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Parole de Jerusalem - Mai/Juin 2026

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PAROLE DE JÉRUSALEM

L’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem a été créée en 1980 en reconnaissance de l’importance biblique de Jérusalem et de son lien unique avec le peuple juif. Aujourd’hui, l’ICEJ représente des millions de chrétiens, d’églises et de dénominations à la nation et au peuple d’Israël. Nous reconnaissons au travers de la restauration d’Israël la fidélité de Dieu à garder son ancienne alliance avec le peuple juif.

Nos principaux objectifs sont :

• Se tenir aux côtés d’Israël ;

• Équiper et enseigner l’Église mondiale par rapport aux desseins de Dieu avec Israël et les nations du Moyen-Orient ;

• Être une voix active de réconciliation entre juifs, chrétiens et arabes et soutenir les églises et congrégations de Terre Sainte. Depuis son siège social à Jérusalem, l’ICEJ s’adresse à plus de 170 pays, avec des branches dans plus de 90 pays. Notre vision est :

• D’atteindre chaque segment de la société israélienne avec un témoignage chrétien de confort et d’amour ;

• D’atteindre et de représenter activement le soutien des dénominations, des églises et des croyants envers Israël

L’ambassade chrétienne est un ministère chrétien non confessionnel soutenu par les contributions volontaires de nos membres et amis à travers le monde. Nous vous invitons à vous joindre à nous dans nos œuvres pour Israël et pour le peuple juif dans le monde en faisant un don aux projets en cours de l’ICEJ.

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FROM JERUSALEM

CREDITS

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ICEJ – France

Directeur National : Robert Baxter infos@icej-france.fr | www.icej-france.fr

Tél : 01 49 17 11 24

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BP: 18014 - Libreville, Gabon contact@icej-gabon.org

Tel: (+241)-074285574; (+241)-066248050

Traduction et adaptation: Catherine Pierre-Léandre

Administration : Josiane Brassac josbra@me.com

ROSH CHODESH POUR LES FRANCOPHONES Une réunion hebdomadaire, organisée par l’ICEJ France à lieu par Zoom, tous les vendredis soir de 20h à 21h (heure d’Europe centrale) pour prier ensemble en français pour Israel. En plus, une fois sur deux, une deuxième heure supplémentaire est rajoutée de 21 h à 22h. Pour vous connecter et participer, veuillez utiliser le lien suivant : on.icej.org/RCPanelist

Chers amis, Israël vient de célébrer son 78e anniversaire depuis la refondation moderne de la nation en 1948. Comme toujours, la veille, tout le pays a rendu hommage à ses soldats tombés au combat et aux victimes du terrorisme. Cette année a été particulièrement émouvante, car depuis le 7 octobre 2023, plus de 1 150 soldats ont perdu la vie en combattant le Hamas et le Hezbollah. Presque chaque famille en Israël compte un proche ou un parent éloigné qui a été tué. De nombreuses larmes ont été versées.

Pourtant, comme on a pu le constater de manière saisissante lors de la cérémonie officielle du Yom Ha’atzmaout, en quelques minutes, la nation tout entière est passée du deuil à la célébration – un moment qui illustre avec force la résilience du peuple israélien. Le point culminant de la célébration a été l’apparition surprise du président argentin Javier Milei, un grand ami de la nation d’Israël. Sa déclaration selon laquelle l’Argentine ouvrira bientôt une ambassade à Jérusalem a été accueillie avec joie comme un cadeau d’anniversaire spécial en ce jour important.

Depuis deux ans et demi maintenant, Israël est en guerre contre le géant iranien et ses nombreuses milices mandataires, mais aujourd’hui, l’État juif est plus fort que jamais. L’économie connaît une croissance surprenante, et la valeur du shekel israélien a atteint des sommets historiques. Sur le plan militaire, Israël reste le leader régional incontesté, projetant sa puissance à travers le MoyenOrient. Et à bien des égards, la nation se rapproche de Dieu. Même David Zini, le chef laïc de l’agence de sécurité intérieure israélienne Shin Bet, a mis au défi le Grand Rabbinat d’instaurer un service national d’action de grâce. Si nous savions ce qu’il sait, a déclaré Zini, Israël a connu tant de miracles au cours des deux dernières années et demie que cela défie toute explication naturelle. Nous devons remercier Dieu pour cela, a-t-il lancé aux Grands Rabbins !

Dans tout cela, nous constatons également un tout nouveau niveau d’ouverture parmi le public israélien, les organisations communautaires et même les institutions gouvernementales pour travailler avec les chrétiens. Nous voyons s’ouvrir des portes comme jamais auparavant, alors que les Israéliens réalisent de plus en plus que leurs amis les plus proches aujourd’hui sont les chrétiens croyant en la Bible à travers le monde.

Mais c’est précisément là que réside le défi. Alors qu’Israël s’épanouit, les Églises et les chrétiens qui soutiennent Israël à travers le monde sont confrontés à une pression et à un harcèlement croissants. Non seulement en Europe, mais aussi en Amérique latine et en Afrique, les Églises sont prises pour cible par des groupes d’extrême gauche et islamistes. L’antisémitisme a atteint un niveau sans précédent, même en Occident, et les pasteurs trouvent peu d’aide auprès des institutions théologiques pour faire face à ces défis.

C’est pourquoi nous avons mobilisé certains des meilleurs théologiens et chercheurs pour aborder la théologie liée à Israël, les fondements bibliques du sionisme et la manière d’aborder en toute honnêteté l’histoire passée de notre Église. Ils se joindront à nous pour le Sommet de Jérusalem, un rassemblement historique d’experts qui se tiendra du 9 au 11 juin, et nous avons confiance et prions pour qu’un message fort émerge de cette assemblée à l’approche des jours décisifs qui s’annoncent. Pour en savoir plus : https://jerusalemsummit.icej.org

Veuillez transmettre cette invitation au Sommet de Jérusalem à vos pasteurs et responsables. Un nombre limité de parrainages spéciaux est disponible sur demande. J’ai hâte de vous y voir.

Bien à vous dans le Christ,

PHOTO DE COUVERTURE : Un père et son fils israéliens examinent un missile iranien non explosé qui s’est enfoncé dans un champ du Golan, par Ayal Margolin, Flash90

L’ÉGLISE DANS UNE BULLE

- PAR LE DR JÜRGEN BÜHLER, PRÉSIDENT DE L’ICEJ

Quelques jours seulement avant que les Juifs d’Israël ne célèbrent la fête de Pourim, la guerre actuelle contre le régime radical iranien a éclaté. De nombreuses célébrations de Pourim ont fini par se dérouler dans des abris anti-bombes, alors même qu’Israël espérait que les Haman des temps modernes – les ayatollahs militants en Iran – seraient renversés.

Pourim est décrit dans le Livre d’Esther comme l’un des plus grands moments de délivrance de la Bible. Vers 470 av. J.-C., toute la population juive de Perse était vouée à la destruction à l’instigation du cruel Haman, haut dignitaire de la cour de l’empereur Assuérus (Xerxès). Sa nouvelle reine, Esther, joua un rôle décisif en dévoilant le complot au roi, inspirée par son cousin Mardochée, qui occupait également un poste de haut rang à la cour royale.

Pour apprécier pleinement cette histoire remarquable, je vous encourage à lire l’intégralité du Livre d’Esther. Elle relate un renversement miraculeux au cours duquel les Juifs triomphèrent, et ceux qui cherchaient à les détruire ont eux-mêmes été anéantis.

Le quatrième chapitre, en particulier, raconte comment cette reine, plongée dans le luxe du palais royal, fut transformée en une femme courageuse, prête à tout risquer pour la survie de son peuple.

UNE REINE DANS UNE BULLE

Le chapitre quatre s’ouvre sur un récit saisissant de la situation désespérée des Juifs de Perse. « Il y eut un grand deuil parmi les Juifs » (Esther 4:3), et beaucoup d’entre eux, y compris Mardochée, revêtirent le sac et la cendre pour exprimer publiquement leur chagrin. Ce faisant, il enfreignit tous les protocoles du palais royal. Lorsque la reine Esther en eut vent, elle envoya immédiatement un message à Mardochée.

Étonnamment, elle semblait ignorer le sort qui frappait ses compatriotes juifs. Au lieu de cela, elle envoya des messagers avec de nouveaux vêtements pour son cousin. Mardochée, haut fonctionnaire à la cour du roi, était connu pour être un parent de la reine. Au début, Esther sembla gênée par son apparence et le pressa de se revêtir à nouveau d’une tenue distinguée. Sa réputation était en jeu – d’autant plus que le roi ne l’avait pas convoquée depuis trente jours (Esther

4:11). Un cousin attirant l’attention de façon négative était la dernière chose dont elle avait besoin.

La reine Esther semblait vivre dans une bulle sociale et politique au sein du palais, inconsciente du danger qui pesait sur son peuple juif. Mardochée fit face en menant ce que nous appelons aujourd’hui une « campagne d’information », afin de tenir la reine au courant de ce qui se passait dans le royaume.

« Mardochée lui raconta tout ce qui lui était arrivé, ainsi que la somme exacte d’argent qu’Haman avait promis de verser dans les coffres du roi pour la destruction des Juifs. Mardochée lui remit également une copie du décret écrit publié à Suse pour leur destruction, afin qu’il puisse le montrer à Esther, le lui expliquer et lui ordonner d’aller trouver le roi pour implorer sa faveur et plaider en faveur de son peuple. » (Esther 4:7-8)

Mardochée lui présenta les faits. Transposé à notre époque, il l’a informée des sommes colossales envoyées par les gouvernements iranien et qatari à divers réseaux terroristes, ainsi que des plans du Hezbollah et du Hamas visant à rayer Israël de la carte. Il l’a également informée de la montée rapide de l’antisémitisme à travers le monde, et du fait que de plus en plus de gouvernements tournent le dos à Israël. Il l’exhorta à user de son influence auprès du roi – pour lui présenter ces informations et lui demander un changement de politique.

ÉVALUATION DES RISQUES

Esther procéda alors à une évaluation des risques personnels. Elle commença à saisir la gravité de la situation. Par principe, elle était probablement d’accord pour dire qu’il fallait faire quelque chose. Cependant, elle dit à Mardochée que le risque était trop grand. On ne pouvait pas simplement se présenter devant le trône du roi sans y avoir été invité. Quiconque enfreignait ce protocole royal s’exposait

SI TU GARDES LE SILENCE, LE SALUT VIENDRA D’AILLEURS.

à la peine de mort – même la reine elle-même. De plus, elle ne savait pas trop à quoi s’en tenir avec le roi, car elle n’avait pas été convoquée depuis un mois entier.

Son évaluation personnelle l’amena à conclure qu’il était trop dangereux d’approcher le roi. Ce message fut transmis à Mardochée.

UN DÉVOUEMENT TOTAL

Ce qui suivit est le passage le plus célèbre du rouleau d’Esther… Le dernier appel de Mardochée :

« Ne t’imagine pas que tu échapperas seule d’entre tous les Juifs, parce que tu es dans la maison du roi ; car, si tu te tais maintenant, le secours et la délivrance surgiront d’autre part pour les Juifs, et toi et la maison de ton père vous périrez. Et qui sait si ce n’est pas pour un temps comme celui-ci que tu es parvenue à la royauté ?» (Esther 4:13b–14)

Israël et le peuple juif ne dépendaient pas de son soutien, dit Mardochée à la reine. Si tu gardes le silence, le salut viendra d’ailleurs. À cet égard, les Écritures sont claires quant à l’avenir d’Israël : « Si l’ordre établi du soleil, de la lune et des étoiles venait à disparaître… alors Israël cesserait d’être une nation devant moi pour toujours. » (Jérémie 31:35-36).

Ce qui était véritablement en jeu, ce n’était pas la survie d’Israël, mais celle d’Esther elle-même. « Si tu gardes le silence, toi et la maison de ton père périrez » (Esther 4:14).

Ces paroles transpercèrent le cœur d’Esther. Elle réagit en proclamant un jeûne de trois jours et résolut de se présenter devant le roi, déclarant avec audace : « Si je dois périr, je périrai. »

Cette décision déclencha un processus rapide de sauvetage et de délivrance pour les Juifs de l’époque. Mais cette histoire revêt également une portée considérable pour notre époque.

L’ÉGLISE DANS UNE BULLE

Tout comme la reine Esther, de nombreux chrétiens et Églises vivent aujourd’hui dans une bulle. En fait, c’est le cas pour nous tous. Par défaut, nous avons tendance à nous concentrer sur nos propres luttes et sur les projets de l’Église, tout en ignorant les défis qui se déroulent autour de nous. La principale préoccupation d’Esther était peut-être que le roi l’avait ignorée pendant trente jours.

En mai 1944, le pasteur allemand Dietrich Bonhoeffer écrivait depuis sa cellule de prison nazie : « Notre Église, après avoir lutté uniquement pour sa propre préservation au cours de ces années, comme si cela était une fin en soi, est incapable d’apporter la parole de réconciliation et de rédemption à l’humanité et au monde. »

Sommes-nous conscients que dans de nombreux pays européens, les statistiques montrent que les Juifs sont victimes de crimes haineux bien plus souvent que tout autre groupe – et ce, dans des proportions significatives ? Dans des pays ordonnés comme le Danemark et la Norvège, les Juifs sont la cible de crimes haineux à un taux trente fois supérieur à celui de tout autre groupe. Dans de nombreuses villes du Royaume-Uni, des

militants font du porte-à-porte pour mener de soi-disant « sondages » demandant aux habitants s’ils boycotteraient Israël ou soutiendraient un État palestinien. Les réponses sont enregistrées avec les adresses, ce qui fait que les communautés juives se sentent profondément intimidées.

Les synagogues sont à nouveau attaquées en Allemagne et dans toute l’Europe, tandis que des Juifs célébrant Hanoukka ont récemment été abattus sur une plage en Australie. Sans parler des manifestations anti-israéliennes virulentes qui ont lieu sans cesse partout dans le monde.

La haine des Juifs a atteint des niveaux comparables à ceux des premières années de l’Allemagne nazie. Tragiquement, comme dans les années 1930, de nombreuses Églises continuent de fonctionner comme si de rien n’était. Nous devons demander au Seigneur de briser la bulle qui entoure nos vies et nos Églises, afin de nous éveiller à l’urgence du moment.

Nous pourrions être tentés de rester indifférents parce que la plupart des Juifs ne sont pas chrétiens et ne « nous appartiennent » donc pas. Dans son essai de 1933 intitulé « L’Église et la question juive », Bonhoeffer écrivait : « L’Église a une obligation inconditionnelle envers les victimes de tout ordre social, même si elles n’appartiennent pas à la communauté chrétienne. »

Mordechai a lancé une « campagne d’information » pour confronter la reine à la menace qui pesait sur son peuple. C’est pourquoi l’ICEJ organise le Sommet de Jérusalem en juin prochain, afin de donner aux pasteurs, aux responsables, aux théologiens et aux laïcs les outils

Une récente manifestation anti-israélienne

(Wikimedia Commons - Photo de Brahim Guedich)

nécessaires pour prêcher les desseins de Dieu pour Israël depuis la chaire. Rejoignez-nous et partagez cette invitation.

RÉEXAMEN DE L’ÉVALUATION DES RISQUES

Au départ, Esther n’était pas disposée à payer le prix. Le risque de s’approcher du roi sans y avoir été invitée était tout simplement trop grand. La question que nous devons nous poser est la suivante : sommes-nous prêts à payer le prix ?

Récemment, deux églises en Europe ont été contraintes d’annuler une importante conférence de l’ICEJ dans leurs locaux en raison de menaces extérieures. Elles soutiennent Israël, mais ont estimé que le risque était trop élevé pour accueillir des événements liés à Israël. Certaines de nos branches nationales rapportent que des pasteurs les invitent toujours à prendre la parole, mais leur disent en privé : « Merci d’être venu dans mon église, car je ne peux plus parler d’Israël. » Ces responsables ont cédé à la pression et ont choisi le silence.

En fin de compte, cette question touche au cœur même de l’appel de Jésus à la vie de disciple. Jésus a averti ses disciples de « calculer le coût » de le suivre (Luc 14:25–33). Il a mis en garde contre un cœur, en disant que ceux qui mettent la main à la charrue et regardent en arrière ne sont pas dignes du royaume (Luc 9:62). Même les liens familiaux ne doivent pas s’interposer entre nous et l’appel de Dieu sur nos vies (Luc 14, 26). Suivre Jésus peut même exiger d’être prêt à perdre sa vie pour lui (Marc 8, 35).

C’était précisément le témoignage d’Esther : « Si je dois périr, je périrai. » Il ne s’agissait pas là de fatalisme, mais de l’expression ultime de l’abandon et de l’obéissance à l’appel de Dieu.

QU’EST-CE QUI EST EN JEU ?

Les paroles de Mardochée à Esther étaient claires. Ce n’était pas

des Églises en Allemagne sont vides et manquent de vitalité spirituelle.

L’avertissement « toi et ta maison périrez » est peut-être plus réel que nous ne le pensons.

Comment se portent les Églises dans nos propres pays ? Prions pour elles.

Une dernière réflexion sur l’appel de Mardochée à Esther : « … et qui sait si ce n’est pas pour un moment comme celui-ci que tu es parvenue à la royauté ? » (Esther 4:14)

Cette phrase m’a récemment frappé d’une manière nouvelle. Mardochée n’a pas dit : « Ainsi parle le Seigneur », mais simplement : « Qui sait… » Il n’était pas tout à fait certain de l’issue, mais il a exhorté Esther à agir. Et Esther y est allée, même si elle ne savait pas comment cela allait se terminer.

Cela nous rappelle les trois hommes à Babylone qui, menacés par la fournaise ardente, déclarèrent au roi Nebucadnetsar : « Voici, notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise ardente, et il nous délivrera de ta main, ô roi. Mais même s’il ne le fait pas, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as élevée. » (Daniel 3:17–18)

Notre Dieu peut nous délivrer et le fera – mais même s’il ne le fait pas, nous ne nous prosternerons pas.

Nous entrons dans une période où l’Église est à nouveau confrontée à la question juive. Que ferons-nous face au mal qui s’abat sur eux ?

Ma prière est que beaucoup trouvent le courage de prendre clairement position pour nos amis juifs – de se tenir à leurs côtés parce que :

• Ils sont la famille naturelle de Jésus (Matthieu 1:1)

• Ils nous ont donné la Parole de Dieu (Romains 3:2)

• Jésus a dit que le salut vient des Juifs (Jean 4:22)

Paul a dit qu’ils sont aimés à cause de leurs pères (Romains 11:28)

CE N’EST PAS LE MOMENT DE RESTER SILENCIEUX

CÉRÉMONIE DE COMMÉMORATION DE LA SHOAH À YAD VASHEM

ACTE SCANDALEUX

L’ICEJ CONDAMNE LA CÉRÉMONIE DU « BRÛLAGE DE JUDAS » EN ESPAGNE

Au cours de la récente période de la Pâque juive, une cérémonie de Pâques à El Burgo, en Espagne, a donné lieu au brûlage public d’une effigie de sept mètres représentant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, présentée comme l’incarnation supposée du mal. Le président de l’ICEJ, le Dr Jürgen Bühler, a publié une déclaration condamnant cet acte scandaleux qui s’inscrit dans une ancienne tradition catholique et orthodoxe de l’ « autodafé de Judas », dont l’origine remonte au Moyen Âge.

De telles cérémonies étaient souvent étroitement liées à des discours antisémites dépeignant les Juifs comme des gens cupides, des tueurs du Christ ou intrinsèquement mauvais. L’ICEJ a ajouté que de telles pratiques n’ont pas leur place dans notre monde moderne, et devraient être universellement interdites par l’Église catholique, conformément aux grandes réformes du Concile Vatican II. L’ICEJ a également appelé le Vatican à reconsidérer sa propre critique unilatérale

d’Israël, et à profiter de la période de Pâques pour se souvenir plutôt de ces chrétiens qui « partagent les souffrances du Christ », tels que les Églises persécutées dans le nord du Nigeria, au Soudan et au Congo.

L’incident survenu en Espagne était particulièrement alarmant compte tenu du contexte politique général. Il faisait suite à une série d’accusations virulentes du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, selon lesquelles Israël commettrait un génocide et « exterminerait » le peuple palestinien. Ces déclarations s’accompagnaient de mesures concrètes anti-israéliennes, notamment des appels à des embargos sur les armes, des mesures diplomatiques punitives, et la reconnaissance par l’Espagne d’un État palestinien en 2024. Le gouvernement israélien a donc, à juste titre considéré cet autodafé de l’effigie de son Premier ministre pendant la période de Pâques comme une conséquence directe de la rhétorique et des politiques officielles de l’Espagne qui légitiment la diabolisation d’Israël.

Àl’occasion de la Journée de commémoration de la Shoah, mi-avril, la responsable du protocole diplomatique de l’ICEJ, Fine Ditoka, a représenté notre communauté chrétienne mondiale lors des cérémonies de Yom HaShoah organisées au Yad Vashem, à Jérusalem. Fine a été accueillie à l’entrée par le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, et le président de Yad Vashem, le Dr Dani Dayan. Elle a ensuite été rejointe par son collègue Ariel Cohen pour déposer une gerbe sur la place du ghetto de Varsovie, au sein de ce musée vénéré. Yom HaShoah est organisé pour commémorer les plus de six millions de Juifs qui ont péri dans la Shoah, et pour rendre hommage aux héros juifs qui se sont courageusement levés pour lutter contre les nazis, notamment ceux qui ont pris part au soulèvement du ghetto de Varsovie pendant la Pâque juive en 1943.

« En tant que chrétiens, avec tout ce qui se passe dans le monde, en particulier la montée de l’antisémitisme, ce n’est pas le moment de rester silencieux », a déclaré Mme Fine. « C’est notre responsabilité biblique envers la nation d’Israël de prendre la parole. Il est si important que nous manifestions ouvertement notre soutien au peuple juif. »Jewish people.”

Autodafé d’une effigie du Premier ministre Netanyahou en Espagne

(Crédit : capture d’écran d’une vidéo X)

LA GUERRE N’A TOUJOURS PAS DE FIN EN VUE

LES COUPS PORTÉS PAR LES ÉTATS-UNIS ET ISRAËL

LAISSENT

L’IRAN MAL EN POINT, MAIS PAS BRISÉ

Fin février, les États-Unis et Israël ont lancé une opération conjointe contre le régime radical iranien, qui a rapidement réussi à affaiblir considérablement les capacités militaires et nucléaires de Téhéran. Bien que des dizaines de ses principaux dirigeants aient été éliminés lors de la première salve, l’Iran a tout de même réussi à riposter de manière significative, attaquant presque tous les pays arabes de la région et ébranlant les marchés énergétiques mondiaux en fermant le détroit d’Ormuz.

La guerre a désormais cédé la place à un cessez-le-feu fragile afin de donner une chance à la diplomatie. Mais on ignore encore combien de temps cette trêve tiendra, et si le président américain Donald Trump se contentera d’un accord nucléaire strict avec les partisans de la ligne dure en Iran ou s’il poursuivra un véritable changement de régime qui mettrait enfin un terme à la quête de Téhéran, vieille de plusieurs décennies, visant à détruire Israël et à dominer le MoyenOrient.

DE LA FUREUR AU CESSEZ-LE-FEU

Lorsque Trump a lancé l’opération « Epic Fury » (connue en Israël sous le nom de « Roaring Lion »), il s’est heurté à une opposition immédiate à Washington, même de la part de républicains inquiets d’une nouvelle « guerre sans fin » au Moyen-Orient. Mais Trump a répondu qu’il s’attendait à ce que les combats ne durent que 4 à 6 semaines, et, comme prévu, un cessez-le-feu a été annoncé après 38 jours de combats.

Au cours de cette période, les forces américaines et israéliennes ont réussi à frapper à nouveau les principaux sites nucléaires iraniens initialement visés en juin dernier, ainsi que plusieurs nouveaux sites essentiels au développement d’armes nucléaires. L’Iran a perdu environ 70 % de ses missiles balistiques et de ses lanceurs, ainsi que ses installations de production de missiles et de carburant pour fusées. Les États-Unis et Israël ont également décapité les hauts dirigeants iraniens, y compris le Guide suprême Ali Khamenei, qui a été rapidement remplacé par son fils Mojtaba, gravement blessé, dans une manœuvre précipitée dictée par les véritables dirigeants à Téhéran : le Corps des gardiens de la révolution islamique. Le régime

est affaibli et a accepté un cessez-le-feu plutôt que de risquer un véritable changement de régime. Pour Israël, cela signifierait une direction entièrement nouvelle, qui ne serait plus obsédée par l’éradication de l’État juif. De son côté, l’Iran a été capable de lancer des centaines de missiles balistiques sur Israël, dont beaucoup étaient équipés de munitions à fragmentation visant des civils, tout en représentant une menace sérieuse par des roquettes et des drones pour tous ses voisins arabes. Cela a jeté un voile de peur sur toute la région, comme en témoigne le fait qu’aucun État arabe n’ait décidé de lancer des frappes de représailles contre l’Iran. Dans sa manœuvre la plus percutante, le CGRI a également provoqué des remous sur les marchés mondiaux en fermant le détroit d’Ormuz, une voie navigable étroite par laquelle transitent chaque jour 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz.

L’impasse autour du détroit d’Ormuz a finalement contraint les États-Unis et l’Iran à conclure un cessez-le-feu, chaque camp s’empressant de revendiquer la victoire. Trump pouvait certes affirmer que Washington avait atteint la plupart de ses objectifs militaires dans le court délai qu’il s’était fixé pour les opérations, mais les objectifs politiques cruciaux devaient encore attendre les résultats des négociations menées sous la médiation du Pakistan. Alors que ces pourparlers à haut risque débutaient à Islamabad, seules les délégations américaine et iranienne étaient présentes dans la salle, ce qui montre à quel point Israël et ses alliés arabes dépendent actuellement des États-Unis, et en particulier du président Trump.

Trump avait fixé un délai à Téhéran pour ouvrir le détroit d’Ormuz, faute de quoi il viserait les centrales électriques et les ponts ira-

niens, paralysant ainsi le pays. Mais quelques minutes avant l’expiration du délai, il a annoncé qu’un « double cessez-le-feu » était en vigueur, accordant aux parties deux semaines pour mener une « diplomatie intense » en vue d’un accord global résolvant tous les points litigieux.

En réalité, il s’agissait de cessez-le-feu parallèles, les États-Unis, Israël et l’Iran ayant chacun publié des déclarations unilatérales de leur intention de cesser le feu, subordonnées toutefois à leurs propres exigences et lignes rouges. Trump souhaitait que le détroit d’Ormuz soit immédiatement ouvert à toute la navigation, tandis que Téhéran insistait pour que tout navire souhaitant le traverser obtienne au préalable l’autorisation de l’armée iranienne. Selon certaines informations, l’Iran exigeait également un péage de 2 millions de dollars par navire. Dans le même temps, Israël campait sur ses positions, affirmant que le cessez-le-feu ne s’étendait pas au Liban, où ses combats contre le Hezbollah avaient repris dès le deuxième jour de la guerre avec l’Iran. Sans l’intervention frénétique de dernière minute du Pakistan, la trêve n’aurait jamais vu le jour. Les Pakistanais semblaient désespérés à l’idée de voir un important pays musulman allié subir de si lourds revers. La Chine a également discrètement fait pression sur l’Iran pour qu’il ouvre le détroit d’Ormuz, motivée par sa propre soif de pétrole du MoyenOrient. La menace voilée de Trump contre une « civilisation entière » et les frappes de plus en plus nombreuses de l’armée israélienne sur les ponts et les usines pétrochimiques iraniens ont également joué un rôle crucial pour persuader le CGRI de s’asseoir à la table des négociations.

DES LISTES DE SOUHAITS CONTRADICTOIRES

Les pourparlers entre l’Iran et les États-Unis ne se sont pas déroulés sans heurts, mais Trump continue d’exprimer son optimisme quant au fait que Téhéran se rallie à ses positions. Les négociations devaient concilier le plan de paix en 15 points de Trump avec le plan en 10 points de l’Iran, tous deux publiés

quelques jours avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.

LE PLAN DE TRUMP PORTAIT SUR QUATRE DOMAINES PRINCIPAUX :

1) Désarmement nucléaire : l’Iran doit démanteler ses sites nucléaires, renoncer aux armes nucléaires, mettre fin à toutes ses activités d’enrichissement et remettre son stock d’environ 450 kilos d’uranium hautement enrichi.

2) Sécurité régionale : l’Iran doit cesser de soutenir les milices régionales agissant pour son compte et limiter le nombre et la portée de ses missiles balistiques.

3) Aide économique : les États-Unis lèveraient toutes les sanctions contre l’Iran, abrogeraient toute disposition de « snapback » et proposeraient à Téhéran leur aide pour un programme nucléaire civil.

4) Libre passage : l’Iran doit garantir un accès libre et sans entrave au détroit d’Ormuz.

PARMI LES DIX EXIGENCES DE L’IRAN FIGURAIENT :

• Garanties de sécurité : les États-Unis et leurs alliés doivent signer un pacte de non-agression.

• Contrôle du détroit d’Ormuz : y compris les droits de transit de 2 millions de dollars par navire.

• Reconnaissance du droit de l’Iran à enrichir de l’uranium.

• La levée de toutes les sanctions contre l’Iran, qu’elles soient directes ou imposées par des tiers.

• Washington doit évacuer toutes les bases militaires américaines de la région.

• Fin des attaques contre les milices alignées sur l’Iran au Liban, en Irak, au Yémen

et dans les territoires palestiniens.

• Réparations de guerre et déblocage de tous les avoirs gelés.

• Abrogation de toutes les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et de l’AIEA contre l’Iran.

• Une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l’ONU rendant l’accord contraignant pour tous les pays.

Trump a insisté à plusieurs reprises sur le fait que les dirigeants du « nouveau » régime iranien avec lesquels il négocie (le président Masoud Pezeshkian et le président du Parlement Mohammad Ghalibaf) ont déjà accepté la plupart de ses exigences. Selon les dernières informations, les principaux points d’achoppement concernent l’interdiction de toute voie menant à l’arme nucléaire, la réouverture du détroit d’Ormuz et les réparations de guerre.

RELÈVE DE LA GARDE

Le président Trump s’est forgé une réputation de menant efficacement une guerre économique plutôt que des combats réels, bien qu’il n’hésite pas à ordonner une action militaire lorsque cela s’avère nécessaire. Au cours des six dernières semaines de combat, le régime iranien s’est montré à la hauteur en fermant le détroit d’Ormuz et en provoquant des ondes de choc dans l’économie mondiale. L’une des principales leçons pour Israël et les États arabes du Golfe est qu’il est urgent de trouver des itinéraires alternatifs pour acheminer le pétrole vers le reste du monde, afin de réduire la dépendance vis-à-vis du détroit d’Ormuz, sujet à de fortes fluctuations. Une autre leçon essentielle est qu’Israël est l’allié le plus fiable et le plus efficace des

Des Arabes et des Juifs locaux se tiennent debout sur le fuselage d’un missile iranien épuisé dans le Néguev l’année dernière. (Crédit : AP Photo)

États-Unis dans la région face à la menace iranienne, un fait qui n’a pas échappé aux dirigeants arabes du Golfe. Ensemble, ces deux facteurs pourraient donner un nouvel élan aux Accords d’Abraham et à la formation d’une nouvelle alliance stratégique arabo-israélienne soutenue par les États-Unis pour apporter la stabilité dans la région.

Dans l’intervalle, Israël doit poursuivre les efforts engagés au cours des deux dernières années de guerre pour désarmer le Hamas à Gaza et le Hezbollah au Liban. Le fait que des pourparlers directs entre Israël et le Liban aient déjà commencé à Washington, sans aucune implication iranienne, est un signe très positif. Gaza suit également actuellement sa propre voie vers la paix, le Hamas étant de plus en plus isolé.

Il semble toutefois subsister un fossé entre les intérêts américains et israéliens quant à l’issue du conflit avec l’Iran. Le président Trump doit faire face aux élections de mi-mandat en novembre, qui détermineront si ses deux dernières années à la Maison Blanche seront entravées par le contrôle démocrate d’une ou des deux chambres du Congrès. Sa cote de popularité est en baisse, en partie à cause de la guerre avec l’Iran, ce qui le pousse fortement à conclure rapidement un accord avec ce pays. Ses priorités sont un accord non nucléaire sans faille et la réouverture du détroit.

Israël, en revanche, craint que le régime intransigeant de Téhéran ne survive pour continuer à se battre une fois que Trump aura quitté ses fonctions. Cela pourrait sérieusement compromettre tous les progrès durement acquis et les sacrifices consentis par les Israéliens au cours de 30 mois de combat pour affaiblir l’Iran et son réseau de milices mandataires, en particulier le Hamas et le Hezbollah. Ainsi, Jérusalem est bien plus favorable à un véritable changement de régime en Iran, ce que le peuple iranien pourrait trouver le courage de revendiquer et de rechercher par lui-même, quel que soit l’accord que Trump conclura avec les gardiens survivants de la Révolution islamique. L’économie iranienne s’effondrant sous le poids de l’offensive conjointe américano-israélienne, ce jour pourrait être plus proche que nous ne le pensons.

Au moment où nous mettons sous presse, Trump a renforcé le blocus naval américain contre l’Iran, qui coûte 500 millions de dollars par jour à Téhéran, tout en prolongeant son cessez-le-feu unilatéral sans fixer de date butoir, dans l’espoir de pousser le régime iranien fracturé à prendre une décision unifiée pour renoncer à ses ambitions nucléaires. Cela suspend également indéfiniment les combats au Liban, bien que les risques d’une flambée de violence y soient bien plus élevés. La guerre sur plusieurs fronts déclenchée par le Hamas le 7 octobre n’a toujours pas de fin en vue.

Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont envoyé pour la première fois des troupes américaines et israéliennes au combat ensemble

(Crédit : Wikipédia)

UN MAL QUI EXIGE UNE RÉPONSE

LES VÉRITÉS ÉVIDENTES QUI SE

CACHENT DERRIÈRE LA GUERRE

CONTRE L’IRAN

La guerre actuelle qui oppose Israël et les États-Unis au régime iranien s’inscrit en réalité dans le prolongement du conflit de 12 jours qui a opposé l’armée israélienne à Téhéran en juin dernier, et auquel Washington s’est joint tardivement pour mener l’opération « Midnight Hammer ». Ensemble, ces campagnes militaires constituent autant de précédents majeurs, tant pour la région que pour l’ensemble du monde.

UNE RÉPONSE ATTENDUE DEPUIS LONGTEMPS

Pour commencer, c’est la première fois depuis la révolution islamique de 1979 que l’Iran est contraint de payer le prix sur son propre sol pour avoir exporté la violence et la terreur à travers le monde. Certes, ils ont mené une guerre de huit ans contre l’Irak dans les années 1980, mais celle-ci s’est largement limitée à un conflit frontalier autour des champs pétroliers. Ici, nous avons 47 longues années pendant lesquelles le monde a laissé les ayatollahs verser le sang d’innocents, répandre la peur et des idéologies radicales, armer et former des terroristes, attiser des soulèvements, prendre pour cible des diplomates et des ambassades, et organiser des attentats à la bombe contre des civils partout dans le monde.

L’ACTE D’ACCUSATION CONTRE L’IRAN EST LONG ET SINISTRE ! PAR EXEMPLE : Pourtant, lorsque Israël et les États-Unis ont lancé leur dernière campagne militaire contre le régime iranien, certains ont eu l’audace de demander : où était la menace imminente ? Ils posent la mauvaise question ! La vraie question est : pourquoi cela a-t-il pris autant de temps ?

Pourquoi a-t-il fallu 47 ans pour que le monde fasse enfin payer à l’Iran, sur son propre sol, le prix de tous ses méfaits et de ses carnages à l’échelle mondiale ? Étions-nous intimidés par leur radicalisme ? Étions-nous tout simplement des lâches ?

Il est certain qu’au moment où les avions de combat américains et israéliens ont survolé l’Iran fin février, le régime clérical fou de Téhéran nous avait déjà fourni cinq décennies de casus belli.

Je sais bien que beaucoup de mes compatriotes américains refusent de s’impliquer dans des « guerres sans fin » au Moyen-Orient, surtout après les expériences douloureuses en Irak et en Afghanistan. Mais ici, il y a de fortes chances que le régime de Téhéran touche rapidement à sa fin, car la grande majorité des Iraniens veulent eux aussi qu’il disparaisse.

Dans le même temps, nous devons prendre conscience que l’eschatologie islamique prévoit que les musulmans mèneront une guerre sans fin contre les juifs et les infidèles jusqu’au Jour du Jugement dernier. Ainsi, que cela nous plaise ou non, les musulmans radicaux ont déclaré une guerre sans fin à l’Occident, et leur bilan passé annonce un « malheur » à ceux qui l’ignorent. Comme le dit le vieil adage : si vous n’allez pas résoudre les problèmes du MoyenOrient, ce sont les problèmes du Moyen-Orient qui viendront à vous.

UNE ALLIANCE SOLIDE

L’autre « première » significative de cette

LA RAISON POUR LAQUELLE ILS SE SONT TOUJOURS DÉCHAÎNÉS CONTRE LE

« GRAND SATAN » ET LE « PETIT SATAN », C’EST QU’ILS SAVAIENT DÈS LE DÉPART QUE L’AMÉRIQUE ET ISRAËL ÉTAIENT LES SEULES NATIONS CAPABLES DE

VÉRITABLEMENT SE DRESSER SUR LEUR CHEMIN.

guerre est que, pour la première fois, des soldats américains combattent aux côtés des troupes israéliennes dans un conflit actif. C’est une énorme surprise pour moi personnellement. J’ai passé les 35 dernières années en tant que défenseur chrétien à plein temps d’Israël, depuis mon arrivée à Washington en 1991 pour faire du bénévolat au sein d’un petit groupe chrétien enregistré auprès du Congrès afin de militer en faveur de relations solides entre les États-Unis et Israël.

À l’époque, j’ai rapidement compris le principe selon lequel « Israël cherche à se défendre par ses propres moyens » ; ils demandaient simplement aux ÉtatsUnis de les aider à se doter des moyens de protéger leur pays. À cet égard, Israël a toujours été le meilleur allié de Washington, ne souhaitant jamais que des soldats américains risquent leur vie pour eux. Cette guerre marque donc un tournant majeur pour les deux nations.

En réalité, les Américains devraient être fiers de notre pays et de notre président pour s’être rangés aux côtés d’Israël afin de faire face à cette menace mondiale. Je ne pense pas que l’Amérique doive être le gendarme du monde. Et il vaut mieux que ce soient les États-Unis qui garantissent la libre circulation du pétrole du Moyen-Orient plutôt que la Russie ou la Chine. Mais il y a ici quelque chose de plus profond en jeu, et cela a trait aux principes fondateurs de l’Amérique et à sa destinée en tant que nation.

La Déclaration d’indépendance des ÉtatsUnis contient ces mots précieux écrits par Thomas Jefferson : « Nous tenons pour évidentes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; Ils sont dotés par leur Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ceux ci figurent la vie, la liberté et la poursuite du bonheur. »

De nos jours, nombreux sont ceux qui débattent pour savoir si les États-Unis ont été fondés en tant que nation chrétienne. Ce qui est incontestable, c’est que nos Pères fondateurs croyaient en un Dieu créateur dont la main providentielle veillait sur leurs entreprises. Et ils se sont engagés à respecter le principe biblique de l’Imago Dei – selon lequel tous les hommes sont créés à l’image de Dieu, nous sommes tous égaux à ses yeux, et nous devrons tous rendre compte de notre vie devant lui un jour.

Ce principe directeur trouve son origine dans Genèse 9.3-6 et nous enseigne que les êtres humains ont une liberté d’action morale et une motivation à agir avec droiture les uns

envers les autres, car Dieu veille. Il convient également de noter que nous avons reçu cette lumière directrice d’Israël. En effet, elle est au cœur des valeurs judéo-chrétiennes qui ont inspiré et soutenu les sociétés occidentales pendant des générations.

Or, l’Amérique avait un grave problème en ce qu’elle ne traitait pas les esclaves africains noirs comme des êtres créés égaux par Dieu, et notre nation tout entière – le Nord et le Sud – a payé un lourd tribut lors de la guerre civile pour avoir constamment consenti à des compromis avec l’institution profondément inhumaine de l’esclavage. Dans son célèbre discours de Gettysburg, le président Abraham Lincoln a résumé tout ce conflit comme un combat pour savoir si cette « nouvelle nation, conçue dans la liberté et vouée au principe que tous les hommes sont créés égaux… peut perdurer ».

Mais une fois cette faille corrigée, l’Amérique a joué un rôle unique dans le monde en tant que gardienne des principes d’égalité humaine et de liberté. Nous avons repoussé la tyrannie des nazis, qui considéraient les Juifs comme des êtres humains inférieurs devant être éradiqués. Nous avons tenu tête aux communistes soviétiques, qui cherchaient à asservir le monde sous un marxisme athée qui remettait directement en cause le principe biblique selon lequel l’humanité est une création spéciale de Dieu.

Et en cette heure, il est tout à fait légitime que nous soutenions Israël, source de ce

principe qui célèbre la vie, pour lutter contre l’idéologie apocalyptique et sinistre des ayatollahs radicaux de Téhéran. Après tout, ceuxci cherchent à déclencher un embrasement général qui, selon eux, aboutira au massacre de 80 % de la population mondiale afin qu’ils puissent régner sur la planète. Quant à Israël et aux Juifs, ils seraient totalement anéantis au cours de ce processus.

Mes amis, c’est là un mal qui exige une réponse. Une action préventive, même ! Pourtant, nous avons attendu cinq décennies avant de réagir, en faisant concession après concession face à leur programme maléfique. Aujourd’hui, le monde entier en paie le prix avec la flambée des prix du pétrole et du gaz. Nous devons nous en prendre à nousmêmes et à nos dirigeants pour n’avoir jamais confronté directement l’Iran d’une manière qui l’aurait convaincu d’abandonner cette idéologie destructrice.

Je suis donc fier que l’Amérique se soit jointe à Israël dans cette bataille. C’est tout à fait approprié, car les vérités qui soustendent cette guerre juste sont « évidentes ». Et curieusement, cette alliance entre nos deux nations avait été prévue depuis longtemps par les ayatollahs eux-mêmes. La raison pour laquelle ils se sont toujours déchaînés contre le « Grand Satan » et le « Petit Satan », c’est qu’ils savaient dès le départ que l’Amérique et Israël étaient les seules nations capables de véritablement se dresser sur leur chemin.

Lieu de l’attentat à la bombe contre la caserne des Marines américains à Beyrouth en 1983 (Crédit : Wikipédia)

AIDER LES DÉMUNIS

L’ICEJ SE MOBILISE À NOUVEAU POUR APPORTER UNE AIDE D’URGENCE AUX VICTIMES DE LA GUERRE EN ISRAËL

- PAR LA RÉDACTION DE L’ICEJ

Au cours des six dernières semaines de guerre avec l’Iran, la population israélienne s’est précipitée à maintes reprises vers les abris anti-bombes pour résister aux assauts quotidiens des missiles balistiques iraniens qui visaient cruellement le cœur civil de cette nation. Avec un cessez-le-feu fragile en vigueur au moment où nous écrivons ces lignes, la situation est un peu plus calme, même si la moitié nord d’Israël est toujours la cible de roquettes et de drones tirés par le Hezbollah depuis le Liban. Malgré ces dangers, le personnel de l’Ambassade chrétienne internationale de Jérusalem a continué à parcourir Israël pour constater les dégâts, évaluer les zones où les besoins sont les plus grands, répondre aux demandes d’aide urgentes et encourager les Israéliens que nous avons rencontrés en chemin.

Ce dernier épisode du long conflit avec l’Iran, connu en Israël sous le nom d’« Opération rugissement du Lion », a débuté juste avant Pourim, fin février, et s’est achevé par un cessez-le-feu temporaire avec l’Iran au moment où la semaine de la Pâque juive prenait fin, début avril. Voici un bref aperçu des efforts d’aide d’urgence déployés par l’ICEJ pendant cette forte escalade avec l’Iran et son mandataire, le Hezbollah, au Liban.

Grâce à la réaction rapide de nos donateurs chrétiens, le département d’aide de l’ICEJ a pu apporter son aide dans les domaines suivants, où les besoins étaient urgents.

AIDE AUX SURVIVANTS DE LA SHOAH

L’ICEJ a aidé des centaines de survivants de la Shoah à travers Israël, y compris les dizaines de résidents de notre foyer d’accueil spécial pour survivants à Haïfa. Notre équipe chrétienne au foyer de Haïfa a passé de longues heures avec les résidents dans des abris anti-bombes et a déployé des efforts particuliers pour maintenir leurs activités habituelles, notamment des cours d’art, des séances d’exercice, les repas et d’autres soins quotidiens.

L’Ambassade chrétienne a également aidé de nombreux autres survivants de la Shoah par l’intermédiaire de partenaires locaux et de centres d’appel qui prennent soin de ces personnes âgées victimes de la cruauté nazie. Cela comprenait la préparation et la livraison de repas, ainsi que la provision de denrées alimentaires aux survivants de la Shoah qui ne pouvaient pas quitter leur domicile pour faire leurs courses en raison de la menace constante des tirs de roquettes.

De plus, nous avons aidé des survivants de la Shoah qui ne vivent pas à proximité d’abris anti-bombes facilement accessibles à se déplacer vers des lieux plus sûrs pour bénéficier de courts moments de répit durant la guerre. ». Bon nombre de ces déplacements ont nécessité des moyens de transport spéciaux, tels que des ambulances et des véhicules équipés d’un élévateur pour fauteuils roulants, tandis que d’autres ont pu se contenter de taxis et de véhicules privés.

L’un de ces efforts de transport concernait une survivante de la Shoah âgée de plus de 80 ans qui avait besoin d’une attention et de soins particuliers en raison de son état de santé fragile. Elle et sa fille, qui s’occupait d’elle, ont bénéficié d’un séjour d’une semaine dans un hôtel sûr, mais elle avait besoin d’un hébergement adapté, d’un transport en ambulance médicale et d’un lève-personne robuste, élément essentiel de ses soins quotidiens. Cet équipement médical spécial devait être transporté avec elle à l’aller comme au retour de l’hôtel. La plupart des prestataires de transport refusent de transporter des appareils médicaux aussi lourds. Mais grâce à un effort exceptionnel, tout a été mis en œuvre pour lui permettre, ainsi qu’à son équipement d’effectuer le voyage afin qu’elle puisse profiter de son temps de repos sans se soucier d’arriver à temps à un refuge. Dans un autre exemple très émouvant de notre action auprès des survivants de la Shoah, l’ICEJ est venue en aide à un cher vieil homme que notre équipe d’aide humanitaire a rencontré après que son domicile et ses biens aient été entièrement détruits par l’impact d’un puissant missile à Beersheva. Lors d’une visite sur le site de l’explosion, Nicole Yoder, vice-présidente de l’ICEJ chargée de l’aide humanitaire et de l’Aliyah, a rencontré Yoel, un survivant de la Shoah originaire de Pologne, aujourd’hui âgé de 90 ans. Il se trouvait

seul chez lui lorsqu’un missile a frappé la maison voisine. Sa fille, qui habite à proximité, s’est précipitée pour prendre de ses nouvelles, mais a trouvé son appartement vide, les fenêtres soufflées et des éclats de verre partout. Après une recherche effrénée, elle a finalement retrouvé son père sain et sauf, assis paisiblement au soleil sur une chaise près d’une tente d’urgence. Il ne se souvenait même pas comment il avait pu s’en sortir indemne, mais c’était un miracle ! Après avoir entendu l’histoire de Yoel racontée par sa fille, Nicole a immédiatement accepté sa demande d’acheter à son père un nouveau fauteuil inclinable, pour remplacer le fauteuil dans lequel il aimait tant s’asseoir chaque jour avant qu’il ne soit détruit.

Yoel, 90 ans, assis dans son nouveau fauteuil inclinable

L’équipe du foyer de Haïfa préparent des repas pour les survivants de la Shoah pendant la guerre

AIDER LES FAMILLES DÉPLACÉES

L’ICEJ a accordé des subventions spéciales à des dizaines de familles israéliennes dont les maisons ont été gravement endommagées ou détruites par des missiles iraniens. Nous avons également acheté des meubles pour aider à loger 40 familles évacuées accueillies par nos amis du kibboutz Yad Mordechai, à seulement deux kilomètres de Gaza.

Yad Mordechai a courageusement repoussé les vagues d’hommes armés du Hamas le 7 octobre avant de devoir être relogé pendant plusieurs mois ailleurs en Israël.

C’est pourquoi ils ont généreusement décidé d’accueillir des compatriotes israéliens qui avaient dû quitter leurs maisons endommagées ou détruites par les missiles iraniens pendant l’« Opération le rugissement du Lion». Ces familles déplacées – environ 150 personnes au total – sont arrivées de villes de tout le pays, y compris de la ville voisine de Beersheva, où une frappe de missile balistique iranien a rasé plusieurs immeubles d’habitation.

Au fil des ans, l’Ambassade chrétienne s’est rendue à plusieurs reprises à Yad

Mordechai, et ses responsables nous ont immédiatement sollicités pour venir en aide aux familles déplacées qu’ils hébergeaient. Nous avons contribué à l’achat d’articles ménagers de première nécessité, de meubles, de matelas et d’appareils électroménagers afin de leur permettre d’accueillir ces familles évacuées qui avaient tout perdu. Parmi elles se trouvait un couple de personnes âgées, tous deux âgés de 85 ans, qui ont vu leur maison et leur quartier à Beersheva complètement détruits par un missile iranien. Le couple se remet peu à peu du traumatisme qu’il a subi.

MATÉRIEL D’INTERVENTION D’URGENCE

Depuis l’invasion du Hamas le 7 octobre, l’ICEJ a fourni toute une gamme d’équipements d’urgence aux équipes de premiers secours qui doivent intervenir même lorsque les roquettes continuent de pleuvoir. Cela a notamment consisté à faire don de cinq nouvelles ambulances, de motos médicales, ainsi que de matériel médical et d’équipements de protection pour les ambulanciers et autres équipes d’intervention d’urgence. Mais avec des missiles encore plus gros tombant désormais du ciel et de

Les volontaires de ZAKA avec de nouveaux casques et gilets de protection renforcée

nombreuses maisons endommagées sur le point de s’effondrer, le Commandement du front intérieur israélien exige désormais que les premiers intervenants disposent de casques et de gilets de meilleure qualité pour pénétrer dans les bâtiments endommagés. L’ICEJ a donc récemment acheté deux douzaines d’ensembles de casques et de gilets de protection renforcée pour les bénévoles de ZAKA. Ces casques et gilets de sécurité améliorés ont été exigés par les autorités israéliennes non seulement en raison du risque accru d’effondrement des bâtiments, mais aussi à cause de la menace croissante que représentent les missiles iraniens équipés de munitions à fragmentation.

Sans cet équipement essentiel, ces premiers intervenants ne seraient pas autorisés à pénétrer dans les bâtiments endommagés pour récupérer les corps ou secourir les victimes qui pourraient y être piégées.

Nous avons également fait don de 50 appareils de communication Motorola spéciaux destinés aux équipes d’intervention d’urgence de la région de Galilée. Ces talkies-walkies cryptés, uniques en leur genre, ont joué un rôle déterminant dans le sauvetage de milliers de vies dans les communautés situées à la frontière avec Gaza lors de l’attaque terroriste du Hamas du 7 octobre, et ils sont aujourd’hui mis à profit dans la zone frontalière nord, qui a de nouveau été la cible de tirs de roquettes intenses provenant du Hezbollah au Liban ces dernières semaines. De plus, l’ICEJ est en train d’acheter six nouvelles remorques pour aider les équipes d’intervention locales de la Haute Galilée et de la région frontalière nord à transporter du matériel d’urgence vital sur les lieux des impacts de roquettes et d’autres incidents de sécurité.

MODERNISATION DES ABRIS ANTI-BOMBES PUBLICS

L’ICEJ a financé la modernisation de 15 grands abris anti-bombes publics.

L’ICEJ a modernisé 15 grands abris anti-bombes publics dans le centre d’Israël en les équipant de nouvelles rampes, d’un éclairage, d’une ventilation, d’une nouvelle peinture et d’autres améliorations afin de les rendre plus confortables et plus sûrs pour ceux qui doivent les utiliser de manière répétée.

Nous avons également modernisé 9 abris anti-bombes publics le long de la frontière nord pour permettre des séjours de plus longue durée, en les équipant de matelas, de chaises, de tables, d’activités pour les enfants, de grands ventilateurs, du Wi-Fi et d’autres équipements.

Par ailleurs, l’Ambassade chrétienne a fourni plusieurs nouveaux abris anti-bombes mobiles à des communautés du nord d’Israël pendant la guerre.

L’ICEJ a fait don de cinq nouvelles ambulances.

ACTIVITÉS SPÉCIALES POUR LES ENFANTS

L’ICEJ a distribué des jouets et des jeux aux enfants contraints de passer de longues heures dans des abris anti-bombes à la frontière nord. Nous avons également financé des séances d’activités de groupe pour les enfants de familles d’immigrants récemment arrivées, hébergées dans des centres d’Aliyah gérés par nos partenaires de l’Agence juive pour Israël.

TRAITEMENTS THÉRAPEUTIQUES

L’ICEJ a financé des thérapies post-traumatiques pour de nombreuses familles à Beit Shemesh, théâtre d’une explosion massive de missile au début du conflit qui a tué neuf civils et en a blessé des dizaines d’autres. Nous avons également financé des séances de thérapie de groupe pour les nouveaux immigrants juifs dans les centres d’Aliyah qui sont aux prises avec le choc et la peur causés par les impacts massifs des missiles iraniens.

AIDE

ALIMENTAIRE

L’Ambassade chrétienne a distribué des cartes-cadeaux pour l’achat de nourriture et d’autres produits à 130 familles dans le besoin dans les zones gravement touchées, notamment les villes de Dimona et d’Arad dans le Néguev, où de puissantes frappes de missiles ont dévasté des quartiers entiers, ainsi qu’à Shlomi, et dans d’autres villes de la frontière nord soumises aux tirs incessants de roquettes du Hezbollah au Liban. Les cartes-cadeaux peuvent également être utilisées pour acheter des vêtements et des articles ménagers de base selon les besoins.

La destruction dévastatrice causée par les frappes de missiles iraniens dans les villes de Dimona et d’Arad

FAITES UN DON DÈS

AUJOURD’HUI

Toutes ces activités d’aide humanitaire ont été menées en plus des nombreux projets de reconstruction déjà en cours de l’ICEJ pour aider les Israéliens à se remettre de quelque 30 mois de conflit sur sept fronts depuis l’invasion terroriste du 7 octobre.

Merci de continuer à soutenir nos efforts d’aide d’urgence destinés à venir en aide aux Israéliens qui endurent courageusement cette longue guerre contre l’Iran et ses milices régionales alliées.

C’est le moment où Israël a le plus besoin de nous ! Et le peuple israélien est plus réceptif que jamais à notre amour et à notre soutien chrétiens en cette période critique. Alors, faites aujourd’hui votre plus généreux don à notre fonds « Israël en crise ».

Faites un don sur : help.icej.org/crisis. Vous pouvez aussi faire un don sur le site de l’ICEJ-France à WWW.ICEJ-FRANCE.FR ou pour l’ICEJ-Suisse sur ICEJ.CH/DONS.

L’ESPOIR EN PLEINE PÉRIODE DE CONFLIT

-PAR LAURINA DRIESSE

Malgré les fréquentes courses pour se mettre à l’abri des missiles iraniens, l’équipe ICEJ AID a distribué avec joie des cadeaux de Pâque et des bons alimentaires à des centaines de familles juives dans le besoin à travers Israël au cours des dernières semaines.

Grâce au soutien incroyable de nos donateurs du monde entier, quelque 400 foyers israéliens à Ashkelon, Ashdod, Netanya, Mateh Yehuda, Ma’ale Adumim et dans d’autres villes accueilleront cette saison de Pâque avec un espoir renouvelé et le témoignage de la provision de Dieu à leur table du Seder de Pâque.

À Ashkelon, l’ICEJ a été chaleureusement accueilli par Elena, qui a immigré en Israël depuis la Biélorussie il y a dix ans. Mère célibataire, elle élève son fils de cinq ans, plein de vie, tout en travaillant comme aide-soignante. Malgré ses propres difficultés, elle rayonne de chaleur et d’un fort désir d’aider les autres. Recevoir les cadeaux de Pâque l’a profondément touchée.

Non loin de là, Irina, qui a quitté Kiev pour s’installer en Israël il y a plus de 20 ans, a exprimé sa gratitude aux côtés de son amie Marina. Elle a elle aussi un fils qui lui apporte une grande joie. Bien que d’autres membres de sa famille soient restés en Ukraine, elle reste en contact étroit avec eux et se soucie de leur bien-être. En cette période de Pâque, le soutien de l’Ambassade chrétienne a rappelé à ces deux femmes qu’elles sont vues et prises en charge. Par ailleurs, l’équipe a rendu visite à une autre dame, également prénommée Elena, qui est en fauteuil roulant et vit seule. Elle est handicapée depuis sept ans et a un fils qui vit à Sderot. Malgré les défis quotidiens auxquels elle est confrontée, elle les affronte avec une force et une dignité admirables.

« Vous êtes mes héros », s’est exclamée Eva, une survivante de l’Holocauste âgée de 95 ans, en voyant arriver l’équipe de l’ICEJ.

À Ashdod, Ram, travailleur social, a décrit la motivation qui l’anime dans son travail comme une simple « mission ». Responsable de 400 familles, il constate chaque jour le besoin croissant d’aide sociale. Il estime que 15 % de la population d’Ashdod (45 000 habitants sur environ 300 000) bénéficie d’une aide gouvernementale. « Je ne pourrais pas faire ce travail sans l’ICEJ. Nous sommes tous ensemble dans cette aventure », a insisté Ram.

L’un de ces résidents, Rafi, suit actuellement un traitement contre le cancer et vient de perdre sa mère. Malgré ces épreuves, il a accueilli chaleureusement l’équipe avec un sourire radieux. Même lorsque la sirène d’alerte rouge a interrompu la visite, obligeant tout le monde à descendre deux étages pour se réfugier dans un abri anti-bombes, Rafi a gardé son humour et son souci des autres, prenant des nouvelles de ses voisins et rassurant tout le monde. Comme il n’y a pas d’ascenseur dans l’immeuble, Rafi utilise son déambulateur pour descendre et plaisante en disant qu’il s’est bien entraîné avec toutes ces sirènes.

L’équipe de l’ICEJ a également rendu visite à Malka et à son mari, qui ont fait leur Aliyah il y a 20 ans depuis l’Iran. Quatre de ses sept enfants vivent en Israël, mais Malka était profondément inquiète car trois de ses enfants sont toujours à Téhéran et n’ont pas pu faire leur AIyaH. Elle n’a pas eu de contact avec eux depuis plus d’un mois. La visite de l’ICEJ lui a apporté un bref moment de répit, mais ses pensées ne cessaient de revenir vers « mes enfants, mes enfants », répétait-elle doucement.

En remontant la côte vers Netanya, les effets de la guerre étaient particulièrement visibles. De nombreuses familles défavorisées hésitent à quitter leur domicile pour se rendre au bureau local des services sociaux, et les parents isolés doivent faire face au défi supplémentaire de gérer l’enseignement à distance de leurs enfants. Heidi, une assistante sociale, a exprimé sa sincère gratitude envers l’ICEJ pour son dévouement à la distribution des cadeaux de Pessah. « Merci, ICEJ, d’aider nos familles à célébrer Pessah malgré ces difficultés », a déclaré Heidi. À Ma’ale Adumim, Malonesh, une mère éthiopienne de cinq enfants, a évoqué l’importance de la communauté pour survivre. Malgré ses propres problèmes de santé et le fait qu’elle doive se réfugier dans un immeuble voisin lorsque les sirènes retentissent, elle s’attache avant tout à aider les autres.

En cette saison où l’on se souvient de la puissante délivrance de Dieu et de Sa provision fidèle dans le désert, les cadeaux de Pâque de l’ICEJ rappellent à chacune de ces familles juives en difficulté que, au milieu de la guerre, de la peur et des épreuves, les chrétiens du monde entier se souviennent d’elles et prennent soin d’elles.

L’AMOUR

AU SERVICE DES IMMIGRANTS ÂGÉS

-PAR LAURINA DRIESSE

Dans le contexte de la guerre tendue entre Israël et l’Iran, l’équipe de soins à domicile de l’ICEJ a été particulièrement occupée ce printemps, avec des visites supplémentaires à domicile avant la Pâque. L’infirmière Corrie van Maanen s’est également assurée qu’un anniversaire marquant ne passe pas inaperçu, puisque Luba a fêté ses 100 ans !

L’équipe ICEJ Homecare rend visite chaque semaine à Luba, une immigrée juive soviétique installée en Israël. Lors d’une récente visite, Luba est devenue triste en évoquant son anniversaire à venir.

« Je ne veux pas le fêter », a-t-elle insisté. Luba n’a plus de famille en Israël, son fils et sa belle-fille étant décédés il y a quelques années. Elle attendait avec impatience la visite de sa petite-fille venue d’Allemagne et d’un autre proche venu d’Amérique pour célébrer cette journée spéciale avec elle. Mais leurs vols ont été annulés en raison de la guerre.

Faites un don dès aujourd’hui sur : help.icej.org/future-hope. Vous pouvez aussi faire un don sur le site de l’ICEJ-France à WWW.ICEJ-FRANCE.FR ou pour l’ICEJ-Suisse sur ICEJ.CH/DONS.

Corrie a donc promis de lui rendre visite le jour de son anniversaire et est même venue accompagnée de deux collègues, avec des fleurs et des ballons. Peu après, des voisins et des amis sont arrivés, remplissant le petit studio confortable de Luba avec 12 personnes. Deux amis ont organisé la fête et préparé des plats russes. Ce qui semblait être un événement décevant s’est transformé en une joyeuse célébration, avec Luba au centre. Elle a prononcé un petit discours plein d’humour.

« Si vous pensez que cent ans, c’est long, je peux vous assurer que ce n’est pas le cas ! »

Corrie a ensuite raconté le parcours de Luba en tant que nouvelle immigrante en Israël.

« Elle a quitté l’ancienne Union soviétique en tant que retraitée, et célèbre aujourd’hui son 100e anniversaire sur le sol israélien. Pour moi, c’est l’essence même de l’Aliyah », a déclaré Corrie. « Elle est arrivée, a appris la langue et a fait d’Israël sa patrie. »

La guerre actuelle est extrêmement difficile pour de nombreuses personnes âgées qui ne peuvent pas rejoindre les abris assez rapide-

Merci de soutenir l’incroyable travail de l’équipe des soins à domicile de l’ICEJ . Faites un don dès aujourd’hui sur : help.icej.org/ homecare.

Vous pouvez aussi faire un don sur le site de l’ICEJ-France à WWW.ICEJ-FRANCE.FR ou pour l’ICEJ-Suisse sur ICEJ.CH/DONS.

ment. Même pendant la fête d’anniversaire de Luba, la sirène a retenti et tout le monde s’est réfugié dans la cage d’escalier. Elle l’a accepté calmement comme faisant partie de sa journée spéciale.

Ailleurs, la relation entre Corrie et Esther* a commencé il y a 15 ans, lorsqu’elle a ouvert sa porte à une inconnue. Lors d’une récente visite chez Esther à Arad, Corrie a pu constater qu’elle était épuisée par la peur de la guerre. C’est une période difficile pour cette dame de 88 ans, qui vit de manière autonome. Corrie l’a quittée en lui exprimant son affection, mais qui aurait pu imaginer ce qui allait se passer à peine deux jours plus tard ?

Tard dans la soirée, une amie infirmière d’Arad a envoyé un message à Corrie pour lui dire de prendre des nouvelles d’Esther, car un missile iranien venait de frapper cette ville du désert du Néguev. Corrie a immédiatement essayé de la joindre, mais en vain. Ce n’est que le lendemain matin qu’Esther a répondu. « Corrie, je suis en vie, mais mes fenêtres sont brisées et je ne sais pas quoi faire », a-t-elle dit. « J’ai très peur. Je t’embrasse. »

L’appartement d’Esther se trouvait à une rue du lieu de l’impact, mais la force de l’explosion a brisé les vitres de son salon. Miraculeusement, elle se trouvait dans sa chambre et a échappé à toute blessure grave.

Corrie a contacté son amie infirmière qui habitait à proximité, et celle-ci s’est immédiatement mise à l’œuvre. En moins de deux heures, elle avait pris des nouvelles d’Esther et nettoyé l’appartement.

Par ailleurs, la Pâque est une fête juive très importante, mais tout le monde n’a pas la chance de participer à un repas traditionnel du seder. Corrie s’est mise au travail bien avant les fêtes, apportant des fleurs à ceux dont elle s’occupe et qui seraient seuls pour la Pâque.

« Toutes ces années passées à tisser des liens ont un sens pour des moments comme celui-ci », a confié Corrie. « C’est une période difficile où Israël traverse une crise, mais au milieu de cette crise, nous pouvons nous rapprocher de ces personnes précieuses. Nous faisons partie de leur vie et sommes appelés à nous tenir aux côtés du peuple d’Israël, simplement pour être là pour eux. »

*Nom modifié pour des raisons de confidentialité.

LE SOUTIEN DE L’ICEJ À L’ALIYAH CONTINUE

Malgré les défis posés par la guerre avec l’Iran, nous continuons de voir de nombreux Juifs faire leur Aliyah alors que l’antisémitisme mondial est en hausse. Des statistiques récentes de l’Agence juive pour Israël (JAFI) montrent que l’immigration juive en provenance d’Europe occidentale a continué d’augmenter au cours des trois premiers mois de cette année, avec plus de 3 000 olim (nouveaux arrivants) arrivés en Israël à ce jour. Parmi ces immigrants juifs, plus de 500 provenaient de la seule France, tandis que l’Aliyah en provenance d’Allemagne continue également d’augmenter. Au total, 2 564 olim ont rejoint leur foyer en Israël au cours des deux premiers mois de cette année. Depuis le début de la guerre, avec l’invasion terroriste du Hamas le 7 octobre 2023, plus de 63 000 immigrants juifs ont atterri en Israël. Le soutien de l’ICEJ à l’Aliyah reste inébranlable alors que nous assistons à l’accomplissement des promesses de Dieu par l’intermédiaire des prophètes hébreux. « Je vous retirerai d’entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai dans votre pays. » (Ézéchiel 36.24)

Avant le début de la récente guerre avec l’Iran, le gouvernement israélien avait lancé l’opération « Ailes de l’aube » (Kanfei Shahar) , un plan quinquennal visant à rapatrier d’Inde tous les membres de la tribu des Bnei Menashe – quelque 5 800 personnes officiellement reconnues comme descendants de l’ancien Israël. Parmi eux, 1 200 Bnei Menashe devraient arriver cette année, à commencer par le premier vol de 250 personnes, arrivé fin avril. L’Ambassade chrétienne parraine les vols d’Aliyah pour 100 de ces nouveaux arrivants, et nous sommes impatients d’être là pour les accueillir chez eux.

suite à la page 19

Des Juifs éthiopiens arrivent à l’aéroport Ben Gourion.

Nous vous invitons à vous associer à nous pour aider à accomplir le mandat biblique du retour des Juifs en Terre d’Israël. Merci de soutenir dès aujourd’hui nos efforts en faveur de l’Aliyah sur : help.icej. org/aliyah. Vous pouvez aussi faire un don sur le site de l’ICEJ-France à WWW.ICEJ-FRANCE.FR ou pour l’ICEJ-Suisse sur ICEJ.CH/DONS.

SOUVENIR DIFFICILE

Ce printemps a été difficile pour les résidents de notre Foyer de Haïfa pour les survivants de la Shoah, qui subissent des salves de roquettes incessantes en provenance d’Iran et du Liban. Mais ils ont réagi avec courage, même en cette période où ils commémorent la sombre époque du génocide nazi contre les Juifs.

LES RÉPERCUSSIONS DE LA GUERRE SUR NOS RÉSIDENTS

Nous sommes actuellement dans un cessez-lefeu fragile, mais à de nombreuses reprises ces dernières semaines, les sirènes d’alerte pendant cette guerre intense avec l’Iran ont ravivé chez nos résidents les souvenirs de leur enfance pendant la Shoah.

« Les sirènes d’alerte aérienne me ramènent toujours à l’époque où j’étais petite », a confié Chaya. « Pendant la Seconde Guerre mondiale, les sirènes retentissaient chaque fois que des avions survolaient la ville et larguaient leurs

LES RÉSIDENTS DU FOYER DE HAÏFA SE SOUVIENNENT DE LA SHOAH TOUT EN AYANT SURVÉCU À LA GUERRE EN IRAN

bombes, et notre maison tremblait sous les explosions. Nous avions tellement peur… »

Aujourd’hui, Chaya passe de nombreuses nuits à dormir dans notre abri anti-bombes pendant la guerre avec l’Iran.

Renate, qui venait tout juste d’emménager dans un autre appartement mieux adapté à ses besoins, n’a pas facilement accès à l’abri anti-bombes. Elle parvient à se rendre dans un endroit de son appartement éloigné des fenêtres où elle se sent en sécurité. Cependant, lorsque le cessez-le-feu avec l’Iran a commencé, nous subissions encore de nombreux tirs de roquettes du Hezbollah au Liban visant Haïfa.

« Soudain, une peur immense m’a envahie lorsque la sirène a retenti », a expliqué Renate. « J’ai essayé de me rendre à mon endroit sûr et je me suis assise dans mon fauteuil roulant. Dans ma tête, j’ai essayé de combattre cette peur et j’ai cherché quelque chose de drôle sur mon téléphone. Il m’a fallu un bon moment avant que cela ne me quitte. »

Guerre mondiale, lorsque Renate était enfant et faisait sans cesse des cauchemars à cause des combats qui faisaient rage autour d’elle.

Comment nos résidents font-ils face ? Certains essaient de remplir leur esprit de choses positives, comme l’humour, et pas seulement d’actualités. Cela les aide à passer la journée. D’autres essaient de garder la tête haute et de se concentrer sur les miracles dont ils ont été témoins pendant cette guerre.

Par exemple, un missile iranien n’a pas été intercepté et a atterri à Haïfa. Malgré les terribles pertes humaines causées par cet événement, le fait que l’ogive n’ait pas explosé a évité encore plus de pertes humaines et des dégâts considérables. Un miracle ! Ou encore quelqu’un qui venait tout juste de réussir à sortir de son lit et à se réfugier dans l’abri, alors que des éclats d’obus tombaient là où il dormait, quelques minutes auparavant.

Le son de la sirène d’alerte aérienne est toujours le même que pendant la Seconde

Un autre facteur qui soutient nos résidents est leur sens de la communauté. Partager ces expériences, prendre des repas ensemble et participer à diverses activités les renforce considérablement.

L’HISTOIRE ET LE TANAKH

Les résidents russophones du Foyer de Haïfa ont beaucoup apprécié les conférences bimestrielles que nous proposons sur l’histoire d’Israël. Ceux qui sont arrivés en Israël au cours des quatre dernières années en provenance d’Ukraine, ainsi que d’autres survivants russophones venus en Israël dans les années 1990, ne savaient pratiquement rien de ce pays extraordinaire où ils vivent désormais. De ces conférences est née l’idée d’ajouter des cours sur l’histoire biblique du peuple juif, telle qu’elle est racontée dans le Tanakh (Ancien Testament). Beaucoup de nos résidents ont grandi à l’époque communiste soviétique et n’avaient aucune connaissance de leur héritage biblique en tant que peuple.

Deux membres de notre équipe chrétienne, Maria et Nancy, notre art-thérapeute à l’ICEJ, ont associé les récits de la Torah (les cinq livres de Moïse) à des peintures de différents artistes illustrant chaque histoire. La leçon biblique précédant la Pâque a porté sur l’histoire de Joseph et sur les raisons pour lesquelles le peuple d’Israël s’est retrouvé en Égypte. Cela a permis à nos résidents de célébrer Pessah cette fois-ci en ayant une bien meilleure connaissance du contexte historique de cette fête.

« Tout ce que j’ai appris ici est nouveau pour moi et m’a touché au cœur. Je souhaite vraiment que cela continue », a déclaré Boris.

« C’était tout nouveau pour moi aussi, et j’ai trouvé cela très intéressant. J’espère vrai-

Manya, survivante de l’Holocauste, partage son histoire avec l’équipe de football du Maccabi Haïfa.

ment que nous en apprendrons davantage », a répondu Arnold.

JOURNÉE DE COMMÉMORATION DE LA SHOAH

Alors qu’un cessez-le-feu temporaire était en vigueur avec l’Iran, le Hezbollah au Liban continuait de tirer des roquettes sur le nord d’Israël lorsque nous avons récemment commémoré Yom HaShoah – la Journée nationale du souvenir de la Shoah. Cela faisait 81 ans que la Shoah avait pris fin et près de 78 ans que l’État d’Israël avait été créé.

Il est très inquiétant de constater que les nations ont peu tiré les leçons de l’histoire et que le niveau d’antisémitisme, en particulier dans le monde occidental, n’a cessé de croître ces dernières années.

La montée de l’antisémitisme est quelque chose que nos résidents ne comprennent pas. Pourquoi haïssent-ils toujours autant le peuple juif ?

Mais tout n’est pas noir.

« Je suis tellement encouragée par les chrétiens qui ne nous oublient pas, qui prennent le temps de nous écrire et qui viennent même nous rendre visite et travailler parmi nous », a déclaré Chaya. « C’est ça, le véritable amour, pas la haine. Je parle à tous ceux que je rencontre de ce que vous faites pour nous. »

Les jours qui entourent la Journée de commémoration de la Shoah sont toujours très difficiles émotionnellement pour nos résidents. Les survivants qui en sont encore capables ressentent un profond besoin de partager leurs histoires personnelles de la Shoah, et divers résidents sont invités à toutes sortes de forums pour raconter leur propre histoire.

Des équipes de télévision israéliennes sont également venues les interviewer avant Yom HaShoah, mais avec l’avancée de l’âge, il devient de plus en plus difficile de se remémorer tous les détails.

« Je veux la raconter, et je le fais », a déclaré Haya, « mais les souvenirs redeviennent si vivants que cela me prend des jours pour m’en remettre. »

« Cette année, c’est la dernière fois que je le fais », a déclaré Rachel, très émue. « C’est trop dur pour moi. »

Elle s’est exprimée cette année dans deux lieux différents, dont une base militaire.

Le 14 avril, la cérémonie de commémoration de la Shoah à la maison de retraite de Haïfa a été un petit événement interne, en raison de la situation sécuritaire actuelle. Outre nos résidents, les seuls participants étaient quelques dignitaires du gouvernement israélien, de la région de Haïfa et de différentes ambassades étrangères.

LA PÂQUE DANS L’OMBRE DE LA GUERRE

En plus de se joindre aux résidents pour notre traditionnel repas de Seder de Pâque au Foyer de Haïfa, notre équipe chrétienne a également distribué de nombreux paquets alimentaires de Pâque aux survivants de la Shoah de la région de Haïfa avant le début de la fête. Cela a notamment consisté à rendre visite à bon nombre d’entre eux personnellement à leur domicile.

Lorsque nous sommes entrés, Iris, une survivante de la Shoah âgée de 88 ans, était allongée dans son lit dans le salon. Lorsqu’elle a découvert qui nous étions, son visage s’est illuminé de joie. Elle est tombée il y a quelques mois et s’est blessée si gravement au genou qu’elle passe la plupart de son temps alitée. Sur ses quatre enfants, un seul reste en contact avec elle. Elle était donc ravie de ce moment agréable passé ensemble.

Elle a eu du mal à nous laisser partir et nous a suppliés de revenir bientôt. Lorsque nous sommes remontés dans la voiture, nous avons reçu l’alerte de missiles en provenance d’Iran, et nous sommes rapidement retournés auprès d’Iris et de son aide-soignante pour attendre dans un endroit sûr.

« Quelle chance que vous soyez de retour ! s’est exclamée Iris. Maintenant, je vais pouvoir profiter un peu plus longtemps de votre présence… »

Dans une autre maison, Yaacov nous attendait déjà. Nous lui rendons généralement visite à chaque fête et restons en contact tout au long de l’année. À part son fils, qui essaie de venir plusieurs fois par semaine, personne d’autre ne lui rend visite. Il est de plus en plus conscient de ses pertes de mémoire, ce qui le trouble profondément. La solitude et la santé déclinante pèsent lourdement sur beaucoup de ces survivants de la Shaoh qui vivent encore chez eux. Notre visite a apporté une lueur de lumière et de chaleur à ceux qui vivent seuls.

Deux vols supplémentaires d’immigrants Bnei Menashe sont prévus au printemps, portant le total à 600 nouveaux immigrants, et trois autres vols sont prévus à l’automne avec 600 olim supplémentaires. L’ICEJ a besoin de votre aide pour financer les vols de ces précieux membres de la tribu des Bnei Menashe.

Outre l’Aliyah des Bnei Menashe, l’ICEJ s’est également engagé à financer 100 vols « Youth Aliyah » cette année en provenance des pays russophones de l’ancienne Union soviétique.

Tout d’abord, l’ICEJ finance les vols de 50 jeunes juifs participant au programme Naale de la JAFI, qui amène en Israël des adolescents dès l’âge de 14 ans pour qu’ils étudient et s’approprient leur héritage juif avant que leurs parents ne fassent leur Aliyah. Le programme offre bien plus qu’un simple apprentissage dans un lycée israélien : il les plonge également dans la culture israélienne pendant leurs années les plus formatrices. Les élèves vivent en internat, célèbrent les fêtes juives comme des événements nationaux et se construisent un réseau social pour la vie. Cette intégration profonde les conduit souvent à rester pour effectuer leur service militaire, faire leurs études universitaires et au-delà, tandis que les parents les rejoignent généralement par la suite. Les vols Naale parrainés par l’ICEJ arriveront fin août.

Par ailleurs, 50 jeunes russophones participant au programme de préparation universitaire SELA arriveront en Israël en octobre à bord d’un vol parrainé par l’ICEJ. SELA, qui signifie « rocher » en hébreu, est un programme préparatoire de dix mois géré par la JAFI. Ces jeunes Juifs, âgés de 17 ou 18 ans, feront leurs premiers pas dans un parcours qui changera leur vie : ils poursuivront leurs études dans une université israélienne et deviendront citoyens israéliens.

Par ailleurs, l’Aliyah et l’intégration des Éthiopiens resteront une autre priorité majeure de l’ICEJ cette année. Des milliers de Juifs éthiopiens attendent toujours à Gondar et à Addis-Abeba de retrouver leurs proches déjà installés en Israël. Plus de 1 200 d’entre eux sont prêts à partir dès que le gouvernement israélien leur en donnera l’autorisation. L’Ambassade chrétienne sera là pour les aider à faire le voyage de retour, tout en finançant des programmes d’intégration destinés à aider ces immigrants juifs éthiopiens à surmonter les importantes barrières culturelles et économiques afin de s’intégrer pleinement dans la société israélienne.

Cérémonie de Yom ha Shoah au foyer de Haïfa

DES CHRÉTIENS TCHÈQUES MARCHENT

Àla mi-avril, des centaines de chrétiens ont rejoint des Juifs et d’autres participants pour une marche et un rassemblement à Prague afin de dénoncer l’antisémitisme. La marche a été ponctuée de danses israéliennes sur l’une des grandes places de la ville, tandis que de la musique folklorique israélienne accompagnait le rassemblement dans les jardins du Parlement tchèque.

Le vice-président du Sénat, Jiri Oberfalzer, s’est adressé au public, et des messages vidéo ont été diffusés, notamment ceux d’un survivant de la Shoah et de victimes du 7 octobre. Les organisateurs, dont la branche tchèque de l’ICEJ, ont remis à la communauté juive une Déclaration chrétienne contre l’antisémitisme, signée par plus de 70 responsables d’Église.

OUVERTURE D’UNE NOUVELLE ANTENNE DE L’ICEJ EN LITUANIE

Serguei Popov intervient lors de la conférence à Vilnius.

En avril, le Dr Mojmir Kallus, vice-président de l’ICEJ chargé des affaires internationales, s’est rendu en Lituanie pour inaugurer officiellement une nouvelle antenne de l’ICEJ dans ce pays balte. En compagnie du représentant régional spécial Serguei Popov, ils ont animé une conférence de trois jours sur Israël et l’Église à l’église « Kristaus Paliepimas » de Vilnius. Le pasteur Arvydas Vysniauskas et son épouse Olga ont été nommés représentants nationaux de l’ICEJ. Pendant leur séjour en Lituanie, Mojmir et Serguei ont également participé à la Marche de la Vie organisée par le ministère TOS à l’occasion de Yom HaShoah. Environ 120 personnes y ont pris part et ont défilé pacifiquement dans les rues de Vilnius en brandissant des drapeaux israéliens. Lors de cet

MOJMIR KALLUS APPELLE LES

CHRÉTIENS

À SOUTENIR ISRAËL LORS

D’UNE VISITE AU MEXIQUE

Le Dr Mojmir Kallus, vice président des affaires internationales de l’ICEJ, s’est récemment rendu au Mexique pour donner une série de conférences sur les fondements bibliques du soutien chrétien à Israël. Sa série de conférences a été organisée par le directeur national d’ICEJ Mexique, le pasteur Javier Martínez Rueda.

Lors de l’événement principal, à l’Université ORT de Mexico, Kallus a développé le thème : « Pourquoi Israël est il pertinent pour l’Église ? » Il a retracé le fil du plan rédempteur de Dieu, depuis les promesses d’alliance faites à Abraham jusqu’à l’Église actuelle et à la nation restaurée d’Israël. Parmi les participants se trouvait Ommar Ayala, journaliste pour Diario Cristiano Internacional, qui a couvert l’événement pour son journal.

Ayala rapporte que le Dr Kallus, mathématicien de formation et enseignant biblique, a expliqué comment Dieu a mis à part Israël pour un dessein particulier dans Son plan

divin. Cette vocation n’a jamais faibli, et c’est pourquoi l’Ambassade chrétienne se tient aux côtés d’Israël avec encore plus de détermination depuis les événements tragiques du 7 octobre 2023.

Selon Ayala, Kallus a également souligné que l’ICEJ ne se limite pas à enseigner aux chrétiens l’importance d’Israël : elle les informe aussi des besoins sociaux urgents du pays, liés au conflit intense qui perdure depuis plus de 30 mois. Cela inclut les soins liés aux traumatismes, les projets de reconstruction dans les communautés proches de Gaza, ainsi que l’aide apportée aux Arabes et autres minorités du pays.

Un point central de la conférence portait sur la nécessité urgente de vérifier les informations concernant Israël diffusées par la presse et sur les réseaux sociaux. Kallus a mis en garde contre l’existence d’« un autre front de guerre », fondé sur la désinformation et la propagande visant l’État et le peuple juifs.

événement commémorant les victimes juives de la Shoah, des discours ont été prononcés par le président du Parlement lituanien, l’ambassadeur d’Israël et un représentant de la communauté juive.

La Lituanie est aujourd’hui un pays stable, dépourvu de tout sentiment anti-israélien, même si elle possède une histoire juive riche mais tragique. Vilnius était autrefois surnommée la « Jérusalem du Nord » en raison de la présence de nombreuses communautés ultra-orthodoxes. Les nazis et leurs collaborateurs locaux ont tué plus de 80 % de la population juive de Lituanie pendant la Shaoh. Le repentir pour les péchés du passé et le souvenir de ces victimes juives constituent une étape importante vers la guérison et la bénédiction du pays.

Einat Kranz Neiger, ambassadrice d’Israël au Mexique, n’a pas pu assister à la rencontre à l’Université ORT pour des raisons de sécurité, des rapports de renseignement ayant révélé que le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien avait planifié une attaque contre elle au Mexique, attaque déjouée par les autorités locales durant l’été 2025.

Dans un message vidéo, elle a toutefois souligné devant les participants que la solidarité chrétienne avec Israël revêt une grande importance, tout en insistant sur la nécessité de défendre la vérité face à la montée de la désinformation et de l’antisémitisme.

LE DR SUSAN MICHAEL ÉLUE AU CONSEIL

D’ADMINISTRATION DE LA NRB

L'ICEJ-USA a joué un rôle de premier plan lors de deux grands rassemblements de dirigeants chrétiens et juifs qui se sont tenus récemment : le premier Congrès sioniste judéo-chrétien (JCZC) et la méga-convention annuelle de la National Religious Broadcasters (NRB), au cours de laquelle notre directrice nationale pour les États-Unis, le Dr Susan Michael, a été élue au conseil d'administration de la NRB. La NRB est l’une des organisations chrétiennes les plus influentes aux États-Unis, représentant des milliers de diffuseurs religieux, d’éditeurs et de plateformes de médias numériques touchant des millions de croyants à travers le monde. La nomination de la Dr Michael offre une tribune élargie pour renforcer le soutien biblique à Israël au sein de la communauté médiatique chrétienne, à une époque marquée par la montée de l’antisémitisme et l’intensification des tensions géopolitiques.

L’un des moments forts de la convention de la NRB a été la réception « American Christian Leaders for Israel » ( ), organisée par l’ICEJ et l’ACLI en collaboration avec la NRB et le JCZC. Cet événement a réuni plus de 180 dirigeants chrétiens et juifs, représentants de ministères et personnalités des médias engagés à renforcer le soutien à Israël en Amérique et dans le monde entier.

Le Dr Mojmir Kallus (à g.) s’adresse à un rassemblement à Mexico.

(Crédit : Ommar Ayala)

Des responsables locaux lors de la conférence sur Israël en Côte d’Ivoire.

CONFÉRENCE SUR ISRAËL ORGANISÉE EN CÔTE D’IVOIRE

Le Dr Mojmir Kallus, vice-président de l’ICEJ chargé des affaires internationales, s’est récemment rendu en Côte d’Ivoire pour participer à une conférence sur Israël organisée par notre directeur national David Silue et son équipe. Mojmir a abordé le thème d’Israël et de l’Église et expliqué comment comprendre le conflit actuel au Moyen-Orient. Il a également prêché dans l’église de l’apôtre Apollinaire Gboagnon, la plus grande congrégation d’Abidjan.

Des dizaines de pasteurs et de responsables de ministères ont participé à la conférence et ont manifesté un vif intérêt pour

Israël. Des participants étaient également venus du Bénin, du Burkina Faso, du Gabon et du Sénégal. Les chrétiens d’Afrique de l’Ouest ont une bonne compréhension de la théologie d’Israël et aiment naturellement ce pays. À la suite de cette conférence, des perspectives d’ouverture de nouvelles antennes de l’ICEJ au Burkina Faso et au Sénégal se sont également dessinées. La Côte d’Ivoire est le pays le plus influent de l’Afrique de l’Ouest francophone et notre antenne de l’ICEJ sur place joue un rôle de premier plan pour notre ministère dans la région.

« À nos chers amis chrétiens du Mexique, votre solidarité et votre amitié envers Israël nous inspirent et nous rappellent que les liens entre nos peuples reposent sur des valeurs, une foi et une espérance communes. Merci infiniment d’être toujours à nos côtés », a déclaré Kranz Neiger, selon le reportage du Diario Cristiano Internacional.

De son côté, le pasteur Javier Martínez a rappelé que « l’ICEJ représente des chrétiens du monde entier qui se tiennent en solidarité avec le peuple juif. Fondée en 1980, elle reconnaît dans la restauration moderne d’Israël la fidélité de Dieu à accomplir Ses anciennes promesses d’alliance envers Son peuple ».

Des représentants du Sénégal et du Gabon avec le Dr Kallus et l’apôtre Gboagnon.

Chers amis d’Israël,

Sous nos yeux, l’ordre mondial est ébranlé et un nouvel ordre mondial semble émerger.

Trois grands blocs de pouvoir se disputent influence et position. L’Europe n’en fait actuellement pas partie et glisse vers l’insignifiance.

Au milieu de ces troubles et conflits, le minuscule Israël se distingue particulièrement par le fait qu’il occupe une position absolument centrale.

Cela est tout à fait conforme aux paroles du prophète Zacharie (12,2-3) qui annoncent que le Seigneur, le Dieu d’Israël lui-même, fera de Jérusalem une coupe enivrante, une pierre très lourde et la destinée de chaque nation dépendra de leur attitude envers son peuple d’Israël, car Dieu lui-même jugera les nations en fonction (Psaume 2, Joël 4,1-2).

Notre relation avec les Juifs et le peuple d’Israël est source de bénédiction et de malédiction pour notre nation suisse également.

Prions donc tout particulièrement pour les personnes et les partis de notre pays qui assument des responsabilités dans les domaines de la politique, de la sécurité, de l’économie et du commerce.

Shalom

Werner Bischof

Membre du comité directeur de l’ICEJ Suisse

RETRAITE 2026

Chrigu et Sabine Bärtschi, Sue Walter, Dieter Gerster, Abigail et Philip Nussbaumer, Dominique Walter, René et Olga Emmenegger avec trois de leurs enfants en avantplan, Yvonne Gerster, Rita et Werner Bischof et Jemina Künzli (de gauche à droite)

La retraite à Wengen a offert aux membres du comité directeur ainsi qu’à leurs conjoints une excellente occasion d’échanger et de prendre du recul ensemble. Le cadre alpin a favorisé une atmosphère détendue et agréable, propice à des discussions en dehors du quotidien. Tous les participants ont trouvé ces journées très enrichissantes et stimulantes pour la cohésion de l’équipe. Le culte commun avec la Cène a constitué un moment privilégié du programme.

EEn tant qu’équipe, il est essentiel pour nous de recentrer sans cesse notre attention sur Yeshua. Rétrospectivement, on peut affirmer que cette retraite a renforcé la cohésion au sein de l’équipe et donné un nouvel élan à notre collaboration future.

Nous sommes reconnaissants pour ce temps passé ensemble, ces rencontres franches et les précieuses impulsions que nous avons pu retirer de ces journées. (JK)

n 2025, grâce à votre généreux soutien, la branche suisse de l'ICEJ a pu soutenir de nombreux projets en Israël. Vous en trouverez un aperçu, ainsi que leur impact direct dans le rapport annuel disponible sur notre site web: https://www.icej.ch/fr/dons/

▲ Abri de protection payé par l’ICEJ

◄ A gauche: Hansjörg Bischof, président honorifique de la Branche Suisse et Jemina Künzli (administration) ainsi que d'autres participants de la conférence Envision 2026 à Be'eri

PHILIP NUSSBAUMER

Engagement en faveur de l’ICEJ depuis: 2025

Fonctions: membre du comité directeur / organisation des missions Hands-On d’aide sur place en Israël

Mes trois valeurs principales : Dieu, la famille, l’amitié

Loisirs: jeux, lecture, vie en communauté

Je me présente: Depuis mars 2025, je travaille pour l’église pentecôtiste de Herzogenbuchsee. En juin de la même année, notre fils est venu au monde – un miracle qui a grandement enrichi notre couple et notre vie. En tant que pasteur, j’ai à cœur de défendre Israël et de prendre clairement position contre l’antisémitisme.

Pendant mon temps libre, j’apprécie la bonne cuisine, j’aime passer du temps avec les gens et j’apprécie par-dessus tout les moments passés avec ma famille.

Pourquoi Israël me tient à cœur: En 2024, j’ai eu la chance de participer à la conférence Envision en Israël. C’est à cette occasion que le Saint-Esprit m’a mis Israël à nouveau à cœur d’une manière tout à fait nouvelle. Israël est important pour moi parce que c’est le peuple élu de Dieu et que, en tant que chrétiens, nous sommes greffés sur ce peuple. Il est important que nous, chrétiens, réconfortions le peuple de Dieu.

Cela fait désormais plus de deux ans et demi que s’est produit le jour fatidique du 7 octobre 2026. Gaza ne sera plus jamais la même ; Israël ne sera plus jamais le même. Le Liban non plus. Et c’est tout le Moyen-Orient qui en ressort profondément transformé.

Israël a payé un prix extrêmement lourd pour défendre son droit à l’autodéfense. Sur la scène internationale, les critiques persistent, notamment dans les couloirs des Nations unies et au sein de certaines de ses institutions, souvent accusées d’hostilité envers Israël. Plus récemment encore, la France, pourtant membre de l’OTAN, a refusé le survol de son espace aérien aux avions américains transportant du matériel militaire à destination d’Israël. Cette décision, jugée imprudente par certains, interroge quant aux motivations qui ont conduit l’Élysée à agir ainsi. Toutefois, nous n’oublions pas les enjeux spirituels qui peuvent se cacher derrière de telles prises de position.

La bonne nouvelle, c’est que, malgré les difficultés rencontrées, malgré l’impact du terrorisme sur le secteur touristique et le coût de la guerre, le PIB israélien a progressé de plus de 16 % entre 2022 — avant le conflit — et la fin de l’année 2025. Israël est ainsi devenue la troisième économie du Moyen-Orient.

On pourrait penser que la menace constante des missiles, roquettes, bombes et drones aurait freiné l’Aliyah. C’est tout le contraire. Contre toute logique apparente, l’Aliyah a augmenté depuis le début de la guerre. Selon les rapports de l’Agence juive, la France a enregistré en 2025 la plus forte hausse d’Olim parmi tous les pays du monde : +45 % par rapport à l’année précédente. L’Éthiopie a connu une augmentation de 34 %, l’Allemagne de 19 % et le Royaume-Uni de 16 %.

Au cours des seuls deux premiers mois de 2026, 1 138 Olim d’Europe occidentale ont immigré en Israël, dont 650 en provenance de France. Depuis le 10 juillet 2023, plus de 62 000 Juifs du monde entier se sont installés en Israël — soit l’équivalent de la population de la ville de Valence, en seulement deux ans et demi.

Comment expliquer une telle progression ? Est-ce la montée de l’antisémitisme dans le monde ? Peut-être. Est-ce l’espoir d’un avenir plus sûr et plus prospère pour leurs enfants en Israël ? Cela joue certainement un rôle. Ou bien la main de Dieu agit-elle dans le cœur de son peuple, en réponse aux prières fidèles des chrétiens du monde entier ?

Le prophète Ésaïe a annoncé le jour où le Seigneur mettrait fin à la dispersion de ceux que Paul appelait « les porteurs des alliances ». Il a écrit que Dieu enverrait un signal aux nations, et qu’elles « ramèneront tes fils dans leurs bras, et porteront tes filles sur les épaules » (Ésaïe 49:22).

Ce mouvement est en train de se produire sous nos yeux. Israël se relève dans l’esprit du Lion de la tribu de Juda. Il sortira de cette guerre comme une puissance incontournable du Moyen-Orient. De nombreuses nations commenceront à lui témoigner leur soutien — certaines ouvertement, d’autres plus discrètement. Une grande moisson spirituelle s’annonce dans toute la région, notamment parmi les Arabes qui découvriront le Dieu d’Israël et le Messie.

C’est un moment privilégié pour vivre et pour demeurer au centre de la volonté du Seigneur. Avec la force que donne le Saint-Esprit, persévérez dans la prière pour l’accomplissement du plan de Dieu concernant son peuple. C’est le temps de se tenir sur les murs de Jérusalem et de proclamer la paix sur ses frontières. C’est le temps de défendre les intérêts du peuple juif et d’affirmer haut et fort les promesses que Dieu lui a faites. Restez attentifs aux initiatives que le Seigneur fait naître dans vos cœurs, aux actions à entreprendre en faveur d’Israël, et même aux contributions financières qu’Il vous inspire pour soutenir la reconstruction du pays et la restauration de son peuple.

FÊTE DES TABERNACLES ORGANISÉE PAR L’ICEJ

Joël 3.16

Du 25 au 30 septembre 2026

La Fête des Tabernacles de cette année revêt une importance particulière pour Israël, alors que le pays sort d’un conflit prolongé dans la région. C’est pourquoi l’ICEJ réduit une nouvelle fois le prix d’entrée pour nos célébrations de la Fête 2026, à partir de seulement 270 $ US ! Nous souhaitons rassembler autant de chrétiens que possible pour un pèlerinage de solidarité et de victoire lors de ce Souccot, afin de soutenir la nation dans son processus de reconstruction. Israël a plus que jamais besoin de notre amitié et de notre présence.

Découvrez nos forfaits en présentiel à partir de seulement 270 $ US, notre forfait terrestre et nos forfaits en ligne en visitant le site web officiel.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur feast.icej.org ou envoyez un e-mail à

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Parole de Jerusalem - Mai/Juin 2026 by ICEJ - Issuu