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FÉVRIER 2026 // L'INDICE BOHÉMIEN // VOL. 17 - NO. 05

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CHRONIQUE

CHRONIQUE

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14 à 20

Jacques Baril dans son atelier de Gallichan, vers 2004. Photographie argentique réalisée par Ariane Ouellet dans le cadre de la série documentaire L’humain possible

L’indice bohémien est un indice qui permet de mesurer la qualité de vie, la tolérance et la créativité culturelle d’une ville et d’une région.

150, avenue du Lac, Rouyn-Noranda (Québec) J9X 4N5

Téléphone : 819 763-2677 - Télécopieur : 819 764-6375 indicebohemien.org

ISSN 1920-6488 L’Indice bohémien

Publié 10 fois par an et distribué gratuitement par la Coopérative de solidarité du journal culturel de l’Abitibi-Témiscamingue, fondée en novembre 2006, L’Indice bohémien est un journal socioculturel régional et indépendant qui a pour mission d’informer les gens sur la vie culturelle et les enjeux sociaux et politiques de l’Abitibi-Témiscamingue.

CONSEIL D’ADMINISTRATION

Dominic Ruel, président | MRC de La Vallée-de-l’Or

Sophie Bourdon, vice-présidente | Ville de Rouyn-Noranda

Caroline Lefebvre, trésorière | MRC de La Vallée-de-l’Or

Audrey-Anne Gauthier, secrétaire Ville de Rouyn-Noranda

Raymond Jean-Baptiste Ville de Rouyn-Noranda

Audrey-Ann Lessard | MRC d’Abitibi

DIRECTION GÉNÉRALE ET VENTES PUBLICITAIRES

Valérie Martinez direction@indicebohemien.org 819 763-2677

RÉDACTION ET COMMUNICATIONS

Ariane Ouellet, éditorialiste et collaboratrice à la une invitée

Lyne Garneau, coordonnatrice à la rédaction redaction@indicebohemien.org 819 277-8738

RÉDACTION DES ARTICLES ET DES CHRONIQUES

Renaud Audet, Majed Ben Hariz, Myriam Benoît, Jasmine Blais-Carrière, Kathleen Bouchard, Emmie Boudrias, Joanie Harnois, Raymond Jean-Baptiste, Caroline Lefebvre, Philippe Marquis, Ariane Ouellet, Christiane Pichette, Loïc Pichette, Dominique Roy, Dominic Ruel

COORDINATION RÉGIONALE

Patricia Bédard, CCAT | Abitibi-Témiscamingue

Majed Ben Hariz | MRC de Témiscamingue

Valérie Castonguay | Ville d’Amos

Sophie Ouellet | Ville de La Sarre

Cédric Poirier | Ville de Rouyn-Noranda

Brigitte Richard | Ville de Val-d’Or

DISTRIBUTION

Tous nos journaux se retrouvent dans la plupart des lieux culturels, les épiceries, les pharmacies et les centres commerciaux. Pour devenir un lieu de distribution, contactez : direction@indicebohemien.org

Merci à l’ensemble de nos collaboratrices et collaborateurs bénévoles pour leur soutien et leur engagement.

Pour ce numéro, nous tenons à remercier particulièrement les bénévoles qui suivent :

MRC D’ABITIBI

Jocelyne Bilodeau, Jocelyne Cossette, Paul Gagné, Gaston Lacroix, Jocelyn Marcouiller et Sylvie Tremblay

MRC D’ABITIBI-OUEST

Maude Bergeron, Julie Mainville, Mylène Noël, Sophie Ouellet, Julien Sévigny, Éric St-Pierre et Mario Tremblay

VILLE DE ROUYN-NORANDA

Claire Boudreau, Anne-Marie Lemieux, Annette St-Onge et Denis Trudel

MRC DE TÉMISCAMINGUE

Émilie B. Côté, Majed Ben Hariz, Daniel Lizotte et Dominique Roy

MRC DE LA VALLÉE-DE-L’OR

Claudia Alarie, Julie Allard, Dominic Belleau, Médérick Belleau, Nicole Garceau, Rachelle Gilbert, Nancy Poliquin et Dominic Ruel

CONCEPTION GRAPHIQUE

Feu follet, Dolorès Lemoyne

CORRECTION

Geneviève Blais et Nathalie Tremblay

IMPRESSION

Transcontinental inc.

TYPOGRAPHIE

Carouge et Migration par André Simard

RÊVER, C’EST DÉJÀ ÇA

À l’aube de cette nouvelle année qui commence, comme beaucoup d’entre nous, j’essaye de visualiser ce que j’aimerais qu’il advienne de ma vie, de ma famille, de mes amours, de mon travail, de mes projets et, à défaut d’avoir des ambitions, de mes rêves et de mes désirs. On a parfois besoin de clarifier le tableau ou de changer de décor, et les moments de transition sont propices à cette réflexion.

Je ne sais pas pour vous, mais carburant au drame et à la polarisation, l’actualité met à mal nos réservoirs de bonheur. Aussi accro que les autres aux multitudes d’écrans qui colonisent notre imaginaire, je brûle beaucoup trop de ces heures précieuses à brailler du noir. Alors, plutôt que de prendre d’intenables résolutions, je tente d’abord de prendre conscience des choix qui composent ma vie. Il existe des questions importantes auxquelles j’aimerais ajouter un peu de lumière, et ça me semble un programme suffisant.

On apprenait dernièrement dans une conférence de Pierre Côté que les jeunes de la génération Z, les 15 à 25 ans d’aujourd’hui, connaissent le plus bas taux d’indice du bonheur depuis que celui-ci existe. En 2005, cette même tranche d’âge était pourtant la « plus heureuse ». Pas besoin d’une recherche scientifique de plus pour expliquer ça. Les médias sociaux, c’est toxique, ça isole, ça crée un stress de performance infini en plus de nous faire vivre dans un monde imaginaire complètement débile. Comme mère de deux spécimens issus de cette génération, des questions surgissent. Comment m’assurer que mes enfants ont ce qu’il faut pour cultiver leur bonheur? Est-ce que j’ai ce qu’il faut pour contribuer à cet apprentissage?

Chaque automne, je demande aux étudiantes et étudiants de dresser, dans un cahier, une liste de 100 « choses » significatives : personnes, lieux, souvenirs, œuvres, valeurs, rêves, tout ce qui, par fragments, peut commencer à tracer les contours de ce qui compte, de ce qui laisse des traces, de ce qui les définit. Positif comme négatif. Dans cette quête du « bonheur », il faut prendre le temps de découvrir qui on est, pas juste ce qu’on pense qu’on devrait être. Pour des ados, c’est tout un processus qui les amène souvent loin de ce que l’école leur a appris. Pour grandir plus solide, il faudrait qu’on ait le droit de se planter plus souvent, d’essayer des choses sans conséquences autres que de vivre des expériences nouvelles. Comprendre que tous les chemins ne sont pas linéaires, que la vraie vie nous attend parfois dans les coins inexplorés de notre imaginaire. Il y a tellement de scénarios possibles en dehors de nos écrans et de nos plans de cours!

Dans cette quête du « bonheur », il faut prendre le temps de découvrir qui on est, pas juste ce qu’on pense qu’on devrait être.

La vie de prof a l’avantage de nous obliger à remettre en question nos méthodes pédagogiques, qu’on scrute, qu’on sonde, qu’on développe. On réfléchit en équipe. Dans la vie de parents, on y va de façon plus instinctive, à travers le brouhaha du quotidien. Ce serait bien d’avoir le même regard sur notre parentalité que celui qu’on porte sur notre rendement au travail, et les mêmes outils pour nous améliorer.

À travers ma vie de prof au cégep, je m’efforce de donner aux journées le sens que je veux qu’elles prennent dans la vie en général : créer un espace pour explorer, questionner, partager, avoir confiance, douter, apprendre, évoluer. Je constate que, malgré mes efforts à transmettre ma théorie de la relativité, les étudiantes et étudiants craignent souvent de rater leur dessin. Un dessin! « Tsé, ce n’est pas une chirurgie cardiaque, que je leur dis. Essaye! Pis au pire, recommence de l’autre côté. » La peur d’échouer est un adversaire farouche à l’épanouissement. Vous vous y reconnaissez peut-être.

Comme femme, comme prof ou comme mère, je ne peux pas fonctionner si je ne trouve pas de sens à ce que je fais. L’ordinaire ne suffit pas à mon bonheur. Je dresse donc des to-do lists au crayon de plomb (parce que j’ai le droit de changer d’idée) dans un carnet et j’y inscris ce qui m’allume. Le tableau de mes objectifs. Je mets ensuite de l’ordre dans mes désirs, mais surtout, j’y indique des dates. Chargée du projet de réussir ma vie. Par exemple, en 2025, on a formé une chorale éphémère le temps d’une seule chanson. Je ne visais pas la Maison symphonique, mais le plaisir de chanter en gang. On a rempli de joie un espace mental qui aurait pu être occupé par des soucis. Des fois, être heureux, ça ne coûte pas cher. Dans une autre échelle de temps, avec mes ados on met dans une tirelire (figure de style) des sous destinés à un voyage outremer. Pour changer de décor. On n’a même pas encore choisi la destination, mais on sait qu’on va finir par y aller. On entretient le rêve, un petit peu à la fois, mais on rêve. Comme dirait Souchon, « Rêver, c’est déjà ça ».

Jacques Baril dans son atelier.

– À LA UNE –

LETTRE À L’AMI JACQUES

TEXTES COLLIGÉS ET ARRANGÉS PAR ARIANE OUELLET

Notre ami Jacques Baril est malade. Il a fait ses dernières sculptures sur neige, la porte de son atelier va bientôt se refermer. Chaque année depuis que L’Indice bohémien existe, on voit son nom et ses merveilles apparaître en ses pages. Il est toujours souriant, toujours entouré de cette aura de jeunesse et de ferveur créatrice. J’ai demandé à des amis qu’on lui écrive ensemble une ultime lettre d’amour, afin de communiquer au lectorat ce que cet artiste d’exception laisse comme héritage dans notre milieu.

On a eu la chance de rencontrer ce phénomène rare : un homme d’une grande générosité, d’une jeunesse éternelle, d’une marginalité nourrissante, doté d’une intelligence remarquable, d’un imaginaire poétique et d’une sensibilité sans pareil. Une persévérance tranquille. Certains soulignent son courage, d’autres, son humour inoubliable.

Jacques, c’est le genre d’artiste qui parle de la même façon aux artistes accomplis qu’aux artistes émergents, qui ne se laisse pas impressionner par le CV, qui sait regarder chaque création pour elle-même. Il est de ceux qui réalisent leurs œuvres par leurs propres moyens tout en sachant la valeur du partage et de l’échange. Il a permis à tant d’artistes de se professionnaliser en donnant accès à son atelier et à son savoir-faire, sans compter les milliers de jeunes des écoles de partout qu’il a initiés à la sculpture sur neige et contaminés par la folie de son art.

Baril et sa complice, Liliane Gagnon.

de l’œuvre, comme si la création ne pouvait exister sans les autres. Pour toi, rien n’est figé, les idées et les convictions peuvent faire chanter les matériaux les plus banals. Tu as su repousser les limites de la matière.

Jacques… notre géant unique et préféré. Dompteur d’immensité en « combines ». Un cœur de pomme tendre comme le miel et libre comme le vent. Comme un conte de La Fontaine, comme une légende qui parcourt les époques avec ses grosses bottes. On n’avait pas fini nos histoires, Jacques. Qu’est-ce qu’on va pouvoir faire avec ce sac de conversations inachevées? Bouttes de broche et plumes de corbeau! Montre-nous comment on navigue sur le dernier radeau. On va pouvoir penser à toi quand ce seront nos traversées. Pour nous éclairer, tu laisseras le phare à on?

À toi, mon ami l’artiste, l’entêté, l’autodidacte. Tu en as pris des amitiés sous ton aile! Tu étais un repère, sachant comment soigner des âmes à coup de désherbage dans le luxuriant jardin de Lili, de ménage dans l’atelier, à organiser et classer les résidus d’un artiste fou, d’un artiste de la démesure qui glane sans fin pour transformer ces restes en trésors de conscience. Comme monsieur Miyagi, tu as transmis les bases de l’existence.

Jacques connaît la recette pour transformer les idées, les rêves et les intuitions en œuvres monumentales, spectaculaires, sublimes. Il est de ces artistes qui n’ont, en apparence, aucun doute sur les manières de faire naître la poésie de ces matériaux bruts qu’il forge avec le feu des étincelles tant du chalumeau, de la torche à souder que de la meuleuse pour dompter le métal.

Grand Jacques, tu regardes le monde comme si tout pouvait arriver. Bizarrement, ça se matérialise. Du Québec au Yukon, on se souvient de tes sculptures blanches qu’on osait à peine regarder de peur qu’elles tombent, du travail par grand froid et de tes vieux gants de travail. On entend ton rire. Tu es simplement trop habité par les idées, par l’amour des humains passant par là pour laisser le froid te distraire. Le public n’est jamais en marge : il fait partie

Jacques, tu as toujours été émerveillé par la créativité de la jeunesse, comme si tu voulais cultiver ton cœur d’enfant. Tu seras toujours pour nous, Jacques, un enfant à la barbe blanche, un éveilleur de consciences qui revendique l’importance de l’Artiste dans tous les milieux, pour faire comprendre à la société que l’Artiste apporte une vision sensible et essentielle à l’existence. Avec ta tête de cochon, ta force surhumaine et ton esprit toujours rempli de projets, on pensait que tu allais nous survivre. Veille sur nous, artiste fou. Viens nous réveiller lorsque nous nous perdrons dans l’uniformité et le conformisme. Merci d’avoir opté pour nous et d’avoir partagé ces longues années d’amitié dans l’excitant monde du doute. Merci d’être ce que tu es. On t’aime, l’ami. On t’aime tant.

Annie Perron, Véronique Doucet, Virginia Pesemapeo, Roger Pelerin, Sébastien Ouellette, Christel Bergeron, Paul Ouellet, Annie Boulanger, Donald Trépanier, Alain-Martin Richard et Ariane Ouellet.

Jacques
Jacques Baril en compagnie d’Annie Boulanger et de Véronique Doucet.
Photo prise à l’International de sculpture sur neige de Québec. COURTOISIE

– L’ANACHRONIQUE –

PAYSAGE HIVERNAL

Savourer le chant des branches au vent, doucement, dans un désert d’imaginaire. Écouter sans retenue une chorale de pins blancs juchés sur un esker. Partout, sur nos forêts, de tendres rafales caressent l’essence des arbres en dormance. Tant et tant de beauté dans l’hiver. La blanche lumière illumine nos journées cernées par l’agenda insomniaque du quotidien.

Des ondes proviennent de plus loin que l’horizon, voyageant à travers l’air jusqu’à nos oreilles et nos êtres. Sans comprendre, nous ressentons ce lien invisible qui nous lie à nos semblables. Nous ressentons des tentatives pour éteindre leur liberté, leurs droits, leur dignité…

Mais ici, je refuse cet écho lointain. Je ne fais pas confiance à tout ce qui fait ombre à la joie. La JOIE, celle qui donne leur éclat aux êtres, aux nuages, aux flocons, aux couleurs, à l’amour… Celle qui peut faire tomber les idées échevelées comme des herbes folles sur les esprits contraints au pire. Sentir les consciences somnambules être frappées d’extase.

Peut-être, se rassembler juste pour partager chaleur et humanité, les enfants s’amusant sur des buttes si hautes qu’ils peuvent effleurer les étoiles. En ce lieu, il ne se trouve

la neige pour y faire des anges et voter en formation arc-en-ciel pour colorer les nuits glaçantes et sombres. Afficher un sourire, un vrai, afin d’éblouir le quotidien tout en partageant un repas chaud; des gestes gratuits pour commencer par la base. Ça ne prend vraiment pas grand-chose.

Ne perdre aucune énergie à se battre contre quoi que ce soit, où que ce soit. S’atteler à labourer le terrain qui est nôtre en y cultivant le meilleur. Prendre appui sur ce par quoi nous sommes portés : nos enfants, toutes ces personnes adorées, les matins frisquets, les après-midis de juillet, le vent du temps présent…

Je nous invite à rêver bien plus que cela, tant que ça nous fera envie, même dans des couleurs qui n’existent pas encore. Il me semble sincèrement que cela aide à vivre.

Là-bas, à nos pieds, des vers tentent de tracer leur chemin dans la tempête. Le temps effacera leurs auteurs. Les lecteurs y reviendront afin d’y trouver un sens.

SUR LES TRACES DESclochers

Découvrez comment des communautés venues des quatre coins du monde ont bâti, ici, des lieux de culte qui racontent une histoire d’accueil, de foi et d’identité.

– ARTS DE LA SCÈNE –

HABITER L’HIVER EN MUSIQUE

CITÉ POLAIRE est de retour cette année à Val-d’Or et propose de célébrer l’hiver et le froid autrement. Né dans le sillage des populaires Nuits polaires qui ont été tenues jusqu’en 2020 à la Forêt récréative, l’événement renaît sous une nouvelle formule biennale depuis 2024, cette fois au cœur du site emblématique de la Cité de l’Or. Se déroulant les 27 et 28 février, cette édition marque le coup d’envoi de la semaine de relâche. Un choix réfléchi selon Stéphanie Poitras, coordonnatrice à la programmation culturelle de la Ville de Val-d’Or, qui indique que l’objectif est de dynamiser l’offre culturelle hivernale en s’adressant à un public jeune, d’âge ou de cœur.

Rappelant le Festival de la relève indépendante musicale en Abitibi-Témiscamingue (FRIMAT) présenté chaque été sur le même site, CITÉ POLAIRE partage avec celui-ci une approche qui dépasse le simple concert pour proposer une expérience complète. L’événement s’ancre dans la nordicité et s’appuie sur une programmation musicale particulièrement solide. Le vendredi soir s’ouvre sous le signe du indie rock avec zouz, trio reconnu pour son rock affranchi, riche et incisif, suivi de Marco Ema, révélé notamment par la chanson « Anyway, Mommy Love » et qui a lancé un nouvel album, Soleil mâché, en janvier 2026.

La soirée du samedi promet quant à elle d’être mémorable. Lou-Adriane Cassidy, artiste magnétique dont le travail a été largement salué depuis la parution de deux albums en 2025, partagera la scène avec son amie et complice de longue date, Ariane Roy. Encensée par la critique depuis medium plaisir en 2022 et Dogue en 2025, l’autrice-compositrice-interprète s’est imposée par une démarche à la fois originale et profondément assumée. Les deux artistes ont déjà multiplié les collaborations, notamment lors de la tournée du projet Le Roy, la Rose et le Lou[p], laissant présager des prestations féroces et sans compromis.

C’est d’abord sur le site extérieur que les participants sont conviés pour profiter d’une expérience audiovisuelle immersive signée par le duo rouynorandien passion_partage, formé des VJ et DJ Zazouu et Mamiilou. Leurs arrangements rythmeront les déplacements et les rencontres tout au long des deux soirées. Inspirée par l’esthétique rétro des années 1990, cette édition, dans le décor de laquelle assettes et téléviseurs cathodiques sont rois, invite également les participants à revisiter leur garde-robe hivernale pour y trouver les pièces les plus vintages

Pour les personnes qui souhaitent conjuguer culture et activité physique, une course de cinq kilomètres, organisée en partenariat avec le club Pas pressés de Val-d’Or, se conclura près de la réserve à minerais. Café et breuvages attendront les coureurs à l’arrivée, tandis que l’inscription au club donnera un accès privilégié aux détenteurs de passeports. D’autres collaborations surprises viendront ponctuer la fin de semaine.

Dans un calendrier hivernal souvent dominé par les activités sportives, CITÉ POLAIRE s’inscrit comme un rare espace où la culture devient elle aussi un prétexte pour se rassembler, malgré le froid. En prenant place au cœur d’un site patrimonial chargé d’histoire, l’événement propose, entre musique et froid bien réel, une autre façon de vivre la nordicité en mettant de l’avant la création, la communauté et le plaisir d’être ensemble.

Luis Clavis du groupe Valaire.

UNE GRANDE VIRÉE

On dit que les fins et débuts d’année sont l’occasion de bilans et le moment des résolutions et de promesses qu’on se fait. C’est rempli de bonnes intentions, on parie sur une volonté qu’on croit de fer et, en général, ça ne dure pas plus loin que février. On s’ouvre finalement une bière, on débouche une bouteille. Au gym, on saute un tour, puis deux. On reprend une deuxième portion ou du dessert, on mange gras au Super Bowl. On refait quelques heures supplémentaires au travail. On ne rappelle pas le vieil ami, croisé entre Noël et le Jour de l’An.

Bref, je ne vous souhaite pas grand-chose pour l’année qui commence… Du temps? On a toujours des choix à faire. Du bonheur? Il y a trop de facteurs incontrôlables. De l’argent? Justement, ça ne fait pas le bonheur.

Finalement, une chose que je vous souhaite, que je nous souhaite : arrêter de se mettre de la pression pour être le plus parfait possible.

Le journaliste Hunter S. Thompson est un emblème de la contre-culture. Il a entre autres écrit Las Vegas Parano (titre original anglais : Fear and Loathing in Las Vegas) en 1971, adapté au cinéma dans les années 1990 avec Johnny Depp. Ce roman exalte le mouvement hippie, en perte de vitesse, fait l’éloge des drogues comme amplificatrices de vérité et dénonce les individus prisonniers d’un système, la marginalité étant neutralisée. 1971, c’est avant Internet, c’est avant Facebook, avant les mises en scène permanentes. Thompson disait : « La vie ne doit pas être un voyage en aller simple vers la tombe, avec l’intention d’arriver dans un joli corps bien conservé, mais plutôt une embardée dans les chemins de traverse, dans un nuage de fumée, de laquelle on ressort usé, épuisé, en proclamant bien fort : “Quelle virée!” ». C’est une ode à une vie vécue à fond, sans retenue excessive. Il ne s’agit pas de passer ses journées sur le LSD et de se défoncer chaque soir. Ce serait ridicule. Thompson, je crois, préférait une vie remplie, imparfaite et usée volontairement par des expériences choisies. C’est un carpe diem de La société des poètes disparus (titre original anglais : Dead Poet Society), mais en version punk, une invitation à saisir l’instant, à prendre des risques calculés et à choisir la passion plutôt que la sécurité absolue. C’est

Une municipalité, une histoire

Découvrez notre territoire à travers les mots de Guillaume Beaulieu

Crédit photo : © Mathieu Dupuis

EN PARTENARIAT AVEC

LE CÉGEP DE L’ABITIBI-TÉMISCAMINGUE

100 ANS AU BLEU HORIZON DE ROUYN-NORANDA AVEC CHANTAL LAFRANCE

Dans cet article, j’aborderai un projet de l’enseignante en arts plastiques et en photographie Chantal Lafrance, en collaboration avec le complexe d’hébergement pour personnes âgées

Le Bleu Horizon. Je vais présenter ce projet ainsi que Mme Lafrance et son parcours en enseignement. J’ai également pu réaliser une entrevue avec elle, ce qui m’a aidée à en savoir plus sur des sujets très intéressants.

BIOGRAPHIE

Chantal Lafrance est une enseignante en arts plastiques et en photographie à l’école secondaire

La Source à Rouyn-Noranda. Elle adore travailler avec ses élèves et pense que, en faisant des créations artistiques, ceux-ci peuvent se découvrir eux-mêmes. Elle a aussi été enseignante en art dramatique avant de se diriger vers une différente forme d’art, mais elle a toujours travaillé dans le même établissement scolaire. De plus, sa passion pour la photographie l’a poussée à créer un cours de photo en 2023 pour les élèves de quatrième secondaire.

BLEU HORIZON

Le projet méticuleusement préparé par Mme Lafrance est nommé « Les Bâtisseurs ». Il s’agit d’une initiative conjointe visant à célébrer le centième anniversaire de la ville de Rouyn-Noranda et celui du Centre de services scolaire de Rouyn-Noranda. Le projet réunit la concentration en photographie de l’école secondaire La Source, dirigée par Chantal Lafrance, sous la direction de l’établissement représenté par Marlène Landry, ainsi que la résidence pour personnes âgées Le Bleu Horizon, sous la responsabilité de Valérie Pratte. Mettre en lumière les aînés ayant travaillé ou contribué à la vie éducative, économique, sociale ou culturelle de Rouyn-Noranda est le but de cette initiative. Lors de notre entrevue, Mme Lafrance s’est dite très fière de ce projet pour lequel elle a si durement travaillé, et qui sera exposé en février 2026 : « Je suis particulièrement fière de mon projet actuel qui se nomme “Les Bâtisseurs”, où mes élèves vont à la rencontre de personnes âgées, échangent avec elles et les photographient dans le cadre du 100e. Un projet signifiant, empreint de profondeur. »

ARTS PLASTIQUES

Chantal Lafrance a toujours eu une passion pour l’art, mais c’est en devenant enseignante qu’elle a vraiment trouvé sa voie. Après avoir fait un baccalauréat interdisciplinaire à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), elle a terminé un autre baccalauréat en enseignement et travaille maintenant à l’école La Source. Elle a une façon d’enseigner qui est créative et inspirante. Elle se sert de l’art pour aider les jeunes à se découvrir eux-mêmes. Grâce à elle, j’ai développé mon propre style et ma confiance en arts plastiques.

PHOTOGRAPHIE

Pour Chantal Lafrance, la photographie, c’est bien plus qu’un outil, c’est une façon de capturer des émotions vraies. Elle me racontait que, plus jeune, son appareil photo remplaçait presque son journal intime. Avec les années, elle a suivi sa passion et a créé plusieurs chefs-d’œuvre, ce qui a vraiment façonné son style. Elle cherche toujours à saisir un moment authentique, une vision unique. Elle a travaillé sur plusieurs projets importants, mais « Les Bâtisseurs » semble

être celui qui la touche le plus. Elle rêve même d’amener des élèves en voyage photo pour leur faire découvrir toute la beauté et la liberté que ça peut offrir.

CHANTAL

NOURRIR

LA FAUNE SAUVAGE : DE BONNES INTENTIONS, MAIS DE GRAVES CONSÉQUENCES

Voir un tamia (ou suisse) près de la maison ou un renard près d’un sentier suscite souvent une réaction spontanée : l’envie d’aider. Surtout en hiver ou en période de disette apparente, plusieurs personnes croient bien faire en laissant de la nourriture aux animaux sauvages. Pourtant, aussi bien intentionné soit ce geste, nourrir la faune sauvage cause bien souvent plus de tort que de bien.

LES RISQUES ASSOCIÉS À CETTE PRATIQUE

Les animaux sauvages sont parfaitement adaptés à leur environnement. Leurs comportements, leurs déplacements et leur alimentation sont le fruit de milliers d’années d’évolution. En intervenant ainsi, on perturbe cet équilibre naturel. Lorsqu’un animal s’habitue à trouver facilement de la nourriture fournie par l’humain, il peut perdre ses réflexes naturels de recherche de nourriture et devenir dépendant de cette source artificielle.

Cette dépendance entraîne plusieurs conséquences. Elle peut modifier les habitudes de déplacement, concentrer plusieurs animaux au même endroit et augmenter les risques de conflits. Elle peut aussi rapprocher inutilement les animaux des zones habitées, ce qui accroît les risques de collisions routières, de dégâts matériels et, malheureusement, d’euthanasie d’animaux jugés « problématiques ». Les animaux peuvent aussi associer rapidement les humains à une source de nourriture et perdre leur crainte naturelle.

Un autre problème majeur concerne la santé des animaux. La nourriture offerte par les humains n’est généralement pas adaptée aux besoins des animaux sauvages : le pain,

les restes de table, la nourriture pour animaux domestiques ou les fruits en trop grande quantité peuvent provoquer des troubles digestifs, des carences et des maladies.

Lorsqu’ils s’habituent à être nourris, certains animaux peuvent devenir insistants, voire agressifs. Ils sont alors perçus comme dangereux et doivent parfois être relocalisés. Le rassemblement d’animaux en milieu urbain facilite aussi la propagation de parasites et de maladies, attire des prédateurs et met à risque nos animaux domestiques. Certaines maladies zoonotiques, comme la rage, peuvent également menacer la santé humaine.

Pour ces mêmes raisons, il est essentiel de bien gérer nos déchets afin d’éviter de nourrir involontairement la faune.

ET LES MANGEOIRES À OISEAUX?

Les oiseaux sont une exception, avec certaines nuances. Installer une mangeoire peut être bénéfique, surtout en hiver. Toutefois, elle doit être entretenue régulièrement, offrir une nourriture adaptée et être placée de façon sécuritaire. Elle doit rester un complément, et non une source unique d’alimentation.

AIDER SANS NUIRE

La meilleure façon d’aider la faune sauvage est de protéger ses habitats : conserver les milieux naturels, planter des espèces indigènes et réduire notre empreinte. Observer les animaux à distance demeure le plus grand geste de respect. Laisser la faune sauvage… sauvage, c’est souvent la meilleure façon de la protéger.

Un canard colvert.

HIVER EN FÊTE 2026 :

L’HIVER S’INVITE AU CENTRE-VILLE DE VAL-D’OR

En février 2026, Hiver en fête revient à Val-d’Or pour une 26e édition, confirmant son importance dans le paysage culturel et communautaire de la région. Organisé par la Ville de Val-d’Or, avec la collaboration d’un comité de bénévoles, le festival se déploie depuis 2001 comme un rendez-vous hivernal accessible et rassembleur.

Cette année, la coordination est assurée par Luc Lavoie, dont le travail permet d’assurer la cohérence de la programmation et le bon déroulement des activités. Fidèle à sa mission, Hiver en fête 2026 demeure entièrement gratuit, favorisant une participation large et intergénérationnelle.

UN CENTRE-VILLE RECENTRÉ

Cette année, les activités se concentrent au centre-ville, principalement sur la 3e Avenue. Le périmètre, volontairement plus restreint, s’étend de la 8e Rue jusqu’à la rue Cadillac. Ce recentrage vise à créer une animation continue et à renforcer les liens entre les activités, les commerces et le public.

Le chapiteau principal sera installé sur la rue de l’Ukraine. Il servira à la fois de lieu de rassemblement, d’espace pour se réchauffer et de point d’animation, accueillant plusieurs moments clés de l’événement.

UNE OUVERTURE PROGRESSIVE

Les festivités commenceront le jeudi 5 février avec une soirée quiz présentée sous le chapiteau. Le vendredi 6 février, le groupe local Les Gringalets animera la soirée qui se poursuivra avec des feux d’artifice marquant le lancement officiel d’Hiver en fête.

UNE PROGRAMMATION FAMILIALE

Le samedi 7 et le dimanche 8 février, de 10 h à 16 h, diverses activités gratuites seront offertes au public. Les modules gonflables, glissades et parcours pour enfants seront de retour. À cela s’ajoutent des nouveautés, dont des balades en motoneige et de l’escalade sur glace.

Des amuseurs publics assureront une animation continue tout au long de la fin de semaine. Un parcours pour enfants conçu en bois sera également proposé, tout comme une activité de mise en forme offerte par le programme Retraités en action. Plusieurs commerces du centreville participeront à l’événement.

L’HUMOUR COMME TRADITION

Le samedi soir, en collaboration avec le Festival d’humour de l’Abitibi-Témiscamingue, un spectacle gratuit sera présenté sous le chapiteau. Ce rendez-vous, devenu un incontournable, attire chaque année un large public.

Avec cette 26e édition, Hiver en fête poursuit sa mission d’offrir un espace de rencontre, de culture et de loisirs au cœur de l’hiver abitibien, tout en contribuant à l’animation du centreville de Val-d’Or.

MARIE-ÈVE

EN PARTENARIAT AVEC

LE CÉGEP DE

LE MONDE DE SAVEURS PRÉCIEUSES AVEC DOMINIC LECLERC

Dominic Leclerc est réalisateur, directeur de la photographie et monteur. Basé en Abitibi-Témiscamingue, il développe depuis longtemps des projets qui touchent autant la création que la mise en valeur des territoires. Cette approche, présente dans l’ensemble de ses propositions, l’amène aujourd’hui à participer à un nouveau projet lié aux pratiques alimentaires, qu’il explore dans Saveurs précieuses, une série dont la sortie est prévue en 2026.

LE CONCEPT

Dans Saveurs précieuses, une série documentaire de 8 épisodes, Dominic Leclerc s’intéresse à des aliments rares

L’histoire et le patrimoine sont les legs du passé qui nous permettent aujourd’hui de construire demain

en faisant ce qu’il appelle un « 360 autour du produit », une façon de le comprendre sous tous ses angles, « comme une sculpture dans un musée ». Chaque épisode explore un ingrédient qui a une histoire forte et qui demande un savoirfaire spécifique. La série n’est pas conçue comme un simple contenu culinaire, mais comme un voyage qui relie un produit à une culture.

LES ALIMENTS

Dans Saveurs précieuses, les aliments sont présentés à travers ceux qui les cultivent. Dominic Leclerc explique qu’il cherche d’abord à rencontrer « les gens qui vivent avec ça et qui le font vraiment ». Le safran, la truffe, la vanille, le caviar ou les fromages alpins deviennent alors des outils pour comprendre des traditions et des milieux de vie. La série met aussi en valeur des chefs qui utilisent ces produits, comme Anne-Sophie Pic, qui prépare un chausson à la truffe inspiré d’une recette familiale, ce qui montre la manière dont ces ingrédients continuent de se transmettre.

LES LIEUX

La série conduit Dominic Leclerc dans plusieurs pays, chacun offrant un contexte différent autour des produits qu’il explore. Il tourne notamment un épisode en Slovénie, consacré à un fromage local, le tolminc. Le parcours de tournage le mène également en France, en Espagne, en Autriche et en Belgique. Chaque destination a sa propre atmosphère et un rapport particulier à l’aliment. Le dernier épisode est filmé à l’île de la Réunion, où le réalisateur s’intéresse à la vanille dans le milieu où elle est cultivée.

LES ENJEUX

Le projet permet aussi d’aborder des réalités qui dépassent largement la cuisine. À travers les épisodes, des thèmes

reviennent, comme des questions éthiques, le vol, la contrebande ou la place du changement climatique dans l’histoire de ces aliments. Dominic Leclerc souligne que ces enjeux ne sont pas ajoutés de l’extérieur puisqu’ils font partie du sujet. Il explique que la série s’attaque à des enjeux « plus grands que la gastronomie », ce qui rend nécessaire d’intégrer ces dimensions dans le documentaire. Pour lui, aborder ces questions allait de soi, puisqu’elles sont liées à la réalité de ces produits d’exception.

Saveurs précieuses met en lumière une série d’aliments que Dominic Leclerc documente à travers leur origine, leurs méthodes de production et les réalités qui les entourent. Les tournages réalisés dans plusieurs pays montrent comment chaque produit se rattache à un contexte culturel particulier. Les épisodes abordent également des enjeux récurrents. Il s’agit d’une série qui propose un regard informatif et pertinent sur des produits souvent méconnus.

DOMINIC LECLERC
La vallée de Soca en Slovénie, 2025.

20 ANS DE FRÉQUENCES POUR CHUN-FM

DOMINIQUE ROY

Dans l’histoire de Rouyn-Noranda, il y a aussi celle d’une voix… Une voix chaude, enracinée dans le territoire, vibrant au rythme d’une musique country rock, et ce, depuis vingt ans. Cette voix, c’est celle de CHUN-FM, une station née presque par nécessité, mais qui s’est imposée comme un fil conducteur dans la vie locale.

Pour raconter cette histoire, il suffit d’écouter Denis Cossette, qui veille sur la station depuis près de deux décennies. Il parle de CHUN-FM comme on parle d’une maison qu’on a bâtie soi-même : avec précision, fierté et affection.

UNE IDÉE NÉE DU TERRITOIRE

Au milieu des années 2000, Rouyn-Noranda se laissait porter par ses festivals et ses artistes, mais une fréquence manquait à l’appel : celle d’une musique qui fusionne la narration et les mélodies du country à l’énergie du rock. L’idée germe alors dans un contexte plus large : celui d’une radio anichinabée qui cherche à élargir ses horizons. Avec Noé Mitchell, alors directeur de la radio communautaire de Lac-Simon, Denis Cossette imagine une antenne capable de couvrir davantage de territoire, tout en gardant l’ADN communautaire qui fait la force du réseau.

Ainsi, CHUN-FM naît en 2005, portée par une volonté simple, celle de parler aux gens d’ici, dans une langue musicale qui leur ressemble.

DES DÉBUTS FRAGILES, MAIS TENACES

Comme beaucoup de projets communautaires, les premières années ressemblent à un long hiver : finances serrées, ressources limitées et chaque jour demandant un peu d’ingéniosité. Toutefois, la station tient bon. Vers 2008-2009, l’équilibre arrive enfin, et CHUN-FM peut commencer à respirer, à se déployer et à s’ancrer dans le quotidien des auditeurs.

LA VOIX DES HUSKIES

S’il y a un moment où la station a senti qu’elle faisait vraiment partie du paysage, c’est en 2016 alors que CHUN-FM devient le diffuseur officiel des Huskies de Rouyn-Noranda. Ce partenariat n’est pas qu’un contrat : c’est un symbole. Celui d’une radio qui ne se contente plus de jouer de la musique, mais qui porte la voix sportive d’une communauté entière… ses victoires, ses espoirs, ses soirées de hockey.

UNE PETITE ÉQUIPE, UNE GRANDE PRÉSENCE

CHUN-FM, c’est une poignée de personnes qui, ensemble, font tourner une station comme on entretient un feu de camp, avec constance et dévouement. Quand on demande à Denis Cossette ce qui le rend le plus fier, il parle de son équipe, de ces gens qui, avec peu de moyens, mais beaucoup de cœur, ont bâti une radio qui tient debout depuis vingt ans. « C’est grâce à l’engagement de chacun que nous avons pu atteindre cette longévité et offrir un service apprécié de notre auditoire », dit-il.

Pas d’anecdotes rocambolesques, pas de coups d’éclat. « La station a surtout évolué de manière stable », précise Denis Cossette. Et dans un monde médiatique souvent secoué, cette stabilité est presque une prouesse. Vingt ans après sa naissance, CHUN-FM doit jongler

avec les réalités d’un monde numérique où la diffusion en continu (streaming) bouscule les habitudes. Le défi est clair : rester ancré dans la communauté, tout en embrassant les nouvelles technologies, continuer à être cette radio locale qui parle aux gens d’ici, tout en s’ouvrant aux outils qui permettront de rejoindre les auditeurs de demain.

CHUN-FM n’a jamais cherché à être la plus grande. Elle a choisi d’être la plus proche. Et c’est peutêtre pour ça qu’elle est encore là, deux décennies plus tard, à faire vibrer Rouyn-Noranda et ses environs d’une énergie qui lui ressemble : authentique, chaleureuse et profondément humaine. L’animateur Denis Cossette.

CAHIER HISTOIRE ET PATRIMOINE

Le défilé de majorettes lors du 75e de Palmarolle en 2001.

LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE DU TÉMISCAMINGUE :

UNE RESSOURCE INCONTOURNABLE

En 2024, la Société d’Histoire du Témiscamingue (SHT) a fêté ses 75 ans d’existence. L’organisme a pour mission de préserver, documenter et valoriser le patrimoine historique, culturel et architectural de la région du Témiscamingue. Il agit comme un acteur clé de la mémoire collective locale, soutenant les initiatives de recherche, de diffusion et de mobilisation concernant l’histoire régionale.

La SHT a trois mandats : l’acquisition, le traitement et la diffusion de l’histoire témiscamienne. Elle acquiert sa documentation à travers la MRC de Témiscamingue auprès des secteurs privé, familial, culturel et entrepreneurial. Elle cherche de la documentation textuelle, iconographique, audio et vidéo. « La SHT offre également des opportunités de recherche en histoire de la région grâce aux archives qu’elle met à la disposition des étudiants et aux collaborations avec les universités », précise Jaques Loiselle, membre du conseil de la SHT et responsable de la Maison du Frère-Moffet.

La SHT gère deux sites muséaux, le Musée de Guérin et la Maison du Frère-Moffet, qu’elle a acquise et transformée en bâtisse historique muséale. C’est la plus ancienne construction de la région de l’Abitibi-Témiscamingue (1881), qui témoigne des débuts de l’agriculture et de la colonisation. La SHT est un lieu d’archivage agréé par Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ) qui abrite de nombreux fonds documentaires (textes, photos, vidéos) essentiels à la recherche généalogique et historique. Cécile Herbert, directrice de la SHT et archiviste, se réjouit de l’importance de l’archive que la SHT conserve. « L’organisme détient le codex de la Mission Saint-Claude, à l’origine de l’établissement permanent de colons dans le Témiscamingue, qui a joué un rôle central dans le développement agricole et religieux de ce qui deviendra la région », affirme-t-elle.

La SHT joue également un rôle important dans la diffusion des publications. La SHT publie le journal La Minerve, une publication régulière d’information et d’histoire locale destinée aux membres. L’organisme a également publié plusieurs ouvrages comme Les notes historiques sur le Témiscamingue

Aujourd’hui, la SHT participe activement à la vie culturelle témiscamienne. En collaboration avec la MRC de Témiscamingue, elle réalise plusieurs projets pour la population. En 2024, pour célébrer le 75e anniversaire de la SHT, plusieurs festivités ont eu lieu, dont des expositions thématiques au parc national d’Opémican et au Domaine Breen, ainsi que la création d’un calendrier historique mettant en valeur les municipalités de la région. En juin 2025, la Semaine autochtone du Témiscamingue a été célébrée à la Maison du Frère-Moffet et au Musée de Guérin.

Toutefois, comme la majorité des sociétés d’histoire, la SHT est confrontée à des défis importants comme le manque de financement ainsi que des problèmes liés à la numérisation et à la conservation des archives. « Au Témiscamingue, c’est le manque d’engagement des jeunes qui présente une problématique importante pour la relève, ainsi que pour la continuité de la conservation de l’héritage collectif. L’intégration de cours spéciaux sur l’histoire du Témiscamingue pourrait attirer l’attention des écoliers en les impliquant davantage sur des faits historiques et en les invitant à des manifestations commémoratives d’évènements historiques », explique Mme Herbert.

VOS

PLEIN

Le Vieux-Fort vu de la Mission Saint-Claude en 1928.

CABBAGETOWN : UN PAN OUBLIÉ DE L’HISTOIRE DE VAL-D’OR

Comment peut-on oublier l’existence d’un quartier dans une ville qui n’a pas 100 ans? Or, rares sont les traces de Cabbagetown à Val-d’Or aujourd’hui. La nature a repris ses droits, à quelques mètres du terrain de sport derrière l’école Saint-Joseph. Pourtant, ce quartier de dix maisons a été habité de 1948 à 1961, notamment par le grand-père d’Alexander Walosik. L’artiste multidisciplinaire valdorien en reconstitue l’histoire dans le documentaire Cabbagetown, présenté en trois parties à TVC9 le vendredi à 18 h 30 à compter du 20 février.

Les petites maisons de Cabbagetown étaient posées directement sur la terre battue, peu isolées, sans eau courante, avec une bécosse dans la cour. Le film détruit plusieurs mythes. Il ne s’agissait pas d’un bidonville de squatteurs immigrants, mais bien d’un quartier de maisons construites par la mine Lamaque pour sa main-d’œuvre. Elles étaient plus rudimentaires que celles du village minier, car elles devaient être temporaires. Elles ont accueilli des familles d’origines diverses, y compris des familles canadiennes-françaises. Dès la première année, l’administration de Bourlamaque a souhaité les voir disparaître. Le quartier survivra pourtant 13 ans, porté par une crise du logement et un important roulement de travailleurs étrangers, deux phénomènes encore d’actualité aujourd’hui.

Les témoignages des survivants du quartier font état des souvenirs d’une enfance heureuse, loin du misérabilisme. Le documentaire fait aussi découvrir la ferme Nye, près de la Côte de 100 pieds, que plusieurs anglophones connaissent encore sous le nom de Nye’s Hill. C’est une plongée dans le quotidien des premiers habitants de Val-d’Or et des immigrants, en particulier de la communauté polonaise dont Walosik est issu. Le film rappelle toutefois qu’on a souvent qualifié à tort de « Polonais » des individus aux origines variées.

ILLUSTRER CE QUI A DISPARU

Réaliser un documentaire sur un quartier disparu depuis près de 65 ans comporte son lot de défis, notamment pour illustrer le propos pendant 90 minutes alors qu’il n’existe qu’une poignée de photos. Heureusement, de nombreux intervenants

de la région ont prêté main-forte au réalisateur. D’abord, l’historien Paul-Antoine Martel ajoute une perspective importante en visitant Val-d’Or avec Walosik. Ensuite, André Bernard présente Vaclav Koltan, un héros tué dans un accident minier, dans un conte animé par Olivier Ballou. Puis, une modélisation 3D du quartier par Meisam Nemati lui redonne vie.

Les récits filmés de Blake Kelly, George T. Kocik, Henry Walosik, Peter Schoneich et Stuart Nye apportent une dimension intime au documentaire. Le réalisateur était d’ailleurs habité par un sentiment d’urgence, vu l’âge avancé des témoins vivants. Cabbagetown utilise une belle dose d’humour, laquelle est, pour Alexander Walosik et Alex Martel qui ont produit ensemble le film, une façon de transmettre l’atmosphère dans laquelle s’est déroulé le projet.

Au-delà de l’héritage familial, l’impulsion derrière le film vient du constat qu’en Abitibi-Témiscamingue, beaucoup de pans de l’histoire des villes sont méconnus, autant par la population locale que par les nouveaux venus. Il faut témoigner de ces éléments avant qu’ils soient oubliés. Pour Alexander Walosik, le documentaire poursuit également l’œuvre de son grandpère pour faire reconnaître les familles immigrantes qui ont contribué à l’histoire de la région. Lui et son comparse Alex Martel voient leur documentaire comme « une lettre d’amour à Val-d’Or ».

Cabbagetown sera projeté en version longue à Val-d’Or et dans la région en 2026, et éventuellement dans le cadre de festivals.

Modélisation par Meisam Nemati.
COURTOISIE

CET ÉTÉ À PALMAROLLE, CE SERA LA FÊTE, LA FÊTE!

Quand arrive le jour de leur anniversaire, la plupart des gens désirent partager ce moment précieux entre amis. Qu’en est-il si cette fête concerne une ville? Cent ans, ce n’est pas rien… Prendre le temps de souligner un centenaire, c’est saisir le moment pour se rappeler son histoire, mais aussi de signaler l’importance des individus qui ont formé et qui forment encore la mémoire collective et le cœur d’une municipalité. Cette année, c’est au tour de Palmarolle, d’abord connue sous le nom de paroisse Notre-Dame-de-la-Merci, érigée en 1926, de convier ses citoyens, anciens et présents, à des réjouissances à la hauteur de ses cent dernières années.

UN PEU D’HISTOIRE

Le nom « Palmarolle » a une consonance historique bien particulière. En effet, la municipalité tire sa dénomination d’un militaire français, François-Pierre-André Bertran de Palmarolle, capitaine du régiment de La Sarre qui travaillait auprès de Louis-Joseph de Montcalm, celui-là même qui était à la tête de l’armée qui a combattu les troupes anglaises du général Wolfe lors de la tristement célèbre bataille des plaines d’Abraham à Québec en 1759. Donc, le nom de Palmarolle figure très bien dans l’histoire du Québec, comme d’autres villes de la région : Languedoc, Royal-Roussillon, Béarn et Guyenne.

LES FESTIVITÉS

Pour commémorer ce moment majeur, plusieurs activités seront à l’honneur. Durant quatre jours, les citoyens et les visiteurs auront entre autres l’occasion de retourner dans le passé avec la présentation d’une vidéo souvenir de la vie religieuse, un rappel des festivités du 75e anniversaire, de différentes opérations « Retrouvailles », bien indiquées dans de telles circonstances ainsi que le grand retour des majorettes, appelées les Astrelles, l’instant d’un défilé qui aura lieu sur la rue Principale. Le présent sera également à l’honneur afin de souligner la vie active de la municipalité, notamment avec des visites de fermes, un marché public et des prestations d’artistes d’ici. Les gens auront aussi la chance d’explorer, tout au long de l’événement, l’exposition de la Galerie Sang-Neuf-Art et celle concernant le célèbre athlète « de la place », Rogatien Vachon. Une chose est certaine : il y en aura pour tous les goûts!

LES ARMOIRIES

Pour l’occasion, et afin d’accompagner les armoiries de la ville, un logo a été créé pour montrer aux gens l’aura de ce milieu de vie d’Abitibi-Ouest. La gerbe de blé représente bien la sphère agricole qui caractérise Palmarolle. Pour leur part, les fleurs, qui jadis couraient sur le pont, incarnent fièrement la beauté des rues en été. Puis, les trois sources d’eau sont là pour rappeler au public la place prépondérante de l’eau pour cette municipalité, tant pour les sports qu’elle permet de pratiquer et les moments de détente qu’elle procure que pour la route par laquelle les premiers colons sont arrivés. Les deux silhouettes, quant à elles, représentent bien les générations passées et futures qui se tendent la main. Une belle œuvre qui a été conçue par Marie-Ève Provencher.

Les festivités auront lieu du 30 juillet au 2 août. Le comité organisateur vous invite donc à y participer afin de non seulement vous remémorer le passé et célébrer le présent, mais également de faire un premier pas dans l’avenir. J e n n y McMaster

15.JAN ➝ 26.MAR.2026

Vernissage 17 h à 19 h

lasarre.ca/culture Heures d’ouverture

& mercredi : 9 h à 12 h | 13 h à 17 h

VAL-D’OR ET L’INCLUSION

INTERCULTURELLE

À L’OCCASION DU MOIS DE L’HISTOIRE DES NOIRS

Au milieu du mois de février, la Ville de Val-d’Or et le Carrefour de la Vallée-de-l’Or organisent une série d’activités pour marquer l’histoire et les contributions des communautés noires dans la région. S’inscrivant dans un contexte plus large de construction de cohésion sociale et de participation citoyenne, ces activités plaident pour une plus grande visibilité

d’une histoire encore trop peu présente dans l’espace public régional. Ces événements seront marqués par deux grandes activités : une séance de contes africains et l’initiation à la musique et aux instruments traditionnels africains.

L’INTERCULTURALITÉ PAR LES CONTES AFRICAINS

Pour tisser et renforcer les liens identitaires entre les membres d’une société, les contes constituent une courroie privilégiée. C’est dans ce sens qu’aura lieu, le samedi 14 février à la bibliothèque de Val-d’Or à compter de 10 h 30, une séance de contes africains animée par JSM L’Officiel. Il s’agit pour les organisateurs d’engager une réflexion sur les valeurs des personnes d’ascendance africaine et de bâtir des ponts entre diverses communautés. Des récits adaptés feront l’objet d’échanges et de discussion, question d’appréhender certains aspects de l’histoire et du patrimoine communs. Cette séance de contes sera « l’occasion pour les Valdoriens et les Valdoriennes d’échanger à propos des idées reçues sur les Noirs et de proposer des solutions pour améliorer l’inclusion et favoriser les rapprochements interculturels », affirme Erwann Boulanger, l’un des principaux organisateurs.

L’INTERCULTURALITÉ PAR LA MUSIQUE

Pour développer une attitude positive et de l’empathie à l’égard des personnes afrodescendantes et pour créer des

cultures inclusives, les organisateurs prévoient initier le public attendu constitué de la population locale, la famille ainsi que les enfants à la musique et aux instruments traditionnels africains. Cette activité, qui aura lieu au Centre de musique et de danse de Val-d’Or le dimanche 15 février en après-midi, sera une connexion basée sur un registre non verbal profond pour créer des liens sociaux et briser les préjugés. Elle s’inscrit dans le cadre des valeurs partagées pour concevoir ensemble d’autres réalités et de nouvelles identités et pour faciliter l’intégration et le bien vivre-ensemble. Elle vise également à porter un autre regard sur l’histoire de la communauté noire, en passant par l’expression artistique et la mémoire collective. « Elle participe, confie Erwann Boulanger, des efforts entrepris par la ville pour améliorer les représentations que les personnes locales se font des personnes immigrantes. »

Financées par le Programme d’appui aux collectivités du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI), les activités visent à tisser des liens interculturels comme moyens de réduire les stéréotypes et de favoriser la participation et l’intégration des personnes d’ascendance africaine à la société québécoise, conditions indispensables pour bâtir une société de paix, de tolérance et d’équité. Le comité organisateur composé d’Erwann Boulanger, de Marie-Laure Aubin et d’Angie Hamel souhaite renouveler l’expérience et inscrire ces activités dans une démarche durable.

à 17 h 30 18 h 30 à 20 h 30

Samedi

10 h à 12 h

13 h à 17 h

Dimanche 13 h à 17 h

MARIE-ÈVE MAROIS
MARIE-ÈVE MAROIS
Des membres des communautés camerounaises et ivoiriennes de Val-d’Or lors du souper communautaire en août 2025.

25 ANS AU SERVICE DE LA POPULATION

DE LA RÉGION DE LA SARRE

Il y a 25 ans, le rêve de Pauline Bernier Vallée était de créer un organisme voué à la sauvegarde des archives et témoignant du passé. Après plusieurs mois de travail d’une petite équipe formée de Ginette Coulombe, Anne-Marie Béland et Pauline Bernier Vallée, la Société d’histoire et du patrimoine de la région de La Sarre obtient sa charte en avril 2001. La même année, cette équipe forme le premier conseil d’administration provisoire de la Société d’histoire.

En 2002, grâce à un programme gouvernemental, une première employée à temps plein s’occupe de classer les documents déjà recueillis, ce qui permet d’ouvrir au public la Société d’histoire et du patrimoine de la région de La Sarre au mois de septembre 2002. L’organisme commence alors la cueillette des archives. Les citoyens apportent des photos, des documents, des livres anciens et des objets du patrimoine abitibien. L’agente patrimoniale est appuyée par la responsable des Archives nationales à Rouyn-Noranda,

De plus, au fil du temps, la Société d’histoire a commencé à présenter des activités destinées aux enfants. Elle a notamment collaboré au projet Géocache et a participé à diverses activités mises sur pied par d’autres organismes.

Dès le départ, la Société d’histoire s’est dotée d’un logiciel de gestion des archives, car son travail consiste à classer et à archiver des documents, des photos, des objets et des artéfacts que les gens lui apportent. L’organisme possède plus de 400 fonds documentaires, témoins de l’histoire des pionniers de l’Abitibi-Ouest et de leur descendance.

La Société d’histoire a à sa disposition des livres et des documents permettant d’effectuer des recherches et d’établir une généalogie. Elle se sert également des photos pour agrémenter ses diverses expositions.

Objets du patrimoine , qui comprend des objets, des livres, des revues et des photos relatant l’histoire de la région de La Sarre sous l’angle de la religion. Depuis ce temps, plus de 85 expositions thématiques ont été organisées en plus d’une exposition permanente sur les 54 ponts couverts ayant existé en Abitibi-Ouest. Cette collection permanente est accompagnée de magnifiques maquettes de ponts couverts, réalisées à l’échelle par

30 juillet au 2 août 2026

La Société d’histoire est reconnaissante envers la Ville de La Sarre qui, en plus de la soutenir financièrement, l’héberge sans frais en fournissant tous les services tels que le chauffage, l’entretien et l’accès à ses services de communications, dans un édifice patrimonial qui a eu 100 ans en 2025 (la Maison Lavigne).

Le personnel de la Société d’histoire et du patrimoine de la région de La Sarre se fera plaisir de vous accueillir lors de votre visite dans ses locaux et de vous aider dans vos recherches. De plus, l’organisme souhaite remercier la population des dons qu’elle lui apporte. Vous pouvez consulter le site Web ainsi que les pages Facebook et Instagram de la Société d’histoire pour en savoir plus.

Crédit photo : ©Mathieu Dupuis

– MA RÉGION, J’EN MANGE –

PANNA COTTA À LA FRAISE ACCOMPAGNÉE DE ROCHES DE CHOCOLAT BLANC

RENAUD AUDET, CHEF PROPRIÉTAIRE L’ATELIER CULINAIRE

PANNA COTTA INGRÉDIENTS

200 g Crème 35 %

15 g Sucre

20 g Purée de fraise

3 g Gélatine en feuilles (1 à 2 feuilles selon la marque)

MÉTHODE

1. Hydrater la gélatine dans l’eau froide pendant 5 à 10 minutes.

2. Chauffer la crème, le sucre et la purée de fraise sans porter à ébullition. Retirer du feu, ajouter la gélatine essorée et mélanger jusqu’à la dissolution complète.

3. Verser dans des moules ou des verrines, laisser tempérer, puis réfrigérer au moins 4 heures, idéalement toute une nuit.

4. Juste avant de servir, ajouter un peu de purée de fraise et garnir de roches de chocolat blanc (pour que les roches conservent leur croquant).

ROCHES DE CHOCOLAT BLANC INGRÉDIENTS

100 ml Eau

100 g Sucre

150 g Chocolat blanc

30 ml (2 c. à soupe) Maltodextrine

MÉTHODE

1. Dans une casserole, porter l’eau et le sucre à 135 °C (280 °F). Cette température permet au sucre d’atteindre un stade de cristallisation recherché.

2. Pendant ce temps, faire fondre le chocolat blanc, puis le laisser redescendre autour de 30 °C (86 °F), afin qu’il reste fluide sans être trop chaud.

3. Verser immédiatement le sirop chaud dans le chocolat. Mélanger avec un batteur à basse vitesse ou à la main avec un fouet. Le sucre cristallise instantanément le chocolat et forme de petites roches en environ 1 minute.

4. Ajouter ensuite environ 30 ml (2 c. à soupe) de maltodextrine et mélanger légèrement pour accentuer la texture granuleuse et l’aspect minéral.

De la craie aux pixels : 100 ans à créer l’avenir

Inauguration: vendredi 13 février, 5 à 7 DU 13 février au 29 mars 2026

Sous la lumière du Nord

RENAUD AUDET
La boutique du ma SCARO, Boucles d’oreilles Regard avec élytres

CINÉMA

Brigitte Poupart

Où vont les âmes

1er et 2 février

Théâtre du cuivre (RN)

La femme de ménage

Jusqu’au 5 février

Cinéma du Rift (VM)

Aventuriers voyageurs : Norvège

4 février, Cinéma d’Amos

8 février, Cinéma du Rift (VM)

Scarlett Johansson

Eleanor La Grande

8 et 9 février, Théâtre du cuivre (RN)

Helen Doyle

Au lendemain de l’odyssée 16 février, Théâtre du cuivre (RN)

Aventuriers voyageurs :

Dubaï et Oman

25 février, Cinéma d’Amos

EXPOSITIONS

Rien que des mots

Jusqu’au 27 février

Société d’histoire et du patrimoine de la région de La Sarre

Staifany Gonthier

Licher les batteurs et manger

8 toasts au beurre

Jusqu’au 22 mars

Centre d’exposition d’Amos

CALENDRIER CULTUREL

CONSEIL DE LA CULTURE DE L’ABITIBI-TÉMISCAMINGUE

Mariane Tremblay et Gabriel Fortin

État Plasma

Jusqu’au 28 mars

Centre d’exposition du Rift (VM)

Ressemble à personne

(expo jeunesse)

Jusqu’au 29 mars

Centre d’exposition d’Amos

La Réserve ouverte/

Sous la lumière du Nord

Jusqu’au 2 février 2029

MA Musée d’Art (RN)

HUMOUR

Martin Petit

Un monde meilleur

10 février, Théâtre des Eskers (Amos)

11 février, Théâtre Télébec (VD)

12 février, Théâtre du cuivre (RN)

13 février, Théâtre du Rift (VM)

Mario Tessier

Champion

17 février, Théâtre du Rift (VM)

18 février, Théâtre Télébec (VD)

19 février, Théâtre des Eskers (Amos)

20 février, Théâtre du cuivre (RN)

Gabriel Morin

Merci d’être venus

24 février, Théâtre Télébec (VD)

26 février, Théâtre des Eskers (Amos)

27 février, Théâtre du cuivre (RN)

28 février, Théâtre du Rift (VM)

MUSIQUE

Jireh Gospel Choir

1er février

Théâtre Télébec (VD)

Emile Bilodeau

4 février

Petit Théâtre du Vieux Noranda

CCR Reborn

La revue musicale

4 février, Théâtre Télébec (VD)

5 février, Théâtre du cuivre (RN)

Jerry Tremblay

5 février

Théâtre Malartic

BAM Percussions

Explosion

7 février

Théâtre du cuivre (RN)

Louis-Jean Cormier

Les entretoits

11 février, Théâtre du cuivre (RN)

12 février, Théâtre Télébec (VD)

13 février, Théâtre des Eskers (Amos)

14 février, Salle Desjardins (LS)

Dan Bigras et Gerry

14 février, Salle Dottori (Témiscaming)

Prix d’Europe 2025

Charissa Vandikas

16 février, Théâtre des Eskers (Amos)

17 février, Théâtre Lilianne-Perrault (LS)

Maxime Landry et Annie Blanchard

Le country de nos idoles 2

18 février, Théâtre des Eskers (Amos)

19 février, Théâtre du cuivre (RN)

20 février, Théâtre Télébec (VD)

21 février, Salle Desjardins (LS)

Wooden Shapes - Du classique au rock 2

25 février, Théâtre Télébec (VD)

26 février, Théâtre du Rift (VM)

27 février, Théâtre des Eskers (Amos)

28 février, Théâtre du cuivre (RN)

THÉÂTRE

Et on campera sur la lune (jeune public) 1er février, Théâtre des Eskers (Amos)

5 balles dans la tête

19 février, Agora des Arts (RN)

DIVERS

Fonds Ange-Gardien Harricana

7 février, Théâtre des Eskers (Amos)

Spectacle bénéfice

Centre de musique et de danse de Val-d’Or 14 février, Théâtre Télébec (VD)

Improvisarium

19 février, Petit Théâtre du Vieux-Noranda

CITÉ POLAIRE

Zouz, Marco Ema et passion_partage

27 février, Cité de l’Or (VD)

Lou-Adriane Cassidy, Ariane Roy et passion_partage

28 février, Cité de l’Or (VD)

Pour qu’il soit fait mention de votre événement dans le prochain numéro de L’Indice bohémien, vous devez l’inscrire vous-même, avant le 15 du mois, à partir du site Web du CCAT au ccat.qc.ca/vitrine/calendrier-culturel. L’Indice bohémien n’est pas responsable des erreurs ou des omissions d’inscription.

3 ÉVÉNEMENTS SIGNATURES MARCHÉ DES FÊTES

LANCEMENT DES FESTIVITÉS DU 31 DÉCEMBRE

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FÉVRIER 2026 // L'INDICE BOHÉMIEN // VOL. 17 - NO. 05 by Journal culturel de l’Abitibi-Témiscamingue - Issuu