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Chimi Pharma Hebdo N°714

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www.chimiepharmahebdo.com

N° 714

Lundi 13 Avril 2015

Total prêt à se muscler aux États-Unis

C

’est dans l’air depuis deux ans au moins. Le géant pétrochimique français ambitionne de muscler ses capacités d’éthylène aux ÉtatsUnis. Si rien n’est encore fait, Total commence à poser des jalons significatifs. Sa filiale américaine, Total Petrochemicals & Refining USA, a récemment déposé des demandes de permis environnementaux auprès de la Texas Commission on Environmental Quality (TECQ) et auprès de l’US Army Corps of Engineers pour construire un vapocraqueur. En raison des délais d’obtention des autorisations, Total indique avoir déposé ces demandes bien en avance. Et ne veut donc pas encore détailler le projet. Même si certains contours sont déjà bien délimités. En premier lieu, le groupe réfléchit à un vapocraqueur, sur base éthane évidemment, dont la capacité pourrait aller jusqu’à un million de tonnes par an d’éthylène. Soit le format d’une structure de taille mondiale. Si une demande de permis a été déposée au Texas, c’est que le groupe étudie la question de construire aux alentours de Port Arthur, là où il détient une vaste raffinerie et est impliqué à hauteur de 40 % dans le complexe pétrochimique intégré de la coentreprise BASF Total Petrochemicals. Construire sur place correspondrait aussi à la stratégie du groupe de privilégier son développement sur de vastes plateformes intégrées raffinage/chimie. Toutefois, Total étudie aussi la possibilité de « Un vapocraqueur construire en Louisiane. Dans cet État, le groupe est déjà implanté à Carville, avec un complexe de dont la capacité styrène et de polystyrène (660 000 t/an de capacipourrait aller jusqu’à tés pour le PS). Deux emplacements dans le Golfe du Mexique sont ainsi en concurrence. Le projet 1 Mt/an d’éthylène » étant encore à l’étude, le groupe ne donne aucune indication sur le montant de l’investissement ni sur le calendrier. Il est encore trop tôt. Et ne commente donc pas les rumeurs parues dans la presse américaine. Laquelle évoque des montants de 1,5 à 1,7 milliard de dollars, ce qui n’est pas surprenant pour un projet de ce type, ainsi qu’une perspective de construction dès 2017. Ce qui préfigurerait une mise en service à l’horizon 2019-2020. Total apporte cependant deux précisions d’importance. D’une part, le projet est voué à couvrir les besoins du groupe en éthylène pour ses productions de dérivés. À ce stade, le groupe ne dévoile pas encore si le vapocraqueur pourrait être accompagné d’unités en aval. Actuellement, le site américain du groupe qui semble le plus à même de bénéficier de ce vapocraqueur est le site de polyéthylène haute densité (408 000 t/an) en activité à Bayport, au Texas. Et qui est aujourd’hui alimenté en éthylène depuis Port Arthur. À noter qu’au Texas, Total recense aussi une usine de polypropylène (1,22 Mt/an) à La Porte, alimentée en propylène, mais pour moitié seulement de ses apports, depuis Port Arthur. D’autre part, Total indique qu’il recherche un partenaire pour son projet et qu’il a engagé des discussions à ce sujet. « BASF aurait été un partenaire naturel, mais ils ne sont pas intéressés par de la production additionnelle d’éthylène », précise un porte-parole aux États-Unis. Le partenaire allemand avait déjà consenti à renforcer le vapocraqueur commun de Port Arthur et à le flexibiliser pour augmenter les volumes d’éthylène (CPH n°670). Mais, dans le domaine, il n’irait donc pas plus loin. Ce qui semble logique tant le géant allemand se concentre, en raison de la nature de ses productions américaines, sur des volumes additionnels de propylène et étudie de très près la construction d’un complexe au Texas (CPH n°711). n Julien Cottineau

Sommaire PANORAMA

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n Explosion sur un site de paraxylène en Chine n L’IFMAS lance son premier appel à projets n Gaz de schiste : refus catégorique de Ségolène Royal n BASF porte plainte contre Umicore n Deux projets Medicen financés par le FUI

CHIMIE

Pages 4-8

ZOOM

Page 9

n Orrion Chemicals Orgaform se développe à Semoy n Global Bioenergies lève 4,4 M€ n Asahi Glass investit en Indonésie n Socar construira en Azerbaïdjan n Lanxess démarre son unité d’EPDM en Chine n PPG rachète Revocoat à Axson n Sika toujours plus présent en Asie n Saint-Gobain repousse l’accord avec SWH n Carlyle allège sa participation dans Axalta n DuPont discrédite les propositions de Trian n Reichhold émerge du Chapitre 11 n Roquette démarre une unité d’isosorbide n Une unité en Turquie pour A. Schulman n PAT lève près de 7 M€ en Bourse n Ashland investit 89 M$ en Virginie n KMG reprend Val-Tex n Zep repris par le fonds New Mountain Capital

n Interview de Martial Lecat et Philippe Combette,

président et directeur général de Safic-Alcan

PHARMA

Pages 11-13

n Servier conforte son pipeline n BMS prend une participation dans UniQure n Mylan veut s’offrir Perrigo pour 28,9 Mrds € n Mankind construirait en Inde n L’Américain Merck s’associe à Arvinas n AMRI ferme son site gallois n Le Laboratoire Aguettant collabore avec Baxter n Hybrigenics lève 9 M€

ÉQUIPEMENTS & SERVICES

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SPOT-SCOPE

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CARNET – AGENDA

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n IMCD acquiert l’Indien Kushalchand n Labco prépare son entrée en Bourse n Huber Packaging reprend une activité de Crown

Chimie Pharma Hebdo - Lundi 13 Avril 2015

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Panorama Accident industriel

Explosion sur un site de paraxylène en Chine Une fuite de pétrole aurait conduit à la catastrophe, rapporte l’agence chinoise Xinhua. Lundi 6 avril, cette fuite aurait entraîné un embrasement puis l’explosion de trois unités de stockage de produits chimiques sur le complexe de Tenglong Aromatic Hydrocarbon à Zhangzhou, dans le sud-est de la Chine. Le feu s’est déclaré à nouveau à plusieurs reprises sur le site, à différents endroits, mais était a priori sous contrôle en fin de semaine dernière. Six personnes auraient été blessées, même si d’autres bilans dans la presse internationale font état de 19 blessés. Plus de 29 000 riverains auraient été évacués temporairement. Il s’agit de la seconde explosion en 20 mois sur ce complexe de Tenglong, société qui appartiendrait à Dragon Aromatics. Selon Chemical Week, ce complexe qui comprend deux lignes de paraxylène d’une capacité de 800 000 tonnes

par an aurait été mis en service mi-2013. Une première explosion avait eu lieu sur le site dès juillet 2013 suite à une fuite d’hydrogène. Mais l’accident avait été maîtrisé rapidement et n’avait pas fait de victimes. n J.C.

Des usines condamnées après une manifestation L’AFP rapporte qu’à la suite d’une manifestation émaillée de violences, contre la pollution en Mongolie intérieure (Chine), des responsables chinois dans le nord du pays auraient promis de suspendre l’activité de certaines usines chimiques dans la région. Les riverains dénoncent des déversements polluants dans la région.

Matériaux agrosourcés

L’IFMAS lance son premier appel à projets

L’Institut français des matériaux agrosourcés (IFMAS) a profité du congrès-exposition Plant Based Summit, qui s’est déroulé à Lille du 8 au 10 avril, pour lancer son premier appel à projets. Les propositions devront s’inscrire dans l’une de ces thématiques de recherche : l’optimisation des matières premières et résines végétales issues de la biomasse, la synthèse de monomères, molécules fonctionnelles et polymères techniques et la formulation et la mise en œuvre de peintures et matériaux thermoplastiques et thermodurcissables biosourcés pour tous types d’applications (emballage, automobile, ferroviaire, électronique, médical, etc.). Cet appel à projets est ouvert du 15 mai au 15 septembre 2015. Il s’adresse aux entreprises, laboratoires de recherche et centres A.F. techniques. n

Pour en savoir plus : www.ifmas.eu.

Gaz de schiste

LE ConGrès-ExPosition EuroPéEn

Refus catégorique de Ségolène Royal

« Les gaz de schiste ne sont plus d’actualité ». Ségolène Royal s’est montrée plutôt catégorique sur Twitter. La ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie répondait ainsi à un article du Figaro relatant l’existence d’un rapport qui aurait été « enterré » par le gouvernement sur les gaz de schiste. Le rapport avait été commandé par le prédécesseur de Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, dès 2012. Selon Le Figaro, le rapport détaille une technique alternative à celle de la fracturation hydraulique, interdite en France depuis 2011, et basée sur l’utilisation de fluoropropane pour fracturer la roche. Ce qui éviterait le recours à de l’eau et des produits chimiques.

Citée par l’AFP, Ségolène Royal considère que cette technologie « n’est pas mature et sans retour d’expérience », qu’elle serait plus coûteuse, et que le fluoropropane aurait un potentiel d’effet de serre 3 000 fois supérieur au CO2. Selon Le Figaro, le rapport « enterré » estimerait qu’une industrie des gaz de schiste en France pourrait représenter une « manne de 100 milliards d’euros », et qu’elle permettrait de créer de 120 000 à 225 000 emplois dans le pays. Le rapport préconiserait en outre une phase d’expérimentation, via des microforages en Île-de-France et dans le Sud-Est. n J.C., avec AFP

Innovation

Deux projets Medicen financés par le FUI Après Lyonbiopôle (CPH n°713), c’est au tour de Medicen de détailler ses projets financés dans le cadre du 19e appel à projets du Fonds unique interministériel (FUI). Deux projets du pôle de compétitivité ont obtenu un coup de pouce de l’État : Princesse et RetinOptic. Le premier a été soutenu à hauteur de 1,9 million d’euros, pour une enveloppe totale de 3,6 M€. Il vise à développer un traitement de l’endométriose sévère et récidivante basé sur un anticorps monoclonal et un test compa-

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Lundi 13 Avril 2015 - Chimie Pharma Hebdo

gnon associé. Il associe les sociétés Inatherys, Endodiag, l’Institut Imagine et l’AP-HP Kremlin-Bicêtre. De son côté, le projet RetinOptic a pour objectif de concevoir un dispositif médical d’imagerie numérique de la rétine. Les partenaires sont ADCIS, ARMINES-Mines ParisTech, Corwin, Effilux,l’AP-HPLariboisière,l’Institutd’Optique Graduate School ParisTech et Télécom Bretagne. Il a obtenu un financement de 1,7 M€, pour un budget de 4 M€. n A.F.

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Batteries lithium-ion

BASF porte plainte contre Umicore BASF voit rouge. Il a porté plainte contre le Belge Umicore auprès du Commerce international des États-Unis (ITC) et du tribunal fédéral américain de Wilmington (Delaware). Le groupe allemand accuse Umicore d’avoir violé deux brevets concernant des batteries lithium-ion. Il lui reproche notamment de vendre une technologie de batteries développée par l’université de Chicago Argonne puis licenciée à BASF en 2009. Selon BASF, Umicore aurait aussi menacé de poursuivre un de ses clients, qui souhaitait changer de fournisseur au profit du groupe allemand. BASF estime que ces actions du groupe belge lui auraient fait perdre des revenus potentiels de plusieurs milliards de dollars. n A.F. avec Reuters


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Chimie Chimie de spécialités

Orrion Chemicals Orgaform continue de se développer à Semoy

L’usine du groupe français Orrion Chemicals et de sa filiale Orrion Chemicals Orgaform a fêté cinq ans d’activités. Repris auprès de l’Américain Dow, qui reste son premier client, le site poursuit ses développements, notamment pour ses productions en propre.

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n 2010, l’usine aurait dû fermer ses portes. La conjoncture dans l’automobile, l’emballage et la construction n’incitait plus Dow à poursuivre l’aventure. Fondée en 1967, l’usine de Semoy (Loiret) avait été acquise en 1999 par Rohm and Haas avant de tomber dans le giron du géant américain. Mais grâce à un projet de reprise de la direction du site et au groupe français Orrion Chemicals qui venait juste de se lancer, le site s’est trouvé un nouvel avenir. Bien sûr, les effectifs ont été sensiblement réduits à l’époque, passant d’une centaine de salariés à une vingtaine (CPH n°503). Cinq ans plus tard, l’usine rebaptisée Orrion Chemicals Orgaform (OCO) affiche un effectif de 37 salariés. Le groupe Orrion recense même un total de 43 employés sur place car le site accueille son siège social depuis 2012. « Cela fait cinq ans déjà, c’est passé comme un coup de vent », commente Jacques Lehré. Le directeur général d’Orrion Chemicals compare cette étape à un « début d’âge de raison. Et cela témoigne d’une certaine solidité de l’activité ». Le bilan est d’autant plus satisfaisant aux yeux des managers que cette reprise s’est effectuée en pleine crise. L’an dernier, l’usine a généré des ventes de 10,5 millions d’euros. Pour l’heure, ces ventes sont générées à 50 % via les productions pour le compte de Dow, principal client d’OCO. Le volet production à façon de l’usine comprend la fabrication d’adhésifs pour l’industrie automobile (notamment les adhésifs caoutchouc-métal pour les systèmes anti-vibratoires), d’adhésifs pour l’emballage (à froid, flexibles), d’adhésifs pour la construction, d’émulsions de résine (base de peintures sans solvants), ou encore de nouveaux carburants, comme des préparations de mélange deux-temps sans benzène ni composés aromatiques. Dans le cadre de la reprise auprès de Dow en 2010, Orrion avait conclu un accord de production à façon pour une durée de cinq ans. À l’époque, ce premier client comptait pour plus de 70 % du chiffre d’affaires du site. Aujourd’hui, un nouvel accord a été mis en place pour une production à façon sans limitation de durée, mais assorti d’un préavis de deux ans.

Croissance à deux chiffres pour les lignes en propre OCO s’est fixé pour objectif de doubler son chiffre d’affaires actuel dans les cinq prochaines années. À l’avenir, la part des ventes générées via la production pour Dow devrait continuer de se réduire. Mais sans baisse du niveau d’activité pour Dow, et donc via l’accroissement des productions pour le compte d’autres tiers, et de celles en propres. Lesquelles comptent aujourd’hui pour environ 20 % des ventes. OCO produit ainsi en propre des adhésifs de spécialités, en se posant notamment comme leader mondial des colles métal-métal pour la production d’agrafes. Il se revendique aussi leader mondial dans les agents de revêtements du verre. Il est également positionné dans les agents de démoulage pour pièces polyuré-

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Lundi 13 Avril 2015 - Chimie Pharma Hebdo

Orrion Chemicals

« L’an dernier, l’usine a généré des ventes de 10,5 millions d’euros »

thanes, dans les additifs pour les encres, dans les agents dispersants et les agents de rhéologie pour les encres et vernis, ou dans les solutions à base de nitrocellulose pour les vernis, les peintures ou les encres. Christian Siest, le directeur industriel note qu’OCO enregistre une « croissance à deux chiffres sur nos lignes en propre ». Et précise que « 70 % de nos ventes sont issues des produits que nous avons reformulés et repensés depuis cinq ans ». Deux indicateurs très encourageants pour l’avenir. n À Semoy, Julien Cottineau

Chiffres clés du groupe Orrion Chemicals l

Fondé en 2008 via la reprise des composés et sels métalliques de Pharmacie Centrale de France.

l

Chiffre d’affaires d’environ 40 M€ en 2014

l

Objectif moyen terme : 100 M€

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95 salariés

l

l

Trois filiales principales : OCO (formulations organiques), Orrion Chemicals Specialmin (sels de bismuth et minéraux) et Orrion Chemicals MetalChem (sels métalliques). Trois sites industriels principaux : Semoy (Loiret), La Voulte-Sur-Rhône (Ardèche) et Barcelone (Espagne)


Chimie Polypropylène

Chimie verte Bio-isobutène

Global Bioenergies lève 4,4 M€ supplémentaires pour son démonstrateur

La société spécialisée dans les procédés de conversion de ressources renouvelables en hydrocarbures complète le financement de son pilote allemand. Global Bioenergies a obtenu un prêt de 4,4 millions d’euros sur 5 ans auprès d’un consortium de banques françaises. Cette somme est destinée à financer la construction de son démonstrateur de bio-isobutène à Leuna en Allemagne. Pour ce projet, Global Bioenergies avait déjà reçu une subvention de 5,7 M€ de la part du ministère allemand de la Recherche. Concrètement, ce prêt servira à l’achat d’une unité complète de fermentation : un fermenteur d’inoculation, un fermenteur de propagation et un fermenteur de production d’un volume de 5 m3, ainsi que des unités satellites et des instruments de mesure. Parallèlement à cette annonce, Global Bioenergies indique le début de la construction du démonstrateur, dont le procédé de production d’hydrocarbures gazeux à partir de bio-

masse a été mis au point en partenariat avec le Centre Fraunhofer (CPH n°683). La réalisation de ce projet a été confiée au groupe Linde, qui vient de terminer la phase d’ingénierie (CPH n°712). Les travaux de construction devraient durer environ un an, et le démonstrateur industriel devrait être livré en 2016. « Les premiers lots seront commercialisés sur certains marchés de niche et permettront la qualification de notre isobutène fermentaire pour l’ensemble des dérivés de l’isobutène, représentant aujourd’hui un marché de 15 millions de tonnes », déclare Ales Bulc, directeur général de Global Bioenergies GmbH. Outre son démonstrateur, Global Bioenergies a récemment entamé des collaborations pour la valorisation de sucres de deuxième génération, en particulier sur les sucres issus de la paille de blé, des tiges de maïs, de la bagasse de canne à sucre ou encore de copeaux de D.O. bois (CPH n°709). n

Il s’agira d’une unité inédite sur le sol azerbaïdjanais, selon la State Oil Company of the Azerbaijan Republic (Socar). Le leader local du pétrole et gaz devrait signer le 14 avril à Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, le contrat officiel pour son engagement dans ce projet de polypropylène avec Tecnimont et Kinetics Technology. Ces deux filiales de l’ingénieriste italien Maire Tecnimont sont mandatées pour ce projet. Dans le cadre d’un contrat d’environ 350 millions d’euros, elles auront à charge l’intégralité des services d’ingénierie, la fourniture des équipements et du matériel, la totalité de la construction et la fourniture clé en mains. Le contrat couvre aussi bien l’unité que les utilités associées. Cette toute première unité de polypropylène en Azerbaïdjan disposera de capacités de 180 000 tonnes par an. Elle sera édifiée sur le complexe pétrochimique de Socar à Sumgayit, à une trentaine de kilomètres de Bakou. La future unité sera alimentée en propylène par le vapocraqueur déjà imJ.C. planté à Sumgayit. n

EPDM

Lanxess démarre son usine en Chine

Chlorochimie

Asahi Glass investit en Indonésie

Asahi Glass prévoit d’investir environ 400 millions de dollars (374 M€) pour construire une centrale électrique sur le complexe de sa filiale Asahimas Chemical à Cilegon, en Indonésie. Cette centrale à charbon d’une capacité de 250 MW doit être mise en service en 2017 et doit permettre au groupe d’améliorer la compétitivité du complexe. Spécialisé dans l’électronique, le verre et la chimie, Asahi Glass ne cesse de renforcer ses capacités de polychlorure de vinyle (PVC) dans toute l’Asie du Sud-Est, marché qu’il compte voir progresser de 5 % par an ces prochaines années. Le groupe japonais investit sur ces trois bases régionales en Indonésie, au Vietnam où il vient d’ailleurs d’annoncer en mars un projet de renforcement capacitaire (CPH n°712) et en Thaïlande, pays

Socar construira en Azerbaïdjan

qui compteraient à eux seuls pour 70 % du marché du PVC dans le sud-est asiatique. La filiale indonésienne, Asahimas Chemical, finalise actuellement un projet de renforcement. Lequel doit permettre de porter les capacités de PVC de 300 000 à 550 000 tonnes par an avant fin 2015. En amont, les capacités de chlorure de vinyle monomère (VCM) sont en phase de doublement, pour atteindre 800 000 t/an avant la fin de l’année, et celles de soude caustique seront portées de 500 000 à 700 000 t/an à la même échéance. Asahi Glass détient 52,5 % du capital d’Asahimas Chemical. Le géant japonais Mitsubishi Corporation en détient 11,5 %, tandis que deux partenaires locaux, en l’occurrence Rodamas et Ableman Finance, se partagent le solde J.C. (18 % chacun). n

Le groupe allemand a finalisé un projet de taille dans l’Empire du Milieu. Il a mis en service son usine de monomères d’éthylène-propylène-diène (EPDM) située à Changzhou, en Chine. Annoncée en septembre 2012, cette usine a nécessité un investissement de 235 millions d’euros (CPH n°604). Elle permettra la création de 200 postes. Une fois pleinement opérationnelle, elle disposera de capacités de 160 000 tonnes par an. Au cours des prochains mois, Lanxess exécutera les procédés d’échantillonnage et d’approbation des produits avec ses clients. Au total, l’usine fabriquera dix grades d’EPDM, pour ses clients en Chine et dans d’autres pays asiatiques. Ce type de caoutchouc synthétique est principalement utilisé dans l’industrie automobile, dans les ceintures, comme matériau d’étanchéité pour les portes, les essuieglaces ou encore en tant que matériau anti-vibration. Il trouve aussi des applications dans la modification des plastiques, la production de câbles, dans le secteur de la construction et des additifs pour pétrole. Le groupe produit déjà de l’EPDM à Geleen (Pays-Bas), à Marl (Allemagne), à Orange (États-Unis) et à Triunfo A.F. (Brésil). n

Chimie Pharma Hebdo - Lundi 13 Avril 2015

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Chimie Revêtements

PPG rachète Revocoat à Axson

Le géant américain des revêtements PPG a bouclé l’acquisition de Revocoat, une division du groupe français Axson. Les détails financiers n’ont pas été dévoilés. Ce projet de rachat avait été annoncé en décembre 2014. Basé à Saint-Just-en-Chaussée (Oise), Revocoat est spécialisé dans la production de revêtements d’étanchéité, insonorisants et de protection anticorrosion pour l’industrie automobile. Son portefeuille comprend des produits sur base époxy, des polyuréthanes et des émulsions en phase aqueuse. Il emploie environ 500 personnes, dont plus de la moitié travaillent à l’extérieur de l’Hexagone. Revocoat exploite huit sites de production localisés en France (Saint-Just-en-Chaussée), au Brésil (Pinhais), en Chine (Wuhan), en Russie (Kolomna), en Slovénie (Kamnik), en Espagne (Camarma de Esteruelas), en Turquie (Bursa) et aux États-Unis (Ferndale, Michigan). « L’addition de Revocoat à notre activité de revêtements automobiles renforce l’offre mondiale de PPG en produits et technologies d’étanchéité et adhésifs pour l’automobile », s’est réjouie Cindy Niekamp, vice-présidente senior de PPG, pour les revêtements automobiles pour les fabricants de première A.F. monte (OEM). n

Produits pour la construction

Sika toujours plus présent en Asie Le chimiste suisse continue d’avancer ses pions dans la zone Asie-Pacifique. Sika a annoncé début avril la constitution d’une filiale en Birmanie (Myanmar) ainsi que le démarrage d’une usine d’adjuvants au Sri Lanka. La nouvelle filiale de Sika en Birmanie va permettre au groupe de mieux servir le secteur de la construction, qui serait en pleine croissance sur place. Jusqu’à présent, Sika approvisionnait le territoire depuis des pays voisins. La Birmanie devient ainsi le 91e pays au monde à héberger une filiale de Sika. Ces dernières années, le chimiste suisse ne cesse de renforcer sa présence dans les pays émergents. Rien qu’en 2014, il a ainsi implanté des filiales en Albanie, en Bosnie-Herzégovine, en Côte d’Ivoire, au Mozambique, au Nigeria ainsi qu’au Sri Lanka. En 2014, le groupe a enregistré une croissance de ses ventes de 15,2 % dans les pays émergents. Soit la deuxième perfor-

Les ventes régionales de Sika en 2014, en millions de CHF - Source : Sika Europe-Moyen-Orient Afrique

2734 (+ 13,3 %)

Asie-Pacifique

Carlyle allège sa participation dans Axalta Le spécialiste des revêtements automobiles Axalta continue d’ouvrir son capital. Carlyle, son actionnaire principal depuis 2012 (CPH n°622), a récemment lancé deux opérations de rachat d’actions. En premier lieu, il a mis en vente 40 millions d’actions d’Axalta, à un prix unitaire de 28 dollars. Les acheteurs ont également une option pour acquérir, dans les trente jours, 6 millions d’actions additionnelles. En parallèle, la société d’investissement Berkshire Hathaway a déboursé 560 M$ (524 M€) pour prendre 20 millions d’actions d’Axalta, ce qui représente également 28 $ par action. Selon Chemical Week, à l’issue de ces deux opérations, Carlyle ne devrait plus détenir qu’environ 45 % du capital d’Axalta. Le groupe avait déjà dilué sa participation en fin d’année dernière, en introduisant Axalta sur le New York Stock Exchange (CPH n°697). Il avait vendu 50 M de parts de la société, à un prix de 19,50 $ par action. Soit une opération de 975 M$. Axalta représente l’ancienne division Performance Coatings de DuPont, que le groupe américain avait vendu à Carlyle en 2012 A.F. (CPH n°603). n

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Lundi 25 Mars 2013 - Chimie Pharma Hebdo

mance régionale derrière celle de la seule Amérique latine (16 %), où Sika a généré des ventes de 639 millions de francs suisses (environ 611 M€). La zone Asie-Pacifique a de son côté enregistré l’an dernier un chiffre d’affaires de 1,04 Mrd CHF, ce qui représente une croissance de 12,9 % en un an. C’est dans ce dernier pays que Sika vient par ailleurs de mettre en service une usine d’adjuvants et d’additifs pour béton. Elle est implantée à Ekala, sur la façade ouest du pays, juste au nord de la capitale Colombo. L’objectif est de mieux répondre à la demande locale en produits pour la construction. Récemment, Sika a ouvert des lignes de production d’adjuvants pour béton à La Réunion et mis en service des capacités de mortiers à Dubai (CPH n°712), et a également repris l’Australien CTA, spécialiste des colles à carrelages et des mortiers J.C. (CPH n°713). n

1040 (+ 12,9 %)

Amérique du Nord

746 (+ 7,9 %)

Amérique latine

639 (+ 16,0 %) 0

500

1000

1500

2000

(..%) : variation 2014/2013 du chiffre d’affaires

2500

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Saint-Gobain repousse la finalisation de l’accord avec SWH dans le dossier Sika Le groupe français a étendu la validité de son accord avec la famille Burkard pour le rachat des actions de la holding SchenkerWinkler (SWH). La validité s’étend désormais au 30 juin 2016, sachant que SaintGobain pourra alors encore prolonger à cette échéance. Lors de l’annonce du projet de rachat pour 2,75 Mrds CHF, Saint-Gobain avait prévu une finalisation au plus tard au second semestre 2015. Le groupe explique par ailleurs qu’il « ne peut en aucun cas être contraint d’acquérir les actions de SWH si sa participation dans Sika ne représente pas la majorité des droits de vote ou si l’acquisition déclenche la nécessité de lancer une offre obligatoire sur toutes les actions de Sika ». À l’origine, l’acquisition des parts de SWH dans Sika, à savoir 16,1 % du capital

du chimiste suisse, revenait à s’emparer de 52,4 % des droits de vote (CPH n°700). Cette possibilité de prise de contrôle de la destinée du groupe sans acquérir au moins la moitié du capital et sans la contrainte de lancer une OPA sur une plus grande partie du capital, limitant de fait l’intérêt pour les actionnaires tout en allégeant le poids de l’acquisition pour Saint-Gobain, est au cœur de la vaste discorde avec le conseil d’administration de Sika. Discorde qui dure depuis décembre et qui, malgré plusieurs procédures judiciaires en cours, ne semble toujours pas sur le point d’être résolue (CPH n°711). Cette semaine, l’assemblée générale annuelle de Sika, prévue le 14 avril, pourrait peut-être apporter des changements notables dans cette situation. n J.C.


Chimie Stratégie

DuPont discrédite les propositions de Trian À près d’un mois de l’assemblée générale annuelle, prévue le 13 mai, la direction de DuPont a vertement critiqué les propositions du fonds d’investissement Trian, et réaffirmé son refus d’intégrer des représentants de ce fonds activiste au sein de son conseil d’administration. Le géant américain considère en premier lieu que Trian, qui ne cesse d’appeler à une scission des activités de DuPont (CPH n°707), ne propose qu’un « agenda destructeur de valeur ». Cette scission pourrait engendrer un impact financier de 4 milliards de dollars, chiffre DuPont, et générer des coûts annuels supplémentaires de 1 Mrd $ pour le groupe. Séparer les activités en croissance (Agriculture, Nutrition et santé, et Biosciences industrielles) et les plus cycliques (Matériaux de performance, Sécurité et protection, Électronique et communications), résulterait en la destruction de la plateforme d’innovation

du groupe, et en l’élimination de vecteurs de croissance et de marges dans toutes les activités, juge le géant américain. En parallèle, DuPont jette un discrédit conséquent sur les capacités de Trian et de ses candidats à améliorer le développement du groupe. Outre « l’agenda destructeur » et les risques sur la bonne conduite de la stratégie mise en place ces dernières années, le conseil d’administration estime qu’aucun des candidats ne dispose d’expérience ou de compétences requises pour faire avancer DuPont, et que la seule expérience récente de Trian dans l’industrie chimique a été l’intégration dans la direction de Chemtura. Or ce chimiste américain avait fini par se placer sous la protection du Chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, en 2009 (CPH n°528). DuPont estime que cette expérience avait conduit à la destruction complète de valeur pour les actionnaires. n J.C.

Résines

Reichhold émerge du Chapitre 11

Le groupe américain Reichhold, spécialiste des résines de polyester insaturé et des résines pour revêtements, a annoncé sa sortie de la protection du Chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites. Cette mise sous protection ne concernait que les activités américaines du groupe, qui rejoignent désormais pleinement le reste de Reichhold. Via une reprise de dettes convertie en actions, et donc via une prise de contrôle du capital par les fonds d’investissements Black Diamond Capital Management, JP Morgan Investment Ma-

nagement, Third Avenue Management et Simplon Partners, le groupe a pu racheter ses actifs américains, alléger sa dette et autres obligations financières pour s’offrir un second souffle. Essentiellement présent en Amérique du Nord, Reichhold produit également en Asie (Tianjin en Chine, Pune en Inde), au MoyenOrient (Dubaï aux Émirats arabes unis), en Amérique latine (Simões Filho et Mogi das Cruzes au Brésil) ainsi qu’en Europe : Parme (Italie), Fredrikstad (Norvège), Mitcham (Royaume-Uni), et à Etain (Meuse). n J.C.

Mélanges maîtres

Une unité en Turquie pour A. Schulman A. Schulman étoffe sa présence industrielle en Turquie. Il va mettre en place une nouvelle unité de mélanges maîtres à Istanbul. Le groupe américain prévoit d’y louer une usine déjà existante, qu’il convertira en une unité de production de mélanges maîtres. Le coût de ce projet devrait être compris entre 5 et 7 millions d’euros. L’unité devrait être mise en service à la fin de l’année fiscale 2016. Une fois qu’elle sera pleinement opérationnelle, elle fabriquera environ 18000 tonnes de mélanges maîtres pour les clients

d’A. Schulman dans les industries de l’alimentaire et de l’emballage en Turquie, mais aussi au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. « En outre, comme nous servons actuellement nos clients en Turquie à partir de nos unités en Europe du Nord, cette nouvelle usine nous permettra d’améliorer nos délais de service et d’utiliser nos capacités en Europe du Nord de façon plus efficace », a expliqué Heinrich Lingnau, vice-président et directeur général du groupe pour la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique). n A.F.

Chimie verte Isosorbide

Roquette démarre la plus grande unité mondiale

Le groupe français a annoncé la mise en service de la plus grande unité mondiale d’isosorbide sur son complexe de Lestrem (Pas-de-Calais). L’unité est dotée de capacités de 20 000 tonnes par an. Le montant de l’investissement n’a pas été divulgué mais représente « plusieurs dizaines de millions d’euros », selon un porte-parole. Sous le nom de gamme Polysorb, Roquette assure pouvoir aujourd’hui fournir « des grades d’isosorbide avec plus de 99,5 % de richesse en isosorbide ». L’unité produit à la fois de l’isosorbide technique et de l’isosorbide de haute pureté, toutes deux disponibles sous formes solides ou liquides. Le leader mondial du sorbitol a mis au point ce dérivé à partir des années 1980. En 2002, Roquette mettait en service une unité pilote à Lestrem, avant une première unité industrielle en 2007 dont les capacités de 1 000 t/an ont été augmentées à 5 000 t /an dès 2011 (CPH n°521). Le groupe confirme avec ce nouveau projet qu’il est « convaincu du potentiel de croissance de l’isosorbide dans les matériaux de performance ». Sa gamme Polysorb trouve des applications dans les plastiques de performance, les thermoplastiques, ou encore les résines durcissables. Selon Roquette, il peut se substituer au bisphénol A (BPA) dans les polycarbonates tout en accroissant les propriétés optiques, la résistance aux UV et aux hautes températures. Il peut aussi être utilisé comme plastifiant 100 % biosourcé dans les résines PVC en se substituant aux phtalates. Avec cette nouvelle unité, Roquette espère devenir un « fournisseur privilégié des marchés des plastiques de performance J.C. et de la chimie de spécialités ». n

EN BREF Kuraray acquiert Plantic Technologies Le Japonais Kuraray a finalisé l’acquisition de Plantic Technologies, une société australienne spécialisée dans les produits de protection d’emballage biosourcés. Les détails financiers ont été tenus secrets. Le groupe australien s’appuie sur une technologie de polymérisation qui est basée sur l’utilisation d’amidon à haute teneur en amylose. Plantic Technologies commercialise notamment les films de protection Plantic, utilisés dans plusieurs applications pour l’industrie alimentaire.

Chimie Pharma Hebdo - Lundi 13 Avril 2015

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Chimie Chimie verte Ingrédients actifs

PAT lève près de 7 millions d’euros en Bourse Plant Advanced Technologies (PAT) a réussi sa seconde entrée en Bourse. La biotech développeuse et productrice d’actifs rares à partir de végétaux a levé 6,9 millions d’euros à l’issue de sa période d’introduction sur le marché Alternext fin mars, quand elle en visait 6 M€. Elle était déjà entrée sur le marché libre en 2009, quatre ans après sa création. « Avec nos levées antérieures, nous portons nos fonds propres à 10 M€ », souligne Jean-Paul Fèvre, le président et l’un des trois actionnaires-fondateurs qui conservent la majorité du capital, tandis que le flottant atteint 48 %. L’opération financière va permettre d’investir 1 M€ dans le doublement des capacités de production au siège de Vandoeuvrelès-Nancy (Meurthe-et-Moselle), de constituer une filiale de R&D à La Réunion afin d’exploiter le riche potentiel végétal de l’île et d’accélérer la commercialisation des principes actifs. PAT a développé à ce jour un portefeuille de 26 extraits végétaux ou molécules naturelles, un chiffre en constante augmentation d’année en année. Second marché de PAT après la cosmétique et avant l’agrochimie pour la production de biopesticides, la pharmacie sera la principale bénéficiaire de la récente levée : « elle nous donne les moyens financiers de nous engager dans les phases pré-cliniques, dans la suite logique de nos essais in vitro », annonce Jean-Paul Fèvre. La nouvelle phase entend valider les conclusions prometteuses des premières recherches sur les propriétés anticancéreuses (notamment le cancer du sein), anti-inflammatoires et contre la maladie d’Alzheimer. Au-delà du pré-clinique, l’entreprise de 32 salariés envisage la poursuite de la production dans le cadre de partenariats avec l’industrie pharma selon les formes ouvertes à ce jour: milestones, royalties, filiale de valorisation… PAT prévoit de doubler cette année son chiffre d’affaires (900 000 € en 2014) puis d’atteindre l’équilibre d’exploitation l’an Christian Robischon prochain. n

Spécialités

Ashland investit 89 M$ en Virginie

Ashland Specialty Ingredients, une filiale de l’Américain Ashland, se muscle en Virginie. Elle va investir 89 millions de dollars (83,4 M€) au cours des trois prochaines années pour étendre les capacités de son usine de produits chimiques de spécialité à Hopewell, en Virginie (États-Unis). La majorité de l’investissement sera dédiée au renforcement de deux lignes de fabrication de produits clés. Le groupe va augmenter ses capacités d’hydroxyéthylcellulose (HEC) Natrosol de 4 700 tonnes par an (environ 40 %

KMG reprend Val-Tex

L’Américain KMG Chemicals part à l’assaut de son compatriote Valves Incorporated of Texas (Val-Tex). Localisé à Houston (Texas), ce dernier fabrique des lubrifiants et matériaux d’étanchéité pour les valves industrielles depuis 1962. KMG va financer l’opération en numéraire et par transfert d’actions. Dans le détail, les actionnaires de Val-Tex vont recevoir 23,5 millions de dollars (22 M€) et 606 875 actions de KMG. La transaction devrait être finalisée fin avril. Val-Tex deviendra alors une filiale à part entière de KMG. Cette acquisition permettra également à KMG de récupérer les parts que détient actuellement Val-Tex dans son capital (soit 606 875 actions). Entre fé-

des volumes actuels) à Hopewell. Ce produit est utilisé comme agent épaississant dans les peintures au latex. Il va également gonfler d’environ 50 % ses volumes d’hydroxypropylcellulose (HPC), qui sert de liant pour les comprimés pharmaceutiques, les revêtements et dans d’autres applications. Les volumes additionnels devraient être disponibles cet été. Environ 17 postes devraient être créés et viendront s’ajouter aux 237 personnes qui travaillent actuellement dans l’usine. n A.F.

vrier 2014 et février 2015, le groupe texan a généré des ventes de 12 M$ et un Ebitda de 3,4 M$. Il sert principalement les marchés du stockage du pétrole et gaz, des pipelines et de la distribution de gaz. Le marché mondial des valves est estimé à plus de 200 M$ de ventes annuelles. « Notre objectif initial sera d’intégrer Val-Tex dans KMG et de poursuivre les opportunités de croissance sur le marché nord-américain. Nous voyons aussi un potentiel intéressant pour étendre la participation de Val-Tex sur les marchés à l’international, en renforçant l’infrastructure globale et les capacités de distribution de KMG, en particulier en Europe et en Asie », explique Chris Fraser, p-dg de KMG. n A.F.

Zep repris par le fonds New Mountain Capital

Le fonds de capital-investissement new-yorkais New Mountain Capital a jeté son dévolu sur Zep. Ce dernier est un groupe américain spécialisé dans les solutions et produits de nettoyage pour l’industrie. New Mountain Capital propose 692 millions de dollars (648,7 M€) pour reprendre la totalité du capital de Zep, soit 20,05 $ par actions. Cette proposition a été acceptée à l’unanimité par le conseil d’administration de Zep. « Au

cours de l’année dernière, nous avons mené un examen approfondi des opportunités stratégiques afin d’accroître la valeur pour nos actionnaires. Nous sommes satisfaits d’avoir conclu cet accord, qui, nous pensons, générera de la valeur immédiate et considérable pour nos actionnaires », a indiqué John Morgan, le p-dg de Zep. Cette transaction devrait être bouclée au 3e trimestre 2014. En 2014, Zep a généré des ventes de 700 M$. n A.F.

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Lundi 13 Avril 2015 - Chimie Pharma Hebdo


Zoom De gauche à droite : Martial Lecat, président et Philippe Combette, directeur général.

Distribution

Safic-Alcan reprend son destin en main

Safic-Alcan est un distributeur français de produits chimiques. Pouvez-vous nous décrire sa spécificité ? Martial Lecat : Safic-Alcan est une société de distribution de spécialités chimiques à destination des industries de formulation : le caoutchouc, les peintures, les adhésifs, la pharmacie, la cosmétique, les nutraceutiques. Historiquement, Safic-Alcan a démarré ses activités en 1847 dans le domaine du caoutchouc. Cependant aujourd’hui, sur un chiffre d’affaires total de 410 millions d’euros, la distribution de produits chimiques pour le caoutchouc ne représente plus que 140 millions d’euros, contre 120 M€ pour le coating et les adhésifs et 100 M€ pour les sciences de la vie. Nous possédons une vingtaine de filiales, principalement en Europe. Nous réalisons ainsi 74 % de notre chiffre d’affaires hors de France. Safic-Alcan est la seule société de distribution à capitaux français à avoir une couverture européenne. Comment s’est déroulé l’exercice 2014 ? Philippe Combette : Nous avons démarré l’année très fort, avec un bon 1er semestre. Mais il y a eu une érosion de l’activité en novembre. Et décembre n’a pas été un très bon mois. Néanmoins, nous avons continué d’investir sur nos marchés les plus récents que sont le coating, la cosmétique et la pharmacie. Nous avons par exemple créé une nouvelle gamme de produits pour la cosmétique lancée sur le salon In-Cosmetics à Barcelone et sera vendue sous la marque Safic-Alcan. Par ailleurs, nous avons continué notre maillage en Europe. Dans le domaine du caoutchouc, nous sommes présents dans tous les pays d’Europe. En revanche, dans les autres métiers, nous ne sommes pas encore partout, cela demande du temps. M.L.: Nous souhaitons avoir une taille critique dans tous les pays d’Europe. Nous avons de bonnes positions en France, au Royaume-Uni, en Espagne et au Benelux. Nous souhaitons une couverture de ce type sur tous les marchés. Aujourd’hui, un distributeur se doit d’être multipays et multimarchés. Nous considérons que les acteurs qui sont monomarchés et monopays sont condamnés.

En janvier, vous avez annoncé un changement de l’actionnariat de la société. Pouvez-vous donner davantage de détails ? M.L.: Depuis sept ans, notre actionnaire majoritaire était le fonds Parquest Capital, et le management et 120 employés possédaient 20 % du capital. Cette association a bien fonctionné et sur la période la société a enregistré une forte croissance puisque que le chiffre d’affaires est passé de 220 M€ en 2007 à 410 M€ en 2014. Cependant avec ces systèmes de LBO, on change périodiquement d’actionnaire et il y a toujours un risque d’être revendu à un autre distributeur. Pour être sûr de garder son indépendance, il faut contrôler son capital. C’est pourquoi, à l’occasion de la sortie de Parquest Capital, nous avons élaboré un projet avec les fonds Euromezzanine et Sagard. Désormais, avec le management et 320 salariés sur les 400 que compte le groupe, nous détenons 53 % du capital. Que comptez-vous faire maintenant que vous avez votre destin en main ? P.C.: Nous allons poursuivre notre stratégie et notre maillage avec le démarrage d’activités de coating en Pologne et en Italie. Et l’on vient d’annoncer la création d’une filiale : SaficAlcan America. M.L.: Historiquement, nous avons une participation de 25 % dans une société de distribution de caoutchouc aux États-Unis, mais nous démarrons de zéro une activité de distribution de produits pour la cosmétique. Nous espérons que cela facilitera notre homologation auprès de grandes sociétés comme Procter & Gamble et Coty qui ont aussi des implantations en Europe. Depuis le rachat de Laserson en 2013, vous n’avez pas réalisé d’autres acquisitions… M.L.: Nous avons juste fait une pause en 2014 car nous avions un gros sujet à boucler avec la vente de la société par Parquest Capital. Cette année, nous allons pouvoir poursuivre les acquisitions. Dans les semaines qui viennent, nous annoncerons l’acquisition d’un « petit bijou » en Angleterre. Le chiffre d’affaires n’est que d’un million de livres. Mais cette société

Safic-Alcan

Le management et les salariés de Safic-Alcan ont saisi l’opportunité de la sortie du fonds Parquest Capital pour prendre la majorité du capital. La société a désormais les coudées franches pour poursuivre sa croissance en toute indépendance. Explications de Martial Lecat, président, et Philippe Combette, directeur général. est très complémentaire de nos activités. Elle contribuera à doper le chiffre d’affaires en Angleterre. Nous avons également deux dossiers en cours dans les pays de l’Est. Dans le montage de notre nouveau LBO, nous avons négocié une ligne de Capex et une ligne de dette qui nous donnent des munitions pour des acquisitions jusqu’à plusieurs dizaines de millions d’euros. C’est ce que nous ferons si cela fait sens. À travers les acquisitions, nous ne cherchons pas du chiffre d’affaires mais des produits ou de l’implantation géographique. Pouvez-vous nous parler de vos commettants qui sont vos fournisseurs de produits chimiques ? P.C.: Nous voulons être leader sur nos marchés donc nous devons travailler avec des leaders qui sont soit de grands groupes chimiques, soit des sociétés capables d’apporter les bons produits à nos clients. Nous avons des relations d’exclusivité réciproque avec nos commettants. L’Europe n’autorise pas la signature de contrats de plus de cinq ans. En revanche, nous sommes très fidèles et nous aimons travailler sur le long terme. Par exemple, nous travaillons avec DuPont depuis 1920. C’est notre plus ancien commettant. Vous avez un pied en Chine au travers de Bim Sifram. Que vous apporte-t-elle? M.L.: Safic-Alcan a acquis Bim Sifram en 2005. Cette société emploie 50 personnes en Chine qui sont chargées de sourcer des produits pour notre compte. Elles visitent des fournisseurs, auditent des usines. Nous avons même un laboratoire de contrôle. Cette société nous permet de réaliser un chiffre d’affaires supplémentaire de 12 M€. Au départ, elle était à 100 % pharma. Aujourd’hui, la répartition est de 70/30 entre les produits pour la pharmacie et les produits de performance. Vous êtes-vous fixé un objectif de croissance pour les prochaines années ? M.L.: Nous nous sommes fixé un objectif de croissance de l’ordre de 5 à 6 % par an. Ceci est en ligne avec la performance que nous avons enregistrée ces sept dernières années. n Propos recueillis par Sylvie Latieule

Chimie Pharma Hebdo - Lundi 13 Avril 2015

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Pharmacie Recherche

Servier conforte son pipeline

Le laboratoire français dresse un état des lieux de sa R&D. Autour de ses cinq domaines, il affiche un portefeuille de 18 candidats médicaments en phase d’essais cliniques.

L’

exercice tend à devenir annuel. Le laboratoire français a présenté l’évolution de son portefeuille de recherche. Alors qu’en 2014, Servier officialisait la réorganisation de sa recherche, cette année, c’est « la dynamique de trouver de nouvelles solutions thérapeutiques, au service des patients, à travers un réseau », qu’ont dévoilée Emmanuel Canet, vice-président Recherche et Développement et Pascal Touchon, vice-président Coopération scientifique. Le groupe de 21 400 personnes investit 25 % de son chiffre d’affaires en R&D et y emploie environ 3 000 personnes, « en France et dans le monde », souligne Emmanuel Canet. Avant de se féliciter que « la stratégie d’ouverture aux partenariats ne s’est pas faite au détriment du nombre de collaborateurs ». Il rappelle par ailleurs l’implantation de recherche de Servier, qui repose sur quatre centres de recherche dont trois en France et 19 centres internationaux de recherche thérapeutiques. À partir de ces implantations, Servier poursuit sa stratégie autour de cinq domaines : cardiologie, oncologie, métabolisme, neuropsychiatrie et rhumatologie. Et les 18 candidats médicaments en phases d’essais cliniques sont répartis dans ces cinq axes de recherche, avec une forte prévalence de la cancérologie (8). En termes d’avancées cliniques, le groupe français compte trois candidats en phase III d’essais cliniques : Pixuvri en oncologie, l’IL1 en rhumatologie et le GLP1 dans le diabète de type 2, « un produit en collaboration avec Intarcia, pour lequel nous comptons déposer un dossier pour enregistrement début 2016 », précise le vice-président R&D. Huit candidats sont en phase II tandis que neuf sont en phase I, « principalement des projets en oncologie », souligne Emmanuel Canet. Le groupe compte également six molécules en préclinique. Le pipeline de Servier repose pour moitié sur des petites molécules chimiques, et le groupe poursuit son ouverture dans les biotechnologies avec neuf produits biologiques. Et « quand on

E. LEGOUHY

regarde le calendrier, nous pouvons atteindre notre objectif d’avoir une AMM tous les deux à trois ans », indique Emmanuel Canet. Il cite le Pixuvri, « dès cette année », puis Intarcia avec « un dépôt de dossier en 2016 ». « Et, en 2021-2022, nous aurons trois molécules en oncologie », ajoute-t-il. Dans le cadre de cette diversification de son portefeuille, le laboratoire s’appuie sur « une accélération de la dynamique de partenariats », s’est félicité Pascal Touchon qui rappelle la signature de six collaborations en 2014 avec Cellectis, Novartis, CTI Bio, Intarcia, le CNRS et Geneuro. Le laboratoire entend poursuivre sa « double stratégie » de partenariats, selon Emmanuel Canet qui détaille : « Nous allons poursuivre notre effort en phases aval sur les phases III et les phases d’enregistrement. Et nous sommes confrontés à une attrition de l’ensemble du portefeuille. Il faut donc en permanence ressourcer ce portefeuille, avec des produits soit très en amont au drug discovery, soit en préclinique ». Concernant les domaines, le groupe se montre « ouvert » tout en restant concentré sur ces cinq domaines stratégiques et avec un focus important sur l’oncologie, « où le facteur d’attrition est important », note le v-p R&D. Entre les produits arrivant à l’AMM, ceux qui ne passeront pas les essais cliniques, et les nouveaux candidats intégrés dans le pipeline, le groupe poursuit ainsi sa stratégie de R&D, avec une capacité à mener un pipeline de 15 à 20 candidats médicaments, estime Pascal Touchon. n À Croissy-sur-Seine, Aurélie Dureuil

EN BREF Création du Laboratoire Rodolphe Mérieux

Patheon finalise la reprise d’Irix Pharmaceuticals

La Fondation Mérieux a inauguré le Laboratoire Rodolphe Mérieux, situé à Chittagong, au Bangladesh. Il fait partie du Bangladesh institute of tropical and infectious diseases (BITID). D’une superficie de 250 m2, il sera dédié à la recherche appliquée, la formation et les analyses biologiques au Bangladesh. Les programmes de recherche porteront sur la tuberculose, d’autres maladies respiratoires et des infections entériques avec diarrhée.

Patheon a bouclé le rachat de la société américaine Irix Pharmaceuticals, spécialisée dans les ingrédients pharmaceutiques actifs (API). Elle exploite des usines de production à Florence et Greenville, en Caroline du Sud. Ce projet d’acquisition avait été annoncé en mars dernier (CPH n°710). Les détails financiers n’ont pas été communiqués.

La FDA appuie un programme de DBV La FDA a accordé le statut de « Breakthrough Therapy » (« percée thérapeutique ») au Viaskin Peanut de DBV Technologies, pour le traitement de l’allergie à l’arachide chez l’enfant. Ce statut permet d’accélérer le développement et l’examen de médicaments destinés à traiter des maladies graves ou potentiellement fatales. Le laboratoire français l’a obtenu grâce aux résultats positifs d’un essai clinique de phase IIb.

Chimie Pharma Hebdo - Lundi 13 Avril 2015

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Pharmacie Thérapie génique

BMS prend une participation dans UniQure L’Américain Bristol-Myers Squibb (BMS) se renforce dans la thérapie génique. Il prévoit d’entrer à hauteur de 4,9 % au capital du Néerlandais UniQure, spécialisé dans ce domaine. BMS n’en restera pas là, puisqu’il devrait ensuite prendre une participation supplémentaire de 5 % d’ici fin décembre, avec des options pour acheter ultérieurement jusqu’à 10 % en plus. Le groupe a également noué une collaboration avec UniQure. Les partenaires se concentreront notamment sur le développement du principal programme de thérapie génique d’UniQure qui vise à traiter l’insuffisance cardiaque en restaurant la capacité du cœur à synthétiser la protéine S100A1 qui capte le calcium et régule la fonction cardiaque. En dehors des maladies cardiovasculaires, les groupes pourront aussi collaborer sur neuf autres potentielles cibles, dans différentes aires thérapeutiques. UniQure sera en charge des activités de recherche et de production clinique et commerciale. De son côté, BMS gérera les activités de développement et réglementaires et prendra en charge les coûts liés aux activités de R&D. Il sera ensuite responsable, à lui seul, des produits issus de cette collaboration. Pour cela, BMS va investir 100 millions de dollars dans UniQure (ce qui comprend également la participation de 4,9 %). Par la suite, UniQure pourra recevoir jusqu’à 254 M$ en tant que paiement d’étape pour son principal programme dans l’insuffisance cardiaque et jusqu’à A.F. 217 M$ pour chaque autre produit. n

R&D

L’Américain Merck noue une alliance avec Arvinas Arvinas, une société américaine de biotechnologies, fait de l’œil à son compatriote Merck. Les deux sociétés ont amorcé une collaboration de plusieurs années portant sur la technologie Protac (Proteolysis-Targeting Chimera) d’Arvinas. Celle-ci permet d’induire la dégradation de protéines responsables de différentes pathologies. Les groupes se concentreront sur plusieurs maladies, dans diverses aires thérapeutiques. Dans ce cadre, Arvinas recevra un paiement initial, dont le montant n’a pas été dévoilé, et des fonds pour les recherches liées à cet accord avec Merck. Il pourrait également empocher jusqu’à 434 millions de dollars en tant que paiements d’étape liés à la recherche, au développement, aux étapes réglementaires et commerciales des produits des cibles sélectionnées par Merck, ainsi que des redevances sur les ventes. Le groupe américain aura aussi la possibilité d’étendre ce partenariat pour A.F. inclure d’autres maladies. n

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Lundi 13 Avril 2015 - Chimie Pharma Hebdo

OTC/Génériques

Mylan veut s’offrir Perrigo pour 28,9 Mrds $

Une nouvelle opération de plusieurs dizaines de milliards de dollars pourrait prochainement se concrétiser dans la sphère pharmaceutique mondiale. Le spécialiste américain des génériques Mylan est parti à l’offensive de Perrigo, qui est basé en Irlande. Cette OPA hostile s’élève à environ 28,9 milliards de dollars (26,9 Mrds €). Mylan propose 205 $ pour chaque action de Perrigo, payables en numéraire et transfert de titre. Ce qui représente une prime de 25 % par rapport au cours de clôture de Perrigo du 3 avril, avant que Mylan lance son offre. « Cette proposition est l’aboutissement d’un certain nombre de discussions antérieures entre Mylan et Perrigo à propos de la logique stratégique et financière de cette combinaison », a révélé Robert Coury, président exécutif de Mylan. La fusion des deux groupes permettrait de créer un géant pharmaceutique, occupant une position de leader à la fois sur le marché des génériques et des médicaments sans ordonnance, l’activité de base de

Perrigo. Le nouvel ensemble pèserait environ 15,3 Mrds $ de chiffre d’affaires proforma. Pour le moment, Perrigo a simplement confirmé avoir reçu une offre non sollicitée de la part de Mylan. Il a indiqué que son conseil d’administration allait discuter de cette proposition et que d’autres annonces seront faites ultérieurement. Le groupe irlandais s’est récemment renforcé en s’emparant de son concurrent belge Omega Pharma pour 3,6 Mrds € (CPH n°695). Ce qui lui permet de booster ses futures ventes en dehors des États-Unis, puisqu’actuellement 81 % de son chiffre d’affaires est généré Outre-Atlantique. Entre septembre 2013 et septembre 2014, il a dégagé des ventes de 4,1 Mrds $. Historiquement américain, Perrigo s’était redomicilié en Irlande fin 2013, via l’acquisition de l’Irlandais Elan pour 8,6 Mrds $ (CPH n°659). De son côté, Mylan a affiché des ventes de 7,72 Mrds $ en 2014, dont A.F. 6,51 Mrds $ dans les génériques. n

API

Mankind construirait en Inde Le laboratoire indien finaliserait actuellement un plan d’investissement de 1 milliard de roupies (environ 15 M€), pour construire une usine d’ingrédients pharmaceutiques actifs (API) dans l’État indien du Rajasthan, rapporte la presse indienne. L’usine devrait être mise en service avant la fin de l’année. Fondé en 1995, Mankind Pharma se revendique comme le numéro 5 des laboratoires pharmaceutiques indiens. Le groupe recense plus de 11 000 salariés et revendique un chiffre d’affaires annuel

d’environ 50 milliards de roupies (environ 748 M€). Actuellement, ses 16 unités de production sont concentrées à Paonta Sahib, dans l’État d’Himachal Pradesh, tout au nord du pays. Spécialisé notamment dans les produits d’OTC, Mankind vend aussi à l’export, essentiellement en Asie, en particulier le sud-est asiatique, en Afrique, et dans les pays du Golfe. Le laboratoire devrait bientôt démarrer aussi des opérations commerciales en Ouzbékistan et au Tadjikistan. n J.C.

API/Sous-traitance

AMRI ferme son site gallois

C’était prévisible. Après avoir engagé en début d’année des négociations avec les représentants du personnel (CPH n°708), le laboratoire américain a décidé de fermer définitivement son site d’Holywell, au Pays de Galles (Royaume-Uni). La cessation des opérations est programmée pour la fin de l’année, et 62 licenciements sont à prévoir. Aucun repreneur n’a été annoncé. L’usine galloise d’Albany Molecular Research (AMRI) dispose de capacités de production d’ingrédients pharmaceutiques actifs (API) à

façon, à petite échelle et échelle industrielle, et mène également des services de développement chimique. En février, AMRI indiquait que cet actif n’entrait plus dans sa stratégie de devenir un fournisseur leader de services à façon et d’API complexes, à haute valeur ajoutée et de niche. Le groupe américain ne disposera plus que d’un seul site en Europe, à Glasgow (Écosse). L’usine est centrée sur les formulations, les remplissages stériles, les formes liquides et lyophilisées, et la production de cytotoxiques. n J.C.


Pharmacie Nutrition parentérale

Le Laboratoire Aguettant collabore avec Baxter Le Laboratoire Aguettant a octroyé une licence exclusive mondiale et de distribution à l’Américain Baxter concernant des oligo-éléments, qui sont des micronutriments essentiels utilisés en nutrition parentérale. L’accord comprend la solution concentrée pour perfusion Nutryelt (un mélange de plusieurs oligo-éléments) et les solutions injectables d’oligo-éléments isolés Selenium et Zinc de la société française. Nutryelt a été approuvé en France, en Allemagne, en Pologne et au Royaume-Uni en 2014 et il est en attente d’approbation dans 15 autres pays européens. Baxter et le Laboratoire Aguettant travailleront conjointement pour étendre au niveau mondial le périmètre des approbations réglementaires de ces produits,

notamment aux États-Unis. Le groupe français conserve la propriété des droits mondiaux et commercialisera directement ces produits en France. « Aguettant et Baxter ont conclu dans le passé un partenariat sur la fourniture des oligo-éléments en Europe et en temps de pénurie aux États-Unis », a révélé Éric Rougemond, le président du Laboratoire Aguettant. Avant d’ajouter : « Ce contrat renforce significativement l’internationalisation d’Aguettant ». Pour Baxter, ce nouveau partenariat lui permet d’ajouter à son portefeuille de nutrition parentérale, actuellement distribué dans plus de 90 pays, des mélanges d’oligo-éléments essentiels. Les détails financiers de cette collaboration n’ont pas A.F. été dévoilés. n

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Stratégie

Hybrigenics lève 9 M€ La société biopharmaceutique spécialisée dans la recherche et le développement de nouveaux médicaments contre les maladies prolifératives a récemment gonflé son capital de 9 millions d’euros. Pour cela, elle a conduit deux augmentations de capital distinctes. Elle a d’abord émis 4 584 708 actions nouvelles à un prix unitaire de 1,41 euro. Le produit brut de cette offre au public s’élève donc à 6,5 M€. En parallèle, Hybrigenics a réalisé une augmentation de capital réservée à une catégorie de bénéficiaires déterminés (investisseurs souscrivant dans le cadre de la loi Tepa). Ce qui lui a permis de lever 2,5 M€, via l’émission de 1 773 049 actions. « Le produit net de ces augmentations de capital va permettre à Hybrigenics de lancer l’étude clinique de phase II de l’inécalcitol dans la leucémie myéloïde aiguë, à la fois aux États-Unis et en France », a précisé Rémi Delansorne, directeur général de la société française. L’inécalcitol est un agoniste des récepteurs de la vitamine D actif par voie orale. Il a reçu le statut de médicament orphelin en Europe et aux États-Unis pour l’indication dans la A.F. leucémie lymphoïde chronique. n

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Chimie Pharma Hebdo - Lundi 13 Avril 2015

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Équipements et services EN BREF Contrat entre Mersen et Kem One L’ex-Carbone Lorraine a signé un contrat d’un montant de plus d’un million d’euros avec le chimiste Kem One. L’accord prévoit que Mersen fournisse à l’horizon 2016 des systèmes clé en main d’électrolyse à membrane chlore-soude pour la synthèse d’acide chlorhydrique liquide de haute pureté. Il s’inscrit dans le cadre de la mise en conformité aux exigences de la réglementation européenne qui interdira les systèmes d’électrolyse à mercure à partir de 2018.

Cofely Axima construit chez Becton Dickinson France La filiale de GDF Suez a construit une installation de production d’eau froide et chaude sur le site de Becton Dickinson, spécialisé dans la production de systèmes d’administration de médicaments, à Pont-deClaix (Isère). Cette unité de Cofely Axima permettra de doubler la production d’eau chaude et froide du site tout en réduisant la consommation électrique d’environ 500 MWh par an.

De Smet entre au capital d’Emineo L’ingénieriste belge spécialisé dans les édifices dédiés à l’agro-industrie et la biochimie a annoncé sa prise de participation dans la société Emineo, ensemblier industriel mauricien pour les secteurs de l’agroindustrie. Cette entrée au capital permet à De Smet Engineers & Contractors de se développer en Afrique et au Moyen-Orient. « Ensemble, nous sommes aujourd’hui capables d’offrir l’ensemble des services recherchés par nos clients depuis des modernisations partielles d’atelier jusqu’à la réalisation d’unité de production complète », déclare Arnaud de Speville, directeur exécutif d’Emineo.

Brenntag signe avec AkzoNobel en Chine Le leader mondial du commerce chimique a paraphé un accord de trois ans avec AkzoNobel. Il prévoit que la filiale chinoise de Brenntag fournisse au chimiste des différents services, comme la location de laboratoire, d’entrepôt ou des prestations de production à façon.

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Lundi 13 Avril 2015 - Chimie Pharma Hebdo

Commerce chimique

IMCD acquiert l’Indien Kushalchand

Le spécialiste néerlandais de la distribution de produits chimiques de spécialité a conclu l’acquisition de la société indienne Kushalchand Sons. L’opération, dont les termes financiers sont tenus secrets, permet à IMCD de bénéficier d’une plateforme pour accroître ses activités sur le marché indien des ingrédients pour l’agroalimentaire. « IMCD et Kushalchand partagent une stratégie commune en fournissant au secteur agroalimentaire indien une large gamme d’ingrédients clés provenant de producteurs d’envergure mondiale », indique Amit Hirani, expropriétaire de Kushalchand, désormais directeur de la filiale indienne d’IMCD. Concrètement, le Néerlandais intègre une activité employant 18 salariés et générant un chiffre d’affaires annuel de neuf millions d’euros. Ils viennent compléter les actifs indiens que détient IMCD au travers de l’acquisition de Mata Polymers en 2011 (CPH n°575). La transaction réalisée s’inscrit dans la stratégie de développement d’IMCD qui consiste en une croissance organique et via

des acquisitions « à la fois sur les marchés développés et émergents ». Par exemple, IMCD avait procédé à plusieurs opérations de croissance externe en 2013 en Asie pacifique : celle de Paceco à Singapour et celle de Capitol Ingredients en Australie (CPH n°644). Employant près de 1 500 salariés, IMCD a affiché un chiffre d’affaires de 1,36 milliard d’euros en 2014, dont 21 % pour la zone Asie-Pacifique. n D.O.

Nouvel accord d’IMCD avec DSM

Après un accord signé sur les résines pour revêtements en 2012 (CPH n°605), le distributeuraparaphéunnouveaucontrat avec le chimiste DSM. Ce contrat prévoit qu’IMCD se charge de la distribution d’enzymes de DSM pour l’agroalimentaire. Il couvre notamment le Benelux, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Scandinavie, le Royaume-Uni, la Pologne, la Turquie et l’Afrique du Sud.

Services de laboratoire

Labco prépare son entrée en Bourse

Le laboratoire spécialisé dans les services de diagnostic a procédé à l’enregistrement de son document de référence auprès de l’autorité des marchés financiers. Grâce à cette introduction en Bourse, qui devrait intervenir au premier semestre 2015, Labco espère lever près de 320 millions d’euros. Ces fonds serviront à rembourser une partie de sa dette, mais également à poursuivre sa stratégie de croissance dans le domaine du diagnostic clinique en Europe. « Nous plaçons un engagement au cœur de notre projet d’entreprise : celui d’offrir à nos partenaires médicaux et aux patients un service alliant fiabilité, rapidité et qualité de diagnostic », insiste Philippe Charrier, directeur général

de Labco. Créé en 2003, le laboratoire propose une gamme étendue de services de diagnostic, dont les analyses de routine ou de spécialité, l’anatomo-pathologie et l’imagerie médicale. Il s’appuie sur un effectif de 6 000 salariés répartis dans 160 laboratoires et 1 000 centres de collecte. Générant des ventes de 650 millions d’euros en 2014, Labco ambitionne de « devenir un acteur paneuropéen de référence » du diagnostic, en s’appuyant sur une stratégie basée notamment sur l’innovation technologique (tests génétiques non invasifs, séquençage d’ADN à haut débit, etc.) et la croissance externe. Pour ce faire, Labco prévoit de dépenser 75 M€ pour des acquisitions d’actifs en 2015. n D.O.

Emballage

Huber Packaging reprend une activité de Crown Le groupe allemand, spécialisé notamment dans le conditionnement de produits chimiques a finalisé l’acquisition de l’activité Emballage en ferblanc pour la chimie de Crown. La transaction, dont les détails financiers sont confidentiels, permet à Huber d‘établir un accès à un nouveau marché. Elle renforce également ses actifs en Europe, en particulier en Suisse (Aesch), en Finlande, au Royaume-Uni (Liverpool) et en France (Rouen, Seine-Maritime). « Avec cette acquisition, nous créons une plateforme encore plus efficace pour

nos clients. Nous avançons à grand pas sur le marché de l’emballage en fer-blanc, et avec notre centre de compétence en Suisse, nous établissons un second pilier qui sera viable à l’avenir », déclare Thomas Hagen, p-dg de Huber Packaging. Avant cette acquisition, la société employait environ 700 salariés répartis sur quatre sites (Allemagne, Autriche et Hongrie). Huber Packaging s’appuie désormais sur 1150 collaborateurs sur huit sites. Le groupe prévoit des ventes annuelles de 230 millions d’euros. n D.O.


Spot-scope Cotations du 02/04/2015 au 07/04/2015

A

près une première semaine d’avril chargée et agitée, il ne restait que peu de négociations à conclure pour les prix contrats. La lenteur de certaines négociations a été due à des dynamiques particulières sur certains marchés. En Europe du Nord-Ouest, le prix spot du naphta a repris 20 $/t, alors que les prix du pétrole brut se stabilisaient à nouveau, avec un prix du Brent aux alentours de 60 $ le baril. Le prix spot de l’éthylène a forci d’environ 30 €/t, sous l’influence de la forte hausse du prix contrat d’avril. Les vendeurs indiquent aussi que la vigueur des prix des polymères soutient le niveau de prix du monomère. Le

prix spot du propylène a grignoté 10 €/t. Les observateurs du marché estiment que les clients se contraignent au minimum avec l’espoir de revoir les soucis de production s’alléger pour améliorer l’approvisionnement. Le marché des aromatiques se montrait très calme à la veille de la conclusion des prix contrats et des probables ajustements des niveaux spot (CPH n°713). La seule commodité d’importance à avoir vu son prix contrat d’avril finalisé est le styrène, avec un bon de 300 €/t ! Le niveau spot était déjà bien au-dessus en raison de la tension existante sur les approvisionnements.

Parmi les intermédiaires, la situation était très contrastée. Le prix contrat de l’éthylène glycol, qui d’habitude fait l’objet de négociations ardues, a été conclu assez rapidement, en hausse de 110 €/t pour le mois d’avril. Le prix spot a bondi de 150 €/t en conséquence. En revanche, l’issue du prix de l’acrylonitrile semblait loin d’être conclue. Ni les clients ni les vendeurs ne semblent pressés de se mettre d’accord tant le marché est équilibré voire en surcapacités. Les isomères du xylène se trouvaient dans une situation encore plus floue.

Prix des monomères et intermédiaires en Europe du Nord-Ouest Naphta

Spot (Dollars)

Spot (Euros)

Contrat (euros)

520-530 (4)

-

-

1 000 - 1 010 (4)

965 (avr.) - 910 (mars) - 810 (fév.) - 880 (janv.)

Éthylène Propylène

-

950- 960 (1) (4)

915 (avr.) - 860 (mars) - 755 (fév.) - 875 (janv.)

Butadiène

-

620 - 630 (3) (6)

600 (avr.) - 575 (mars) - 575 (fév.) -675 (janv.)

Benzène

700 - 710 (3) (6)

-

673 (avr.) - 540 (mars) - 521 (fév.) - 568 (janv.)

Toluène

640 - 650 (3) (6)

-

668 (avr.) - 668 (mars) - 530 (fév.) - 560 (janv.)

Xylènes

610 - 620 (3) (6)

-

-

Paraxylène

740 - 750 (3) (6)

-

750-770 (mars) - 680 (fév.) - 680 (janv.) - 790 (déc.)

Orthoxylène

700 - 710 (3) (6)

-

700 (mars) - 670 (fév.) - 720 (janv.) - 840 (déc.)

Styrène

1 510 - 1 520 (3)

-

1 370 (avr.) - 1 070 (mars) - 895 (fév.) - 950 (janv.)

-

340 - 350 (3)

369 (3)(Q2) - 354 (3)(Q1) - 344 (3)(Q4) - 322 (3)(Q3)

580 - 590 (3)

-

-

-

950- 810 (4)

945 (avr.) - 835 (mars) - 760 (fév.) - 780 (janv.)

1 240 - 1 250 (4) (6)

-

1 220 (mars) - 1 120 (fév.) - 1 225 (janv.) - 1 345 (déc.)

Méthanol MTBE Éthylène glycol Acrylonitrile

Prix des grands polymères en Europe du Nord-Ouest PEbd

grade film

1 470 - 1 490 (3) (6)

-

1 330 - 1 350 (mars)

PEbdl

base butène

1 590 - 1 610 (3) (6)

-

1 340 - 1 360 (mars)

PEhd

soufflage injection

1 490 - 1 510 (3) (6) 1 410 - 1 430 (3) (6)

-

1 290 - 1 310 (mars) 1 210 - 1 260 (mars)

PP

homo injection copolymère

1 400 - 1 420 (3) (6) 1 450 - 1 470 (3) (6)

-

1 260 - 1 280 (mars) 1 320 - 1 340 (mars)

PS

standard choc

1 800 - 1 820 (3) (6) 1 940 - 1 960 (3) (6)

-

1 660 - 1 680 (mars) 1 760 - 1 780 (mars)

PVC

standard

1 220 - 1 240 (3) (6)

-

1 130 - 1 050 (mars)

Cotations relevées dans le nord de l’Europe pour Chimie Pharma Hebdo entre le 02/04/2015 et le 07/04/2015. En tonnes métriques, franco livré (FD), sauf mention contraire : (1) qualité chimique ; (2) qualité polymère ; (3) fob ; (4) cif ; (5) cotations mensuelles et (6) cotations des semaines précédentes. (Q1) contrats du premier trimestre 2015, (Q2) contrats du deuxième trimestre 2014 ; (Q3) contrats du troisième trimestre 2014 ; (Q4) contrats du quatrième trimestre 2014. Source : Chimie Pharma Hebdo

Chimie Pharma Hebdo - Lundi 13 Avril 2015

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Carnet IFPEN

Didier Houssin, président

Didier Houssin a été nommé président d’IFP Énergies nouvelles (IFPEN), par décret pris en conseil des ministres le 8 avril. Il succède à Olivier Appert, dont le mandat est arrivé à échéance après 12 années passées à la tête de l’IFPEN. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris en 1977 et de l’École nationale de l’administration en 1983, D. Houssin a exercé des fonctions internationales au ministère de l’Industrie de 1983 à 1987. Il a ensuite été détaché auprès de Total jusqu’en 1990. Après cela, il a été sousdirecteur des Affaires économiques et financières au ministère de l’Industrie puis directeur des Ressources énergétiques et minérales de 1997 à 2004, avant de devenir directeur général délégué du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). De juillet 2007 jusqu’à octobre 2012, il a occupé la fonction de directeur des Marchés et de la Sécurité énergétiques à l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Il a ensuite été promu directeur des Politiques et des Technologies énergétiques durables en décembre 2012. METABOLIUM

Khadidja Romari, directrice générale adjointe et scientifique

La société française de biotechnologies a nommé Khadidja Romari au poste de directrice générale adjointe et directrice scientifique. Elle rejoint Metabolium après avoir passé quelques mois comme conseillère scientifique de Dominique Duvauchelle, le président de Metabolium. Elle dispose d’une expérience de plus de vingt ans dans l’isolement, la production et la valorisation des cyanobactéries, des microalgues, des champignons et bactéries pour développer et fabriquer des produits dans l’aquaculture, les compléments alimentaires, la cosmétique et la pharmacie. Elle a notamment travaillé au sein des sociétés américaines Bigelow Laboratory for Ocean Sciences, Albany Molecular Research et Targeted Growth. Depuis son retour en France en 2010, elle a dirigé successivement le développement scientifique et technologique de Fermentalg puis de Greensea. Metabolium est installée à Romainville (SeineSaint-Denis), sur le site de Biocitech. Elle développe des procédés et des produits innovants qui sont ensuite licenciés aux industriels. PFIZER

Charles Reay Mackay, directeur scientifique d’une unité

Charles Reay Mackay a rejoint Pfizer en tant que directeur scientifique de l’unité de recherche Inflammation et Immunologie. Il reporte à José-

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Lundi 13 Avril 2015 - Chimie Pharma Hebdo

Carlos Gutiérrez-Ramos, vice-président des activités de R&D biothérapeutiques et est basé sur le campus de R&D de Pfizer à Cambridge (Massachusetts). C R. Mackay était jusqu’alors professeur à l’université de Monash, en Australie et au centre Charles Perkins, au sein de la faculté de médecine de Sydney. MERCK KGAA

Frederick Munschauer, vice-président d’une activité de EMD Serono EMD Serono, une filiale de l’Allemand Merck KGaA, a nommé Frederick Munschauer à la vice-présidence des Affaires médicales, de la Neurologie et de l’Immunologie. Il travaillait jusqu’alors pour la société de biotechnologies Biogen, où il occupait récemment le poste de directeur et conseiller médical. Il a aussi été responsable des Affaires médicales aux ÉtatsUnis et au niveau mondial pour Biogen. Avant d’intégrer le secteur industriel, il a mené une carrière académique, notamment en tant que professeur et président de la neurologie à l’université de Buffalo (New York) et directeur de l’Institut Jacobs Neurological. A. SCHULMAN

Deux nominations à la direction A. Schulman a récemment renforcé sa direction. Andrean Horton a été promue secrétaire adjointe et conseillère juridique principale d’A. Schulman aux États-Unis, au Canada et en Amérique latine. Elle a rejoint le groupe américain en 2010 en tant que conseillère juridique principale aux États-Unis. En parallèle, le groupe a nommé Kristopher Westbrooks en qualité de vice-président, contrôleur de gestion et directeur de la comptabilité. Il travaille pour A. Schulman depuis 2011, où il a d’abord exercé la fonction de contrôleur de gestion assistant puis de contrôleur de gestion depuis juillet 2013.

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Agenda n 21-23 AVRIL, NEW YORK, ÉTATS-UNIS

Interphex 2015 : salon international et congrès sur les industries pharmaceutique et cosmétique http://www.interphex.com/

n 22-24 AVRIL,TOKYO, JAPON

CPhI Japan : salon international des ingrédients pharmaceutiques http://www.cphi.com/japan/home

n 3-7 MAI, LA ROCHELLE

ISGC 2015 : Symposium international sur la chimie verte http://www.isgc2015.com/

n 5-8 MAI, ANTIBES

RDD Europe 2015 : 10e édition de la conférence scientifique sur l’administration de médicaments par voie nasale et pulmonaire http://www.rddonline.com/rdd/rdd.php?id=11


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