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HRImag printemps 2026

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MISEZ SUR L'HUMAIN !

Pour un lavage haute performance.

Le lavage de la vaisselle va bien au-delĂ  du simple Ă©quipement. Équipements performants, produits adaptĂ©s et forfaits de service : une offre intĂ©grĂ©e pour assurer une hygiĂšne irrĂ©prochable, une sĂ©curitĂ© alimentaire constante et une tranquillitĂ© d’esprit.

La science de l’hygiĂšne, par Carrousel. Parlez Ă  un spĂ©cialiste hygiene@carrousel.ca

SOMMAIRE

POINT DE VUE

QUAND L’INCERTITUDE DEVIENT LA SEULE CONSTANTE

TENDANCE

LE POIDS DE L’INFLUENCE

DOSSIER

L’HUMAIN AU CƒUR DES OPÉRATIONS

AU PIED DES PISTES, UN COMPLEXE HÔTELIER TRÈS ATTENDU 22 32 38 46 04 06 14

22 38

HÔTELLERIE

LE TECHNOSTRESS : LA FACE CACHÉE DE LA TECHNOLOGIE EN HÔTELLERIE

LE DÉFI DE... RÉNOVER SON HÔTEL SANS DÉCEVOIR

VISITE

Publicité : ventes@hrimag.com hrimag.com 06 14

Éditeur

Robert Dion ‱ rdion@hrimag.com

Journalistes

Bastien Durand

Francis Hébert-Bernier

Sophie Bordes

Julie Chaumont

Rédactrice

Caroline Houle

Révision

Marie-Carole Daigle

Conception graphique et mise en page

Marie-Claude Parent

Impression

Groupe Chicoine

Envoi de publications canadiennes, convention de vente de produits n° 43730553

Droits et responsabilités

Toute traduction, reproduction ou adaptation des textes, des illustrations et des photos par quelque procĂ©dĂ© que ce soit est interdite sans la permission de HRImag. Les opinions Ă©mises dans les articles publiĂ©s par HRImag n’engagent que la responsabilitĂ© de leur auteur.

DépÎt légal ISSN : 1206-4491

BibliothÚque nationale du Canada, Ottawa BibliothÚque nationale du Québec, Montréal Imprimé au Canada

HRImag est publié par VRTKL.media 295, chemin St-Grégoire Lévis (Québec) G6J 1E8

Téléphone : 418 688-5777

Rédaction : redaction@hrimag.com

QUAND L’INCERTITUDE DEVIENT LA SEULE CONSTANTE

On dit souvent que l’hĂŽtellerie et la restauration sont des industries de passion. Aujourd’hui, elles sont devenues, par la force des choses, des industries de rĂ©silience extrĂȘme.

En regardant notre paysage Ă©conomique, un constat s’impose : la fragilitĂ© du succĂšs n’a jamais Ă©tĂ© aussi palpable. Il ne s’agit plus seulement de savoir si votre concept est bon ou si votre service est impeccable, mais bien de savoir si votre Ă©tablissement pourra survivre Ă  son environnement.

Notre secteur fait face Ă  une tempĂȘte parfaite, une convergence de facteurs dĂ©stabilisants qui crĂ©ent une pression insoutenable. Nos infrastructures publiques vieillissantes imposent des travaux de voirie perpĂ©tuels oĂč les cĂŽnes orange, loin d’ĂȘtre temporaires, font dĂ©sormais partie intĂ©grante du dĂ©cor, bloquant accĂšs et visibilitĂ©. ParallĂšlement, la revitalisation des quartiers, bien que noble en thĂ©orie, dĂ©structure les habitudes de consommation et redessine les flux de clientĂšle de maniĂšre imprĂ©visible. Ajoutez Ă  cela des changements mĂ©tĂ©o brusques qui bousculent les horaires et une pĂ©nurie de main-d’Ɠuvre qui freine l’exploitation, et vous imposez un cocktail explosif Ă  des exploitations dĂ©jĂ  surreprĂ©sentĂ©es en nombre et en offres.

Face Ă  ces chocs, on nous parle souvent d’aides gouvernementales. Soyons rĂ©alistes : elles fonctionnent comme une perfusion Ă  court terme. Elles soulagent momentanĂ©ment, sans toutefois guĂ©rir le problĂšme ni combler le manque Ă  gagner Ă  long terme d’un Ă©tablissement. De mĂȘme, l’idĂ©e de se constituer des fonds de prĂ©voyance relĂšve presque de l’utopie dans un contexte de « petite profitabilité » oĂč les marges sont grugĂ©es de toutes parts.

Ce n’est plus une question de « si », mais de « quand » l’adversitĂ© va frapper. Trop souvent, l’information arrive mal ou trop tard. La communication municipale surprend plus qu’elle ne prĂ©pare, et le printemps qui s’en vient ne fera pas exception. Des mises en chantier s’annoncent inĂ©vitablement prĂšs de vos commerces, et ce sera Ă  vous de trouver les pratiques adĂ©quates pour y faire face. La passivitĂ© est exclue.

Soyez attentifs Ă  votre environnement et demeurez Ă  l’affĂ»t de tout changement qui se pointe dans les prĂ©visions en tout genre. Votre succĂšs dĂ©pendra de la capacitĂ© Ă  « lire » le terrain avant qu’il n’impose sa loi.

Robert Dion, éditeur rdion@hrimag.com

Notre mission est simple : Accompagner nos client s dans leur croissance, avec passion, audace et rigueur.

LE MONDE DE LA DISTRIBUTION ÉVOLUE

Le secteur de la distribution alimentaire vit une transformation majeure Les restaurateurs et les institutions d’aujourd’ hui font face Ă  une rĂ©alitĂ© bien diffĂ©rente de celle d’il y a cinq ou dix ans : hausse des coĂ»ts, pression sur les marges, pĂ©nurie de main-d’Ɠuvre, attentes accrues des clients et volatilitĂ© des marchĂ©s.

Dans ce contexte, le rĂŽle du distributeur Ă©volue. Il ne s’agit plus simplement de livrer des produits Il faut offrir de la stabilitĂ©, de la transparence, de la rapiditĂ© et sur tout, de l’adaptabilitĂ©.

Le marchĂ© recherche des par tenaires capables de suivre leur rythme, de comprendre leurs dĂ©fis et d’innover avec eux La distribution alimentaire entre dans une nouvelle Ăšre et FLB solutions alimentaires est au coeur de cette rĂ©volution

UNE EXPANSION HORS DU COMMUN!

UN FLEURON QUÉBÉCOIS

Aujourd’ hui, FLB solutions alimentaires est un distributeur de premier plan dans de nombreuses grandes villes du QuĂ©bec Cette expansion ne s’est pas faite par hasard

Notre croissance repose sur trois piliers majeurs

Une logistique performante et structurée

Une équipe terrain engagée

Une capacitĂ© d’adaptation rapide aux besoins du marchĂ©

Vivez

l’expĂ©rience

FLB est une entreprise fiĂšrement quĂ©bĂ©coise. Cette identitĂ© n’est pas qu’un dĂ©tail : elle influence notre façon de travailler

Privilégier les relations humaines

Miser sur la proximité

Soutenir l’économie locale

Décider et agir rapidement

Nous ne sommes pas une structure distante Nous sommes présents, accessibles et engagés auprÚs de nos clients.

Le marché bouge. Nous aussi!

FLB solutions alimentaires, et devenons partenaires de votre réussite!

Mathieu Dumulong Chef de la direction

LE POIDS DE L’INFLUENCE

On ne va plus dans un restaurant, un hĂŽtel ou une institution sans avoir prĂ©alablement consultĂ© les avis sur Internet. Google, Yelp, TripAdvisor, Instagram, TikTok, Facebook
 Les plateformes qui permettent aux consommateurs de laisser un avis sur leur expĂ©rience sont nombreuses. Comment pouvez-vous tirer profit de ce rĂ©flexe de consommation ?

En 2023, des clients Ă©taient prĂȘts Ă  faire une file de deux heures pour goĂ»ter la fameuse poutine de la cantine Chez Mag, sur l’üle d’OrlĂ©ans, vantĂ©e dans une vidĂ©o TikTok de l’entrepreneur et influenceur Olivier Primeau. En 2024, le fufu sauce graine du restaurant Belle Afrique, dans le quartier Saint-Michel Ă  MontrĂ©al, devenait viral grĂące Ă  des vidĂ©os TikTok. Des clients des quatre coins de la province — dont le premier ministre François Legault — se dĂ©plaçaient pour goĂ»ter Ă  ce plat typique d’Afrique de l’Ouest. Ces succĂšs illustrent bien l’influence des rĂ©seaux sociaux et l’effet que peuvent avoir les critiques et avis sur un commerce.

« Aujourd’hui, les avis, c’est trĂšs important. Dans le domaine de la restauration, plus de 50 % de la population — un chiffre qui passe Ă  plus de 75 % chez les millĂ©niaux — ne prend pas de dĂ©cision sans regarder les avis. Dans le domaine de l’hĂŽtellerie, on parle de 90 %, rĂ©vĂšle

Anik St-Onge, professeure en marketing Ă  l’ESG UQAM. Les gens ne prennent plus de dĂ©cisions s’ils n’ont pas eu une validation externe, ou presque », ajoute-t-elle.

En tant que propriĂ©taire ou exploitant, vous ne pouvez donc pas vous contenter de gĂ©rer ce qui se passe au sein de votre Ă©tablissement : vous devez Ă©galement dĂ©ployer les efforts — et le temps — nĂ©cessaires pour vous occuper de ce qui se passe dans le monde virtuel.

L’indispensable prĂ©sence en ligne

Il est impensable de diriger un restaurant, un hĂŽtel ou une institution sans en assurer la prĂ©sence en ligne. À votre profil d’entreprise sur Google sur lequel vous devez au moins prĂ©ciser vos heures d’ouverture, devraient s’ajouter un site Internet et les liens vers vos rĂ©seaux sociaux.

« LE MEILLEUR RETOUR SUR INVESTISSEMENT, AUJOURD’HUI, C’EST DU MARKETING
D’INFLUENCE »

ANIK ST-ONGE, PROFESSEURE EN MARKETING, ESG UQAM

« ADMETTRE QU’ON N’EST PAS PARFAIT ET TROUVER DES COMPENSATIONS POUR NOS CLIENTS, ÇA, C’EST UNE STRATÉGIE GAGNANTE ; C’EST UNE BONNE PRATIQUE »
VINCENT BRONNER, DIRECTEUR GÉNÉRAL, AGENCE DE MARKETING CLARK INFLUENCE

Pour Vincent Bronner, cofondateur et directeur gĂ©nĂ©ral de l’agence de marketing Clark Influence, une prĂ©sence sur les rĂ©seaux sociaux est encore plus importante que l’existence d’un site web. « Les gens vont plus sur les rĂ©seaux sociaux que sur un site. C’est beaucoup plus efficace d’avoir une prĂ©sence sur les rĂ©seaux sociaux que sur un site numĂ©rique », soutient-il.

Pour que cette prĂ©sence en ligne vous soit profitable, il faut l’alimenter. Pour ce faire, nul besoin de dĂ©penser plusieurs milliers de dollars en Ă©quipement de pointe. Les vidĂ©os « maison » filmĂ©es avec votre tĂ©lĂ©phone intelligent peuvent trĂšs bien faire l’affaire. La preuve : le succĂšs phĂ©nomĂ©nal du chef Steven Droulis, du petit restaurant familial Vivaldi, Ă  Pierrefonds, dont les vidĂ©os cumulent des millions de vues sur YouTube.

AprĂšs avoir rĂ©ussi Ă  attirer des clients dans votre Ă©tablissement, vous devez les inviter Ă  parler de leur expĂ©rience sur les rĂ©seaux sociaux et sur Google. « Un restaurant qui a juste un ou deux avis [Google], ça n’aura pas autant d’impact que s’il en avait 1000. Puis, ce qui est vraiment important, c’est le nombre d’avis, la note, mais Ă©galement si les commentaires sont rĂ©cents ou non », affirme Anik St-Onge.

Bon Ă  savoir : les avis en ligne influencent le rĂ©fĂ©rencement sur les moteurs de recherche. Ainsi, si votre Ă©tablissement compte de nombreuses critiques positives sur Google, TripAdvisor et Yelp, celui-ci apparaĂźt plus haut dans les rĂ©sultats de recherche, ce qui augmente votre visibilitĂ© et vos chances d’attirer des clients. À l’inverse, l’absence de rĂ©activitĂ© et de prĂ©sence en ligne laisse le champ libre aux perceptions nĂ©gatives, aux avis isolĂ©s et aux rĂ©cits qui se construisent sans vous.

Service Ă  la clientĂšle 2.0

« On dit que, pour choisir un restaurant, les gens vont lire de 3 Ă  10 commentaires, voire plus », soutient la professeure de marketing Ă  l’ESG UQAM. De lĂ  l’importance pour vous d’en prendre connaissance
 et d’y rĂ©agir. Que ceux-ci soient positifs ou nĂ©gatifs. « Je pense que beaucoup de restaurateurs et d’hĂŽteliers font l’erreur de laisser les commentaires nĂ©gatifs non rĂ©pondus ou de vouloir les

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faire disparaĂźtre, mais en fait, les meilleurs exemples de gestion d’avis, mais aussi de gestion de rĂ©seaux sociaux de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, c’est d’ouvrir des conversations avec les gens qui ont vĂ©cu cette expĂ©rience, qui disent quelque chose, qui veulent raconter quelque chose. L’établissement doit interagir avec ces clients. Cela peut avoir un effet positif si c’est bien fait », avance Vincent Bronner.

Un client se plaint d’avoir attendu trop longtemps ? Expliquez-lui les raisons et invitez-le Ă  revenir une autre fois. Quelqu’un aurait voulu profiter de l’expĂ©rience spa de votre hĂŽtel, mais celle-ci n’était pas offerte lors de son passage ? Expliquez-lui les raisons et proposez-lui un rabais de 20 % applicable Ă  sa prochaine rĂ©servation. « Admettre qu’on n’est pas parfait et trouver des compensations pour nos clients, ça, c’est une stratĂ©gie gagnante ; c’est une bonne pratique », affirme le cofondateur et prĂ©sident de Clark Influence. La rĂ©putation numĂ©rique n’est donc plus un miroir passif de l’expĂ©rience vĂ©cue : elle en fait dĂ©sormais partie intĂ©grante.

Faire face au succĂšs

À l’inverse des commentaires nĂ©gatifs, certains Ă©tablissements sont parfois victimes de leur succĂšs. Par exemple, une bonne note accordĂ©e par Olivier Primeau rime presque toujours avec une rupture de stock. C’est le cas de la sandwicherie Sous-marins La MariniĂšre, dans le quartier Limoilou de QuĂ©bec, qui a manquĂ© de pain aprĂšs le passage de l’influenceur en dĂ©but d’annĂ©e. Le restaurant Votre maison, Ă  Longueuil, n’avait quant Ă  lui plus de fromage en grains pour ses poutines, qui ont obtenu une note de 9,8 sur 10 par Olivier Primeau. À leur dĂ©fense, soulignons que les propriĂ©taires de ces Ă©tablissements n’avaient pas Ă©tĂ© informĂ©s du passage de l’influenceur et n’ont donc pas pu prĂ©voir l’afflux de clientĂšle.

Si certains de ces succĂšs instantanĂ©s sont Ă©phĂ©mĂšres, d’autres ont de rĂ©elles rĂ©percussions de longue durĂ©e. La clĂ© de cette longĂ©vité ? Le produit. « Peu importe quel influenceur, mĂȘme si c’est CĂ©line Dion qui dit que c’est la meilleure poutine au monde
 Si en rĂ©alitĂ© ce n’est pas la meilleure poutine du monde, c’est le produit qui reste la clé », assure Vincent Bronner. Les Ă©toilĂ©s du Guide Michelin en font la dĂ©monstration. Plus de six mois aprĂšs avoir reçu une Ă©toile ou un Bib Gourmand, les restaurateurs quĂ©bĂ©cois affirment que les clients sont toujours plus nombreux qu’avant. En entrevue au journal Le Devoir, le

« ON DIT QUE, POUR CHOISIR UN RESTAURANT, LES GENS VONT LI RE DE 3 À 10 COMMENTAIRES, VOIRE PLUS »

ANIK ST-ONGE, PROFESSEURE

EN MARKETING, ESG UQAM

copropriĂ©taire de Maison Boire, Ă  Granby, a notamment rĂ©vĂ©lĂ© avoir doublĂ© ses profits depuis qu’il a Ă©tĂ© distinguĂ© d’un « Bib ». Et Ă  QuĂ©bec, François-Emmanuel Nicol, le chef copropriĂ©taire du restaurant TaniĂšre3 (couronnĂ© de deux Ă©toiles), affirme que toutes ses tables sont rĂ©servĂ©es trois mois Ă  l’avance.

Prescription et validation

Vincent Bronner explique que les influenceurs sont dans une logique de prescription, tandis que les avis laissĂ©s par monsieur et madame Tout-le-Monde sont plutĂŽt dans une logique de validation. « Lorsque les influenceurs ou les personnalitĂ©s publiques parlent d’un endroit, il y a ce cĂŽtĂ© de prescription. Ensuite, l’avis Google, c’est ce qui vient rassurer derriĂšre. On peut avoir entendu Justin Trudeau ou Olivier Primeau parler du CafĂ© Alphabet, mais aprĂšs on va quand mĂȘme regarder sur Google pour savoir oĂč est ce cafĂ©, comment s’y rendre et consulter les avis pour valider la prescription. Donc, si on a cette double formule — Ă  la fois la prescription et le cĂŽtĂ© rassurant de vrais consommateurs —, lĂ , c’est tout gagnant pour celui qui va se rendre sur place parce qu’il aura Ă©tĂ© doublement rassurĂ©. » Pour les propriĂ©taires et gestionnaires, cela implique de penser l’influence et les avis non pas comme des coups d’éclat ponctuels, mais comme un actif Ă  entretenir de façon durable.

Les influenceurs et les avis en ligne ne font pas que guider les choix des consommateurs : ils redĂ©finissent la relation entre les Ă©tablissements et leur clientĂšle. « Le meilleur retour sur investissement, aujourd’hui, c’est du marketing d’influence », soutient Anik St-Onge. La validation externe est devenue incontournable, et la clĂ© du succĂšs rĂ©side dans l’authenticitĂ©, la constance et la capacitĂ© Ă  dialoguer. Les plateformes numĂ©riques ne remplacent pas la qualitĂ© du produit ou du service : elles l’amplifient. Et dans un environnement oĂč chaque client peut devenir un ambassadeur
 ou un critique, mieux vaut ĂȘtre prĂ©sent, Ă  l’écoute et prĂȘt Ă  engager la conversation. ‱

EXEMPLES DE RÉUSSITES

ST-HUBERT Campagne de recrutement

La campagne a gĂ©nĂ©rĂ© 1 224 300 vues sur TikTok, plus de 121 032 ouvertures et environ 1 100 candidatures reçues, permettant d’atteindre l’objectif de recrutement de façon claire et mesurable.

RESTO BELGO TikTok/Facebook

La poutine « soupe Ă  l’oignon » de Resto Belgo est devenue virale grĂące Ă  une vidĂ©o courte diffusĂ©e sur TikTok et Facebook, atteignant plus de 2 millions de vues en un mois. Ce buzz aurait permis de tripler le chiffre d’affaires. Le succĂšs repose sur une recette surprenante et un fort effet « faut l’essayer ».

ZEITOUN «Review» virale

AprĂšs la publication d’une review notĂ©e 9,8/10, Zeitoun a connu un effet immĂ©diat : la propriĂ©taire rapporte avoir fait quatre fois son chiffre d’affaires dĂšs le lendemain, puis un achalandage doublĂ© sur l’annĂ©e, menant Ă  l’ouverture accĂ©lĂ©rĂ©e d’une deuxiĂšme adresse. Le succĂšs repose sur un dĂ©clencheur puissant (crĂ©ateur/ influenceur), et la capacitĂ© du restaurant Ă  absorber la vague grĂące Ă  un produit et un service prĂȘts.

EXEMPLES D'AILLEURS

SALT HANK’S (NYC) - PropulsĂ©e par son crĂ©ateur, la sandwicherie est devenue virale autour de son French dip, gĂ©nĂ©rant des files de plusieurs heures et environ 300 sandwiches vendus par jour. Produit ultra identifiable et effet de raretĂ©, le tout se transforme en ventes rĂ©elles.

4 CHARLES PRIME RIB (NYC) - Ce steakhouse du West Village est devenu une rĂ©fĂ©rence trĂšs populaire sur Instagram Reels, souvent prĂ©sentĂ© comme l’un des restaurants les plus difficiles Ă  rĂ©server Ă  NYC.

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Christian Gagnon gagnon-christian@avendra com

Mathieu Chenel chenel-mathieu@avendra com

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L’HUMAIN AU CƒUR DES OPÉRATIONS : ET SI ON RÉEXAMINAIT LES PARCOURS ?

PAR BASTIEN DURAND

Le secteur de l’hĂŽtellerierestauration traverse une pĂ©riode de mutation proche du jamais-vu.

D’un cĂŽtĂ©, une promesse technologique, et de l’autre, une rĂ©alitĂ© terrain difficile avec un Ă©puisement gĂ©nĂ©ralisĂ© des exploitants, engluĂ©s dans une « dette opĂ©rationnelle » accumulĂ©e qui freine la mise en Ɠuvre de l’expĂ©rience qu’ils souhaitent offrir.

LA TECHNOLOGIE NE RÉSOUT PAS NÉCESSAIREMENT

L’ACCUMULATION DES HABITUDES ET

LA PERTE DE TEMPS QUE CELA GÉNÈRE.

Souvent noyĂ© dans ses tĂąches au quotidien, l’exploitant a du mal Ă  lever le nez pour regarder autour de lui. Pas par manque d’organisation mais par habitude structurelle. Et si le prochain investissement rentable n’était ni un four, ni une terrasse
 mais du temps ?

Il est difficile de voir ses Ă©quipes perdre du temps Ă  chercher une information, Ă  faire des vĂ©rifications manuelles, bataillant avec un logiciel pour finalement dĂ©laisser sans le vouloir la mission pour laquelle on les a embauchĂ©es : accueillir, servir et rendre l’expĂ©rience client aussi agrĂ©able que possible. À la longue, ce dĂ©tournement de l’effort de vos Ă©quipes mĂšne Ă  ce que l’on appelle la « dette » opĂ©rationnelle.

Cartographier l’existant

Pour rĂ©duire le poids de cette « dette » qui augmente souvent avec l’accumulation simultanĂ©e d’outils technologiques et de processus dĂ©cisionnels parfois complexes, il faut absolument sortir de son quotidien pour analyser l’efficacitĂ© de ses façons de faire. Dans un premier temps, dressez une liste des tĂąches rĂ©currentes (p. ex. : prise de rĂ©servations, vĂ©rification des stocks, paiement des factures, modification des menus, notation de commandes et partage des pourboires) et identifiez la pertinence du processus retenu.

Comprendre ce qui se joue en cuisine dans les Ă©tapes de prĂ©paration d’un plat, en salle entre deux services, en amont dans les tableurs Excel des commandes de nourriture, c’est indispensable pour (re)penser une organisation. Il faut analyser tous les processus avant de les optimiser.

De la commande Ă  la production, du service en salle Ă  la commande Ă  emporter jusqu’à l’encaissement, les frictions existent (double saisie, allers-retours inutiles, etc.). OĂč perdon du temps ? Quelles tĂąches n’apportent aucune valeur ajoutĂ©e directe au client ? Les rĂ©ponses Ă  ces questions sont Ă©videmment spĂ©cifiques Ă  chaque Ă©tablissement et varient selon les moments (accueil, coup de feu, fin de service, partage des pourboires, fermeture de la cuisine, nettoyage de la salle, etc.).

Refaire un suivi du service comme le vit un client est un bon moyen de repĂ©rer les moments d’attente qui surviennent sans raison apparente. Et du cĂŽtĂ© des Ă©quipes, qui attend aprĂšs qui ? Y a-t-il des moments de battement ? Si un membre de l’équipe n’est pas lĂ  demain, qu’est-ce qui va bloquer ? Ce qui dĂ©pend trop d’une personne plutĂŽt que d’un processus clair est une faiblesse organisationnelle Ă  rĂ©soudre.

Fluidifier les processus

Dans un contexte de rentabilitĂ© en baisse associĂ©e Ă  une main-d’Ɠuvre difficile Ă  trouver et Ă  compĂ©tences souvent inĂ©gales, une revue des parcours peut permettre d’optimiser les façons de faire et d’avoir une meilleure rĂ©tention de personnel.

On pense que l’utilisation d’outils technologiques peut aider. Dans un marchĂ© en pleine croissance, les logiciels intĂ©grĂ©s Ă  base d’IA sont utiles s’ils servent un but prĂ©cis de votre entreprise : allĂ©ger certaines tĂąches rĂ©pĂ©titives pour rĂ©duire des faiblesses organisationnelles (organisation du personnel, gestion des rĂ©servations, prĂ©visions de commandes, etc.).

Les fonctions de back-office comme la gestion des stocks sont gĂ©nĂ©ralement les premiĂšres Ă  ĂȘtre automatisĂ©es puisqu’elles jouent directement sur l’énergie des Ă©quipes. Selon diffĂ©rentes Ă©tudes, plus de 50 % des opĂ©rations rĂ©alisĂ©es dans les entreprises en hĂŽtellerie-restauration peuvent ĂȘtre simplifiĂ©es par ces outils.

Consultez nos fiches pour vous aider Ă  encadrer l’utilisation sĂ©curitaire de divers Ă©quipements et les tĂąches liĂ©s Ă  la restauration

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Plus de 30 fiches claires et pratiques

Pour consulter et télécharger les fiches, scannez le code QR ou rendez-vous au sst.restauration.org

Couteaux
Hachoir Ă  viandes
Friteuse
Rùpe à fromage électrique

DÉBUT

ARRIVÉE CLIENT

L’HÔTE SALUE LE CLIENT

FAIRE UNE RÉSERVATION UNE TABLE EST DISPONIBLE ?

AJOUTER À LA LISTE D’ATTENTE

AMENER LE CLIENT À LA TABLE

LE SERVEUR OFFRE LE MENU

EXEMPLE D'ORGANIGRAMME DE PROCESSUS EN SALLE

LE CLIENT FAIT SON CHOIX

AJOUT CAFÉ ET/OU DESSERT ?

LE SERVEUR RÉCAPITULE LA COMMANDE

PLAT ET/OU BOISSON DISPONIBLE ?

SUGGÉRER CHOIX ALTERNATIFS

LE CLIENT DEMANDE LA FACTURE

AJOUT ?

COMMANDE DANS LE SYSTÈME

LE CLIENT MANGE

LA CUISINE REÇOIT LA COMMANDE

PRÉPARATION DE LA COMMANDE

LE SERVEUR SERT LE CLIENT

LA COMMANDE EST PRÊTE

LA TABLE

FAVORISONS LES POINTS DE CONTACT HUMAIN

DANS UN ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL DE PLUS EN PLUS AUTOMATISÉ

Les algorithmes permettent en effet d’anticiper les besoins en aliments et la tarification de vos menus, voire la rĂ©partition du personnel en fonction de l’affluence attendue et mĂȘme de l’achalandage dans le quartier


La technologie est une avancĂ©e majeure pour simplifier votre travail. Or, elle n’est pas la solution Ă  tout. Elle ne rĂ©sout pas nĂ©cessairement la multiplication des habitudes et la perte de temps que cela gĂ©nĂšre. Toutefois, on peut repĂ©rer des tĂąches oĂč celle-ci demeure minimale : la prĂ©vision des ventes, l’automatisation des commandes fournisseurs et la crĂ©ation de tableaux de bord simples. Les prises de rĂ©servations et de commandes sont bien sĂ»r des tĂąches Ă  automatiser Lorsque l’intervention humaine n’apporte pas de valeur ajoutĂ©e, autant laisser la technologie s’en charger.

LibĂ©rer de l’attention

AprĂšs le « grand mĂ©nage », le temps libĂ©rĂ© (parce qu’il y en a) doit ĂȘtre rĂ©investi dans l’expĂ©rience client, de maniĂšre directe ou indirecte. On peut en profiter pour offrir des formations supplĂ©mentaires aux Ă©quipes, par exemple. Ce choix est stratĂ©gique.

Ce recentrage redonne ainsi du sens aux mĂ©tiers en Ă©tablissement. Le maĂźtre d’hĂŽtel n’est plus un exĂ©cutant multitĂąche, mais un hĂŽte, un repĂšre, un point de contact humain dans un environnement de travail de plus en plus automatisĂ©. Un serveur libĂ©rĂ© de tĂąches accessoires pourra davantage se concentrer sur le client afin que son expĂ©rience soit encore plus harmonieuse. Encore une fois, l’idĂ©e n’est pas de travailler moins, mais d’éliminer tout ce qui rĂ©duit l’attention accordĂ©e au client.

L’examen des parcours associĂ©s Ă  vos tĂąches est un travail de fond, parfois dĂ©sagrĂ©able, mais essentiel pour supprimer ces obstacles invisibles qui, accumulĂ©s, alimentent l’épuisement gĂ©nĂ©ralisĂ©. Enfin, si les employĂ©s font davantage ce qu’ils aiment, avec moins de stress et plus d’efficacitĂ©, ils seront davantage motivĂ©s et enclins Ă  servir la clientĂšle. VoilĂ  toutes de bonnes raisons de profiter d’un tel levier de performance ! ‱

ENVIRONNEMENT

Emballages écoresponsables : des outils pour faciliter vos choix

De nombreux restaurants, hĂŽtels et cafĂ©s souhaitent faire un virage vert dans leurs opĂ©rations, notamment en matiĂšre d’emballages et de contenants Ă©coresponsables. L’ARQ, en collaboration avec l’organisme spĂ©cialisĂ© en la matiĂšre, La Vague, a mis en ligne au cours du mois de janvier un site Web qui aidera les professionnels de l’hĂŽtellerie et de la restauration Ă  s’y retrouver.

Le restauration.org/emballage-eco permet d’en savoir plus sur une foule de produits et de pratiques, et ce, en fonction de la nature de l’établissement et des clients qui s’y prĂ©sentent (habituĂ©s, locaux, touristes, etc.). En rĂ©pondant Ă  quelques questions, l’internaute dresse rapidement son « Ă©co-profil », ce qui l’oriente vers des recommandations d’emballages et de conseils.

Le site Web est trĂšs facile d’utilisation et les informations qui y sont prĂ©sentĂ©es sont issus d’un travail d’accompagnement de La Vague avec diffĂ©rents Ă©tablissements membres de l’ARQ au cours de l’annĂ©e 2025.

L’ARQ vous invite Ă  consulter ce site et Ă  en faire un outil de rĂ©fĂ©rence pour la gestion de vos emballages, contenants et pratiques Ă©coresponsables!

SANTÉ ET SÉCURITÉ

Une trousse de premiers secours obligatoire pour vos livreurs

Un employeur est dans l’obligation de fournir une trousse de premiers soins Ă  ses employĂ©s, incluant ceux en dĂ©placement, selon les rĂšgles de la Commission des normes, de l’équitĂ©, de la santĂ© et de la sĂ©curitĂ© du travail (CNESST).

DES TROUSSES DISTRIBUÉES LORS DES PROCHAINS SALONS ARQ CONTACTS

L’ARQ prend l’initiative de partager une trousse de premiers soins conforme aux normes aux restaurateurs qui le souhaitent. Il sera possible de s’en procurer une au kiosque SST, prĂ©sent dans les Salons ARQ Contacts qui auront lieu cette annĂ©e Ă  travers le QuĂ©bec, notamment en ChaudiĂšre-Appalaches, en Outaouais et en Estrie.

Notez qu’une quantitĂ© limitĂ©e de trousse sera distribuĂ©e par Ă©tablissement offrant un service de livraison.

L’ARQ À VOTRE RENCONTRE

Salons ARQ Contacts : des événements à ne pas manquer !

Les Salons ARQ Contacts rythmeront l’annĂ©e 2026 et se tiendront aux quatre coins de la province, notamment dans ChaudiĂšre-Appalaches, en Outaouais et en Estrie.

Lors de ces Ă©vĂ©nements, les visiteurs ont l’occasion d’échanger avec de nombreux reprĂ©sentants d’entreprises, des transformateurs bioalimentaires locaux ainsi que des fournisseurs d’équipements. Les Salons permettent Ă©galement d’en apprendre davantage sur les services dĂ©diĂ©s Ă  l’industrie et de dĂ©couvrir de nouveaux produits d’ici.

Un kiosque de l’ARQ est toujours sur place afin de prĂ©senter l’Association et ses services. Nos reprĂ©sentants sont disponibles pour expliquer tous les avantages d’ĂȘtre membre.

De plus, lors de tous les Salons ARQ Contacts, les membres qui se prĂ©sentent bĂ©nĂ©ficient d’un rabais de de 10 % sur leur renouvellement, ainsi que d’un 10 % additionnel s’ils rĂ©pondent au sondage. Les visiteurs pourront aussi repartir avec une trousse de premiers soins pour leurs livreurs (voir ci-contre).

Pour en savoir plus sur les Salons ARQ Contacts, consultez notre site Web au restauration.org

Notez que l’inscription est gratuite et que les Salons se dĂ©roulent de 10 h Ă  15 h.

Prochains Salons ARQ Contacts

‱ Chaudiùre-Appalaches, La cache à Maxime, Scott, 17 mars 2026

‱ Outaouais, Chñteau Cartier, Gatineau, 28 avril 2026

‱ Estrie, Hîtel Delta, Sherbrooke, 15 septembre 2026

Depuis 1938, l’Association Restauration QuĂ©bec a pour mission de soutenir l’essor et la prospĂ©ritĂ© de l’industrie de la restauration au QuĂ©bec. Elle contribue au succĂšs de ses membres en dĂ©fendant leurs intĂ©rĂȘts auprĂšs des diffĂ©rents paliers de gouvernement, en leur offrant des avantages Ă©conomiques exclusifs et en leur fournissant de l’information pertinente et privilĂ©giĂ©e.

PROGRAMME D’ACHATS DE L’ARQ

Mise à jour du Catalogue des aliments québécois avec plus de 200 nouveaux produits !

RĂ©alisĂ© en collaboration avec Aliments du QuĂ©bec et Service alimentaire Gordon, le Catalogue des aliments quĂ©bĂ©cois met en valeur des produits d’ici vĂ©rifiĂ©s, garantissant qualitĂ©, traçabilitĂ© et simplicitĂ© de commande pour les restaurateurs.

Mis Ă  jour chaque annĂ©e, le Catalogue regroupe plus de 1 500 produits quĂ©bĂ©cois, rĂ©partis en six grandes catĂ©gories, et constitue une vitrine de choix pour dĂ©couvrir de nouvelles sources d’approvisionnement local.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Vous pouvez obtenir des ristournes sur une panoplie de produits se retrouvant dans le Catalogue. Pour bĂ©nĂ©ficier de cet avantage, il suffit d’ĂȘtre membre du Programme d’achats de l’ARQ. Ce programme donne accĂšs Ă  plus de 25 000 produits admissibles et, en moyenne, les membres participants reçoivent prĂšs de 3 000 $ par annĂ©e en ristournes.

Le Catalogue des aliments quĂ©bĂ©cois s’impose ainsi comme un outil incontournable pour dĂ©nicher de nouvelles sources d’approvisionnement et encourager l’achat local. Consulter notre catalogue : restauration.org/ressources catalogue-des-aliments-quebecois/

Renouvellement de l’entente avec Coca-Cola Canada !

L’ARQ est heureuse d’annoncer le renouvellement de son entente de partenariat avec Coca-Cola Canada dans le cadre de son Programme d’achats. Cette entente permet aux membres participants de continuer Ă  bĂ©nĂ©ficier de conditions avantageuses auprĂšs d’un partenaire majeur du Programme.

Grùce à ce partenariat renouvelé, les membres profitent de prix compétitifs et de ristournes sur plusieurs produits populaires de la marque, notamment :

‱ ThĂ© glacĂ© Fuze (24 × 341 mL) : de 19,96 $ Ă  14,68 $

‱ Boissons Monster (12 × 473 mL) : de 33,14 $ Ă  26,90 $ Et ce n’est pas tout, certains produits ont Ă©galement vu leur ristourne augmenter, vous offrant un avantage financier encore plus intĂ©ressant sur vos achats ! Pour en savoir plus, consultez-le : restauration.org/avantages-membres/partenaires/ cocacola/

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d’ĂȘtre membre de l’ARQ

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VOUS BÉNÉFICIEZ DE NOMBREUX RABAIS CHEZ NOS PARTENAIRES 2

VOUS ÉCONOMISEZ SUR VOS COÛTS ALIMENTAIRES GRÂCE À NOTRE PROGRAMME D’ACHATS 3

LE TECHNOSTRESS : LA FACE CACHÉE DE LA TECHNOLOGIE EN HÔTELLERIE

PAR CAROLINE HOULE
DANS L’INDUSTRIE HÔTELIÈRE, LE FOSSÉ TECHNOLOGIQUE EXISTE ET CONTINUE DE S’ÉLARGIR.

Les avancĂ©es technologiques en hĂŽtellerie sont dorĂ©navant prĂ©sentĂ©es comme des Ă©vidences. Les outils numĂ©riques se multiplient sur le marchĂ©. On promet des gains d’efficacitĂ©, une rĂ©duction de certains coĂ»ts et une amĂ©lioration de l’expĂ©rience client. Sur le terrain, toutefois, la rĂ©alitĂ© est beaucoup plus nuancĂ©e.

Cette Ă©volution touche les Ă©tablissements touristiques et hĂŽteliers d’une grande diversitĂ© de tailles, de contextes et de niveaux de maturitĂ©. Dans mon travail, comme je suis aux premiĂšres loges de leurs opĂ©rations, je constate assez rĂ©guliĂšrement un malaise diffus, rarement exprimĂ©, et que personne n’ose aborder publiquement puisqu’il va Ă  contrecourant de la vague technologique sur laquelle on devrait tous, en principe, surfer. Il s’agit d’un sentiment de dĂ©calage entre ce que l’on devrait faire, selon le discours dominant, et ce que l’on est rĂ©ellement capable d’absorber au quotidien, tant humainement que sur le plan organisationnel.

Entendons-nous sur une chose : on n’est pas tous des geeks ! Et on n’a pas tous l’intĂ©rĂȘt ni la capacitĂ© de le devenir. De nombreux hĂŽtels indĂ©pendants se sont longtemps dĂ©brouillĂ©s eux-mĂȘmes avec leur Ă©cosystĂšme informatique. Configuration d’adresses Ă©lectroniques, installation de logiciels, systĂšmes de clĂ©s et terminaux de paiement, pilotes d’imprimante et rĂ©seau wifi
 Des « affaires simples » pour certains, mais qui Ă©taient dĂ©jĂ  trĂšs complexes pour d’autres.

L’empilement technologique

DĂ©sormais, il est courant d’utiliser des API et des solutions d’intĂ©gration entre les logiciels. À cela s’ajoute potentiellement la gestion de systĂšmes intelligents de bĂątiment, d’énergie, de sĂ©curitĂ©, de serrures, d’éclairage et j’en passe. Au quotidien, les Ă©quipes doivent souvent composer avec une avalanche de notifications liĂ©es aux commandes, aux rĂ©servations, aux inventaires, aux horaires, aux communications internes, aux commentaires

LE TECHNOSTRESS RENVOIE

À UNE FATIGUE

MENTALE

LIÉE À L’ACCUMULATION DES OUTILS ET À LA PRESSION CONSTANTE DE DEVOIR APPRENDRE VITE, SANS INTERROMPRE LES ACTIVITÉS COURANTES.

en ligne et Ă  l’entretien des chambres, le tout rĂ©parti dans une multitude d’outils. Cela est sans oublier les outils numĂ©riques de plus en plus sophistiquĂ©s, l’intĂ©gration ou non de l’intelligence artificielle dans les communications d’entreprise et votre logiciel de vente ou CRM, vos possibilitĂ©s infinies de participer Ă  des formations continues et des webinaires, d’installer des webapps en tout genre et d’utiliser les plateformes de clavardage pour obtenir le soutien de vos fournisseurs. Puis, lorsqu’on commence Ă  peine Ă  maĂźtriser un outil, une nouvelle version dotĂ©e d’une interface « amĂ©liorĂ©e » brouille tous les repĂšres. Pas Ă©tonnant que certains en perdent leur latin !

Ce phĂ©nomĂšne n’est pas sans consĂ©quence, et ce n’est pas pour rien que l’on parle de « technostress ». Ce terme n’a rien d’exagĂ©rĂ© : il renvoie Ă  une fatigue mentale liĂ©e Ă  l’accumulation des outils et Ă  la pression constante de devoir apprendre vite, sans interrompre les activitĂ©s courantes qui, elles, ne ralentissent jamais. Pour de nombreux gestionnaires et propriĂ©taires, la technologie n’arrive pas comme une solution qui allĂšge, mais bien comme une couche supplĂ©mentaire Ă  gĂ©rer.

Des réalités inégales

Dans l’industrie hĂŽteliĂšre, le fossĂ© technologique existe et continue de s’élargir. D’un cĂŽtĂ©, certains Ă©tablissements disposent des ressources, des Ă©quipes ou du temps nĂ©cessaires pour expĂ©rimenter et ajuster. D’autres, pourtant tout aussi solides sur le plan opĂ©rationnel, misent sur des structures plus lĂ©gĂšres, des Ă©quipes rĂ©duites et une forte polyvalence des rĂŽles, laissant peu de marge pour absorber des transitions technologiques lourdes. Par ailleurs, certaines entreprises, qui existent depuis plusieurs dĂ©cennies, sont de la « vieille Ă©cole » et continuent de bien fonctionner, sans avoir intĂ©grĂ© l’ensemble de ces avancĂ©es. Les rĂ©alitĂ©s sont diffĂ©rentes, mais pas moins lĂ©gitimes.

L’un des enjeux majeurs rĂ©side actuellement dans la multiplication des solutions. Pris individuellement, les outils et logiciels de rĂ©servation, de gestion des opĂ©rations, de ressources humaines, de comptabilitĂ©, de marketing, de ventes, d’analyse de donnĂ©es, d’automatisation, de bornes, de clĂ©s numĂ©riques, de paiements virtuels ou de prĂ©visibilitĂ© misant sur l’IA ont une rĂ©elle valeur. Ensemble, ils peuvent toutefois rapidement crĂ©er un Ă©cosystĂšme complexe et fragmentĂ©, difficile Ă  maĂźtriser sans une rĂ©flexion solide sur leur cohĂ©rence et leur intĂ©gration. Un projet simple Ă  la base peut donc vite se transformer en monstre Ă  plusieurs tĂȘtes.

LA VALEUR D’UNE

TECHNOLOGIE NE SE MESURE PAS À SON POTENTIEL THÉORIQUE,

MAIS À SA CAPACITÉ

À S’INTÉGRER DANS UNE ORGANISATION DONNÉE.

La promesse de simplicité

La facilitĂ© et la simplification sont souvent mises de l’avant par les fournisseurs, alors que la rĂ©alitĂ© est souvent tout autre. ParamĂ©trage, intĂ©grations, formation, gestion des exceptions, dĂ©pendance aux fournisseurs, qualitĂ© variable du soutien technique
 À cela s’ajoutent des questionnements peu abordĂ©s. Que se passe-t-il lorsque la technologie ne fonctionne pas comme prĂ©vu ? Qui prend le relais ? Que fait-on, en attendant ?

Dans bien des cas, l’automatisation ne supprime pas (encore) le travail. PlutĂŽt, elle le transforme et, parfois, le dĂ©place. Elle exige aussi de nouvelles compĂ©tences chez ceux qui l’intĂšgrent : il faut particuliĂšrement de la rigueur et une vigilance constante pour Ă©viter les erreurs. Cette nouvelle charge retombe souvent sur un nombre limitĂ© de personnes, parfois dĂ©jĂ  fortement sollicitĂ©es ailleurs. Ainsi, le sentiment d’ĂȘtre dĂ©passĂ© provient d’abord d’une surcharge cumulative, et pas nĂ©cessairement d’un manque de compĂ©tence. Il est primordial de normaliser ce constat.

Le choix vous appartient

Ne pas ĂȘtre prĂȘt Ă  automatiser certains processus n’est pas un aveu d’échec. De mĂȘme, le report de l’implantation d’un outil n’est pas non plus un signe de fermeture au changement. Cela peut, au contraire, tĂ©moigner d’une analyse lucide de sa capacitĂ© organisationnelle actuelle. Faire des choix technologiques doit avant tout ĂȘtre un exercice stratĂ©gique, rĂ©flĂ©chi et alignĂ© sur la rĂ©alitĂ© du terrain. Une rĂ©ponse prĂ©cipitĂ©e Ă  la pression du marchĂ© ou aux discours promotionnels de vendeurs n’est pas une raison valable.

Autre Ă©lĂ©ment essentiel : tout n’a pas besoin d’ĂȘtre automatisĂ©. Et certainement pas en mĂȘme temps ! La valeur d’une technologie ne se mesure pas Ă  son potentiel thĂ©orique, mais Ă  sa capacitĂ© Ă  s’intĂ©grer dans une organisation donnĂ©e, avec les Ă©quipes en place, les compĂ©tences disponibles et les objectifs poursuivis, Ă  court et Ă  long terme.

On ne se le dira jamais assez : l’hĂŽtellerie demeure avant tout un mĂ©tier de relations humaines. L’accueil, la prĂ©sence et l’attention portĂ©e aux personnes doivent rester au cƓur de l’expĂ©rience.

Parler de technostress et reconnaütre la pression quotidienne de la technologie est le premier pas ; encore faut-il se redonner le droit d’agir autrement.

Dans les annĂ©es Ă  venir, nous assisterons Ă  de grandes rĂ©ussites, mais aussi Ă  des Ă©checs. Les enjeux de sĂ©curitĂ© des donnĂ©es et de dĂ©pendance aux systĂšmes demeurent omniprĂ©sents. Seriez-vous encore capables de fonctionner si votre systĂšme principal tombait en panne ? ou internet ? ou le terminal de paiement ? La mise en place d’un plan de continuitĂ© des activitĂ©s technologiques (contingency plan) est un exercice Ă  ne pas nĂ©gliger, et ce, dĂšs maintenant.

Une chose est certaine, la technologie continuera d’évoluer — avec ou sans nous. La vraie question n’est donc pas de savoir jusqu’oĂč elle ira, mais plutĂŽt comment nous choisissons de l’intĂ©grer au quotidien. Elle avancera aussi toujours plus vite que notre capacitĂ© Ă  l’absorber. On peut donc se rassurer sur un point, bien que l’on en parle peu : cette rĂ©alitĂ© est largement partagĂ©e, et le technostress est loin d’ĂȘtre un sentiment isolĂ©.

Un parallĂšle intĂ©ressant peut probablement ĂȘtre fait avec l’arrivĂ©e des premiers iPhone. Les plus motivĂ©s se sont littĂ©ralement prĂ©cipitĂ©s pour les adopter, tandis que les autres ont observĂ©, attendu, Ă©valuĂ©. Finalement, presque tout le monde a fini par en avoir un, mais ceux qui ont pris leur temps n’ont finalement pas perdu grand-chose.

Reste Ă  voir si la courbe d’innovation grandira de maniĂšre exponentielle ou si elle se stabilisera. Dans tous les cas, que vous surfiez sur la vague ou que vous la regardiez encore de loin, ces dĂ©cisions vous appartiennent. L’important n’est pas la vitesse, mais la maĂźtrise du mouvement. Autant dĂ©cider du moment plutĂŽt que de se laisser emporter.‱

Chariots utilitaires en acier inoxydable

Chariots utilitaires en acier inoxydable

Conçus pour supporter une charge trĂšs Ă©levĂ©e, ces chariots Ă  trois tablettes allient durabilitĂ© et fonctionnalitĂ©. Leur structure en acier inoxydable rĂ©siste Ă  la corrosion et facilite l'entretien, tandis que la poignĂ©e ergonomique en plastique ABS et les roues pivotantes assurent une maniabilitĂ© optimale, mĂȘme dans les espaces restreints.

Conçus pour supporter une charge trĂšs Ă©levĂ©e, ces chariots Ă  trois tablettes allient durabilitĂ© et fonctionnalitĂ©. Leur structure en acier inoxydable rĂ©siste Ă  la corrosion et facilite l'entretien, tandis que la poignĂ©e ergonomique en plastique ABS et les roues pivotantes assurent une maniabilitĂ© optimale, mĂȘme dans les espaces restreints. Ils s'adaptent Ă  toutes vos tĂąches : transport de vaisselle, prĂ©paration mobile ou gestion des stocks. Un investissement rentable pour tout Ă©tablissement qui vise l'excellence opĂ©rationnelle.

Ils s'adaptent à toutes vos tùches : transport de vaisselle, préparation mobile ou gestion des stocks. Un investissement rentable pour tout établissement qui vise l'excellence opérationnelle.

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QUELQUES CONSEILS AVANT UNE TRANSITION TECHNOLOGIQUE

CLARIFIER LE PROBLÈME AVANT DE CHOISIR LA SOLUTION

Avant de regarder les fonctionnalitĂ©s ou les dĂ©monstrations logicielles, prendre un pas de recul. Cerner ce qui pose rĂ©ellement problĂšme dans vos tĂąches actuelles. Un manque de temps ? Pas assez de visibilité ? Un enjeu de communication ?

La surcharge de certaines personnes clĂ©s ? Un outil qui ne rĂ©pond pas Ă  un problĂšme clairement identifiĂ© risque surtout d’en crĂ©er de nouveaux.

ÉVALUER LA CAPACITÉ RÉELLE DE L’ÉQUIPE

Évitez de vous fier uniquement aux capacitĂ©s thĂ©oriques sur papier. Il faut confirmer la capacitĂ© rĂ©elle, c’est-Ă -dire : qui utilisera l’outil au quotidien ? qui le configurera ? qui formera les nouveaux employĂ©s ? qui gĂ©rera les exceptions, les imprĂ©vus, les erreurs ? Si les rĂ©ponses reposent toujours sur la ou les mĂȘmes personnes, c’est un signal Ă  prendre au sĂ©rieux. Ces personnes ne peuvent pas maintenir une charge de travail dĂ©jĂ  excessive tout en gĂ©rant un nouveau dĂ©ploiement.

DISTINGUER LES GAINS À

COURT TERME DES IMPACTS À LONG TERME

Certaines technologies apportent des gains rapides, exigent une veille constante. D’autres transforment plus profondĂ©ment la structure opĂ©rationnelle, mais demandent du temps, de la rigueur et une maturitĂ© organisationnelle Ă©levĂ©e. Il est essentiel de se demander si le timing (ou « momentum ») est bon. Qu’est-ce qui est rĂ©aliste Ă  faire maintenant ? Qu’est-ce qui pourrait venir plus tard, ou en phase 2 ? Tout ne peut pas ĂȘtre prioritaire.

SE DONNER LE DROIT DE TESTER, ET DE PRENDRE SON TEMPS

Une dĂ©cision technologique n’a pas besoin d’ĂȘtre dĂ©finitive. Vous avez le droit de tester Ă  petite Ă©chelle, de piloter un seul processus, de demander des rĂ©fĂ©rences Ă  d’autres clients qui utilisent cette mĂȘme technologie. D’observer et d’essayer ailleurs, par vous-mĂȘme. Il n’est pas mal vu d’ajuster vos demandes, ou de demander une deuxiĂšme, voire une troisiĂšme dĂ©monstration, pour poser de nouvelles questions. Attendre une prochaine mise Ă  jour ou un nouveau programme de financement gouvernemental est aussi envisageable. Dire Ă  votre fournisseur « Pas maintenant » ou « Pas tout de suite » n’est pas un recul.

Posez-vous de sĂ©rieuses questions si votre reprĂ©sentant dĂ©montre de l’impatience. Pendant que lui pense Ă  sa commission, pour vous, la dĂ©cision est stratĂ©gique, financiĂšre et opĂ©rationnelle. C’est majeur.

S’ENTOURER POUR RÉFLÉCHIR, PAS POUR SE FAIRE CONVAINCRE

Plusieurs tĂȘtes valent mieux qu’une. Discuter Ă  l’interne ou dans son rĂ©seau, mĂȘme dans un petit groupe, permet de croiser les points de vue et de repĂ©rer des angles morts. Des Ă©changes avec des Ă©tablissements aux rĂ©alitĂ©s similaires aux vĂŽtres peuvent aussi rĂ©vĂ©ler des expĂ©riences passĂ©es pertinentes, qui pourraient vous ĂȘtre utiles maintenant ! Dans le doute, un regard externe peut aussi ĂȘtre prĂ©cieux.

Un bon vendeur affirmera toujours que sa solution est la meilleure : son rĂŽle est de vendre. Le vĂŽtre est de vous assurer qu’elle s’intĂšgre rĂ©ellement Ă  votre entreprise, sans crĂ©er plus de difficultĂ©s qu’elle n’en rĂ©sout.

Sécurité et conformité

Assurez-vous d’avoir

une trousse de premiers secours pour vos livreurs!

Protégez votre équipe et respectez vos obligations légales en SST.

L’employeur se doit de fournir une trousse de premiers soins adĂ©quate Ă  leurs employĂ©s, incluant ceux en dĂ©placement. Il est important que celle-ci soit conforme aux normes et qu’elle soit accessible en tout temps.

Afin de vous aider, l’ARQ vous partage une grille d’inspection pour assurer la validitĂ© de votre trousse. SCANNEZ CE CODE ET CONSULTEZ-LA.

RÉNOVER SON HÔTEL SANS DÉCEVOIR

CHAUMONT

Clients mĂ©contents, Ă©chĂ©ancier non respectĂ©, dĂ©passement de coĂ»ts
 Mal prĂ©parĂ©s, les travaux de rĂ©novation d’un Ă©tablissement hĂŽtelier peuvent fragiliser sa rĂ©putation et sa rentabilitĂ©. En revanche, lorsqu’ils sont bien gĂ©rĂ©s, cela devient un puissant levier de repositionnement.

Nombreuses sont les raisons d’effectuer des travaux de rĂ©novation dans un hĂŽtel : remettre au goĂ»t du jour des chambres dont la dĂ©coration date des annĂ©es 1990, effectuer une nĂ©cessaire rĂ©fection de toiture, revoir la configuration du hall d’entrĂ©e afin d’amĂ©liorer l’accueil des visiteurs, ajouter un spa prĂšs de la piscine pour bonifier l’offre bien-ĂȘtre, etc. Dans tous les cas, ce sont l’ampleur des travaux et la capacitĂ© de l’établissement qui dicteront s’il est prĂ©fĂ©rable de fermer vos portes ou de continuer Ă  accueillir la clientĂšle durant les travaux.

Si vous dĂ©sirez rĂ©nover de fond en comble les 50 chambres de votre hĂŽtel qui en compte tout autant, la dĂ©cision s’impose d’elle-mĂȘme : vous fermerez vos portes le temps d’effectuer les travaux. La dĂ©cision ne sera pas la

mĂȘme si vous avez un hĂŽtel de plus grande envergure et qu’il vous est possible de bloquer des Ă©tages ou des ailes pour effectuer les travaux en diffĂ©rentes phases. « Tous les ans, le Fairmont Tremblant ferme 50 chambres pour les rĂ©nover, mais ils ont 300 chambres
 Donc, c’est sĂ»r qu’ils peuvent isoler une partie de leur hĂŽtel, faire leurs travaux et continuer Ă  fonctionner. C’est diffĂ©rent pour un hĂŽtel qui compte 25, 30 ou 50 chambres », explique VĂ©ronique Coutant, enseignante en gestion de l’hĂŽtellerie Ă  l’Institut de tourisme et d’hĂŽtellerie du QuĂ©bec (ITHQ).

Un hĂŽtel qui reste ouvert pendant les travaux doit obligatoirement mettre en place diffĂ©rentes stratĂ©gies pour en rĂ©duire les impacts nĂ©gatifs et continuer Ă  accueillir sa clientĂšle dans le respect de ses normes d’accueil. Les voici.

« IL FAUT D’ABORD S’ARMER DE PATIENCE, PARCE QUE ÇA SE PASSE RAREMENT BIEN
 ET AVOIR UNE STRATÉGIE D’ORGANISATION SOLIDE»

VÉRONIQUE COUTANT, ENSEIGNANTE EN GESTION DE L’HÔTELLERIE À L’ITHQ

Planifiez les travaux avec diligence

Les rĂ©novations doivent ĂȘtre abordĂ©es comme un projet d’exploitation Ă  part entiĂšre. Un phasage prĂ©cis, des Ă©chĂ©anciers rĂ©alistes et une coordination Ă©troite entre les Ă©quipes permettent de maintenir les normes de service tout au long des travaux.

Selon VĂ©ronique Coutant, il y a deux Ă©lĂ©ments essentiels Ă  la rĂ©ussite de travaux de rĂ©novation d’envergure dans un hĂŽtel : « Il faut d’abord s’armer de patience, parce que ça se passe rarement bien
 Et avoir une stratĂ©gie d’organisation solide, incluant le budget, la gestion des travaux et la remise en Ă©tat. »

HĂŽtel

Priorisez la basse saison

Afin de limiter l’impact sur l’occupation et les revenus, il est essentiel de prĂ©voir les travaux en basse saison touristique, ou lorsque votre taux d’occupation est au plus bas. « À Tremblant, il ne se passe rien entre avril et la fĂȘte des MĂšres ; c’est lĂ  oĂč l’on va choisir d’avoir une pĂ©riode de fermeture partielle ou totale de l’hĂŽtel », mentionne VĂ©ronique Coutant.

Pour s’arrimer avec la basse saison et ainsi minimiser l’impact sur les revenus, l’HĂŽtel Saint-Sulpice, situĂ© dans le Vieux-MontrĂ©al, a fait le choix de rĂ©nover l’entiĂšretĂ© de ses 108 suites en deux phases distinctes. « On a fait la premiĂšre phase de dĂ©cembre 2023 Ă  mai 2024 et ensuite on a opĂ©rĂ© la moitiĂ© rĂ©novĂ©e et la moitiĂ© non rĂ©novĂ©e en mĂȘme temps pour reprendre les travaux de la deuxiĂšme phase en dĂ©cembre 2024. On a terminĂ© en mai 2025 », raconte MarcAndrĂ© Dandeneau, directeur gĂ©nĂ©ral de l’établissement.

Choisissez des partenaires fiables

Les entreprises qui effectueront vos travaux doivent comprendre qu’elles travaillent dans un Ă©tablissement commercial occupĂ©. En plus d’avoir les compĂ©tences techniques pour rĂ©aliser des travaux de qualitĂ© selon l’échĂ©ancier fixĂ©, elles doivent faire preuve de discipline, de propretĂ©, de respect de la clientĂšle et de flexibilitĂ©. Ce n’est pas le temps de retenir le plus bas soumissionnaire ! « Il faut des entreprises blindĂ©es, fiables Ă  toute Ă©preuve, parce que si vous partez avec une entreprise qui fait tout de travers,

« UNE BONNE RÉPUTATION, C’EST DIFFICILE À AVOIR, MAIS UNE MAUVAISE, ÇA SE CRÉE EN UN CLAQUEMENT DE DOIGTS ! »

vous partez dans des dĂ©penses Ă©normes », mentionne VĂ©ronique Coutant, qui prĂ©cise que les entreprises fiables sont facilement reconnaissables et qu’il ne faut pas hĂ©siter Ă  demander des rĂ©fĂ©rences Ă  vos pairs.

Informez tĂŽt

AprĂšs avoir dĂ©terminĂ© le moment et la durĂ©e des travaux, la premiĂšre chose Ă  faire est d’aviser votre clientĂšle, et ce, le plus tĂŽt possible et sur toutes les plateformes de communication que vous pouvez avoir — site web et rĂ©seaux sociaux, rĂ©servations faites par tĂ©lĂ©phone, Booking, TripAdvisor, etc. L’information devrait Ă©galement se retrouver sur la confirmation de rĂ©servation des futurs clients.

AprĂšs avoir dĂ©terminĂ© le moment et la durĂ©e des travaux, la premiĂšre chose Ă  faire est d’aviser votre clientĂšle, et ce, le plus tĂŽt possible et sur toutes les plateformes de communication que vous pouvez avoir — site web et rĂ©seaux sociaux, rĂ©servations faites par tĂ©lĂ©phone, Booking, TripAdvisor, etc. L’information devrait Ă©galement se retrouver sur la confirmation de rĂ©servation des futurs clients.

Autre point primordial : faites preuve d’un maximum de transparence. Ne vous contentez pas de signaler que des travaux seront en cours : mentionnez-en la nature et les rĂ©percussions que cela aura sur le sĂ©jour des visiteurs. Par exemple, plutĂŽt que de simplement inscrire « Des travaux seront en cours les 5 et 6 fĂ©vrier », prĂ©cisez : « De nĂ©cessaires travaux de rĂ©fection de la toiture occasionneront du bruit entre 10 h et 15 h les 5 et 6 fĂ©vrier. »

« Une communication transparente rĂ©duit fortement l’insatisfaction et permet de gĂ©rer les attentes plutĂŽt que de subir des plaintes, soutient l’enseignante en gestion de l’hĂŽtellerie Ă  l’ITHQ. Mieux vaut perdre quelques rĂ©servations parce qu’on est en rĂ©novation que de recevoir des clients qui seront déçus. Comme on dit dans le mĂ©tier : un client content en parle Ă  10 personnes, un client mĂ©content en parle Ă  20. »

Donnez du sens aux travaux

Profitez de la communication entamĂ©e avec vos clients pour leur expliquer pourquoi les rĂ©novations sont rĂ©alisĂ©es — amĂ©lioration du confort, modernisation, durabilitĂ©, mise aux normes, etc. L’idĂ©e est de transformer une contrainte temporaire en valeur ajoutĂ©e perçue.

Sur place et sur le web, n’hĂ©sitez pas Ă  afficher des visuels ou des rendus prĂ©sentant les transformations Ă  venir. Cela aide la clientĂšle Ă  comprendre le projet et Ă  percevoir les travaux comme un investissement. Cela contribue Ă©galement Ă  crĂ©er de la tolĂ©rance — voire de l’enthousiasme — face aux inconvĂ©nients temporaires. Et si les clients ne

« UNE COMMUNICATION TRANSPARENTE

RÉDUIT FORTEMENT

L’INSATISFACTION ET PERMET DE GÉRER LES ATTENTES PLUTÔT QUE DE SUBIR DES PLAINTES »

VÉRONIQUE COUTANT, ENSEIGNANTE EN GESTION DE L’HÔTELLERIE À L’INSTITUT DE TOURISME ET D’HÔTELLERIE

DU QUÉBEC

rĂ©servent pas pendant la pĂ©riode de travaux, vous aurez peut-ĂȘtre nĂ©anmoins suffisamment piquĂ© leur curiositĂ© pour leur donner envie de venir Ă  un autre moment.

Adaptez l’offre et la tarification

Selon l’ampleur des travaux et des dĂ©sagrĂ©ments occasionnĂ©s Ă  votre clientĂšle, vous pouvez dĂ©cider d’offrir d’emblĂ©e, au moment de la rĂ©servation, une forme de dĂ©dommagement : rĂ©affecter certaines chambres, ajuster temporairement vos tarifs ou offrir des compensations (surclassement, petit dĂ©jeuner, avantage futur). Cela vous permettra de maintenir la satisfaction et la perception de valeur.

C’est la formule qu’a adoptĂ©e l’HĂŽtel Saint-Sulpice, qui a offert un rabais aux personnes qui rĂ©servaient une suite pendant ses travaux. Marc-AndrĂ© Dandeneau rĂ©vĂšle que certains clients, qui avaient rĂ©servĂ© leur sĂ©jour via Booking. com ou Expedia, n’avaient pas pu ĂȘtre informĂ©s des travaux avant leur arrivĂ©e, ce qui a occasionnĂ© un certain mĂ©contentement. « Somme toute, je pense qu’on a quand mĂȘme rĂ©ussi Ă  satisfaire tout le monde. »

Vous avez un client insatisfait de son sĂ©jour malgrĂ© la transparence de vos communications et l’adaptation de votre offre ? N’hĂ©sitez pas Ă  lui offrir une nuitĂ©e gratuite ou Ă  le rembourser. Encore une fois, mieux vaut perdre les revenus d’un sĂ©jour qu’un client. « Pendant la pĂ©riode des travaux, notre personnel Ă©tait formĂ© pour ĂȘtre autonome et rĂ©agir adĂ©quatement aux potentielles plaintes. J’aimais mieux avoir un employĂ© qui donnait une compensation trop grande Ă  un client, et voir celui-ci repartir satisfait, que d’avoir un client qui repartait fĂąché », avoue le directeur gĂ©nĂ©ral de l’HĂŽtel Saint-Sulpice.

Limitez le bruit et les nuisances

La restriction de travaux bruyants Ă  certaines plages horaires de la journĂ©e, selon les particularitĂ©s de votre clientĂšle, peut faire une rĂ©elle diffĂ©rence. Par exemple, si vous hĂ©bergez majoritairement des gens d’affaires, vous demanderez aux entrepreneurs d’éviter les bruits de marteau-piqueur Ă  l’heure oĂč se tient une importante rĂ©union.

Aude Lafrance-Girard, prĂ©sidente de l’HĂŽtel ChĂąteau Laurier QuĂ©bec, mentionne que les entrepreneurs gĂ©nĂ©raux avec qui elle fait affaire sont sensibilisĂ©s aux particularitĂ©s du milieu hĂŽtelier, ce qui lui Ă©vite beaucoup de dĂ©sagrĂ©ments.

« On leur demande de gĂ©rer les travaux de la journĂ©e de maniĂšre Ă  ce que le matin ça ne fasse pas de bruit et que les travaux qui font du bruit soient faits Ă  l’heure du midi oĂč les gens, habituellement, ont dĂ©jĂ  quittĂ© ou sont partis pour la journĂ©e, et oĂč les nouveaux ne sont gĂ©nĂ©ralement pas encore lĂ . Entre 11 h et 14 h, ce sont habituellement les meilleures heures pour faire du bruit. »

Délimitez clairement les zones

Selon la nature et le lieu des travaux, dĂ©limitez clairement des zones, sections ou Ă©tages en travaux, et prĂ©voyez des zones tampons (chambres inoccupĂ©es, espaces fermĂ©s, Ă©tages rĂ©servĂ©s) afin de rĂ©duire le bruit, la poussiĂšre et la circulation, tout en prĂ©servant l’expĂ©rience des clients hĂ©bergĂ©s. Bien sĂ»r, cela est beaucoup plus facile Ă  mettre en place dans les Ă©tablissements d’une certaine envergure.

Marc-AndrĂ© Dandeneau mentionne que la crĂ©ation d’étages tampons — des Ă©tages occupĂ©s alternant avec des Ă©tages en rĂ©novation — a permis de ne pas trop dĂ©ranger sa clientĂšle lors de la rĂ©novation complĂšte des suites de l’HĂŽtel Saint-Sulpice, rĂ©parties sur six Ă©tages. « Certains travaux peuvent ĂȘtre trĂšs bruyants, comme l’installation de tapis, qui exige qu’on tape sur le plancher. Ce n’était pas Ă©vident Ă  gĂ©rer, mais nous y sommes arrivĂ©s. »

Ajustez les parcours et la signalisation

Une signalisation temporaire, claire et soignée, ainsi que des parcours clients repensés (réception, ascenseurs, accÚs aux services) réduisent la confusion et le sentiment de désorganisation.

BIEN PLUS QUE

DES TRAVAUX !

Dans un Ă©tablissement hĂŽtelier, des travaux de rĂ©novation d’envergure ne se limitent pas Ă  un chantier. Ils constituent un vĂ©ritable projet de gestion du changement, qui touche l’expĂ©rience client, la mobilisation des Ă©quipes, la rĂ©putation de la marque et, ultimement, les rĂ©sultats financiers de l’établissement.

Les exemples donnĂ©s par les professionnels du milieu dĂ©montrent qu’une planification rigoureuse, une communication transparente et une attention constante aux clients comme au personnel en place permettent de transformer une pĂ©riode dĂ©licate en levier de crĂ©ation de valeur. Bien menĂ©e, une rĂ©novation n’est pas seulement un mal nĂ©cessaire : elle devient un investissement structurant, capable de renforcer durablement l’attractivitĂ© et la compĂ©titivitĂ© de l’hĂŽtel.

Le sujet des travaux de rĂ©novation en contexte d’exploitation a fait l’objet d’un panel lors du dernier congrĂšs de l’Association HĂŽtellerie du QuĂ©bec (AHQ) l’an dernier. IntitulĂ© RĂ©novationd’hĂŽtel:CommentĂ©viter d’y laisser votre chemise
 et vos clients, il rĂ©unissait des hĂŽteliers directement concernĂ©s par des projets d’envergure, dont Marc-AndrĂ© Dandeneau, de l’HĂŽtel Saint-Sulpice, qui a terminĂ© la rĂ©novation complĂšte de son Ă©tablissement, et Aude Lafrance-Girard, de l’HĂŽtel ChĂąteau Laurier QuĂ©bec, qui mĂšne rĂ©guliĂšrement des travaux tout en gardant son hĂŽtel ouvert.

Les rĂ©cents travaux du rez-de-chaussĂ©e de l’HĂŽtel ChĂąteau Laurier QuĂ©bec ont entraĂźnĂ© la fermeture complĂšte d’une section menant Ă  certaines chambres de l’établissement. Pour guider les clients vers un parcours de remplacement, un employĂ© a créé une page d’accueil temporaire sur le site web de l’hĂŽtel, en y dĂ©posant un code QR que les clients pouvaient numĂ©riser pour mieux s’orienter.

En soutien aux diffĂ©rentes initiatives de signalisation mises en place, la prĂ©sidente de l’hĂŽtel n’a pas hĂ©sitĂ© Ă  faire rentrer du personnel supplĂ©mentaire pour guider les clients un peu perdus. « On a mis des heures de plus Ă  l’horaire pour qu’il y ait un prĂ©posĂ© au service de plus au moment des dĂ©parts et des arrivĂ©es. »

Misez sur votre équipe

Les membres de votre Ă©quipe sur le terrain sont les premiers ambassadeurs auprĂšs de votre clientĂšle. Il est essentiel de les informer, de les impliquer et de leur fournir des messages clairs et Ă  jour afin qu’ils puissent rassurer les clients et attĂ©nuer les irritants.

Avant le dĂ©but des travaux, tenez une rĂ©union d’équipe pour en expliquer la raison et l’impact qu’ils auront sur son travail — pendant, mais aussi aprĂšs. « Si on ajoute une terrasse extĂ©rieure au restaurant de l’hĂŽtel, cela a des rĂ©percussions sur le nombre de clients, et donc sur le travail de vos employĂ©s », souligne VĂ©ronique Coutant. Gardez en tĂȘte que l’impact de vos travaux est encore plus grand pour vos employĂ©s que pour vos clients.

« CERTAINS TRAVAUX PEUVENT

ÊTRE TRÈS BRUYANTS, COMME L’INSTALLATION DE TAPIS, QUI EXIGE QU’ON TAPE SUR LE PLANCHER »

MARC-ANDRÉ DANDENEAU, DIRECTEUR DE L’HÔTEL SAINT-SULPICE À MONTRÉAL

Si les travaux dans votre Ă©tablissement entraĂźnent une diminution temporaire de la charge de travail, voyez comment vous pouvez rĂ©organiser le travail afin de limiter les dĂ©parts temporaires ou dĂ©finitifs. « Si certains employĂ©s ont des jours de vacances en banque, vous pouvez leur suggĂ©rer de les prendre au moment des travaux », propose l’enseignante Ă  l’ITHQ.

À l’HĂŽtel Saint-Sulpice, le directeur gĂ©nĂ©ral a pu compter sur la bonne collaboration de ses Ă©quipes de travail pour Ă©viter de mettre trop d’employĂ©s au chĂŽmage. « Plusieurs personnes se sont portĂ©es volontaires pour rĂ©partir les quarts de travail entre les Ă©quipes. On a pu garder la plupart des employĂ©s Ă  temps plein comme ça, avec des quarts de travail partagĂ©s », raconte-t-il.

Surveillez les commentaires

Booking, TripAdvisor, Google
 les endroits oĂč il est possible de laisser des Ă©toiles et des commentaires aprĂšs un sĂ©jour dans un hĂŽtel sont nombreux. Assurez-vous d’en faire le suivi et de fournir des rĂ©ponses rapides et contextualisĂ©es lorsque cela est possible. « Une bonne rĂ©putation, c’est difficile Ă  avoir, mais une mauvaise, ça se crĂ©e en un claquement de doigts ! », affirme avec justesse VĂ©ronique Coutant.

Aude Lafrance-Girard mentionne que son Ă©tablissement porte une attention particuliĂšre aux commentaires clients, qui sont suivis par quelques personnes responsables de cette tĂąche. « On veut toujours rĂ©pondre Ă  plus de 95 % de nos commentaires clients. C’est vraiment un objectif qu’on a, de rĂ©pondre assidĂ»ment aux commentaires, tant positifs que nĂ©gatifs, sur toutes les plateformes. » ‱

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AU PIED DES PISTES, UN COMPLEXE HÔTELIER TRÈS ATTENDU

TEXTE ET PHOTOS PAR BASTIEN DURAND

SituĂ© dans la station de Bromont, le nouveau complexe hĂŽtelier longs sĂ©jours Residence Inn by Marriott ouvre ses portes depuis fin janvier. Au rez-de-chaussĂ©e, l’offre de restauration baptisĂ©e Cabinn complĂšte la formule. Tour de piste dans la foulĂ©e de son ouverture, en mode hiver.

En arrivant, on ne peut pas le manquer. Le nouveau complexe hĂŽtelier de 134 chambres sous banniĂšre Residence Inn by Marriott s’érige sur les 300 places de stationnement disparues, en partie rĂ©cupĂ©rĂ©es dans un garage souterrain amĂ©nagĂ© sous l’hĂŽtel.

La station avait besoin de ce type d’hĂ©bergement, affirme Jean-FrĂ©dĂ©ric Fortin, directeur gĂ©nĂ©ral du nouvel Ă©tablissement. « L’offre proposĂ©e convient Ă  des sĂ©jours de deux Ă  trois nuits en moyenne, explique-t-il. Elle vient rehausser l’expĂ©rience Ă  Bromont et contribue Ă  positionner la station en tant que destination aussi bien en hiver qu’en Ă©tĂ©, avec le golf et le vĂ©lo de montagne. »

Un complexe multiusage

Les lieux sont dominĂ©s par le vert forĂȘt et le blanc. Suivant le design de la marque longs sĂ©jours de Marriott, les chambres sont conçues comme des appartements miniatures avec cuisine Ă©quipĂ©e de 472 pi2 Ă  980 pi2 On attire ainsi tant une clientĂšle familiale que des gens d’affaires souhaitant passer quelques jours en montagne pour un congrĂšs.

Chaque unitĂ© est vendue Ă  des propriĂ©taires-investisseurs, et le gestionnaire de l’hĂŽtel s’occupe de les « louer ». Un tel fonctionnement est assez rĂ©pandu dans l’offre de villĂ©giature actuelle.

Avec Urgo Hotels Canada aux manettes, c’est la mĂȘme recette que dans le cas du Residence Inn Mont Tremblant Manoir Labelle et du Homewood Suites by Hilton MontTremblant Resort. Le Residence Inn Bromont vient mettre la commoditĂ© au centre de l’expĂ©rience toute l’annĂ©e. Cases Ă  skis, salle de jeu, salle de sport, laverie, petite Ă©picerie, piscine extĂ©rieure chauffĂ©e, sauna sec : tout est pensĂ© pour sortir le moins possible, avec notamment un accĂšs depuis l’hĂŽtel Ă  la boutique de la station.

Sur les murs, le design rappelle la montagne.

Les appartements sont lumineux avec de grandes ouvertures dans les piĂšces Ă  vivre.

Les chevrons en bois qui traversent le bĂątiment de haut en bas cassent l’homogĂ©nĂ©itĂ© des fenĂȘtres sur la façade.

A l’intĂ©rieur des verriĂšres de Cabinn sur la terrasse.

« ON EST LES SEULS AU CANADA À AVOIR UNE “BULLE” À CHAMPAGNE ET À VODKA EN EXTÉRIEUR »
LAURENT GODBOUT, CHEF ET ENTREPRENEUR
Le logo Cabinn Bromont apposĂ© sur la porte d’une verriĂšre Ă  l’extĂ©rieur du restaurant.
Le chef Laurent Godbout

L’offre nuit est complĂ©tĂ©e par l’inclusion du petit dĂ©jeuner, et ce, malgrĂ© la prĂ©sence de cuisines Ă©quipĂ©es dans les unitĂ©s. Les clients le prennent au rez-de-chaussĂ©e, dans l’aire de restauration.

Un restaurant « comme au chalet »

Avec l’offre d’hĂ©bergement, ça prenait un restaurant. Laurent Godbout et Martin Gagnon se chargent de la cuisine, Fanny et Éric Gauthier servent les cocktails, et SĂ©bastien Abrieu veille sur l’évĂ©nementiel proposĂ© dans Cabinn.

« On a voulu un concept autour de l’aprĂšs-ski pour l’hiver et plutĂŽt de style mĂ©diterranĂ©en en Ă©té », explique le chef et entrepreneur Laurent Godbout, habituĂ© des ouvertures de restaurants avec son associĂ© Martin Gagnon.

Comme les menus, « l’atmosphĂšre du restaurant a Ă©tĂ© imaginĂ©e pour le ski, mais le dĂ©cor va un peu changer l’étĂ©, prĂ©cise Quentin Minier, directeur des opĂ©rations de Cabinn. On a voulu crĂ©er un lieu pensĂ© pour la montagne, comme si on partait au chalet en famille. »

Un menu réconfortant à partager ou manger seul. Ici, Cannoli au foie gras, magret du Lac Brome, noisettes.

Ambiance feu de camp sur la terrasse de Cabinn
$
$ Xavier Galer, Agence

« ON A VOULU CRÉER UN LIEU PENSÉ POUR LA MONTAGNE, COMME SI

ON PARTAIT AU CHALET EN FAMILLE »

QUENTIN MINIER, DIRECTEUR DES OPÉRATIONS DE CABINN

Des canapés sont disposés devant le bar de Cabinn.

Si Marriott est derriĂšre le choix et les coloris du mobilier tout comme du dĂ©cor du restaurant, l’agencement de ce dernier a Ă©tĂ© imaginĂ© par l’équipe de coexploitants. Des tables communes aux canapĂ©s, jusqu’au bar carrĂ© au fond de la piĂšce avec sa cheminĂ©e au milieu, l’endroit invite Ă  la dĂ©tente.

« L’objectif est que le temps s’arrĂȘte pour les clients aprĂšs une journĂ©e souvent intense physiquement, sur les pistes, au golf ou en vĂ©lo », espĂšre Quentin Minier.

En extérieur, on a aménagé un salon avec des tables basses entourées de canapés et de fauteuils. Pas moins de cinq verriÚres chauffées avec tables et chaises accueillent les convives. Les fins de semaine sont consacrées à des événements extérieurs avec un DJ.

« On est les seuls au Canada Ă  avoir une ”bulle” Ă  champagne et Ă  vodka en extĂ©rieur », sourit fiĂšrement Laurent Godbout. Autrement dit, un espace clos dĂ©diĂ© Ă  la dĂ©gustation d’une coupe de champagne ou d’un shot. L’hiver, l’ambiance festive Ă  proximitĂ© des pistes est recherchĂ©e.

L’investissement de plus de 60 millions de dollars que reprĂ©sente l’adresse donne du souffle Ă  la station, qui souhaite ainsi attirer notamment la clientĂšle Marriott Bonvoy hors QuĂ©bec. Une phase 2 du projet est d’ailleurs prĂ©vue. ‱

Quentin Minier, le directeur des opérations de Cabinn.
«

L’HÔTEL VIENT REHAUSSER L’EXPÉRIENCE À BROMONT ET CONTRIBUE

À POSITIONNER LA STATION EN TANT QUE DESTINATION »

JEAN-FRÉDÉRIC FORTIN, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE RESIDENCE INN BY MARRIOTT BROMONT

À l’intĂ©rieur de la « bulle » Ă  champagne de Cabinn, on sabre les bouteilles avec une spatule de ski.

A l’intĂ©rieur de la «

La bulle Ă  champagne et vodka sur la terrasse enneigĂ©e avant l’ouverture officielle
bulle » à champagne de Cabinn.
$ Xavier Galer, Agence

Diversifier son offre : un avantage stratégique pour les restaurateurs

Dans un contexte oĂč les prĂ©fĂ©rences des consommateurs se multiplient, diversifier sa carte d’alcool est devenu un levier essentiel pour les restaurateurs. Chaque client arrive avec ses goĂ»ts, ses habitudes et ses attentes. Certains recherchent une biĂšre classique et rafraĂźchissante, d’autres une option plus savoureuse, plus lĂ©gĂšre ou mĂȘme sans alcool. En proposant une sĂ©lection variĂ©e de produits issus du portefeuille de la Brasserie Labatt, il devient possible de rĂ©pondre Ă  chaque profil et de maximiser les occasions de vente.

Des marques emblĂ©matiques comme Budweiser et Bud Light, brassĂ©es et distribuĂ©es au QuĂ©bec par Labatt, demeurent des incontournables grĂące Ă  leur accessibilitĂ© et leur constance. Pour les clients en quĂȘte de biĂšres plus expressives, Archibald la Belle Mer west coast IPA, Ă©galement offerte par Labatt, propose un profil plus aromatique qui enrichit l’offre. Des produits premiums comme Stella Artois et Corona Extra, apportent quant Ă  elles une dimension internationale et rĂ©pondent Ă  une clientĂšle Ă  la recherche d’expĂ©riences distinctives.

La croissance de la demande pour des alternatives sans alcool ne peut ĂȘtre ignorĂ©e. Corona Cero, offerte par Labatt, permet aux restaurateurs de rĂ©pondre Ă  cette tendance tout en conservant une saveur fidĂšle Ă  la biĂšre traditionnelle. Cette option attire autant les consommateurs soucieux de modĂ©ration que ceux qui souhaitent simplement varier leur consommation.

Les boissons prĂȘtes-Ă -boire et rafraĂźchissantes, comme Palm Bay, membre de la famille Labatt, complĂštent parfaitement la carte. Leur profil fruitĂ© et accessible sĂ©duit une clientĂšle qui privilĂ©gie des saveurs plus lĂ©gĂšres et festives, Ă©largissant ainsi l’attrait global de l’établissement.

Il existe autant de prĂ©fĂ©rences que de consommateurs. En proposant une sĂ©lection diversifiĂ©e de produits Labatt — biĂšres classiques, options plus goĂ»teuses, sans alcool et boissons alternatives — les restaurateurs s’assurent de rĂ©pondre aux attentes de chacun. Cette approche favorise la satisfaction, encourage la dĂ©couverte et contribue directement Ă  l’augmentation des ventes et Ă  la fidĂ©lisation de la clientĂšle.

Préparez votre terrasse avec

L’application BEES devient l’alliĂ©e incontournable des restaurateurs cet Ă©tĂ©. DĂ©jĂ  reconnue pour simplifier la commande des biĂšres et produits Labatt, elle permet maintenant de commander aussi les objets promotionnels officiels, directement Ă  partir de la mĂȘme plateforme. Parasols, chaudiĂšres Ă  glace, pichets, verres, sous-verres et accessoires : tout est rĂ©uni pour habiller votre terrasse aux couleurs de Labatt et crĂ©er un environnement visuel cohĂ©rent et professionnel, sans effort supplĂ©mentaire.

Plus besoin de multiplier les dĂ©marches ni de gĂ©rer plusieurs fournisseurs. En quelques clics, aussi simplement que pour votre inventaire de biĂšres, vous pouvez sĂ©lectionner, commander et recevoir du matĂ©riel promotionnel officiel qui valorise votre Ă©tablissement. La plateforme centralise vos besoins et vous fait gagner un temps prĂ©cieux, particuliĂšrement Ă  l’approche de la saison estivale, oĂč chaque dĂ©tail compte. L’expĂ©rience est fluide, rapide et pensĂ©e pour les rĂ©alitĂ©s du terrain, avec une navigation intuitive et un accĂšs rapide Ă  tous les produits nĂ©cessaires pour prĂ©parer votre terrasse efficacement. RĂ©sultat : un espace prĂȘt Ă  accueillir vos clients dĂšs les premiers beaux jours, sans casse-tĂȘte logistique.

CrĂ©er une ambiance forte et reconnaissable, c’est un levier puissant pour attirer l’attention et stimuler les ventes. Une terrasse aux couleurs de Labatt devient un vĂ©ritable point d’attraction : visuelle, conviviale et assumĂ©e. Les clients sont naturellement attirĂ©s par les espaces dynamiques, oĂč l’identitĂ© est claire et l’expĂ©rience bien dĂ©finie. Un parasol bien positionnĂ©, des verres assortis et des accessoires de marque contribuent Ă  renforcer la perception de qualitĂ© et Ă  encourager la consommation spontanĂ©e.

Au-delĂ  de l’esthĂ©tique, BEES permet aussi une meilleure planification. En regroupant vos commandes de produits et d’accessoires au mĂȘme endroit, vous optimisez votre gestion, assurez une cohĂ©rence visuelle et renforcez votre image de marque.

Cet été, simplifiez vos opérations, optimisez votre présentation et maximisez votre impact. Avec BEES, vos terrasses ne seront pas seulement ouvertes : elles deviendront des destinations incontournables aux couleurs de Labatt.

VOS CHOIX ÉNERGÉTIQUES JOUENT SUR VOTRE RENTABILITÉ

Souvent passĂ© sous silence, l’un des facteurs qui a pourtant contribuĂ© significativement Ă  diminuer les marges des restaurateurs ces derniĂšres annĂ©es est l’augmentation importante des dĂ©penses en Ă©nergie. Ce coĂ»t doit particuliĂšrement ĂȘtre pris en compte quand on rĂ©flĂ©chit au renouvellement de matĂ©riel ou Ă  l’ouverture d’un Ă©tablissement.

Vaut-il mieux avoir des fours au gaz ou Ă©lectriques ? VoilĂ  une question qui, sur le plan technique, dĂ©clenche les passions depuis l’arrivĂ©e du gaz et de l’électricitĂ© dans les cuisines il y a de cela plus d’une centaine d’annĂ©es.

Sans ouvrir le dĂ©bat sur la source d’énergie qui convient le mieux Ă  la cuisson des viandes, on peut affirmer que le combustible « traditionnel » qu’est le gaz naturel reste une source d’énergie moins coĂ»teuse que l’électricitĂ©, en restauration.

Il faut dire que, au cours des derniĂšres annĂ©es, le prix du gaz a moins augmentĂ© que celui de l’électricitĂ©, et ce, parce que les augmentations de tarifs sont calculĂ©es en pourcentages.

Les tarifs industriels d’Hydro-QuĂ©bec ont augmentĂ© de 21 % depuis 2020. Cela reprĂ©sente une augmentation de 2,7 cents/kW h, selon la puissance requise et la quantitĂ©

d’énergie consommĂ©e par une entreprise. C’est dire que l’électricitĂ© payĂ©e par les entreprises des HRI Ă  partir d’avril 2026 coĂ»tera entre 4,5 et 11,93 cents du kilowattheure.

À la mĂȘme pĂ©riode, le prix du gaz naturel a bondi de 87 %, ce qui est plus que quatre fois les hausses dĂ©crĂ©tĂ©es par Hydro-QuĂ©bec. Mais puisque le gaz naturel coĂ»tait beaucoup moins cher au dĂ©part, son prix n’a augmentĂ© en tout que de 0,72 cents durant la pĂ©riode, cette source d’énergie reste donc beaucoup moins chĂšre que l’électricitĂ©, en termes absolus.

Il faut dire que les prix du gaz naturel ont mĂȘme chutĂ© ces derniĂšres annĂ©es : il coĂ»tait 46 % moins cher en janvier 2026 qu’à son sommet de juin 2022. Cette baisse s’explique partiellement par le dĂ©ploiement Ă  grande Ă©chelle de la production de gaz de schiste aux États-Unis. Celle-ci est venue faire exploser l’offre de gaz naturel, et ce, mĂȘme au QuĂ©bec oĂč ce type de production gaziĂšre a Ă©tĂ© interdit en 2022.

COÛT D'UN KILLOWATTHEURE D'ÉNERGIE

SELON LA SOURCE (0,01 $)

Coût d'un Killowattheure d'énergie selon la source (0,01 $)

ÉlectricitĂ© (Tarif M reste)

ÉlectricitĂ© (Tarif M premiers 210 000 kWh)

ÉlectricitĂ© (Tarif G reste)

ÉlectricitĂ© (Tarif G premiers 15 090 kWh)

Sources : Énergir, Hydro-QuĂ©bec, New-Zealandenergy et calculs d'HRImag,

L’efficacitĂ© avant tout

Peu importe le type d’énergie que l’on prĂ©conise, la clĂ©, si l’on veut Ă©viter l’explosion de ses coĂ»ts, reste l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique du matĂ©riel en place.

En effet, les fournisseurs ont grandement augmentĂ© la performance de leurs produits depuis quelques annĂ©es, si bien que les fours haut de gamme neufs actuellement offerts sur le marchĂ© peuvent consommer jusqu’à six fois moins d’énergie que leur Ă©quivalent d’il y a une dizaine d’annĂ©es Ă  peine.

De plus, la majoritĂ© de l’énergie perdue par l’équipement de cuisine se dissipe sous forme de chaleur — une chaleur qui n’est pas redirigĂ©e vers les aliments en prĂ©paration, mais dans l’air ambiant. Si vous avez l’impression de chauffer votre cuisine — voire votre restaurant — avec votre four Ă  pizza, il y a fort Ă  parier que celui-ci offre un piĂštre rendement Ă©nergĂ©tique.

Les Ă©quipements de faible efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique peuvent mĂȘme vous coĂ»ter encore plus cher pendant les mois d’étĂ© et les canicules. Non seulement ils vous font payer une Ă©nergie

PEU IMPORTE LE TYPE D’ÉNERGIE QUE L’ON PRÉCONISE, LA CLÉ, SI L’ON VEUT ÉVITER L’EXPLOSION DE SES COÛTS, RESTE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE DU MATÉRIEL EN PLACE.

LES DÉPENSES EN ÉLECTRICITÉ

PAYÉES PAR LES ENTREPRISES DES HRI À PARTIR D’AVRIL 2026 SE SITUERONT ENTRE 4,5 ET 11,93 CENTS DU KILOWATTHEURE.

que vous n’utilisez pas vraiment, mais ils vont faire augmenter vos frais de climatisation, puisqu’il faut Ă©liminer cette Ă©nergie perdue sous forme de chaleur.

Sinon, de façon gĂ©nĂ©rale, les appareils fonctionnant Ă  l’électricitĂ© ont une bien meilleure efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique que leurs Ă©quivalents au gaz
 Par contre, cette efficacitĂ© ne suffit gĂ©nĂ©ralement pas Ă  compenser le prix plus Ă©levĂ© de l’électricitĂ©.

TARIFS COMMERCIAUX D'HYDRO-QUÉBEC 2018-2026 (0,01 $ PAR KWH)

Les tarifs commerciaux diffĂšrent grandement d'un niveau de consommation Ă  l'autre.

ÉlectricitĂ© (Tarif G premiers 15 090 kWh)

ÉlectricitĂ© (Tarif M premiers 210 000 kWh)

ÉlectricitĂ© (Tarif G reste)

ÉlectricitĂ© (Tarif M reste)

Données: Hydro-Québec, Graphique : HRIMag

Consommer plus d’électricitĂ© pour Ă©conomiser

Le choix d’une cuisine 100 % Ă©lectrique n’a toutefois pas que des dĂ©savantages. En partant, la consommation de gaz Ă©met des gaz Ă  effet de serre qui viennent contribuer aux changements climatiques.

En ce sens, il y a toujours un risque que cette forme d’approvisionnement Ă©nergĂ©tique se voie interdite. Dans quelques annĂ©es, elle pourrait se retrouver encadrĂ©e par une rĂ©glementation sĂ©vĂšre ou assujettie Ă  des taxes environnementales, et ce, mĂȘme si la tendance politique (au QuĂ©bec comme dans le reste de l’AmĂ©rique du Nord) s’en va plutĂŽt dans la direction contraire.

PrĂ©cisons aussi que, au QuĂ©bec, l’électricitĂ© est essentiellement produite par le rĂ©seau d’Hydro-QuĂ©bec, qui offre l’une des meilleures performances environnementales au monde.

Mais surtout, les Ă©tablissements qui optent pour des solutions 100 % Ă©lectriques peuvent se retrouver devant une belle surprise : voir leur tarif d’électricitĂ© baisser en retour, puisque la sociĂ©tĂ© d’État fait payer moins cher l’électricitĂ© aux entreprises qui en consomment beaucoup.

DĂ©jĂ , en vertu du tarif « G » qui est celui auquel sont assujetties environ 90 % des entreprises de la province, le coĂ»t du kilowattheure passe de 12,50 Ă  9,62 cents pour une consommation excĂ©dant 15 090 kilowattheures dans un mĂȘme mois.

Une telle consommation reste trĂšs Ă©levĂ©e : cela correspond Ă  peu prĂšs Ă  ce que consomme un four de restaurant de base cuisant Ă  350 oF de façon continue durant 100 jours. Par contre, si l’ensemble de la cuisine est Ă©lectrique et que l’on ajoute par exemple les frais de chauffage et de climatisation, de chambre froide et d’éclairage, il est tout Ă  fait possible qu’un restaurant atteigne ce taux prĂ©fĂ©rentiel.

Certains grands hĂŽtels, Ă©tablissements institutionnels ou encore la cuisine centrale d’une grande chaĂźne peuvent par ailleurs avoir droit au tarif « M », encore plus avantageux. Pour ce faire, il faut demander au moins 50 kW de puissance maximale au cours de l’annĂ©e, soit environ l’équivalent de la puissance requise pour faire fonctionner 17 fours Ă  pizza napolitaine en mĂȘme temps. Les compagnies facturĂ©es Ă  ce tarif paient environ la moitiĂ© du tarif « G » pour chacune des unitĂ©s d’énergie qu’elles consomment.

Et le biogaz ?

S’il demeure la meilleure option pour l’instant, le prix du gaz naturel pourrait ĂȘtre appelĂ© Ă  augmenter de façon significative dans les prochaines annĂ©es, car Énergir cherche Ă  augmenter la part de gaz naturel « renouvelable » de son rĂ©seau.

Ces gaz principalement obtenus en transformant le contenu des collectes de dĂ©chets organiques (les bacs bruns) en gaz naturel coĂ»tent pour l’instant environ quatre fois plus cher que le gaz d’origine fossile.

Il y a quelques annĂ©es, Énergir voulait contraindre ses nouveaux clients Ă  acheter une part de gaz naturel renouvelable dans sa consommation, ce qui augmentait leurs coĂ»ts. Certaines municipalitĂ©s ont Ă©galement adoptĂ© des rĂšglements forçant les utilisateurs de gaz de leur territoire Ă  s’en procurer de sources renouvelables. Mais tout cela n’aura Ă©tĂ© que du vent.

En effet, Énergir n’a pas la capacitĂ© de sĂ©parer le gaz de source renouvelable distribuĂ© dans son rĂ©seau (qui correspond Ă  environ 5 % de son approvisionnement prĂ©vu pour 2025-2026) de celui provenant d’autres sources. La sociĂ©tĂ© ne peut donc pas vendre officiellement de gaz de source renouvelable. Les acheteurs qui ont payĂ© plus cher pour en avoir consommaient finalement le mĂȘme gaz que leurs voisins qui ne payaient pas de supplĂ©ment. Ces acheteurs ne font en quelque sorte que financer le virage Ă©cologique d’Énergir.

Le Bureau de la concurrence a rĂ©cemment reconnu cette situation et a rĂ©primandĂ© Énergir. Le fournisseur ne peut donc plus facturer un supplĂ©ment aux entreprises qui utilisent son gaz renouvelable, ce qui invalide les rĂšglements municipaux contraignant les entreprises Ă  le faire.

Par contre, la sociĂ©tĂ© a l’obligation d’accroĂźtre de 10 % la quantitĂ© de gaz naturel de source renouvelable qu’elle distribue dans son rĂ©seau, et ce, d’ici 2030-2031. VoilĂ  qui va inĂ©vitablement faire gonfler ses prix de vente.

Quoi qu’il en soit, le gaz devrait rester encore longtemps une option intĂ©ressante pour les restaurateurs, d’autant plus que la grande demande en Ă©lectricitĂ© prĂ©vue dans les prochaines annĂ©es devrait Ă©galement pousser Ă  la hausse les tarifs d’Hydro-QuĂ©bec.‱

Évolution du prix du gaz naturel 2020-2025

ÉVOLUTION DU PRIX DU GAZ NATUREL 2020-2025

Son coût est remarqueblement stable depuis le début de la décennie malgré une parenthÚ se haussiÚre en 2021-2022

Son coût est remarqueblement stable depuis le début de la décennie malgré une parenthÚse haussiÚre en 2021-2022

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