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Photo France - Juillet 2019

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SOMMAIRE JUILLET - AOÛT - SEPTEMBRE 2019

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Couverture : Martha Hunt par Sylvie Castioni

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2. Photographiez via l’application les pages indiquées par le logo ci-dessous.

3. Profitez des vidéos et des contenus en plus.

ACTUS

06 - Expos France 10 - Expos Monde 12 - Livres 13 - Jeune talent : Gianni Giardinelli 14 - World Press Photo 2019 16 - Fotofest s’invite à Paris 17 - Prix 18 - Wolford par Ellen von Unwerth 20 - Infos 22 - La Semaine photo à Beijing 24 - LifeStyle 26 - Les conseils de Lucien

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PORTFOLIOS

28 - Martha Hunt/IMG par Sylvie Castioni 40 - L’agence IMG 42 - David Bailey : le Sumo 54 - 50 ans de Rencontres d’Arles 62 - Rétrospective Yann Arthus-Bertrand 70 - Prix Ani-PixTrakk : Nicolas Krief 78 - Visa pour l’Image : le programme 80 - L’été des festivals

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TECHNIQUE

88 - Ça vient de sortir ! 92 - Dossier Été, quel photographe êtes-vous ? 96 - Zoom sur le Lumix G90 97 - Zoom sur le Leica Q2 98 - Zoom sur le Ricoh GR3


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OURS

@ photo@photo.fr

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Président d’honneur Daniel Filipacchi Fondateur Roger Thérond Directeur de la publication et directeur des rédactions David Swaelens-Kane Independant editor at large Éric Colmet Daâge

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Rédaction

Directrice de la rédaction Agnès Grégoire agnes.gregoire.photo@gmail.com Rédaction print et Web Cyrielle Gendron

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Rédacteur technique Adrien Morlent Secrétariat de rédaction Léone Metayer - sr@photo.fr Administration et comptabilité backoffice.photo@gmail.com

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Partenariats et opérations spéciales partenariat@photo.fr Mediaobs 44 rue Notre-Dame-desVictoires, 75002 Paris Pour joindre votre correspondant, composez le 01 44 88 suivi des 4 derniers chiffres. Pour envoyer un mail, tapez pnom@mediaobs.com Directrice Générale Corinne Rougé (93 70) Directrice Commerciale Sandrine Kirchthaler (89 25) Chef de publicité Arnaud Depoisier (89 25) Culture/Entertainment Romain Provost (89 27),

Photohouse Alexandre Daheb alsoda@me.com

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Studio/ Maquette/Technique Cédric Aubry (89 05)

Direction artistique Christophe Hermenier pour Graphic Detox photo@photo.fr Réalisation des vidéos Jérôme Hamays AKA Jamez Ultra

Comptabilité/Gestion Catherine Fernandes (89 20)

Site internet

Raphaël François raphael.francois@ultiweb.fr

PHOTO est une publication éditée par la société KLeverage/SPRL 66 rue du Tabellion, 1050 Bruxelles. La rédaction n’est pas responsable des textes, illustrations, dessins et photos publiés qui engagent la seule responsabilité de leurs auteurs. Les documents reçus ne sont pas rendus et leur envoi implique l’accord de l’auteur ou leur libre publication. Les indications de marques et les adresses qui figurent dans les pages rédactionnelles de ce numéro sont données à titre d’information sans aucun but publicitaire. Les prix peuvent être soumis à de légères variations. La reproduction des textes, dessins et photographies publiés est interdite. Ils sont la propriété exclusive de PHOTO qui se réserve tous droits de reproduction et de traduction dans le monde entier. Photo ISSN 0399-8568 is published quaterly, 4 times per year by KLeverage/SPRL c/o Distribution Grid. at 900 Castle Rd Secaucus, NJ 07094, USA. Periodicals Postage paid at Secaucus, NJ.


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ACTUALITÉS

Norman Rockwell, Fasciné par la photo

Barbara Probst, The moment in space

Les couleurs vives, l’humour prégnant... L’esprit de Guy Bourdin continue de vivre et apporte sa fraîcheur au Centre d’art Campredons. Shelly Verthime, commissaire d’exposition, expose une sélection de ses grandes œuvres mettant en scène son modèle de prédilection, Nicolle Meyer. Des polaroids viennent agrémenter cette plongée dans le monde extraordinaire du Du 6 juillet photographe de mode. au 6 octobre. Campredon-centre d’art, 20 rue du Dr-Tallet, L’Isle-sur-la-Sorgue (84). campredoncentredart.com

PAR CYRIELLE GENDRON ET AGNÈS GRÉGOIRE

Guy Bourdin, L’image dans l’Image

Rebecca Horn, Théâtre des métamorphoses

EXPOS FRANCE

C’est l’instant décisif de Cartier-Bresson poussé à l’extrême. L’œuvre de Barbara Probst déclenche simultanément plusieurs appareils photo pour représenter une même scène, un même geste. Un travail de la matière que l’artiste allemande a hérité de ses professeurs Bernd et Hilla Becher et de son amour pour la sculpture qui donne du relief à sa photographie. Une première exposition française possible grâce aux commissaires Frédéric Paul Jusqu’au 25 août. et Diane Dufour. Le Bal, 6 impasse de la Défense, Paris XVIIIe. le-bal.fr

Performeuse, vidéaste, poète, photographe... Rebecca Horn est une artiste protéiforme. « Théâtre des métamorphoses » célèbre la richesse de ses formes d’expression autant que la récurrence des thèmes qu’elle aborde : la métamorphose en créature hybride, la vie secrète des objets ou les fantasmes de corps-automates. À travers cinquante ans de création, les commissaires d’exposition Emma Lavigne et Alexandra Müller créent une véritable performance chorégraphique, exécutée par les sculptures, objets mécanisés, sons, vidéos... À la recherche d’un « équilibre artistique ». Pour approfondir, rendez-vous au Musée Tinguely de Bâle, en Suisse. Jusqu’au 13 janvier 2020. Centre Pompidou Metz, 1 parvis des Droits-de-l’Homme, Metz (57). centrepompidou-metz.fr

C’est la toute première fois que la série « Les Quatre Libertés » voyage en dehors du territoire américain. Pour le 75e anniversaire du Débarquement et de la Bataille de Normandie, le Mémorial de Caen met à l’honneur le peintre américain Norman Rockwell et ses tableaux illustrant le célèbre discours du président Roosevelt. Un artiste majeur que la photographie a profondément inspiré. Dès les années 1930, il remplace ses croquis par des photographies de ses modèles qui l’aident à réaliser ses toiles. Son style en restera marqué, le menant jusqu’au photoréalisme. Jusqu’au 27 octobre. Mémorial de Caen, Esplanade Général Eisenhower, Caen (14). memorial-caen.fr

Les Beatles de Jean-Marie Périer

1964, quatre garçons dans le vent font fureur outre-manche. Jean-Marie Périer, photographe de la génération Salut les copains commence à suivre le groupe de Liverpool. Le Château d’Hardelot consacre la Beatlemania avec quarante images, portraits pop et instants volés. Un flash back dans les années 1960, une expérience à prolonger avec des siestes musicales au son de Yesterday. Du 6 juillet au 3 novembre. Château d’Hardelot, 1 rue de la Source, Condette (62). chateau-hardelot.fr


7.10 NOV 2019 GRAND PALAIS


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ACTUALITÉS

Sally Mann, Mille et un passages

Wright Morris, L’essence du visible

Les incontournables MEP

Henry Wessel

« A dark thread ». Jusqu’au 25 août. Paris IVe. mep-fr.org/programmation CENTRE POMPIDOU

Dora Maar.

« Dora Maar ». Jusqu’au 29 juillet. Paris IVe. centrepompidou.fr MAISON ROBERT DOISNEAU

Pascal Bastien

« Belle lurette ». Jusqu’au 22 septembre. Gentilly (94). maisondoisneau.agglo-valdebievre.fr

PAR CYRIELLE GENDRON ET AGNÈS GRÉGOIRE

Après Berlin et Shanghai, le photographe néerlandais présente une dernière série qui complète ce triptyque sur les villes en mutation. En Californie, le changement climatique menace. Derrière le rêve, les personnages sont prostrés, le ciel gronde, le drame se devine, à l’instar d’un scénario hollywoodien. Une belle occasion de célébrer ses quarante ans de carrière. Jusqu’au 27 juillet. Galerie Rabouan Moussion, 11 rue Pastourelle, Paris IIIe. rabouanmoussion.com

EXPOS FRANCE

Erwin Olaf, Palm Springs

Wright Morris est écrivain et photographe. La Fondation HCB réunit ses deux regards sur l’Amérique. Une littérature fictionnelle peuplée de personnages flamboyants qui contraste avec des photos dépeuplées et épurées, focalisées sur des décors. La vie est présente, mais hors cadre, hors du temps. À travers la photo, l’écrivain américain a cherché à « capturer l’essence du visible », au delà des mots. Jusqu’au 29 septembre. Fondation Henri Cartier-Bresson, 79 rue des Archives, Paris IIIe. henricartierbresson.org

Souvent accusée d’impudeur, voire d’exhibitionnisme, Sally Mann révèle surtout des obsessions universelles. Par ce retour sur quarante ans de photographies, les commissaires d’exposition Sarah Greenough et Sarah Kennel révèlent ses grands thèmes philosophiques (l’enfance, la nature, le désir, la mort…) ainsi qu’une relation intime à sa terre d’origine (la Virginie et le Sud des États-Unis) qui imprègne son travail et lui a permis de révolutionner en tout point la photo de famille. Jusqu’au 22 septembre. Jeu de Paume, 1 Place de la Concorde, Paris VIIIe. jeudepaume.org

Yann Arthus-Bertrand et Luc Choquer, Balades de Daoulas

À l’occasion de l’exposition « Liberté Égalité Diversité », les deux grands photographes dessinent un portrait de la France dans sa grande diversité. Yann Arthus-Bertrand offre de la hauteur avec sa mythique France vue du ciel. Les pieds sur terre, Luc Choquer (photo) cherche quant à lui à révéler les particularités de ceux que l’on croise au quotidien sans vraiment les regarder. Un portrait à deux voix qui mêle hommes et paysages. Jusqu’au 5 janvier 2020. Abbaye de Daoulas, 21 rue de l’église, Daoulas (29). cdp29.fr


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Pascal Mannaerts et Eric Lafforgue, Portraits d’Orient

L’un est français, l’autre belge et régulièrement lauréat de nos concours photo. Ces deux photographes parcourent le monde chacun de leur côté pour saisir ses beautés. Des beautés humaines, des visages qui racontent des histoires. Ils relient ici leur passion commune pour nous entraîner dans un périple estival au Kirghizistan, Kazakhstan, Turquie, Iran, Oman, Jordanie, Israel... Et dresser ensemble un certain portrait de l’Orient. Jusqu’au 15 septembre. Maisons du Voyage, 76 rue Bonaparte, Paris VIe. maisonsduvoyage.com

Nous les arbres

Versailles, Visible/Invisible

Cinq monuments de la photo investissent un décor majestueux : le Château de Versailles. Dove Allouche, Nan Goldin, Martin Parr, Eric Poitevin et Viviane Sassen ont réalisé des œuvres pour l’occasion. Leurs tirages épousent l’architecture d’un autre temps. Les corps dansants de Sassen, les touristes de Parr ou encore les jardins du petit Trianon de Goldin côtoient lustres, marbre, et dorures... Sous le commissariat de Jean de Loisy et Alfred Pacquement, deux époques se rencontrent et révèlent un Versailles plus moderne que Jusqu’au 20 octobre. Château de Versailles (78). jamais. chateauversailles.fr

La photogénie des arbres n’est plus à prouver. Dans la continuité de sa programmation dédiée à l’écologie, la Fondation Cartier invite des artistes, botanistes et philosophes à se pencher sur ces personnages menacés de notre quotidien. Des êtres vivants qui attirent depuis toujours le regard des artistes à travers le monde, à l’instar de Raymond Depardon, Luis Zerbini, Cesare Leonardi, Johanna Calle, Paz Encina, Agnès Varda... Un projet porté par l’anthropologue Bruce Albert. Du 12 juillet au 10 novembre. Fondation Cartier pour l’art contemporain, 261 boulevard Raspail, Paris XIVe. fondationcartier.com

La Source de Carmignac

Enlevez vos chaussures et pénétrez le décor paradisiaque de la Villa Carmignac. Chiara Parisi, commissaire d’exposition, a imaginé une promenade artistique qui se réalise pieds nus. Une soixantaine d’œuvres composent cette traversée. On y croise Max Ernst (dont Lewis Carroll’s Wunderhorn est la première pièce de la collection Carmignac), Egon Schiele, Thomas Ruff, Susan Rothenberg... Des œuvres à « l’énergie bouillonnante » qui font la source intarissable de la villa. Jusqu’au 3 novembre. Fondation Carmignac, île de Porquerolles, Hyères (83). fondationcarmignac.com


ACTUALITÉS

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EXPOS MONDE 1. Londres – Erwin Olaf et les femmes

L’exposition présente les photographies de femmes du célèbre artiste néerlandais prises au fil de sa carrière. Diversité d’âges, de couleurs de peau, de formes, d’origines et d’attitude : au-delà des critères de beauté, ce sont surtout des femmes confiantes qu’Erwin Olaf a su saisir dans les compositions exposées, cinématographiques et structurées, à l’image de son Jusqu’au 16 août. style. « Erwin Olaf, Women », Hamiltons Gallery, 13 Carlos Place, Londres. hamiltonsgallery.com

2. Woodstock – L’esprit d’une génération

L’exposition présente le travail d’Elliot Landy, photographe officiel du festival de Woodstock en 1969. Ses clichés rendent compte aussi bien de l’esprit de cet événement musical iconique, qui revendiquait liberté et bonheur, que du climat politique agité des années 1960. Jusqu’au 2 septembre. « Elliot Landy : The Spirit of a Generation », Center for Photography at Woodstock, 59 Thinker Street, Woodstock. cpw.org

PAR LÉONE METAYER ET AGNÈS GRÉGOIRE

3. Berlin – Raúl Cañibano, portraits de Cuba

Loin de l’habituelle imagerie stéréotypée de Cuba, le photographe cubain né en 1961 pose sur la vie des habitants de son pays un regard singulier et touchant, en noir et blanc, empreint d’un grand sens de la composition. L’exposition se focalise sur « l’essence » de Cuba : les portraits, pris entre Jusqu’au 1992 et 2017. 10 août. « Raúl Cañibano – Esencia », Capitis Studios, 71 Kronenstraße, Berlin. capitisstudios.de

4. Londres – Photographes d’Amérique latine

À travers plus de 200 photographies, prises entre 1959 et 2017 par des artistes célèbres ou émergents aux différentes approches, l’exposition offre un panorama d’un demi-siècle de photographie latino-américaine. Un contrepoint vivant à l’histoire dominante nord-américaine de la photographie. Photo: Pablo Ortiz Monasterio. Jusqu’au 6 octobre. « Urban Impulses », The Photographer’s Gallery, 16-18 Ramillies Street, Londres. tpg.org.uk


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5. New York – L’œil de Liz Johnson Artur

C’est en s’installant à Brooklyn en 1986 que l’artiste ghanéenne russe découvre la photographie. Dans la même ville, trente ans plus tard, une exposition met à l’honneur son travail sur la communauté issue de la diaspora africaine, à travers 75 œuvres qui témoignent de son engagement intime envers les personnes qu’elle saisit, afin de connaître leurs histoires personnelles. Jusqu’au 18 août. « Liz Johnson Artur : Dusha », Brooklyn Museum, 200 Eastern Parkway, New York. brooklynmuseum.org

6. Berlin – Les assistants de Newton L’exposition s’annonce riche et passionnante. Elle mêle les images du livre colossal Helmut Newton SUMO publié en 1999, des photographies anciennes et récentes des trois anciens assistants d’Helmut Newton (Mark Arbeit, George Holz, Just Loomis) et des clichés issus de la collection privé de Helmut et June Newton. Photo : Madonna Jusqu’au par George Holz. 10 novembre. « Helmut Newton Sumo. », Helmut Newton Foundation, 2 Jebensstraße, Berlin. helmut-newton.com

7. New York – Maîtres et élèves

Stephen Shore, célèbre photographe américain, présente les travaux de ses élèves du Bard College, une école d’art new-yorkaise, diplômés en 2017 et 2018 dans la section photographie. Les jeunes artistes sont associés, en duo, à de grands photographes du XXe siècle, déployant un savant dialogue fait de résonances. Photo : Vanessa Kotovitch. Jusqu’au 29 août. « Bard x HGG », Howarg Greenberg Gallery, 41 East 57e Rue, New York. howardgreenberg.com

8. Bruxelles – Danse au Laos

À Luang Prabang, ancienne capitale royale du Laos, le photographe Laurent de Broca, fasciné par la danse, s’est immiscé dans les coulisses du Ballet Royal aux côtés des artistes qui interprètent les divinités d’une épopée ancestrale. Ses clichés hauts en couleur rendent compte d’un univers entre art et sacré. Jusqu’au 28 juillet. « Luang Prabang Spiritual, Laurent de Broca », Galerie Bénédikt Aïchelé, 35 rue de Rollebeek, Bruxelles. benediktaichele.com


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Abbas qu’on n’oublie pas !

Le photojournaliste iranien (1944-2018), emblématique de l’agence Magnum, fait l’objet d’un ouvrage qui se focalise sur ses clichés réalisés au Vietnam dans les années 1970 et en 2008. Au-delà de l’histoire du pays, c’est son parcours personnel et quotidien que racontent photographies et témoignages écrits. Abbas, Vietnam, Forget me not, Delpire, 240 p., 28€.

Rio par Rafael Duarte

Pendant huit ans, le jeune photographe, journaliste et réalisateur brésilien Rafael Duarte a exploré la ville de Rio, produisant la plus grande série de sa carrière. Ses paysages en noir et blanc, réunis dans l’ouvrage par région, dressent le portrait à la fois artistique et documentaire d’une ville entre nature et urbanisme. Rafael Duarte, Rio, Bambalaio, 200 p., 25€.

ACTUALITÉS

Les marges urbaines de Miguel Rio Branco

Le Paris de Roger-Viollet

Quarante ans de travail sont réunis dans ce bel ouvrage du photographe de Magnum. Dans plusieurs villes du monde, l’artiste brésilien s’intéresse aux corps et aux objets abandonnés qui peuplent les marges. On les retrouve éblouis par la lumière, cachés par l’obscurité ou fragmentés par les couleurs. Miguel Rio Branco, Paulo Herkenhoff, Maldicidade, Taschen, 464 p., 60€.

Deux siècles d’images des plus grands photographes de l’agence Roger-Viollet, fondée en 1938 par le couple de passionnés Hélène Roger-Viollet et Jean-Victor Fischer, racontent l’histoire de Paris. Le fonds, aujourd’hui composé de plus de 13 millions d’images, offre un panorama des nombreux visages de la capitale française. Collectif, Paris et RogerViollet, La Vie du Rail, 224 p., 35€.

Meyer en rave party

Depardon le bleu

Visages éblouis par la lumière, silhouettes sombres, corps en mouvement… Les clichés en noir et blanc de Meyer nous immergent dans la foule dansante de Lunacy. Cette rave party anticonformiste, fondatrice du mouvement house et techno entre 1993 et 1995, bénéficie du regard d’un photographe français talentueux, membre du collectif Tendance Floue. Erwan Perron, Meyer, Lunacy, Loco, 80 p., 30€.

LIVRES

Comme tous les jeunes hommes au début des années 1960, Depardon a fait son service militaire, tout en étant photographe pour plusieurs revues. Autour de thèmes historiques, culturels et sociaux liés au monde militaire, l’ouvrage témoigne de la naissance de la carrière du célèbre photographe français à travers 200 clichés. Collectif, Raymond Depardon, photographie militaire (19621963), Gallimard, 208 p., 35€.

PAR LÉONE METAYER ET AGNÈS GRÉGOIRE

Le nouveau livre de Hubert Henrotte

Le photojournaliste et créateur des agences Gamma (1967) et Sygma (1973), fait le point sur le métier de photojournaliste et ses liens avec la presse, s’appuyant sur le passé pour comprendre l’avenir. À son point de vue d’expert se joignent des interviews de dirigeants de la presse et de photographes célèbres. En couverture, la célèbre photo de Patrick Chauvel. Hubert Henrotte, Le photojournalisme peut-il sauver la presse ?, MJW Fédition, 25€.

Flore-Aël Surun et le chamanisme

Saisir le sacré et le spirituel en image n’est pas une chose facile. Pourtant, les portraits en clair-obscur de chamanes venus du monde entier réalisés par la photographe française FloreAël Surun (collectif Tendance Floue) inspirent l’étrangeté et le mystère propres à cette pratique ancestrale. Étonnant et insolite. Flore-Aël Surun, Chamane Lumière, Éd. de Juillet, 220 p., 45€.


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JEUNE TALENT Gianni Giardinelli

Toute sa vie, c’est lui qu’on a filmé et pris en photo. Comédien depuis ses dix ans - il a joué au cinéma pour Braoudé ou dans des pubs sous la direction de Besson et Blier - Gianni Giardinelli a fait d’Instagram son nouveau terrain de jeu. 19 000 abonnés suivent ses posts où ses passions s’entremêlent : la boxe, le tatouage, les chiens, le rap. Ses amitiés lui ouvrent des portes. Joey Starr et Richard Aujard l’entraînent dans les coulisses des concerts de NTM ou sur la tournée de Gringe. Il fait des portraits, documente... Jusqu’à ce que le reportage le percute. D’abord après les attentats de Charlie Hebdo, puis au

PAR CYRIELLE GENDRON

premier jour de manifestation des Gilets Jaunes à Paris. Une passion naît. Sur le terrain, aux côtés des photojournalistes, il retrouve dans ces « randos lacrymo » la fièvre qui caractérise son univers. Guidé par son instinct, Gianni braque son appareil partout où sa curiosité le pique et grouille de projets : une immersion au Centre de Danse du Marais, l’édition de ses images des gilets jaunes, le développement de sa série de portraits de « femmes aux mains sales »... Il prête aussi ses images au personnage principal, photographe, du film Made in China, sorti le 26 juin. Jamais loin des écrans de cinéma... giannigiardinelli.com


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ACTUALITÉS

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LA PHOTO DE L’ANNÉE WORLD PRESS 2019

PAR LÉONE METAYER

John Moore, lauréat Dans la nuit, éblouie par une lumière artificielle, une petite fille hondurienne est en larmes pendant que sa mère se fait fouiller par un officier de la douane américaine. Depuis le Honduras, elles ont traversé pendant un mois l’Amérique centrale et le Mexique avant d’arriver à McAllen au Texas, dans l’espoir de faire une demande d’asile. Yanela et sa mère, Sandra Sanchez, ont eu la chance de ne pas avoir été séparées, contrairement à d’autres familles migrantes victimes de la tolérance zéro de l’administration Trump. Ce cliché, pris le 12 juin 2018 par John Moore, a permis au photojournaliste américain de gagner le World Press « Photo of the Year » 2019. Ce très prestigieux prix de photojournalisme récompense les images représentatives d’un sujet d’actualité de grande importance. La question sensible de l’immigration fait l’objet du travail de John Moore depuis 2008. Alors que les flux migratoires

sont souvent évoqués dans les médias en terme statistique, le correspondant pour Getty Images offre ici une approche compréhensive et empathique. Selon lui, en touchant « le cœur des gens », l’image du visage de Yanela Sanchez en pleurs, dépositaire d’une violence psychologique, humanise une histoire plus grande. Le jury a dû choisir, dans un premier temps, six clichés parmi 78 800 images soumises par plus de 4 730 photographes venus du monde entier. Les cinq autres nominés abordent, eux aussi, des sujets centraux profondément contemporains. Le photographe sud-africain Brent Stirton (premier prix dans la catégorie Environnement) a par exemple porté son attention sur une membre d’Akasinga, une unité de lutte contre le braconnage composée de femmes. En tenue de camouflage, arme à la main, regard déterminé, Petronella Chigumbura participe à une formation


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Les six photographies nominées pour la Photo de l’année

6 au Zimbabwe où l’on apprend la furtivité et la dissimulation. La Franco-espagnole Catalina Martin-Chico, quant à elle, a photographié une ancienne FARC enceinte pour la sixième fois, suite au traité de paix signé entre le mouvement rebelle et le gouvernement colombien en 2016 qui a suscité un babyboom. Plus que de simples témoignages, les images des six nominés proposent des regards singuliers, suscitent des interrogations – rendus possibles par les compétences techniques, le sens de la composition et la créativité des photographes. En récompensant ces qualités qui font qu’une image, plus qu’une autre, marque l’histoire, le Word Press Photo poursuit son objectif admirable qui est, depuis sa création en 1955, de soutenir et de faire connaître le métier de photojournaliste. Les photographies des lauréats sont publiées dans un livre et exposées dans le monde jusqu’en mars 2020. worldpressphoto.org

1. Petite fille en pleurs à la frontière mexico-américaine, sa mère se fait contrôler. Photo : John Moore, États-Unis, Getty Images. 1er prix, catégorie Spot News (Image) et lauréat de la Photo de l’année. 2. Des victimes d’une attaque présumée au gaz toxique reçoivent un traitement à l’est de la Ghouta, Syrie. Photo : Mohammed Badra, Syrie, European Pressphoto. 2e prix, catégorie Spot News (Reportage). 3. Au Tchad, la désertification du lac menace toute la vie. Photo : Marco Gualazzini, Italie, Contrasto. 1er prix, catégorie Environnement (Reportage).

4. Être enceinte après la levée de l’interdiction de grossesse chez les FARC, Colombie. Photo : Catalina Martin-Chico, France/Espagne, Panos. 2e prix, catégorie Histoires contemporaines (Reportage). 5. Émeute de la presse après la disparition du journaliste Jamal Khashoggi, Turquie. Photo : Chris McGrath, Australie, Getty Images. 1er prix, catégorie Actualités générales (Image). 6. Akashinga - les Braves, portrait d’une ranger en lutte contre le braconnage, parc de Phundundu, Zimbabwe. Photo : Brent Stirton, Afrique du Sud, Getty Images. 1er prix, catégorie Environnement (Image).


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ACTUALITÉS

FOTOFEST MEETING PLACE S’INVITE À PARIS PAR CYRIELLE GENDRON

Du 1er au 4 novembre 2019, l’agence VU’ donne rendez-vous aux photographes. Après des haltes à Moscou et Pékin, les lectures de portfolios Meeting Place reviennent à Paris. Nées à la Biennale FotoFest de Houston, elles sont aujourd’hui réputées dans le monde entier. 24 professionnels de la photo (conservateurs, collectionneurs, galeristes, éditeurs...), originaires de douze pays, viennent offrir leur expertise aux photographes professionnels et amateurs. Ces derniers pourront bénéficier de quatre entretiens individuels par jour, de vingt minutes minimum, pour présenter leur travail et leur univers. Une occasion en or de faire évoluer son portfolio. Depuis 1986, les Meeting Place ont participé à la révélation de véritables talents, à la naissance de collaborations étroites entre photographes et experts, et à la création d’expositions, résidences, publications, ventes... Nouveauté exceptionnelle, le Fonds Régnier

pour la Création, fondé par Laurence Régnier, lance cette année un prix. À l’issu des quatre jours de lectures, en partenariat avec FotoFest, il offrira au lauréat la possibilité de se rendre au FotoFest Meeting Place 2020 à Houston, grâce au financement de son voyage, son hébergement, son inscription et la production de son portfolio. La remise du prix se tiendra le lundi 4 novembre lors de l’Open Portfolio Night. Cette soirée permettra aux photographes inscrits pour les quatre jours de présenter leurs portfolios et vendre leurs tirages au grand public et aux collectionneurs. Les 24 lecteurs : Martina Bacigalupo (6 Mois), Daniela Baumann (The Walther Collection), Alexa Becker (Kehrer Verlag), Patricia Conde (Patricia Conde Galeria), David Drake (Ffotogallery Wales), Thomas Elsen (Neue Galerie im Höhmannhaus and H2), James Estrin (The New York Times), Sarah Gilbert (The Guardian), Esra Klein & Andrea

Horvay (Fotografie Forum Frankfurt), Gwen Lee (Singapore International Photography Festival), Victor Levie (LevievanderMee Graphic & Exhibition Design), Kara Milstein (TIME), Pascal Ordonneau (collectionneur), Joaquim Paiva (collectionneur), Arianna Rinaldo (Cortona on the Move Photography Festival), Olivia Maria Rubio (PhotoESPAÑA), Eve Schillo (Los Angeles County Museum of Art), Maarten Schilt (Schilt Publishing & Gallery), Mona Schubert (Fotomuseum Winterthur), Jaehuyn Seok (ArtSpace LUMOS), Lisa Woodward et Mia Dalglish, Manfred Zollner (fotoMAGAZIN).

LECTURES DE PORTFOLIO Du 1er au 4 novembre 2019 chez VU’, 58 rue Saint-Lazare, Paris IXe. Tarifs : 250 € un jour, 450 € deux jours, 800 € quatre jours. Inscriptions sur fotofest.org


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Michel Comte médaillé des Frame Awards 2019

Monumentale ! Michel Comte remporte le Prix public Window Display of the Year des Frame Awards avec une grande campagne, « All is Colour SS2018 », réalisée pour le magasin Breuninger à Stuttgart. Photographe de mode, portraitiste, photojournaliste, réalisateur... L’artiste suisse a immortalisé une composition murale de 600m2, réunissant 10 000 fleurs de 130 pays, qu’il a ensuite déclinée à l’envie pour les visuels de la marque. Sous son regard, le thème traditionnel de la nature morte devient une installation photographique géante, parfait costume pour la ville. frameawards.com

Matthieu Chazales et Patrick Wack, lauréats 2019 des Rencontres Photo Albert Kahn

Les Rencontres Photographiques des Amis du Musée Albert Kahn et leurs lectures de portfolio, en novembre dernier, ont permis la révélation de deux talents. Matthieu Chazales avec ses chroniques du soleil levant et Patrick Wack avec son portrait de la Chine de l’Ouest, abordent « la question fondamentale de l’évolution de nos sociétés en accord avec l’esprit Albert Kahn » selon Christian Caujolle, président du jury. En plus de la bourse de 6 000€, ils remportent une exposition aux Promenades Photographiques de Vendôme. amisdumuseealbertkahn.com

PRIX

L’édition 2019 était placée sous le thème de « l’inattendu ». La série « Delta Hill Riders » de Rory Doyle a convaincu le jury parmi 58 000 images reçues. Depuis 2017, l’Etats-unien documente une réalité méconnue, loin du stéréotype blanc du cowboy ; celle des cowgirls et cowboys afro-américains dans le delta du Mississippi. Un travail essentiel dans la reconnaissance de l’Amérique rurale et de la culture afro-américaine. Doyle reçoit pour ce prix une dotation de 12 000 € d’objectifs Zeiss et 3 000 € pour un voyage photographique. worldphoto.org/zeissphotography-award

PAR CYRIELLE GENDRON ET AGNÈS GRÉGOIRE

Rory Doyle et ses cowboys, lauréat du Zeiss Photography Award

Le Prix HIP du livre photo

Un nouveau prix est né. HiP Histoires Photographiques et le Salon de la Photo lancent le premier prix dédié au livre de photographie francophone. Les éditeurs et auteurs concourent dans dix catégories : société, jeunesse, reportage et histoire, cultures et voyage, nature et environnement, monographie artistique, premier livre, auto-édition, éditeur de l’année et livre de l’année. Un jury départagera les lauréats qui seront exposés au Salon de la Photo, du 7 au 11 novembre prochains. Appel à candidatures ouvert jusqu’au 4 octobre. prixhip.com

Le palmarès du Prix Photo de La France Mutualiste

En partenariat avec PHOTO, la France Mutualiste dévoile le palmarès de son premier concours photo dédié aux solidarités intergénérationnelles. Comment illustrer les relations entre jeunes et anciens, la transmission, l’entraide...? Trois photographes ont séduit le jury présidé par Alain Mingam : Camilo Leon-Quijano (1er prix, photo ci-dessus) avec sa série « Racines » documentant les liens familiaux, Hugo Weber (2e prix) avec « Je rentre bientôt » dédiée à sa mère victime d’un AVC, et Margaux Stypak (3e prix) avec « Rose », série d’instants Polaroid. Les trois jeunes talents, âgés de 18 à 30 ans, remportent un parcours d’exposition à Paris et en régions, ainsi qu’une édition de leur reportage. la-france-mutualiste.fr/ prixphoto


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ELLEN VON UNWERTH RELOOKE WOLFORD PAR CYRIELLE GENDRON

Des femmes fortes, espiègles et sensuelles. Pas de doute, Ellen von Unwerth est derrière la campagne printemps-été dévoilée par Wolford. Connue pour son image fun et provoc, la photographe allemande signe une série irrévérencieuse. Un « virage à 180° » pour la marque autrichienne de lingerie et de collants devenue un brin classique. Classique, Wolford ne l’a pourtant pas toujours été. Les connaisseurs se souviendront sûrement des femmes fatales en collants de Helmut Newton. Le maître de la mode a marqué au fer rouge le style de la griffe en réalisant durant des années ses publicités et calendriers. En sollicitant Ellen von Unwerth, la marque renoue avec une image puissante, toujours ancrée dans les esprits. Une image forte et glam que Von Unwerth représente à la perfection.

Les modèles Lula-Allie Villain et Myrthe Bolt frappent par leur féminité exacerbée et leur joie communicative. Shootées à Los Angeles, avec au stylisme Deborah Afshani et à la direction créative Joris Kuijpers, elles représentent LA femme 2019... Parfaitement imparfaite. Dans des mises en scènes pleines de fraîcheur, elle est parfaitement gâtée, parfaitement narcissique ou parfaitement en colère. Bien loin d’être réduite à son physique, elle est un « vrai personnage » du nom du hashtag créé pour l’occasion. Les femmes d’Ellen sont maîtresses de leur destin, elles sont fortes et s’assument. C’est l’image de Wolford sur laquelle il faudra désormais compter. D’autant que la marque a d’ores et déjà annoncé que la photographe signerait la prochaine campagne automne-hiver... À suivre donc.


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Spencer Tunick, la guerre des tétons

Puisque les corps nus sont censurés sur Facebook et Instagram, ils s’invitent devant les locaux du géant. Une centaine de personnes ont manifesté nues, le 2 juin dernier, devant l’objectif de Spencer Tunick. L’artiste américain, spécialiste des performances de nu de grande échelle (75 installations à son actif), a orchestré #WeTheNipple avec la National Coalition Against Censorship. Toute la subtilité réside dans les stickers de tétons masculins (autorisés) portés et tenus par les manifestants. Spencer Tunick, luimême obligé à l’auto-censure sur les réseaux, critique l’inégalité de ces politiques de nudité et rend hommage à l’artiste féministe Micol Hebron créatrice d’un template de « mamelon masculin acceptable ». Une illustration du ridicule de la censure. Photo : Fay Fox.

Après la photojournaliste Véronique de Viguerie, c’est le dessinateur Sempé qui s’engage auprès de Reporters Sans Frontières. L’illustrateur du Petit Nicolas offre « 100 dessins pour la liberté de la presse », le nouvel album dont les bénéfices participent directement au soutien de RSF, qui défend les journalistes et l’accès à l’information dans le monde. Pour la bonne cause, on plonge dans l’univers Sempé, un monde empreint de tendresse, de poésie et d’humour. En kiosque le 4 juillet. 9,90 €. rsf.org

INFOS

L’album Sempé : le nouveau collector de RSF

PAR CYRIELLE GENDRON ET AGNÈS GRÉGOIRE

Rendez-vous Place Ghislaine Dupont, Claude Verlon et Camille Lepage à Paris

Paris compte une nouvelle place. Au détour d’une promenade dans le 2e arrondissement, à l’intersection des rues d’Aboukir, du Louvre et Montmartre, vous pouvez désormais remarquer la Place Ghislaine Dupont, Claude Verlon et Camille Lepage. Un hommage à ces trois journaliste tués pour la liberté d’informer, les premiers au Mali en 2013 et la photographe Camille Lepage en République centrafricaine en 2014. Cette dernière, qui a donné son nom à un prix remis à Visa pour l’Image, est aussi l’héroïne d’un film éponyme dont la sortie est prévue en octobre prochain. La mairie de Paris a choisi pour date d’inauguration le 3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse. Tout un symbole.

Photographiez un geste qui fait du bien !

Mêler photo et écologie, c’est la belle idée de Lorenzo Mancini. Le photographe belge de 31 ans a lancé un véritable mouvement sous le hashtag #10wastechallenge. Le concept : collecter un maximum de déchets en dix minutes, montre en main, se géolocaliser et poster une photo avec les déchets amassés. Le compteur des publications ne cesse de grimper, alimenté partout dans le monde, aux États-Unis, au Brésil, en Turquie, Thaïlande, Birmanie, Équateur, Norvège, Afrique du Sud... À travers cette action à la portée de chacun, Mancini entend bien porter sa prise de conscience personnelle au plus grand nombre. Un geste simple qui peut faire beaucoup. Défi relevé ? 10wastechallenge.com instagram.com/10wastechallenge


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SEMAINE INTERNATIONALE DE LA PHOTOGRAPHIE DE BEIJING PAR AGNÈS GRÉGOIRE ET CYRIELLE GENDRON

En Chine, la Semaine internationale de la photo de Beijing (SIPB) est une institution. Du 19 au 28 octobre prochain, la capitale Beijing ouvrira la 7e édition du rendez-vous, sous le thème « Image : temps et mémoire ». Derrière ce rendez-vous connu et reconnu à l’international, œuvrent de grandes institutions photographiques en Chine : l’Académie de photojournalisme de Chine, l’Association des photographes de Chine, l’Académie de la photographie d’art de Chine, China Pictures Group… Des fondations solides qui appuient une programmation étonnante. La Semaine internationale de la photographie de Beijing promet plus de cent expositions réunies dans leur grande majorité au Musée du Monument Millénaire de Beijing. L’édition 2019 de la SIPB offrira de surcroit, aux

photographes professionnels et amateurs, une véritable plateforme d’échange, rencontres, conférences, concours… Résolument ancrée dans le monde de la recherche, la SIPB étudie les thèmes d’avantgarde de la photographie, explore les marchés du secteur, renforce et approfondit le dialogue entre les pays et les continents... Elle créé des ponts, retrace le passé et explore l’avenir autour de la photographie. Cette année, Li Shufeng, photographe et éditeur en chef du magazine Les photographes de la Chine, et Zang Ce, écrivain et lauréat du Prix d’or de critique théorique de la photographie de Chine, présideront les expositions des thèmes académiques à travers la perspective des chercheurs chinois et internationaux. Une interprétation du thème profondément complémentaire avec le regard des d’artistes.

1, 2, 4. Photos des éditions précédentes de la Semaine internationale de la photo. 3. Le photographe franco-iranien, Chayan Khoi, lors de la présentation de sa projection et de son exposition en 2018. 5. Le comité d’organisation.


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Interview du comité d’organisation de la SIPB

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uel est l’ADN de la Semaine internationale de la photographie de Beijing (SIPB) ? Le meilleur de la photographie en Chine ! Depuis sa fondation en 2013, la SIPB a attiré plus de 1 200 photographes de plus de 30 pays et une cinquantaine d’organisations professionnelles. La fréquentation a atteint plus de deux millions de visiteurs. La particularité de ce festival est la promotion d’expositions : la SIPB sélectionne des œuvres qu’elle regroupe en expositions thématiques présentées ensuite aux musées, galeries, institutions, centres culturels, et toute entité qui a la capacité d’apprécier, de collectionner et de consommer. Autre particularité : les thèmes fixés chaque année. En 2019, ce sera « Image : temps et mémoire ». Dans la continuité du 40e anniversaire de la réforme

et de l’ouverture de la Chine, et du 70e anniversaire de la fondation de la République, ce thème aborde l’histoire et la société chinoise. Vous présentez le meilleur de plusieurs festivals photo chinois, mais aussi internationaux. Comment se fait la sélection ? La plupart des festivals en Chine sont basés sur les œuvres photographiques alors que la SIPB promeut les expositions thématiques. Les critères de sélection sont très différents. Chaque année, nous organisons trois comités : consultatif, académique et de planification. Chacun a ses propres normes. Nous intégrons aussi à chaque édition de nouvelles perspectives (les grands événements des nations, l’échange et la communication culturelle, l’innovation de la théorie et de

5 l’industrie…). Nous invitons des festivals internationaux tels que la Biennale des arts visuels de Vevey, KyotoGraphie international Photography Festival, New York Photography Village Festival, Pingyao Festival, le Festival international de la photographie de Lianzhou... En 2018, l’exposition « La première rue » s’est tenue à la fois à Rio de Janeiro et à Beijing. C’est le premier pas d’un nouvel échange culturel entre la Chine et le Brésil. Quelle est la partie du festival que vous avez le plus de plaisir à découvrir ? Nous aimons les expositions thématiques académiques qui présentent des œuvres documentaires, avant-gardistes et exploratrices. Le public peut y découvrir que les photographes occidentaux et orientaux sont très différents dans les méthodes d’expression mais qu’ils apprennent aussi les uns des autres. L’an dernier, vous avez créé le Prix photo international de la Route de la Soie pour les photographes de moins de 22 ans. Dans quel but ? En tant qu’événement international, la SIPB peut amener plus de jeunes à la photographie. En Chine on dit souvent qu’ils sont « le soleil du matin » car ils disposent de créativité et d’imagination et leur façon unique de découvrir le monde est un talent que

Une image de ZHU Xianmin, qui sera exposée lors de l’édition 2019.

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les adultes ont perdu depuis longtemps. Nous organisons des expositions et activités au sein des écoles, collèges et lycées. Nous encourageons les jeunes à prendre des photos pour documenter l’environnement naturel et la vie quotidienne des habitants. Ce concours renforce la compréhension mutuelle entre les jeunes de différentes cultures. Les lauréats, choisis par le jury d’experts internationaux, obtiendront une allocation d’étude et de voyage, et les œuvres primées feront l’objet d’une exposition itinérante. Avez-vous un photographe chinois à nous conseiller ? Yang Yuanxing, président de l’Académie de la photographie artistique de la Chine et fondateur de la SIPB. Il est un exceptionnel photographe de paysages. Âgé de plus de 70 ans, il a presque 60 ans d’expérience. À travers ses images, vous pouvez voir l’évolution de la photographie chinoise. Le photographe international qui vous émeut ? Vivian Maier, que nous avons exposée, est la photographe qui nous touche le plus. À l’origine elle n’est pas professionnelle mais nounou. C’est le charme de la photographie : peu importe votre profession, votre identité, votre costume et votre fortune, une fois que vous prenez l’appareil, vous devenez un enregistreur de votre époque.


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Eastpak x Maison Kitsuné

Délicatesse florale Non, ce n’est pas un flacon de parfum mais bien une bouteille de gin ! La marque japonaise Maison Suntory a fait appel à Ohgushi à l’occasion d’une édition limitée. L’artiste japonais, connu pour sa technique de la peinture à l’eau, s’est inspiré de la fleur de Sakura, icône du Japon, pour un design délicat. Prix : 33 €. suntory.com

Le style urbain de la célèbre marque de sacs se mêle à l’élégance moderne de la maison francojaponaise pour la création de six nouvelles pièces. Valise, tote bag, sac à dos, banane… Toutes les créations sont conçues dans l’imprimé Camo Fox, emblématique de la Maison Kitsuné. Ce sac, « Out of office », vous fera partir à l’aventure, aussi bien en ville que dans le désert. Prix : 95 €. eastpak.com

LIFE STYLE PAR LÉONE METAYER

Plus rapide que la jeunesse Puma et le collectif d’artistes coréen Ader Error se sont alliés pour leur nouvelle collection « Faster than youth » (chaussures, vêtements et accessoires) qui rend hommage à la jeunesse dans un style rétro futuriste. Ici, la Cell Venom réinterprète le modèle running incontournable des années 1990 avec des couleurs et des textures contrastées. Prix : 160 €. eu.puma.com

Expedition Africa The North Face, connu pour ses pièces de qualité parées pour les basses températures, s’est inspiré des motifs africains pour sa nouvelle collection Expedition Africa. Cette veste Nuptse 1992, en polyester recyclé, conçue pour la ville, arbore un imprimé camouflage léopard original. On aurait presque envie d’un été froid... Prix : 250 €. thenorthface.com


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Caribeach Style ! Depuis les années 1970, c’est à sa bande imprimée que l’on reconnaît les maillots de bain pour homme Caribeach. Pour cet été, la marque a pensé à tout : longueur mi-cuisse, ceinture plate devant et élastiquée dans le dos, fermeture zip et pression, poche à rabat sur le côté. Séchage rapide et matières légères. Que demander de plus ? Prix : 115 €. caribeach.com

Motardes étincelantes

Un été citronné La marque de jus de fruit de l’agriculteur Alain Milliat s’est posé un défi : tout en préservant sa signature artisanale made in France, lancer une nouvelle gamme de trois citronnades bio. Gingembre, passion et litchi... La douceur du fruit se lie à merveille avec la vivacité du citron. Sans sucres ajoutés, ni conservateurs ni arômes naturels. Prix : 3,90 €. alain-milliat.com

Segura, marque française spécialisée dans la conception de vêtements moto, pense aussi aux femme. Le blouson Lady Terry et les gants Lady Cox, chacun orné de véritables cristaux, sont le fruit d’une collaboration avec le joaillier Swarovski. Segura n’oublie pas pour autant ses valeurs : confort et mode. Prix : blouson 269,90 €, gants 65 €. segura-moto.fr

Sreet art en spray À l’occasion de l’exposition « SprayCan » qui s’est tenu à Molitor à Paris en juin, huit street artistes français ont apposé leur visuel sur cet objet iconique de la culture Graffiti, la bombe de peinture, avant de la signer. Les univers de Abys, Bom.K, Maye x Momies, Mondé, Monsta, Réso et Soone sont à portée de main ! Prix : Maye x Momies 599 €. mltr.fr

Sportive et sexy

Le nouveau maillot de bain une pièce de Sweet Pants se décline en un large panel de couleurs et d’imprimés pour un été explosif. Avec sa fermeture et sa coupe, il est conçu pour celles qui veulent être à la fois sexy et sportive, en mer ou sur terre, tout est possible. Prix : à partir de 75 €. sweet-pants.com


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LES CONSEILS DE LUCIEN

Lucien, collectionneur de livres, vous guide dans les nouveaux lieux, vous dévoile les ouvrages incontournables et vous donne des conseils d’expert. Allez au BAL !

Dans ma dernière chronique, j’ai mentionné la librairie du BAL mais cette institution est non seulement un lieu d’exposition mais aussi un éditeur qui publie régulièrement des ouvrages liés à son activité de montreur d’images originales. Je vous recommande vivement, parmi les derniers parus, deux ouvrages que l’on découvre aisément sur le site du BAL. Il s’agit de Rue Enghelab, la Révolution par les Livres. Iran 1979/1983 de Hannah Darabi et Dialogues with Solitude qui comprend un ensemble de photos de Dave Heath. Le premier répertorie de très nombreux livres et magazines imprimés autour de la période charnière de la révolution iranienne (fin du règne du Shah, révolution islamique, guerre avec l’Irak). Le second est le catalogue de l’exposition qui évoque le célèbre livre - presque homonyme - de Dave Heath publié en 1965 par Community Press, relativement rare et assez

cher. Une réédition à l’identique a été faite par Lumière Press en 2000 (photo), pas donnée non plus. Ce sont véritablement deux très beaux ouvrages mais l’amateur peu fortuné pourra se contenter du catalogue du BAL. www.le-bal.fr

Des livres que j’aime tout particulièrement.

Si l’on me demandait quels sont les dix livres de photographie que je préfère, je serais bien en peine de répondre parce qu’il y en a beaucoup plus de dix et je ne saurais me restreindre ainsi. Néanmoins je vais vous en citer aujourd’hui quelquesuns qui m’ont particulièrement marqué. Il y en a de nombreux autres mais il faut bien un début et je commencerai avec deux ouvrages de Josef Sudek, photographe tchèque que j’ai découvert à l’occasion d’une exposition chez Agathe Gaillard. J’ai recherché ses livres, alors peu courants à une époque où la Tchécoslovaquie faisait encore

partie du bloc soviétique. Le livre de référence est épais et d’un format modeste, publié en 1956 à Prague par SNKLHU (Statni nakladatelstvi krasne literatury, hudby a umeni) et recouvre de nombreux aspects de l’œuvre de l’auteur. Un autre, consacré à ses panoramiques, Praha panoramaticka publié en 1959 par le même éditeur est très spectaculaire. Un autre ouvrage, découvert bien plus récemment, mais que je trouve assez exceptionnel est celui du Dr. Hans Killian, Facies dolorosa, daté de 1934, puis réédité en 1956 et très bien reproduit sur le site Achtung photography. Des visages de personnes très malades, souvent désespérés, saisis dans leur douleur. J’en profite pour recommander ce site (dû au photographe autrichien Andreas Bitesnich) sur lequel on peut trouver des informations très détaillées à propos de livres de photographie importants.

Pour clore cette chronique, un livre portugais, aujourd’hui très recherché et cher, que j’ai trouvé par hasard, sans jamais en avoir entendu parler, il y a fort longtemps, dans une librairie photo, et acheté très bon marché parce qu’il était alors inconnu. Mais il m’a enthousiasmé dès que je l’ai vu. Peu après j’en ai retrouvé un second exemplaire que j’ai aussi acquis et qui m’a, plus tard, servi à faire un bel échange. Ce livre sur Lisbonne, Lisboa cidade triste e allegre, de Costa Martins et Victor Palla a été publié en 1959 à l’occasion d’une exposition des images réalisées par les auteurs. C’est un ouvrage très sophistiqué avec des encarts et une réalisation exceptionnelle qui, indépendamment des remarquables photos présentées, en fait presque un objet d’art. Il a été réédité presque à l’identique en 2009 par Pierre von Kleist et je vous conseille cette version plus abordable mais déjà recherchée.


La référence depuis 1967

Participez au plus grand concours PHOTO du monde Tous à vos boîtiers ! Le plus grand concours photo du monde est de retour pour sa 39e édition. Pas de sujet imposé, pas de censure, la qualité et la créativité sont nos seuls critères. PHOTO y consacrera son numéro de janvier-février-mars 2020. Les grandes marques sont de l’aventure. Pour plus de renseignements : www.photo.fr

Thèmes CANON : Sport ✦ PNY : Smartphone attitude FUJIFILM : Beauté ✦ NIKON : Mode COFFIM : Architecture ✦ PHOTO : La couverture... ...et les thèmes classiques : Animaux, Portrait, Paysage, Reportage, Nu, Art...

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vos plus belles images avant le 01/09/2019 sur www.photo.fr


Martha, sculpturale face au cap Éden roc d’Antibes où elle défilera le lendemain pour une des plus prestigieuse soirée au monde : le Gala de l‘amFAR. Wolford : body ajouré, Gas Bijoux : boucles d’oreilles créoles.


UNE EXCLUSIVITÉ PHOTO

LE TOP MARTHA HUNT PAR SYLVIE CASTIONI Prenons le large, filons loin des plages, corniches, casinos et palaces de la French Riviera, levons les voiles en compagnie d’un ange de Victoria Secret : le top-model de l’agence IMG, Martha Hunt. En pleine efferverscence du festival de Cannes, PHOTO s’est offert le luxe suprême d’un yacht pour une séance de prise de vue pilotée par la photographe des stars, Sylvie Castioni. Embarquez avec nous ! C’est notre cadeau de l’été !


Un regard félin d‘un bleu lagon qui vous hypnotise. Aurélie Bidermann : Bracelets « Diana », Gas Bijoux : bracelet Adrian et colliers Marquise.


Les années 1990, c’est aussi le haut du maillot qui disparaît sur les plages de Méditerranée. — Wolford : culotte taille haute, Falke : bas autofixant, Aurélie Bidermann : manchette « Amarée » et collier « Amarrée », Gas Bijoux : bracelets Calliope, Adrian et Macao, Jonc Zizanie et boucles d’oreilles créoles.


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Dans les années 1990, le téléphone portable fait son apparition, modifiant profondément les modes de communication. — Roger Vivier : Lavallière Platform Sandal, Victoria’s Secret : soutien-gorge noir, Roseanna : Chemise transparente à pois et jupe en velours noir avec strass Gas Bijoux : bracelet Adrian et boucles d’oreilles créoles.

Quand un cabanon de plage avec ses chaises empilées sert de décor à notre top. — Majestic Filatures : débardeur en coton Wolford : culotte taille haute, Aurélie Bidermann : bracelets « Diana » charbon, Gas Bijoux : colliers Cocoa et Marquise, bracelets Macao et Duality Scarabeo et boucles d’oreilles créoles. Séance de photo réalisée pour PHOTO à Cannes en mai 2019. Photographe : Sylvie Castioni ; Assistant photographe : Emmanuel Louarn ; Retoucheur : Ludovic Cabrin ; Styliste : Pauline Mosconi ; Modèle : Martha Hunt/IMG ; Hair & Mua : Isabelle Kryla.


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PORTFOLIO

En 2012, Martha devient « un Ange » du cercle très fermé de la marque Victoria Secret. Giambattista Valli : Robe ivoire courte en mousseline de soie à volants, Gas Bijoux : boucles d’oreilles créoles. Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés... Martha se prélasse sur un air de BB. Altuzarra : robe en dentelle et soie, Gas Bijoux : bracelet Adrian et boucles d’oreilles créoles.


35 Sur les traces de ses Long Missoni aînés,cardigan top-models telle que sans manche coton et volants. ElleenMacpherson appelée « The body », Martha n’a rien à leur envier. — Eres : Maillot de bain « Blondi », Aurélie Bidermann : manchette « Amarée », Oliver Peoples : lunettes de soleil, Gas Bijoux : collier Marquise


Une chute de reins vertigineuse accentuée par les structures graphiques du yacht. — Jacquemus : « robe Piana », Aurélie Bidermann : Sautoir « Albizia », Gas Bijoux : collier Cocoa et bracelet Adrian.

A droite : Fin de journée, le soleil se couche sur une plage isolée de la French Riviera et révèle la sensualité et la force de Martha. — Jacob Lee : robe en cuir, Aurélie Bidermann : manchette « Amarée », Gas Bijoux : collier Marquise


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Sylvie, tu étais en pleine effervescence cannoise pour photographier Martha Hunt, raconte-nous. As-tu pu voir quelques films, stars et scènes pittoresques ? L’atmosphère du festival de Cannes est comme un monde parallèle dans lequel je m’amuse et ne me prends pas au sérieux. L’industrie de la mode et du luxe y sont aussi importants que le 7e art et il règne une sorte de démesure dans laquelle on peut vite se perdre si l’on n’y prend pas garde. Je sortais du Carlton quand j’ai croisé une créature dont je ne peux même pas évaluer l’âge tant son visage et son corps étaient plastifiés par la chirurgie esthétique. Elle portait une robe trop petite en cuir et était accompagnée de quatre gardes du corps. Cannes, c’est aussi ça, le reflet de notre société où l’excès, le paraître et le pouvoir de l’argent s’entremêlent au cinéma et à la créativité... J’ai aussi croisé Quentin Tarantino avec cette gueule si atypique à qui j’aurais bien tirer le portrait sur cette terrasse ! Mais Cannes, c’est aussi le cinéma avec un grand C. J’ai pu assister à la projection du premier film d’Hafsia Herzi,

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Secret dont le symbole représente à lui tout seul le concept de « starification ». Elle est à la fois une beauté classique dans son sens le plus noble et une super star à l’américaine. J’ai découvert PHOTO durant les années 1990 quand j’étais adolescente et ce sont ces figures féminines presque irréelles qui recouvraient le mur de ma chambre d’internat, ainsi que le travail des photographes tels que Richard Avedon, Herb Ritts et Jeanloup Sieff publié dans PHOTO qui ont fait germer l’idée de devenir photographe. Comment et où exactement se sont déroulés les prises de vues ? Pourquoi sur un bateau ? Que recherchaistu exactement ? Quoi de plus parlant qu’un yacht sur la french Riviera pour s’immerger dans l’univers des stars. Ou comment shooter une Angel en plein Festival de Cannes sans se faire repérer ! Nous sommes partis très tôt du port de Cannes pour se poser près de l’hôtel du Cap-Eden-Roc à Antibes où se déroule l’un des plus prestigieux dîner

de plaisir dans ce métier ? C’est lorsque je touche à la fragilité et à l’émotion d’une personne que je photographie que je me sens le plus à ma place. Ce métier me permet d’aller à la rencontre de l’autre, de capter l’intime et plus particulièrement celui des femmes dans les milieux de création où la représentation est une question centrale. Une fois dépassée la distance de la célébrité, tu as accès à tout un monde de grâce et de doute. Ce métier me permet aussi de voyager à travers le monde et de découvrir différentes cultures. J’ai eu la chance de vivre des expériences extraordinaires au Chili ou au Japon. La génération des Millennials lit de moins en moins la presse écrite. En tant que photographe, as-tu l’impression d’être à un carrefour de mutation, de déplacement de support pour les photographes ? La mutation a commencé il y a une dizaine d’années avec les réseaux sociaux et les supports numériques mais s’est intensifiée très rapidement ces cinq dernières années.

INTERVIEW SYLVIE CASTIONI réalisatrice, actrice et productrice de Tu mérites un amour. Ce film a été réalisé avec moins de 1000 € avec juste pour moteur la passion et la détermination de cette jeune femme. C’est justement pour cette diversité, où se côtoient la créativité pure et libre et l’industrie du luxe, avec ses codes, que le festival de Cannes est si incroyable. Pourquoi avoir choisi le top de l’agence IMG pour faire la couverture de PHOTO ? Je cherchais une femme pas trop jeune avec une beauté intemporelle pour incarner la figure féminine du Top model très répandue durant les années 1990. Ce qui m’intéressait à travers ce shooting était de redonner vie à ce concept de « mannequins star » que l’on a un peu perdu à l’heure actuelle. Martha est un « Angel » de la célèbre marque de lingerie Victoria’s

du festival, le gala de l’amFAR. Nous étions dans un bateau à plusieurs millions d’euros face à un lieu qui allait accueillir dès le lendemain des centaines de célébrités du monde entier et pourtant, nous nous sommes amusés toute l’équipe avec cette légèreté insouciante de l’enfance. Nous avons aussi beaucoup ri dans le offshor qui nous a déposés dans l’après-midi sur une petite plage. Je dirais que l’ambiance du shooting est aussi importante pour moi que le choix d’un lieu ou d’une mannequin car elle est la condition pour que je puisse créer des belles images. On donne davantage de soi quand on se sent bien ! Tu as réalisé le portrait de stars comme Isabelle Adjani, Emmanuelle Béart, Léa Seydoux… Et fait la couverture de grands magazines. Qu’est-ce qui te donne le plus

La photographie a été touchée en premier. Comme tout changement, il a ses avantages et ses limites. Il permet à des talents émergents de se faire connaître très rapidement sans passer par des circuits parfois pesants et longs et aussi de faire exploser la créativité qui, d’un seul coup, n’est plus tributaire d’un réseau de distribution qui génère des coûts de fabrication. Je me demande juste ce qui restera de notre époque dans trente ans ? Une profusion d’images où le sens premier est de figer un instant, de capter l’invisible pour qu’il existe dans l’éternité ? Il se jouera sûrement autre chose mais il nous faudra un peu de recul pour comprendre. Cela dit, je reste convaincue que le papier a encore de beaux jours devant lui mais il sera davantage réservé à des créations plus personnelles. Les photos seront


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Tu es autant à l’aise en couleur qu’en noir et blanc. À quel moment décides-tu de la teinte que prendra ta photo et pourquoi ? Je le décide la plupart du temps avant même de prendre ma photo. C’est une question de vibration qui ne s’explique pas avec des mots. Un photographe est un révélateur du monde extérieur qui n’est autre, au final, qu’une projection de son monde intérieur. Tes études d’arts plastiques t’ont menée à la photographie. Aujourd’hui, dirais-tu que tu aurais pu opter pour une autre discipline artistique ? J’aurais pu être danseuse de cabaret Sylvie Castioni par Denis Ledé. déjantée et anticonformiste. La danse est un formidable et vaste langage. Je suis aujourd’hui danseuse burlesque amatrice, une pratique qui mêle théâtre, mime et effeuillage, et qui met en scène, en les tournant en dérision, les archétypes féminins.

« Martha est à la fois une beauté classique dans son sens le plus noble et une super star à l’américaine. » d’autant plus précieuses car elles seront matérialisées sur un support que l’on peut toucher. Je viens de m’offrir le livre sur Laetitia Casta par Dominique Issermann et je peux vous dire que c’est un vrai kiff par rapport à une image projetée sur mon écran 27 pouces ! Comment t’exprimes-tu sur Instagram ? Es-tu attentive aux likes ? Je communique uniquement sur ce qui est en lien avec ma vie professionnelle, même si parfois je déroge à la règle en glissant une photo ou deux de mon enfance ou de mes enfants. On peut vite tomber dans le piège du besoin de reconnaissance et perdre sa ligne de conduite pour plaire à tout prix. Je vous mentirais si je vous disais que je ne regarde pas le nombre de likes car il rassure l’ego. Mais je n’en fais pas une priorité car elle peut dénaturer ce pourquoi je fais de la photo. Et puis, je préfère entendre un compliment d’un admirateur de vive voix pour pouvoir échanger qu’une relation dépersonnalisée. J’essaie de me focaliser sur ce qui me fait vibrer mais je ne suis pas contre l’idée de récupérer des milliers de followers grâce à Martha (qui en comptabilise plusieurs millions) et à la notoriété de PHOTO car je n’ai pas encore atteint les 5 000 abonnés mais

je m’en approche ! (Rires). Tu es devenue au fil du temps une experte de la représentation du corps et plus particulièrement du nu féminin. D’où t’es venue cette inclinaison ? Très jeune je me suis intéressée au corps. À l’université, je dessinais et peignais des nus à partir de modèles vivants. C‘est le nu féminin, dénué de tout artifice et stéréotype, brut, sauvage qui me plaît le plus. Mais j’aime aussi jouer avec les codes de la féminité et les archétypes comme dans la série avec Martha. Je crois que ce qui m’intéresse, c’est d’essayer de comprendre les diktats pour mieux m’en libérer. Penses-tu que tes origines italiennes ont une influence sur ta photographie ? La culture italienne m’a transmis le goût pour l’authenticité. Les femmes sont plus enveloppées et dans les campagnes napolitaine et romaine d’où je viens, bien moins soucieuses de leur apparence. Les rides, les marques de la vie sont des signes de sagesse et non de perte de beauté. J’ai eu la chance, grâce à ce métier, de photographier Bambou, la dernière femme de Serge Gainsbourg, et j’ai retrouvé cette beauté plus incarnée qui se moque bien de l’âge.

Pour revenir à Cannes, est-ce que le cinéma te tente ? Ou bien sûr la vidéo ? Je travaille sur un projet de long métrage depuis plusieurs mois. Il sera tiré d’une histoire vraie et retracera le parcours de mannequins et de comédiennes confrontées à une certaine violence dans le milieu du cinéma et de la mode. J’aimerais mettre en lumière certaines pratiques abusives qui ternissent ce monde de création si merveilleux. Enfin, conseille-moi un bon livre Sylvie. Femmes qui courent après les loups de Clarissa Pinkolas Estés. Cet ouvrage vous fait voyager à travers des contes et figures mythiques féminines, de la Vierge Marie à Vénus, en passant par la petite marchande d’allumettes. Il propose de renouer avec l’instinct de « la femme sauvage » et d’ouvrir une réflexion sur un autre rapport entre homme et femme pour les générations à venir. J’aimerais d’ailleurs accorder plus de place au nu masculin dans mon travail. Messieurs, le casting est ouvert ! Interview réalisée pour PHOTO en juin 2019 par Agnès Grégoire.

Flashez la page et découvrez la vidéo.


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AGENCE

IMG

L’AGENCE MODÈLE

Martha Hunt est l’un des mannequins stars de l’agence internationale IMG Models, réputée pour être l’agence qui signe les Anges de Victoria’s Secret. Interview de Johanne Sebag, directrice de l’agence parisienne. Martha Hunt est l’une des tops de votre agence. Vous souvenez-vous de ses débuts ? Martha a rejoint IMG en 2012, elle signe directement avec les maisons Hugo Boss et Penny Black. Soutenue par George Cortina et James Scully, elle enchaîne les saisons de défilés avec succès. On peut la voir entre autres sur les catwalks d’Alexandre Vauthier, Carolina Herrera, Chanel, Dolce & Gabbana, Giambattista Valli, Louis Vuitton, Mulberry, Prada… Plus de soixante défilés en moins de deux ans. En 2013, elle commence à défiler pour Victoria’s Secret pour devenir Ange plus tard. Aujourd’hui, quels sont les plus grands atouts de Martha ? Sans hésiter, son professionnalisme et sa passion pour son métier. En tant qu’agent, comment la recommandez-vous ? Martha a ce que nous appelons les codes beauté : beau visage, corps parfait. Mais elle a aussi une beauté de caractère très expressive qui lui permet une vraie versatilité dans ses différentes attitudes. Et pour ne rien gâcher, une force de caractère évidente qu’elle met également au service de la création de sa fondation pour le dépistage de la scoliose avec un accès au traitement pour les plus démunis (elle a ellemême souffert de scoliose plus jeune et a dû subir une lourde opération).

communication. Chacun de nos talents est représenté par les différents bureaux avec une team dédiée qui elle-même est en relation avec la team de chaque pays. C’est un atout supplémentaire qui permet à nos talents une visibilité internationale. Quel est l’événement le plus important qu’ait connu IMG depuis ces cinq dernières années ? Les cinq dernières années ont été riches en évènements. En 2014, IMG a fusionné avec WME pour devenir Endeavor et cette évolution nous a ouvert tout un monde de possibilité dans le mode de l’entertainment, permettant à nos talents une carrière à 360° en leur ouvrant des connections nouvelles, et donnant l’inspiration pour la réouverture du département hommes. Mais surtout, IMG Models a soutenu la diversité en donnant de la visibilité, à coté de nos talents, à des profils très variés. On connaît notamment les succès d’Ashley Graham, Maye Musk, Hari Nef, Halima Aden, Miss Fame et Inès Raw. Quels sont les rapports entre photographes et mannequins ? Peuvent-ils encore lancer des carrières ? À mon sens, une série de photo est réussie quand elle reflète une entente complice entre le photographe et son modèle. Le mannequin traduit la pensée artistique du photographe, et ce dernier, tout en sublimant la grâce et la beauté, révèle la personnalité du talent et son propre travail d’artiste. Les photographes ont toujours lancé des carrières et lanceront toujours des carrières.

Le siège d’IMG Models est à New York. Que lui apporte l’agence parisienne ? La mode est mondiale, il y a des marchés, des designers, des marques de cosmétique, La funambule des magazines, des photographes sur Rade decontinent. Villefranche, Gautier en équilibre chaque IMGFrance. ModelsJulie est présent Quels instable sont les le photographes avec qui vous long d’un câbledu plongeant dans les profondeurs de la Méditerranée. dans six villes monde. L’échange rêvez de travailler ? Pourglobal, un apnéiste, la lignes’enrichissent de vie qui l’amène dansJ’ai les la abysses, le métier de rencontrer est les six entités chancec’est par mon cordon ombilical qui sommes le relie à la mutuellement. Nous ensurface. perpétuelle beaucoup d’artistes, de passer du temps

sur les shootings. J’aurais aimé arriver un peu plus tôt dans le business pour voir les maîtres absolus, les pionniers de la photographie de mode travailler… Par exemple, Avedon et son travail sur le portait révélant la personnalité du sujet, ou Penn et son esthétisme absolu de la pose. Le séisme #MeToo a eu des répercussions dans tous les univers professionnels. Quels impacts a-t-il eu dans les agences de mannequins ? C’est vrai que les évènements des deux dernières années ont remis en question la priorisation de la santé, du bien-être et de la sécurité des mannequins. IMG a depuis des décennies des processus et une infrastructure robustes pour protéger ses mannequins dans toutes les situations professionnelles, que ce soit sur les shootings ou en backstage des défilés. Par exemple, nous avons fait pression pour que des lois protègent la santé et le bien-être des mannequins. Nous avons partagé les meilleures pratiques en matière de sécurité et de bien-être des modèles avec les clients et les principales parties prenantes, notamment LVMH, Kering et Condé Nast. Nous avons augmenté les opportunités pour aborder des sujets difficiles (harcèlement sexuel, santé, sécurité) par le biais de notre programme Model Prep et éduquer de nouveaux modèles via des sessions mensuelles de préparation à la carrière. Le mouvement #MeToo a permis une prise de conscience globale auprès des différents acteurs du business, la mise en place de ces protections, encourageant la professionnalisation de l’industrie dans son ensemble. Pensez-vous que la période où les mannequins étaient des stars reviendra ? La starification des mannequins n’a jamais


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Aiviata Muze

Janet Jumbo

Anna Stephenson

Diana Silver

Indya Moore

Faith Lynch

Quelles sont vos nouvelles recrues à qui vous prédisez une grande carrière ? Nous avons plusieurs étoiles montantes qui sont sorties pour la première fois en 2019 : Kerolyn Soares, Aivita Muze, Faith Lynch, Anna Stevenson, Janet Jumbo, Noah Carlos, Bing Bing, Chloé Vero... Les talents comme Thylane Blondeau, Indya Moore et Diana Silver vont sûrement avoir de grandes carrières pour les décennies à venir.

talent, de la signature d’un contrat, d’une couverture de magazine. Le management est un travail de longue haleine, de choix stratégiques pour aboutir à un objectif. Quand l’objectif est atteint la satisfaction est complète. Je pense que si un jour je ne ressens plus cette joie, je passerais à autre chose. C’est un métier que l’on fait par passion. Passion de la mode, de la photo, passion des rencontres et des gens. Il faut aimer et croire en l’être humain.

été plus présente qu’à notre époque. Les réseaux sociaux, comme Instagram, sont le catalyseur de ce phénomène. Les mannequins superstars sont suivies par des millions de followers et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Quelles sont les nouvelles tendances ? Estce que les mannequins hommes ont pris plus d’importance dans les agences ? Peut-on réellement parler de nouvelles tendances spécifiques de nos jours ? À l’image du monde et de l’ouverture à travers les réseaux sociaux, la tendance est qu’il n’y a plus une tendance mais des milliers de tendances. Le mot clé, c’est diversité. Diversité d’ethnicité, de corps, de pensée, de minorité. La mode est à l’image d’une société plurielle et c’est formidable.

Qu’est-ce qui vous donne le plus de satisfaction dans votre métier ? J’ai grandi dans une agence de mannequins et je suis agent depuis plus de 22 ans et vous pouvez me croire je ne me suis pas ennuyée une seule seconde ! Chaque jour amène son lot de satisfaction. Je peux m’émerveiller de la découverte d’un nouveau

Conseillez-moi un bon livre. Bel Ami de Maupassant, et pour le plaisir des yeux : Richard Avedon, Photographs 1946 - 2004. Interview réalisée pour PHOTO en juin 2019 par Agnès Grégoire


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Autoportrait, 1989.


PORTFOLIO

DAVID BAILEY LE SUMO

Plaisir XXL pour PHOTO, celui qui signa la première couverture du magazine sort enfin son Sumo chez Taschen ! Cet ouvrage géant qui est consacré marque l’apogée d’une carrière incroyable et résulte de deux années de recherches dans ses archives personnelles. Beautés et célébrités, idoles et puissants, famille et amis, écrivains, artistes et collègues photographes : à travers ses portraits, Bailey brosse un saisissant tableau qui raconte 60 années d’histoire culturelle. Parmi ses centaines de modèles : Andy Warhol, Salvador Dalí, Kate Moss, Nelson Mandela, Francis Bacon, Zaha Hadid, les Rolling Stones, Jack Nicholson, Brigitte Bardot et Margaret Thatcher. Plus de 300 portraits son rassemblés sur 440 pages d’un ouvrage hors-norme, limité à 3 000 exemplaires, accompagné d’un lutrin signé

Marc Newson. David Bailey, né à Londres en 1938, est largement reconnu comme l’un des pères fondateurs de la photographie contemporaine et l’auteur de certains des portraits les plus célèbres de ces 50 dernières années. En 1965, Mick Jagger est son témoin lorsqu’il épouse Catherine Deneuve et il inspire le célèbre film Blow Up. Des Swinging Sixties à nos jours, Bailey n’a jamais cessé de travailler et d’innover. En pleine inauguration de la foire Photo London, David Bailey a accepté de nous ouvrir les portes de son studio londonien où il travaille depuis trente ans. Interview qui décoiffe d’un petit gars de l’East End devenu l’un des plus grands photographes au monde.


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Karl Lagerfeld 1984.

Kate Moss, 2013.

Sting, 1981.

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PORTRAIT

John Lennon et Paul McCartney, 1965.

Mick Jagger, 1964.

Her Majesty The Queen, 2014.

Andy Warhol, 1965.

Francis Giacobetti

Campagne pour Wolford, 1982.

Ellen von Unwerth

Campagne pour Happy Socks, Los Angeles, 2015.

Jean Shrimpton, 1965.


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PORTRAIT

Nabuyoshi Araki, 2005.

Robert Mapplethorpe, 1980 .

Annie Leibovitz, 1983.

Jacques Henri Lartigue, 1982.


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Henri Cartier-Bresson, 1966.

Peter Beard, 1972.

BrassaĂŻ, 1983.

Cecil Beaton et David Bailey, 1971.


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PORTRAIT

Catherine Bailey, 1991.

Jerry Hall, 1996.

Plusieurs éditions du Sumo David Bailey

Limité en tout à 3 000 exemplaires numérotés et signés. Chaque édition est accompagnée d’un lutrin conçu par Marc Newson et présentée avec un jeu de quatre couvertures figurant John Lennon et Paul McCartney, Jean Shrimpton, Mick Jagger et Andy Warhol. L’Édition collector (n° 301 à 3 000) est limitée à 2 700 exemplaires. Prix : 2 500 €. Les quatre Éditions d’art de 75 exemplaires (n° 1 à 300) sont chacune accompagnées d’un tirage signé de David Bailey. Prix : à partir de 10 000 €. taschen.com


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PORTFOLIO

INTERVIEW DAVID BAILEY

PAR DAVID SWAELENS-KANE Merci David de nous accueillir dans votre studio à l’occasion de la sortie de votre Sumo chez Taschen. Comment votre collaboration a-t-elle commencé ? Je connais Benedikt depuis 35 ans. J’étais ami avec Helmut Newton quand il a fait son livre, il y a vingt ans. Nous avons évoqué l’idée de refaire une Bailey’s Box of Pin Ups, qui s’est finalement transformée en Sumo. Mais nous le ferons plus tard, si je vis assez longtemps. J’ai au moins dix idées de nouveaux livres en tête et Taschen est le meilleur éditeur. Il se soucie de ses livres, c’est un passionné. Je suis privilégié d’être son ami. Je n’ai pas l’habitude d’être gentil, je me fiche des gens, mais pas de lui. Le livre est presque épuisé, c’est fou ! Il est magnifique. C’est le plus beau livre de portraits que j’ai jamais fait. Que pensez-vous du premier Sumo, celui d’Helmut Newton ?

Quelle a été votre première photo ? C’était un moineau, très petit parce que je ne connaissais rien aux objectifs. Je ne savais pas que je deviendrais photographe, j’aimais juste la chimie. Vous êtes devenu l’archétype du photographe pour le grand public. Pourtant dans les années 1970, le photographe star était plutôt un reporter. C’est vrai. J’étais photographe de mode pour Vogue mais je n’aimais pas ça. En fait, à la fin de mon service militaire dans la Royal Air Force, j’ai été assistant de John French puis Vogue m’a embauché. Je ne connaissais ni le magazine, ni la mode. Mais j’aimais les femmes et j’ai appris très vite. Vous avez inspiré Michelangelo Antonioni pour le personnage du film Blow Up. Je ne sais pas. Je l’ai croisé il y a plus de dix ans à Rome sans lui parler. La réalité, c’est que j’ai fait des reportages pour le

grandi avec eux. Beaucoup plus tard, j’ai su que l’un des deux, Reginald, avait balafré mon père. Mon père avait un club et il l’avait traîné dehors... Mais je suis tout de même devenu ami avec lui. Vous aimez traîner avec des bandits ? Non, c’est juste la vie. Après tout, ce sont plus des artistes qu’autre chose. Vous vous êtes déjà retrouvé en danger ? Bien sûr. Au Soudan, à Khartoum, on m’a pris pour un espion. C’est un souvenir effrayant ! J’y allais pour faire des photos mais j’apportais aussi des fournitures... C’était plutôt du bénévolat en fait. Vos portraits restent aussi dans l’inconscient collectif. Le Mick Jagger que vous photographiez dans les années 1960... C’est Mick Jagger pour toujours ! Il y a Warhol aussi, racontez-moi. J’ai fait un film avec lui pour la télévision, Warhol by Bailey. Nous sommes devenus

« J’ai commencé la photographie de mode, à Vogue, sans rien y connaître. Mais j’aimais les femmes et j’ai très vite appris. » C’est moi qui ai suggéré à Helmut de faire un « coffee table book » dans les années 1970. Trente ans après naissait le Sumo. Ça n’a peut-être rien à voir mais ils l’ont fait ! À PHOTO nous sommes fans de votre travail. Nous avons une histoire en commun puisque Roger Thérond vous a choisi pour faire la première couverture en 1967. Vous souvenez-vous de ce shooting avec Catherine Deneuve ? Je m’en souviens, j’y étais. (Rires). J’ai d’ailleurs fait ma première couverture du Sunday Times la même année. Pour le 50e anniversaire de PHOTO en 2017, nous avons demandé au jeune photographe Mathieu César de réinterpreter votre image avec sa muse à lui. Mais j’aimerais parler avec vous de vos débuts... J’ai commencé la photo à 13 ans. Ma mère avait acheté un Brownie et je développais dans la cave à charbon. Je vivais à Londres pendant la guerre, en sous-sol.

Sunday Times. Francis Wyndham, excellent journaliste du journal, était souvent dans les parages. Dix ans plus tard, il m’a avoué : « J’ai écrit un synopsis sur un photographe de mode en prenant exemple sur toi ». J’ai su alors qu’il m’avait observé pour recueillir des détails sur moi... Il m’a demandé si j’étais en colère, j’ai répondu « Non, tu es journaliste, c’est ce que j’attends des journalistes ». (Rires). En tout cas, je n’ai pas inspiré Antonioni directement. Vous êtes aussi connu pour la relation particulière que vous avez créée entre photographe et modèle. Vous savez, vous avez dit que j’étais photographe de mode mais j’en ai fait dans les années 1960 et 1970 puis plus jamais pour le reste de ma vie. C’est vrai ! Vous êtes surtout un grand portraitiste. Quand j’ai dû conseiller un ami sur l’achat d’un tirage, je l’ai orienté vers l’un de vos portraits, celui des frères Kray. Oh oui les Kray ! Ils étaient de East End, j’ai

amis. J’ai fait pas mal de films à cette époque. Mais ça n’a rien à voir avec la photo. Faire une sculpture est différent de faire une photo, comme faire une photo de mode est différent de faire un portrait. Il n’y a pas beaucoup de bons photographes de mode en fait, comme Steven Meisel, Richard Avedon, Garry Winogrand... Quand vous avez débuté la photo, quelles étaient vos références? Irving Penn et Bill Brandt. Richard Avedon était meilleur en mode, mais Penn était bon dans tout le reste. Et aujourd’hui ? J’aime Bruce Weber et Tim Walker. Vous êtes en contact avec ces photographes contemporains ? Non, je connais seulement leur travail. Mes meilleurs amis sont des peintres comme Julian Schnabel ou Damien Hirst. Vous êtes ami avec Mick Jagger ? Oui. Je n’étais pas particulièrement intéressé par le rock’n’roll, je préfère le blues


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Autoportrait, 2013. et des gens comme John Lee Hooker. Mais j’aime Mick parce que sa musique vaut le blues. Qu’est-ce que vous écoutez ? Bob Dylan. Plus que n’importe qui. Ce qui est intéressant, c’est la façon dont vous pouvez à la fois faire le portrait de Mick Jagger et celui de la Reine. C’est une femme charmante. J’ai passé une matinée avec elle, dans son palais. Elle m’a trouvé très drôle. Elle vous a d’ailleurs décoré... Oh non, je n’ai jamais été décoré ! En France, on vous appelle Sir David Bailey. Je crois surtout qu’on m’a oublié. Ou quelqu’un ne doit pas m’aimer. Je pense que c’est une forme de snobisme. Je suis trop classe ouvrière. Je viens de East End, comme tous les gangsters. Ils ont pourtant décoré Mick Jagger, Michael Caine et Twiggy, qui viennent de la classe ouvrière. Don McCullin aussi... Lui ne dit pas la vérité comme je peux le faire. (Rires). Il prend en photo des arbres dans des champs morts. Ses photos de guerre et d’Afrique sont géniales mais il devrait rester loin du Dorset. Il devient fou làbas, il fait des paysages avec Hipstamatic. Ma femme aussi, tout le monde le fait. Moi, je n’utilise pas les smartphones. Au studio, je travaille avec des films et de gros appareils. C’est difficile pour les jeunes aujourd’hui. Tout ce qu’ils ont, ce sont des ordinateurs munis d’objectifs. Ils ne savent

pas ce qu’ils regardent. Moi, je peux vous dire quel objectif a été utilisé à chaque image. Vous faites toujours des Polaroid ? Oui, j’aime ça, c’est comme des souvenirs. Êtes-vous sur Instagram ? Pas vraiment. Je partage quelques photos, des couvertures de Vogue et mes peintures. Les gens ne les likent pas trop, peu importe. Quand vous ne faites pas de photo, qu’estce que vous faites justement ? J’aime écrire, peindre, sculpter... Ne pas être enfermé dans un seul style. Et je n’aime pas la culture, je la trouve ennuyeuse. Je déteste aller voir des expositions. Venons-en au marché de l’art. Quelle était votre première exposition ? La National Portrait Gallery. C’était d’avantage pour montrer vos images que pour les vendre... Non, je suis bien plus intéressé par l’argent. Nous avons d’ailleurs beaucoup vendu. Vous avez aussi fait de la pub. J’ai fait plus de 600 films publicitaires. Pour des banques, des voitures... Aujourd’hui, il n’y a pas de créativité. Nous sommes ici dans votre studio, vous avez toujours créé ici ? Ça fait 33 ans. Avant j’avais mon studio chez Vogue. Un jour il l’ont fermé et j’ai dû trouver un nouveau lieu. Quelles étaient vos relations avec les photographes des années 1960 comme

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Gered Mankowitz et Michael Cooper ? Les seuls amis que j’avais étaient Brian Duffy, Bert Stern aux États-Unis. Je n’ai jamais vraiment aimé les photographes. Vous étiez un outsider dans cette bande. Je pense qu’ils m’ont pris parce que j’étais mignon, ils n’ont pas pu me résister. (Il chante « I feel pretty » , West Side Story.) Savez-vous que je suis aussi l’éditeur du magazine Playboy... Ah oui ! J’ai rencontré Catherine (Deneuve) sur un shooting pour Playboy en 1965. On a fait cette couverture grâce à Roman Polanski. Il était l’un de mes meilleurs amis, il était fou de cette fille et il a beaucoup insisté pour qu’on se rencontre... Il est fantastique, c’est l’un de mes réalisateurs préférés. Je ne le vois pas car il vit en France et je n’aime pas aller en France. Pourquoi ? J’aime le Sud de la France mais les Français sont si négatifs. Le pire endroit, c’est Arles, j’ai fait une expo horrible là-bas. Mais les Français sont bons en mode et en vin. Venez-vous à Paris prochainement ? Non, mais j’aime Paris et le Café de Flore. Jeanloup Sieff avait l’habitude d’y aller tous les matins, il était drôle, il répétait qu’il était très occupé. Je l’aimais beaucoup. Votre actualité en parallèle du Sumo ? J’ai fait récemment un livre sur le Pérou (Bailey’s Peru, Heni Publishing) qui est très beau, très poétique. L’édition est un art fantastique. Vos prochains projets d’édition alors ? Je voudrais faire un livre sur un quartier de Londres, Barking and Dagenham, avec Darren Rodwell, un leader politique qui essaie d’améliorer la situation des gens là-bas. Je voudrais aussi faire un livre avec 40 ans de Polaroid. Regardez les derniers que j’ai fait de Hirst et de Taschen. C’est vraiment cool. Je sais, c’est pour ça que je le fais. (Rires). Mais les gens ne le comprennent pas, ils sont étonnés. Les gens connaissent mal mes écrits, mes photographies, ils ne connaissent rien de tout ça... Interview réalisée en mai 2019 par David Swaelens-Kane


Ouka Leele, Peluqueria, 1979.


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LES RENCONTRES D’ARLES FÊTE LEURS 50 ANS Le festival de tous les records célèbre tout l’été son cinquantenaire avec une édition pleine de promesses et de passion.

Les Rencontres d’Arles ont cinquante ans ! Pas si étonnant pour celui qui, depuis 1970, a su s’imposer comme le plus grand festival photo du monde. Une performance qui doit autant à son bel ADN qu’à ses programmations fortes et audacieuses. Pas un été sans passer par Arles. Véritable phare dans le monde de la photo, on parcourt les expositions, on y découvre de jeunes talents et redécouvre les maîtres, on rencontre les photographes qu’on idolâtre, on partage avant tout une passion... 140 000 visiteurs s’y sont pressés en 2018. Gageons que pour son anniversaire, le festival

supplantera encore ce record absolu. Si Lucien Clergue, Michel Tournier et Jean-Maurice Rouquette, ses trois créateurs, ont aujourd’hui disparu, cette édition rend hommage à leur héritage. Sous la direction de Sam Stourdzé, cinquante expositions traversent passé, présent et futur. Des flash-back nous replongent dans l’édition de 1970 et plus que jamais, la création contemporaine s’octroie une large place. Pour retracer l’histoire des Rencontres, l’historienne Françoise Denoyelle a conçu deux livres. En image et en mots, elle revient sur cette grande aventure. Belles Rencontres !

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GUILLAUME NERY


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Emeric Lhuisset, Théâtre de guerre, photographie avec un groupe de guérilla kurde, Irak, 2012.

Harry Gruyaert, Madame la Présidente, 2007. (à gauche)

Pixy Yijun Liao, Commencez votre journée avec un bon petit-déjeuner ensemble, 2009.

Camille Fallet, License Color Photo Studio, Cherbourg, 2018. (à droite)

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RENCONTRES D’ARLES

Evangelia Kranioti, Mademoiselle sans papiers, Beirut Fictions, 2018.

Guy Bourdin, Charles Jourdan, été 1978. Tom Wood, Jelly Tot Pink (Rose bonbon), 1991.


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RENCONTRES D’ARLES

QUESTIONS À FRANÇOISE DENOYELLE Françoise, vous êtes l’auteure de deux nouveaux ouvrages qui célèbrent les 50 ans des Rencontres de la Photographie d’Arles. Est-ce le premier festival photo au monde, comme le disait Lucien Clergue ? Le Festival d’Arles, Les Rencontres de la photographie, a fait figure de précurseur en 1970. Il reste le rendez-vous majeur de la photographie par la diversité de ses approches et de ses propositions, et par son ouverture à la création contemporaine à travers des expositions, des prix, des bourses et des achats d’œuvres. Au-delà de la semaine d’ouverture (riche en débats, colloques et stages), il offre pendant tout l’été à un public bien plus large un tour d’horizon de la photographie mondiale. À la rentrée, les scolaires arpentent par milliers les expositions, rencontrent des artistes. Beaucoup copiées en France et à l’étranger, les Rencontres restent uniques. Vous avez interviewé quelques figures marquantes des Rencontres comme Maryse Cordesse, François Hébel et Sam Stourdzé. Quelles sont d’après vous les personnalités qui ont été déterminantes ? Comme dans toute aventure culturelle, des personnalités s’imposent, imaginent, impulsent des projets plus ou moins utopiques. Ils embarquent dans leurs rêves et leurs espoirs un petit groupe déployant le même enthousiasme. Les Rencontres

sont nées de cette alchimie. Un photographe arlésien, Lucien Clergue, un conservateur des musées arlésiens, JeanMaurice Rouquette, et un écrivain, Michel Tournier, ont créé un festival avec une petite équipe sans laquelle rien n’aurait été possible. Maryse Cordesse, première présidente des Rencontres, femme de convictions et de réseaux, a joué un rôle de premier plan dans la constitution de l’association puis dans le suivi de l’évolution du festival pendant plus de quarante ans. D’autres ont repris le flambeau. Les maires d’Arles, quelque soit leur couleur politique, ont toujours soutenu les Rencontres. Avez-vous vu émerger grâce aux Rencontres, de nouvelles tendances, pratiques, usages ? En 50 ans, la photographie a considérablement évolué. Les Rencontres ont suivi - parfois anticipé - les transformations. Au rayonnement du reportage et de la photographie documentaire a succédé le regard des plasticiens et artistes en liaison avec leur réflexion sur le média. Les commissaires se sont centrés sur l’intime, le corps, la frontière. Au tournant des années 2000, le numérique a bouleversé pratiques et usages. Les accrochages se sont diversifiés. L’histoire de la photographie n’est plus développée à travers des monographies de grands maîtres, mais revisitée. Les archives ont fait une apparition dans des

LES EXPOSITIONS ET LEUR LIEU Mon corps est une arme

expositions thématiques ou monographiques. Sur tous les fronts, les Rencontres se sont révélées comme un sismographe du monde de la photographie Vous-même, avez-vous été une fidèle du festival ? Quels souvenirs forts gardez-vous ? Depuis 1979, ce sont les rencontres qui m’ont le plus enthousiasmée. Rencontres avec ceux qui ont marqué la photographie des années 1930 : Gisèle Freund, Hans Namuth, Carlo Rim, Charles Peignot, mais aussi Willy Ronis, en 1980. Il participa ensuite à mon jury de thèse, devint un ami très proche. Interview réalisée pour PHOTO en juin 2019 par Agnès Grégoire

Libuse Jarcovjakova. Evokativ – Église Sainte-Anne Corps impatients. Photographie est-allemande, 1980 -1989 – Les Forges La Movida. Chronique d’une agitation, 1978 -1988 – Palais de l’Archevêché Evangelina Kranioti. Les vivants, les morts et ceux qui sont en mer – Chapelle St-Martin du Méjan Pixy Liao. Une relation expérimentale – Croisière

À la Lisière

Marina Gadonneix. Phénomènes – Mécanique générale Philippe Chancel. Datazone – Église des frères prêcheurs Les murs du pouvoir. Barrières bâties par l’homme à travers l’Europe – Maison des Lices Mohamed Bourouissa. Libre-échange – Monoprix Germaine Krull et Jacques Rémy. Un voyage, Marseille-Rio 1941 – Cloître Saint-Trophime

Habiter

Françoise Denoyelle, corpus d’œuvres établi par Sam Stourdzé, Arles, les Rencontres de la photographie - 50 ans d’histoire, La Martinière, 288 p., 35 €. Françoise Denoyelle, Arles, les Rencontres de la photographie, une histoire française, Art Book Magazine/ Les Rencontres de la photo.

Daphné Bengoa et Leo Fabrizio. Bâtir à hauteur d’hommes, Fernand Pouillon et l’Algérie – Abbaye de Montmajour Mario del Curto. Humanité végétale, le jardin déployé – Le Jardin Home sweet home, 1970-2018. La maison britannique, une histoire politique – Maison des peintres La Zone. Aux portes de Paris – Croisière

Relecture

Helen Levitt. Observatrice des rues new-yorkaises – Espace Van Gogh Variétés, revue d’avant-garde. Berenice Abbott, Florence Henri,


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SUIVEZ LE GUIDE !

Expositions du 1er juillet au 22 septembre. Tous les jours de 10h à 19h30. Tarifs : de 6 à 42 € — rencontres-arles.com

Les plateformes du visible

Christian Lutz. Eldorado – Maison des peintres Emeric Lhuisset. Quand les nuages parleront – Cloître Saint-Trophisme

Prix découverte Louis Roederer

Germaine Krull... – Chapelle Saint-Martin du Méjan Eve Arnold, Abigail Heyman et Susan Meiselas. Unretouched women – Espace Van Gogh Tom Wood. Mères, filles, sœurs – Salle Henri-Comte

L’autre photographie

Photo/Brut. Collection Bruno Decharme et compagnie – Mécanique générale Cartes postales. Nouvelles d’un monde rêvé – Musée départemental Arles antique La saga des inventions. Du masque à gaz à la machine à laver, archives du CNRS – Croisière

Construire l’image

Valérie Belin. Painted ladies – Mécanique générale Yann Pocreau. Cathédrale – Croisière Laurence Aëgerter. Cathédrales hermétiques – Croisière Claude Martin-Rainaud – Chapelle St-Martin du Méjan Randa Mirza. El-zohra n’est pas née en un jour – Commanderie Sainte-Luce Camille Fallet. License color photo studio – Croisière Marjan Teuuwen. Destroyed house – Croisière The Anonymous project. The house – Maison des peintres Sur terre. Image, technologies et monde naturel – Les Forges

Lieu : Ground Control Maté Bartha. Kontakt (Galerie Tobe, Budapest, Hongrie) Steeve Baudras. White Dreams extended (Ycos-project, Paris, France) David de Beyter. Skeptics (Galerie Cédric Bacqueville, Lille, France) Stacy Kranitz. Tel qu’on me l’a raconté (Galerie Tracey-Morgan, Asheville, États-Unis) JJ Levine. Famille (Galerie La Castiglione, Montréal, Canada) Laure Tiberghien. Suite... (Lumière des Roses, Montreuil, France) Alys Tomlinson. Les fidèles (Hackelbury fine art, Londres, Royaume-Uni) Shinji Nagabe. République des bananes (Galeria da gavea, Rio, Brésil) Meryl McMaster. Aussi vaste que le ciel (Galerie Stephen Bulger, Toronto et Pierre-François Ouellette, Montréal, Canada) Hanako Murakami. Conception (Galerie Tak Ishii, Tokyo, Japon)

Émergences

Lei Lei. Cinéma romance à Lushan, Prix de la découverte Jimei x Arles – Les Forges Kurt Tong. Glace et jade, le rituel du peigne – Ground Control Guillame Simoneau. Murder – Croisière Une attention particulière. Théa Gueniot, Louise Mutrel, Timothée Pugeault, Gaël Sillère (ENSP) – Mécanique générale

Happy Birthday !

Toute une histoire ! Arles a 50 ans, la collection des Rencontres – Eglise des Trinitaires

Clergue et Weston. 1re expo, 1res œuvres – Croisière 50 ans, 50 livres. Chefs-d’œuvre de la bibliothèque de Martin Parr – Mécanique générale

Les invités

Des possibles de la photographie. La collection 0069FA, une archive à l’œuvre (Fondation arabe pour l’image) – Musée départemental Arles antique 3e Scène (Opéra National de Paris) – Église Saint-Blaise

Arles Associé

Claudia Passeri/Krystyna Dul – Chapelle de la Charité Hey ! What’s Going On ? – Fondation Manuel Rivera-Ortiz Modernité des passions – ENSP Lionel Astruc et Erick Bonnier. Un toit, un travail, une terre – Croisière Camille Moirenc. Rhône – Librairie Actes Sud

Vr Arles Festival Couvent Saint-Césaire

Arles Books

Temple Arles Books – Mistral Les Prix du livre 2019 – Mécanique générale Luma Rencontres. Dummy Book Award 2019 – Mécanique générale

Grand Arles Express

Ugo Rondinone. Thanx 4 Nothing – Nîmes, Carré d’art Vik Muniz. Imaginaria – Avignon, Collection Lambert Willy Ronis. Le Luberon de Willy Ronis, 1947-1979 – Cavaillon, Chapelle du Grand Couvent Jean-Louis Garnell. Pictures for a While – Marseille, Centre photographique Guy Bourdin – L’Isle-sur-la-Sorgue, Campredon Centre d’art Mohamed Bourouissa. Island – Marseille, Frac Provence-AlpesCôte d’Azur 40 ans après. La photographie contemporaine du Cambodge

– Marseille, Friche la Belle de Mai Tatouages. D’après le fonds Charles Perrier – Nîmes, Musée du Vieux Nîmes La Fabrique des illusions. Collection Fouad Debbas et commentaires contemporains – Marseille, Mucem Ludovic Carème. Brésils – Marseille, Friche la Belle de Mai Art Collection Telekom. 30 ans après – Nîmes, Carré d’art Caroline Corbasson. À ta recherche – Marseille, Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur Rayyane Tabet. Fragments – Nîmes, Carré d’art Daniel G. Andujar. Leaders – Nîmes, Carré d’art Harry Gruyaert. Photographe – Toulon, Hôtel des Arts Raymond Depardon. 1962-1963, photographe militaire – Toulon, Musée de la Marine Anne-Catherine Becker-Echivard. No Fish no Future – Port de Bouc, Maison des projets

Regards partagés

Des clics et des classes. Voir l’invisible – Croisière Arles, au-delà d’une rencontre – Maison des peintres Explorer l’image – Maison des peintres

Les Nuits

Soirée d’ouverture – 1er juillet Théâtre antique – 2, 4 et 6 juillet Littérature et photo – 3 juillet Nuit de l’année – 5 juillet

LOUIS VUITTON CITY GUIDE Arles par Peter Lindbergh de Christophe Cachera, Clara Le Fort et Pierre Léonforte. Éditions Louis Vuitton, 20 €.


YANN ARTHUS-BERTRAND UNE VIE DE PHOTOGRAPHE C’est l’événement le plus planant de l’été ! Pour fêter ses 50 ans de travail photographique et cinématographique, Yann Arthus-Bertrand s’est posé sur le toit de la Grande Arche. Plus de 250 photographies et cinq films sont présentés ! De ses premiers clichés de lions au Kenya, aux foires agricoles et aux portraits de Français, jusqu’à son grand projet « La Terre Vue du Ciel », cette rétrospective dévoile toute la carrière de l’artiste, du 28 juin au 1er décembre. Embarquez et décollez pour la Planète Arthus-Bertrand !

Source chaude du Grand Prismatic, parc national de Yellowstone, Wyoming, États-Unis (44° 31’ n – 110° 50’ o).


GUILLAUME NERY


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Échangeur autoroutier près du port de Yokohama, Honshu, Japon (22° 42’ 13,21” S – 45° 13’ 13,77” e). Méandres de la rivière Toula, province de Tov, Mongolie (47° 16’ 26,96” N – 105° 26’ 46,86” E)

François Mitterrand, Président de la République.

Gardon, taureau Blond d’Aquitaine, âgé de sept ans et pesant 1 631kg, fils de Tonnerre et de Coquine. Taureau le plus lourd du SIA 1998 présenté par Marie-Thérèse Valéry et appartenant à Maurice Larroque, de Fousseret, France.


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Lion se faisant mordre par son lionceau, réserve nationale du Maasaï Mara, Kenya. Une des photos préférées de Yann. Il la découvre six mois après l’avoir prise. À l’époque, les films devaient être envoyés en France pour y être développés puis renvoyés au Kenya.

PORTFOLIO

Cyrano Pondi, étalon Connemara âgé de quatorze ans, fils de Galway de la Dive par Bambu et de White Granite par Marble. Il est né chez Gilles Le Mouellic, en station au Haras national du Pin depuis 1993. Haras national du Pin, France.

Foule à Abengourou, district de Comoé, Côte d’Ivoire. Femme pêchant au filet sur un bras du Delta, sud de Padmapukur, District de Khulna, Bangladesh (22° 15’ 58,86” N – 89° 11’ 42,63” E).


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Abu Khodor et un autre bronzeur jouent Ă se battre, Beyrouth, Liban, 2016.

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LA TERRE VUE DU CIEL, LES HISTOIRES DE L’HUMANITÉ « Nous vivons une époque de grands bouleversements écologiques et sociaux. La photographie permet de dévoiler et de comprendre les grandes transformations du monde et de ses habitants. » « Pendant trois décennies, j’ai survolé la planète pour ramener des photographies. Elles témoignent, à leur manière, de l’état du monde. Les plus fortes d’entre elles vous sont présentées dans cette exposition. Je souhaite cependant qu’ensemble nous explorions le monde plus en profondeur que ce que la surface de l’image montre. La recherche de la beauté a motivé ce travail artistique qui ne garde d’un lieu que le moment immortalisé par l’appareil. Capturer une image ne prend qu’un instant. Or, si elles émerveillent, chacune de ces images raconte une histoire qui va bien au-delà d’une fraction de seconde. Nous vivons une époque de grands bouleversements écologiques et sociaux. La photographie permet de dévoiler et de comprendre les grandes transformations du monde et de ses habitants : êtres humains, animaux, végétaux et aussi minéraux. Toutes les photos sélectionnées pour « La Terre Vue du Ciel » ne sont pas des natures mortes, elles montrent la vie. Ces images ont été pour moi l’opportunité de démarrer une conversation ininterrompue avec le monde : ce sont les gens de tous les horizons que je photographie ou que je suis amené à rencontrer. Ce dialogue avec des scientifiques, des citoyens, des décideurs, des parents ou tout simplement des petits paysans qui pratiquent la même agriculture de subsistance que leurs ancêtres, a nourri ma réflexion et a suscité mon engagement écologiste et humaniste. Nous faisons face à de nombreuses inquiétudes quant à notre futur. Mais j’ai conservé de ces échanges de profondes convictions et engagements sur la nécessité de préserver l’environnement et l’humanité. J’ai vu la planète changer sous l’impact

de l’action des êtres humains. Le tableau est nuancé. D’incroyables progrès ont été accompli dans le domaine de la santé, de la lutte contre la pauvreté et la faim ainsi que dans les technologies. Mais il semble que dans un avenir proche - les processus sont déjà en cours - le prix à payer pour ces progrès soit terrible. La misère, la maladie, la faim, les conflits et les inégalités persistent tandis que l’état de l’environnement se dégrade plus rapidement que jamais : réchauffement, disparition des espèces, surpêche, déforestation, accumulation des déchets… 2015 et 2017 ont été les années les plus chaudes enregistrées. Le changement climatique montre les premiers signes de son impact avec des catastrophes naturelles plus puissantes. Et trop rarement en une des médias, la crise de l’érosion de la biodiversité est telle que les scientifiques parlent de sixième extinction de masse. Le changement climatique et la disparition de la biodiversité nous concernent toutes et tous. En effet, ces deux phénomènes, et d’autres, mettent en péril la survie de l’espèce humaine donc la nôtre et celles de nos descendants. Le temps pour réagir et y faire face est court. Les signaux d’alarme se multiplient, il n’est pourtant pas encore trop tard pour bâtir ensemble un monde durable. Chacun peut agir, à son niveau, dans son travail et dans ses engagements. Il s’agit d’adapter ses comportements et de changer de manière de vivre. Il n’y a pas de guide universel, mais tout le monde peut apporter sa contribution à la préservation de la planète. Grâce à cette partie de l’exposition, « La Terre Vue du Ciel », je souhaite partager et

poursuivre avec vous ce dialogue avec le monde. Regardez les photographies tout en prenant le temps de lire les légendes, de vous interroger sur les histoires derrière ces images, de comprendre les enjeux écologiques, sociaux et humaniste. Et après, pourquoi ne pas poursuivre ce dialogue autour de vous ? Aujourd’hui, les personnes, les marchandises, les informations et les idées circulent à l’échelle du monde, ce qui fait que tout est lié. Donc, il reste à espérer que cette conversation sur comment changer le monde porte ses fruits en faisant naître une révolution spirituelle à même d’insuffler le vent du changement. » YANN ARTHUS-BERTRAND

Exposition

du 28 juin au 1er décembre 2019. Sur le toit de la Grande Arche, 1, parvis de la Défense, La Défense. lagrandearche.fr

Livre (dix couvertures) Yann Arthus-Bertrand - Légacy : La vie d’un photographe, Grande Arche/CDP Éditions, 26 €. collectiondesphotographes.fr


« J’aime beaucoup cette photo. Nous volons au-dessus du Kirghizie, le pays aux 3 000 glaciers, dans un MI-8, un hélicoptère de l’armée russe. La radio est en panne et on essaie de s’expliquer avec notre guide qui ne comprend pas un mot de français. »


NICOLAS KRIEF PRIX DE L’ANI-PIXTRAKK 2019 - VISA POUR L’IMAGE 2019 Pour annoncer l’édition 2019 de Visa pour l’Image de Perpignan, PHOTO présente le lauréat 2019 du Prix ANI-PixTrakk dont le magazine est partenaire. Indissociable de Visa pour l’Image, le prix fête ses dix ans. Finaliste aux côtés de Cristiano Luis et Karl Mancini, Nicolas Krief a été repéré lors des lectures de portfolios des iconographes de l’ANI en septembre dernier. Il remporte le prix 2019 et sa dotation de 5000€ pour sa série « Accrochages ». Un reportage décalé qui ouvre les portes d’un monde caché.

« Sade, Attaquer le soleil », Musée d’Orsay, octobre 2014 / Jean-Auguste-Dominique Ingres, Le Martyre de Saint Symphorien (1830-1831), Mautauban, Musée Ingres


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« Odilon Redon », Grand Palais, mars 2011 / Redon, Portrait de Marie Botkine (1900), Musée d’Orsay, Paris

« L’Ange du Bizarre », Musée d’Orsay, février 2013 / William Bouguereau, Dante et Virgile (1850), Musée d’Orsay


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« Splendeurs et Misères de la prostitution », Musée d’Orsay, septembre 2015 / Henri Gervex, Rolla (1878) Musée d’Orsay, Paris

« Spectaculaire Second Empire », Musée d’Orsay, septembre 2016 / Jean-Eugène Buland, Les Héritiers (1887), Musée des Beaux Arts de Bordeaux

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PORTFOLIO

« Masculin Masculin », Musée d’Orsay, septembre 2013 / à gauche Karl Sterrer, Atlas (2010), à droite Just Becquet, L’Abîme (c 1901)

« L’Ange du Bizarre », Musée d’Orsay, février 2013


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« L’Impressionniste et la Mode », Musée d’Orsay, septembre 2012 / Gustave Caillebotte, Rue de Paris par temps de pluie (1877), Institut d’art de Chicago

« Masculin Masculin », Musée d’Orsay, septembre 2013 / Kehinde Wiley, Étude pour la mort d’Abel (2008)

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INTERVIEW NICOLAS KRIEF « Je suis très heureux de recevoir à Visa pour l’Image ce prix des éditeurs photo, qui aiment le travail des photographes et en sont les meilleurs promoteurs et défenseurs dans la presse, l’édition et les institutions. » Nicolas, ton sujet « Accrochages » t’a fait décrocher le Prix de l’Ani-Pixxtrak 2019 ! Ce qui veut dire que l’an dernier, à Visa pour l’Image à Perpignan, tu as présenté ton travail. Qu’est-ce qui a motivé ce choix et comment s’est déroulée la rencontre ? C’est un travail que j’ai mené pendant plusieurs années avec la seule obsession de le poursuivre ; en 2018, j’ai senti que le moment était venu de le montrer. J’ai adressé un portfolio à Visa pour l’Image (sans trop y croire tant il me semblait trop estampillé « culture » pour le Festival) qui a été retenu pour être projeté lors de l’édition 2018 ! À Perpignan, sur les conseils d’un ami photographe, j’en ai présenté une sélection aux lectures de portfolios de l’ANI. Je suis très heureux de recevoir ce prix des éditeurs photo, qui aiment le travail des photographes et en sont les meilleurs promoteurs et défenseurs dans la presse, l’édition et les institutions. Le prix sera annoncé mercredi soir au Campo Santo, pendant la semaine professionnelle de Visa pour l’Image. Quel regard portes-tu sur le festival ? Il occupe une place historique essentielle dans la valorisation du travail des photojournalistes, malmenés par un marché qui se contracte, et confrontés à des difficultés grandissantes à produire une photographie critique et indépendante, dans un environnement où les frontières entre l’information et la communication sont de plus en plus floues. Bien sûr cette problématique existe depuis les débuts du photojournalisme mais semble s’exprimer de façon plus aiguë aujourd’hui. La personnalité « cash » et convaincue de Jean-François Leroy y est pour beaucoup. Et puis, je suis heureux de voir le festival s’ouvrir à tous les champs de la photo documentaire, au-delà de la couverture

indispensable des crises politiques, économiques et sociales qui secouent le monde. Depuis l’effritement de la presse écrite, entre autres, les photojournalistes et les photographes documentaires rencontrent de plus en plus de difficultés à trouver des financements. Comment vis-tu ton métier ? J’ai la chance de travailler avec des titres très divers dans leurs formes et leurs identités, qui me font confiance et me permettent d’exercer ma photographie avec une palette assez large d’expression. La difficulté d’un photographe qui vit de ses commandes est de dégager suffisamment d’espace mental et de temps pour penser et produire ses propres sujets. J’ai rejoint Divergence Images en 2007 (le projet s’appelait alors Fedephoto). Nous ne sommes pas une agence, mais une association de photographes (nous sommes plus de cent). L’objectif de ses fondateurs était de distribuer leurs productions photographiques via une plateforme en ligne. À l’origine, il n’y avait donc pas de projet éditorial, journalistique ou artistique partagé, même si la nouvelle gouvernance fait pas mal bouger les choses. J’y suis rentré alors que je n’étais photographe que depuis deux ans pour rencontrer d’autres photographes et disposer d’un canal de distribution de mes images, justement, et y ai fait de belles rencontres. Raconte-nous l’origine de cette formidable histoire sur les coulisses des musées ? J’ai commencé ce travail en 2010 : en août, le journal Le Monde me commande le portrait d’un des commissaires de la rétrospective Monet organisée au Grand Palais. La RMN (Réunion des musées nationaux) me propose alors une carte

blanche pour en suivre l’accrochage ; j’accepte cette proposition qui attisait ma curiosité. Cette première carte blanche a conduit à d’autres, au Grand palais et au Musée du Luxembourg, puis à une longue et riche collaboration avec le Musée d’Orsay. Ce travail très personnel dans les musées commençant à être notoire dans les rédactions avec lesquelles je travaille, je l’ai donc aussi parfois poursuivi dans le cadre de commandes de presse (pour Le Monde, M, Télérama, Le Figaro Magazine…). Ma formation d’historien a été déterminante dans ma manière de percevoir les choses, et donc de photographier (il me semble que le propre d’un photographe est d’avoir un point de vue, de ne pas regarder que ce qu’il lui est donné à voir). Elle m’a appris l’appréhension critique des signes et des mythes de notre temps, que ceux-ci s’inscrivent dans une époque et un espace délimités. Elle s’exprime, je l’espère, dans ma photographie. Comment as-tu opéré pour mettre en lumière ces femmes et hommes qu’on ne voit jamais et sans qui l’exposition est impossible : menuisiers, restaurateurs, régisseurs, encadreurs… ? Je ne les ai pas mis en lumière. Mes images sont des instantanés ; les sujets qui y figurent ne posent pas ni ne sont mis en scène. J’ai été saisi par la façon dont les œuvres étaient manipulées, plus que par les œuvres elles-mêmes. Une de mes premières impressions lorsque je le commençais fut l‘extrême prévenance dont elles étaient entourées, la technicité et la précision des gestes, qui donnaient une évidente théâtralité aux scènes auxquelles j’assistais. Plus encore, cette théâtralité peut-être parce qu’elle était très codifiée et répétitive - prenait les traits d’une véritable liturgie : des objets précieux et admirables,


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manipulés selon des règles et des procédés strictes, pratiqués par des spécialistes. J’ai eu très vite le sentiment qu’une véritable religiosité animait ces moments. La question de notre rapport à l’objet de musée, la dimension performative de l’exposition, me sont apparues rapidement centrales et mon regard s’est orienté. On te sent tout près de ceux qui travaillent et pourtant ils ne semblent pas être gênés par ta présence ? Comment as-tu réussi ce coup de force ? Grâce au temps : c’est un travail immersif. Chaque accrochage dure entre deux et trois semaines durant lesquelles il faut être là, savoir se faire oublier. Lorsque vous passez du temps avec les gens, que vous savez ne pas gêner et ne pas être trop présents, les gens finissent par vous accorder leur confiance, par vous oublier, par ne plus être gênés par l’appareil photo ni prêter attention à votre présence. La discrétion est une qualité essentielle du photographe documentaire. As-tu l’intention de poursuivre ce sujet ? Quels sont tes autres projets ? Oui, j’aimerais poursuivre ces « Accrochages », en particulier dans des musées étrangers, et je travaille sur un projet de livre. Je poursuis aussi une monographie culturelle du monde rural. Ma série « Jours de fête » cherche à saisir les moments de sociabilité dans la campagne sarthoise : commémorations, bals et fêtes populaires, comices agricoles, lotos, concours, chasse... Ces moments où se manifestent encore des formes sociales et culturelles traditionnelles, mais qui se sont adaptées aux récits contemporains pour exprimer une culture qui - sans se revendiquer contre-culture - , affiche une indépendance

Nicolas Krief par Paul Krief

tranquille à l’égard de la culture « dominante » médiatique et urbaine. Un autre travail personnel (et dernier à avoir été initié) me conduit également en Sarthe, sur le circuit Bugatti, plus précisément autour du circuit, où je photographie depuis trois ans les publics des grandes courses : 24 heures Camions, 24 heures motos, 24 heures auto. C’est la première fois que PHOTO te publie. Tu as une histoire particulière avec ce magazine, n’est-ce pas ? Oui, j’ai réellement constitué les fondations de ma culture photographique avec PHOTO ! Adolescent, j’attendais chaque mois sa sortie en kiosque et je chinais tous les anciens numéros aux puces ; les 200 premiers PHOTO trônent encore dans ma bibliothèque. Un portfolio qui m’a particulièrement marqué : les « Portraits » d’Avedon, dans le numéro 112… Commentés par Roland Barthes. Retourneras-tu cette année à Visa pour l’Image ? Oui, avec plaisir, c’est un moment (rare dans l’année) de rencontres, de décontraction, une parenthèse festive comme le sont aussi les rencontres d’Arles et les autres festivals. Enfin, conseille-moi un bon livre Nicolas.

J’aurais envie d’en citer cinquante. Parmi tous mes livres photos, en voici quatre qui n’ont rien à voir les uns avec les autres : le Dorothea Lange publié par Le Jeu de Paume est le dernier ; j’aime souvent relire une compilation parue il y a quelques années sur la photo de rue : Street photography Now (Thames & Hudson) ; un roman photo, L’illusion nationale (Vincent Jarousseau, Valérie Igounet) dont la narration sensible contribue à une plus grande intelligence du réel ; Exposures de Barbara Prosbt (j’adore son travail). Sur ma table de chevet en ce moment : Les Fugitifs d’Alain Damasio, dont j’avais adoré La Horde du contrevent lu par hasard il y a quelques années. Interview réalisée pour PHOTO en juin 2019 par Agnès Grégoire

Lectures de portfolios de l’ANI-PixTrakk

L’Association Nationale des Iconographes vous offre la possibilité de présenter vos images à des experts de la photo pendant la semaine pro de Visa pour l’Image à Perpignan et de participer au prix Ani-PixTrakk doté de 5 000 €. Celui-ci fera l’objet d’une exposition. Renseignements : ani-asso.fr


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FESTIVAL

LE PROGRAMME DE VISA POUR L’IMAGE

Pour tout savoir sur le festival international du photojournalisme qui se déroule à Perpignan du 31 août au 15 septembre.

Partout dans le monde, la liberté de la presse est mise à mal. Diminuée par les pouvoirs, décriée par le public... À Perpignan, elle est célébrée chaque année à Visa pour l’Image. Le festival international de photojournalisme ouvre sa 31e édition, du 31 août au 15 septembre. Sa programmation promet de marquer cette année encore les esprits. Résolument ancrée dans l’actualité, elle aborde

Expositions à travers la ville

Valerio Bispuri, « Prisonniers » Patrick Chauvel, « 50 ans sur le front » Olivier Coret, « Les gilets jaunes » Éric Hadj, « Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, gilets jaunes, dimanche » Alain Keler, « Journal d’un photographe » Kirsten Luce, « La Face cachée du tourisme de la faune »

des sujets médiatisés, comme le mouvement des gilets jaunes par Olivier Coret et Éric Hadj, mais aussi et surtout des sujets qui gagnent à l’être. Le Yémen de Lorenzo Tugnoli, le Venezuela d’Alvaro Ybarra Zavala, l’accès à l’IVG dans le monde de Kasia Strek, la mortalité maternelle par Lynsey Addario... Toujours sous la direction de JeanFrançois Leroy, le festival offre un nécessaire éclairage sur le monde.

Laura Morton (Bourse Canon de la Femme Photojournaliste 2018), « University Avenue » Frederic Noy, « La lente agonie du lac Victoria » Louie Palu, « Le réseau d’alerte avancé » Ivor Prickett, « La fin du califat » Brent Stirton, « Rangers » Lorenzo Tugnoli, « La crise au Yémen »

Alvaro Ybarra Zavala, « 1984-Venezuela » Kasia Strek (Prix Camille Lepage 2018), « Le Prix du choix » Cyril Abad, « In God We Trust » Guillermo Arias, « La caravane » Lynsey Addario, « Mortalité maternelle » Lauréat du prix de la Ville de Perpignan Rémi Ochlik 2019 Lauréat du Visa d’or humanitaire du CICR


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Soirées de projection

Du 2 au 7 septembre, à 21h30, au Campo Santo. Entrée libre dans la limite des places disponibles. Retransmission en direct au Théâtre de l’Archipel.

Les prix

Visa d’or Magazine Doté de 8 000 € par la Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée. Décerné le 6 sept.

Visa d’or News Doté de 8 000 € par Paris Match. Remis le 7 sept. Visa d’or de la presse quotidienne Doté de 8 000 € par Perpignan Méditerranée Métropole. Remis le 4 sept. Visa d’or humanitaire du CICR Doté de 8 000 €. Décerné le 5 sept. Visa d’or de l’information numérique Franceinfo Doté de 8 000 €. Annoncé le 5 sept. Visa d’or d’honneur du Figaro Magazine Doté de 8 000 €. Décerné le 6 sept. Bourse Canon de la Femme Photojournaliste Doté de 8 000 €. Annoncé le 7 sept. La lauréate 2018, Laura Morton, expose sa série. Prix de la Ville de Perpignan Rémi Ochlik Doté de 8 000 €. Décerné le 6 sept. Prix Camille Lepage Doté de 8000€ par la SAIF. Annoncé le 5 sept. Prix Pierre & Alexandra Boulat Doté de 8 000 € par la Scam. Remis le 5 sept.

Prix ANI-PixTrakk Doté de 5 000 €. Remise du prix à Nicolas Krief le 4 sept. (Voir portfolio pages précédentes) Prix Photo – Fondation Yves Rocher Doté de 8 000 €. Remis le 7 sept. Prix Carmignac du photojournalisme Doté par la Fondation Carmignac. Remis le 4 sept. pour les 10 ans du prix.

Rencontres

Conférence Paris Match Vendredi 6 sept. de 15h à 16h30. Salle Charles Trenet, Palais de Congrès. Entrée libre. Live Magazine des photographes Samedi 7 sept. de 17h à 18h30. Salle Charles Trenet, Palais des Congrès. Entrée libre.

Librairie éphémère

Du 31 août au 15 septembre, de 10h à 19h. Couvent des Minimes. Entrée libre.

Renseignements

visapourlimage.com


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L’ÉTÉ DES FESTIVALS Gardez l’œil ouvert, les rendez-vous photo fleurissent partout dans le monde !

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3 France, Houlgate | Les femmes s’exposent

Les femmes ont toute la place à Houlgate. Béatrice Tupin inaugure la deuxième édition de ce festival essentiel. Sur la plage comme dans la ville, quinze expositions mettent en lumière le travail de Jane Evelyn Atwood, Sophie Brändström, Anne Kuhn, Floriane de Lassée, Ouka Leele, Véronique de Viguerie, Flore-Aël Surun (1), Corinne Rozotte (2)... Une réunion de femmes photographes de tous horizons, de nationalités et d’écritures photographiques très différentes, qui leur rend leur juste visibilité dans le paysage photo. Jusqu’au 31 août. Houlgate (14). lesfemmessexposent.com

Québec | Rencontres photo Gaspesie

Dix ans, un anniversaire précieux. Une occasion supplémentaire s’il en fallait de mettre à l’honneur des artistes québecois et - à noter beaucoup de femmes cette année : Rachel Echenberg, Mélissa Pilon, Hua Jin, Anne-Marie Proulx, Natacha Clitandre... Rejointes par la Française Sophie Zénon ou encore la Croate Renata Poljak. Le Canadien Gabor Szilazi (3), quant à lui, signe l’affiche. Les rencontres, qui portent bien leur nom, partent aussi en tournée du 15 au 18 août au contact de la Gaspésie et de son public. Un lien photographique tissé à travers tout le Québec. Du 15 juillet au 30 septembre. Gaspésie, Québec. photogaspesie.ca


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5 France, Vichy | Portrait(s)

Le portrait sous toutes ses formes est devenu un rendez-vous depuis sept ans à Vichy. Car Fany Dupêchez, directrice artistique, a imaginé un large panorama. Des portraits enthousiasmants de Philippe Halsman, plus sombres de Tish Murtha, documentaires de Michal Chelbin, Benni Valsson ou Bastiaan Woudt, quasi fictionnels avec Turkina Faso... Un portrait de la ville aussi. Car Ambroise Tézénas, en résidence, apporte un éclairage sur Vichy, candidate au patrimoine mondiale de l’Unesco. Pour finir, un autoportrait ou incontournable selfie, exploré par Olivier Culmann, commissaire invité. Une plongée vertigineuse dans nos images à tous (4). Jusqu’au 8 septembre. Vichy (03). ville-vichy.fr

France, Lectoure | Été photographique

Déjà trente ans que la ville se recouvre de photos chaque été. En 2019, le parcours des expositions s’ancre dans la ruralité et invite les artistes à questionner la place de l’humain dans son environnement, son rapport à la nature. Une ruralité fantasmée, idéalisée comme par Julie Chaffort ou Rémy Artiges, parfois folklorisée, mais aussi très terre à terre grâce à Sarah del Pino (5), Julien Coquentin (6), Maitetxu Etcheverria, Nicolas Tubéry... La programmation concoctée par Marie-Frédérique Hallin, directrice du rendez-vous, est à explorer tout l’été. Du 20 juillet au 22 septembre. Lectoure (32). centre-photo-lectoure.fr


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9 France, Yvré-l’Evêque | Saison photo de l’abbaye de l’Epau

Vous êtes invités à une grande itinérance, avec pour point de départ l’abbaye cistercienne. Un parcours photographique porté par les œuvres de huit artistes, les migrations d’ouvriers américains de Dorothea Lange, les camions de travailleurs d’Alejandro Cartagena, les campagnes françaises d’Alexa Brunet, les aires d’autoroute de David Richard (7), la route du lithium de Matjaz Krivic (8)... Un voyage aux quatre coins du monde sans quitter la France. Jusqu’au 4 novembre. Yvré-l’Évêque (72). epau.sarthe.fr

France, Sedan | Urbi & Orbi

Dix expositions pour un dixième anniversaire. La biennale de la photographie et de la ville invite à nouveau cette année des artistes, photographes et vidéastes à partager et confronter leurs visions de la ville. Plongée dans les archives de la Franco-américaine Jane Evelyn Atwood et du Canadien Gabor Szilasi, installation géante de Guillaume Amat, regard sur le travail de l’Observatoire Photographique du Paysage de Sedan et sur la résidence de Patrick Dionne et Miki Gingras... Photo 9 : Élodie Ledure. Jusqu’au 1er septembre. Sedan (08). urbiorbi.photo


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FESTIVALS

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11 France | Nuits photographiques de Pierrevert

Stéphane Kossmann sait s’entourer. Le président des Nuits photo invite cette année le photographe de mode Marco Glaviano (10 et 11) pour parrainer l’édition. C’est notre dose de glamour. À ses côtés, Bernard Plossu, fidèle du festival, monte une grande exposition à la Fondation Carzou sur la frontière entre le Mexique et les États-Unis. En exclusivité, son fils Joaquim l’accompagne avec une création sonore. Pour découvrir le reste de la programmation et assister aux projections, c’est dans le Luberon que ça se passe. Du 25 au 28 juillet. Pierrevert (04). pierrevert-nuitsphotographiques.com

France | Festival Photo La Gacilly

Tous les regards se tournent vers l’est. La Gacilly fait de la Russie et ses pays limitrophes la nouvelle étape de ses explorations. Une plongée dans l’écriture photo singulière des pays de l’est sous le commissariat de Cyril Drouhet, avec des artistes de toutes générations : de Prokudin-Gorsky et Rodchenko au début du XXe, à Koudelka, Gronsky, Chernyshova, Mielnikiewicz... Toujours engagé dans les enjeux environnementaux, le festival accueille aussi le travail de Yuri Kozyrev et Kadir van Lohuizen (Prix Carmignac), Marco Zonzello (Prix Fondation Yves Rocher), Juan Manuel Castro Prieto, l’association Image sans Frontière (12) ou Franck Seguin (13). Jusqu’au 30 septembre. La Gacilly (56). festivalphoto-lagacilly.com


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FESTIVALS

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15 16 Italie, Cortone | Cortona on the Move

Quelle relation entretiennent les humains au paysage ? Si nos territoires reflètent notre histoire et nos actions, les photographes en sont les premiers observateurs. La directrice artistique Arianna Rinaldo réunit Paolo Verzone, Gideon Mendel, Simon Norfolk, Nadia Bseiso, Andrea Botto, Yaakov Israel, Yan Wang Preston, Hahn+Hartung, Hashem Shakeri, Diana Markosian (14), Beatriz Polo Iañez (15) et bien d’autres photographes, tous liés par une préoccupation commune pour la notion de territoire. Du 11 juillet au 29 septembre. Cortone, Italie. cortonaonthemove.com

Irlande, Dublin | Photo Ireland

Encore un anniversaire ! Le festival qui fête ses dix ans se lance dans de grandes explorations. Exploration de la culture irlandaise d’abord, celle du « peuple de la boue » dans laquelle s’est plongé l’Américain Luis Alberto Rodriguez en résidence à Wexford. Exploration spatiale avec Monica Alacazar-Duarte pour les cinquante ans d’Apollo. Exploration des évolutions de la photo par Jessica Wolfelsperger ou Roisin White. Exploration formelle avec les collages et sculptures de Lucie Khakhoutian ou Clare Lyons. Enfin, exploration des jeunes talents irlandais, à la découverte de Jamin Keogh, Sarah Flynn, Robert Ellis ou encore George Voronov (16)... Jusqu’au 31 juillet. Dublin, Irlande. 2019.photoireland.org


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FESTIVALS

ET AUSSI… France Festival du regard Jusqu’au 14 juillet. Cergy-Pontoise (95). festivalduregard.fr Promenades photographiques Jusqu’au 1er sept. Vendôme (41). promenadesphotographiques.com Constellations de Metz Jusqu’au 7 sept. Metz (57). constellations-metz.fr Parcours 10 ans du Réseau Diagonal à travers la France, de septembre 2019 à janvier 2020. reseau-diagonal.com Quinzaine Photographique Nantaise Du 13 sept au 13 octobre. Nantes (44). festival-qpn.com Manifesto Du 13 au 28 sept. Toulouse (31). festival-manifesto.org Biennale des photographes du monde arabe 19 Du 11 au 24 sept. Paris (75). biennalephotomondearabe.com Sept Off Du 20 sept au 2 novembre. Nice (06). multimediastudio.fr

Monde Biennale de Venise Jusqu’au 24 novembre. Venise, Italie. labiennale.org

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Espagne, Madrid | PhotoEspaña

Le meilleur de la photo est à Madrid. L’immense festival (85 expositions, 296 artistes) le confirme cette année encore avec une belle affiche conçue par la commissaire invitée Susan Bright, conservatrice et écrivaine. Berenice Abbott, William Klein, Joel Meyerowitz, Diana Markosian, Dario Villalba, Leila Alaoui. Elina Brotherus, Sharon Core et Laura Letinsky (17)... Des maîtres et des photographes émergents, réunis au sein de quatre expositions collectives. Donna Ferrato a d’ores et déjà été récompensée par le Prix PhotoEspaña pour son engagement contre les violences faites aux femmes. Jusqu’au 1er septembre. Madrid, Espagne. phe.es

Photoville Du 12 au 22 sept. Brooklyn, États-Unis. photoville.com Tbilisi Photo Festival Du 13 au 20 sept. Tbilissi, Géorgie. tbilisiphotofestival.com Beirut Art Fair Du 18 au 22 sept. Beyrouth, Liban. beirut-art-fair.com Unseen Photo Fair Du 20 au 22 sept. Amsterdam, Pays-Bas. unseenamsterdam.com Shanghai Photofair Du 20 au 22 sept. Shanghai, Chine. photofairs.org InCadaques Du 22 au 24 sept. Cadaqués, Espagne. incadaques.com


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TECHNIQUE

ÇA VIENT DE SORTIR ! PAR ADRIEN MORLENT

L’instantané hybride au format mini

Machine à remonter le temps !

INSTAX MINI LIPLAY Surfant sur la nostalgie ambiante, Fuji continue d’innover. Cet instantané hybride réunit un instax et une imprimante dans un format contenu ! Cet appareil numérique (capteur 1/5 pouce de 4,9 mp) est équipé d’un écran LCD de 2,7 pouces afin de visualiser, modifier et imprimer les images. Possibilité d’associer à chaque image une séquence audio de dix secondes. Prix : 169 €. fujifilm.eu

L’excellence en usb-c !

CANON LEGRIA HF G50 ET G60 À l’ère où les projets audiovisuels sont souvent tournés au smartphone, le géant japonais continue de proposer des caméscopes. Avantage ? Une durée de captation illimitée. Pour qui ? Les personnes attachés à l’ergonomie particulière. Pour quoi ? Reportage vidéo et captation d’événements. Prix : 1 109,99€ et 1 709,99 €. canon.fr

Clé USB pour smartphone

EIZO COLOR EDGE CS2731 Eizo annonce le Color Edge CS2731, son premier moniteur avec port USB C permettant de relier directement votre smartphone ou votre pc portable. Autre avantage, votre périphérique sera directement alimenté en électricité grâce à l’alimentation 60 watts de l’écran ! L’affichage n’est que de 2560x1440 pixels mais couvre 99% de l’espace Adobe RVB ! Prix à venir. eizo.fr

SANDISK IXPAND Au rythme auquel la définition de nos appareils augmente, pour gagner du temps et de l’espace en terme de stockage, Sandisk propose des clés USB à double connectique afin d’être pluguée sur prise PC standard et sur le connecteur de votre smartphone. Vous pourrez y faire vos sauvegardes et stocker vos images ! USB-C, micro-USB et lightning. De 16 à 256 Go. Prix : de 33 à 140 €. sandisk.fr

Noctilux « abordable »

MITAKON SPEEDMASTER 50MM F/0,95 MK III Les optiques venus de Chine sont souvent bon marché et exotiques. Ce 50mm f/0,95 par Zhong Yi Optics se veut une alternative (très) bon marché au futur Noct-nikkor pour les hybrides en monture Nikon Z, ou aux 50mm en Canon RF et Sony FE. Mise au point et bague de diaphragme manuelles. Prix : 700-800 €.yoptics.net

SSD pour aventuriers

SONY SL-M ET SL-C : Sony dévoile deux nouvelles séries de disques SSD. Les SL-M favorisent la vitesse de transfert avec des débits allant jusqu’à 1000 Mo/s. Les « SL-C » favorisent la compacité. Niveau construction, ils permettent d’affronter les conditions difficiles grâce à leur coque monobloc en aluminium résistante à la poussière et à l’eau. Disponible à l’automne en 500 Go, 1 et 2 To. sony.fr


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Le début de l’année a été riche en nouveautés. Objectifs, flashs, sacs, imprimantes, cartes mémoires... Tous les secteurs de la photo en profitent avec des produits aux performances toujours plus grandes. Les téléphones, eux aussi, progressent de manière étonnante avec des tarifs particulièrement contenus.

La bascule bon marché

L’âge adulte.

LENSBABY COMPOSER PRO II ET EDGE 35 Grâce à Lensbaby, avec un budget restreint on peut s’essayer aux joies d’un objectif à bascule et à l’effet tilt shift ! Le nouvel objectif 35mm f3,5 peut s’incliner à 15 degrés dans tous les sens et ainsi apporter la maîtrise du plan de netteté. Disponible en monture Canon EF, Nikon F, Sony FE, Fujifilm X et Micro 4/3. Prix : 450  €, 250€ l’objectif seul. lensbaby.com

Zoom de poche !

FUJIFILM GFX 100 Hybride moyen format, le GFX 100 passe à la corrélation de phase sur capteur ! D’une définition de 100 mp, rétroéclairé et premier de son espèce à être stabilisé, il promet un gain de 5,5 IL. Côté vidéo, il offre de la DCI 4K à 30 i/s et de la Full HD en 60 i/s. Ergonomie typé pro, design monobloc et châssis en alliage de magnésium, production de fichiers raw en 16 bits. Prix : 10 999 €. fujifilm.eu

Essayez le développement argentique !

HUAWEI P30 PRO Le modèle 2019 du photophone phare de Huawei débarque avec quatre modules à son dos : un principal de 40mp couplé à un grand angle 27mm f1.6, un ultra grand angle 16mm f2.4 de 20mp, un dédié au bokeh et enfin, un module de 8mp avec zoom périscopique 5 fois (équivalent 27-135mm) ! Bonne montée en ISO et écran bien calibré : un véritable compact photo ! Prix : 999 €. huawei.com

ILFORD SIMPLICITY STARTER PACK L’argentique revient, notamment chez les jeunes photographes. Mais certains ont peur de franchir l’étape du développement. Ilford propose un kit tout-en-un sans prise de tête. Différentes chimies sous forme de petites poches en solution liquide prête à être diluée permettent de développer deux films 135 ou un film 120. Prix : 19 €. ilfordphoto.com

Sacs pour balade urbaine

VANGUARD VEO GO La nouvelle gamme Veo Go se compose de cinq modèles. Tous adaptés aux appareils hybrides, ils sont équipés d’un passant pour trolley (sauf les Veo Go 15 et 24), ont une housse anti-pluie et sont proposés en noir ou kaki. Les Veo Go 15, 24 et 34 sont des sacs à bandoulière, les deux autres, 42 et 46, sont des sacs à dos. Prix : de 24,90 € à 89,90 €. vanguard-shop.fr

Focale à portrait pour photographes aisés

ZEISS OTUS 100MM F/1,4 : Le célèbre opticien allemand continue d’agrandir sa série Otus en annonçant un 100mm f/1,4 à la construction irréprochable : fût en métal, mise au point manuelle, formule optique apochromatique de 14 éléments en 11 groupes et traitement antireflet façon Zeiss (leur spécialité depuis de nombreuses années). Disponible en monture Nikon F et Canon EF. Prix : 4 500 €. zeiss.fr


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TECHNIQUE

CET ÉTÉ, QUEL PHOTO

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Pour bien commencer l’été, le magazine PHOTO vous propose l’équipement parfait en fonction des profils de chacun ! En passant par le photographe aventurier, le plongeur intrépide ou encore le photographe des transats !

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Bobby : le sac à dos antivol

1 La marque hollandaise XD Design produit un sac où la glissière de la fermeture éclair est cachée, évitant les tentations de vol de vos précieux objets, dont votre appareil photo ! Fabriqué en polyester hydrofuge, il résiste aux coups de couteau. On peut y loger un ordinateur 15 pouces, une tablette 10 pouces. Port de recharge USB intégré. Le prix est un peu élevé mais si cela permet d’éviter un vol, l’investissement paraît rentable. Prix : 90 €. xd-design.com

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Nikon coolpix W150 : le compagnon des enfants

2 Un appareil simple et résistant, à l’interface et aux couleurs pour les enfants. Ce petit compact est à mettre entre toutes les mains. Résistance aux chocs jusqu’à 1,80m et étanchéité jusqu’à 10m. Modeste capteur CMOS 1/3,1 pouce de 13,2 millions de pixels couplé à un zoom optique 30-90mm f/3,3-5,9. De quoi permettre à nos bambins de découvrir sereinement la photo et la vidéo. Prix : 169 €. nikon.fr

Etui Easy cover : comme une seconde peau

3 Beaucoup de personnes ont pris l’habitude d’utiliser des coques en silicone pour limiter les dégâts en cas de chute de leur smartphone. Easy cover a eu l’idée de faire la même chose pour les appareils photos. Cet étui épouse le châssis afin de le protéger des poussières, de l’eau et des usures du temps, tout en lui donnant un côté coloré. Disponible pour une multitude de boîtiers, reflex et hybrides. Prix : 21,90 €. easycover.eu


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GRAPHE ÊTES-VOUS ? PAR ADRIEN MORLENT

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CHILL AND RELAX Insta360 ONE X : caméra 360 simple et efficace

4 Voilà une caméra facilement transportable, filmant à 360° en 5,7K à 30 i/s. Le design est minimaliste mais l’ergonomie efficace ! Deux boutons pour tout paramétrer et un petit écran pour les informations. Les images sont captées par deux capteurs Sony de 1/2,3 pouce combinés à des optiques fisheye de 200°. Le constructeur chinois promet une autonomie de 60min. Recharge via un port USB- C. Prix : 459 €. insta360.com

Super Soco CU-X : le scooter électrique pour photographe !

5 Pour parcourir la côte et accéder aux criques, faites un geste pour la planète en craquant pour ce nouveau scooter électrique de 50cm3. Gabarit idéal, facile d’utilisation, autonomie de 80km : parfait pour les courts trajets. Sachez qu’il possède une Dash cam ! Pas de quoi faire le remake de C’était un rendez-vous de Claude Lelouch, mais suffisant pour capturer des moments insolites Prix : 2 690 €. super-soco.fr

Olympus TG-6 : compact façon baroudeur

6 La plage est un lieu calme et relaxant, mais parfois agressif pour les appareils photos. Olympus propose un petit compact prêt ces épreuves que sont le sable, l’eau ou les chutes. Le TG-6 résiste aux chutes de 2,1m, va jusqu’à 10m de profondeur, est anti-poussière et encaisse des températures de -10°C et des pressions de 100kg. Capteur de 12mp capable de filmer en UHD à 25i/s. Prix : 499 €. olympus.fr

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Canon Zoemini : imprimante photo de poche

7 Nos images de vacances d’été se retrouvent la plupart du temps perdues dans un disque dur. Afin de retrouver le plaisir simple d’une photo papier, Canon lance une imprimante de poche sans encre qui délivre, via Bluetooth, des clichés de 5 x 7,6cm en 45 secondes ! Chaque recharge contient 10 feuilles et l’imprimante possède une autonomie de 20 impressions. Dernière particularité, elles sont adhésives ! Prix : 120 €. canon.fr


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TECHNIQUE

AVENTURIER

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Carte SD Sony series Tough : carte de l’extrême

1 Pour rassurer les personnes soucieuses de leur mémoire électronique, Sony a conçu des cartes SD très résistantes de 32, 64 et 128 Go. Le plastique est remplacé par une coque monobloc afin d’éviter l’éclatement de la carte en cas de torsion et de garantir une étanchéité à l’eau. La marque japonaise promet des vitesses de 300Mo/s en lecture et 299Mo/s en écriture. Prix : de 85 à 350 €. sony.fr

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Panasonic S1, hybride pour baroudeur !

2 Pour partir à l’aventure, il faut un boîtier résistant. Le châssis en alliage de magnésium du nouveau Panasonic S1 et sa tropicalisation à toute épreuve permet d’éviter poussière et infiltration d’eau. Boîtier volumineux mais prise en main irréprochable. Hybride plein format de 24mp, excellente montée en ISO, vidéo UHD à 60i/s et viseur électronique le plus défini du marché (5,76mp). Prix : 2 499 €. panasonic.com

My passport wireless SSD : le disque dur qui remplace votre laptop

3 Pour ne pas alourdir votre sac avec un ordinateur tout en sauvegardant vos photos, WD propose le My passport Wireless SSD, un disque dur avec une coque résistante aux chocs mais surtout un lecteur de carte SD 3.0 intégré permettant la copie des images sans passer par un ordinateur ! Disponible en 250 Go, 500 Go, 1 et 2TB. Autonomie de 10h. Prix : de 239 à 939 €. wd.com

Anker PowerCore 10000 USB-C : générateur de poche

4 Grand fabricant d’accessoires pour smartphone, Anker propose une petite batterie externe (11,5 x 5 x 2,5 cm) capable de recharger jusqu’à deux fois un Samsung S8 ou une fois un Ipad Pro. Grâce au connecteur USB-C, vous pouvez aussi recharger les ordinateurs portables récents ou encore certains appareils photos ! Le compagnon idéal des longs trajets. Prix : 41€. anker.com


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Lume cube air : le cube lumineux

5 Cette torche Led très compacte a une capacité de 400 lux modulable sur quatre niveaux d’intensité. Côté colorimétrie, il propose une température de base de 5 600K qui peut être modifiée via un diffuseur orange et un blanc. Contrôlable par smartphone via Bluetooth, avec fixation pour trépied et boîtier magnétique, il est utilisable sous l’eau (10m), de quoi avoir en permanence avec soi un éclairage compact et puissant. Prix : 89 €. lumecube.com

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HPA Photodry 25 : le sac totalement étanche !

6 Pour transporter votre matériel en toute sécurité, optez pour un sac étanche ! Le HPA Photodry 25 possède un insert photo avec compartiments modulables pouvant accueillir jusqu’à deux reflex et plusieurs objectifs ainsi qu’une tablette. Le tout est contenu dans une enveloppe en PVC 100% étanche. Capacité totale de 25 litres. Prix : 129 €. hpa-shop.fr

Peak design slide : courroie multi-usages 7 Peak design, entreprise américaine connue pour son clip de fixation rapide pour appareil photo, propose des courroies assez astucieuses. La Slide s’utilise autour du cou, en bandoulière ou à l’épaule grâce à un système de réglage rapide de la longueur. Enfin, grâce aux fixations Anchor, il est possible d’enlever la courroie en un claquement de doigt ! Les attaches supportant jusqu’à 90kg. Prix : 59 €. peakdesign.com

Dji contre attaque ! DJI Osmo Action

8 Concurrente directe de la Gopro hero 7, la Osmo Action propose de la vidéo en 4K/ UHD en 60 i/s (100Mp/s) et est munie d’un capteur 1/2,3 pouce de 12mp associé à une optique f/2,8 d’angle de vue 145°. Stabilisation numérique assez efficace, large écran tactile à l’arrière et petit écran en façade pour le selfie ! 134g, résistance aux chutes jusqu’à 1,5m et étanche sans caisson jusqu’à 11m ! Prix: 379 €. dji.com


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TECHNIQUE

PLONGEUR

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Sea & Sea Flash YSD2J : pour éclairer les profondeurs

1 L’océan est sombre et mystérieux. Pour y voir un peu plus clair, vous pouvez associer à votre caisson un flash sousmarin. Le Flash YSD2J possède un nombre guide de 32 sur terre et 16 sous l’eau, de quoi facilement éclairer vos proies ! Il permet de descendre jusqu’à 100m de profondeur, possède un angle de couverture de 80° pouvant s’élargir à 120°. Fonctionne avec quatre piles AA. Prix : 630 €. seaandsea.jp

Ensemble combinaison Nauticam : un Blue deep 3mm : caisson pour hybride camouflage des mers 3 Sentant la vague du 2 Pour que la panoplie du photographe sous-marin soit complète et discrète, il faut bien évidemment une combinaison qui se fond dans l’environnement aquatique ! Pour se faire, vous pouvez opter pour cet ensemble Bluedeep qui, comme son nom l’indique, possède un camouflage bleu façon reflet de l’eau. D’une épaisseur de 3mm, elle est adaptée à la plongée en eau chaude à tempérée. Prix : 238 €. vieuxplongeur.com

mirrorless arriver, Nauticam dégaine le premier et annonce ses caissons pour hybrides ! Épousant à la perfection le châssis, ils permettent d’emmener vos boîtiers jusqu’à 100m de profondeur. Les réglages sont accessibles via des boutons relais et deux grandes poignées sont présentes pour améliorer la prise en main. Disponibles pour un grand nombre de modèles. Prix : de 1 500 à 3 622 €. nauticam.com

Plonger sans se mouiller : drone aquatique Navatics mito

4 Pour ceux et celles qui adorent les images sousmarines mais qui n’ont pas l’âme d’un Guillaume Néry, le Mito de la petite entreprise hongkongaise est fait pour vous ! Capable de filmer en 4k 30i/s et de prendre des images de 8mp jusqu’à 40m de profondeur, équipé de deux puissantes torches, il se pilote via wifi lié à une bouée flottante en surface. Stabilisation efficace. Prix : 1 050 €. navatics.com


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Filtre rouge Flip Backscatter : de la couleur pour vos images sous-marines! 4 Chaque personne ayant expérimenté l’image sous marine s’est déjà heurtée au problème des images fades et c’est normal ! Plus vous descendez en profondeur, plus la lumière blanche est atténuée. Deux solutions pour résoudre le problème, une torche ou un filtre rouge pour compenser l’excès de bleu à partir de 5m. Plusieurs marques en proposent. Prix : 60 €.

Omer stingray : palmes pour photographe !

7 Malgré les nombreuses fonctions de nos appareils photos en terme de stabilisation, le plongeur aura toujours besoin de palmes pour avancer et se stabiliser ! Le modèle long et épais comme l’Omer stingray est très efficace pour cela lors de la prise d’images. Quel rapport direct avec la photo me direzvous ? Le camouflage de ces palmes se fait via impression d’une image sous-marine ! Prix : 120 €. scubastore.com

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Gopro Handler : bouée de sauvetage pour Gopro

8 Lors de vos activités aquatiques, votre Gopro peut se retrouver au fond de l’océan... Pour éviter cette mésaventure, la marque propose une poignée équipée d’un flotteur ! Ainsi lorsque par mégarde votre action cam préférée glisse de vos mains, elle restera à la surface de l’eau, bien visible avec sa couleur orange. La surface de la poignée est anti-dérapante pour un confort de prise en main. Prix : 30 €. fr.gopro.com

Gopro hero 7 Black : l’indispensable !

6 Gopro a révolutionné le monde de l’image avec ses petites caméras à l’optique très large et au format cubique. La Hero 7 black, capable de filmer en 4k 60 i/s et en 1080p 240 i/s, reprend les bases des modèles précédents : même châssis, capteur BSI de 12 mp, optique à l’angle de vision ultra large, étanchéité jusqu’à 10m sans caisson, écran tactile. Sa nouveauté : une stabilisation électronique assez efficace. Prix : 429 €. fr.gopro.com


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TECHNIQUE

LE COMPACT PRO PAR EXCELLENCE LEICA Q2 Avec son capteur 24x36 de 47,3 Mpx, son objectif Summilux 28mm f/1,7, son viseur haute définition et son autofocus rapide, le Leica Q2 assure brillamment la relève de son aîné. PAR PASCALE BRITES

1. Ultra haute définition

4. Par tous les temps

C’est un des principaux changements par rapport au Leica Q : l’appareil intègre désormais un capteur de 47,3 Mpx. Toujours équipé d’une focale fixe de 28 mm, cette haute définition offre de nouvelles opportunités de zoom par recadrage dans l’image. Une position 75 mm a été ajoutée aux précédents réglages à 35 mm et 50 mm.

C’est une différences notables par rapport à son aîné, le Q2 est désormais protégé contre les insertions de poussières et les ruissellements d’eau. Il n’est pas étanche, mais ces prouesses lui valent une certification IP52 qui rassurera tous les photographes de terrain.

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5. Visée précise

2. Maestro aux commandes

Le viseur électronique de 3,68 Mpts est toujours présent sur l’épaule gauche de l’appareil. Il possède désormais un nouveau bouton de correction de la dioptrie extractible pour un meilleur confort et un grossissement accru de 0,76x. Un détecteur oculaire permet de basculer rapidement de cette visée électronique à l’écran fixe mais tactile de 3 pouces et 1,04 Mpts.

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Le nouveau processeur Maestro qui équipe ce Q2 ouvre les portes de l’enregistrement vidéo en 4K 24/30 p et du Cine4K à 24P. Un mode Full HD haute vitesse permet un enregistrement à la cadence de 120 i/s. La rafale atteint 10 i/s en pleine définition et peut monter à 20 i/s en obturation électronique. L’autofocus réalisé sur le capteur se ferait en 0,15s seulement.

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6. Déclencheur souple

3. Bon communiquant

Ajoutant une connexion Bluetooth à la connectivité WiFi de l’appareil, Leica fait de son Q2 un excellent boîtier communiquant qui tirera parti de la nouvelle application mobile Fotos. La synchronisation entre les appareils se fait de manière automatique et le smartphone possède la faculté de sortir le boîtier de sa veille.

Sous le capot

Capteur : Cmos 24x36, 47,3 Mpx Stabilisation : Optique Objectif : Summilux 28mm f/1,8 Apsh. Autofocus : Détection de contraste Sensibilité : 50 à 50 000 Iso Vidéo : 4K 24/30 P, C4K 30P

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Viseur : Oled 3,68 Mpts, 0,76x Autonomie : 350 vues Dimensions : 119 x 79 x 30 mm Poids : 734 g

Les plus

Compacité Capteur 24x36

Optique lumineuse Fabrication impeccable Tropicalisation Vidéo 4K

Les moins

Pas d’écran orientable Tarif élevé

Prix : 4 790 €

Fidèle à son design sobre et épuré, Leica ne rompt pas avec l’allure générale de sa gamme Q mais apporte quelques évolutions bien venues comme l’intégration d’un déclencheur plus souple et agréable à utiliser hérité de sa gamme M. Le bouton de mise sous tension ne possède plus que deux positions On/Off pour éviter les erreurs de manipulation.

L’avis de PHOTO

Quatre ans après la sortie du premier Leica Q, la marque allemande opère une refonte totale de son compact à capteur 24x36. Le gain de définition compense largement l’absence de zoom et l’arrivée de la vidéo 4K fait taire les critiques à l’égard de son aîné. La tropicalisation est aussi un point crucial qui fait de ce compact hors norme un véritable bijou, aussi agréable à prendre en main que performant sur le terrain.


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LUMIX G90 LE BAROUDEUR PHOTO ET VIDEO Panasonic renouvelle son boîtier polyvalent, celui qui réunit vidéo et photo, le fils entre un GH5 et un G9, dans un gabarit et un prix en réduction ! PAR ADRIEN MORLENT

Petit baroudeur

Le G90 est avant tout un petit boîtier robuste qui se positionne comme l’option « expert » de Lumix. Son ergonomie est complète: deux molettes de réglages, trois boutons proche du déclencheur pour régler les basiques d’un simple mouvement de doigt et plusieurs boutons Fn. Le tout dans un châssis en alliage de magnésium tropicalisé prêt à affronter poussière et pluie ! Le design n’a jamais été la spécialité de Panasonic mais la prise en main est un de leurs points forts. Son poids plume de 533g est aisément supporté par une poignée assez profonde. Niveau visualisation, Panasonic opte pour le tout Oled ! Écran tactile sur rotule de 1,04mp et viseur de seulement 2,36 mp avec un grossissement de 0,74x. À noter, la présence d’un unique slot SD (UHS-2), peu pratique pour sécuriser ses images ou séparer vidéo et photo.

Aussi bon en photo...

Niveau qualité d’image, le G90 est bien né, reposant sur le même capteur de 20mp stabilisé sur 5 axes du GH5 et du G9, permettant la double stabilisation et un gain de 5 IL. L’AF repose toujours sur la technologie maison DFD, se limitant à la détection de contraste donc mais se révélant efficace et se faisant sur 49 zones. Le G90 propose la détection des visages et des yeux et promet d’être efficace jusqu’à -5 IL. Pour les cadences photo, le G90 s’inspire de son grand frère le G9, sans en atteindre toutes ses performances. Sa rafale est de 9i/s en AF-S et 6 i/s en AF-C. Mais si vous deviez recourir à une rafale extrême, le G90 peut atteindre

Sous le capot

Capteur : Micro 4/3 de 20mp Monture : Micro 4/3 Autofocus : DFD détection de contraste Viseur : Oled 2,36 Mp Ecran : Oled, 7,6cm tactile Vidéo : UHD 30 i/s Mémoire : Un slot SD Connexions : USB, HDMI, entrée et sortie audio Dimensions : 93,5 x 130,4 x 77,4 mm Poids : 533g

Les plus

30 i/s en jpeg de 8,3 mp. En terme de vitesse d’obturation, le G90 plafonne à 1/4000 en mécanique et 1/16000 en électronique. Panasonic annonce une autonomie assez faible de 290 vues mais la possibilité d’étendre à 900 clichés en éco.

...qu’en vidéo !

Après avoir intégré une partie des gènes du G9, le G90 se sert du côté du GH5 ! Comme son aîné, le petit Lumix ne s’impose pas de limite en durée de captation, seules la carte mémoire et la batterie seront les contraintes à prendre en compte ! Le G90 permet la prise de vidéo en UHD à 30 i/s en 4:2:0 8 bits 100Mbp/s directement sur carte. L’enregistrement en 4:2:2 10 bits ne se fait que via un enregistreur externe. Le profil V-log est de la partie et

ce sans surcoût contrairement au récent Lumix S1 ! Une ombre au tableau, une captation UHD qui n’utilise pas la totalité du capteur, se voyant imposée un crop de 1,26x. Le monde du ralenti n’est pas oublié, on peut filmer en 120 i/s en 1080p. Côté Hardware, Panasonic propose une entrée et une sortie audio au format Jack et un port micro HDMI. De quoi faire du G90 un parfait petit vidéaste !

L’avis de PHOTO

Boîtier léger et robuste (tropicalisé) Même capteur que le GH5 et G9 Double stabilisation 5 axes Rafale 9 i/s Video UHD 30 i/s Profil V-log sans surcoût et pas de limite de temps vidéo Prix raisonnable

Les moins

Autonomie Viseur de seulement 2,36mp Débit vidéo limité à 100Mbp/s Crop de 1,26x en captation UHD Slot unique SD uhs-2 Pas de port USB-C

Prix : 999 €

Le Lumix G90 se révèle être le parfait compromis en M43, capable de bien faire de la photo ET de la vidéo pour un prix en dessous de la barre symbolique des 1000€ ! Pour ce tarif, on dispose du même capteur et donc du même rendu image qu’un GH5 ou G9, d’un autofocus qui se montre efficace et d’un châssis robuste et tropicalisé. On aurait aimé un viseur mieux défini lorsqu’on sait que Panasonic est capable de proposer une dalle de 5,76mp sur la série S, ainsi qu’un deuxième slot SD et enfin la captation sur tout le capteur en UHD mais bon il faut bien en laisser au GH5 !


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TECHNIQUE

RICOH GR3 COMPACT AUSTÈRE MAIS EFFICACE Même si sa notoriété n’est pas équivalente à celle des mastodontes que sont Nikon Canon et Sony, Ricoh possède une très bonne image chez les photographes avertis. PAR ADRIEN MORLENT

La marque japonaise doit ce succès à sa célèbre série des GR, des compacts experts à focale fixe qui misaient sur une efficacité redoutable et une qualité de fabrication admirable. Aujourd’hui, Ricoh perpétue la tradition des GR mais à la sauce numérique !

Raw sur 14 bit et, à souligner, en format DNG, appréciable pour la compatibilité logicielle. Le GR 3 est aussi vidéaste, mais dans des performances limitées... 1080p à une cadence de 60 i/s.

Sous le capot :

Capteur : CMOS APS-C 24,2 Mp Objectif : 18,3mm f/2.8 équivalent 28mm en 24x36 Stabilisation : Capteur, 3 axes Écran : 7,6cm, Super LCD Tactile Vidéo : 1080p à 60 i/s Carte mémoire : un seul slot SD Dimensions : 61,9 x 109,4 x 33,2 mm Poids : 227g

Une ergonomie pratique

L’ergonomie a toujours été le point fort des Ricoh GR. Le GR3 ne déroge pas à la règle et reprend les grandes lignes de son prédécesseur en y ajoutant des nouveautés bienvenues. L’écran opte pour le format 3:2 et devient tactile, utile pour naviguer dans les menus, effectuer la mise au point. La croix directionnelle est remplacée par une roue crantée proposant ainsi deux molettes de réglages et un levier de correction d’exposition. L’encombrement s’est réduit, le rendant facile à glisser dans une poche, idéal pour la photo de rue ! D’autant plus qu’il intègre une fonction bien connue des utilisateurs de Ricoh, le SNAP, qui permet de définir la distance de mise au point au démarrage de l’appareil, de manière à pouvoir déclencher rapidement sans faire intervenir l’AF ! Le Zone focusing moderne, en quelques sortes. Le châssis se réduit mais la poignée assez prononcée est toujours présente. À noter, du côté des points négatifs, l’absence d’un viseur électronique. On peut se consoler en utilisant un viseur optique externe en option. L’autonomie est, elle aussi, assez décevante (200 vues ) mais on peut recharger l’appareil via sa prise USB-C.

Les plus

Capteur et autofocus modernes

Les changements les plus importants ont lieu dans les entrailles de ce compact. Le capteur passe de 16Mp à 24Mp et perd au passage son filtre passe-bas, améliorant la netteté. Le capteur s’équipe aussi d’une stabilisation trois axes : pas indispensable avec un grand angle mais efficace Enfin, Ricoh résout l’un des points faibles des GR, la réactivité autofocus, en introduisant, en plus de la détection de contraste, la corrélation de phase sur le capteur ! Associé à un démarrage rapide, vous obtenez un compagnon léger, moderne et réactif.

Bonne qualité d’image Du côté de la qualité d’image, le 18,3mm f/2,8 a été revu et se compose de six éléments en quatre groupes dont deux lentilles asphériques et d’un diaphragme de neuf lamelles. Il se révèle bien piqué et homogène en plus d’être très compact. On apprécie aussi sa distance minimale de mise au point (6cm) mais on regrette son ouverture peu ambitieuse. Le nouveau processeur GR engine 6 permet d’enregistrer les fichiers

L’avis de PHOTO

Ergonomie simple et efficace Encombrement et poids très réduits (257g) Capteur Aps-c de 24Mp stabilisé sur 3 axes Autofocus à corrélation de phase Distance mini de 6cm

Les moins

Capteur se limitant à l’Aps-c Ouverture à 2,8 Vidéo très limitée : 1080p 60p Autonomie de 200 vues Pas de viseur électronique

Prix : 899 €

La marque japonaise perpétue la tradition des GR d’une belle manière en proposant un compact expert efficace, à l’ergonomie pratique et à la qualité d’image très bonne. On regrette que Ricoh n’aille pas encore plus loin en proposant un viseur électronique ainsi qu’un design un peu plus recherché. Mais sans ce côté austère, ce GR3 ne serait pas un vrai GR !


LE SALON DE LA PHOTO VU PAR REIKO NONAKA

D U 7 A U 1 1 N O V E M B R E 2 0 1 9 P A R I S P O R T E D E V E R S A I L L E S

DÉCLENCHEUR D’IDÉES TESTER • PHOTOGRAPHIER • S’INSPIRER

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Photo France - Juillet 2019 by Gustavo Muriel - Issuu