OCTOBRE 2018 n° 239
LE magazinE LEadER dE La gEsTiOn dE fLOTTE
www ww.a automobile-entreprise.com
OCTOBRE 2018 n° 239
LE magazinE LEadER dE La gEsTiOn dE fLOTTE
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DOSSIER
Top 100 :
les véhicules qui ont la cote dans les flottes
ISSN : 1259-3095
ÉTUDE EXCLUSIVE
SALON
ESSAI DU MOIS
Quel avenir pour les flottes automobiles ?
Préparez votre visite du Mondial 2018.
Ford Focus : l’alternative business.
sommaire 05
Édito
elles et ils – questions à
enquête exclusive
06
Philippe Geffroy, président de Mazda France.
12
Actualités
La multiplication des zones à faibles émissions; les « trottinettes de fonction » àl’assaut des entreprises ; la vision mobilité de François de Rugy…
interview
30
dossier
Top 100 : les véhicules qui ont la cote en entreprises
Parole de gestionnaire
Rosny-sous-Bois mise sur l’auto-partage électrique.
Point de vente
Sivam Paris Entreprises attaque la Défense.
l’essai du mois
Pour la première fois, L’Automobile & L’Entreprise vous présente une étude exclusive sur l’avenir des flottes automobiles, en partenariat avec Hyundai Entreprises. Alors que 80 % des sociétés sont aujourd’hui engagées dans une démarche écologique, les flottes amorcent le virage des mobilités propres. Toutefois des disparités existent, et les nouvelles réglementations en vigueur demeurent méconnues. Analyse…
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StéphaneCrasnier, P-DGd’AlphabetFrance.
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Quel avenir pour les flottes automobiles?
32
Le marché du véhicule d’entreprise se porte toujours bien. Plus de 500000 unités sont venues enrichir les flottes depuis le début de l’année. Maisquelssontlesmodèleslesplusprisés?L’Automobile&L’Entreprisedresse le Top 100 des meilleures ventes de voitures particulières et utilitaires légers.
36
Stratégie
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Salon
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Au volant
Ford Focus : l’alternative business
Pourséduirelesprofessionnels,laquatrième générationdelacompactedeFordenrichit sagamme,sadotationetinaugure uneinéditefinitionSTLineBusiness. Octobre 2018 - n° 239
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72
Bosch Car Service : « Nous poussons notre réseau à la diversification. »
Préparez votre visite du Mondial de l’automobile 2018.
Mazda 6, Honda CR-V, Kia Sportage, Nissan Qashqai Drive Edition, Mitsubishi Outlander PHEV, Ford Fiesta Active,SeatLeonetAteca,Fiat500X
Place aux utilitaires
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Enquête
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Éco-sécurité
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Tableau de bord
80 82
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Services sursite : letemps, c’est de l’argent!
Pierre Cannet,responsable climat de WWF France.
Le segment du mois
LesgrandsSUV.
En direct des constructeurs
e-Crafter : le grand fourgon VW « zéro émission ».
3
l’édito
Par leslie auzèmery
Rédactrice en chef
L’assaut des nouvelles mobilités
«
et de notre nouveau Top 100. Elles le souMobilités », un mot auquel on ne haitent en revanche plus vertueux et plus peut plus échapper aujourd’hui ! propre. La gestion de flotte s’ancre ainsi Trottinettes ou vélos électriques, durablement dans la dimension environcovoiturage ou auto-partage…, nementale. La performance écologique lesmodesdetransportalternatifs devient le deuxième critère de référence se développent à vitesse grand V. Même le (48 %) des gestionnaires, juste derrière la Mondial de l’automobile, qui se tiendra du dimension « prix » (64 %), selon une étude 4 au 14 octobre à Paris, a amorcé le virage exclusive de L’Automobile & L’Entreet proposera pour ses 120 ans un « Mondial de la mobilité » à ses visiteurs. prise, menée en partenariat Les prestataires de services desavec Hyundai Entreprises, La gestion de flotte tinés aux flottes seront notamà découvrir dans ce numéro. s’inscrit naturellement ment présents pour dévoiler leurs Unedeuxièmepositionencoudans le cadre des offres toujours plus nombreuses rageante mais qui pourrait nouvelles mobilités. sur ce créneau. être encore insuffisante pour Car, face aux évolutions sociétales, la gesrépondre aux objectifs pris par le Gouvertion de flotte s’inscrit naturellement dans nement, notamment en termes de réduccette tendance. Les entreprises sont à ce tion des émissions de CO2. titre les acteurs majeurs du changement que Alorscomment(re)penserlaplacedel’autosouhaite insuffler le Gouvernement à tramobile dans les nouvelles mobilités et dans vers la loi d’orientation des mobilités (LOM), vos flottes ? La question sera abordée lors l’undesdossierspharesdunouveauministre de la prochaine soirée du Fleet & Mobility de l’Environnement, François de Rugy. Managers Club, qui se tiendra le 22 octobre à Engagées pour faire évoluer les comportela Maison de la recherche, dans le 7e arronments et habitudes de leurs collaborateurs, dissement de Paris. Toute la rédaction de les entreprises ne sont toutefois pas encore L’Automobile & L’Entreprise aura le plaitotalement prêtes à abandonner leur parc sir de vous y retrouver pour partager et automobile,auregarddeschiffresdumarché échanger sur vos expériences! l
Octobre 2018 - n° 239
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nominations CnPa
RobeRtosteRmann PRésidentduPôle mobilitéPaRtagée
parcours professionnel dans différentes directions : commerce, marketing ou encore qualité performance et système d’excellence, et a également occupé la fonction de directeur du site PSA Retail de 2011 à 2014. Il « a donc une solide expérience de l’automobile au sein du groupe et saura la mettre au profit d’Opel France », avance PSA.
questionsà PhiliPPe geFFRoy, PRésident de mazda FRanCe
suivideFlotte.net
Robert Ostermann remplace Didier Fénix à la tête du pôle mobilité du CNPA. À 48 ans, il a successivement été directeur des opérations du groupe Pierre et Vacances, puis directeur général adjoint de Compass Groupe PLC et du groupe Adecco avant de rejoindre les Boulangeries Paul et de devenir, en juillet 2017, directeur général France d’Europcar.
gatiendebéjaRRy ResPonsablemaRketing
elles et ils oPel FRanCe
olivieR maRqueR diReCteuR des ventes
Entré dans le groupe en 1998 et diplômé de l’École nationale des ponts et chaussées, Olivier Marquer est le nouveau directeur des ventes d’Opel France. Il a réalisé son
Diplômé d’un master 2 Marketing des Services, Gatien de Béjarry est nommé responsable marketing de suivideflotte.net. Il a débuté son expérience professionnelle par un stage comme assistant chef de marché auprès de la Caisse d’Épargne Loire Centre. En septembre 2016, il arrive chez suivideflotte.net en tant que chef de produit avec pour objectif le lancement du service Beepiz, une application qui permet de transformer son téléphone en dispositif d’alarme.
Toutes les nominations sur automobile-entreprise.com/-nominations,3automobile-entreprise.com/-nominations,3-
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Nous visons les PME et les professions libérales.
L’Automobile & L’Entreprise : Quel bilan faites-vous du premier semestre 2018? Philippe Geffroy : Nous avons immatriculé plus de 6 000 véhicules au cours de cette période, ce qui est un peu plus que ce que nous avions envisagé. Au total, nous espérons atteindre les 13 000 immatriculations à la fin de l’année. Nous pouvons compter sur nos deux produits les plus porteurs, le CX-3 mais surtout le CX-5, qui représente 76 % de notre mix de ventes. A&E : Vous lancez une nouvelle version de la Mazda6. N’est-ce pas un peu risqué de miser sur une berline à l’heure actuelle? PG: LaMazda6estleporte-étendard de la marque. C’est le produit qui représente le mieux notre savoirfaire. Il est vrai que le marché de la berline s’est rétréci en Europe, mais il reste un segment important. En France, sous l’effet des contraintes fiscales, on peut envisager un retour de la berline, car elle possède des qualités dynamiques et de confort que n’auront jamais les SUV. A&E : Sur la Mazda6, vos ventes aux professionnels sont très limitées (22 % du total).
Que comptez-vous mettre en place pour vous imposer dans les flottes? PG : Le marché des grandes flottes est inaccessible pour nous. C’est une réalité. En revanche, nous visons les PME et les professions libérales. Nous avons l’objectif d’atteindre dans les prochaines années les 20 000 voitures immatriculées en un an (ndlr : en 2017 Mazda a vendu 13 000 voitures). À cette fin, nous devons naturellement miser sur les flottes, qui constituent un bon levier de croissance. C’est un axe stratégique vers lequel nous avançons avec précaution. A&E : Quelle est votre stratégie en matière d’électrification? PG : Chez Mazda, nous pensons qu’il faut avant tout proposer des motorisations thermiques de plus en plus performantes et de moins en moins polluantes. Notre technologie Skyactiv nous permet par exemple d’êtredéjàenconformitéaveclanouvellenormeWLTP.Concernantnotre plan d’électrification, nous allons lancer une version hybride rechargeable de tous nos modèles d’ici à 2021 et travaillons sur un nouveau véhicule 100 % électrique qui devrait aussi sortir d’ici à trois ans ● HF Octobre 2018 - n° 239
enquête exclusive
Pour la première fois, L’Automobile & L’Entreprise vous présente une étude exclusive sur l’avenir des flottes automobiles, en partenariat avec Hyundai Entreprises. Alors que 80 % des sociétés sont aujourd’hui engagées dans une démarche écologique, les flottes amorcent le virage des mobilités propres. Toutefois des disparités existent, et les nouvelles réglementations en vigueur demeurent méconnues. Analyse…
Quel avenir pour les
flottes automobiles ? F ace aux évolutions sociétales, la gestion de flotte s’inscrit naturellement dans le cadre des nouvelles énergies et mobilités. Lors du choix des véhicules, la performance écologique devient ainsi le deuxième critère de référence des gestionnaires (48 %), juste derrière la dimension «prix» (64 %). Une seconde position encourageante mais encore insuffisante pour
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répondre aux objectifs pris par le Gouvernement, notamment en termes de réduction des émissions de CO2. l’électrique et l’hybride en pole position Ce résultat cache toutefois des disparités. Si les flottes de plus de cent véhicules ont déjà bien amorcé ce virage écologique avec
un taux de véhicules propres plus important, le mouvement reste fébrile du côté des flottes de petite taille. Une situation qui évoluerait avec la norme WLTP et son impact sur le malus écologique. Bien que 61 % des répondants déclarent ne pas en connaître les enjeux, 72 % envisagent de recourir à davantage de véhicules propres à la suite de son entrée en vigueur, Octobre 2018 - n° 239
1/ le prix et la performance écologique comme critères de référence. quels sont les critères que vous privilégiez dans le choix de véhicules professionnels ? 69% 69%
ix Prix
Performance écologique ue
43% 43%
40% 40%
té Fiabilité
Équipements orientés business ss
36% 36%
Marque ue
31% 31%
Durée de garantie tie
9% 9%
Standing ng
8% 8%
Design gn
6% 6%
Puissance ce
6% 6%
Autre, précisez ez *
18% 18%
* choix du collaborateur, SAV, sécurité, confort, diesel, entretien et maintenance.
2/ le diesel toujours omniprésent dans les flottes. quelle est la proportion de véhicules diesel dans votre flotte ?
60% 60%
55% 55%
40% 40% 20% 20%
4% 4% aucun aucun
moins moins dede 50% 50%
15% 15%
14% 14%
11% 11% de 74% de50 50 àà 74%
de 90% de75 75 àà90%
plus 90% plus de de 90%
1% 1% ne pas ne sais sais pas
3/ l’électrique et l’hybride comme premières options. votre flotte compte-t-elle des véhicules utilisant les énergies suivantes ? 34% 34%
38% 38%
34% 34% 15% 15%
Électrique Électrique
Hybride Hybride
Hybride Hybride rechargeable rechargeable
le 1er septembre 2018. Pour les sondés au fait du nouveau protocole, l’échéance visée se situe dans l’année, à moyen terme. Sans surprise, les flottes automobiles sont encore majoritairement composées de véhicules diesel. Une proportion qui devrait rester stable ou diminuer pour 45 % des entreprises. Cette tendance devrait confirmer les parts de marché des nouvelles Octobre 2018 - n° 239
4%
3%
6% 6%
GNV GNV
Hydrogène Hydrogène
Autre, précisez précisez Autre,
énergies comme l’électrique ou l’hybride, déjà présentes dans un tiers des flottes, alors que le GNV et l’hydrogène ne constituent qu’une part marginale des voitures à disposition des salariés. Plusieurs freins subsistent cependant. Ainsi, l’autonomie, le prix et le manque d’infrastructures de recharge demeurent des obstacles évidents à l’achat de ces véhicules.
Aucune de de ces Aucune ces énergies énergies
Enfin, il ressort de notre étude un besoin d’être rassuré sur les atouts et les capacités des véhicules propres ainsi qu’une nécessité d’être accompagné sur les évolutions législatives et fiscales à venir, qui laissent encore bon nombre de gestionnaires perplexes. Avec 38 % des répondants qui n’intègrent aucune énergie propre dans leur parc aujourd’hui, le chemin est encore long
››› 9
actualités
4/ autonomie, prix et recharge demeurent les principaux freins. quels sont, selon vous, les freins à l’acquisition de véhicules électriques ?
L’autonomie L’autonomie LeLeprix pprix Le manque de stations recharge Le manque de stations dede recharge Le temps charge Le temps dedecharge La durée de vie la batterie La durée de vie de de la batterie Autre, précisez Autre, précisez saispas pas NeNesais
68% 68%
50% 50% 44% 44%
33% 33% 22% 22%
5% 5%
11% 11%
5/ les aides financières gouvernementales plébiscitées. parmi les mesures suivantes, lesquelles vous inciteraient à investir dans des véhicules à hydrogène ?
52%
48% 22%
11% Un réseau de bornes de recharge plus important
Une aide gouvernementale supplémentaire
5%
Une surtaxe sur les véhicules à énergie fossile
Des prix plus attractifs et une offre produits enrichie
Ne sais pas
6/ la norme Wltp encore méconnue des gestionnaires. connaissez-vous la procédure Wltp ?
39%
0% 0%
20% 20%
61%
40% 40%
60% 60%
80% 80%
100% 100% Oui
››› avantde voir se multiplier des flottespleine-
mentrespectueusesdeleurenvironnement.
un accompagnement pédagogique et Financier Pour les pousser en ce sens, la moitié des gestionnaires considère les aides financières gouvernementales et l’alourdissement de la fiscalité sur les carburants comme des leviers efficaces. Avec plus de
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pédagogie et d’incitations, on peut penser que les flottes renouvelleront progressivement leur parc en se tournant vers plus de véhicules propres. La gestion de la flotte automobiles’aligneraainsiprogressivement sur la politique générale de protection de l’environnement soutenue par le Gouvernement et commune à nombre d’entreprises l Leslie Auzèmery
Non
méthodologie
Étude réalisée en ligne par Infopro Digital Études pour L’Automobile & L’Entreprise et Hyundai Entreprises, du 18 juin au 10 août 2018 auprès de 205 décideurs de flottes automobiles.
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actualités
tomtomsort unnouveaugps compatible smartphone
À l’instar des systèmes multimédia embarqués, qui sont de plus en plus souvent compatibles avec les smartphones pour profiter d’une connectivité poussée, certains GPS externes proposent à présent cette possibilité. C’est le cas de la dernière nouveauté de TomTom, le TomTom Go Essential. Outre les fonctions classiques d’un GPS avec service d’alerte trafic en temps réel, le nouveau boîtier de l’expert de la navigation permet de se connecter avec un smartphone pour passer des appels main libre, utiliser la commande vocale via Siri et Google Now, ou lire des notifications et messages à voix haute. « Après le lancement du TomTom Go Basic au printemps dernier, TomTom Go Essential est le deuxième produit de notre nouvelle gamme de produits simplifiée. Avec ce lancement, nous sommes désormais en mesure d’offrir à un public plus large une expérience de conduite plus connectée, des capacités de planification accrues et l’inspiration de voyages via TomTom Road Trips » s’est exprimé à l’occasion de l’IFA de Berlin Mike Schoofs, directeur général de TomTom Consumer. Le TomTom Go Essential est proposé à un tarif public de 199,95 euros pour la version à écran tactile de 5 pouces et de 249,95 euros pour celle de 6 pouces ● RD
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environnement
les zones à faibles émissions se multiplieront d’ici à 2020
e
n juillet dernier, le ministère de la Transition écologique présentait les engagements de l’État en faveur de la mobilité propre et de la qualité de l’air. Ces mesures, qui s’inscriront dans la loi d’orientation sur les mobilités (LOM), prévoient notamment la multiplication des zones à faibles émissions (ZFE) partout en France d’ici à 2020.
Rapidement devraient apparaître des zones dans lesquelles serait instaurée une interdiction d’accès, sur des plages horaires déterminées, pour certaines catégories de véhicules. Cette mesure repose sur le système des vignettes Crit’Air, dont dix millions d’exemplaires ont déjà été délivrés aux automobilistes. Après Paris et Grenoble, quinze territoires dépassent en effet
régulièrement les seuils de concentration de polluants atmosphériques. Sont notamment concernées les villes de Marseille, Toulon, Nice, Rouen, Toulouse, Saint-Étienne, Lyon, Strasbourg ou bien encore Montpellier. La loi demandera par ailleurs à toutes les agglomérations de plus de 100 000 habitants d’évaluer l’opportunité de mettre en place une telle zone. L’État s’engage pour sa part à accompagner la démarche mais également à donner aux collectivités locales des moyens automatiques et simples de contrôle du respect de ces futures zones. La piste envisagée est celle du contrôle par caméra vidéo. Si le véhicule n’a pas le droit d’êtrelà,uneamendede68euros pourrait être envoyée à son propriétaire ● LA
services
masternaut dévoile une certification CO2 pour les flottes
m
asternaut crée la première certification CO2 pour les flottes d’entreprise. Objectifs : favoriser la prise de conscience environnementale etdonnerauxsociétés lesmoyens
de diminuer leurs émissions de carbone,annéeaprèsannée.Cette solution évalue le niveau d’engagement des entreprises pour réduire leurs émissions de CO2 en se basant sur les données enregistrées grâce à la télématique embarquée et à l’analyse de son départementspécialiséCatalytix. « Les entreprises sont récompensées selon trois catégories : bronze, argent ou or, en fonction des objectifs atteints. L’or couronne celles qui réduisent de plus de 5 % leurs émissions de CO2 d’une année sur l’autre, ou en
comparaison avec les résultats enregistrés par l’industrie », explique Maxime Berard, directeur de Catalytix France chez Masternaut. Chacun pourra ainsi comparersesperformancesavec celles de ses pairs et en tirer des leviers stratégiques d’amélioration pour optimiser ses performances. Cette certification est accessible gratuitement aux clients de Masternaut. Les autres sociétés souhaitant l’obtenir pourront souscrire à une offre ou déposer leur dossier moyennant unesommeforfaitaire ● LA Octobre 2018 - n° 239
actualités
21 millions de voitures électriques devraient être vendues dans le monde en 2030 selon une enquête réalisée par mazars avec ihs markit.
sécurité routière
coyote luttecontre lescontresenssur lesautoroutesfrançaises
Fiscalité
bonus-malus auto : unnouveaudurcissement dès janvier 2019
l
e malus automobile sera de nouveau durci au 1er janvier 2019. Et les complications engendrées par les nouvelles normes WLTP et NEDC n’y changeront rien, puisque ce durcissement devrait se poursuivre dans les années à venir. Concrètement, le Gouvernement abaissera le seuil de déclenchementdumalusà117g/kmdeCO2, contre 120 g/km actuellement. Pour mémoire, lors de sa création en 2008, il se déclenchait à partir de 161 g/km. Les montants, quant à eux, devraient rester inchangés.
De son côté, le bonus écologique pour les véhicules propres sera maintenuàunniveauélevé,sans pourautantqueleministèren’en précise le montant. Il devra aussi intégrer au fur et à mesure les gains technologiques et d’usage. Couplé au déploiement de la prime à la conversion et des bornes de recharge sur le territoire, le bonus écologique participe à l’objectif fixé par le Gouvernement demultiplier parcinq les ventes de véhicules électriques d’ici à 2022, alors qu’elles ne représentent aujourd’hui que 2 % du total ● LA
c
’est grâce à une alerte « véhicule à contresens » dans ses boîtiers et applications que le système de guidage par GPS Coyote veut enrayer le nombre d’automobilistes circulant en sens inverse sur les autoroutes. En 2017, près d’un millier de contresens ont été enregistrés sur les autoroutes françaises, 17 personnes ont été tuées et 46 collisions totalisées. Coyote s’est associé aux Sociétés concessionnaires d’Autoroutes (SCA) pour développer ce système d’alerte visuelle et sonore. Un dispositif unique en Europe, déjà en service depuis 2013 en Belgique. L’alerte fonctionnedansunrayonde40kilomètresautourdelazone de détection, avec deux possibilités : ● soit un contresens est signalé par la « communauté Coyote»,etl’infoesttransmiseàl’ensembledesutilisateurs; ● soit le contresens est détecté par des moyens automatiques ou des témoins qui alertent les Sociétés concessionnaires d’autoroutes. L’information est ensuite diffusée directement sur les panneaux digitaux des grands axes de circulation, sur les radios etl’applicationAutoroutestrafic,puisémisesurlesGPSdela marque Coyote en moins de trois minutes ● LA
9,6 g/km c’est l’écart moyen de co2 qui devrait être observé entre les valeurs nedc et nedc corrélées, selon les derniers chiffres Jato obtenus grâce à co2mpas.
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actualités environnement
la vision mobilitéde François de rugy, nouveau ministre de l’Écologie
l
e remplaçant de Nicolas Hulot a du pain sur la planche. François de Rugy, 44 ans, a plusieurs dossiers importants qui l’attendent. Baisse de la part du nucléaire, loi alimentation, mesures sur la biodiversité, mais aussi la loi sur l’orientation des mobilités (LOM) pour laquelle il devra travailler avec Élisabeth Borne, ministre des Transports. Dans le programme qu’il présentait au début de l’année 2017 pour les primaires citoyennes du PS, le nouveau ministre de l’Écologie faisait part d’une vision claire sur le sujet. Il souhaitait notamment proscrire la vente de véhicules diesel dès 2025. « On a sous-
François de Rugy a remplacé Nicolas Hulot au ministère de l’Environnement.
estimé le problème de la pollution de l’air. D’ici à 2025, toutes les voitures neuves devront être électriques ou hybrides électriques », alertait-il alors
sur LCI. Le nouveau ministre souhaite avant tout favoriser la vente des véhicules propres. Le candidat prônait également une loi d’orientation de la mobi-
lité intérieure pour « remettre à plat les pratiques, favoriser les déplacements doux et collectifs ». Des ambitions qui se rapprochent de celles du Gouvernement actuel à quelques détails près. Nicolas Hulot avait en effet annoncé la fin des véhicules diesel mais à l’horizon 2040. La LOM devrait aider les territoires à créer des zones à faibles émissions un peu partout en France, et le bonusmalus en fonction des émissions de CO2 sera renforcé, tout comme le soutien à l’achat de poids lourds qui ne roulent pas au diesel et l’aide au déploiement des bornes de recharge pour véhicules électriques ● LA
mobilité
les « trottinettes de fonction » àl’assautdesentreprises
o
n les voit partout ! Les trottinettes électriques sont devenues un mode de déplacement propre privilégié des urbains. Et aujourd’hui certaines entreprises les adoptent pour faciliter les courts trajets de leurs collaborateurs. C’est sur ce créneau que c’est positionnée la start-up française Mobistreet. Née en 2017, elle met à disposition des trottinettes électriques pour les trajets domicile-travail, les déplacements intersites ou les rendez-vous professionnels. Elle propose une offre clés en main comprenant la mise à disposition des engins, leur assurance, leur maintenance, ainsi que l’application mobile permettant de gérerlesréservations.Troistypes de trottinette sont choix : de la « Mobi Citadine », un modèle
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léger pouvant facilement être transporté à bord d’un train ou d’un bus, à une version troisrouesréservéeauxdéplacements en entreprise. Capables de rouler jusqu’à 25 km/h, elles offrent une autonomie de 30 kilomètres. Parmi les sociétés ayant déjà
adopté ce modèle il y a Danone et Orangina. « Chez eux, nous répondons à un vrai problème de mobilité car les locaux de Neuilly sont à quinze minutes à pied du premier métro. Notre solution est un véritable plus pour les salariés », commente
Éric Clairefond, fondateur de Mobistreet. Mais si la start-up entend conquérir de nouveaux marchés en convainquant les professionnels, son avenir dépend aussi du cadre juridique qui sera donné à la trottinette électrique ● LA Octobre 2018 - n° 239
actualités énergies
la recharge rapide ionity débarquesurlesautoroutes del’Hexagone
a
près avoir signé un accord avec Shell pour développer un réseau de stations de recharge rapide en Europe, IonitydébarqueenFrance.Leconsortium créé par BMW, Daimler, Ford et Volkswagen a inauguré fin juillet deux parcs de charge de 350 kW, soit en tout douze bornes de haute puissance. Installées sur l’aire de « Porte d’Angers Sud » (A10) et l’aire de « Tours la longue vue » (A11), elles promettent une recharge complète des véhicules électriques en moins de vingt minutes. Elles sont « capables de fournir les véhicules électriques actuels et les modèles qui seront vendus dans le futur », précise uncommuniquédepresse.« Leur utilisation était gratuite jusqu’à la fin du mois d’août pour pouvoir permettre aux premiers clients de découvrir et apprécier le ser-
vice », a fait savoir l’Avere (Association pour le développement de la mobilité électrique). Le déploiementdesbornesIonitysur
leréseauVinciAutoroutesdevrait s’intensifier dès la rentrée, pour compter à terme 80 stations. Les 4443 kilomètres d’autoroute
seront entièrement équipés d’ici à fin 2019 de stations accueillant entre 4 et 10 points de charge selonlesbesoins ● LA
mobilité
covoituragedomicile-travail: Klaxitoffrela«garantieretour»avecUber
40% l d’augmentation pour le marché automobile français sur le seul mois d’août 2018. en cause, l’entrée en vigueur au 1er septembre dernier du protocole d’homologation Wltp. (source ccFa).
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a peur de ne pas pouvoir rentrer le soir en cas d’imprévu de son conducteur est l’un des principaux freins au développement du covoiturage sur les trajets domicile-travail. C’est pourquoi, en s’associant à Uber, Klaxit, le spécialiste du
covoiturage, veut garantir les retours de ses utilisateurs. Ainsi, en cas d’absence de réponse d’un autre conducteur Klaxit trente minutes avant le départ prévu, le passager se verra proposer gratuitement un VTC via l’appli Uber. Klaxit fait ainsi appel à l’offre
« Uber for Business »,uneplateforme réservée aux entreprises qui permet la gestion et le contrôledestrajetspoursimplifierles déplacements de leurs collaborateurs comme de leurs invités. « LagarantieretourMaifetnotre partenariat avec Uber placent le covoiturage Klaxit à un niveau de fiabilité supérieur à celui de la voiture personnelle. Il devient réellement possible de laisser sa voiture au garage et d’utiliser tous les jours l’application Klaxit pour se rendre au travail »commente Julien Honnart, président et fondateur de Klaxit ● LA Octobre 2018 - n° 239
actualités
gt motive enrichit son oFFre «Flotte» pour une gestion automatisée des procédures
La plate-forme GT Global permet de gérer automatiquement les autorisations d’interventions liées à l’entretien des véhicules, aux pannes mécaniques et aux opérations de carrosserie, selon les règles de gestion fixées par l’entreprise. Elle connecte tous les acteurs impliqués dans le processus, pour faciliter la communication et le partage des données afin d’être informé en temps réel. Pour répondre aux besoins des gestionnaires de flotte et des loueurs, GT Motivelanceen Francedeux nouveaux modules associés : ● «pneumatique» pour la gestion des interventions liées aux changements de pneus des véhicules de la flotte ; ● « achat/vente VN » pour accélérer la procédure liée à l’acquisition de nouveaux véhicules. « Depuis de nombreuses années, nous apportons aux loueurs et aux opérateurs de flottes des solutions de chiffrage. GT Global et les nouveaux modules nous permettent d’apporter une expertise complémentaire à ces acteurs pour qui l’automatisation de certains processus de gestion est essentielle. L’automatisation de la gestion des interventions sur les véhicules permet non seulement un gain de temps significatif, mais également une fiabilisation et une maîtrise complète des procédures de réparation » souligne Caroline Brun, directrice de GT Motive France ● LA
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services
gestion de parc augmentée : l’offresans géolocalisationdesuivideflotte.net
a
lors que la géolocalisation n’est pas toujours du goût de certains collaborateurs, suivideflotte.net lance une solution de « gestion deparcaugmentée»permettant de désactiver la puce GPS. « Une entreprise pourra, par exemple, faire le choix d’équiper 80 % de son parc en offre géolocalisation
et les 20 % restants en gestion de parc augmentée », précise le spécialiste. Pour désactiver la fonction, suivideflotte.net utilise le boîtier SDBox 5. Il « s’installe en moins de vingt minutes sur la prise OBD et permet la remontée des données réelles des véhicules », argumente la société.
La géolocalisation reste toutefois activable à distance en cas de vol du véhicule. Facturée 14,90 euros par mois et par véhicule, l’offre comprend : ● le roulage prédictif pour l’estimation du kilométrage lors de la restitution du véhicule en location longue durée; ● l’accès à l’OptiDriving pour l’analyse des comportements de conduite; ● l’utilisation du tableau de bord virtuel pour obtenir les données du véhicule en temps réel; ● la connexion ANTAI pour faciliter la désignation des conducteurs responsables d’une infraction routière; ● le module carburant pour réunir les informations des cartes Total, Shell et Energeo ● LA
produits
péages : la Box Europe de DKV bientôt opérationnelle
l
a DKV Box Europe entre enphasefinaledetest.Grâce à cette technologie, il suffira d’unseulboîtierdetélépéagepour franchir tous les péages d’Europe. C’est la société d’exploitation du péagebelge,Viapass,avecleconcours de clients DKV qui prend en chargecettedernièreétapeavant la commercialisation. Au-delà des données de transactions, ce sont les processus de dépannage d’urgence et d’assistance clientèle qui sont mis à l’épreuve. Disponible à la commandedepuis mai dernier, la DKV Box Europe seramiseenserviceprogressivement. La Belgique sera le premier pays à pouvoir bénéficier de la
technologie d’ici à la fin de l’année. Son activation est ensuite prévue en Allemagne début 2019. L’Autriche, la France, l’Espagne et le Portugal suivront au printemps. « Les péages italiens
seront également connectés rapidement après. La Box permettra par ailleurs de payer les péages des ponts Öresund and Storebault en Scandinavie dès 2019 », ajoute la société ● LA Octobre 2018 - n° 239
actualités droit
« les amendes pournon-dénonciation d’unsalarié sontillégales» Une faille dans l’article L121-6 du Code de la route risque de coûter cher à l’État. Cette disposition, qui impose au représentant légal d’une société de dénoncer son salarié ayant commis une infraction à bord d’un véhicule d’entreprise, a en effet été remise en cause par le tribunal de police de Metz. Entretien avec maître Nicolas Matuszak, avocat spécialisé en droit pénal des affaires et droit pénal routier. de retrait de points sur le permis de conduire, l’identité du conducteur étant difficile à prouver.
A&E : Dans les faits, comment cela se passe-t-il? NM : Très peu de patrons acceptent de dénoncer leurs salariés, en premier lieu parce que cela affecte leur relation de confiance mais aussi parce que, bien souvent, le permis de conduire est une condition à la pratique de leur métier. En refusant d’appliquer la loi, ils s’exposent à une amende de quatrième classe de 675 euros majorable à 1 875 euros. Une manne financière pour l’État ; le recouvrement des amendes ayant rapporté près de 2 milliards d’euros en 2017. Un record !
Maître Nicolas Matuszak, avocat spécialisé en droit pénal des affaires et droit pénal routier.
L’Automobile & L’Entreprise : Que dit la loi exactement? Nicolas Matuszak : La loi du 18 novembre 2016 a créé une obligation pour les chefs d’entreprise de dénoncer les colla-
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borateurs qui commettent une infraction au volant de leur véhicule de fonction ou de service. Jusque-là, les infractions commises avec une voiture de société ne pouvaient entraîner
A&E : Mais vous avez prouvé que ces amendes étaient illégales. Par quel moyen? NM : J’invite en effet les entreprises à contester ces avis de contravention car ils sont illégaux. En droit pénal, l’interprétation stricte s’applique. La loi dit que seul le représentant légal d’une personne morale, autrement dit le patron de l’entreprise, peut être sanctionné en cas de non-dénonciation. Or, aujourd’hui, les amendes sont adressées directement au nom de l’entreprise. Il y a donc un problème de cohérence entre celui qui doit opérer la délation
et celui à qui est adressée la contravention.
A&E : Quelle est la procédure à suivre par les entreprises? NM : À réception de l’amende, il suffit de la contester dans les 45 jours. À date, nous avons déjà contestéentre150et200contraventions de ce type. La plupart de ces contestations n’ont pas obtenu de réponse et, dans ce cas, la prescription s’applique au bout d’un an. D’autres bureaux m’ont confirmé que les affaires étaient classées. Enfin, à Metz, nous avons eu la chance de voir les dossiers audiencés devant le tribunal de police. Le jugement rendu le 14 mai dernier a conclu qu’il n’était pas possible de sanctionner une entreprise en sonnom.Lesdifférentessociétés que je représentais ont donc été relaxéespouramendeillégale,et le procureur de la République a décidédenepasfaireappel.Nous envisageons aussi des recours pour récupérer les sommes versées par les entreprises qui ont déjà payé ces contraventions. A&E : Quels sont les recours de l’État? NM : Nous verrons dans les mois à venir si l’État se retourne et modifie la loi. En attendant, les contraventions continuent d’affluer, et neuf sur dix sont payées en moyenne ● Propos recueillis par Leslie Auzèmery Octobre 2018 - n° 239
IntervIew
Stéphane Crasnier, président-directeur général d’AlphabetFrance
Il reste aujourd’hui un certain nombre d’inconnues par rapport à WLTP Fraîchement nommé à la tête d’Alphabet France, Stéphane Crasnier répond à nos questions sur la filiale LLD du groupe BMW.
Propos recueillis par Raphaël Desrosiers
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L’Automobile & L’Entreprise : Quel est le contexte d’Alphabet France à votre arrivée? Stéphane Crasnier : J’ai trouvé un Alphabet que j’avais quitté avec un parc de 65 000 voitures à l’époque et qui aujourd’hui va bientôt atteindre 100 000 unités. C’est une énorme croissance qui va se poursuivre cette année. J’ai égalementretrouvéunAlphabet qui avait grandi au niveau des équipes. Nous sommes passés d’une population d’environ deux cents collaborateurs a environ trois cents désormais. J’ai surtout retrouvé un Alphabet qui opèreaujourd’huidansunmonde qui a bien changé, un monde plus complexe et régulé. Le contexte politique(Trump,Brexit)actuela des effets collatéraux sur notre industrie. Nous devons pouvoir nous adapter avec des modèles plus flexibles. On a par ailleurs de plus en plus de régulation parce qu’on doit mettre plus de vertu dans le système. Alphabet se trouve donc dans ce monde plus complexe et régulé. À nous de nous positionner en rapport.
Nous nous sommes adaptés en renforçant notre partie conseil, car nous sommes des experts en ces domaines. Nos clients TPE ne le sont pas, alors nous devons leur apporter notre savoir-faire.
A & E : Le sujet brûlant du moment, c’est l’entrée en vigueur de WLTP au 1er septembre. Quel est l’impact de ce nouveau processus d’homologation sur vos clients et votre activité? SC : Nous avons eu quelques effets à la marge mais, honnêtement, très peu. Nous nous sommes préparés cet été en formant nos commerciaux, mais nous n’avons pas eu de gonflement de notre activité pour anticiper la norme. Il reste néanmoins aujourd’hui un certain nombre d’inconnues par rapport à WLTP. Nous avons une idée de ce que pourront être les futurs grammages et le bonus/malus, mais nous ne disposons pas encore des éléments concernant la TVS, qui est une donnée clé pour notre secteur. Nous
sommesencoredanslasituation où nous devons interpréter.
A & E : Que recommanderiezvous pour se préparer aux éventuelles conséquences de cette norme? SC : Il y a deux recommandations que je peux avoir en tant qu’Alphabet : dans un premier temps continuer notre travail d’optimisation des car policies en allant chercher les véhicules les plus performants. Ensuite, encourager nos clients à franchirlepasversl’hybrideetl’électrique. En tant que loueur, nous avons pris ce risque en leur proposant des véhicules aux motorisations alternatives. A & E : Justement, où en est Alphabet sur la mobilité électrique? SC : Aujourd’hui, 2 % de notre flotte est électrique. On peut considérer que c’est très faible. Mais si vous regardez en termes de croissance, nous sommes à plus de 38 % d’augmentation par rapport à 2017 sur l’électrique et Octobre 2018 - n° 239
moyens impressionnants pour pousser dans cette direction. Par exemple, les autorités obligent les constructeurs à produire et vendre 10 % de leurs gammes en électrique. En Australie le marché est plus mature mais il n’y a pas de contraintes écologiques. J’ai pu constater que, lorsquel’Étatn’imposaitpas,iln’y avait pas de vertu.
A & E : Comment Alphabet se positionne-t-il par rapport à l’évolution de la mobilité et des fonctions du gestionnaire de flotte? SC : Nous avons développé une somme d’outils pour proposer des solutions : AlphaCity pour l’auto-partage, AlphaRent pour les solutions allant d’un jour à vingt-quatremois,etAlphaElectric pour le conseil et la mise en œuvre de solutions électriques. Nousavonsdespartenairespour répondre à ces différentes problématiques. Notre position c’est que, face à la complexité, on peut avoir besoin d’aller chercher des compétences externes.
à plus de 46 % sur l’hybride. Cela dépend donc du prisme que vous utilisez pour regarder le marché. Je suis plutôt optimiste sur ce développement même si je déplore que cette part soit encore trop faible. Néanmoins il y a plein d’initiatives qui arrivent, notamment l’accroissement de l’offre constructeur. Nous avons besoin de véhicules qui puissent développer la masse.
A & E : Comment a évolué la part de marché de l’essence chez Alphabet? SC : Il y a eu un effet incroyable. Nous sommes passés de 2 % des commandes en 2017 à 25 % cette année ! Sur tous les segments. Les clients sont motivés par le Octobre 2018 - n° 239
risque potentiel de fermeture des grandes villes au diesel.
A & E : Avant de prendre la tête d’Alphabet France en juillet, vous avez évolué à l’étranger. Quelle est la particularité du marché français? SC : Sa maturité. J’ai passé ces cinq dernières années en Chine et en Australie. En France il y a une vraie maturité du marché et une vraie appétence pour la location longue durée. Près de 70 % du marché B2B se fait en LLD. Il faut également souligner l’expertise des clients grands comptes. En Chine, le marché est peu mature mais il y a une volonté farouche de mettre en place l’électrique avec des
Nous sommes passés de 2 % des commandes en essence en 2017 à 25 % cette année !
A & E : Comment voyez-vous Alphabet dans cinq ans ? SC : Toujours excessivement concentré sur la TPE. S’il y a un axe de croissance à développer, c’est ce marché. Ces TPE vont avoir besoin de conseil face à la complexité et à la régulation. Je pense que les moyennes et grandes entreprises vont aussi changer de modèle. Y compris pour aller plus vers des solutions de mobility allowance (« crédit mobilité ») en créant un forfait de mobilité. C’est à nous de les accompagner sur ces sujets-là. Je pense également que nous aurons un rôle important à jouer auprès des clients qui migrent d’un véhicule de fonction vers unesolutionde leasing pourparticulier. Le tout sous la forme d’un parc beaucoup plus vert ●
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parole de gestionnaire Monsieur le maire, Claude Capillon, devant une des Renault Zoe de la flotte de la ville.
en chiFFres
la Flotte de rosny-sous-bois
l Parc de 145 véhicules
l 37 véhicules utilitaires
l 83 véhicules particuliers l 20 poids lourds
l 5 deux-roues
l 6 vélos à assistance électrique
l 12 véhicules électriques
Rosny-sous-Bois misesur l’auto-partageélectrique Au cœur des problématiques urbaines et budgétaires, la ville de Rosny-sous-Bois a profité du renouvellement de son parc pour se tourner vers l’auto-partage de véhicules électriques.
Franck lalmanach
bioexpress Depuis 2014
Directeur général adjoint des moyens généraux de la ville de Rosny-sous-Bois.
Avant 2014
Experttechnique financeset administrations locales de France Expertise International.
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l
e 4 juillet dernier, le jury des Trophées récompensait, parmi la dizaine de lauréats, la collectivité de Rosnysous-Bois pour l’exemplarité de la gestion de sa flotte. L’occasion pour notre magazine de recueillir le témoignage de cette collectivité qui doit composer avec des problématiques bien actuelles. Située à l’est de Paris, en SeineSaint-Denis, cette commune de 45 000 habitants est en pleine mutation. « Rosny se renouvelle très fortement avec l’arrivée de grands projets. Dans le cadre du Grand Paris, nous nous préparons à passer d’une ville RER à une ville métro [la future ligne 15 traversera la ville] » explique Franck Lalmanach, directeur
général adjoint des moyens généraux. « En termes de circulation, on sait que le métro va nous impacter », dit-il. La ville est néanmoins loin d’être isolée aujourd’hui déjà puisqu’elle est traversée par l’A86, le superpériphérique francilien. Un contexte qui pèse sur les déplacements des employés de la mairie. « La grande majorité de nos déplacements se fait sur notrecommune,maisnousavons transféré des compétences au territoireGrandParis-Est,dontla présidence se situe dans la ville voisine de Noisy-le-Grand, ce qui nous amène à effectuer des déplacementsunpeupluslong », poursuit le directeur adjoint. « Nous avons quelques fonctionnaires qui circulent une à ››› Octobre 2018 - n° 239
parole de gestionnaire
en breF
la Ville de rosny-sous-bois
l 45000habitants
l 591hectares
l Maire:ClaudeCapillon
➊ ➊ L’électrification de la flotte touche également les utilitaires avec plusieurs Goupil. ➋ Les véhicules techniques, ici une balayeuse, sont souvent les plus grosses sources de dépense.
➋
➌ ›››deux fois par jour en ville et
emmanuelle orts
bioexpress Depuis 2015
Directricedesachatset delacommandepublique.
Avant 2015
Chef du service administratif et financier.
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➌ La ville de Rosny-sous-Bois roule aussi au GNV grâce à une station installée au début des années 2000.
qui ont besoin de moyens un peu plus agiles qu’une voiture. Cela nous a encouragés à nous équiper en deux-roues » précise Emmanuelle Orts, directrice de la commande publique et de la logistique, qui gère directement la flotte et en réfère à Franck Lalmanach. Le parc de la mairie comprend ainsi cinq deux-roues et six vélos à assistance électrique. une Flotte en transition Mais ce sont deux autres facteurs qui sont à l’origine de la mutation profonde que connaît la flotte de la ville. En 2014, le conseil municipal a voté son Agenda21(programmed’actions en faveur du développement durable). En parallèle, la gestion de la flotte a été transférée des services de la voirie à ceux de la commande publique, pour davantage intégrer les aspects budgétaires. Plusieurs mesures, instiguées et soutenues par le maire, en découlent rapidement.
« Nousétionsdansunedémarche de rationalisation du nombre de véhicules. À l’époque beaucoup de personnes avaient un véhicule qui leur était quasi attribué à titre individuel sans que cela se justifie pleinement. L’idée de mutualisation est donc venue assez naturellement, explique Franck Lalmanach. Il fallait que la solution soit simple et séduisante, avec des véhicules neuf et homogènes, électriques et plutôt français. » Partis sur l’idée d’une boîte à clés, les cadres municipaux sont rapidement séduits par l’auto-partage. « À l’occasion d’un Salon professionnel, nous avons rencontré les équipes de Renault Mobility, qui nous ont invités à découvrir leur système », relate le responsable. Convaincue par la réservation et le déverrouillage des véhicules par une application, la mairie commande six véhicules électriques pour composer dans un premier temps son parc. Un outil efficacequiacontribuéàneremplacer que quarante-cinq véhi-
cules sur soixante et un réformés depuis 2015. « Nous avons essayé de profiter au maximum dusuperbonuspournousdébarrasser de nos vieux diesels », poursuit Emmanuelle Orts. satisFaction des utilisateurs et des gestionnaires « En ce qui concerne l’adhésion au service et à l’électrique, elle semble acquise. Nos outils informatiques ne nous permettent pas encore de mesurer les gains financiers mais on sait qu’il y en a parce que ça nous coûte très peu cher. On recharge pour quelques euros, c’est anecdotique », lance Franck Lalmanach. « Depuis deux ans, nous n’avons aucun entretien à part le lavage et la location des batteries », confirme Emmanuelle Orts. Et du côté des utilisateurs, les retourssontapparemmentpositifs. À tel point que « même le directeur de la police municipale veut maintenant s’équiper en Zoe », atteste Emmanuelle Orts ● Raphaël Desrosiers Octobre 2018 - n° 239
point de vente
ervic chauvin (à gauche), responsable des ventes sociétés de la plaque Paris, et Thierry fischer (à droite), directeur des ventes entreprises de Sivam Paris et Lyon, développent ce point de vente.
Distributeur Toyota et Lexus pour l’ouest parisien, Sivam Paris Entreprises s’implante au cœur du célèbre quartier d’affaires. Son emplacement, au sein même de « Paris la Défense Arena » lui confère une visibilité auprès des grands comptes de la place comme des PME voisines.
Sivam Paris Entreprises atta toyotabUsinesspLUs ànanterre l 400 m² de surface
l 294 m² de showroom
l 5 modèles en présentation
l 20 véhicules en parc d’essai
l Une quinzaine de collaborateurs
dédiés aux entreprises
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L
es habitués des lieux sont plutôt les rugbymen du Racing 92 et les stars mondiales du rock que des cadres d’entreprises. Depuis son ouverture en octobre 2017, Paris la Défense Arena, situé en contrebas de la célèbre arche, se veut le nouveau pôle d’attraction dédié aux sports et aux spectacles dans les Hauts-de-Seine. Signé Christian de Portzamparc, l’élégant bâtiment recouvert de ses écailles blanches et transparentes peut accueillir jusqu’à 40 000 spectateurs dans ses gradins en U. Depuis la rentrée, c’est une autre équipe qui a investi le rez-dechaussée du bâtiment, celle de Sivam Paris Entreprises avec l’objectif de transformer l’essai
que représente la percée continue des véhicules hybrides dans les flottes. Ce distributeur des marques Toyota et Lexus, déjà bien implanté en région Auvergne-Rhône-Alpes, conforte sa présence dans le croissant ouest parisien avec l’ouverture de cet espace arborant les couleurs de « Toyota Business Plus ». La Défense constitue ainsi le cinquième site francilien de ce distributeur, filialedugroupesuisseEmilFrey, bien présent dans l’Hexagone depuissonrachatdePGAen2017. Une force de vente transversaLe Particularité de ce showroom : il a été spécialement conçu pour la clientèle des entreprises, autour d’une équipe dédiée. À l’instar du modèle expérimenté
➊
➋ Octobre 2018 - n° 239
En arrivant à la Défense depuis Nanterre, impossible de rater l’espace Toyota Business Plus.
que la Défense
➊ Derrière le garde-corps métallique, un escalier réservé permet aux clients invités de déboucher au milieu des gradins en U. ➋ Grâce à ce nouveau showroom, Toyota Sivam prévoit de réaliser une part de 54 % de ses volumes de vente avec les entreprises dès cette année. Octobre 2018 - n° 239
avec succès en périphérie lyonnaise, la création de Sivam Paris Entreprises, début 2018, répond à la nécessité de disposer d’une équipe transversale adaptée et mobile. « Nous avons sorti nos commerciaux des concessions et nous avons recruté afin de pouvoir répondre à la dynamique du marché entreprises » explique Thierry Fischer, le directeur des ventes de Sivam Paris Entreprises. Emmenée par Ervic Chauvin, responsable des ventes sociétés de la plaque parisienne, l’équipe se compose de deux assistantes commerciales, trois vendeurs dédiés aux grands comptes et aux loueurs, ainsi que d’un spécialiste de la marque Lexus. Six autres vendeurs, en charge de la clientèle des PME-PMI, com-
plètent l’effectif en croissance. Une diversité de profils adaptée à l’environnement de cet espace Toyota Business Plus, implanté juste à la charnière entre la dalle de la Défense, qui concentre les grands noms du CAC 40, et Nanterre, qui regorge de petites entreprises, des enseignes de service aux artisans. Entre les grands comptes, susceptiblesdegénérerdesvolumes de ventes et d’après-vente dans le réseau, et les PME-PMI qui représentent des commandes moins nombreuses mais à plus forte marge, ce point de vente vise un développement équilibré. L’objectif est de conforter la croissance des ventes sociétés de Sivam, qui avoisinent les 12 % alors celles aux particuliers se tassent. Après 2 451 commandes enregistrées auprès des pros en 2016 et 2 904 en 2017, le cap des 3031 véhicules a été fixé pour la fin de l’année 2018, dont 1 810 unités pour cette nouvelle plaque parisienne multisite. de L’hybride aU vUL Pour percer dans les flottes, l’équipe mise sur les motorisations hybrides, la signature deToyotaavecuneoffrerichede huitmodèles.Installéeenvitrine, l’Auris devrait céder prochainement sa place à la nouvelle Corolla, dernière déclinaison d’une gamme peu émettrice de CO2.Unatoutquifaitrecettedans le contexte de l’adoption de la norme WLTP dégradant les performancesécologiquesdelaplupart des véhicules. « Nous arrivons à rentrer dans les parcs en faisant essayer nos modèles », affirme Thierry Fischer. Au parking, un échantillon d’une vingtaine de véhicules est disponible à l’essai. L’autre partie de la gamme étant aussi prêté, sur réservation. Reste à tenir la promesse de l’hybride, passé les premiers tours de roue. Sivam Paris Entreprises a bien cerné
Entre les grands comptes et les PMEPMI, ce point de vente vise un développement équilibré. l’enjeu pour les flottes : les faibles consommations annoncées sur le catalogue ne seront au rendez-vous qu’avec une conduite souple. C’est pourquoi la concession oriente ses clients professionnels vers l’Hybride Académie, une formation mise au point par Toyota France avec le prestataire Actua Formation. Moyennant 200 euros par collaborateurpourunedemi-journée, ce stage se veut un accompagnement à la transition énergétique, volant en mains. De plus, Sivam Paris Entreprises a tenu à valoriser la diversité du catalogue, qui ne se résume pas aux hybrides et autres plug-in, en exposant un fourgon. « Nous avons une offre d’utilitaires diesel avec le ProAce, disponible en trois volumes différents, et le pick-up Hilux », souligne Ervic Chauvin. Le constructeur propose également une motorisation essence sur sa citadine Yaris. Enfin, l’espace de vente se complète d’un corner dédié à Lexus,oùtrôneunSUVpremium NX300FH. Clos par une paroi vitrée, un espace lounge permet de recevoir les clients sur des canapés en visionnant des présentations sur écran géant. Mais l’exclusivité du showroom setrouvejustederrière,avecune volée de marches offrant un accès privé à l’étage supérieur. En haut, il n’est plus question d’automobile : les clients invités par Sivam Paris Entreprises auront le privilège d’assister aux spectacles vivants et autres matchs de rugby. Un argument supplémentaire pour permettre à l’offre Toyota/Lexus de se démarquer de la mêlée ● Jean-Philippe Arrouet
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l’essaidumois La quatrième génération de Focus affiche un design encore plus dynamique que la précédente.
Pour séduire les professionnels, la quatrième génération de la compacte de Ford enrichit sa gamme, sa dotation et inaugure une inédite finition ST Line Business.
bien vu l Motorisation bien calibrée l Finition ST-Line Business
sans concurrence directe l Équipement
à revoir l Pas de boîte auto sur
l’EcoBoost de 182 ch l Qualité de certains matériaux l Personnalité consensuelle
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Ford Focus : l’alternativebusiness
l
ancée en 1998 pour remplacer la Ford Escort, la Focus est un modèle clé pour Ford. Sa compacte s’est en effet vendue à plus de 16 millions d’unités depuis ses débuts et a plusieurs fois été en tête des immatriculations mondiales. L’enjeu est donc de taille pour cette quatrième génération, qui a le marché européen en ligne de mire.Pource renouvellement, la Focus affiche un design cohérent avec la précédente génération. « Nous avons dessiné cette nouvelle Focus pour qu’un maximum de
clients tombe amoureux de ses lignes et ne s’en lasse jamais » explique Amko Leenarts, le directeur du design chez Ford Europe. Le résultat est effectivement séduisant même si les plus critiques pourront avancer une sensation de patchwork des modèles premium du segment, notamment de l’Audi A3 à l’avant et de l’Infiniti Q30 à l’arrière. L’intérieur, également modernisé, abandonne la console centrale massive et truffée de boutons au profit d’un dessin plus sobre souligné par le grand écran flottant du système multimédia. Pas désagréable, l’habitacle manque néanmoins de personnalité et pâtit encore de Octobre 2018 - n° 239
laficheTechniQue À l’intérieur, la ST-Line se distingue par des inserts façon carbone et des surpiqûres rouges.
ford focus1.5l ecoboosT182bm6 sT-line business moTeur
Type : 3 cylindres de 1 497 cm3 ; Puissance fiscale : n.c. ; Puissance maxi : 182 ch à 6 000 tr/min ; Couplemaxi:240Nmà1600tr/min; Vitesse maxi : 222 km/h ; Accélération 0 à 100 km/h : 8,3 s freins
Avant:disquesventilés282x27mm; Arrière : disque 271 x 12 mm pneumaTiQues
Avant/Arrière : Continental ContiSportContact 215/50 R17 consommaTions
Cycle mixte : 5,5 l /100 km ; Capacité du réservoir : 52 litres ; Émissions de CO2 : 124 g/km dimensions eT poids
matériaux qui ne sont pas à la hauteur d’une compacte lorgnant vers le premium… des versions pour Tous les goûTs Avant de se focaliser sur notre ST-Line d’essai, il convient de rappeler la grande nouveauté de cette génération, ou plutôt les nouveautés, puisque la Focus accueille deux nouvelles versions. À l’instar de la dernière Fiesta, la compacte à l’ovale peut en effet se savourer en finition Vignale et Active. La première se veut comme une déclinaison premium qui fait la part belle aux chromes et à des matériaux plus
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Octobre 2018 - n° 239
qualitatifs quand la seconde mise sur l’engouement pour les SUV avec un look de baroudeur et une caisse surélevée de trois centimètres.SilaVignaleavance
L’arme de conquête en entreprise est l’inédite finition ST Line Business. ➊ Grâce à un empattement plus long, l’espace aux genoux gagne 5 centimètres. ➋ Le coffre gagne aussi en volume et passe à 375 litres. ➌ L’affichage tête haute fait son arrivée chez Ford. ➍ Pratique, la caméra de recul évite également de rayer les jantes.
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à nos yeux peu d’avantages par rapport à une finition Titanium, l’Active est en revanche très séduisante et pourrait même, pour sa version break, capter une clientèle acquise aux SUV. Déjà présente sur les générations précédentes, la finition ST-Line est reconduite et est disponible dès le lancement de la Focus. Si les prétentions sportives de cette finition sont bien réelles avec un châssis rabaissé de 10 millimètres, des réglages plus sportifs et un look de GT, la ST-Line ne doit pourtant pas être confondue avec la ST et encore moins avec la RS, les deux vraies sportives de la ›››
➌
Longueur : 4 378 mm ; Largeur : 1 979 mm ; Hauteur : 1 471 mm ; Empattement : 2 700 mm ; Volume du coffre : de 375 l ; Poids à vide : 1 369 kg principaux éQuipemenTs de série
Avertisseur d’angle mort, chargeur à induction, affichage tête haute, freinage d’urgence automatique, freinage automatique post-collision, régulateur-limiteur de vitesse, feux antibrouillard à LED avec éclairage d’angle, aide au stationnement avant et arrière, accès et démarrage mains libres, jantes alliage 17 pouces, régulateur de vitesse adaptatif, reconnaissance des panneaux, kit de carrosserie ST-Line.
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l’essaidumois
➊
➋
››› gamme
qui arriveront plus tard. En somme la ST-Line se positionne comme les finitions S-Line chez Audi ou R-Line chez VW, elles-mêmes bien moins radicales que leurs inspiratrices.
➊ La ST-Line Business est une proposition inédite pour les car policies des entreprises. ➋ Proposé à 400 euros, le système Hi-Fi Bang & Olufsen sonorise parfaitement la Focus.
deux versions business En France, la Focus est appréciée des professionnels. « Entre 60 et 65 % des ventes de la Focus actuellesefontauxentreprises » rappelle Louis-Carl Vignon, président de Ford France. Qui poursuit : « Avec la nouvelle génération nous ciblons le “ user chooser ” qui va choisir la Focus parmi les véhicules disponibles dans la car policy de son entreprise. Pour cela, nous nous appuyons sur le bon positionnement tarifaire de la Focus,
le copiloT 360 Avec cette nouvelle génération, la Focus rejoint le cercle encore restreint des compactes équipées de fonctions de conduite automatisée avancées. Regroupées sous l’appellation CoPilot 360, qui rassemble également des équipements comme l’affichage tête haute ou les phares adaptatifs à LED, ces aides à la conduite autonome de niveau 2 se composent d’un régulateur adaptatif combiné au Stop & Go, au système de reconnaissance des panneaux et à l’aide au centrage dans la voie. Le tout est complété par un système de prévention des collisions et un freinage automatique post-collision. Bien sûr, pour profiter de toutes ces innovations, il faut opter pour la boîte automatique ●
sur ses émissions basses et sur son TCO compétitif. Notre credo, c’est aussi de lui permettre de rouler surclassé. » Une stratégie qui se traduit par un équipement complet dès la finition Trend Business. Celleci démarre à 22 350 euros et intègre un système multimédia compatible smartphone, l’aide au maintien dans la voie, l’alerte collision, le freinage d’urgence automatique post-collision, etc. Mais l’arme de conquête en entreprise de la nouvelle Focus, c’est l’inédite finition ST-Line Business de notre essai. Parée des atouts sportifs de la finition ST-Line (jantes 17 pouces, kit carrosserie spécifique, suspensions sport), elle y ajoute les équipements technologiques
ford focus : la gamme, les prix motorisation 1.0 l EcoBoost 85ch S&S BVM6 1.0 l EcoBoost 100ch S&S BVM6 1.0 l EcoBoost 125ch S&S BVM6 1.5 l EcoBoost 150ch S&S BVM6 1.0 l EcoBoost 125ch S&S BVA8 1.5 l EcoBoost 182ch S&S BVM6 1.5 l EcoBoost 150ch S&S BVA8 1.5 l EcoBlue 95ch S&S BVM6 1.5 l EcoBlue 120ch S&S BVM6 2.0 l EcoBlue 150ch S&S BVM6 1.5 l EcoBlue 120ch S&S BVA8 2.0 l EcoBlue 150ch S&S BVA8
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co2 en g/km
malus
puissance (ch)
puissance fiscale (cv)
Trend
Trend business
Titanium
sT-line
sT-line business
vignale
110 107 108 121 126 124 133 91 94 114 111 114
neutre neutre neutre 53 € 140 € 90 € 473 € neutre neutre neutre neutre neutre
85 100 125 150 125 182 150 95 120 150 120 150
4 5 nd nd nd nd nd 4 6 nd 6 nd
19 550 € 20 150 € / / / / / 22 150 € / / / /
/ 22 350 € / / 25 050 € / / 24 350 € 25 350 € / 27 050 € /
/ / 24 650 € / 26 350 € / 27 350 € / 26 650 € / 28 350 29 550
/ / 25 400 € 26 400 € 27 100 € 27 400 € 28 100 € / 27 400 € 28 600 € 29 100 € 30 300 €
/ / 26 950 € 27 950 € 28 650 € 28 950 € 29 650 € / 28 950 € 30 150 € 30 650 € 31 850 €
/ / 27 550 € / 29 250 € 29 550 € 30 250 € / 29 550 € / 31 250 € 32 450 €
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introduits sur cette nouvelle génération, à savoir un affichage tête haute vanté comme le plus lumineux du marché, un chargeur à induction et les fonctions de conduite automatisée Co-Pilot 360 (pour les motorisations équipées d’une boîte auto) : régulateur de vitesse adaptatif avec aide au centrage dans la voie, reconnaissance des panneaux, alerte vigilance, etc. Les tarifs oscillent cette fois entre 26 950 et 31 850 euros. un agrémenT au Top Avoir la carrure d’une athlète, c’est plaisant pour l’ego. Mais comment se comporte cette nouvelle Focus sur route ? En plus du 1.0 l emprunté à la génération précédente, la Focus accueille un nouveau bloc EcoBoost de 1.5 l. Doté d’un système de désactivation d’un cylindre, ce trois-cylindres est proposé en150et182chevaux.C’estcette dernière version couplée à une boîte manuelle à six rapports que nous avons pu prendre en main. Un moteur bien adapté à cette finition ST-Line puisqu’il se montre dynamique sans tomber dans les pièges de la sportivité. Le confort est d’un bon niveau, et la consommation moyenne resteattractive.Lasonorité,plaisante en accélération, se fait discrète le reste du temps. Bref un choix intéressant si la recherche de performance et d’agrément estunepriorité.Autrement,pour 700 euros supplémentaires, la variante 150 chevaux est accessible accompagnée de la boîte auto à huit rapports, non présente sur la déclinaison 182 chevaux, qui permet d’accéder aux fonctions de conduite automatiséedu CoPilot360.Unchoixsans conteste plus pertinent pour la clientèle professionnelle ● Raphaël Desrosiers Octobre 2018 - n° 239
f faceàlaconcurrence Ford FocuS
PEugEoT 308
rEnauLT MÉganE
ToyoTa auriS
Version, moteur et finition…
1.5 l EcoBoost BM6 ST Line Business
1.2 l PureTech 130 BVM 6 GT Line
GT Energy Tce 205 ch EDC
Hybride136ch DesignBusiness
Prix TTC : Carrosserie/portes/places Cylindrée Puissance maxi Couple maxi Puissance administrative Énergie Consommation (mixte) Capacité du réservoir Autonomie dégagement de co2 Classe et couleur Bonus/malus TVS Carte grise (92) nombre d’étoiles euroncap Adulte Enfant Piétons Systèmes de sécurité Loi de roulage mois/km loyer financier Entretien/assistance Pneus loyer global mensuel Carburant/mois RécupTVAsurcarburant/mois Coût total avec taxes : PRK.E : Avantages en nature sté/an Tco Tco après i.s. Tco période après i.s.
28 950 € berlinecompacte/5p./5pl. 1 499 cm3 182 ch 240 Nm nd essence 5,5 l/100 km 55 l 1 000 km 124 g/km C - vert clair malus 90 € 813 € 468,17 € 5 étoiles 85 % 87 % 72 % 75 % 38 mois/100 000 km 328,13 € 59,81 € 38,30 € 491,73 € 211,22 € 8,45 € 763,83 € 0,29 € 1 215,24 € 880,49 € 644,80 € 24 502,36 €
28 600 € Berlinecompacte/5p./5pl. 1 199 cm3 130 ch 230 Nm 7 CV essence 5,2 l/100 km 53 l 1 019 km 115 g/km B - vert moyen neutre 537,50 € 327,72 € 5 étoiles 92 % 79 % 64 % 81 % 38 mois/100 000 km 386,58 € 68,10 € 27,61 € 547,78 € 199,10 € 7,96 € 783,71 € 0,30 € 1 334,36 € 921,67 € 664,74 € 25 260,24 €
32 800 € Berline compacte/5 p./5 pl. 1 618 cm3 205 ch 280 Nm 11 CV essence 6 l/100 km 47 l 783 km 134 g/km C - vert clair malus 540 € 891 € 514,98 € 5 étoiles 88 % 87 % 71 % 71 % 38mois/100000km 386,66 € 82,01 € 28,86 € 563,02 € 231,99 € 9,28 € 874,20 € 0,33 € 1 416,89 € 1 026,93 € 759,91 € 28 876,73 €
27 850 € Berline compacte/5 p./5 pl. 1 798 cm3 136 ch 142 Nm 5 CV hybride essence 4,1 l/100 km 45 l 1 098 km 90 g/km A - vert foncé neutre 10,53 € 234,08 € 5 étoiles 94 % 89 % 65 % 71 % 38mois/100000km 332,53 € 55,40 € 33,13 € 486,55 € 155,82 € 6,23 € 637,01 € 0,24 € 1 251,24 € 741,28 € 497,24 € 18 895,04 €
Motorisation bien calibrée ● Finition ST-Line Business ● Équipement
Comportement routier et confort ● Ligne toujours séduisante ● Réseau
bienvu
●
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àrevoir
●
Pas de boîte auto sur l’EcoBoost de 182 ch ● Qualitédecertains matériauxàl’intérieur ● Personnalité consensuelle
Choix de motorisations essence plus limité ● Pas de dalle numérique tête haute ●
Confort,insonorisation etcomportementroutier ● Ligne séduisante et équipement complet ● Réseau ●
Espace aux places arrière ● Détails de finition ● Malus ●
Confortetagrément de l’hybride ● Sobriété en ville ● Seule hybride compacte hors premium ●
Présentation vieillissante ● Habitabilité en retrait ● Manque de vigueur sur route ●
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stratégie
stéphanie Quillot, responsable grands comptes chez Bosch Car Service > parcours professionnel 2012 : chargée de communication de Massa Pneu. 2013 : chef de secteur chez Bosch Car Service. 2017 : responsable grands comptes chez BCS.
Bruno D’amico, responsablemarketingréseauetmarketing opérationneldeBoschCarService > parcours professionnel 1993 : responsable de la plate-forme logistique régionale BCS à Dijon. 2004 : responsable abonnements logiciel BCS. 2006 : formateur en produits automobiles BCS. 2013:responsablemarketingréseauetmarketingopérationneldeBoschCarservice.
Nous poussons notre réseau à la diversification avec une offre dédiée aux VUL
l
e marché du véhicule utilitaire léger (VUL) est en pleine croissance. Sur le premier semestre de l’année, pas moins de 241 265 immatriculationsontétéenregistrées en France, soit une hausse de 5,9 %. Au total, 6 millions de VUL sont aujourd’hui en circulation sur notre territoire. Une croissance
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qui ne laisse pas indifférent le réseau Bosch Car Service, car l’entreprise a choisi de développer une offre spécifique, « pensée pour les professionnels ». « Les véhicules à usage professionnel doivent allier rentabilité, sûreté et résistance aux conditions difficiles. Notre volonté est de pousser nos centres à diversifier leur activité, notam-
ment à travers le VUL. Ces véhicules, détenus à 85 % par des professionnels et des artisans, ont de plus en plus besoin de services dédiés. En faisant cela, nous motivons notre réseau d’indépendants à contrer les constructeurs sur leurs terres » explique Bruno D’Amico, responsable marketing réseau et marketingopérationneldeBosch Octobre 2018 - n° 239
Car Service (BCS). Qui poursuit : « Nous visons davantage les petites flottes, souvent mises à l’écart alors qu’elles sont nombreuses. » une offre faite par Des pros pour Des pros Il faut dire que le réseau n’en est pas à son coup d’essai. Il dispose déjà d’une offre variée à destination des flottes d’entreprise. Assistance, assurance, partenariatavecdesloueursdecourte ou de longue durée, nouvelles mobilités…, la palette est large.
limiter l’immobilisation et les coûts additionnels… » Afin de convaincre son public, Bosch Car Service mise sur sa notoriété d’équipementier. « Pournosadhérents,cettenouvelleoffreestunatoutnonnégligeable, continue Bruno D’Amico. Nous comptons sur notre nom, reconnu du public, pour parvenir àtouchernotrecible.Lescentres profiteront également d’un dispositif média et de la fourniture d’un package marketing comprenant bâche, poster, vitrophanie, bannière web et Face-
Le marché des véhiculesutilitaires légers est enpleine croissance. Si 80 % des 580 centres adhèrent aujourd’hui au contrat « apporteur d’affaires » proposé par la marque, seuls 300 sont parés pour réceptionner les véhicules utilitaires légers. Ils sont pourvus d’un équipement d’atelier spécifique et profitent d’une disponibilité de pièces de rechange d’origine constructeur. En s’attaquant aux VUL, les centres Bosch Car Service bénéficient d’un autre avantage. « Ce sont des acteurs professionnels indépendants, des artisans qui parlent à des artisans. Audelà d’une offre tarifaire ciblée et compétitive, c’est avant tout une approche de service local auprèsdesprofessionnelsquiest mise en place par de la disponibilitéetdelaproximité »souligne Stéphanie Quillot, responsable grands comptes de l’enseigne. Elle ajoute : « Nos adhérents connaissent les besoins de nos clientsprofessionnelsetpeuvent s’y adapter. C’est pourquoi avec le pack BCS Véhicules Utilitaires Légers,ilsproposentdeshoraires d’ouverture flexibles, un véhicule de courtoisie, l’annonce de la fin des travaux, la programmationdestravauxd’entretienpour Octobre 2018 - n° 239
book.Cesopérationspermettent d’augmenter la visibilité de cette nouvelle offre et de la faire connaître au plus grand nombre de clients potentiels. » gagner en chiffre D’affaires et étenDre les zones De chalanDise L’entreprise espère ainsi aider ses centres à gagner en chiffre d’affaires mais surtout à développer leur zone de chalandise avec une clientèle professionnelle. Ce développement se fait par un accompagnement personnalisé pour la prospection grâce à la location d’une base de données artisans ciblée, la mise en œuvre des synergies et des connaissancesmétierdesautres divisions Bosch (outillage électroportatif, systèmes de sécurité, installation de systèmes de chauffage…), un référencement auprès d’apporteurs d’affaires nationaux et locaux. Enfin, pour maximiser leurs chances de réussite, une formation tertiaire intitulée « Le marché du VUL : comment démarcher les professionnels » sera proposée aux indépendants du réseau d’ici à la fin du second semestre 2018 ● Leslie Auzèmery
Bosch car service en Bref l Création en 1920. l 78 milliards d’euros de chiffre d’affaires. l Dont 60 % réalisés par les divisions automobiles. l 580 centres en France, 300 pour les VUL. l 50 centres de plus par an en moyenne.
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dossier / top 100
Top100: les véhiculesqui ont la cote dans les flottes Le marché du véhicule d’entreprise se porte toujours bien. Plus de 550 000 unités sont venues enrichir les flottes depuis le début de l’année 2018. Un chiffre en progression de 7,4 % par rapport à la même période l’an dernier. Mais quels sont les modèles les plus prisés ? L’Automobile & L’Entreprise dresse le Top 100 des meilleures ventes de voitures particulières et de véhicules utilitaires légers.
C
e numéro de rentrée de L’Automobile & L’Entreprise coïncide chaque année avec la parution de notre dossier spécial Top 100 consacré aux meilleures ventes de véhicules en entreprises. Cette année, votre magazine va encore plus loin avec l’indication des évolutions de ventes pour les
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voitures particulières (VP) et véhicules utilitaires légers (VUL), ainsi que les changements de position des modèles dans chaque segment. Quelques surprises vous attendent sur ce cru 2018, qui fait toujours la part belle aux marques françaises. Retrouvez tous les résultats de cette édition dans les pages qui suivent ● Leslie Auzèmery
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dossier / top 100
VP : lesSUVséduisentlesflottes Si les citadines demeurent majoritaires parmi les cent modèles les plus vendus aux flottes en 2018, les SUV continuent de gagner du terrain. Leur présence dans le top 10 s’affirme, et de nombreuses nouveautés font leur apparition dans le reste du classement.
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L
es SUV ont pris leurs quartiers dans les entreprises ! Longtemps jugés trop ostentatoires et donc indignes d’intégrer les car policies, ces véhicules à l’allure de baroudeur sont désormais les bienvenus. Lesflottesontsuccombécomme la plupart des marchés à travers le monde à cette mode fulgurante. Symbole de cette ascension, le Peugeot 3008 se classe toujours en deuxième position du classement général des meilleures ventes de VP aux flottes avec 24 538 exemplaires écoulés depuis janvier (+ 27,2 % par rapport à 2017). Seule la Renault Clio résiste au SUV de la marque au lionavecses26526immatriculations (+ 17,7 % par rapport à 2017). Plus globalement, on recense 36 SUV parmi les 100 modèles les plus courtisés, soit seulement un de plus que l’an dernier. Mais leur part de marché atteint à
présent plus de 35 %, contre 27 % en2017.Cettetendances’explique notamment par l’entrée au classement de plusieurs nouveautés tels le Peugeot 5008 (10 601 ex.), le C3 Aircross (2 457 ex.), le DS 7 Crossback (1 985 ex.) et le Renault Koleos (1 353 ex.), sans oublier l’Opel Grandland X, le Volkswagen T-Roc et le Stelvio d’Alfa Romeo. Plusieurs modèles montent aussi en puissance : le RenaultCaptur(6703ex., +45,8%), le Fiat 500X (2 036 ex., + 32,9 %), l’Audi Q5 (1 921 ex., + 65,6 %), le BMW X3 (1 195 ex., + 47,4 %) et la Mini Countryman (1 154 ex., + 25,4 %).
entreprises.Lespremiersgrands perdants sont les monospaces. Les mieux placés d’entre eux sont le Renault Scénic (8e) et le C4 SpaceTourer (ex-Picasso – 12 e ) qui brouillent quelque peu les pistes en jouant avec les codes esthétiques des SUV. Le second segment touché est celui des grandes routières. À titre d’exemple, la Volkswagen Passat et la Renault Talisman sortent du top 20 pour prendre les 25e et 27e positions (– 21 % et – 27 % de ventes). Seule la Ford Mondeo tire son épingle du jeu à la 18e place avec 3 258 unités écoulées depuis janvier.
Les monospaCes et Les routières en désamour Cette montée en puissance des SUV continue de se faire au détriment de deux catégories qui, jusqu’à l’année dernière, tiraient une part significative de leurs volumes des ventes aux
Forte ConCurrenCe Chez Les berLines Françaises Les berlines souffrent moins de l’offensive des SUV, mais la concurrence est rude au sein du segment. Dans le top 10, la Peugeot 308 (15 610 ex., + 5,8 %) victimedesonsuccèsdétrônela208 (12 069 ex., – 21 %) à la troisième place du podium. Citroën préserve son unique présence dans le haut du classement avec la C3, restylée il y a moins de deux ans. On notera la sortie de route de la seule berline étrangère : la Golf perd trois positions pour atterrir à la 12e place avant le lancement de sa huitième génération l’an prochain. Enfin, globalement, les résultats de ventes se resserrent sur le reste du classement, avec unavantagedonnéauxmarques importéesquireprésententcette année soixante-dix produits. Les marques françaises, qui se placent toujours en tête, perdent un peu de terrain avec trois modèles de moins cette année ● Leslie Auzèmery octobre 2018 - n° 239
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Clio
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Scénic
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26 526
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17,71 %
27,23 %
5,79 %
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– 20,94 %
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Renault Citroën Volkswagen peugeot Nissan Renault Fiat Ford toyota Mercedes-Benz Ford Renault Renault Renault Volkswagen Mercedes-Benz Renault BMW Citroën Citroën Audi Audi Mini Skoda Fiat Volkswagen DS Audi Citroën Ford peugeot Volvo BMW toyota BMW Renault Volkswagen Fiat Nissan peugeot toyota Renault Mercedes-Benz Audi opel
Kadjar C4 Spacetourer Golf 2008 Qashqai twingo 500 Mondeo Yaris GLC Kuga trafic Zoe Kangoo passat Classe A talisman X1 C4 C3 Aircross A4 A3 Mini octavia 500X touran DS 7 Crossback Q5 C4 Cactus Fiesta 508 XC60 Série 2 C-HR Série 1 Espace polo tipo Micra partner Auris Koleos GLA Q2 Corsa
6 571 5 824 5 620 5 557 4 470 3 954 3 828 3 258 3 185 3 043 2 941 2 937 2 909 2 905 2 883 2 820 2 764 2 522 2 471 2 457 2 401 2 259 2 211 2 046 2 036 2 009 1 985 1 921 1 903 1 854 1 842 1 823 1 719 1 682 1 656 1 637 1 582 1 562 1 444 1 434 1 416 1 353 1 298 1 266 1 246
16,92 % 45,35 % 5,01 % – 3,99 % 9,59 % 20,33 % 47,00 % 245,49 % 0,82 % 8,41 % – 12,10 % 29,73 % 14,48 % – 2,22 % – 21,08 % 9,34 % – 27,09 % 0,96 % – 37,11 % -– 15,93 % – 16,64 % – 9,31 % 6,51 % 32,90 % – 22,34 % -65,60 % 1,44 % 9,12 % – 45,13% 18,76 % – 36,14 % – 1,29 % – 13,71 % – 29,35 % – 15,81 % – 7,79 % 204,64% 39,09 % 4,27 % 583,33 % – 4,21 % 11,35 % – 24,12 %
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56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100
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Citroën Citroën Smart BMW Mini Ford Dacia Mercedes-Benz Ford Audi Skoda Nissan opel peugeot Nissan opel Mercedes-Benz peugeot Land Rover Skoda Volvo Volkswagen Seat Mercedes-Benz toyota Alfa Romeo Audi Audi Seat Ford Hyundai BMW Lexus DS Citroën Skoda Kia BMW Dacia Volvo opel Nissan Jeep Seat BMW
Berlingo Jumpy Fortwo X3 Countryman Focus Duster Classe B Ecosport Q3 Fabia X-trail Astra 108 Juke Grandland X Classe C Expert RangeRoverEvoque Superb V40 t-Roc Leon CLA Rav4 Stelvio A1 A5 Ateca C-Max tucson Série 3 NX300H DS3 C1 Kodiaq Sportage i3 Sandero XC90 Vivaro Leaf Compass Arona X2
1 239 1 233 1 208 1 195 1 154 1 108 1 101 1 068 1 053 1 006 1 006 991 980 978 961 925 908 863 853 849 839 797 791 788 771 751 755 755 743 742 735 726 667 664 657 655 649 635 601 601 591 589 588 578 543
– 13,66 % 64,62 % 8,24 % 47,35 % 25,43 % – 3,74 % 2,90 % – 20,30 % – 25,27 % – 5,09 % 4,90 % – 53,30 % – 36,32 % – 12,60 % – 29,39 % -– 40,89 % 22,93 % – 25,04 % – 12,47 % – 27,30 % -41,76 % – 6,86 % – 19,27 % 202,82 % – 18,99 % – 12,00 % 26,15 % – 11,03 % 10,69 % – 34,95 % 11,73 % – 23,94 % – 19,19 % 126,64 % 5,53 % 95,38 % 4,34 % – 21,02 % – 20,56 % 170,18 % 1 489,19 % ---
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LesVULrebattentlescartes
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e marché des utilitaires légers est toujours en croissance. Les entreprises ont investi dans près de 221 000 véhicules entre janvier et août, un total en hausse de 3 % par rapport à 2017. Ce dynamisme retrouvé après plusieurs années d’errance profite avant tout aux acteurs tricolores. Et entre nos constructeurs français la bataille fait rage ! Si l’an passé Renault occupait les deux premières marches du podium, Citroën a aujourd’hui pris la deuxième position avec son Berlingo, qui profite d’une troisième génération montée en gamme. La Clio version société atterrit donc à la troisième place avec des immatriculations en baisse de 7,5 % depuis janvier. La marque au losange préserve
toutefois sa place de leader avec le Kangoo malgré des ventes flottes qui décroissent de 7,2 %. Peugeot attaque également avec l’Expert et le Partner, qui grignotent tous les deux une place. Enfin, notons l’entrée dans le top 10 du Peugeot Boxer, qui détrône l’Iveco Daily grâce à des immatriculations en hausse de 20 % depuis janvier.
(26e). Un beau tir groupé pour la marque nord-américaine, qui se plaît à une certaine stabilité dans ce classement. Viennent ensuite Fiat(9581unités)etVolkswagen (9 151 unités) qui, grâce aux performances du Transporter (18e) etduCrafter(25e),dépassedésormais Mercedes-Benz (8429 unités) en perte de vitesse avec son duo Sprinter/Vito..
ConCurrenCe massiVe… Danslerestedutop100,lesrangs se resserrent. Les constructeurs les plus présents dans la catégorie voient leur part de marché se réduire légèrement. Ford est à la tête de ce groupe avec 12 344 ventes cumulées depuis janvier.Elles sont alimentées par le Transit Custom (16e), le Transit 2 tonnes (20e), le pick-up Ranger (23e)ouencoreleTransitConnect
… et ConCentration du marChé C’est encore une fois la marque au losange qui profite de la tendance avec une croissance des immatriculations du Renault Trucks Master et de la Mégane en version société de respectivement 28,1 % et 10,5 %. De nouveaux modèles font également leur apparition dans la seconde moitié de ce top 100, à l’instar du TGE de MAN (51e), de la Seat Leon (81e), du C3 Aircross (83e), des Audi Q5 (89e) et RS3 (93 e) ainsi que de la Classe X de Mercedes-Benz (90e), de l’i20 de Hyundai (94e) et de la Ford C-Max (100e) en version société, cela va de soi… La particularité du marché de l’utilitaire est qu’il est fortement concentré. Peu de marques se partagent l’essentiel du gâteau. Cela se ressent à travers le poids très relatif des modèles classés au-delà de la trentième place. Ceci explique aussi pourquoi la part des cent modèles les plus vendus est si importante. Ils représentent à eux seuls 98,7 % des immatriculations globales, alors que les 170 modèles restant au classement se partagent des miettes… ● Leslie Auzèmery (voir tableau top 100 VUL p. 44)
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– 7,2 %
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– 10,1 %
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11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55
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Citroën Iveco Citroën Fiat Mercedes-Benz Ford Renault trucks Volkswagen Renault Ford Mercedes-Benz peugeot Ford Fiat Volkswagen Ford toyota Citroën Volkswagen opel Fiat Nissan Nissan Volkswagen Renault trucks opel toyota Fiat Nissan Dacia Nissan Volkswagen Mercedes-Benz Nissan Volkswagen Ford Isuzu Citroën Renault peugeot MAN Renault peugeot Mitsubishi Goupil
C3 Daily Jumper Ducato Sprinter transit Custom Master transporter Mégane transit 2 t Vito 308 Ranger Doblo Crafter transit Connect Hilux C4 Caddy Vivaro talento Np300 NV400 Golf Maxity Movano proace Fiorino Nt400 Duster NV200 Amarok Citan NV300 polo Fiesta D-Max Nemo Zoe Bipper tGE Captur 3008 L200 G4
7 229 7 081 6 313 4 541 4 369 4 001 3 994 3 464 3 423 3 117 3 082 2 898 2 564 2 330 1 725 1 657 1 620 1 452 1 443 1 415 1 307 1 092 973 970 931 918 876 821 775 764 758 751 696 585 579 516 507 494 450 437 427 425 415 395 391
24,0 % – 7,1 % 6,0 % – 7,8 % – 12,6 % – 4,1 % 28,1 % 5,6 % 10,5 % 8,7 % – 7,1 % – 17,0 % 7,7 % 5,0 % 39,0 % – 16,4 % 3,7 % – 19,3 % – 19,1 % – 36,7 % 19,0 % – 10,8 % 16,1 % 0,5 % – 11,7 % – 8,5 % 74,5 % 10,8 % – 2,4 % – 12,6 % 20,5 % 8,2 % – 26,0 % – 3,9 % – 55,4 % – 44,4 % 23,7 % – 41,9 % 12,8 % – 47,0 % -69,3 % 25,4 % – 20,5 % 37,2 %
56 87 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100
marQue
modèLe
VoLume
éVoLution 2018/2017
peugeot Citroën toyota Isuzu Ford opel opel Fuso Renault Volkswagen Fiat toyota Seat Skoda Jeep opel Fiat Renault Citroën Land Rover Ford Ligier piaggio Land Rover Fiat Seat Mercedes-Benz Citroën Skoda Fiat Renault Mercedes-Benz Audi Audi Mercedes-Benz BMW Nissan Audi Hyundai Jeep DS Mercedes-Benz Ford Nissan Ford
2008 C4 Cactus Yaris N transit Courier Corsa Combo Canter Alaskan tiguan tipo Land Cruiser Ibiza Fabia Wrangler Astra Fullback Kadjar C1 Range Rover Focus pulse4 porter RR Velar panda Leon Classe V C3 Aircross octavia 500 twingo GLC A3 Q5 Classe X Série 1 Qashqai RS3 i20 Renegade DS 3 Classe A Kuga Cabstar C-Max
380 371 370 306 292 276 244 232 231 219 203 199 198 175 171 153 151 151 141 136 130 130 128 127 124 118 115 113 108 104 100 98 98 90 87 84 82 78 74 72 71 69 67 66 65
1,6 % 39,5 % – 23,7 % 80,0 % – 8,5 % 27,2 % – 26,3 % 39,8 % -5,3 % 81,3 % 2,1 % 304,1 % 68,3 % 28,6 % – 19,5 % – 39,6 % 39,8 % 15,6 % – 8,7 % – 35,3 % 21,5 % 18,5 % -– 36,1 % 78,8 % 35,3 % -– 1,8 % – 20,6 % – 63,4 % – 2,0 % – 16,9 % 592,3 % -– 37,3 % 10,8 % -32,1 % 1,4 % – 42,7 % – 38,9 % – 38,0 % – 83,5 % 0% octobre 2018 - n° 239
dossier / top 100
Les meilleures ventes par segments L’Automobile & L’Entreprise vous propose de découvrir les véhicules les plus vendus aux entreprises depuis janvier sur les principaux segments du marché. Cette année, notre classement évolue pour indiquer les changements de position de chaque modèle par rapport à la même période l’an dernier, ainsi que l’évolution globale des ventes flottes sur le top 10 du segment. Une démarche inédite.
Citadines segment a
Si les entreprises ne sont pas particulièrement friandes des citadines du segment A, l’ensemble de la catégorie est en hausse. Le nombre d’immatriculations dans les flottes augmente de 8,4 % sur les huit premiers mois de l’année par rapport à la même période l’an dernier. Du côté des modèles qui séduisent le plus les entreprises, la Renault twingo et la Fiat 500 conservent leurs première et deuxième places. Les cartes sont rebattues pour le reste du top 10, qui voit arriver une nouveauté en dernière position : la Kia picanto.
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top 10 des Citadines du segment a Renault twingo 3 954 ➙ Fiat 500 3 563 ➙ Smart Fortwo 1 208 ➚ peugeot 108 978 ➘ Citroën C1 657 ➚ toyota Aygo 461 ➚ opel Adam 461 ➚ Smart Forfour 420 ➘ Fiat panda 300 ➚ Kia picanto 241 ➘ total 12 243 8,40%
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
top 10 des berLines du segment b Renault Clio 26 526 ➙ peugeot 208 12 069 ➙ Citroën C3 10 680 ➙ toyota Yaris 3 185 ➙ Renault Zoe 2 909 ➙ Ford Fiesta 1 854 ➚ Mini Mini 1 590 ➘ Volkswagen polo 1 582 ➙ Nissan Micra 1 444 ➚ opel Corsa 1 246 ➙ total 63 085 3,47 %
berLines segment b
Entre les berlines du segment B et les SUV du segment C, le cœur des flottes balance. Déjà mature depuis plusieurs années, ce segment enregistre plus de 63 000 immatriculations depuis janvier (+ 3,47 % par rapport à 2017). Ces modèles sont appréciés pour leur polyvalence, leur consommation modérée, leur habitabilité honorable ou encore leur niveau d’équipement toujours complet. Au classement, peu de changements : la Renault Clio, leader du top 100 Vp, est sans surprise en tête de la catégorie. Elle devance de loin la peugeot 208 et la Citroën C3. Notons toutefois, la montée en puissance de la Ford Fiesta, passée de la neuvième à la sixième place, ainsi que l’entrée dans le bas du classement de la Nissan Micra.
suV segment b
Que d’actualités sur le segment B-SUV ! Avec le C-SUV, cette catégorie fait partie des plus dynamiques de cette année 2018. Les entreprises peuvent ainsi piocher dans une offre importante pour le plus grand plaisir de leurs collaborateurs. Les immatriculations sont en hausse de 7,15 %, à hauteur de 22 562 unités. Le Renault Captur devance désormais le peugeot 2008. À eux deux, ces véhicules captent plus de la moitié des volumes des ventes aux entreprises. plusieurs nouveautés viennent bousculer le reste du classement. on remarque notamment l’arrivée du Citroën C3 Aircross directement à la troisième place. Les Volkswagen t-Roc et Seat Arona font en revanche une entrée plus timide au bas du top 10, au détriment du Jeep Renegade et de l’opel Mokka, qui tirent leur révérence. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
top 10 des suV du segment b Renault Captur 6 703 peugeot 2008 5 557 Citroën C3 Aircross 2 457 Fiat 500 X 2 036 Audi Q2 1 266 Mini Countryman 1 154 Ford Ecosport 1 053 Nissan Juke 961 Volkswagen t-Roc 797 Seat Arona 578 total 22 562
➚ ➘ ➚ ➚ ➚ ➚ ➘ ➘ ➚ ➚ 7,15 %
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berLines segment C
Après une année particulièrement disputée en 2017, les berlines du segment C se placent sous le signe de la stabilité. Les immatriculations pointent à 48 932 unités, en très légère baisse de 0,20 %. parmi l’ensemble des constructeurs représentés sur ce créneau, deux acteurs se détachent toujours assez nettement. Il s’agit de peugeot avec la 308 et de Renault avec la Mégane. Signalons l’entrée au classement du C4 Cactus et de la Volvo V40 quand l’opel Astra et la Fiat tipo en sortent. Enfin, la Citroën C4 est toujours en perte de vitesse, au même titre que l’Audi A3, dont la quatrième génération devrait être lancée fin 2019.
top 10 des berLines du segment C 1 peugeot 2 Renault 3 Volkswagen 4 Mercedes-Benz 5 Citroën 6 Audi 7 BMW 8 Citroën 9 toyota 10 Volvo total
308 Mégane Golf Classe A C4 A3 Série 1 C4 Cactus Auris V40
15 618 14 810 5 407 2 820 2 471 2 371 1 656 1 524 1 416 839 48 932
➙ ➙ ➙ ➚ ➘ ➘ ➙ ➚ ➚ ➚ – 0,20 %
suV segment C
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top 10 des suV du segment C peugeot 3008 24 538 peugeot 5008 10 601 Renault Kadjar 6 571 Volkswagen tiguan 5 537 Nissan Qashqai 4 470 Ford Kuga 2 941 BMW X1 2 522 DS DS7Crossback 1 985 toyota C-HR 1 682 Mercedes-Benz GLA 1 298 total 62 145
monospaCes segment C
Le déclin se poursuit au pays des monospaces du segment C. Cette catégorie en vogue au début des années 2000 peine aujourd’hui à trouver sa place face à la multiplication des offres alternatives, notamment en matière de SUV. Le classement est toujours dominé par Renault avec le Scénic et Citroën avec le C4 picasso. Ces deux modèles jouent avec les codes du segment puisqu’ils lorgnent sur certains aspects du côté des SUV. Derrière ce duo tricolore, seul le Volkswagen touran parvient à s’accrocher.
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➙ ➚ ➚ ➘ ➘ ➙ ➚ ➚ ➙ ➙ 28,92 %
La palme de la meilleure performance en ce début d’année 2018 revient aux SUV du segment C. Les immatriculations sont en hausse de 28,92 %, à hauteur de 62145 unités, bénéficiant notamment de l’entrée du peugeot 5008 dans le segment, juste derrière le 3008 toujours vainqueur par Ko! Ces modèles doivent leur succès à leur physique avantageux et à leur i-cockpit de nouvelle génération. Le tiguan de Volkswagen passe alors de la deuxième à la quatrième marche, juste derrière le Renault Kadjar, qui limite la casse. Le grand perdant du jour est le Nissan Qashqai, pionnier du segment, qui n’a pas su profiter de son restylage et finit à la cinquième position. Dans le bas du classement, le DS 7 Crossback fait une belle entrée avec déjà près de 2000 unités présentes en flotte. Il prend la place du Hyundai tucson.
top 10 des monospaCes du segment C 1 Renault Scénic 9 791 ➙ 2 Citroën C4 picasso 5 824 ➚ 3 Volkswagen touran 2 009 ➚ 4 BMW Série2tourer 1 624 ➚ 5 Mercedes-Benz Classe B 1 068 ➚ 6 Ford C-Max 1 033 ➚ 7 Dacia Lodgy 256 ➚ 8 Volkswagen Sportsvan 213 ➚ 9 opel Zafira 175 ➚ 10 toyota Verso 49 ➚ total 22 042 – 9,15 %
berLines segment d
À l’instar des monospaces, les routières ont pris du plomb dans l’aile avec l’arrivée des SUV. Les volumes réalisés sur ce segment sont éloignés de ceux d’autrefois. Depuis janvier, les immatriculations dans les flottes sont en chute libre (– 27,44 %). Ce déclin a comme conséquence un resserrement des écarts entre les forces en présence. Les marques françaises s’écroulent au classement pour laisser Ford, Volkswagen et Audi monter sur le podium. top 10 des berLines du segment d 1 Ford Mondeo 3 258 ➚ 2 Volkswagen passat 2 883 ➙ 3 Audi A4 2 483 ➚ 4 peugeot 508 1 842 ➘ 5 Renault talisman/Laguna 1 418 ➘ 6 Skoda SuperB 849 ➚ 7 BMW Série 3 737 ➙ 8 Mercedes-Benz Classe C 683 ➘ 9 Audi A5 Sportback 656 ➚ 10 BWM Serie 4 308 ➚ total 15 117 - 27,44 %
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dossier / top 100
suV segment d
La catégorie des grands SUV accuse le coup après la perte du 5008, passé dans le segment C-SUV. Le top 10 est en baisse (– 10,61 %) et enregistre seulement 12 506 immatriculations sur les huit premiers mois de l’année. Un résultat qui ne reflète pas la santé globale du segment, en progression de 18,60 % dans les flottes depuis janvier (lire pp. 80-81). parmi les grands changements, notons le regain d’intérêt des entreprises pour le Q5, qui prend la tête du classement devant le Mercedes-Benz GLC. Ce dernier gagne également quatre places. En revanche, le Nissan X-trail voit sa présence dans les flottes s’amoindrir, au même titre que le BMW X4 et le porsche Macan, qui ont respectivement laissé leur place au Skoda Kodiaq et à l’Alfa Romeo Stelvio.
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top 10 des suV du segment d Audi Q5 2 022 Mercedes-Benz GLC 1 954 Volvo XC60 1 823 Renault Koleos 1 353 BMW X3 1 195 Mercedes-Benz GLC Coupé 1 089 Nissan X-trail 991 Alfa Romeo Stelvio 757 Lexus NX300H 667 Skoda Kodiaq 655 total 12 506
suV haut de gamme
Le segment des SUV haut de gamme est globalement stable. Le XC90 de Volvo confirme sa position de leader devant le Land Rover Velar, qui fait une entrée remarquée au classement en prenant la deuxième place. Autre nouveauté : le Lexus RX s’empare de la neuvième place, faisant reculer le Model X de tesla. Enfin, le porsche Cayenne profite de son restylage récent pour grignoter une position.
berLines haut de gamme
Le haut de gamme demeure l’apanage des constructeurs d’outre-Rhin. opel domine désormais la catégorie au niveau des flottes avec son haut de gamme Insignia. La Série 5 d’Audi et la Classe E de Mercedes-Benz restent également prisées. on remarque enfin la remontée de la porsche panamera, ainsi que l’entrée dans le bas du classement de la Jaguar XF au détriment de la Volvo S90. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
top 10 des suV haut de gamme Volvo XC90 601 Land Rover Velar 536 Audi Q7 459 porsche Cayenne 435 BMW X5 355 Volkswagen Arteon 312 Land Rover Range Rover 309 Mercedes-Benz GLE 294 Lexus RX 235 tesla Model X 158 total 3 694
➙ ➚ ➙ ➚ ➘ ➚ ➙ ➘ ➚ ➘ 0,87 %
grands monospaCes
top 10 des berLines haut de gamme opel Insignia 654 ➚ BMW Série 5 597 ➘ Mercedes-Benz Classe E 579 ➙ porsche panamera 379 ➚ Audi A6 365 ➘ tesla Model S 266 ➘ Volvo V90 155 ➘ Audi A7 145 ➙ Mercedes-Benz Classe S 105 ➚ Jaguar XF 51 ➚ total 3 296 4,14 % 1 2 3 4 5
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➚ ➚ ➚ ➚ ➚ ➙ ➘ ➚ ➙ ➚ – 10,61 %
top 5 des grands monospaCes Renault Espace 1 637 Ford S-Max 501 Volkswagen Sharan 301 Seat Alhambra 179 Ford Galaxy 121 total 2 739
➙ ➙ ➚ ➚ ➙ – 29,64 %
La catégorie des grands monospaces continue de s’écrouler : les immatriculations enregistrées auprès des flottes sont en baisse de près de 30 % depuis le début de l’année. Au top 10, l’Espace devance toujours largement ses concurrents. Le Volkswagen Sharan s’attribue la troisième place, sortant ainsi le Mercedes-Benz Classe V. À la quatrième position, le Seat Alhambra fait une timide entrée. octobre 2018 - n° 239
salon/ParisMotorshow
Préparez votre visite du Mondial de l’auto 2018
Le Mondial de l’automobile de Paris accueille à chaque édition plus d’un million de visiteurs. Grand par sa taille et sa fréquentation, il est un moment incontournable de rencontres pour la filière. Poussé par les évolutions technologiques et sociétales, il prend aujourd’hui le virage de la mobilité. Un renouveau apprécié alors que l’évènement fête ses 120 ans d’existence. L’Automobile & L’Entreprise vous propose un focus sur les nouveautés les plus attendues et sur les conférences à ne pas manquer lors de ce rendez-vous 2018. Tout ce qu’il vous faut pour bien préparer votre visite! 50
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Ce Mondial 2018 est avant tout marqué par de nombreuses nouveautés en termes de produits. renault, Psa mais aussi BMw, Mercedes-Benz ou audi vous réservent quelques surprises. Les constructeurs sont tous très inspirés. À ne pas manquer : l audi a1, Q3 et Q8 ; l BMw X5 ; l renault Clio (+ restylage Kadjar et twingo) ; l Ds3 Crossback ; l Mercedes-Benz GLE (+ variantes Classe a et EQC) ; l Peugeot 508 Break ; l seat tarraco ; l suzuki Jimny ; l toyota rav4, auris Break et Camry.
Mondial.tech est le nouveau rendez-vous B to B du Mondial, consacré aux solutions innovantes pour l’automobile et la mobilité de demain. Du 2 au 6 octobre, cet écosystème étendu accueillera des constructeurs, des équipementiers et des géants de la tech, ainsi qu’un programme étoffé de conférences (voir p. 52). Par demi-journées, huit thématiques d’innovation seront abordées, notamment : l mobilité durable (2 octobre matin) ; l sécurité et autonomisation (2 octobre après-midi) ; l bien-être à bord (4 octobre matin) ; l électrification et hybridation (5 octobre matin) ; l connectivité et its (5 octobre après-midi). Informations pratiques : pavillon 7.3 du 2 au 6 octobre.
Informations pratiques : pavillons 1, 4 et 5 du 4 au 14 octobre.
Pour suivre les évolutions du secteur et des métiers, le Mondial de l’auto décline ses formats et lance le Mondial de la mobilité. seront sur place des marques de déplacements alternatifs, des entreprises investies dans le transport électrique, des assurances, des sociétés de location et de financement. La mobilité y sera représentée au sens large puisque les acteurs de la mobilité partagée et collaborative, ainsi que les prestataires de services, y compris ceux destinés aux flottes, sont conviés. Informations pratiques : pavillon 2.2 du 4 au 14 octobre.
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la mobIlIté propre à l’essaI
Grande première pour le Mondial, qui vient à la rencontre du public dans les rues de Paris en créant le premier centre d’essai de véhicules électriques, hybrides, hydrogène et GNV multimarques en centre-ville. Professionnels et grand public découvriront place de la Concorde, ce lieu historique qui a vu naître le Mondial, les dernières nouveautés en la matière avec la présence de plusieurs marques comme Citroën, renault, Mitsubishi, Volkswagen ou encore toyota. au total, 35 véhicules seront proposés à l’essai. Informations pratiques : du 4 au 14 octobre 2018 de 10 h 00 à 18 h 00, place de la Concorde, Paris 8e. inscriptions sur place ou en ligne (www.mondial-paris.com).
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salon/ParisMotorshow
À nepasmanquer! Conférences, exposition, parade… Tous les évènements du Paris Motor Show 2018 à noter dans vos agendas.*
Dimanche 30 septembre - Parade des 120 ans d’innovation (10 h 00 à 15 h 00) place de la Concorde, Paris 8e. Mardi 2 octobre - L’avenir de la mobilité (12 h 15 à 12 h 20) avec Laurent Des Places (KPMG) – pavillon 7.3. - Comment la technologie transforme l’industrie automobile (12 h 20 à 12 h 50) avec Michaël Granoff (Maniv Mobility), Stéphane Lasfargue (Renault), Laurent Des Places (KPMG) et le Dr Wolkin (Lear Corporation Israël) – pavillon 7.3. - Rencontre avec les experts de la mobilité autonome (de 14 h 00 à 15 h 00) avec Jérôme Rigaud (Navya) et Guillaume Duvauchelle (Valeo) – pavillon 7.3.
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- Les prochaines étapes en matière de sécurité et d’automatisation (16 h 15 à 16 h 45) avecOferBen-Noon(Argus)etBenKaminski (Target Global) – pavillon 7.3. Mercredi 3 octobre - Vers des voitures plus légères, moins énergivores et plus propres (10 h 30 à 11 h 00) avec Guillaume Crunelle (Deloitte) et JeanClaude Le Flour (Renault) – pavillon 7.3. Jeudi 4 octobre - La vie à bord demain : opportunités et défis (11 h 00 à 11 h 30) avec François Chopard (Starburst Venture) et Michaël Granoff (Maniv Mobility) – pavillon 7.3. - Stockage et système énergétiques : que se passe-t-il ? (15 h 30 à 16 h 00) avec Patrick
Basterd(Renault)etHaraldProff(Deloitte)– pavillon 7.3. Vendredi 5 octobre - Électrification et hybridation : dans quelle mesure et à quelle vitesse? (10 h 15 à 10 h 45) avec Guillaume Crunelle (Deloitte) et Nicolas Leclère (Peugeot) – pavillon 7.3. - Les prochaines étapes de l’électrification et de l’hybridation (11 h 00 à 11 h 30) avec Tanja Kufner (Dynamics.vc) – pavillon 7.3. Du 4 au 14 octobre -Exposition«Routesmythiques»–pavillon5.1. - Mondial de la mobilité, animations ludiques et interactives, ateliers et conférences – pavillon 2.2. * programme sous réserve de modifications.
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salon/ParisMotorshow
Jean-Claude Girot, commissaire général du Mondial de l’automobile Face à l’absence de nombreux constructeurs, le Mondial de l’automobile se réinvente. Rebaptisé Paris Motor Show, il fait place aux nouvelles technologies et mobilités. Rencontre avec Jean-Claude Girot, commissaire général de l’évènement.
l’automobile&l’entreprise : lemondialfêtecetteannéeses120ans. Denombreuxconstructeursseront absentsdusalonmaisquantité denouveautéssontauprogramme. pouvez-vous nousendireplus? Jean-Claude Girot : En effet, plusieurs grandes marques nous ont annoncé leur
a&e:etplusparticulièrement pourlesgestionnairesdeflotte? JCG : Un grand salon comme le Mondial sedoitdesuivrelesévolutionsdusecteur et des métiers. C’est pour cela que nous avons créé le Mondial de la mobilité. seront notamment là des marques de déplacements alternatifs, des entre-
« le mondial de l’automobile prend le virage de la mobilité » absence, mais le Mondial de Paris n’est pas le seul salon visé. tous les événements automobiles traditionnels le sont. C’est pour cela que nous avons apporté cette année beaucoup de changements. Notre objectif étant de moderniser ce rendez-vous incontournable pour le secteur et de rester attractifs au travers demicro-salons complémentaires.
a&e:Quelsserontlesmomentsincontournablespourlesprofessionnels ? JCG : Le nouvel événement BtoB à ne pas manquer est assurément le Mondial. tech. Cet espace réservé au businessaccueillera,du2au6octobre, les grands constructeurs, les équipementiers, les start-up et les géants de la tech pour se consacrer aux solutions innovantes en matière d’automobile et de mobilité de demain. La mission de ce microsalonestdefavoriserlerapprochement des acteurs, donc de réunir un écosystème étendu. Plusieurs thématiques y seront représentées : la mobilité durable, la sécurité et l’autonomisation, l’électrification et l’hybridation,lebien-êtreàbord…
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prises investies dans le transport électrique, des assurances, des sociétés de location et de financement. La mobilité y sera représentée au sens large puisque les acteurs de la mobilité partagée et collaborative, ainsi que les prestataires de services, y compris ceux destinés aux flottes, sont conviés.
a&e:Vousinnovezégalementàtravers denouveauxoutilsnumériques. Quelssont-ils? JCG : tout à fait, nous lançons cette année deux applications. La première, dédiée au salon,proposeauxvisiteursunguidepratiqueetunfild’actualitésurl’automobileet la mobilité. Elle offre également plusieurs services exclusifs comme un audioguide intégrépourdécouvrirlesprincipalesnouveautés sur les stands des constructeurs ouencoreunsystèmederéalitéaugmentée pour enrichir notre exposition thématique avec des informations, des images ou des vidéos additionnelles. La seconde applicationestconsacréeauMondial.tech. Elleproposedemettreenrelationlesprofessionnelsprésentssurplace ● Propos recueillis par Leslie Auzèmery octobre 2018 - n° 239
au volant bien vu l Qualité/finition
8 5 4,6 8
l Lignes dynamiques l Motorisations compatibles
WLTP
à revoir l Tarifs l Habitacle un peu triste
Vendue seulement à 136 exemplaires auprès des professionnels en 2017, la Mazda6 mise sur sa montée en gamme et ses moteurs déjà compatibles avec WLTP pour séduire.
teCHniQueetfinanCes MazDa6 2.2 l skyaCtiv-D 184 CH at takuMi prix ttC : 42 400 € CylinDrée : 2 191 cm3 puissanCe Maxi :
184 ch à 4 000 tr/min Couple Maxi : 445 à 2 000 tr/min ConsoMMation : 5,1 l/100 km éMissions De Co2 : 133 g/km Classe C, Couleur : vert clair bonus/Malus : malus de 473 € tvs : 904,50 € Carte grise (92) : 468,17 € loi De roulage :
38 mois/100 000 km loyer finanCier : 450,64 € loyer global Mensuel :
934,68 € prk.e : 0,36 €
Mazda6:l’outsider C ’est un pari risqué pour Mazda. Le constructeur japonais, qui n’a vendu que 11 700 véhicules en France en 2017, vient de présenter la nouvelle version de sa Mazda6. C’est le deuxième facelift de cette sixième génération du véhicule. Afin de rebooster ses ventes, Mazda a remodelé la calandre et redessiné la face arrière. Dans l’habitacle, la stratégie est clairement la montée en gamme avec un nouvel affichage tête haute, un écran central de 8 pouces, des inserts en suédine sur le tableau de bord, des sièges bénéficiant d’un garnissage plus épais et de coussins plus larges, des selleries
en cuir Nappa, et, grande nouveauté chez Mazda, un système de ventilation des sièges avant. Résultat : l’impression de qualité est vraiment présente au volant de la voiture, un détail qui saura plaire aux professionnels en plus de son design séduisant.
Déjà prête pour Wltp Sous le capot, la marque propose des blocs moteurs très convaincants, d’autant qu’ils sont tous déjà compatibles avec la norme WLTP. Deux moteurs essence : 2.0 l 165 ch et 2.5 l 194 ch, ainsi que deux diesel : 2.2 l 150 ch et 2.2 l 184 ch sont disponibles en boîte automatique ou manuelle. Blindée d’arguments pour séduire les flottes, la Mazda6,
avantages en nature sté/an :
1 709,54 €
tCo après is : 854,68 € tCo périoDe après is : 32 477,73 €
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MazDa6 : la gaMMe, les prix 2.0 l Skyactiv-G 2.5 l Skyactiv-G 2.2 l Skyactiv-D 2.2 l Skyactiv-D
165 ch 194 ch 150 ch 184 ch
10 CV 12 CV 8 CV 10 CV
CO2 : 148 g/km CO2 : 153 g/km CO2 : 117 g/km CO2 : 124 g/km
à partir de 33 050 € à partir de 40 900 € à partir de 32 750 € à partir de 43 450 €
vendue à plus de 63 % sous sa formebreak,restepourtanttoujoursdésespérémentméconnue des professionnels. L’an passé, en effet, seuls 622 exemplaires (berline et break) ont été immatriculés dans l’Hexagone, dont moins d’un quart auprès des professionnels. « C’est marginal comme volume, mais c’est un produit qu’on ne veut pas lâcher car il est représentatif du savoir-faire de la marque » justifie Philipe Geffroy, le président de Mazda Automobiles France. Ontrouverapeut-êtrelaréponse à ce désamour dans les tarifs de la voiture. Ceux-ci vont de 32 750 euros à 43 450 euros. Des prix quasi similaires à ceux d’une concurrente presque imbattable : la Peugeot 508… Mazda espère toutefois écouler un millier d’unités du véhiculeenannéepleine.Uneversion hybride rechargeable devrait aussi être lancée en 2021 ● Hélène Faucher Octobre 2018 - n° 239
au volant bien vu l Habitabilité l Présentation en progrès l Configuration sept places
à revoir l Motorisation peu pertinente
sur notre marché l Isolation phonique du moteur médiocre l Malus
Le SUV le plus vendu au monde revient pour une cinquième génération plus habitable. Il mise sur un moteur essence déjà vu sur la Civic pour se poser en alternative au diesel.
Honda CR-V : cœur de Civic teCHniQueetfinanCes HonDa Cr-v 1.5 i-vteC turboexeCutive4WDCvt prix ttC : 40 530 € CylinDrée : 1 498 cm3 puissanCe Maxi : 193 ch
à 5 600 tr/min Couple Maxi : 243 Nm à 2 000 tr/min ConsoMMation : 7,1 l/100 km (NEDC cor.) 8,7 l/100 km (WLTP) éMissions De Co2 : 158 g/km (NEDC cor.) 197 g/km (WLTP) Classe D, Couleur : jaune bonus/Malus : malus de 3 660 €
b
eaucoup moins diffusé que ses rivaux les Renault Koleos, Nissan X-Trail ou encore Skoda Kodiaq, le Honda CR-V n’en est pas moins un best-seller à l’international. Cette lignée inaugurée en 1997 s’est en effet vendue à près de 1,5 million d’unités depuis vingt ans. Très populaire en Amérique du Nord, le CR-V parviendra-t-il à tirer son épingle du jeu en Europe avec cette cinquième génération ? Au niveau du style, rien ne s’y oppose. Le nouveau CR-V est en effet plutôt avenant malgré un dessin un peu lourd à l’arrière. À l’intérieur, la présentation tient la comparaison avec ses principaux rivaux et se veut même
plus qualitative que celle d’un Koleos. Le nouveau système multimédia, et son grand écran tactile, apporte une touche de modernité à la planche de bord et garantit une connectivité correcte (compatibilité Android et iOs, nombreuses prises USB à l’avant et à l’arrière...). La position du levier de vitesse en hauteur qui donne l’impression de rouler en utilitaire est globalement le seul défaut de cet habitacle plutôt réussi. un seul Moteur essenCe en attenDant l’HybriDe Mais pour séduire le marché européen, le CR-V se doit également de proposer une offre de motorisations adaptée. Avec
HonDa Cr-v : la gaMMe, les prix 1.5 l i-VTEC 2WD BM6 1.5 l i-VTEC 4WD BM6 1.5 l i-VTEC 4WD CVT
58
173 ch 173 ch 193 ch
10 CV n.c. 11 CV
CO2 : 141 g/km n.c. CO2 : 158 g/km
àpartirde29790€ àpartirde34700€ àpartirde40530€
son bloc essence VTEC turbo de 1.5 l emprunté à la Civic, il manque à ce niveau d’arguments. Malgré une puissance correcte de 173 chevaux en boîte manuelle et de 193 chevaux avec la boîte automatique CVT, le CR-V traîne une impression de lourdeur liée à un couple unpeujusteauregarddelamasse de l’engin (220 Nm et 243 Nm pour la version CVT). Autre défaut : la sonorité du moteur se fait rapidement trop présente malgré une insonorisation poussée de l’habitacle. Honda sait faire des moteurs fiables conçus pour durer mais celui-ci sied mieux à la Civic. Ajoutez à cela un malus dissuasif, et la balance penche en défaveur du CR-V. La motorisation hybride qui arrivera en 2019 sera donc sans doute un meilleur choix pour mouvoir ce SUV par ailleurs pétri de qualités ● Raphaël Desrosiers Octobre 2018 - n° 239
au volant bien vu l Confort
7 5 0, 2 7
l Tarifs et coûts de détention
à revoir l Offre business l Dynamisme de conduite
Par ce restylage de mi-parcours, Kia veut battre un nouveau record de ventes avec son best-seller. Le constructeur sud-coréen vise les 11 000 unités écoulées dans l’Hexagone d’ici à fin 2018.
KiaSportage:best-sellerrestylé teCHniQueetfinanCes kia sportage 1.6 l CrDi 136 CH DCt7 aCtive prix ttC : 32 390 € CylinDrée : 1 598 cm3 puissanCe Maxi : 136 ch Couple Maxi : 320 Nm de 2 000
à 2 250 tr/min
ConsoMMation : 4,7 l/100 km éMissions De Co2 : 123 g/km Classe C, Couleur : vert clair bonus/Malus : malus 73 € tvs : 839,50 € Carte grise (92) : 327,72 € loi De roulage :
38 mois/100 000 km loyer finanCier : 419,80 € loyer global Mensuel : 838,31 € prk.e : 0,32 €
intègre au Sportage ses derniers systèmes d’aide à la conduite (régulateur de vitesse adaptatif avec Stop & Go, alerte de vigilance du conducteur, freinage d’urgence autonome, aide au maintien dans la file, reconnaissancedespanneaux…).Destechnologies pour la plupart disponibles dès la finition Business ou en option avec le pack « Sécurité avancée » (à partir de 900 euros). une finition business Qui n’en a Que le noM Sous le capot, tous les moteurs Kia répondent à la norme Euro 6d-Temp, applicable au 1er septembre 2019. La marque a ainsi
avantage en nature sté/an :
kia sportage : la gaMMe, les prix
tCo après is : 750,27 € tCo périoDe après is : 28 510,15 €
1.6lGDIBVM64x2 1.6 l CRDI BVM6 4 x 2 1.6 l CRDI BVM6 4 x 2 1.6 l CRDI DCT7 4 x 2 1.6 l CRDI BVM6 4 x 4 1.6 l CRDI DCT7 4 x 4
1 511,13 €
60
D
eux ans et demi après son lancement, la quatrième génération du Sportage se refait une beauté. Kia soigne son best-seller, écoulé à 10 688 unités en France en 2017 (131 000 en Europe). Côté design, les changements sont discrets. On retiendra lebouclierredessiné,l’intégration desprojecteursfullLEDavecfeux de jour à LED, la nouvelle image des antibrouillards et la signature en forme de C sur les blocs-feux arrière. La marque a également adoptéplusieursinsertschromés ou noirs laqués pour souligner la face avant et le profil du modèle. L’évolution technologique est de son côté plus marquante. Kia
132 ch 115 ch 136 ch 136 ch 136 ch 136 ch
8 CV 6 CV 7 CV 7 CV 7 CV 7 CV
CO2 : 159 g/km CO2 : 126 g/km CO2 : 126 g/km CO2 : 123 g/km CO2 : 134 g/km CO2 : 133 g/km
de 24 390 à 27 890€ de 26 390 à 31 990 € de 30 890 à 36 490 € de 32 390 à 37 990 € de 32 690 à 38 290 € de 34 190 à 39 790 €
remplacé son moteur CRDI 1.7 l par un bloc ecoénergétique U3 1.6 l. Disponible en 115 ou 136 chevaux et couplé à la boîte automatique DCT 7, il enregistre des émissions de CO2 de 123 g/km au minimum. Il utilise aussi la technologie antipollution de réduction catalytique sélective pour contenir les émissions de NOx et de particules diesel. Kia met aussi sur le marché une version Mild Hybrid, mais qui sera seulement disponible avec les finitionsGTLineetGTLinePremium. Porté par les ventes aux particuliers, le Kia Sportage réalise à l’heure actuelle un tiers de ses immatriculations auprès des entreprises, surtout des petites flottes. Le ratio ne devrait pas évoluer avec cette nouvelle version, qui propose une finition Business, simplement calquée sur la version Active. À noter : la garantie 7 ans de Kia, qui offre un coût de détention intéressant ● Leslie Auzèmery Octobre 2018 - n° 239
au volant bien vu l Ergonomie du ProPilot
7 8 6,2 3
l Intervention progressive l Fatigue en moins
à revoir l Se déconnecte dans les zones
de travaux et les virages serrés l N’empêche pas les écarts
Après la Leaf, c’est au tour du Qashqai d’embarquer la technologie ProPilot. Dans cette version badgée Drive Edition, le crossover de Nissan rattrape certains écarts de son conducteur.
Le Nissan Qashqai s’émancipe teCHniQueetfinanCes nissan QasHQai Drive eDition
prix ttC : 35 500 € environ CylinDrée : 1 598 cm3 puissanCe Maxi : 130 ch
à 4 000 tr/min Couple Maxi : 320 Nm à 1 750 tr/min ConsoMMation : 4,7 l/100 km éMissions De Co2 : 122 g/km Classe C, Couleur : vert clair bonus/Malus : malus de 60 € tvs : 833 € Carte grise (92) : 327,72 € loi De roulage :
38 mois/100 000 km loyer finanCier : 404,04 € loyer global Mensuel : 869,66 € prk.e : 0,33 € avantage en nature sté/an :
1 594,94 €
tCo après is : 786,23 € tCo périoDe après is : 29876,66 €
62
b
est-seller, avec 30 % des ventes de Ni s s an e n France, le Qasqhai séduit les entreprises par sa silhouette et son encombrement compact. La gamme s’enrichit d’une version Drive Edition intègrant le ProPilot, une combinaison de trois technologies d’aide à la conduite : maintien de voie, régulateur de vitesse actif et assistant embouteillage. Sur route comme en ville, la voiture est désormais capable de freiner, voire de s’immobiliserens’adaptantàlacirculation devant elle. Une fois lancée, elle veille à ce que le conducteur ne s’écarte pas de sa file, quitte à corriger la trajectoire si besoin.
Ainsi équipé, ce Qashqai devient le seul dans la gamme à proposer une conduite semi-autonome dite de niveau 2. Pas question toutefois de renoncer à conduire : si le volant est lâché plus de huit secondes, le système multiplie les avertissements sonores et visuels jusqu’à ce que le conducteur reprenne le contrôle, sinon le véhicule s’immobilise par sécurité. toujours là ou presQue Un bon point en ce qui concerne l’ergonomie car le Propilot s’active d’une touche sur le volant pour entrer en fonction à partir de 30 km/h. Les adeptes
nissan QasHQai : la gaMMe, les prix DIG-T115 DIG-T 115 Xtronic DIG-T 163 dCi 110 dCi 130 dCi 130 Xtronic
115 ch 115 ch 163 ch 110 ch 130 ch 130 ch
6 CV 6 CV 9 CV 5 CV 7 CV 7 CV
CO2 : 129 g/km CO2 : 129 g/km CO2 : 134 g/km CO2 : 99 g/km CO2 : 116 g/km CO2 : 122 g/km
de 23 400 à 31 850 € de 27 300 à 33 450 € de 28 000 à 34 150 € de 25 600 à 34 050 € de 30 000 à 36 150 € de 31 600 à 37 750 €
du régulateur de vitesse ne seront pas dépaysés. Nissan permet au conducteur de choisir entre trois intervalles de 30, 60 et 90 mètres avec le véhicule qui précède, offrant un compromis agréable entre fluidité et sécurité. Dans un trafic très ralenti, cette Drive Edition stoppe et redémarre seule si l’arrêt n’a pas duré plus de trois secondes. Bref, elle devrait faciliter la tâche de ceux qui, roulant beaucoup, ne sont pas à l’abri d’un moment d’hypovigilance. Reste un dilemme pour les gestionnaires de parc : la Drive Edition n’est disponible qu’avec le 1.6 l dCi de 130 chevaux, couplé à la transmission à variation continue Xtronic rejetant 122 g/km CO2. Il faudra faire une croix sur la version 110 chevaux, plus sobre. Par ailleurs, à 35 500 euros TTC, le tarif de la Drive Edition coiffe toutes les versions Business, qu’ellessoientessenceoudiesel ● Jean-Philippe Arrouet Octobre 2018 - n° 239
au volant bien vu l Dotation complète
7 2 0, 2 7
l Belle autonomie en électrique l Rayon de braquage
à revoir l Pas de GPS intégré l Boîte qui « mouline »
en conduite dynamique
Fidèle à lui-même, l’Outlander 2019 ne tend pas vers une révolution mais se contente d’évoluer subtilement, par petites touches. Dommage qu’il ne progresse pas sur tous les fronts…
Mitsubishi Outlander, primeàladouceur
teCHniQueetfinanCes MitsubisHi outlanDer pHev CylinDrée : 2 360 cm3 puissanCe Maxi : 99 kW
(à 4500 tr/min) + 60 kW et 70 kW (élec.) Couple Maxi : 211 Nm à 4500 tr/min + 137 Nm (mot. élec. AV) et 195 Nm (AR) ConsoMMation : 1,8 l/100 km éMissions De Co2 : 40 g/km Classe a, Couleur : vert foncé bonus/Malus : neutre tvs : 2,63 € Carte grise (92) : 234,08 € loi De roulage :
5 ans/100 000 km loyer finanCier : 529,76 € loyer global Mensuel : 802,25 € prk.e : 0,30 € avantage en nature sté/an :
1 811,03 €
tCo après is : 720,27 € tCo périoDe après is : 27370,22 €
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o
n a bien changé d’époque. Il y a encore quelques années, le best-seller de Mitsubishi était le Pajero, un authentique 4 x 4 qui s’est illustré maintesfoisauParis-Dakar.Mais à l’heure de fêter son centenaire, Mitsubishi voit son illustre toutterrain condamné, par les dernières normes environnementales, à quitter le sol européen. La marque aux trois diamants peut néanmoins se consoler en s’appuyant sur le grand SUV Outlander (4,69 m). Si celui-ci propose des variantes classiques, avec un moteur Diesel (et jusqu’à sept places !), il se dédouble aussi en version hybride rechargeable PHEV,
dans l’air du temps. Un air qui se veutpluspurgrâceàl’intégration de deux moteurs électriques (un par essieu), promettant jusqu’à 54kilomètresd’autonomie.Dans la réalité, on approche plus les 50kilomètresenfaisantdel’écoconduite. Promesse tenue! Du bon et Du Moins bon On peut bien sûr préserver les batteries lithium-ion logées sous le plancher du coffre (mode SAVE) dans la perspective de devoir rouler en centre urbain. Et quand celles-ci sont vides, le 2.4 l thermique vient à la rescousse,danslalimitede450kilomètres, ce qui éloigne d’autant le spectre de la panne sèche.
MitsubisHi outlanDer : la gaMMe, les prix essence PHEV(4WD)
210 ch
5 CV
CO2 : 40 g/km
à partir de 36 490 €
Diesel 2.2 l D-ID 4WD
150 ch
8 CV
CO2 : 139 g/km
à partir de 38 600 €
Évidemment, si l’on privilégie l’électrique au quotidien, en branchant tous les jours la voiture, la consommation annoncée reste ridicule (1,8 l/100 km – 40 g/km de CO2). Mais ce chiffre vole en éclats lorsqu’on fait de la route et que les batteries sont épuisées (conso de 8,6 l/100 km durant notre essai). Comme son prédécesseur, l’Outlander PHEV a toujours les défauts de ses qualités, si bien qu’il reste sans intérêt pour les gros rouleurs. De même, s’il est « à la page » au niveau des dernières technologies (détection piéton, alerte d’angle mort, caméra 360°, régulateur adaptatif…), il n’intègre toujours pas de GPS, le recours à un smartphone compatible avec Android Auto ou Apple CarPlay restant alors obligatoire pour s’orienter. Une lacune incompréhensible sur un SUV de cette catégorie! ● Thomas Riaud Octobre 2018 - n° 239
au volant bien vu l Ligne générale
46 5 , 1 9
l Moteur EcoBoost 1.0 l l Finitions et fabrication
à revoir l Pas de version Business l Des options (bien tentantes)
De la Ka+ à l’Edge, Ford propose désormais une gamme complète de SUV et crossover. Un marché très « gourmand » de ces modèles et sur lequel la Fiesta Active a quelques atouts à jouer.
FordFiestaActive:sympathique crossoverurbain teCHniQueetfinanCes forD fiesta aCtive paCk 1.0 l eCoboost 5 p prix ttC : 19 600 € CylinDrée : 988 cm3 puissanCe Maxi : 74 kW (100 ch)
de 4 500 à 6 500 tr/min Couple Maxi : 170 Nm de 1 500 à 4 000 tr/min ConsoMMation : 5 l/100 km éMissions De Co2 :
114 g/km (Euro 6.2) bonus/Malus : neutre tvs 2018 : 492,50 € Carte grise 2017 (92) : 234,08 € loi De roulage :
38 mois/100 000 km loyer finanCier : 212,96 € loyer global Mensuel : 582,38 € prk.e : 0,22 € avantage en nature sté/an :
858,01 €
tCo après is : 465,19 € tCo périoDe après is : 17 677,05 €
66
l
e concept est simple : prenez une petite urbaine assez polyvalente, surélevez-la de 18 centimètres, puis dotez-la d’un mode « faible adhérence » et le tour est joué ! C’est la recette appliquée par Ford pour passer de la Fiesta à la Fiesta Active. Sur route et autoroute, cette dernière garde un comportement dynamique de haut niveau. Elle reste confortable, grâce à ses suspensions à butée hydropneumatique, et toujours facile à conduire sur les chemins de terre. On notera cependant que la Fiesta Active est moins agile que la Ka+, qui se montre avec sa garde au sol
surélevée de 23 centimètres d’une grande vélocité en off road. un 3 CylinDres bluffant La Ford Fiesta Active est disponible en diesel avec un moteur TDCi 1.5 l de 85 et 120 chevaux et enessenceaveclefabuleuxEcoboost 3 cylindres de 1.0 l décliné en quatre puissances. La version 140 chevaux donne à la voiture des airs de mini-sportive, et la version 125 chevaux apparaît comme la plus équilibrée. Pourtant les gestionnaires de parc qui oublieront le 85 chevaux un peu juste en puissance et réservé aux loueurs courte durée opterontpourle100chevauxenboîte
forD fiesta aCtive : la gaMMe, les prix 1.0lEcoBoost 1.0 l EcoBoost BVA 1.0 l EcoBoost 1.0 l EcoBoost 1.5 l TDCi 1.5 l TDCi
100 ch 100 ch 125 ch 140 ch 85 ch 120 ch
5 CV 5 CV 6 CV 7 CV 4 CV 6 CV
CO2 : 105 g/km CO2 : 123 g/km CO2 : 105 g/km CO2 : 109 g/km CO2 : 95 g/km CO2 : 104 g/km
de 19 600 à 20 800 € de 20 800 à 22 000 € de 20 400 à 21 600 € 22 100 € de 20 800 à 22 000 € de 22 100 à 23 300 €
manuelle à six vitesses très bien étagées ou en boîte automatique. Même s’il faut souvent « monter dans les tours », ses performances sont en effet largement suffisantes, et ses consommations savent rester sages. Pour toutdire,danscetteversioneten finitionPack,laFiestaActiveaun TCO des plus raisonnables. Côté équipement, Ford privilégie la fonctionnalité et la sécurité. Certes la Fiesta Active peut disposer des dernières technologies en la matière comme le systèmedepréventiondescollisions avecfreinaged’urgenceetdétection des piétons, le système de surveillance des angles morts, l’aide au maintien dans la voie ou encore l’éclairage intelligent des feux, mais il ne faut pourtant pas s’y tromper : pour son petit crossover, le constructeur germano-américain se prend pour une marque premium, et la listedesoptionsestfortlongue! ● Marc Horwitz Octobre 2018 - n° 239
au volant teCHniQueetfinanCes bien vu
seat leon 5p 1.6 tDi style business
l Prix sage l Bonne sobriété
prix ttC : 26 725 € CylinDrée : 1 598 cm3 puissanCeMaxi: 115chà3250tr/min CoupleMaxi: 250Nmà1500tr/min ConsoMMation : 4 l/100 km éMissions De Co2 : 105/109 g/km Classe b, Couleur : vert moyen bonus/Malus : neutre tvs : 472,50 € Carte grise (92) : 280,90 €
l Valeur sûre
à revoir l Tristesse de l’habitacle l Sellerie très ferme l Moteur TDI bruyant
seat ateCa 1.6 tDi style business
bien vu l Belle présentation
prix ttC : 29 710 € CylinDrée : 1 598 cm3 puissanCeMaxi: 115chà3250tr/min CoupleMaxi: 250Nmà1500tr/min ConsoMMation : 4,5 l/100 km éMissions De Co2 : 119 g/km Classe b, Couleur : vert moyen bonus/Malus : neutre tvs : 535,5 € Carte grise (92) : 280,90 €
l Agrément de conduite l VR assurée !
à revoir l Consommation en hausse l Fiscalité « limite »
(119 g/km de CO2)
Seat : êtes-vous berline ou SUV ? Leon contre Ateca : le match paraît plié d’avance pour le récent SUV compact. Pourtant, la berline 5 portes a encore des atouts à faire valoir.
l
a mode est aux SUV chez Seat, depuis le petit urbain comme l’Arona jusqu’au grand Terraco 7 places dévoilé au Mondial. Sans oublier bien sûr l’Ateca, le SUV compact qui fait beaucoup d’ombre à la Leon. Pourtant, la berline n’a pas dit son dernier mot, et ses arguments sont nombreux. Àcommencerparunprixd’achat inférieur de 3 000 euros (1.6 l TDI 115 ch Style Business). Ainsi, notre Leon 1.6 l TDI 115 ch est
68
facturée 26 725 euros contre 29 710 euros pour l’Ateca, tous deux en boîte manuelle et à équipement comparable. Cela fait cher les 100 kg supplémentaires de tôle, les 8 centimètres deplusenlongueur(4,28mcontre 4,36 m) et les 14 centimètres de plus en hauteur… qui font toute ladifférence,tantpourlaposition de conduite plus dominante que pour l’habitabilité et la modularité du SUV compact Ateca. Bien entendu, lorsque l’on parle de loyer mensuel en LLD, l’écart est moins flagrant à 40 euros mensuels – 264 euros pour la Leon contre 303 euros pour l’Ateca (15 000 km/an et 48 mois chez Natixis) –, la valeur résiduelle des compactes conservant tout de même une bonne cote
par rapport à celle des SUV. Surtout en ces temps de nouvelles normes WLTP. CHaQue graMMe CoMpte ! Lors de nos essais sur les routes des fjords norvégiens – hors autoroute et circuit urbain –, notre consommation réelle s’est élevée à 5,1 l/100 km pour la Leon et à 6 l/100 km pour l’Ateca. Près d’un litre supplémentaire, c’est beaucoup. Les chiffres normalisés indiquent une différence de 0,5 l/100 km seulement (4 l contre 4,5 l) et – c’est le point essentiel pour 2019 – des émissions de CO 2 raisonnables de 105 g/km pour la Leon contre… 119 g/km pour l’Ateca. En revanche, du point de vue de l’agrément de conduite, le SUV
compact de Seat apporte plus de plaisir et de confort avec ce turbodiesel mieux insonorisé que sous le capot avant de la Leon. Et si les performances baissent légèrement, elles demeurent largement satisfaisantes. On regrettera toutefois que Seat, voulant par trop singer les cousines germaines Golf et Tiguan, raidisse trop les suspensions de ses deux véhicules pour un roulage sans prise de roulis. Enfin, l’intérieur de la Leon a pris un coup de vieux aujourd’hui, trop triste, malgré son restylage fin 2016 (elle est née en 2012), sur tout dans cette finition Business assez dépouillée. Âgé d’un peu plus de 2 ans, l’Ateca est bien plus sexy de ce point de vue ! ● Leslie Auzèmery Octobre 2018 - n° 239
au volant
Fiat500X :dolceSUV bien vu l Capital sympathie de la 500
5 7 5,0 7
l Positionnement tarifaire l Équipements de sécurité
en série
à revoir l Gamme encore compliquée l Carrosserie exposée en ville l Finition un peu légère
Mise à jour technique et repoudrage pour le SUV de la famille Fiat, qui accueille un nouveau bloc prêt pour la norme Euro 6d-Temp.
teCHniQueetfinanCes fiat500x1.0l gse t3 120CH urban prix ttC : 18 990 € CylinDrée : 999 cm3 puissanCe Maxi :
120 ch à 5 750 tr/min Couple Maxi : 190 Nm à 1750 tr/min ConsoMMation : 5,8 à 6 l/100 km éMissions De Co2 : 133 g/km Classe C, Couleur : vert clair bonus/Malus : malus de 473 € tvs : 884,50 € Carte grise (92) : 280,90 € loi De roulage :
38 mois/100 000 km loyer finanCier : 232,15 € loyer global Mensuel : 402,69 € prk.e : 0,27 € avantages en nature sté/an :
909,62 €
tCo après is : 575,07 € tCo périoDe après is : 21 852,54 €
70
C
ousin du Jeep Renegade, le Fiat 500X aimerait lui aussi endosser le rôle de modèle providentielpoursortirlamarque de Turin de son marasme. Malgré ses chiffres de ventes loin d’être ridicules, avec notamment une belle hausse de 50 % dans les flottes depuis le début de l’année (près de 1 600 immatriculations), le 500X peine néanmoins à tirer son épingle du jeu hors d’Italie. Pour tenter de revigorer ses ventes, ce SUV citadin reçoit un restylage de mi-carrière accompagné d’un remaniement de la gamme et de l’offre moteurs. La finitionCitydenotreessaidevient l’entréedegamme,toutcommela
nouvelle motorisation essence FireFly Turbo 1.0 l, respectant la norme Euro 6d-Temp, que nous avons pu éprouver. retouCHes DisCrètes Avant de se pencher davantage sur les spécificités techniques de ce bloc, il faut rappeler les discrètes nouveautés esthétiques de ce restylage. Au-dessus des boucliers avant redessinés, le 500X adopte le regard en LED circulaire introduit sur la 500. À l’arrière le dessin des feux est également modernisé. Outre ces modificationsextérieures,leSUV de Fiat intègre quelques nouveaux équipements comme un
fiat 500x : la gaMMe, les prix 1.0lGSET3 1.3 l GSE T4 DCT 1.3 l Multijet 95 ch 1.6 l Multijet 120 ch 2.0 l Multijet AT9 4 x 4
120 ch 150 ch 95 ch 120 ch 150 ch
6 CV 8 CV 5 CV 6 CV 9 CV
CO2 : 133 g/km CO2 : 140 g/km CO2 : 108 g/km CO2 : 124 g/km CO2 : 164 g/km
de 18 990 à 26 990 € de 23 990 à 29 990 € de 23 490 à 28 490 € de 24 790 à 31 290 € de 30 090 à 34 090 €
écran multimédia plus grand (en option sur cette configuration) et des équipements de sécurité de série : assistance au maintien dans la voie, reconnaissance des panneaux couplée au régulateur devitesse.Ducôtédelaconduite, le nouveau bloc de 120 chevaux semontrepertinentpourle500X. Malgrésapuissancemodeste,ille propulseconfortablementmême s’il n’affectionne pas particulièrement les côtes et les relances vives. Le SUV de Fiat reste par ailleurs très à l’aise en ville grâce à son petit gabarit et à sa direction très douce. Homologué selon le nouveau cycle WLTP, le 500X accuse des émissionsdeCO2 de133g/km(en NEDC corrélé), ce qui l’expose à unmalusde473euros.Unepetite ombre au tableau qui orientera les gestionnaires vers un diesel Multijet moins ludique mais moins sanctionné ● Raphaël Desrosiers Octobre 2018 - n° 239
place aux utilitaires
L’e-Crafter dispose de la même architecture que ses homologues thermiques.
Volkswagen Véhicules Utilitaires se promet d’électrifier l’ensemble de ses gammes dans les années qui viennent. Avec l’e-Crafter, la marque allemande teste grandeur nature les attentes du marché.
e-Crafter:le grandfourgonVW
O
n attend avec une certaine impatience l’arrivée sur le marché d’un vrai Renault Master Z.E. qui prouverait que le premier constructeur français n’est pas à la traîne sur le segment des grands fourgons électriques. Du côté des Allemands, en effet, les nouveautés se multiplient. Après l’eSprinter signé Mercedes-Benz Vans, voici, deux ans après le Crafter, l’eCrafter de Volkswagen Véhicules Utilitaires. Premier élément d’une gamme d’utilitaires 100 % électrifiée, ce grand fourgon est, comme tous les Crafter de deuxième génération, produit dans l’usine du groupe à Wrzesnia, en Pologne. L’assemblage des éléments électriques est en revanche réalisé sur le site historique de
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Volkswagen Véhicules Utilitaires, à Hanovre. Comme l’e-Crafter a été imaginé en même temps que les Crafter thermiques, il partage avec eux une architecture qui permet d’intégrer au mieux les composants électriques et en particulier les batteries lithiumion HV. Ces dernières trouvent une place « naturelle » sous le plancher du véhicule, et il est ainsi possible d’exploiter l’intégralité du volume utile du fourgon, soit 10,7 m3. L’e-Crafter est proposé avec deux PTAC : 3,5 t et 4,250 t. Les deux versions qui ne sont disponibles au lancement qu’en L3H3, grande longueur et pavillon surélevé (5 986 millimètres de long/2 590 millimètres de haut) sont dotées d’un moteur de 136 chevaux (100 kW) qui a un couple de 290 Nm. La première,
unique proposition retenue pour la France puisqu’elle est la seule à se conduire avec le permis B, a une charge utile de 970 kg. Sa vitesse maximum est limitée à 90 km/h. Des essais en cOnDitiOns réelles L’e-Crafter a une autonomie théorique de 173 kilomètres (NEDC) et en pratique d’une centaine de kilomètres. Pour les responsables de Volkswagen, il répond ainsi à la demande du marché. Ils se basent sur les étudesfaitesenamontdulancement et l’analyse des enquêtes faites auprès de plus 1 500 clients, ce qui a permis de « dessiner » plus de 210 000 profils. L’e-Crafter a aussi fait l’objet d’essais en conditions réelles : 25 grands comptes de cinq pays ont été associés aux étapes ultimesdesondéveloppement.Il
en ressort que la plupart des utilisateurs potentiels parcourent entre 70 et 100 kilomètres par jour. Ils circulent majoritairement en milieu urbain et font entre 40 et 100 arrêts. L’e-Crafter semble s’adresser en priorité à des entreprises de messagerie oudetransportpour les livraisons du « dernier kilomètre ». Mais il devrait également intéresser les artisans et surtout les collectivités territoriales, en tout cas celles qui gèrent une flotte de plus de vingt véhicules et doivent, lors du renouvellement de leur parc automobile, acquérir – dans une proportion minimale de 20 % – des véhicules propres, c’est-àdire fonctionnant à l’énergie électrique, au gaz de pétrole liquéfié ou au gaz naturel. Volkswagen ne va pourtant pas aussi loin que son concurrent à Octobre 2018 - n° 239
Pour profiter au mieux de son véhicule, une borne délivrant 7,2 kW est indispensable.
t tecHniQueetfinances vOlkswagen e-crafter fOurgOn (l3H3) prix Ht (sOus réserve) :
70 000 € environ mOteur : électrique (batteries lithium-ion HV) tractiOn : avant capacité : 35,8 kWh autOnOmie maxi : 173 km (NEDC) temps De cHarge : 5 h et 20 min environ (prise A/C 7,2 kW 32A) puissance maxi : 136 kW cOuple maxi : 290 Nm cOnsOmmatiOn : 21,54kWh/100km vitesse maxi : 90 km/h lOngueur : 5 926 mm Hauteur : 2 590 mm empattement : 3 924 mm vOlume utile : 10,7 m3 cHarge utile : 970 kg ptac : 3,5 t
«zéroémission » l’étoile. Visiblement l’e-Crafter n’est pas le premier maillon de « solutions globales » de mobilité, mais avant tout un utilitaire solide, performant, fiable et économique. Il est équipé de tous lessystèmesd’aide àlaconduite, de confort et d’infodivertissement de dernière génération. Toutaétépensé pourqu’il puisse « naviguer » en ville avec le plus d’aisance possible : il bénéficie de protections latérales qui réduisent les risques d’endommagement lors des manœuvres, et le conducteur est averti du moindre danger ou obstacle grâce aux seize capteurs à ultrasons, à la caméra multifonction à l’avant et à la caméra de recul. L’e-Crafterreçoitencoreensérie un freinage anti-multicollision pour éviter les surcollisions. Conduire l’e-Crafter est rassurant. On apprécie son silence de Octobre 2018 - n° 239
fonctionnement. Mais attention tout de même : les autres usagers de la route – à commencer par les cyclistes et les piétons – sont souvent surpris de voir surgir un véhicule de ce gabarit. Cela demande une vigilance de tous les instants de la part du conducteur,notammentlorsdes démarrages aux feux tricolores quand, en quelques secondes, le véhicule délivre son couple maxi. L’e-Crafter a un rayon de braquage fort acceptable, et plus globalement, se révèle d’une extrême agilité dans la circulation urbaine. investissement Ou image De l’entreprise Mais le grand fourgon Volkswagen « zéro émission » est-il un bon choix économique ? Difficile de répondre à cette question avec précision puisque
l’évaluation des valeurs de revente, et par conséquent le TCO, reste aléatoire. On peut seulement dire que son budget maintenance est nettement moins élevé que celui d’un véhicule analogue et fonctionnant au diesel. Pour ce qui est des consommations, l’e-Crafter est imbattable : 21,54 kWh aux 100 kilomètres, soit l’équivalent de 2,1 l de gazole. L’investissement cependant est important puisqu’en France, dès la fin de l’année 2018, il devrait être proposé aux alentours de 70 000 euros HT. Il faut ajouter à cette facture celle de l’installation électrique. Pour pouvoir profiter au mieux du véhicule, il faut au moins disposer d’une borne délivrant 7,2 kW (32 A) : la recharge se fait alors à 80 % en 4 h 15 et à 100 % en 5 h 20. Sur une borne de recharge rapide
ComboCCS(CombinedCharging System), les temps sont nettement réduits : le véhicule peut être intégralement rechargé en une heure. Seul problème – et il est de taille –, le prix d’une telle borne varie de 20 000 à 45 000 euros selon la puissance et la technicité de l’installation pourunebonneintégrationdans le réseau local existant. L’e-Crafter cependant mérite attention. Non seulement ce véhicule propre confortera la bonne image de l’entreprise ou de la collectivité qui l’aura choisi, mais plus largement ses futurs utilisateurs seront chouchoutés par les responsables politiques et les élus territoriaux. Ils bénéficierontdefacilitéspourcirculer et stationner au cœur des villes. Unedimensionquidoitêtreprise en compte ● Marc Horwitz
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eNQuÊte
© Nico Schlosser
Un gain de temps et un gain d’argent, c’est en substance ce que promettent les différents acteurs de ces fameux services sur site à destination des flottes automobiles.
Services sur site : le temps, c’
F
aire le plein de son véhicule professionnel, un geste qui paraissait anodin il y a encore quelques années, mais qui relève désormais de la gageure. Un chiffre donne l’étendue du problème. Sur les 47 000 stations-service que comptait la France au milieu des années 1970, seules 11 000 subsistent aujourd’hui. Et l’érosion se poursuit. Cette raréfaction des points de vente a pour conséquence d’augmenter les temps de trajets pour trouver une pompe ou de rallonger l’attente en caisse…, ce qui ne profite ni à l’usager de la route ni à son employeur. Ne plus dépeNdre des statioNs-service La solution pourrait alors se trouver du côté des nouvelles start-up, qui proposent la livraison de carburant à domicile. Différentes sociétés telles quel Pomp, Tank You, Gaston ouRefueldéveloppentcenouveauconceptde station mobile à l’usage des professionnels.
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Il suffit d’installer l’application sur son smartphone, de faire une réservation à une date et à un horaire donnés et de choisir le lieu de livraison, avec pour certains une garantie de pouvoir fournir l’or noir quel que soit le contexte social. « Notre modèle par rapport à la concurrence est que nous avons créé un réseau de distribution. Nous ne passons pas par les stations-service. Si demain il y a un début de pénurie, nous pouvons assurer la livraison de carburant puisque nous nous approvisionnons directement à la source » affirme Rodolphe Gaudêncio, cofondateur de Refuel. Pour le gestionnaire de flotte, cette flexibilité et ce gain de temps sont un véritable progrès, d’autant que des économies sont aussi possibles à chaque plein. « Plus vous mettez d’essence, moins celle-ci est chère grâce à une dégressivité du prix au litre » ajoute Rodolphe Gaudêncio, avant de conclure : « Notre gazole est additivé avec notre solution qui permet de gagner jusqu’à 10 ou 15 %
en consommation (mesures certifiées par le Ceram et l’Utac). » Si faire le plein « à l’ancienne » demande du temps, effectuer la révision de sa voiture en exige bien davantage. Que ce soit pour le marché des particuliers ou des professionnels, il est courant de voir les délais d’immobilisation du véhicule s’allonger en raison de l’encombrement des concessions et autres centres-autos. des iNterveNtioNs sur tout le territoire Là encore, certaines sociétés spécialisées dans l’entretien automobile ont trouvé la parade. Des enseignes aussi connues qu’Euromaster ou Speedy développent depuis quelques années leurs services aux flottes en leur proposant de réaliser les opérations courantes, telles qu’une vidange, un remplacement de pneumatiques ou de vitrage, directement sur site et pendant les heures de travail de leurs collaborateurs. « Nous proposons un service d’atelier Octobre 2018 - n° 239
Rodolphe Gaudêncio, cofondateur de Refuel.
Jean-Charles Armand, P-DG de Full Car Services. Laura Ostyn, category manager Pneus et Services VL chez Euromaster.
’est de l’argent ! mobile depuis 1995 » précise Laura Ostyn, category manager Pneus et Services VL chez Euromaster. Qui poursuit : « Au total, nous disposons de 800 ateliers mobiles sur tout le territoire, dont une cinquantaine exclusivement réservés aux voitures de tourisme. On planifie des interventions sur site pour traiter jusqu’à quatorze véhicules par jour, avec la possibilité de mettre à disposition jusqu’à deux ateliers mobiles pour les plus grandes flottes. » Avec l’arrivée des nouvelles normes de consommationWLTPetlafermetureprogressive des grands centres urbains aux véhicules diesel, le marché des flottes devrait évoluer dans les prochaines années au rythme de la montée en puissance des énergies nouvelles. « Sur le marché de l’électrique, nos techniciens sont déjà formés. On travaille avec beaucoup d’administrations et de mairies, qui ont déjà des voitures électriques dans leur parc. Par rapport à l’hydrogène, nous sommes en phase de réflexion » confie Octobre 2018 - n° 239
Laura Ostyn. Michelin (qui détient Euromaster) est d’ailleurs membre du projet Zero Emission Valley, qui ambitionne de déployer vingtstationshydrogèneetuneflottedemille véhicules en Auvergne-Rhône-Alpes. l’auto-partage comme solutioN La réduction des coûts passe aussi par le développement de l’auto-partage. Un peu à l’instar de feu Autolib’ pour les particuliers, certaines sociétés proposent des voitures en libre service sans propriétaires fixes depuis leur parc automobile. Par le biais d’un agenda mutualisé, le collaborateur réserve une voiture pour le trajet de son choix et pour une durée limitée. Le temps restant, le véhicule est utilisé par d’autres salariés. Autretendance actuelle :lamutualisation des flottes. « On gère, pour le compte d’entreprises, la gestion des temps d’inoccupation des véhicules entre deux utilisateurs » explique Jean-Charles Armand, P-DG de Full CarServices.« Lesentreprisesseretrouvent
avec des véhicules dont elles ne savent pas quoi faire et qu’elles ne peuvent pas rendre car les frais sont élevés en cas de restitution anticipée. Nous stockons les véhicules pour les entreprises et nous nous occupons de la révision ainsi que des papiers avant restitution à un autre collaborateur », rappelle le responsable. Selon les modèles de voitures, ce service permet jusqu’à 600 euros d’économie par véhicule et par an…, ce qui à l’échelle d’une grande flotte pèse lourd à l’heure des comptes. En matière de services sur site, on le voit, les acteurs ne manquent pas. La meilleure maîtrise des coûts et le gain de temps sont autant d’arguments massue en direction des gestionnaires de flottes automobiles. Pour les sociétés de services, la prochaine étapeviseraàaméliorerlemaillageterritorial, mais également à bien anticiper le basculement progressif vers les énergies « vertes » dans les prochaines années l Julien Marcos
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éco-sécurité
Pierre Cannet, responsableclimatdeWWFFrance
Lesentreprisesontaujourd’hui toutintérêtà setournervers lesvéhiculespropres Connu pour son engagement en faveur des espèces et espaces menacés, le WWF est aussi fortement impliqué dans la réduction de l’empreinte carbone. L’organisation non gouvernementale compte bien faire entendre sa voix à travers la Loi d’orientation des mobilités (LOM). Rencontre avec Pierre Cannet, responsable des programmes climat, énergie et villes durables.
Propos recueillis par Leslie Auzèmery
L’Automobile & L’Entreprise : Quel constat tirez-vous de la mobilité en France? Pierre Cannet : L’organisation WWF est très impliquée dans la décarbonisation de la planète, notamment à travers l’aspect mobilité, un secteur qui a crû de plus de 20 % en France ces dernières années. La transition de nos mobilités est l’un des défis majeurs à relever pour répondre à la crise écologique de cette décennie. La France est loin des objectifs en termes de qualité de l’air. Les dépassements des émissionsdepolluantslamettent hors des clous par rapport aux réglementations européennes. A & E : Qu’attendez-vous de la Loi d’orientation des mobilités (LOM), qui sera présentée en conseil des ministres à l’automne? PC : Alors qu’il n’y a pas eu de loi sur les mobilités en France depuis une trentaine d’années, il
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s’agit de nous orienter dès maintenant vers le « moins, mieux, autrement » : moins se déplacer, mieux se déplacer et autrement. C’est pourquoi il est important d’agir et vite, tout en répondant aux enjeux économiques et de déplacements quotidiens des salariés, citoyens et usagers.
A & E : Que préconisez-vous? PC : Nous prônons une logique d’accompagnement et de suivi pour les zones à faibles émissions. Il ne s’agit pas de fermer les centres du jour au lendemain mais, progressivement, d’en éliminer les éléments les plus polluants. Nous attendons aussi beaucoup de propositions pour offrir des alternatives aux véhicules individuels. À ce jour, deux tiers des Français se déplacent seuls dans leur voiture. Pour évacuerlessituationsdeblocage, de bouchon et de pollution, il est important d’induire une logique de forfait de mobilité pour
l’ensemble des usagers. En plus du remboursement des transports en commun, il soutiendra la prise en charge par les entreprises du covoiturage et de l’indemnité kilométrique vélo (IKV) à hauteur de 35 euros par mois. Enfin, il est primordial d’opérer un changement quant à l’achat de véhicules propres en levant les différents freins et en facilitant le déploiement des infrastructures de recharge.
A & E : Les mesures présentées par le Gouvernement répondent déjà à vos attentes… PC : Tout à fait, mais à travers la LOM nous attendons aussi des gages à plus long terme et des arbitrages au niveau des budgets. Cette loi doit répondre aux objectifs du plan climat, qui prévoit la fin des véhicules fossiles à l’horizon 2040, en planifiant la montée en puissance des motorisations alternatives et la neutralité carbone d’ici à 2050. Octobre 2018 - n° 239
se prémunir des hausses de carburant et des contributions climat-énergie, qui augmenteront le prix des véhicules essence et diesel dans les années à venir. Par ailleurs, ces derniers vont perdre économiquement de la valeur à mesure que les collectivités prendront des dispositions pour lutter contre la pollution de l’air et les véhicules émetteurs de particules, notamment à travers les zones à faibles émissions. L’impact sur la revente n’est pas négligeable.
A & E : Toutefois, la loi ne suffira pas. Comment travailler sur les habitudes de nos concitoyens? PC: Il y a effectivement un aspect culturel fort à prendre en considération. En l’Ile-de-France, par exemple, on observe une utilisation très forte des différentes mobilités comme les transports en commun ou le vélo. Les entreprises sont aussi engagées dans l’électrification de leur flotte. Toutefois, dans la norme culturelle, le niveau de diésélisation reste élevé, plus de 80 % encore dans les flottes. Il faut donc changer de paradigme. Octobre 2018 - n° 239
A & E : Il demeure cependant des freins, comme l’aspect financier. PC : On assiste aujourd’hui à un rééquilibrage de la fiscalité entre l’essence et le diesel. En ce qui concerne les véhicules électriques, un tiers de leur prix d’achat est absorbé par les primes et les aides de l’État. Quand on prend en compte l’augmentation des coûts liés au pétrole et à la consommation d’énergie, les entreprises ont aujourd’hui tout intérêt à se tourner vers les véhicules propres. Cela leur permettra de
Nous avons développé un outil pour aider les entreprises du transport, ou ayant une forte activité de transport, à définir une trajectoire de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.
A & E : Quelles actions mettezvous en place pour soutenir la démarche des entreprises ? PC : WWF France accompagne les entreprises dans la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre et dans la transition vers une mobilité écologique et partagée. En ce sens, un outil a été développé pour aider les entreprises du transport, ou ayant une forte activité de transport, à définir une trajectoire de réduction des émissions de GES conforme aux objectifs de l’Accord de Paris. Il propose des trajectoires de décarbonation en fonction de différents secteurs. Renault et Michelin sont d’ores et déjà impliqués dans cette démarche, et nous espérons dans les mois à venir avoir plus d’engagements de la part de ces grandes entreprises de la mobilité et des transports. Notre organisation soutient enfin la mise en place d’objectifs ambitieux d’achat de véhicules à très faibles émissions dans le renouvellement des flottes, à l’instar des seuils déjà imposés pour l’État et les collectivités. Il invite les entreprises à prendre leur part de responsabilité à travers de tels renouvellements et à aller plus loin en remplaçant les voitures de fonction par des offres de mobilité multimodale ●
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Le chiffre du mois
+ 20,1 %
c’estl’augmentationdesimmatriculationsen flottes(entreprises,collectivitésetloueurslongue durée)aumoisd’août2018parrapportàaoût2017.
Un marché dU véhicUle d’entreprise flUctUant
Pourcentage de croissance du marché du véhicule d’entreprise depuis le début de l’année (source : OVE). avril 7,1 % Juin mars 1,9 % 2,9% mai – 1,7 % août 20,1% Jan. Juil. 9,4% fév. 12,3 % 8,9 % L’augmentation des immatriculations VP et VUL dans les flottes joue au Yo-Yo depuis le début de l’année. La hausse est néanmoins actée avec 6,2 % d’augmentation sur le cumul des huit mois.
>Wltp:Le protocole WLTP (pour Worldwide harmonized Light vehicles Test Procedures) vient remplacer la norme NEDC pour les VP depuis le 1er septembre. En théorie, car en pratique l’écart de consommations et d’émissions entre les deux protocoles est tel que les autorités ont mis en place une norme NEDC corrélée pour permettre une transition en douceur. Au 1er janvier 2019, les constructeurs devront néanmoins afficher obligatoirement les valeurs WLTP. Octobre 2018 - n° 239
Desimmatriculations entrompe l’œil
c
e n’est pas vraiment une surprise. Les professionnels du secteur prédisaient depuis plusieurs mois la hausse brutale des immatriculations cet été. Celleci a eu lieu et s’est concentrée sur le mois d’août. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 40 % de hausse des immatriculations de voitures particulières sur le marché global (150 391 unités) et 28,9 % sur le marché des flottes (34 127 unités). En cause, l’entrée en vigueur du protocole WLTP au 1 er septembre qui impose la réhomologation, selon des mesures plus strictes, de tous les véhicules neufs commercialisés sur le marché. Résultat, les immatriculations de certains modèles sont bloquées depuis la rentrée, à l’instar de plusieurs versions de la Volkswagen Golf. Cette hausse a moins d’impact sur les utilitaires, qui ne seront soumis à WLTP que dans un an. Ils enregistrent cependant des immatriculations en hausse de 12,6 % (26 306 exemplaires) sur le marché général et de 7,3 % (19 598 ex.) sur celui des flottes. Des chiffres qui pondèrent quelque peu les résultats
globaux, avec malgré tout une hausse de 20,1 % des immatriculations au sein des flottes. Le grand perdant de ce mois d’août c’est finalement l’électrique, qui ralentit sur le marché général (12,70 % de progression contre 34,6 % l’an passé) et sur celui des flottes (– 2 % à cause de la chute des immatriculations des VUL électriques). Au mois de septembre les bilans devraient être tout autres, même si dans l’ensemble la hausse du marché paraît acquise pour l’année (+ 8,9 % depuis janvier pour les VP et + 5,7 % pour les VUL) ● Raphaël Desrosiers
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segment
Jamais l’offre de SUV n’a été si riche sur le marché français. Que les marques soient généralistes ou premium, toutes offrent des modèles à la fibre familiale et à la gamme de motorisations fournie.
Les grands SUV séduisent touj Le segment SUV. Trois lettres qui sont désormais entrées dans le langage commun et qui désignent ces voitures surélevées, à mi-chemin entre le 4 x 4 et le break. À l’image du marché américain il y a quelques années, le marché français vit désormais à l’heure des SUV, qu’ils soient petits ou grands. La lecture des chiffres de ventes ne laisse planer aucun doute quant à l’ampleur du phénomène, qui ne cesse de surprendre les analystes les plus avisés. Ce sont pas moins de 44 788 modèles qui ont trouvé preneur sur l’exercice 2018, soit une progression de 12,65 % ! Les ventes aux entreprises font d’ailleurs un bond important avec quelque 14229ventes(janvieràaoût2018),unrésultat en hausse de 18,60 %. Toutefois, il convient de relativiser cet emballement commercial.Pourquoi ? Pour la simple raison que les nouveautés depuis l’année dernière ne sont pas légion. C’est surtout le
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changement des normes d’homologation au 1er septembre qui a poussé les constructeurs à écouler leurs stocks durant le mois d’août, à coups d’énormes rabais. C’est ainsi qu’un Renault Koleos destiné aux flottes a battu tous les records avec une augmentation de 583 % par rapport à l’an passé. Il sera difficile de faire mieux! Le podium Profitant du passage du 5008 dans le segment C-SUV, l’indéboulonnable Nissan X-Trail s’empare de la première place du podium. Celui qui a bénéficié récemment d’un restylage et qui dispose d’un nouveau diesel de 177 chevaux s’avère un concurrent de choix pour le 180 chevaux de Peugeot. Disponible en sept places, le SUV de Nissan a l’avantage de proposer selon les versions une transmission intégrale. Pourtant ses chiffres de ventes sont en nette baisse : 5 622 unités (janvier à août 2018), mais surtout 991 exem-
plaires pour les flottes, soit une chute de 52 % par rapport à 2017 ! Surprise pour la deuxième place avec le Renault Koleos, qui fait sensation en détrônant le Mercedes-Benz GLC. Bénéficiant notamment des ventes promotionnelles avant le 1 er septembre, le grand SUV du Losange s’est ainsi écoulé à 5 509 exemplaires, dont 1 353 ventes pour les flottes (+ 583 %). À noter qu’il devrait jouir d’un restylage anticipé courant 2019. En embuscade, le Mercedes-Benz GLC attend sa revanche. Lancé en 2017, il peut compter sur sa ligne réussie et sur sa large gamme pour attirer les clients. Vendu à 5 467 exemplaires, dont 1 954 modèles à destination des flottes, il va prochainement évoluer pour calquer sa dotation et ses motorisations sur la Classe C restylée. Au programme : un nouveau 4 cylindres turbo essence doté d’un alterno-démarreur et une nouvelle instrumentation numérique. Octobre 2018 - n° 239
principaux modèles nissan X-trail renault Koleos
ventes 8 mois 2018
ventesflottes part des ventes ventes flottes part des ventes ventes 8 mois évolution des 8mois2018 flottes 8 mois2017 flottes 2017 ventes 2018/2017 (horscourtedurée) 8 mois 2018 (hors courtedurée) 8 mois 2017
5 622 5 509
7 471 2 190
mercedes-Benz gLC
5 467
4 082
audi Q5
4 835
3 456
– 24,75 % 151,55 %
évolution des ventes flottes 2018/2017
991 1 353
17,63 % 24,56 %
2 064 198
27,63 % 9,04 %
– 51,99 % 583,33 %
33,93 %
1 954
35,74 %
1 734
42,48 %
12,69 %
39,90 %
2 022
41,82 %
1 146
33,16 %
76,44 %
volvo XC60
3 635
3 817
– 4,77 %
1 823
50,15 %
1 287
33,72 %
41,65 %
BmW X3
2 996
2 474
21,10 %
1 195
39,89 %
797
32,22 %
49,94 %
skoda Kodiaq
2 612
1 782
46,58 %
655
25,08 %
289
16,22 %
126,64 %
alfa romeo stelvio mercedes-Benz gLC Coupé
2 609 2 366
1 051 2 640
148,24 % – 10,38 %
757 1 089
29,01 % 46,03 %
248 1 073
23,60 % 40,64 %
205,24 % 1,49 %
Lexus nX 300H
1 983
1 458
36,01 %
667
33,64 %
597
40,95 %
11,73 %
porsche macan
1 126
1 557
– 27,68 %
314
27,89 %
515
33,08 %
– 39,03 %
Land rover discovery sport
1 057
1 622
– 34,83 %
346
32,73 %
462
28,48 %
– 25,11 %
Honda Cr-v
1 033
953
8,39 %
58
5,61 %
84
8,81 %
– 30,95 %
Jaguar F-pace
986
1 315
– 25,02 %
376
38,13 %
484
36,81 %
– 22,31 %
BmW X4 mitsubishi outlander
958 871
1 734 480
– 44,75 % 81,46 %
219 61
22,86 % 7,00 %
570 62
32,87 % 12,92 %
– 61,58 % – 1,61 %
Ford edge
430
748
– 42,51 %
185
43,02 %
243
32,49 %
– 23,87 %
audi sQ5
202
151
33,77 %
101
50,00 %
62
41,06 %
62,90 %
– 36,54 % – 12,50 %
35 6
21,21 % 4,29 %
37 6
14,23 % 3,75 %
– 5,41 % 0%
Jeep Cherokee
165
260
subaru Forester Kia sorento
140 97
160 183
– 46,99 %
17
17,53 %
20
10,93 %
– 15,00 %
Hyundai santa Fe
89
173
– 48,55 %
5
5,62 %
19
10,98 %
– 73,68 %
44 788
39 757
12,65 %
14 229
31,77 %
11 997
30,18 %
18,60 %
total
ours les flottes ! Les outsiders Sur le segment D-SUV, il y a les modèles dits accessibles et les modèles premium. Ces derniers réalisent de belles prestations malgré leur positionnement beaucoup plus haut de gamme. L’Audi Q5 retrouve ainsi du poil de la bête. Cette seconde génération prend petit à petit son allure de croisière, d’autant que le modèle jouit d’une gamme très complète qui sera bientôt renforcée par l’arrivée d’une prometteuse version e-tron hybride rechargeable.Lalecturedeschiffresdeventesdonne un beau score de 4 835 exemplaires pour le SUV aux anneaux, dont 2022 modèles destinés aux entreprises (une hausse de 76 %). Parmilesautres outsiders vientleVolvoXC60 qui talonne les allemandes (3 635 exemplaires, dont 1823 ventes aux flottes). Le SUV suédoiss’inspirebeaucoupdesongrandfrère XC90 mais a l’avantage d’un gabarit plus adapté au Vieux Continent. Du côté des motorisations, la part belle est faite au diesel, Octobre 2018 - n° 239
qui devrait encore représenter la majorité des ventes, même si l’hybride essence a beaucoup d’avenir. Un peu plus loin arrive un BMW X3, renouveléilyapeu,quiavec2 996ventes(dont1 195 aux flottes), réalise des performances un peu timides au regard de son potentiel. Les Skoda Kodiaq, Mercedes-Benz GLC Coupé et Alfa Romeo Stelvio complètent la liste de ces prétendants aux dents longues qui bataillent ferme pour se rapprocher du podium. Les nouveautés Au chapitre des nouveautés SUV de l’année, on retiendra l’arrivée de plusieurs modèles. Très atypique, le BMW X4 s’est entièrement renouvelé en progressant à tous les niveaux, à commencer par le plaisir de conduire et l’habitabilité. Au pays du Soleil levant, c’est le Honda CR-V qui fait l’actualité. Cette toute nouvellegénérationdébarquecheznousavec son style atypique et son habitacle accueil-
lant. Bientôt une version hybride remplacera le diesel, un carburant en passe d’être abandonné par la marque japonaise. Toujours en Asie, mais du côté de la Corée-du-Sud, le Hyundai Santa Fe vient juste d’être restylé. Le SUV reçoit de nouvelles motorisations, dont une version à hybridation légère 48 V. Un style original ne payant pas toujours, le Jeep Cherokee s’est offert un gros restylage lui offrant désormais une ligne plus consensuelle. Cette refonte s’accompagne de nouvelles motorisations essence et diesel, ainsi que d’une dotation technologique enrichie. Du côté de Stuttgart, le Porsche Macan bénéficie aussi d’un restylage discret à l’extérieur, mais beaucoup plus profond à bord. La fin d’année 2018 verra enfin l’arrivée d’un tout nouvel acteur. Le Seat Tarraco est en effet la version longue disponible en sept places de l’Ateca. On le voit, les SUV n’ont pas fini de nous surprendre ● Julien Marcos
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en direct des constructeurs Ford Ka+
citadine des villes et citadine des champs
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renault
Mercedes-Benz
l’arkana,premierSUV coupéduLosange
eQc, une étoile électrisante
d
estinédansunpremiertemps àlaRussie,lenouveauSUVde la marque au losange sera normalement proposé en 2020 en France. Renault compte en effet sur ce nouveau modèle pour y renforcer sa part de marché. « L’idée de ce concept innovant est née en Russie, et le projet a étémenéaveclaforteimplication des équipes de Renault Russie. L’Arkana répondra aux attentes des clients russes, mais égalementàcellesdenombreuxautres clients à travers le monde, per-
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vaux. Ce dernier s’avère d’une belle ténacité et, même sollicité, saitresterrelativementéconome en carburant. Cependant, pour avoir une version très bien équipée, il faut opter pour la finition Active qui, avec 124 g/km de CO2, doit s’acquitter d’un malus de 253euros.LaKa+peutaussirecevoir un TDCi 1.5 l de 95 chevaux (108 g/km de CO 2 en finition Active), plutôt inattendu pour une citadine peu destinée aux grands rouleurs ● MH
©thomascortesi
n devenant Ka+, la Ka, la plus urbaine des Ford, se transforme en crossover. Elle garde ses qualités dynamiques sur le bitumeetacquiertquelquescompétences en tout-terrain. Cette 5 places surélevée de 23 centimètres, en concessions depuis l’été 2018, se révèle en effet très agile sur les chemins de terre et même en terrain plus difficile grâceàsapetitetaille,àsonrayon de braquage et à son moteur trois-cylindres 1.2 l de 85 che-
mettant au groupe Renault d’accélérer encore son expansion à l’international dans le cadre de son plan stratégique Drive the Future » explique Nicolas Maure, président chez Renault pour la région Eurasie. Après la Russie, l’Arkana sera donc proposé dans d’autrespaysetpourraitfaireson apparition en Europe en 2020, après le renouvellement du Captur actuel. Plusieurs versions seront ainsi tirées de ce showcar afin de coller au plus près des attentes de chaque marché ● RD
e
nfant du dieselgate, le Mercedes-Benz EQC avait été annoncéparleconstructeurdès2016àl’occasionduMondial de l’automobile de Paris. Aujourd’hui, le premier véhicule de la marque à l’étoile conçu pour être électrique s’expose dans sa version de production. Prévu pour une commercialisation à l’été 2019, l’EQC annonce une autonomie de 450 kilomètres selon le cycle NEDC grâce à une batterie de 80 kWh, une puissance de 408 chevaux et un couple de 765 Nm. Des donnéesassezprochesdecellesduJaguarI-Pacerécemment commercialisé. Les deux moteurs électriques de l’EQC le propulsent jusqu’à 180 km/h et permettent d’atteindre les 100 km/h en 5,1 s. Côté équipement, le véhicule sera bien sûr àlapointeavecnotammentunnouveausystèmemultimédia vendu comme révolutionnaire par Mercedes-Benz ● RD
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toyota
Ne l’appelez plus Auris mais corolla
c
’est une histoire qui peut donner lieu à quelques quiproquos. Dans les années 1960,Toyotasoucieuxd’augmentersapartde marché hors de l’Asie lance un modèle compact, la Corolla. D’abord imaginée pour les États-Unis, la Corolla devient rapidement le modèle de conquête du constructeur japonais, qui surfe sur la crise pétrolière de 1973 aveccemodèleéconomiqueetsobre.En2006, la Corolla devientAurisen Europe à l’occasion de l’arrivée de sa dixième génération pour se différencier du modèle américain et des versions plus dépouillées vendues dans les pays émergents. Deux générations d’Auris, et donc de Corolla, plus tard, Toyota aban-
donne désormais cette appellation, et l’Auris… redevient Corolla. Présentée au dernier Salon de Genève, la douzième génération de Corolla arriveraenEuropedébut2019.Sadéclinaison break Touring Sports sera présentée pour la première fois à Paris en octobre à l’occasion du Mondial de l’automobile. Pour rappel, la Corolla embarquera la motorisation hybride de 122 chevaux de la Prius et du CH-R, ainsi qu’une alternative plus puissante développant 180 chevaux. Un quatre-cylindres essenceturbocompresséde116chevauxfera pour sa part office d’entrée de gamme ● RD
Ford ecosport
Un aventurier très urbain
Le N°1 de la Presse automobile d’entreprise est édité par etai (sas) antony Parc ii, 10, place du Général-de-Gaulle, BP 20156 - 92186 antony cedex tél. : 01 77 92 92 92 Site internet : www.automobile-entreprise.com DIRECTION Président, directeur de la Publication : Julien elmaleh Directrice générale déléguée : isabelle andré Directeur du pôle magazines spécialistes : Pierre-Dominique Lucas RÉDACTION courriel rédaction : redactionae@etai.fr Directeur des rédactions : christophe carignano (ccarignano@infopro-digital.com - 01 77 92 96 12) rédactriceenchef:Leslieauzèmery(leslie.auzemery@infopro-digital.com-0177929620) rédacteur:raphaëlDesrosiers(raphael.desrosiers@infopro-digital.com-0146992436) secrétaire de rédaction unique : Delphine ringuenoire (dringuenoire@etai.fr) ont collaboré à ce numéro : hélène Faucher, Jean-Philippe arrouet, marc horwitz, Julien marcos et Thomas riaud. Photos : constructeurs et rédaction PUBLICITÉ Directeur commercial des secteurs distribution et auto : maxime Giraudy Directrice commerciale et publicité : marie-Laurence ciesla (mlciesla@infopro-digital.com - tél. : 01 77 92 96 51) assistante commerciale : eva Lecomte (elecomte@infopro-digital.fr - tél. : 01 77 92 96 47) FABRICATION Directeur studio magazines : Thierry michel rédacteur graphiste : maxime Perlemoine conception : miz’enpage, www.mizenpage.com MARkETINg, DIFFUSION, ABONNEMENTS : Directeur : Guillaume de corbière Directrice marketing direct et diffusion : Laurence Vassor marketing : Floriane Lapaix abonnements : Nadia clément POUR S’ABONNER :
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©thomascortesi
INFORMATIONS LÉgALES
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ans la gamme des crossover et SUV de Ford, l’EcoSport occupe une place à part depuis qu’il est proposé avec un moteur Ford EcoBlue 1.5 l de 125 chevaux pour un couple maxi de 300 Nm. Cette mécanique est associée à une boîte manuelle à six vitesses qui « fait corps » avec la transmission intégrale Intelligent-AWD (agréablement) étonnante par son efficacité dès que l’on quitte le goudron ou que les conditions météorologiques se dégradent. Ce SUV compact d’un bon confort est également bien équipé en finition Titanium Business (à partir de 22 000 euros). L’EcoSport est aussi proposé en version 4 x 2 (traction) avec le même moteur EcoBoost 3 cylindres que la Fiesta Active, mais il dépasse ici la barre fatidique des 119 g/km de CO2 avec un surplus de 1 gramme pour le 125 chevaux boîte manuelle (malus de 50euros),de22grammespourle125chevauxboîteautomatique(1153euros)etde2grammes pour le 100 chevaux (53 euros) ● MH
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origine du papier : italie Pas de fibres recyclées certification : PeFc impact sur l’eau (P tot) : 0,008 kg/tonne
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en direct des constructeurs ds
dsautomobilesdévoileleDS3Crossback
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enchant SUV de la citadine DS 3, le DS 3 Crossback est un modèle stratégique pour DS qui poursuit son chemin pour s’affirmer comme marque premium française. Proche esthétiquement de la DS 3, à qui il reprend un peu maladroitement son aileron de requin latéral, le DS 3 Crossback est néanmoins nouveau dans sa conception. En témoigne la version électrifiée qui viendra rejoindre la gamme mi-2019. Équipée d’un moteur de 136 chevaux et d’une batterie de 50 kWh, elle avance une autonomie de 300 kilomètres selon le cycle WLTP (450 selon NEDC). Trois motorisations essence de 100, 130 et 155 chevaux et deux diesel de 100 et 130 chevaux seront aussi proposées au lancement. Côté équipement et tech-
nologie, DS semble vouloir frapper fort avec ce véhicule puisqu’il proposera des équipements dignes du segment supérieur.
Pour en citer quelques-uns pêlemêle, les acquéreurs de ce SUV pourront bénéficier de sièges à mousse haute densité massants
etchauffants,d’unsystèmeaudio Focal, d’une isolation poussée, ou encore d’une panoplie d’aides à la conduite autonome ● RD
renault
le Kadjar se refait une beauté l
ancé en 2015, le Renault Kadjar bénéficie aujourd’hui d’un restylage. Dès 2019, il arborera notamment des boucliers redessinés, davantage d’inserts chromés et des antibrouillards rectangulaires. Mais c’est bien dansl’habitaclequetoutsepasse. À l’intérieur, en effet, le Kadjar jouelacarte del’ergonomie.Nouveaux sièges dotés d’un réglage de la longueur d’assise, aérateurs et prises USB supplémentairesàl’arrière,rangementsplus grands, console centrale réaménagée et un système multimédia permettant de répliquer ses applications de conduite sur l’écran du véhicule… Les changements sont nombreux. Côté modularité, le Kadjar n’est pas en
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reste : la banquette arrière se rabat grâce à une poignée dans le coffre qui propose déjà une capacité de 527 litres. Enfin, pour revenir sous les projecteurs face à une concurrence acharnée, le SUV de Renault compte de nouvelles motorisations, homologuées WLTP. Outre le diesel 1.5 l BluedCi 115 ch, il reçoit le nouveau 1.7 l BluedCi 150 inauguré sur le Scénic. Ces moteurs sont équipés d’un système de réduction catalytique sélectivepourlepost-traitement des oxydes d’azote. Le quatrecylindres turbo-essence se décline en 140 et 160 chevaux, avec une boîte double embrayage EDCenoption.Cemoteurestdoté d’un filtre à particules ● LA Octobre 2018 - n° 239