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N° 740 Lundi 30 Novembre 2015
Pfizer/Allergan, un deal à 160 Mrds $
L
a rumeur d’une fusion bruissait depuis quelques semaines (CPH n°736). Après son raid raté sur AstraZeneca l’an dernier (CPH n°678), Pfizer poursuivait son ambition d’opérations d’envergure, pour diversifier un portefeuille de produits vieillissant et se détacher d’une fiscalité américaine trop imposante. C’est désormais chose faite avec l’accord conclu avec Allergan. Et une fois encore le géant américain ne fait pas les choses à moitié. L’opération se chiffre à 160 milliards de dollars pour s’emparer de l’Irlandais. En 2014, Pfizer avait été jusqu’à proposer 117 Mrds $ pour AstraZeneca avant de jeter l’éponge. Et si les opérations à coup de milliards, voire de dizaines de milliards, se multiplient dans le secteur, aucune n’a atteint cette ampleur. Avec cette opération, Pfizer va même dépasser le record absolu, qu’il détenait depuis 2000 et la fusion à 116 Mrds $ avec Warner-Lambert (CPH n°94). Le propriétaire du Viagra applique toujours la même stratégie afin de compléter son portefeuille. Warner-Lambert lui avait apporté le Lipitor, blockbuster aujourd’hui vieillissant, aux revenus tombés de 11,4 Mrds $ en 2010 à un peu plus de 2 Mrds $ en 2014. Aujourd’hui, quatre des cinq principaux produits de Pfizer sont menacés par des pertes de brevet ou d’exclusivité. Son médicament principal, le Lyrica (5,17 Mrds $ en 2014) a perdu en juillet 2014 son exclusivité sur les « Pfizer Plc installera principaux marchés européens, où il avait généré des ventes de 1,6 Mrd $. Et Enbrel (3,8 Mrds $) et son siège en Irlande, et Celebrex (2,7 Mrds $) sont concernés par des pertes potentielles respectives de 2,8 et 1,9 Mrds $. Avec restera coté à New York » l’acquisition d’Allergan, lui-même issu de la fusion avec Actavis (CPH n°710), Pfizer met la main sur le Botox et le Restasis, notamment. Allergan apporte aussi un pipeline de plus de 70 molécules en phase II et III en développement, portant à plus de 100 molécules le pipeline du futur groupe. Sur le plan financier, la combinaison de Pfizer (48 Mrds $ de chiffre d’affaires en 2014) et d’Allergan (16 Mrds $ après la vente de ses génériques à Teva, CPH n°728) affichera un chiffre d’affaires de près de 62 Mrds $. Et les deux laboratoires estiment pouvoir dégager « plus de 2 Mrds $ de synergies opérationnelles », au cours des trois premières années après la finalisation de l’opération. Le futur groupe comptera environ 110 000 employés à travers le monde, dont 40 000 aux États-Unis. Pays que Pfizer entend bien quitter fiscalement. Car, ce n’est un secret pour personne : Pfizer cherchait une opération qui lui permette d’échapper à l’imposition américaine. Et pour mettre toutes les chances de son côté, c’est finalement Allergan Plc qui achète Pfizer Inc. La nouvelle entité se nommant Pfizer Plc et installant son siège en Irlande, tout en restant coté à New York. Les actionnaires d’Allergan recevront 11,3 actions de Pfizer Plc par action tandis que l’échange sera de 1 pour 1 du côté de l’Américain. L’opération valorise ainsi les actions d’Allergan à 363,63 $. Outre la transaction en actions, le groupe américain prévoit de régler entre 6 et 12 Mrds $ en numéraire. Dans les faits, les actionnaires de Pfizer détiendraient 56 % du nouveau groupe, tandis que 11 des 15 directeurs du bureau seront issus de l’Américain. Cette opération n’a pas manqué de soulever une levée de boucliers en pleine campagne pour les investitures à la présidentielle américaine, rapporte Bloomberg. Des prises de position qui pourraient jouer au moment de délivrer les autorisations réglementaires attendues pour cette mégafusion, que les deux groupes espèrent boucler au second semestre 2016. Avant d’engager une réflexion sur une possible séparation des activités « innoAurélie Dureuil vantes » et « établies » avant la fin 2018. n
Sommaire PANORAMA
CHIMIE
Pages 5-8
OO Un projet d’usine de PO et TBA pour LyondellBasell OO BOC se muscle au Royaume-Uni OO Air Products inaugure une usine au Texas OO CF et OCI déterminés à fusionner OO Orpic avance sur son complexe Liwa à Oman OO Deinove se muscle en Finlande OO Petronas sélectionne Tecnimont et HQC OO Global Bioernergies franchit deux étapes OO Chemours cède une usine à Dow OO Sinarmas Cepsa acquiert une unité en Allemagne OO Genomatica et Braskem produisent du butadiène OO Eviagenics vend une plateforme à Alderys OO Oui massif des actionnaires de Cytec à Solvay OO Clariant s’empare des actifs de Kilfrost
ZOOM
Page 10
OO Interview de Pierre Banzet, président de Synerlab
PHARMA
Pages 11-13
OO Sanofi investit 25 M€ à Saint-Aubin OO Sanofi et AstraZeneca s’échangent des molécules OO L’EFS inaugure sa plateforme de Besançon OO Almac se renforce en Irlande et au Royaume-Uni OO Accord entre Almirall et GSK OO AstraZeneca vend des droits à Perrigo
ÉQUIPEMENTS & SERVICES
Page 14
OO Jacobs dévisse légèrement en 2015 OO Danaher reprend une activité de Coesia OO Siemens inaugure un site en Alsace
SPOT-SCOPE
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CARNET – AGENDA
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Chimie Pharma Hebdo - Lundi 30 Novembre
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Page 2-3
OO Le CRITT Chimie se renomme Novachim OO Quatre semaines de réparations à Moerdijk OO Apprentissage : expérimentation sur la mobilité OO Bpifrance donne un coup de pouce à Carbios OO Mediator : la clôture de l’enquête repoussée OO Croissance morose pour la chimie européenne OO Lancement de « Médecine du futur » OO Chimie durable : Solvay s’engage pour 2025 OO Huntsman porte plainte en Chine
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Panorama Association
Incident
Le CRITT Chimie se réinvente et se renomme Novachim
Bpifrance donne un coup de pouce à Carbios
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Apprentissage
Expérimentation francoallemande sur la mobilité
(*) Centre régional d’innovation et de transfert de technologie
Acide polylactique
La société de chimie verte Carbios a reçu de Bpifrance 1,6 million d’euros au titre du franchissement de la troisième étape clé du projet collaboratif Thanaplast. Ce versement intervient alors que des objectifs ont été atteints à l’échelle du prépilote industriel, en matière de biodégradation, biorecyclage et bioproduction de PLA par voie biologique. Carbios avait déjà fait plusieurs annonces sur des succès obtenus lors de cette phase III (CPH n°723). Notamment le démarrage d’un pilote de plasturgie (CPH n°731), ainsi que la collaboration avec le CRITT Bio-Industries de Toulouse. Thanaplast est un projet collaboratif de R&D, conçu et dirigé par Carbios, et soutenu par Bpifrance dans le cadre du dispositif d’aide ISI (Innovation Stratégique Industrielle). Carbios, chef de file, a réuni dans ce pro-
Selon Chemical Week, les réparations sur le complexe pétrochimique de Shell à Moerdijk suite à l’incendie du 11 novembre (CPH n°739) devraient durer au total quatre semaines. Si l’enquête se poursuit, l’incendie résulterait d’une fuite du système de lubrification sur un compresseur. L’incident a été vite circonscrit. Le vapocraqueur devrait pouvoir redémarrer début décembre. Aucune autre unité du complexe n’a été touchée. IHS Chemical estime que cette interruption de production d’éthylène est l’une des seules observées ces dernières semaines en Europe. n J.C.
complétée par des services « associés » sur la base des connaissances et du savoir-faire de l’équipe : lettre de veille filière, diagnostic positionnement, conseil en développement de projets, conseil en réglementation… Compétents au plan technique et en gestion de projet, les chargés de valorisation proposeront des prestations adaptées aux spécificités de la filière. Ces changements structurels et économiques s’accompagnent d’un changement d’image. La cérémonie de son trentième anniversaire a été l’occasion pour le CRITT Chimie de dévoiler à ses partenaires et adhérents son nouveau nom. L’association s’appelle désormais Novachim, nom donné en premier lieu en 2009 à la structure labellisée PRIDES. Parallèlement, Bernard Milleliri, entouré de toute son équipe, a dévoilé le nouveau logo de Novachim. n Alexane Roupioz
Novachim
Le 19 novembre dernier, dans les locaux de la Villa Méditerranée à Marseille (Bouches-duRhône), le CRITT* Chimie-Formulation-Matériaux en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) a fêté ses trente ans en compagnie des différents acteurs de la chimie et de nombreux adhérents. « Nous sommes fiers de ce que le CRITT Chimie a fait pour l’économie territoriale depuis 1985, mais le monde change, et notre association aussi », a déclaré Bernard Milleliri, président du CRITT Chimie. Pour son trentième anniversaire, la structure veut faire peau neuve. Augmenter l’attractivité du réseau en mettant l’accent sur les relations entre les adhérents – tout en maintenant le niveau et la qualité de l’animation actuelle – est une priorité. « Actuellement, nous fonctionnons en étoile : le CRITT est au centre de toutes les relations. Nous aimerions développer un réseau avec une véritable coopération entre entreprises », explique le président. Parallèlement, l’organisme, jeune trentenaire, va engager une restructuration dans son fonctionnement. L’association fonctionne en partie grâce à des financements publics, mais ces derniers sont de plus en plus accordés sous contraintes. Le CRITT Chimie se doit donc de développer un nouveau modèle économique. « Les adhérents ne paieront pas pour les mêmes services qu’autrefois, nous allons nous réinventer », précise Bernard Milleliri. La « valeur ajoutée du réseau » sera
Quatre semaines de réparations à Moerdijk
jet plusieurs partenaires académiques et industriels (le CNRS/Université de Poitiers, l’INRA/TWB, Deinove, Limagrain Céréales Ingrédients, le Groupe Barbier). Initié en 2012 (CPH n°612), et prévu sur cinq ans, ce projet Thanaplast s’articule en cinq étapes clés qui correspondent chacune à des montées en échelle successives pour atteindre le stade d’industrialisation au terme des cinq ans. Ce sont 60 chercheurs qui travaillent depuis 2012 exclusivement sur les bioprocédés développés par Carbios. Doté d’un budget global de 22 M€, dont 15 M€ portés directement par Carbios, le projet Thanaplast est soutenu par Bpifrance à hauteur de 9,6 M€, dont 6,8 M€ dédiés à Carbios. À ce jour, Carbios a reçu 5,3 M€ et doit encore percevoir 1,5 M€ de Bpifrance, associés aux prochains franchissements d’étapes. n S.L.
Le Medef a annoncé un projet d’expérimentation de mobilité des apprentis entre la France et l’Allemagne. Mené par le ministère du Travail, le secrétariat d’État aux Affaires européennes aux côtés du Medef et de la CFDT, ce projet doit se dérouler à l’été 2016 sur trois à six mois. Entre 30 à 50 jeunes apprentis volontaires, français et allemands, devraient participer. Onze entreprises de part et d’autre du Rhin participent au projet : BASF, L’Oréal, Airbus, Safran, Alliantz, Danone, Siemens, Engie, Safran, Bosch et Michelin. Le programme Erasmus+ et l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ) financeront les coûts supplémentaires d’hébergement et de formation linguistique. Qualifié de « laboratoire », ce projet pilote doit « permettre d’identifier les blocages et difficultés, d’évaluer la valeur ajoutée de la mobilité pour les apprentis et pour les entreprises et, à terme, de parvenir à un statut unique de l’apprenti européen », précise le Medef. Alors que le programme d’échange universitaire Erasmus est un succès depuis des années, le développement de la mobilité à l’intérieur de l’UE dans l’apprentissage est extrêmement faible. Plus que la mobilité intra-europénne des salariés qui n’est que de 3 %, ajoute le Cefic. L’objectif est de renforcer la valeur ajoutée des formations, l’employabilité, et l’adéquation à la demande des entreprises. Selon le Medef, « ce projet pilote s’inscrit également dans le dispositif résultant de l’initiative du député européen Jean Arthuis, retenu dans le budget de l’UE à hauteur de 2,35 millions d’euros. La Commission doit lancer dans les prochaines semaines un appel à propositions à destination de partenariats de centres de formation d’apprentis implantés dans au moins deux J.C. pays différents ». n
Lundi 30 Novembre 2015 - Chimie Pharma Hebdo
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Panorama Mediator
Conjoncture
La cour d’appel de Paris a repoussé, le 20 novembre, la fin de l’enquête dans l’affaire du Mediator. Les actes d’enquête ont été validés par la cour d’appel mais la chambre de l’instruction a jugé caduque la décision des juges de mettre un terme à l’enquête, le 30 avril 2014. Cette décision est motivée par l’ouverture par les juges, après le 30 avril 2014, de scellés « susceptibles d’être utiles à la manifestation de la vérité », a indiqué une source proche du dossier à Reuters. Les juges devront donc de nouveau notifier aux différentes parties la clôture de l’enquête, ce qui a pour effet de repousser la date d’un éventuel procès à Paris, initialement prévu en 2015. Une trentaine de personnes physiques et morales ont été mises en examen dans l’enquête ouverte au pôle Santé du tribunal de grande instance de Paris. Le 22 octobre dernier, le tribunal de grande instance de Nanterre a condamné au civil les laboratoires Servier à indemniser deux victimes du Mediator à hauteur de 27 350 et 10 000 euros (CPH n°736). n A.F. avec Reuters
Toujours pas de renouveau ! Selon le dernier point de conjoncture délivré par le Cefic, la chimie européenne peiner à retrouver une croissance dynamique. Au cours des huit premiers mois de 2015, la production chimique affiche une croissance de seulement 0,3 % sur un an. Ce qui est encore loin de la perspective de 1 % ambitionnée par le Cefic, après avoir déjà été minorée au début de l’automne (CPH n°734). Sans surprise, les productions pétrochimiques sont encore en retrait (-4,9 % en août 2015 par rapport à août 2014). Sur la même période, celles de produits de grande consommation (+5,1 %) et d’inorganiques de base (+2,4 %) ont permis toutefois à la production d’enregistrer une croissance de 0,8 % en août, en glissement annuel.
La clôture de l’enquête repoussée
Nouvelle France Industrielle
« Médecine du futur », les travaux débutent Le gouvernement a lancé les travaux de la solution « Médecine du Futur ». Ils s’inscrivent dans le cadre de la deuxième phase de la Nouvelle France Industrielle. Le comité de pilotage de la solution « Médecine du Futur » s’est tenu le 24 novembre au ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Il est présidé par André Syrota, ancien président de l’Inserm et Olivier Charmeil, p-dg de Sanofi Pasteur. Il est composé de 28 personnalités qualifiées du monde académique, industriel et associatif. Quatre axes de réflexion ont été abordés lors de cette réunion : la médecine personnalisée ou de précision, la médecine connectée, la médecine réparatrice, et leurs impacts sur l’organisation des soins. Une feuille de route sera présentée au gouvernement d’ici à la fin du 1er trimestre 2016. Elle intégrera une analyse synthétique des grandes orientations de la médecine de demain, des propositions de projets industriels et des possibilités de consortia d’industriels, une identification des verrous financiers, fiscaux, réglementaires et administratifs à lever pour faciliter l’innovation dans la santé et favoriser le développement de filières françaises, et une proposition d’organisation permettant d’assurer une politique incitative en matière d’innovation industrielle en santé. n A.F.
Croissance toujours morose pour la chimie européenne De leur côté, les prix affichent un repli de 4,5 % au cours des huit premiers mois 2015 par rapport aux huit premiers mois 2014. De quoi aussi affaiblir les ventes. Sur les sept premiers mois 2015, elles ont faibli de 3 % par rapport à la période janvier-juillet 2014. En revanche l’excédent commercial des sept premiers mois, à 27,2 milliards d’euros, affiche un gain de 1,6 Mrd € par rapport aux sept premiers mois 2014. L’excédent avec l’Asie (hors Chine et Japon) a augmenté de 481 M€ (à 4,64 Mrds €), notamment. Mais celui avec les pays européens hors UE affiche un fort retrait de 1,7 Mrds € (à 5,2 Mrds €) en raison de la chute constatée des exports vers la Russie : -14,6 % sur les sept premiers mois en glissement annuel. n J.C.
Chimie durable
Solvay présente ses engagements pour 2025 Alors que la COP21 démarre, Solvay a récemment renforcé son engagement dans la chimie durable. Le groupe s’est engagé à réduire de 40 % l’intensité CO2 de ses activités, c’est-àdire les émissions de gaz à effet de serre par euro de valeur ajoutée, à l’horizon 2025. Pour cela, il s’appuiera sur son programme d’efficacité énergétique SolWatt, l’optimisation de ses procédés industriels, le développement de technologies propres ainsi que sur l’augmentation de la production et de l’approvisionnement en énergies renouvelables. En outre, à partir du 1er janvier 2016, le chimiste belge va mettre en place un prix interne du CO2 de 25 € la tonne. D’ici 2025, il compte aussi réaliser 40 % de son chiffre d’affaires avec des
solutions qui répondent aux enjeux du développement durable. « Nos priorités d’innovation concernent par exemple le développement de solutions nouvelles d’allégement des véhicules ou des avions visant à réduire les émissions de CO2 ou des solutions nouvelles d’allégement des véhicules ou des avions visant à réduire les émissions de CO2 ou des ingrédients de formulations avancées pour une agriculture performante et respectueuse de l’environnement », a précisé le groupe. Enfin, Solvay vise à diviser par deux le nombre d’accidents sur le lieu de travail, atteindre un taux d’engagement des salariés de 80 % et doubler le nombre de salariés impliqués dans une action sociétale d’ici 2025. n A.F.
Propriété intellectuelle
Huntsman porte plainte en Chine La division Textile Effects de l’Américain Huntsman a poursuivi en justice le groupe chinois Zhejiang Longsheng et ses filiales Zhejiang Keyong Chemical et Shanghai Colva Dyestuff. Il leur reproche d’avoir violé le brevet chinois de ses colorants noirs vendus sous les marques Novacron Super Black G et Novacron Super Black R. De fait, le groupe américain réclame 231 millions de yuans (34 M€) de dommages et
intérêts et une injonction contre d’autres infractions. En mai 2013, un tribunal chinois avait déjà condamné la filiale Colva pour violation de ce brevet, qu’elle a utilisé pour ses produits Colvazol Super Black LC-G et Colvazol Super Black LC-R. À l’époque, le tribunal lui avait ordonné d’arrêter immédiatement la production et la commercialisation de ces produits et de payer des dommages et intérêts à Huntsman. n A.F.
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Chimie Oxyde de propylène/TBA
LyondellBasell construirait au Texas la plus grande usine de PO et TBA au monde Le pétrochimiste étudie au plus près la possibilité de construire une gigantesque usine de production d’oxyde de propylène et d’alcool tert-butyl (TBA) sur son complexe texan de Channelview. LyondellBasell prendra une décision définitive à la suite des études d’ingénierie.
Le complexe de LyondellBasell à Channelview
Vaste programme de renforcement capacitaire aux États-Unis Ce gigantesque projet prendra forme sur le sol américain, évidemment, pour bénéficier de la disponibilité accrue en liquides bon marché issus de gaz naturel. C’est dans le Golfe du Mexique que LyondellBasell a étudié l’emplacement idéal avant de se décider pour son complexe de Channelview, au Texas, à l’est de Houston. Mis en service à partir de 1957, le complexe de Channelview s’étend aujourd’hui sur près de 1 600 hectares et recense déjà 2 000 salariés. La partie nord du complexe comprend deux vastes unités d’oléfines et produit de l’éthylène, du propylène, du butadiène mais aussi du benzène. La partie sud produit déjà de l’oxyde de propylène, du styrène monomère, et des dérivés.
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LyondellBasell
I
l pourrait s’agir du « plus important investissement en capital de l’histoire de LyondellBasell », se félicite Bob Patel, le p-dg. Lors de la première évocation du projet, en août 2014, Chemical Week avait mentionné un investissement probable de 1 milliard de dollars (CPH n°686). Ce qui ne serait pas étonnant tant LyondellBasell voit les choses en grand. La potentielle usine devrait disposer de capacités de plus de 450 000 tonnes par an d’oxyde de propylène (PO) et de plus de 900 000 t/an d’alcool tert-butyl (TBA). Une envergure qui en ferait d’emblée le plus grand site au monde pour ce type de productions, avance le pétrochimiste. Le projet pourrait créer 2 500 emplois pour la construction, et déboucher sur la création d’une centaine de postes pour la gestion des opérations une fois la mise en service effective. LyondellBasell n’a pas encore fixé publiquement de calendrier même s’il avait, dès 2014, évoqué 2019 pour un éventuel démarrage. Le groupe a indiqué que l’ingénierie d’avant-projet allait démarrer sous peu, tout comme le dépôt des demandes de permis environnementaux. Une décision définitive ne sera pas arrêtée avant la fin des études d’ingénierie.
Ce complexe texan fait déjà l’objet d’investissements. L’an dernier, LyondellBasell avait indiqué qu’il étudiait la possibilité d’ajouter des capacités de 250 000 t/an d’éthylène, alors que des travaux en cours devaient déjà augmenter les capacités de 115 000 t/an (CPH n°690). Le projet d’oxyde de propylène et de TBA s’inscrit dans le vaste programme de renforcement capacitaire lancé par le groupe aux États-Unis, essentiellement dans le Golfe du Mexique. LyondellBasell chiffre aujourd’hui à un total de 3 à 4 Mrds $ les investissements qu’il prévoit de déployer ces cinq prochaines années pour se muscler aux États-Unis. Les futurs volumes d’oxyde de propylène, si le projet est mené à terme à Channelview, seraient destinés aussi bien au marché local qu’à l’export, et répondront principalement à la demande pour la production de polyuréthanes. Ceux de TBA et de ses dérivés seront plutôt destinés aux mélanges d’essence à indice d’octane plus élevé, aux additifs pour lubrifiants, ou pour la production de caoutchoucs synthétiques. n Julien Cottineau
EN BREF Hawkins acquiert Stauber Le chimiste américain de spécialités, Hawkins, a conclu un accord pour acquérir auprès d’ICV Partner II la totalité du capital de son compatriote Stauber Performance Ingredients. Le montant de la transaction, prévue pour être finalisée fin décembre, s’élève à 157 millions de dollars (148 M€). Stauber, qui a généré 117 M$ de ventes entre septembre 2014 et septembre 2015, recense 160 salariés et dénombre deux usines en Californie et à New York. Il produit des spécialités pour l’agroalimentaire, la pharmacie, la cosmétique et les soins des animaux.
Technip remporte un contrat en Turquie
Borouge inaugure un centre d’innovation à Abou Dhabi
Technip a remporté un contrat pour un reformeur d’hydrogène en Turquie. L’unité est destinée à une usine de production d’hydrogène située près de la raffinerie Star, qui sera construite à Izmir et devrait entrer en service en 2018. Le reformeur disposera d’une capacité de 160 000 Nm3/h d’hydrogène et fournira de la vapeur de haute qualité, qui sera ensuite utilisée par la raffinerie. Il sera réalisé par le centre opérationnel de Technip à Zoetermeer, aux Pays-Bas.
Borouge a officiellement ouvert le 24 novembre son centre d’innovation à Sas Al Nakhl, à Abou Dhabi (Émirats Arabes Unis). Ce dernier sera focalisé sur le développement de polymères et des applications technologiques pour le domaine du bâtiment, de l’automobile et de l’emballage.
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Chimie Dioxyde de carbone
Une unité de purification pour BOC au Royaume-Uni BOC, une filiale de l’Allemand Linde, va construire sa première unité de purification de dioxyde de carbone (CO2) au Royaume-Uni. Celle-ci sera mise en place sur le site de Cargill à Trafford Park, dans le Grand Manchester. Elle capturera et purifiera du CO2 résiduaire pour le convertir en CO2 liquide de grade alimentaire. Le CO2 résiduaire sera approvisionné par Cargill, avec qui BOC a signé un accord. Le CO2 fourni par le géant américain de l’agroalimentaire provient d’un de ces procédés de fermentation du blé, qui permet la production d’alcool pour les produits de consommation comme les parfums, les bains de bouche ou les boissons. L’unité de purification sera capable de stocker 1 200 tonnes de liquides en vrac. « La majorité des matières premières pour le CO2 au Royaume-Uni provient d’unités d’ammoniac âgées et de moins en moins fiables. Ce qui entraîne de fréquentes pénuries de produits, nécessitant des approvisionnements alternatifs par camion-citerne depuis l’Europe continentale et ajoutant des coûts supplémentaires et de la complexité sur la chaîne d’approvisionnement », a expliqué Julie Elders, la directrice de produits de BOC pour le CO2 et l’hydrogène en vrac. n A.F.
Gaz industriels
Air Products inaugure une usine au Texas Le géant américain des gaz industriels a inauguré une unité de production d’azote liquide à Odessa, au Texas (États-Unis). D’une capacité de 250 tonnes par jour, celle-ci permet à Air Products de servir ses clients dans le domaine des services pétroliers dans la région medio-continentale et le Bassin permien. Le groupe a indiqué qu’il détenait désormais le plus grand nombre d’unités d’azote liquide dans ces régions américaines, en comparaison avec
les autres groupes de gaz industriels. « La décision de construire une nouvelle unité de production d’azote liquide à Odessa a été entièrement prise en fonction de notre service aux clients et démontre notre engagement sur le marché des services pétroliers », a expliqué Marie Ffolkes, la vice-présidente des gaz industriels d’Air Products aux États-Unis. Les détails financiers de ce projet n’ont pas été divulgués. n A.F.
Art George
Engrais
CF et OCI déterminés à fusionner
Pétrochimie
Le groupe américain CF Industries ne compte pas abandonner son projet de reprise des activités d’OCI en Europe, Amérique du Nord et son réseau de distribution mondial. Annoncée cet été, cette opération de 8 milliards de dollars doit permettre à CF de se positionner comme un leader mondial des engrais azotés (CPH n°728). Sauf que le ministère américain du Trésor ne cesse de durcir le ton envers les acteurs américains qui se bousculent pour établir leurs sièges sociaux hors du sol américain, échappant de fait à la fiscalité pesante aux États-Unis (voir Edito). Ainsi le Trésor américain réclamerait une série de mesures pour donner son aval au rapprochement CF et OCI. Le projet, tel qu’il avait été présenté cet été, esquisse la création d’une holding basée au Royaume-Uni pour regrouper les activités de CF, essentiellement américaines, et celles cédées par OCI, basées en Amérique du Nord et aux Pays-Bas (CPH n°728). Ainsi, les deux protagonistes réfléchiraient à une alternative de siège social aux Pays-Bas, en plus de considérer d’autres options pour satisfaire les exigences du Trésor américain. Toutefois, tout changement au projet nécessitera l’accord des conseils d’administration et des actionnaires. La nouvelle n’a pas plu aux investisseurs. Lors de l’annonce du ministère américain le 19 novembre, l’action CF a chuté en Bourse de plus J.C. de 10 % dans la journée. n
Le groupe Oman Oil Refineries and Petroleum Industries Company (Orpic) a finalisé les négociations avec les ingénieristes pour son projet Liwa Plastic Industries Complex. Projet qui doit assortir son complexe actuel de raffinage à Sohar (Oman) d’un complexe pétrochimique intégré avec l’ajout d’un vapocraqueur et d’unités de polyéthylène (CPH n°698). Au total, Orpic a annoncé, fin novembre, avoir sélectionné quatre propositions, pour une valeur contractuelle de 4,5 milliards de dollars (4,2 Mrds €). Le plus important contrat, d’une valeur d’environ 2,8 Mrds $, a été attribué à une coentreprise entre l’Américain CB&I et le Taïwanais CTCI pour l’ingénierie, la fourniture des équipements et la construction (contrat EPC) pour le futur vapocraqueur d’une capacité de 880 000 tonnes par an d’éthylène, une unité d’essence de craquage (pygas), une unité d’éther de méthyle et de tert-butyle (MTBE), et toutes les utilités associées. L’Italien
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Orpic finalise les contrats pour son complexe Liwa à Oman Tecnimont s’est vu attribuer le contrat EPC pour les unités de production de plastiques, lesquelles seront les toutes premières de polyéthylène à Oman. Deux unités sont prévues, d’une capacité d’environ 400 000 t/an chacune, pour la production de polyéthylène basse densité linéaire et de polyéthylène haute densité. Les deux autres contrats EPC concernent de l’extraction de gaz naturel liquéfié (GNL) et un pipeline de GNL, et ont été respectivement attribués à une coentreprise GS Engineering and Construction et Mitsui & Co, et à Punj Lloyd. Orpic finalise actuellement les discussions avec plusieurs banques et créanciers pour garantir les moyens de financement pour son projet Liwa. Le groupe ambitionne une finalisation avant la fin de l’année, et prévoit quatre ans de construction pour son complexe pétrochimique. La mise en service J.C. est espérée en 2019. n
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Chimie Polypropylène
Chimie verte Bioéthanol
Deinove se muscle en Finlande La société de biotechnologie Deinove se félicite d’avoir produit à l’échelle préindustrielle du bioéthanol de 2e génération, en obtenant « de très bonnes performances ». Les essais ont été menés par le centre technique finlandais VTT, partenaire de longue date de Deinove, dans un fermenteur de 300 litres. La matière première utilisée est un mélange de glucose (sucre à 6 atomes de carbone – C6) et de xylose (C5), les principaux composants obtenus par hydrolyse de la biomasse non alimentaire (paille de blé, canne de maïs, déchets ménagers). La fermentation bactérienne de ces sucres 2G par la souche optimisée Deinol a permis de produire de l’éthanol à un niveau de 7,3 % volume/ volume, ce qui correspond au volume d’éthanol contenu dans le volume total
de jus de fermentation. Deinove souligne que cette performance est en ligne avec celles obtenues à l’échelle du laboratoire dans des fermenteurs de 20 litres qui était de 9 % v/v, selon un communiqué publié en juillet dernier (CPH n°725). « À partir de ces résultats, nous allons travailler avec nos partenaires aux étapes suivantes : démonstrateur à l’échelle du m3 et pilotes industriels. Nous sommes confiants dans notre capacité à délivrer une solution technologiquement et économiquement compétitive d’ici à 2018 », a déclaré Emmanuel Petiot, directeur général de Deinove. La société ciblera alors des sociétés industrielles pour commercialiser sa technologie sous licence, comme Abengoa déjà partenaire de la société. n S.L.
Petronas sélectionne Tecnimont et HQC Le géant malaisien a arrêté son choix pour ses futures unités de polypropylène sur son complexe Rapid (Refinery and petrochemical integrated development) à Pengerang, en Malaisie. À travers sa filiale PRPC Polymers, Petronas Chemical vient d’attribuer un contrat d’une valeur de 482 millions de dollars américains (454 M€) à une coentreprise entre l’Italien Tecnimont, filiale de Maire Tecnimont, et le chinois HuanQiu Contracting & Engineering, filiale du groupe China National Petroleum (CNPC). L’ingénieriste italien précise que 60 % de la valeur de ce contrat EPC (ingénierie, fourniture des équipements et construction) clé-enmains lui reviendra. Les deux unités de polypropylène disposeront chacune d’une capacité de 450 000 tonnes par an, soit un total de 900 000 t/an. Leur démarrage est prévu pour le deuxième trimestre 2019. Comme prévu, ces deux unités utiliseront les technologies Spheripol et Spherizone de LyondellBasell (CPH n°702). n J.C.
Art George
Aniline
Chemours cède une usine américaine à Dow
Chimie verte Isobutène
Global Bioenergies franchit deux étapes Global Bioenergies a annoncé le franchissement de deux jalons supplémentaires dans le développement en laboratoire et en pilote industriel de son procédé de production biologique d’isobutène, dont un avec plus de deux mois d’avance. Ces avancées entrent dans le cadre du projet BioMA+. Financé par l’Ademe dans le cadre du programme des Investissements d’avenir, ce projet porte sur le développement d’une filière de conversion de végétaux en isobutène, puis secondairement en acide méthacrylique, un composant essentiel des peintures acryliques. L’atteinte de ces jalons déclenche un versement de 879 000 €. Global Bioenergies avait annoncé début 2015 le franchissement de la première étape clé du projet (CPH n°717)
et avoir reçu deux premiers versements totalisant 2,3 M€, sur le total de 4 M€ lui étant directement alloué. « Nous avons fait ces derniers mois de très importants progrès dans l’industrialisation de notre procédé isobutène. Nous préparons déjà la phase suivante, qui consistera à exploiter le procédé dans notre démonstrateur, actuellement en construction sur le site de Leuna en Allemagne. Il s’agira de la dernière étape avant l’exploitation commerciale à grande échelle. L’implantation d’une première usine en France se dessine déjà dans le cadre de la coentreprise, ‘IBN-One’démarrée cette année avec le groupe Cristal Union », a expliqué Marc Delcourt, co-fondateur et directeur général de Global Bioenergies. n S.L.
Dans le cadre de son programme de transformation, dévoilé cet été (CPH n°728), Chemours a signé un accord avec son compatriote Dow Chemical pour lui céder son usine d’aniline à Beaumont, au Texas (États-Unis). Le montant de la transaction est évalué à environ 140 millions de dollars (environ 132 M€), en numéraire. L’accord est assorti d’un contrat à long terme de fourniture entre Chemours et Dow. Le premier s’est ainsi engagé à répondre aux besoins supplémentaires du second en aniline depuis sa seconde usine du genre située à Pascagoula, dans le Mississippi. Même si Chemours servira aussi d’autres clients depuis cette seconde usine. L’usine de Beaumont fournissait déjà principalement Dow, précise Chemours, son plus important client dans le domaine de l’aniline. Cet intermédiaire est principalement utilisé dans les mousses en diisocyanate de diphénylméthylène (MDI) ; pour les industries de l’automobile et de la construction. L’aniline trouve aussi des applications pour la fabrication d’isocyanates pour les uréthanes, de spécialités pour le caoutchouc, de colorants et de pigments, de fongicides ou d’herbicides, et même pour des spécialités pharmaceutiques. Chemours indique que ses productions d’aniline sont écoulées seulement pour servir d’intermédiaire chimique dans J.C. les applications industrielles. n
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Chimie Alcool gras
Cepsa et Golden Agri-Resources acquièrent une unité en Allemagne
Sinarmas Cepsa, une coentreprise 50/50 entre Cepsa et Golden Agri-Resources, a mis la main sur une unité de sulfonation et de sulfatation à Genthin, en Allemagne. Celle-ci est actuellement détenue par le groupe d’investissements Gemini Holding. L’acquisition reste soumise aux conditions de clôture usuelles, dont l’approbation des autorités réglementaires en Europe. Les détails financiers n’ont pas été dévoilés. Sinarmas Cepsa a été créée l’an dernier. Elle est spécialisée dans le développement, la formulation, la production, la distribution et la vente d’alcools gras. Son siège social se situe à Singapour, où elle construit actuellement une unité d’alcools gras. Cepsa est un groupe énergétique basé en Espagne et détenu par International Petroleum Investment Company (IPIC, Abu Dhabi, Émirats arabes unis). De son côté, Golden Agri-Resources représente la deuxième plus grande société de plantation d’huile de palme au monde. Elle est basée à Singapour. n A.F.
Chimie verte Butadiène
Genomatica et Braskem produisent à l’échelle laboratoire Le Brésilien Braskem et l’Américain Genomatica avancent leur collaboration dans le butadiène biosourcé, qui avait été signée fin 2013 (CPH n°658). Les deux groupes ont annoncé qu’ils fabriquaient du butadiène à l’échelle pilote depuis juin 2015. Ils ont développé un procédé permettant la production de butadiène à partir de matières premières renouvelables. Pour cela, l’équipe en charge du projet est parvenue à développer un micro-organisme capable de dégrader le sucre et de le convertir en butadiène. À l’aide d’outils informatiques, Genomatica a étudié les différentes façons possibles pour qu’un micro-organisme puisse théo-
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riquement fabriquer du butadiène. Il a identifié 60 voies biologiques possibles. Les cinq meilleures ont été sélectionnées pour une validation expérimentale, qui a été conduite par les équipes de Genomatica et Braskem à San Diego (Californie) et Campinas (Brésil). Dans ce cadre, de nombreuses enzymes ont été étudiées. Le butadiène est une matière première utilisée dans la production de caoutchouc pour les pneus ainsi que dans les appareils électriques, les chaussures, les plastiques, les matériaux de construction et le latex. La demande mondiale en butadiène représente plus d’1,36 million de tonnes par an. n A.F.
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Chimie Matériaux composites
Chimie verte Ingénierie biologique
Eviagenics vend sa plateforme de flavonoïdes à Alderys La jeune société Eviagenics, créée en 2010, vient de finaliser un virage stratégique avec la vente de sa plateforme biotechnologique destinée à la production de flavonoïdes à Alderys. Les termes exacts de cet accord n’ont pas été dévoilés mais la transaction comprend un paiement en deux temps. « La seconde phase de rémunération sera liée aux revenus futurs générés par les procédés de synthèse par fermentation de flavonoïdes que la société Alderys entend développer » explique la société. Cette opération fait suite à une cession en juin de ses technologies et brevets relatifs à la vanilline au groupe Solvay. « Il y avait deux raisons pour cet accord », a expliqué Fabrice Bohin, le présidentdirecteur général d’Eviagenics. « Tout d’abord, Alderys est l’une des sociétés européennes indépendantes les plus impressionnantes dans le domaine de la biotechnologie verte. Alderys possède des atouts fantastiques, une connaissance et des technologies complémentaires à celles que possédait Eviagenics dans le domaine des flavonoïdes. La probabilité de succès de ce projet est ainsi considérablement augmentée par cet accord ». Par ailleurs, Eviagenics va pouvoir se focaliser à 100 % sur le développement de son offre de produits naturels et renouvelables
à base d’algues marines. En février, la société installée sur le site de Villejuif Bio Park et soutenue par les fonds Emertec, CEA Investissement et CapDecisif Management, avait même annoncé un partenariat avec la société chilienne Gelymar, qui figure parmi les premiers producteurs mondiaux de carraghénanes. La société Alderys qui a été lancée début 2011 à Orsay est également soutenue par le fonds d’amorçage Emertec. Elle travaille sur des approches d’ingénierie biologique permettant la production par des levures de composés chimiques à haute valeur ajoutée, à partir de matières premières renouvelables. Les procédés développés par la société ciblent les marchés de la chimie de commodité et de spécialité ainsi que les secteurs de l’alimentation animale et de la santé. Parmi ses partenaires, la société cite par exemple Adisseo, Lesaffre ou l’Italien Gnosis Advanced Biotech. « La famille des flavonoïdes, molécules d’origine végétale, constitue une source variée de molécules à usage thérapeutique ou nutraceutique. Les flavonoïdes vont élargir le portefeuille de composés biosourcés d’Alderys qui nous a déjà permis de signer plusieurs accords avec des acteurs industriels majeurs », a justifié Dominique Thomas, président-directeur général et S.L. fondateur d’Alderys. n
Oui massif des actionnaires de Cytec à Solvay Le groupe chimique belge a indiqué que son offre d’acquisition de Cytec Industries avait largement l’aval des actionnaires du groupe américain. Solvay a annoncé que ces derniers ont voté à 99,3 % en faveur du projet lors d’une assemblée extraordinaire à Woodland Park (New Jersey, États-Unis) le 24 novembre. Solvay, qui avait reçu quelques jours auparavant un soutien massif de ses propres actionnaires pour une augmentation de capital de 1,5 Mrd € maximum pour financer cette acquisition (CPH n°739), estime être en mesure désormais de boucler la transaction avant la fin de l’année. « Les préparatifs sont bien avancés pour assurer dans la foulée une intégration rapide et efficace de Cytec », assure le groupe belge. La transaction, basée sur une reprise de 75,25 $ par action, valorise Cytec à 6,4 Mrds $. L’opération devrait permettre à Solvay de devenir n°2 mondial des matériaux composites pour l’aéronautique. Émissions obligataires Toujours pour financer cette acquisition et pour refinancer des dettes existantes, Solvay a annoncé, le 26 novembre, le lancement d’une « émission obligataire de premier rang en euros d’une valeur totale de 2,25 Mrds € et une émission obligataire hybride libellée en euros d’une valeur totale de 1Mrd € ». L’émission obligataire de 2,25 Mrds € comprend trois tranches. La première, de 1 Mrd €, viendra à échéance en décembre 2017. La seconde, de 750 M€, viendra à échéance en décembre 2022, et la dernière, de 500 M€ à échéance en décembre 2027. L’émission obligataire hybride, de 1 Mrd €, sera répartie pour sa part en deux tranches perpétuelles égales, avec une première date de call en juin 2021 pour la première, et en juin 2024 pour la seconde, précise Solvay. n J.C.
Produits de dégivrage
Clariant s’empare des actifs de Kilfrost Le chimiste suisse continue de muscler son portefeuille de produits de dégivrage pour l’aéronautique. Clariant n’a pas été disert sur sa dernière opération de croissance externe, se contentant d’annoncer la signature d’un accord pour l’acquisition de l’activité produits de dégivrage pour l’aéronautique du Britannique Kilfrost en Europe. L’activité est centrée sur le dégivrage pour les avions et les pistes d’aéroport, et générerait un chiffre d’affaires annuel de quelques dizaines de millions de livres, confie
un porte-parole de Clariant. Selon le journal britannique The Newcastle Chronicle, Kilfrost veut essentiellement se tourner aujourd’hui vers les fluides caloporteurs. Basée à Newcastle, l’entreprise veut se concentrer sur sa division Fluides de spécialités, pour laquelle les relais de croissance seraient plus prometteurs. Les employés dédiés aux activités vers l’aéronautique seraient redéployés vers cette division. Clariant fabrique des produits et fluides de dégivrage pour l’aéronautique, que ce soit pour
les avions ou les pistes d’aéroport notamment, dans plusieurs usines en Europe, au Japon et en Amérique du Nord. En début d’année, le groupe suisse avait acquis le Suédois Aerochem pour renforcer ses gammes et son positionnement géographique (CPH n°704). En 2014, les ventes, qui restent très saisonnières, de l’activité dégivrage de Clariant ont compté pour environ 10 % du chiffre d’affaires de la division Care Chemicals du groupe, qui s’était établi à 1,51 Mrd de francs suisses l’an dernier (1,39 Mrd €). n J.C.
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Zoom Interview/Stratégie
Le façonnier français Synerlab a acquis son homologue espagnol Alcalà Farma. Une opération qui s’inscrit dans sa stratégie de croissance et de développement à l’international. Rencontre avec Pierre Banzet, président de Synerlab. Pouvez-vous détailler l’acquisition d’Alcalà Farma que vous venez de réaliser ? Alcalà Farma est un des principaux façonniers pharmaceutiques en Espagne. Situé dans les environs de Madrid, il emploie 250 personnes et réalise un chiffre d’affaires d’environ 25 millions d’euros. L’entreprise compte deux sites de fabrication, l’un spécialisé dans les capsules molles et l’autre couvrant plus de 250 formulations avec 3 500 références. Comment cette opération de croissance externe s’inscrit-elle dans votre stratégie ? Pour Synerlab, ce rachat présente plusieurs avantages. Le premier est qu’il s’inscrit dans notre stratégie d’expansion à l’international. Il s’agit de notre première acquisition hors de France. Aujourd’hui, Alcalà Farma produit principalement pour le marché espagnol qui représente plus de 80 % de son chiffre d’affaires. Il travaille également pour le marché polonais et quelques autres marchés européens. Nous allons leur ouvrir le marché français et présenter nos capacités de production françaises en Espagne. Un autre point de votre stratégie concerne la diversité de votre portefeuille de produits. Quelles sont les formes pharmaceutiques que vous apporte Alcalà Farma ? Cette acquisition nous permet en effet de diversifier notre portefeuille de produits. Aujourd’hui, nous produisons sur nos sites
des comprimés, des gélules, des sachets, des formes liquides. Nous avons également une spécialisation sur les formes liquides stériles non injectables sans conservateur. Alcalà Farma nous apporte son expertise sur les sachets sticks, les capsules molles, les injectables et les formes pâteuses. Ils produisent également des sachets, comprimés, gélules. Avec ces nouvelles capacités, nous offrons maintenant un panel très large de formes pharmaceutiques. Ainsi, entre Synerlab et Alcalà Farma, nous affichons une belle complémentarité à la fois sur les clients et sur les formes pharmaceutiques. Vous développez également une offre de services de développement avec Synerlab Developpement, comment Alcalà Farma s’inscrit-il dans cette offre ? Un autre grand intérêt de cette acquisition repose sur la capacité d’Alcalà Farma de développer ses propres dossiers pour la mise sur le marché de produits OTC et compléments alimentaires. Il dispose déjà d’une quarantaine de dossiers disponibles dans ces domaines et qui sont prêts à être fabriqués sur les sites espagnols pour le compte de clients. Cette acquisition nous permet également de nous renforcer sur la partie réglementaire notamment dans l’accompagnement à l’enregistrement. Nous récupérons une équipe bien rôdée sur cette thématique. Nous serons également amenés à renforcer le pôle réglementaire en France.
Synerlab
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Synerlab
« Pour Synerlab, l’acquisition d’Alcalà Farma présente plusieurs avantages. » Pierre Banzet, président de Synerlab. Cette offre de services est-elle incontournable aujourd’hui dans le façonnage ? Le site Synerlab Developpement à Orléans est spécialisé dans le développement galénique et analytique de formes sèches. Nous accompagnons nos clients pour leur développement et nous avons également une ligne de fabrication pilote certifiée GMP. Cela nous permet de produire les premiers lots de taille industrielle et les lots cliniques. Il est bien souvent dans l’intérêt de nos clients d’avoir un interlocuteur unique qui soit capable de faire le développement puis la production. Nous intervenons dès lors que la molécule a été identifiée pour le développement de la formulation. Nous pouvons également intervenir pour les formulations de génériques et pour l’innovation galénique, pour le masquage de goût, l’amélioration de la disponibilité du produit… Aujourd’hui, pouvez-vous décrire le groupe Synerlab ? Avec l’acquisition d’Alcalà Farma, l’effectif du groupe passe de 750 à 1 000 employés et notre chiffre d’affaires de 105 M€ à près de 130 M€. Et nous comptons dorénavant 7 sites (5 en France et 2 en Espagne). La part de nos ventes à l’international passe de 30 % à 45 %. Cette acquisition s’inscrit clairement dans notre stratégie. Fin 2013, quand 21 Centrale Partners est devenu actionnaire majoritaire avec le soutien d’Ardian, nous avons établi une stratégie qui vise à dépasser 200 M€ de chiffre d’affaires d’ici à 2018, en s’appuyant sur de la croissance organique et externe. Nous continuons à regarder les opportunités en Espagne, Italie et Allemagne, ainsi qu’en Pologne et Turquie. Notre stratégie vise à nous étendre au niveau international, mais aussi à compléter notre portefeuille de formes pharmaceutiques, notamment dans l’injectable qui reste une forme très intéressante. n Propos recueillis par Aurélie Dureuil
Avec Alcalà Farma, le façonnier français réalise sa première acquisition à l’international.
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Pharmacie Production
Sanofi investit 25 M€ à Saint-Aubin
L
e laboratoire tricolore renforce une nouvelle fois son site de Saint-Aubin-lès-Elbeuf (Seine-Maritime). Il lui consacre actuellement un investissement de 25 millions d’euros. Ce qui va permettre à Sanofi d’installer une nouvelle station d’épuration. Les travaux ont démarré en août et la station devrait être opérationnelle début 2017. La construction a été confiée à Suez Environnement, avec qui Sanofi a signé un accord cet été (CPH n°724). Outre ce projet en Seine-Maritime, la collaboration avec Suez Environnement vise aussi à mettre en place une unité de valorisation énergétique de déchets et de traitements de composés organiques volatils sur le site de chimie de Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence). La nouvelle station à Saint-Aubin va permettre de doubler les capacités d’épuration du site. Actuellement, le traitement des eaux usées en sortie de production correspond au traitement des eaux d’une ville de 250 000 habitants. Une fois la nouvelle station opérationnelle, le traitement sera donc l’équivalent de celui d’une ville de 500 000 habitants. Les volumes de production ont été augmentés sur le site ces dernières années, d’où la nécessité d’installer cette station d’épuration pour traiter le surplus d’effluents. En 2012, le groupe avait notamment investi 90 M€ dans la construction d’une unité de production d’hydrocortisone (CPH n°599). Le
Sanofi
Synerlab
Sanofi va installer une nouvelle station d’épuration sur son site de Saint-Aubin, dans le cadre d’un investissement de 25 M€.
Le site de Saint-Aubin compte 250 employés.
site de Saint-Aubin recense environ 250 personnes. Il est spécialisé dans la production de principes actifs tels que la vitamine B12, la pristinamycine brute et l’hydrocortisone brute. Dans l’Hexagone, le groupe fabrique aussi des API sur ses sites de Sisteron, Aramon (Gard), Mourenx (Pyrénées-Atlantiques) et Vertolaye (Puy-de-Dôme). Le site de Saint-Aubin fait notamment partie du réseau d’usines produisant pour la division CEPiA (Commercial & External Partnership, Industrial Affairs). Cette filiale se revendique leader français dans la commercialisation de principes actifs. Au niveau mondial, elle commercialise environ 200 API et génère un chiffre d’affaires de 400 M€. n A.F. et A.D.
R&D
Sanofi et AstraZeneca s’échangent des molécules Sanofi se muscle également dans la R&D, via une collaboration avec son concurrent britannique AstraZeneca. Les deux groupes vont échanger 210 000 molécules issues de leurs chimiothèques respectives. Ils ont sélectionné les molécules en fonction de leurs différences avec celles qu’ils ont chacun en leur possession. Cela leur permettra de cribler un nombre plus important et plus diversifié de petites molécules susceptibles de devenir de futurs médicaments. Les molécules montrant une
activité significative pourront subir des modifications pour optimiser leur structure et faire éventuellement l’objet d’un développement plus poussé. « Nous avons beaucoup travaillé ces dernières années pour enrichir notre bibliothèque de molécules et cet échange, de loin le plus important que nous ayons réalisé, nous permet d’accroître sa diversité de manière significative », a expliqué Mene Pangalos, le vice-président exécutif des médicaments innovant et du développement précoce d’Astra-
Zeneca. Elias Zerhouni, le président Monde de la R&D de Sanofi a, pour sa part, indiqué que « cette collaboration renforcera notre capacité à développer des solutions innovantes de nature à apporter une valeur médicale significative et à transformer des vies ». Cet échange ne comprend aucun paiement initial ni d’étapes. « Chaque entreprise peut étudier les molécules qu’elle recevra sans restriction quant aux domaines thérapeutiques visés », ont souligné les deux laboratoires. n A.F.
EN BREF Allergan s’allie à Rugen Allergan va collaborer avec la start-up chinoise Rugen Therapeutics pour développer de nouvelles thérapies pour le trouble du spectre de l’autisme et les troubles obsessionnels compulsifs. Rugen a perçu un paiement initial, dont le montant n’a pas été dévoilé, et pourrait aussi obtenir des paiements d’étape. Allergan détient, lui, une option exclusive pour acquérir les droits des composés issus de ce partenariat.
L’Anses et l’IVDC prolongent leur partenariat L’Agence nationale du médicament vétérinaire (ANMV), au sein de l’Anses, a prolongé le protocole d’entente technique avec l’Institut de contrôle du médicament vétérinaire de la République populaire de Chine (IVDC). Ce partenariat signé en 2010 vise la mise en place d’une collaboration et d’un échange d’informations dans le domaine du médicament vétérinaire.
Obseva lève 60 M CHF Le groupe français de capital-risque Sofinnova Partners a annoncé qu’Obseva, une société de son portefeuille, avait levé 60 millions de francs suisses (55,2 M€) lors d’un tour de table impliquant plusieurs nouveaux investisseurs. Obseva est spécialisée dans le traitement de la menace d’accouchement prématuré. Son composé le plus avancé est en phase II de développement clinique.
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Pharmacie Innovation
L’EFS inaugure sa plateforme de Besançon Après Nantes en 2010 (CPH n°530) et Grenoble en septembre dernier (CPH n°733), l’EFS a inauguré sa troisième plateforme de production de médicaments de thérapie innovante (MTI). Nommée EFS Bourgogne Franche-Comté, celle-ci est située à Besançon (Doubs). À partir de 2016, elle sera en mesure de produire des MTI. Pour cela, 2,5 millions d’euros (dont 400 000 € de matériel) ont été investis pour transformer la plateforme existante en établissement pharmaceutique. Ce montant a été co-financé à hauteur de 16 % par le programme ECellFrance (inclus dans la catégorie « Infrastructure nationale en biologie et santé » des Investissements d’avenir), de 40 % par le fonds européen FEDER, et de 13 % par la région Franche-Comté, le département du Doubs et l’État. Répondant aux exigences de bonnes pratiques de fabrication (BPF), elle est composée de deux salles blanches totalement indépendantes l’une de l’autre. Celles-ci sont équipées du matériel pour la culture cellulaire, le tri cellulaire et la transduction génétique. Son organisation permettra la production simultanée de deux médicaments différents, sans risque de contamination croisée. L’EFS Franche-Comté est associé à l’Inserm et à l’université de Bourgogne Franche-Comté, dans l’unité mixte de recherche (UMR) « Interaction Hôte-Greffon-Tumeur-Ingénierie Cellulaire et Génique ». En 2016, deux autres plateformes de MTI de l’EFS verront le jour à Toulouse (Haute-Garonne) et Créteil (Val-de-Marne). Celle de Toulouse a déjà reçu A.F. l’autorisation de l’ANSM. n
CDMO
Almac se renforce en Irlande et au Royaume-Uni Le sous-traitant nord-irlandais, spécialisé dans le développement et la production à façon (CDMO), s’est lancé dans deux projets de croissance en Irlande et au Royaume-Uni. Au pays du trèfle, le groupe Almac vient d’acquérir la totalité du capital d’Arran Chemical Company. Basé à Athlone, en Irlande, ce spécialiste de la chimie fine est focalisé sur le développement et la production de spécialités et d’intermédiaires pour la pharmacie, les arômes et parfums, les produits de soin, et d’autres spécialités chimiques et industrielles. L’usine d’Arran Chemical, également à Athlone, dispose de capacités à l’échelle du kilo jusqu’à une échelle commerciale. Almac et Arran collaborent depuis cinq ans sur de multiples projets, ce qui devrait faciliter leur rapprochement. Le montant de l’acquisition n’a pas été dévoilé. Séparément, Almac a annoncé un investissement de 16 millions de livres (22,8 M€) pour
muscler ses capacités et services de formulation de développement analytique. Ce projet concerne la remise en service et la modernisation d’unités sur le campus de Charnwood à Loughborough, en Angleterre. Ces infrastructures qui seront louées ont été abandonnées en 2001 par AstraZeneca, rapporte In-Pharma Technologist dans le cadre d’un ancien plan de restructuration de R&D (CPH n°69). Avec ce projet, Almac espère pouvoir créer jusqu’à 180 postes à Charnwood d’ici à cinq ans. Le site devrait démarrer ses opérations au premier trimestre 2017 et doit permettre de compléter les capacités et services de développement et de production (aux normes GMP) du site historique d’Almac à Cravaigon, en Irlande du Nord. Fondé il y a 40 ans et recensant plus de 4 000 salariés dans le monde, Almac dispose aussi de sites aux États-Unis (en Pennsylvanie, Caroline du Nord et Californie) et en Asie, en l’occurrence J.C. à Singapour et à Tokyo (Japon). n
Gastroentérologie
Accord entre Almirall et GSK
AstraZeneca vend les droits d’un médicament à Perrigo
La société espagnole Almirall a mis la main sur les droits de deux produits dermatologiques de Stiefel, une filiale de GlaxoSmithKline (GSK). Il s’agit de l’antibiotique Veltin (phosphate de clindamycine et trétinoïde), indiqué dans le traitement de l’acné, et de l’antibiotique à usage topique Altabax (rétapamuline), utilisé pour le traitement de l’impétigo. En échange, GSK a reçu un paiement en numéraire dont le montant n’a pas été divulgué ainsi que les droits de distribution que détient Almirall sur le traitement contre l’eczéma Toctino (alitrétinoïne). Ce produit appartient à la société suisse Basilea Pharmaceutica. Almirall avait signé un accord avec cette dernière en juin 2010, lui conférant les droits de commercialisation de Toctino dans certains marchés européens et au Mexique. De son côté, Stiefel avait acquis les droits mondiaux de Toctino en juin 2012. Ce nouvel accord avec Almirall lui permet donc de consolider ses droits sur ce produit. n A.F.
AstraZeneca a confié à Perrigo les droits américains de son médicament Entocort (budésonide). Ce dernier est indiqué dans le traitement de la maladie de Crohn légère à modérée. Perrigo va débourser 380 millions de dollars (environ 358 M€) pour pouvoir commercialiser aux États-Unis Entocort en gélules ainsi que le générique de ce médicament, qui est vendu par Par Pharmaceuticals. AstraZeneca a précisé que cette transaction ne comprenait pas le transfert d’employés ou d’usines. Il explique que l’aire thérapeutique de ce médicament, à savoir la gastro-entérologie, ne fait plus partie de ses activités stratégiques. Au cours des neufs premiers mois de 2015, Entocort a généré des ventes de 89 M$ aux États-Unis. L’opération devrait être bouclée d’ici la fin
Dermatologie
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de l’année. « Notre accord avec Perrigo finalise la cession globale d’Entocort, soulignant notre orientation stratégique sur trois aires thérapeutiques principales », a expliqué Luke Miels, le vice-président exécutif des produits et du portefeuille stratégique au niveau mondial d’AstraZeneca. En juillet dernier, le groupe britannique avait cédé pour 215 M$ les droits mondiaux d’Entocort, en dehors des États-Unis, à Tillots Pharma, une filiale du groupe japonais Zeria Pharmaceuticals. AstraZeneca se concentre désormais sur trois domaines clés : les maladies respiratoires, inflammatoires et auto-immune, l’oncologie et les maladies cardiovasculaires et du métabolisme ainsi que les maladies infectieuses et neurologiques. n A.F.
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Équipements et services EN BREF Antea Group va s’offrir IRH Environnement La société d’ingénierie et de conseil en environnement a annoncé la signature d’un accord préliminaire pour l’acquisition du groupe IRH Environnement, spécialisé dans les services environnementaux. Cette transaction, qui devrait être finalisée d’ici à la fin de l’année, permet à Antea Group de se développer à l’international notamment sur les domaines du traitement des eaux usées, et les travaux sur les sites et sols pollués.
Eisai cède une filiale à Sekisui Chemical Le groupe japonais a paraphé un accord pour la cession de sa filiale Eidia, spécialisée dans les équipements de production de réactifs pour le diagnostic, à son compatriote Sekisui Chemical. L’opération, qui s’élève à 22,45 milliards de yens (environ 172 M€), va permettre à Eisai de se focaliser davantage sur la médecine personnalisée. Quant à Sekisui, l’intégration d’Edia va permettre de renforcer ses activités dans le diagnostic, sa R&D pour l’oncologie et la rhumatologie ainsi que son réseau commercial.
Adents signe avec Omron L’éditeur de logiciels de traçabilité Adents a noué un partenariat avec Omron, spécialiste japonais de l’automation industrielle. Cette entente a pour but de proposer aux clients communs aux deux sociétés des solutions combinées logiciel-automate pour les applications de sérialisation.
Automatisme
Ingénierie
Jacobs dévisse légèrement en 2015 L’ingénieriste américain a publié son exercice financier 2015, clos le 2 octobre. Sur cet exercice, Jacobs a généré des ventes atteignant 12,1 milliards de dollars (11,2 Mrds €), en légère baisse par rapport à l’année précédente (12,7 Mrds $). Le bénéfice net ajusté en 2015 a également dévissé à 410,9 M$, contre 437,3 M$ en glissement annuel. Pour expliquer ce résultat, le groupe évoque entre autres la force du dollar américain « qui a impacté négativement les revenus de 5 % ». Si Jacobs évoque la baisse des revenus dans le pétrole et gaz et l’industrie minière pour justifier ce bilan en berne, les ventes dans le secteur de la chimie et des polymères ont également chuté à 2,38 Mrds € en 2015, contre 2,99 Mrds $ en 2014. Quant aux secteurs de la pharmacie et des biotechnologies, le chiffre d’affaires s’est légèrement accru d’environ 5 %, atteignant 474,2 M$. « Malgré certains marchés finaux qui ont été remis en questions par des macro-facteurs, notre portefeuille diversifié et nos relations fortes avec les clients mondiaux ont entraîné des gains clés », commente Steve Demetriou, p-dg de Jacobs. Avant d’ajouter : « Notre réorganisation récemment annoncée en quatre
unités commerciales est prévue pour mieux positionner notre société mondiale pour accroître les ventes, parvenir à une meilleure efficacité dans les procédés de livraison de projets et améliorer notre rentabilité sur le long terme ». En raison de cette restructuration (CPH n°735), l’entreprise américaine reste confiante pour l’année à venir. « En 2016, la concrétisation de nos économies de coûts devrait amoindrir la pression négative sur certains marchés finaux », indique le D.O. dirigeant. n
Siemens signe avec ThyssenKrupp Le conglomérat allemand a paraphé un contrat avec la filiale spécialisée dans l’ingénierie d’ensembles industriels de son compatriote ThyssenKrupp. Siemens est chargé de fournir son logiciel Comos, qui va permettre « d’accélérer et d’optimiser les processus d’ingénierie et l’exploitation » des sites de ThyssenKrupp notamment en chimie.
Traçabilité
Danaher reprend une activité de Coesia Le conglomérat américain a acquis Laetus, filiale du groupe italien Coesia, spécialisée dans les solutions de traçabilité et d’inspection pour la pharmacie, selon la presse transalpine. Les sociétés parties prenantes de cet accord n’ont pas souhaité s’exprimer. La finalisation devrait intervenir d’ici à la fin de l’année, selon nos confrères de Securingindustry.com. La presse italienne rapporte que cette opération est motivée par le souhait de Coesia de se recentrer sur son activité de fournisseur d’équipements et d’automates industriels notamment pour l’emballage. Concrètement, Danaher met la main sur une société
employant 190 salariés et basée à Francfort (Allemagne). Ces nouveaux actifs étoffent le portefeuille de solutions qu’il détient déjà en la matière au travers de sa filiale Videojet Technologies. Le conglomérat américain s’était illustré en mai dernier via l’acquisition du spécialiste des solutions de filtration Pall Corporation pour 13,8 milliards de dollars. Danaher avait également repris Beckman Coulter, fournisseur d’équipements et automates de laboratoire (CPH n°539) pour 6,8 Mrds $ en 2011. Avec 66 000 collaborateurs, le conglomérat américain a affiché des ventes de 19,9 Mrds $ en 2014. n D.O.
Siemens inaugure un site en Alsace Siemens a inauguré une agence régionale à Schiltigheim (Bas-Rhin). S’étendant sur 450 m2 dans un bâtiment basse consommation, elle regroupe 45 collaborateurs de trois activités de Siemens : industrie (solutions digitales et automates), santé (technologies pour le diagnostic précoce de pathologies) et énergie (solutions pour la production et transformation d’énergie). « Avec son agence de Schiltigheim, Siemens met à profit la complémentarité de ses activités et expertises pour répondre de façon globale et/ou sur-mesure aux impéra-
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tifs et besoins de ses clients régionaux, tout en proposant une très grande proximité et ainsi une meilleure réactivité », déclare Christophe Moinier, directeur régional et du nouveau site alsacien de Siemens. Cette implantation vient s’ajouter au fort maillage de Siemens en Alsace, région qu’il considère comme stratégique « à la fois via ses sites industriels à rayonnement international et également sur le plan commercial ». Le groupe s’appuie notamment sur quatre sites de production, localisés à Illkirch-Graffenstaden et
Haguenau (Bas-Rhin) ainsi qu’à Saint-Louis et à Wittelsheim (Haut-Rhin). En 2015, Siemens avait déjà fait parler de lui en initiant un plan de restructuration dénommé « Vision 2020 », qui prévoit la suppression de 7 800 postes dans le monde (CPH n°707). Avec près de 357 000 collaborateurs, Siemens a enregistré un chiffre d’affaires de 71,9 milliards d’euros sur son dernier exercice (clos le 30 septembre 2014). La filiale française, (plus de 7 000 salariés), affiche des ventes de 2 Mrds € sur cette période, dont 27 % à l’export. n D.O.
Lundi 30 Novembre 2015 - Chimie Pharma Hebdo
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Spot-scope Cotations du 20/11/2015 au 25/11/2015
L
a semaine dernière aura été contrastée sur les marchés pétrochimiques, entre de vives tensions en Europe et la semaine raccourcie en raison de Thanksgiving aux États-Unis. Le prix du pétrole brut a augmenté de près de 2 $ le baril, à 46,17 $/b. En conséquence, le prix spot du naphta en Europe du Nord-Ouest a forci de 20 $/t. Ce qui a nourri les récentes hausses dans les prix des oléfines. Ceux de l’éthylène et du butadiène ont pris 10 €/t. Celui du propylène a augmenté de 20 €/t. Les trois retrouvent ainsi une certaine parité avec leurs prix contrat. Alors que les traders se préparent à la conclusion des prix
contrats en début de cette semaine, aucune tendance claire ne se dégage actuellement. En tout cas, actuellement, il ne semble pas y avoir de réel risque de crispation entre les intervenants. Du côté des aromatiques, la situation a été plus contrastée. Le prix spot du benzène a glissé de 20 $/t. Celui du toluène de 30 $/t, quand on notait une progression de 20 $/t de celui des mélanges de xylène. Le prix spot du benzène se trouve toujours au-dessus du prix contrat tandis que les deux autres sont en dessous. De quoi alimenter de vrais débats pour les prochaines négociations des prix contrats. Mais là non plus,
aucune tendance claire n’est encore perçue. C’est un peu le même schéma avec le paraxylène, dont le prix spot a fléchi de 20 $/t. La tendance était nettement plus affirmée pour le prix de l’éthylène glycol qui a souffert d’arrêts intempestifs de production. Le prix spot a bondi de 90 €/t, au moins. L’activité a été faible du côté des polymères et aucun changement notable n’a été relevé. Certains traders ont évoqué une tendance haussière pour les prix du polyéthylène basse densité mais cela n’a pu être confirmé.
Prix des monomères et intermédiaires en Europe du Nord-Ouest Naphta
Spot (dollars)
Spot (euros)
Contrat (euros)
420-430 (4)
-
-
900 - 910 (4)
905 (nov.) - 905 (oct.) - 945 (sept.) - 945 (août)
Éthylène Propylène
-
660 - 670 (1) (4)
670 (nov.) - 710 (oct.) - 820 (sept.) - 820 (août)
Butadiène
-
620 - 630 (3)
625 (nov.) - 670 (oct.) - 695 (sept.) - 770 (août)
Benzène
640 - 650 (3)
-
582 (nov.) - 520 (oct.) - 520 (sept.) - 750 (août)
Toluène
540 - 550 (3)
-
575 (nov.) - 545 (oct.) - 545 (sept.) - 545 (août)
Xylènes
550 - 560 (3)
-
-
Paraxylène
760 - 770 (3)
-
740 (nov.) - 725 (oct.) - 720 (sept.) - 785 (août)
Orthoxylène
740 - 750 (3)
-
670 (nov.) - 685 (oct.) - 700 (sept.) - 800 (août)
Styrène
930 - 940 (3)
-
960 (nov.) - 990 (oct.) - 1 200 (sept.) - 1 300 (août)
-
220 - 230 (3) (6)
295 (3) (Q4) - 369 (3) (Q3) - 354 (3) (Q1) - 344 (3) (Q4)
565 - 575 (3) (6)
-
-
-
950 - 970 (4)
815 (nov.) - 815 (oct.) - 850 (sept.) - 986 (août)
1 000 - 1 010 (4)
-
1065 (nov.) - 1 110 (oct.) - 1 230 (sept.) - 1 360 (août)
Méthanol MTBE Éthylène glycol Acrylonitrile
Prix des grands polymères en Europe du Nord-Ouest PEbd
grade film
1 430 - 1 450 (3) (6)
-
1 470 - 1 700 (oct.)
PEbdl
base butène
1 420 - 1 440 (3) (6)
-
1 530 - 1 550 (oct.)
PEhd
soufflage injection
1 320 - 1 340 (3) (6) 1 360 - 1 380 (3) (6)
-
1 510 - 1 530 (oct.) 1 450 - 1 470 (oct.)
PP
homo injection copolymère
1 360 - 1 380 (3) (6) 1 470 - 1 490 (3) (6)
-
1 250 - 1 270 (oct.) 1 260 - 1 280 (oct.)
PS
standard choc
1 680 - 1 700 (3) (6) 1 820 - 1 840 (3) (6)
-
1 530 - 1 550 (oct.) 1 620 - 1 640 (oct.)
PVC
standard
900 - 910 (3) (6)
-
1 130 - 1 150 (oct.)
Cotations relevées dans le nord de l’Europe pour Chimie Pharma Hebdo entre le 20/11/2015 et le 25/11/2015. En tonnes métriques, franco livré (FD), sauf mention contraire : (1) qualité chimique ; (2) qualité polymère ; (3) fob ; (4) cif ; (5) cotations mensuelles et (6) cotations des semaines précédentes. (Q1) contrats du premier trimestre 2015, (Q2) contrats du deuxième trimestre 2015 ; (Q3) contrats du troisième trimestre 2015 ; (Q4) contrats du quatrième trimestre 2015. Source : Chimie Pharma Hebdo
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Carnet FEFIS
Jean-Luc Bélingard, président
Jean-Luc Bélingard a été élu président de la Fédération française des industries de santé (Féfis). Il succède à Christian Lajoux, l’ancien président de Sanofi France, qui était à la tête de cette organisation depuis 2008. P-dg de BioMérieux depuis 2011, J.-L. Bélingard prendra ses fonctions le 1er janvier 2016. Âgé de 67 ans, il exerce depuis plus de quarante ans des fonctions managériales dans l’industrie de la santé, notamment chez l’Américain Merck, Roche, Pierre Fabre, Ipsen et BioMérieux. La Féfis a été fondée en 1975 et rassemble onze organisations professionnelles représentant les entreprises qui créent, fabriquent ou distribuent des produits de santé. CHIESI
Trois nouveaux membres pour la filiale française
Le comité de direction de Chiesi France a accueilli trois nouveaux membres. En premier lieu, Térésa Rosa a rejoint la filiale française du laboratoire italien en tant que directrice business knowledge et stratégie client. Elle succède à Claude Huichard, qui est aujourd’hui directeur de la business unit Retail. T. Rosa a travaillé au sein de grands groupes pharmaceutiques comme Eli Lilly, l’Allemand Merck ou Bristol-Myers Squibb. En outre, Elie Iatcheva a pris le poste de directrice des affaires médicales fin septembre, en remplacement de Capucine de Meynard. Pneumo-pédiatre de formation, E. Iatcheva a exercé pendant huit ans à l’hôpital Trousseau, à Paris. Elle a ensuite intégré l’industrie pharmaceutique en 1998 et a évolué au sein de plusieurs laboratoires tels que Roche, Chiron et Meda. Enfin, Philippe Tieghem a été nommé début novembre directeur des affaires publiques, market access et communication, un poste nouvellement créé. Il travaillait auparavant pour Reckitt Benckiser Pharmaceutiques depuis 2011. Il a également effectué une majorité de sa carrière au sein de GSK, de 1986 à 2011. Chiesi France avait déjà effectué un changement de taille à sa direction en avril, avec l’arrivée de Patrice Carayon, en qualité de directeur général.
bâtiment. Il a occupé des fonctions marketing, commerce, recherche et développement et de direction générale au sein de groupes internationaux, notamment Saint-Gobain et VPI, en France et à l’étranger. Il est ingénieur génie civil de formation. TOTAL
Gilles Cochevelou, directeur digital
Gilles Cochevelou a été promu directeur digital de Total. Il a rejoint le groupe français en 1994 en tant que responsable des opérations à la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) puis a été responsable du plan et des études économiques de la branche Raffinage & Marketing. Il a ensuite été nommé directeur Gaz & Électricité aux Émirats arabes unis en 2000 puis directeur Énergies renouvelables en 2003 et directeur R&D de la branche Gaz & Énergies nouvelles en 2007. Depuis 2010, il occupait la fonction de directeur Formation, Éducation université. G. Cochevelou est diplômé de l’École Polytechnique, de l’École nationale supérieure des techniques avancées et titulaire d’un master de sciences du Massachusetts Institute of Technology.
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Agenda n 1er décembre, Tours Session d’étude SFSTP « Biodisponibilité, le challenge du formulateur » www.sfstp.org
Christophe Jeauneau, directeur général en France
Christophe Jeauneau a rejoint, le 3 novembre, le groupe italien Mapei, spécialisé dans les adhésifs et les produits chimiques pour la construction. Il a pris les rênes de la filiale française et succède à Mario Pallme. Âgé de 48 ans, C. Jeauneau a travaillé pendant plus de 20 ans dans le secteur de la construction et la chimie du
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n 1er-2 décembre, Strasbourg Biofit 2015 : événement européen sur l’open innovation, le transfert technologique et la recherche collaborative en sciences de la vie www.biofit-event.com
MAPEI
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n 2-3 décembre, Lyon Waste Meetings 2015 : 2e rendez-vous d’affaires des acteurs du traitement, du recyclage et de la valorisation des déchets www.wastemeetings.com/index.php/fr
n 8 décembre, Paris Colloque international de Genopole et Amgen sur la médecine personnalisée http://medecine-personnalisee.genopole.fr
n 11-13 janvier 2016 San Diego, États-Unis Global Biomanufacturing Summit 2016 : événement mondial sur la fabrication des médicaments www.biomansummit.com
n 17-22 janvier Schladming, Autriche Pharmacon Schaldming : salon professionnel de la pharmacie www.pharmacon.de
Lundi 30 Novembre 2015 - Chimie Pharma Hebdo
26/11/15 18:15