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MARS 2026 // LE PETIT INDICE // VOL. 01 - NO. 03

Page 1


UNPROJET SIGNÉ

VOLUME 1 NUMÉRO 3

L’ingéniosité de Joseph-Armand Bombardier

UNE VOIX POUR LES JEUNES

Le journal Le Petit Indice permet à des jeunes de couvrir des sujets culturels variés tout en développant des compétences en recherche et en rédaction. Les enseignantes et enseignants accompagnent leurs élèves tout au long du processus.

Cette publication a été réalisée grâce à la collaboration du Centre de services scolaire de Rouyn-Noranda (CSSRN). Le Petit Indice est publié trois fois par année, et différents centres de services scolaires de la région pourront être mis à contribution.

L’Indice bohémien est fier de contribuer au développement de compétences en recherche et en rédaction tout en participant au rayonnement et à la diffusion de la culture en Abitibi-Témiscamingue.

En couverture : Modèles de l’exposition permanente Histoires de passions du Musée de l’ingéniosité J. Armand Bombardier.

: Jean-Michel Naud

150, avenue du Lac, Rouyn-Noranda (Québec) J9X 4N5

Téléphone : 819 763-2677 - Télécopieur : 819 764-6375

indicebohemien.org

DIRECTION GÉNÉRALE ET COORDINATION DU PROJET

Valérie Martinez

direction@indicebohemien.org • 819 763-2677

COORDINATION DU PROJET

Centre de services scolaire de Rouyn-Noranda

Nathalie Thibault, agente de développement thibaultn@cssrn.gouv.qc.ca

Mélissa Larabée, enseignante, école de Granada Manon Paquet, conseillère pédagogique, école La Source

Tommy St-Amant, enseignant, école La Source

Stéphanie St-Arnaud, enseignante, école Notre-Dame-de-Grâce

RÉDACTION DES ARTICLES

Anaïs Bellavance, Mavrick Bourrassa, Méliane Charest, Mathis Cossette, Maxime Côté, Lucas Desrochers, Daryl Duquette, Loïc Gélinas, Simone Gravel, Édouard Hénault, Théo Lemieux, Jérôme Lessard, Mahée Normand, Charly Savard, Adèle Serafinowicz, Cloé St-Germain, Félix Thibault et Laurence Turpin

DISTRIBUTION

Tous nos journaux se retrouvent dans la plupart des lieux culturels, les épiceries, les pharmacies et les centres commerciaux de la région.

Pour plus de détails, consultez la page 2 de L’Indice bohémien.

Pour devenir un lieu de distribution, contactez : direction@indicebohemien.org

CONCEPTION GRAPHIQUE

CORRECTION

Feu follet, Dolorès Lemoyne Geneviève Blais et Nathalie Tremblay

IMPRESSION TYPOGRAPHIE

Transcontinental inc. Blackore et Oak Sans

Photo

LA COLLECTION NOIRE... UNE SÉRIE INTERDITE AUX PEUREUX!

Mystère, horreur et enquête. Ces trois mots-clés résument bien la Collection noire. Celle-ci compte plus de 30 romans écrits par des auteurs québécois connus comme Denis Côté, Pierrette Dubé et François Gravel. Les romans sont divisés en trois catégories : « 1 lune », « 2 lunes » et « 3 lunes ». Plus il y a de lunes, plus le roman sera effrayant. Les titres de la catégorie « 3 lunes » sont donc réservés aux plus courageux. Si vous n’aimez pas avoir peur, prière de vous abstenir…

CATÉGORIE « 1 LUNE » (7 ans et plus)

Si vous n’avez jamais lu de roman de la Collection noire, nous vous suggérons de commencer par La chambre numéro 7, écrit par Martine Latulipe. Bien qu’il s’adresse aux enfants de sept ans et plus, il fera vivre des sensations fortes à tout le monde!

Benjamin, un garçon de 12 ans, a su que sa vie allait changer à l’instant précis où ses parents l’ont obligé à emménager dans une vieille auberge défraîchie. Peu de temps après, l’adolescent se rend compte que des phénomènes étranges se produisent dans l’auberge, et plus précisément de l’autre côté de la porte de la chambre numéro 7… Des objets bougent, des mélodies se font entendre, une poupée apparaît… Puis, en marchant sur la plage, Benjamin découvre une pierre tombale où on peut lire : « Sophie Sevin, 1911-1919 ». À l’arrière de la pierre, il remarque une petite bougie au-dessus de laquelle il est écrit « chambre 7 ». Le fantôme de la petite Sophie occuperait-il encore cette chambre?

Catégorie « 2 LUNES » (9 ans et plus)

Pour cette catégorie, notre choix s’est arrêté sur le roman Un bruit dans les murs, écrit par Julie Champagne et Geneviève Bigué. Nous avons beaucoup aimé ce livre, car il y a du suspense du début à la fin. Il raconte l’histoire de Zack, le capitaine de l’équipe de hockey cosum. L’intrigue commence lorsqu’il range l’équipement dans le dépôt de l’école. En effet, il se met alors à entendre des bruits étranges dans les murs. De quoi peut-il s’agir? Quelques instants plus tard, son meilleur ami Henri le rejoint. Les bruits mystérieux retentissent

élèves qui lisent des

à nouveau, et à plusieurs reprises. Les deux amis quittent précipitamment le gymnase afin de prévenir une enseignante, mais…

Catégorie « 3 LUNES » (11 ans et plus; parfois 14 ans et plus)

Vous aimez avoir des sueurs froides? Si c’est le cas, nous vous conseillons le roman La nuit du cadavre, écrit par Myriam Vincent. On y raconte l’histoire de Camille et Daphné, deux amies qui aiment se promener la nuit dans les rues de la ville de Contrecœur. Un soir, alors qu’elles marchent sur les berges du fleuve, elles font la découverte d’un cadavre. Dans les jours qui suivent, Daphné commence à percevoir des fantômes malveillants autour d’elle. Une jeune fille mystérieuse tentera de lui venir en aide, mais les rituels qu’elle connaît sont-ils suffisants pour combattre ces forces obscures?

Des
romans de la Collection noire dans le coin lecture.

UN ROYAUME DE MAGIE

CLOÉ ST-GERMAIN

5 E ANNÉE, ÉCOLE DE GRANADA

Anne Robillard est une auteure québécoise qui est passionnée par le genre fantastique et la fantasy depuis qu’elle est enfant. Diplômée en français et en traduction à l’Université de Montréal, elle a dû attendre près de 30 ans avant qu’une maison d’édition accepte de publier le premier tome de sa célèbre série Les Chevaliers d’Émeraude. C’est une romancière accomplie qui a d’ailleurs publié son 100e roman en mars 2025.

LES CHEVALIERS D’ÉMERAUDE

Je conseille cette série aux passionnés du genre fantastique et aux personnes de 10 ans et plus. L’histoire se déroule à l’époque des chevaliers et des châteaux, et elle nous transporte à Enkidiev, un continent composé de champs, de forêts, de murailles, de plaines et de montagnes, où vivent des créatures fantastiques. Les 12 tomes de la série tournent autour de Wellan, l’un des trois héros principaux.

WELLAN

Dès l’âge de cinq ans, Wellan part étudier au château d’Émeraude pour apprendre à contrôler sa magie. À la fin de ses études, il devient même le chef des chevaliers. C’est donc lui qui entraîne les chevaliers et les écuyers, dont Bridgess, avec qui il va se marier. Puis, un jour, il trouve une petite orpheline nommée Kira et décide de l’adopter. Cette décision va complètement changer la suite des choses…

AU CŒUR DE L’ADOLESCENCE

MÉLIANE CHAREST

5 E ANNÉE, ÉCOLE DE GRANADA

Catherine Girard-Audet est une auteure originaire de la ville de Québec qui a publié jusqu’à maintenant plus de 70 livres. Sa carrière d’écrivaine commence en 2008 avec la publication de l’ABC des filles, une encyclopédie d’informations qui s’adresse aux jeunes filles et aux adolescentes. Vous remarquerez que la plupart des livres de Catherine ont été publiés aux Éditions les Malins puisque c’est la maison d’édition que son frère a fondée.

L’année 2012 est marquante pour Catherine. C’est à ce moment que commence l’aventure de la fameuse

Léa Olivier. C’est aussi au cours de cette année que l’écrivaine devient chroniqueuse pour le magazine Cool où elle répond à des milliers de questions d’adolescentes sur des sujets variés. Si vous feuilletez le dernier numéro du magazine, vous verrez que la chronique « Les conseils de Catherine » s’y trouve encore. Toujours avec le souci d’aider les adolescents, elle a aussi écrit un guide sur la nutrition pour les aider à avoir une alimentation équilibrée et saine.

J’aime beaucoup l’auteure Catherine Girard-Audet en raison des sujets qu’elle aborde dans ses livres. L’humour, l’amour et la réalité de l’adolescence sont des thèmes qui me touchent. L’ABC des filles est un livre que j’aime beaucoup puisqu’il m’aide dans mon quotidien.

Cloé qui lit un livre de la série Les Chevaliers d’Émeraude.
Méliane en train de lire un livre de la série
La vie compliquée de Léa Olivier
Dessin de Jérôme Lessard sur le thème Pour toi, la culture c’est quoi?

L’IMPACT DE LA CULTURE DANS L’HISTOIRE DE ROUYN-NORANDA

FÉLIX THIBAULT

5 E SECONDAIRE, ÉCOLE LA SOURCE

Les festivités du 100e de Rouyn-Noranda nous invitent à célébrer la longévité de la ville et son histoire. Un élément historique qui a su bien traverser les années est sa diversité culturelle. Effectivement, dans les années 1920, Rouyn et Noranda ont été une véritable terre d’accueil pour des immigrants européens comme des Russes, des Polonais, des Allemands, des Finlandais, des Ukrainiens et des Autrichiens.

En quête de cuivre

Tous ces gens mobilisés venaient travailler dans des mines. Puisque Rouyn et Noranda se sont développées grâce à un gisement de cuivre et d’or, il y avait un besoin de main-d’œuvre. C’est de cette même façon qu’est née la fonderie Horne et qu’a été créée la ville de Rouyn-Noranda, grâce au cuivre et aux nouveaux arrivants. Aujourd’hui encore, beaucoup d’habitants de RouynNoranda vivent dans des maisons d’anciens mineurs, de directeurs de mines ou de la fonderie.

Toujours divisé

Malgré le travail qui les réunit, la division persiste. Rapidement, des espaces communautaires, appelés halls, sont créés. Il existe le Finnish Hall,

le Polish Hall ou le Russian Hall. Et ce n’est pas tout. Plusieurs édifices ont été érigés pour permettre à tout le monde de pratiquer sa religion. Par exemple, l’Église orthodoxe russe Saint-Georges, dévouée au rite orthodoxe russe, a été ouverte en 1955. Un autre exemple est la synagogue Beit Knesset Israel, construite une première fois en bois en 1932, puis en briques en 1948. Les deux bâtiments font aujourd’hui partie du patrimoine de la ville.

La grève des Fros

Le surnom de fros (qui vient du mot foreigners [étrangers]) était utilisé pour désigner les immigrants européens travaillant dans la mine Horne dans les années 1930. Les fros constituaient déjà plus de la moitié des employés quand la grève a débuté en 1934. Le 12 juin, toute la mine tombe en arrêt complet pendant une dizaine de jours alors que les mineurs revendiquent de meilleures conditions de travail. Cet événement représente bien l’union des communautés et leur importance à l’époque.

Ceux qui viennent d’ici

Rouyn accueille beaucoup d’artistes et de personnalités, comme Richard Desjardins, un auteur-compositeur et réalisateur fortement engagé dans la culture de sa région et dans son environnement. En 2017, l’artiste a été désigné par la population de Rouyn-Noranda pour être représenté sur la murale du viaduc. Le projet a pris plus de 2 500 heures à réaliser grâce à une centaine de gallons de peinture. C’est un bel hommage à un homme qui porte tant la culture dans son cœur.

Notre héritage

Aujourd’hui, la ville et encore et toujours chargée de culture et d’histoire. Même si certaines communautés se sont dispersées à travers le Canada, RouynNoranda reste toujours une ville accueillante et heureuse de partager sa culture grâce, par exemple, au Musée d’histoire de Rouyn-Noranda (anciennement connu sous le nom de Maison Dumulon) et aux nombreuses activités que propose la ville dans ses espaces communautaires. Les générations présentes et futures ont beaucoup à découvrir sur Rouyn-Noranda!

La murale du viaduc du boulevard Rideau à Rouyn-Noranda, intitulée Des territoires coulés dans nos veines , est un grand hommage à Richard Desjardins.

JULIETTE LEMIEUX, UNE ARTISTE ABITIBIENNE À DÉCOUVRIR

THÉO LEMIEUX

3 E SECONDAIRE, ÉCOLE LA SOURCE

Juliette Lemieux, jeune artiste de 21 ans originaire de Rouyn-Noranda, pratique l’art en plein cœur de notre ville. Elle s’adonne surtout à la peinture ainsi qu’au dessin. Juliette a étudié à l’école La Source, puis au Cégep de l’AbitibiTémiscamingue en arts visuels. Elle a ensuite obtenu un certificat en création numérique à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT). Elle a par la suite décidé de continuer ses études à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en arts visuels et médiatiques. Cette formidable artiste a déjà fait un stage à l’Écart, en plus d’animer un camp de jour au Musée d’art de Rouyn-Noranda. Elle est très présente dans les activités de ce musée. Juliette a commencé à dessiner lorsqu’elle était enfant et, maintenant, c’est l’une de ses plus grandes passions.

Elle a choisi ce métier, car, selon elle, on a plus besoin d’arts, de spectacle et de littérature dans notre société.

Juliette choisit des thèmes spécifiques pour faire passer des messages. Elle traite surtout de féminisme ainsi que de la Fonderie Horne. Ces sujets lui permettent de transmettre ses frustrations et ses inquiétudes. L’artiste veut extérioriser ses sentiments, ses idées ou même ses réalités physiques. Juliette a l’intention de finir son baccalauréat et d’obtenir ensuite une maîtrise de deux ans, de travailler dans un organisme culturel et de continuer d’ajouter son grain de sel à la vie culturelle de notre ville.

UN MONDE DE DRAGONS À DÉCOUVRIR

SIMONE GRAVEL

5 E ANNÉE, ÉCOLE DE GRANADA

L’auteure Tui T. Sutherland a écrit une trentaine de romans pour les personnes de tous âges comme SOS Créatures fantastiques. Elle écrit sous différents noms de plume et elle participe aussi à l’écriture de la série très connue La Guerre des clans. Plus récemment, elle se consacre toutefois à sa série Les Royaumes de feu.

Cette dernière série est composée de 15 romans. L’histoire se déroule dans le royaume de Pyrrhia où la guerre divise les clans de dragons (les Ailes de Boue, les Ailes de Sable, les Ailes de Ciel, les Ailes de Mer, les Ailes de Pluie, les Ailes de Glace et les Ailes de Nuit) depuis 20 ans. Selon la prophétie, seuls cinq jeunes dragons – Argil, Tsunami, Gloria, Sunny et Comète – peuvent mettre fin au conflit. Ces derniers rêvent toutefois de liberté. Partiront-ils à la découverte de nouveaux mondes ou sauveront-ils le royaume de Pyrrhia?

APPRÉCIATION

Jusqu’à maintenant, c’est ma série favorite, même si je n’ai pas encore terminé de lire les 15 romans. Quand je plonge dans ma lecture, je ne peux plus m’arrêter tellement c’est captivant. Pourtant, le genre fantastique n’est vraiment pas mon genre littéraire préféré, mais cette série fait exception puisqu’elle nous fait vivre toute une gamme d’émotions. Je recommande cette série aux jeunes de dix ans et plus et aux grands lecteurs puisque la richesse du vocabulaire pourrait nuire à la compréhension des plus jeunes.

Vernissage de l’exposition de Juliette Lemieux en 2024.
Simone qui lit un tome de la série Les Royaumes de feu
AUDREY
GIROUX

LA SUPERBE MUSIQUE

CHARLY SAVARD

4 E ANNÉE, ÉCOLE NOTRE-DAME-DE-GRÂCE

Au début, j’aimais pas tant la musique, mais j’écoutais plusieurs styles dans l’auto. Un jour, j’ai changé d’école, puis j’ai vu qu’on pouvait faire de la chorale. Moi, je voulais essayer, juste pour le plaisir, et je me suis rendu compte que les chansons étaient bonnes. Toute la famille du côté de mon père faisait de la musique. Je ne sais pas si vous connaissez la famille Savard, comme Paulo Savard, Colette, etc. Je ne sais pas pourquoi, mais je pense que c’est parce que ma famille aime beaucoup la musique que moi aussi je l’aime.

Mon style de musique c’est la phonk, c’est comme des musiques remix, mais avec beaucoup de remix. J’aime ça parce que quand j’ai découvert YouTube, j’ai trouvé ces musiques et je les trouvais très bonnes. Après, j’ai installé Spotify et je me suis fait une liste d’écoute.

Quand j’étais plus petit, mon père me faisait écouter de la musique. Au début, je ne savais pas ce que c’était, mais il m’a dit que c’était du rap. Puis, j’ai appris à chanter les pièces par cœur, même si c’était vite. Ensuite, il m’a montré le chanteur le plus rapide du monde et non, ce n’est pas Eminem, mais DaVodka.

J’adore la musique et j’aime chanter. Au début, pour apprendre comment faire de la musique et aimer ça, il faut s’essayer et aller dans la chorale pour après aimer la musique. C’est juste un truc que je vous donne. La musique peut nous rendre joyeux, fâchés, tristes ou excités. Par exemple, quand on écoute de la phonk, moi je me sens excité et ça peut nous rendre impressionnés. Si jamais il y a un petit ou une petite qui a mon âge, je lui conseillerais d’écouter de la musique dans la voiture. Ça lui permettrait de plus connaître différents styles de musique.

Pour moi, la musique crée des émotions comme les chansons qui sont tristes, stressantes, impressionnantes, joyeuses, etc. Ça peut nous motiver et on peut aussi la chanter dans notre tête, si jamais tu pratiques un sport comme le baseball.

Je vous souhaite de découvrir de la musique.

Charly en train de travailler sur un logiciel de musique pendant un atelier de création musicale.

UNE PASSION PARTAGÉE

ENTRE PÈRE ET FILS

5 E ANNÉE, ÉCOLE DE GRANADA

À l’âge de cinq ans, mon père a reçu son premier piège de la part d’un membre de la famille. Il a appris à trapper par lui-même, en installant son piège dans la forêt à l’arrière de chez lui. Au fil des années, il a acheté d’autres pièges pour diversifier les animaux capturés et il a enseigné la trappe à mon grand-père.

Dès l’âge de trois ans, mon père m’a transmis sa passion pour la trappe en m’amenant avec lui. Un peu plus tard, il m’a enseigné différentes techniques comme le piège de type « Conibear », pour capturer le rat musqué, et la « Pôle », pour attraper le castor. J’ai pu m’exercer à l’arrière de chez moi avec l’aide de mon père. Mon grand-père, lui, m’a appris à installer et utiliser les collets à renard et à coyote. Maintenant, mon père et moi plaçons des pièges sur les terres du gouvernement pendant la saison hivernale et, chaque fin de semaine, nous faisons la tournée pour vérifier nos installations. À l’arrière de la maison, nous avons même une cabane de piégeage. Mon père m’a donc appris les différentes étapes à réaliser pour préparer les peaux. Lorsqu’elles sont prêtes, nous les vendons à des gens qui font des chapeaux, des mitaines et des manteaux pour se garder au chaud pendant la saison froide.

La trappe est une passion, mais aussi un héritage familial très précieux.

L’INGÉNIOSITÉ DE JOSEPH-ARMAND BOMBARDIER

JÉRÔME LESSARD, AVEC LA PARTICIPATION DE MATHIS COSSETTE 5 E ANNÉE, ÉCOLE DE GRANADA

On adore la motoneige parce qu’elle nous permet d’atteindre des endroits qui seraient autrement inaccessibles en hiver. En effet, on peut se faufiler entre les arbres dans la forêt ou grimper au sommet des montagnes enneigées. En motoneige, on se déplace rapidement et on passe plus de temps en plein air.

UN MUSÉE CONSACRÉ AUX INVENTIONS

Vous aimeriez en apprendre plus sur l’origine de la motoneige et son évolution? Alors vous devez absolument visiter le Musée de l’ingéniosité J. Armand Bombardier! C’est dans le véritable garage de M. Bombardier, situé à Valcourt (en Estrie), sa ville natale, que vous pourrez admirer plus d’une centaine de modèles de motoneiges et de prototypes qu’il a créés au fil du temps. Parmi ceux-ci se trouve le Véhicule 1931 que j’aime particulièrement parce qu’il a été construit à partir du châssis d’une vieille automobile Ford. Vous pourrez également voir la célèbre Autoneige B12 (1947), qui pouvait transporter jusqu’à 12 personnes sur des routes enneigées, et le fameux Muskeg (1953), un tracteur à chenilles qui permettait aux compagnies forestières de traverser des marécages. Il n’y a aucun doute, Joseph-Armand Bombardier a fait preuve de créativité pour contrer les problèmes de déplacement liés à nos hivers québécois!

Mavrick qui explique le fonctionnement d’un piège à patte à la classe
Détail d’un dessin de Laurence Turpin sur le thème Pour toi, la culture c’est quoi?
La célèbre Autoneige B12
MÉLISSA

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