skippers
by GMT Publishing

Retour aux affaires pour Tudor Team Alinghi
Jules Verne : the Famous Record
Nouveau cap pour la Swiss Sailing League Le Surprise toujours au taquet
25 ans de Skippers, 25 croisières de rêve









































ÉDITORIAL
![]()
by GMT Publishing

Retour aux affaires pour Tudor Team Alinghi
Jules Verne : the Famous Record
Nouveau cap pour la Swiss Sailing League Le Surprise toujours au taquet
25 ans de Skippers, 25 croisières de rêve









































ÉDITORIAL
Chères navigatrices, chers navigateurs, Depuis le début de l’année, j’ai le privilège de diriger les affaires de notre fédération. Une mission que j’aborde avec beaucoup de respect et de motivation. Comme souvent lors d’une transition, les premiers mois sont intenses : processus existants, nouveaux rôles et attentes élevées se rencontrent. Il est donc essentiel de fixer des priorités claires et d’avancer ensemble, étape par étape.
Un élément clé pour la suite du développement de la fédération est le poste de responsable Sport et développement, récemment mis au concours. Le processus d’évaluation est en cours et la qualité des candidatures reçues est très élevée, confirmant l’attractivité et l’importance stratégique de cette fonction.
Le nouveau modèle de promotion des fédérations de Swiss Olympic mobilise également notre attention. Les audits à venir représentent une opportunité de questionner et de faire évoluer nos structures.
La fédération est bien positionnée pour répondre aux défis futurs, du sport de masse au sport de performance. Cela est possible grâce à l’engagement de nombreuses personnes, bénévoles comme collaboratrices et collaborateurs, que je remercie sincèrement.
Marco Brunner, directeur général de Swiss Sailing
Texte ) Sophia Urban
Marco Brunner à la tête de Swiss Sailing
Marco Brunner a pris ses fonctions de directeur général de Swiss Sailing le 1er janvier 2026. Engagé depuis seize ans dans le sport de performance au sein de Swiss Sailing Team, le zougois connaît en profondeur les mécanismes de la fédération. Son parcours, entre terrain, encadrement et gestion, lui donne une vision transversale du système. Sa mission: assurer le bon fonctionnement de l’ensemble de la fédération, renforcer les liens entre les entités et accompagner les évolutions structurelles.


Rolex renforce le dispositif de haut niveau pour la préparation olympique
Swiss Sailing Team a annoncé le mois dernier le soutien de Rolex comme partenaire principal jusqu’aux Jeux de 2028. Ce partenariat renforce la capacité de l’équipe à opérer au plus haut niveau, à structurer l’encadrement et à soutenir l’émergence de nouveaux talents. Au-delà de l’objectif olympique, il consolide un parcours cohérent de la jeunesse vers l’élite et la professionnalisation de la voile.

Swiss Sailing System – un cadre commun pour la formation
Le Swiss Sailing System est désormais prêt à être déployé dans l’ensemble des clubs suisses. Référence nationale, il permet de certifier le niveau d’une navigatrice ou d’un navigateur, du débutant au compétiteur. Entièrement révisé, il repose sur des critères clairs, actuels et compatibles avec les réalités des clubs, les structures J+S et les standards internationaux. Articulé en cinq échelons indépendants de l’âge et de la classe, il offre un outil lisible pour organiser la formation et valoriser les compétences. Plus d’informations disponibles auprès de votre club!
Gottifredi Maffioli apporte son expertise à Swiss Sailing Team
En voile de haut niveau, la performance repose sur une préparation rigoureuse du bateau et de son gréement. La collaboration entre Swiss Sailing Team, SUI 46°16’ et Gottifredi Maffioli, référence mondiale du cordage qui fête ses 100 ans cette année, renforce l’accompagnement technique des athlètes. Réglages, développement et optimisation sont réalisés en contact étroit avec les équipes, afin d’assurer une préparation fiable et adaptée à chaque classe.


TINE ROSSEL A RAPIDEMENT PRIS SES MARQUES À BORD DU NACRA 17 AUX CÔTÉS D'ANDREA ASCHIERI.
Passer des piquets de slalom aux foils d’un Nacra 17 n’est pas un chemin classique vers l’olympisme. C’est pourtant celui qu’a pris Tine Rossel, nouvelle équipière d’Andrea Aschieri, dans un projet de talent transfer structuré par Swiss Sailing Team.
Texte ) Sophia Urban
L’idée naît d’une rencontre. «Christian Scherrer me connaissait bien car nous naviguons dans le même club à St Moritz», raconte Tine Rossel. «Il savait que je faisais du ski à haut niveau et cherchait des équipières, pas forcément très expérimentées en voile, mais très solides physiquement. J’ai hésité. Arrêter le ski n’est pas anodin et je ne voulais pas quitter mon sport pour un projet qui ne serait pas sérieux.»
Au même moment, Andrea Aschieri cherche à relancer son projet olympique. Lors de la Youth America’s Cup 2024 à laquelle il participait, il échange avec Christian Scherrer. «Je sortais d’une collaboration qui s’était arrêtée et je cherchais une nouvelle équipière», explique Andrea. La première navigation a lieu en novembre 2024, en Sicile. Deux semaines d’entraînement puis une régate. «C’était la première fois que je montais sur un bateau à foils», confie Tine. «J’ai adoré la vitesse, mais je n’étais pas très à l’aise au trapèze. C’était intense, un peu impressionnant, mais très amusant. Heureusement, nous n’avons pas eu beaucoup de vent,
ce qui a facilité la prise en main du foiling. À l’issue de la régate, il fallait décider vite à cause de la sélection Swiss Sailing Team à venir. J’ai arrêté à ce moment-là le ski de compétition.»
Issue du ski alpin, passée par les circuits FIS avec un podium à Engelberg, Tine connaît la rigueur du haut niveau. «La ressemblance avec la voile, c’est la vitesse, l’adrénaline et l’entraînement quotidien. Mais la voile demande plus d’endurance. À ski, le travail était explosif et se concentrait sur les jambes et le gainage. Ici, je travaille sur des sessions plus longues avec plus de répétitions.»
À bord, Andrea doit aussi s’adapter. «Je savais que ça allait être un gros apprentissage pour Tine. J’avais déjà trois ans sur le Nacra et me sentais



DR
en confiance avec le bateau. L’objectif était de naviguer en sécurité, d’accumuler des heures et de construire progressivement.»
«Au début, Andrea devait beaucoup prendre le lead, il connaissait tout mieux que moi», confie Tine. «Pour quelqu’un qui vient d’un sport individuel, recevoir des instructions en permanence, c’est étrange. Maintenant, c’est plus équilibré. On communique et on progresse ensemble.»
Hors de l’eau aussi, le duo fonctionne, et passe l’essentiel de son temps ensemble entre camps d’entraînement et régates.
Pour l’encadrement, Victoria Travascio, ancienne équipière de Santiago Lange, a pu être engagée.
Pour Christian Scherrer, ce projet illustre le rôle de la fédération: «Créer des connexions. Ici, tout s’est aligné naturellement. Tine apporte une rigueur, une fraîcheur et un état d’esprit très fort. Ce transfert de talents entre sports a parfaitement fonctionné et démontre tout le potentiel – et l’attractivité – de telles passerelles pour l’avenir.»
La saison 2026 démarre à Palma au printemps. Entre régates internationales et examens de maturité pour Tine, le programme sera dense. Le chemin vers Los Angeles est encore long, mais le pari du ski à la voile est déjà crédible.
Ils sont aujourd’hui un peu plus d’une vingtaine en Suisse. Leur rôle est central mais s’exerce le plus souvent dans l’ombre. Les jaugeurs assurent la conformité du matériel utilisé en régate et garantissent ainsi l’équité sportive. «Sans règles respectées, il n’y a plus de jeu», rappelle Jean-Pierre Marmier, jaugeur incontournable.

Texte ) Sophia Urban
Lorsque Jean-Pierre Marmier débute comme jaugeur officiel en 1961, la jauge est étroitement liée aux chantiers navals. «L’essentiel du travail consistait à contrôler les bateaux à leur sortie de construction, principalement des classes métriques et olympiques.» Cette réalité a disparu avec la production industrielle. «Aujourd’hui, les bateaux sont certifiés à la sortie du chantier, principalement à l’étranger. En Suisse, c’est le contrôle des bateaux anciens, après restauration, qui passionne les jaugeurs.» Jaugeur aux Jeux olympiques de 1988 à 2004, Jean-Pierre Marmier insiste surtout sur la posture du métier. «Le jaugeur n’est pas un policier chargé


d’attraper des tricheurs. Il est là pour aider les compétiteurs à garder leur matériel conforme. Cela demande intégrité, objectivité, discrétion, et une connaissance approfondie des règles.»
Guy-Roland Perrin, jaugeur depuis cinquante ans et spécialiste des classes métriques, a accompagné l’ensemble des mutations techniques. «Nous sommes passés du bois à l’aluminium, puis à la fibre de verre et au carbone. À chaque évolution, il a fallu comprendre de nouvelles structures. Les outils ont suivi. Avant, on travaillait avec un niveau à eau, un fil à plomb et une calculette. Aujourd’hui, on utilise des lasers, des ultrasons et des scanners capables de restituer une coque au millimètre près. Avant, on mesurait les voiles au centimètre. Désormais, c’est au millimètre, parfois en dessous. Le jaugeur doit investir dans du matériel coûteux et maîtriser des outils complexes.»
Ingénieur en mécanique, jaugeur depuis 2013 et récemment élu président des jaugeurs, Yorick Klipfel, également président de l’ACVL, incarne cette transition vers une jauge plus organisée. «La jauge, c’est de la métrologie. Il faut appliquer une méthodologie rigoureuse et parfaitement maîtriser la règle de classe.» La généralisation des monotypes stricts a déplacé le rôle du jaugeur. «Beaucoup de bateaux sont certifiés en sortie d’usine. Notre travail se concentre davantage sur le contrôle, la cohérence et l’accompagnement.»

JEAN-PIERRE MARMIER, JAUGEUR DEPUIS PLUS DE 60 ANS, A FOUILLÉ DANS SES ARCHIVES POUR TROUVER D’ANCIENNES PHOTOS D’ILLUSTRATION.
La Journée des jaugeurs du 7 février a illustré ces enjeux. Dix-huit jaugeurs se sont réunis au chantier Scheurer pour clarifier les accréditations par classe, distribuer les responsabilités et se former ensemble. « Il fallait rattraper plusieurs années d’inertie », souligne Yorick Klipfel. La journée s’est poursuivie autour de la jauge d’un Class A. «Une classe qui paraît simple, mais qui est en réalité très complexe, comme l’Optimist par exemple», affirme le président. Présent lors de cette rencontre, Urs Rothacher, membre du Comité Central de Swiss Sailing, rappelle l’essentiel: «Le métier de jaugeur a profondément changé, mais leur engagement reste indispensable pour garantir des régates justes et crédibles.»








Qu’est-ce qui nous pousse à nous dépasser? À braver l’inconnu? À nous aventurer au-delà de nos propres limites? C’est l’état d’esprit à l’origine de la marque TUDOR. Celui incarné par chaque montre TUDOR. Notamment la Black Bay 68, une montre de plongée en acier d’un diamètre de 43mm et certifiée Master Chronometer par METAS. Certains se contentent de suivre.
D’autres sont nés pour oser.



