

BÄDER IM WANDEL DER ZEIT
LES BAINS, REFLETS DU TEMPS

FOKUS FOCUS

6 DAS FREIBAD UND DER HEIMATSCHUTZ LES BAINS AU CŒUR DU PATRIMOINE 38 REINIGEN, EIN AKT DER GEMEINSCHAFT NETTOYER, UN ACTE SOLIDAIRE 26 DER SCHOGGITALER WIRD 80 L’ÉCU D’OR FÊTE SES 80 ANS
BEGEGNUNGEN RENDEZ-VOUS


2 In aller Kürze
Fokus
6 Das Freibad und der Heimatschutz 11 Erinnerungen ans Wasser 12 «Vorwärts zur alten Grösse» 16 Schöne Orte für den Sommer 18 Die Unterschrift des Architekten 21 Kleiner Haken, grosse Wirkung 24 Freibäder: ein Blick zurück
Verbandsnachrichten 26 Der Schoggitaler wird 80 30 Solaranlagen und Ortsbildschutz
Altstädte
2 En bref
6 Les bains au cœur du patrimoine
Souvenirs aquatiques
«Retrouver la grandeur d’antan»
De beaux lieux pour passer l’été
La signature de l’architecte
Un petit crochet aux grands effets
Les bains: un regard en arrière
Vie associative
L’Écu d’or fête ses 80 ans
Panneaux solaires et protection des sites
Explorer les vieilles villes et les noyaux villageois 35 Une densification réussie dans le milieu bâti Rendez-vous
Le nettoyage, un travail collectif
Des bains renaissent de leurs cendres
Chemin faisant avec Moritz
Coups de cœur
Titelseite: Sommerstimmung im 1929 erbauten Freibad Burgdorf – eines von 50 ausgewählten Bädern in der neuesten Publikation des Schweizer Heimatschutzes Die schönsten Bäder
Page de couverture: Ambiance estivale à la piscine Freibad Burgdorf, construite en 1929 – l’une des 50 installations de baignade dans la dernière publication de Patrimoine suisse, Les plus beaux bains
AUF INS KÜHLE NASS! IL EST TEMPS DE SE JETER À L’EAU!
Die Badesaison ist eröffnet, die Tage werden wärmer, und vielerorts steigt die Vorfreude auf den ersten Sprung ins erfrischende Wasser. Wenige Orte verbinden Sommerfreuden, Gemeinschaft und gute Architektur so unmittelbar wie das Freibad.
Anlässlich der neuen, komplett überarbeiteten Auflage unserer beliebten Publikation mit den schönsten Bädern der Schweiz richten wir den Blick bewusst auf diese besonderen Orte. Denn Frei und Strandbäder erzählen erstaunlich viel über uns und den Wandel unserer Gesellschaft. An streng nach Geschlechtern getrennten Kastenbädern des 19. Jahrhunderts, grosszügigen Gartenbädern der Nachkriegszeit oder zeitgenössischen Badeanlagen lassen sich beispielsweise veränderte Vorstellungen von Körper und Freizeit gut ablesen.
Freibäder waren von Anfang an Orte der Begegnung, der Erholung und des Sports –und wurden immer mehr zu demokratischen Räumen, offen und zugänglich für alle. Viele dieser Anlagen sind dank sorgfältiger Pflege und laufender Anpassung an neue Richtlinien bis heute erlebbar. Andere hingegen sind von Schliessung oder Abbruch bedroht. Doch lesen Sie selbst, und tauchen Sie mit uns in die Vielfalt der Schweizer Frei und Strandbäder ein. Vielleicht entdecken Sie dabei Ihren neuen Lieblingsbadeplatz – entweder in dieser Ausgabe der Zeitschrift oder im neu erschienenen Führer Die schönsten Bäder mit 50 handverlesenen Anlagen.
In der Heftmitte finden Sie zudem einen kompakten Hinweis auf den Jahresbericht 2025 des Schweizer Heimatschutzes, der ab sofort online abrufbar ist.
La saison des bains est ouverte, les journées sont plus chaudes et partout, on est impatient de piquer une tête dans l’eau fraîche. Rares sont les lieux qui, comme les piscines, marient aussi bien plaisirs estivaux, communauté et architecture de qualité.
À l’occasion de la sortie de la nouvelle édition, totalement révisée, de notre publication Les plus beaux bains, nous consacrons ce numéro à ces sites particuliers. Car aussi surprenant que cela puisse paraître, les piscines et les plages disent beaucoup de nous et des changements de notre société. Les bains en bois historiques du XIXe strictement séparés selon les sexes, les vastes piscines en plein air de l’aprèsguerre ou les aménagements contemporains illustrent très clairement l’évolution de l’approche du corps et des loisirs.
Dès le départ, les piscines ont été dédiées aux rencontres, à la détente et au sport, puis sont devenues, au fil du temps, des lieux démocratiques, ouverts et accessibles à tous. Nombre de ces installations sont toujours utilisées, grâce aux soins apportés à leur entretien et à leur adaptation constante à de nouvelles exigences. D’autres sont menacées de fermeture ou de démolition. Mais lisez vousmême, et plongez avec nous dans la diversité des piscines et des plages de Suisse. Peutêtre y découvrirezvous votre prochain spot de prédilection – dans ce numéro ou dans notre nouveau guide qui présente 50 installations dédiés à la baignade triées sur le volet.
Vous trouverez aussi, encarté dans cette édition, une synthèse du rapport annuel 2025 de Patrimoine suisse. Ce document peut être également consulté en ligne.
Natalie Schärer und Peter Egli, Redaktion

L’ISOS AU PRINTEMPS
À l’occasion de sa campagne de printemps, Suisse Tourisme remet à l’honneur l’ISOS (Inventaire fédéral des sites construits d’importance nationale à protéger en Suisse) à travers une initiative de communication visible dans l’espace public. La campagne invite le public à découvrir une sélection de 15 sites patrimoniaux répartis dans toute la Suisse, illustrant la diversité et la richesse du paysage bâti suisse. Photo: Auvergnier (NE). Diffusée actuellement sur des écrans numériques dans les gares suisses, la campagne contribue à sensibiliser largement à la valeur culturelle et sociétale des sites inscrits à l’ISOS.
La magie des beaux sites myswitzerland.com
EXPOSITION
DES CÈDRES À DORIGNY, BÂTIR L’ÉCOLE D’ARCHITECTURE
Articulée autour de projets architecturaux construits ou non réalisés conservés dans les fonds des Archives de la construction moderne, l’exposition «Des Cèdres à Dorigny» retrace la naissance et l’évolution de l’école d’architecture à Lausanne. De ses débuts au sein de l’EPUL jusqu’à son intégration sur le campus de l’EPFL, cette traversée historique met en perspective les conditions de l’enseignement de l’architecture, ses relations avec l’ingénierie ainsi que le rôle des archives dans la construction d’une mémoire institutionnelle qui éclaire à la fois la discipline architecturale et son enseignement. Une exposition réalisée avec les Archives de la construction moderne à l’EPFL et Marie Bourdon.

Espace d’exposition Archizoom EPFL du 4 mars au 29 septembre 2026 archizoom.ch
HEIMATSCHUTZ
VOR 86 JAHREN
«[...] die Bauten der Erholung, die Schwimmbäder, Sportplätze etc. [...] sind neue Bauaufgaben, wo die Architekten unbehindert durch alte Rezepte den Weg finden konnten; sie konnten sich hier freier geben, und dem Publikum fehlen die alten Vorbilder, die ihm das Urteil in eine bestimmte Richtung weisen würden. Es findet sich daher leichter mit den modernen Lösungen ab.»
«Moderne Schweizer Architektur» Hans Leuzinger in Heimatschutz/Patrimoine 3/1940
Solène Hoffmann
MONDA FUTURA
JETZT ZU EINER POSITIVEN ZUKUNFT BEITRAGEN
Ob Mobilität, Baukultur oder Landschaft: Die Zukunft der Schweiz betrifft uns alle. Der unabhängige Verein Monda Futura sucht in einer aufwendigen Studie die gemeinsamen Nenner in der Bevölkerung für eine lebenswerte Zukunft. Der Schweizer Heimatschutz lädt ein, diese einmalige Chance zu packen und den «ersten Schweizer Zukunfts-Konsent» mitzuformen. Bewerten Sie verschiedene Szenarien und zeigen Sie, welche Zukünfte Sie mittragen könnten. Unter allen Teilnehmenden werden attraktive Preise verlost. Machen Sie mit, und gestalten Sie ein positives Zukunftsbild für die Schweiz von morgen aktiv mit.
Zur Umfrage: 2073.ch

CONTRIBUER DÈS
MAINTENANT À UN AVENIR
POSITIF
Qu’il soit question de mobilité, de culture du bâti ou de paysage, l’avenir de la Suisse nous concerne toutes et tous. Dans le cadre d’une étude approfondie, l’association indépendante Monda Futura recherche les dénominateurs communs au sein de la population en vue d’un avenir à la fois vivable et désirable. Patrimoine suisse vous invite à saisir cette chance unique et à contribuer à façonner le «premier consensus suisse sur l’avenir». Évaluez différents scénarios et indiquez quels avenirs vous pourriez soutenir. Des prix attrayants seront tirés au sort parmi toutes les personnes participantes. Participez et contribuez activement à dessiner une image positive de l’avenir pour la Suisse de demain.
BEGLEITPUBLIKATION ZUM WAKKERPREIS 2026
DURCH
BRIG-GLIS



Die Walliser Gemeinde Brig-Glis erhält den Wakkerpreis 2026 des Schweizer Heimatschutzes für ihr soziales und nachhaltiges Engagement im Bereich der Baukultur. Die Preisverleihung findet am Samstag, 20. Juni 2026, statt (vgl. S. 34). Die neue Begleitpublikation beleuchtet die Gründe für die Auszeichnung, gibt Einblick in beispielhafte Bauten und porträtiert engagierte Personen vor Ort.
Ein separater Faltflyer lädt zum Spaziergang durch BrigGlis, der von sorgfältigen Ergänzungen in historischen Ensembles über brutalistische Bildungsbauten bis hin zu modernen Werken von Heidi und Peter Wenger führt. Der Rundgang ist auch digital verfügbar unter heimatschutz.ch/rundgaenge.
Begleitpublikation D/F mit Faltblatt D oder F CHF 10.–, für Heimatschutzmitglieder: CHF 5.–heimatschutz.ch/shop
Pour accéder au sondage: 2073.ch
STIFTUNG LANDSCHAFTSSCHUTZ SCHWEIZ
LORZENEBENE IST LANDSCHAFT DES JAHRES 2026
Die Stiftung Landschaftsschutz Schweiz (SL-FP) zeichnet die Lorzenebene im Kanton Zug als «Landschaft des Jahres 2026» aus. Der Preis geht an die Korporation Zug, den Kanton Zug, die Stadt Zug sowie die Gemeinden Baar, Cham und Steinhausen. Damit würdigt die SL-FP die vorausschauende Raum- und Landschaftsplanung, dank der die Lorzenebene nicht überbaut, sondern mitten in der boomenden Stadtlandschaft als grüne Lunge erhalten wurde. Durch kluges Verhandeln von Flächen, Interessen und Nutzung wurde der Wert der Lorzenebene vervielfacht. Heute ist mehr Raum für alle da – für Landwirtschaft, Bevölkerung und Natur.
Preisverleihung Landschaft des Jahres 12.–13. Juni 2026, mit Fachtagung und thematischen Touren sl-fp.ch
Monda Futura
PATRIMOINE SUISSE IL Y A 58 ANS
«Le plaisir des foules aujourd’hui, c’est l’eau et le soleil, le soleil et l’eau. Cela explique l’affluence sur les plages proches des villes (...). Les plages les plus importantes sont celles où l’on ne se baigne plus dans le lac. Territet, Vevey, Lausanne, Morges (bientôt Nyon) ont construit des piscines, dont l’eau est pure, tandis que le lac est victime de cette affreuse plaie qu’est la pollution des eaux.»
«La rive suisse du Léman»
Léopold Gautier dans Heimatschutz/Patrimoine 4/1968

AUSSTELLUNG
DIALOGE ZUR VERDICHTUNG
Wie lässt sich Zürich weiter verdichten, ohne an städtischer Qualität zu verlieren? Und wie können jene öffentlichen Angebote, die die Stadt prägen und lebenswert machen, langfristig gesichert werden? Zürich: Dialoge zur Verdichtung untersucht Szenarien, die sich diesen Fragen widmen. Die Ausstellung im ZAZ Bellerive blickt auf die historische Entwicklung der Stadt (Bild: Wohnsiedlung Birkenhof Zürich) und zeigt, wie sich Zürich auf Grundlage robuster städtebaulicher Regelwerke und Codes entwickeln konnte. Zugleich fragt sie, inwiefern diese bestehenden Instrumente heute einer Neubewertung bedürfen, und sucht nach gestalterischen Ansätzen, mit denen Verdichtungsprozesse qualitativ gesteuert werden können.
ZAZ Bellerive, Zürich 27. Februar bis 28. Juni 2026 zaz-bellerive.ch
INTERVIEW
MOUTIER: CHANGEMENT DE CANTON
La commune de Moutier a rejoint le canton du Jura le 1er janvier 2026. Le changement de canton d’une commune est un défi pour les personnes concernées et soulève de nombreuses questions, dont certaines sont nouvelles. Du point de vue de la protection du patrimoine, la question se pose: qu’en est-il des biens culturels? Beatrice Born (Patrimoine bernois) a interrogé l’ancien responsable du conseil technique de Patrimoine Grand Chasseral. Raphaël Chatelet est désormais collaborateur scientifique à la Section des monuments historiques de l’Office de la culture de la République et Canton du Jura.

Les biens culturels changent de canton –qu’est-ce qui change? patrimoinebernois.ch/moutier
PATRIMOINE CULTUREL DU MOYEN-ORIENT
PROFONDE INQUIÉTUDE

Europa Nostra déplore les risques considérables qui pèsent sur les sites du patrimoine culturel, les musées, les institutions culturelles et les professionnels du patrimoine culturel dans toute la région. Des rapports récents font état de dégâts sur des sites historiques importants à Téhéran, notamment le palais du Golestan (photo), inscrit au patrimoine mondial (UNESCO), à la suite de frappes et d’explosions à proximité, ainsi que de dégâts importants sur des sites du patrimoine mondial (UNESCO) à Ispahan. De plus, des missiles ont touché des bâtiments modernistes d’importance architecturale dans le quartier de Tel-Aviv, en Israël, connu sous le nom de «La Ville Blanche», site inscrit au patrimoine mondial (UNESCO), ainsi qu’un autre site du patrimoine mondial (UNESCO), le site de Tyr au Liban.
Déclaration d’Europa Nostra du 11 mars 2026 europanostra.org
DOKUMENTARFILM
PIONIERIN DER NACHHALTIGKEIT

Die Basler Architektin Barbara Buser rettet Gebäude vor dem Abriss und baut diese mit wiederverwendetem Material um. Sie verwandelt ehemalige Industrieareale in urbanen Lebensräume, die für einen sorgfältigen Umgang mit unserer Umwelt und dem Miteinander stehen (vgl. unser ausführliches Interview mit ihr in Heimatschutz/Patrimoine 3/2020). Der sehenswerte Dokumentarfilm «Barbara Buser – Pionierin der Nachhaltigkeit» von Gabriele Schärer läuft seit April in den Schweizer Kinos.
Barbara Buser – Pionierin der Nachhaltigkeit barbarabuser-film.ch
ARCHITEKTURWOCHENENDE
OPEN HOUSE BERN
Am 30. und 31. Mai 2026 findet zum dritten Mal in Folge die Architekturveranstaltung Open House Bern statt. Es werden über 70 Gebäude kostenlos geöffnet und allen Interessierten spannende Einblicke rund um die Objekte und ihre Nutzungen gewährt – es erwartet einen ein umfangreiches Programm mit Führungen, Besichtigungen, Quartierspaziergängen, Kinderworkshops und mehr. Auch die Wohnung im Fellergut aus dem Angebot der Stiftung Ferien im Baudenkmal öffnet ihre Türen – die Stiftung des Schweizer Heimatschutzes und der Heimatschutz Bern Mittelland sind Kooperationspartner von Open House Bern. In Zusammenarbeit mit dem Architekturforum findet ausserdem erstmals ein Pop-up in Biel statt.
Open House Bern am 30. und 31. Mai 2026 openhouse-bern.org
BAUKULTUR ERLEBEN OPEN DOORS ENGADIN
Baukultur zelebrieren und den Dialog über die Bedeutung von guter Architektur fördern: Jedes Jahr, am letzten Juniwochenende, öffnen sich in der ganzen Region Maloja – vom Bergell bis S-chanf – die Türen zu rund 80 architektonisch spannenden Privathäusern, Hotels, Werkstätten und Infrastrukturbauten. Die Besichtigungen sind kostenlos und laden dazu ein, hochwertige Baukultur aus nächster Nähe zu erleben. Die diesjährige Patronatsgemeinde ist La Punt Chamues-ch.
Open Doors Engadin am 27. und 28. Juni 2026 opendoors-engadin.org

DAS FREIBAD UND DER HEIMATSCHUTZ LES BAINS AU CŒUR DU PATRIMOINE
Jenny Keller, Schweizer Heimatschutz
Freibäder sind weit mehr als nur Orte der Abkühlung. Zwischen historischen Kastenbädern und zeitgenössischen Anlagen spiegeln sie den Wandel von Gesellschaft und Kultur. Die dritte Auflage von Die schönsten Bäder lädt dazu ein, diese vielschichtigen Orte neu zu entdecken.
Les installations destinées à la baignade sont bien plus que de simples lieux où se rafraîchir. Entre bains en bois historiques et piscines contemporaines, elles témoignent d’une évolution sociale et culturelle. La troisième édition du guide Les plus beaux bains invite à redécouvrir ces lieux aux multiples facettes.
Schwimmbad Langenthal (BE): Die während der Weltwirtschaftkrise erbaute Badeanlage wurde 1933 eröffnet und 1995 modernisiert. Piscine de Langenthal (BE): construite durant la crise économique mondiale, la piscine a été inaugurée en 1933 et modernisée en 1995. Foto: Tanja Schätti, Schweizer Heimatschutz

Ygruben, Glarus (GL): Dass das Freibad heute noch geöffnet ist, verdankt es der Rettung durch einen privaten Verein, nachdem die Gemeinde das Bad aus Spargründen schliessen wollte.
Freibad Ygruben, Glaris (GL): si ce bain en plein air est encore ouvert aujourd’hui, il le doit à son sauvetage par une association privée, après que la commune avait envisagé de le fermer pour des raisons d’économie.
Wer hat sie nicht, die Erinnerungen an heisse Sommer, die nach Sonnencrème, Pommes frites und Vanilleglacé riechen? An Tage, die zum Glück fast nicht enden, weil die Sonne erst spät im See versinkt? An kühne Sprünge vom Fünfmeterbrett, den ersten Rückwärtssalto, das kühle Wasser auf der Haut oder die unendliche Freiheit unter Wasser? Das Freibad: schon immer mehr als nur ein Ort zum Baden.
Die Badi, wie sie in einigen Dialekten liebevoll genannt wird, ist aber nicht nur ein mit Erinnerungen gefülltes Bassin, ein persönlicher Erinnerungsspeicher, sondern auch ein baukulturelles und sozialgeschichtliches Zeitzeugnis der Freizeit- und Hygienekultur in unserem Land. Die Erhaltung und Pflege unserer Freibäder, sei es ein hölzernes Kastenbad am Fluss, ein Betongartenbad der Moderne oder ein Zeugnis jüngster Baukultur, stellt somit eine Heimatschutzaufgabe dar, die – und das ist nicht minder wichtig – die Lebensqualität für die Bewohnenden einer Region anhebt. Mit zunehmender Erderwärmung trägt eine kühlende Oase ausserdem dazu bei, dass sich Hitzetage aushalten lassen.
Das Freibad und die Baukultur
Das Freibad und der Heimatschutz blicken auf eine gemeinsame Geschichte zurück: So markiert die erste Auflage des Bäderführers den Startschuss unserer erfolgreichen Publikationsreihe Die schönsten …, die sich seit 20 Jahren grosser Beliebtheit erfreuen. Hinter der dieses Jahr erscheinenden dritten Auflage von Die schönsten Bäder liegt eine aufwendige Recherchearbeit: Wer Baukultur beurteilen will, muss sie
Qui ne se souvient pas d’un été torride, avec ses odeurs de crème solaire, de frites et de glace à la vanille? De ces journées heureuses qui n’en finissent jamais avec ce soleil qui tarde tant à disparaître sous l’horizon? De ces sauts intrépides depuis le plongeoir des 5 mètres, du premier salto arrière, de l’eau fraîche sur la peau ou de cette sensation de liberté sous les flots? La piscine a toujours été bien plus qu’un lieu de baignade.
La «piscotte», comme on dit familièrement en Suisse romande, n’est pas seulement un bassin rempli de souvenirs, mais aussi un témoin architectural et historique de la culture des loisirs et de l’hygiène dans notre pays. Plus largement, la préservation et l’entretien de nos bains – qu’il s’agisse d’une installation historique en bois au bord d’une rivière, d’une piscine en plein air moderne en béton ou d’un geste architectural récent – est une mission relevant de la protection du patrimoine. Une mission qui, ne l’oublions pas, améliore aussi la qualité de la vie dans une région. En outre, à l’ère du réchauffement climatique, ces oasis de fraîcheur aident à supporter les journées de canicule.
Piscines et culture du bâti
Les bains et Patrimoine suisse partagent une histoire commune: notre premier guide sur les bains a donné le coup d’envoi à notre série «Les plus beaux …», dont le succès ne se dément pas depuis 20 ans. La troisième édition publiée cette année est le fruit de recherches approfondies: évaluer la culture du bâti nécessite de se rendre sur place. D’ailleurs, il n’est pas exclu que des piscines bien connues n’y figurent pas,
Freibad
Tanja Schätti, Schweizer Heimatschutz


Links das Freibad Sand in Chur (GR), rechts das Rheinbad Eglisau (ZH): Wo nur ein Becken gebaut werden konnte, regelte ein Stundenplan das geschlechtergetrennte Baden – in Eglisau sogar bis in die 1960er-Jahre. À gauche le Freibad Sand à Coire (GR), et à droite, le Rheinbad Eglisau (ZH): là où un seul bassin pouvait être construit, un horaire réglait la séparation des sexes pour la baignade, à Eglisau même jusque dans les années 1960.
vor Ort erleben. So kann es gut sein, dass beliebte Freibäder in dieser Ausgabe fehlen, sei es, weil sie gerade im Umbau waren, sei es, weil ihr Zustand nicht gut genug war, um als eines der «schönsten» Bäder der Schweiz zu zählen.
Auf der anderen Seite: Wenn wir mit der Veröffentlichung eines Bads, dem die Schliessung droht, Sichtbarkeit verleihen können, damit es auch in Zukunft der Bevölkerung offen steht, dann ist ein erster Schritt zur Rettung wertvoller Bausubstanz getan: Nur Bauten mit genügend Publizität werden als schutzwürdig eingestuft; mit dem Schreiben über Architektur werden wir zu Anwältinnen und Anwälten bedrohter Baukultur. Baukultur, ja Kultur im Allgemeinen, ist keine statische Disziplin. Sie hat Vorbilder, baut auf Referenzen und ist, wie vieles im Leben, Modeerscheinungen unterworfen. Die Kastenbäder, die während des sogenannten Bäderbooms von Mitte bis Ende des 19. Jahrhunderts entstanden sind, halten als wunderbares Beispiel dafür hin: Türmchen und Fenster mit Spitzbogen stammen von Vorbildern aus Ungarn, wobei sich diese Thermalbäder wiederum an türkischen Hammams orientiert haben sollen. Die wachsenden Städte und die zum Teil prekären Bedingungen in den muffigen Mietskasernen verlangten nach Orten, an denen man sich ungestört der Körperhygiene zuwenden konnte. Sitte, Anstand und Moral trennten diese nach Geschlechtern, und so gibt es heute noch mancherorts eine Frauen- und eine Männerseite. Konnte nur ein Becken gebaut werden, regelten Stundenpläne den Zutritt für Männer und Frauen. Man darf raten, wem mehr Badezeit zugesprochen wurde …
parce qu’elles étaient en cours de transformation, ou parce que leur état ne leur permettait pas de compter parmi «les plus beaux bains» de Suisse.
D’un autre côté, si notre publication peut donner de la visibilité à des bains menacés de fermeture et sensibiliser ainsi la population, un premier pas est alors franchi vers la préservation d’une précieuse substance bâtie. En effet, seuls les édifices suffisamment connus sont considérés comme dignes de protection. En écrivant sur l’architecture, nous nous faisons les avocats d’une culture du bâti en sursis.
La culture du bâti, et plus généralement la culture, n’est pas une discipline figée. Elle a des modèles, elle se fonde sur des références et elle est, comme tant de choses dans la vie, soumise à des modes. Les Kastenbäder, ces installations en bois, qui sont apparues durant le boom des bains entre le milieu et la fin du XIXe siècle en sont l’exemple parfait: avec leurs petites tours et leurs fenêtres à arc brisé, ils sont inspirés de modèles hongrois. Et ces bains thermaux auraient euxmêmes imité les hammams turcs. Le développement urbain et les conditions de vie dans des immeubles ouvriers parfois insalubres créaient une demande pour des lieux où l’on pouvait s’occuper de son hygiène corporelle sans être importuné. Les mœurs, les convenances et la morale imposaient de séparer les genres et aujourd’hui encore, de nombreux établissements de bains disposent d’une partie réservée aux femmes et une autre aux hommes. Lorsqu’un seul bassin était disponible, des horaires régissaient l’accès selon les sexes. On devine aisément qui avait droit à la plus longue durée…
Tanja Schätti, Schweizer Heimatschutz
Tanja Schätti, Schweizer Heimatschutz
Später, zur Zeit des Neuen Bauens, wuchs nicht nur der Körperkult, und Schwimmen stand auf dem Stundenplan der Schule, man machte sich auch frei von historischen Vorbildern und fand in den unbeheizten Garderobengebäuden ohne Dämmung den gebauten Traum eines fliessenden Übergangs zwischen innen und aussen. Dass neben vielen Freibädern der Moderne mit künstlichen Becken ein Fluss oder Bach fliesst, hat damit zu tun, dass bei der Erbauungszeit die Fliessgewässer das Badewasser für die Bäder lieferten.
Alles fliesst
Die Schweiz steht am Anfang vieler europäischer Flussläufe und trägt als Wasserschloss Europas eine gewichtige Verantwortung. Volkshygiene, Gewässerschutz und ein dichtes Netz an Kläranlagen tragen zur Qualität der wertvollen Ressource Wasser in unserem rohstoffarmen Land bei. Die Wasserqualität ist ein Standortvorteil der Schweiz, doch das war nicht immer selbstverständlich. Noch in den 1960er-Jahren trübten Algenmatten, Schaumberge und tote Fische das Bild, das Fehlen von Kläranlagen und der Einsatz phosphathaltiger Waschmittel verschärften die Situation. Viele Freibäder wurden deshalb ab den 1950er-Jahren nicht mehr an Ufern, sondern in peripheren Wohnquartieren mit chloriertem Wasser angelegt. Diese sogenannten Gartenbäder an den Rändern der grossen Städte werden zunehmend als Freiflächen in der kalten Jahreszeit geöffnet und sind wertvolle Naherholungsräume in der verdichteten Stadt.
Heute ist die Bade- und Trinkwasserqualität in der Schweiz – gemessen an internationalen Standards – gut bis sehr gut. Dennoch machen Klimaprojektionen deutlich, dass die Wasserressourcen im Sommer künftig knapper und Trockenperioden häufiger werden. Auch Grundwasser, Flüsse und Seen stehen durch Klimawandel, Urbanisierung, Landwirtschaft und Industrie zunehmend unter Druck.
Vermittlung des Heimatschutzgedankens
Mit der Schriftenreihe Die schönsten … erreichen wir seit 20 Jahren eine breite Öffentlichkeit, die bei Spontankäufen mit der Arbeit des Heimatschutzes vertraut gemacht wird. Wir können die wichtigen Anliegen des Heimatschutzes niederschwellig vermitteln und aufzeigen, wie wichtig es ist, Ortsbilder, Lebensräume und Baudenkmäler in ihrer historischen Tiefe zu erhalten, um somit ein gemeinsames Gefühl von Zugehörigkeit zu festigen.
Nicht zuletzt schafften es die vorherigen Auflagen, zu Standardwerken zu werden: Über Freibäder in der (Gesamt-) Schweiz gibt es kaum Literatur, sodass unsere Aufarbeitung wichtiger bau- und sozialgeschichtlicher Fakten eine Wissenslücke schliesst. Drei Zwischentexte zu den Themen Wasserqualität, Bauaufgabe Freibad und den Schweizer Bäderbaupionier Beda Hefti unterstreichen diesen Ansatz in der 3. Auflage. Der neue Bäderführer sorgt somit nicht nur dafür, das baukulturelle Erbe, sondern auch unsere Wasserlandschaften bewusst zu schätzen und zu schützen, und gehört in jede Badetasche.
DIE SCHÖNSTEN BÄDER
Die dritte Auflage der Publikation Die schönsten Bäder versammelt Badeanstalten aus der ganzen Schweiz. Bewährte Einträge wurden geprüft und um viele Neuentdeckungen ergänzt (vgl. Seite 16).
Plus tard, à l’ère du Neues Bauen, le culte du corps prit son essor et la natation fut inscrite dans les programmes scolaires. En outre, on s’affranchit aussi des exemples historiques et on concrétisa dans des vestiaires ni chauffés ni isolés le rêve d’une transition harmonieuse entre l’extérieur et l’intérieur. L’aménagement de nombreuses piscines modernes à proximité d’une rivière ou d’un ruisseau est dû au fait que ces cours d’eau alimentaient les bassins à l’époque de la construction.
Tout coule
De nombreux cours d’eau prennent leur source en Suisse qui, en sa qualité de château d’eau de l’Europe, assume une grosse responsabilité. L’hygiène publique, la protection des eaux et un réseau dense de stations d’épuration contribuent à la qualité de cette précieuse ressource dans notre pays pauvre en matières premières. La qualité des eaux constitue aujourd’hui un atout pour la Suisse, mais cela n’a pas toujours été le cas. Dans les années 1960, des tapis d’algues, des montagnes de mousse et des poissons morts assombrissaient encore le tableau; le manque de STEP et l’utilisation de lessives aux phosphates aggravaient encore la situation. Pour ces raisons, dès les années 1950, on avait commencé à aménager les piscines, non plus sur les rivages, mais dans les quartiers périphériques et à les alimenter avec de l’eau chlorée. Situées en bordure des grandes villes, ces piscines en plein air sont de plus en plus utilisées comme espaces verts durant la saison froide et constituent donc des lieux de détente appréciés des citadins.
En Suisse aujourd’hui, la qualité des eaux de baignade et de l’eau potable est bonne à très bonne au regard des standards internationaux. Cependant, les prévisions climatiques indiquent que les ressources en eau deviendront plus restreintes en été et que les périodes de sécheresse seront plus fréquentes. En outre, les nappes phréatiques, les rivières et les lacs sont exposés à une pression accrue du fait du climat, de l’urbanisation, de l’agriculture et de l’industrie.
Transmettre le sens de la préservation du patrimoine Avec la série «Les plus beaux …», nous touchons depuis 20 ans un large public qui découvre ainsi la préservation du patrimoine. Nous pouvons transmettre de manière accessible nos principales revendications et montrer à quel point il est important de conserver les sites construits, les espaces de vie et les monuments dans leur dimension historique afin de renforcer le sentiment commun d’appartenance.
Les éditions précédentes sont devenues des ouvrages de référence: il n’existe pratiquement pas de publication consacrée aux bains à l’échelle de la Suisse, de telle sorte que notre travail comble une lacune en matière d’histoire architecturale et sociale. Trois contributions sur la qualité des eaux, l’évolution des bains en plein air et Beda Hefti, pionnier de la construction de piscines en Suisse, complètent cette troisième édition. Notre nouveau guide aide à faire connaître et à protéger non seulement un héritage architectural mais aussi nos paysages fluviaux et lacustres. À ce titre, il trouve naturellement sa place dans chaque sac de plage.
LES PLUS BEAUX BAINS
La troisième édition de la publication Les plus beaux bains réunit des installations de baignade provenant de toute la Suisse. Les notices existantes ont été vérifiées et complétées par de nombreuses nouvelles découvertes (cf. page 16).
ERINNERUNGEN ANS WASSER SOUVENIRS AQUATIQUES
Wir haben unsere Leserinnen und Leser nach ihren schönsten Momenten im Freibad und am See gefragt. Vielen Dank für die Einsendungen!
Nous avons demandé à nos lectrices et lecteurs de partager leurs meilleurs moments à la piscine ou au bord du lac. Merci beaucoup pour votre participation!

«Buebebadi» in Frauenfeld (TG), 1957
«Am Ende der Sommerferien wurde jeweils ein Schülerschwimmen und ein Geltenrennen (im Waschzuber) durchgeführt. 1957 gewann ich dieses.»
— Suzanne Hofmann-Mahler

Spiagge aperte al pubblico, Avegno (TI), nel dopoguerra «Ricordo la sabbia, il caldo, l’acqua limpida e fresca delle nostre estati in paese.»
— Waldo Patocchi

Schwimmbad Geiselweid in Winterthur (ZH), 1946
«Ich als Fünfjährige, zusammen mit Vater und zwei Cousinen. Ein seltenes Vergnügen, da Vater als Giessereiarbeiter bei Sulzer auch samstags arbeiten musste.»
— Marlis Ott

La Tour-de-Peilz (VD), 2023
«La photo a été prise pendant la Régate des Vieux Bateaux à La Tour-dePeilz: le port était animé, des bateaux historiques naviguaient sur le lac, tandis que des baigneurs plongeaient et nageaient depuis la plateforme.»
— Liubov Krivenkova
Noch mehr entdecken: Alle Bilder sind gesammelt auf heimatschutz.ch/erinnerungenans-wasser zu finden.
Pour en découvrir davantage: toutes les images sont réunies sur le site patrimoinesuisse.ch/souvenirs-aquatiques.
Suzanne Hofmann-Mahler
Liubov Krivenkova
Marlis Ott
Waldo
Patocchi
GESPRÄCH MIT LUKAS BAUMANN
ENTRETIEN AVEC LUKAS BAUMANN
«VORWÄRTS ZUR ALTEN GRÖSSE» «RETROUVER LA GRANDEUR D’ANTAN»
Marco Guetg, Journalist
Das Rheinbad Breite in Basel hat eine bewegte Geschichte: 1898 erbaut, 1929 erweitert, in den 1990erJahren vom Abbruch bedroht. Dann kehrte die Lust am Rheinschwimmen zurück. Seit 2023 zeigt sich die Badeanstalt in alter Grösse und umfassend saniert. Architekt Lukas Baumann spricht über Hintergründe, Entscheidungen und Perspektiven.
Das Rheinbad Breite, in Basel vor allem als «s’Rhybadhysli» bekannt, wurde Ende 1898 erstellt. Erzählen Sie uns etwas über diesen Bau. Ende des 19. Jahrhunderts existierten entlang des Rheins mehrere Badeanstalten. Erhalten geblieben sind noch zwei: das Rheinbad St. Johann und das grössere Rheinbad Breite. Letzteres gilt heute als bedeutendes Zeugnis der Basler Badekultur, die eng mit Fragen der Hygiene verknüpft war. Um die Jahrhundertwende verfügten noch nicht alle Haushalte über ein eigenes Bad. Die öffentlichen Badeanstalten erfüllten somit eine wichtige soziale und gesundheitliche Funktion.
Welchen Schutzstatus hat das Bad? Es steht im Inventar der schützenswerten Bauten. Die Anlage befindet sich in einem sensiblen städtebaulichen und ökologischen Kontext. Daher wurde der Um- und Ausbau in enger Abstimmung mit der Denkmalpflege sowie mit anderen Institutionen und städtischen Abteilungen entwickelt.
Der Blick auf die Baugeschichte zeigt ein ständiges Auf und Ab: 1929
Le Rheinbad Breite, à Bâle, a connu une histoire mouvementée: construit en 1898 et agrandi en 1929, il était voué à la démolition dans les années 1990. Mais la baignade dans le Rhin a connu un nouvel engouement. Entièrement rénovée, cette installation a retrouvé sa taille d’antan depuis 2023. L’architecte Lukas Baumann parle du contexte, des décisions et des perspectives.
wurde die Anlage vergrössert, in den 1990er-Jahren dann wieder verkleinert … … das war 1994, nachdem die Architekten Andreas Scheiwiller und Matthias Oppliger in ihrem Wettbewerbsbeitrag eine grössere Neugestaltung vorsahen. Doch es fehlte das Geld. Die Regierung beschloss 1991, das Bad ersatzlos abzubauen. Um das zu verhindern, wurde das Komitee «Rettet das Rheinbad Breite» gegründet, das sich dafür einsetzte, dass zumindest ein Teil des Bades erhalten bleibt. Schliesslich verschwanden zwei Drittel. Der Rest wurde als bescheidene Badeanstalt betrieben. Später kamen ein Kiosk und ein Restaurant dazu.
Und plötzlich verzeichnete das Bad wieder mehr Gäste. Gibt es einen Kipppunkt?
Das geschah schleichend. Ein Einschnitt war die Umweltbelastung des Rheins, insbesondere nach der Chemiekatastrophe von Schweizerhalle im Jahr 1986. Das Baden verlor an Attraktivität. Erst mit der Verbesserung der Wasserqualität gewann das Rheinschwimmen ab Ende der 1990er-Jahre
Nommé «s’Rhybadhysli» par les Bâlois, le Rheinbad Breite a été bâti en 1898. Parlez-nous de cet édifice. À la fin du XIXe siècle, on comptait de nombreux bains sur les bords du Rhin. Deux ont été conservés à ce jour: le Rheinbad St. Johann et le Rheinbad Breite, plus étendu. Ce dernier est considéré comme un témoin important de la culture du bain à Bâle, qui était étroitement liée à l’hygiène. Au tournant du siècle précédent, nombre de ménages ne disposaient pas d’une salle de bains. Les bains publics jouaient donc un rôle social et sanitaire important.
Comment le Rheinbad Breite est-il protégé?
Il est inscrit à l’inventaire des bâtiments dignes de protection. Il se situe dans un environnement sensible du point de vue de l’urbanisme et de l’écologie. Pour cette raison, la transformation et l’aménagement ont été menés en concertation étroite avec le Service des monuments historiques ainsi que d’autres institutions et offices de la ville.
Au cours de leur histoire, ces bains ont connu des hauts et des bas:
wieder stark an Bedeutung. Entsprechend stieg die Zahl der Badegäste.
Ihr Büro hat das Rheinbad Breite zwischen 2019 und 2023 wieder vergrössert. Welche Vorgaben gab es?
Der Slogan «Vorwärts zur alten Grösse» macht die Absicht des Trägervereins deutlich. Der Verein Rheinbad Breite als Trägerschaft des Betriebes wollte vor allem wieder mehr Badeflächen. Eine Änderung des Zonenplans kam diesem Wunsch entgegen: Teile der ursprünglichen Anlage lagen in der Zwischenzeit in der Naturschonzone. Dort durfte nur die Badefläche vergrössert werden, inklusive Garderoben, nicht aber das Restaurant.
Wie gehen Sie als Architekt vor, wenn Sie ein historisches Objekt wie das Rheinbad umbauen oder erweitern? Wir versuchen, das Gebäude und seine Geschichte kennenzulernen. Was war? Was kam dazu? Was verschwand? Was macht den Geist, den Charakter des Objekts aus? Uns ist wichtig, diesen Geist zu erhalten, zeitgemäss weiterzuentwickeln und ihn in die nächste Generation zu tragen.
Und konkret beim Rheinbad Breite? Eine besondere Herausforderung bestand darin, die filigrane Stahlstruktur mit den heutigen Normen – etwa bezüglich Statik und Erdbebensicherheit – zu vereinen. Wie kann man dieses filigrane Gestell, von dem nur noch wenige originale Teile vorhanden sind, so erweitern, dass am Ende alles zusammenpasst? Unser Anspruch ist jeweils, ein Gebäude als Ganzes lesbar zu machen. Auch Materialfragen spielten eine Rolle. So wurde das ursprüng-

agrandis en 1929, ils ont été démantelés en partie dans les années 1990… … c’était en 1994, après que les architectes Andreas Scheiwiller et Matthias Oppliger avaient proposé un nouvel aménagement plus étendu lors d’un concours. Mais l’argent manquait. En 1991, l’exécutif avait décidé de la démolition complète. Le comité «Rettet das Rheinbad Breite» a donc été fondé, en faveur de la préservation d’une partie au moins des bains. Finalement, les deux tiers ont été démontés et seule une installation réduite a été conservée. Plus tard, un kiosque et un restaurant sont venus s’y greffer.
Et soudain les bains ont connu un regain de popularité. Y a-t-il eu un tournant?
Ça s’est passé progressivement. La pollution du Rhin, en particulier à la
LUKAS BAUMANN
Lukas Baumann (*1980, Andermatt) verbindet mit seinem Büro Baumann Lukas Architektur in Basel traditionelles Handwerk mit einer zeitgenössischen Neuinterpretation desselben. Ein Schwerpunkt liegt auf denkmalpflegerischen Instandsetzungen, bei denen er Bestehendes sorgfältig weiterdenkt.
Lukas Baumann (*1980, Andermatt) associe, au sein de son bureau Baumann Lukas Architektur à Bâle, artisanat traditionnel et réinterprétation contemporaine de celui-ci. Un accent particulier est mis sur des restaurations relevant de la conservation du patrimoine, dans lesquelles il développe avec soin l’existant.
suite de la catastrophe chimique de Schweizerhalle en 1986, retenait la population. La baignade avait perdu de son attrait. Elle est redevenue en vogue lorsque la qualité des eaux s’est améliorée à la fin des années 1990. Les baigneurs sont revenus.
Entre 2019 et 2023, votre bureau a procédé à l’agrandissement du Rheinbad Breite. Dans quelles conditions? Le slogan «Vorwärts zur alten Grösse» (retrouver la grandeur d’antan) exprime bien l’intention de l’association Rheinbad Breite. Chargée de l’exploitation, elle voulait surtout offrir davantage de surface aux baigneurs. Or la modification du plan d’aménagement s’opposait à cette extension: une partie de l’installation d’origine se trouvait désormais en zone naturelle protégée. On pouvait agrandir uniquement les surfaces dé-
«Wir versuchen, das Gebäude und seine Geschichte kennenzulernen: Was war, was kam dazu, was verschwand.»
«Nous essayons de nous familiariser avec le bâtiment et son histoire: ce qui existait, ce qui s’y est ajouté, ce qui a disparu.»

1 Das Rheinbad Breite steht als Pfahlbau im Fluss und ist dem wechselnden Wasserstand ausgesetzt.
2 Farblich knüpfen taubenblaue Holzeinbauten an die Geschichte des Rheinbads an.
3 Besonders charakteristisch sind die filigrane Stahlkonstruktion und die industrielle Bauweise.
1 Le Rheinbad Breite se dresse dans le fleuve sur pilotis et est exposé aux variations du niveau de l’eau.
2 Sur le plan des couleurs, des éléments en bois bleu pigeon se rattachent à l’histoire du Rheinbad.
3 La structure d’acier filigrane et le mode de construction industriel sont caractéristiques.


Tanja Schätti, Schweizer Heimatschutz
Tanja Schätti, Schweizer Heimatschutz
Tanja Schätti, Schweizer Heimatschutz
liche Metalldach durch eine zeitgemässe Lösung fortgesetzt, die sich optisch zurücknimmt. Farblich wiederum knüpft die Anlage mit dem charakteristischen Taubenblau an ihre Geschichte an. Wichtig ist uns ein symbiotisches Zusammenspiel von Alt und Neu. Neue Elemente dürfen erkennbar sein, sollen sich jedoch nicht aufdrängen.
Welchen Einfluss hatte die Denkmalpflege – etwa bei Energie, Barrierefreiheit oder Sicherheit?
Vorweg: Ich habe nie Mühe mit der Denkmalpflege. Wir arbeiteten mit Workshops, diskutierten über Stahlbau und Aufbauten in Holz. So fanden wir etwa für die Sicherheitsanforderungen eine ästhetisch ansprechende Lösung mit Netzen zwischen den Stahlrohren. Für möglichst grosse Barrierefreiheit entwarfen wir eine Zufahrtsrampe, die zugleich der Warenanlieferung dient. Im Austausch findet sich immer eine Lösung.
Sieht man Sie auch im Rhein schwimmen?
Ich bin in Andermatt aufgewachsen und bin ein Bergler, der den Sprung ins Wasser nie richtig gelernt hat. Aber ich habe selbstverständlich an jener Stelle im Rhein bereits meine Schwimmversuche gemacht.
Für die Stiftung «Ferien im Baudenkmal» haben Sie zwei Mal als Architekt mitgewirkt: beim Haus Tannen in Morschach (SZ) und beim Flederhaus in Wegenstetten (AG). Unterscheidet sich die Arbeit an öffentlichen und privaten historischen Bauten? Nicht im Umgang mit dem Objekt, da gelten die gleichen Kriterien. Anders ist jedoch das Umfeld: Bei öffentlichen Bauten sind viele Institutionen beteiligt, was aufwendig ist. Private Trägerschaften ermöglichen oft direktere und somit einfachere Prozesse. Das haben wir bei unseren Stiftungsprojekten sehr positiv erlebt.
Wenn Sie sich entscheiden müssten: Wo wäre Ihr Arbeits- und Lebensmittelpunkt – in Andermatt oder Basel? Im Moment Basel, auch wegen der Einschulung der Kinder. Aber wer weiss, wie es in ein paar Jahren aussieht. Wir lieben Basel und sind gerne in Andermatt. Demnächst ziehen wir für vier Monate nach Apulien. Sie sehen: So sesshaft sind wir nicht.
diées à la baignade, y compris les vestiaires mais pas le restaurant.
Comme architecte, comment procédez-vous lorsque vous devez transformer ou agrandir un bâtiment historique comme le Rheinbad? Nous essayons de nous familiariser avec le bâtiment et son histoire. Comment était-il? Qu’est-ce qui a été ajouté? Qu’est-ce qui a disparu? Qu’est-ce qui fait l’essence, le caractère de cet objet? Pour nous, il est important de préserver cet esprit des lieux, de le faire évoluer dans notre époque et de le transmettre à la nouvelle génération.
Et concrètement dans le cas du Rheinbad Breite?
Il était particulièrement délicat d’adapter la fine structure d’acier aux normes actuelles – par exemple en termes de statique et de résistance sismique. Comment peut-on agrandir cette ossature filigrane, dont il ne reste plus beaucoup de pièces originales, de manière à ce que cela fonctionne à l’arrivée? Notre approche consiste toujours à rendre un bâtiment lisible dans son ensemble. Des questions matérielles ont aussi joué un rôle. Ainsi, le toit métallique initial a été prolongé grâce à une solution moderne qui reste discrète optiquement. Sur le plan des couleurs, l’aménagement renoue avec le bleu pigeon historique. Pour nous, il importe de réussir une symbiose de l’ancien et du moderne. Les nouveaux éléments doivent être identifiables sans s’imposer.
Quelle a été l’influence du Service des monuments historiques – par exemple pour la consommation énergétique, l’accessibilité ou la sécurité? Pour commencer, je n’ai jamais eu de problème avec le Service des monuments historiques. Nous avons travaillé
par ateliers, discuté de la construction métallique et des superstructures en bois. Afin de répondre aux normes de sécurité par exemple, nous avons trouvé une solution esthétiquement satisfaisante avec des filets entre les tubes d’acier. Pour maximiser l’accessibilité, nous avons imaginé une rampe qui est aussi utilisée pour la livraison des marchandises. Le dialogue débouche toujours sur une solution.
Êtes-vous aussi un adepte de la baignade dans le Rhin?
J’ai grandi à Andermatt, je suis un montagnard qui n’a jamais vraiment appris à sauter dans l’eau. Mais bien entendu, je suis déjà allé barboter dans le Rhin.
Vous avez travaillé deux fois pour la fondation Vacances au cœur du Patrimoine, sur la Haus Tannen, à Morschach (SZ), et sur la Flederhaus, à Wegenstetten (AG). Y a-t-il une différence entre les mandats publics et privés?
Pas dans le traitement de l’objet, car les mêmes critères s’appliquent. Il en va autrement du contexte. Lorsqu’il s’agit d’édifices historiques publics, de nombreuses institutions sont impliquées, ce qui complique les choses. Les mandats privés débouchent souvent sur des procédures plus directes, donc plus simples.
Si vous deviez trancher: où installeriez-vous votre lieu de travail et de vie – à Andermatt ou à Bâle?
À Bâle pour le moment, en raison aussi de la scolarisation des enfants. Mais qui sait ce qui se passera dans quelques années. Nous aimons Bâle et allons volontiers à Andermatt. Nous allons déménager prochainement pour quatre mois dans les Pouilles. Vous voyez, nous ne sommes pas si sédentaires.
Mehr erfahren: Unter heimatschutz.ch/interview findet sich eine ausführliche Version des Gesprächs. Darin geht Lukas Baumann vertieft auf bauliche Besonderheiten des Rheinbads Breite ein und berichtet über das Spannungsfeld zwischen Andermatt und Basel – zwischen Stadt und Gebirge, Rückzug und Offenheit.
Pour en savoir plus: une version détaillée de l’entretien est disponible sur patrimoinesuisse.ch/interview. Lukas Baumann y aborde de manière approfondie les particularités du Rheinbad Breite en matière de construction et évoque la dynamique entre Andermatt et Bâle, entre ville et montagne, retrait et ouverture.
SCHÖNE ORTE FÜR DEN SOMMER DE BEAUX LIEUX POUR PASSER L’ÉTÉ
Die dritte, vollständig überarbeitete Auflage unserer Publikation Die schönsten Bäder versammelt Badeanstalten aus der ganzen Schweiz. Dieser Bäderführer lädt dazu ein, das baukulturelle Erbe und unsere Wasserlandschaften bewusst zu schätzen und zu schützen. Entièrement remaniée, la troisième édition de notre publication Les plus beaux bains rassemble des lieux de baignade aménagés de toute la Suisse. Ce guide invite à apprécier et à protéger en toute conscience le patrimoine bâti ainsi que nos paysages fluviaux et lacustres.

Die schönsten Bäder 3. vollständig überarbeitete Auflage
128 Seiten, CHF 20.– (für Heimatschutzmitglieder: CHF 15.–) Bestellkarte auf der Rückseite, heimatschutz.ch/shop
Les plus beaux bains 3e édition entièrement remaniée
128 pages, CHF 20.– (pour les membres: CHF 15.–), talonréponse en dernière page, patrimoinesuisse.ch/boutique
1
PLAGE DES JEUNES RIVES, NEUCHÂTEL (NE)

Un lieu qui se déploie
Frundgallina 2025
Dans les années 1960 et 1970, la promenade des Jeunes-Rives à Neuchâtel est aménagée par remblai, principalement pour accueillir la ligne ferroviaire et l’autoroute. En 2002, le site vit au rythme de l’Expo.02, organisée en différents lieux de la région des Trois-Lacs. Après l’événement, il reste en friche jusqu’à ce qu’un concours international destiné à de jeunes bureaux d’architecture (Europan) soit lancé en 2009 et remporté par Frundgallina. Les architectes neuchâtelois renoncent à de grandes interventions bâties afin de préserver cette zone de respiration, parc et plage réunis, comme poumon vert de la ville.
4
STRANDBAD BUCHHORN, ARBON (TG)

Sozibad Edwin Bosshardt 1933
Die im Geist des Neuen Bauens erstellte Anlage hatte ihre Anfänge in wirtschaftlich schweren Zeiten: In zweijähriger Fronarbeit erschlossen die Arboner den See für die Bevölkerung und leisteten so einen Beitrag zur Volksgesundheit. Die architektonische Umsetzung des im Volksmund «Sozibad» genannten Strandbads erfolgte innerhalb eines weiteren Jahres, ebenfalls von Freiwilligen, an den arbeitsfreien Samstagen und Sonntagen. Sie erstellten einen winkelförmigen Sockelbau mit Umkleiden, auf dem ein Körper aus Stahl und Glas, das Restaurant, aufgesetzt ist.
PISCINE LE SPORTING, CRANS-MONTANA (VS)

Un témoin du temps en danger
Markus Burgener 1930 / 1954
Sur les hauts du plateau, à plus de 1500 mètres d’altitude, Markus Burgener, architecte établi à Sierre, marque durablement le paysage avec ses hôtels. Six établissements sortent de sa planche à dessin ainsi qu’une plage simple au bord du lac, conçue comme une installation fermée sur la pente, avec un escalier central et des murs pare-vue de part et d’autre. En 1954, un bassin est construit, et l’accès au lac devient impossible. Malgré cela, l’établissement historique reste un lieu de loisirs important pour les habitants, puisqu’il s’agit de la seule piscine de Crans-Montana ouverte au public.
FLUSSBAD SCHWÄBIS, THUN (BE)

Laubsägelibad
Friedrich Hopf, 1869 Johannes Saurer, 2007
Der von der Sonne geschwärzte Altbau mit Garderoben- und Eingangsbereich steht seit 1869 beim Zusammenfluss von innerer und äusserer Aare unweit der Thuner Altstadt, flankiert von zwei riesigen Schatten spendenden Kastanienbäumen. Ein neuer, schlichter Garderobentrakt aus hellem Eichenholz entwickelt sich aus dem historischen Bau. Insgesamt drei Betonbrücklein führen über die Aare, wo ein Weg durch sattes Grün flussaufwärts führt. Von dort springen die Besucherinnen und Besucher ins Wasser oder nutzen die steile Rutschbahn, um sich dann vom Fluss runtertreiben zu lassen.

Bergsee
Capaul & Blumenthal 2014
Dieser Badesee in naturbelassener Uferlandschaft liegt oberhalb der Ortschaft Vattiz im Val Lumnezia und wurde vor 20 Jahren künstlich angelegt – in einer ehemaligen Moorlandschaft. Der zweistöckige, längliche Strickbau aus lokalem Rottannenholz stammt von Capaul & Blumenthal. In Davos Munz gewannen sie den Architekturwettbewerb für das Badehaus mit Umkleiden, Sanitäranlagen und Gaststube, den die Gemeinde ausschrieb, um eine alte Scheune zu ersetzen. Ihr Entwurf orientiert sich an der Architektur der lokalen Maiensässe, und fügt sich bestens in seine Umgebung ein.

Folly postmoderne
Livio Vacchini 1987
Avec un long volume perforé d’ouvertures parfaitement circulaires, Livio Vacchini crée une enveloppe protectrice, un cocon où les baigneurs déposent leurs vêtements de ville pour se muer en êtres aquatiques. L’architecte décrivait ces percements comme une évocation des arches d’un pont se reflétant dans l’eau d’un fleuve. Lorsque l’établissement ferme durant les mois d’hiver et que le site devient un parc ouvert à la promenade, le bâtiment symétrique se lit aussi comme un folly, cette construction purement décorative, souvent extravagante, des jardins anglais historiques.
BADESEE DAVOS MUNTS, VATTIZ (GR)
LIDO DI ASCONA (TI)
Bilder: Tanja Schätti, Schweizer Heimatschutz

Le plongeoir rénové de la piscine Bödelibad à Interlaken, 2025
Der sanierte Sprungturm des Bödelibads in Interlaken, 2025

Le plongeoir de Bellerive-Plage à Lausanne, 2025
Der Sprungturm der Bellerive-Plage in Lausanne, 2025
LA SIGNATURE DE L’ARCHITECTE
DIE UNTERSCHRIFT DES ARCHITEKTEN
Pelouses, miroirs d’eau, constructions basses, le plongeoir est l’élément vertical qui contraste et met en valeur les horizontales des installations de bain. Grâce au matériau béton, il est pour les ingénieurs et architectes l’occasion d’une prouesse, d’un exercice de style.
Depuis toujours les plongeurs se sont élancés de hauteurs surplombant l’eau: falaise, bateau ou construction. Les ponts, les quais ou les garde-corps et radeaux des installations de bains s’y prêtent bien, comme l’illustrent de nombreuses photos anciennes. Datée de 480–470 avant JésusChrist, la fresque ornant la dalle de la Tombe du plongeur, exposée au Musée archéologique de Paestum, représente un homme «piquant une tête» dans une étendue bleue. Sa posture n’a rien à envier à celle des sportifs d’aujourd’hui. Le plongeur s’élance de la hauteur formée par ce qui est interprété, le plus souvent, comme des colonnes de pierre, mais qui pourrait être la représentation d’un échafaudage de bois, un plongeoir.
Rasenflächen, Wasserbecken, flache Bauten – der Sprungturm bildet als vertikales Element einen Kontrast zu den horizontalen Linien der Bäder und betont diese. Das Material Beton bietet Ingenieurinnen und Architekten die Gelegenheit zu einem Meisterwerk, zu einer stilistischen Fingerübung.
Seit jeher stürzen sich Turmspringer und -springerinnen aus Höhen ins Wasser hinab: von Klippen, Booten oder Bauwerken. Brücken, Uferanlagen oder Geländer und Plattformen von Badeanlagen eignen sich dafür besonders gut, wie zahlreiche historische Fotografien zeigen. Eine Freske aus den Jahren 480–470 v. Chr., die die Grabplatte der Tomba del Tuffatore schmückt und im Archäologischen Museum von Paestum ausgestellt ist, zeigt einen Mann, der einen Kopfsprung in eine blaue Fläche macht. Seine Körperhaltung steht der von heutigen Sportlern in nichts nach. Der Springer stösst sich von der Höhe einer Struktur ab, die meist als Säulen aus Stein interpretiert wird, jedoch auch ein hölzernes Gerüst –einen Sprungturm – darstellen könnte.
Christian Bischoff, architecte
Tanja Schätti, Patrimoine suisse
L’âme d’une plage
En 1936, Marc Piccard, l’architecte de Bellerive-Plage à Lausanne, écrit un article intitulé «Bassins et plongeoirs»1 Il y livre ses réflexions sur le mandat qui lui a été confié, les données techniques et sportives qui conditionnent le projet, les exemples construits qui ont nourri sa réflexion. L’article débute par une phrase qui sonne comme un programme: «Le plongeoir d’une plage s’impose. C’est par le plongeoir qu’on reconnaît une plage. Ainsi, pour évoquer celle de Corseaux, il suffit d’esquisser le célèbre plongeoir de Zollinger. Le plongeoir est l’âme des plages et la signature de l’architecte.»
Ce texte est illustré des plans et de la photographie de Bellerive-Plage qui deviendra après son inauguration, le 10 juillet 1937, «le fleuron de la politique sportive de la Lausanne rouge». Après cette frappante entrée en matière, Marc Piccard s’amuse à dresser une typologie des plongeoirs illustrée de croquis à la plume: «Le plongeoir peut être une espèce de faucheux, voisinant même avec quelque vague temple grec. Il peut être spirituel, pince-sans-rire, virtuose, objectif pour ne citer que quelques exemples. C’est toute une architecture de béton, celui-ci étant la matière par excellence pour élever un plongeoir, car il permet fantaisie, audace et humour». En architecture, l’humour est en général involontaire et s’exerce le plus souvent aux dépens de l’architecte. Cependant, la phrase de Marc Piccard donne à penser. Le plongeoir est un type de construction dont la fonction apparaît univoque: gravir les marches ou les échelons en toute sécurité afin de sauter, de préférence la tête la première, de manière plus ou moins acrobatique d’une hauteur donnée, 1, 3, 5, 7,5 et 10 mètres. C’est bien sûr faire abstraction d’autres fonctions moins avouées mais essentielles: se montrer, chahuter, se défier.

Das Herzstück eines Badeplatzes
1936 veröffentlichte Marc Piccard, Architekt der BellerivePlage in Lausanne, einen Artikel mit dem Titel Bassins et plongeoirs. 1 Darin schildert er seine Überlegungen zu seinem Auftrag, beschreibt die technischen und sportlichen Vorgaben des Projekts und nennt gebaute Beispiele, die seine Überlegungen geprägt haben. Der Text beginnt mit einem programmatischen Satz: «Der Sprungturm eines Strands ist unverzichtbar. An seinem Sprungturm erkennt man einen Badeplatz. Um den Strand von Corseaux zu beschreiben, genügt es deshalb, den berühmten Sprungturm von Zollinger zu skizzieren. Der Sprungturm ist das Herzstück des Badeplatzes und die Unterschrift des Architekten.»
Dieser Artikel wird von Plänen und einer Fotografie der Bellerive-Plage illustriert, die nach ihrer Eröffnung am 10. Juli 1937 zum «Aushängeschild der Sportpolitik des roten Lausanne» wurde. Nach diesem eindrücklichen Einstieg erstellt Marc Piccard mit einem Augenzwinkern eine Typologie der Sprungtürme, illustriert mit Federzeichnungen: «Der Sprungturm kann die Gestalt eines Weberknechts annehmen, vielleicht sogar in der Nähe eines vage anmutenden griechischen Tempels. Er kann geistreich, ‹trocken-humorvoll›, virtuos oder sachlich sein, um nur einige Beispiele zu nennen. Es ist eine ganze Architektur aus Beton, dem Material schlechthin für den Bau eines Sprungturms, da es Fantasie, Kühnheit und Humor erlaubt.» In der Architektur ist Humor meist unbeabsichtigt und geht häufig auf Kosten des Architekten oder der Architektin. Dennoch regt Marc Piccards Satz zum Nachdenken an. Der Sprungturm ist eine Konstruktion mit scheinbar eindeutiger Funktion: die Stufen oder Sprossen sicher zu erklimmen, um –vorzugsweise kopfüber – mehr oder weniger akrobatisch aus

Le plongeoir de Bellerive-Plage, 1937 Sprungturm der Bellerive-Plage, 1937
Fresque ornant la dalle de la Tombe du plongeur, 480–470 av. J.-C. Fresko auf der Grabplatte der Tomba del Tuffatore, 480–470 v. Chr.
Gaston De Jongh, 1937, Photo Elysée
Évolution des formes
Les installations de bains helvétiques ont été construites en trois vagues successives: les bains de bois de la Belle Époque, les bains modernes de l’Entre-deux-guerres, puis les piscines du boom économique – et de la pollution des rivières et des lacs – des années 1950 et 1960. La plupart des types de plongeoirs ont été inventés avec l’utilisation du béton armé dès les années 1920. Les premiers spécimens ont des formes statiques de piédestal mais rapidement apparaît le type que Marc Piccard nomme «pince-sans-rire»: la structure des plongeoirs imite la position du plongeur sur le point de s’élancer dans le vide, de basculer de l’équilibre au mouvement. Dans le second après-guerre, de nombreuses réalisations présentent ces formes dynamiques que seul le béton armé rend possibles. Ces plongeoirs sont souvent très élégants, tel celui de la piscine de Letzigraben à Zurich (1947–49, Max Frisch architecte, Walter Graf ingénieur).
À la fin des années 1960, les auteurs composent des «objets» singuliers. À Lancy (1967–68), Georges Brera, Pierre Nierlé et Paul Waltenspühl expriment la pesanteur et la plasticité du béton armé. Le plongeoir se dresse telle une sculpture aux formes douces et rondes. À Bellinzona (1969–70), la force plastique du plongeoir conçu par Aurelio Galfetti, Flora Ruchat et Ivo Trümpi est le résultat de moyens différents: les quatre plateformes sont étagées côte à côte sur une béquille asymétrique qui produit un jeu d’équilibre-déséquilibre. Quant au plongeoir de haut vol de la piscine extérieure des Vernets à Genève (1969–70, François Maurice et Louis Parmelin architectes, Pierre Tremblet ingénieur), il présente un assemblage moisé de poutres en béton armé qui évoque une autre œuvre d’art exactement contemporaine: la sculpture Doublement (1969) de Max Bill.
1 Marc Piccard, «Bassins et plongeoirs», Bulletin technique de la Suisse romande, cahier 18, 1936, pp. 212–216.

einer bestimmten Höhe von 1, 3, 5, 7,5 oder 10 Metern zu springen. Dabei werden jedoch andere, weniger ausgesprochene, aber wesentliche Nutzungen ausser Acht gelassen: sich zu präsentieren, herumzutollen, sich herauszufordern.
Formensprache im Wandel
Die Badeanlagen der Schweiz entstanden in drei aufeinanderfolgenden Wellen: die hölzernen Bäder der Belle Époque, die modernen Anlagen der Zwischenkriegszeit und schliesslich die Schwimmbäder des wirtschaftlichen Aufschwungs – und der zunehmenden Verschmutzung der Flüsse und Seen – der 1950er- und 1960er-Jahre. Die meisten Sprungturmtypen wurden mit dem Einsatz von Stahlbeton ab den 1920er-Jahren entwickelt. Die ersten Exemplare zeigen noch statische Podeste, doch schon bald erscheint jener Typ, den Marc Piccard als «trocken-humorvoll» bezeichnet: Die Struktur der Sprungtürme ahmt die Körperstellung des Turmspringers nach, der im Begriff ist, sich in die Tiefe zu stürzen und vom Stand in die Bewegung überzugehen. In der Nachkriegszeit entstehen zahlreiche Anlagen mit solchen dynamischen Formen, die nur durch den Einsatz von Stahlbeton möglich sind. Diese Sprungtürme sind oft von grosser Eleganz, etwa jenes im Freibad Letzigraben in Zürich (1947–1949, Architekt Max Frisch, Ingenieur Walter Graf).
Ende der 1960er-Jahre entstehen zunehmend eigenständige «Objekte». In Lancy (1967/68) bringen Georges Brera, Pierre Nierlé und Paul Waltenspühl die Schwere und zugleich die Formbarkeit des Stahlbetons zum Ausdruck: Der Sprungturm erhebt sich wie eine Skulptur mit weichen, runden Formen. In Bellinzona (1969/70) entsteht die formale Kraft des Sprungturms von Aurelio Galfetti, Flora Ruchat und Ivo Trümpi durch andere Mittel: Vier Plattformen sind nebeneinander auf einer asymmetrischen Stütze angeordnet, wodurch ein Spiel von Gleichgewicht und Ungleichgewicht entsteht. Die Sprunganlage im Freibad Les Vernets in Genf (1969/70, Architekten François Maurice und Louis Parmelin, Ingenieur Pierre Tremblet) ist schliesslich eine aus verschränkten Betonbalken bestehende Konstruktion, die an ein anderes, gleichzeitig entstandenes Kunstwerk erinnert: die Skulptur Doublement (1969) von Max Bill.


Plongeoirs des piscines de Lancy (gauche), de Bellinzone (centre) et des Vernets, Genève (droite). Sprungtürme in der Piscine de Marignac, Grand-Lancy (links), im Bagno Pubblico Bellinzona (Mitte) und im Freibad Les Vernets, Genf (rechts).
Tanja Schätti, Patrimoine suisse
Christian Bischoff
Tanja Schätti, Patrimoine suisse

Zürich: Strandbad Mythenquai (1922). Die Aufnahme zeigt die 1923 erweiterte Anlage mit den prägenden, langen Kabinenreihen. Zurich: la plage du Mythenquai (1922). La vue montre les installations agrandies en 1923, avec la longue rangée de cabines.
KLEINER HAKEN, GROSSE WIRKUNG UN PETIT CROCHET AUX GRANDS EFFETS
Marion Sauter, Architekturhistorikerin
Oft sind es banale Dinge, die in der Architektur typologische Veränderungen auslösen. Während der Recherche für eine Monografie über das Bieler Strandbad von 1932 tauchten in den Archivalien plötzlich eine Garderobenfrau und «Kästli» auf – und das BadiProjekt nahm eine neue Wendung.
1922 wurde am Zürcher Mythenquai ein Strandbad eröffnet. Im Unterschied zu den etablierten, hölzernen Kastenbädern auf dem Wasser bot es grosszügige Freiflächen und einen weitläufigen Strand – damals eine Innovation. Die Holzkonstruktion blieb jedoch dem Traditionellen verpflichtet. Prägend waren die linear aneinandergereihten Kabinen, die während des gesamten Besuchs belegt blieben. Das Strandbad war ein Erfolg, der Tagesrekord lag bei 11 000 Gästen. Be-
Ce sont souvent des éléments anodins qui, en architecture, déclenchent des évolutions typologiques. Lors des recherches pour une monographie consacrée à la plage de Bienne de 1932, une gardienne de vestiaire et des Kästli ont soudain surgi des archives – et le projet a pris un nouveau virage.
En 1922, une plage a été ouverte au Mythenquai, à Zurich. Contrairement aux Kastenbäder usuels, ces installations en bois fermées et construites sur l’eau, cet aménagement offrait des surfaces généreuses et une vaste plage – une innovation à l’époque. La construction en bois restait toutefois fidèle à la tradition. Les longues rangées de cabines, occupées durant toute la visite, en étaient un trait caractéristique. Ces bains ont remporté d’emblée un grand succès, avec un record quotidien

Reduzierte Sachlichkeit: der zweigeschossige Garderobentrakt des Strandbads Biel Réduction et réalisme: deux étages de cabines à la plage de Bienne
reits im Folgejahr wurden die Kapazitäten daher massiv ausgebaut: von 48 auf 269 Kabinen, von 36 auf 360 verschliessbare Kästen und von 1500 auf 3460 Kleiderhaken. Die Anlage war nun knapp 200 Meter lang.1 Wenige Jahre später setzte ein Bauboom ein: Anfang der 1930er-Jahre entstanden in Küssnacht, Adelboden, Wengen, Unterseen, Genf, Basel, Thun, Heiden und Bern neue Strandbäder – nunmehr als Pionierbauten des Neuen Bauens in Beton. Einige davon sind im Führer Die schönsten Bäder des Schweizer Heimatschutzes zu finden.
Strandbad Biel
Das von Ernst Berger, Mitarbeiter des Stadtbauamts Biel, errichtete Strandbad am Bielersee ist in dieser Reihe ein Exot: Es besitzt – wie das Strandbad Mythenquai – kein Schwimmbecken. Gebadet wird im Bielersee oder in der abfliessenden Zihl, was zu einer fein komponierten, geschwungenen Ufergestaltung führte. Ein einflussreicher Anrainer erhob Einsprache gegen die geplante Kabinenreihe entlang der Zihl, da er um seine Seesicht fürchtete. Gleichzeitig wurden höhere Kapazitäten gefordert, was 1930/31 zu zwei Planänderungen führte.2 Zunächst wurde der Kabinentrakt nach Geschlechtern getrennt und mit Wechselkabinen sowie einer Garderobe ausgestattet, in der eine Garderobenfrau Kleider in Obhut nahm. Im Obergeschoss waren Sammelumkleiden für Knaben und Mädchen vorgesehen, ausserdem eine Reihe «Umkleidepavil-
de 11 000 personnes. Dès l’année suivante, la capacité a été augmentée considérablement: on passe alors de 48 à 269 cabines, de 36 à 360 casiers et de 1500 à 3460 crochets à vêtements. L’installation s’étendait alors sur près de 200 mètres1. Quelques années plus tard, un véritable essor de la construction s’amorce: au début des années 1930, des lidos furent aménagés à Küssnacht, Adelboden, Wengen, Unterseen, Genève, Bâle, Thoune, Heiden et Berne – désormais comme constructions pionnières en béton du Neues Bauen. Certaines d’entre elles sont présentées dans le guide Les plus beaux bains de Patrimoine suisse.
La plage de Bienne Parmi toutes ces réalisations, la plage de Bienne fait figure d’exception: aménagée par Ernst Berger, collaborateur à l’Office des constructions de la ville, elle ne dispose pas de bassin, à l’instar du Mythenquai. On se baigne dans le lac ou dans son affluent, la Thielle, ce qui a conduit à la conception d’une belle baie. Un riverain influent s’était opposé à la rangée de cabines le long de la rivière, car il craignait pour sa vue sur le lac. En même temps, des capacités plus élevées étaient souhaitées, ce qui aboutit à deux changements de planification en 1930 et 19312. D’abord, les cabines sont séparées selon les sexes et complétées par des cabines de change et un vestiaire placé sous la surveillance d’une gardienne. À l’étage, des vestiaires collectifs sont prévus pour les filles et les garçons
Tanja Schätti, Schweizer Heimatschutz
lons», die u-förmig um Innenhöfe angeordnet werden sollten. Von diesem eigenwilligen, nie realisierten Annex sind leider keine Details erhalten. In einem zweiten Schritt wurde der 1931 projektierte Veloraum zur Sammelumkleide für Männer und Knaben umgeplant. Ernst Berger sah darin in drei Reihen 329 Kästen mit Drahtgittertüren vor, die von Bänken gefasst waren. Es war «learning by doing»: Das Mobiliar wurde in den Folgejahren mehrfach angepasst. Nach der Schweizer Landesausstellung Expo.02 wurde das in die Jahre gekommene Strandbad unter Denkmalschutz gestellt und saniert; die Einrichtung wurde den aktuellen Bedürfnissen angepasst.
Baden im 21. Jahrhundert Diese Bedürfnisse haben sich deutlich verändert: Das 2011 neu eröffnete Erlebnisbad Seefeld Park in Sarnen verfügt nur noch über zwei geschlechterneutrale Garderobenräume mit je acht Wechselkabinen, 80 Saisonkästen sowie 180 Kleiderund 120 Wertsachenkästen. Das genügt vollständig, da sich die Badegäste heute mehrheitlich auf der Wiese umkleiden und ihre Kleider dort deponieren.3 Entsprechend unterscheiden sich der Grundriss und die Volumetrie des Baus von Seiler Linhart Architekten und Joos & Marthy Architekten grundlegend von früheren Anlagen. Nur wenige bauliche Standards haben sich im Lauf der Zeit derart reduziert. Der «kleine Haken mit grosser Wirkung» gehört dazu. Er spiegelt einen gesellschaftlichen Wandel, der sich selten so anschaulich fassen lässt.
1 Erweiterung des Zürcher Strandbades, in: Schweizerische Bauzeitung 11/1923, S. 136–138.
2 Sauter, Marion: Strandbad. Ein sommerlicher Gruss aus Biel (Beitrag zu einer Festschrift, in Druck).
3 Herzlichen Dank für die Informationen an Patrik Seiler (Seiler Linhart Architekten).
ainsi qu’une série de «pavillons de change», qui devaient être disposés en U autour de cours intérieures. Malheureusement, aucun détail n’a subsisté concernant cette annexe originale qui n’a jamais été réalisée. Dans une seconde étape, l’espace projeté dédié aux vélos est replanifié en vestiaire collectif pour hommes et garçons. Ernst Berger y prévoit trois rangées totalisant 329 Kästli, casiers dotées de portes en treillis, entourées de bancs. On était alors en plein apprentissage sur le terrain: par la suite, le mobilier est modifié à plusieurs reprises. Après l’exposition nationale Expo.02, la plage devenue vétuste est placée sous protection et assainie. Quant aux aménagements, ils ont été adaptés aux besoins actuels.
Les bains au XXIe siècle
Les besoins ont bien évolué: ouvert en 2011, le nouveau centre aquatique Seefeld Park, à Sarnen OW, ne dispose plus que de deux vestiaires non genrés avec huit cabines, 80 casiers loués à la saison ainsi que 180 casiers à vêtements et 120 casiers pour objets de valeur. Une telle infrastructure suffit largement, car la majorité des baigneurs se changent désormais sur les pelouses et y déposent leurs effets3. En conséquence, le plan et la volumétrie du bâtiment conçu par les bureaux Seiler Linhart Architekten et Joos & Marthy Architekten s’écartent fondamentalement des aménagements plus anciens.
Dans la construction, rares sont les exemples où les standards se sont à ce point réduits au fil du temps. Le discret crochet, dont l’effet dépasse sa simplicité, en fait partie. Il reflète un changement sociétal qui se laisse rarement saisir aussi clairement.
1 «Erweiterung des Zürcher Strandbades», dans: Schweizerische Bauzeitung 11/1923, pp. 136–138.
2 Sauter, Marion: «Strandbad. Ein sommerlicher Gruss aus Biel» (contribution à une publication commémorative, en cours d’impression).
3 Nous remercions cordialement Patrik Seiler (Seiler Linhart Architekten) pour les informations.

Die kompakte Sammelumkleide im Strandbad Biel gehörte wahrscheinlich zu den ersten ihrer Art in der Schweiz. (Zeichnung: Ernst Berger, 1931) Le vestiaire collectif hommes et garçons compact de la plage de Bienne compte vraisemblablement parmi les premiers du genre en Suisse. (Dessin, Ernst Berger, 1931)
FREIBÄDER: EIN BLICK ZURÜCK LES BAINS: UN REGARD EN ARRIÈRE
Sechs Fernsehbeiträge aus den Archiven der SRG SSR führen durch 77 Jahre Schweizer Badekultur. Sie zeigen Freibäder als Orte der Freizeit, der Selbstdarstellung und des Vergnügens. Dabei wird sichtbar, wie sich unsere Beziehung zum Baden gewandelt hat – und was bis heute unverändert geblieben ist. Six séquences télévisées issues des archives de la SRG SSR parcourent 77 ans de culture du bain en Suisse. Ils montrent les bains en plein air comme des lieux de loisirs, de mise en scène de soi et de divertissement. On voit ainsi comment notre relation à la baignade a évolué, tout comme ce qui n’a pas changé jusqu’à aujourd’hui.

Freibad Letzigraben
1949 fand die Eröffnung des Freibads Letzigraben in Zürich statt. Die Badi wurde vom Schriftsteller und Architekten Max Frisch gebaut. (SRF)

Schwimmbad Waldacher
Das Porträt des Schwimmbads in Volketswil aus dem Jahr 1976 zeigt Badegäste aller Altersgruppen beim Schwimmen, Sonnenbaden und Spielen. (SRF)
Videos anschauen: Eine Zusammenstellung finden Sie unter heimatschutz.ch/ videoarchiv.

Schwimmbad Dolder
Porträt des Wellenbads Dolder in Zürich aus dem Jahr 1961: Im knappen Bikini wird gesonnt, geplanscht und geturtelt. (SRF)

Lido di Lugano
Nel 1978 il Lido di Lugano ha festeggiato 50 anni di attività. Un’occasione per approfondire la sua storia, anche grazie ad alcune interviste. (RSI)
Regarder les vidéos: vous trouverez les extraits sous patrimoinesuisse.ch/ archives-video.

Piscine de Colovray
Lors de l’inauguration de la piscine de Colovray en juin 1971, l’architecte Jean Serex explique les intentions et les enjeux de sa construction. (RTS)

Badhütte Rorschach
Die 1924 erbaute Badhütte Rorschach ist im Winter 2024 niedergebrannt. Beim Eintreffen der Feuerwehr stand das denkmalgeschützte Gebäude bereits in Vollbrand. Die Badhütte war ein wertvolles Baudenkmal und ein identitätsstiftender Ort, weshalb sich Politik und Bevölkerung sofort dafür aussprachen, die Anlage wieder aufzubauen (vgl. Artikel Die Badhütte kehrt zurück auf Seite 42). (SRF)
DAS IST HEIMATSCHUTZ C’EST ÇA, PATRIMOINE SUISSE
Wir würdigen Baukultur, denn Anerkennung macht Qualität sichtbar. Gute Architektur und sorgfältige Gestaltung bereichern das Leben, denn sie schaffen Orte, die verbinden und Freude bereiten.
Wir geben dem Kulturerbe eine Stimme, denn dieses kann nicht für sich selbst sprechen.
Seine Bedeutung muss von Politikerinnen und Politkern, Entscheidungsträgerinnen und -trägern und der Bevölkerung verstanden werden, damit kluge Regeln und Schutzinstrumente entstehen können.
Wir setzen Grenzen für gutes Bauen, denn wertvolle Orte verdienen mehr als kurzsichtige Projekte. Mit fachlicher Kritik und klaren Einsprachen verhindern wir Fehlentwicklungen und schaffen Raum für Lösungen, die Menschen, Orte und Geschichte ernst nehmen.
Wir vermitteln Baukultur, denn Verständnis verbindet. Wenn Kinder, Jugendliche und Erwachsene wissen, was Orte wertvoll macht, wächst ein gemeinsames Bewusstsein, das die Zugehörigkeit stärkt und die Zukunft mitgestaltet.
So wirkt Engagement, das über Generationen trägt.
Wir sind Heimatschutz.
Im Jahresbericht 2025 des Schweizer Heimatschutzes erfahren Sie mehr über unsere Aktivitäten. heimatschutz.ch/zahlen-und-fakten
Vous en saurez plus sur nos activités dans le rapport annuel 2025 de Patrimoine suisse. patrimoinesuisse.ch/faits-et-chiffres
Nous valorisons la culture du bâti, parce que la reconnaissance rend la qualité visible.
Une architecture juste et une conception soignée enrichissent nos vies: elles créent des lieux qui rassemblent et qui réjouissent.
Nous donnons une voix au patrimoine, parce qu’il ne peut pas parler pour lui-même.
Sa valeur doit être comprise par les responsables politiques, les décideur-euse-s et la population, afin que naissent des règles intelligentes et des instruments de protection efficaces.
Nous posons des limites pour mieux construire, parce que les lieux précieux méritent plus que des projets à courte vue. Par une expertise critique et des oppositions étayées, nous empêchons les dérives et ouvrons la voie à des solutions qui respectent les personnes, les sites et l’histoire.
Nous transmettons la culture du bâti, parce que comprendre, c’est créer du lien. Quand enfants, jeunes et adultes savent ce qui rend un lieu précieux, un sens commun se développe – renforçant l’appartenance et construisant l’avenir.
Voilà ce que produit un engagement qui traverse les générations.
Nous sommes Patrimoine suisse.


Solarenergie stärken – Ortsbilder bewahren
Nur 3 Prozent des Gebäudeparks liegen in Gebieten von nationaler Bedeutung. Müssen dort wirklich alle Dächer mit Fotovoltaik belegt werden? Grosse Solaranlagen ausserhalb geschützter Ortsbilder leisten einen weit grösseren Beitrag zur Energiewende – und gleichzeitig bleibt die Qualität unserer Siedlungslandschaften erhalten. So wird mehr Solarstrom produziert, ohne die unverwechselbaren Orte zu gefährden.
Wohnraum schaffen – Mitsprache sichern
Der Abbau des Einspracherechts führt nicht zu zusätzlichen Wohnungen. Oft führt er zu grösseren und teureren Projekten, aber nicht zu dem bezahlbaren Wohnraum, den die Bevölkerung wirklich braucht. Mitsprache stärkt die Lebensqualität, verhindert Fehlentwicklungen und sorgt dafür, dass neue Quartiere funktionieren und Orte ihre Identität bewahren. So entsteht Wohnraum, der langfristig trägt und für alle einen Mehrwert schafft.
«Mir gefällt das Engagement des Heimatschutzes, vor allem weil es nicht nur um das Bewahren, sondern auch um die sinnvolle Weiterentwicklung geht.»*
Recht wahren – Gemeinwohl kräftigen
Das Verbandsbeschwerderecht schützt Orte, Landschaften und Natur – genau so, wie es Gesetz und Bevölkerung vorsehen. Es verhindert nicht, sondern verbessert: Verantwortungsbewusst eingesetzt sorgt es für bessere, rechtlich saubere und ortsverträgliche Lösungen. Dieses Recht greift nur bei gewichtigen Eingriffen und nur dann, wenn die Rechtmässigkeit fraglich erscheint – und stärkt damit Qualität und Verlässlichkeit im Planungsprozess.
Erhalten statt verschwenden –
Bestand schützen
Ein bewusster Umgang mit bestehender Bausubstanz schützt das Klima, die Ressourcen und die Lebensräume. Abriss verhindert nichts, sondern belastet nur. Erhalten hingegen verbessert: Weiterbauen ermöglicht Lösungen, die ökologisch sinnvoll, kulturell wertvoll und
Renforcer l’énergie solaire –préserver les sites construits
Seuls 3% du parc immobilier se trouvent dans des zones d’importance nationale. Faut-il vraiment y recouvrir tous les toits de panneaux solaires? Les grandes installations photovoltaïques hors des sites protégés contribuent bien davantage à la transition énergétique, tout en préservant la qualité de nos paysages bâtis. Il est ainsi possible de produire plus d’énergie solaire sans mettre en danger ce qui rend ces lieux uniques.
Créer des logements –garantir la participation citoyenne
Restreindre le droit de recours ne crée pas plus de logements. Cela conduit trop souvent à des projets plus grands et plus chers, mais pas aux logements abordables dont la population a réellement besoin. La participation n’est pas un obstacle: c’est une force. Elle améliore la qualité de vie, évite les erreurs irréversibles et permet aux nouveaux quartiers de fonctionner tout en préservant l’identité des lieux. C’est ainsi que naît un habitat durable et porteur de sens, créant une véritable valeur ajoutée pour toutes et tous.
«Mon credo: tout patrimoine mérite d’être reconnu, aussi modeste soit-il.»*
Respecter le droit – renforcer l’intérêt général
Le droit de recours des organisations protège les lieux, les paysages et la nature – exactement comme le prévoient la loi et la volonté populaire. Il ne freine pas le développement: il l’améliore. Utilisé de manière responsable, il permet des solutions de meilleure qualité, juridiquement solides et respectueuses des lieux. Ce droit n’intervient qu’en cas d’atteintes majeures, et uniquement lorsque la légalité est mise en question. Il renforce ainsi la qualité, la fiabilité et la confiance dans les processus de planification.
Préserver plutôt que gaspiller –protéger l’existant
Un usage conscient du bâti existant protège le climat, les ressources et nos milieux de vie. La démolition ne résout rien: elle alourdit le bilan
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Das Château d’Anchettes in Venthône (VS) kam 2025 neu ins Angebot der vom Schweizer Heimatschutz vor 20 Jahren ins Leben gerufenen Stiftung Ferien im Baudenkmal. Le Château d’Anchettes à Venthône (VS) a rejoint en 2025 l’offre de la fondation Vacances au cœur du Patrimoine, créée il y a 20 ans par Patrimoine suisse.
Foto: Gataric Fotografie
wirtschaftlich tragfähig sind. Deshalb: Renovieren statt Ersetzen, Umbauen statt Neubauen und Abriss nur dort, wo ökologische oder sicherheitstechnische Gründe es zwingend erfordern.
Kulturerbe bewahren – Resilienz steigern
Das Kulturerbe ist ein tragender Pfeiler gesellschaftlicher Stabilität. Es stiftet Identität, fördert Zugehörigkeit und schafft Orientierung –gerade in Zeiten geopolitischer Unsicherheit. Sein Schutz und seine Vermittlung festigen demokratische Werte und stärken das Vertrauen in gemeinsame Grundlagen. Ein breites Verständnis von Baukultur, das Umwelt, Vielfalt, Kontext und Schönheit einschliesst, bildet ein solides Fundament für ein widerstandsfähiges und zukunftsfähiges Zusammenleben.
«Zum Glück gibt es den Heimatschutz, seine Publikationen (sogar auf Französisch) und sein Engagement. Un grand merci!»*
Schönheit fördern –Lebensqualität verbessern Bewusst gestaltete Orte prägen den Alltag und erhöhen die Lebensqualität spürbar. Sie schaffen Identität, stärken das Wohlbefinden und machen die Vielfalt unserer gebauten Umwelt erfahrbar. Ein breites Verständnis von Schönheit umfasst gute Architektur, harmonische Räume, eine lesbare Geschichte sowie sozial und ökologisch nachhaltige Lösungen. Diese Qualitäten zu sichern und weiterzuentwickeln, ist von zentraler Bedeutung für eine Baukultur, die Orientierung bietet und zur Entstehung lebendiger, wertvoller Orte beiträgt.
Verantwortungsvoll, gemeinwohlorientiert, zukunftsfähig. Das ist Heimatschutz.
environnemental. Préserver permet au contraire des solutions écologiquement responsables, culturellement précieuses et économiquement durables. C’est pourquoi nous défendons une autre logique: rénover plutôt que remplacer, transformer plutôt que reconstruire, et ne démolir qu’en dernier recours, lorsque des raisons de sécurité ou de protection de l’environnement l’exigent réellement.
«Merci pour votre engagement! L’égalité entre les quatre régions linguistiques est importante.»*
Préserver le patrimoine –renforcer la résilience
Le patrimoine culturel est un pilier essentiel de la stabilité sociale. Il forge l’identité, favorise le sentiment d’appartenance et offre des repères, en particulier en période d’instabilité géopolitique. Sa protection et sa mise en valeur consolident les valeurs démocratiques et renforcent la confiance dans nos fondements communs.
Une culture du bâti ouverte, attentive à l’environnement, à la diversité, au contexte et à la beauté, est la clé d’un vivre-ensemble durable.
Promouvoir la beauté –améliorer la qualité de vie
Des lieux conçus avec soin façonnent le quotidien et améliorent sensiblement la qualité de vie. Ils forgent l’identité, renforcent le bien-être et rendent perceptible la diversité de notre environnement bâti. Une conception large de la beauté englobe une architecture de qualité, des espaces harmonieux, une histoire lisible, ainsi que des solutions socialement et écologiquement durables. Préserver et développer ces qualités est essentiel pour une culture du bâti qui donne des repères et contribue à la création de lieux vivants, durables et précieux.
Responsable, au service du bien commun, tourné vers l’avenir. C’est ça, Patrimoine suisse.

*Zitate aus einer Mitgliederbefragung von 2025
*Citations tirées d’une enquête menée auprès de nos membres en 2025
Heimat verbindet
Ihr Vermächtnis – eine Erbschaft oder ein
Legat – legt den Grundstein für die Zukunft.
Unsere Heimat ist einmalig. Helfen Sie mit, diese für kommende Generationen zu bewahren.
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DER SCHOGGITALER WIRD 80
L’ÉCU D’OR FÊTE SES 80 ANS
In den letzten 80 Jahren haben über 80 000 Schulklassen rund 50 Millionen Schoggitaler verkauft. Aus dem Erlös sind zahlreiche Leuchtturmprojekte des Schweizer Natur und Heimatschutzes entstanden. Zum Jubiläum erfinden Pro Natura und der Schweizer Heimatschutz die wertvollste Schweizer Schokolade neu.
Au cours des 80 dernières années, plus de 80 000 classes d’écoles ont vendu environ 50 millions d’Écus d’or. Les recettes ont financé un grand nombre de projets phares en faveur de la protection de la nature et du patrimoine national. Pour célébrer cet anniversaire, Pro Natura et Patrimoine suisse réinventent le chocolat le plus précieux de Suisse.
Schulkinder verkaufen in den 1970er-Jahren Schoggitaler für den Schweizer Natur- und Heimatschutz. Dans les années 1970, des écolières vendent des Écus d’or pour la protection de la nature et du patrimoine en Suisse. Foto: Keystone / Photopress-Archiv / Str
Der öffentliche Zugang zu den Brissago-Inseln, die Renovation des Kloster St. Johann in Val Müstair (heute UNESCOWeltkulturerbe), die Wiederansiedlung des Bibers, die Eröffnung des Pro Natura Zentrums Aletsch in der altehrwürdigen Villa Cassel, unzählige Amphibientümpel und und und – in den letzten 80 Jahren wurden mit dem Erlös aus dem Verkauf des berühmten Schoggitalers unzählige Vorzeigeprojekte für Natur- und Heimatschutz ermöglicht. David Vuillaume, Geschäftsführer des Schweizer Heimatschutzes, findet deshalb: «Die Schweiz ist zwar berühmt für ihre Schokolade, aber diese Schokolade ist berühmt für die Schweiz, die wir lieben.» Angefangen habe alles 1946 mit einer genialen Idee.
Wertvoll und urschweizerisch
In den 1940er-Jahren wollte man aus dem Silsersee im Engadin einen Stausee machen. Es herrschte jedoch Krieg in Europa und mit Argumenten für Natur und Landschaft war gegen vermeintliche Energieunabhängigkeit kaum anzukommen. Da hatte der damalige Geschäftsführer des Schweizer Heimatschutzes die zündende Idee, für den Erhalt des Silsersees etwas Urschweizerisches und gleichzeitig Wertvolles zu ver-

Eine Mitarbeiterin von Aeschbach Chocolatier in Root (LU) kontrolliert alle Schoggitaler, die aus der Talerpress- und Verpackungsmaschine kommen.
Une employée d’Aeschbach Chocolatier à Root (LU) contrôle tous les Écus d’or qui sortent de la presse à pièces et de la machine d’emballage.
La création de la réserve naturelle des Grangettes (VD), la préservation de la vieille ville de Saint-Ursanne (JU), la réintroduction du castor, l’ouverture du Centre Pro Natura d’Aletsch dans la vénérable Villa Cassel, une myriade de mares pour amphibiens et autres espèces aquatiques, ainsi qu’une multitude d’autres projets ont été réalisés au cours des huit dernières décennies grâce à la vente du célèbre Écu d’or en faveur de la nature et du patrimoine. «Si la Suisse est connue pour son chocolat, ce chocolat, lui, raconte la Suisse que nous aimons», déclare David Vuillaume, secrétaire général de Patrimoine suisse.
Précieux et typiquement suisse
Tout a commencé en 1946 par une inspiration géniale. Dans les années 1940, un projet menaçait de transformer en barrage le lac de Sils en Engadine. La guerre ravageait l’Europe et les arguments pour la nature et les paysages ne pesaient pas lourd face à la volonté d’atteindre l’indépendance énergétique. Le secrétaire général de Patrimoine suisse eut l’idée de vendre un produit typiquement suisse et extrêmement apprécié pour préserver le lac de Sils: du chocolat. Durant la période de l’aprèsguerre, cette friandise était rationnée. L’Écu d’or de 1946 devint alors un véritable triomphe commercial et l’une des collectes de fonds les plus fructueuses du pays.
La nature et le patrimoine suscitent toujours l’enthousiasme «L’histoire de l’Écu d’or nous prouve que, même dans des circonstances difficiles, l’enthousiasme suscité par la nature et le patrimoine est au rendez-vous», souligne Urs LeuggerEggimann, directeur de Pro Natura. Depuis le premier Écu d’or, 80 volées d’élèves ont écoulé environ 50 millions de ces pièces dorées dans toute la Suisse. «Cet engagement fait de l’Écu d’or, à mes yeux, le chocolat le plus précieux de Suisse», ajoute Urs Leugger-Eggimann. Les recettes ont toujours été allouées à parts égales à des projets concrets de Pro Natura et de Patrimoine suisse pour la protection de la nature et du patrimoine.
L’histoire à succès se poursuit «Pro Natura et Patrimoine suisse tirent parti de cet anniversaire pour repenser entièrement l’Écu d’or», explique Loredana Ventre, directrice de l’Écu d’or. Un soupçon de vanille sublimera désormais la recette éprouvée à base de lait suisse bio et de cacao issu du commerce équitable. L’emballage arborera un visuel intemporel. Le site internet et la boutique en ligne ont été modernisés. Les Écus d’or peuvent être commandés toute l’année dans des coffrets cadeaux également rajeunis. Ces gourmandises sont en outre toujours disponibles dans les bureaux de poste. Le prix, qui n’avait plus été ajusté au coût de la vie depuis 1998, est porté à 8 francs. En contrepartie, les classes qui participent à la vente verront leur part des recettes doubler. Le revenu de la vente continuera de bénéficier à la protection de la nature et du patrimoine suisse, poursuivant ainsi l’histoire à succès de l’Écu d’or.
kaufen: Schokolade. In der Nachkriegszeit war diese rationiert, und so wurde der Schoggitaler von 1946 zum Verkaufsschlager und die Rettung des Silsersees zu einer der erfolgreichsten Spendensammlungen der Schweiz.
Mit Ihrem Schoggitaler-Kauf unterstützen
Sie den Schweizer Natur- und Heimatschutz. Danke.
Natur und Heimat begeistern immer
En achetant un Ecu d’or, vous soutenez la protection de la nature et du patrimoine suisses. Merci.
«Die Geschichte des Schoggitalers zeigt uns, dass die Menschen auch in schwierigen Zeiten für Natur und Heimat zu begeistern sind», betont Urs Leugger-Eggimann, Geschäftsleiter von Pro Natura. Seit dem ersten Schoggitaler haben 80 Jahrgänge von Schulkindern in der ganzen Schweiz rund 50 Millionen Taler verkauft. «Dieses Engagement macht den Schoggitaler für mich zur wertvollsten Schokolade der Schweiz», so Leugger-Eggimann. Über die Jahre floss je die Hälfte der Einnahmen an Projekte von Pro Natura und Projekte des Schweizer Heimatschutzes.
Con l’acquisto del vostro Tallero d’oro sostenete la protezione della natura e del patrimonio svizzero. Grazie.
Cun cumprar il Taler d’aur sustegnais vus la protecziun da la natira e dal patrimoni svizzer. Grazia fitg.
www.schoggitaler.ch | www.ecudor.ch | www.tallero.ch
Die Erfolgsgeschichte wird weitergeschrieben
«Pro Natura und der Schweizer Heimatschutz nutzen das Jubiläum, um den Schoggitaler zu erneuern», erklärt Loredana Ventre, Geschäftsleiterin des Schoggitaler-Büros. Die bewährte Rezeptur aus Schweizer Biomilch und Fairtrade-Kakao ist neu mit Vanille verfeinert. Die Prägung erhält ein zeitloses Design, und die Website sowie der Webshop wurden modernisiert. Auf Letzterem können neu ganzjährig Schoggitaler in den ebenfalls neuen Geschenkverpackungen bestellt werden. Weiterhin kann man Schoggitaler auch in den Poststellen erwerben. Aufgrund der Teuerung wird der Preis, der seit 1998 nie angepasst wurde, auf 8 Franken angehoben. Dafür erhalten die Schulklassen, die sich am Verkauf beteiligen, den doppelten Verkaufsanteil. Der Erlös des Verkaufs fliesst weiterhin in Projekte des Schweizer Natur- und Heimatschutzes und stellt so sicher, dass die Erfolgsgeschichte des Schoggitalers weitergeschrieben wird.
PER AMOREDELLA SVIZZERA

Aus Liebe zur Schweiz: der Schoggitaler im neuen Design bliebt sich treu, weiterhin unterstützt sein Verkauf Projekte des Schweizer Natur- und Heimatschutzes. Par amour de la Suisse: avec son nouveau visuel, l’Écu d’or reste fidèle à lui-même et soutient par ses ventes des projets concrets en faveur de la protection de la nature et du patrimoine suisse.
Der Schoggitaler. Seit 80 Jahren Gold wert für die Schweiz Bitte Bestellkarte auf der Heftrückseite retournieren oder online bestellen unter schoggitaler.ch
L’Écu d’or. Depuis 80 ans, un trésor pour la Suisse. Veuillez renvoyer la carte de commande au dos de la revue ou commander en ligne sur ecudor.ch
Sind Sie ein SchoggitalerKind? Avezvous vendu des Écus d’or dans votre enfance?
Wir suchen ehemalige Verkäuferinnen oder Verkäufer des Schoggitalers. Haben Sie in den letzten 80 Jahren Schoggitaler verkauft?
Und wären Sie bereit, mit Foto und Namen an einer gemeinsamen Aktion zum Jubiläum teilzunehmen? Dann melden Sie sich bei uns – egal ob alt oder jung. Unter allen Teilnehmenden gibt es eine Verlosung mit schönen Preisen!
Formular ausfüllen unter schoggitaler.ch/kinder
Nous recherchons d’anciennes vendeuses et d’anciens vendeurs d’Écus d’or. Avezvous participé à leur vente au cours des 80 dernières années? Seriezvous disposée à prendre part, avec photo et nom, à une action commune organisée à l’occasion de ce jubilé? Alors, n’hésitez pas à nous contacter, quel que soit votre âge. De beaux prix seront tirés au sort parmi les personnes participantes!
Remplissez le formulaire sur ecudor.ch/enfants
SOLARANLAGEN UND ORTSBILDSCHUTZ PANNEAUX SOLAIRES ET PROTECTION DES SITES
Es deutet vieles auf eine Trendwende bei Solaranlagen in hochgradig geschützten Ortsbildern hin. Gilt der Denkmalschutz in ISOS-A-Bereichen als Bundesaufgabe, und erfordert eine drohende erhebliche Beeinträchtigung durch solche Anlagen ein Gutachten des Bundes?
Am 5. Januar 2026 hat das Bundesgericht ein Urteil aus dem Jahr 2016 bestätigt, wonach die Errichtung von Solaranlagen in einem national geschützten Ortsbild eine nationale Aufgabe darstellt. Damit ist klargestellt, dass das Inventar schützenswerter Ortsbilder (ISOS) bei Solaranlagen in Ortschaften in der höchsten Schutzkategorie (A) unmittelbar zu beachten ist. Solaranlagen dürfen solche Ortsbilder, aber auch Kulturdenkmäler von nationaler oder kantonaler Bedeutung «nicht wesentlich» beeinträchtigen.
SOLARENERGIE STÄRKEN –ORTSBILDER BEWAHREN
Nur 3 Prozent des Gebäudeparks liegen in Gebieten von nationaler Bedeutung. Müssen dort wirklich alle Dächer mit Fotovoltaik belegt werden? Grosse Solaranlagen ausserhalb geschützter Ortsbilder leisten einen weit grösseren Beitrag zur Energiewende – und dies, ohne die gewachsene Qualität unserer Siedlungslandschaften zu beeinträchtigen. So gelingt mehr Solarstrom, ohne das zu gefährden, was Orte unverwechselbar macht.
Verantwortungsvoll, gemeinwohlorientiert, zukunftsfähig.
Das ist Heimatschutz.
De nombreux indices suggèrent un changement de pratique concernant les panneaux solaires dans les sites protégés. La protection des monuments dans les secteurs ISOS-A estelle une tâche fédérale? Et de telles atteintes nécessitentelles une expertise de la Confédération?
Le 5 janvier 2026, le Tribunal fédéral a confirmé un arrêt de 2016 selon lequel l’installation de panneaux solaires dans un site construit d’importance nationale concerne une tâche de la Confédération. Il est ainsi clairement établi que l’Inventaire fédéral des sites construits d’importance nationale à protéger en Suisse (ISOS) doit être pris directement en compte lors de tels projets sur des lieux classés dans la catégorie de protection la plus élevée (A). Les installations solaires ne doivent pas porter une atteinte «notable» à ces sites, mais aussi aux monuments culturels d’importance nationale ou cantonale. Il en découle que les installations solaires ne sont pas frappées d’une interdiction générale dans les zones ISOS. Elles sont toujours envisageables sur des toits peu visibles, orientés par exemple vers des cours intérieures, ou sur de petites annexes. Dans certaines circonstances, des panneaux qui imitent les tuiles traditionnelles sont aussi admissibles. Prochainement, la Commission fédérale pour la protection de la nature et du paysage (CFNP) et, le cas échéant, la Commission fédérale des monuments historiques (CFMH) seront appelées à déterminer si des panneaux noirs sur des toits principaux de grande surface sont possibles. À cet effet, quelques expertises de principe devraient suffire pour connaître le «tarif» de cette commission et savoir à quoi s’en tenir concernant les secteurs ISOS-A.
«Arrêts de principe» à Ossingen et Otelfingen
Quasi simultanément, deux arrêts cantonaux de principe sont entrés en force à Zurich sans avoir été attaqués. À Ossingen, il s’agissait d’une grange de 1554 avec un toit imposant couvert de tuiles rouges et à Otelfingen d’un bâtiment d’une dizaine d’années. Dans les deux cas, les édifices se situent au milieu d’un site protégé de niveau national et devraient être équipés d’un grand rectangle de panneaux noirs. D’autres décisions sont dans le pipeline, dans les cantons de Zurich et de Soleure notamment. À Bâle, une révision de la loi est pendante: elle porte entre autres sur l’obligation de poser des panneaux solaires jusque dans les secteurs ISOS-A de la vieille ville de Bâle.
Les expertises de la CNFP, requises par la justice zurichoise, devraient être bientôt publiées. Si ces avis confirment la position admise jusqu’à présent par les tribunaux et Patrimoine suisse, les installations solaires sur les toits et – situation particulièrement critique – sur les façades dans les sites construits
Damit sind Solaranlagen in ISOS-Gebieten nicht generell verboten. Auf wenig einsehbaren Dachflächen, die beispielsweise gegen Innenhöfe gerichtet sind, oder auf kleineren Nebenbauten sind sie weiterhin denkbar. Möglich sind unter gewissen Umständen auch Module, die traditionellen Ziegeln nachgebildet sind. Ob schwarze Module auf grossflächigen Hauptdächern zulässig sind, werden in naher Zukunft die Eidgenössische Natur- und Heimatschutzkommission (ENHK) und allenfalls die Eidgenössische Kommission für Denkmalpflege (EKD) zu beurteilen haben. Dazu werden wohl einige Leitgutachten ausreichen – ist einmal der Tarif dieser Kommissionen bekannt, wird man wissen, an welche Linie man sich inskünftig in ISOS-A-Gebieten zu halten hat.
«Leiturteile» in Ossingen und Otelfingen Fast zeitgleich erwuchsen zwei weitere kantonale Leiturteile unangefochten in Rechtskraft. Im Fall der Gemeinde Ossingen ging es um eine Scheune von 1554 mit einem eindrücklichen Dach mit rötlichen Ziegeln, in Otelfingen um ein rund zehn Jahre altes Gebäude, beide mitten in einem national geschützten Ortsbild gelegen – und beide wären mit einem grossen Viereck schwarzer Module bedeckt worden. Weitere kantonale Urteile sind in der Pipeline, im Kanton Zürich, aber auch im Kanton Solothurn. In Basel-Stadt ist eine Gesetzesrevision hängig, bei der es unter anderem um die Frage geht, ob ein Obligatorium von Solardächern auch im ISOS-A-Gebiet der Basler Altstadt zulässig ist.
Nachdem die Zürcher Gerichte Gutachten der ENHK eingefordert haben, werden diese bald vorliegen. Sollten die Gutachten die bisher von den Gerichten und vom Heimatschutz eingenommene Haltung bestätigen, werden Solaranlagen auf Dächern und – besonders wichtig – an Fassaden in national geschützten Ortsbildern nur zulässig sein, wenn sie wenig einsehbar sein werden. Schwarze PV-Module auf Steildächern oder an Fassaden historischer Gebäude verändern das Erscheinungsbild massiv, vor allem wenn weitere Grundeigentümer dasselbe Recht einfordern. Sind einmal Altstädte und historische Dorfkerne mit PV-Dächern und -Fassaden verunstaltet, werden gläserne anstelle geschlossener Fachwerk-Fassaden, grosse Dacheinschnitte, Loggien usw. folgen. Und die Energiewende? In einem national geschützten Ortsbild liegen rund 3 Prozent des Gebäudebestandes der Schweiz. Für die Energiewende sind sie irrelevant, ganz anders als die vielen Neu- und Industriebauten ohne PV-Module irgendwo im Mittelland.
Killias, Präsident Schweizer Heimatschutz
Quellen:
• Bundesgericht, 1C_153/2025 vom 5. Januar 2026
• Baurekursgericht: BRGE IV Nr. 0166+0167/2025 vom 4. Dezember 2025 sowie BRGE IV Nr. 0001/2026 vom 8. Januar 2026
Positionspapier des Schweizer Heimatschutzes «Solaranlagen: die gebaute Umwelt mit Sorgfalt gestalten» heimatschutz.ch/solaranlagen
’C EAÇTS , P ATRIMOINESUI S .ES
RENFORCER L’ÉNERGIE SOLAIRE, PRÉSERVER LES SITES
CONSTRUITS.
Seuls 3% du parc immobilier se trouvent dans des zones d’importance nationale. Faut-il vraiment y recouvrir tous les toits de panneaux solaires? Les grandes installations photovoltaïques hors des sites protégés contribuent bien davantage à la transition énergétique, tout en préservant la qualité de nos paysages bâtis. Il est ainsi possible de produire plus d’énergie solaire sans mettre en danger ce qui rend ces lieux uniques.
Responsable, au service du bien commun, tourné vers l’avenir.
C’est ça, Patrimoine suisse.
d’importance nationale ne seront autorisées que si elles sont peu visibles. Des panneaux solaires noirs sur les toits en pente ou les façades des bâtiments historiques modifient fortement leur apparence, surtout si d’autres propriétaires revendiquent ensuite le même droit. Si l’on commence à défigurer de la sorte les centres historiques, on ouvre la voie aux vastes baies vitrées dans les murs maçonnés, aux larges découpes dans les toits, aux loggias, etc.
Et le tournant énergétique? En Suisse, seuls 3% environ des bâtiments se trouvent dans des sites d’importance nationale. Ils sont négligeables pour la production d’énergie renouvelable, contrairement aux nombreuses constructions nouvelles et industrielles qui sont toujours dépourvues de panneaux solaires partout sur le Plateau.
Martin Killias, président de Patrimoine suisse
Source:
• Tribunal fédéral, arrêt 1C_153/2025 du 5 janvier 2026
• Tribunal des recours en matière de construction (Baurekursgericht): BRGE IV Nr. 0166+0167/2025, du 4 décembre 2025, et BRGE IV Nr. 0001/2026 du 8 janvier 2026
Prise de position de Patrimoine suisse «Installations solaires: aménager avec soin l’environnement bâti» patrimoinesuisse.ch/installations-solaires
Martin
ALTSTÄDTE UND DORFKERNE ERKUNDEN
Gemeinsam mit seinen Sektionen lädt der Schweizer Heimatschutz zur Entdeckungsreise durch Altstädte und historische Dorfkerne in allen Regionen der Schweiz ein.
Die historischen Altstädte und malerischen Dorfkerne sind das lebendige Gedächtnis unseres Landes. Sie erzählen Geschichten, schaffen Identität und prägen das unverwechselbare Gesicht der Schweiz. Der Schweizer Heimatschutz setzt sich seit Jahrzehnten dafür ein, dass die Altstädte und Dorfkerne nicht nur geschützt, sondern auch mit Leben erfüllt bleiben. Diese bedeutenden Orte müssen gepflegt und bestmöglich erhalten werden, damit wir sie den zukünftigen Generationen in ihrer ganzen Pracht übergeben können.
Doch die Altstädte und Dorfkerne sind unter stetem Druck und in einem tiefgreifenden Wandel – manchmal nur schleichend, manchmal rasant. Es stellen sich viele Fragen: Können Altstädte und Dorfkerne in der Planung als Vorbilder für neue Entwicklungen dienen? Was sind Mittel und Wege gegen Abwanderung oder Leerstände? Wie bleiben Dorfplätze belebte Treffpunkte? Wie kann dem Durchgangsverkehr oder dem Massentourismus begegnet werden?
Der Schweizer Heimatschutz und seine Sektionen laden vom Frühling bis in den Herbst 2026 zur Begegnung ein. An verschiedenen Orten in der ganzen Schweiz schauen wir genau hin, zeigen mögliche Lösungsansätze auf und stellen Fragen
FRIBOURG (FR)

Un immeuble des années 1950 dans la Fribourg médiévale 30 mai 2026
6e étape du Clou rouge: Fribourg, ville médiévale la mieux préservée de Suisse, se distingue par son implantation exceptionnelle et par l’extraordinaire conservation de son patrimoine bâti. Au cours du XXe siècle, quelques habitations se sont insérées dans les interstices d’un tissu urbain dense et d’une grande cohérence stylistique. Le bâtiment des Petites Rames 5 (1957–1959, arch. H. Bachmann) en fait partie. Il a été acquis par la coopérative Les Logements Populaires en 2010, puis rénové en 2024 dans le respect de son environnement bâti.
zur Umsetzung von Projekten. Die Sektionen der Westschweiz und des Tessins bieten mit dem Clou rouge im Rahmen des Veranstaltungsprogramms besondere Anlässe zum Thema «Altstadt und Dorfkern» an. Die Reise des Clou rouge begann am 28. März in Brè oberhalb von Lugano und führte unter anderem weiter nach Sierre, Orvin und Botterens.
Heimatschutzzentrum
Die Entdeckungsreise kann mit einem Besuch der Ausstellung KOSMOS ALTSTADT im Heimatschutzzentrum in der Villa Patumbah in Zürich fortgesetzt werden. Diese wurde mit Menschen aus über 20 Schweizer Altstädten entwickelt und zeigt Herausforderungen und Visionen im Spannungsfeld zwischen Denkmalschutz, Klimapolitik, Wohnraum, Tourismus und Eigentum – ergänzt durch ein attraktives Rahmenprogramm.
VERANSTALTUNGSPROGRAMM 2026
Der Schweizer Heimatschutz und seine Sektionen laden seit 2014 alle zwei Jahre zur Begegnung unter einem bestimmten Thema ein. An verschiedenen Orten in der ganzen Schweiz schauen wir genau hin, zeigen mögliche Lösungsansätze auf und präsentieren umgesetzte Projekte.
Veranstaltungsprogramm 2026: «Altstadt und Dorfkern» heimatschutz.ch/veranstaltungen, patrimoinesuisse.ch/clourouge
SCHLEITHEIM (SH)

Unser gross(artig)er Bach – Wasser und Bach beleben die Ortsmitte 30. Mai, 27. Juni und 22. August 2026
Schleitheim mit seinem Ortsbild von nationaler Bedeutung ist eines der wenigen Dörfer mit einem intakt gebliebenen, offenen Dorfbach – ein Zeugnis spätklassizistischer Ingenieursbaukunst. Das Potenzial im Dorfkern liegt brach. Rund 70 Gebäude – insbesondere ehemalige Bauernhäuser und Ökonomiegebäude – sind unternutzt oder leer. Mit dem geplanten Instandsetzen der Bachmauern werden neue Fusswege am Bach, Zugänge zum Wasser und beschauliche Sitzplätze gestaltet.
RUMENDINGEN (BE)

Abendspaziergang Rumendingen 4. Juni 2026
Rumendingen ist ein Strassendorf mit einem Ortsbild von nationaler Bedeutung. Das heutige Erscheinungsbild hat trotz Veränderungen in der Bevölkerungsstruktur seinen bäuerlichen Charakter weitgehend bewahrt. Das räumlich reizvolle Spiel verschiedener Bauvolumen, unverbauter Grünräume und Einzelbauten von herausragender Qualität bildet ein harmonisches Ganzes. Aber welches sind die identitätsstiftenden Merkmale, wenn ein Dorfkern fehlt? Und wie kann im geschützten Ortsbild weitergebaut werden? Auf einem Abendspaziergang gehen wir diesen Fragen nach.
Ernst Burkhalter
EXPLORER LES VIEILLES VILLES ET LES NOYAUX VILLAGEOIS
Le Clou rouge a repris la route. Il invite le public à porter un regard renouvelé sur les vieilles villes et les noyaux villageois de Suisse. Portée par Patrimoine suisse et ses sections, cette série de manifestations met en lumière des centres anciens à travers des visites guidées, des moments d’échange et des rencontres ouverts à toutes et tous.
Symbole fort et immédiatement reconnaissable, un grand Clou rouge est planté à proximité de chaque site, comme un signal dans l’espace public. Il invite à s’arrêter, à observer autrement et à entrer en dialogue avec le lieu. Pour la première fois, le Tessin a rejoint les sections romandes de Patrimoine suisse dans le parcours du Clou rouge. Cet emblème voyageur se déploie ainsi comme un itinéraire patrimonial à travers la Suisse romande et italienne, jalonné de manifestations ouvertes au public. Le parcours a débuté le 28 mars à Brè sopra Lugano, puis s’est poursuivi à Sierre, Orvin et Botterens. Dans chacune de ces localités, le public est invité à explorer des sites à travers des visites guidées, des rencontres, des moments d’échange et des présentations de projets qui offriront une découverte à la fois sensible et concrète du patrimoine bâti et de ses transformations.
ST. GALLEN (SG)

Führung «St. Gallens Feuergassen» 11. Juni 2026
Sie sind oft nur schulterbreit: die Feuergassen zwischen den Häusern. In der St. Galler Altstadt gibt es ein gutes Dutzend solcher engen Passagen. Die Abstandsvorschriften reichen zurück ins 16. Jahrhundert. Die schmalen Gassen dienten dazu, bei Stadtbränden den Löschmannschaften Zugang zur anderen Hausseite offen zu halten. Auch der Nachschub von Löschwasser war so von zwei Seiten sichergestellt. Und nicht zuletzt war das Risiko etwas kleiner, dass ein Dachstockbrand sich über eine Feuergasse hinweg ausbreitete. Eine Führung kreuz und quer durch die Altstadt.
Thème de l’édition 2026, les vieilles villes et les noyaux villageois constituent la mémoire vivante de notre pays. Ils racontent l’histoire d’un lieu, forgent une identité et façonnent le visage singulier de la Suisse. Depuis des décennies, Patrimoine suisse s’engage ainsi pour que les centres anciens ne soient pas seulement protégés, mais demeurent des lieux habités et animés. Pourtant, ils sont soumis à une pression constante. Transformations rapides, trafic de transit ou pression touristique fragilisent et mettent en péril ces noyaux historiques. Les différentes étapes du Clou rouge et d’autres manifestations dans toute la Suisse mettent ces enjeux en discussion et abordent la capacité des centres anciens à inspirer de nouveaux développements, à maintenir des lieux de rencontre vivants et à concilier préservation et évolution à partir de situations concrètes, en lien étroit avec les réalités locales et les projets en cours.
PROGRAMME DES MANIFESTATIONS 2026
Depuis 2014, Patrimoine suisse et ses sections invitent tous les deux ans à se retrouver autour d’un thème spécifique. En différents lieux de Suisse, ces manifestations offrent l’occasion de porter un regard attentif sur les situations existantes, de présenter des approches possibles et de se pencher sur la mise en œuvre des projets.
Programme des manifestations 2026: «Vieilles villes et noyaux villageois» patrimoinesuisse.ch/manifestations, patrimoinesuisse.ch/clourouge

Rossinière: un bijou patrimonial au cœur des Alpes vaudoises
29 août 2026
7e étape du Clou rouge: la commune de Rossinière possède un ensemble bâti et paysager de grande valeur. Comprenant plusieurs bâtiments emblématiques, parmi lesquels le célèbre Grand Chalet, ce village du Pays-d’Enhaut est un témoin de l’architecture traditionnelle de montagne et du savoir-faire local. Une politique intelligente et sensible a permis de préserver l’identité du village tout en accompagnant son évolution. Avec le soutien de la Commune de Rossinière, de PERET et des Amis de Château-d’Œx et du Pays-d’Enhaut.

Le hameau de Peissy 3 octobre 2026
Le hameau de Peissy est une ancienne paroisse, attestée dès l’an 912. Rattachée au prieuré de Satigny et située dans un mandement épiscopal, son territoire comprenait le bourg de Peney. Devenu protestant lors de la Réforme, Peissy conserva son autonomie jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, avant d’être intégré à la commune de Satigny en 1794. Il devint alors, sur le plan administratif, un hameau, tout en conservant plusieurs vestiges de son passé. Paisible et chargé d’histoire, Peissy reste pourtant peu étudié. La 9e étape du Clou rouge met en valeur ce patrimoine discret mais remarquable.
ROSSINIÈRE (VD)
m.à d.
PEISSY (GE)
m.à d.
z.V.g.
BRIG-GLIS

Samstag, 20. Juni 2026
Zeughaus Kultur, Glis
16.00 Uhr Preisverleihung
Begrüssung — Valeria Triulzi
Präsidentin Oberwalliser Heimatschutz
Fachliche Preisbegründung — Ludovica Molo
Präsidentin (ad interim) Kommission Wakkerpreis
Laudatio — Martin Killias
Präsident Schweizer Heimatschutz
Verdankung des Preises — Mathias Bellwald
Stadtpräsident Brig-Glis
Grusswort — Christophe Darbellay Staatsratspräsident des Kantons Wallis
Musikalische Begleitung der Preisverleihung durch den Tambouren- und Pfeiferverein Brigerbad
17.00 – 23.30 Uhr — Kulinarische Meile, Konzerte Gliserallee bis Dorfplatz Glis, Konzertabend mit Headliner Veronica Fusaro und Carillon-Spiel auf dem Dorfplatz Glis
Vielfältiges Rahmenprogramm von Freitag, 19. Juni, bis Sonntag, 21. Juni: wakker.brig-simplon.ch
Weitere Informationen zum Wakkerpreis: heimatschutz.ch/wakkerpreis
Wakkerpreis 2026 I Brig-Glis
Der Schweizer Heimatschutz zeichnet die Gemeinde Brig-Glis (VS) mit dem Wakkerpreis 2026 aus. Die Walliser Gemeinde fördert eine kulturell und sozial bereichernde Nutzung ihres baukulturellen Erbes und verbindet Tradition und Innovation auf vorbildliche Weise. Durch die sinnvolle Nutzung historischer Bauten, die Integration zeitgenössischer Architektur und die Anpassung der Stadträume an das veränderte Klima positioniert sich die alpine Stadt als resilienter und zukunftsorientierter Lebensraum.
Publikation – Eine ausführliche Broschüre inkl. Faltblatt zum Wakkerpreis 2026 (D/F) ist unter heimatschutz.ch/shop erhältlich (vgl. Seite 3). Zudem laden wir Sie unter heimatschutz.ch/rundgaenge zu einem digitalen Spaziergang durch Brig-Glis ein.


De Bons
David Gagnebin

Les deux bâtiments situés à l’avenue de Béthusy 80 et 82–84
Die beiden Gebäude an der Avenue de Béthusy 80 und 82–84

La toiture existante est remplacée par un attique en bois. Ein Attikageschoss in Holz ersetzt das bestehende Dach.
UNE DENSIFICATION RÉUSSIE DANS LE MILIEU BÂTI
La Distinction vaudoise de Patrimoine suisse 2026 est attribuée à un projet de transformation et de surélévation de deux immeubles à Lausanne. Ce projet démontre que la densification du milieu bâti peut répondre aux défis démographiques et environnementaux, tout en préservant les qualités du patrimoine existant.
La Distinction vaudoise de Patrimoine suisse 2026, qui a pour thème «patrimoine bâti et densification», est remise à l’intervention du bureau Bunq Architectes sur deux immeubles lausannois, sis à l’avenue de Béthusy, appartenant à La Foncière. Cette surélévation se distingue par la justesse de ses choix, la qualité de son exécution et l’attention portée au contexte, en tirant parti du projet initial de rénovation des façades pour engager une réflexion plus large sur l’évolution de l’ensemble.
Mentionnés à l’ISOS et dotés d’une note 3 au recensement architectural du canton de Vaud, les deux bâtiments situés à l’avenue de Béthusy 80 et 82–84 font partie d’un ensemble de logements édifiés à la fin des années 1930 par l’architecte Charles Kamer. Le vocabulaire Art déco, qui s’exprime dans les décors géométriques, les balcons et la porte d’entrée, confère à l’ensemble une identité reconnaissable et une valeur patrimoniale significative dans le quartier de Chailly.
La démarche du bureau Bunq s’inscrit donc dans une logique d’amélioration incrémentale, privilégiant des transformations progressives, qualitatives et socialement acceptables. En remplaçant la toiture existante par un attique en bois, le projet permet la création de six nouveaux logements sans emprise supplémentaire au sol. Implanté dans la partie centrale des bâtiments, ce nouveau volume préserve la composition symétrique d’origine tout en limitant l’impact volumétrique et visuel de l’intervention.
Une densification respectueuse du patrimoine
Cette rénovation a ainsi révélé un double potentiel: une densification mesurée par une surélévation et une amélioration
substantielle des performances énergétiques des bâtiments. En effet, la densification comporte des risques pour le patrimoine architectural, historique et paysager, qu’il s’agisse de la démolition de bâtiments de qualité, de la dénaturation des paysages urbains ou de la disparition du patrimoine immatériel lié à ces lieux, notamment les pratiques sociales et la valeur d’identification. Mais le projet a montré qu’il est possible de répondre aux objectifs de la loi sur l’aménagement du territoire – développement vers l’intérieur, limitation de l’étalement urbain et utilisation mesurée du sol – sans compromettre la qualité architecturale ni les valeurs patrimoniales.
Une nomination pour une démarche critique
La commission a parallèlement nominé la démarche critique et engagée du bureau detritus, centrée sur la transformation du bâti existant et la remise en question de la logique dominante de remplacement intégral dans le cadre fortement normé des établissements médico-sociaux. À travers une série de projets imaginés dans le cadre de concours, le bureau propose des alternatives crédibles, économes en ressources et attentives au contexte.
Mané Lindemann, présidente de la commission de la Distinction, et Muriel Thalmann, présidente de Patrimoine suisse, section vaudoise
Distinction vaudoise de Patrimoine suisse 2026
La cérémonie aura lieu le samedi 30 mai 2026 à Lausanne. patrimoinesuisse-vd.ch
VAUD
GENÈVE
CENTRES AÉRÉS
Après le succès de l’année passée, Patrimoine suisse Genève organise pour la deuxième fois consécutive des centres aérés dédiés au patrimoine: deux semaines durant les vacances estivales et une semaine durant les vacances d’automne.
Tout au long de la semaine, les enfants de 8 à 12 ans vivent un programme riche et stimulant: balades dans la vieille ville, montée au sommet de la tour de la cathédrale, baignades à Genève-Plage avec découverte de son architecture des années 1930... Chaque activité est pensée pour éveiller la curiosité, développer l’observation et encourager l’esprit créatif. À la fin de la semaine, les enfants repartent avec leur propre maquette, réalisée durant les ateliers — un souvenir concret de leur aventure.

FRIBOURG
LA GARE DE SUGIEZ SERA DÉMOLIE
En février 2026, le Tribunal fédéral a rejeté le recours de Pro Fribourg et de Patrimoine suisse, mettant ainsi un terme à quatre années de luttes, de démarches et d’espoirs pour la sauvegarde de la gare historique de Sugiez. Située sur la ligne Fribourg–Morat–Anet, la gare de Sugiez, avec sa halle aux marchandises et l’Hôtel de la gare, s’inscrit dans un ensemble ferroviaire cohérent et remarquable, dont plusieurs bâtiments — à Münchenwiller, Cressier, Pensier et Belfaux — ont pu être rénovés et valorisés.

BERN
HISTORISCHE POSTAUTOS
Die Region Bern hat in der Geschichte des Postautos immer eine wichtige Rolle gespielt: Die ersten beiden Linien führten ab 1906 von der alten Hauptpost am Bollwerk nach Detligen sowie zur Papiermühle in Ittigen. Die erste zentrale Werkstätte für Postautos wurde in der Engehalde gebaut. Zum Ende der 1960er-Jahre entstand auf dem Dach des Berner Bahnhofs der erste Busbahnhof der Schweiz. Die Geschichte des Postautos ist auch eng mit derjenigen der Schweizer Nutzfahrzeugindustrie verknüpft. Über Jahrzehnte hinweg bildeten in der Schweiz entwickelte und fabrizierte Fahrzeuge das Rückgrat der Postautoflotte. Im siebten Band der Schriftenreihe BauKulturErbe wirft der Autor Mario Gächter einen Blick zurück auf die Geschichte des Postautos von 1906 bis heute.
Historische Postautos des Trägervereins Historische Postautolinie BauKulturErbe Band 7, CHF 20.–bau-kultur-erbe.ch
ST. GALLEN / APPENZELL INNERRHODEN
MARKT INS WAAGHAUS VERLEGEN
Da die neu geplanten, permanenten Verkaufsstände mit dem weit ausladenden Dach auf dem Marktplatz in der Stadt St. Gallen nach mehreren Projektänderungen zu gross ausfallen, schlägt der Heimatschutz St. Gallen / Appenzell Innerrhoden mit Zustimmung des Vereins Marktfrisch vor, den ständigen Markt ins Waaghaus zu verlegen. Die derzeit ungenutzte Fläche auf der Ostseite des Waaghauses könnte zudem als attraktiver Aussenbereich für ein Café oder Restaurant genutzt werden. Mit diesem Vorschlag setzt sich der Heimatschutz für eine sinnvolle Nutzung des renovationsbedürftigen Kulturdenkmals ein – eine wichtige Investition in den historischen Bestand und eine sehr kostengünstige Gesamtlösung auch mit Blick auf die künftigen Unterhaltskosten.
pro-fribourg.ch
heimatschutz-sgai.ch
patrimoinegeneve.ch

GLARUS
FREIBAD YGRUBEN
ÖFFNET DIE TÜREN
Am Samstag, 6. Juni 2026, öffnet die Badi Ygruben in Glarus um 9.30 Uhr die Türen für alle baukulturell Interessierten. Zusammen mit dem Verein Pro Badi Glarus und der kantonalen Fachstelle Denkmalpflege und Ortsbildschutz gibt der Glarner Heimatschutz einen kurzen Einblick in die Geschichte der 1922 eröffnteten Badi Ygruben und der Badekultur in der Schweiz. Um Anmeldung wird gebeten unter info@glarnerheimatschutz.ch.
glarnerheimatschutz.ch
WINTERTHUR
SELBSTHILFE!
In den 1920er-Jahren herrschte in Winterthur Wohnungsnot. Die Stadt förderte Wohnbauprogramme für Arbeiter- und Handwerkerfamilien. So entstand nach Plänen von Franz Scheibler und Adolf Kellermüller die Siedlung Selbsthilfe. Der Name war Programm: Die meist armen Familien konnten statt Eigenkapital 10 Prozent des Kaufpreises als Arbeitsleistung erbringen. Zum 100-Jahr-Jubiläum der Siedlung in diesem Jahr gibt der Heimatschutz eine Broschüre heraus.

Selbsthilfe! 100 Jahre Eigenheim-Quartier Winterthurer Bau-Geschichten, CHF 10.–heimatschutz.ch/winterthur
28.2.2027
Ausstellung im Heimatschutzzentrum
abendrot.ch Bis am
Wir engagieren uns für sichere Renten und gesellschaftlichen Mehrwert

Tanja Schätti, Schweizer Heimatschutz

REINIGEN, EIN AKT DER GEMEINSCHAFT NETTOYER, UN ACTE SOLIDAIRE
Danielle Fischer, Architektin und Fachjournalistin
Der Bergsturz im Lötschental hat 2025 nicht nur die Häuser des Dorfes Blatten (VS) zerstört, sondern auch die Fassaden des nahen Weilers Weissenried mit einer festen Kruste aus Schlamm und Staub überzogen. Sie zu entfernen ist handwerkliche Massarbeit, die Peter Egloff vom Fachbetrieb für Denkmalpflege koordiniert. Ein Interview.
Outre la destruction du village de Blatten (VS), l’éboulement survenu en mai 2025 dans le Lötschental a aussi recouvert d’une croûte tenace de boue et de poussière les façades du hameau voisin de Weissenried. Son élimination est un travail artisanal sur mesure que coordonne Peter Egloff, avec son entreprise spécialisée dans la conservation et la restauration du patrimoine bâti. Interview.
Im Gemeindegebiet von Blatten sind die zwei Weiler Weissenried und Eisten vom Bergsturz am 28. Mai 2025 verschont geblieben. Das Lötschental bleibt eine wertvolle Kultur- und Naturlandschaft. Situés sur le territoire de la commune de Blatten, les deux hameaux de Weissenried et d’Eisten ont été épargnés par l’éboulement du 28 mai 2025. En dépit de cette catastrophe, le Lötschental demeure un paysage culturel et naturel de grande valeur. Foto: Firma Egloff – Fachbetrieb für Denkmalpflege
Wodurch zeichnet sich der Weiler Weissenried aus?
Peter Egloff: Die Wohn- und Nutzhäuser sind teilweise Hunderte Jahre alt, und von der Hangterrasse aus hat man eine eindrückliche Aussicht auf die Lötschenlücke und das Bietschhorn. Die dichte Anordnung der rund 70 Bauten mit einer Kirche erzeugt ein zusammenhängendes Bild mit Gassenzügen und Freiräumen. Wegen seiner nationalen Bedeutung ist der Ort seit 1994 im ISOS mit dem Erhaltungsziel A eingetragen. Die Schuttlawine ging zum Glück knapp daran vorbei. Die Häuser wurden jedoch durch den Schlamm und den Staub in der Luft von einer feinkörnigen, fest haftenden Partikelschicht eingehüllt. Nach dem schrecklichen Ereignis richtete sich die Aufmerksamkeit auch auf das unversehrte Weissenried als sogenannte Auslagerungssiedlung oder Filialdorf von Blatten. Der Ort ist nicht isoliert entstanden, sondern eng mit der Geschichte Blattens verbunden.
Was sind die Herausforderungen bei der Planung der Reinigung?
Grundsätzlich hat die im Jahre 1994 gegründete Stiftung Blatten die Leitung inne und finanziert vieles vor, was das Vorgehen erleichtert. Aber sie ist klein und hat sich bisher jährlich um ein oder zwei Objekte in der Region geküm-
Qu’est-ce qui caractérise le village de Weissenried?
Peter Egloff: Certaines habitations et certains bâtiments d’exploitation sont âgés de plusieurs siècles. Depuis le plateau, la vue est impressionnante sur le Lötschenlücke et le Bietschhorn. Les quelque 70 constructions en ordre serré autour de l’église forment un ensemble cohérent avec ses ruelles et ses espaces libres. Considéré comme d’importance nationale, le hameau est inscrit à l’ISOS depuis 1984 avec l’objectif de sauvegarde A. Par chance, la coulée est passée juste à côté le 28 mai 2025. Cependant, les maisons ont été couvertes d’une croûte tenace de particules fines déposées par le nuage de boue et de poussière. Après ce terrible événement, l’attention s’est tournée vers cette localité intacte pour reloger les habitants de Blatten. De fait, Weissenried ne s’est pas développé isolément: il partage une histoire commune avec le village disparu.
Quelles difficultés pose la planification du nettoyage?
Créée en 1994, la fondation Blatten assume la direction et préfinance beaucoup d’opérations, ce qui facilite la procédure. Mais c’est une structure modeste qui s’est occupée jusqu’à présent d’un ou deux objets par an dans la région. Après l’éboulement, elle a reçu en

peu de temps de nombreux dons. Elle doit maintenant adapter ses structures. La fondation s’efforce de dialoguer avec tous les propriétaires de Weissenried. Les conditions sont souvent différentes: certains objets appartiennent à plusieurs personnes et les avis divergent sur la manière de nettoyer les maisons. En outre, les propriétaires ne sont pas toujours assurés. Certaines assurances couvrent avant tout les procédés standards avec des machines, alors qu’un nettoyage à la main, respectueux des matériaux, n’est pas prévu. Une telle approche est problématique, car elle risque d’entraîner une perte irréversible de substance et d’endommager durablement le site. Mais il faut préciser que la fondation finance les coûts supplémentaires engendrés par le travail à la main.
À quoi faut-il veiller pour obtenir un bon résultat?
Au fil des siècles d’exposition au soleil, une couche noire s’est formée sur les façades en mélèze. Cette patine est une excellente protection contre les intempéries. Il serait fatal de l’endommager, voire de l’enlever, avec un Kärcher, une sableuse ou des brosses dures. Ces surfaces noires ont aussi une dimension esthétique et le nettoyage doit être uniformisé si l’on veut éviter un effet patchwork. La manière

Vorher und nachher: Ein Reinigungsmuster zeigt, wie der lehmige Schlamm von der Lärchenholzfassade gelöst wird – behutsam, ohne die Patina zu beeinträchtigen.
Avant et après: un échantillon montre comment la boue argileuse peut être retirée d’une façade en mélèze –avec précaution, sans endommager la patine.
mert. Nach dem Bergsturz hat sie in kurzer Zeit eine grössere Menge an Spendengeldern erhalten. Das erfordert nun strukturelle Anpassungen. Die Stiftung lädt alle Hausbesitzer und -besitzerinnen in Weissenried zu einem Gespräch ein. Ein wichtiges Thema sind die unterschiedlichen Voraussetzungen. Einige Objekte gehören mehreren Parteien, und die Vorstellungen, wie die Häuser gereinigt werden sollen, gehen auseinander. Zudem sind die Besitzer und Besitzerinnen unterschiedlich versichert. Einige Versicherungen übernehmen primär standardisierte Reinigungsverfahren, die häufig auf den Einsatz technischer Geräte ausgerichtet sind und eine differenzierte, materialgerechte Handreinigung nicht vorsehen. Das ist problematisch, denn so besteht die Gefahr irreversibler Substanzverluste und einer nachhaltigen Beeinträchtigung des Ortsbildes. Doch man muss auch sagen, dass die Stiftung die durch Handarbeit entstehenden Mehrkosten übernimmt.
Was muss für ein gutes Ergebnis beachtet werden?
An den Lärchenholzfassaden ist über die Jahrhunderte durch die Sonne eine schwarze Schicht entstanden. Diese Patina ist ein hervorragender Witterungsschutz. Es wäre fatal, sie mittels Hochdruckreiniger, Sandstrahler oder starkem Bürsten zu beschädigen oder sogar zu entfernen. Die schwarze Oberfläche ist aber auch ein ästhetisches
FREIWILLIGE GESUCHT
Die Reinigungsarbeiten in Weissenried werden von qualifizierten Fachkräften ausgeführt und geleitet. Zusätzlich werden vier Freiwilligentage organisiert, an denen interessierte Laien teilnehmen können. Vorkenntnisse sind nicht erforderlich, entscheidend sind Motivation und Freude.
Anmeldung unter: stiftung-blatten.ch
APPEL AUX BÉNÉVOLES
Les opérations de nettoyage à Weissenried sont menées et dirigées par des professionnels qualifiés. En outre, un chantier de quatre jours est proposé aux bénévoles intéressés par ces techniques. Aucune connaissance préalable n’est requise, seuls comptent la motivation et l’enthousiasme.
Inscription sur: stiftung-blatten.ch/fr

Merkmal, und um ein optisches Flickwerk auf den Fassaden zu vermeiden, soll das Vorgehen einheitlich erfolgen. Wie gereinigt wird, ist somit ein gemeinschaftlicher Entscheidungsprozess, den möglichst alle mittragen sollen. Um ein optimales Ergebnis zu erhalten, machen wir zuerst Reinigungsmuster. Da das tonhaltige Murgangmaterial stark haftet und durch Regen nicht ausreichend entfernt wird, kommen bei den Arbeiten meist Wasser und weiche mechanische Mittel wie Naturschwämme zum Einsatz. Wir können die geeigneten Reinigungstechniken vermitteln und die Aufgaben koordinieren. Abschliessend sind wir von der Stiftung Blatten mit der Qualitätskontrolle beauftragt. Ein Hauptkriterium wird das einheitliche Erscheinungsbild der Häuser sein.
Sie suchen zusätzliche Freiwillige für die Arbeiten?
Genau, in einer ersten Etappe haben letztes Jahr viele Freiwillige die Wege, Gebäudesockel und Fenster gereinigt. Von Mai bis Oktober 2026 werden wir nun die Fassaden von etwa 20 Häusern reinigen. Wir suchen Fachspezialisten und -spezialistinnen der Weiterbildung Handwerker in der Denkmalpflege, die uns vor Ort unterstützen und ihr Wissen an Studierende der Berner Fachhochschule des MAS Denkmalpflege und Umnutzung weitergeben. Diese werden dann an vier Freiwilligentagen die Arbeiten leiten.
PETER EGLOFF
Peter Egloff ist seit 1995 als freiberuflicher Restaurator für Holzobjekte und Architekturoberflächen tätig. Als Teilprojekt des Wiederaufbaus von Blatten verantwortet er die Reinigung von Aussenfassaden und Glasscheiben historischer Gebäude des Weilers Weissenried.
Peter Egloff travaille depuis 1995 comme restaurateur indépendant spécialisé dans les objets en bois et les surfaces des bâtiments. Dans le cadre de la reconstruction de Blatten, il est chargé du nettoyage des façades et des fenêtres des maisons historiques du hameau de Weissenried.
p-egloff.ch
de procéder doit être fixée au terme d’un processus commun, soutenu par le plus grand nombre. Afin d’aboutir à un résultat optimal, nous procédons d’abord par échantillon. Comme la coulée argileuse est très adhérente et n’est pas suffisamment éliminée par les pluies, nous devons utiliser généralement de l’eau et des moyens mécaniques doux comme des éponges naturelles. Nous pouvons prodiguer des conseils sur les techniques appropriées et coordonner les opérations. Nous sommes finalement mandatés par la fondation Blatten pour le contrôle qualité. Un critère principal sera de garantir une apparence uniforme des bâtiments.
Cherchez-vous davantage de bénévoles pour les travaux?
Exactement. L’an passé, de nombreux bénévoles ont nettoyé les chemins, les fondations des bâtiments et les fenêtres. De mai à octobre 2026, nous allons passer aux façades d’une vingtaine de maisons. Nous cherchons des spécialistes ayant suivi une formation complémentaire dans le domaine, qui puissent nous soutenir sur place et encadrer les étudiant-e-s de la filière MAS en conservation et restauration à la Haute école spécialisée bernoise. Ces derniers encadreront à leur tour les bénévoles lors d’un chantier de quatre jours.
Firma Egloff –Fachbetrieb für Denkmalpflege
DIE BADHÜTTE KEHRT ZURÜCK DES BAINS RENAISSENT DE LEURS CENDRES
Damaris Baumann, Architektin und Fachjournalistin
Der Brand der Badhütte Rorschach Ende 2024 hat eine Lücke hinterlassen – baulich, vor allem aber im kollektiven Gedächtnis der Stadt. Seither laufen die Arbeiten am Wiederaufbau, einer Bauaufgabe, die alles andere als alltäglich ist: Letztlich geht es darum, den identitätsstiftenden Ort zurückzugewinnen.
Mit dem Brand der Badhütte Rorschach am 23. Dezember 2024 verlor die Stadt nicht nur ein Wahrzeichen und bedeutendes Baudenkmal, sondern auch einen wichtigen Treffpunkt für die Bevölkerung. Gerettet werden konnte einzig das Eingangsportal mit Dachrand und Zierstützen.
Bereits am Morgen nach dem Brand kündigte Stadtpräsident Robert Raths den Wiederaufbau an. Aus denkmalpflegerischer Sicht wäre auch ein neuer Holzbau auf den bestehenden Fundationen möglich gewesen, wie der kantonale Denkmalpfleger Moritz Flury-Rova anmerkt. Da man sich nach dem Verlust für eine Rekonstruktion entschieden habe, sei es wichtig, dass diese «so nahe wie möglich am Original bleibt».

1923 liess die Stadt Rorschach (SG) eine Badhütte im Heimatstil erbauen. Bis in die 1960er-Jahre wurde geschlechtergetrennt gebadet.
En 1923, la ville de Rorschach (SG) a fait construire une Badhütte de style Heimatstil (bain clos, de type Kastenbad). Jusqu’aux années 1960, la baignade y était séparée selon le sexe.
L’incendie de la Badhütte Rorschach à la fin de 2024 a laissé un vide – architectural et, avant tout, au regard de la mémoire collective de la ville. Depuis le sinistre, les travaux de reconstruction battent leur plein, mais l’opération est tout sauf ordinaire: il s’agit en effet de reconstituer un lieu porteur d’identité.
Avec l’incendie des bains le 23 décembre 2024, Rorschach a perdu non seulement un emblème et un monument marquant, mais aussi un lieu de rencontre important pour la population. Seuls le portail avec son avant-toit et ses colonnes ouvragées ont pu être sauvés.
Au lendemain du sinistre, le maire Robert Raths a annoncé que le bâtiment serait reconstruit. Du point de vue de la protection du patrimoine, une nouvelle construction en bois sur les anciennes fondations aurait aussi été envisageable, estime Moritz Flury-Rova, conservateur des monuments historiques du canton. Mais comme on s’est décidé pour une reconstruction, il importe que celle-ci «reste aussi proche de l’original que possible».
Combiner les techniques nouvelles et traditionnelles
Maîtresse d’œuvre du chantier, Rowena Schmocker souhaite rendre la Badhütte à la population. Elle rassemble tous les documents historiques disponibles ainsi que les articles publiés depuis l’incendie. Dans ses dossiers figurent aussi des lettres personnelles de remerciements envoyées par des habitants. Certains passaient tous leurs étés dans le bâtiment et ont appris à nager dans les deux bassins intérieurs. Les plans détaillés de ce bâtiment à trois ailes, avec les toits en croupe conçus par l’architecte Karl Köpplin, ne figurent en revanche dans aucune archive. Lors de son inauguration en 1924, la Badhütte, conçue comme bains clos de type Kastenbad, correspondait aussi à la nouvelle perception du corps issue de la Lebensreform qui prônait le retour à la nature: ils ne proposaient pas seulement une infrastructure à vocation hygiénique, mais aussi deux grandes terrasses orientées vers le soleil.
Les plans ont été redessinés en se fondant sur des rapports, des photos et des relevés. À cet effet, le spécialiste des constructions historiques en bois, Martin Hoffmann, s’est penché durant deux semaines sur les décombres calcinées afin de reconstituer les structures et les dimensions. Des plongeurs ont repêché des éléments, et tout ce qui pouvait être réutilisé a été mis de côté.
La reconstruction des bains sera menée conformément à l’original avec du bois local. Les techniques modernes côtoieront l’artisanat traditionnel. Les assemblages seront préparés avant le montage à l’aide d’une fraiseuse CNC. Du bois de
Neue und traditionelle Techniken kombiniert Rowena Schmocker, die für den Wiederaufbau verantwortliche Bauleiterin, möchte der Bevölkerung ihre Badhütte «wieder zurückgeben». Sie sammelt alles, was an historischen Dokumenten verfügbar ist und seit dem Brand publiziert wurde. In ihren Unterlagen befinden sich auch persönliche Dankesbriefe aus der Bevölkerung. Einige haben jeden Sommer in der Badehütte verbracht und in den beiden Innenbecken schwimmen gelernt. Was in keinem Archiv mehr greifbar ist, sind die Originalpläne der dreiflügeligen Badeanstalt mit den charakteristischen Walmdächern des Architekten Karl Köpplin. Bei der Eröffnung im Jahr 1924 entsprach die als geschlossenes Kastenbad ausgebildete Badhütte gleichzeitig dem neuen Körpergefühl der Reformbewegungen. Sie bot nämlich nicht nur Bademöglichkeiten zur Hygiene, sondern auch zwei grosse, offene Sonnenterrassen in Richtung See. Anhand von Protokollen, Bildern und den Aufnahmen vor Ort werden die Pläne neu gezeichnet. Der Fachmann für historische Holzbauten Martin Hoffmann eruierte dafür zwei Wochen lang die konstruktiven Verbindungen und Masse aus den verkohlten Holzresten. Taucher bargen Bauteile vom Seegrund, und alles, was zur Wiederverwendung oder Rekonstruktion dient, wurde eingelagert.
Der Wiederaufbau der Badhütte erfolgt originalgetreu mit lokalem Holz. Dabei werden moderne Techniken mit traditionellem Handwerk kombiniert. Die historischen Holzverbindungen werden mit der CNC-Fräse zur Montage vorbereitet. Für die schlanken Balken in Originalmassen braucht es stabiles Kernholz. Wichtig ist, dass durch die Rekonstruktion nicht mehr Gewicht auf die 68 noch immer stabilen Eichenpfählungen gegeben wird.
Schon bauzeitlich wurde nicht allein mit traditionellem Handwerk gearbeitet, sondern «rationell und nach den neuesten verfügbaren Methoden, auch mit gesägten Balken», merkt Schmocker an. «Neben handgeschmiedeten Schraubenköpfen haben wir in der Konstruktion industriell gefertigte Nägel gefunden.» Der Holzbau steht zudem auf einem armierten Betonsockel.
Neu wird die Badeanstalt mit einer Brandmeldeanlage und einem IV-WC ausgestattet sein, auch die Küche wird modernisiert. Ob die Badehütte bauzeitlich dunkel gestrichen war oder aus rohem Holz bestand, gilt es noch zu klären.
Stiftung sichert Wiederaufbau und Zukunft
Mit der Gründung einer Stiftung sollen der Wiederaufbau und die Zukunft der Badhütte mit einem Budget von 6 Millionen Franken plus Betriebskosten gesichert werden. Ein Startkapital für die Stiftung Badhütte wurde im März 2026 durch die Bürgerversammlung gutgeheissen. Nach erfolgter Baueingabe richtet sich die Bauzeit nach dem niedrigeren Seepegel im Winter. Bis Baubeginn bleibt Schmocker mit Planung und kommunikativen Aufgaben beschäftigt. Das Interesse an den vier bisherigen Informationsveranstaltungen war gross. Spätestens 2028 soll wieder in der Badhütte gebadet werden können. Dann wird Schmocker zum ersten Mal selbst in der Badhütte baden gehen. Bislang war sie zwar gerne am See, aber noch keine Badhütte-Besucherin.
Ennio Leanza / Keystone

Nach dem Brand soll die Badhütte Rorschach möglichst nahe am Original wiederaufgebaut werden. Après l’incendie, la Badhütte de Rorschach doit être reconstruite au plus près de l’original.
cœur robuste sera utilisé afin de respecter les dimensions originales des piliers élancés. L’important est que la nouvelle construction ne pèse pas davantage sur les 68 pieux de chêne encore valides.
À l’époque déjà, tout n’avait pas été réalisé selon les méthodes traditionnelles. On avait travaillé «de manière rationnelle et recouru aux procédés les plus récents, avec des poutres sciées notamment, relève Rowena Schmocker. À côté des vis forgées à la main, nous avons aussi trouvé des clous de fabrication industrielle». D’ailleurs, l’édifice repose sur un socle de béton armé.
Les bains seront désormais équipés d’une installation d’alerte incendie, de WC pour les personnes à mobilité réduite et d’une cuisine moderne. Une autre question doit encore être tranchée: lors de la construction, avait-on peint le bâtiment de couleur sombre ou laissé le bois brut?
Une fondation pour la reconstruction et l’avenir Avec la création d’une fondation, la reconstruction et l’avenir des bains doivent être garantis grâce à un budget de 6 millions de francs, plus les charges d’exploitation. Un capital de départ pour la fondation a été approuvé en mars 2026 par assemblée communale. Dès que le permis de construire aura été délivré, les travaux seront menés en hiver lorsque le niveau du lac est au plus bas.
Badhütte
Verein, Rorschach badhuette-verein.ch
Jusqu’au début de la reconstruction, Rowena Schmocker est en charge de la planification et de la communication. Les quatre séances d’information organisées jusqu’à présent ont été très suivies. La Badhütte devrait rouvrir en 2028 au plus tard. La maîtresse d’œuvre pourra alors s’y baigner pour la première fois; car si elle se rendait déjà volontiers au lac, elle n’avait encore jamais visité ces bains.
UNTERWEGS MIT MORITZ CHEMIN FAISANT AVEC MORITZ
Rebekka Ray, Baukulturelle Bildung, Schweizer Heimatschutz
Massstab 1: 2'500 Gedruckt am 8.4.2026, 15:17 https://s.geo.admin.ch/bcmp5pfqmp0m



Der Bieler Moritz Flury-Rova leitet die Denkmalpflege des Kantons St. Gallen. Der «eingefleischte Städter» lebt seit 27 Jahren in Trogen und setzt sich mit Herzblut für das baukulturelle Erbe und das Dorfleben ein. Biennois d’origine, Moritz Flury-Rova dirige le Service des monuments historiques du canton de Saint-Gall. Ce «citadin impénitent» vit depuis 27 années à Trogen et s’engage avec passion dans la vie du village et en faveur de son patrimoine architectural.
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Schon der Weg nach Trogen ist eine Reise wert: mit dem Zug dem Bodensee entlang nach Rorschach, dann mit der NormalspurZahnradbahn steil hinauf nach Heiden und mit dem Postauto schliesslich nach Trogen im Kanton Appenzell Ausserrhoden, wo ich nicht nur den Winter, sondern auch italienische Eleganz vorfinde.
Moritz Flury empfängt mich auf dem grosszügigen Landsgemeindeplatz 1 , der von prächtigen Palästen gerahmt und am einen Ende durch die barocke Fassade der reformierten Kirche von Hans Ulrich Grubenmann abgeschlossen wird. Moritz schätzt die Betriebsamkeit und die Begegnungen am Platz. Er und seine Frau Simone, die hier wohnen, laden mit einigen Tischchen und Stühlen vor ihrem Haus zum Verweilen ein und verleihen dem Ort südländisches Flair. Damit schlagen sie einen Bogen zur Mitte des 18. Jahrhunderts, als die einflussreiche Familie Zellweger, die durch den Textilhandel zu Reichtum gekommen war, Eleganz in die bäuerliche Umgebung brachte. Auch die barocke Brunnenanlage
À lui seul, le voyage à Trogen vaut la peine: je longe le lac de Constance en train jusqu’à Rorschach, puis je grimpe à Heiden par la ligne à crémaillère avant de prendre le car postal jusqu’à Trogen dans le canton d’Appenzell RhodesExtérieures. J’y trouve non seulement l’hiver mais aussi une certaine élégance italienne.
Moritz Flury m’accueille sur la vaste Landsgemeindeplatz 1 , entourée de somptueux palais et close par la façade baroque de l’église réformée de Hans Ulrich Grubenmann. Mon hôte apprécie l’activité et les rencontres sur cet espace. Avec sa femme Simone, ils ont placé des tables et des chaises devant leur maison, une invitation à s’arrêter qui donne aux lieux une touche méridionale. Une sorte de retour vers le milieu du XVIIIe siècle lorsque l’influente famille Zellweger, qui avait fait fortune dans le commerce des textiles, importa l’élégance dans cet environnement rural. La fontaine baroque date de cette époque et est volontiers utilisée par les petits et les grands pour faire trempette.
Rebekka Ray
stammt aus dieser Zeit und wird heute nicht nur von Kindern gerne zum Baden genutzt.
Moritz führt mich in den Hof des imposanten Fünfeckpalastes 2 , dessen drei Gebäudeflügel ein Fünfeck um einen zentralen Hof bilden. Im Eingangsbereich macht Moritz mich auf das Perron aufmerksam und berichtet, dass der Bauherr Johann Caspar Zellweger Anfang des 19. Jahrhunderts einen trockenen Ausstieg aus der Kutsche habe errichten lassen, noch bevor der Strassenbau in Trogen einsetzte.
Einige Schritte weiter steht bereits der nächste (Bade-)Brunnen. Tatsächlich geht der Name der Gemeinde auf das althochdeutsche Wort «trog» (Trog, Napf, Wanne) zurück. An ein Bad ist auf unserem Rundgang allerdings nicht zu denken. Wir suchen im Gasthaus Rössli 3 Schutz vor dem garstigen Schneegestöber. Das etwa 300 Jahre alte Gebäude wurde in den letzten Jahren durch die Eigentümerin, die Stiftung Rössli Trogen, sanft und nach denkmalpflegerischen Kriterien saniert. Bei einer Tasse Kaffee erzählt mir Moritz, wie er zusammen mit sechs weiteren Personen 2019 eine Genossenschaft gegründet hat, die sich für den Erhalt des historischen Rösslisaals eingesetzt hat und diesen bis heute für unterschiedlichste Nutzungen verfügbar macht. Moritz erwähnt viele weitere private Initiativen, mit denen die Bevölkerung das Dorfgeschehen lebendig hält und Lücken in der klassischen Infrastruktur überbrückt.
Wir gehen am Bahnhof 4 vorbei – sein Fortbestand ist unsicher, er steht auf der Roten Liste – und gelangen durch die schmale Gasse im Oberdorf zurück Richtung Landsgemeindeplatz. Hinter dem Honnerlag’schen Doppelpalast werfen wir einen Blick auf das Haus, in dem die Künstlerin Sophie Taeuber-Arp ihre Kindheit verbrachte. 5 Schliesslich gelangen wir zu einem kleinen Weiher, der als Wasserquelle für die Feuerwehr dient. 6 An warmen Tagen gönnt sich Moritz hier ein erfrischendes Bad und denkt sich dabei vielleicht schon die nächste Aktion für seine Wahlheimat Trogen aus.
Wo leben Sie? Welchen speziellen Ort in Ihrem Umfeld möchten Sie uns zeigen? Schreiben Sie eine E-Mail an redaktion@heimatschutz.ch, und begleiten Sie Rebekka Ray auf einer Tour durch Ihre Umgebung.

We build your Design.
Moritz me conduit dans l’imposant palais pentagonal 2 , dont les trois ailes délimitent une cour centrale. Dans l’entrée, Moritz attire mon attention sur le perron et explique que le maître d’ouvrage, Johann Caspar Zellweger, a fait aménager au début du XIXe siècle un accès permettant de descendre au sec du coche, avant même que ne débute la construction de routes à Trogen.
Nous tombons un peu plus loin sur la prochaine fontaine(bains). D’ailleurs, le nom de la commune vient de trog, un mot de vieux haut allemand signifiant l’auge, l’écuelle, le bassin. Mais pas question de nous baigner. Face aux vilaines giboulées, nous cherchons refuge au restaurant Rössli. 3 Ce bâtiment, qui date de quelque 300 ans, a été restauré, avec soin et en respectant son histoire, par la fondation Rössli Trogen ces dernières années. Devant une tasse de café, Moritz Flury me raconte qu’il a fondé en 2019, avec six autres personnes, une coopérative qui veille à la préservation de la Rösslisaal, la salle historique du restaurant, et la met à disposition pour divers usages. Mon guide évoque les nombreuses initiatives privées par lesquelles la population anime le village et comble les lacunes de l’infrastructure habituelle. Nous passons devant la gare 4 – dont l’avenir est incertain, puisqu’elle figure sur la Liste rouge – et revenons en direction de la Landsgemeindeplatz par l’étroite ruelle im Oberdorf. Derrière le Honnerlag’scher Doppelpalast, nous jetons un coup d’œil sur la maison dans laquelle l’artiste Sophie Taeuber-Arp a grandi. 5 Finalement, nous arrivons à un petit étang qui sert de réservoir pour les pompiers. 6 Lorsqu’il fait chaud, Moritz Flury s’y baigne volontiers et réfléchit peutêtre à une prochaine action en faveur de son village de cœur.
Où habitez-vous? Voulez-vous nous présenter un lieu particulier près de chez vous? Envoyez un e-mail à redaktion@heimatschutz.ch et accompagnez Rebekka Ray dans votre univers.


OBJEKT
DETAILS
Landesmuseum ZH
Denkmalpflege: Historische Hightech-Holzfenster mit integrierten Sicherheitsmechanismen ARCHITEKTUR Christ & Gantenbein Architekten
FARBGESTALTUNG MIT FEINGEFÜHL
Das vom Haus der Farbe herausgegebene Buch Farbkultur in Appenzell Innerrhoden widmet sich der besonderen Farbigkeit der Appenzeller Häuser als prägendem kulturellem Merkmal. In der Streusiedlung entsteht über die Fassaden eine direkte farbliche Verbindung zur Natur – ein Zusammenspiel, das lange durch eine begrenzte Palette an Pigmenten selbstverständlich war. Mit der zunehmenden Vielfalt an Farben und Gestaltungsmöglichkeiten geriet dieses Gleichgewicht ins Wanken, sowohl auf dem Land als auch im Dorf. Das reich illustrierte Buch zeigt auf, wie die traditionelle Farbigkeit zeitgemäss weitergeführt werden kann. Es schärft den Blick für das feine, kontrastreiche, aber nie dominante Zusammenspiel von Farbtönen. Den Abschluss bilden hilfreiche Leitlinien für die Farbgestaltung von Häusern in Appenzell Innerrhoden. Natalie Schärer

Grün Stadt Zürich (Hg.): Zürichs grüne Wunderkammern. vdf Hochschulverlag 2026, 224 Seiten, CHF 49.–

Fabienne Sutter Sogo: Farbkultur in Appenzell Innerrhoden. Scheidegger & Spiess 2026, 144 Seiten, CHF 49.–
ZÜRICHS GRÜNE WUNDERKAMMERN
Als erste Stadt in der Schweiz hat Zürich 1989 ein Garteninventar angelegt und eine Fachstelle für Gartendenkmalpflege etabliert. Diese hat massgeblich dazu beigetragen, das vielfältige gartenkulturelle Erbe in der Stadt Zürich zu erhalten und weiterzuentwickeln, und war Pionierin für Gartendenkmalpflege-Fachstellen in anderen Schweizer Städten. Viele von Zürichs Grünanlagen – von ehemaligen Villengärten (wie zum Beispiel dem Park der Villa Patumbah) über die zahlreichen Freibäder und Uferpromenaden bis hin zu den Friedhöfen – konnten durch das kontinuierliche Engagement der Gartendenkmalpflege fachgerecht instandgestellt und gepflegt werden. Eine besondere Würdigung gilt Judith Rohrer, die von 1990 bis 2025 mit grosser Umsicht deren Leitung innehatte. Leserinnen und Leser dieser Zeitschrift kennen sie auch als ehemalige Präsidentin der Kommission für den Schulthess Gartenpreis des Schweizer Heimatschutzes 1998–2007. Das Buch «Zürichs grüne Wunderkammern» schaut zurück auf die ersten 35 Jahre der Fachstelle für Gartendenkmalpflege und zeigt dabei, wie wichtig ihre Arbeit für den Erhalt von qualitätsvollen und identitätsstiftenden Freiräumen in der Stadt ist. Regula Steinmann
ANTHOS: LE VILLAGE
Consacrée au thème des villages, l’édition 2026 d’Anthos, s’attache à comprendre ce que signifie concevoir le paysage en milieu rural à travers le prisme de l’architecture du paysage. Dans la première partie de l’ouvrage, articles, portraits et entretiens offrent une diversité de regards sur ces territoires, notamment en donnant la parole à celles et ceux qui y travaillent. Ils y mettent en lumière des pratiques ancrées localement, où la proximité avec le terrain ouvre des marges de liberté tout en posant des défis spécifiques. La seconde partie propose un best of de quinze projets d’architecture du paysage suisse actuels, révélant la diversité des situations et des échelles. Richement illustré, mêlant photographies, plans, cartes et graphiques, et complété par un reportage photographique de Ladina Bischof, cet annuaire bilingue allemand-français offre une lecture stimulante des paysages contemporains. Amanda Addo

FSAP – Fédération Suisse des Architectes Paysagistes (éd.): Anthos. Dorf I Village, Édition Hochparterre 2026, 176 pages, CHF 54.–
STANDARDWERK MIT SCHWEIZBEZUG
Die Enzyklopädie zur Erhaltung des architektonischen Erbes des 20. Jahrhunderts ist das Ergebnis eines Projekts der drei Hochschulen ETHZ, EPFL und Accademia di architettura di Mendrisio. Dieses neue Standardwerk zur Denkmalpflege des letzten Jahrhunderts ist eng mit der Schweiz verbunden. Besonders lesenswert ist der Beitrag von Nott Caviezel zur Erhaltung der Architektur des 20. Jahrhunderts in der Schweiz. Er bietet einen umfassenden Überblick zu Lehre, Forschung und Inventarisation in diesem Bereich und gibt anhand von Steckbriefen zu einzelnen Kantonen einen wertvollen Einblick in die jüngere Schweizer Denkmallandschaft. Wie Caviezel feststellt, hat sich in der von Kriegszerstörungen verschonten Schweiz ein «anderes, vielleicht unverkrampfteres, teilweise aber auch fahrlässigeres Verhältnis» zu diesem Erbe entwickelt als in den europäischen Nachbarländern. In der Tat: Die Denkmalpflege des Bestands des 20. Jahrhunderts entwickelt sich hierzulande zwar erfreulich, hat aber noch einen gewissen Weg vor sich – vor allem, was die Nachführung der Inventarisation bis zu den Bauten der 1990er-Jahre betrifft. Peter Egli

Natascha Beller: Plitsch Platsch Forever!
Spielfilm, 87 Minuten, erschienen März 2026

Romana Lanfranconi: Badi Dokumentarfilm, 24 Minuten, erschienen November 2025

Roberta Grignolo, Bruno Reichlin (Hg.): Salvaguardia del patrimonio architettonico del XX secolo. Un’enciclopedia storico-critica. Colmena Verlag 2025, 632 Seiten, CHF 95.–
FREIBÄDER IM FILM
Die beiden Schweizer Filme Plitsch Platsch Forever! und Badi drehen sich, trotz unterschiedlicher Ansätze, um dasselbe Thema: das Freibad als sozialer, emotionaler und gesellschaftlicher Ort. Beide Werke erzählen nicht nur vom Schwimmen oder vom Sommer, sondern auch vom Wandel und sogar vom Verlust öffentlicher Räume.
Im Spielfilm Plitsch Platsch Forever! (Regie: Natascha Beller) steht die elfjährige Pola im Zentrum. Sie will die örtliche Badi «Plitsch Platsch» retten, nachdem diese aus Spargründen vom Gemeinderat geschlossen wird und ihre beste Freundin wegzieht. Der Kinder- und Familienfilm erzählt eine Freundschaftsgeschichte vor einem gesellschaftlichen Hintergrund: Die Schliessung des Freibads wird zum Auslöser für Widerstand, Kreativität und politische Aktionen im Kleinen. Die Kinder organisieren sich, entwickeln Pläne und versuchen sogar die Stadtpolitik zu überzeugen.
Der 24-minütige Dokumentarfilm Badi (Regie: Romana Lanfranconi) geht anders vor, wirkt ruhiger und beobachtender, ist aber thematisch verwandt. Er begleitet Jugendliche über zwei Jahre in einem Schweizer Schwimmbad. Während sie dort Pommes frites essen, schwimmen und ihren Freiraum geniessen, verändern sich nicht nur sie, sondern auch die Badi selbst: Die orangefarbene Rutsche wird abgerissen und das Areal modernisiert. Damit verschwindet ein Stück ihrer Kindheit. Der Film zeigt, wie eng Erinnerungen, Identität und Raum miteinander verbunden sind. Während Plitsch Platsch Forever! das Thema des Wandels spielerisch inszeniert, arbeitet Badi mit dokumentarischer Beobachtung. Beide Filme machen sichtbar, wie schnell öffentliche Räume wie Freibäder verschwinden können – und wie stark sie im kollektiven Gedächtnis verankert sind. Plitsch Platsch Forever! läuft seit Mitte April in den Schweizer Kinos. Weitere Informationen, etwa zu den Vorstellungsdaten, sind online zu finden. Natalie Schärer
Plitsch Platsch Forever! swissfilms.ch
Badi doklab.com/badi
GESCHICHTE UND ZUKUNFT DER TRACHT HISTOIRE ET AVENIR DU COSTUME
Die Trachtenbewegung in der Schweiz steht in engem Zusammenhang mit den Ideen des Heimatschutzes. 1905 wurde der Schweizer Heimatschutz gegründet, der sich dem Schutz von Landschaft, Baukultur und kulturellem Erbe widmete. In diesem Umfeld entstand 1924 eine Trachten- und Volksliederkommission, die sich der Pflege und Erforschung der Trachten sowie der Volkskultur annahm und damit wichtige Grundlagen für eine organisierte Trachtenbewegung legte. Schon vor der Gründung einer nationalen Vereinigung gewann die Tracht in der Schweiz neue Bedeutung. Während der schweizerischen Landesausstellung 1914 in Bern, im Schatten des ausbrechenden Ersten Weltkriegs und der Spannungen zwischen Deutschschweiz und Romandie, waren Trachten noch wenig präsent. Erst in den folgenden Kriegsjahren wurden sie zunehmend zu einem sichtbaren Symbol der Heimat und des kulturellen Zusammenhalts.
Am 6. Juni 1926 wurde im Grossratssaal von Luzern die Schweizerische Trachtenvereinigung gegründet. Damit erhielt die Trachtenbewegung eine Plattform, die Menschen aus allen Regionen der Schweiz zusammenführte und die Vielfalt der regionalen Trachten sichtbar machte – über den Röstigraben hinweg, über den Gotthard bis in die rätoromanischen Regionen.

Le mouvement de défense des costumes suisses est étroitement lié aux idéaux de la protection du patrimoine. Fondé en 1905, Patrimoine suisse se consacrait à la préservation du paysage, de l’architecture et de l’héritage culturel. Dans ce cadre, une commission des costumes traditionnels et des chants populaires voit le jour en 1924, et se consacre à la préservation et à l’étude des costumes ainsi que de la culture populaire, posant ainsi des bases essentielles à l’émergence d’un mouvement structuré. Ainsi, avant la fondation d’une association nationale déjà, le costume prend une importance nouvelle en Suisse. Lors de l’Exposition nationale à Berne en 1914, les costumes étaient encore peu présents dans un climat à l’ombre de la Première Guerre mondiale et des tensions entre la Suisse alémanique et romande. Ils sont devenus un symbole éclatant de la patrie et de la cohésion culturelle dans l’après-guerre. La Fédération nationale des costumes suisses a été fondée le 6 juin 1926 dans la salle du Grand Conseil à Lucerne. Le mouvement de défense des costumes acquit ainsi une plateforme qui réunissait des gens de toutes les régions du pays et mettait en valeur la diversité des costumes régionaux – par-delà le rideau des röstis et le Gothard jusqu’à la Suisse rhéto-romanche.
Die Tracht selbst hat eine lange Geschichte. Das Wort stammt vom althochdeutschen «drahta» und gehört zum Verb «tragen». Bis heute steht die Tracht deshalb für mehr als historische Kleidung. Sie verkörpert Zugehörigkeit, handwerkliches Können und die kulturelle Vielfalt der Schweiz und verbindet Menschen über Generationen hinweg.
Für die Zukunft wünsche ich mir, dass die Trachtenvereinigung weiterhin ein Ort der Begegnung bleibt, der Menschen aus allen Regionen und Generationen zusammenbringt. Besonders wichtig ist es, junge Menschen für unsere Trachtenkultur zu begeistern und ihnen zu zeigen, dass Trachten nicht nur Geschichte erzählen, sondern auch Gemeinschaft, Kreativität und Freude vermitteln. Offenheit gegenüber gesellschaftlichen Veränderungen und neuen Perspektiven wird dabei entscheidend sein. Wenn es gelingt, Tradition mit Weiterentwicklung zu verbinden, bleibt die Trachtenvereinigung auch in Zukunft eine lebendige Stimme der kulturellen Vielfalt der Schweiz – getragen von Respekt vor der Vergangenheit und Zuversicht für kommende Generationen.
Le costume lui-même a une longue histoire. Attestée au milieu du XVIIe siècle, la «coustume» était la manière de marquer les différences d’âge, de condition et d’époque. Jusqu’à aujourd’hui, le terme ne désigne pas seulement un vêtement historique. Il incarne l’appartenance, le savoirfaire artisanal et la diversité culturelle de la Suisse. Il unit les gens par-delà les générations.
Je souhaite qu’à l’avenir, la Fédération des costumes reste un lieu de rencontre qui réunit des personnes de toutes les régions et générations. Il importe particulièrement d’intéresser les jeunes à cet aspect de notre culture et de leur montrer que les costumes ne racontent pas seulement des histoires, mais qu’ils favorisent le partage, la créativité et la joie. Une ouverture face aux changements sociaux et aux nouvelles perspectives est déterminante à cet égard. Si elle parvient à lier la tradition et l’évolution, la fédération demeurera une porte-parole dynamique de la diversité culturelle de la Suisse – portée par le respect du passé et la confiance dans les générations à venir.
Denise Hintermann Präsidentin der Schweizerischen Trachtenvereinigung
Silvan Bucher, Agentur syn
GESCHÄFTSSTELLE/SECRÉTARIAT
Schweizer Heimatschutz/Patrimoine suisse
Villa Patumbah
Zollikerstrasse 128, 8008 Zürich
T 044 254 57 00, info@heimatschutz.ch, heimatschutz.ch info@patrimoinesuisse.ch, patrimoinesuisse.ch
Geschäftsführer/Secrétaire général: David Vuillaume
VORSTAND/COMITÉ
Präsident/Président:
Prof. Dr. Martin Killias
Vizepräsident/Vice-président: Beat Schwabe
Übrige Mitglieder/Autres membres: Christof Tscharland-Brunner, Claire Delaloye Morgado, Monika Imhof-Dorn, Sabrina Németh, Muriel Thalmann, Caroline Zumsteg
SEKTIONEN/SECTIONS
Aargauer Heimatschutz
Präsident: Christoph Brun Gehrig
Geschäftsstelle: Lucienne A. Köpfli heimatschutz-ag.ch
Heimatschutz Appenzell Ausserrhoden
Präsidentin: Irene Hochreutener heimatschutz-ar.ch
Baselbieter Heimatschutz
Präsident: Angelo Tomaselli
Geschäftsstelle: Iris Werner heimatschutz-bl.ch
Heimatschutz Basel
Präsident: Marc Keller
Geschäftsstelle: Andreas Häner heimatschutz-bs.ch
Berner Heimatschutz
Präsident: Luc Mentha
Geschäftsstelle: Andrea Schommer-Keller bernerheimatschutz.ch
Pro Fribourg
Présidence: vacante
Secrétariat général: Sylvie Genoud Jungo pro-fribourg.ch
Patrimoine Gruyère-Veveyse
Président ad interim: Serge Castella monpatrimoine.ch
Patrimoine suisse Genève
Coprésidence: Pauline Nerfin, Lionel Spicher
Secrétariat: Sara Hesse patrimoinegeneve.ch
Glarner Heimatschutz
Präsident ad interim: Marc Schneiter
Geschäftsstelle: Sarah Maria Lechner glarnerheimatschutz.ch
Bündner Heimatschutz
Präsident: Patrick Gartmann
Geschäftsstelle: Ludmila Seifert heimatschutz-gr.ch
Protecziun da la patria Grischun dal Süd
Präsidentin: Franziska Preisig heimatschutz-engadin.ch
Innerschweizer Heimatschutz
Präsident: Dr. Remo Reginold
Geschäftsstelle: Pia Furrer innerschweizer-heimatschutz.ch
Patrimoine suisse, section Jura
Président ad interim: Toufiq Ismail-Meyer
Secrétariat: Gabriel Jeannerat patrimoinesuisse.ch/jura
Patrimoine suisse, section neuchâteloise
Président: Denis Clerc patrimoinesuisse.ch/neuchatel
Heimatschutz St. Gallen / Appenzell I.-Rh.
Präsident: Jakob Ruckstuhl
Geschäftsstelle: Annina Sproll heimatschutz-sgai.ch
Schaffhauser Heimatschutz
Präsidentin: Katharina E. Müller
heimatschutz-sh.ch
Schwyzer Heimatschutz
Präsidentin: Isabelle Schwander heimatschutz-sz.ch
Solothurner Heimatschutz
Präsident: Daniele Grambone
Geschäftsstelle: Selina Bleuel heimatschutz-so.ch
Thurgauer Heimatschutz
Präsident: Kurt Egger
Geschäftsstelle: Christina Pagnoncini heimatschutz.ch/thurgau
Società ticinese per l’arte e la natura (STAN)
Presidente: Tiziano Fontana stan-ticino.ch
Patrimoine suisse Vaud
Présidente: Muriel Thalmann
Secrétariat: Sophie Cramatte patrimoinesuisse-vd.ch
Oberwalliser Heimatschutz
Präsidentin: Valeria Triulzi oberwalliserheimatschutz.ch
Patrimoine suisse, section Valais romand
Président: Léonard Bender patrimoinesuisse.ch/valais
Zuger Heimatschutz
Co-Präsidium: Paul Baumgartner, Thomas Christmann
Geschäftsstelle: Regula Waller zugerheimatschutz.ch
Zürcher Heimatschutz
Präsident: Prof. Dr. Martin Killias
Geschäftsstelle: Bianca Theus, Christine Daucourt heimatschutz-zh.ch
FACHVERTRETER/INNEN/REPRÉSENTANT-E-S DES MILIEUX SPÉCIALISÉS
Ursula Boos, Lucie Hubleur, Damian Jerjen, Rahel Marti, Dr. phil. Friederike Mehlau Wiebking, Christoph Schläppi, Benedikt Wechsler
STIFTUNG FERIEN IM BAUDENKMAL/ FONDATION VACANCES AU CŒUR DU PATRIMOINE
Geschäftsführerin/Directrice: Christine Matthey ferienimbaudenkmal.ch vacancesaucoeurdupatrimoine.ch
SCHOGGITALER/ÉCU D’OR
Geschäftsleiterin/Direction: Loredana Ventre schoggitaler.ch, ecudor.ch
EHRENMITGLIEDER/MEMBRES D’HONNEUR
Marco Badilatti, Philippe Biéler, Denis Buchs, Dr. Caspar Hürlimann, Dr. Andrea Schuler
WERDEN SIE TEIL UNSERER GEMEINSCHAFT/REJOIGNEZ NOTRE COMMUNAUTÉ: heimatschutz.ch/newsletter patrimoinesuisse.ch/infolettre



IMPRESSUM/IMPRESSUM 2/2026
121. Jahrgang/121e année
Herausgeber/Éditeur: Schweizer Heimatschutz/Patrimoine suisse
Redaktion/Rédaction:
Natalie Schärer, Peter Egli (Leitung) Marlyse et Laurent Aubert (traductions)
Redaktionskommission/Commission de rédaction:
Lucia Gratz (Vorsitz), Architektin TU / MAS ETH
Hans-Ruedi Beck, MSE Raumentwicklung/ Landschaftsarchitektur
François Esquivié, architecte, auteur, traducteur/rédacteur
Karoline Wirth, Journalistin, Videobiografin David Vuillaume, Geschäftsführer Peter Egli, Architekt FH/MAS Denkmalpflege und Umnutzung
Druck/Impression: Stämpfli Kommunikation, Bern
Gestaltungskonzept/Maquette: Stillhart Konzept und Gestaltung, Zürich
Erscheint/Parution: vierteljährlich/trimestrielle
Auflage/Tirage: 18 000 Ex.
Adresse: Redaktion Heimatschutz/Patrimoine, Villa Patumbah, Zollikerstrasse 128, 8008 Zürich, T 044 254 57 00, redaktion@heimatschutz.ch, redaction@patrimoinesuisse.ch ISSN 0017-9817
Die Zeitschrift als Online-Ausgabe: heimatschutz.ch/zeitschrift Revue disponible en ligne: patrimoinesuisse.ch/revue
Ausgabe 3/2026 erscheint am 24. August 2026
Le numéro 3/2026 paraîtra le 24 août 2026
Adressänderungen: heimatschutz.ch/adressaenderung Changement d’adresse: patrimoinesuisse.ch/changement-d-adresse
Datenschutz: heimatschutz.ch/datenschutz Protection des données: patrimoinesuisse.ch/protection-des-donnees

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Die schönst en Bäder Les plus beaux bains CHF 20.–(CHF 15.–für Heimatschutzmitglieder, exkl. Porto) CHF 20.–(CHF 15.–pour les membres de Patrimoine suisse, port exclu)
Die schönst en Aussichten Les plus beaux points de vue
Die schönst en Bauten 1975–2000 Les plus beaux bâtimen ts 1975–2000 CHF 18.–(CHF 10.–für Heimatschutzmitglieder, exkl. Porto)
18.–(CHF 10.–pour les membres de Patrimoine suisse, port exclu)
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Schatzkis te: 30er-Packungen / Coffr e aux trésors: paquets de 30 écus à CHF 240. –Alle Preise exkl. Porto und Verpackung / Port et emballage exclus
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Schweizer Heimatschutz
Villa Patumbah Zollikerstrasse 128 8008 Zürich
Die schönsten Bäder


Schoggitaler / Écu d’or Rigis tr asse 20 5634 Merenschwand

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L’ Écu d’or. Depuis 80 ans, un trésor pour la Suisse. Der Schoggitaler. Seit 80 Jahren Gold wert für die Schweiz
Freibäder sind wichtige Zeugnisse der Bau-, Freizeitund Hygienekultur. Die dritte, vollständig überarbeitete Auflage der erfolgreichen Publikation versammelt Badeanstalten aus der ganzen Schweiz. Bewährte Einträge wurden geprüft und aktualisiert und um zahlreiche Neuentdeckungen ergänzt. Dieser Bäderführer gehört in jede Strandtasche und lädt dazu ein, das baukulturelle Erbe und unsere Wasserlandschaften bewusst zu schätzen und zu schützen.
Preis: CHF 20.–für Heimatschutzmitglieder: CHF 15.–
Zu bestellen unter heimatschutz.ch/shop

baignade aménagés de toute la Suisse. Les notices existantes ont été vérifiées et actualisées, puis enrichies de nombreuses nouvelles découvertes. Ce guide des bains trouve naturellement sa place dans chaque sac de plage. Il invite à apprécier et à protéger en toute conscience le patrimoine bâti ainsi que nos paysages fluviaux et lacustres.
Prix: CHF 20.–pour les membres: CHF 15.–
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