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FÉVRIER 2026 // LE PETIT INDICE // VOL. 01 - NO. 02

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CINQOPS

Rencontre inspirante avec un homme inspiré

UNE VOIX POUR LES JEUNES

Le journal Le Petit Indice permet à des jeunes de couvrir des sujets culturels variés tout en développant des compétences en recherche et en rédaction. Les enseignantes et enseignants accompagnent leurs élèves tout au long du processus.

Cette publication a été réalisée grâce à la collaboration du Centre de services scolaire de Rouyn-Noranda (CSSRN). Le Petit Indice est publié trois fois par année, et différents centres de services scolaires de la région pourront être mis à contribution.

L’Indice bohémien est fier de contribuer au développement de compétences en recherche et en rédaction tout en participant au rayonnement et à la diffusion de la culture en Abitibi-Témiscamingue.

En couverture : Cinqops, le rappeur de Rouyn-Noranda père de deux enfants, a découvert sa passion à l’adolescence.

150, avenue du Lac, Rouyn-Noranda (Québec) J9X 4N5

Téléphone : 819 763-2677 - Télécopieur : 819 764-6375

indicebohemien.org

DIRECTION GÉNÉRALE ET COORDINATION DU PROJET

Valérie Martinez

direction@indicebohemien.org • 819 763-2677

COORDINATION DU PROJET

Nathalie Thibault, agente de développement thibaultn@cssrn.gouv.qc.ca Centre de services scolaire de Rouyn-Noranda

Jacob Grenier-Morin, enseignant, école La Source

Mélissa Larabée, enseignante, école de Granada

Manon Paquet, conseillère pédagogique, école La Source

Sonia Paquette, enseignante, classe Ress’Or, école D’Iberville

Tommy St-Amant, enseignant, école La Source

RÉDACTION DES ARTICLES

Anaïs Bellavance, Léa Bouchard, Thalia Champagne, Méliane Charest, Maxime Côté, Élie Desharnais, Ariane Duhaime-Tousignant, Mathéo Godbout, Lianna Mastromatteo, William Paré, Félixe Rivest Leclerc, Adèle Serafinowicz, Cloé St-Germain, Jayden Trudeau, Esmée-Anne Vienneau-Rancourt

DISTRIBUTION

Tous nos journaux se retrouvent dans la plupart des lieux culturels, les épiceries, les pharmacies et les centres commerciaux. Pour plus de détails, consultez la page 2 de L’Indice bohémien.

Pour devenir un lieu de distribution, contactez : direction@indicebohemien.org

CONCEPTION GRAPHIQUE CORRECTION

Feu follet, Dolorès Lemoyne Geneviève Blais et Nathalie Tremblay

IMPRESSION TYPOGRAPHIE

Transcontinental inc. Blackore et Oak Sans

Photo : Mickaël Dion

L’ART DE CHEZ MOI

ARIANE DUHAIME-TOUSIGNANT

5 E SECONDAIRE, ÉCOLE LA SOURCE

Notre belle ville de Rouyn-Noranda est remplie d’œuvres d’art, dans nos rues, dans nos musées, même dans nos maisons. Bref, dans tous les recoins! Il y a des murales, comme celle du viaduc, « Des territoires coulés dans nos veines » qui embellit notre ville depuis déjà presque huit ans! Cette œuvre en hommage de Richard Desjardins est toujours en parfait état et est l’un des emblèmes de la Rouyn-Noranda. Ce n’est pas la seule de la ville, puisque l’on trouve des murales dans chaque coin de la ville, sur des bâtisses de toutes tailles.

Il y a aussi des œuvres massives, comme les guitares, qui ont originalement été installées pour le Festival des Guitares du Monde en Abitibi-Témiscamingue qui a lieu chaque année dans le centre-ville. Originalement une statue éphémère en paille, les guitares ont été remplacées par une sculpture permanente qui est maintenant exposée à longueur d’année près de l’Agora des Arts.

En parlant de l’Agora des Arts, qui a été rénovée presque en entier il y a quelques années, cette magnifique bâtisse est une vraie merveille de nos jours. Je me souviens encore des concerts de mon enfance, où nous étions un véritable troupeau de jeunes qui s’y empilait pour écouter une pièce avec notre école. Parfois, il manquait même de place, donc il fallait sortir des chaises pliantes pour qu’on puisse tous s’asseoir! Maintenant, l’endroit est tout simplement époustouflant, à l’intérieur comme à l’extérieur. Les architectes ont réussi de manière brillante à combiner l’ancienne façade en briques rouges avec la nouvelle façade moderne de ce lieu d’art.

Rouyn-Noranda a même de petites œuvres, quasi cachées, mais que presque tous les locaux ont probablement vues à un moment donné. Des messages de bienveillance apparaissent presque chaque été, sur les trottoirs et dans certains stationnements. Tous transmettent de gentils messages. Quelques exemples me viennent en tête : « Tu es beau/belle » ou « Passe une bonne journée! » Je crois parler pour tous en disant qu’apercevoir ces messages dans les rues fait toujours plaisir.

Bien sûr, Rouyn-Noranda dispose également de lieux culturels plus formels comme l’Écart et le Musée d’art de Rouyn-Noranda (MA). Les expositions qui y sont présentées sont toujours ambitieuses, par exemple Nous continuons

L’exposition Nous continuons à couler dans un corps aqueux de Lina Choi

à couler dans un corps aqueux de Lina Choi, offerte l’automne dernier à l’Écart, qui était fascinante. Lina Choi cherchait à nous reconnecter avec la terre et l’eau, grâce à cette exposition hors de commun, qui était à la fois visuelle, auditive et tactile. Quant à lui, le MA représente tout aussi bien notre ville, notamment avec l’exposition permanente Sous la lumière du Nord axée sur des thèmes comme la culture autochtone, entre autres, et qui présente un grand nombre d’artistes doués tous dotés d’un immense talent et d’une créativité inspirante. La majorité des expositions du MA sont aussi offertes en version virtuelle sur le site du musée.

Toutes les œuvres que j’ai mentionnées représentent, embellissent et mettent de l’avant notre belle ville, avec toutes ses facettes.

DONALD TRÉPANIER

LA PLATEFORME GOÛTEZ AT

ÉLIE DESHARNAIS

3 E SECONDAIRE, ÉCOLE LA SOURCE

Vous avez envie de manger local et de soutenir l’économie de l’AbitibiTémiscamingue? Découvrez la plateforme Goûtez Abitibi-Témiscamingue (Goûtez AT) avec la chargée de projet Danaë Ouellet. « C’est en 2020, lors de la pandémie, que les SADC [sociétés d’aide au développement des collectivités] de la région ont mis en place Goûtez AT, un projet permettant à la population de s’approvisionner en produits locaux et d’encourager les producteurs d’ici », explique-t-elle.

Goûtez AT est un site Web doté d’une plateforme sur laquelle il est possible de faire des commandes auprès des producteurs présents aux marchés publics qui ont lieu durant l’été et à Noël. Vous pouvez ensuite aller chercher votre panier rempli de délicieux produits régionaux comme le Guizou de la ferme Nordvie, les légumes des Jardins Tomates & Camomille, les produits forestiers de Vers Forêt ou encore les fromages de Boréalait. Le site Web Goûtez AT présente également de nombreux articles qui permettent d’en apprendre plus sur ces entreprises de chez nous.

Pour finir, une grande variété de recettes, créées par des chefs d’ici, sont disponibles sur le site Web. Si vous avez envie de soutenir ce beau projet, vous pouvez vous abonner à l’infolettre, republier les publications disponibles sur leurs réseaux sociaux et surtout, acheter des produits sur la boutique.

Merci à Goûtez AT de nous offrir cette chance de manger et de boire local!

HISTOIRE ET 100 e DE ROUYN-NORANDA

MATHÉO GODBOUT

3 E SECONDAIRE, ÉCOLE LA SOURCE

Connaissez-vous bien l’histoire de Rouyn-Noranda? Si ce n’est pas le cas, ce texte est parfait pour vous. Nous y verrons l’histoire de Rouyn-Noranda et quelques activités de son centième anniversaire.

Pour commencer, RouynNoranda a été établie par l’association des municipalités de Rouyn et de Noranda. En 1923, des pionniers érigent des campements proches du lac Osisko. À cause de la création de la Fonderie Horne, en 1926, plusieurs hommes y viennent pour trouver un travail. C’est ce qui forme le village de Rouyn. Le 5 mai 1926, Rouyn devient une municipalité. Le 11 mars 1926, la compagnie Noranda Mines Limited aménage la ville de Noranda. Après un échec en 1981, le 23 mars 1986, les deux villes, séparées par le lac Osisko, fusionnent pour former Rouyn-Noranda. Puis, en 2002, RouynNoranda fusionne avec Cadillac, Cloutier, D’Alembert, Destor, Évain, McWatters, Mont-Brun, Montbeillard, Rollet et le canton de Beauchastel (site Web de la Société d’histoire de Rouyn-Noranda).

Maintenant que vous connaissez bien l’histoire de Rouyn-Noranda, nous allons maintenant présenter quelques activités de son centième anniversaire. Le 31 décembre 2025, il y a eu un spectacle extérieur dans le stationnement du Théâtre du cuivre. Tout au long de l’année, le Petit Théâtre présentera des films d’époque. Aussi, le 11 mars (la date d’anniversaire exacte de la création de Noranda), une soirée de quiz historique sur Rouyn-Noranda permettra de mettre vos connaissances à l’épreuve. De plus, le 18 novembre, une conférence historique animée par Sébastien Tessier sera présentée à la bibliothèque municipale. Passez un bon centième!

Une pana cotta au thé du Labrador ornée de petit thé et du fruit de cornouiller du Canada.
La soirée de lancement du 100 e de Rouyn-Noranda.
WILLIAM B. BRIÈRE
WILLIAM B. BRIÈRE

JAYDEN TRUDEAU

RENCONTRE INSPIRANTE avec UN HOMME INSPIRÉ

JAYDEN TRUDEAU, WILLIAM PARÉ (2 E SECONDAIRE) ET ESMÉE-ANNE VIENNEAU-RANCOURT (FMSS) ÉCOLE D’IBERVILLE

Vous êtes fan de musique hip-hop? Moi oui, et j’ai eu la chance de rencontrer un artiste inspirant de Rouyn-Noranda. Un rappeur qui vient d’ici : Cinqops, de son nom d’artiste. Il est venu dans ma classe et a pris le temps d’échanger avec nous. J’ai trouvé vraiment cool cette activité culturelle. Il a parlé de lui, de son parcours et de sa progression en tant qu’humain et en tant que musicien. Il a produit un album nommé Koala et il travaille à préparer le second. Adam Fillion, de son nom véritable, écrit depuis qu’il a 15 ans. Il écrivait avec ses amis et rêvait de rythme et de musique. Il a combiné sa passion à son métier de mécanicien pendant les 20 dernières années. Père de famille, il place ses enfants au cœur de sa vie. D’ailleurs, les jeunes semblent avoir une place importante pour lui, car il est aussi le nouveau porte-parole des maisons des jeunes. Sa musique est maintenant diffusée sur différentes plateformes connues. Ose aller le découvrir!

WILLIAM PARÉ

Cinqops, ce rappeur qui est père de deux enfants a découvert sa passion à l’adolescence. Cet amour de la musique a rythmé son parcours de vie. Étonnamment, Cinqops est dans la quarantaine et amène un vent de maturité à cette culture de la jeunesse qu’est le rap à mes yeux. Cinqops tente de redonner au rap une meilleure réputation avec sa chaleur et son attitude positive. Il écrit, car il veut s’exprimer, inspirer et être entendu. Il démontre de la persévérance et fait confiance aux évènements à venir. Même si mon style musical préféré est différent, j’ai aimé faire sa connaissance et l’entendre discourir sur ce qui l’anime.

ESMÉE-ANNE VIENNEAU-RANCOURT

Cinqops est un artiste authentique qui vient de chez nous, Rouyn-Noranda. Venu nous rencontrer en classe sans hésitation, il dit faire de la musique par passion et par envie. Il ne vise pas que le succès à tout prix. Il s’en fout de réussir ou pas, tant qu’il fait ce qu’il aime. Moi, j’apprécie ça de lui. Il écrit pour exprimer ses émotions, sa pensée, ses problèmes et ses difficultés. Il trouve souvent ses idées dans de petites choses du quotidien qui deviennent grandes

Le rappeur Cinqops en prestation.

à ses yeux. Il arrive à de beaux résultats avec ça! Lors de cette rencontre, j’ai apprécié le fait qu’il explique sa peur de l’échec et sa manière d’y faire face. Comme il dit : « Il y aura toujours des gens qui sont d’avis contraire ou présentant des goûts différents. Je ne peux pas changer ça! » Je n’aime pas particulièrement ce style de musique, mais j’ai aimé le découvrir et apprendre à connaître Cinqops. Je trouve que cela change tout lorsque l’on a la chance de rencontrer la personne en vrai. Cela m’a impressionné de voir comment il est persévérant et fier de ses réussites. Il ne s’arrête pas face aux obstacles. En voilà une rencontre inspirante!

DES ATELIERS D’ÉCRITURE INSPIRANTS AVEC L’AUTEURE VALÉRIE FONTAINE

LIANNA MASTROMATTEO, ANAÏS BELLAVANCE, MÉLIANE CHAREST, CLOÉ ST-GERMAIN, MAXIME CÔTÉ, ADÈLE SERAFINOWICZ ET LÉA BOUCHARD (ABSENTE DE LA PHOTO), 5 E ANNÉE, ÉCOLE DE GRANADA

Valérie Fontaine est une auteure de littérature jeunesse fort connue, notamment pour les séries « Les pros » et « Les 1000 enfants ». Son parcours d’écrivaine a commencé en 2007, à la suite du décès de son père. Pour exprimer ses émotions et aider les gens qui vivent un deuil, elle a écrit l’album Toujours près de toi. Ce dernier a été publié par les éditions Fonfon qu’elle a fondées avec ses sœurs.

APERÇU

D’UN

ATELIER

Les ateliers d’écriture durent 45 minutes et sont toujours séparés en 3 parties : la mise en situation, le jogging d’écriture et l’écriture libre. D’abord,

Valérie Fontaine explique le sujet de l’atelier à partir de mots clés, puis elle utilise des techniques variées (image, thème, etc.) pour commencer le jogging d’écriture. Finalement, lors de l’écriture libre, les élèves écrivent sur le sujet de leur choix en laissant aller leur imagination.

LES AVANTAGES

L’avantage principal, c’est que tu n’es pas obligé de te corriger. Tu n’as pas à te casser la tête pour vérifier les accords au pluriel ou pour chercher l’orthographe des mots. L’important, c’est que tu muscles ton imagination en gardant ton cerveau actif. Tu dois te concentrer sur l’écriture, sans jamais déposer ton crayon. Si tu es en panne d’inspiration, tu peux écrire tous les mots qui te viennent à l’esprit, jusqu’à ce que tu trouves une nouvelle idée pour poursuivre ton texte.

MERCI DE RENDRE CE PROJET POSSIBLE !

le piégeage

FÉLIXE RIVEST-LECLERC

5 E SECONDAIRE, ÉCOLE LA SOURCE

Ancrés dans l’histoire du territoire, le piégeage et la trappe d’animaux forment une tradition pratiquée depuis plus de 14 000 ans. Bien que de nouvelles technologies l’aient fait évoluer au fil du temps, son essence reste la même : elle nous inclut dans un cycle de vie vieux comme le monde. La trappe d’animaux à fourrure nourrit et réchauffe les peuples autochtones depuis plusieurs siècles. C’est à eux que l’on doit ce savoir-faire. En 2026, en Abitibi-Témiscamingue, la trappe est encore importante dans le paysage culturel.

Dans la forêt entourant la centrale hydroélectrique de Rapide-2, à une heure et demie de RouynNoranda, Gilles Rivest trappe le loup, le renard, le lynx, le castor, la martre, le pékan, le rat musqué et la loutre depuis maintenant 26 ans.

Quand je lui ai demandé ce qui différenciait le piégeage de la chasse, il m’a parlé des défis liés à la diversité des animaux : « Je trappe beaucoup d’espèces différentes, et chacune d’elles est un défi. Pour relever ce défi, il faut connaître la nature et les habitudes des animaux et il faut aussi respecter les animaux. » Ce dernier point est important, le respect de l’animal est primordial à la trappe. On ne peut pas le laisser blessé, on ne peut pas prendre sa vie sans raison et on doit l’en remercier.

J’ai demandé à Gilles si, après toutes ces années, il apprenait encore de cette pratique. « Oui, toujours. C’est comme n’importe quoi, on apprend tout le temps », m’a-t-il répondu avec une grande assurance. Je l’ai questionné afin de connaître une

de ces choses qu’il s’est fait enseigner, il m’a dit : « À avoir une grande paix avec la nature. »

Le piégeage a appris une grande leçon à Gilles. « Ça ressemble à la modestie, dit-il. Y’a rien de plus fort que la nature, t’es pas plus fort, plus grand qu’elle. Cette grandeur-là, tu en fais partie. Tu [ne] peux pas la conquérir, tu [ne] peux pas la dominer. La nature, c’est impitoyable, t’as pas le droit à l’erreur, des fois tu vas perdre, des fois tu vas gagner, mais jamais tu vas la contrôler. Il faut être humble. »

J’avais une dernière question pour Gilles. J’étais curieuse, je m’interrogeais sur le savoir qu’il souhaitait transmettre à ses petites-filles qui l’accompagnent à la trappe, c’est-à-dire ma sœur et moi. « J’aime vous apprendre les bienfaits et les secrets de la forêt. [N’o]ubliez jamais que quand vous cherchez le calme, la paix, le seul remède, c’est la nature. Quand t’as connu ça, se ressourcer dans la nature, c’est plus facile. Quand t’as une base, tu sais comment faire, et tu vas toujours savoir comment faire. »

Le piégeage est une pratique culturelle qui nous rapproche du territoire, qui nous pousse à observer, à accepter de se tromper, à lire entre les lignes de la nature et à suivre son instinct comme tous les autres êtres avec lesquels nous partageons les forêts témiscabitibiennes. Depuis plus de 14 000 ans, la trappe nous apprend à prendre, mais surtout à rendre à la nature.

Gilles Rivest sortant un castor de l’eau.

L’ART DE LA RECONVERSION DES BÂTIMENTS

3

E SECONDAIRE, ÉCOLE LA SOURCE

Cette capacité qu’ont les bâtiments anciens de traverser les âges, de laisser des marques d’évènements du passé, de transmettre des messages, ainsi que cette manie qu’ils ont de réconforter, de donner de l’inspiration, de faire naître l’admiration, mais aussi de susciter de la jalousie, de la joie, de la nostalgie, et même parfois de redonner de l’espoir aux personnes, le tout en ne jetant qu’un coup d’œil dans leur direction, a toujours piqué ma curiosité. C’est d’ailleurs lors de recherche dans le but d’assouvir cette curiosité que je suis tombée sur cette merveilleuse pratique qu’est l’art de la reconversion des bâtiments.

Cet art est le moyen de redonner aux bâtiments une seconde vie en les adaptant à un nouvel usage, tout en s’assurant que ces modifications sont faites dans le plus grand et profond respect de l’esprit des lieux, en conservant la mémoire de la fonction d’origine et en leur donnant une valeur d’usage malheureusement perdue, tout en reconnaissant leur valeur patrimoniale, mais aussi en préservant leur caractère historique ainsi que leur architecture originale. Voici deux exemples de reconversion.

La salle de classe de l’École du rang II.

L’ÉCOLE DU RANG II D’AUTHIER

Construite en 1937, l’École du rang

II a accueilli des élèves de la 1re à la 7e année jusqu’en juin 1958. Elle a été reconnue site historique par le ministère de la Culture et des Communications du Québec en 1981. Restaurée en 1982 selon les plans originaux, elle a alors retrouvé le mobilier d’époque, un peu comme si elle n’avait jamais fermé ses portes. Une fois complètement reconvertie en musée, l’école a ouvert ses portes au public en 1983. Elle est maintenant une des rares écoles de rang faisant encore partie du paysage rural du Québec. Elle est par ailleurs un très bel exemple de reconversion. Bien qu’elle ait grandement changé de fonction, elle n’en a pas moins gardé le même aspect d’origine ainsi que l’histoire qui la compose.

L’HÔPITAL YOUVILLE

La construction de l’hôpital Youville a été achevée en 1930. Puis, 27 ans plus tard, en 1957, il est reconverti en pavillon Youville. Au cours des années, le bâtiment a continué de prospérer et a pris le nom de GMF (Groupe de médecine de famille) Rouyn-Noranda. Contrairement à l’autre exemple, ce bâtiment ancien n’a pas grandement changé de fonction en passant d’hôpital à pavillon. L’architecture a changé parce que d’autres bâtiments ont été construits aux alentours, mais l’édifice original est demeuré intact et il est même facile à distinguer lorsqu’on y jette un coup d’œil. Pour ce qui est de l’histoire, quelques objets anciens sont exposés dans l’entrée.

Fonds d’archive de la Société d’histoire de Rouyn-Noranda, Série Albert Pelletier, P117, S5, SS2, P292.
JEAN CARON

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