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Avery Dennison chez Baron Philippe de Rothschild
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LES BIOPLASTIQUES ENTRE PASSÉ ET AVENIR
les Robots Conditionnements de boissons
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Sécurité
La vigilance
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s’impose... l’interdiction du bisphénol a en est un exemple, la traque aux molécules indésirables ne fait que commencer !
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la rédaction… 3
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A APPRIS quels polymères ou familles de polymères composent les produits de Tupperware. Les fiches produits publiées sur le site internet du fabricant d’emballages alimentaires comportent en effet les différents matériaux de chaque boîte, bol ou accessoire. Et, sur le catalogue en ligne, sur deux pages, la société présente leurs caractéristiques et explique ses choix, en particulier l’abandon du polycarbonate et du bisphénol A.
A DECOUVERT Dans le « National Geographic France » de février 2013, comment les enfants d’Afrique, démunis mais passionnés de football, fabriquent leurs ballons à l’aide de sacs en plastique ou d’autres matériaux usés. Pour en voir plus, rendez-vous sur le site de la photographe Jessica Hilltout : www.jessicahilltout.com
s’est attardée
constate
sur une affiche placardée dans une rame du RER B.
que la sculpture de cire de Babybel est un genre très répandu sur internet.
Elle a pu y lire, sous le titre « Mal de mer souterrain », le poème suivant : « Le va-etvient de la cannette de bière, négligemment laissée sous un strapontin, donne aux voyageurs le mal de mer. C’est pas banal en souterrain ! Pour ne plus avoir mal au cœur, jetez-la à la poubelle, ça sera le bonheur ! » Si elle ne peut qu’être d’accord avec ce message, elle regrette toutefois que l’auteur évoque une poubelle et non pas le tri. Une cannette se doit d’être recyclée...
félicite
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la marque Valentino pour son engagement en faveur de l’environnement, selon les résultats de la dernière étude de Greenpeace portant sur les marques de haute couture. La griffe romaine est la seule des quinze consultées par l’ONG à remporter trois pastilles vertes : cuir, emballages et tissus, grâce à sa politique d’achat visant à minimiser la déforestation et les rejets. Elle est suivie par Armani, Dior, Vuitton et Gucci. En bas du tableau, Alberta Ferretti, Chanel, Dolce & Gabbana, Hermès, Prada et Trussardi reçoivent trois pastilles noires pour n’avoir jamais répondu au questionnaire envoyé par l’association, « malgré les demandes répétées ».
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Henri Saporta Directeur de la rédaction
à hue et à dia
C
e n’est pas une crise sanitaire mais nement va être simplifiée. Des mesures une nouvelle crise de confiance : appuyées par une campagne de publicité l’affaire de la présence de la massive : Findus aurait perdu au moins viande de cheval dans un produit censé ne un million d’euros dans l’histoire. Et les contenir que du bœuf a, une nouvelle fois, dommages collatéraux n’ont pas fini de démontré aux consommateurs européens se faire sentir. Chez U, chez Dia et ailleurs. que les industriels parviennent toujours à Pendant ce temps, les fournisseurs d’emballages retirent le commercialiser des bisphénol A (BPA) produits dont ils ne de leurs matériaux maîtrisent pas le tandis que les techcontenu. Incroyable ! nologies de remplisMalgré toutes les Il serait temps sage les plus sophispromesses nutrique les aliments tiquées permettent tionnelles, les alléde commercialiser gations santé, les soient à la hauteur des boissons sans engagements de de leurs emballages ! conservateurs et naqualité ou encore turelles alors que les les garanties de la normes d’hygiène et traçabilité la plus de sécurité n’ont japointue évoqués mais été aussi drassur les emballages et dans les publicités, le consommateur tiques. Il serait temps que les aliments se retrouve encore à douter de la nature soient à la hauteur de leurs emballages ! même de ce qu’il achète. Sans attendre Pour éviter que le consommateur ne soit les conclusions des enquêtes judiciaires constamment tiré à hue et à dia. Sinon en cours pour déterminer qui a trompé l’alimentation risque de devenir une afqui, Findus, qui le premier a détecté le faire trop sérieuse pour être confiée à des problème à la suite de tests ADN inopinés, industriels… Voilà matière à discussion en a tiré ses conclusions. Des tests ADN pour le Carrefour des fournisseurs de l’inseront désormais réalisés systématique- dustrie agroalimentaire (Cfia) qui se tient ment tandis que la chaîne d’approvision- à Rennes en ce mois de mars.
des pictogrammes pour IDENTIFIER les marchés
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photo Tiziano Pol
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photo Tiziano Polito
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Avery Dennison «pousse» ses machines chez Baron Philippe de Rothschild
10 sur le site LGR investit en Turquie
22 RENDEZ-VOUS 22 congrès Le succès de PCD ne se dément pas 24 congrès ADF en expansion
26 consommation 26 alimentation Simplification 27 hygiène - beauté Jimmy Choo
28 design
Le packaging voit rose
30 machine
34 experts
34 le brief Des «Makers» dans l’emballage 35 sémiotique Un yaourt à boire pour chaque âge 36 asie Du « Made in China » au « Made for China » 37 en rayon Les pâtes à tartiner 38 analyse Pot Knacki Ball 39 réglementation Le BPA, enjeu politique et scientifique
sécurité
La vigilance s’impose... L’interdiction du bisphénol A en est un exemple, la traque aux molécules indésirables ne fait que commencer !
40 baromètre
Indices de production Prix des matières premières
42 carnet
Jérôme Barrier a le goût du concret
44 agenda
Domino dédouble le rayon laser
Un nouveau rendez-vous pour la plasturgie
32 point de vue
82 zoom
La révolution QR Code !
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Un désherbant en stick
58 visiter Cfia 2013
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59 machines Les robots 75 emballages Conditionnements de boissons
Ce numéro comporte 4 encarts jetés (Sappi, Rencontres Emballages, BFair et ABE). www.emballagesmagazine.com
magazine
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Le centre vinicole de Saint-Laurent-Médoc (Gironde) a été inauguré en 1993. Il abrite l’ensemble des activités d’élevage, d’assemblage, de conditionnement et de stockage des vins de la marque Baron Philippe de Rothschild dont le célèbre Mouton Cadet.
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Avery Dennison teste ses machines
chez Baron Philippe de Rothschild Le spécialiste de l’étiquetage expérimente sa technologie « linerless » chez le producteur de l’une des plus célèbres marques de bordeaux AOC. La plupart des équipements de production, de l’impression au thermoformage en passant par l’usinage de métaux, sont soumis à des tests de fonctionnement en « conditions réelles », directement chez l’utilisateur, avant le lancement officiel sur le marché. Le fournisseur bénéficie de l’expérience de l’industriel et des données d’exploita tion pour améliorer son matériel ; l’indus triel, lui, profite de la technologie pendant quelques mois – souvent à titre gratuit –,
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avec la possibilité de l’intégrer à des condi tions préférentielles et avec des opérateurs formés le moment venu. Avery Dennison s’est offert le luxe de tester la LPA 814, sa dernière étique teuse « linerless » à Saint-Laurent-Médoc (Gironde), dans les établissements de Baron Philippe de Rothschild, le produc teur du Mouton Cadet, l’une des marques les plus vendues de bordeaux AOC dans le monde. « Nous avons choisi ce site parce que nous collaborons avec ce client depuis
de nombreuses années et que les caracté ristiques de leurs lignes nous permettent de pousser notre étiqueteuse dans ses retranchements », explique Frédéric Lemaire, responsable grands comptes chez Avery Dennison. La LPA 814 sert à imprimer et à apposer des étiquettes logis tiques sur les cartons. Son principal atout tient à son consommable, le LightSmart, un papier qui ne colle qu’une fois activé, après avoir été chauffé à 100 °C. La solu tion représente une alternative écono
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1. Dans l’atelier de conditionnement, les bouteilles sont remplies et bouchées, puis encaissées et palettisées. Le site possède deux lignes rapides, d’une capacité de 12 000 bouteilles/h, et une ligne de 6 000 bouteilles/h. 2. La bobine de LightSmart mesure 1 000 m, soit 60% de plus qu’une bobine de papier auto-adhésif classique. 3. La technologie Avery Dennison évite l’utilisation d’un papier à dorsal, qui devient ensuite un déchet à éliminer.
mique et écologique au papier adhésif avec dorsal (appelé aussi « liner »). Elle est aussi censée réduire les problèmes de maintenance rencontrés avec les autres technologies « linerless ». Elle présente cependant un inconvénient : ses vitesses plafonnées à une trentaine de coups par minute. Les tests réalisés à Saint-LaurentMédoc visent à repousser cette limite alors que le site possède deux lignes rapides de 12 000 bouteilles/h soit 2 000 caisses par minute, qui imposeraient une étiqueteuse
4. Les étiquettes sont découpées au format, en fonction des informations à reporter. 5. 6. Le papier devient collant grâce à la chaleur produite par les lampes à infrarouges. L’étiquette est ensuite appliquée sur la caisse. 7. Chaque caisse est pourvue de deux étiquettes, sur le petit et le grand côté, pour faciliter l’identification et le stockage.
supportant des cadences de 33 coups par minute. « En travaillant sur le mécanisme de tension du papier, nous sommes par venus à dépasser le cap des 31 coups par minute, indique Frédéric Lemaire. L’opti misation du temps de cycle et l’améliora tion de l’unité d’activation devraient nous permettre, d’ici le mois d’avril, de gagner encore 10%. » Soit ce que demande Baron Philippe de Rothschildqui, du coup, pour rait décider de garder la machine.
repères le groupe baron Philippe de Rothschild en chiffres :
• 233 millions d’euros de chiffre d’affaires (2011) • 620 salariés • 35 millions de cols vendus chaque année (vins de marques et de châteaux, filiales) dont 12 millions de bouteilles de Mouton Cadet • 72% de la production de Mouton Cadet est exportée dans 150 pays Le site de Saint-Laurent-Médoc (Gironde) :
• 85 personnes dont 35 à la production • 3 lignes de conditionnement.
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AVERY DENNISON ET ESKO PARTENAIRES L’éditeur de logiciels de CAO peut intégrer une quarantaine des références de matériaux du fabricant d’étiquettes pour faciliter le travail des concepteurs d’emballages. NAMPAK INVESTIT DANS LE VERRE ET L’ALU Le groupe sud-africain accroît ses capacités dans les bouteilles et les canettes. CROISSANCE À DEUX CHIFFRES POUR GERRESHEIMER Le groupe allemand a réalisé un chiffre d’affaires de 1,22 milliard d’euros en 2012. LES CANETTES POUSSENT REXAM Le groupe britannique a réalisé en 2012 un chiffre d’affaires de 4,3 milliards de livres, en hausse de 2 %, et investit pour Red Bull en Suisse. ALPLA INVESTIT AUX ETATS-UNIS Le groupe autrichien engage 22 millions de dollars pour fabriquer des bidons et flacons pour des produits de lavage dans le Kentucky. LEGO DÉLOCALISE L’EMBALLAGE Le fabricant de jouets supprime 380 emplois au Danemark. HUHTAMAKI POURSUIT SON EXPANSION AMÉRICAINE Le groupe finlandais a racheté un site dans l’Ohio. LES CAPSULES À VIS SE RECYCLENT BIEN Le taux atteint 40 % en Europe.
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LGR INVESTIT EN TURQUIE
Le groupe devient l’actionnaire de référence de Duran Dogan.
LGR emballages poursuit son développement à l’international. Le groupe devient l’actionnaire de référence du cartonnier turc Duran Dogan. Le groupe a racheté la part de 23,8 % que détenait, depuis 15 ans, Ulker/Yildiz Holding, premier groupe alimentaire turc. Le reste du capital est détenu dans de moindres proportions par des actionnaires familiaux historiques. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Dikran Acemyan et Alican Duran restent directeurs généraux de l’entreprise. Duran Dogan est très implanté sur le marché de l’emballage en carton haut de gamme, pour les spiritueux et la chocolaterie/confiserie, mais aussi l’hygiène-beauté, la santé et les produits de grande consommation. « LGR n’était pas présent sur le segment "premium". Ce partenariat va nous permettre de com-
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Emballages Magazine vous propose une synthèse de l’actualité des dernières semaines en ligne sur emballagesmagazine.com
19 février 2013
Issu de la fusion de Duran Offset et Dogan Packaging en 2005, Duran Dogan emploie 250 personnes sur son site d’Istanbul.
pléter notre offre », explique Claudine Poncet, responsable marketing du groupe LGR. Duran Dogan réalise aussi des présentoirs et est, un peu, présent sur le marché de la microcannelure. L’entreprise est née en 2005 de la fusion de Duran Offset (créé en 1953) et de Dogan Packaging (créé en 1934). (...)
13 février 2013
19 février 2013
LÉGER RECUL EN 2012 POUR O-I
BOLLORÉ THIN PAPERS À LA CONQUÊTE DE L’AMÉRIQUE Le papetier veut se développer sur le marché des notices. 21 février 2013
UNE ACV PEUT EN CACHER UNE AUTRE… Les ventes du verrier américain ont diminué notamment en Europe.
Quelques jours après le Sypal (lire p. 21), Chep a présenté les résultats de l’analyse de cycle de vie de l’une de ses palettes.
15 février 2013
DES EMBALLAGES DE MÉDICAMENTS ÉCO-CONÇUS Adelphe et le Leem ont dévoilé le guide «Eco-conception des emballages : comment aller plus loin ?» lors de Pharmapack. 12 février 2013
LE PACKAGING CONTRIBUE À LA CROISSANCE DE L’ORÉAL Le groupe de cosmétiques a réalisé un chiffre d’affaires de 22,463 milliards d’euros.
20 février 2013
PLASTISUD PREND PIED AUX ETATS-UNIS Le mouliste français acquiert Integrity Mold & Die. photos dr
et aussi…
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OBJECTIF 2017 POUR UNE BOUTEILLE DANONE EN PEF Le partenariat avec Avantium dans le polyester furanique, 100 % d’origine végétale, s’intègre à la politique de réduction de l’empreinte carbone. En cinq ans, Danone Eaux France a réduit son empreinte carbone de 40 %. Pour aller plus loin, le numéro 2 mondial de l’eau embouteillée veut lancer en 2017 une bouteille à 100 % d’origine végétale. Elle sera en polyéthylène-furanoate (PEF), un polyester produit à partir du fructose et développé avec le néerlandais Avantium. C’est ce que Véronique Penchienati, directrice générale de Danone Eaux France, a annoncé à l’occasion de la présentation du bilan de la politique de réduction de l’empreinte carbone entre 2008 et 2012.
Le PEF possède des propriétés barrières supérieures à celles du PET, s’injecte, se souffle et se recycle comme le PET.
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des propriétés barrières deux fois supérieures à celles du PET et affiche une empreinte carbone quatre fois plus faible. Toutefois, le fructose utilisé actuellement provient de la canne à sucre, de la betterave ou du maïs.
Stratégie vertueuse
« Parce que l’eau minérale naturelle est une ressource qui n’a subi aucun traitement chimique, l’emballage joue un rôle fondamental pour sa protection », rappelle la dirigeante. C’est pourquoi le groupe a « déployé une stratégie vertueuse pour l’environnement ». Dans le domaine du pack, qui représente 51 % de l’empreinte carbone totale, cette politique s’est traduite par les « 4 R » : réduire, recycler, réutiliser et réinventer. Ainsi, le taux de polyéthylène téréphtalate (PET) utilisé a diminué de 6 % pour les bouteilles d’Evian, 6,5 % pour celles de Volvic, 5 % pour celles de Badoit et 17 % pour celles de Salvetat. Le taux de PET recyclé, introduit en 2008, atteint aussi 15 % en moyenne et jusqu’à 35 % pour certains formats d’Evian et Volvic. Volvic a également commercialisé la première bouteille partiellement d’origine végétale (à 20 %) en 2010. « Toutes ces actions permettent d’économiser 20 000
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Compatibilité
tonnes de PET d’origine fossile par an, ce qui équivaut à un quart environ de notre volume annuel et à une réduction de 42 % de l’empreinte carbone de nos emballages », déclare Frédéric Jouin, directeur du centre de recherche packaging pôle eaux de Danone.
Codéveloppement Le groupe français veut désormais faire émerger les matériaux renouvelables. Il avait signé dans cette optique, en mars 2012, un partenariat de codéveloppement avec Avantium sur la technologie YXY, un procédé catalytique qui transforme les carbohydrates en polymères biosourcés. Issu de l’exploitation chimique de la biomasse végétale, « des produits de base renouvelables non concurrents pour l’alimentation, comme des plantes, des déchets de papier, des résidus de bois ou de la paille », selon Avantium, le PEF, par sa structure moléculaire, possède
Sur le plan industriel, l’heure est encore aux interrogations. Les travaux menés dans l’unité pilote d’Avantium, à Geleen (PaysBas), et dans le centre R&D de Danone, à Palaiseau (Essonne), ont confirmé que « le PEF se comporte à peu près comme le PET », confie Frédéric Jouin. Il s’injecte et se souffle, mais sur quelles machines ? « Nous n’en sommes pas encore à ce stade de développement », lâche le responsable packaging. « Et il faudra que le process soit aussi rentable qu’avec le PET », soulignet-il encore. Comme Avantium collabore, d’une part, avec Coca-Cola sur les bouteilles de boissons gazeuses, et, d’autre part, avec Solvay, Rhodia et Teijin Aramid sur les résines, les travaux devraient avancer rapidement. Quant à la fin de vie, si le PEF n’est pas biodégradable, il est compatible avec les filières de recyclage du PET. Sur un marché mondial de l’eau embouteillée évalué aujourd’hui à 175 milliards de dollars par Euromonitor, Danone Eaux a donc une belle carte à jouer. Arnaud Jadoul
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30 janvier 2013
LES BIOPLASTIQUES ENTRE PASSÉ ET AVENIR Le colloque organisé à Paris le 24 janvier par la SFIP et PlasticsEurope a dressé un état des lieux des plastiques « bio ». Près de 140 personnes, conditionneurs, plasturgistes et chimistes, ont assisté à Paris le 24 janvier au colloque intitulé « Les plastiques "bio", réalités et perspectives », organisé par la Société française des ingénieurs des plastiques (SFIP) et PlasticsEurope, en partenariat avec Elipso, l’association des fabricants d’emballages en plastique et souples. La manifestation, animée par Henri Saporta, directeur des rédactions d’Emballages Magazine et de Plastiques et Caoutchouc Magazine, avait plusieurs objectifs dont le principal consistait à fournir à l’assistance un état des lieux des connaissances sur les plastiques biosourcés. La vitalité des débats a démontré, s’il le fallait encore, que le sujet interpelle, intrigue, divise… À l’image de ces questions : « Pourquoi basculer vers des ressources renouvelables alors que les plastiques ne représentent que 4 % des débouchés du pétrole ? » ou « Quel impact peut avoir le développement des plastiques bio sur les surfaces agricoles pour l’alimentation humaine ? »
Ressources végétales
Issus pour la plupart de ressources végétales renouvelables comme le maïs ou la canne à sucre, et/ou biodégradables, les bioplastiques s’inscrivent dans la politique environnementale des marques en tant que substituts des plastiques d’origine fossile. Ces atouts incontestables, à l’heure où les ressources pétrolières se raréfient, contribuent au développement du marché, avec une offre qui devrait atteindre 5,7 millions de tonnes en 2016, soit cinq fois plus qu’en 2011 (1,1 million de tonnes), selon les prévisions de l’association European Bioplastics. Toutefois, cet engouement ne doit pas faire oublier – cette journée était là pour le rappeler – que les bioplastiques
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ne représentent que 0,5 % du total des plastiques. Et qu’ils doivent être évalués aussi à l’aune de critères déterminants telles leurs « performances d’usage », comme l’a souligné Michel Loubry, directeur de PlasticsEurope. Si tous s’accordent à prédire l’essor de ces matériaux, beaucoup parient sur une évolution des produits et des procédés de fabrication. « Des modes de production propres, sans solvants et faiblement émetteurs de CO2, apparaissent qui permettront de fabriquer des bioplastiques à partir de cellulose, de lignine, d’amidon et d’huiles végétales dans le cadre de ce que l’on dénomme la chimie verte », explique Luc Averous, le directeur du Laboratoire d’ingénierie des polymères pour les hautes technologies (LIPHT) de l’université de Strasbourg (Bas-Rhin). Un peu partout dans le monde, des laboratoires de recherche travaillent ainsi sur la mise au point de « synthons straté-
Le colloque « Les plastiques "bio", réalités et perspectives » a réuni près de 140 personnes.
giques », à savoir des produits intermédiaires qui, comme l’acide succinique ou le glycérol, formeront les briques constitutives des polymères du futur. Des polymères qui pourraient, par exemple, être issus de ressources végétales non alimentaires comme les déchets agricoles, les feuilles, les herbes folles, de manière à éviter aux industriels concernés d’avoir, un jour, à se justifier sur l’origine de leurs emballages en plastique. « Nous utilisons des monomères biosourcés qui proviennent du maïs ou de la canne à sucre comme le Green hdPE, l’acide polylactique (PLA), l’éthylène glycol pour le conditionnement de nos eaux minérales et de certains de nos yaourts mais nous regardons aussi de près tout ce qui est issu des déchets de bois et de
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végétaux », détaille Françoise Poulat, responsable matériaux plastiques au sein du centre de recherche de Danone. Pour mémoire, Danone a signé un partenariat avec Avantium et souhaite fabriquer la totalité de ses bouteilles avec du polyéthylène-furanoate (PEF) – un matériau biosourcé compatible avec le polyéthylène téréphtalate (PET) – afin de préserver les filières de recyclage très rapidement.
Deux caractéristiques
Si l’apparition des bioplastiques remonte au début des années 1990, le sujet reste difficile à baliser. Qu’entendon d’ailleurs par « bioplastiques » ? Ceux qui sont issus de ressources renouvelables ou ceux qui sont biodégradables ? Ou ceux qui possèdent, à la fois, ces deux caractéristiques ? La réponse n’est pas univoque. Car l’offre est variée. Du polyéthylène vert issu de l’éthanol de canne du brésilien Bras-
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kem, renouvelable mais pas biodégradable ; à l’Ecoflex de BASF, d’origine fossile mais biodégradable ; en passant par le Mater-Bi d’origine renouvelable, et compostable de Novamont, l’utilisateur peut choisir entre plusieurs résines, séduit par telle ou telle autre particularité. L’absence de normes et d’une réglementation claire sur le sujet contribue à complexifier la donne. Nombreux sont ceux qui ont profité de ce vide pour mettre en avant leurs produits en utilisant des allégations fumeuses, parfois mensongères, peu ou mal étayées par des études et des tests scientifiques ou, encore mieux, des analyses de cycle de vie (ACV). Mais, reconnaît Alain Genty, directeur du Bureau de normalisation des plastiques et de la plasturgie (BNPP), « un consensus semble émerger quant à la méthodologie à employer qui consiste à définir un bioplastique soit en fonction de son origine, renouvelable ou pas, ou bien de sa fin de vie,
en particulier de sa biodégradabilité ». Si tous semblent d’accord pour définir un plastique « biosourcé » comme celui qui provient de la biomasse, à condition que celle-ci ne soit pas fossile, il reste à définir quelle doit être la proportion minimale provenant de la biomasse. De même, si la plupart s’entendent pour considérer aussi comme bioplastiques ceux qui peuvent se décomposer dans leurs éléments constitutifs, force est de constater que le consensus n’est nullement établi quant aux méthodes de biodégradation à prendre en compte. Des définitions à arrêter, des procédés de fabrication en devenir, des matières premières en évolution permanente, des produits de nouvelle génération qui remplacent les plus anciens : les bioplastiques avancent sur un terrain meuble, mais ils avancent. Et il y a urgence : Coca-Cola et Danone – pour ne citer que ces deux-là – sont totalement engagés dans la course… Tiziano Polito
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11 février 2013
L’ÉNERGIE PLUTÔT QUE LA DÉCHARGE POUR LES PLASTIQUES photo dr
Les combustibles solides de récupération (CSR) permettent de valoriser les déchets non recyclés. Composés pour partie de plastique, les combustibles solides de récupération (CSR) offrent un haut pouvoir calorifique.
« C’est un gâchis phénoménal. On enterre une ressource évidente. Même en fin de vie, le plastique a des qualités extraordinaires » : ainsi s’exprimait Michel Loubry, directeur de la région Ouest de PlasticsEurope, l’association européenne des producteurs de matières plastique, lors d’une conférence de presse le 7 février. En 2011, la France a consommé 4,6 millions de tonnes de plastique dont 40 % en produits à courte durée de vie comme l’emballage. Sur ces 4,6 millions de tonnes, 3,3 millions se retrouvent sous forme de déchets dont deux tiers proviennent d’emballages souples ou rigides. Difficiles à recycler bien que recyclables, certains de ces emballages pèsent quelques grammes. 19,2 %, soit 600 000 tonnes de ces 3,3 millions de tonnes, ont été recyclés et 41,7 %, soit 1,4 million de tonnes, ont été incinérés pour produire de l’énergie tandis que le solde de 39,1 %, soit 1,3 million de tonnes, est allé en décharge. La solution pour éviter la décharge ? Les combustibles solides de récupération (CSR), un combustible fabriqué à partir de déchets provenant des ordures ménagères et assimilées (OMA), des encombrants collectés en déchetteries et des déchets industriels non dangereux (DIND). Une fraction de ces
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déchets est composée en conséquence de papiers, de cartons, de bois, de textiles et de plastique. Plus la quantité de plastique est importante, plus les CSR affichent un pouvoir calorifique inférieur (PCI) important compris, selon la composition retenue, entre 12 et 25 mégajoules par kilo (MJ/kg). Les plastiques remplacent alors les hydrocarbures comme source d’énergie. La solution semble d’autant plus pertinente que l’Allemagne développe les CSR depuis 2005 : 7 millions de tonnes de CSR y sont produites chaque année contre quelques centaines de milliers en France. Soit un gisement exploité à 72 % dans le premier cas et à 1,1 % dans le second. Les CSR n’ont cependant pas encore d’identité réglementaire. Produits ou déchets ? La question demeure entière…
Zéro décharge
Avec l’objectif du zéro décharge pour les plastiques en 2020, PlasticsEurope veut donc encourager le développement des CSR en France. L’association milite également pour la restriction de la mise en décharge des produits à haut pouvoir calorifique comme c’est le cas dans le nord de l’Europe. Dans la mesure où les investissements sont conséquents, des soutiens financiers directs des pouvoirs
publics seraient nécessaires. À la suite d’une étude approfondie menée par le Bipe, cabinet de conseil en analyse stratégique et prospective économique, PlasticsEurope estime que 29 millions de tonnes de déchets peuvent être transformées en 8,6 millions de tonnes de CSR. Pour transformer 13 millions de tonnes de déchets – un tiers de ce gisement – en 2 millions de tonnes de CSR, il faudrait investir environ trois milliards d’euros en infrastructures et filières dédiées. Quelque 3 500 créations d’emplois sont possibles. En termes d’énergie, 3 millions de tonnes de CSR correspondent à 0,85 mégatonne équivalent pétrole (Mtep). Soit 0,65 % de la consommation énergétique française. Ou encore l’équivalent de l’éolien français.
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Valorisation
Pour PlasticsEurope, le développement des CSR s’inscrit dans l’objectif global d’une valorisation à 100 %, comme en Suisse, contre 60,9 % actuellement. « Quand le recyclage des plastiques n’est plus économiquement ou techniquement viable, la valorisation énergétique doit prendre le relais », souligne Michel Loubry. Dans le cadre de la transition énergétique, les CSR permettent de produire vapeur, chaleur et électricité. Les débouchés à courts et à moyens termes sont la co-incinération en cimenterie et la production de chaleur pour l’industrie en centrales thermiques dédiées. Composés pour partie de ressources renouvelables, les CSR peuvent également offrir un bilan carbone amélioré. Une aubaine pour les industriels soumis aux quotas de CO2. Henri Saporta
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SPÉCIAL
Stratégie Emballage Le trophée
“Emballage du Manager de l’année” Emballages Magazine, la marque médias leader auprès des décideurs de l’emballage, décernera, pour la toute première fois, le “Trophée stratégie Emballage” du manager de l’année en juin 2013. Profitez de ce numéro exceptionnel du 25 juin 2013, et de l’événement pour communiquer autour de votre savoir-faire et de la performance de vos produits. En partenariat avec : Contacts : Patricia Raphel, directrice du pôle Emballage l e-mail : praphel@infopro.fr l tél. 01 77 92 96 58 et Laurent Anastay, chef de publicité l e-mail : lanastay@infopro.fr lanastay@infopro l tél. 01 77 92 96 57
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04 février 2013
FUSION DANS LES DÉTECTEURS DE MÉTAUX Loma Systems rachète Lock Inspection. Spécialisé dans les systèmes d’inspection, Loma Systems annonce le rachat du Britannique Lock Inspection. Les deux entreprises s’afficheront ensemble à l’occasion du Carrefour des fournisseurs de l’industrie alimentaire (CFIA), à Rennes (Ille-et-Vilaine), du 12 au 14 mars. « Nous disposerons d’un stand de 30 m² qui nous permettra d’exposer les technologies des deux entreprises, pour la plupart complémentaires », indique Nicolas Prompt, directeur commercial de Loma Systems, qui devrait logiquement retrouver la même fonction à la tête de la filiale qui regroupera les deux sociétés en France. Situé au Royaume-Uni, Lock Inspection est un fabricant de détecteurs métalliques. Ses appareils sont utilisés
pour vérifier la présence de corps étrangers ferreux et non ferreux dans les produits emballés ou pas. La société, qui est connue pour ses machines de la gamme Insight, a développé, plus récemment, le C5 « Throat », une machine permettant l’inspection de produits en chute libre qui trouve place entre la peseuse associative et l’ensacheuse verticale.
Spectre d’activités Filiale de l’américain ITW, Loma Systems est aussi un spécialiste du contrôle mais son spectre d’activités est plus large puisque son offre comprend des détecteurs de métaux, des trieuses pondérales et des systèmes d’inspection par rayons X. « Ce rachat nous offre de belles complémentari-
tés de marché : nous sommes très présents sur le secteur alimentaire, tandis que Lock Qualimatic a de nombreux clients dans les secteurs de la pharmacie et de la chimie », détaille Nicolas Prompt. En France, la structure commerciale de la nouvelle entité regroupera les effectifs des deux filiales actuelles, soit 4 vendeurs et 7 techniciens au total. Le marché du matériel d’inspection, un temps atomisé, a tendance à se concentrer. Les principaux concurrents de Loma Systems sont l’américain Mettler Toledo, avec sa division Mettler-Toledo Product Inspection qui regroupe les marques Garvens, CI-Vision, Safeline et PCE, et l’italien CEIA, très présent dans le domaine de la sécurité des aéroports. Tiziano Polito
12 février 2013
IMA RACHÈTE ILAPAK Le constructeur de machines italien prend 40% du capital de son confrère suisse avec la possibilité de monter jusqu’à 51%.
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production et a réalisé, en 2012, un chiffre d’affaires de 84 millions d’euros. Sur un plan financier, ce rachat d’actions se traduira par l’injection de 9 millions d’euros, sous forme d’emprunt obligataire, dans Transworld Packaging Holding BV qui, à son tour, capitalisera sa filiale Ilapak pour un montant équivalent. IMA aura la possibilité d’augmenter sa participation jusqu’à 51 % du capital en convertissant en actions l’emprunt susmentionné. L’accord lui donne aussi le droit d’exercer une option pour monter jusqu’à 80 % du capital. Un pacte d’actionnaires est prévu entre les deux partenaires qui permettra de régir le fonctionnement et la gouvernance de la société. Cette injection de liquidités
donne un peu d’air à Ilapak qui souffrait depuis quelque temps du retournement de la conjoncture et de la cherté du franc suisse. Depuis longtemps, la société suisse était à la recherche d’un partenaire. Elle pourra bénéficier des synergies avec IMA, au niveau de la fabrication, et de son assise internationale pour la vente et le SAV. Situé à Bologne (Italie), IMA réalise un chiffre d’affaires de 700 millions d’euros avec 3 400 personnes. Tiziano Polito
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Spécialisé dans la fabrication de machines de conditionnement pour la pharmacie et la cosmétique, et également bien implanté dans le secteur du thé, IMA annonce le rachat de 40 % des actions de Transworld Packaging Holding BV, la holding qui détient Ilapak. L’opération, qui reste sujette à l’aval des autorités de contrôle de la concurrence, permettrait à IMA de se développer sur un certain nombre de marchés sur lesquels il est actuellement absent, notamment le secteur alimentaire. Ilapak est, en effet, spécialisé dans les machines de conditionnement verticales et horizontales (ensacheuses form-fill-seal et machines flow-pack) pour les secteurs de la boulangerie, des fruits et légumes, du fromage, des viandes et volailles et revendique également une forte présence sur le segment du non-tissé, des lingettes notamment. Basée en Suisse, la société, qui appartient à la famille Levy, dispose de quatre sites de
Une flow-pack Carrera de Ilapak.
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DES TENSIONS DANS LA CONSERVE DE POISSON La conser ve de poisson fête ses 200 ans. C’est en effet en 1810 que le confiseur nantais Joseph Colin a mis des sardines en boîte. Mais la Fédération des industries des aliments conservés (Fiac) prévient distributeurs et consommateurs : les produits ne pourront pas rester aussi bon marché en raison des difficultés d’approvisionnement. « La sardine est prise en tenaille entre l’augmentation de la demande mondiale et la nécessité de préserver les ressources sur nos côtes », explique Jean-François Hug, Pdg de la conserverie ChancerelleConnétable, fondée en 1853 et doyenne du secteur.
Augmentations Résultat : le prix de la sardine a augmenté de 35 % depuis 2009, celui du thon albacore de 41 % et le maquereau de 37 %, rapporte la Fiac qui précise que le poisson représente 45 à 65 % de la valeur du produit. Or, le prix des conserves de poisson n’a augmenté que de 2,5 % en deux ans, à 8,30 euros le kg en moyenne en 2011, les plaçant « parmi les protéines animales les moins chères à disposition du consommateur ». « Nous avons pris les mesures nécessaires pour gérer les premières augmentations de matières premières. Aujourd’hui, nous avons atteint les limites de l’exercice et arrivons à un niveau où nous ne pouvons plus assumer seuls », complète Adolfo Valsecchi, le Pdg de MWBrands, groupe propriétaire de Paul Paulet (marques Petit navire et Hyacinthe Parmentier). La profession est également confrontée à
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photo Nicolas Baudinet
Alors que la sardine en boîte fête ses 200 ans, les conserveurs s’alarment de la montée des prix des matières premières.
d’autres problématiques qui viennent se greffer à cette situation. Le nombre de conserveries de poisson en France est passé de 234 en 1954 à 16. Et, si près de 500 millions de boîtes ont été fabriquées en 2001, au maximum historique de la production, il n’y en avait plus que 345 millions en 2011. L’interdiction du bisphénol A (BPA) au contact direct des aliments au 1er janvier 2015 impactera inévitablement les coûts. « Nous travaillons sur le sujet, de façon collective, depuis deux ans, explique Vincent Truelle, le directeur général de la Fiac.
Solutions Il existe dans ce domaine une centaine de matrices produit/emballage et il faut s’assurer que des solutions techniques de substitution seront trouvées pour chacune d’entre elles. Du coup, nous avons tendance à travailler sur la base de solutions écartées il y a 45 ou 50 ans, au moment de l’introduction du BPA dans les vernis. Ensuite, il faudra gérer la mise
L’interdiction du bisphénol A (BPA) impactera les coûts des conserveurs.
sur le marché des nouvelles boîtes et le retrait de celles contenant du BPA, que la durée de conservation des produits, jusqu’à quatre ans, complique. » Dans ces conditions, « la structure de prix de la sardine, comme des autres conserves de poisson, va changer », annonce Pierre Commere, délégué général de l’industrie du poisson. Pour y faire face, les industriels misent sur le capital sympathie de ce produit populaire et pratique : en 2011, neuf ménages français sur dix ont acheté au moins une conserve de poisson, thon en tête, soit plus de 108 000 tonnes de conserve – soit autant que pâtes et riz réunis –, pour près de 900 millions d’euros, selon des données de la Fiac. Arnaud Jadoul
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18 février 2013
LA PALETTE EN BOIS MET EN AVANT SES ATOUTS Le Sypal, qui regroupe les professionnels du secteur, a présenté les résultats de sa dernière analyse de cycle de vie (ACV). En avance sur la plupart de ses homologues de l’interprofession emballage, le Syndicat des industries et des services de la palette (Sypal) en bois a publié les résultats de son étude sur l’analyse du cycle de vie (ACV) d’une palette, menée par l’Institut technologique Forêt Cellulose Bois Construction Ameublement (FCBA). Une façon pour l’organisme de permettre aux utilisateurs – et ils sont nombreux, sachant que la palette en bois représente 95 % du marché – d’intégrer l’impact environnemental de cet emballage de transport dans le calcul de l’impact de leurs produits comme cela sera prévu, à terme, par la loi Grenelle 2. Une façon aussi de répondre aux attaques, parfois frontales, des matériaux concurrents que sont le carton et le plastique.
Utiliser des palettes en bois permet de lutter contre le réchauffement climatique.
sa fabrication, son transport, son emploi et réemploi, son reconditionnement, son recyclage.
Réchauffement climatique
Affichage environnemental
L’étude, qui a été réalisée selon la méthodologie du cycle de vie, conformément aux normes ISO 14040 et selon le référentiel sur l’affichage environnemental des produits de grande consommation BP X 30-323, nous apprend ainsi qu’une palette en bois normalisée, de 800 x 1 200 mm, séchée selon le procédé NIMP 15, et réutilisée 28 fois au cours de ses huit ans de vie, produit un impact sur le changement climatique de 7,29 kg équivalent CO2, soit les émissions d’un véhicule sur un parcours de 31 km. « Les étapes de fin de vie permettent d’abaisser de façon importante les émissions. Après avoir servi, la palette peut en effet être transformée en panneaux de particules ou en broyat pour alimenter une chaufferie et être valorisée énergétiquement, ce qui limite encore son empreinte carbone », précise Gérard Deroubaix de
l’Institut technologique FCBA, co-auteur de l’étude avec Tifenn Guennec. Ainsi, si une palette bois produit 26,5 kg équivalent CO2 au cours des huit années de son existence, son recyclage et sa valorisation énergétique permettent de soustraire à ce total 19,21 kg équivalent CO2. Dix critères d’impacts environnementaux ont été évalués dont le changement climatique, l’épuisement des ressources naturelles non renouvelables (gaz, uranium etc.) et l’acidification terrestre, c’est-àdire la quantité de substances acides dans la basse atmosphère à l’origine des pluies acides. Il s’agit, bien évidemment, d’une étude « cradle-to-cradle », prenant en compte l’ensemble des données environnementales liées à la palette, du bois qui sert à la produire jusqu’à l’énergie issue de sa valorisation, en passant par
Une entreprise qui utilise 100 000 palettes en bois par an participe au stockage de 4550 tonnes de CO 2 et contribue ainsi à lutter contre le réchauffement climatique. «La palette en bois est de loin la meilleure pour l’environnement», se félicite Jean-Marie Tanguy. Jean Dossin, président du Sypal, d’ajouter : « les palettes en bois ont beaucoup évolué en termes d’éco-conception. Il est désormais possible d’adapter leur photos dr résistance, et donc leur poids, à la charge ; de plus, grâce au traitement NIMP 15, désormais devenu la norme, près de 60% du contenu en eau du bois est éliminé.» S’il ne fait nul doute, selon les résultats de cette analyse, que la palette bois possède un impact très limité sur l’environnement, on ne peut que regretter l’absence d’études similaires pour les palettes en carton et en plastique qui permettraient aux utilisateurs de comparer les différentes solutions existantes sur le marché. Près de 95% des palettes en circulation en France sont en bois, le complément étant justement représenté par des palettes en plastique, en carton ou en métal. On estime que le parc actuel en circulation dans l’Hexagone est de trois palettes par habitant, soit près de 200 millions de palettes. Tiziano Polito
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Congrès
Le succès de PCD ne se dément pas Le congrès-exposition a accueilli 3000 visiteurs. Un cru exceptionnel pour PCD 2013 ! Depuis qu’Oriex a couplé ses deux congrès-expositions, PCD et Aérosol Forum, le nombre d’exposants et de visiteurs ne cesse d’augmenter. Cette année, 3 000 visiteurs ont assisté aux deux événements combinés dont Emballages Magazine était partenaire. Cela représente une augmentation de 25 % par rapport à 2012. Côté PCD, l’innovation était le fil conducteur des conférences. Innovation, concernant tout d’abord les matériaux, avec une session consacrée aux bioplastiques. Ces matériaux biosourcés et/ou biodégradables devraient se développer fortement dans
les prochaines années. « Selon une étude European Bioplastics d’octobre 2012, la capacité de production mondiale de bioplastiques était de 1,16 million de tonnes en 2011. Elle sera de 5,78 millions de tonnes en 2016. Cette croissance sera principalement due au bio-polyéthylène téréphtalate (bioPET) qui représentera 80 % de la capacité mondiale », commente le professeur Stéphane Guilbert, directeur d’Agreenium. Dominique Manceau, directeur recherche et développement de Plastivaloire, a présenté les atouts des bioplastiques et les difficultés que les plasturgistes peuvent rencontrer lors de la transformation de
ces matériaux. « La transformation des bioplastiques est aujourd’hui globalement maîtrisée en injection. On obtient des pièces d’aspect comparables à celles conçues en plastiques traditionnels. Toutefois, pour l’instant, le prix des biopolymères est environ 1,5 fois supérieur à celui des plastiques traditionnels. Et les tonnages disponibles sont faibles. Les 6 millions de tonnes estimées en 2020 sont très modestes par rapport aux 280 millions de tonnes de plastique produites en 2012. » En ce qui concerne leur impact réel sur l’environnement, « il est difficile de donner une réponse globale car chaque biopolymère a des pro-
Les PCD Awards 2013 récompensent l’innovation Maquillage
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Dans la catégorie Maquillage, le PCD Award pour le teint a été remis au boîtier HD Powder de Make Up For Ever muni d’un système empêchant la poudre libre de se répandre accidentellement. Il est fabriqué par Axilone avec un tamis breveté par CTK. Une mention spéciale a été accordée pour le décor de l’édition limitée du Touche Éclat Yves SaintLaurent réalisé par Rexam Personal Care qui vient d’être racheté par Albéa. Pour les yeux, le mascara Le Volume de Chanel remporte l’Award pour sa brosse micro-injectée réalisée par CPI. Le 3 Dot Liner de Clarins fabriqué par Tokiwa a reçu une mention spéciale dans cette catégorie. La marque Essence de l’allemand Cosnova reçoit le prix du maquillage des ongles pour le pack de ses vernis. La marque propose des vernis à moins de deux euros dont le pack au design spécifique est produit en Europe. Une innovation pensée avec la collaboration de la société française Cinqpats. Des mentions spéciales ont été attribuées pour la palette l’Écrin Réversible d’Agnès b. réalisée par Jackel-LF Beauty et pour les lèvres au produit Le Rouge de Givenchy dont l’habillage en cuir est fourni par Jackel et le mécanisme, fabriqué par Rexam Personal Care (Albéa).
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cédés de fabrication propres et est issu de matières différentes. En plus, pour les nouvelles générations de bioplastiques, nous manquons de données pour modéliser correctement leurs impacts environnementaux. Il faut étudier chaque projet au cas par cas », explique Yannick Leguern de Bio Intelligence Service. Il était aussi question de respect de l’environnement pour les résines thermodurcissables aminoplastes et phénoplastes comme la Bakélite. « Les résines aminoplastes ne sont pas issues de la filière pétrolière. 32 % de leur composition est même biosourcée puisqu’il s’agit de cellulose. Les autres produits entrant dans la composition sont l’urée et le formaldéhyde. Ils ont une origine renouvelable. En tant que leader européen dans la transformation de ces résines, Technicaps et ses partenaires, en amont et en aval, ont voulu s’assurer scientifiquement de l’innocuité du produit. Nous avons démontré qu’il n’y avait pas de migration de formaldé-
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hyde dans l’air donc pas de danger pour le consommateur. Mais nous avons aussi prouvé que nos employés manipulaient ces produits en toute sécurité », explique Jean-Louis Revel, président de Technicaps. Les innovations présentées à PCD ne concernaient pas que les matériaux. Les technologies de pointe étaient aussi à l’honneur. SIMP a présenté l’art de la micro-injection des brosses de mascara.
Technologie PVL Beauté, une co-entreprise créée par Jean-Stanislas Orlowski et Plastivaloire, a expliqué les atouts du procédé « Heat & Cool » pour les pièces cosmétiques. Ce procédé, imaginé par Roctool dont Plastivaloire a acquis la licence pour la cosmétique en France et à l’étranger, permet de chauffer un moule par induction et de le refroidir rapidement, ce qui atténue les lignes de soudures et améliore la brillance. Cette technologie permet ainsi d’obtenir des pièces très brillantes
Côté parfum, La Vie est Belle de Lancôme reçoit le prix des fragrances féminines pour son flacon produit par Pochet du Courval. Une mention spéciale a été accordée au Woman de Donna Karan pour son capot en Surlyn fumé noir. Le PCD Award du parfum homme revient au Luna Rossa de Prada. Enfin, le dernier prix, celui de l’édition limitée, a été attribué au J’Adore l’Absolu de Dior en verre de Murano. Nina Fantasy de Nina Ricci a reçu une mention spéciale pour son décor à 360° réalisé par SGD. La cérémonie s’est terminée par la remise d’une mention au coffret Jasmin Noir de Bulgari conçu par Knoll Prestige Packaging (et Oscar de l’emballage 2012 dans la catégorie Consommation - Luxe).
sans avoir recours à des vernis. L’Allemand Oekametall a, pour sa part, présenté un nouveau packaging de rouge à lèvres airless, une invention du Français Cinqpats. Le brevet de cet emballage fait d’ailleurs partie des 279 brevets de packagings cosmétiques publiés en France en 2012. « Le premier déposant de brevets de conditionnements cosmétiques reste L’Oréal avec 77 brevets publiés en 2012. Le groupe est suivi par Valois (Aptar) avec 34 brevets puis Rexam avec 15 brevets. La majorité des inventions brevetées concerne les mascaras et les systèmes de distributions », constate Jean-Louis Mathiez, fondateur de Cinqpats. Des brevets dont certains produiront peut-être des innovations qui seront présentées à PCD en 2014. L’année prochaine, le congrès-exposition se tiendra les 5 et 6 février toujours à l’Espace Champerret. Ce sera la dixième édition de PCD. Mirabelle Belloir
Soin, Hygiène et Capillaire
Dans la catégorie Soin, le flacon de Généfique Yeux Light Pearl de Lancôme est primé pour son applicateur spécifique produit par Qualipac. La Roche Posay s’est vu décerner une mention spéciale pour ses nouveaux tubes allégés sans épaules produits par Tubex. Une mention spéciale a aussi été remise pour un produit éco-conçu dans la catégorie Hygiène : il s’agit du flacon Bonne Mère de L’Occitane fabriqué par Promens. Cette année, deux produits capillaires ont aussi été récompensés. L’Award revient à Neogenic de Vichy pour son système d’application original. Une mention spéciale a été décernée à la capsule dégazante des flacons de coloration Inoa qui sont utilisés par les coiffeurs.
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CONGRès
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Le congrès consacré aux conditionnements d’aérosols et autres systèmes de distribution grandit un peu plus chaque année.
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mentaires, les industriels de la beauté et leurs fournisseurs se sont collectivement efforcés de lui trouver des substituts. Une démarche déjà engagée pour les vernis contenant du N-méthyl-2-pyrrolidone (NMP), classé reprotoxique et inscrit sur la liste candidate de Reach, ou du N-éthyl-2-pyrrolidone (NEP), qui pourrait bientôt connaître le même sort.
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Anticiper Pour certaines applications, dont les boîtiers d’aérosol monoblocs, Valspar indique avoir déjà élaboré des solutions sans BPA ni NMP/NEP. Elles sont également dépourvues de polychlorure de vinyle (PVC) et de mélamine. Leopold Werdich, le directeur général de Tubex, s’interroge néanmoins sur l’évaluation, les performances, la disponibilité et les coûts des substituts. Aussi l’entreprise allemande cherche-t-elle à éliminer les vernis. De son côté, Tiger Coatings met
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Tout comme PCD, Aerosol & Dispensing Forum (ADF) ne cesse de croître. Parmi les 170 sociétés présentes sur l’exposition commune aux deux congrès, 60 entreprises étaient des spécialistes du marché des aérosols. Autrefois, ils n’étaient qu’une quarantaine. Toujours très techniques, les conférences d’ADF concernaient principalement les derniers développements dans le domaine des conditionnements d’aérosols pour répondre et anticiper les réglementations. L’objectif ? Des produits toujours plus respectueux de l’environnement. Si les gaz propulseurs étaient au cœur des sujets lors des éditions précédentes, ce sont les nouveaux vernis qui étaient mis en avant cette année. En effet, le bisphénol A (BPA) fait la Une de l’actualité dans l’alimentaire mais il est également présent dans les revêtements des boîtiers aérosols. Anticipant de possibles évolutions régle-
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en avant l’une de ses spécialités, les revêtements en poudre. Pour leur part, les fabricants d’emballages métalliques Ball Aerocan et Ardagh travaillent sur le remplacement du NMP dans les revêtements en polyamide-imide (PAI) des boîtiers monoblocs par une base polyester, sans BPA, ou par un PAI avec de nouveaux solvants. Tous deux espèrent pouvoir présenter la palette complète de leurs solutions d’ici la fin de l’année. En outre, Ardagh remplace les résines phénoliques époxy contenant du BPA par des vernis polyester. « Mais l’industrialisation reste à confirmer », précise Philippe Gimenez, directeur R&D du groupe. Autre sujet abordé : les boîtiers en plastique et plus particulièrement en polyéthylène téréphtalate (PET). « Les premiers aérosols en plastique sont apparus entre le milieu et la fin des années 1980, explique Isabelle Orhan de Promens. Tous contenaient des CFC comme gaz propulseurs. Leur utilisation a donc décliné avec l’interdiction des CFC. Les recherches se sont alors focalisées sur la formulation de nouveaux propulseurs et non sur les boîtiers en
plastique. Les produits commercialisés dans ce type d’emballage ont été conditionnés dans des boîtiers en acier ou en aluminium. Dans les années 1990, l’utilisation d’hydrocarbures liquides et de gaz compressés comme propulseurs a été testée avec des aérosols en plastique. Un produit d’Yves Rocher a été lancé avec ce conditionnement. Il a été commercialisé jusqu’en 2001. Beaucoup de produits alimentaires et de boissons ont aussi été testés avec des gaz compressés. En juillet 2011, la boisson Turbo Tango a été lancée en Angleterre. Elle a redonné de l’intérêt pour les aérosols en plastique. »
Évoluer Ce type de conditionnement est en effet bien perçu par le consommateur. « En plus, le plastique permet d’obtenir des formes bien plus variées que le métal. C’est un matériau chaud au toucher. Il permet de fabriquer des emballages transparents », poursuit Isabelle Orhan. Toutefois, il existe un frein, et non des moindres, au développement de ses produits : la réglementation. Par exemple,
la directive européenne sur les aérosols 75/324/EEC de 1975 limite la contenance des boîtiers en plastique à 220 ml comme pour les récipients en verre plastifié. Turbo Tango est pourtant conditionné dans un boîtier de 350 ml qui dépasse donc la capacité maximale prévue par la directive 75/324. Les industriels ont joué sur les ambiguïtés de la directive tout en restant conformes à la législation anglaise. « Les articles 1 et 2 de la directive prévoient expressément des récipients dont la capacité dépasse les maxima. Dans ce cas, on perd le droit à la libre circulation des marchandises au sein du marché unique, constate Maître Sylvain Martin, spécialiste du droit de l’emballage. Turbo Tango est conforme à l’esprit anglo-saxon qui dit que tout ce qui n’est pas interdit est autorisé. L’esprit français en revanche est dans l’optique que tout ce qui n’est pas autorisé est interdit. » Les industriels veulent en tout cas faire évoluer la réglementation. « Une proposition pour augmenter ce volume à 1 litre est en discussion », précise Isabelle Orhan. Mirabelle Belloir et Arnaud Jadoul
Les Paris Aerosol Awards récompensent la technologie
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Mercredi 6 février 2013, la première journée du congrès Aerosol & Dispensing Forum s’est terminée par la remise des Paris Aerosol Awards. En plus des prix récompensant les innovations mises sur le marché européen en 2012, des mentions spéciales ont été décernées à des développements qui n’étaient pas encore commercialisés. « Le jury aussi a innové cette année.
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Nous avons voulu récompenser des avancées technologiques dignes d’intérêt », explique Michel Fontaine, président du Conseil national de l’emballage (CNE) et membre du jury. Dans la catégorie hygiène-beauté, le déodorant Mennen a été récompensé (4). Ce produit est doté d’un système de diffusion à trois buses fourni par Lindal permettant une concentration du spray. Côté alimentaire, la gamme Masa de New Food Spray remporte le prix (1). Le jury a apprécié le côté ludique des produits car il ne suffit pas de sortir le produit de son conditionnement, ensuite, il faut cuisiner. Par exemple, un aérosol contient de la pâte à blinis. Le spray permet de former de petites galettes à la taille désirée, galettes qu’il faut ensuite cuire dans une poêle. « Il y a trois ans, nous étions venus sur ce salon pour apprendre comment fonctionnaient les aérosols avant de lancer notre produit. Nous sommes très heureux qu’il soit maintenant récompensé ici », a déclaré la société. Pokon a reçu le prix de la catégorie produits d’entretien (3). Son Powerspray est équipé du système Flairsol d’Afa Dispensing. Il s’agit d’une alternative à l’aérosol classique qui ne nécessite pas de gaz propulseur. Comme tous les ans, le prix du décor revient à la société Tubex (2). Le jury a encore souligné la capacité d’innovation de l’entreprise dans ce domaine. Pour terminer, le jury a remis deux mentions spéciales en alimentaire pour les Siphonés de Coltivia Polenghi qui sont en cours de lancement et pour le projet Soufflé Minute, déjà récompensé au Sial 2012. Enfin, une dernière mention spéciale a été accordée à Intervalve pour une nouvelle façon brevetée de dudgeonner la valve d’un aérosol.
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alimentation
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Simplification
Le consommateur du fromage Caprice des Anges (Bongrain) ne remarquera pas forcément le changement. Pour assurer un assemblage plus rapide, plus hygiénique et moins coûteux, le socle sur lequel le fromage est déposé et qui capte le sérum a été redessiné par RG Plastiques. Résultat : comme la conception du labyrinthe permet de collecter l’exsudat et de le piéger, la suppression du buvard, qui exigeait une ionisation, entraîne une simplification du montage. Le socle, désormais mono-matériau, peut contenir un agent antibactérien qui améliore la maturation et la conservation des produits.
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Propreté
Amora renouvelle les flacons « tête en bas » de ses sauces. Le leader français des condiments dote leurs bouchons d’une valve en silicone conçue pour aspirer l’excédent de produit. Afin de vérifier facilement cette propreté, le capot devient transparent. Co-développés avec Astra Plastique (GCS), ces bouchons en polypropylène, bi-injectés, apportent une meilleure stabilité aux flacons grâce à leur forme en tulipe. En outre, ces contenants sont désormais en PET.
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Partage
Le sachet souple, désormais doté d’un soufflet et d’une ouverture facile, se pose sur la table et tient debout. Plus besoin de le vider dans un récipient, on peut plonger la main dedans ! Curly (Vico) bouscule ainsi le segment des snacks salés avec un sachet très pratique et d’un format de 200 g généreux, bien adapté au partage lors de l’apéritif.
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Service
Avec Ketchup Culinair, Heinz veut réinventer son produit emblématique. Les trois recettes sont plus élaborées pour de nouveaux usages. Grâce à son pot en verre à facettes – d’un format de 300 g – et sa large ouverture, le ketchup peut se servir à la cuillère, ce qui permet un dosage plus précis. De plus, le bocal peut trôner sur la table sans difficulté. Son volume a été imaginé par l’équipe packaging de Heinz et l’agence néerlandaise Flex, tandis que Design Bridge a créé l’habillage.
Mise en valeur 4
Chambord dévoile son nouvel écrin : blanc et rose fuchsia, il laisse entrevoir le flacon incliné, tel un bijou, qui renferme le nectar à la saveur de framboise. Le coffret en carton gris est habillé d’un papier imprimé et pelliculé. Il comporte une cale intérieure en microcannelure et une fenêtre transparente en polychlorure de vinyle (PVC) de 250 µ. Il est fermé par un sticker transparent.
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hygiène - beauté
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Blanc
La marque de cosmétique naturelle Une (Bourjois) se dote d’une gamme de vernis à ongles. La collection Nail Colour est conditionnée dans des flacons en verre produits par Zignago. Le capot blanc fourni par Baralan protège un petit bouchon blanc fabriqué par MBF qui est pourvu d’un large pinceau blanc réalisé par Sorini.
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Vert
Le Petit Marseillais propose un Rituel minceur associant soin gommant et huile anticellulite. Pour emballer ces deux produits, Le Petit Marseillais a choisi un étui en carton certifié FSC. Un QR Code permet à la consommatrice d’accéder à plus d’informations sur la marque.
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Noir
La ligne anti-âge Pur Luxe de Stendhal s’élargit avec deux soins conditionnés dans des systèmes airless, Chrono Protect et Chrono Repair. Le flacon, à la ligne épurée, s’habille d’un laquage noir sobrement orné d’une impression sérigraphiée or mat. Il est fourni par Topline Primapack.
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Argent
Le mascara Faux Cils Papillon de L’Oréal Paris est conditionné dans un packaging fourni par Oekabeauty, la division beauté d’Oekametall. La flaconnette et le capot métallisés argent sont décorés par tampographie. Une brosse au design spécifique a été réalisée. En élastomère, elle arbore des dents fines et flexibles.
Jimmy Choo lance son deuxième parfum baptisé Flash. Les designs de la bouteille et de l’étui ont été réalisés par l’agence Aesthete. Les flacons sont produits par les Verreries de Masnières (Bormioli Rocco). Leur décor est réalisé par Costet. La pompe est fournie par MWV, la collerette par Tesem. Le capot est produit par CMSI. Les flacons sont conditionnés dans des étuis en carton réalisés par Alliora contenant des calages conçus par Kappa Siemco.
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Tendance
Le packaging voit rose De nombreux produits adoptent cette couleur en 2013. un univers très flashy, manga, poursuit Fabrice Legros. En ajoutant des pointes de jaune, on adoucit la teinte. Elle devient très tendre, proche de la peau humaine. » Le nouveau parfum Guess à destination des jeunes filles, Guess Girl, se pare d’un capot en forme de fleur d’un rose soutenu. Pour une cible d’âge similaire, Maesa vient de créer des lignes de cosmétiques et de parfums pour La Halle, là aussi, les designers de la société ont choisi une ambiance très rose « girly ». Pour ses vernis et packs, Bourjois qui
fête ses 150 ans cette année, met en avant son rose emblématique qui rappelle la couleur des fards à joues, premier métier de la marque. Mais, le rose peut aussi être une couleur de rupture. Certaines marques se le sont approprié pour se démarquer de leurs concurrents. C’est le cas de Daddy dans le sucre ou de Vanish dans les détachants. Dans la sélection de produits commercialisés en 2013 présentés ci-dessous, le rose exprime encore d’autres émotions. Mirabelle Belloir
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Le rose poudré est à la mode en 2013, dans les vêtements et le maquillage. Mais une vague rose déferle aussi sur le packaging et en particulier sur les flacons de parfum. « La couleur est ce que l’œil va décoder en premier. Le rose est très intéressant car il est multiple et peut exprimer beaucoup d’émotions différentes », explique Fabrice Legros, fondateur de l’agence Pidesign. Très connoté « fille », le rose est complexe et subtile comme la femme. « En forçant sur le magenta, on obtient
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Or rose Le rose peut être associé à l’univers du luxe. Sur l’étui produit par Autajon du parfum La Vie est belle de Lancôme, il prend des effets métallisés pour rappeler l’or rose. C’est aussi l’univers coloriel naturel du champagne rosé. Bollinger Rosé vient d’ailleurs de revoir le design graphique de ses étuis et de ses caisses en faisant évoluer leur teinte rosée. Plus fraîche, celle-ci aide à redynamiser les packs, selon la marque. Pour Moët Rosé Impérial, Cosfibel a enveloppé le coffret magnum de février 2013 de papier grainé rose.
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Rose fruité Cherry in the Air, la déclinaison 2013 du parfum Escada, met en avant la cerise, « symbole évocateur des joies de l’été » selon la marque. Le flacon iconique se pare d’un dégradé de couleurs symbolisant « l’entente parfaite » du rose Escada et du rouge des cerises mûres. La cerise, ou plutôt la fleur de cerisier, inspire aussi Van Cleef & Arpels. Féerie Spring Blossom, déclinaison 2013 de Féerie, se pare de rose pour l’occasion. L’étui, imaginé par l’agence de design Partisan du sens, s’habille de fleurs de cerisier, avec ses pétales blancs, rose pâle, et des étamines rouges en pointillés. Autre édition limitée, la pomme de Nina arbore un décor rose givré pour le printemps. Le flacon et son laquage sont fabriqués par Pochet du Courval. Pour la fête des mères, la bouteille de Kir Royal sera enveloppée de rose. Le décor reprend la forme d’une dentelle fine dans laquelle s’immiscent quelques baies mêlant les couleurs cassis, rubis et or.
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Rose identitaire Dans les eaux, le rose est depuis longtemps associé par les consommateurs à Evian. La marque propose une bouteille arborant l’étiquette de 1925. On s’aperçoit qu’à cette époque la couleur rose était bien plus présente sur les étiquettes. Le vieux rose donne un look vintage et joue sur la mode de la nostalgie. L’univers du parfum Flower Bomb de Victor & Rolf est bâti autour du rose, sur les étuis et les coffrets. Pour 2013, la marque va plus loin avec une édition limitée baptisée « La vie en rose ». Outre une nouvelle déclinaison de teinte de l’étui, le flacon se pare également d’un décor rose. Burberry Body se distinguait en arborant une couleur chair. Pour sa nouvelle déclinaison, Burberry Body Tender, le rose de l’étui fourni par Cartondruck est un peu plus soutenu. Il rappelle la couleur du jus.
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Codage
Domino dédouble le rayon laser Le constructeur britannique est parvenu à marquer les deux côtés opposés d’un tube avec la même machine. photos dr
Domino a prévu une protection avec fenêtres pour permettre à l’opérateur de suivre le process et d’intervenir si les miroirs s’encrassent.
Les avantages • L’économie d’une machine, là où il en faut deux habituellement • La souplesse d’utilisation, en cas de changement de format • La facilité d’intégration.
L’inconvénient • Des applications restreintes au domaine des tubes en aluminium de petite taille.
Les contraintes liées au manque de place peuvent parfois obliger l’industriel à marquer le conditionnement sur deux côtés opposés afin d’inscrire des informations réglementaires telles qu’un numéro de lot ou une date de péremption. C’est le cas pour certains tubes de petite taille utilisés en cosmétique ou en pharmacie. Les marquages sont généralement réalisés au jet d’encre ou par embossage, sur les deux côtés du pli, avec deux machines différentes. Domino propose d’effectuer cette opération avec une seule machine, un laser. Baptisé Multi Function Box (MFB), le procédé consiste à dévier le faisceau de lumière produit par le tube avec un jeu de deux miroirs, situés en contrebas, pour
le réfléchir sur les deux côtés du conditionnement. Les deux codes sont gravés simultanément. La machine étant capable de gérer les données variables, les messages inscrits peuvent être différents. Comme les autres appareils laser, le MFB intègre un système d’extraction des fumées pour la protection de l’opérateur. Le marquage est effectué lorsque le produit est à l’arrêt. La vitesse peut atteindre, malgré tout, 110 coups à la minute. à l’origine, le système a été développé pour un fabricant de crèmes de soins oculaires souhaitant remplacer le marquage par embossage de ses tubes en aluminium. Après plusieurs essais, Domino a sélectionné un laser de la série D, le modèle 320i. Avec sa lentille de 150 mm et son tube bleu, il est capable de produire un faisceau d’une longueur
Des codes différenciés
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Des données variables, comme un numéro de lot ou une date limite de consommation, ou invariables, tel le nom d’une marque, peuvent être marquées simultanément sur les deux côtés opposés du tube.
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d’onde de 9,3 micromètres, pour réaliser un codage propre et lisible sur les deux côtés du conditionnement. Technologie « propre », parce qu’elle n’emploie ni encre ni solvant, le laser avait toute sa place dans le cadre de cette application, réalisée en salle blanche.
Aluminium peint Une deuxième installation a vu le jour en France, chez un fabricant de produits cosmétiques et pharmaceutiques dont la problématique était de coder des tubes en aluminium peint de 6 ml pour y reporter un numéro de lot à dix chiffres et une date de péremption. Cet industriel souhaitait opter pour une solution jet d’encre mais la technologie posait problème car elle imposait d’utiliser deux têtes pour marquer le tube de part et d’autre, ou une seule tête pour imprimer le message sur deux lignes ce qui était impossible, faute de place. Le procédé MFB a permis de résoudre cet inconvénient. Idéal dans le marquage de l’aluminium, le laser peut présenter des difficultés de lecture pour les plastiques souples qui constituent – et de loin – le matériau majoritaire sur le marché des tubes. En revanche, la technologie pourrait être appliquée avec succès dans le domaine des étuis en carton. Tiziano Polito
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Marketing
La révolution QR Code ! Mis au point par Denso Wave en 1994, le QR Code ajoute des fonctionnalités inédites voire révolutionnaires aux emballages. Expert en la matière, Laurent Tonnelier explique pourquoi…
Laurent Tonnelier Au-delà de sa fonction première de protection des produits, l’emballage est un véritable vecteur d’information et de communication à l’initiative des marques et au service de leurs clients et de leurs prospects. Si les consommateurs connaissent désormais le code dit « European Article Number » (EAN), qui permet d’identifier automatiquement le produit en caisse, c’est un nouveau type de code à lecture optique qui fait, depuis peu, son apparition sur l’emballage : le QR Code.
Traçabilité
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Code bidimensionnel alors que le code à barres est linéaire, le QR Code, acronyme de Quick Response Code, a été inventé au Japon en 1994 par Denso Wave, filiale du constructeur automobile Toyota, afin d’assurer la traçabilité des pièces détachées. En 2000, l’invention de Denso Wave devient une norme internationale sous la référence ISO/IEC 18004. Initialement à vocation logistique, le QR Code est maintenant utilisé dans le marketing mobile afin de coder optiquement des liens de sites internet (URL) directement lisibles par les téléphones portables. Aujourd’hui, le QR Code est un moyen de communication efficace et économique. Pour le lire, il existe un très grand nombre
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d’applications mobiles. Pour certains terminaux, nul besoin d’installer une application, elle est d’ores et déjà intégrée : Bing Visual Search est ainsi fourni avec Windows 8 tout comme Google Goggles est incorporé à l’appareil photographique sur Androïd. Formidables raccourcis vers les contenus et services de l’Internet mobile, la mise en œuvre des QR Codes nécessite toutefois une démarche professionnelle afin d’optimiser l’usage et l’impact auprès des utilisateurs, des visiteurs, des consommateurs ou des patients. Le QR Code permet simplement à l’utilisateur, à partir des objets et des lieux de son environnement, d’accéder à du contenu multimédia complémentaire grâce à son téléphone portable. Il apporte au consommateur la simplicité d’accès à un contenu actualisé, et offre à la marque des éléments de traçabilité et de mesure de la performance du support imprimé. Au-delà de ce contenu, ce sont bien de nouveaux services interactifs qui permettent de développer la relation entre les consommateurs et les marques.
Ergonomie L’utilisation du téléphone portable impose de proposer au « mobinaute » un contenu adapté aux caractéristiques techniques de son terminal mobile. L’ergonomie des pages, la taille des images ou encore la durée des vidéos doivent être adaptées à la situation de mobilité. Il est donc important de disposer d’un espace internet dédié au mobile ou d’un site internet sachant s’adapter dynamiquement aux différents terminaux. C’est le sens du Web adaptatif (Responsive web design) où la présentation du contenu est fonction des caractéristiques de l’écran et de son orientation. Le QR Code peut être utilisé à travers le cycle de vie du produit : avant l’achat, afin de contribuer à la prise de décision ; lors de la vente, afin d’activer une garantie ; au domicile du consommateur, afin d’accéder au service client, ou tout autre
Président de MobiLead et expert des systèmes d’identification par lecture optique et radiofréquence (NFC), Laurent Tonnelier conseille les entreprises dans les stratégies de mise en œuvre des QR Codes.
complément d’information pertinent. Les QR Codes sont des raccourcis depuis les produits et les supports de la marque vers des contenus et services numériques de cette même marque. Il est donc impératif de s’intéresser, dès la création des QR Codes, à la pérennité de ces liens.
Services Afin de garantir une parfaite lecture de ces codes, il est impératif d’utiliser un logiciel de génération conforme aux spécifications ISO/IEC 18004. La conformité à la norme ne se résume pas à une série de tests, arbitraires et non exhaustifs mais relève d’une approche formelle et normée, basée sur un ensemble de mesures factuelles. Un QR Code peut être un lien direct, ou indirect, vers un site mobile. En utilisant un lien intermédiaire, il devient alors possible de le modifier ultérieurement. À cette souplesse s’ajoute la possibilité de collecter des informations statistiques de l’utilisation des codes. Il est simple de créer un QR Code générique, partagé par l’ensemble des supports imprimés. On peut aussi réaliser une série de codes spécifiques, afin de fournir à la marque une mesure objective de la performance de chaque type de support. Mais c’est la spécialisation de chaque support, grâce à l’impression numérique variable et au marquage unitaire, qui offre le plus grand potentiel dans la personnalisation de l’information et le développement de services innovants. Pas de doute ! Nous ne sommes qu’au début de la révolution QR Code...
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Des « Makers » dans l’emballage Rédacteur en chef de Wired, Chris Anderson estime, dans son dernier ouvrage intitulé « Makers », que la prochaine révolution industrielle est celle du « do-it-yourself »... Nous sommes tous des artisans ! tion de
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Un yaourt à boire pour chaque âge Les codes des yaourts à boire dessinent des territoires de marque particulièrement distinctifs. Comme si chaque produit visait une cible particulière.
Les codes de l’adolescence Signification
Le mot « Yop » qui domine le facing évoque l’univers de l’adolescence via les connotations dynamiques qu’il dégage et le parler « onomatopée » qui caractérise cette cible. Visibilité
Le logo Yop permet un très bon repérage de la gamme en linéaire comme c’est le cas en général des marques produits qui communiquent par la starification du logo en plein facing. Utilisation
Une force de marque par l’uniformité de la gamme dominée par le logo Yop.
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sémiotique
le décodage de marina cavassilas Chaque mois, Marina Cavassilas, directrice de la société Semiopolis, dévoile un extrait de sa veille e-signs des codes et stratégies packagings de grande consommation. Les sens véhiculés par les packagings sont analysés avec la méthode Semio-pack et leur visibilité avec la méthode Ad’ttractive. www.semiopolis.fr
Les codes adulescents Signification
Voici des codes qui s’adressent à une cible particulière : des adultes – la forme classique et la petite taille de la bouteille, le doré, la représentation naturelle du fruit, la composition relativement épurée – ayant un penchant pour les codes enfantins dits « régressifs » comme les étoiles, le dessin et la typographie fantaisiste. Visibilité
Moyenne du fait de la petite taille et de la forme de la bouteille. Utilisation
Séduire les adultes ainsi que les parents qui souhaitent proposer à leur enfant un produit conforme à leurs exigences d’adulte.
Les codes des enfants Signification
Les fruits aux couleurs très saturées sont accompagnés d’une mascotte Oasis s’adressant au consommateur sur un mode très ludique : « Fais vibrer tes pépins ! ». Visibilité
Les couleurs très saturées ont la réputation « d’accrocher » l’œil. Cependant, elles présentent l’inconvénient d’associer le fruit à l’univers du colorant chimique ou artificiel. Utilisation
Une filiation claire au produit original, la boisson aux fruits Oasis.
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asie
DU « MADE IN China » AU « MADE FOR CHINA » Selon Euromonitor, la Chine sera d’ici 2017 le deuxième marché du luxe après les États-Unis. Devant le Japon et la France… Deux stratégies de séduction du consommateur chinois se dessinent.
Dans la valise DE FLORENCE BERNARDIN
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Information et Inspiration, créée en 2003 par Florence Bernardin, est une agence spécialisée dans la veille marketing en Asie et plus particulièrement au Japon et en Corée, des pays très créatifs. Cette découverte de packagings, concepts, textures, modes de distribution et communication, enrichit la réflexion. www.info-inspiration.com
Sur un marché chinois du luxe en forte croissance depuis plusieurs années, deux stratégies de séduction du consommateur se dessinent. Le « Made in China » tout d’abord. L’acquisition de marques chinoises établies et reconnues sur leur marché par des sociétés occidentales permet de perpétuer les codes et les savoir-faire locaux en adéquation avec les valeurs chinoises. Le « Made in China » devient alors une force identitaire des marques locales garantissant une vraie différenciation avec la concurrence des marques internationales. L’expansion sur le marché chinois est alors assurée en capturant la sensibilité chinoise. Malgré une étude du Global Luxury Magazine parue en 2011 assurant que 86 % des chinois interrogés, déclaraient ne pas vouloir acheter de marque de luxe « Made in China», les sociétés étrangères ne cessent d’investir et de créer des partenariats. La récente acquisition début 2013 par PPR du joaillier franco-hongkongais Qeelin en est le dernier exemple. Les pièces de joaillerie très contemporaines traduisent d’une manière unique l’inspiration chinoise. Hermès avait ouvert la voie en créant la marque Shang Xia en 2010, vitrine du savoir-faire et de la culture chinoise en collaboration avec la styliste Jiang Qiong. Le groupe Richemont déploie
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à nouveau sa marque hongkongaise Shanghai Tang. La marque se voulait à l’origine plutôt celle de souvenirs raffinés d’inspiration chinoise pour un client étranger en mal d’exotisme ; elle est aujourd’hui une marque branchée et dépouillée du passé pour un jeune consommateur chinois fier de sa culture. La marque chinoise Yue Sai, propriété de L’Oréal depuis 2004, propose pour sa part aux consommatrices chinoises, des produits associant haute technologie et approche médicale traditionnelle, en parfaite cohérence avec les habitudes de soins locales.
Made for China Le « Made for China » ensuite. À l’occasion du nouvel an chinois, placé sous les auspices du Serpent considéré comme un petit dragon travailleur, charmeur et intelligent, les marques occidentales rivalisent de créativité, pour séduire le consommateur chinois sur ses terres. De nombreuses marques comme Chanel créent des collections dédiées aux consommateurs chinois locaux en revisitant les codes sous des angles nouveaux. Louis Vuitton vient non seulement de s’attacher les services médiatiques de la plus grande star chinoise – Fan Bing Bing est déjà l’égérie de L’Oréal – pour la promotion de son sac iconique Alma, mais a aussi décidé de
décliner sa gamme coloristique sous le thème « China exclusives » à savoir des tonalités jaune impérial, bleu royal, ivoire, et indigo profond en référence aux couleurs traditionnelles de la dynastie Qing. Dans l’univers cosmétique, deux sociétés montent au créneau du « Made for China » en créant de nouvelles marques : Estée Lauder avec Osiao et Lancôme avec une nouvelle franchise Energie de Vie. Spécifiquement développées pour la consommatrice chinoise mais produites au Japon ou en France, ces deux gammes fondent leur concept sur une approche liée à la médecine traditionnelle : formules à base d’ingrédients issus de la pharmacopée chinoise, stimulation des points d’énergie proche de l’acupuncture, merchandising, codes couleurs, dénomination… Toutes les cartes sont déployées pour séduire. Aux États-Unis, le grand magasin Bloomingdale, a offert à sa clientèle chinoise, à l’occasion des fêtes de fin d’année, du 7 janvier au 18 février 2013, une collection d’articles en édition limitée mais aussi des enveloppes rouges « Hong Bao » traditionnelles offertes au cours des fêtes pour les dons d’argent. Certaines enveloppes étaient dotées de bons d’achat d’un montant jouant sur le chiffre porte-bonheur. Soit 8, 88 ou 888 dollars.
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en rayon
LES Pâtes À TARTINER Souvent décriée, la pâte à tartiner reste un produit très consommé. Un marché dominé par Nutella, une marque dont le nom est entré dans le langage commun…
dans le panier de l’indp
Chaque mois, l’INDP analyse les packagings d’un rayon de la grande distribution en fonction des attentes du consommateur en matière de coût, de fonctionnalité, de différenciation et d’écodesign. L’Institut national du design packaging fédère les designers, les responsables marketing ou packaging, les distributeurs et les fabricants d’emballages. www.indp.net
LES DÉCLINAISONS
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Présentés dans des pots en verre allongés, ces trois produits reposent sur des poudres cacaotées et des biscuits de renom qui entrent pour une part importante dans leur composition. Les codes graphiques des marques y sont clairement déclinés, permettant une association évidente au produit d’origine par le consommateur. Point commun côté illustration, la tartine est généreuse ; accompagnée dans un des cas d’un couteau, ou bien mise en scène avec le biscuit qui s’émiette se transformant en pâte se nappant parfaitement. À noter que les deux produits de gauche sont sleevés, alors que le troisième est habillé d’une étiquette traditionnelle.
LE POT EN VERRE
LA BOITE MÉTAL
En rayon, c’est à s’y méprendre ! Cette pâte de marque de distributeur (MDD) n’est pas conditionnée dans un pot en verre mais bien dans un emballage en polyéthylène téréphtalate (PET). Objectif dans ce cas précis : un impact environnemental réduit grâce à un emballage plus léger, comme il est indiqué sur l’étiquette. Également en PET, ce pot cylindrique pour du beurre de cacahuète d’une contenance légèrement inférieure. Chacun est recouvert d’une étiquette banderole, dont la couleur phare est reprise sur le bouchon à vis.
Le pot en verre est roi sur le marché avec une profusion de volumes allant de 200 grammes à 1 kilo. Voici une sélection de six formes verrières, pour des produits ayant un positionnement spécifique : diététique, biologique, équitable ou encore premium. Les styles graphiques sont également très variés, fidèles aux messages à transmettre. On notera une variante en termes de bouchage, en polypropylène (PP) pour certains, métallique pour d’autres.
Peu représenté au sein du rayon, l’acier est utilisé pour d’autres types de pâtes, ici à base de marron ou de cacahuète. Pour l’une, l’authenticité et l’origine locale de ce produit traditionnel sont représentées par les illustrations et les mentions telles que la date de création de l’entreprise, 1882, reprise trois fois en facing. Ce beurre de cacahuète fabriqué en France, quant à lui, semblerait pourtant tout droit sorti de l’Amérique des fifties, tant par la typographie utilisée que par l’illustration du garçon dégustant sa tartine.
SANS OUBLIER… … l’incontournable leader mondial qui a développé ce format snacking très pratique.
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LE PET
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analyse
POT KNACKI BALL Le pot Knacki Ball d’Herta ne manque pas d’atouts, cependant, ceux-ci risquent fort de passer totalement inaperçus, car ils ne sont tout simplement pas mis en avant.
Vers un emballage harmonieux…
1. CHEZ L’INDUSTRIEL
Expert de la création packaging chez Diadeis, Fabrice Peltier, analyse un produit qui apporte par la bonne combinaison du travail des designers, du marketing et des industriels, des réponses efficaces sur l’ensemble du cycle de vie : chez l’industriel, de la création à la production ; chez le distributeur, du carton au linéaire ; chez le consommateur ; enfin, lorsqu’il devient déchet. www.diadeis.com - www.p-reference.fr
Le pot de Knaki Ball d’Herta est particulièrement bien conçu pour rendre service aux utilisateurs, pour autant que ceux-ci comprennent toutes ses fonctionnalités. Il s’agit d’un pot tronconique en polypropylène, re c o u ve r t s u r t o u t e s a circonférence d’un manchon en car ton, muni d’une prédécoupe, qui lui permet d’être séparé très facilement si on souhaite réchauffer son contenu au bain-marie ou au moment de le jeter dans son bac de tri à la source. Cependant, absolument rien n’est indiqué sur le packaging pour aider l’utilisateur à réaliser les bons gestes. Sur le couvercle on peut lire « 4 pics à l’intérieur », ceux-ci sont représentés en jaune. Lesdits pics sont en réalité intégrés au couvercle et de fait ils sont rouges.
3. CHEZ L’UTILISATEUR
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Le mode de préparation, au micro-ondes ou traditionnel dans une casserole, est clairement indiqué sur le film d’inviolabilité sous le couvercle. Pour ceux qui s’aperçoivent que les pics sont inclus dans le couvercle, en effet, rien ne l’indique, les désolidariser ne pose pas de dif ficulté particulière : il suffit de les tirer. Le commentaire de Fabrice Peltier Un emballage astucieux qui rend réellement service aux plus observateurs.
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Le commentaire de Fabrice Peltier Un emballage service qui ne présente pas clairement tous ses atouts.
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Ce packaging offre une surface de communication à 360° sur le carton qui recouvre le pot, ainsi que sur la quasi-totalité de son couvercle, grâce à une étiquette intégrée dans le moule (IML). Cependant, malgré ces grandes surfaces d’expression, la communication des « plus produit » est minimale, voire imprécise. Le commentaire de Fabrice Peltier Un emballage qualitatif qui ne communique pas suffisamment.
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4. À LA POUBELLE L’éco-conception n’est pas l’apanage de cet emballage qui ne compte pas moins de cinq composants : le pot, le manchon en carton, le film de protection, le couvercle et son étiquette. Pas plus que l’info-tri d’ailleurs, car si le pot en plastique et le carton sont dissociables, peu de trieurs feront le geste, faute d’explications. Le commentaire de Fabrice Peltier Un emballage qui malgré ses qualités risque de rater le rendez-vous du recyclage...
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2. CHEZ LE DISTRIBUTEUR
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réglementation
Le BPA, enjeu politique et scientifique Le législateur français vient d’étendre la suspension de l’utilisation du BPA à tous les contenants. Les scientifiques sont divisés sur les preuves des effets nocifs. La question de la sécurité sanitaire est plus que jamais un phénomène de société et la loi du 24 décembre 2012 sur le bisphénol A (1) en est une illustration. Pourtant, comme beaucoup des problématiques liées à la présence de produits chimiques dans notre quotidien, la question du BPA n’est pas si simple à résoudre. La France, en légiférant déjà en juin 2010 (2) sur le BPA dans les produits au contact alimentaire pour les enfants en bas âge sans attendre une réglementation européenne, a pris une décision politique en réponse à une demande grandissante de sécurité venant du consommateur.
Court terme A cet égard, le mouvement général en matière de sécurité sanitaire tend à évoluer vers une politique à long terme, à la différence des politiques mises en place ces dernières années au sein de l’Union européenne. En effet, pour les risques sanitaires, type salmonelles, entraînant des effets visibles et immédiats, l’Union européenne et ses États membres ont mis en place des mécanismes d’alerte fonctionnant sur le court terme. Les autorités sanitaires sont donc à présent dotées de systèmes de contrôle et d’alerte efficaces permettant de retirer un produit défectueux du marché très rapidement. La polémique sur le bisphénol A est tout autre puisqu’il s’agit d’effets nocifs à long terme qui, en outre, ne sont pas directement visibles comme l’est une intoxication alimentaire. Tout en étant un progrès, cette tendance à gérer de manière réglementaire le moyen ou long terme induit beaucoup de nouveaux questionnements tant du point de vue juridique que scientifique : pour interdire une substance qui n’est pas nocive de manière évidente et immé-
diate, il faut du recul pour le vérifier. Or, plus on prend son temps, plus les effets nocifs s’accumulent s’ils existent bien.
Maladies chroniques A cet égard, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) française et l’Agence européenne de sécurité sanitaire (Efsa en anglais) ne sont peut-être pas sur la même longueur d’onde. Cette dernière qui a réuni différents experts au niveau européen à Parme en Italie en octobre 2012, dans le but de mettre en commun leurs informations sur le sujet, termine son rapport en exprimant sa crainte de voir le rapport de l’Anses attendu pour mars 2013 plus alarmant que le sien (3). Beaucoup d’incertitudes apparaissent donc quant aux conséquences de l’exposition au bisphénol A et les effets directs de celui-ci sur la santé. Pour l’Efsa qui doit rendre son rapport en mai 2013, il semblerait, pour l’instant, que ne soit pas avéré un lien direct entre BPA et maladies chroniques associées à l’exposition à cette substance. Beaucoup d’experts européens et américains pensent d’ailleurs que le BPA est une cause accessoire par rapport à l’ensemble du régime alimentaire des pays industrialisés. Pour résumer, le contenu serait globalement plus dangereux que le contenant. Aux États-Unis, l’utilisation du BPA est interdite au niveau national uniquement dans les récipients alimentaires pour enfants en bas âge. Mais l’État de Californie, l’un des États fédérés parmi les plus stricts en matière de santé et d’environnement, est en train de travailler à une interdiction pure et simple de l’utilisation du bisphénol A dans son État. Il n’en reste pas moins que les fabricants d’emballages et autres contenants au contact alimentaire doivent, dans l’état du droit français, remplacer le bisphénol A à
le point de Edith Bon Edith Bon est avocate au barreau de Paris. Elle a travaillé à New-York (Etats-Unis), dans un cabinet d’affaires de renom puis en tant que gérante d’une société de conseil facilitant l’implantation des entreprises françaises. Ses domaines de compétences sont, entre autres, la réglementation en matière d’emballage et d’étiquetage, en particulier dans l’agroalimentaire, ainsi que la réglementation des substances chimiques.
partir du 1er janvier 2015, date fixée par la loi du 24 décembre 2012 qui élargit le champ d’application de l’interdiction de l’utilisation du bisphénol A. Un rapport du gouvernement sur les matériaux possibles de substitution est attendu par les parties concernées puisqu’à l’heure actuelle, il n’existe pas de matériaux neutres au contact des denrées alimentaires à part le verre.
Substitution En attendant et à défaut de découvrir un matériau parfait, les professionnels doivent fournir une meilleure information au consommateur en recommandant, par exemple, d’éviter le plastique au micro-ondes. Sachant que le BPA peut se trouver dans bien d’autres objets (tuyaux, tickets de caisse, jouets pour enfants…), l’industrie de l’emballage n’est pas la seule à devoir s’adapter. (1) Loi 2012-1442 du 24 décembre 2012 visant à la suspension de la fabrication, de l’importation, de l’exportation et de la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du bisphénol A. (2) Loi 2010-729 du 30 juin 2010 tendant à suspendre la commercialisation de biberons produits à base de bisphénol A. Cf. l’article de Me Sylvain Martin dans le n° 928 d’octobre 2010. (3) European Food Safety Authority (EFSA) – Event report Meeting with Member State Experts on bisphenol A, 29-30 October 2012.
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Toute l’actualité sur www.emballagesmagazine.com Cette page a été réalisée en collaboration avec l’INSEE
indices de production Un hiver rigoureux pour l’emballage
filière
Après les mauvais chiffres de novembre, la fournée de décembre s’est avérée encore plus décevante. En effet, l’industrie de l’emballage enregistre une baisse d'activité d'environ 15 %. Seul le verre échappe à cette courbe négative. Les résultats sont désastreux du côté du plastique et du papier-carton qui reculent, respectivement, de 21,4 % et 18,2 %. Rappelons que ces deux secteurs représentent de par le nombre d’entreprises et les chiffres d’affaires qu’elles génèrent, les deux poids lourds de l’industrie de l’emballage. L’activité n’a pas brillé non plus pour l’emballage en bois. À l’exception des ouvrages de tonnellerie qui se maintiennent. Sur base annuelle, la filière emballage chute de 7,3 %.
DERNIER MOIS
115
-18,2%
110
DERNIER MOIS
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SUR 1 AN
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DERNIER MOIS
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90
85
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2011
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2011
Les sacs à la traîne L’indice de production des emballages en papier-carton marque, encore une fois, une baisse. Elle est de l’ordre de 18 %. Les statistiques sont aussi mauvaises du côté des sacs et sachets en papier (-21 %) que des caisses en carton (-19 %). Sur un an, la production décroît de 15,5%.
DERNIER MOIS
0%
105
77
75
plastiques
papier-carton
92
90
105
2012
Les corps creux dévissent La chute est sévère dans l’industrie des plastiques avec un indice qui recule de plus de 20 %. Toutes les composantes sont concernées : les sacs et sachets en PE (-14 %), les capsules et bouchons (-22 %), les bouteilles et flacons (-20 %). Les corps creux régressent brutalement de 25 %.
SUR 1 AN
110
+3,8%
105 100
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DERNIER MOIS
-10,3%
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90 80
-11,2%
87
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82 80
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SUR 1 AN
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95
95
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-7,3%
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SUR 1 AN
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Pas de casse dans les bouteilles
La caisserie en recul
La production d’emballages en verre est restée stable, à 80 points. Si l’activité n’a guère évolué dans le domaine des bouteilles, elle a en revanche diminué de 1,5 % dans le domaine du flaconnage mécanique et des pots et bocaux. Sur un an, l’indice grossit de 3,8 %.
La production d’emballages en bois décline encore une fois. La baisse est supérieure à 10 %, avec de mauvaises performances pour les caisses (-23 %) et les palettes (-20 %). La tonnellerie résiste avec une hausse de 2,5 %. Sur un an, la filière régresse de 11,2 %.
bois
verre
-15,5%
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Données brutes Emballages magazine
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Tendances
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prix des matières premières
VALEURS MOYENNES MENSUELLES, EN EUROS PAR TONNE
Pas de changement
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ELLES, EN EUROS PAR TONNE
papiers et cartons récupérés
1.04 (emballages commerciaux)
1.02 (papiers et cartons mêlés)
1.05 (ondulés récupérés)
Emballages Magazine publie les moyennes des prix des papiers cartons 136,56et 1.05 récupérés (PCR) constatés pour les sortes 1.04 120,60dernier, basses. En réalité, en janvier le 1.02 111,32et cours de la sorte 1.02 (papiers cartons mêlés d’origine triés) a varié entre 68,65 et 72,58 euros la tonne, celui de la sorte 1.04 (emballages commerciaux) entre 78,92 et 83,86 euros et celui de la sorte 1.05 (ondulés récupérés) entre 91,07 et 96,62 euros. Les PCR n’ont que très faiblement évolué sur la période : les sortes 1.02 et 1.04 déclinent de 0,1 % ; la sorte 1.05 augmente de 0,3 %.
1.04 (emballages commerciaux)
1.05 (ondulés récupérés)
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93,84 81,39 70,61
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1.05 1.04 1.02
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2011
2012 SOURCE : REVIPAP
VALEURS MOYENNES TRIMESTRIELLES, EN EUROS PAR M3, HORS TVA, CAMION DÉPART 220 200
Bois à palettes
Stabilité des prix Emballages Magazine 2011 2012rend compte de
l’évolution des SOURCE prix: REVIPAP des bois à palettes, toutes essences confondues. Libellé en euros par m 3, cet indicateur trimestriel est censé donner une idée des tendances sur le marché des palettes neuves. En octobre dernier, il s’établissait à 152 euros le m 3, soit le même prix qu’en juillet.
matières plastiques
Des hausses non négligeables La tendance est à la hausse dans le domaine des plastiques. Toutes les résines sont concernées à l’exception du polychlorure de vinyle (PVC) qui perd 10 centimes entre janvier et décembre dernier. La progression la plus considérable concerne le polystyrène cristal (PS) qui s’échange désormais à 1,98 euro/kg, soit 6 centimes de plus qu’en décembre. Notons qu’il s’agit d’une croissance de 3 % en un mois seulement, ce qui est élevé pour les utilisateurs de cette matière, très nombreux dans le secteur alimentaire. Le PS était, et reste, le plastique le plus cher pour les plasturgistes qui opèrent dans l’emballage. Le polystyrène expansé (PSE) est lui aussi en hausse, à 1,70 euro/kg ce qui représente 4 centimes de plus sur la dernière cotation. Même dynamique du côté des polyoléfines, avec des augmentations moyennes de 2 centimes pour les polyéthylènes haute densité (PEhd), que ce soit pour les variétés soufflage, injection et film. Ces trois plastiques coûtent respectivement 1,50, 1,48 et 1,41 euro/kg. Le polyéthylène basse densité (PEbd) progresse de 4 centimes, à 1,51 euro/kg ; le polyéthylène téréphtalate (PET) augmente de 3 centimes.
180 160
152
140 120 100 80
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2012 SOURCE : Centre d'Etudes de l'Economie du Bois (CEEB)
VALEURS MOYENNES MENSUELLES, EN EUROS PAR KG Polystyrène Cristal (PS)
Polypropylène (PP) copolymère injection
Polychlorure de vinyle (PVC)
Polypropylène (PP) homopolymère injection
Polyéthylène téréphtalate (PET)
Polystyrène expansé (PSE)
2,1
1,79 1,58 1,52 1,38 1,33 1,16
1,8 1,5 1,2
PS PSE PET PP cop. PP homo. PVC
0,9 0,6
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Polyéthylène basse densité (PEbd) Polyéthylène haute densité (PEhd) film
2012
SOURCE : ELIPSO
Polyéthylène haute densité (PEhd) soufflage Polyéthylène haute densité (PEhd) injection
1,7
1,51 1,50 1,48 1,41
1,4
PEhd souf. PEbd PEhd inj. PEhd film
1,1 0,8 0,5
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SOURCE : ELIPSO
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CONSTANTIA FLEXIBLES
MALIP
Alexander van’t Riet, 45 ans, a été nommé vice-président exécutif du groupe autrichien, en charge de la division étiquettes. Il siège aussi au « comité élargi » du groupe. Passé par Air Products, Capgemini et Avery Dennison, il était le responsable des ventes et du marketing d’Innovia Films.
Jérôme Barrier a le goût du concret Jérôme Barrier est convaincu que l’industrie française a un avenir. Porté par son goût du concret, il veut le démontrer à son échelle à la tête de Malip, à Tourcoing (Nord). À 49 ans, il vient de reprendre la PME de 50 salariés, spécialisée dans la transformation du plastique souple, à Patrice Abelé, qui la dirigeait depuis plus de trente ans. Mais, s’il a « toujours travaillé pour ou au service de l’industrie », Jérôme Barrier relève un lourd défi. Diplômé de HEC et titulaire d’une maîtrise de droit des affaires, il a travaillé sept ans dans l’automobile, dans la vente et le marketing, chez Citroën puis Heuliez. En 1995, il rejoint Vendée Expansion. D’abord directeur du développement économique, il en assure la direction générale de 1998 à 2011. « Dans un rôle d’aménagement du territoire et d’accompagnement du développement économique du département et de ses entreprises, j’ai baigné dans le milieu des PME. » Il arrive ensuite dans le Nord pour prendre la direction générale de la Chambre de commerce et
FLEXTRUS
Maud Rahm est promue directrice générale. Elle était directrice des ventes et du marketing de l’entreprise suédoise depuis 2010.
HUBERGROUP
Heiner Klokkers est nommé directeur des opérations Europe du fabricant d’encres et vernis. Chez Hubergroup depuis 2004, il avait la responsabilité des grands comptes et des opérations dans les encres liquides en Europe depuis 2010. Ashwani Bhardwaj prend la direction des opérations Asie. Il dirigeait Micro Inks, la filiale du groupe allemand en Inde.
KODAK
RIEKE DISPENSING
Nicolas Lemaigre-Voreaux est nommé directeur commercial Europe. Après avoir été directeur commercial et marketing Europe de MWV Calmar en charge de la cosmétique de 2007 à 2010, il était consultant et coach en entreprise.
ROCKTENN
Steven Voorhees est nommé président et directeur général du cartonnier américain. Il en était le directeur administratif et financier depuis 2008.
X-RITE
Ron Voigt succède à Tom Vacchiano à la présidence du spécialiste de la couleur. Après avoir occupé différents postes à responsabilité à l’international chez Danaher et Delphi, il était président des opérations de ventes et de services chez Tektronix.
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Marie-Paule Flory voit ses responsabilités de directrice marketing et communication France de la division Arts graphiques élargies au Benelux. De formation littéraire et artistique, Marie-Paule Flory est entrée chez Kodak après ses études. Elle était en charge du marketing et de la communication pour la France depuis 2009.
d’industrie du Grand Lille. La mission est moins concrète qu’espéré. Jérôme Barrier se lance alors dans la recherche d’une entreprise à reprendre. Le potentiel humain et technique de Malip, sa réputation sur le marché, l’ont séduit. D’autant que, si la société souffre de la très grande diversité de ses clients et d’une présence sur plusieurs marchés, les solutions d’emballage, les supports de communication, les produits de confort ménager et médical et les produits techniques spéciaux pour l’industrie, la gestion a été saine et le chiffre d’affaires maintenu à 7,1 millions d’euros. Aux commandes depuis fin décembre, le nouveau Pdg a déjà procédé à une réorganisation interne et redéfini les priorités. « Autour de trois valeurs : fiabilité, adaptabilité et innovation. » Il veut réorienter le « business model » vers les moyennes et grandes séries et un secteur plus homogène, à plus forte rentabilité. Pendant six mois, Patrice Abelé reste à ses côtés pour « partager son expertise ». Arnaud Jadoul
HEIDELBERG
L’expérience internationale pour les machines d’impression Pour renouveler les directions de ses divisions « imprimantes très grand format et finition emballage » et « presses numériques », Heidelberg a privilégié l’expérience internationale. À la tête de la première, qui comprend notamment les plates-formes XL 145 et XL 162, utilisées dans l’emballage, Stefan Hasenzahl (photo de gauche), 50 ans, qui a été l’un des artisans de la production en Chine. En poste chez Heidelberg depuis l’obtention de son diplôme d’ingénieur, en 1988, il a été en effet chargé, jusqu’à l’été 2012, de la mise en place et du démarrage de l’usine chinoise de Qingpu, située près de Shanghai. Quant à la seconde division, qui comprend les machines Linoprint, utilisées, entre autres, pour l’impression de données variables sur les étuis pharmaceutiques, c’est un Américain, Jason Olivier (photo de droite), 42 ans, qui a été choisi. Titulaire d’un MBA de l’université du Kansas, il dirigeait les ventes d’un fabricant de presses numériques américain. Heidelberg compte sur le profil international et les connaissances des marchés finaux de ses deux nouveaux cadres pour développer son chiffre d’affaires dans le domaine des presses très grand format et du numérique, deux segments d’activité qu’il juge « stratégiques ».
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18-19 avril 2013 Amsterdam (Pays-Bas) SLEEVE LABEL
Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, doit se rendre au premier Forum de la plasturgie et des composites qui se tient les 30 et 31 mai.
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Un plateau de choix ! Pour sa toute première édition, le Forum de la plasturgie et des composites accueille des grands noms de la plasturgie et de l’industrie françaises. À commencer par Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif. Organisé par Idice (Infopro Digital) avec le concours de la Fédération française de la plasturgie, le Forum de la plasturgie et des composites se tient les 30 et 31 mai au Centre de Congrès Disneyland Paris situé à Marne-la-Vallée (Seine-etMarne). Tous les grands marchés de la plasturgie sont représentés avec, par exemple, Serge Dellus (Dassault Aviation Civile), Gérard Liraut (Renault), Eric Maziers (Total), Julien Hans (Centre technique et scientifique du bâtiment), Thomas Le Paul (Smoby Toys) ou encore Emmanuelle Gelard (Fleury Michon). Le fil rouge de ce rendez-vous français de la filière en 2013 ? « Nouvelle donne industrielle ? Une aubaine pour la Plasturgie ! ». Un fil rouge qui, selon l’organisateur, « invite à réfléchir et agir autrement pour faire valoir les atouts de la filière plastique et composite ». Trois grands débats ponctuent l’événement : le jeudi 30 mai au matin, le thème retenu est « Comprendre les stratégies des clients pour mieux les accompagner » tandis que l’après-midi est centré sur l’innovation avec le thème « Innover par les matériaux et procédés : quelle alliance avec les fournisseurs ? » Enfin, le vendredi 31 au matin, le débat a pour thème « Ces plasturgistes qui créent de la valeur ». À l’image de Plastipolis, Arburg, Sumitomo-Demag,
PTS, Billion ou encore de l’Association des constructeurs, distributeurs et importateurs (ACDI), plusieurs grands noms ont déjà réservé leur espace d’exposition. www.forum-plasturgie-composites.com
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sommaire sécurité
La vigilance
s’impose...
■ L’interdiction du bisphénol A en est un exemple, la traque
aux molécules indésirables ne fait que commencer ! Si elle peut se révéler ardue, la quête de sécurité et de naturalité est aussi un formidable moteur d’innovation.
Contexte La sécurité à tout prix
p. 48
machines Le PET pousse le remplissage aseptique
p. 50
maTéRIAUX La course aux substituts du BPA est lancée
p. 53
matériaux Phtalates et BPA sous perfusion
p. 56
■ Dans le domaine du remplissage aseptique, les progrès
ne cessent de repousser les limites techniques. ■ L’affaire de la viande de cheval indique que les industriels
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ont encore beaucoup à faire pour sécuriser leurs flux.
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Contexte
La sécurité à tout prix L’interdiction du BPA s’inscrit dans une quête générale de sécurité et de naturalité. Où commence et où finit la traçabilité ? L’affaire de la viande de cheval trouvée dans des aliments censés être à 100 % au bœuf montre que la réponse n’est pas si simple. Cette crise jette une nouvelle fois le doute sur la qualité des aliments proposés par l’industrie alimentaire. Qu’il s’agisse d’une crise sanitaire liée à une bactérie voire un défaut d’emballage ou une crise de confiance sur la véracité des informations imprimées sur les emballages, le résultat est le même : le consommateur est en droit de se méfier et de renoncer aux produits suspects. En l’occurrence, le système de traçabilité a effectivement permis de reconstituer le chemin parcouru par le « minerai de viande » qui entre dans la fabrication de lasagnes et autres hachis parmentier mais pas de détecter le moment où le bœuf est devenu du cheval dans la filière d’approvisionnement.
ADN À l’origine de la tempête qui secoue toute la filière européenne à la suite de tests ADN inopinés, Findus en a tiré les enseignements sans attendre les conclusions des enquêtes judiciaires en cours. L’entreprise va procé-
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Dans le domaine des bonbonnes d’eau en polycarbonate (PC), un matériau qui contient du BPA, l’alternative peut être le polyéthylène téréphtalate (PET) ou le Tritan d’Eastman.
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der à des tests ADN systématiques, raccourcir ses circuits d’approvisionnement et s’engager à utiliser de la viande bovine française (VBF). Findus estime que cette crise lui a coûté au moins un million d’euros. Organisme international chargé de gérer les standards de traçabilité, GS1 ne cesse de développer la qualité des outils mis à disposition des entreprises. GS1 a ainsi annoncé le lancement d’un nouveau code standardisé : le Databar. Compatible avec les lecteurs dont sont déjà équipées les caisses des grandes surfaces, ce code possède pourtant les mêmes qualités qu’un code bidimensionnel de type QR Code ou Datamatrix en termes de qualité et quantité de données, de sérialisation ou encore de facilité de lecture. Le Databar devrait à terme remplacer le code-barres à 13 chiffres dit EAN 13. Une expérimentation grandeur réelle est prévue dans le domaine des produits frais dans les prochains mois. Ce code peut d’ailleurs incorporer des données sur la date limite de consommation (DLC), permettant ainsi au distributeur de bloquer en caisse les produits périmés ou de réaliser des promotions sur ceux dont la DLC est proche. Les codes-barres peuvent aussi aider à lutter contre le gaspillage alimentaire, et contribuer à la sécurité alimentaire et la qualité sanitaire de la chaîne d’approvisionnement.
Contaminants Dans ce dossier consacré à la sécurité de la chaîne d’emballage et de conditionnement, Emballages Magazine aborde cette question sous l’angle des contaminants et des technologies propres. Comme le bisphénol A (BPA) est suspecté d’être un perturbateur endocrinien, la France en a voté l’interdiction en 2015. La course aux alternatives est donc engagée. L’enjeu est complexe pour la conserve métallique en première ligne avec ses vernis intérieurs. Le polycarbonate est également dans le viseur. Dans le secteur médical, les systèmes de transfusion doivent être repensés
Claranor en hausse Une petite entreprise française s’est faite la championne d’une technologie de décontamination des emballages prometteuse : Claranor estime que la lumière pulsée constitue l’alternative aux solutions issues de la chimie comme les traitements H2O2. Avec la lumière pulsée, procédé propre sans chimie et sans contact, pas de résidu ! En 2012, l’entreprise d’Avignon (Vaucluse) a vendu quelque quarante installations et compte désormais quatre-vingts machines en fonctionnement. À compter du 1er janvier 2013, Claranor s’est dotée d’un service après vente (SAV) pour faire face à sa croissance. Engagé dans le projet de recherche Beata Lux, Claranor travaille, après les pots préformés, les bouchons en plastique et les opercules en papier ou en plastique, sur les applications de traitement de pots form-fill-seal (FFS), des bouteilles en polyéthylène haute densité (PEhd) ou encore des opercules en aluminium.
en fonction des contraintes de migration. Les phtalates sont directement concernés mais il n’est pas si facile de trouver des alternatives au polychlorure de vinyle (PVC) utilisé, par exemple, pour le sang. La traque aux molécules ne fait en réalité que commencer : les chercheurs trouveront toujours des substances en partie par million (PPM) ou milliard (PPB) suspectées d’avoir une action néfaste. Les polémiques sur les dangers potentiels et la nécessité d’appliquer le principe de précaution risquent de se multiplier. Or, la demande du marché est claire : les consommateurs veulent des produits sains. Les progrès des technologies de remplissage permettent, par exemple, de limiter les conservateurs dans les boissons. Longtemps limité aux liquides plats, le remplissage aseptique gagne aujourd’hui les boissons gazeuses avec pulpe. Qualité et naturalité sont un véritable moteur d’innovation. Henri Saporta
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machines
Le PET pousse
le remplissage aseptique Les équipementiers affinent leur offre à destination d’un marché en forte croissance partout dans le monde. En septembre dernier, L’Abeille inaugurait sur son site de Cholet (Maine-et-Loire), une nouvelle ligne de remplissage de bouteilles en polyéthylène téréphtalate (PET). L’installation, fournie par Krones, a représenté un investissement de 13 millions d’euros. Au menu : des cadences de 18 000 cols par heure, une flexibilité accrue, avec la possibilité de traiter des contenants de 25 cl à 2 litres et, surtout, un process innovant, ouvrant la voie en Europe au conditionnement aseptique de boissons gazeuses à pulpe. « Avec cette technologie, tous nos produits à base de jus de fruits pourront être désormais proposés sans conservateurs
et sans sucres ajoutés. Nous répondons à la demande des consommateurs, en quête de produits sains et naturels, et leur offrons, dans le même temps, le goût du pétillant » se félicitait JeanClaude Olivier, directeur de l’usine. Le groupe LSDH, dont L’Abeille fait partie, a été précédé, en 2010, par son concurrent Refresco. Lui aussi s’est équipé d’une ligne PET pour conditionner des boissons carbonatées sans conservateurs sur son site de Saint-Alban-lesEaux (Loire). Développée par Sidel, elle lui a coûté 15 millions d’euros. LSDH et Refresco représentent deux cas récents, en France, d’embouteilleurs ayant choisi d’investir dans des
Produits laitiers
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Les boissons sensibles progressent sur le marché ...
machines de remplissage aseptique. À l’échelle mondiale, ils sont des dizaines à opter chaque année pour cette technologie, en Asie notamment, et en Chine en particulier, mais aussi en Russie, en Amérique du sud ou au Moyen-Orient. Ils s’en servent pour conditionner des produits dits « sensibles », plats ou gazeux, comme des thés, des jus de fruits, des boissons isotoniques, à base de plantes, d’algues ou de dérivés du lait. Le procédé aseptique n’a pourtant rien de nouveau. Il est utilisé depuis des décennies dans le conditionnement du lait, en briques carton ou bouteilles en polyéthylène haute densité (PEhd). Sa renaissance est due à la conjonction
... et plébiscitent le pet 24 % des produits sensibles sont conditionnés en bouteilles PET, avec une perspective de croissance annuelle supérieure à 8 %.
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Jus, nectars, soft drinks, isotoniques, thés
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Autres boissons (boissons gazeuses, eau, bières, etc.)
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Taux de croissance annuel
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marché mondial des boissons : 1401 milliards d’emballages
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source : Euromonitor
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1. Serac propose une pince multi-col pour éviter à l’utilisateur d’intervenir sur la machine en cas de changements de format. Elle est capable de saisir des bouteilles avec des cols de 28, 33 et 38 mm de diamètre. 2. Lancé en début d’année, le Combi Predis FMa de Sidel est dédié aux entreprises qui ont de faibles volumes de production. Il peut produire 12 000 bouteilles/h pour un format d’un litre.
de deux phénomènes : une demande forte, sur le marché, de produits naturels, sans conservateurs, sans sucres, n’ayant pas subi de traitement thermique agressif et pour lesquels seules des conditions draconiennes d’hygiène au niveau du remplissage peuvent convenir pour permettre à ces produits d’afficher une date limite de consommation (DLC) suffisamment longue, même en circuit ambiant ; la possibilité, désormais, de bénéficier de cette technologie pour les bouteilles en PET, cet emballage étant apprécié autant par le consommateur, pour sa praticité et sa légèreté, que par l’industriel, de par sa facilité de mise en œuvre.
Décontamination sèche Synonyme, dans le passé, d’installations complexes à gérer, coûteuses et encombrantes, le remplissage aseptique a évolué, au cours des dix dernières années, vers des machines beaucoup plus souples, compactes, et économes. La bouteille en PET a joué un rôle moteur dans le développement de ces technologies. À commencer par la stérilisation du contenant, avec les procédés de décon-
tamination « sèche » comme le Predis de Sidel. Pour mémoire, ce dispositif, qui a été lancé en 2006 et depuis, en a inspiré plus d’un, consiste à introduire de la vapeur d’eau oxygénée dans la préforme, et non pas dans la bouteille, ce qui permet de réduire la consommation d’eau et de produits chimiques et par conséquent, les rejets d’effluents dans l’environnement. Le module dispense l’installation d’une zone de lavage et de séchage des bouteilles et assure un gain de place non négligeable à l’utilisateur. « Ce système permet également de diminuer davantage le poids de la bouteille si on le compare aux procédés classiques de décontamination humide des bouteilles » précise Françoise RaoulDuval, vice-président pour les produits sensibles chez Sidel qui revendique une cinquantaine de Predis en activité dans le monde entier. Les systèmes de décontamination « sèche » des préformes trouvent place sur des architectures de machines monoblocs, dans lesquelles sont réunies, sur un seul bâti, la souffleuse de bouteilles et la soutireuse. L’industriel dispose ainsi d’une installation touten-un, occupant une empreinte au sol réduite. Aucun convoyeur n’est nécessaire ce qui diminue d’autant le montant de l’investissement initial et les frais de fonctionnement. À la différence des producteurs de lait, plutôt habitués aux campagnes de production mono-produit et mono-emballage, les conditionneurs de boissons
sensibles comme les jus, les thés ou les eaux aromatisées répondent à des contraintes de marché différentes qui les obligent à changer souvent de format de bouteille et de produit. La souplesse de l’installation devient alors un facteur décisif.
«Les consommateurs commencent à s’inquiéter des produits chimiques dissimulés à l’intérieur des aliments et des boissons» Jean-Claude Olivier, directeur de l’usine de L’Abeille (LSDH) à Cholet.
De ce point de vue, les technologies PET sont, sans conteste, les plus performantes à l’heure actuelle, notamment si on les compare aux lignes verre, carton ou PEHD. Car qui dit changement d’emballage sur une ligne aseptique, dit aussi ouverture de la machine pour modifier les pièces de format (guides, étoiles, etc.), ce qui implique un nouveau nettoyage, avant de recommencer
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L’Abeille se lance dans le remplissage de boissons gazeuses à pulpe L’Abeille a investi 13 millions d’euros pour se lancer sur un nouveau créneau : les jus de fruits carbonatés. Tout un challenge… Afin de conditionner des jus de fruits pulpés ou à forte teneur en fruits (de 50 à 100 %), ensuite vendus en circuit ambiant, il est impératif de contrôler au maximum la prolifération bactériologique à la fois dans l’emballage et sur la remplisseuse. À moins d’utiliser des conservateurs, ce que L’Abeille s’était interdit. S’agissant d’un produit gazeux, il est aussi nécessaire de le remplir à pression constante. La ligne, développée par Krones, prévoit une pasteurisation à 90-95 °C pendant quelques secondes. L’embouteillage est réalisé sous isolateur, à l’intérieur d’un monobloc qui cumule les fonctions de soufflage des bouteilles en PET et de soutirage. Les préformes sont traitées avec de l’eau oxygénée (procédé de décontamination sèche par H2O2) soufflées en bouteilles, remplies et bouchées à une cadence de 18 000 cols/h. La production a commencé en 2012 ; elle concerne essentiellement des produits à marques de distributeurs (MDD) : Système U, Carrefour, Cora, Leclerc, Casino ou encore Leader Price.
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trois Questions à Stefan Kraus, directeur de la division remplissage chez Krones L’installation livrée à L’Abeille est l’une des premières, en Europe, à permettre le remplissage de produits gazeux pouvant contenir des particules de fruits. Comment avez-vous procédé pour rendre ce challenge possible ? Krones a déjà livré une vingtaine de lignes aseptiques pour produits gazeux. La principale difficulté liée au projet mené pour L’Abeille consistait à lui permettre de conditionner des liquides pouvant contenir des morceaux de pulpe plus ou moins grands. Pour y parvenir nous avons développé une vanne spécifique. Lorsque l’on conditionne des boissons carbonatées il faut pousser le goulot de la bouteille contre la vanne pour que la pression entre la bouteille et la cuve soit la même ce qui peut provoquer des problèmes de recontamination. Notre vanne limite ces inconvénients. L’Abeille est obligé de changer souvent de format de bouteille et de recette de produit ce qui, sur une machine aseptique, implique d’arrêter la machine pour la
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nettoyer. Quelles solutions avez-vous apportées pour limiter ces temps morts ? Si le changement de format concerne la remplisseuse, l’opérateur peut ouvrir la fenêtre de l’isolateur pour changer les pièces, sans qu’il y ait de perte de stérilité pour le produit. Une brève désinfection au spray suffit pour stériliser les surfaces de l’isolateur et les composants qui ont été échangés. S’il s’agit d’un changement de recette, l’utilisateur peut passer directement au nouveau produit qui « pousse » le précédent. En cas d’incompatibilité entre les recettes, on procédera par contre à un nettoyage complet des circuits à l’eau stérile. Le concept d’isolateur déployé sur votre machine est assez novateur. Pouvez-vous en dire quelques mots ? À la différence du concept de salle blanche, qui prévoit d’installer l’ensemble de la machine dans un environnement propre, sous flux laminaires, nos machines aseptiques utilisent la technologie de l’isolateur. Tous les composants auxiliaires types actuateurs, organes pneumatiques et électroniques sont situés à l’extérieur de cette enceinte. De cette façon, il est possible de contenir ses dimensions dans un volume qui ne dépasse pas le quart de celui d’une salle blanche. Cette économie d’espace permet, en outre, de réduire les frais de ventilation.
à produire. Les systèmes de transfert par le col, majoritaires sur les lignes PET, permettent de passer des bouteilles de formats différents, sans ouvrir la machine, à partir du moment où le col est le même. Mais des solutions sont envisageables, lorsque le col est différent. Serac propose, en l’occurrence, une pince multiformat capable de saisir trois diamètres de col différents. Elle équipe une ligne aseptique que le constructeur sarthois a livrée à l’américain POM Wonderful qui s’en sert pour conditionner du jus de fruits. « D’une façon générale, l’investissement dans une ligne aseptique est élevé et il faut pouvoir le rentabiliser. Tout ce qui évite ou réduit les temps morts, par exemple lors des changements de format, sera apprécié par la clientèle », résume Fabienne Chériaux, directrice marketing pour la division produits laitiers, alimentaires et boissons de Serac. Le changement de produit, quant à lui, a été facilité par le développement de vannes multifonctions permettant de traiter à la fois des produits plats et gazeux, par exemple, ou des produits liquides et à pulpe.
Petits faiseurs Les constructeurs de lignes PET cherchent maintenant à diversifier leur offre pour répondre à toutes les demandes, celles provenant des gros embouteilleurs, nécessitant de grandes cadences de production, comme celles des petits faiseurs, qui en France comme à l’étranger, veulent se tourner vers une installation aseptique pour conditionner leurs jus de fruits ou leurs thés, malgré des capacités de production modestes. KHS annonce ainsi le lancement d’une machine de 36 000 bouteilles/h pour compléter son offre dans les hautes vitesses alors que sa machine la plus puissante culmine actuellement à 26 000 bouteilles/h. Quant à Sidel, il fait l’inverse. Son nouveau Combi Predis FMa affiche une cadence nominale de 12 000 bouteilles/h contre 15 000 à 48 000 bouteilles/h pour la version de base. De quoi permettre à tous de se lancer sur le juteux créneau des boissons sensibles alors que ce marché est crédité d’un taux de croissance annuel de 5 à 6%, soit bien plus que toutes les autres catégories de boissons. Tiziano Polito
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La course aux substituts du BPA
est lancée
L’interdiction du bisphénol A oblige les industriels à trouver des alternatives au polycarbonate et aux résines époxy. Le polyester est au cœur des développements. Comment remplacer une résine universelle connue depuis une cinquantaine d’années, substance de référence dans les vernis au contact des aliments, ou un plastique rigide et transparent très performant tel que le polycarbonate ? C’est le casse-tête auquel les industriels de l’emballage, de la chimie et de l’agroalimentaire sont confrontés depuis 2008-2009, quand le législateur français s’est penché sur le bisphénol A (BPA), soupçonné d’être un perturbateur endocrinien pour l’homme. Maintenant que la loi interdit sa présence dans tout emballage alimentaire, depuis le 1er janvier pour les contenants destinés aux nourrissons et enfants en bas âge, à partir du 1er janvier 2015 pour les autres, il y a urgence. Certes, la polémique persiste quant à la pertinence de cette décision. Les adversaires du BPA sont convaincus de ses effets toxiques sur, entre autres, le développement reproductif de l’homme. Ses défenseurs évoquent la protection des emballages et des aliments dans des conditions très sûres et transfèrent le débat sur le terrain juridique. Ainsi, les producteurs de boîtes métal et de plastiques souhaiteraient presque voir les instances européennes condamner la France, qui ne respecterait pas le droit communautaire. « Si cette interdiction ne repose sur aucun fondement scientifique solide, elle risque d’être considérée comme une entrave aux échanges », remarque Olivier Draullette, le délégué général du Syndicat national des fabricants de boîtes, emballages et bouchages métalliques (SNFBM).
Copolyester Cependant, dans ce climat de défiance, les entreprises n’ont pas tardé à réagir. Dès mars 2012, Tupperware a retiré du marché européen tous ses saladiers,
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pichets et autres récipients contenant du BPA. « Nous nous adressons à un public très large, qui a besoin d’avoir confiance à 100 % dans nos produits, à commencer par nos vendeuses, qui ne sont pas des professionnelles », explique Denis Gruet, le Pdg de Tupperware France. « La question porte plutôt sur la date de l’interdiction dans les autres pays européens, lance un responsable d’un fabricant d’emballages en aluminium, qui tient à l’anonymat. Ainsi va l’histoire, nous ne pouvons que nous adapter. » Mais comment procéder ? C’est sans
Le copolyester fait l’affaire Rubbermaid Commercial Products (RCP) a lancé une gamme de plus de 130 produits pour la restauration professionnelle sans bisphénol A. Pour remplacer le polycarbonate (PC), la filiale du groupe Newell Rubbermaid a choisi le copolyester Tritan du chimiste américain Eastman. Il résiste aux lavages en lave-vaisselle industriel, à la chaleur et aux détergents agressifs, et fait preuve de moins de ruptures, d’écaillages et de craquelures en cas de chute ou d’utilisation prolongée. La moitié des substitutions au PC opérées aujourd’hui dans l’emballage le seraient avec du copolyester.
doute pour le polycarbonate (PC) que la mise en œuvre d’une solution de substitution est la plus simple. Plutôt que de remplacer le BPA dans la composition du
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oléfines (COC)… Sans oublier le verre ou l’acier inoxydable. Attention tout de même ! Le PES est fabriqué à partir de bisphénol S (BPS), un… autre perturbateur endocrinien doté d’une capacité de migration ! Quant au verre, il nécessite des couvercles ou capsules dont les joints contiennent eux-mêmes du BPA.
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Un peu d’histoire 1891 : Première synthèse chimique du bisphénol A (2,2-bis [4-hydroxyphényl] propane) réalisée par Alexandre Dianin. Années 1920 : Étude du BPA au cours de la recherche d’œstrogènes de synthèse. Années 1940 : Première synthèse des polyépoxydes. 1953 : Découverte du polycarbonate – polymère issu de la polycondensation du BPA et d’un carbonate ou du phosgène – par des chercheurs de Bayer ; il sera mis sur le marché en 1958. 1998-2003 : Au Japon, mesures volontaires des fabricants d’emballages alimentaires pour limiter l’exposition au BPA. 2006 : L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) établit une dose journalière acceptable (DJA) de 0,05 mg par kilo de poids corporel par jour. 2011 : L’Union européenne interdit la fabrication et la vente des biberons contenant du BPA. 2013 : La France suspend l’importation, l’exportation et la mise sur le marché de tout conditionnement, contenant ou ustensile comportant du BPA et destiné à entrer en contact direct avec des denrées alimentaires pour les nourrissons et enfants en bas âge. La suspension du BPA sera généralisée à l’ensemble des conditionnements à usage alimentaire à partir du 1er janvier 2015.
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polymère, d’autres matériaux aux propriétés bien maîtrisées peuvent être exploités. Plusieurs industriels ont opté pour le copolyester Tritan d’Eastman Chemicals, qui présente des qualités mécaniques très similaires à celles du PC. « Pour les applications transparentes, nous n’avons pas beaucoup le choix », indique Lionel Villain, responsable qualité Europe de Tupperware. Très résistant à la chaleur, aux détergents agressifs et aux chocs, ce copolyester reste un peu moins rigide. Outre Tupperware, Rubbermaid Commercial Products l’a adopté pour une gamme de récipients destinée aux professionnels de la restauration. Chez Greiner Packaging, c’est pour des bonbonnes d’eau, alors que Sipa lui préfère le polyéthylène téréphtalate (PET). Tupperware utilise également du polybutylène téréphtalate (PBS) et du polypropylène (PP), selon les applications. Évidemment, ces initiatives ont un coût. « Cette substitution a exigé deux ans de travail, confie Denis Gruet. Nous avons dû modifier tous les moules concernés dans nos quatre usines européennes et investir entre 3 et 4 millions d’euros. » « Les matériaux se comportent différemment, les temps d’injection sont plus longs, les conditions de séchage diffèrent aussi, complète Lionel Villain. Il nous a fallu apprendre, avec notre fournisseur. » Autres prétendants : le polyphénylsulfone (PPSU), le polyéthersulfone (PES), certains polyamides, des copolymères cyclo-
Il en va tout autrement pour le remplacement des résines époxy-phénoliques dans le revêtement intérieur des boîtes de conserve et des canettes. Convenant à tous les aliments, quels que soient leur degré d’acidité, leur taux de sucre et de sel…, les vernis à base de BPA garantissent leur bonne conservation et évitent les effets de délaminage, coloration ou perforation. « Il faut trouver des formulations adaptées en termes d’élasticité, d’étanchéité, de machinabilité », expose Guy Montlahuc, le directeur général adjoint du Centre technique de la conservation des produits agricoles (CTCPA). Les délais imposés par les politiques ont obligé les acteurs à s’intéresser à des vernis existants ou à des solutions écartées lors de l’introduction des résines époxy, « en les améliorant afin de généraliser leurs champs d’application », précise Patrice Dole, directeur du pôle Est du CTCPA. L’une des options retenues est une base polyester, « très souple, à la résistance équivalente à celle des résines époxy-phénoliques », selon Philippe Gimenez, directeur de la R&D du groupe Ardagh. Mais elle est 30 % plus chère. Les vinyles, les acryliques et les polyacrylates postulent aussi. Les oléo-résines, elles, sont réputées ne pas avoir des caractéristiques constantes d’un lot à un autre. Quelles que soient ces options, le processus de mise au point est très long et complexe, des tests en laboratoire à la mise sur le marché. De trente mois à cinq ans, « normalement, sereinement », d’après les témoignages. « Il ne s’agit pas d’évacuer un danger potentiel pour en introduire un nouveau et d’ajouter un risque commercial au risque sanitaire », commente Olivier Draullette. Pour accélérer et harmoniser ce processus, le CTCPA coordonne les travaux des industriels – regroupés par filières – et mutualise les données. En relation avec le SNFBM, il a établi un schéma de validation en cinq étapes : essais préliminaires puis industriels, qui incluent les « packs tests » en
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• Environ 5 millions de tonnes produites dans le monde. • Applications : 66 % dans le polycarbonate, 30 % dans les résines époxy, 2 % dans les papiers thermiques. • 4 % du polycarbonate dans les emballages. • 11 % des résines époxy dans les vernis de boîtes et feuilles métalliques. Source : PlasticsEurope, fabricants.
ambiant et à 40 °C ; validation technique – notamment de la date limite d’utilisation optimale – qui donne lieu à la délivrance d’un certificat d’alimentarité ; développement industriel, avec le paramétrage des lignes ; et approbation finale, en conditions réelles de production, sous assurance qualité. « Nous avons classé les aliments selon leur agressivité vis-à-vis des revêtements, le format des emballages et leur technique de fabrication, les conditions de traitement thermique, le type de vernis, et défini des dizaines de couples produit/emballage à valider, explique Guy Montlahuc. Aujourd’hui, nous en sommes aux stades 3 et 4. Mais le moindre accroc obligerait à repartir de zéro sur certaines matrices. » Et il a bon espoir de voir l’objectif tenu, même si certains aliments particulièrement acides causent encore des difficultés. « Nous finalisons les tests de validation avec les clients », confirme Philippe Gimenez. Il restera ensuite à gérer la mise sur le marché des nouvelles boîtes et le retrait de celles contenant du BPA, que la durée de conservation des produits, jusqu’à dix ans pour le poisson, complique. Patrice Dole regrette pourtant que ce processus ne soit pas mieux adapté à l’évaluation et à l’amélioration des matériaux au contact direct des aliments. « Tout l’effort porte sur l’évaluation des risques et le respect des seuils, constatet-il. Aucune recherche n’est menée, par les laboratoires publics en particulier, pour innover dans la sécurité alimentaire et mettre en place un processus d’amélioration continue sans lien direct avec la notion de conformité réglementaire. » Le débat sur le BPA n’aurait, alors, peut-être pas eu d’objet. Par ailleurs, ces développements et la loi du 24 décembre 2012 bouleversent le
modèle industriel. L’adaptation des vernis par type d’aliments va renchérir les coûts des remplisseurs et les contraindre à une production par lots. « Cela aura inévitablement des répercussions sur la productivité des usines françaises et sur leur compétitivité au plan international », craint Olivier Draullette. Le risque ? La perte de parts de marché. Le fabricant de boîtes alu se veut néanmoins rassurant : « les producteurs sont des groupes internationaux et aucun ne peut dédier des lignes au seul marché français ; la suppression du BPA devrait donc se généraliser ».
Brique et pots Parallèlement, de nouveaux intervenants s’engouffrent dans la brèche avec des alternatives au métal. Tetra Pak vante sa brique Tetra Recart, depuis dix ans sur le marché, et composée de carton à 65 %, d’aluminium et de PP. Validée pour les légumes secs, les tomates, les soupes, les légumes, les sauces et l’alimentation animale, elle convient à plus de 80 % des produits appertisés du marché. Les fabricants d’emballages plastique font assaut d’imagination. RPC Superfos promeut le pot SuperLock en PP revêtu d’une étiquette imprimée dans le moule
(IML) barrière à l’oxygène. Avec le Canadien IPL, Europlastiques propose un pot du même type, mais dont l’étiquette IML, barrière, ne contient pas de copolymère éthylène - alcool vinylique (EVOH). CGL Pack a élaboré le pot transparent ConservPack, en PP/EVOH/PP. Et Next Emballage a conçu les boîtes Yeswecan, très ressemblantes aux conserves métalliques. Séduisantes, ces solutions n’autorisent toutefois qu’une durée de conservation de 12 à 24 mois. « C’est de bonne guerre », admet Olivier Draullette. Qui soulève la question autrement plus inquiétante de l’extension possible du dossier au-delà des emballages métalliques et plastique. « Où s’arrête la notion de contenant ? Les bacs de réfrigérateur, les bouilloires électriques, les citernes, les tuyaux d’adduction d’eau potable, les châteaux d’eau contiennent du BPA. » En outre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de reconnaître que de nombreuses substances chimiques de synthèse présentes dans les produits domestiques pourraient être des perturbateurs endocriniens et « avoir des conséquences non négligeables sur la santé ». La course aux substituts ne fait sans doute que commencer. Arnaud Jadoul
Les alternatives au métal se multiplient 1
1. Tetra Pak vante la solution déjà éprouvée de la brique Tetra Recart à base de carton. 2. Next Emballage a conçu la gamme Yeswecan d’emballages mi-boîtes mi-barquettes. 3. Europlastiques et IPL proposent un pot stérilisable en PP, avec une étiquette IML barrière sans EVOH.
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Le bisphénol A en chiffres
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Phtalates et BPA
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Les dispositifs médicaux sont aussi concernés par l’interdiction du BPA.
La loi 2012-1442 visant à suspendre la fabrication, l’importation, l’exportation et la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du bisphénol A comprend un article sur les dispositifs médicaux. L’article L. 5214-2 interdit « l’utilisation des biberons comportant du bisphénol A et répondant à la définition des dispositifs médicaux mentionnée à l’article L. 5211-1 ». L’article L. 5214-1 stipule qu’ « à compter du 1er juillet 2015, l’utilisation de tubulures comportant du di-(2-éthylhexyl) phtalate est interdite dans les services de pédiatrie, de néonatalogie et de maternité ». Contrairement à ce que le titre de la loi suggère, le bisphénol A (BPA) n’est donc
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pas le seul perturbateur endocrinien concerné. Le di-(2-éthylhexyl) phtalate ou DEHP est aussi visé. Ce phtalate est un plastifiant utilisé couramment pour assouplir le polychlorure de vinyle (PVC). Il est depuis longtemps dans la ligne de mire des autorités de santé. Depuis les années 1980, il a été déterminé que le DEHP migrait dans les liquides organiques et les milieux riches en protéines. Il est soupçonné d’être cancérigène et d’avoir des effets néfastes sur la reproduction humaine. Toutefois, en 2002, un rapport du Comité scientifique des médicaments et des dispositifs médicaux de l’Union européenne concluait que les effets positifs du DEHP et son faible coût étaient prépondérants sur les
risques. En 2008, le Comité nuançait son avis (1). Le DEHP fait partie des phtalates qui ont été interdits en 2006 dans les jouets. Il existe des solutions de remplacement au DEHP. Divers plastifiants ont été développés comme le trioctyl trimellitate (TOTM), le di-(isononyl) cyclohexane-1,2-dicarboxylate (DINCH), le di-(2-éthylhexyl) adipate (DEHA) ou le butyryl trihexyl citrate (BTHC). « L’interdiction de l’utilisation des phtalates dans les jouets a poussé le développement de nouveaux plastifiants », constate François Capitaine, directeur recherche et développement de Technoflex. Des alternatives plus chères mais dont le prix se rapproche de celui du DEHP. « Ces dernières années, le prix de ces plasti-
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fiants a fortement chuté. Il évolue très vite. La forte demande d’alternatives va aider à baisser les prix. » Toutefois, le PVC a mauvaise presse car il est assimilé aux phtalates qu’il contient. Certains grands groupes d’agroalimentaire, de cosmétiques ou des distributeurs développent des stratégies pour ne plus utiliser de PVC dans leurs emballages. En santé aussi, certains veulent bannir le PVC. Par exemple, le projet européen « PVC-free blood bag » a pour objectif de développer une poche pour conditionner le sang sans PVC. Il faut dire qu’actuellement il n’existe pas d’alternative à ce matériau. D’ailleurs le PVC avec DEHP est la seule matière plastique préconisée par la pharmacopée européenne pour l’emballage et le stockage du sang. En effet, le DEHP aide à la stabilisation des globules rouges et permet une meilleure conservation du sang. Pour l’instant, les alternatives au PVC avec DEHP ne permettent pas de conserver le sang aussi longtemps.
Alternatives C’est un des points sur lesquels les membres du projet « PVC-free blood bag » travaillent. Les laboratoires Aguettant développent aussi une poche sans PVC. « Nous essayons d’anticiper les réglementations. Depuis l’interdiction dans les jouets, l’interdiction des phtalates dans la santé était suspendue comme une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. C’est pourquoi quand nous avons commencé à développer notre poche, nous sommes allés vers des matériaux autres que le PVC », explique Danielle Labrèche, directrice de l’innovation des laboratoires Aguettant. De plus, le PVC n’est pas approprié pour conditionner tous les médicaments. Beaucoup de médicaments sensibles aux extractibles comme ceux issus des biotechnologies ne sont pas compatibles avec celui-ci. « Le PVC utilisé pour les applications médicales comme les poches souples est en réalité un matériau constitué de deux composants principaux : le PVC et un plastifiant. Le PVC seul, est un matériau extrêmement rigide. Pour l’assouplir, des plastifiants sont utilisés. Or, à aucun moment il n’y a de liaison chimique covalente entre le PVC et le plastifiant, c’est pourquoi les extractibles sont beaucoup plus importants avec le PVC médical qu’avec des matériaux à
Des blisters sans PVC Pour les blisters, des alternatives au PVC sont aussi développées. Sur Pharmpack Europe qui se déroulait les 13 et 14 février 2013, Techni-Films, filiale de Techni-Plex, présentait son offre de substitution. « Le PVC est le matériau historique le plus couramment utilisé pour fabriquer des blisters, que ce soit en monomatériau ou en multicouche, explique Michael van der Berg, directeur développement monde de l’activité emballage pharmaceutique de Techni-Films. C’est un matériau économique et écologique car il a une faible empreinte carbone. Toutefois, et c’est un vrai problème, il a mauvaise presse et beaucoup de grandes entreprises mettent en place des politiques pour l’éliminer. » Michael van der Berg rappelle qu’il existe plusieurs alternatives au PVC : « Les films en polypropylène (PP) demandent des lignes de thermoformage spécifiques et donc un investissement important. Les multicouches PP/COC/PP présentent des effets barrières et des coûts moyens. Les films en polyéthylène téréphtalate (PET) traditionnels ont eux de très bonnes propriétés barrières mais des coûts importants. » Techni-Films propose un nouveau film PET au procédé de fabrication intégré de la polymérisation à l’extrusion des feuilles, le melt-to-sheet-PET ou MTS-PET. Ce nouveau procédé de fabrication permet de baisser les coûts de production et d’obtenir un film bon marché avec de bonnes propriétés. Une version contenant un agent dessiccant a aussi été développée.
base de PP. Pour des anticancéreux ou des antibiotiques, le PVC ne convient pas, nous utilisons des poches à base de polypropylène. » Concernant les dispositifs médicaux, l’interdiction du BPA pose, elle, pro-
le dehp est le seul plastifiant du pvc reconnu par la pharmacopÉE EUROPéenne blème pour les pièces en polycarbonate (PC) comme les connecteurs. « Le BPA est un des deux composants de base du polycarbonate. On ne peut pas obtenir de polycarbonate sans BPA, explique François Capitaine. On ne peut donc pas dire qu’il n’y a aucune trace de BPA dans le polycarbonate ». Interdire le BPA signifie donc trouver un remplaçant au polycarbonate. « Le PC possède de nombreuses propriétés intéressantes pour les applications phar-
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maceutiques : il est rigide, très cassant, très transparent et il résiste au passage à l’autoclave. À ma connaissance, il n’existe pas d’autre matériau qui regroupe toutes les propriétés du polycarbonate, poursuit François Capitaine. Il faut donc trouver une matière de remplacement pour chaque application. » Technoflex propose déjà des solutions pour ses différents produits. « Par exemple, pour les connecteurs sécables à la main, nous avons trouvé une résine à base de polypropylène (PP) cassante pour remplacer le polycarbonate. Pour les éléments sertis, déformés, nous utilisons une autre résine à base de PP. Ainsi, pour les ports d’injection, nous pouvons utiliser notre résine PP Inerta. Pour les pièces de très grande transparence et celles résistant à la stérilisation par autoclave, nous proposons un polymère très particulier. » En conclusion, ne pas utiliser de matériaux contenant des phtalates ou du BPA est possible mais demande des études au cas par cas. Outre faire passer des lois, il faudrait aussi inciter la pharmacopée européenne à évoluer. En effet, le DEHP est encore le seul plastifiant reconnu par cette institution… Mirabelle Belloir (1) J. Simmchen, R. Ventura et J. Segura : Progress in the Removal of di-[2-ethylhexyl]-phtalate as plasticizer in blood bags. Transfusion Medicine Reviews, vol 26, n°1, p27-37, janvier 2012
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cfia rennes 2013 les nominés aux trophées de l’innovation ■ A l’occasion du Carrefour des fournisseurs de l’industrie agroalimentaire (CFIA),
Emballages Magazine a réalisé une avant-première publiée dans le guide de visite distribué à l’entrée du salon et en ligne sur emballagesmagazine.com. ■ La liste de nominés aux Trophées de l’Innovation est en page 60-62 et les conférences en page 64.
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Concours
VINGT NOMINÉS AUX TROPHÉES DE L’INNOVATION Les lauréats sont dévoilés le 12 mars lors de la soirée des exposants. Nouvelle étape dans l’organisation des Trophées de l’Innovation : réuni le 12 février à Rennes (Ille-etVilaine), le jury, composé de professionnels de l’agroalimentaire et de journalistes dont Emballages Magazine faisait partie, a choisi ses lauréats parmi 20 dossiers présélectionnés sur 90 dossiers envoyés. Répartis dans les quatre sections que
sont Emballages et Conditionnements, Equipements et Procédés, Qualité, Hygiène, Services et Ingrédients et PAI, ces vingt nominés ont pu faire une présentation orale d’une quinzaine de minutes afin de défendre la qualité de leur dossier. Les lauréats sont dévoilés le 12 mars lors de la soirée des exposants. Henri Saporta
section Emballages et Conditionnements • Avery Dennison pour LPA 81x powered by Avery Dennison Lightsmart Technology La nouvelle LPA 81x powered by Avery Dennison Lightsmart Technology (LPA 81x) d’Avery Dennison, contribue à améliorer la productivité, l’efficacité et à réduire l’impact sur l’environnement en diminuant les déchets générés par le papier ainsi que la consommation d’eau et d’énergie. • Emin Leydier pour Emballages le plateau fromager Elytra Une nouvelle application de plateau Elytra au contact alimentaire pour les produits fromagers (type saint-marcellin) a été développée sur le site de Montsûrs (Mayenne) d’Emin Leydier. • Gpack pour Concept Labyrinthe Fromage sensible aux bactéries, Caprice des Anges libère quelque 30 ml
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de sérum. D’où la nécessité d’un emballage spécifique qui piège ce sérum dans un labyrinthe. • Gpack pour Décoration HQF De par sa très haute qualité graphique proche de la photographie, et son coût attractif par rapport à une solution étiquette et manchon, la solution flexographique HQF offre une qualité de décor premium plus économique et proche de l’étiquetage dans le moule (IML). • Meca Systeme pour Prise sur palette (PSP) Le système de prise sur palette (PSP) est une solution permettant de prendre les découpes directement sur la palette pour alimenter la formeuse de caisses. Il est possible d’utiliser des palettes ayant deux piles de cartons avec une cadence de 1 200 découpes à l’heure.
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section équipements et Procédés • Baumer pour les détecteurs de niveau intelligents CleverLevel Les détecteurs de niveau CleverLevel de Baumer remplacent les solutions à lames vibrantes et leurs inconvénients et sont les seuls à être proposés en version Atex. • Boccard pour Boclock Quand le raccord process devient intelligent. • JBT Foodtech pour le système Dry-Fry JBT Foodtech, fournisseur de solutions globales pour l’industrie agroalimentaire, a développé et intégré à ses systèmes en ligne continue un nouveau procédé appelé Dry-Fry qui permet de contrôler les graisses sur les produits enrobés-panés avec une réduction jusqu’à 50 % de l’apport d’huile.
• Marel France pour Masterlink Masterlink est un système polyvalent pour la production de saucisses en boyau naturel à longueur réglable. La solution se caractérise par une bonne fermeture des extrémités du produit sans torsade et génère une économie de boyau. • TSA Inox pour Eco-sté2 Eco-Sté2 est un support pour la stérilisation (baby food, pet food, plats cuisinés ou préparations en sachets...). Ce support innovant allie la légèreté d’un cadre en aluminium à une structure inox pour la résistance et l’élasticité. La structure inox peut être modifiée pour les différents produits à stériliser.
Section QUALITÉ, HYGIÈNE, SERVICES • CLAUGER pour BIO CONTROL CYCLONIQUE Le Bio Control Cyclonique est un caisson de conditionnement d’air dont la principale caractéristique est la suppression des éléments d’échanges thermiques traditionnels (batteries ailettées). Ils sont avantageusement remplacés par une pulvérisation d’eau. • DECAGON pour le VAPOR SORPTION ANALYZER (VSA) Pour les chercheurs en agroalimentaire ou en pharmacie, les données de sorption d’humidité peuvent faire ou défaire un produit. L’analyseur de sorption d’humidité aqualab (VSA) apporte simplicité et contrôle au processus de collecte des données.
et la réutilisation des solutions de nettoyage utilisées lors des cycles de nettoyage en place (NEP). Ou Cleaning-in-Place en anglais (CIP). • SEALPAC France pour PACINSPECT Avec un système de double inspection intégrant de multiples capteurs, le Pacinspect contrôle les barquettes en combinant différentes étapes de contrôle optique et mécanique. • SPECTRALYS INNOVATION pour AMALTHEYS Amaltheys est un analyseur de fluorescence conventionnelle, basé sur 15 ans de recherche, développé, produit et commercialisé par Spectralys Innovation.
• LE GARREC pour GREEN CIP Le procédé Green CIP repose sur la récupération, la régénération
Section INGRÉDIENTS et PAI • CHR HANSEN pour YOFLEX PREMIUM ET CREAMY Le yaourt est devenu un mode de consommation à part entière. Le marché des produits “santé” grandit, grâce aux produits à faible teneur en matières grasses. “Naturel” et “sans additifs” font maintenant partie intégrante du vocabulaire des consommateurs à la recherche de bien-être. • JEAN NIEL pour HORS SAISON AROMATIQUE Un positionnement d’entreprise engagé : offrir une véritable valeur gustative ! Si nous devions parler d’innovation avec cette collection, il faudrait commencer par parler d’évolution « métier ».
conformément au recueil des usages. Ixo pépite se présente sous forme de pépites de 2 à 3 mm de diamètre. • TIPIAK PANIFICATION pour BILLES DE CROÛTONS Tipiak, spécialiste et leader national en croûtons, lance une innovation de rupture, les billes de croûtons pour les industriels de la soupe, des salades et du traiteur frais. • WEISHARDT INTERNATIONAL pour STAB’MOUSSE Le Stab’Mousse est une base foisonnante stabilisante permettant de réaliser de véritables mousses de légumes et de poissons thermisées pour la distribution au rayon frais.
• NUTRIXO INDUSTRIE pour IXO PÉPITE Ixo pépite est un mélange de fractions du grain de blé tendre qui, associé à une farine T55, permet de reconstituer une farine complète,
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Conférences
Rendez-vous avec les experts Durant les trois jours du salon, des experts se partagent la tribune pour développer des sujets d’actualité de la filière agroalimentaire. Mardi 12 mars
mercredi 13 mars
10h – 11h « Lean Management : retour d’expérience sur 10 années de déploiement frénétique » Conférence présentée par José Gramdi, enseignantchercheur à l’Université de Technologie de Troyes et responsable de son Usine-Ecole - inventeur du concept et de l’indicateur de Performance Interactionnelle Globale.
9h – 10h « La clé d’une coopération réussie avec vos fournisseurs ; ou comment améliorer la performance de votre entreprise tout en assurant la sécurité du consommateur final ? » Par Philippe Auroi, Directeur expertise métier et stratégie produit EMEA, Trace One.
9h15 – 10h « Référentiel IFS version 6 - Food Defense : Retour d’expérience sur les premiers audits en industrie agroalimentaire » Conférence présentée par Jean Marc Cingarlini , Responsable Sûreté industrielle Société CTV - Anne Farouk, Ingénieur Certification, Eurofins Certifications
11h15 – 12h15 « Quels marchés alternatifs pour les IAA ? Restauration hors foyer et circuits de distribution alternatifs (distribution automatique, stations-services, e-commerce, salles de cinéma et parcs d’attractions…) » Conférence présentée par Isabelle Senand, directrice d’études, Precepta Groupe Xerfi. Les marchés alternatifs à l’hypermarché constituent un véritable relais de croissance pour les industriels agroalimentaires. Ce marché continuera de progresser du fait de modifications structurelles dans les habitudes de consommation des ménages. Le nomadisme alimentaire, la déstructuration des repas, la montée en puissance des loisirs (parcs d’attractions, multiplexes), la bonne résistance des circuits de proximité, etc. assurent un socle solide au développement de ces réseaux qualifiés « d’alternatifs ».
10h – 11h « Les nouvelles technologies au service de l’homme » Conférence animée par BDI, Valorial, la Meito, l’Institut Maupertuis, Photonics Bretagne et le CEA List.
10h15 – 11h15 « 2013 : la RFID au cœur de projets structurants pour les supply chain du secteur agroalimentaire » Conférence-débat présentée par Gaël Tournesac, animateur de l’association RFID Bretagne Développement, avec la participation d’industriels offreurs et d’utilisateurs de solutions RFID.
12h30 – 13h30 « Des solutions performantes au Gaz Naturel pour optimiser Process et Chauffage des locaux : retour d’expérience ». Conférence présentée par Grégory Verbrugghe, Responsable du Marché Industrie et Jean Terrier, Chef de Produits, GrDF. Ces derniers mois, GrDF a mené, chez des industriels, des campagnes de mesures afin de mesurer la performance de solutions permettant une production optimisée de vapeur, d’eau chaude et de chauffage des bâtiments de grands volumes. Nous vous invitons donc à découvrir le bilan de ces résultats, ainsi que les nouvelles solutions gaz naturel innovantes (biométhane) répondant à vos enjeux environnementaux. 14h – 16h « Des outils pour accompagner vos projets d’innovation » Conférence présentée par Valorial, Oseo et Bretagne Développement Innovation. 16h15 – 17h15 « EHEDG : la conception hygiénique des équipements au service de la sécurité des aliments » Conférence organisée par Laval Mayenne Technopole et EHEDG France.
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11h15 – 12h15 « Conséquences de la nouvelle réglementation européenne sur les stratégies des entreprises » Conférence présentée par Sophie de Reynal, directrice marketing et commercial, agence Nutrimarketing SA. Le règlement 1924/2006 sur les allégations nutritionnelles et de santé a fait l’effet d’une bombe au sein de l’industrie alimentaire, au fur et à mesure du rejet des demandes d’allégations par les experts de l’EFSA. La parution de la liste positive des allégations de santé génériques autorisées en mai 2012 et la nécessité de se mettre en conformité avant le 14 décembre 2012, ont obligé les industriels à s’adapter et à revoir leurs stratégies de développement sur la tendance santé. Nous vous proposons un panorama des diverses stratégies mises en place. 12h30 – 13h30 « Optimisation des stations de nettoyage en place en vue d’économiser votre consommation en eau, en produits chimiques et en énergie » Conférence présentée par Schneider Electric. L’industrie agroalimentaire est soumise à des normes de sécurité, d’hygiène, et environnementales de plus en plus strictes. Les autorités sanitaires imposent des nettoyages quotidiens afin d’assurer aux consommateurs une sécurité alimentaire toujours meilleure, et une qualité de produit irréprochable. Le nettoyage en place (NEP) est devenu une priorité. 14h – 15h « Ingrédients/PAI : La nature, source d’innovations pour des aliments sûrs et sains ? » Table ronde animée par Roland Conanec (CBB Développement, Rennes) délégué thématique « Ingrédients » du pôle de compétitivité agroalimentaire Valorial. 15h15 – 16h15 « Le Bilan Carbone en IAA : un levier de performance économique et environnementale à saisir » Conférence présentée par Jean-Luc Cade, Secrétaire Général de l’ABEA.
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11h30 – 12h30 « Achetez vos machines autrement, une démarche gagnante ! » Conférence présentée par la Carsat Bretagne. Les machines peuvent présenter des situations de travail qui exposent les salariés à des douleurs, aux accidents du travail, aux maladies professionnelles. Ces atteintes à la santé des salariés ont un impact sur la productivité, la qualité, la gestion du personnel, le climat social et coûtent à l’entreprise au-delà de la seule cotisation « accidents du travail ». Comment mettre en place une démarche gagnante d’acquisition des machines pour atteindre les objectifs de l’entreprise ? 13h – 14h « Maîtrise des projets R&D et des informations Produits : les nouveaux enjeux des industries agroalimentaires ? Bonnes pratiques, outils et retours d’expérience » Conférence présentée par Vincent Lafaye dirigeant de Food Development, Christophe Mahé Chef de projet chez VIF et un client témoin. 14h – 15h « Recherche au service des économies d’énergie dans les IAA » Conférence présentée par Françoise Gorga, ingénieur et chargée de mission Recherche de l’ANIA. 15h – 16h « Le groupe EDF accompagne les acteurs de l’Industrie agroalimentaire dans leurs choix de solutions énergétiques » Conférence présentée par EDF. 16h – 16h30 « Optimiser le conditionnement des eaux dans l’industrie agroalimentaire par une approche globale produit et matériel » Conférence présentée Thomas Feron, Responsable Activité Produits formulés.
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Manutention
Robots, à la fois polyvalents et rapides L’architecture et la cinématique des robots évoluent de manière à associer flexibilité d’emploi, rapidité d’exécution et précision des positionnements. Le tout avec l’aide de systèmes de vision.
photo Kuka France
Aujourd’hui, les robots fonctionnent avec rapidité et précision tout en offrant une grande polyvalence, qu’ils interviennent dans des opérations de conditionnement de produits nus, d’emballage secondaire ou de palettisation. Alors que les robots polyarticulés anthropomorphes se distinguaient surtout par leur flexibilité d’emploi grâce à la grande variété de mouvements que leur offraient leur architecture et le nombre de degrés de liberté dans les articulations, ces matériels sont maintenant aussi très
La rapidité, le faible poids, et la facilité d’intégration, avec la possibilité de le brancher sur une prise de 220 V, constituent les atouts du KR Agilus, le dernier robot de Kuka, dédié au pick-and-place.
précis : ils sont désormais capables de travailler avec une répétabilité inférieure au dixième de millimètre. Dotés de cinq ou six degrés de liberté, ils ont tendance à remplacer les architectures Scara dans grand nombre d’applications du secteur de l’emballage. Plus rapides, faciles à intégrer et fiables, ils demandent aussi moins d’entretien et de maintenance. Quant aux robots à architecture parallèle – appelés aussi Delta, « araignée » ou encore « tripodes » – ils arrivent non seulement à déplacer leurs charges à grande vitesse mais réussissent aussi à maintenir leurs cadences et leurs accélérations sur l’ensemble de l’enveloppe de travail. Reste que l’architecture n’est pas tout. La rapidité du changement des préhenseurs au bout des bras des robots accroît aussi la flexibilité des opérations de conditionnement et d’emballage. Sur certains équipements, les bras robotisés se changent en une minute seulement. Sur les robots de palettisation, il existe même des outils de préhension à fonctions multiples capables de déplacer des produits nus ou emballés, des palettes, des colis et des intercalaires. Vouloir faire davantage en prenant le moins de place possible, afin d’éviter l’investissement dans des mètres carrés supplémentaires en cas d’augmentation des volumes de production, fait aussi évoluer la conception des robots et des cellules robotisées. Les robots sur pied sont plus compacts et certains modèles sont conçus pour se fixer au mur ou au plafond de manière à laisser toute la place au sol disponible. Enfin, rares sont les solutions robotisées à fonctionner sans système de vision. Ce dernier aide à localiser et à guider les produits ou les emballages à manipuler. Il participe aussi au contrôle de la qualité des opérations.
A quoi ça sert ? Les robots sont toujours plus utilisés dans l’emballage. Ils servent à introduire des produits nus dans des conditionnements, dans le cadre d’applications appelées « pick-andplace », à placer des produits conditionnés dans des caisses (packing) et des caisses sur des palettes (palletizing).
Quelles sont les technologies utilisées ? Il existe trois typologies d’architecture de robots : à bras parallèles (appelés aussi Delta) appréciés pour leur vitesse ; Scara, très rigides et précis ; polyarticulés, employés dans les applications exigeant plus de souplesse et de puissance dans le soulèvement de la charge.
Sur quoi portent les évolutions techniques ? La rapidité ; la compacité ; l’hygiène avec des machines qui affichent désormais des indices de protection IP 65 en standard, et parfois bien au-delà (IP 67) pour des applications en pharmacie et dans l’alimentaire.
Quels sont les prix ? À partir de 20 000 euros pour les robots Delta les plus simples jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros pour certaines cellules robotisées.
Geneviève Hermann avec Tiziano Polito
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//// Robots Parallèle à très haute cadence
Avec poignet IP 67
Destiné à la manipulation de produits à très haute cadence et sur un très large volume de travail, l’Adept Quattro s800H est un robot parallèle à 4 degrés de liberté. Développé par le Laboratoire d’informatique, de robotique et de microélectronique de Montpellier (LIRMM), il transporte des charges jusqu’à 4 kg et affiche des accélérations jusqu’à 15 G. Sa cinématique lui permet de maintenir ses vitesses et accélérations sur l’ensemble de l’enveloppe de travail. Ce robot est doté d’un indice de protection IP 65 sur sa base et IP 67 au niveau des interfaces avec les outillages. L’intégration des variateurs dans la base du robot et l’installation du contrôleur dans un coffret fixé sur la cellule de production libèrent toute la place au sol.
Le robot polyarticulé 6 axes MH50 déplace jusqu’à 50 kg dans un rayon de 2 061 mm. Il se monte au sol, au mur ou au plafond. Disponible avec un poignet de protection IP 67, il se déplace avec rapidité.
Constructeur : Adept Technology. Caractéristiques : Diamètre de travail de 1 600 mm sur une course verticale jusqu’à 500 mm. Prix : À partir de 33 900 euros. Applications : Manipulation de produits alimentaires solides et de produits pharmaceutiques.
Constructeur : Yaskawa. Distributeur : Yaskawa France. Caractéristiques : Répétabilité de + ou – 0,07 mm. Prix : NC. Applications : Manutentions, services machines, process et dépose.
Robot polyarticulé très rapide
Avec guidage vision
Disponible avec 5 ou 6 axes de déplacement, le KR Agilus est un robot polyarticulé qui se distingue par sa rapidité et sa précision d’exécution. Il déplace des charges de 6 à 10 kg sur un rayon d’action de 700, 900 et 1 100 mm. Facile à intégrer, il convient aux besoins des industries de l’agroalimentaire, de la pharmacie, de la cosmétique, de la mécanique et de l’électronique.
La ligne PicPacView est conçue par assemblage de cellules standardisées à base de robots Delta ABB IRB360 ou Scara Stäubli TS ou TP. Cette installation de pick-and-place à très haute cadence comprend un système de vision pour le guidage et le contrôle qualité des produits. Elle comporte une interface unique pour le pilotage des robots, de la vision et de l’ensemble des automatismes. Cette interface de commande unique simplifie la conduite et assure des changements de production instantanés.
Constructeur : Kuka Robot Group. Distributeur : Kuka France. Caractéristiques : Jusqu’à 60 coups/min avec 6 axes et 120 coups/min avec 5 axes en application tracking avec vision. Prix : À partir de 18 000 euros. Applications : Modèle 6 axes pour le conditionnement, l’assemblage et la manutention. Modèle 5 axes pour le conditionnement et le pick-and-place.
Constructeur : PicPacSystems Solutions Robotiques. Caractéristiques : Cadence jusqu’à 150 cycles par minute par cellule. Prix : À partir de 110 000 euros la cellule installée. Applications : Conditionnement de biscuits, de produits de boulangerie, de confiseries, de plats préparés, de produits surgelés ou de glaces.
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//// Robots Très rapide pour pièces légères Le robot 4 axes TP80 Fast Picker manipule très rapidement des petites pièces très légères de moins d’1 kg. Il remplace efficacement les robots à architecture parallèle. Il intervient dans un rayon d’action de 800 mm. La finesse de son avantbras facilite l’accès aux zones confinées. Les câbles utilisateurs, électriques et pneumatiques, sont intégrés à l’intérieur du bras et disponibles sur l’avant-bras jusqu’à la bride porteoutil. Le TP80 bénéficie d’une classe de protection IP 54 en standard et IP 65 en option avec capot et soufflet. Sa fixation murale supprime les besoins d’un portique coûteux et encombrant indispensable aux robots à architecture parallèle.
Cellule avec robots Adept Destiné à introduire des produits individuels dans une étuyeuse ou directement dans un carton, le module d’Euro.cri est équipé de deux ou trois robots Adept, d’un tapis de reprise et de transfert des produits, d’un système de vision et d’un convoyeur placé à la perpendiculaire de chaque robot permettant de stocker jusqu’à 20 minutes de produits. Les robots de type « araignée » modèle Quattro disposent de 3 axes de liberté. Cette cellule robotisée fonctionne avec différents systèmes de préhension : pinces, ventouses ou têtes d’aspiration. Une bonne gestion des flux de produits en amont permet de limiter le nombre de robots.
Constructeur : Euro.cri. Caractéristiques : Cadence de 80 à 110 prises par minute par robot en 2, 3 ou 4 étapes avant dépose dans l’étuyeuse ou le carton. Prix : NC. Applications : Manipulation de pochons de biscuits, de pâtisseries, de surimis et de produits emballés sous flow-pack, en barquettes ou en sachets préformés.
Constructeur : Stäubli. Caractéristiques : Vitesse jusqu’à 200 coups par minute en fonctionnement continu. Répétabilité inférieure à + ou – 0,05 mm. Prix : NC. Applications : Conditionnement, manutentions et assemblages dans les industries du photovoltaïque, de l’agroalimentaire, de la pharmacie, des biens de consommation, de l’électronique et de l’automobile.
Transfert robotisé Le Transmodule est un robot de transfert qui sert au déplacement et au positionnement de boîtes, barquettes ou découpes en carton à l’intérieur de cellules de travail. Il fonctionne sans guides latéraux ou supérieurs, les éléments à transporter étant aspirés par le fond ou portés dans des cassettes. Le Transmodule s’utilise aussi pour le transport d’outils lors de leur changement automatique sur les lignes d’emballage. Il déplace des charges jusqu’à 30 kg.
Constructeur : Gerhard Schubert. Caractéristiques : Vitesse jusqu’à 4,5 m/s. Accélération jusqu’à 8 m/s. Prix : NC. Applications : Secteurs de l’agroalimentaire, du surgelé, de la pharmacie, de la cosmétique et autres.
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//// Robots
Robot anthropomorphe de palettisation Le Skilled 603 est un robot anthropomorphe à 4 axes de liberté capable de déposer quatre produits différents sur quatre palettes. Les palettes vides sont alimentées en automatique et les intercalaires sont disposés sur un magasin intégré. Ses mouvements sont entraînés par des moteurs brushless via des réducteurs planétaires à jeu réduit. Ce robot déplace des charges jusqu’à 180 kg avec possibilité de charge supplémentaire sur bras de 50 kg et sur base tournante de 200 kg.
Constructeur : Euroimpianti. Distributeur : MS Emballages. Caractéristiques : Vitesses de déplacement des axes A1 à 105°/s, A2 à 105°/s, A3 à 95°/s et A6 à 300°/s. Cadence jusqu’à 900 cycles à l’heure. Prix : À partir de 80 000 euros. Applications : Tout type de palettisation.
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//// Robots Montage des bras en une minute
Avec interface opérateur intuitive
Adapté aux manipulations sur lignes d’emballage primaire, le Delfi déplace les produits sur le convoyeur ou directement dans des blisters ou des barquettes thermoformées, à l’aide de ventouses ou de préhenseurs « light-touch » montés sur 2, 3 ou 4 bras robotisés Delta à 4 axes de liberté. Ces bras se montent en une seule minute et les préhenseurs se changent très facilement sans outil. Cet équipement s’adapte très rapidement aux changements de production. Cinq minutes suffisent à en modifier les mouvements. Un système de vision aide à la localisation des produits à manipuler et au contrôle qualité. Une visualisation en 3D offre une vision précise des mouvements du robot.
Adapté à la manipulation de bouteilles de champagne, de vins et de spiritueux, le système Emboxage 6000 bpH fonctionne avec un robot 6 axes. Il se pilote en automatique via une interface opérateur tactile et intuitive.
Constructeur : Duguit Technologies. Caractéristiques : Cadence jusqu’à 20 000 bouteilles à l’heure Prix : À partir de 85 000 euros. Applications : Emboxage, déboxage et encaissage de bouteilles. Constructeur : Demaurex. Distributeur : Beaurain Frères. Caractéristiques : Cadence jusqu’à 500 produits par minute. Prix : À partir de 200 000 euros. Applications : Alimentation d’ensacheuse, étuyeuse ou thermoformeuse avec des biscuits, des chocolats ou des produits pharmaceutiques.
Manipulateur tripode Le manipulateur tripode d’Ixapack se décline en 3, 4 ou 5 axes de liberté avec une charge admissible de 8 kg. Il fonctionne avec des préhenseurs personnalisés en fonction des produits à manipuler et s’intègre ou non sur les lignes de production. Ce robot sert à alimenter des machines telles que des operculeuses et des thermoformeuses ou à conditionner dans des étuis ou des caisses des produits individuels ou en lots en les positionnant dans différentes positions sur une ou plusieurs couches. Il est associé à des systèmes de vision afin de rendre plus souple la prise et la dépose des produits. Il possède une enveloppe de travail de 1 350 mm de diamètre et de 350 mm de haut.
Constructeur : Ixapack. Caractéristiques : Cadence jusqu’à 100 coups par minute. Prix : À partir de 25 000 euros. Applications : Secteurs de l’agroalimentaire (sachets souples, produits laitiers, plats préparés, etc.), de la cosmétique ou de l’industrie pharmaceutique.
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Préhenseur de sacs Le préhenseur de sacs Bag Handler fonctionne par aspiration. Muni d’un rebord en mousse épaisse pour compenser les déformations des sacs et d’une grille brevetée permettant de répartir le vide sur l’ensemble de leur surface, ce préhenseur est disponible avec ou sans générateur de vide intégré. Il se monte sur tous types de robots qu’ils soient polyarticulés ou cartésiens. L’ajout de clapets permet de l’utiliser sur de multiples formats de sacs.
Constructeur : Joulin. Caractéristiques : Prise inférieure à 0,5 seconde et cadence jusqu’à 30 coups par minute. Prix : À partir de 400 euros. Applications : Manutention de sacs ou de produits emballés sous film rétractable.
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//// Robots Facilité de programmation Le logiciel sous Windows du robot A1800 d’Okura permet de programmer facilement les différents formats à palettiser, les changements de schémas, la prise des palettes et celle des intercalaires. Puissant, flexible et rapide, ce robot polyarticulé 4 axes nécessite peu de maintenance du fait d’un nombre limité de pièces en mouvement. Il peut palettiser les produits provenant simultanément de six lignes de production.
Constructeur : Okura. Distributeur : Sermatec. Caractéristiques : Cadences de 1 800 cycles à l’heure. Prix : NC. Applications : Secteur de la logistique et tous types d’industries dont celles de l’agroalimentaire et de la chimie.
Regroupement de produits Le système robotisé de regroupement de produits de Cermex est doté d’un robot Fanuc à architecture Delta 4 axes avec une capacité de charge jusqu’à 6 kg. Ce robot se monte au plafond au-dessus du plan de travail. Son enveloppe de travail fait 1 350 mm de diamètre et 500 mm de haut sans aucune zone morte. La prise des produits se fait par ventouses. Ce système robotisé dépose les produits en tracking sur un convoyeur avant leur transfert dans une encaisseuse wrap-around. La souplesse et la précision de ses mouvements lui permettent de déplacer toute sorte de produits même très souples et difficiles à accumuler.
Constructeur : Cermex. Caractéristiques : Temps de cycle jusqu’à 0,3 seconde. Prix : NC. Applications : Marchés de l’agroalimentaire, de l’hygiène de la personne et de la pharmacie.
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conditionnement primaire
Cure de beauté pour boissons Formes originales et allégement tirent le marché des conditionnements de liquides. Bouteilles, gourdes, briques, Bag-in-box (BIB) ou boîtesboissons, les conditionnements de boissons sont variés. Tout comme les matériaux dont ils sont constitués. Le verre est toujours privilégié pour les produits haut de gamme comme les vins et spiritueux de luxe. Il apporte un côté « premium » aux jus de fruits mais sur ce segment, il est de plus en plus concurrencé par le plastique. Le polyéthylène téréphtalate (PET) monopolise, pour sa part, le marché des eaux et des sodas. L’aluminium et l’acier sont utilisés pour les boîtes boissons. Le BIB et l’outre (la version sans caisse du BIB) rencontrent, eux, de plus en plus de succès sur le marché du vin. Entre tous ces emballages très différents, deux tendances se distinguent : design original et allégephoto ball ment. En effet, les fabricants s’attachent de plus en plus à la forme de leurs conditionnements. Même pour leurs lignes standards, ils développent des courbes spécifiques pour se différencier de leurs concurrents. Cet effort est apprécié par les
L’allégement des emballages est un axe de développement dans le secteur des boissons.
marques dont l’objectif est de se distinguer dans les rayons. L’autre axe de développement est la course à l’allégement. Champagne, bordelaise ou bouteille pour spiritueux,
toutes voient leur épaisseur de verre diminuer pour améliorer leur empreinte carbone. L’objectif est le même pour le plastique. Pour améliorer leur bilan carbone, les industriels peuvent aussi utiliser des matériaux recyclés. Et ce n’est pas fini ! Les matériaux biosourcés gagnent peu à peu du terrain. Pour l’instant présents dans de faibles proportions, gageons qu’ils progresseront dans les prochaines années. Côté BIB, pour gagner du poids et de l’espace, la tendance est à supprimer la caisse en carton pour ne garder que l’outre. Concernant le métal, les fournisseurs travaillent également à la réduction des épaisseurs et l’introduction de matériaux recyclés. Mirabelle Belloir
Le mois prochain : conditionnements pour l’hygiène et la beauté ■ Pour présenter les nouveaux conditionnements pour l’hygiène et la beauté, Emballages Magazine interroge les entreprises répertoriées dans le Guide de l’Emballage.
■ Toutefois si vous avez des nouveaux conditionnements hygiène ou beauté que vous voulez présenter, vous pouvez contacter la rédaction. ■ Si vous n’êtes pas inscrit dans le Guide de l’emballage, vous pouvez le faire gratuitement auprès de Diane Fayolle, dfayolle@etai.fr – Tél. 01 77 92 93 49. ■ Référence de la profession, le Guide de l’emballage est disponible sur le site www.guidedelemballage.com
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conditionnements de boissons
Bormioli Rocco
Italesse
La division Arts de la table du verrier Bormioli Rocco enrichit sa gamme Multicolor de trois nouvelles couleurs : bleu, jaune et gris. Le verrier italien a créé ces teintes en s’inspirant des dernières tendances chromatiques apparues dans la mode et le maquillage. La bouteille-carafe Giara est un des nombreux produits à adopter ces nouvelles couleurs.
Depuis le rachat de Velvet Glass, Italesse se développe sur le marché des conditionnements en verre. La société italienne fait appel à une douzaine de designers pour concevoir des bouteilles aux formes originales. Italesse est spécialisé dans la production de verre extra-blanc.
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Bruni Glass Spécialiste du verre extra-blanc, Bruni Glass propose de nouveaux standards au design original. Ces bouteilles sont la réalisation industrielle de créations d’étudiants en design qui ont remporté un concours européen organisé par le verrier italien. La dernière-née est baptisée 540° en hommage à l’hélice qu’arbore son col. Cette bouteille a reçu une mention spéciale aux Pack Innovation Awards du salon Emballage 2012.
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O-I ne cesse d’innover en termes d’allègement. De nouveaux modèles de Bordelaise Caractère et de Bourgogne Référence se sont ajoutés à la gamme de bouteilles allégées Lean+Green. Par exemple, la Bourgogne Référence 460g remplace la Bourgogne Caractère du même poids. Elle présente une piqûre plus profonde que la bouteille Caractère pour répondre aux attentes des clients du groupe en quête de qualité au meilleur poids.
Verrerie du Sud Verrerie du Sud propose la bouteille Glynis au design original et élégant qui convient aux huiles, vinaigres fins, sirops ainsi qu’aux vins rosés et aux alcools. D’une contenance de 75 cl, elle est fabriquée en verre extra-blanc.
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conditionnements de boissons
Saverglass
Vetroelite Saverglass étoffe chaque année ses gammes de standards avec de nouvelles formes. Parmi les dernières lancées, la Bourgogne Maxima présente un col allongé lui apportant hauteur et élégance. Cette bouteille présente un profil moderne qui conserve toutefois toute aptitude aux manipulations bourguignonnes classiques.
Vetroelite propose trois bouteilles aux formes généreuses inspirées de la sculpture Les Trois Grâces de Niki de Saint Phalle. En verre extra-blanc, elles sont pensées pour le marché des spiritueux.
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Verallia Selective Line, la division haut de gamme de Verallia, enrichit sa collection de nouveaux standards. Parmi eux, Highlands est à destination des whiskies, scotchs et autres spiritueux. Cette bouteille en verre extra-blanc est proposée en différentes tailles.
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conditionnements de boissons
Rexam
Smurfit Kappa
Le spécialiste des boîtes-boissons, Rexam, propose une bouteille en aluminium, la Fusion Contour. Il s’agit d’une évolution de la bouteille Fusion. La Fusion Contour présente des formes féminines. Comme sa grande sœur, elle est produite à partir de la technologie d’emboutissage-étirage « Drawing and Wall Ironing » (DWI). Elle est également décorée avec le procédé Illustration Impact haute définition, qui permet un rendu photographique avec des finitions en mat ou brillant.
Smurfit Kappa Bag-in-box propose le Pouch-Up, un Bag-in-box sans caisse. Cette outre a déjà obtenu un Starpack au Royaume-Uni et un Oscar de l’emballage en France. Récemment, le Pouch-Up a reçu un Worldstar Packaging Award dans la catégorie Boissons, pour les emballages des cocktails Mojito et Cosmopolitan de Manchester Drinks (commercialisés par Malibu en France). Disponible dans des formats de 1,5 et 3 litres, le Pouch-Up est équipé d’un robinet Vitop compact. Il peut être imprimé en flexo HD sur toute sa surface.
Pdg Plastiques PDG Plastiques, spécialiste des préformes et bouteilles en PET, a développé les préformes avec fond Preblow, nominées à l’Oscar de l’emballage 2012. Il s’agit d’une technologie qui permet d’améliorer la répartition de la matière et l’allégement des bouteilles grâce à des préformes dont le fond est présoufflé. La gamme de préformes bague 29/25 pour des bouteilles de 200 ml à 1,5 l est principalement destinée au conditionnement des eaux.
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Ball Pour renforcer la protection du vin, produit extrêmement sensible, Ball Packaging Europe a développé une canette plus épaisse et dotée d’un revêtement intérieur spécifique. Selon la filiale du groupe américain, la « Protected Quality Can » assure la conservation des vins haut de gamme, tranquilles ou pétillants, jusqu’à douze mois sans aucune perte de qualité. En France, Ball travaille avec le remplisseur Très Vin pour partir à la conquête du marché. Ces boîtes sont disponibles dans des formats de 20 et 25 cl.
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conditionnements de boissons
Tetra Pak
SIG Combibloc
Tetra Pak propose la brique Tetra Prisma Aseptic 33 cl avec un nouveau bouchon DreamCap. Issu d’études ethnographiques sur le geste de boire, ce bouchon est décentralisé : il est positionné à cheval sur le dessus et le devant du pack, ce qui apporte un confort d’utilisation et un débit optimum. Ce produit a reçu un Oscar de l’emballage 2012.
La dernière-née de SIG Combibloc (Reynolds, groupe Rank) est une brique en forme de bouteille. Baptisée Combidome, elle veut allier les avantages de la brique en carton aseptique à ceux de la bouteille. La Combidome est entièrement en complexe à base de carton (certifié FSC). Situé au sommet de l’emballage, son bouchon à vis DomeTwist, d’un diamètre intérieur de 28 mm, permet de verser facilement le liquide ou de boire directement au goulot. L’emballage a été développé en premier lieu pour les boissons plates mais une version pour le lait UHT devrait sortir très rapidement.
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Un désherbant en stick à la base du stick, une petite quantité de gel sort de son conditionnement. L’utilisateur clique autant de fois que nécessaire pour obtenir la dose souhaitée. Il dépose ensuite le produit sur la feuille du végétal à éliminer. La texture gel permet au désherbant d’adhérer à la mauvaise herbe et ainsi, de ne pas couler sur les autres fleurs ou sur le sol. Le désherbant pénètre les feuilles de la plante indésirable et se répand jusqu’aux racines. Ce système simple d’utilisation et précis a été élu Produit de l’année 2013. Mirabelle Belloir
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Roundup introduit le stick dans le jardin. La marque de Monsanto propose en effet un gel désherbant dans ce conditionnement. Ce produit permet de cibler très précisément les mauvaises herbes dans les endroits délicats comme les massifs de fleurs, la pelouse ou le liseron, sans risque de projection sur les plantes environnantes ou sur le sol. Pour ouvrir le stick, il faut presser les ergots du capot tout en tirant celui-ci vers le haut. Ce système d’ouverture qui requiert deux opérations à la fois assure une sécurité enfant. En appuyant sur le bouton bleu
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