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MARS 2026 // L'INDICE BOHÉMIEN // VOL. 17 - NO. 06

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MÉDIA ÉCRIT COMMUNAUTAIRE DE L’ANNÉE

SOMMAIRE

À LA UNE 4 ET 5

ARTS DE LA SCÈNE 7

ARTS VISUELS 11

CALENDRIER CULTUREL 23

CHRONIQUE CHAMP LIBRE 8

CHRONIQUE ENVIRONNEMENT 10

CHRONIQUE HISTOIRE 20

CHRONIQUE L’ANACHRONIQUE 6

CHRONIQUE MA RÉGION, J’EN MANGE 21

3

15 À 19

14

9

MUSICAL 13

EN COUVERTURE

Émilie B. Côté accroche une plante enduite de cire dans le cadre du projet L’herbier de cire; Études végétales.

L’indice bohémien est un indice qui permet de mesurer la qualité de vie, la tolérance et la créativité culturelle d’une ville et d’une région.

150, avenue du Lac, Rouyn-Noranda (Québec) J9X 4N5

Téléphone : 819 763-2677 - Télécopieur : 819 764-6375 indicebohemien.org

ISSN 1920-6488 L’Indice bohémien

Publié 10 fois par an et distribué gratuitement par la Coopérative de solidarité du journal culturel de l’Abitibi-Témiscamingue, fondée en novembre 2006, L’Indice bohémien est un journal socioculturel régional et indépendant qui a pour mission d’informer les gens sur la vie culturelle et les enjeux sociaux et politiques de l’Abitibi-Témiscamingue.

CONSEIL D’ADMINISTRATION

Dominic Ruel, président | MRC de La Vallée-de-l’Or

Sophie Bourdon, vice-présidente | Ville de Rouyn-Noranda

Caroline Lefebvre, trésorière | MRC de La Vallée-de-l’Or

Audrey-Anne Gauthier, secrétaire Ville de Rouyn-Noranda

Raymond Jean-Baptiste Ville de Rouyn-Noranda

Audrey-Ann Lessard | MRC d’Abitibi

DIRECTION GÉNÉRALE ET VENTES PUBLICITAIRES

Valérie Martinez direction@indicebohemien.org 819 763-2677

RÉDACTION ET COMMUNICATIONS

Lyne Garneau, coordonnatrice à la rédaction redaction@indicebohemien.org 819 277-8738

RÉDACTION DES ARTICLES ET DES CHRONIQUES

Renaud Audet, Jean-Félix Beaulieu, Majed Ben Hariz, Kathleen Bouchard, Jasmine Caron, Gabrielle Demers, Louis Dumont, Joanie Duval, Nathalie Faucher, Laurianne Lamontagne, Philippe Marquis, , Lise Millette, Dominique Roy, Dominic Ruel.

COORDINATION RÉGIONALE

Patricia Bédard, CCAT | Abitibi-Témiscamingue

Majed Ben Hariz | MRC de Témiscamingue

Valérie Castonguay | Ville d’Amos

Sophie Ouellet | Ville de La Sarre

Cédric Poirier | Ville de Rouyn-Noranda

Brigitte Richard | Ville de Val-d’Or

DISTRIBUTION

Tous nos journaux se retrouvent dans la plupart des lieux culturels, les épiceries, les pharmacies et les centres commerciaux. Pour devenir un lieu de distribution, contactez : direction@indicebohemien.org

Merci à l’ensemble de nos collaboratrices et collaborateurs bénévoles pour leur soutien et leur engagement.

Pour ce numéro, nous tenons à remercier particulièrement les bénévoles qui suivent :

MRC D’ABITIBI

Jocelyne Bilodeau, Jocelyne Cossette, Paul Gagné, Gaston Lacroix, Jocelyn Marcouiller et Sylvie Tremblay

MRC D’ABITIBI-OUEST

Maude Bergeron, Julie Mainville, Mylène Noël, Sophie Ouellet, Julien Sévigny, Éric St-Pierre et Mario Tremblay

VILLE DE ROUYN-NORANDA

Claire Boudreau, Anne-Marie Lemieux, Annette St-Onge et Denis Trudel

MRC DE TÉMISCAMINGUE

Émilie B. Côté, Majed Ben Hariz, Daniel Lizotte et Dominique Roy

MRC DE LA VALLÉE-DE-L’OR

Claudia Alarie, Julie Allard, Dominic Belleau, Médérick Belleau, Nicole Garceau, Rachelle Gilbert, Nancy Poliquin et Dominic Ruel

CONCEPTION GRAPHIQUE

Feu follet, Dolorès Lemoyne

CORRECTION

Geneviève Blais et Nathalie Tremblay

IMPRESSION

Transcontinental inc.

TYPOGRAPHIE

Carouge et Migration par André Simard

PAR DELÀ L’HIVER, CHERCHER LE COCON

L’hiver se montre généreux cette année. Non pas dur ou froid, mais lourdement présent et chargé. Ainsi, la neige est tombée par chaudrées, avec bien peu de valses de flocons. La danse gracieuse de plumes virevoltantes a été remplacée par des bordées à la pelle, nous laissant embourbés, plutôt qu’avec des jardins de givre.

Les toits chargés et lourds témoignent eux aussi de l’accumulation des derniers mois. Ils ont le dos lourd et certains ont une protubérance qui cherche à verser vers l’avant. Dire que toute cette masse n’est que d’innombrables gouttes d’eau pétrifiées qui, si elles n’avaient pas été sous forme solide, auraient bien pu faire déborder le vase…

Le froid a aussi sévi. Le vent a charrié, a soufflé et s’est déchainé de sorte que, partout, ce n’est plus un tapis blanc, mais une tapisserie de neige qui s’étend sur la possibilité d’un printemps hâtif; laissant du même coup les rêves gelés, pétris par les rafales brusques du monde extérieur.

Le refroidissement éolien a transformé en frimas toute trace de chaleur humaine en liberté. Ça ne court pas les rues par risque d’engelures.

Comme les corps célestes qui continuent d’exister lorsque le jour se lève, les convictions noyées sous une bordée poursuivent leur trajectoire.

Il nous faut donc chercher à nous extirper de cette idée où tout semble figé, pétrifié, perdu et voir dans l’impasse une main tendue qui s’avance dans une ère glaciaire. Chercher, en quelque sorte, ce qui nous retient véritablement.

Ce n’est pas l’hiver le problème. Il ne s’agit que d’une saison qui se fait généreuse dans ses excès. L’adversité tient à notre rapport au froid et à notre manière d’y résister, de s’en préserver ou de l’apprivoiser.

Les absolus tiennent souvent à un refus d‘adaptation. D‘ailleurs, du fait de leur nature, les pôles sont hostiles, il faut s‘en éloigner si on souhaite s‘établir ou viser une installation à plus long terme.

Et pourtant, même si les certitudes semblent perdues parce qu’elles sont ensevelies, le principe de conservation nous rappelle que rien ne se perd ni ne se crée, tout se transforme. Il s’agit du fondement même de la loi de la physique, telle qu’énoncée par Antoine Lavoisier en 1777.

La loi de la conservation de la masse stipule que même si les choses changent d’état, la masse demeure la même puisque les atomes restent les mêmes. En fin de transition d’un état à un autre, la somme ou le produit des réactifs ne diffère pas de ce qu’elle était au départ. Et s’il survient de nouveaux liens, qui génèrent une nouvelle substance, il y aura tout de même conservation de la masse.

Les absolus tiennent souvent à un refus d’adaptation. D’ailleurs, du fait de leur nature, les pôles sont hostiles, il faut s’en éloigner si on souhaite s’établir ou viser une installation à plus long terme.

L’adaptation peut aussi se faire par une diminution du temps d’exposition. On se préserve, on se trouve des refuges, des oasis, des cocons sociaux qui deviennent aussi une raison qui nous retient de tomber en hiver.

Le soleil plombe et fait scintiller les cristaux en surbrillance blanche. À perte de vue, comme des étoiles couchées par terre et sur les toits, tant et si bien qu’on peut en être aveuglés. Les rayons chauffent à la fenêtre, l’eau perle et l’eau fond dehors. Ainsi, il n’y a pas d’absolu, juste une transformation de la matière. Rien ne se perd, il suffit de voir autrement les possibilités et les changements de phases qui se succèdent.

Ce n’est pas un problème de saison, mais de rapport au temps et de chemin parcouru.

En attendant, je le concède, ça manque cruellement de vert tendre et de bourgeons…

Tige d’onagre bisannuelle enduite de cire d’abeille blanche, projet L’herbierdecire;Étudesvégétales.
Plantes enduites de cire, projet L’herbierdecire;Étudesvégétales
Roche d’amazonite et alvéoles de cire, dans le cadre du projet Habiter la ruche, où l’artiste a déposé des objets dans les ruches de l’entreprise Miel Abitémis.

LA UNE –

LA PALETTE COLORÉE D’ÉMILIE B. CÔTÉ

Émilie B. Côté occupe une place de choix dans le paysage culturel témiscamien. Artiste et gestionnaire culturelle, elle incarne cette force tranquille qui façonne un milieu sans jamais chercher la lumière pour elle seule. Son parcours, profondément enraciné dans le territoire, témoigne d’une sensibilité fine au vivant, aux matières, aux cycles et aux humains qui l’entourent. Par ses œuvres, son implication et sa présence, elle fait du Témiscamingue un lieu où l’art respire, circule et transforme. Et son influence dépasse largement les murs de la salle d’exposition du Rift où elle occupe le rôle de codirectrice générale et de directrice artistique des arts visuels. Pour nous permettre de connaître davantage la personne qui se cache derrière l’artiste, ce pilier de la culture régionale nous fait découvrir les nuances qui façonnent son existence.

D’UN BLEU CIEL TRÈS PÂLE

Chez Émilie, l’art n’est pas une vocation apparue brusquement, mais un langage intuitif qui s’est imposé avant même qu’elle puisse le nommer. Enfant silencieuse et observatrice, elle trouvait dans la nature un terrain d’exploration sensorielle qui allait marquer toute sa vie. Le chalet, le printemps à la baie Joannes, l’argile du lac Témiscamingue, les cristaux de glace qui se brisent… autant de souvenirs fondateurs qu’elle associe à un bleu ciel très pâle qui évoque l’enfance, la liberté et l’ouverture vers l’horizon.

D’UN BLANC CASSÉ

Il a fallu une visite à la salle d’exposition pour qu’elle comprenne que l’art « pouvait aussi être ça », une transgression des conventions. Elle y a vu un grand carton blanc, presque nu… seulement quatre petites pattes de chaise perdues dans un haut de page. Ce vide, qui a fait naître en elle un goût de liberté, était signé Martine Savard. Cette nuance de blanc cassé lui « a fait comprendre qu’il pouvait se dire bien des choses dans un espace vide ».

D’UN

MAGENTA PROFOND

Choisir une carrière artistique n’a jamais été un geste tranché. « Je n’ai jamais vraiment su, et en même temps, j’ai toujours su », explique l’artiste. Le déclic s’est fait en douceur, au fil des études, des voyages puis, surtout, du retour au Témiscamingue en 2011. Les occasions se sont alignées : une première exposition au Rift, un emploi, une bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). Le magenta profond, couleur de l’intuition, incarne ce moment où

DOMINIQUE ROY

elle a compris que sa pratique pouvait exister pleinement dans le monde réel. « Le magenta est franc, il ne murmure pas, il sait pourquoi il est là », précise Émilie.

D’UN VERT SAUGE ET FERTILE

Autour d’elle s’est manifesté un mélange de soutien inconditionnel et d’inquiétude bienveillante lorsqu’elle a choisi de se consacrer à 100 % à une carrière artistique. « Mais j’avais de beaux outils dans mon coffre : ma mère m’a transmis sa sensibilité et sa créativité, puis mon père […] la constance et le goût du travail », dit Émilie. Elle n’y voit que du vert là où ils l’ont laissé pousser sans tenter de la détourner de son sentier.

Il y a des creux, des silences, des moments où la création se retire comme la marée. Émilie ne parle pas d’abandon mais de respiration. Elle sait que l’art a besoin de temps, de sensations et d’expériences, voire de solitude. Le vert sauge traduit cette période d’incubation, douce et nécessaire, que l’artiste associe à l’enracinement, à la douceur et à la patience; un monde à côtoyer pour mieux revenir à la matière.

Avec un budget illimité, elle rêverait d’un immense atelier en forêt, au bord d’un lac, ouvert aux artistes en résidence et aux idées. Un lieu où créer sans contraintes, où accueillir, où soutenir. Elle financerait les projets des créateurs de la région, consciente de la fragilité du milieu. Vert fertile, c’est la couleur de ce désir d’abondance, de partage, de germination. C’est la multiplication des possibles.

D’UN ROSE ORGANIQUE

Son style artistique, profondément lié au vivant, s’inscrit dans une démarche où botanique, mycologie et science se rencontrent. Émilie crée des œuvres organiques, parfois littéralement vivantes, où le lichen dialogue avec le béton, où des abeilles construisent sur le plâtre, où des champignons poussent dans un crâne d’orignal. Ses pièces explorent la coexistence, la transformation, la trace. Elle associe cette démarche au pleurote rose, un champignon élégant et tenace. Une couleur qui respire la fragilité, la force et la résilience du vivant.

D’UN GRIS-BLEU TIMIDE

Elle ne regrette aucune œuvre. Même celles qui dorment dans l’ombre ont leur importance. Elles sont des passages, des essais, des tremplins, voire des transitions. Le gris-bleu évoque cette zone intermédiaire, mouvante, où rien n’est

figé et où tout se transforme. Une couleur en retrait mais jamais immobile.

D’UN OCRE CHALEUREUX

Si elle devait se réincarner en artiste, spontanément, elle pense à Paryse Martin, professeure marquante et femme lumineuse, qui avait cette « capacité fascinante à regarder son enfant intérieur et à en faire émerger le meilleur de ses étudiants ». L’ocre, couleur chaude et vivante, lui rend hommage. Elle évoque aussi les influences qui l’ont façonnée : Eva Hesse, Anselm Kiefer, Leonardo Drew, Andy Goldsworthy… des artistes qui, comme elle, explorent la matière, la mémoire et le temps.

DE TOUTES LES COULEURS

Chez elle, les murs racontent une histoire : celle des artistes régionaux qu’elle admire et des œuvres achetées à la Biennale Internationale d’Art Miniature. Elle croit à l’importance d’acheter l’art, de soutenir ceux qui le créent. Son intérieur est multicolore, à l’image de la diversité qui nourrit son regard.

D’UN GRIS ASSURÉ

Enfin, pour 2026, elle choisit le gris, couleur de l’argile qu’elle travaillera en duo avec son amie Violaine Lafortune. Un gris vivant, loin d’être terne, qui annonce une année de création enracinée et pleine de matière… pleine de promesses.

FRÉDÉRIC
Émilie B. Côté en pleine action avec de la cire chaude sur sa table d’atelier.

– L’ANACHRONIQUE –

LE VRAI MONDE

Sa campagne s’est amorcée au début février et devrait se poursuivre au moins jusqu’au 12 avril. Rappelons les premiers mots de l’homme recueillis dans quelques entrevues : « Je fais de la politique pour le monde ordinaire, le vrai monde, monsieur et madame tout le monde, la majorité silencieuse souvent de la classe moyenne ». Rien de précis, mais il laisse croire qu’il représente vraiment beaucoup de personnes. Des millions peut-être. Vous et moi, pourquoi pas? Toutefois, la question se pose, qu’est-ce que ce vrai monde?

« Ceux et celles qui ne font pas partie d’un lobby, n’ont pas de représentant pour eux dans les médias, n’ont pas de syndicat. » Bon… voilà qui n’est pas plus précis. Mais, si quelqu’un s’affirme porte-parole des sans voix, il parle donc à leur place. Alors, s’il clamait – je prends ici un exemple fictif – qu’il faut un troisième lien entre Québec et Lévis, c’est dire que le vrai monde en veut un, n’est-ce pas?

Toujours à propos de ses mêmes sujets : « Ils se lèvent le matin, vont travailler, paient leurs impôts, s’occupent des enfants, vont les chercher en courant à la fin de journée à la garderie. Ils n’ont pas le temps d’aller sur Facebook et faire toutes sortes de commentaires. Le vrai monde, c’est aussi le Québec des régions et c’est aussi nos ainés qui ont bâti le Québec. » Ha, là, à ces mots, je deviens jovial et souriant! En effet, jusque-là, je me sentais « rejet ». Sauf que si les régions font partie du vrai monde, alors nous sommes bénis! Nous l’aurons notre troisième lien!

Le type veut devenir premier ministre. Rien de moins. Rappelons qu’il a, comme ministre de l’Environnement, fait reculer de cinq ans l’atteinte de nos cibles de réduction des gaz à effet de serre (GES). Il est d’accord pour plus de privé en santé comme en éducation,

JE SOUTIENS L’INDICE BOHÉMIEN

FORMULAIRE

et moins d’État, donc moins de services puisqu’il souhaite aussi baisser nos impôts. Bref, retournons au « vrai monde » du Québec des années 1950.

La prétention de parler au nom des gens qui ne s’exprimeraient pas est appelée « populisme ». On oppose le peuple à une certaine élite ou une menace. Le bonhomme dont il est question ici a lancé des phrases contre les organisations syndicales et les groupes environnementaux. Cette stratégie est employée au sud de notre frontière en ciblant les immigrants…

Cependant, ces gens-là ne disent jamais rien sur le 1 % des plus riches. Ces ultras riches et leurs entreprises achètent des élections, exploitent tous les vivants qu’il leur est possible d’exploiter, contournent les lois, nous font chanter et polluent sans aucune gêne. « Allezvous me lâcher avec les GES? » chialait l’autre. Leurs fortunes passent par les paradis fiscaux et nous privent de nécessaires impôts.

Ils lèvent le nez sur la majorité du haut des airs, dans leurs jets privés. Tiens, à Davos, on comptait autour de 700 de ces appareils. Selon OXFAM, les 12 milliardaires les plus fortunés de la planète possèdent plus de richesse que la moitié la plus pauvre de l’humanité, soit plus que 4 milliards d’humains. Bezos, Zuckerberg et Musk, les trois hommes les plus riches du monde, ont assisté à l’assermentation de Trump l’an dernier.

Ces inégalités effarantes représentent la base de nos problèmes actuels. Ceux qui, au nom du vrai monde, dénoncent l’immigration, les écolos ou les syndicats, ne pointent jamais les oligarques. Ce n’est pas un monde, ça, et c’est en mettant fin à ces inégalités sans limites qu’il faut commencer. Qu’en penses-tu, Bernard?

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JERRY T’AIME (SIC), ET ON AIME JERRY!

Jerry Tremblay a présenté trois spectacles en AbitibiTémiscamingue, dont deux à guichets fermés au Petit Théâtre du Vieux Noranda. C’est une foule en délire qui l’a accueilli à chaque représentation, et nombreuses ont été les personnes à faire la file pour prendre une photo avec lui. Mais qui est Jerry?

Jerry, c’est un homme en quête d’amour, qui nous prend à témoin – et parfois à partie – dans ses tentatives pour comprendre ce qui fait fonctionner une relation. En mêlant cirque, humour et théâtre comique, il nous en a offert plein la vue – et plein le cœur – les 5, 6 et 7 février dernier.

UN SYNOPSIS ATTENDRISSANT… ET

REBONDISSANT

Tout juste laissé par sa blonde, Jerry tente de « travailler sur luimême » pour retrouver l’amour. Pour y arriver, il interroge le public, l’inclut dans ses réflexions et se met souvent dans des situations surprenantes. Devant nous, un spectacle participatif se construit, porté par un homme de 36 ans gêné, maladroit et peu à l’aise avec les codes sociaux. Pour prouver sa valeur, il enchaîne les numéros de vélo, d’acrobatie et de jonglerie. L’humour sert de fil conducteur à cet ensemble qui tient étonnamment bien, malgré les doutes qui nous traversent parfois devant la fragilité de l’égo de Jerry.

MALAISES ET STEPPETTES

À travers la projection de ses vidéos Tinder, Jerry raconte ses déboires amoureux avec une franchise à la fois touchante et malaisante. Incapable de créer un vrai lien avec qui que ce soit, il tente tout de même de nous convaincre de son charme grâce à un striptease loufoque et au numéro de yoyo qui l’a rendu populaire autant sur le Web qu’à la télévision. En bousculant les codes du théâtre comme ceux des applications de rencontre, il nous entraîne dans un univers rock’n’roll, absurde et étonnamment attachant.

GABRIELLE DEMERS

Le public embarque rapidement : il réagit, répond, participe. Jerry répond aux cris du public, mais cette vague d’amour lui suffira-t-elle pour reconquérir son ex? Rien n’est moins sûr. Cependant, l’évolution du personnage laisse entrevoir une véritable renaissance. Plus le spectacle avance, plus l’humour visuel devient burlesque et assumé. La finale, elle, dégage l’énergie d’un gala de boxe à la Rocky, tant la salle est électrisée.

MAIS QUI EST JERRY?

Passionné de sports extrêmes, Maxime Poulin découvre le cirque à 16 ans. Diplômé de l’École nationale de cirque de Montréal, il se spécialise en vélo acrobatique et développe

un intérêt marqué pour la comédie et l’interprétation, ce qui mène à la création de son personnage phare, Jerry Tremblay. Polyvalent, il repousse constamment ses limites en combinant prouesses circassiennes, humour et direction de cabaret. Son travail repose sur une éthique de bienveillance et de rigueur, qui nourrit la maturité de son expression artistique.

En novembre 2025, Maxime a remporté la deuxième saison de l’émission Quel talent! grâce à son mélange unique de vélo acrobatique, de yoyo et d’humour absurde. Jerry Tremblay s’impose alors comme une véritable révélation humoristique, maîtrisant l’art du malaise pour créer un lien singulier avec le public québécois. ON T’AIME, JERRY!

URSULA KAUFFMAN
Jerry Tremblay pendant un numéro.

LE STARBUCKS EST OUVERT!

À lire les commentaires, sur Facebook surtout, j’avais l’impression d’être ramené à d’autres époques de notre histoire, quand, par exemple, un député annonçait l’arrivée de l’électricité dans la campagne de son comté, quand un village était enfin rejoint par le chemin du Canadien National ou encore quand Natashquan a vu finalement la route 138 la relier au reste du Québec dans les années 1990. Oui! le Starbucks ouvrait ses portes à Val-d’Or, après, faut-il croire, une trop longue attente! J’aurais probablement lu les mêmes choses quand le Walmart s’est installé en ville. On a certainement applaudi aussi quand s’est ouvert une Cage aux Sports ou un Bâton-Rouge. On attendrait aussi avec impatience un Costco, à Val-d’Or ou à Rouyn-Noranda. On parle déjà d’un Wendy’s, d’un Boustan et d’un Pizza Salvatoré.

C’est une chose curieuse, qui m’impressionne toujours, sur laquelle je m’interroge aussi, qu’un tel engouement pour ces grandes chaînes et ces bannières, un engouement mêlé de fierté, mais également d’une sorte de soulagement… Pourquoi?

Probablement à cause du sentiment de reconnaissance. C’est un besoin : sentir que notre milieu, loin des grands centres, n’est pas oublié. Un Starbucks, c’est une forme de validation : notre ville est attractive! On accède à ce que d’autres ont déjà. On joue dans la même ligue! C’est comme si on se sentait enfin entrer dans la vraie modernité, adopter un style de vie dont les autres, déjà, ailleurs au Québec, pouvaient profiter. Souffre-t-on d’une forme de sentiment d’infériorité ici? Comme si les bannières connues et les grandes marques de commerce apportaient une légitimité, un sérieux, un ticket d’entrée dans les ligues majeures?

C’est peut-être aussi parce que ces chaînes sont des repères familiers et sécurisants. Les produits offerts sont standardisés, les expériences sont prévisibles, c’est connu, c’est sans danger. Lors d’un voyage à Lisbonne, j’avais été impressionné, voire déçu, que le McDonald’s soit l’un des restaurants les plus achalandés. C’est un pas facile vers une uniformisation : mêmes menus, mêmes décors, mêmes pratiques. Même les modèles de paysages se

reproduisent : un McDo est un McDo, un Starbucks est un Starbucks, on reconnaît les enseignes de loin, et les deux sont dépendants des voitures et du service au volant.

Un Starbucks qui ouvre, c’est peut-être un signe de vitalité et de croissance économiques. Ce sont des emplois. C’est une croissance de l’activité. C’est un milieu viable. C’est une forte symbolique. C’est rassurant aussi. En même temps, ces grandes chaînes mettent une pression énorme sur les commerces indépendants et sur les artisans qui proposent des offres uniques, à la force de leur tête et de leurs bras, car elles profitent de marges plus grandes, de stratégies marketing puissantes et efficaces, d’une capacité de fermer une succursale sans trop d’impact. Un Starbuck peut rester ouvert longtemps en faisant face à des tempêtes. Le Balthazar, probablement moins.

Au fond, c’est une période paradoxale : on veut soutenir les commerces locaux, on croit dans nos rues principales, mais en même temps, on se réjouit des grandes chaînes qui viennent s’installer, souvent loin des centres-villes, dans ces zones sans trop d’âme qu’elles peuvent créer. Et beaucoup ensuite s’en réjouissent, en veulent plus et espèrent déjà les prochaines enseignes.

LETTRE AU PREMIER MINISTRE

JOËL DESCHÊNES, PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION DES MÉDIAS ÉCRITS COMMUNAUTAIRES DU QUÉBEC (AMECQ)

Nous reproduisons ici la lettre envoyée par le président de l’AMECQ, Joël Deschênes, au premier ministre François Legault, le 7 janvier dernier.

Qu’adviendrait-il de nos médias s’ils étaient tous contrôlés par des entreprises américaines, ou s’ils devenaient la propriété d’un ou deux conglomérats? Auriez-vous toujours confiance en eux? Vous devez convenir que de telles situations seraient inacceptables.

Au rythme où vont les choses, cela risque cependant d’arriver, plus tôt que tard. La presse locale peine à survivre et quand elle aura disparu, il ne restera plus que quelques grands joueurs.

L’information locale indépendante, celle que les journaux communautaires produisent depuis des décennies, est pourtant essentielle à notre démocratie. Sans elle, il n’y aurait aucun contrepoids aux médias commerciaux et aux informations parfois partisanes, et des communautés entières perdraient leurs voix.

Depuis la COVID, les médias communautaires voient leurs revenus de publicité chuter – même le gouvernement s’est détourné d’eux, au profit de Meta, pour la publication de ses messages! Ainsi, même avec les subventions reçues du ministère de la Culture et des Communications via le PAMEC (programme d’aide au fonctionnement des médias communautaires), nos journaux membres sont dans le rouge. Nous cherchons tous activement des solutions pour réduire leurs coûts, mais ceux-ci augmentent quand même.

Nous croyons que le gouvernement peut faire la différence, même en période de compressions. Les sommes totales nécessaires pour assurer la survie de nos journaux communautaires représentent une fraction infime du budget. Une hausse de 10 % du PAMEC et la reprise des publicités gouvernementales dans nos journaux seraient sans doute suffisantes.

Demeurant persuadé que vous serez sensible à notre requête, je vous prie d’accepter mes salutations distinguées.

L’ACHAT EN VRAC, ALLIÉ DE LA RÉDUCTION DES DÉCHETS

LAURIANNE LAMONTAGNE, CHARGÉE DE PROJET, CONSEIL RÉGIONAL DE L’ENVIRONNEMENT DE L’ABITIBI-TÉMISCAMINGUE (CREAT)

Le Québec est un producteur gourmand de déchets, avec une moyenne annuelle par habitant de 240 kg (530 lb) de déchets domestiques enfouis ou incinérés et de 65 kg (143 lb) de matières recyclables acheminées au centre de tri. Face aux coûts liés à la gestion de ces matières résiduelles, à l’impact cumulé de nos sites d’enfouissement et au faible taux de valorisation des matières dites recyclables (seulement 46 %), une solution facile et efficace pour allier économie et écologie se dessine : la réduction à la source.

LE VRAC OU COMMENT RÉDUIRE À LA SOURCE

Le vrac permet d’acheter des produits et des aliments dans des contenants réutilisables, et ce, en quantité souhaitée. Ce n’est pas du « zéro déchet » à proprement parler, mais bien une manière de réduire massivement notre production de matières résiduelles. De plus, le gaspillage alimentaire est évité puisqu’on se procure l’aliment dans la quantité requise, sans surplus.

La transition vers les achats en vrac peut être perçue comme complexe et un peu intimidante. Voici donc quelques petits trucs pour s’initier au vrac :

1. Commencer par un ou deux produits

Passer au vrac ne signifie pas de remplacer 100 % de nos achats dès le départ. On peut commencer par cibler un ou deux produits que l’on utilise régulièrement, puis en substituer d’autres progressivement au rythme qui nous convient.

2. N’importe quel contenant convient

Pas besoin de beaux pots en verre pour acheter en vrac : un pot de yogourt ou de cornichon, un contenant ou un sac en plastique, tant qu’il est propre, convient.

De plus, la plupart des magasins en fournissent pour faciliter la transition.

3. Les dégâts, ça arrive!

La manipulation d’aliments comporte forcément un risque de faire un dégât. Le personnel peut expliquer les manipulations adéquates pour les éviter et vous donner des trucs pour faciliter votre expérience. L’important est d’apprendre et de persévérer dans cette démarche écoresponsable.

4. Le personnel peut préparer une commande pour la clientèle pressée

Il suffit de venir déposer ses contenants avec une liste, et de repasser ultérieurement pour les récupérer dûment remplis. C’est une manière efficace de concilier achats en vrac et horaire chargé.

DES AVANTAGES CONCRETS POUR LE PORTEFEUILLE

Au-delà de l’aspect environnemental, l’achat en vrac présente des bénéfices économiques indéniables. Les prix au poids sont souvent plus avantageux que ceux des produits préemballés puisqu’on ne paie pas pour l’emballage ni pour les stratégies de marketing. Cette approche permet également de découvrir de nouveaux produits en petites quantités avant de s’engager dans un achat plus important.

UNE OFFRE BIEN IMPLANTÉE DANS LA

RÉGION

L’Abitibi-Témiscamingue a la chance de compter sur six personnes passionnées qui tiennent cinq boutiques offrant du vrac. Grâce à leur travail quotidien, elles permettent à des centaines de ménages témiscabitibiens de réduire leur empreinte écologique, de réaliser des économies et d’encourager des producteurs locaux. Et c’est toujours un plaisir pour eux d’accompagner les néophytes dans leur transition.

N’hésitez pas à passer pour découvrir le merveilleux monde du vrac.

PRODUCTIONS CHIEN PAS DE MÉDAILLE PRÉSENTE

Le Conseil de l’environnement de l’Abitibi-Témiscamingue agit avec pour mission de promouvoir la conservation et l’amélioration de la qualité de l’environnement dans une

AUTEUR ET METTEUR EN SCÈNE ÉTIENNE JACQUES

COMPOSITEUR PETE CHAMBERLAND

INTERPRÈTES RÉMY BOUCHARD, JEANFRANÇOIS COSSETTE, JULIE GAUDET, FRANCIS GREFFARD, ÉTIENNE JACQUES, SARAH LAFRENIÈRE, JOSÉE LATOUR, AUDREY LAVOIE, KATY VACHON ET GENEVIÈVE VALCOURT

31 MARS ET 1ER AVRIL 2026

19 H • THÉÂTRE DU CUIVRE • ROUYN-NORANDA

THÉÂTRE MUSICAL • CHIENPASDEMEDAILLE.COM

L’ARTOUCHE EXPOSE L’ART MINIATURE

La miniature est un type d’art en deux dimensions qui renvoie à la conception et la création de peintures de petite taille. Elle fait son apparition au 16e  siècle où elle est surtout utilisée pour des portraits, aisés à conserver et à transporter. L’art miniature porte jusqu’à nos jours des marques aux grandes qualités artistiques.

L’art miniature est une tendance émergente qui se distingue par sa délicatesse et sa finesse. Ces petites merveilles captivent le public, car si leur taille est réduite, leur impact est immense. Au Témiscamingue, la Biennale Internationale d’Art Miniature à Ville-Marie a été présentée 15 fois, de 1992 à 2021. De plus, plusieurs artistes témiscamiennes du regroupement L’Artouche se sont révélées douées dans ce type d’art. Elles se distinguent par une infinie patience, une minutie extrême et une dextérité exceptionnelle. « Le regroupement a commencé à faire des miniatures en 1994 et la première exposition en miniatures a été présentée à la Seigneurie de Ville-Marie en mai 1994, et 27 artistes y ont participé », explique Francine Marcoux, membre et secrétaire de L’Artouche.

Grâce à leur petite taille, les peintures miniatures s’intègrent facilement à n’importe quel style.

Au Témiscamingue, les œuvres en miniature sacralisent la nature du fait que les artistes de la région entretiennent une relation intime et organique avec leur environnement inspirant. « Différents artistes racontent différentes histoires, parfois on retrouve des paysages témiscamiens, des animaux, des oiseaux, des fleurs, un monde imaginaire et humoristique », ajoute Mme Marcoux.

MAJED BEN HARIZ

L’art miniature fonctionne comme une métaphore visuelle en condensant une réalité complexe, intime ou spirituelle dans un format réduit, invitant à une observation attentive, presque méditative. Elle symbolise la précision, la rareté et l’intériorité, transformant le banal en une vision totale et poétique. « La métaphore que l’on retrouve dans une miniature est souvent subtile et recherchée, souligne Mme Marcoux. Un petit paysage peut-être une représentation de sérénité et de calme par sa lumière et sa profondeur. Une fleur fait référence à la fragilité ou à la beauté. Un cheval évoque la puissance, la force et la liberté. »

Par rapport aux œuvres d’art de grande taille, les peintures miniatures sont souvent plus abordables, ce qui les rend accessibles à un plus large éventail d’amateurs d’art. Leur petite taille les rend idéales pour être exposées dans des espaces restreints. Mme Marcoux précise que « les spectateurs préfèrent les petits formats pour leurs aspects intimes, abordables et pratiques. Ils favorisent la concentration sur les détails et la délicatesse que l’artiste a bien voulu exprimer ».

Les œuvres en miniature de l’Artouche seront exposées dans les bibliothèques membres du Réseau BIBLIO ATNQ : du 9 mars au 19 avril à la bibliothèque de Matagami, du 11 mai au 14 juin à Nédélec et du 22 juin au 15 septembre à Moffet.

MARIELLE BERGERON

D’APRÈS LE ROMAN DE KEV LAMBERT · ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE : OLIVIER ARTEAU

Théâtre Télébec

·

VAL-D’OR

29 mars 2026

COPRODUCTION LE THÉÂTRE DU TRIDENT · LE THÉÂTRE DU TANDEM · LE THÉÂTRE DOUBLE SIGNE · LE THÉÂTRE LA RUBRIQUE

BALLET OPÉRA PANTOMIME (BOP) · LE THÉÂTRE FRANÇAIS DU CENTRE NATIONAL DES ARTS · LE FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES (FTA) · LE THÉÂTRE DU NORD

EN PARTENARIAT AVEC

LE CÉGEP DE L’ABITIBI-TÉMISCAMINGUE

ENTREVUE AVEC KATY VACHON

QU’EST CE QUI T’A ATTIRÉE LE PLUS DANS CE PROJET ET QUI T’A DONNÉ LE GOÛT DE T’EMBARQUER?

Je dirais, le fait que ce soit original et 100 % régional! Le casting [la distribution], les chansons, le texte et même l’histoire [sont inspirés] de faits réels de la région.

EST-CE QU’IL Y AVAIT UN DÉFI PLUS COMPLIQUÉ PAR RAPPORT À LA COMÉDIE MUSICALE, SOIT DE CHANTER EN GROUPE OU SE RAPPELER DES RÉPLIQUES, ETC.?

Pour moi, il y avait plusieurs défis! Je joue deux rôles dans la pièce, donc développer mon jeu pour deux personnages qui sont très différents l’un de l’autre [..] Aussi, je dois adapter ma voix pour chacun des personnages. Un autre défi : mémoriser des textes! C’est plus difficile que de mémoriser des chansons. C’est assez ironique, car un de mes personnages est un barman qui a des problèmes de mémoire [rires]. Aussi, les chorégraphies, c’est toujours un peu moins naturel pour moi, mais je ne suis pas si mal [rires]… Un autre défi, c’est d’arriver à contrôler mes émotions. Un de mes personnages est une dame malade et certaines scènes et chansons me rendent émotive, car ça me fait penser à mon papa qui nous a quittés il y a quelques années.

QU’EST-CE QUE TU TROUVES LE PLUS EXCITANT ET STIMULANT DE REJOUER DEVANT LE PUBLIC, MAIS D’UNE FAÇON COMPLÈTEMENT DIFFÉRENTE?

J’ai eu plusieurs occasions de « jouer » pour le public dans les derniers mois, mais c’était toujours en tant que moi-même. De rejouer en incarnant des rôles, c’est très stimulant.

COMMENT DÉCRIRAIS-TU LE TON ET LE CLIMAT DU SPECTACLE, SOIT JOYEUX, TRISTE OU EXCITANT?

Le climat du spectacle, c’est surtout comique, satirique, mais avec des côtés émouvants et touchants. Il y a plusieurs portraits qui dépeignent plusieurs de nos réalités régionales, autant drôles que moins drôles…

Y’A-T-IL UNE MARQUE DE TOI OU UN IMPACT QUE TU AIMERAIS LAISSER DANS LA RÉGION?

Une marque de moi ou impact… Je dirais que j’espère que lorsqu’on parle de moi, que les gens pensent à une personne qui aime sa région et qui en est très fière.

Autoportrait.

EST-CE QU’UNE CHANSON, UN FILM OU UNE AUTRE COMÉDIE MUSICALE T’A INFLUENCÉE OU INSPIRÉE POUR TON RÔLE?

Au niveau vocal et interprétation, je dirais que bien que je n’aie pas eu la chance de voir Starmania. Je me suis inspirée de l’intensité qu’on retrouve dans les performances de « Le monde est stone ».

FINALEMENT, Y’A-T-IL UN CONSEIL POUR DE JEUNES

ARTISTES LOCAUX QUI AIMERAIENT SE LANCER DANS LE CHANT OU LA COMÉDIE MUSICALE?

Comme dans plusieurs domaines artistiques, il faut avoir de l’humilité, mais aussi, ne pas se laisser abattre par les commentaires négatifs. Il faut trouver un équilibre entre les deux! Ça, ce n’est pas facile, c’est un travail en continu.

Kathy Vachon s’est souvent fait rejeter, principalement à cause de son poids. On lui disait qu’elle devait en perdre pour se rendre plus loin. Elle n’a pas écouté ces conseils, a continué de pratiquer le chant et elle est maintenant devenue une icône de la musique pour l’Abitibi, et encore plus! Elle est la preuve qu’il faut croire en ses rêves et ne pas écouter les commentaires négatifs. Elle n’a pas eu à passer d’audition pour ce rôle, les directeurs la voulaient immédiatement, ce qui prouve son talent. Katy Vachon est une femme intelligente et tellement talentueuse. J’ai adoré travailler avec elle.

De la craie aux pixels : 100 ans à créer l’avenir

Du 13 février au 29 mars 2026

Sous la lumière du Nord

LA VISITE DES PETITS

Le samedi 11 avril 2026 de 9 h 30 à 11 h

museema. 1 819-762-

221, avenue du Musée, Rouyn-Noranda

museema.org | 819-762-6600

KATY VACHON

EN PARTENARIAT AVEC LE CÉGEP DE L’ABITIBI-TÉMISCAMINGUE

RENCONTRE AVEC VANESSA LIMAGE

JEAN-FÉLIX BEAULIEU

Les chroniqueurs et les animateurs radio sont très entendus, mais peu reconnus. Vanessa Limage en est un bon exemple. C’est une femme souriante, attachante et rayonnante, une humaine qui mérite d’être connue, autant professionnellement que personnellement. Vanessa est dans le milieu de la radio depuis près de 15 ans.

PRÉSENTEMENT VOUS ÊTES ANIMATRICE, MAIS AVANT, QUE FAISIEZ-VOUS?

C’est ça, mais avant j’étais chroniqueuse. J’ai porté quelques chapeaux à l’interne, [mais] ça va bientôt faire 15 ans que je suis à Radio-Canada. J’ai commencé à Val-d’Or, j’étais chroniqueuse culturelle à l’époque. Je suis arrivée [à Val-d’Or] en 2010, puis j’ai commencé comme chroniqueuse culturelle et après ça, j’ai été journaliste terrain. J’ai été vidéaste aussi, [mais] la culture me manquait trop. Après un congé de maternité, je suis retournée à mes premières amours, c’est-à-dire la culture. J’ai été chroniqueuse à l’émission du matin. Avant, c’était à l’émission de l’après-midi, puis il y a une opportunité d’animation à l’émission d’aprèsmidi. J’ai fait le processus et me voilà animatrice.

QU’EST-CE QUI VOUS A ORIENTÉ VERS LE MILIEU DE LA RADIO ET LA CULTURE?

Ben, moi, je suis une « bibite à médias ». À la maison, on n’avait pas le câble, mais j’avais la télévision. Je me souviens que, rapidement, je me suis découvert une passion pour tous les sujets d’actualité. C’était pas mal juste les nouvelles que j’écoutais, puis je trouvais ça intéressant puisque j’ai des origines haïtiennes. Je me rends compte que la radio, c’est quelque chose de presque culturel chez les Haïtiens. Je trouve que c’est un [média] de proximité, on dirait que la radio vient dans notre intimité, dans notre cuisine, dans notre chambre à coucher. Je ne choisis pas mon contenu, c’est un contenu qui vient à moi.

EST-CE QUE VOUS TROUVEZ QUE LA CULTURE EST ASSEZ MISE DE L’AVANT?

La radio est quelque chose qui aide beaucoup la culture, sauf que je pense qu’on ne la valorise pas assez. Oui, on la valorise, mais je pense qu’on ne mesure pas à quel point ça fait la différence et moi, d’ailleurs, je pense que si je fais de la radio aujourd’hui, c’est à cause de la culture parce que j’ai senti là qu’on s’intéressait à qui je suis, on me [communiquait] des choses qui m’intéressaient. Tu sais, ça commençait avec Passe-partout. Moi, j’étais dans la première génération, ça m’a accrochée puis, tranquillement, c’est comme ça que s’est développé mon amour de la culture québécoise. Je trouve que la culture, c’est un rôle vraiment important. J’ai l’impression que la culture, c’est un lecteur de notre identité, c’est ça notre

QUELLES SONT LES VALEURS QUI SONT IMPORTANTES POUR TOI?

Ah, les valeurs. Je dirais, ben oui, je dirais la justice vers un monde plus équitable. Tu sais, c’est sûr que tu sais… je viens d’un milieu où ce n’était pas nécessairement facile d’emblée sur le plan financier. Moi, ma mère est devenue veuve alors que j’avais 9 ans. Tu sais, on n’a jamais sombré dans une grande précarité, mais quand même, [ça] fait que toute cette notion-là de valorisation de la femme, de l’équité des chances, le fait aussi qu’on peut venir de n’importe quel milieu, c’est ça que je trouve beau aussi. Au Québec, on peut venir de n’importe quel milieu puis réussir dans la vie.

ISABELLE HARVEY
Vanessa Limage anime l’émission

EN PARTENARIAT AVEC

TOURISME

ABITIBI-TÉMISCAMINGUE

100 ANS AU FÉMININ À ROUYN-NORANDA

À ses débuts, Rouyn-Noranda n’était pas un lieu des plus féminins, la ville était plutôt foulée par les bottes d’une majorité d’hommes en quête de gloire minière. L’écho de ces pas s’est répercuté dans notre histoire, tellement que c’est une tâche ardue de trouver de l’information sur la vie de nos pionnières. J’ai lu de rares témoignages recueillis auprès de dames âgées qui, bien qu’offrant une fenêtre intéressante sur le quotidien de l’époque, parlent de leurs maris, de leurs pères, de leurs frères, mais peu d’elles. Heureusement, les choses ont bien changé aujourd’hui, même s’il reste du chemin à parcourir.

J’ai donc choisi de vous parler de femmes qui m’ont touchée particulièrement et que j’aimerais voir en tête d’affiche de nos récits d’histoire au lieu de la pataugeoire patriarcale dans laquelle on baigne. Y a-t-il une historienne dans la salle?

La murale LesDéfricheuses,fortesetfabuleuses au centre-ville de Rouyn-Noranda, créée en octobre 2020 par les artistes Ariane Ouellet et Valéry Hamelin.

Soulignons l’importance des Femmes dans le monde artistique régional !

TISSEUSE SOCIALE

C’est une femme qui a fondé, en 1926, le premier cinéma en ville : le Théâtre Régal, qui comptait 325 places. Christine Cloirec, ou miss Carey (du nom de son mari), était l’une des rares propriétaires foncières de l’époque. On peut déceler un esprit avantgardiste et près de la communauté dans la façon dont cette pionnière prêtait sa salle de cinéma pour des mariages, des conseils municipaux et même pour faire l’école. Les Prix Régal de la Ville de Rouyn-Noranda, qui récompensent les artistes locaux, sont d’ailleurs inspirés de la belle histoire du théâtre de miss Carey. Celle dernière a participé à la naissance culturelle de la ville et a contribué à tisser les liens communautaires. À RouynNoranda, on retrouve maintenant la rue Christine-Cloirec en son honneur. Miss Carey est décédée en 1942. Gageons qu’elle aurait adoré le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue.

JEANNE SUR LES ROUTES

Saviez-vous que le roman Jeanne sur les routes de Jocelyne Saucier était inspiré de l’histoire de la militante pour les droits des travailleurs Jeanne Corbin? Cette femme, dont la vie a été trop courte, a aidé l’organisation du mouvement syndicaliste à Rouyn-Noranda dans les années 1930, notamment avec la grève des bûcherons contre la Canadian International Paper et la fameuse grève des Fros (de « Foreigners » [étrangers]). Elle sera d’ailleurs arrêtée et incarcérée chaque fois. Le courage, la détermination et l’amour de la justice sociale de Jeanne Corbin sont grandement inspirants. Elle s’est éteinte à l’âge de 38 ans, des suites de la tuberculose. J’ai le sentiment que si elle était en vie aujourd’hui, Jeanne nous accompagnerait dans nos luttes féministes.

GARDIENNE DE L’HISTOIRE

On peut voir Annette Lacasse-Gauthier comme une gardienne de l’histoire de RouynNoranda et de sa région. D’abord enseignante au primaire jusque vers la fin des années 1940, Annette devient archiviste à la Société nationale des Québécois, puis s’implique comme présidente de la Société du patrimoine de l’Abitibi-Témiscamingue et membre du conseil d’administration de la Société d’histoire de Rouyn-Noranda. Sa passion pour l’histoire de son coin de pays la pousse à participer au projet Héros sans panache en publiant trois tomes de cette série historique. Annette est également l’autrice de J’ai vu naître et grandir ces jumelles (1967) et Les jumelles à l’âge d’or (1985). Son travail a permis de dévoiler de larges pans de notre histoire, notamment ceux moins connus des femmes qui en font partie. Le parcours d’Annette m’a beaucoup inspirée dans l’écriture de ce texte.

JOANIE
DUVAL

ANNIE GRANDMONT : UNE FEMME D’EXCEPTION

Dans le cadre de la thématique FEMMES du mois de mars, j’ai choisi de vous présenter Annie Grandmont.

LOUIS DUMONT

Annie Grandmont vit et travaille à La Corne, une petite municipalité de 800 et quelques habitants, située à mi-chemin entre Amos et Val-d’Or. Il s’agit d’une municipalité qui se démarque de ses voisines puisqu’elle arrive au premier rang en Abitibi-Témiscamingue pour sa vitalité économique selon le palmarès des localités établi par l’Institut de la statistique du Québec en 2022.

Annie Grandmont est née à Gagnonville sur la Côte-Nord. Sa famille migre en Abitibi alors qu’elle a à peine 5 ans, d’abord à Preissac puis à Sainte-Gertrude pour finalement s’installer sur la ferme des grands-parents paternels à La Corne. Jeune fille, elle fréquente l’école secondaire à Amos pour ensuite obtenir un diplôme en techniques d’éducation spécialisée à Rouyn. Depuis, comme éducatrice, elle partage son horaire de travail dans les écoles primaires du district de Saint-Marc-La Corne, pour le plus grand bien d’élèves du préscolaire jusqu’à la 6e année qui présentent un problème de comportement et/ou d’attention. Plusieurs générations d’enfants ont ainsi profité de son savoir-faire et de son accompagnement bienveillant.

L’engagement citoyen est une valeur présente très tôt dans la vie d’Annie. C’est avec son père – sa mère est décédée alors qu’elle avait 16 ans – qu’Annie développe un sens aigu du devoir et le goût d’agir dans sa communauté. Musicienne, elle joue du piano et de l’orgue depuis plus de 30 ans; il est tout naturel qu’elle s’implique dans la chorale locale (DoRé-Mi). Au fil des ans, elle participe à différents projets : le journal L’Écho des montagnes, le Cercle de Fermières, l’équipe

locale paroissiale et plusieurs comités et regroupements qui nécessitent un apport ponctuel. Conseillère municipale, elle s’est investie au sein du comité de la bibliothèque et, depuis peu, elle agit comme déléguée à l’Office municipal d’habitation de la MRC d’Abitibi.

En dépit de ses nombreuses activités, n’allez pas croire qu’Annie Grandmont n’a pas de vie familiale. Au contraire! Elle est mère de 4 enfants et grand-mère de 8 petits-enfants âgés de 10 mois à 13 ans. C’est sur la ferme familiale d’abord exploitée par son mari et maintenant par la génération suivante que, tous les dimanches, se réunit « sa joyeuse bande » pour le repas dominical. Des joies, des peines ont meublé la vie familiale et c’est l’entraide qui prédomine dans les situations difficiles. Lors de notre entrevue, Annie m’a expliqué que sa motivation profonde à agir dans sa communauté est d’apporter réconfort et encouragement, de motiver les gens et de faire confiance aux personnes en plus de valoriser l’esprit d’entraide.

À La Corne, j’ai découvert une personne d’exception, un être authentique, une femme généreuse profondément engagée dans son travail en éducation spécialisée tout autant que dans sa communauté. Son parcours de vie et son dévouement pour sa communauté en font un modèle d’engagement. Ce qu’Annie Grandmont nous rappelle par ses actions et sa présence teintée d’une grande humanité, ce sont des nouvelles du côté du bonheur.

Crédit photo : Sabrina Bizier
Annie Grandmont (à droite sur la photo) au Marché de Noël de La Corne en 2024.

AMY LACHAPELLE : UNE PLUME TÉMISCAMIENNE CONTEMPORAINE

Originaire de Ville-Marie au Témiscamingue, Amy Lachapelle est une figure de la littérature dans la région. Bachelière en communication de l’Université d’Ottawa, l’écrivaine qui a suivi le programme de majeure en langue et linguistique a toujours aimé apprendre. Son amour pour l’écriture était précoce. « Jeune, j’aimais déjà écrire pour le plaisir : des lettres à mes amis, des poèmes, des bandes dessinées, dit-elle. Je n’envisageais pas que ça devienne partie intégrante de mon métier. Ce sont plutôt les encouragements de ma sœur qui m’ont amenée à écrire mon premier roman ». Amy Lachapelle, également éditrice aux Éditions Z’ailées, travaille dans ce milieu depuis déjà quinze ans.

En plus de l’intérêt qu’elle accorde aux sujets qui touchent les jeunes et qui ont déjà guidé son écriture, l’amour pour sa région l’habite et se répercute dans chaque phrase et chaque prise de conscience de l’autrice. « Le Témiscamingue est apparu à plusieurs reprises dans mes livres. Mon prochain roman, qui paraît à la fin du mois de mars, se déroule d’ailleurs dans la région », indique Amy Lachapelle.

Qu’on écrive des romans, des essais ou de la poésie, le style est un concept qui porte en luimême la singularité de l’auteur. « J’adore écrire des romans réalistes, où les lecteurs peuvent s’identifier aux personnages, précise Amy Lachapelle. Et j’aime beaucoup écrire de l’épouvante pour les jeunes aussi ».

La Québécoise a acquis sa place dans un paysage littéraire longtemps dominé par les hommes, mais elle fait tout de même face à des défis, dont l’équilibre entre la vie privée et la vie artistique. Amy Lachapelle précise qu’elle essaie de réserver des moments dédiés à la création quand elle est en période d’écriture en les mettant à son horaire. « Je pense que j’arrive à bien équilibrer le travail par rapport aux loisirs, même si ma vie professionnelle prend beaucoup de place. L’activité physique me permet de garder le cap » précise elle.

Les femmes occupent aujourd’hui une place centrale et majoritaire dans la littérature québécoise, dominant souvent les palmarès, les prix littéraires et le monde de l’édition. « Au Québec, les conditions pour les femmes artistes sont quand même bonnes, mentionne Amy Lachapelle. On peut créer, prendre sa place, être entendue, surtout si on se compare à bien d’autres pays. Les inégalités sont encore là, mais elles sont plus discrètes : la reconnaissance, les revenus, la charge mentale. Par rapport à l’Europe, je trouve que c’est moins structuré mais plus flexible. Et à l’échelle mondiale, on est [manifestement] privilégiées, mais ces privilèges sont fragiles. »

Le chemin de la réussite pour les femmes n’est pas une route pavée de succès. Selon Amy Lachapelle, « le plus important, c’est d’avoir confiance en son travail et de savoir bien s’entourer aussi. Je dirais que la force de mon écriture réside probablement dans ma sensibilité, un trait qu’on attribue souvent aux femmes ».

S’interrogeant sur l’impact de la ruralité sur les écrivaines, l’autrice précise qu’« en région, on a une grande ouverture d’esprit et un bel appui des communautés, et c’est ce qui a contribué au succès de la maison d’édition, notamment. Je doute qu’on n’ait eu ce même appui dans un grand centre ».

Amy Lachapelle.

CORALIE MASSÉ : QUAND L’AMOUR DE LA DANSE DÉPASSE LES RÉGIONS

À la suite d’une audition plus que réussie, un talent certain de Val-d’Or se retrouvera sur scène lors du festival international DANSEncore de Trois-Rivières du 4 au 7 juin prochain. Grâce à sa persévérance, son enthousiasme et sa force de caractère, Coralie Massé, étudiante dynamique de 16 ans, fera partie du 4e Projet de la relève, une expérience qui sera aussi remarquable qu’inoubliable.

À PROPOS DE CORALIE

Coralie pratique la danse depuis l’âge de trois ans. Une simple vidéo a su faire surgir en elle ce qui allait devenir, par la suite, une réelle passion. « Mon père a mis une vidéo de moi sur YouTube à trois ans et demi dans laquelle je dansais dans mon salon. Mes parents m’ont inscrite à des cours de danse, puis j’ai jamais, jamais, arrêté la danse depuis ce temps-là… Ça va faire bientôt 13 ans », confie l’artiste. C’est en grande partie au Centre de musique et de danse de Val-d’Or qu’elle a acquis et consolidé ses bases, là où elle s’est davantage épanouie. Pour elle, cette discipline représente un mode de vie, une façon de s’ancrer, de se dépasser et d’extérioriser ses émotions : « C’est aussi un besoin pour me sentir à l’aise, me sentir moi-même », précise-t-elle. Ce monde est littéralement un refuge qui l’aide à vivre le moment présent.

LE FESTIVAL DANSEncore

Depuis plus de trente ans, le festival DANSEncore célèbre la danse en offrant un lieu de rencontre et une occasion parfaite

KATHLEEN BOUCHARD

pour permettre aux artistes de se produire devant un public conquis d’avance. Classes de maître, compétitions, prestations de tous les styles : il y en a pour tous les goûts. C’est dans le cadre du Projet de la relève, de retour pour une 4e année, que Coralie a reçu l’honneur de faire partie du groupe des élus. Chaque année, un chorégraphe est choisi afin de monter un numéro à présenter lors du célèbre gala.

LES AUDITIONS

Les auditions ont eu lieu en novembre dernier à Drummondville. Coralie, grâce à sa force de caractère et à son talent, a obtenu une place très convoitée pour participer au projet monté par Mehdi Kerkouche, un chorégraphe de plus en plus célèbre en France et ailleurs dans le monde. Plus de 200 personnes étaient prêtes à tout donner pour obtenir une place au sein de la troupe, mais seulement quelques dizaines ont été appelées. Le créateur, qui a réinventé le Boléro de Ravel avec son film BOLERO.S, était sur place lors des auditions et a pu sélectionner ceux et celles qui ressortaient du lot. La présence scénique hors du commun de Coralie, son expressivité ainsi que sa grande musicalité lui ont permis d’être reconnue parmi tous les autres artistes. La jeune fille devra faire la route de Val-d’Or à Trois-Rivières à quelques reprises avant l’importante représentation. Ce qui rend son exploit d’autant plus gratifiant, c’est le fait qu’il y a deux ans, elle avait tenté sa chance pour ce même spectacle. À ce moment, elle avait auditionné devant Mel Charlot, célèbre danseuse, chorégraphe et juge à l’émission Révolution

UNE EXPO JEUNESSE EN ART ACTUEL

Cette exposition a été produite et mise en circulation par le Centre d’exposition Raymond-Lasnier de Trois-Rivières.

Coralie Massé.

La résilience de Coralie, après cette expérience, l’a amenée à se dépasser encore plus. Preuve que lorsqu’on travaille fort et surtout, qu’on y croit, on peut réaliser ses rêves.

Coralie sera-t-elle la prochaine Martha Graham, immense figure de la danse du vingtième siècle? Son désir de faire carrière dans ce domaine est tout à fait à propos. Si Obélix est tombé dans la potion lorsqu’il était petit, Coralie en a fait tout autant dans sa discipline.

– Vendredi

Dimanche 13 h à 17 h

EN PARTENARIAT AVEC

TOURISME

ABITIBI-TÉMISCAMINGUE

UNE MÉMOIRE COLLECTIVE ÉCRITE AU FÉMININ

DOMINIQUE ROY

Certaines histoires s’écrivent en lettres majuscules, alors que d’autres se transmettent plus discrètement, à voix basse, dans les cuisines, les écoles, les organismes, les familles… Val-d’Or au féminin appartient à cette seconde catégorie. Porté par la Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or et signé par l’auteure Émélie Rivard Boudreau, l’ouvrage vient réparer une omission historique, celle de la place des femmes dans la construction sociale, économique et humaine de la ville.

Le livre, qui sera lancé le 12 mars à la salle Félix-Leclerc du Centre culturel de Val-d’Or, souligne l’aboutissement d’un projet ambitieux ayant nécessité quatre années de recherche et d’écriture. Imprimé à 2 000 exemplaires par la Fédération Histoire Québec, Val-d’Or au féminin sera également offert en version numérique à compter du 13 mars.

L’ouvrage se déploie sur huit grands chapitres, allant des Anishnabekwek, avant 1933, jusqu’aux femmes au pouvoir de 2005 à 2025. Plus qu’une simple chronologie, l’œuvre se veut un portrait collectif où se croisent des femmes issues de toutes les sphères de la société : artistique, culturelle, religieuse, économique, politique, judiciaire, communautaire, entrepreneuriale, éducative, familiale, institutionnelle… Ensemble, elles présentent une autre lecture de l’histoire valdorienne profondément enracinée dans le quotidien.

Pour Émélie Rivard Boudreau, journaliste de formation, ce projet répondait à un double désir : approfondir des enjeux qui l’habitaient déjà par son travail à la Gazette des femmes et concrétiser le rêve d’écrire un livre porteur de sens. Approchée par la Société d’histoire et de généalogie de Val-d’Or, l’auteure s’est engagée dans cette aventure avec la volonté assumée de mettre en lumière des récits relégués trop longtemps dans l’ombre.

Le défi était de taille. Si l’auteure connaissait l’actualité de Val-d’Or pour l’avoir couverte comme journaliste, elle en savait beaucoup moins sur ses débuts. Écrire l’histoire des femmes signifiait aussi apprendre de nouvelles méthodes, fouiller les archives, composer avec des sources fragmentaires et affronter une réalité dérangeante : pendant longtemps, les femmes ont existé dans les documents sous l’identité de leur mari, privées du prénom et du nom reçus à la naissance. L’ensemble du comité qui l’appuyait a mené un patient travail de reconstruction.

Au fil des recherches, certaines réalités se sont imposées : le peu de choix offerts aux jeunes filles dans les années 1930, 1940 et 1950; l’abandon scolaire précoce; la condition des fillesmères; la violence conjugale et les abus sexuels souvent tus. L’ouvrage fait toutefois aussi place à la résilience, à l’engagement et à la résistance. L’auteure est admirative de celles qui ont forgé l’histoire en incarnant cette capacité à transformer l’épreuve en levier d’éman-cipation et d’action sociale.

Val-d’Or au féminin ne cherche ni à faire la morale ni à embellir le passé, proposant plutôt un regard lucide, sensible et rigoureux sur un pan méconnu de la formation de la ville aux personnes qui s’intéressent à l’histoire ainsi qu’à celle qui souhaitent mieux comprendre le présent. En refermant l’ouvrage, une évidence s’impose : la mémoire collective gagne en profondeur lorsque toutes ces voix sont enfin entendues.

Ce lancement, un moment de rassemblement, de reconnaissance et de transmission, à l’image du livre, rappelle que Val-d’Or ne s’est pas seulement bâtie à coups de pelles et de dynamite,

mais aussi grâce à des femmes qui ont soigné, enseigné, revendiqué, organisé, résisté et aimé, et ce, sans jamais passer à la postérité.

L’auteure Émélie Rivard-Boudreau.

ENTRE LE FOURNEAU ET LA TABLE : LA SOLIDARITÉ AU QUOTIDIEN

NATHALIE FAUCHER, VICE-PRÉSIDENTE, SOCIÉTÉ D’HISTOIRE ET DE GÉNÉALOGIE DE VAL-D’OR

On dit souvent que la cuisine est le cœur d’une maison, mais pour de nombreuses générations de femmes, c’était surtout leur quartier général. Retour sur une époque où la résilience et la transmission se mesuraient à la chaleur du poêle à bois et à la force des complicités féminines.

Cette photo n’est pas qu’un simple souvenir de famille. C’est un cliché qui résume toute une époque pour les femmes d’ici. En ce mois de mars où l’on souligne leur apport à la société, il est intéressant de regarder comment cette contribution s’exprimait concrètement. À une période où l’accès à l’espace public était encore largement restreint aux femmes, la cuisine devenait un territoire de maîtrise absolue. Ici, elles étaient les ingénieures du quotidien.

L’HISTOIRE AVEC UN PETIT « H »

On parle souvent de l’histoire avec un grand « H » en citant des dates et des politiciens. Pourtant, l’histoire de notre région s’est aussi écrite dans l’effervescence de ces cuisines. Sans cette logistique domestique, le développement de nos villes aurait été impossible. Les femmes assuraient la stabilité et la cohésion sociale pendant que les hommes étaient à la mine ou en forêt.

Scène familiale. Fonds Alvaro, Marchetti.

La cuisine était un lieu central. C’est là que se prenaient les décisions importantes pour le budget et que circulaient les nouvelles. En cuisinant, on apprenait aux plus jeunes non seulement à préparer les aliments, mais aussi à s’organiser, à économiser et à recevoir. Ce sont ces apprentissages, transmis de génération en génération, qui ont permis aux familles de traverser les périodes plus rudes.

UN

HÉRITAGE DE BÂTISSEUSES

Aujourd’hui, alors que nous célébrons le parcours des femmes vers l’égalité, il est crucial de ne pas regarder ces scènes avec condescendance. Nos ancêtres n’étaient

25 ᵉ SOIRÉE RECONNAISSANCE DES BÉNÉVOLES

Le 21 avril 2026, 17 h

Centre de congrès de Rouyn-Noranda

Conférence sur le bénévolat

Souper-spectacle, mettant en vedette Boucar Diouf 14 h 30 17 h

offerte par Étienne Jacques

Inscription avant le 31 mars

rouyn-noranda.ca/ benevole

pas « que » des ménagères; elles étaient les piliers d’une économie souvent invisible et les architectes du tissu social.

Honorer leur mémoire, c’est reconnaître que leur contribution ne se limite pas aux grandes manifestations de rue. Elle s’est construite dans la chaleur des foyers. Les femmes nous ont légué bien plus que des recettes : elles nous ont transmis le sens du partage et l’importance de se tenir les coudes face à l’adversité. Derrière chaque plat déposé sur la table se cachait une volonté de fer de maintenir la famille et la culture debout.

Quand on regarde cette photo aujourd’hui, on doit y voir de l’amour et de la résilience. L’héritage de ces femmes ne se trouve pas dans des monuments, mais dans la force de caractère et le sens de la communauté qu’elles ont insufflés à leur descendance. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que nos meilleurs souvenirs d’enfance sont souvent rattachés à l’odeur d’un plat traditionnel qui mijote. Il n’y a rien de scientifique là-dedans, c’est ma simple constatation, mais encore aujourd’hui, peu importe la taille de la maison, on finit toujours par se retrouver dans la cuisine durant nos fêtes de famille. C’est le signe que l’esprit de ces femmes et la chaleur de leur accueil habitent encore nos foyers. À nous de le perpétuer.

MA RÉGION, J’EN MANGE –

TOFU AU KOMBU AVEC POMMES MARINÉES AUX BLEUETS

RENAUD AUDET, CHEF PROPRIÉTAIRE, L’ATELIER CULINAIRE

INGRÉDIENTS

Tofu au kombu

500 g Tofu ferme

Zeste de 6 citrons

30 g Thym frais

150 g Huile de canola ou de pépins de raisin

20 g Kombu séché

Sel de mer

Aneth frais (pour le dressage)

Vinaigre de bleuets

100 g Bleuets

400 g Cidre de pomme

10 g Sel

200 g Sucre

Huile au citron

150 g Huile neutre

Zeste de 6 citrons

Cordial de pissenlit

75 g Pétales de pissenlit

500 g Sucre

1 L Eau

30 g Acide citrique

Jus et zeste de 4 citrons

Pommes marinées

2 pommes fraîches

Vinaigre de bleuets (préparation ci-contre)

PRÉPARATION

Tofu au kombu

1. Réhydrater le kombu dans l’eau froide pendant environ 1 heure.

2. Tailler le tofu en cube, le saler légèrement et envelopper chaque morceau dans une lanière de kombu.

3. Placer le tofu dans un sac sous vide ou un sac hermétique. Ajouter le zeste de citron, le thym et l’huile, puis sceller.

4. Cuire au bain-marie à 60 °C pendant 12 heures afin de

permettre au tofu de s’imprégner des arômes du kombu et des notes citronnées.

Vinaigre de bleuets

1. Au mélangeur, réduire en purée les bleuets avec le cidre de pomme, le sel et le sucre.

2. Filtrer au besoin pour obtenir un liquide lisse.

Huile au citron

1. Mélanger l’huile et les zestes de citron.

2. Cuire au bain-marie à 60 °C pendant 2 heures pour infuser l’huile.

3. Filtrer et réserver.

Cordial de pissenlit

1. Séparer soigneusement les pétales des têtes de pissenlit. Cette étape demande du temps, mais elle est essentielle pour éviter toute amertume.

2. Porter à ébullition l’eau, le sucre, l’acide citrique et le zeste de citron. Retirer et laisser refroidir à température ambiante.

3. Ajouter les pétales au liquide refroidi et laisser infuser 48 heures. Filtrer pour retirer les pétales et conserver au réfrigérateur.

Note : Les pétales peuvent être cueillis frais pendant la saison du pissenlit ou achetés séchés. À défaut, un thé légèrement sucré constitue une solution de rechange intéressante.

Pommes marinées

1. Couper les pommes en très petits dés.

2. Les placer dans un sac sous vide avec le vinaigre de bleuets et sceller pour une marinade instantanée. Sans machine sous vide, laisser mariner au réfrigérateur environ 6 heures.

DRESSAGE

Retirer le tofu du sac et enlever le kombu. Colorer légèrement le tofu au chalumeau ou dans une poêle très chaude pour créer une fine croûte dorée.

Déposer un cube de tofu dans un petit bol, garnir d’une cuillère de pommes marinées et de cordial de pissenlit, puis arroser de gouttes d’huile au citron avant de terminer avec une feuille d’aneth frais.

JENNY CORRIVEAU

CALENDRIER CULTUREL

CONSEIL DE LA CULTURE DE L’ABITIBI-TÉMISCAMINGUE

CINÉMA

La guerre des tuques

2 mars

Théâtre du cuivre (RN)

Sofia Bohdanowicz

Mesures funèbres

8 et 9 mars, Théâtre du cuivre (RN)

Riposte féministe

Documentaire présenté par le CALACS

L’Étoile du Nord

9 mars, Salle Félix-Leclerc (VD)

Pauline Loquès

Nino

15 et 16 mars, Théâtre du cuivre (RN)

Une œuvre en mouvement :

Béatriz Médiavilla

100 ans de cinéma à Rouyn-Noranda

22 mars, Théâtre du cuivre (RN)

Aventuriers voyageurs :

Dubaï et Oman

24 mars, Cinéma du Rift (VM)

Aventuriers voyageurs :

Afrique du Sud

25 mars, Cinéma d’Amos

CONTES

Mélanie Nadeau – Bretelles et dentelles

10 mars, Théâtre Lilianne-Perrault (LS)

11 mars, Théâtre du cuivre (RN)

12 mars, Théâtre du Rift (VM)

13 mars, Théâtre des Eskers (Amos)

Marta Saenz de la Calzada

Les romances de mon enfance

28 mars, Agora des arts (RN)

DANSE

Maî(g)wenn et les orteils

Les dauphins et les licornes

16 mars, Petit Théâtre du Vieux-Noranda

18 mars, Théâtre Télébec

20 mars, Salle Desjardins (LS)

22 mars, Théâtre du Rift (VM)

FUTUR DANSE

19 mars, Petit théâtre du Vieux-Noranda

EXPOSITIONS

Huguette Lefebvre – Captures d’émotions

Jusqu’au 21 mars

Galerie Céline J. Dallaire

Staifany Gonthier – Licher les batteurs et manger 8 toasts au beurre

Jusqu’au 22 mars

Centre d’exposition d’Amos

Mariane Tremblay et Gabriel Fortin

État plasma

Jusqu’au 28 mars

Centre d’exposition du Rift (VM)

Ressemble à personne (expo jeunesse)

Jusqu’au 29 mars

Centre d’exposition d’Amos

Dominique Sirois – La chambre virtuelle

Jusqu’au 5 avril

L’Écart (RN)

fernando belote (FERN) – Indaca p(B)ajubeyra : parler en code pour occulter le savoir

Jusqu’au 5 avril, L’Écart (RN)

Véronique Doucet – Racines : cartographie intime des territoires

Jusqu’au 5 avril, L’Écart (RN)

SHAFTS. L’Abitibi-Témiscamingue et ses mines (exposition photographique)

Jusqu’au 25 mai, Musée minéralogique de l’Abitibi-Témiscamingue (Malartic)

HUMOUR

Martin Vachon – Ahh Caramel 10 mars, Théâtre des Eskers (Amos) 12 mars, Théâtre Télébec (VD) 13 mars, Théâtre du cuivre (RN) 14 mars, Théâtre du Rift (VM)

Anthony Kavanagh 20 mars, Théâtre Malartic 21 mars, Salle Dottori (Témiscaming)

Alexandre Champagne

La grande désorganisation

23 mars, Théâtre des Eskers (Amos) 24 mars, Salle Desjardins (LS) 25 mars, Théâtre du cuivre (RN) 26 mars, Théâtre du Rift (VM) 27 mars, Théâtre Télébec (VD)

JEUNESSE

Silvi Tourigny en feu! 19 mars, Théâtre du cuivre (RN) 20 mars, Théâtre Télébec (VD)

MUSIQUE

The Brooks – Soon As I Can 5 mars, Théâtre des Eskers (Amos) 6 mars, Théâtre Télébec (VD) 7 mars, Théâtre du cuivre (RN)

Jeunesses Musicales Canada

Cartes postales :

D’Isaac Albeniz à John Williams 8 mars, Théâtre du Rift (VM) 10 mars, Théâtre du cuivre (RN)

Elliot P.

14 mars, Agora des arts (RN)

Orchestre symphonique régional de l’Abitibi-Témiscamingue

16 mars, Théâtre des Eskers (Amos) 17 mars, Salle Desjardins (LS) 18 mars, Théâtre du cuivre (RN) 19 mars, Théâtre Télébec (VD)

THÉÂTRE

Flambant nue 5 mars, Théâtre Télébec (VD) 6 mars, Théâtre du cuivre (RN) 7 mars, Théâtre des Eskers (Amos)

Fallait pas dire ça 24 mars, Théâtre du cuivre (RN) 25 mars, Théâtre Télébec (VD)

Querelle de Roberval 29 mars, Théâtre Télébec (VD)

Pionniers

31 mars et 1er avril, Théâtre du cuivre (RN)

DIVERS

Spectacle bénéfice du Groupe Dion (15e édition) 14 mars, Théâtre Télébec (VD)

Secondaire en spectacle – finale locale 12 mars (école La Source), Théâtre du cuivre 17 mars (école d’Iberville), Théâtre du cuivre 16 mars, Théâtre Télébec (VD)

Conférence du Dr Georges L’Espérance 23 mars, Salle Félix-Leclerc (VD)

Improvisarium de mars

26 mars, Petit théâtre du Vieux-Noranda (RN)

Pour qu’il soit fait mention de votre événement dans le prochain numéro de L’Indice bohémien, vous devez l’inscrire vous-même, avant le 15 du mois, à partir du site Web du CCAT au ccat.qc.ca/vitrine/calendrier-culturel. L’Indice bohémien n’est pas responsable des erreurs ou des omissions d’inscription.

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