Ces différentes affaires ont eu plusieurs impacts sur le secteur de la santé, aussi bien du côté des industriels et des agences de régulation que du côté des patients et du personnel de santé. De l’Affaire du Mediator ont découlé la fin de l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) au profit de la création de l’ANSM (Agence nationale de la sécurité du médicament), une loi sur la sécurité sanitaire du médicament, etc. Et en matière de vigilance, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, ne veut pas s’arrêter là. Lors de ses vœux à la presse en janvier, elle a rappelé que l’actualité « oblige à s’interroger sur la manière de gérer de façon efficace les crises sanitaires. Cela exige une grande réactivité. En 2014, je m’engagerai à construire un système de vigilance plus

fiable ». Si des changements sont à attendre en 2014, les acteurs du secteur constatent déjà une amélioration de la remontée des informations sur les médicaments. La pharmacovigilance concerne les médicaments sur le marché. « L’évaluation d’une spécialité pharmaceutique se base sur l’appréciation d’un rapport bénéfice/ risque établi à un moment donné (moment de l’évaluation), compte tenu des connaissances scientifiques disponibles tant sur le produit concerné que sur sa substance active ou encore sur la pathologie pour laquelle son indication est revendiquée. Aussi, dans la mesure où cette balance entre les bénéfices et les risques est favorable, l’AMM du produit peut-elle être délivrée », souligne la direction des Affaires juridiques

DÉFINITION DE LA PHARMACOVIGILANCE Un processus de suivi des effets indésirables des médicaments est mis en œuvre au niveau européen ainsi qu’au niveau national, dans le cadre du système national de pharmacovigilance. En effet, la pharmacovigilance (définie à l’article L.5121-22 du Code de la Santé publique) a pour objet la surveillance, l’évaluation, la prévention et la gestion du risque d’effets indésirables résultant de l’utilisation des médicaments. Source: ANSM


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Pharmacovigilance

Un recueil d’informations en vie réelle C’est là que le système de pharmacovigilance entre en jeu. Il vise à recueillir les informations sur le médicament en vie réelle, via des notifications spontanées d’effets secondaires mais aussi la mise en place de plans de gestion des risques. « Ce rapport bénéfice/ risque n’est pas figé et est réévalué lorsque de nouvelles données tant sur les bénéfices que sur de nouveaux risques sont disponibles. En effet, dès lors que l’évaluation des effets thérapeutiques positifs du médicament au regard des risques pour la santé du patient ou pour la santé publique liés à sa qualité, à sa sécurité ou à son efficacité n’est plus considérée comme favorable dans les conditions normales d’emploi, l’AMM du produit peut être modifiée, suspendue ou retirée et ce, à tout moment, au niveau national par l’ANSM lorsque le médicament n’est commercialisé qu’en France et bénéficie d’une AMM nationale, au niveau européen pour les autres (dès qu’un produit est autorisé dans plus d’un État membre) », précise l’ANSM. Tout le monde se souvient du médicament anti-obésité Acomplia (rimonabant) de Sanofi retiré du marché en 2008, deux ans après son autorisation dans l’Union européenne. En cause, l’apparition de troubles psychiatriques qui avaient fait basculer le rapport bénéfices/risques. De même, Patrick Maison, directeur de la surveillance à l’ANSM, cite l’exemple du tétrazépam. Ce décontractant musculaire commercialisé en France entre 1969 et juin 2012 est définitivement interdit en France depuis l’été 2013.

LA HAS, CLIENTE DES INFORMATIONS DE PHARMACOVIGILANCE Si la Haute autorité de santé n’intervient pas sur le sujet de la pharmacovigilance, elle utilise les données recueillies par l’ANSM pour la réévaluation du remboursement des médicaments. « Notre mission en matière de médicament est de définir si oui ou non la collectivité doit le rembourser. Dans le cas d’un nouveau produit, l’AMM est délivrée par l’ANSM et le fabricant fait un dossier chez nous pour le remboursement. Nous

sommes informés si un plan de gestion du risque a été mis en place », détaille JeanPatrick Sales, directeur délégué de la HAS et directeur de la direction de l’évaluation médicale, économique et de santé publique de la HAS. De même, tous les cinq ans, les médicaments sont soumis à une réévaluation de leur remboursement. « Au moment de la réévaluation, l’ANSM est représentée à la commission et amène des informations de

pharmacovigilance s’il y en a eu », souligne Jean-Patrick Sales. Des données qui entrent dans la décision de la HAS. « Nous intégrons les signaux de pharmacovigilance. Cela peut permettre d’affiner les conditions de prescription, si on a identifié une population à risque. Si la Commission estime que le médicament est moins utile que les autres dans la même indication, elle peut proposer qu’il soit déremboursé », conclut Jean-Patrick Sales.

« Pour les nouveaux produits comme pour les anciens, il peut y avoir une remise en cause du rapport bénéfice/risque. Pour le tétrazépam, la France a porté la réévaluation au niveau européen », détaille-t-il.

Un système de déclaration spontanée

PATIENTS, PERSONNELS DE SANTÉ, ETC. SONT SENSIBILISÉS À LA PHARMACOVIGILANCE.

© Pascal Guittet

et réglementaires de l’ANSM. Pourtant, une fois l’AMM délivrée, le médicament n’est pas laissé sans surveillance.

ENQUÊTE

Pour assurer ce suivi des effets secondaires, le système de santé s’appuie sur des notifications spontanées par les différents acteurs. Ainsi, un patient constatant un effet négatif peut le signaler à son médecin ou son pharmacien qui fera remonter l’information auprès de centres régionaux de pharmacovigilance. De même, cette information peut provenir des visiteurs médicaux des laboratoires pharmaceutiques. « La loi du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé et le décret du 8 novembre 2012 relatif au renforcement des dispositions en matière de sécurité des médicaments à usage humain soumis à autorisation de mise sur le marché et à la pharmacovigilance sont ainsi venus renforcer le système national de pharmacovigilance. Plus précisément, le cercle des notificateurs (professionnels de santé, patients, association de patients) a été élargi et assorti d’un système de protection des lanceurs d’alerte. Le champ des informations déclarées a également été élargi afin que tous les effets indésirables graves et non graves soient déclarés », indique la direction des Affaires juridiques et réglementaires de l’ANSM. Cette information sera alors transmise à l’ANSM et au laboratoire producteur du médicament concerné. L’actualité récente et les actions mises en œuvre semblent avoir conduit à une amélioration de ces signalements. Patrick Maison, directeur de la surveillance à l’ANSM

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IndustriePharma N°78 Mars 2014

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ENQUÊTE

Pharmacovigilance

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TÉMOIGNAGE

Le LFB mobilisé pour le suivi de ses médicaments Jean-Noël Colin, directeur des affaires pharmaceutiques, et Sophie Monrepos, responsable pharmacovigilance de LFB, détaillent l’organisation du laboratoire français. Industrie Pharma: Comment êtesvous organisé au LFB pour la gestion de la Pharmacovigilance? Sophie Monrepos: Nous avons une dizaine de personnes qui s’occupent de la surveillance de la vingtaine de médicaments commercialisés. L’analyse des notifications spontanées représente une grande partie de notre activité. Jean-Noël Colin: Nos médicaments sont à 98 % délivrés à l’hôpital, ce qui facilite un peu la remontée de l’information par le personnel hospitalier. Mais même dans ce cadre, il y a une sous-déclaration. Entre 25 et 30 % des notifications proviennent des visiteurs médicaux qui sont, comme l’ensemble du personnel du LFB, à l’affût des effets indésirables. Nous leur demandons de savoir reconnaître et transmettre ces éléments. Nous avons intensifié cette formation depuis 5 ans.

notification spontanée. Avant, seuls les effets indésirables graves et/ou inattendus devaient être signalés par les professionnels de santé pour la plupart des médicaments. Aujourd’hui, tous les effets indésirables sont concernés. Pour nos médicaments, cette obligation existait déjà. J.-N. C.: Pour les obligations de déclaration, la réglementation générale a rattrapé la réglementation particulière aux médicaments dérivés du sang. Mais cette sensibilisation générale a eu un effet sur les signalements reçus par le LFB. Avec un nombre de médicaments stable, et la même réglementation, nous avons vu le nombre de déclarations augmenter. Pour ce qui est de l’impact sur l’évaluation centralisée des profils de tolérance de nos médicaments, nous n’avons pas encore de recul suffisant.

© LFB

S.M.: La plupart de nos Comment agissez-vous médicaments sont mis quand vous recevez une sur le marché pour des notification d’effets pathologies graves et souindésirables? vent rares. Les essais cliS.M.: Notre rôle est de niques sont donc menés recueillir le plus d’inforsur des populations resmations possible sur treintes. Et lors de la commercialisation, nous ne JEAN-NOËL COLIN, DIRECTEUR DES l’observation. Nous AFFAIRES PHARMACEUTIQUES DU réalisons une « enquête » connaissons pas la fréLFB. pour savoir si notre médiquence réelle des effets cament a pu participer à la survenue de indésirables. Lors d’une demande d’AMM, cet effet indésirable, un peu, beaucoup, nous discutons avec les autorités sur ce pas du tout. Nous prenons en compte le que nous devons et pouvons mettre en mécanisme d’action du médicament, la place pour le suivi. Il s’agit en général d’un pathologie traitée, les antécédents du suivi encadré du médicament en vie réelle. patient, les autres médicaments pris par le patient et toutes les autres causes Quels sont les impacts de l’évolution de possibles pour l’effet indésirable observé. la réglementation? S.M.: La pharmacovigilance est une obliJ.-N. C.: Comme il s’agit de maladies rares gation réglementaire. Le laboratoire doit et de pathologies lourdes, la détection du collecter les effets indésirables, les analyser signal est difficile. Il n’est pas évident et les déclarer aux autorités compétentes. de faire le tri entre ce qui est Le changement de réglementation apporte dû à la pathologie et au produit. ■ pour l’instant peu de modifications pour nos produits pour ce qui concerne la Propos recueillis par Aurélie Dureuil

44 IndustriePharma N°78 Mars 2014

note « une forte sensibilité globale ». Il souligne ainsi une augmentation de 20 % des notifications en un an. Ces notifications spontanées sont réalisées par le personnel médical mais aussi les pharmacies d’officine et les patients. « Nous avions ressenti une forte demande et avons donc mis en œuvre des actions pour simplifier et faire connaître la publication des effets indésirables en novembre 2013. Ces derniers mois, nous avons constaté un doublement de la notification par les patients, ce qui montre que nos actions répondaient à un besoin », indique-t-il. Et, les actions engagées en matière de pharmacovigilance par l’ANSM ne reposent pas seulement sur des signalements liés à l’utilisation des médicaments. Une surveillance particulière d’un médicament récemment mis sur le marché peut être motivée par une décision rendue par l’agence du médicament d’un autre pays. Un médicament ayant reçu une AMM européenne mais obtenu un refus aux États-Unis, au Canada ou au Japon peut se voir mis sous surveillance au niveau européen, comme le confirme Patrick Maison. Une fois cette information collectée, vient la phase d’analyse. « Nous devons consolider cette remontée de l’information spontanée et avoir des experts sur des sujets spécifiques qui nous transmettent les cas marquants. Nous avons également des échanges avec d’autres agences internationales et nous avons une veille à l’aide de bases de données, publications scientifiques, alertes sur la base de données européennes, etc. », détaille Patrick Maison. L’Agence détermine alors les actions à mettre en œuvre. « Cela peut consister dans la réalisation d’études pour quantifier le risque, pour évaluer le risque. Nous pouvons demander aux laboratoires pharmaceutiques de les réaliser ou les faire en interne au sein de notre pôle de pharmaco-épidémiologie », indique Patrick Maison. Du côté des industriels de la pharmacie, le directeur de la surveillance constate également une plus grande sensibilité sur la pharmacovigilance. « Globalement, nous avons l’impression d’une volonté de participer et d’échanger. Des comités d’interface ont été mis en place pour ces échanges et ils ont du succès », détaille Patrick Maison.

Mise en place du plan de gestion du risque Outre, ces actions de surveillance qui interviennent tout au long de la vie d’un médicament, l’ANSM peut définir dès la délivrance de l’AMM un plan de gestion du risque. « De nouveaux pouvoirs ont été dévolus à l’ANSM, laquelle peut désormais imposer tant lors de l’octroi de l’AMM que postérieurement à celleci la réalisation d’études de sécurité ou d’efficacité », indique la direction des Affaires juridiques et réglementaires de l’ANSM. « Sur


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© Pascal Guittet

Pharmacovigilance

les nouveaux produits, il est devenu fréquent de mettre en place des mesures de minimisation du risque. Le plan de gestion du risque en fait partie », précise Patrick Maison (ANSM). Les médicaments venant d’obtenir une AMM ont fait l’objet de plusieurs études et essais cliniques, ce qui peut s’avérer insuffisant pour détecter tous les effets indésirables. « De plus en plus, au moment d’enregistrer un produit, l’ANSM demande un plan de gestion du risque pour certains produits spécifiques et commence également à recommander un suivi en « vie réelle ». En effet, dans le cadre

TOUT AU LONG DE SA VIE, UN MÉDICAMENT PEUT FAIRE L’OBJET D’UNE RÉÉVALUATION DE SON RAPPORT BÉNÉFICE/RISQUE.

ENQUÊTE

d’un essai clinique, les patients sont sélectionnés, le médicament est dispensé dans des conditions très précises, etc. L’idée est de démontrer ce qu’apporte le médicament en vie réelle : avec un patient lambda, un peu moins d’observance, un peu moins de rendezvous avec un médecin, etc. », détaille Patrick Biecheler, associé, responsable du centre de compétences Industrie pharmaceutique et santé du cabinet Roland Berger. Et dans le cadre de plans de gestion du risque, le consultant voit un élément de différenciation pour les laboratoires. « Jusqu’à il y a peu, la pharmacovigilance faisait partie des obligations de l’entreprise, il s’agissait de quelque chose de « subi ». Aujourd’hui, l’industrie pharmaceutique réfléchit à apporter plus de services aux patients. La pharmacovigilance est ainsi vue comme un élément stratégique permettant d’apporter une meilleure réponse en vie réelle. Sanofi affiche notamment sa réflexion sur ce thème. Finalement, une obligation réglementaire pourrait devenir un élément de différenciation », estime Patrick Biecheler. L’actualité récente a sensibilisé tous les acteurs de la chaîne du médicament à la pharmacovigilance. Les industriels pourraient maintenant s’emparer de cette contrainte réglementaire pour en faire une force de différenciation. ■ AURÉLIE DUREUIL


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Â&#x2018;Â&#x2014;Â&#x2022; Â&#x201D;ÂąÂ&#x2014;Â?Â&#x2039;Â&#x201D;ÇĽ EN REGION Colloque Ă Lyon, le 27 mars 2014 Thème : ÂŤ Â&#x192; Â&#x2026;Â&#x2018;Â?Â&#x2013;Â&#x192;Â?Â&#x2039;Â?Â&#x192;Â&#x2013;Â&#x2039;Â&#x2018;Â? Â&#x2020;Â&#x2021; Â&#x17D;ÇŻÂ&#x192;Â&#x2039;Â&#x201D; Â&#x2021;Â&#x2013; Â&#x2020;Â&#x2021;Â&#x2022; Â&#x2022;Â&#x2014;Â&#x201D;Â&#x2C6;Â&#x192;Â&#x2026;Â&#x2021;Â&#x2022; :

ActualitĂŠs, ĂŠvolutions et Â&#x201D;Â&#x2021;Â&#x2013;Â&#x2018;Â&#x2014;Â&#x201D;Â&#x2022; Â&#x2020;ÇŻÂ&#x2021;Â&#x161;Â&#x2019;ÂąÂ&#x201D;Â&#x2039;Â&#x2021;Â?Â&#x2026;Â&#x2021; Âť MATIN : Techniques de mesure et de caractĂŠrisation GH O¡DLU HW GHV VXUIDFHV

APRES-MIDI : Applications et retours G¡H[SpULHQFH

10h15

Evolutions des normes ISO 14644 et ISO 146698

14h00

ContrĂ´les microbiologiques sur des surfaces difficiles GÂśDFFqV

11h15

Etat des techniques de caractĂŠrisation physico&KLPLTXHV GH OÂśDLU HW GHV VXUIDFHV

14h30

&RQWDPLQDWLRQ SDUWLFXODLUH HW FKLPLTXH GH OÂśDLU HW GHV surfaces

11h45

Synthèse des techniques de quantification particulaire

15h45

MaĂŽtrise de la contamination microbiologique dans le domaine spatial

12h15

MĂŠthodes microbiologiques alternatives

16h45

DĂŠbat avec les participants

Les intervenants : LycĂŠe Roosevelt, BioMĂŠrieux, Tera Environnement, Cea Cesta, Sanofi, Merck Millipore, CNES, Entegris,..

Â&#x2018;Â&#x2014;Â&#x2022; Â&#x2C6;Â&#x2018;Â&#x201D;Â?Â&#x2021;Â&#x201D;ÇĽ -

SALLES BLANCHES BPF QUALIFICATION EAU DE PROCESS NETTOYAGE ÇĽ

Â&#x2018;Â&#x2014;Â&#x2022; Â&#x2030;Â&#x2014;Â&#x2039;Â&#x2020;Â&#x2021;Â&#x201D;ÇĽ Guides techniques Salles propres, environnements maĂŽtrisĂŠs et zones de confinement Âą Contact : info@aspecc.fr Âą TĂŠl. : 01 44 74 67 00


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TECHNOLOGIE Filtration-séchage BIOPRODUCTION Novasep commercialise son module de filtration à flux tangentiel Sius pour la bioproduction, de l’échelle du laboratoire à pilote. Il se caractérise par sa flexibilité et la présence d’un chemin fluidique à usage unique.

Garantir des opérations de filtration sans aucun risque de contamination croisée de l’échelle du laboratoire au pilote. C’est en ce sens que Novasep a lancé la commercialisation de son système Sius TFF Skid destiné au secteur de la bioproduction pharmaceutique (cGMP). Ce système de filtration à flux tangentiel est composé d’une unité automatisée et d’un chemin fluidique entièrement à usage unique. « Son design compact lui permet d’être utilisé au laboratoire, s’installant facilement sur une paillasse, et la même unité permettant de réaliser des opérations de laboratoire et de première mise à l’échelle, ce qui le rend très flexible », précise Hélène Chochois, Responsable Consommables pour le marché Biopharma chez Novasep. Avant d’ajouter : « Il est proposé à un prix très compétitif, de 10 à 30 % moins cher que la concurrence ». Il offre des surfaces de filtration allant de 0,1 à 2 m2, grâce à ses deux possibilités de carter (2BMC

© Novasep

Une solution unique pour filtrer du laboratoire au pilote

Le Sius TFF Skid de Novasep s’installe aisément sur une paillasse.

et 4BMC), pouvant accueillir des cassettes à usage unique. « Le carter 2BMC permet d’accueillir jusqu’à 5 cassettes de 0,1 m2, tandis que le carter 4BMC peut prendre en charge des cassettes allant de 0,5 à 2 m2. Cette double capacité permet une adaptation optimale de l’appareil au débit de travail choisi pour le procédé », explique Hélène Chochois. Le Sius TFF Skid de Novasep

CONTRAT ENTRE WATSON MARLOW ET NOVASEP Watson Marlow a été choisi pour fournir les pompes péristaltiques intégrant la solution Sius TFF Skid de Novasep. Ainsi, l’alimentation de la boucle de recirculation est effectuée par une pompe Watson Marlow 520Un/R2, tandis que la pompe 620Un/RE est installée pour la circulation du retentât. Les pompes de Watson Marlow offrant une approche « usage-unique » permettent ainsi de faciliter le

changement des tubes du chemin fluidique. L’utilisateur peut ainsi éliminer l’étape de nettoyage et de validation, sans risques de contamination. Cela résulte en gain de temps considérable, réduisant les coûts opératoires nécessaires. En outre, les pompes péristaltiques de Watson Marlow offrent une précision accrue, permettant de se passer de l’intégration éventuelle d’un débitmètre.

comprend deux pompes péristaltiques (voir encadré) : l’une est dédiée à la recirculation du fluide, et une autre pour le remplissage de la poche, la diafiltration et le travail en mode fed-batch. Le chemin fluidique est équipé par des poches à usage unique d’une capacité de 10 ou 20 litres, l’alternative étant de connecter à l’appareil un réservoir externe en inox. « Le chemin fluidique est équipé de capteurs précalibrés de pression, de température ou encore de débit à usage unique permettant la régulation et ainsi l’automatisation du procédé », complète Hélène Chochois. Le contrôle des opérations est visible sur le panneau de commande PC du système. « Ce logiciel propriétaire permet également de paramétrer différentes « recettes » de bioproduction. L’administrateur peut également choisir le degré d’intervention des potentiels utilisateurs », détaille Hélène Chochois. Le Sius TFF Skid de Novasep se destine à de multiples applications de production biopharmaceutiques, comme le liste Hélène

Chochois : « Le Sius TFF Skid peut notamment être employé pour des applications de concentration d’une solution, de changement de tampon (diafiltration), ou encore de filtration de biomolécules telles que des anticorps monoclonaux, de l’insuline, des vaccins ou des cytotoxiques ». « Les cassettes de filtration à usage unique utilisées avec Sius TFF Skid sont dotées de seuils de coupure variables en fonction des besoins des clients. Novasep offre une large gamme de seuils de coupure mais son cœur de marché reste les protéines recombinantes. Cela correspond à des seuils allant de 10 à 300 daltons », complète Jérôme Bédier, directeur marché de la business unit Biopharma.

Au cœur de l’offre de produits de Novasep En termes d’option, Novasep a notamment lancé un testeur d’intégrité. Des évolutions devraient également intervenir sur le logiciel du Sius TFF Skid, comme l’indique Hélène Chochois : « Un logiciel certifié CFR part 11 est en cours de développement afin de répondre aux exigences de la Food and Drug Administration ». Avec le Sius TFF Skid, Novasep complète son offre de produits pour la production de biomolécules. « Le Sius TFF Skid complète l’offre industrielle de Novasep pour la purification de biomolécules. La prochaine étape étant le lancement de la nouvelle génération du BioSC, système de chromatographie basse pression », conclut Jérôme Bédier. ■ DINHILL ON IndustriePharma N°78 Mars 2014

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TECHNOLOGIE

Filtration-séchage

CONFINEMENT De Dietrich Process Systems commercialise un isolateur destiné aux opérations de vidange de filtre sécheur à l’échelle pilote. Sa conception innovante lui permet de garantir un confinement et une ergonomie accrus.

Assurer une barrière physique et dynamique à l’opérateur lors de la manipulation de produits actifs. Telle est la volonté de De Dietrich Process Systems en lançant son nouvel isolateur destiné aux opérations de vidange des équipements pilotes de filtration-séchage. « Sur un filtre sécheur, il existe souvent des soucis de bon confinement lors du prélèvement d’échantillons, de la vidange de l’équipement ou bien lors du changement du filtre à poussière. C’est pour cela que De Dietrich a voulu enrichir sa gamme d’une nouvelle boîte à gants pour répondre à ces problématiques », indique Nicolas Veyrat, ingénieur technico-commercial chez De Dietrich. Le système commercialisé par la société permet ainsi de récupérer l’intégralité de la production présente au talon d’un filtre sécheur tout en maintenant une protection de l’opérateur à des niveaux OEL très faibles. En outre, il offre un microenvironnement limitant l’impact sur la salle blanche. La filtration de l’air à l’intérieur du caisson est assurée en standard par des filtres particulaires HEPA de type H14. Selon le besoin de l’utilisateur, les filtres intégrés peuvent être soit sous forme de cartouches vissées, ou bien système « pousse-pousse ». L’atmosphère à l’intérieur du caisson peut ainsi être filtrée ou bien inertée via un balayage par de l’azote. « L’isolateur permet non seulement de protéger l’opérateur par une barrière physique (l’enceinte étanche), mais également par une barrière dynamique. La barrière dynamique est obtenue soit par un flux d’air, soit par une différence de pression de l’ordre de 100 Pa », détaille Nicolas Veyrat. La boîte à gants est ainsi disponible avec plusieurs variantes de

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© De Dietrich Process Systems

Une vidange confinée en sortie de filtre sécheur

L’isolateur destiné à la vidange de filtre sécheur par De Dietrich.

systèmes de ventilation : système passif, ventilé ou à dépression régulée avec un débit sécuritaire de 0,5 m/s à travers un rond de gant ouvert.

Un équipement facile d’installation et d’utilisation L’isolateur commercialisé par De Dietrich a été développé pour s’intégrer de manière optimale sur les équipements RosenmundGuedu, qu’ils soient neufs ou existants. « Il n’y a pas besoin de modifier en profondeur la cuve du filtre sécheur pour l’installer car il se fixe directement en lieu et place d’une vanne de vidange existante sans besoin de soudage », explique Nicolas Veyrat. Cette conception permet ainsi à l’utilisateur avec un parc de machines existant de s’équiper, tout en diminuant fortement le temps d’immobilisation nécessaire pour l’installation et les coûts. Le panneau de commande de la boîte à gants est intégré avec celui de l’équipe-

ment. Celui-ci permet de régler la ventilation et les interlocks de mise en sécurité (pression, agitation de la cuve). Il affiche également la pression à l’intérieur du caisson ainsi que le taux d’encrassement des filtres particulaires. La boîte à gants de la société De Dietrich se caractérise par une ergonomie accrue, comme l’indique Nicolas Veyrat : « Cet équipement fournit une bonne ergonomie, avec une profondeur de caisson limitée de 550 millimètres et des zones de préhension adaptées à l’usage de gants par l’opérateur. Cela permet de garantir une utilisation optimale de l’isolateur, quelle que soit la

morphologie de l’opérateur ». Outre l’ergonomie, il est conçu pour être nettoyable aisément avec la présence d’angles rayonnés et des coins de valise, évitant la présence de zones mortes. « La conception de l’isolateur permet à l’utilisateur de nettoyer son équipement en place (NEP ou CIP) », affirme Nicolas Veyrat. En outre, De Dietrich a intégré à son équipement un tampon de cuve innovant, dépourvu de mécanisme. « Cette innovation permet au tampon de cuve d’être plus facilement nettoyable, d’être plus manœuvrable et d’alléger le poids de l’équipement », précise l’ingénieur technico-commercial de De Dietrich. Le conditionnement du produit en sortie de l’isolateur peut s’effectuer de plusieurs façons : par vidange dans un port alpha-bêta, via une vanne double clapet ou encore par un liner continu (« bag out »). L’isolateur De Dietrich combine ainsi praticité d’emploi et d’installation pour l’utilisateur tout en répondant parfaitement aux exigences de production de l’industrie pharmaceutiques (GMP) à l’échelle du pilote. En outre, la société De Dietrich propose d’adapter sa solution selon les contraintes de procédé, d’implantation et de niveau de confinement requises par l’utilisateur. ■ À SEMUR-EN-AUXOIS, DINHILL ON

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES ● Construction avec angles rayonnés et coins de valise ● Nettoyage en place : boule et pistolet de lavage ● Éclairage par LED ● Filtration par filtres THE H14 ● Barrière de sécurité ● Tampondevidangesansmécanisme

● Toboggan de vidange adaptable en lieu et place du tampon ● Outil de raclage du talon ● Indication locale de pression de travail et d’encrassement ● Vidange dans port alpha-bêta, vanne double-clapet, liner continu, etc.


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Guide Produits & Services

LABORATOIRE Réduire la nécessité du pipetage manuel

TRAITEMENT DE L’EAU Un site Internet dédié à l’eau purifiée et ses usages

MESURE Commande des capteurs

© Hamilton

■ Dans les laboratoires ou dans le cadre de processus industriels, là où une multitude de capteurs sont en service, il est appréciable de disposer d’un dispositif de commande simple et précis, avec une interface unique. La console Arc View mise au point par Hamilton permet de contrôler les mesures et de relever les valeurs mesurées mais aussi de configurer et d’étalonner les capteurs avant de procéder aux mesures proprement dites. L’appareil à communication sans fil convient aussi bien aux applications de laboratoires qu’à une utilisation dans le cadre des processus industriels. La console Arc View peut communiquer simultanément sans fil avec

Console Arc View d’Hamilton.

jusqu’à 31 capteurs, en parallèle avec l’automate de processus industriel (API). Jusqu’à quatre capteurs simultanément peuvent être surveillés activement et leurs résultats de mesures affichés à l’écran. Hormis la représentation numérique traditionnelle des valeurs relevées, l’appareil offre également à l’utilisateur une représentation graphique en temps réel. Les variations des valeurs de pH peuvent par exemple être affichées sous la forme d’une courbe de mesures. Par ailleurs, la qualité de la mesure et l’aptitude au fonctionnement des capteurs peuvent être contrôlées. Enfin, des informations détaillées sur les capteurs comme l’identification du capteur, le nom du capteur, le numéro de référence, le numéro de série, la version du logiciel et le lot de fabrication peuvent être affichés par la console. Avant même de procéder aux mesures, cette console permet à l’opérateur d’étalonner les capteurs, de définir divers paramètres, leur vitesse de transmission (Baud) ou de configurer leurs interfaces analogiques. Grâce à l’option sans fil, la console Arc View convient aux mesures en laboratoires mais aussi aux applications dans le cadre de process industriels. IndustriePharma N°78 Mars 2014

leurs résultats. Pour utiliser Viaflo ■ Integra annonce Viaflo Assist, il suffit de monter une Assist - un nouvel instrument pipette électronique Viaflo II sur qui, combiné à une pipette l’adaptateur de pipette, de électronique Viaflo II, permet choisir un protocole et d’apd’exécuter automatiquepuyer sur le bouton Run. Viaflo ment les programmes de Assist récupérera alors le protopipetage enregistrés sur la cole depuis la pipette électropipette. Ce nouveau nique Viaflo II via Bluetooth et produit d’Integra réduit la l’exécutera automatiquenécessité d’un pipetage ment. L’adaptateur manuel traditionnel à son de pipette intelliminimum, soulageant gent du Viaflo le personnel de Assist laboratoire des s’adapte à activités pouvant causer des troubles Integra présente toutes les pipettes multimusculosquelettiques. Le le Viaflo Assist. canaux Viaflo II (8, 12 et 16 canaux), permettant un pipetage manuel nécessite pipetage de précision dans toute la de la pratique pour obtenir des gamme de volumes de 0,5 à 1 250 µl. résultats de pipetage reproductiPour répondre à un large éventail bles et constants. Les paramètres d’applications comprenant les diluqui influent typiquement sur le tions en série, les ajouts de réactif résultat sont la profondeur d’imet le remplissage de plaques, l’enmersion de la pointe et l’angle de semble Viaflo Assist / pipette élecpipetage. La capacité de pipetage tronique Viaflo II peut traiter des automatisé du Viaflo Assist fait que plaques standard de 6 à 384 puits ces paramètres restent toujours les ou des plaques « deep-well » en mêmes, ce qui augmente la reproformat paysage ou portrait. ductibilité et assure donc de meil© Integra

tive menée auprès de scientifiques et sur l’expertise de Veolia Water STI. Leaudansmonlabo.net permet également d’accéder à un service SOS exclusif, gratuit et ouvert à tous. Il délivre des informations vulgarisées sur les différents types d’eaux utilisées en laboratoire, les multiples usages de l’eau purifiée, les contaminants et les techniques de purification ainsi que des conseils pratiques sous forme de points de vigilance (stockage, entretien…). Le site possédera également une foire aux questions.

Veolia Water STI lance un site d’informations et de conseils sur l’eau et ses usages dans les laboratoires. Leaudansmonlabo.net vise à partager les bonnes pratiques et informer les scientifiques sur l’utilisation d’eau purifiée dans les laboratoires. Développé suite à un constat de méconnaissance et de questionnement sur l’utilisation de l’eau en laboratoire et bien qu’il s’agisse d’un composant critique dans la réussite et la reproductibilité des résultats, ce site se base sur une étude qualita-

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Guide Produits & Services

ANALYSE Spectrophotomètre

LOGISTIQUE La vision pour optimiser la distribution

■ Le logiciel certifié conforme FDA

■ L’entreprise allemande Stada

© Analytik Jena

WinAspect Plus pour la gamme de produits Specord Plus d'Analytik Jena est proposé pour des analyses efficaces dans tous les domaines : de la recherche et développement à la finition, du contrôle qualité à la routine de laboratoire. Les domaines tels que la pharmacie, les biotechnologies ou la médecine sont soumis aux exigences strictes des autorités de contrôle. En termes de vérifiabilité, de sécurité contre les falsifications et de traçabilité, le logiciel WinAspect Plus FDA 21 CFR Part 11 offre une gestion des utilisateurs complète pour se conformer à toutes les exigences de la FDA en matière d'analyse, par exemple des

La gamme Specord Plus d'Analytik Jena se dote du logiciel WinAspect Plus.

droits d'accès individuels pour différents utilisateurs, des signatures électroniques, des mots de passe de durée limitée ou encore un Audit Trail. Cela garantit une sécurité totale des données.

LOGICIEL Ortems, fabricant des solutions de planification industrielle et d’ordonnancement de production, optimise la Supply Chain des Laboratoires Chemineau en fiabilisant le Programme Directeur de Production (PDP). Le façonnier travaille essentiellement à la commande, sur un portefeuille de 350 produits finis fabriqués sur leurs 17 mélangeurs et conditionnés sur leurs 27 lignes. Le support de cette croissance s’est accompagné d’une refonte des processus métiers amont avec deux objectifs stratégiques : améliorer le taux de service client et réduire le taux d’occupation de leur magasin (composants et produits finis). Après avoir mis en place en comité de direction un planning de prévisions de ventes, le besoin d’un outil de planification à capacité finie est devenu indispensable afin de pouvoir réaliser un PDP à 4 mois, lisser la charge et optimiser les ressources (machines et maind’œuvre). La société souhaitait également compléter son ERP existant, Sage X3, pour optimiser sa planification. Les Laboratoires Chemineau ont choisi Ortems. « Le passage d’une solution « manuelle » Sage ERP X3 + Excel à une solution automatisée Ortems, qui permet de repositionner très facilement

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© Laboratoires Chemineau

Les Laboratoires Chemineau utilisent Ortems

Le logiciel Ortems a été installé par les Laboratoires Chemineau.

Arzneimittel AG stocke, dans son centre de services et de distribution d’environ 6 000 m2 à Florstadt, plus de 4 100 produits prêts à être livrés. Jusqu’à 1 000 000 de boîtes de médicaments quittent le centre logistique chaque jour dans 11 000 paquets différents. Stada utilise la technologie de vision la plus moderne pour s’assurer que toutes les boîtes atteignent bien leur destination. Un portique avec caméras, mis en œuvre par Weber System Technology, lit les codesbarres 1D de manière rapide et fiable, grâce au logiciel de vision inégalé de Cognex. Un nombre variable de boîtes, en fonction du volume de commande, se déplace sur le convoyeur d’environ deux kilomètres du centre de service et de distribution. Chaque boîte est affectée au client correspondant via un processus appelé « appariement » ou application d’impression-pose. Une fois que les produits ont traversé le portique avec caméras, le code-barres des boîtes entrantes est lu, puis associé à la

commande du client dans SAP. Ensuite, une machine d’étiquetage joint le code-tâche sous forme d’étiquette adhésive supplémentaire en vue d’un traitement ultérieur. Par ailleurs, la technologie de vision a permis de réduire le nombre de lectures erronées à moins de 4 % dans les meilleurs délais. Stada a pu ainsi considérablement augmenter son rendement et réduire ses coûts. Le portique de vision, créé par Weber System Technology, contient cinq caméras pour lire les codes-barres sur les boîtes entrantes. La technologie de vision de Cognex décode les codes-barres et transmet les données à la machine d’impression-pose. Le système de vision est suffisamment intelligent pour ne pas tenir compte des variations d’apparence négligeables du code et se concentrer sur les caractéristiques déterminantes. Les puissants algorithmes logiciels de Cognex peuvent lire les codes-barres endommagés, très réfléchissants et omnidirectionnels, en seulement 400 millisecondes.

AIR COMPRIMÉ Compresseur à vis sans huile ■ Grâce à son processus de

les Ordres de Fabrication, nous a permis de gagner beaucoup d’efficacité et de temps. Nos lignes de conditionnement étant multiclients, il nous arrivait de prendre des commandes additionnelles sans réellement anticiper la charge, ce qui occasionnait du retard et une véritable insatisfaction des clients. Avec Ortems, nous disposons d’une solution graphique, collaborative, qui permet à toutes nos équipes planification et administration des ventes de travailler ensemble et de partager un planning interactif. Nous sommes aujourd’hui en phase de fiabilisation de notre PDP pour les 27 lignes de conditionnement, et envisageons d’étendre celui-ci à nos mélangeurs de fabrication », indique Sophie Bimbenet, directrice Industriel des Laboratoires Chemineau.

compression complètement exempt d'huile, la série SO de Boge convient particulièrement bien à des domaines de production sensibles dans lesquels on a besoin d'air comprimé exempt d'huile (par exemple dans l'industrie pharmaceutique, alimentaire, des boissons ou des semi-conducteurs). Boge a revu en profondeur les compresseurs à vis refroidis par eau de la classe 45 à 90 kW. Les résultats sont visibles : les nouveaux compresseurs à vis consomment jusqu'à 8 % d'énergie de moins pour un débit jusqu'à 6 % plus élevé. En service, la nouvelle série SO est par ailleurs jusqu'à trois décibels plus silencieux. Boge a équipé toutes les machines de la série avec des moteurs IE3 de la classe Premium Efficiency. Le mode de fonctionnement à deux niveaux des compresseurs avec un niveau basse pression et un niveau haute pression garantit un besoin de puissance spécifique extrêmement

© Boge

TECHNOLOGIE

Série SO de Boge.

faible. Le revêtement de composé des rotors offre une protection anticorrosion résistante à l'usure des rotors et du carter. Tous les composants sont facilement accessibles et disposés de manière optimale dans le circuit d'air de refroidissement de la machine. L'espace requis de la nouvelle série SO est faible car les portes latérales peuvent être accrochées et ne requièrent donc qu'un faible écartement latéral. Le choix de matériaux de grande qualité et le nombre réduit de pièces d'usure garantissent des coûts d'entretien minimum et une longue durée de vie.


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Guide Produits & Services

■ Piab étoffe sa gamme de pompes à vide piPREMIUM destinées à sa ligne de transporteurs pneumatiques piFLOWp. Les piPREMIUM 600-1600 représentent une extension de gamme dans la famille des précédentes pompes piPREMIUM, qui n'étaient alors proposées que dans des tailles de puissance de 100 à 400. L'ajout de pompes de plus grandes dimensions va permettre d'augmenter les vitesses pour transférer sur une plus grande distance des poudres et des granulés difficiles à déplacer. La pompe piPREMIUM associée au transporteur pneumatique piFLOWp est adaptée pour répondre aux exigences des industries pharmaceutiques. Tout comme les autres pompes Piab, ces pompes piPREMIUM sont équipées de cartouches COAX. Les pompes sont conçues pour procéder rapidement à des opérations de maintenance ou de remplacement car elles ne sont raccordées au corps du trans-

© Piab

POMPE Transport pneumatique de poudres

Les pompes piPREMIUM 600-1600 de Piab.

porteur pneumatique que par un collier Tri-Clamp. Le bloc de raccordements, avec toutes les connexions pneumatiques vers les organes externes, se démonte aisément au moyen de deux vis. Une fois la pompe libérée du transporteur, le module de cartouches COAX peut être retiré facilement pour un nettoyage ou un échange standard. Le silencieux est intégré dans l'habillage de la pompe et l'orifice d'échappement est conçu pour y raccorder, si besoin, un tuyau pour déporter l'évacuation de l'air.

MESURE Capteurs de pression ■ Les capteurs de pression de la

© Engineering Mesures

gamme de produits Smartline de la marque Honeywell sont distribués par Engineering Mesures et utilisent la technologie Piézo-résistive avec un capteur compensé en pression et température permettant une plus grande précision et une stabilité de mesure sur une grande variété d’applications. Ils couvrent des pressions de 0,25 mbar à 420 bar. La gamme se décompose en série 700 et 800 avec des capteurs relatifs, absolus et différentiels.

Capteurs de pression Honeywell distribués par Engineering Mesures.

La série 800 apporte une meilleure précision et une plage plus importante pour vos applications les plus critiques. Leur configuration est modifiable via des dispositifs utilisant le protocole Hart (Pocket, pc…) ainsi qu’avec 3 boutons utilisables en zone Atex. Afin de conserver les coûts de maintenance et d'inventaire les plus faibles possible, tous les capteurs adoptent une conception modulaire. Cela permet à l'utilisateur de remplacer différents composants, d’ajouter des indicateurs ou de changer les modules électroniques sans affecter les performances globales ni les homologations délivrées par les organismes habilités. Ces appareils proposent des diagnostics accessibles via un DCS Honeywell et peuvent assurer leur maintenance préventive. L’ensemble de ces éléments permet de réduire les temps d'arrêt non planifiés et de garantir des coûts d'exploitation globaux plus faibles. IndustriePharma N°78 Mars 2014

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TECHNOLOGIE


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TECHNOLOGIE

Guide Produits & Services VISION Objectifs motorisés ■ Les nouveaux objectifs lents 7:1 ou 12.5:1 ou bien motorisés de Qioptiq et de d'une multitude de Schneider Kreuznach viendistances focales fixes nent compléter la gamme de moins onéreuses. Optem produits de Stemmer Fusion peut avoir un zoom Imaging. Ils permettent une manuel ou bien équipé intégration machine encore d’un moteur pas à pas plus facile pour les OEM qui et/ou d’un objectif interne sont à la recherche d’une de 5 mm. Il fournit une imagerie ultra-performante plage d'agrandissements pour leurs systèmes. Schneipour la micro-imagerie de der Kreuznach a développé 0,16X à 14,4X avec des de nouvelles versions motorésolutions allant jusqu'à risées d’objectifs industriels 600 lp/mm et peut égaleconçus avec une monture C : ment être configuré pour Cinegon, Xenoplan et Teledes distances de travail de Xenar. Qioptiq a lancé le 32 à 492 mm. Optimisé nouveau système optique dans son utilisation avec modulaire, Optem Fusion, quasiment tous les types permettant aux utilisateurs de monture et tous les de remplacer rapidement et formats de capteurs simplement les composants jusqu'à 4/3, Optem Fusion Objectifs de l'objectif pour modifier la motorisés de combine des objectifs à performance, l'image et la Stemmer Imaging. l'infini avec un large choix fonctionnalité. Le nouveau de zooms interchangeasystème optique Optem Fusion bles, de modules fonctionnels et peut être équipé de zooms polyvad'accessoires.

ProTech est un système assurant un niveau de protection élevé contre la contrefaçon grâce à des encres spéciales associées à des images latentes. Le nouvel élément de sécurité breveté ShiftSecure associe le principe des couleurs changeantes selon l’angle de vue, à celui des images positives-négatives induites par des lignes. Tandis que des pigments à la structure spécifique créent une impression de couleur différente selon l’angle

d’inclinaison, des images latentes produisent un effet supplémentaire clair/sombre ou positif/négatif grâce à des structures de lignes ultrafines. Il devient alors possible de fabriquer différents motifs sous forme de texte ou d’image qui, suivant l’angle d’incidence de la lumière et l’angle de vue, affichent un certain motif. Cet effet donne au produit un niveau d’identification élevé et permet aux non avertis comme aux spécialistes de disposer d’une preuve d’intégrité fiable.

LOGISTIQUE Heppner présente sa démarche qualité ■ Suite à l’application du décret sur les « Bonnes Pratiques de Distribution », Heppner a réalisé une première vague de contrôles de températures dans ses bâtiments, ses tractions et ses tournées de livraison. Cette étude a été menée en « période chaude » du 15 juillet au 31 août 2013, via une centaine de capteurs de température déployés à la fois dans les « espaces santé » et les tournées de livraison de

plusieurs agences. Afin de compléter cette analyse, une autre vague de tests devait avoir lieu en « période froide », entre le 15 janvier et le 28 février. « En fournissant une analyse pointue de nos zones à risques en période chaude et froide à nos clients laboratoires, nous les accompagnons dans une démarche de gestion du risque qualité », déclare Gérard Palazzo, directeur du Produit santé d’Heppner.

© Stemmer Imaging

LOGISTIQUE Une étiquette pour l’authentification ■ ShiftSecure de Schreiner

ANALYSE Microscope électronique à balayage ■ Avec son microscope électronique à balayage de table Phenom Pro X, Fondis Bioritech permet aux clients de rester compétitifs dans un monde où les dimensions critiques sont de plus en plus petites. Le Phenom Pro X est l'ultime MEB de table tout-en-un donnant un accès direct à l'imagerie haute résolution et à l'analyse par rayonnements X, ce qui est requis dans une grande variété

d'applications. Ce MEB de table complète l'ensemble de la gamme de par l'évolution vers l'analyse chimique. Compact et robuste, le Phenom Pro X permet au contrôle de température par platine Peltier. Il est équipé d’un microscope optique (20x – 120x) et d’une caméra optique couleur et permet une microscopie électronique (80x – 100 000x). Il affiche une résolution de 17 nm.

MAINTENANCE Unité d’étalonnage portable de soudure ■ Swagelok lance une unité d'étalonnage portable Swagelok M200, conçue pour rationaliser l’alimentation destinée à la soudure orbitale. L’unité d'étalonnage portable M200 offre une alimentation locale, une plus grande flexibilité, des coûts réduits et une efficacité améliorée à même de réduire les délais d'entretien de quelques jours à juste quelques minutes. L'unité permet l’étalonnage immédiat de l’alimentation du M200 pour

52 IndustriePharma N°78 Mars 2014

système de soudure orbitale. Beaucoup de systèmes de qualité requièrent un étalonnage périodique de l’alimentation du système de soudure orbitale. Le processus d'étalonnage traditionnel est mené hors site dans un centre de services désigné, ralentissant les opérations ou nécessitant des dépenses supplémentaires encourues par la location d'équipement. Une unité d’étalonnage portable permet de minimiser les temps d'arrêt.


78 IP 49 TECH GDA BAT_Mise en page 1 20/02/14 15:11 Page53


78 IP 54 CARNET BAT_Mise en page 1 20/02/14 15:13 Page54

NOMINATIONS

Thierry Lhuillier Directeur exécutif et directeur général des sites d’Agen

© Bristol-Myers Squibb

Bristol-Myers Squibb rappelle l’arrivée de Thierry Lhuillier au poste de directeur exécutif et directeur général des sites de production UPSA à Agen, depuis le 3 février 2014. Il a

succédé à Jean-Pierre Bracquemard, précédent directeur parti précipitamment en juillet dernier. Thierry Lhuillier, 52 ans, a la responsabilité de continuer à développer la stratégie industrielle de Bristol-Myers Squibb sur les sites d’Agen (Lot-etGaronne), en définissant les ressources nécessaires afin de renforcer le haut niveau d’exigence pour la qualité, la sécurité, le service clients et la productivité. Il maintient la performance économique du site à long terme, ainsi que l’expertise technique et le développement de ses 1 400 employés. Thierry a débuté sa carrière à la Snecma, puis a rejoint GE Healthcare en 1996 où il a occupé différents postes à responsabilités croissantes. Puis, après un passage de deux ans dans le secteur de l’énergie en

EFCGI

PFIZERI

Heinz Sieger

Remaniements à la direction

Président

■ Le groupe européen de la

■ Depuis le 1er janvier, Albert

chimie fine (EFCG) a annoncé plusieurs nominations, effectives depuis le 1er janvier. Il a tout d’abord élu Heinz Sieger à sa présidence. Il est actuellement président du groupe allemand de chimie CU Chemie Uetikon, et membre du EFCG depuis sa création en 2004. Il prend la relève de Brian Murphy. En outre, Roger La Force, p-dg de Zach System, a été nommé viceprésident de cette organisation. Il a anciennement occupé la fonction de président du comité d’entreprise dédié aux produits pharmaceutiques de l’EFCG. Enfin, Hubert Stueckler a pris la fonction de directeur sectoriel de l’EFCG. Il occupait récemment la fonction de président de la division Actives et était responsable des opérations mondiales de la société Siegfried.

Bourla a pris la présidence des activités dédiées aux vaccins, à l’oncologie et à la santé grand public de Pfizer. Il travaille depuis 20 ans au sein du laboratoire américain et remplace Amy Schulman qui a quitté le groupe. Par ailleurs, Susan Silbermann est présidente et directrice générale des vaccins au niveau mondial depuis le 1er janvier. Elle était jusqu’alors responsable du portefeuille de vaccins au sein de l’activité Specialty Care. Enfin, Doug Lankler est devenu avocat général et Rady Johnson responsable de la conformité et de la gestion des risques.

54 IndustriePharma N°78 Mars 2014

IPSENI

Cynthia Schwalm Directrice de la filiale américaine

■ Cynthia Schwalm a rejoint les opérations commerciales améri-

PARCOURS

1996 2011 2014

rejoint GE Healthcare rejoint GE oil&Gas

intègre UPSA ès sciences universités

qualité de vice-président Lean, Qualité et Production, il a rejoint GE Oil & Gas en 2011, en tant que directeur Production et Achats et chef d’établissement sur le site du Creusot. Au cours de sa carrière, Thierry a participé au lancement de nouveaux produits dans l’aéronautique et le monde médical, tout en déployant les méthodologies Lean et Six Sigma dans 14 usines différentes. Thierry est diplômé de l’École nationale des arts et métiers et de l’Institut national des sciences et techniques nucléaires.

caines d’Ipsen le 3 février pour prendre la tête de la business unit endocrinologie/oncologie. Marc de Garidel cumule les fonctions de pdg d’Ipsen et de directeur de la filiale américaine jusqu’à la miaoût. Il passera ensuite le relais à C. Schwalm qui sera alors promue directrice générale de la filiale américaine. De nationalité américaine, elle possède une expérience de plus de 30 ans en oncologie et en neurologie et une connaissance approfondie du marché américain. Elle a travaillé au sein de différents groupes pharmaceutiques : Merz depuis 2012, Optimer Pharmaceuticals entre 2011 et 2012, Eisai de 2008 à 2010, Amgen de 2003 à 2008 et J&J de 1985 à 2003.

Jonathan Barnsley Vice-président des opérations techniques ■ Ipsen a nommé Jonathan Barnsley vice-président exécutif en charge des opérations techniques.

Il prendra ses nouvelles fonctions le 1er avril et intégrera à ce titre le comité exécutif du laboratoire français. Il est actuellement vice-président senior du développement biotechnologique couvrant le développement des procédés pour le transfert vers la production de Merck Serono, où il travaille depuis 18 ans.

EFSAI

Alessia Vecchio Directrice de la communication en interim

■ Anne-Laure Gassin quitte l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA), dont elle était directrice de la communication, pour prendre de nouvelles fonctions à la direction générale de la santé et des consommateurs de la Commission européenne. Elle était à la tête de la communication de l’EFSA depuis 2003. En attendant de lui trouver un successeur, elle sera remplacée en intérim par Alessia Vecchio, responsable du capital humain et de la gestion des connaissances de l’EFSA. LEEMI

Marc-Antoine Lucchini Membre du CA

© Leem

BRISTOL-MYERS-SQUIBB/UPSAI

■ Le 28 janvier, le conseil d’administration du Leem a coopté un nouvel administrateur. Il s’agit de Marc-Antoine Lucchini, directeur général de Sanofi France depuis décembre 2013. Il intègre dans ce cadre la famille des grands laboratoires français, en remplacement d’Alain Bernal. M-A. Lucchini a


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NOMINATIONS

TEVAI

Erez Vigodman

ment présidente du comité de l’audit, de la conformité et des risques de Shire, poste qu’elle occupe depuis mai 2013. Après une carrière dans le domaine des banques d’investissement, elle a rejoint le conseil d’administration du groupe britannique en tant que directrice non exécutive en septembre 2011. Elle sera remplacée dans son actuelle fonction par Dominic Blakemore.

Président-directeur général

son expérience dans le management de sociétés pharmaceutiques. Il travaillait jusqu’à présent pour le laboratoire américain Advantar Laboratories en tant que viceprésident exécutif et directeur des opérations.

VALEANT

Ari Kellen Vice-président

ANSMI

■ À compter du 1er janvier,

Patrick Maison

Ari Kellen est devenu le viceprésident exécutif de Valeant. Il était jusqu’alors associé principal d’un bureau américain du cabinet de conseil McKinsey & Company, qu’il avait rejoint en 1991. Tout au long de sa carrière, A. Kellen a effectué des études relatives à la stratégie, l’organisation et l’amélioration de la performance pour de nombreuses sociétés du secteur de la santé.

CEVA SANTÉ ANIMALEI

■ À la recherche d’un p-dg depuis début novembre, suite à la démission de Jeremy Levin, Teva a arrêté son choix. Le laboratoire israélien est dirigé depuis le 11 février par Erez Vigodman, 54 ans, l’ancien p-dg de Makhteshim Agan Industries. Il a quitté le groupe spécialisé dans les produits agrochimiques génériques le 6 février. Makteshim Agan a annoncé qu’il avait lancé un processus de recherche d’un nouveau dirigeant. E. Vigodman succède à Eyal Deshed qui avait été nommé p-dg en intérim. Il retourne à ses anciennes fonctions de vice-président et directeur financier de Teva.

Jérôme-André Gauthier

NOVARTISI

■ Jérôme-André Gauthier, 49 ans, a intégré le comité exécutif de Ceva Santé Animale le 1er janvier en tant que directeur de la stratégie et du business développement. Il succède à Bernard Emery qui occupait cette fonction depuis 15 ans et qui prendra sa retraite fin 2014, après 32 ans de collaboration avec Ceva. Diplômé en médecine vétérinaire et en économie, J.-A. Gauthier occupait depuis octobre 2010 le poste de directeur acquisitions et partenariats. Il a rejoint Ceva en 2009 en tant que directeur général de la filiale Inouko Generics.

Directeur de la stratégie

© Ceva Santé Animale

Didier Houssin Président du CA

■ Didier Houssin est nommé, par

SHIREI

ANTARES PHARMAI

Susan Kilsby

David Bergstrom

NOVASEPI

Future présidente

Vice-président du développement pharmaceutique

Nadège Laborde

■ La société pharmaceutique

Présidente de business unit

américaine a confié la vice-présidence senior de son développement pharmaceutique à David Bergstrom. Titulaire d’un doctorat en pharmacie, ce dernier apportera

■ La société française a promu Nadège Laborde à la tête du département Biotechnologies Industrielles. Dans ce cadre, elle a intégré

Départ de la division Oncologie

■ Hervé Hoppenot a décidé de quitter le laboratoire suisse avec effet immédiat. Il occupait depuis 2010 le poste de président de la division Novartis Oncology. Alessandro Riva, responsable mondial de Novartis Oncology Development et des affaires médicales, assurera la présidence de Novartis Oncology en intérim, le temps de trouver un successeur.

■ Matthew Emmens, président non exécutif de Shire, partira prochainement à la retraite après 11 ans passés au sein du laboratoire britannique, dont 6 ans à la présidence. Il passera le relais le 29 avril à Susan Kilsby, actuelle-

Directeur de la surveillance

ANSESI

décret du 2 décembre du président de la République, président du conseil d’administration de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Il était auparavant président de l’agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur. Docteur en médecine et professeur de chirurgie, D. Houssin a démarré sa carrière en chirurgie aux hôpitaux de Paris. Il a ensuite occupé des postes à responsabilité au sein de l’Inserm, de l’Établissement français des greffes et de l’hôpital Cochin. En 2003, il est devenu directeur de la politique médicale à l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP).

Hervé Hoppenot

le comité exécutif de Novasep en tant que membre. Diplômée de l’École Centrale de Paris, elle a rejoint Novasep en 2000 où elle a commencé en tant que chef de projet puis directrice technique aux États-Unis et en Asie. Depuis 2009, elle dirigeait le département dédié au système d’ingénierie et à la construction.

© ANSM

démarré sa carrière au sein de Sanofi en 1989, en tant que délégué médical. Il a ensuite évolué dans plusieurs filiales internationales et occupé divers postes à responsabilité. Il a notamment été directeur général de Sanofi en Égypte en 2008 et directeur de l’entité Sanofi Espagne et Portugal en 2011.

■ Patrick Maison succède à Évelyne Falip à la tête de la direction de la surveillance de l’ANSM. Précédemment directeur adjoint, ce médecin, avec une double spécialité en pharmacologie et en santé publique, a intégré l’Agence du médicament en octobre 2012 au moment de la réorganisation. Avant de rejoindre l’ANSM, il a travaillé pendant dix ans comme hospitalo-universitaire et avec l’Inserm. AXYNTISI

Pierre-Yves Le Roy Directeur des projets et opérations industriels

■ Pierre-Yves Le Roy a rejoint la société pour prendre la direction des projets et opérations industriels, un poste nouvellement créé. Dans ce cadre, il sera en charge de la gestion transversale des projets industriels stratégiques d’Axyntis en liaison avec chacune des filiales et de la mise en œuvre du projet de développement d’activités sur le site de Calaire Chimie, entreprise rachetée par Axyntis fin 2013.

Envoyez vos informations nominations à : afreel@infopro-digital.com IndustriePharma N°78 Mars 2014

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78 IP 56 AGENDA BAT_Mise en page 1 20/02/14 15:14 Page56

AGENDA

Manifestations 10-12 MARS TURIN, ITALIE Bio Europe Spring 2014 : rendez-vous annuel des investisseurs du secteur des sciences de la vie www.ebdgroup.com/bes/ index.php

les industries pharmaceutique et cosmétique www.interphex.com/

25-27 MARS

11-14 MARS

MADRID, ESPAGNE Infarma 2014 : salon et congrès international de l’industrie pharmaceutique

PARIS Congrès de la société francophone du Diabète

www.infarma.es/en/web/infar ma-2014

www.congres-sfd.com

13 MARS

25-27 MARS

LONDRES, ROYAUME-UNI The Pharma Summit 2014 : conférence sur les nouveaux marchés et business models de la pharmacie

VIENNE, AUTRICHE EuroMeeting Vienna 2014 : 26e édition de l’événement des professionnels de l’industrie biopharmaceutique

www.economistinsights.com/he althcare/event/pharma-summit2014

www.diahome.org/enGB/Flagship-Meetings/EuroMeeting2014.aspx

18-19 MARS

26-27 MARS

TOURS Rencontres de Microbiologie A3P* : conférence sur les méthodes microbiologiques rapides www.a3p.org/index.php/fr/eve nements/rencontres-de-microbiologie-tours-18-et-19-mars2014.html

18-20 MARS NEW YORK, ÉTATS-UNIS Interphex 2014 : salon international et congrès sur

LYON PCH Meetings 2014* : convention d’affaires fédérant l’ensemble des industries pharmaceutique, chimique et pétrochimique www.pchmeetings.com/fr/

27 MARS LYON Colloque Aspec* sur la contamination de l’air et des surfaces

PALL LIFE SCIENCES

31 MARS-1ER AVRIL, LOOS Automatisation de l’usage unique sur l’ensemble d’un procédé pharmaceutique

UPS CONSULTANTS Françoise Marlin Tél : 02 38 90 93 26 info@ups-consultants.com

56 IndustriePharma N°78 Mars 2014

29-30 MARS PARIS Pharmagora 2014 : forum européen de la pharmacie www.pharmagora.com/

31 MARS-3 AVRIL LISBONNE, PORTUGAL 9e édition du rendez-vous sur les produits et les technologies pharmaceutiques et biopharmaceutiques www.worldmeeting.org/

1ER-2 AVRIL LYON 2e édition des journées de la lyophilisation organisée par l’A3P www.a3p.org/index.php/fr/eve nements/lyophilisation-lyon-12-avril-2014.html

1ER-4 AVRIL MUNICH, ALLEMAGNE Analytica 2014 : 24e édition de la convention d’affaires sur les technologies de laboratoire, de l’analyse et de la biotechnologie

2-4 AVRIL BARCELONE, ESPAGNE World Generic Medecines congress Europe 2014 : congrès sur les médicaments génériques www.healthnetworkcommunications.com/conference/worldgeneric-medicines-congress-eu rope/?pk_campaign=TerrListing&pk_kwd=Life+Science

28-30 AVRIL FRANCFORT, ALLEMAGNE ISPE Europe 2014 : conférence annuelle sur l’efficacité des opérations pharmaceutiques au sein de la nouvelle culture de qualité www.ispe.org/2014-europeannual-conference

20 MAI PARIS Conférence « Plastiques et innovation dans le secteur médical » organisé par la SFIP et PlasticsEurope www.sfipplastic.org/pdf_prog/SFIP_prog ramme-81.pdf ? v=1382520832

www.analytica.de/en

* Industrie Pharma Magazine est partenaire de ces événements

Formations Cécile Laburte Tél : 01 30 61 39 52 cecile_laburte@europe.pall.com

http://aspec.fr/evenementiel/at elier-en-region/lyon27mars2013-programme

11 MARS, BELLEGARDE Les essais de stérilité et leur validation 18 MARS, PARIS RABS et isolateurs : deux techniques aseptiques avancées, spécificités et critères de choix 16-17 AVRIL, LYON Validation des procédés de nettoyage des équipements de production en industrie pharmaceutique

13-14 MAI, LYON

1ER-3 AVRIL, LYON

Maîtrise de la contamination dans les salles blanches en environnement GMP (US et EU)

Biocatalyse : application à la synthèse de molécules biologiquement actives

21-22 MAI, BELLEGARDE Les isolateurs CPE LYON FORMATION CONTINUE

ASPEC Melle Olivier Tél : 01 44 74 67 00 formation@aspec.fr

Valérie Thoraval Tél : 04 72 32 50 60 contact@cpe-lyon.fr

02-04 AVRIL, PARIS Stage général : la salle propre et son environnement

24-28 MARS, LYON Biochimie et microbiologies industrielles : introduction

15 MAI, PARIS De l’air neuf à l’air soufflé


78 IP 57 INDEX M2_Mise en page 1 24/02/14 12:14 Page57

INDEX /SOCIÉTÉ

Liste des annonceurs ANNONCEURS PAGE A3P 14 - 49 ABONNEMENT CHIMIE PHARMA HEBDO 53 ACM PHARMA 19 ARECO 31 ASPEC 46 BIION CAVALIER BÜRKERT 21 CHARLES RIVER 4ème COUV CONFORMAT 25 ENDRESS + HAUSER 51 ERLAB 15 EVENEMENT INFOPRO DIGITAL 22

FICHIER SPECIAL USINES PHARMA ICARE IMT INDUSTRIE EXPLORER LYOFAL LABORATOIRES ANIOS MAX APPLICATION PRESSE PRO SARTORIUS SCHULKE & MAYR TUBES TECHNOLOGIES WATSON MARLOW

52 5 11 8 2ème COUV 39 25 3ème COUV 33 13 27 45

Entreprises citées dans ce numéro A Abbott p 9, 15 Abbvie p 15 Actavis p 14 ACTL p 29 Adocia p 21 AFCROs p 40 Afipa p 37 Afssaps p 42 Aktehom p 41 Alnylam p 13 Amgen p 9 Ampac p 14 Amphastar Pharmaceuticals p 12 Analytik Jena p 50 ANSM p 7, 12, 19, 20, 37, 40, 42, 43, 44, 55 Anses p 55 Antares Pharma p 55 AP-HP p 37 AstraZeneca p 9 Aurobindo p 14 Axyntis p 15, 55 Axys Network p 28

B Bayer p 18 Bertin Pharma p 16 BiiON p 28 Bimeda p 13 BioAlliance p 19 Biocitech p 37 Biocon p 20 Biodim p 20 bioMérieux p 30 BMS p 12, 37, 54 Boehringer Ingelheim p 12 Boge p 50 bpifrance p 17 Bristol-Myers-Squibb p 54

C Cargill p 13 Catalent Pharma Solutions p 29 CDC p 37 Celltrion p 20 Cephalon p 20 Cerea Partners P 17 Cetep p 31 Ceva p 55

CFA p 38 Chemineau p 40 Chesapeake p 17 CNEDIMTS p 40 CNRS p 58 Cognex p 50 Cooper p 7 CPE Lyon p 56 Crossject p 20 CSAT p 17

D Daiichi Sankyo p 14, 18 DDS p 17 De Dietrich Process Systems p 48 Diosynth p 12 Dr Reddy p 20 DSM p 12

E EFCG p 54 EFSA p 54 Eli Lilly p 21 EMA p 18 Engineering Mesures p 51 Eras Ingénierie p 24 ESPCI p 58 Eurofins p 17 eWON p 29

FG FDA p 12, 14, 18, 19, 21, 32, 47 Fideip P 17 Fondis Bioritech p 52 Fortitech p 12 Frost&Sullivan p 20 Fuji Silysia p 15 Gemme p 36 Genzyme p 10, 13 Gojo Industries p 17 GSK p 9, 26, 28

HI Hamilton p 49 HAS p 40 Heppner p 52 HIG Capital p 14 Honeywell p 51 Hospira p 20 Hôtel-Dieu p 6 IDmyk p 17

IISBF p 16 IMS Health p 21 IMT p 38 Ipsen p 54 Inresa p 7 Institut Pasteur p 20 Integra p 49 Ipasa p 37 IPS p 16 Ipsen p 18, 54

J Janssen-Cilag p 20 Johnson&Johnson p 16, 20 Jyga Process p 17

KL Kyrapharm p 15 Leem p 38, 54 LFB p 29, 44 Lilly p 10, 12 LNE/G-MED p 40 Lupin Pharmaceuticals p 20 Lutech p 37

M Markem-Imaje p 17 Martek Biosciences p 12 Merck Millipore p 30 Merck p 10 Montagu Private Equity p 16 MSD p 12 Mundipharma p 18

N Nanobiotix p 19 Neuclone p 20 Novartis p 11, 12, 55 Novasep p 47, 55

O Ocean Nutrition p 12 Ohm Laboratories p 14 Orgapharm p 15 Ortems p 50

PQ Pall Life Sciences p 56 Pfizer p 9, 54 Piab p 51 PMT France p 30, 31 Proconseil p 36 Prodene Klint p 17 Provence Technologies p 15 Provepharm p 15 Provimi p 13 Qioptiq Schneider Kreuznach p 52

R Ranbaxy p 14 Reliance Life p 20 Rexam p 16 Roche p 11, 12 Roland Berger p 45

S Sandoz p 20 Sanofi p 10, 12, 13, 37, 43 Schreiner ProTech p 52 Schubert p 16 Shionogi p 18 Shire p 55 Snitem p 40 Spec Chem Packaging p 17 Stada Arzneimittel AG p 50 Stallergenes p 18 Stemmer Imaging p 52 Steris p 32 Swagelok p 52 Synthelis p 16

TUV Tali-oniris p 40 Technip Life Sciences p 24 Teva p 9, 20, 55 Theravectys p 20 Tortuga p 12 Transgene p 13 UPS Consultants p 56 Upsa p 54 Valeant p 55 Veolia Water STI p 49

Magazine édité par ETAI Antony Parc II - 10, place du Général de Gaulle BP 20156 - 92186 ANTONY Cedex Tél. : 01 77 92 92 92 - Fax : 01 77 92 98 25 Site internet : www.industriepharma.com Pour joindre vos correspondants, composez le 01 77 92, suivi des quatres chiffres indiqués après chaque nom. Pour leur adresser un e-mail, taper l’initiale du prénom, le nom puis @infopro-digital.com (ex. : pdupont@infopro-digital.com)

Directeur de la publication : Christophe Czajka Directeur du pôle magazines spécialistes : Pierre-Dominique Lucas Rédactrice en chef : Sylvie Latieule (95 87) Rédactrice en chef adjointe : Aurélie Dureuil (95 81) Secrétaire de rédaction : Ariane Boixière-Asseray (95 85) Rédaction : Dinhill On (95 80), Julien Cottineau (95 86), Audrey Fréel (95 83) (Chimie Pharma Hebdo) Directeur Studio Magazines : Thierry Michel assisté de Christian Le Coz Premier rédacteur graphiste : Thierry Meunier Publicité : Patricia Raphel (directrice commerciale Pôle Industrie Magazines spécialistes 96 58) - Sandrine Papin (directrice de publicité Pôle Industrie - 96 43), Eric Leuenberger (directeur - 96 37), Martine Szuba (assistante technique - 96 44) Représentants : – Directrice de clientèle région Rhône-Alpes Aurélie Vernay, Tel. : 04 69 10 00 25 Email : avernay@infopro-digital.com – Allemagne / Suisse / Autriche : Annika Gallistl, Tel. : +33 1 77 92 96 19, Email : agallistl@infopro-digital.com – USA : Trade Media International corp., 421 Seventh Avenue, New York, NY 10001-2002 USA Tél. : (1.212) 564-3380 - Fax : (1.212) 594-3841 Marketing, diffusion, abonnements : Directeur : Jean-Baptiste Alline Diffusion et Marketing clients : Laurence Vassor lvassor@infopro-digital.com Promotion : Isabelle de Goüyon Matignon idegouyonmatignon@nfopro-digital.com Pour s’abonner : : abo@infopro-digital.com  : 33(1) 77 92 99 14 - lundi au vendredi (9h à 12h - 14h à 17h / 16h vendredi)  : 33(1) 77 92 98 15 : INFOPRO Digital - Service Abonnements Antony Parc II BP 20156 - 92186 Antony Cedex 1 an, France : 249 € TTC (dont TVA 2,10%) Etudiants, étranger : nous consulter Dépôt légal : Mars 2014 Commission paritaire : 1112 T 82999 Achevé d’imprimer sur les presses de Corlet Imprimeur - ZI, route de Vire BP86 - 14110 Condé-sur-Noireau ISSN 1766-8719 SAS au capital de 47 111 184 euros Siret : 806 420 360 00117 – Code APE : 5814Z

WYZ Watson Marlow p 47 Zhejiang Chiral Medicine Chemical p 14 IndustriePharma N°78 Mars 2014

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78 IP 58 FUTUR BAT_Mise en page 1 20/02/14 15:19 Page58

FUTUR

Les équipes de recherche franciliennes ont utilisé des nanoparticules pour coller des gels et tissus biologiques, jusqu’à maintenant difficilement compatibles. Des recherches qui ouvrent des applications dans de nombreux domaines.

Coller des tissus biologiques avec des nanoparticules

© CNRS – Ludwik Leibler

© CNRS – Cyril Fresillon

sur la capacité des chaînes de polymères à « Nous avons montré qu’il est réorganiser et dissiper l’énergie lors de possible de coller rapidement et l’adsorption des nanoparticules », écrisimplement les tissus biolovent les chercheurs dans la revue Nature. giques ex vivo. Cela ouvre des perspectives « L’énergie de l’adhésion semble augmenintéressantes et nous motive pour aller ter quand la taille des particules plus loin », s’enthousiasme Ludwik augmente », notent les équipes franLeibler, directeur de recherche au sein du çaises. De plus, la jonction créée résiste laboratoire Matière molle et chimie souvent mieux à la déformation que les (unité mixte CNRS/ESPCI ParisTech). Son gels. Elle présente également une bonne laboratoire en collaboration avec l’unité résistance à l’immersion dans l’eau. Et Physico-chimie des polymères et milieux l’adhésion est autoréparable et reposidispersés (unité mixte tionnable. Ainsi, si deux morceaux se CNRS/UPMC/ESPCI ParisTech) a publié décollent, ils peuvent être recollés sans de premiers résultats dans Nature. Après ajout de nanoparticules. Jusqu’à présent, avoir utilisé des nanoparticules solides faire adhérer des gels, des matières pour coller des gels par définition essencomposées à 90 voire 97 % de solvant, tiellement composés de solvant, les cherou des tissus biologiques n’a pu être cheurs ont commencé à s’intéresser aux réalisé qu’en utilisant des réactions tissus biologiques, « qui contiennent chimiques, des élévations de la tempéraégalement des réseaux de polymères et de ture, des changements de pH, des irral’eau », indique le directeur de recherche. Dépôt d’une solution aqueuse de Car le principe de la méthode mise au nanoparticules de silice sur une lanière de gel. diations avec de l’ultra-violet ou du courant électrique. La méthode mise au point par les laboratoires franciliens point par les chercheurs français s’affranchit de ces éléments repose sur la structure des hydrogels. extérieurs. « Cette méthode est réalisée sans ajout de polymères Les chercheurs ont étudié les hydrogels, des réseaux molécuet n’implique pas de réaction chimique », souligne le laboratoire. laires des polymères gorgés par l’eau. Les nanoparticules Les équipes se sont également intéressées à différents types de présentes dans la solution se lient au réseau moléculaire, au nanoparticules. « Nous avons travaillé essentiellement avec des cours d’un phénomène d’adsorption. Le réseau moléculaire lie nanoparticules de silice qui sont disponibles et utilisées dans l’inen parallèle les particules entre elles. Des connexions sont ainsi dustrie agroalimentaire notamment. Nous avons également établies par les nanoparticules entre les réseaux moléculaires démontré l’efficacité de notre méthode avec des nanotubes de des deux gels. « Ce sont les nanoparticules qui connectent les carbone et des nanocristaux de cellulose. Notre méthode foncréseaux et les réseaux qui connectent les nanoparticules », tionne en adaptant si nécessaire la chimie de surfaces des partisouligne Ludwik Leibler. Les chercheurs ont démontré la faisacules à l’application donnée », détaille Ludwik Leibler. C’est ainsi bilité de ce phénomène qui se fait dans un temps très court. La que les chercheurs ont commencé à s’intéresser au potentiel première étape consiste à étaler les nanoparticules sur le d’application de ce principe. Et au domaine de la santé. « Les premier gel. Puis, à domaines qui nous font le plus rêver et qui paraissent les plus presser le second proches sont la chirurgie et les dispositifs médicaux », s’enthougel pendant envisiasme le directeur de recherche qui ne cache pas sa confiance ron 30 secondes. dans ce potentiel d’applications. Les chercheurs ont ainsi utilisé « La méthode une solution de nanoparticules de silice pour coller avec succès repose sur la deux morceaux de foie de veau. Ils souhaitent donc maintenant faculté des nanoexplorer le potentiel de la méthode in vivo sur des modèles pour particules à être aller vers des applications dans le domaine vétérinaire puis chez adsorbées sur le l’homme. ■ réseau des gels AURÉLIE DUREUIL polymères et à agir Bibliographie : Nanoparticle solutions as adhesives for gels and biological comme connecteur tissues, Séverine Rose, Alexandre Prevoteau, Paul Elzière, Dominique Hourdet, entre les chaînes de Mécanisme d’adhésion de gels par des Alba Marcellan & Ludwik Leibler, Nature, publication en ligne le 11 décembre 2013. polymères ainsi que nanoparticules.

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IndustriePharma N°78 Mars 2014


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