Lorsque Philip Ndwiga a entendu un ami lui parler de l’herbe de blé, sa curiosité a été piquée. « J’ai fait une recherche sur Google sur l’herbe de blé et j’ai appris que c’était un stimulant de l’immunité et un complément alimentaire, contenant de nombreuses vitamines », a-t-il expliqué. Philip a vu dans l’herbe de blé la clé du succès sur le marché en pleine expansion des produits diététiques au Kenya, et a créé sa société, Fheel Better Nutritional Products.
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Peu après, le jeune entrepreneur a intégré le programme de formation géré par le Global Agribusiness Management and Entrepreneurship (GAME) Center de la United States International University-Africa, avec le financement du programme Cultiver l’avenir de l’Afrique (CultiAF).
Le programme de mentorat de GAME l’a mis en relation avec un cultivateur de bananes biologiques, qui l’a aidé à franchir les étapes pratiques de la plantation, de la récolte et de la culture de l’herbe de blé. « J’ai visité la ferme de mon mentor et voir un autre jeune faire ce que je fais m’a encouragé », a-t-il déclaré. Son mentor lui a appris à mélanger le fumier avec le sol au lieu de le compacter, ce qui facilite l’absorption des nutriments par les plantes, par exemple. 3
Repousser la crise grâce à de bonnes habitudes financières La formation l’a également aidé dans sa tenue de livres. « La tenue de livres me posait problème auparavant », a expliqué Philip. « Maintenant, je fais des feuilles de calcul quotidiennes pour pouvoir tenir mes livres, enregistrer mes recettes et différencier les dépenses personnelles et les profits de l’entreprise, alors qu’avant, tout allait dans la même poche. Je sais maintenant combien j’ai gagné aujourd’hui, combien j’ai vendu, et combien je dois me payer et réinvestir dans l’entreprise pour qu’elle progresse. »
Ces connaissances ont aidé Philip à protéger son entreprise des effets de la pandémie. « Grâce au mentorat, je n’ai pas pigé dans mes économies pour ne pas gruger mes profits, ce qui m’a permis d’amortir les effets de la pandémie », a-t-il déclaré. Avant que la COVID-19 ne frappe, Philip gagnait jusqu’à 210 CAD par mois, en plantant environ 20 plateaux d’herbe de blé. Aujourd’hui, il ne cultive que six à huit plateaux et gagne jusqu’à 116 CAD. Il espère que le marché se rétablira bientôt. 4
Répandre la bonne nouvelle Philip a également appris à commercialiser ses produits par le biais des médias sociaux. « Les médias sociaux m’ont aidé à m’ouvrir l’esprit. Maintenant, je sais que je n’ai pas besoin de me rendre physiquement quelque part pour vendre. Je reçois désormais une grande partie de mes commandes, en plus d’éduquer [les clients] sur les avantages de l’herbe de blé grâce aux médias sociaux, Instagram, Facebook notamment, et également en visitant des sites relatifs à la santé et en y publiant mes documents. » 5
Il a appris à se diversifier, en faisant du jus d’herbe de blé, ou de la poudre à mélanger dans des boissons ou du gruau. « Avec un kilo de semences de blé à 0,70 CAD, je peux réaliser un profit de 4,67 CAD après déduction des coûts d’exploitation », explique-t-il. Autre idée : promouvoir la compréhension de l’herbe de blé en la mélangeant avec un aliment de base local, soit l’ugali. « C’est mon prochain projet. On nous a appris à ne pas être rigides, à trouver d’autres entreprises pour augmenter les profits », a-t-il déclaré.
À l’avenir, Philip prévoit de promouvoir davantage ses produits, d’acheter un moulin et un mixeur plus grands, et d’ouvrir un point de vente où prendre des commandes. Entretemps, il investit dans la croissance et la diversification de son entreprise à mesure que l’économie se redresse. « En entrepreneuriat, il faut être patient et cohérent, ce sont deux éléments importants que j’ai appris au cours de la formation. Commencer petit pour devenir grand », at-il déclaré. 6
COPIE ET PHOTOGRAPHIE | WREN MEDIA