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sinon 13-ok

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Expressions

"SORTIR

DE L'HABITUDE, C'EST COMMENCER À VIVRE"

Expressions Libres : Le titre de notre édito reste le même parce qu'il évoque la posssibilité de dire ce que l'on pense. SINON est un magazine où la jeunesse témoigne librement de ses expériences de vie, développe ses opinions, fait croiser des pensées, tout simplement exprimées, souvent spontanées, parfois avec philosophie ou poésie.

Et là, en 2026, vous avez entre les mains le Tome 4 de la série "Une Jeunesse une époque", aventure éditoriale toujours aussi passionnante Après nous avoir dévoilé le fond de leurs préoccupations et de leurs rêves en 2023 et 2024, d'avoir écrit en 2025 sur les instants qu'ils aiment partager avec leurs aînés, le temps était venu, pour les très nombreux rédacteurs du magazine des jeunes de l'agglomération nazairienne (+ de 1000 à ce jour ont participé), d'aller voir encore ailleurs et de prolonger le temps des confidences.

Et si on sortait ? Tel est le titre de ce nouveau numéro qui sonne comme une invitation à laquelle les 15/25 ans ont répondu. Une opportunité offerte à la génération Z de s'exprimer sur ce besoin d'évasion, de prendre l'air…

L'occasion de parler de cet élan de vie face à un monde qui ne cesse de changer, et qui ne tourne d'ailleurs pas vraiment rond.

Le sommaire de SINON #13 est à nouveau alimenté d'un grand témoignage et de son portfolio, d'interviews, d'articles de fond, de chroniques et critiques culturelles diverses, mais aussi d'illustrations commentées et d'une bande dessinée qui fait réfléchir.

Le magazine est pop et beau, généreux et instructif. Une malle d'idées et de réflexions, un rendez-vous autour d'une question qu'on se plaît à vous poser : Et si on sortait ?

Et c'est quand et où vous voulez,

À souligner : SINON n’aurait pas été édité sans la confiance accordée par la cité scolaire et le site des Beaux-Arts de Saint-Nazaire, La Source à Saint-Nazaire, le service jeunesse de Montoir-de-Bretagne et tous les relais éducatifs actifs ainsi que les intervenants qui ont participé à ce numéro. Et bien entendu tous les jeunes qui font SINON

Avec le précieux soutien de :

Sinon c'est qui ?

Et si on sortait ?

Faire la fête ?

Sortie littéraire

Sortir la tête de l'eau

Un paradis artificiel

Et si on sortait au Kiosq

Interview de Guillaume Perret

La soirée Open Pulse selon Tess et Suzanne

Arts et lettres

Illustrer et commenter une sortie

50 témoignages de lycéens et d’étudiants sur le thème : Et si on sortait ?

Portfolio : 12 photos/ 12 poses pour illustrer le thème Si on sortait ?

Je t'emmène ?

Et si pour une fois c'était eux qui nous invitaient au voyage ? L'intro de la rédac'

Notre sortie en Brière

Découvrir, sentir et écouter le Grand Parc

Les micros de sortie

Retranscription de l'enregistrement du Podacst CastOr

Rubriques culturelles

Le quiz : Et si on sortait ?

Miam sans visa

Livres et BD

Jeu vidéo et série

Kadin & Inek de Léa Kutlay

Sylvain Geffroy© Bertrand Béchard

Sinon

C'EST QUI ?

COMITÉ DE RÉDACTION

Florentin Delacour

Améline Dhoosche

Margaux Delcourt

Théo Delporte

Léa Kutlay

LA SOURCE

Jasmin Alve

Kyriel Jennings

Zoé Lesueur

S. Samy

Iam_Thathane

Terminale TSTMG1

Terminale TSTMG2

Terminale TSTI2D1

Terminale TSTI2D2

Terminale TSTMG4

Classe de MLDS Pôle

Insertion arrivants

Classe préparatoire Internationale et Licence 3

PHOTOGRAPHIE BEAUX-ARTS

Bertrand Béchard

Terminale TG8

MAISON DES JEUNES DE MONTOIR-DEBRETAGNE

Laura Dronnet

Laura Pendu

Maël Dhinouraini

Flavien Herpin

Et si on sortait ?

Une question simple que l'on pose souvent à ses amis, sa famille ou à ses connaissances.

Une invitation à saisir ? Mais pour faire quoi ? Nous mettre en mouvement, physiquement mais aussi mentalement ? Mais avec qui ? Comment ? Pourquoi ? … Vaste sujet !

Tout d’abord, sortir ne nous aiderait-il pas à se sociabiliser ?

Sortir nous permettrait de se balader entre amis, d’aller vers l’autre, de faire des découvertes, nouvelles ou renouvelées, comme lorsqu’on visite un lieu culturel, que l’on va dans un bar, en ville ou à la campagne, ou faire « un date » ce rendez-vous à la recherche de l’ami. Sortir pour bouger donc, à pied ou en skate, mais en cogitant un peu, non ? Car c’est bien par la découverte qu’on réfléchira, c’est là qu’on développera notre esprit critique, qu’on ouvrira grand les yeux en pensant. On sort, on partage, des moments simples et tranquilles, des expériences qui mènent au débat, pour voir souvent les choses sous un autre point de vue, faire découvrir à notre esprit des éléments qui ne nous sont pas forcément familiers.

Allez ailleurs

Sortir nous permet aussi de quitter cette zone de confort où

l’on se plaît tellement d’être. Car sortir c'est oser, essayer quelque chose de nouveau, confronter ses peurs et accepter l'inconnu (sans forcément sauter à l’élastique !).

Cette petite sortie qui permettra de s'évader, de trouver l’inconnu et de passer souvent ce cap qu’on pensait trop éloigné mais finalement proche.

Et si on imaginait

Mais la sortie la plus courante demeure sans doute dans l’imagination de chacun. On va stimuler notre tête, on va explorer, on va se nourrir … . Regarder une série, se rendre au cinéma ou simplement lire permet d’échapper au monde réel, non ? Ce qui nous permettra d’incarner un personnage qu’on n’est pas. Qui n'a jamais rêvé d'être un pirate, un bandit ou une espionne ? Autrement dit : sortir en s'enfermant dans l'imaginaire pour mieux s'évader, pour inviter notre esprit à être inventif. Un paradoxe étonnant, pas vrai ? Sortir ne signifie pas uniquement concrétiser une activité, seul ou entre amis. Il s’agit aussi d’une question de volonté, faire un pas pour nous satisfaire de réaliser quelque chose qui sort de l'ordinaire, nous changer de manière temporaire ou pour la vie. Par ce pas de côté, nous devons

accepter d'ouvrir des portes pour voir ce qu’on pourrait y voir derrière.

Que la force soit avec toi ! Cette question '' Et si on sortait ? '' serait donc bien une invitation, tant à vivre plus pleinement son quotidien qu’à découvrir le monde sous une nouvelle perspective. On la saisit. À savoir qu’il n'est pas forcément nécessaire de voyager à l'autre bout du monde pour ressentir l’évasion. Il suffit d'un peu de motivation, d'énergie qui nous pousse à agir, pour persévérer malgré les obstacles.

Bien que l’on se pense libre, on est souvent enfermé dans son propre monde. Métro, boulot, dodo, ce cycle infini se répète pour la plupart d'entre nous. Nous sommes aussi contraints à cause de l’évolution technologique que la société s’applique à nous imposer. Nous en sommes même dépendants. C'est dans ce contexte-là que l’idée de ''sortir'' est vraiment importante. Quitter ce monde qui nous cloisonne et nous ralentit vers cette liberté si importante pour s’épanouir… Faire le premier pas est l'étape la plus importante ! D’où cette question à se poser en premier lieu ensemble : Et si on sortait ?

Faire la fête

Les corps respirent trop près les uns des autres, peau frottée contre peau, la chaleur monte, descend, se glisse dans chaque pli. Cheveux tombent sur les épaules, les mains passent sans chercher à savoir, les regards se croisent et s’accrochent, la lumière découpe des silhouettes qui vibrent, qui bougent, sans jamais rien dévoiler, tout suggérer.

Les rires éclatent, tremblants, un peu fous, les souffles se mélangent, rapides, chauds, incertains. Les odeurs se répondent, se superposent, se frôlent, on s’approche, on recule, on se cherche, on laisse deviner, on laisse imaginer.

La musique résonne dans les murs et dans les corps, elle fait battre les ventres, frissonner les cuisses, ça passe par les bras, les dos, les épaules, ça tangue, ça glisse, ça se mélange. On parle à voix basse, on rit à voix haute, on effleure, on frôle, on invente, on s’invente on se devine sans rien montrer.

La nuit et la lumière jouent avec les formes, les silhouettes se transforment, se déplacent, se perdent.

La sortie littéraire

Par Margaux Delcourt
"Sans doute l’un des moyens les plus puissants pour s’ouvrir vers de nouveaux horizons."

Chez soi ou ailleurs, le livre est un compagnon de route pour s’émouvoir, rire, se faire peur au fil des pages. Peu importe les sujets, tout le monde peut y trouver son compte ! La lecture nourrit notre imaginaire et peut même nous rassembler autour d’un verre, pour le plaisir d’en discuter.

Un livre pour sortir ?

C’est le moment de se poser, de prendre un bouquin, on démarre par la première page, le premier mot et c’est parti. On se lance et on s’arrêtera à la fin. Une page après l’autre, l’esprit grand ouvert, prêt à faire un pas vers l’ailleurs. Trouver de quoi suivre le chemin tracé par les mots écrits par l’auteur, ceux imprimés sur du papier, ou que l’on déroule sur sa tablette. Sans doute l’un des moyens les plus puissants pour quitter ses habitudes, s’ouvrir vers de nouveaux horizons. Un livre qui nous suit pour le voyage. Un livre pour le canapé du salon, ou sur la serviette de plage. Dans

tous les cas avec son bouquin on lâche prise. La sortie grâce à l’histoire que les écrivains (et les illustrateurs, car n’oublions pas la bande-dessinée) ont souhaitée partager, avec un roman, un conte, un essai, un poème, une pièce de théâtre…. Chacun y trouvera son compte, selon les goûts des uns et des autres.

Ça peut cogiter Eh bien oui, c’est en lisant que le monde se dévoile, pour découvrir l’inattendu ou l’information que nous n’avons pas encore, tout ce qui éveillera notre curiosité, nous renseignera sur la réalité ou ouvrira notre imaginaire. Et aussi pour se détendre et pourquoi pas s’éclater. Avec un bon thriller, un super polar, de la folle sciencefiction, une romance émouvante… la lecture nous fait cogiter, les méninges fument. On lit pour être accro, à un héros, un super-héros, aux bons comme aux mauvais. D’autres liront pour en savoir plus sur leurs hobbies, sur l’actualité, leur science préférée, l’Histoire… La liste est longue pour s’émouvoir

d’un monde merveilleux ou s’étonner d’un fait divers. Le livre, miroir aussi de nos sociétés. On dit qu’on « sort en lisant les mots du monde ».

Ça se partage Et si on lisait pour sortir ensemble ? Parce que se retrouver seul avec le livre n’empêche pas la discussion. Bien au contraire. On récupère le livre sur conseil d’une amie. Parce qu’on a adoré le premier chapitre on en discute au téléphone ou à la fac. Pour un débriefing au café parce que l’ouvrage est génial ! On est sorti grâce à un livre qu’on a partagé. Plus tard on ira ensemble pour voir son adaptation au cinéma ou au théâtre. L’occasion d’un nouvel échange à la sortie !

Le livre, un compagnon de route avec son histoire et son auteur. Gardien de nos rêves pour la sortie idéale !

©
Léa Kutlay

Sortir la tête de l’eau…

Qu'est-ce qui me pousse à plonger dans le grand bain ? Le besoin criant de sortir. En tant que nageur de haut niveau en paranatation adaptée, l'échappée a lieu dans l’effort physique. Chaque longueur est une libération, au gré de mes mouvements à la surface de l’eau fluide.

Le sport me fait sortir. Dit de cette façon l’action peut paraître concrète, mais en y pensant bien, elle présente beaucoup de nuances. De mon point de vue de sportif, j’associe et questionne l’idée de sortir à celle de s’évader. Il s’agit de sortir du cadre pour refouler des contraintes, des attentes, des devoirs et m’échapper du moule dans lequel on me pétrit à longueur de journée. J’ai besoin de sortir pour ne pas exploser. Le mot est fort, mais il s’agit pour moi d’un acte de préservation, parfois urgent. S'évader est une soupape de sûreté. J’en possède plusieurs, et nager en est une.

Le plaisir de nager comme évasion C’est donc l'eau, un élément

primordial, qui me permet de glisser, d’être à l’aise. Un espace aquatique dans lequel j’ai trouvé l’aisance de me mouvoir depuis une bonne décennie. Huit années à perfectionner les bien nommées crawl et dos en compétition. Pour ainsi dire, j’ai eu l’honneur et la chance d’intégrer l’équipe de France de paranatation adaptée en 2023. Au-delà du plaisir de la glisse, on en arrive donc à l’idée de la performance. Mais cette idée de succès sportif est-elle l’unique objectif personnel pour vouloir sortir et m’évader ?

“Une purge du réel” Ici, mon regard de sportif de haut niveau importe beaucoup, je concrétise une discipline qui m’anime. Mon point de vue d’autiste Asperger s’y ajoute. Je vois la natation comme une purge du réel, une porte de sortie face aux temps troublés par l’actualité et les tracas du quotidien, un endroit calme et paisible. Voici comment j’imagine l’évasion par le sport. Une fois englouti par le bassin, l’eau est la seule chose qui importe. Le brouhaha disparaît au profit du silence. Enfin, j’éprouve

une sensation de vitesse sans fournir d’effort, jouxtant avec celle du liquide glissant le long de mon corps.

MENS SANA IN CORPORE SANO

Un esprit sain dans un corps sain - Dixième Satire de Juvénal

Dans sa globalité, le sport est un appel à l’évasion. Qu’il se pratique dans un environnement dédié ou chez soi, seul ou entouré, pour le loisir ou comme activité professionnelle, il est un espace de décompression. Il suspend un instant la réalité et ses obligations. Par le mouvement, il contribue autant au bien-être physique qu’à l’équilibre mental. Le sport de haut niveau, pour moi, est une manière de dépasser mes limites théoriques. Le travail mené avec l’équipe de France de paranatation adaptée s’est concrétisé par plusieurs titres mondiaux. Ce palmarès, dont je suis fier, était inimaginable pour moi il y a quelques années. Finalement, l’évasion ne permetelle pas simplement de sortir la tête de l’eau, mais aussi de laisser l'inattendu se produire ?

Par Florentin Delacour
"Je vois la natation comme une porte de sortie face aux temps troublés par l’actualité et les tracas du quotidien."
© David
Daunis

Un paradis artificiel

Entre promesse de liberté et risque de dépendance, l’intelligence artificielle s’invite partout dans notre quotidien. Pour les jeunes, elle peut devenir un véritable copilote : trouver un bar sympa, organiser une sortie ou découvrir de nouveaux horizons en quelques clics. Mais derrière cette amie ultra-connectée, une question demeure : l’IA nous aide-t-elle vraiment à nous évader… ou finit-elle par nous garder sous algorithme ?

L’IA, ce pote ?

On nous avait promis des voitures volantes, des robots pour faire notre vaisselle ; finalement, on se retrouve avec… l’IA. Bien sûr que vous la connaissez : c’est elle qui, aujourd’hui, dans notre quotidien, nous assiste ; c’est un peu devenu notre meilleur pote. Ce pote peut tellement nous simplifier la vie sur des questions du quotidien : effectuer des recherches, nous rassurer, nous planifier des sorties ou des soirées et, aussi fou que cela puisse paraître, nous faire rencontrer des gens.

Plutôt mal accompagné que seul ?

La jeunesse a besoin de partir, courir, se distraire, s’évader, visiter, réfléchir, tester, écrire… Aujourd’hui, pour le bien de tous, ce pote peut rendre tout cela encore plus facile. De quoi repérer les meilleurs spots pour aller boire un verre, dénicher la meilleure offre et un restaurant pas cher et délicieux autour de chez soi. S’intéresser à de nouveaux domaines, sortir de sa zone de confort, finalement, pour découvrir de nouveaux horizons. Elle permet d’imaginer les meilleures choses pour nous, de faire s’évader notre esprit… Les cours, les activités, l’administratif : tout ça, l’IA peut nous aider à le faire pour gagner du temps et pouvoir ensuite sortir et profiter ! Certains vont dire que l’IA est dangereuse, qu’elle enferme au contraire les gens, et même qu’il pourrait être question d’insécurité. À l’ère où nous la retrouvons partout dans notre quotidien, elle en fait partie avec de nombreuses controverses. Finalement, faudrait-il plutôt se retrouver seul que mal accompagné ?

Liberté ou dépendance ?

Pourtant, tout le monde préfère éviter la solitude : c’est comme ça, c’est humain. Les pays font tout pour être pionniers dans le domaine, ce qui entraîne l’innovation et la croissance de l’IA dans le monde. Les personnes les plus méfiantes restent évidemment les anciennes générations, un peu comme à une époque ceux qui boycottaient Internet ; pour elles, ce n’est rien de plus qu’un énième outil à la mode dans notre société. Finalement, je pense qu’il n’est pas tant question de bien ou de mal. Chacun a son avis sur la chose et, au fond, il est surtout question d’utilisation. Qui, ici, peut affirmer, face à des modèles d’IA utilisés pour détecter des tumeurs plus tôt et soigner plus rapidement certains cancers, qu’il ne veut pas de son utilisation dans notre société ?

À l’inverse, beaucoup vont dire que cette amie, synonyme de liberté, va nous abrutir et nous rendre complètement dépendants. C’est finalement cela l’enjeu principal : non, ce n’est pas de savoir si elle est "bien" ou "mal", mais de savoir si, demain, nous pourrons encore nous passer d’elle pour être simplement libres.

Par Théo Delporte
"Pour les anciennes générations, l’IA n’est rien de plus qu’un nouvel outil à la mode."

Open Pulse

AU KIOSQ À SAINT-NAZAIRE

Interviews par Florentin Delacour

LA MUSIQUE : EXCELLENT PRÉTEXTE POUR SORTIR.

L’immense saxophoniste Guillaume Perret le sait. Il a lancé depuis 2025, deux jeudis par mois, les soirées jamsessions Open Pulse au Kiosq à Saint-Nazaire. L’idée : Ouvrir la scène du café à tous musiciens, confirmés ou amateurs, qui voudraient jouer ensemble, sans leader et sans partition, pour que le jazz se fonde au funk ou au hip-hop… On y vient pour se donner en concert, rencontrer d’autres musiciens, expérimenter, devant un vrai public. Interviews.

Quelle est l’idée derrière Open Pulse ?

Open Pulse est né d’une envie simple : offrir à SaintNazaire un espace vivant où la musique respire librement et où chacun peut prendre la parole. Un moment de partage où professionnels, étudiants, amateurs et curieux se rencontrent sans hiérarchie, avec bienveillance. Le Pulse, c’est le battement commun ; Open, l’ouverture. Deux fois par mois, pour lancer la soirée, j’invite des musiciens parmi les plus actifs de la région, souvent programmés en festival. Beaucoup acceptent de jouer sans filet. Selon les invités, nous préparons un répertoire ou improvisons totalement, du rock à l’électro, du jazz aux musiques traditionnelles. Ce premier set est à la fois pédagogique — me mettre

en situation réelle d’adaptation — et un cadeau pour le public, avec toujours une exigence de haut niveau. Ensuite, la scène est ouverte à tous.

Le jam n’est-il pas une forme d’évasion du fait de l'improvisation ? Improviser, c’est affronter l’instant. La jam met chacun face à son écoute, son adaptation et sa capacité de discours. Tout repose sur le dialogue. C’est une école d’humilité et de décision. Ce que j’attends des musiciens: prendre la parole franchement, mener, puis se mettre clairement en retrait pour accompagner celui ou celle qui prend le lead. Le silence choisi est aussi une forme de jeu. Cet équilibre transforme une cacophonie monotone en architecture riche, où musiciens et public partagent une même énergie vivante.

Y a-t-il une volonté de s’évader des circuits traditionnels ?

Au contraire, il s’agit de compléter le paysage. Les scènes institutionnelles sont essentielles. Issu du conservatoire, je me suis aussi énormément formé sur le terrain : la jam c’est l’école vivante. Elle m’a poussé à explorer toutes les musiques et à jouer avec tous les niveaux. Je trouve admirable d’être capable de créer avec un musicien impressionnant autant qu’avec un débutant. Pour moi, un bon musicien est celui qui fait sonner le groupe, quel qu’il soit. Open Pulse est un espace artistique, pédagogique et humain, pour créer du réseau, tisser des liens, faire naître des projets et parfois trouver du travail.

J’aimerais que cette dynamique dure, au-delà même de ma présence.

Guillaume Perret

Suzanne

En quoi jouer d’un instrument est-il une forme d’évasion ? Une sensation de sortir…?

Je viens au kiosq jouer à ces jams depuis la première organisée par Guillaume Perret en septembre 2025. Je ne connaissais pas du tout le concept des jams et c’était tout nouveau pour moi. Cela m’a permis de découvrir plein de choses, notamment jouer avec d’autres musiciens en totale improvisation. Je fais du saxophone depuis 1 an mais j’ai réellement appris à jouer, et progresser, avec mon saxophone au Kiosq. Les jams m’ont fait sortir de ma zone de confort en me faisant découvrir l’improvisation, l’écoute des autres, ne pas jouer en continu. J'espère que ce concept continuera pour permettre à d’autres jeunes comme moi de venir apprendre leur instrument par l’improvisation, selon moi la meilleure façon d’apprendre.

Tess

Tess

En quoi participer à cette scène (où l’on peut improviser avec d’autres), est-il selon vous une façon de sortir d’une zone de confort ? Contrairement aux concerts les morceaux de jam n’ont pas été répétés. Je monte sur scène sans savoir ce que je vais jouer, devant m’adapter à des styles avec des musiciens que je ne connais pas. Il faut alors accepter de ne pas être en contrôle, de se mettre en risque car parfois le morceau ne décolle pas. À l’inverse, on peut vivre des moments de réelle alchimie, où l’on semble être en télépathie avec les musiciens dans un moment de partage, de voyage musical. Il y a un réel aspect humain : ces jams permettent de rencontrer des musiciens locaux, de s’initier concrètement à être à l'écoute et d’ajuster son équilibre, la place de chacun.

En quoi le Kiosq est-il devenu un lieu de sortie emblématique à Saint-Nazaire ?

Le Kiosq est un bar qui réunit diverses générations. Les lycéens s’y retrouvent régulièrement pour sortir, partager un moment convivial sur la terrasse ou musical dans le bar, mais des adultes de tout âge également. Il suffit d’être un peu ouvert pour pouvoir rencontrer des personnes d'horizons bien différents ! Il me semble nécessaire de souligner la qualité de la programmation du Kiosq. Personnellement, c’est en y allant que j’ai découvert le monde de l'improvisation dans sa pratique même, avec des événements comme les jams, le Volcanic Club ou bien encore de très bons concerts. Le Kiosq a développé une scène importante de Saint-Nazaire.

Arts & lettres

CARNETS DE SORTIES

Par la classe préparatoire et L3 des Beaux-Arts - Site de Saint-Nazaire

Les étudiants des Beaux-Arts du site de Saint-Nazaire ont saisi l'occasion de présenter avec imagination des créations plastiques aux techniques diverses, et d'écrire de courts textes, en rapport avec la thématique de SINON#13 : "Et si on sortait?"

Saint-Nazaire l'océan

Linogravure Anastasiia Havrylets

Classe prépa. InternationaleBeaux-Arts

L'imaginaire et le rêve puisent dans le nouveau et l'inconnu pour se construire. Il faut donc sortir de chez soi et découvrir pour se laisser rêver et s'évader. C'est donc à l'extérieur que l'on peut puiser dans nos trouvailles pour construire notre intérieur propre et élever notre imagination.

Anatole Vongkoth - Classe prépa. Internationale - Beaux-Arts

Sans titre Crayon de bois

La rencontre

Ils ne se connaissaient pas encore, et pourtant quelque chose les reliait déjà. Assis côte à côte, l’amour naît sans bruit, dans la simplicité d’un instant partagé. La rencontre amoureuse est ce frisson discret où deux histoires commencent doucement à s’écrire ensemble.

Noée Poilane - Classe prépa. Internationale - Beaux-Arts

Crayon feutre

Le port industriel disparaît au loin, remplacé par la campagne qui file très vite.

Je retrouve la Nantes que je connais. J’ai juste le temps de voir le château et soudain le train s’arrête.

Je suis rentrée.

La foule est pressée et moi aussi.

Je marche vite.

Nous marchons vite.

Il est 19 heures, je me fraye un passage, le petit chat m’attend

Maelwenn Remaud - L3 - Beaux-Arts

Gare Nord Dessin numérique

Afternoon Peinture acrylique

En tant que Chinois vivant à Saint-Nazaire depuis peu, je découvre encore cette ville au bord de la mer. J’aime aller vers le port en fin d’après-midi, boire un verre et regarder l’océan. En quittant ce que je connaissais avant, je m’habitue peu à peu à ce lieu et aux rencontres qui arrivent.

ZHU Lucien Zimu - Classe prépa. Internationale - Beaux-Arts

Dans l’ombre, deux âmes se frôlent, se devinent, puis s’unissent sans un mot. C’est là que naît l’évidence : les âmes sœurs ne s’inventent pas, elles se reconnaissent dans l’intensité d’un instant.

Noée Poilane - Classe prépa. Internationale - Beaux-Arts

Âme sœur crayon feutre

Sans titre craie grasse et crayon de bois

J’ai découvert par hasard le plus collectif des sports individuels : le taekwondo.

On m’a appris à me défendre, à frapper, à faire mal, en prenant le plus grand soin de la personne face à moi. On m’a appris à m’arrêter à quelques centimètres de son visage en y mettant toute ma force, à faire confiance et à mettre en confiance.

Lili Jamonneau - Classe prépa. Internationale - Beaux-Arts

Le Grand Témoignage

& SON PORTFOLIO

250

jeunes de l'agglomération nazairienne ont participé au Grand Témoignage (un ou deux témoignages par jeune) de SINON #13 Et si on sortait ?

2

formes d'expression écrite : une courte phrase et une version longue pour un texte plus explicatif.

1

3

grandes questions ont été transmises aux jeunes : Comment et pourquoi je sors, avec qui, et où ?

56

témoignages ont été sélectionnés sur les 400 reçus. À l'instar de l'année passée un choix difficile et contraint, fait en proportion du nombre de participants et de la pagination du magazine. portfolio réalisé par le photographe nazairien

Bertrand Béchardassocié pour l'occasion à notre magazine, avec la collaboration d'élèves de Terminale Philisophie (option arts plastiques, musique).

12

thèmes en lien avec la question Et si on sortait ? ont été mis en scène par les élèves pour jouer et poser devant l'objectif de Bertrand Béchard.

SORTIR...

Comment et pourquoi ?

LE PAYSAGE

Alina Magnalyuk TSTMG1

Les photos de paysages me procurent un sentiment de bonheur immédiat, c’es t une véritable thérapie. Pourtant, le plus souvent, une photo ne parvient pas à retranscrire la beauté de la nature : une rue le soir, la lune, une forêt verdoyante à six heures du matin, où il n'y a âme qui vive, seulement la nature et les oiseaux. Je suis contente de ressentir cela, ça n'arrive pas tous les jours, mais quand j'ai envie de prendre une photo, ça me ressource et ça me fait réaliser qu'il y a des choses dehors dans lesquelles je vois la beauté.

Kenzo Paredes TSTMG2

Lény Perrais TSTI2D2

« Rester enfermé longtemps limite mes sensations et augmente ma fatigue mentale »
« Sortir de nos écrans permet de créer des liens plus forts et moins artificiels »

APPRÉCIER

Lilie Sion TSTMG1

Tu me proposes de venir courir un matin, de regarder les étoiles sans parler, de faire une balade à vélo, d’aller danser sous la pluie, de bronzer toute la journée, de faire une randonnée à la montagne l’été ou l’hiver, d’aller boire un verre en terrasse le soir ou bien un café l’après-midi, de partir skier ou nager avec les poissons, de manger un fast food ou de déjeuner dans un grand restaurant, de transpirer au Pilates ou à la boxe, d’aller voir un match de foot ou un ballet de danse classique : dans tous les cas je serai partante.

NOS CINQ SENS

Marie Garel TSTMG2

Le monde réel se distingue du monde dans ma tête. Le monde réel, c’est tout ce qu’on sent avec nos cinq sens : le vent sur le visage, le bruit des voitures dans la rue, l’odeur de la pelouse tondue, le goût de la framboise cueillie et l'arc-en-ciel après la pluie. C’est vivant et parfois même fatigant. Le monde dans ma tête est plus calme : les histoires dans les livres, les films, les rêves quand on est seul. Ma chambre est mon refuge, bien décorée. C’est ici que je lis des romans d’amour, que je révise pour apprendre des choses.

Clara TG09

« La nuit libère nos corps quand la société nous oppresse. »

FAIRE LE CHOIX

Sabianne Morand

TSTMG2

Un soir des amis m’ont proposé de sortir. Sur le moment je n’en avais pas envie, j’étais fatiguée. Pourtant j’ai dit “oui”. Pas parce que j’en avais envie mais surtout par peur d'être mise à l’écart. Pendant le trajet, je me disais que je me forçais un peu et je me suis demandé si ma décision était vraiment libre. J’avais le choix mais en réalité le regard des autres m’emprisonnait. Quand je suis rentrée je me sentais vide. Je me demandais si sortir dans ces conditions me rendait plus heureuse ou bien triste.

Paul Houguet

TG09

« Pourquoi sortir ? Pour éprouver le monde autour de nous au lieu de seulement le penser. »

ME LIBÉRER D'UN POIDS

Jessy Zhao

TG09

Je suis sortie sans but précis. Je marchais en regardant les rues et les gens autour de moi. Je voulais juste prendre l’air et penser à autre chose. Cette sortie m’a permis de me calmer et d’oublier pendant un moment mes soucis. Marcher sans objectif m’a fait du bien et m’a incitée à respirer, me libérant d’un lourd poids.

LA NÉCESSITÉ DE SORTIR

Jules Piquet

TSTI2D2

Cette question me fait penser au mythe de la Caverne, de Platon : ces hommes prisonniers qui ne voient que des ombres et qui les prennent pour la réalité. Sortir demande du courage, mais c’est le seul moyen de découvrir le monde tel qu’il est. Cela suscite en moi un souvenir et une motivation, celle de ne plus rester à rien faire, en passant tout mon temps sur mon téléphone. Sortir, que ce soit pour faire du sport ou bien même travailler. J’étais comme les prisonniers de Platon esclave d’illusions, celles projetées sur mon écran de téléphone.

MONDE MARCHAND

Sôa Tudal

TSTMG2

Beaucoup sortent en consommant, en faisant des activités payantes comme le shopping. Cet acte d’achat est devenu presque naturel et c’est la société qui l’a automatisé. Il devient même quasiment impossible de sortir sans consommer. Ces réflexes s’acquièrent de plus en plus en plus jeune et développent un rapport au monde essentiellement marchand.

Sortir

de la routine

SORTIR...

Comment et pourquoi ?

GRANDIR EN PAIX

Thorfinn TG09

Sortir exige de déposer la colère, la violence ou l’orgueil qui nous ont construits. Mais pourquoi sortir ? Parce que vivre dans le désespoir épuise. La vraie force n’est donc pas de vaincre mais de renoncer à la domination. Sortir, c’est apprendre à maîtriser ses gestes, ses mots, ses pensées. C’est transformer cette colère en volonté de paix, sans pour autant devenir faible.

Mila Licata

TSTMG4

PAR NÉCESSITÉ INTÉRIEURE

Abdellah Sabri TG09

Je sors rarement par élan, plus souvent par nécessité intérieure. Le corps s’avance avant que l’esprit n’argumente : marcher, parler, s’agiter, comme pour tromper une lucidité trop précise. Sortir ne vise pas la joie mais l’allégement. C’est une stratégie modeste contre l’excès de conscience. Le dehors devient un compromis acceptable : fuir sans disparaitre, respirer ailleurs sans me mentir tout à fait. Une pause négociée avec moi-même.

« Je sors souvent sur un coup de tête, juste parce que j’ai besoin de changer d’air et m’aérer l’esprit. »

ENTRE AMIS

Clara TG09

Faire des soirées entre amis pour être soi, sans être jugé car ce sont des personnes qu’on a choisies pour ça. Ces instants permettent d’échapper à la solitude et au quotidien, de rire, de parler de tout et de rien, de se créer des souvenirs à garder pour soi et à se rappeler plus tard. Faire des soirées entre amis, c’est se sentir libre et se créer un espace où l’on peut exister pleinement.

SORTIR DE LA SOLITUDE

Iam_thathane

La Source

Pour moi sortir c'est suivre une thérapie à ma manière ! Je peux commencer le matin ou alors au goûter, autour d'un café à Etienne Coffee Shop avec quelques amis. Ou alors plus festif avec un cocktail ou lors de soirée dansante dans des bars comme l'R du temps, la Bodeguita ou encore le King Pool. Sortir c'est aussi se poser lors de simples balades mais qui sont significative pour moi. Sortir pour moi c'est m'évader de ma solitude chez moi mais c'est aussi trouver « mon » inspiration.

Sortir

du capitalisme

Armel
Armel

EXPÉRIMENTER LA LIBERTÉ

Tabouret

TG09

Sortir c’est refuser de rester à sa place, c’est franchir les limites et aller au-delà des cadres qui nous sont imposés. Sortir pour transgresser. Quitter un lieu restreint par les règles et la norme pour atteindre un espace ouvert et sans contrainte. En d’autres mots, expérimenter la liberté.

ÊTRE AVEC LES AUTRES

S. Samy

La Source

S’associe l’idée de sortir aux soirées d’été passées à me promener avec mes amies, aller en famille au marché et à la plage de Porcé. Ce sont aussi les moments de shopping avec une amie et les pauses café chez Etienne autour de mon gâteau préféré. Tous me donnent un profond sentiment de sécurité et de bien-être, surtout quand cela m’aide à être productif et efficace dans mes projets.

Paola, Eléa et Nils

SORTIR...

Comment et pourquoi ?

LIBERTÉ D'EXPRESSION

Jasmin Alve

La Source

C’est en débattant que j’ai l’impression de sortir le plus. Sortir avec mes pensées. Le débat est un espace d’expression. Écouter également l’avis des autres, les apprécier et les intégrer me permet de développer mon avis personnel, ce qui construit et affirme mon identité. La controverse me permet de sortir au maximum. Je suis vraiment contente de sortir. Sortir exige du courage et ça rend heureux très souvent. C’est aussi l’expérience de mon départ d’Allemagne pour venir en France qui m’a permis de prendre confiance en moi et apprendre à apprécier de sortir.

SE CONNECTER À LA NATURE

Thomas Vivière TSTMG4

Je pars de chez moi pour prendre des nouvelles de mes proches, me dépenser, aller vers le bonheur, la réussite et mes objectifs. Je les réalise en allant vers ce qui me procure du plaisir, de la joie et de la satisfaction mais surtout la fierté. Je sors pour me rapprocher de ce que j’aime, pour aller au bord de l’eau, se connecter à la nature et aller dans un endroit paisible avec une envie qui est de pêcher un poisson plus gros que le dernier.

Dounia Bourahe TSTMG4

« Je sors dehors car je veux toutes les refs, je sors qu’avec la miff car je suis qlf (que la famille). »

SORTIR...

Comment et pourquoi ?

EN CHAUSSONS

Lisy Caillon

TSTMG4

J

e sors en pantoufle, surtout quand le vent souffle, parce que j'aime le confort, il me donne du sens et une autonomie qui sont pour moi du bonheur. Pour un état de satisfaction durable et stable qui répond à mes envies.

ACCEPTER LE HASARD

Flavie Cadiou

TSTMG4

On sort car vivre ce n’est pas se restreindre, c’est s’ouvrir au contact du monde. Sortir c’est accepter l’inconnu, le regard des autres, le hasard des rencontres et parfois le désordre. C'est en se confrontant à l’extérieur qu'on précise nos pensées grâce à nos expériences. On donne du sens à nos désirs et on comprend que rentrer n'a de valeur qu'une fois être partie.

Pavlo Sukhorukykh TSTMG4

« Je suis sorti de mon pays, l'Ukraine, non pas par choix, mais par nécessité, pour chercher la sécurité et un avenir plus stable. Je suis parti parce que rester signifiait vivre dans l'incertitude et la peur, tandis que partir offrait l'espoir. »

Lindsay Bloye TSTMG4

Sortir permet de rompre avec l’isolement et la routine. Même si cela peut faire peur, quitter son espace habituel aide à s’ouvrir au monde, à faire de nouvelles expériences et à se sentir plus vivant. Sortir, même un peu, c’est se donner la chance de changer et d’avancer.

Mila Licata TSTMG4

La plupart du temps, je ne planifie pas longtemps à l’avance : une invitation, une envie soudaine ou même un moment de fatigue du quotidien suffit pour me donner envie de sortir. J’aime me préparer sans pression et me laisser surprendre par ce que la soirée ou la sortie va apporter. Je sors surtout pour me vider la tête, pour rire, discuter, marcher ou simplement sentir une ambiance différente de celle de chez moi.

Ayssou

SORTIR...

Avec qui ?

LE VOYAGE

Enzo Leblanc

TSTI2D2

Je pense que la meilleure forme de sortie est le voyage. Il permet de changer d’environnement pour s'ouvrir à l’inconnu. On découvre de nouveaux paysages et d’autres cultures à travers la façon de s’habiller, la langue parlée ou les spécialités culinaires. J’ai voyagé au Portugal il y a quelques années, ce voyage m’a appris à m'adapter, être attentif aux paysages qui m’entourent et à nourrir ma curiosité.

SORTIR SEUL

Belliot Norah

TG09

Dans un monde où sortir seul est mal vu, ce n’est pas facile d’apprécier la solitude. Pourtant, une fois seule, dehors, j’apprends à m’écouter et apprécier ma propre compagnie. Je contemple la nature et les oiseaux. Ces moments seule à l’extérieur me permettent d’apprécier encore plus les moments où je suis accompagnée.

Entre

amies

Garance, Mathilde, Charlotte & Lucile

« Les sorties entre amis et les grands fous rires partagés restent dans les souvenirs. »

LA DANSE

Juliette Chiffoleau TSTMG1

Danser me permet de fuir mes pensées qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Mes difficultés s’évaporent à partir du moment où la musique se lance, et reviennent lorsque la musique s'arrête. On pourrait se dire, de l'extérieur, que je ne fais qu'exécuter les gestes que j'apprends. Pour moi, la danse est bien plus qu’un simple plaisir ou une suite de gestes répétés.

« Sortir avec sa famille, ces moments sont toujours précieux. »
Cherifi Saliha TG09

Seule, mais pas si seule

Samathan, Lilie, Célestine & Ayssou

Kaylah Oamar TSTMG1

« Les réseaux sociaux nous donnent l’illusion d'être en contact les uns avec les autres. »

LE MONDE EXTÉRIEUR

Adolescent, on comprend que les personnes qui nous font vibrer ne se trouvent pas forcément au sein de notre famille. Alors, on se tourne vers le monde extérieur, l’inconnu. L’aventure des premières soirées, des premiers verres d’alcool, marquée par les personnes qui nous entourent dans ces instants, amis ou inconnus. Des personnes auxquelles on finit par se lier et se compléter pour se sentir pleinement nous-mêmes.

Clara TG09

LES INCONNUS

Mila Licata

TSTMG4

En général, je sors avec des personnes avec qui je me sens en confiance, des amis qui me connaissent vraiment. On ne sort pas seulement pour rester entre nous, mais aussi pour faire des rencontres, discuter avec des inconnus, découvrir des personnalités nouvelles. Ce que j’aime surtout, c’est ce mélange entre la sécurité d’être avec mes proches et l’excitation de découvrir de nouvelles personnes.

LES ÊTRE CHERS

Baudet Lili

TG09

Sortir en famille, après un repas par exemple, c’est reposant. On n’a plus à jouer un rôle, seulement à être nous. Cela enlève un poids, celui du stress de la vie : la pression sociale, l’école, la vie en général disparaissent et laissent place à un sentiment de paix, un soulagement. Sortir avec des êtres qui nous sont chers, ça vide la tête et réchauffe le cœur.

Samuel Akinwale

TSTMG1

« Mes amis de nationalités différentes m’ont fait découvrir des facettes du monde entier. »

Avec qui ?

« On sort avec quelqu’un qui nous correspond, qui partage nos valeurs ou qui nous fait grandir. Le choix dépend de ce qu’on cherche : du soutien, de la passion ou simplement du bonheur au quotidien. »

Quand je sors pour le volley, je ne suis pas seule : je fais partie d’un groupe. L’équipe devient un espace de rencontre, où chacun doit apprendre à faire confiance aux autres et à coopérer. Les matchs me permettent aussi de rencontrer des adversaires qui ne sont plus seulement des inconnus, mais des personnes avec qui je partage les mêmes règles et la même passion. Le sport devient alors un lieu de lien social et d’ouverture aux autres.

Elliot Boyer
TSTMG4
LES SPORTIFS
Shayla Ramazani
TSTMG4
SORTIR...

Pour ne mourirpas de chagrin

LA PRÉSENCE DES AUTRES

Gabin Le Nevez

TSTI2D2

La présence des autres peut être difficile. Le regard et le jugement peuvent faire peur, ce quidonne parfois envie de rester chez soi. Dans ce cas, ne pas sortir n'est pas un refus des autres mais une manière de se protéger. Pourtant, la socialisation joue un rôle majeur. Elle est essentielle au bien-être et apprend le vivre-ensemble. C'est avec l'autre qu'on fait société, qu'on se crée des souvenirs, entre amis ou avec des étrangers.

LES COPINES

Axelle Mareau

TSTMG4

Tous les week-ends, je sors de chez moi pour rejoindre mes amies, le même groupe de quatre filles. On sort ensemble afin de nous retrouver pour passer un bon moment, discuter, rire, partager des moments de complicité. Nous sortons sans but précis, car notre simple présence suffit à animer nos sorties.

Sylvain et Nael
Mathilde et Charlotte

Où ?

À L'ÉGLISE

Marina Perrais

TSTI2D2

Aller à l’église, personnellement m’aide à aller mieux et à me recentrer. Cela peut jouer sur mon humeur et ma façon d’être, d’agir, puisque ma croyance en dieu m’a aidée dans certains moments de ma vie. Dans un monde qui demande constamment de l’attention et de la concentration, la conscience du monde intérieur à travers la foi, permet d’échapper à la dureté du monde extérieur.

L'ESPACE JEUNES

Paul-Octave Ferreira TSTI2D2

Cette question me ramène à un lieu très important pour moi : l’espace jeunes. C’est une petite maison municipale conçue pour les adolescents de 12 à 17 ans, ouverte le samedi et toutes les vacances scolaires. Elle propose, sous la direction d’un éducateur, des activités gratuites et des sorties sportives et culturelles. La chance que mes amis et moi avons eue, c’est qu’elle a ouvert avec nous, l’année de nos 12 ans. Elle est devenue très rapidement notre repère de copains en dehors de nos maisons respectives.

Rebeka Kallmi

TSTMG2

« Voyager, c’est s’apercevoir que nos habitudes ne sont pas universelles. »

LOIN DU BRUIT

Pol TG09

Et si on sortait de la routine monotone pour aller vers un pays lointain ? Le grand départ, vers un pays de douceur, loin du vacarme de la ville, où l’on s’adonne à la glande ou bien à la découverte sans laisser place aux doutes.

Paul Houget

« Sortir vers où ? Vers l’inconnu, là où naissent les vraies questions. »

Pour respirer

Romane et Lili

SORTIR...

?

LA LECTURE

Yanis Le Dortz TSTMG2

Il existe d’autres façons de s’évader, de se sentir vivant et connecté au monde. Une fois, j’ai lu un livre, Maze Runner, de James Dashner (connu pour sa récente adaptation au cinéma). En lisant ce roman, j’ai été plongé dans l’histoire de Thomas, un garçon enfermé avec d’autres jeunes dans une clairière entourée d’un immense labyrinthe changeant sans cesse, bougeant perpétuellement. Chaque page transmettait la peur, le suspense et l’espoir de s’en sortir. Je me suis évadé mentalement, vivant l’histoire intensément sans quitter ma chambre.

LA SALLE DE SPORT

Mathieu Menet-Chao TSTI2D1

Aller à la salle de sport ou faire de l’escalade, ce n’est pas seulement changer de lieu : c’est changer de rapport à soi-même. Le corps devient central. L’effort oblige à être présent, à se dépasser, à se concentrer. À la salle ou sur un mur d’escalade, il n’est pas nécessaire de parler énormément. Les échanges sont simples, on rigole on s'amuse mais on est avant tout là pour progresser à notre rythme.

Léa Boukhetala TSTMG2

VISITER ET VOYAGER

Zoé Lesueur

La Source

On sort souvent avec des amies, tout est possible. Tant qu’on est ensemble qu’importe le lieu, qu’importe ce qu’on fait, pourvu que cela nous rapporte de la joie et du bonheur. Aller à des conventions, visiter des expositions, voyager de ville en ville, ou juste aller dehors sans but. Pour moi sortir est l’action qui contribue à me sentir mieux lorsque ça va mal. Puis ces moments laissent de merveilleux souvenir à vie. À chérir.

Ameline Le Moëlle TSTMG1

« Les parcs d'attractions me font ressentir des émotions indescriptibles avec ma famille. »

LA NUIT

Rose TG09

Je sors souvent sans raison précise. J’aime sortir la nuit. Mais pourquoi la nuit ? Parce que c’est plus amusant ou bien plus calme. Mais la nuit est surtout mystérieuse. Durant mon enfance je ne sortais que le jour et maintenant que je grandis, je veux m’aventurer dans des mondes inconnus.

« Aller au cinéma c’est vivre une expérience hors du commun, de notre quotidien. »
Eléa et Paola

la

Pour
musique Tess, Lise et Audrey

SORTIR...

Où ?

Gabin Aulnette TG09

Et si on sortait au cinéma, si on quittait sa propre vie pendant deux heures, laissant derrière nous notre quotidien, nos problèmes, nos sentiments pour laisser le film nous emporter ailleurs, dans un autre monde, dans une autre vie. À la sortie du cinéma, le monde est le même, mais nous, nous avons changé.

Rose TGO9

D'OÙ NOUS SOMMES RENTRÉS

Cadiou Flavie TSTMG4

On sort toujours de quelque chose ; peu importe où on est et vers où nous nous dirigeons, on finit toujours par sortir d'où nous sommes entrés. On quitte des habitudes auxquelles nous étions attachés. On se libère d'anciennes peurs qui nous ont très longtemps retenus. On sort de nos silences, de nos hésitations, nos contradictions. On sort de l'image que les autres avaient de nous pour en construire une autre. Sortir pour faire notre propre chemin sans être dépendant des autres, nous nous imposons nousmême notre histoire ; pour suivre ce qui nous reste à écrire.

« En grandissant, on quitte le jour rassurant pour la nuit mystérieuse. »

Bricard Ewen TG09

Et si on sortait simplement en voiture pour rouler, sans but ni destination ? Rouler juste pour parler avec les personnes qui sont dans l’habitacle, pour se sentir libre et partager un moment sans pression. Parfois le trajet devient plus important que l’endroit où l’on va, alors sortir, c’est juste créer un espace pour être ensemble, réfléchir ou rire, loin de ce que la société attend.

Fany TGO9

« Rester, c’est se contenter d’exister. Sortir, c’est commencer à imaginer. »

Kyriel Jennings La Source

« J'aime marcher notamment dans les parcs où on entend les feuilles chantonner, où les gens promènent leurs chiens, les enfants rient. Sortir tel un retour en enfance. »

Je t'emmène ?

ET SI, POUR UNE FOIS, C’ÉTAIENT EUX QUI

NOUS INVITAIENT AU VOYAGE ?

Par les élèves Pôle Insertion Arrivants du Lycée - Saint-Nazaire

Les élèves du Pôle Insertion Arrivants ont imaginé ce qu’ils aimeraient faire découvrir s’ils pouvaient nous emmener dans leur pays d’origine. À travers ces textes, ils partagent des lieux, des ambiances, des gestes du quotidien, des fêtes, des paysages et des saveurs qui comptent pour eux. Beaucoup ont déjà partagé leur surprise à l’arrivée en France : le calme, l’espace, des rues parfois peu animées. Sans opposer les mondes, ces récits ouvrent simplement une fenêtre sur des ailleurs vécus et racontés, et rappellent que sortir, c’est aussi apprendre à regarder autrement.

CHRISTIAN NZEZA

NBOMBASI MANTUILA

Je t’emmènerai à Bandal où j'ai grandi. Au centre on trouve des écoles où mes amis étudient. On partagera l’ambiance. On va voir le meilleur chanteur congolais qui vit ici : Fally Youpa. Puis on ira manger du fumbia et danser la rumba congolaise dans le bar qui se trouve au Bandal et je vous ferai aussi découvrir le fleuve Congo où on va nager.

ALPHA AMADOU DIALLO

Je viens de la Guinée Conakry. Je te parle de ma ville natale, Kindia. Je t’emmènerai visiter des fleuves. Il y a aussi une montagne qu’on appelle Mont Gangan, également des parcs avec plein d’animaux : singes, serpents, crocodiles. Nous mangerons des bananes, des ananas sucrés et surtout des mangues délicieuses qu’on ne trouve que chez moi."

MAMADOU SISSOKO

Je vais t’emmener en Guinée, au grand marché de Dorota qui est dehors. Chaque vendeur a son rayon, sa table et il appelle les gens à venir acheter chez lui. Je viendrai avec ma grandmère vendre du charbon. Il y a de l’ambiance avec de la musique et du tam-tam.

VERSION AUDIO

LANGUE NATALE

MOHAMED KANTE

Je t’emmènerai chez moi à Siguiri la Ville d’Or à la fête de Tabaski. Il y a une famille à Siguiri qui organise une danse. Il y aura de la musique, des instruments de musique, du tam-tam.

BARRY ELHADJ BOUBACAR

J’aimerais vous faire visiter une grotte qui se situe à Télimilé, dans la basse Guinée, la grotte de Ley-Léghel. J’aimerais vous faire visiter Telimilé le village de ma mère. Les habitants sont accueillants. Il y a de beaux paysages. Ma grand-mère « nen biro » nous amènera aux champs avec elle. J’aimerais vous faire goûter le tô et le mafé

MAMADOU DIALLO

Je t’emmènerai à Koundara pour vivre mon quotidien. Je t’emmènerai aux pâturages. On ira en moto. Il y a des rivières, des montagnes et des lacs. On va manger du riz au lait. Vous allez adorer l’huile des vaches aussi. A midi on ira nourrir les vaches. Après on ira faire de la pêche ou de la chasse.

THIERNO SOULEYMANE DOUMBOUYA

Je t’emmènerai en Guinée, à Petit Simbaya dans la commune de Ratomapour partager mon quotidien familial. On ira à l’école, puis jouer au foot avec des amis et aider mes deux mamans à transporter de l’eau. Puis on ira veiller sur ma sœur maternelle quand ma mère part faire les travaux ménagers. Mon bonheur c’est ma mère car c’est grâce à ses prières que je suis où je suis. Aujourd’hui c’est la clé de ma réussite.

VERSION AUDIO

LANGUE NATALE

MAMADOU ALPHA DIALLO

Dans mon village, Koundara, il y a des grands marigots. Je vous emmènerai nager ou visiter les grandes montagnes et je vous emmènerai dans ma brousse voir les vaches, les chèvres, les moutons et beaucoup d’arbres. On reviendra dans mon jardin. On mangera des légumes. Il y a des tomates, des oignons, des pommes de terre et beaucoup de salades.

MAHAMADOU JAKHABIE

Je vous emmènerai à Tambacanda au Sénégal pour aller jouer au football au stade. Après la fin du match on ira à la soirée tamtam avec des amis. Le lendemain on ira à la piscine pour nager et manger du thieboudienne, boire du thé et manger du poisson toute la journée.

ALPHA BAH Je t’emmènerai en Guinée faire du tourisme. On ira goûter la nourriture. Sur la montagne tu verras l’Océan Atlantique. Il y a aussi des cascades et des marais. On peut visiter la forêt aussi.

MAMADOU BARRY

Je vous emmènerai dans mon quartier. Précisément à la plage de Lamban et dans les piscines naturelles où je vais une fois par mois me baigner avec mes amis Ibrahim et Mouctar. Nous aimons sauter dans l’eau et pêcher des poissons et des crabes qu’on appelle guemba.

RAFAEL ADOLPHE MAWETE

Je t’emmènerai à Kinshasa pour connaître la rumba congolaise et écouter de la musique congolaise dans le bar de Junior. Il y a beaucoup de gens qui dansent et on mange du poulet mayo avec du kikuanga.

SOUNDIATA KEITA

Je vous invite à partager une fête traditionnelle très importante en Guinée. La fête de la Mare dans le village de Baro. Cette fête a pour but de remercier les ancêtres et les esprits de la nature pour leurs bienfaits. Nous nous réunissons pour des danses avec des masques sacrés, des chants traditionnels et des veillées nocturnes autour du feu.

Notre sortie en Brière

LA NATURE QUI PARLE

Écriture collective / Pôle Insertion Arrivants Visite animée par Claudine Spiotti/PNRB

Photos © David Daunis

Lasemaine dernière nous avons visité le Parc naturel régional de Brière. Nous avons été accueillis par un guide qui nous a présenté les cartes du site et nous a fait visiter l’Île de Fedrun.

Notre balade a commencé par un panorama surprenant qu'on peut admirer du haut d'un belvédère.

Nous avons aperçu de loin la ville de Saint-Joachim, le pont de SaintNazaire, le port, des églises, les marais et des paysages pittoresques

de Brière. Nous avons appris l'histoire du canal de Rozé où, dans le passé, les riverains venaient pêcher et couper le roseau pour subvenir à leurs besoins. Ensuite nous sommes descendus du belvédère et notre guide nous a distribué les jumelles et nous a expliqué comment s’en servir. A l'aide d'une longue vue installée dans un abri aménagé, nous avons pu voir des oiseaux rares qui nichent sur le site. Nous nous sommes dirigés vers la réserve naturelle régionale pour bien

observer ses oiseaux. En chemin notre attention a été attirée par une écluse. Un barrage construit pour que l’eau de mer ne se mélange pas avec l’eau douce. Une fois arrivés sur le site, nous avons pris notre temps pour respirer, méditer, fermer les yeux, écouter les bruits qui nous entouraient. C’était la nature qui parlait. On entendait le vent souffler, les oiseaux chanter, les arbres bouger, mais aussi des bruits de voitures qui venaient de la route.

« Nous avons pris notre temps pour respirer, méditer... »

Parmi tous ces bruits notre guide nous a appris à distinguer le chant du martin pêcheur, du pipit (un oiseau migrateur), de la gallinule (une poule d’eau), des rapaces.

Nous avons été surpris de voir des ragondins tués par des chasseurs. La chasse aux ragondins permet de réguler leur population afin de préserver l'équilibre naturel du site. Ramenés autrefois en Brière depuis l'Amérique à cause leur fourrure, aujourd'hui les ragondins

prolifèrent ce qui peut causer la disparition de certaines variétés de poissons. Ils présentent aussi un danger sanitaire à cause de listériose. Par la suite nous avons eu la chance de rencontrer des scientifiques du site qui étudient particulièrement la migration et la reproduction des anguilles. C’était très intéressant de les écouter présenter leurs expériences afin de pouvoir tracer les déplacements de ces poissons. Notamment ils endorment les poissons dont ils

vont suivre la trace et introduisent des balises dans leur corps. Avant de partir nous nous sommes amusés à pêcher des écrevisses. Nous vous conseillons vivement de visiter cette réserve qui s’étend sur 836 ha de pure nature et accueille chaleureusement ses visiteurs. Il est à noter que ce site possède des aménagements pour que les personnes handicapées puissent y accéder facilement.

Les micros de sortie

LE PODCAST CASTOR À MONTOIR

Animé par Flavien et Maël avec Laura D. et Laura P.

Maison des jeunes de Montoir-de-Bretagne

C'est à la maison des jeunes de Montoir que Flavien et Maël ont lancé l'enregistrement régulier du podcast CastOr. En collaboration avec le magazine Sinon, leur dernière production s'est penchée sur le thème "Et si on sortait?".

Qu’est-ce que l’idée de sortir signifie pour vous ?

Laura Dronnet : Cela m’invite à souligner que je sors pour jouer de la musique tous les week-ends.

Laura Pendu : Moi que j’ai l’impression de toujours sortir et de remarquer que les sorties artistiques servent non seulement à sortir de ses habitudes mais qu’elles peuvent aussi procurer des émotions diverses, jusqu’à jouer sur mes humeurs. Me concernant c’est le cinéma et la lecture qui me permettent l’évasion.

Flavien Herpin : Pour ma part c’est plutôt dans les bars que je privilégie mes sorties, avec toujours l’envie d’aller aux concerts pour profiter de la musique.

Maël Dhinouraini : Pour ma part la sortie est régulière, surtout depuis que je suis étudiant. J’alimente mes sorties grâce au cinéma et notamment les séries. Des

moments qui me permettent d’être autrement.

Vous sortez seul ou à plusieurs ?

Laura D. : Je sors rarement seule, le plus souvent avec un groupe d'amis. J’arrive à sortir des contraintes du lycée tout en y restant, grâce à mon activité musicale. On répète tous les vendredis. On bosse mais on prend du plaisir. C'est un un instant de liberté. La musique est une de mes respirations.

Laura P. : De mon côté, j’ai peu de temps pour sortir et particulièrement parce qu’on a trop d’heures de cours. Et comme si ajoute le trajet, il me reste peu de temps.

Maël : J’aime sortir tout seul. J’aime tellement être accompagné de mon livre, au soleil…je trouve que sortir pour soi-même est trop bien.

L’envie de sortir répondrait donc un besoin de prendre l’air ?

Laura D. : Oui, j’aime cette sensation et expression de « mettre le nez dehors ». Cette idée de sortir qui me permet d’humer l’air frais.

Laura P. : En effet, sortir à l’extérieur, en prenant l’air, me plaît. La montagne, loin de chez moi,

à contempler la neige, peut être un vrai plaisir. Surtout sortir de la boîte, surtout ne pas s’enfermer. Vous savez, rien que profiter de la pause entre deux cours me fait un bien fou !

Flavien : L’initiation à la méditation en étant au contact de l’environnement, de la nature et des animaux me ravit. De jour comme de nuit, être en situation d’écoute de ses sens me semble essentiel.

Que pensez-vous des sorties organisées ? Avez-vous d’ailleurs une préférence ?

Flavien : J’aime que les sorties soient organisées. Elles sont souvent plus intéressantes et sans pression. Disons que les soirées semi-organisées sont les meilleures (rires).

Laura D. : On peut évidemment sortir spontanément comme on peut organiser parfaitement une sortie. Je n’ai pas vraiment de préférence.

Maël : Moi je trouve que si la sortie organisée est manquée alors il peut y avoir déception.

CASTOR

« La maison des jeunes de Montoir est ma sortie préférée.

C’est ici qu’on m’a aidé socialement et professionnellement. C’est également ici que j’ai pu rencontrer beaucoup de gens. »

Une sortie préférée ou rêvée ?

Laura D. : Ma préférée est de me rendre à la maison des jeunes de Montoir. C’est là où j’ai créé mon groupe de musique. Sinon, j'ai un rêve bien différent, celui de voyager seul sans prévoir grand-chose… partir à l’aventure.

Laura P : La maison des jeunes de Montoir est ma sortie préférée. C’est ici qu’on m’a aidé socialement et professionnellement. C’est également ici que j’ai pu rencontrer beaucoup de gens. Là où j’ai l’impression d’être moi-même. Ma sortie rêvée est de mettre un pied au Québec, sinon près des

tropiques, là où le soleil rayonne, la mer et ses poissons sont magnifiques.

Flavien : Aller au Canada avec ma copine. Un pays de diversité de paysages. L’idée est de partager et de découvrir.

Maël : Désolé de casser les désirs de voyages lointains. Moi je suis prêt pour partir à vélo en France, hors de ma ville. Avec un vélo et une tente, pas besoin d’aller loin pour être bien. Partir à plusieurs de préférence tout en gardant la possibilité d’être seul. Sinon, je veux ajouter que très peu de jeunes

ont la chance de réaliser des projets comme ceux qui sont réalisés à la Maison des Jeunes de Montoir. J’ai donc une pensée forte pour les jeunes qui n’ont pas cette chance. Et j’ajoute que je n’ai pas été payé par le responsable du centre pour dire cela.

[a] [b] [c] Le quiz

ET SI ON SORTAIT ?

1/ Que désigne le terme “s’évader” ?

[a] Ne pas faire ses devoirs

[b] Chercher un moment de déconnexion

[c] Déménager au Groenland

2/ Quel support peut-être associé à l’évasion ?

[a] Les œuvres de fiction

[b] Une déclaration d’impôt

[c] Un bulletin scolaire

3/ Quels mécanismes psychologiques permettent une évasion intérieure ?

[a] L’imagination

[b] La rumination

[b] Rêvasser

4/ Quel comportement illustre le mieux l’évasion au travail ?

[a] Ranger son bureau

[b] Rejoindre les collègues avec interdiction de parler du travail

[c] Remonter les bretelles de son patron

5/ Quel type d’activité favorise le plus l’évasion métaphorique ?

[a] Une activité créative

[b] Une tâche répétitive et mécanique

[c] Réciter les 1 000 premières décimales de Pi

6/ Quel sentiment accompagne une évasion réussie ?

[a] La frustration

[b] L’agressivité

[c] La légèreté

7/ Quels éléments peuvent déclencher une évasion spontanée ?

[a] Une activité créative

[b] Manger un gâteau

d’anniversaire

[c] Contempler un paysage inspirant

8/ Quelle forme d’évasion consiste à se projeter dans un futur idéalisé ?

[a] La nostalgie

[b] La dystopie

[c] L’utopie

9/ Dans le domaine artistique, quel geste peut être considéré comme une évasion ?

[a] Improviser sans contrainte

[b] Reproduire fidèlement un modèle

10

/ Comment peut-on s’évader de la société ?

[a] ] En se conformant aux attentes extérieures

[b] En explorant des versions alternatives de soi

Par Florentin Delacour

Miam

RECONTRE AVEC UN SANDWICH EN SUÈDE

Attention, cette chronique n'est pas faite pour les végétariens et les vegans !

Il y a quelques semaines, je suis partie en vacances dans le nord de la Suède avec des amis. Plus précisément à Kiruna, au-dessus du cercle polaire. J'ai découvert de magnifiques paysages, la neige (jusqu'aux genoux), le grand froid (en fait il faisait assez doux pour la saison, entre -6 et -9), mais j'ai surtout découvert leur cuisine !

Le peuple Sami

Dès le premier soir, mes amis m'ont fait découvrir la viande de renne ! À côté de notre maison, il y avait un food truck qui vendait des hot-dogs de renne épicé avec des

frites. Et nous avons mangé le tout sous un tipi.

Pour un peu de contexte, la viande de renne se mange principalement dans le nord de la Suède, mais aussi en Norvège, en Finlande et dans une partie du nord-ouest de la Russie. Le point commun entre ces trois pays ? Le peuple Sami. C'est un peuple autochtone qui vit dans les pays du Nord depuis des milliers d'années. Ils sont principalement connus pour leur élevage de rennes.

En petits morceaux

J'ai eu plusieurs occasions de manger du renne pendant mon voyage et à chaque fois il se présentait sous forme de tout petits morceaux. Dans certains

plats, ils mélangent le renne avec de l'élan. De manière générale, la viande de renne se mange comme de la viande classique : sous forme de steak, en ragoût ou en petits morceaux.

Le lingonberry

Pour accompagner le renne, une boisson m'a très souvent été proposée : le jus de lingonberry (airelle rouge en français). C'est une baie de la même famille que les cranberries. La boisson est très sucrée mais plus acide que son cousin. Elle peut se boire froide ou chaude et est très connue dans les pays nordiques.

Kutlay

Livres & BD

Un livre ou une bd ça peut apaiser comme ça peut carrément être excitant.Ça peut permettre de nous déconnecter des écrans. Mille livres, mille histoires… voici des recommandations géniales pour sortir grâce aux bouquins.

YAWENDA' par Isabelle Picard Éditions Dépaysage

Yawenda de Isabelle Picard retrace un épisode historique tristement célèbre au Canada : la rafle des années soixante. Ce roman raconte le démembrement d’une famille : chaque enfant est séparé des autres, placé, parfois même renommé. Pourtant, Liliane, l’aînée, ne cesse de lutter. Lorsque tout son monde s’effondre, elle persiste à reconstituer sa fratrie. Sa quête de vérité et le dévoilement des traumatismes montrent une urgence de la transmission. Il s’agit de reconstruire sa propre histoire, voix et identité pour révéler ces générations brisées.

HUIT MINUTES À PIED DE LA GARE DE KAMAKURA de Ochi Tsukiko Éditions Picquier

Vous aimez le café, le curry et l’entraide féminine dans un refuge ? 8 minutes à pied de la gare de Kamakura de Ochi Tsukiko est fait pour vous ! Ce roman feel good japonais rassemble cinq femmes de tous âges dans la maison de Kara. Chacune nous partage son histoire, sa bienveillance, son goût de liberté…La nourriture réconfortante et le cadre qui semble être coupé du monde permet de montrer la résilience féminine. Cette ode à la liberté, au rire, au café et à l'entraide montre ces femmes profiter du chant des oiseaux tout en reprenant confiance.

Une BD par Améline Dhoosche

AU-DEDANS . de Will McPhail 404 éditions

Nick sort beaucoup, pour boire un café, se promener ou aller voir sa mère. Il fait la rencontre d'une femme, couche avec elle et puis repart. Nick a un blocage. Il n'arrive pas à dire aux autres ce qu'il pense et parler de ses émotions. Il n'arrive pas à poser les bonnes questions. Pour lui, tout est superficiel. Voulant changer cette dynamique, il va sauter le pas et exprimer ce qu'il ressent vraiment à son plombier, qui lui, est simplement venu réparer ses toilettes. En exprimant ses émotions, Nick va voir sa vie passer du noir et blanc à la couleur. Il va ressentir une vague de satisfaction et de plaisir.

Deux livres Par Margaux Delcourt

Jeu vidéo & série

Vecteurs d'évasion ou d'immersion… toujours plus qu'avant. Le jeu vidéo et son graphisme de dingue ouvre sur des mondes incroyables. Les séries nous plongent dans des histoires longues auxquelles on s'attache comme des fous ! Exemples…

OUTER WILDS

Imaginé par Alex Beachum

Anapurna interactive

Outer Wilds est l’un des rares jeux m’ayant transmis des émotions aussi fortes. L’histoire qui nous est racontée - sur une bande-son à la fois mélancolique et nostalgique - aborde des thèmes profonds, tels la mort, la fatalité, l’espoir... Le tout dans une pâte graphique m’ayant immédiatement fait penser à celle du Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry. Pour la faire courte (et sans spoiler), je suis un extraterrestre ayant pour mission de cartographier mon système stellaire. Mais au bout de 22 minutes d’exploration spatiale, le Soleil devient une supernova et anéantit toute forme de vie. Pourtant, je rouvre les yeux sur ma planète. Une boucle temporelle me retient prisonnier. Que dois-je faire ? Ma foi, sauver l’univers de l'annihilation ! Ou pas… Car Outer Wilds n’est pas qu’un simple jeu. Il ne s’agit pas de nous faire suivre un parcours linéaire, mais de nous enseigner des leçons de vie.

EUPHORIA de Sam Levinson

Véritable claque visuelle portée par Zendaya, Euphoria, c’est plus qu’une simple série sur des lycéens. Elle a complètement cassé les codes dès sa sortie en filmant l’addiction, l’identité et le rapport au corps avec une esthétique néon incroyable et une franchise qui fait parfois presque mal. C’est là que l’expression « Et si on sortait » prend une dimension hyper profonde. Pour ces jeunes, sortir, ce n’est pas juste aller faire un tour, c’est une tentative désespérée de sortir de leur propre peau. La série montre une génération qui utilise la fête et les artifices pour fuir un quotidien devenu trop pesant. Au final, chaque épisode est une forme de transgression. On sort de la solitude, des codes de genre ou de la pression familiale pour se perdre dans un univers visuel presque hypnotique. Ce qui m’a fasciné, c’est comment le réalisateur arrive à rendre cette détresse presque « magnifique » sans jamais l'édulcorer. Même si le récit est d'une noirceur brutale, il nous oblige à mettre de côté nos préjugés. On finit par comprendre cette quête de vérité, parfois désarmante, et ce besoin viscéral de s'évader d'un monde qui ne leur correspond plus.

Un jeu vidéo par Florentin Delacour
Une série par Théo Delporte
Kadın Inek & PAR LÉA KUTLAY

"Vous êtes-vous déjà demandé quel était le plus grand affront"

"que l’on puisse faire à soi-même ?"
"Moi

je pense"

Heureusement que tu es là pour me soutenir.

Tu me comprends toi, hein ?

fais la belle !

"que c’est d’oublier de respirer."

Ça va faire bizarre de tous les revoir, de les affronter

je crois que je flippe un peu.

Inek !
On rentre à la maison.
Aller,

Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu cette porte.

J’ai peur.

Et si Ela ne voulait pas repartir avec moi ?

Je vais devoir être courageuse.

Inek.
Sur ce coup,
Tu te tiendras bien sage ?
Pour ma sœur.
On y va.

Je pensais pas te revoir un jour.

Ouverture. Filtration de l’air.

Hé ! Kadın ?
Yocka !
Wow, ça fait un bail.
Il fallait bien que je revienne pour ma sœur.

D’ailleurs tu fais quoi là-haut ?

Je repeins la ventilation.

Avec mon super pistolet à peinture.

Pour que cet endroit soit un peu plus agréable.

Mais pourquoi tu fais ça ?

C’est toi qui as repeint toute la cité ?

Les gens d’ici ne sont pas comme toi et ta sœur.

Ils ne peuvent pas respirer l’air de dehors,

ils n’ont pas la chance d’avoir vos gènes.

Alors j’essaie de leur apporter au moins un peu de couleur.

Heu… ok.

Ici on sera tranquilles.

m’as manqué.

Pour moi aussi. ... oui.

C’est bien que tu sois revenue.

Toi et Ela, vous devez rester soudées.

Pour le bien de notre communauté.

Vos gènes sont précieux. N’oublie pas ton devoir envers ceux d’ici.

Ils finiront par te pardonner ta désertion. On est une famille, après tout.

Au revoir, Yocka.

Bref.
Tu
Allez, viens-là.
C’est bon de te revoir.
Allez, viens.
Les écoute pas.

Pfiouuuuu…

Je savais que ça allait être difficile.

Inek, je reviens.

Je dois y aller seule cette fois.

Ela…

Je

Je savais que je te trouverais ici.
… Kadın. Tu es revenue.
Bonjour Ela.
Je suis là.
Mais je vois que tu as osé revenir.
J’avais prévu de revenir, Ela.
ne pensais pas te revoir un jour.

Il le fallait.

…Repars avec moi.

Kadın, tu as déserté !

Je suis revenue pour te le di-

J’avais besoin de voir le monde.

Tu m’as laissée toute seule !

Un monde qui ne compte pas sur moi. Où je suis libre.

Où personne ne veut exploiter nos gènes.

Ici, ils parlent de famille mais ils nous traitent comme des ressources, pas comme des femmes.

On n’a pas à leur dédier nos corps. C’est nos vies.

On décharge tout.

Ela…
Inspire.
Et crie.
Fort.

Votre avis nous intéresse ! Pour rejoindre le comité de rédaction de Sinon, écrivez-nous : sinon@popamine.com

Remerciements

L'association Culture Pop félicite tous les jeunes de 15-25 ans qui ont participé à ce numéro, et tient à remercier :

Les directions d'établissements scolaires, de lycées et d’université, les professeurs, les intervenants spécialisés, les chargés-es de coordination pédagogique, les animateurs de la maison des jeunes de Montoir-de-Bretagne, les coordinatrices de La Source à Saint-Nazaire, ainsi que et toutes les personnes qui ont donné leur accord pour se joindre à la thématique : Et si on sortait ?

Un projet soutenu par l'agglomération nazairienne ainsi que par des partenaires privés ou associatifs.

Éditeur

Association Culture Pop Pays de la Loire

66, rue Eugène Daviers

44 600 Saint-Nazaire

Avec la collaboration de Popamine N° ISSN : 2678-0356

Directeur de publication :

Alain Geffray, président de Culture Pop

Rédaction en chef / coordination générale : David Daunis

Direction artistique /mise en page : Julien Pouplin

Commercialisation et communication : David Daunis

Relecture : David Daunis, Chantal Daunis Alain Geffray, Martine Vaillant

Distribution de SINON :

Distributeurs : Antoine Allamelou, Xavier Carvalho , Hervé Le Béchec, Jonathan Michaud, et les jeunes de la rédaction

AVEC LA PARTICIPATION DE :

Comité de rédaction :

. Florentin Delacour

. Margaux Delcourt

. Théo Delporte

. Améline Dhoosche

. Léa Kutlay

Lycée Aristide-Briand à SaintNazaire :

Coordination pédagogique :

. Romain Artaud (Professeur de philosophie)

. Justine Carette (Professeure de philosophie)

. Catherine Drouet (Professeure de philosophie)

.Julie Briand (coordinatrice pédagogique Pôle Insertion Arrivants)

. Gautier Sébastien ( Professeur de FLS)

. Raphael François (professeur d'histoire géographie)

. Ioulia Goan (professeure de FLS)

Beaux-arts Nantes Saint-Nazairesite de Saint-Nazaire : Avec le suivi de Sandrine Rouillard (Direction des Beaux-arts Nantes Saint-Nazaire - Site de SaintNazaire)

Coordination pédagogique

. Soazig Jaffré (technicienne multimédia)

La Source

. Nathalie Jean (Cheffe de service Jeunesse)

. Héléna Calligaro (Coordinatrice Jeunesse)

Photographie / Portfolio

Photographies : Bertrand Béchard

. Coordination et mise en scène : Catherine Drouet et David Daunis

Secteur jeunesse de Montoir-deBretagne

. Adrien Cabelguen - Coordinateur

. Collaboration du Castor (Podcast)

Impression de Sinon#13 : La Mouette - 44 500 La Baule.

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