Skippers Motor 2025

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skippers motor

Prestige M7 : L’art de vivre sur deux coques

Croisière lacustre : à la découverte de la région des Trois-Lacs

Tendances : du runabout au powercat, 40 ans d’évolution de la plaisance

L’épopée romanesque de Cujo

L’incontournable guide d’achat : 45 nouveautés passées à la loupe

Dans le creux de la vague, l’innovation fait surface

Si le monde du motonautisme a connu ces derniers mois une période de challenge économique, certaines marques rivalisent de créativité dans le but de tirer leur épingle du jeu et de ressortir plus fortes, une fois le marché revenu à la normale. Certaines rafraîchissent leur offre par l’arrivée de nouveaux modèles et en renouvelant leurs gammes. Pour d’autres, il s’agira d’une politique de prix agressive afin de contrer l’extraordinaire inflation connue par notre industrie ces cinq dernières années et de revenir vers des tarifs plus modérés.

Le Cannes Yachting Festival 2025 est très attendu et donnera le pouls du marché pour les mois à venir. Pour les plus petites unités, nous regarderons du côté du Grand Pavois de La Rochelle. Avec, certes, moins de paillettes, ce salon reste un très bon indicateur de l’évolution de la demande sur la côte Atlantique qui reflète une typologie de navigateurs bien différente.

Au plus fort de l’hiver, il faudra à nouveau prendre la tension de ce marché si sensible aux courants d’air (venants de l’Est comme de l’Ouest en cette période de flou géopolitique) en se rendant au salon de Düsseldorf.

Le modèle du plus grand salon indoor semble peu à peu s’étioler (notons que, entre autres, deux des fleurons de l’industrie nautique allemande n’étaient pas au rendez-vous lors de la dernière édition…), au profit des salons à flot, qui sont par définition plus écologiques et plus proches du lieu de destination des bateaux exposés.

Il est certainement plus facile de se projeter en visitant un bateau au ponton que posé sur des bers dans un hangar au beau milieu de l’hiver…

La majeure partie des chantiers se situant à proximité immédiate des cales de mise à l’eau pour éviter des transports inutiles, pourquoi s’obstine-t-on à leur faire traverser l’Europe ? Quoi qu’il en soit, comptons sur un rebond du marché porté par d’innombrables innovations !

Ce onzième opus du Skippers Motor vous ouvre les portes des chaînes de production de Beneteau Italie à Monfalcone, où est fabriquée (entre autres) la Prestige M7 qu’Emmanuel Van Deth nous présente en avantpremière dans ce magazine. La traditionnelle croisière se fera en eau

douce en partant à la découverte de la région des Trois-Lacs à bord d’un petit canot sentant délicieusement les années septante. Pour rester dans le vintage, notre reporter PierreAlexis Colignon s’est plongé dans l’histoire de Cujo, un yacht de fabrication italienne dont la conception, tout comme la destinée, ont de quoi surprendre. François Trégouët et Grégoire Surdez se partagent un dossier consacré aux grandes évolutions du marché, avec un focus sur les runabouts et dayboats puis sur l’émergence maintenant quarantenaire des powercats. Enfin, on ne présente plus le traditionnel guide d’achat établi par l’intarissable Philippe Leblond qui regroupe les principaux lancements annoncés depuis le début de l’année.

Bonne lecture !

Taurel

en

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Sébastien Aubord

The pure sound of serenity, that’s all you’ll hear on your new Prestige M7.

www.prestige-yatchs.com

EFG – partenaire officiel du Team Malizia et partenaire principal de la J70 ainsi que de l’Ecole de Voile Junior de la Société Nautique de Genève.

Your private villa, designed for open horizons

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Prestige Yachts M7

L’art de vivre sur deux coques

Leader mondial incontesté des motoryachts, Prestige Yachts doit son développement particulièrement enviable à des choix stratégiques et audacieux, mais aussi à une réelle capacité d’écoute des demandes du marché. Autant de qualités qui ont su faire la différence pour transformer un simple nom de modèle en marque iconique. En 2022, le constructeur surprend encore en lançant son premier catamaran à moteur, la M48. Un premier modèle innovant qui est suivi en 2023 par la M8, puis cette année par la M7, que nous avons pu découvrir en exclusivité…

LA PRESTIGE M7, APRÈS LA M48 ET LA M8, EST LE TROISIÈME MODÈLE DE LA GAMME M DE PRESTIGE YACHTS.

Texte ) Emmanuel van Deth

À la fin des années 1980 – la décennie du « toujours plus » –, on aime les voitures de luxe et les yachts qui en mettent plein la vue ; c’est dans ce contexte que le constructeur Jeanneau sort la Prestige 41. Peu familier de l’univers du yachting, les responsables du chantier se tournent vers l’Italie avec le designer Vittorio Garroni. Fort de ce premier succès, Jeanneau collabore avec Ferretti pour créer la marque Yarding Yachts. C’est bien plus tard, à partir de 1997, que Prestige revient sur le devant de la scène en devenant une gamme complète. C’est le début d’une belle successstory puisqu’en 2009, pour son vingtième anniversaire, Prestige compte déjà 2’500 unités vendues et surtout devient une marque.

Aujourd’hui, ce sont plus de 5’000 motoryachts qui sont estampillés Prestige ; la marque s’appuie sur trois gammes de monocoques – F-Line, S-Line et X-Line – et 1’200 employés.

Gamme M-Line : le pari du multicoque

Mais revenons un tout petit peu en arrière : en 2022, Prestige présente sa M48, son premier catamaran à moteur. Après trente-trois ans de production exclusivement monocoque, on peut se douter que la démarche marketing a été très mûrement réfléchie. Partant du principe que les clients de la marque demandaient toujours plus de confort et d’aisance, et que cette exigence arrivait à son maximum en matière de faisabilité avec la dernière gamme X-Line, les équipes de Prestige Yachts ont décidé, en accord avec le groupe Beneteau, de se lancer sur le marché des powercats. Pas question pour autant de « perdre » les clients fidèles de la marque ; il s’agissait avant tout de proposer une Prestige, mais avec deux coques, en amorçant une démarche écoresponsable. Une carène catamaran, à

Photos ) Louis Taurel
LA CONFIGURATION CATAMARAN ASSURE UNE EXCELLENTE STABILITÉ AU MOUILLAGE.

vitesse et déplacement égal, s’avère en effet 40 % moins gourmande qu’une carène monocoque. Le constructeur va même un peu plus loin et assume de proposer un modèle dont la vitesse maximum est volontairement limitée à 20 nds alors que la plupart des concurrents du marché émargent plutôt à 25… Andrea Garroni, auteur du design de tous les modèles Prestige depuis la fameuse 41, a logiquement été sollicité pour la M48. Pour la nouvelle gamme M-Line, le défi consistait à imaginer de nouveaux multicoques à moteur, tout en conservant l’identité de la marque. Le parti pris architectural était de concevoir des carènes exclusivement conçues pour la propulsion à moteur afin d’obtenir une unité moins large que les catamarans à voile, mais en revanche plus haute. Sur le plan de la filiation Prestige, le résultat est très convaincant. Côté carène, c’est l’architecte naval Philippe Briand qui a été choisi. La M48 s’offre un excellent démarrage commercial au Cannes Yachting Festival 2022 : sur la vingtaine de ventes qui ont été signées au salon, un peu plus de la moitié étaient des M48 ! À terme, selon les prévisions des dirigeants de Prestige Yachts, la gamme M devrait d’ailleurs peser pour 40 % du chiffre d’affaires total de la marque.

Il y a deux ans, Prestige a sorti un second modèle, la M8. M pour multicoque, bien sûr, et 8 pour « équivalent 80 pieds monocoque ». Cette terminologie, si elle isole quelque peu la M48, est déjà familière dans le Groupe Beneteau – et surtout d’usage dans la gamme MY de Fountaine Pajot. Dans cette taille très supérieure – nous sommes donc ici à 65 pieds –, la marque propose des prestations de grand standing avec l’objectif non dissimulé d’intégrer l’univers du yachting. Le constructeur, qui a confié la carène à Marc Lombard Yacht Design, compte donc maintenant passer aux choses encore plus sérieuses avec son nouveau yacht amiral.

Prestige M7 : un troisième modèle

Cette nouveauté, qui s’intercale logiquement entre la M48 et la M8, a été annoncée lors du boot Düsseldorf, en janvier 2025. Six mois plus tard, le constructeur nous a dévoilé ce troisième modèle de la gamme M en avant-première à Monfalcone, en Italie, à quelques encâblures du chantier où il a été construit.

Vue depuis le quai, la M7 en impose. Par rapport aux deux précédents modèles, l’équipe de Garroni Design ne s’est pas contentée d’un tentant copié-collé ; on note, en effet, quelques touches inédites, à l’instar du pavois plus épais à l’avant, de la tonture de pont inversée plus prononcée au niveau du cockpit, du montant du rouf semi-transparent désolidarisé des superstructures, et enfin d’un choix de couleurs plus affirmé. Il nous suffit de mettre un pied à bord pour mesurer la générosité de l’espace offert et le niveau de finition exceptionnel dicté par Prestige, qui se traduit par une sélection de matériaux de haute qualité – un élégant mariage du luxe et du bon goût.

Une fois de plus, la configuration multicoque fait merveille puisque les prestations de la M7, en matière de confort, sont comparables à celles

LA PRESTIGE M7 ASSURE UNE VITESSE DE CROISIÈRE DE 17 NŒUDS.

UPCOMING BOAT SHOWS

a le moteur adapté à votre bateau…

… et vous propose le plus grand choix de fonctionnalités techniques. C’est pourquoi aucune autre marque en Suisse ne jouit de la même confiance et du même succès que YAMAHA: plus de 55 000 moteurs hors-bord YAMAHA ont déjà été vendus en Suisse. Et, grâce à une fiabilité éprouvée et toujours plus d’innovations, ce nombre ne cesse d’augmenter jour après jour.

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d’un yacht monocoque de 75 pieds avec 200 m2 d’espace de vie dont 112 m2 rien que pour le pont principal.

On peut distinguer à bord de la M7 trois zones distinctes : le pontage avant, équipé de ses bains de soleil et de son salon, les passavants sécurisés par un bastingage intégral qui ceinturent la nacelle, et enfin le cockpit, large surface volontairement surbaissée et élargie. À l’instar du flybridge, que nous détaillerons un peu plus tard, plusieurs aménagements sont proposés – une table centrale ou décalée sur tribord, un vaste salon. Ce cockpit déjà exceptionnel est complété par une immense terrasse pour profiter au mieux de la mer en famille ou entre amis : la plateforme centrale hydraulique s’ajuste, en effet, parfaitement entre les deux jupes arrière pour exploiter toute la largeur disponible. Ce véritable beach club permet de stocker l’annexe en navigation et ensuite de profiter à 100 % des joies du mouillage. L’escalier inversé mène donc au flybridge. L’agencement retenu présente un inhabituel poste de pilotage reculé ; les concepteurs de la M7 ont, en effet, décidé de placer d’imposants solariums juste derrière le grand pare-brise enveloppant ; les occupants de ses vastes banquettes profitent à la fois du soleil puisque le

T-Top équipé d’un toit ouvrant est légèrement en retrait et d’une parfaite protection contre le vent. Le constructeur propose en outre une option Skylounge avec flybridge fermé. Les 35 m2 disponibles peuvent être aménagés suivant de nombreuses configurations.

Le plein d’innovations

À bord de la M7, on relève également deux nouveautés particulièrement séduisantes : la porte de coupée à bâbord mène directement sur le passavant, mais aussi sur l’escalier du flybridge, présenté « à l’envers » par rapport aux configurations classiques. Cette disposition permet de rendre le fly accessible depuis l’intérieur comme depuis l’extérieur sans perte de place, tout en protégeant l’escalier des intempéries. La nacelle, généreusement vitrée, profite d’une large entrée centrale. À tribord, une grande table à manger peut prendre la place d’un salon épuré. À l’avant bâbord, une vaste cuisine en U est aménagée. En face, on peut opter pour un bar ou un second poste de pilotage, assis ou debout. La nacelle de la M7 est suffisamment surélevée pour que les cabines du pont inférieur puissent exploiter la plus grande partie du tunnel entre les deux coques. Au total, la surface dédiée à l’espace nuit atteint 53 m2 La spectaculaire suite propriétaire est implantée à l’avant : particulièrement lumineuse, elle offre, sur 20 m2, une véritable pièce à vivre avec sa grande salle de bains, ses rangements et son vaste bureau. La cabine VIP de 10 m2, quant à elle, est agencée au centre bâbord, devant les quartiers équipage. En face, deux autres cabines de 6 et 8 m2 ont été installées de part et d’autre de la descente.

Moteurs ! L’emploi du pluriel n’est pas innocent à l’heure de manœuvrer dans le port : disposer de deux moteurs dont on peut inverser la propulsion est notablement appréciable. Il est possible de maîtriser des

LA CABINE PROPRIÉTAIRE S’ÉTEND SUR TOUTE LA LARGEUR DISPONIBLE.

LA SALLE D’EAU, DIGNE DE LA SUITE D’UN HÔTEL DE LUXE, PROPOSE DEUX VASQUES.

LE VESTE FLYBRIDGE PEUT ÊTRE AMÉNAGÉE À LA DEMANDE.

LA CUISINE EN U EST DÉCENTRÉE À BÂBORD DE LA NACELLE.
LA PLAGE AVANT PROPOSE DEUX VASTES SOLARIUMS.
UNE GRANDE PLATEFORME HYDRAULIQUE PEUT RÉUNIR LES DEUX JUPES ARRIÈRE, FORMANT UN VÉRITABLE BEACH CLUB PRIVÉ.

rotations très précises, même sans les aides à la navigation modernes, évidemment disponibles aux commandes.

À la barre, on a la sensation de manœuvrer un bateau bien plus léger tant les réactions sont franches et immédiates. Notre luxueux powercat mise, à l’instar de la M48 et de la M8, sur une sobriété assumée, ce qui se traduit par une consommation réduite.

Lors de nos essais, les deux moteurs Volvo D8 de 550 ch ont assuré une vitesse maximale de 20 nds conforme à la philosophie M-Line ; la vitesse de croisière recommandée par le constructeur est de 17 nds. On relève une respectable autonomie de 1’330 milles – de quoi voir venir – à 8 nds. À cette vitesse, la consommation se limite à 2 litres par mille nautique seulement, ce qui est étonnamment peu pour un yacht aussi confortable. Pour ceux qui souhaitent encore plus d’autonomie, Prestige propose un Long Pack Range avec des réservoirs plus importants – la capacité de carburant passe alors de 2’900 à 3’400 L.

Les carènes, toujours signées Marc Lombard Yacht Design, ont été optimisées pour assurer un comportement marin. Les deux coques amor-

Usine Beneteau de Monfalcone : un site privilégié en Méditerranée

La construction de grandes unités de plus de cinquante pieds – à fortiori s’il s’agit de multicoques – pose de lourdes problématiques de transport quand le chantier n’est pas situé à proximité de la mer ou d’un fleuve navigable. C’est pourquoi les sites industriels « les pieds dans l’eau » sont particulièrement convoités par les constructeurs… Le Groupe Beneteau ne s’y est pas trompé en investissant l’usine de Monfalcone avec ses 45’000 m2 de surface de production face à la mer Adriatique. C’est ici, tout près de Trieste, en Italie, que sont construits tous les grands modèles Prestige, et que le pôle refit Neo s’est installé. Lors de notre visite, nous avons pu découvrir un atelier de production de pièces composites, des lignes d’assemblage, une cabine de peinture ultramoderne, un vaste espace ouvert et même une marina. 200 employés travaillent sur ce site.

tissent immédiatement et naturellement les phénomènes de roulis – un avantage certain comparé aux configurations monocoques qui réclament des stabilisateurs. En matière de qualité marine, la M7 peut également compter sur ses étraves fines à la flottaison, un travail de centrage des poids très abouti et l’importante hauteur de sa nacelle.

L’expérience de navigation, plus apaisée et moins humide, permet de mieux profiter d’espaces, d’ordinaire plus exposés à bord des monocoques, comme le flybridge et le pontage avant.

En option, il est possible d’opter pour le Silent Mode Package, qui permet de n’émettre aucune émission carbonée pendant douze heures, sans se priver du confort habituel (climatisation, alimentation de tout le parc froid, éclairage, etc.). Ce pack intègre 16 m2 de panneaux solaires (soit 2,6 kWc) et un parc de batteries lithium. Soucieux de répondre à toutes les demandes, Prestige s’inscrit, avec cette M7, dans une logique semi-custom déjà validée avec la M8 ; un très large panel de configurations, d’aménagements et d’options sont proposés afin que chaque unité corresponde très exactement aux desiderata de son propriétaire.

Constructeur : Prestige Yachts

Architecte : Marc Lombard Yacht Design

Design : Garroni Design

Longueur hors-tout : 17,80 m

Longueur de coque : 17,60 m

Largeur : 7,50 m

Motorisation : 2 x Volvo D8 550 ch

Vitesse max : 20 nds

Vitesse de croisière : 17 nds

Carburant : 2’900 L

Eau : 760 L

L’USINE DE MONFALCONE JOUIT D’UN EMPLACEMENT EXCEPTIONNEL EN BORDURE DE MER ADRIATIQUE.
LA PRESTIGE M7 EST PROPULSÉE PAR DEUX BLOCS VOLVO D8 DE 550 CH CHACUN.

Suisse

Croisière à vive allure au Pays des Trois-Lacs

Une croisière lacustre de plus de 100 milles nautiques au départ du lac de Morat. Impossible ?

Morat, Neuchâtel et Bienne étant reliés par un réseau de canaux pouvant mener jusqu’à Soleure, c’est pourtant envisageable. Vus du ciel, ces trois lacs aux formes diamétralement opposées offrent également des paysages très différents depuis le cockpit d’un bateau.

Texte et photos ) Louis Taurel

Rencontre matinale à Faoug

La charmante petite ville de Faoug est quasiment juchée sur la frontière délimitant le canton de Vaud à celui de Fribourg. Ce sera notre lieu de rendez-vous, en cette chaude matinée de juin, et plus précisément sur le quai de la marina Jack Beck où un magnifique canot à moteur des années 1970 m’attend. Celui-ci, tout habillé de bois vernis, revêt déjà son bimini pour nous protéger du soleil qui s’annonce puissant. Le but de cette croisière lacustre est de découvrir une grande partie des options de navigation offertes par la région des Trois-Lacs en explorant les confins des lacs de Morat, Neuchâtel et Bienne.

Calme plat sur le lac de Morat

D’une longueur de 8 km pour une largeur d’environ 2 km, le lac de Morat peut apparaître

comme un terrain de jeu dédié à la voile légère ou aux activités de sport tracté. Il suffit de regarder la composition des ports environnants, à commencer par la marina Jack Beck, pour se rendre compte que la réalité est tout autre. Les mensurations des bateaux amarrés sont effectivement bien supérieures à ce que nous pourrions le supposer, laissant imaginer des possibilités de navigation allant bien au-delà de la limite naturelle du lac.

Nous voici en route vers l’unique pompe à essence du lac, celle du port de Vallamand sur la rive nord. À bord d’un Labhart (construit du côté du lac de Constance) de 6,15 m, le skippeur et propriétaire Denis PerregauxDielf, qui est aussi l’un des dirigeants du chantier Jack Beck, me fait le plaisir de découvrir sa belle région.

Le charme de l’ancien : à peine sorti de la marina Jack Beck, le volume sonore du Volvo Penta 145 ch est très présent à bord, et ses vibrations font raisonner la carène de contreplaqué, d’autant plus que le rythme est soutenu : nous souhaitons faire le tour des trois lacs et être de retour à Faoug avant le coucher du soleil ! Cela tombe bien, à quelques jours de la fête de la musique, les journées sont longues.

L’ÎLE SAINT-PIERRE SUR LAQUELLE JEAN-JACQUES ROUSSEAU A SÉJOURNÉ QUELQUES SEMAINES. EN ARRIÈRE PLAN, ON APERÇOIT BIENNE.

AU PETIT MATIN, LES CONDITIONS ÉTAIENT IDYLLIQUES ET PERMETTAIENT DE TENIR UNE BELLE MOYENNE.

Avant de faire route vers l’est du lac pour retrouver le canal de la Broye, nous passons devant la ville médiévale de Morat. Celle-ci domine la rive sud-est du lac. Les racines de la ville actuelle remontent à la deuxième moitié du xiie (elle fut bâtie sur les ruines d’une ville d’époque romaine et mise à sac au début du xie par l’Empereur du Saint-Empire romain germanique).

Le port étant au pied de la ville, il est très aisé de la visiter après avoir amarré le bateau à l’une des places visiteurs. Les arcades pittoresques de la rue principale abritent bon nombre de restaurants tout à fait recommandables. La vie nocturne y est également très dynamique, notamment grâce à tous les festivals qui s’y déroulent.

En face, la rive nord du lac de Morat est plus vallonnée avec de beaux plants de vignes à flanc de coteau, notamment ceux du MontVully, qui donne un vin blanc faisant la fierté des habitants de la région.

L’embouchure du canal de la Broye se situe au nord-est du lac de Morat. Celui-ci, d’une longueur de 8,4 km, permet de rejoindre en 30 min à 15km/h (8 nds) le lac de Neuchâtel. On coupe les gaz. À cette allure, nous déplaçons de l’eau mais le volume sonore diminue sensiblement.

Si la Broye a toujours relié le lac de Morat au lac de Neuchâtel, son parcours originel était très sinueux. Le programme d’assainissement des plaines de l’Orbe, du Seeland et de la Broye, mené dans la deuxième moitié du xixe siècle

(première correction des eaux du Jura), a permis de rendre les terres avoisinantes cultivables mais également de redresser le parcours naturel de cette rivière (et des autres canaux de la région que nous emprunterons plus tard). Dans les années 1960, le canal est élargi afin de faciliter la navigation. Une aubaine pour les plaisanciers qui commencent à se développer en cette fin du xxe ! Au fur et à mesure de notre progression, je constate que le canal est, dans son premier quart, jouxté de campings, de chantiers navals. Chemin faisant vers Neuchâtel (dans le sens du courant, très léger, qui oscille entre 0 et 1,6 nds), les paysages deviennent de plus en plus ruraux avec une multitude d’arbres remarquables qui abritent le canal et donnent le sentiment de naviguer dans un véritable cocon entre forêts et champs. En ce mercredi matin, la circulation sur le canal est très raisonnable, nous n’y croisons que trois bateaux ! Denis me confie qu’enfant, aller sur le lac de Neuchâtel depuis le lac de Morat, c’était un peu comme aller à la mer ; voyant apparaître l’étendue d’eau qui s’offre à nous, je comprends son propos !

LES LUMIÈRES RASANTES DU SOIR ILLUMINENT MORAT.
ENTRE FORÊTS ET VIGNOBLES, L’ÉGLISE DE GLÉRESSE DOMINE LA RIVE NORD DU LAC DE BIENNE.

LES HAUTS-FONDS DEVANT ESTAVAYER-LE-LAC ONT DE FAUX AIRS DES CARAÏBES.

La « mer » de Neuchâtel

Une fois le bout du canal atteint, nous remarquons, de part et d’autre, des photographes dotés d’impressionnants objectifs de 800 mm. Un instant surpris par la notoriété de Denis, celui-ci me tire de ma rêverie en m’expliquant que nous traversons la Grande Cariçaie, plus grande réserve naturelle suisse. Celle-ci s’étend en effet sur 40 km (3’000 hectares) sur la rive sud du lac, et abrite un quart des espèces de faune et flore suisses. Ces photographes cherchent, en réalité, à photographier une rarissime grenouille rieuse ou encore une Marouette de Baillon, oiseau excessivement rare, un temps disparu en Suisse, qui s’est récemment réimplanté dans cette zone naturelle.

Alternant entre zones marécageuse, lacustre et terrestre, tout y est également prévu pour les touristes avec des pontons en bois, une tour d’observation ou encore un sentier en partie aménagé sur pilotis.

Nous poursuivons notre excursion en reprenant notre régime de croisière (environ 20 nds) en longeant la rive sud qui est constituée de hauts-fonds sablonneux donnant naissance à de belles plages, de superbes spots de mouillage, mais également à pas moins de sept marinas d’importance, dont le plus grand port en eau douce d’Europe, le port de Chevroux avec ses quelque 1’100 places.

En nous arrêtant pour compléter le plein à Delley-Portalban (et estimer notre consommation car les jauges des années 1970 peuvent être aléatoires), mon skipper du jour m’indique que ces marinas du sud du lac offrent d’importants complexes liés au bien-être du bateau avec des espaces à terre (jusqu’à 600 à Delley-Portalban), et des grues/travelift pouvant lever des bateaux jusqu’à 35 tonnes.

Chemin faisant plus à l’est, nous abordons la cité médiévale d’Estavayer-le-lac qui domine cette rive sud. Elle me fait immédiatement penser à Morat, aperçue le matin même. Les deux villes ont, en effet, une configuration similaire. On se surprend alors à rêver de conflits moyenâgeux entre ces deux cités. En réalité, durant le bas Moyen Âge, et notamment lors de la bataille de Morat (1476), si la ville Estavayer-lelac était rattachée à la maison de Savoie, Morat était, quant à elle, du côté de la Confédération. Malgré quelques tensions d’usage, jamais ces deux cités ne furent directement opposées militairement dans leur histoire.

En continuant plus à l’est, on retrouve Yverdon-les-Bains, deuxième grande ville du lac avec ses 30’000 habitants. Celle-ci est traversée par la Thielle qui est navigable jusqu’au centre-ville. Nous constatons un grand nombre de places d’amarrage de part et d’autre, et ceci dès l’entrée. Cela laisse imaginer que si la bise s’en mêle, les premiers emplacements seront probablement assez exposés.

En sortant de la Thielle pour rejoindre le lac de Neuchâtel, le secteur entre Yverdon et Grandson est également une zone naturelle protégée, celle des Vernes avec de nombreux hauts-fonds. Bien que tentant, des panneaux interdisant la circulation nous indiquent qu’il n’est pas possible de se rapprocher de l’embouchure du Bey, qui se situe au centre de cette partie.

Nous faisons alors cap vers le canal de la Thielle à l’opposé du lac de Neuchâtel, soit environ 40 km (21 min) à parcourir. L’occasion pour Denis de me rappeler (tout en faisant un détour par Grandson pour m’en laisser admirer le château) que le lac de « Neuch » est le plus grand lac de Suisse puisque, contrairement au lac de Constance et au Léman, celui-ci ne partage pas ses rives avec d’autres pays.

La côte nord est totalement différente du sud, et pour cause : le Jura se jette directement dans le lac ; villages et vignobles sont alors à flanc de coteau et cela s’accentue au fur et à mesure de notre avancée vers la ville de Neuchâtel. Dix ports en eau profonde agrémentent cette rive nord. Ceux-ci sont, pour la plupart, moins importants que ceux de la rive sud, mais sont plus intégrés aux villes.

La ville de Neuchâtel dispose de trois ports. Si le vieux port est majoritairement occupé par les activités de transport de passagers de la LMN, le port des Jeunes-Rives qui le jouxte est entièrement dédié à la plaisance et est doté de nombreuses places visiteurs qui permettent d’accéder directement au centre-ville. Avant de retrouver le port du Nid-du-Crô, nous longeons

PERIOD CORRECT : LA TRIUMPH EST DE 1972, LE LABHART, LUI, EST DE 1976.
L’ENTRÉE DU CANAL DE LA BROYE RELIANT LE LAC DE MORAT AU LAC DE NEUCHÂTEL.

les Jeunes-Rives. Cette zone, qui se déploie sur environ 1’500 mètres, est totalement artificielle. En effet, dès les années 1950 et l’expansion des projets immobiliers, la ville de Neuchâtel, enchevêtrée entre le Jura et les villes environnantes, peine à s’étendre. En parallèle, différents travaux d’excavation, et notamment ceux pour l’enfouissement de l’autoroute qui débutent en 1976, créent énormément de gravats. Ceux-ci sont alors astucieusement disposés sur le lac pour créer cette nouvelle zone qui sera aménagée avec un parc, des espaces sportifs et qui accueille également un site de l’université de Neuchâtel… ainsi qu’une station d’épuration. Au bout de ces Jeunes-Rives, nous découvrons donc le port du Nid-duCrô. Celui-ci est composé d’un complexe technique couvert à flot au bout duquel nous trouvons la pompe à essence. L’occasion de constater que nous consommons assez peu malgré notre train d’enfer : environ 10 l/heure. Les joies d’un bateau ancien sans trop d’équipements et donc au devis poids maîtrisé.

En repartant, nous passons devant le surprenant hôtel palafitte construit sur pilotis à l’occasion de l’exposition Nationale Suisse de 2002. « Barre à tribord toute », il faut reprendre le large pour faire route sur l’embouchure du canal de la Thielle qui nous mènera jusqu’au lac de Bienne. Dès notre entrée dans celui-ci, l’ambiance est d’emblée plus industrielle. Une fois passé le camping de La Tène, le paysage alterne entre barges et péniches amarrées aux pontons des cimenteries et autres raffineries bordant le canal.

Cela ne décourage pas un groupe de « pumping foilers » qui, trop heureux de survoler notre vague de poupe, nous accompagne sur une bonne partie des 8,4 km (4,5 min) du canal. La vitesse est ici aussi limitée à 8 nds qu’il faut veiller à respecter car un bon nombre de bateaux de plaisance est amarré de chaque côté et des contrôles radars sont signalés. Au terme des 34 min de transit, c’est le lac de Bienne.

Paysages féériques et personnage illustre sur le lac de Bienne Sur tribord, rive sud du lac, nous apercevons l’île Saint-Pierre. Mon guide particulier et skipper m’indique qu’on y retrouve des traces de vie depuis l’époque romaine. Un prieuré et couvent clunisien y furent, par la suite, établis entre les xii et xiiie siècles.

Bien plus tard, au Siècle des Lumières, Jean-Jacques Rousseau est venu y faire un séjour. Celui-ci garda un souvenir ému de ce bref passage où il put vivre en communion avec la nature. De cette halte lui vint d’ailleurs l’inspiration pour son ouvrage (inachevé) Les Rêveries du promeneur solitaire. Le bailli de Nidau mit mettre un terme à cette rêverie en le bannissant à vie de l’île, seulement six semaines après son arrivée.

Nous quittons le ponton de l’hôtel St Petersinsel en prenant un cap Nord-Est, direction Bienne. D’un bout à l’autre, le lac fait 15 km (8 min),

la rive nord est plus escarpée que celle du lac de Neuchâtel et beaucoup moins urbanisée. Forêt, vignoble et petits villages s’y mélangent harmonieusement.

En cette chaude fin de journée, une petite bise s’est levée pour la grande joie de la population vélique locale. Les plagistes sont, eux aussi, de sortie à notre arrivée à Bienne. Il nous faut alors nous frayer un chemin entre paddles et baigneurs, parfois difficiles à distinguer dans cette lumière rasante de fin d’après-midi.

Nous voici déjà dans l’embouchure du canal de Nidau que nous suivons (toujours accompagnés par une nuée de « pumping foiler » tels des mouettes volant derrière un chalutier). Nous nous trouvons alors face à l’écluse de port qui fonctionne de 7 h à 19 h 30 durant l’été. Quelques places d’amarrage sont prévues afin d’attendre la mise en service. Au-delà de l’écluse s’ouvrent environ 30 km de navigation sur l’Aar jusqu’à la ville de Soleure. Les courants (qui sont dans le sens de la marche en venant de Bienne) y sont bien plus importants que dans les canaux. Il est temps pour nous de faire demi-tour. Le gabarit modeste de notre embarcation nous permet d’emprunter l’ancienne Thielle traversant les quartiers résidentiels sud de Bienne, nous mêlant à la population qui se baigne, saute des ponts ou fait du paddle en ce beau début de soirée estivale.

Faisant route vers notre point de départ, vient le moment du débriefing : en une journée de navigation, nous sommes passés par quatre cantons : Vaud, Fribourg, Neuchâtel et Berne, et aurions pu rejoindre Soleure en continuant après l’écluse. Nous avons parcouru environ 100 milles nautiques (185 km), sommes passés de territoires francophones à germanophones, et avons brûlé moins de 100 litres de sansplomb en 10 heures de navigation, soit un très respectable 10 l/h. Pas mal pour une mécanique cinquantenaire !

LA BOUCLE EST BOUCLÉE, RETOUR À FAOUG, SUR LE LAC DE MORAT, AVANT QUE LE SOLEIL NE DISPARAISSE DERRIÈRE LE JURA.

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Nouveau modèle et nouvelle usine pour YOT

Benjamine du groupe Catana, la marque Yot, lancée en septembre 2023 à Cannes, étoffe sa gamme avec l’annonce du YOT 53. Les premières esquisses en 3D dont nous disposons au bouclage de ce magazine laissent apparaître un design résolument moins sportif, axé sur le confort et la croisière. On retrouve d’ailleurs certains codes des marques Bali et Catana telle que la porte oscillo-basculante permettant d’unir les espaces du carré et de l’intérieur de la nacelle. Mise à l’eau annoncée courant 2026. Côté navigation, la vitesse de croisière se situera entre 15 et 18 nds pour des pointes annoncées à 23 nds. Les motorisations proposées débutent à 2 x 440 ch jusqu’à deux fois 550 ch. Efficace, classique et solide, la transmission s’opèrera avec des lignes d’arbre.

CHANTIERS

Afin d’absorber la construction de ce nouveau modèle ainsi que des deux autres déjà au catalogue, le groupe Catana a fait ériger une usine ultramoderne de 65’000 m2 à Aveiro (sud de Porto). Celle-ci est la première du groupe entièrement dédiée à la production motonautique. Seulement 19 mois ont été nécessaires pour faire sortir ce site de production qui, une fois son rythme de croisière atteint, pourra produire 200 bateaux par an grâce à quelque 400 employés.

Say 52

Bonne nouvelle du côté du Lac de Constance pour le chantier SAY Carbon Yachts. Créé en 2006, ce spécialiste de la construction de canots à moteur en carbone a traversé en 2024 une tempête économique sur fond d’insolvabilité qui n’est maintenant plus qu’un mauvais souvenir. En effet le magnat de l’immobilier danois, Martin Pedersen, a repris la marque en début d’année. Trois nouveaux modèles au look ravageur sont annoncés : le Say 52 lancé à Palma, le Say 42 Open lancé à Cannes et le Say 32 annoncé pour 2026. Le flagship, le Say 52 pèse seulement 7,5 tonnes, avec le Seakeeper, pour une puissance allant de 880 ch (en Volvo Penta D6 diesel) ou 860 ch avec une paire de Volvo Penta V8 essence de 6,2 L de cylindrée. C’est environ la moitié du poids d’un bateau du même type en fabrication en fibre de verre. Côté performance, jusqu’à 8 nds un moteur électrique assure des déplace-

Le MODX 70

Ce nouveau catamaran que, nous avons largement couvert dans notre Skippers été, fait figure d’ovni dans le paysage de l’industrie nautique.

Sa simplicité d’utilisation et son faible tirant d’air, une fois les ailes repliées, peuvent presque lui donner des airs de bateau à moteur. L’absence de mât lui permet effectivement de s’aventurer sur des plans d’eau jusqu’alors uniquement accessibles en bateau à moteur.

Dans un contexte de prise de conscience écologique, il est important de noter que le MODX 70 a été reconnu comme « Carbon Positif » pour l’année 2025 par le Green Cross UK.

ments silencieux entre deux mouillages ou au port. Une fois la cavalerie éveillée, Say annonce une vitesse de pointe de 45 nds. La consommation moyenne à vitesse de croisière (20 nds) est de 45 L/h, autorisant une autonomie de 300 min à cette allure. Côté look, on apprécie l’utilisation du verre sur le roof et le T-Top. Le cockpit est élégamment protégé par un arceau en aluminium brossé, rappelant le toit Targa d’une certaine 911.

DR

Renouveau en masse chez Beneteau

Les gammes Trawler, Gran Turismo et Antares de Beneteau vont connaître cette année d’importants renouveaux. JeanFrançois Lair, qui dirige la section Motor Yachting du groupe Beneteau, nous indique que la stratégie du groupe a toujours été de sortir un maximum de modèles en période d’accalmie du marché. Cela permet de conquérir de nouvelles parts, chose plus difficile pendant les périodes d’euphorie, comme cela a été le cas juste après la période covid où tous les acteurs de l’industrie ont pu avancer leurs pions.

Tout d’abord côté Trawler : on avait découvert en septembre 2024 le Swift Trawler 54 (visite disponible sur notre chaîne YouTube), un ’37 est maintenant annoncé avec une version Sedan (idéale pour les canaux avec sa hauteur gabarit Freycinet) et flybridge. Côté look, on remarque immédiatement les pare-brise inversés (précédemment adoptés par le ’54) lui procurant un air encore plus baroudeur et moderne. L’optimisation des espaces est clé sur cette unité conçue pour une clientèle particulière, qui voyage au long cours au rythme paisible d’une carène à semi-déplacement.

Du côté des grandes unités, on ne réinvente pas la roue, le Grand Trawler ’62 (lancé en septembre 2021) s’offre une cure de jouvence en devenant le Grand Trawler ’63. Les principales évolutions sont en réalité celles déjà adoptées par le Swift Trawler ’54 : on y retrouve effectivement les stabilisateurs Sleipner que l’on peut imager comme des nageoires sous-marines permettant de renforcer la stabilité au mouillage et en navigation. Côté nuisances sonores, on note également une isolation renforcée des parties mécaniques et des quartiers d’équipage. La direction devient à commande électrique et non plus hydraulique comme c’était le cas sur le ’62.

Ensuite, la gamme Gran Turismo (composée jusqu’à présent du ’32, ’36, ’41 et ’45) se transforme totalement. Robert Chaffer, chef de produit Beneteau explique que les équipes d’Andreani Design sont en effet parties d’une feuille blanche pour concevoir cette nouvelle gamme composée dès le salon de Cannes des Gran Turismo 35 et 40, et du Gran Turismo ’50, qui sera présenté à Düsseldorf. La plus petite unité est proposée avec une paire de hors-bord allant de 300 à 350 ch pour une vitesse maximum annoncée supérieure à 40 nds. L’évolution du design est très forte en comparaison avec la gamme précédente : la timonerie ouverte est coiffée d’un T-Top rigide et fixe laissant la place pour de généreux passavants à bâbord comme à tribord. Ces aménagements facilitent la circulation à bord et permettent d’agrandir l’espace du cockpit qui est ici beaucoup plus ouvert et ce d’autant que les bordées sont déployantes.

Bien que très différent de son prédécesseur, le GT40 s’inscrit davantage dans la continuité de la gamme Gran Turismo. La timonerie reste effectivement très aérodynamique avec un pare-brise d’inspiration automobile. La carène, pour sa part, est totalement différente avec une étrave inversée et l’adoption de bordées déployantes. La ligne globale du bateau s’en trouve totalement modernisée. Côté motorisation, il sera possible de commander une paire de Mercury Verado 400 ch ou alors d’opter pour une motorisation inboard avec deux moteurs Yanmar 8LV de 320 ch.

Enfin, l’Antares 12 coupé viendra rejoindre les Antares 9 et 12 fly qui ont été lancés il y a quelques mois. À l’échelle du groupe Beneteau, beaucoup d’autres nouveautés sont attendues pour 2025, notamment chez Wellcraft qui annonce un nouveau ’28 pour Düsseldorf mais aussi chez Jeanneau.

La marque à l’hippocampe présentera une partie de ses nouveautés au Yachting Festival de Cannes.

CHANTIERS

Chantier Naval Scheurer

En marge de notre croisière dans la région des Trois-Lacs (découverte dans les pages précédentes), nous avons eu le plaisir de redécouvrir, sur les bords de la Thièlle, le chantier Scheurer sur la commune de Nidau (canton de Berne). Fondé en 1969 par Andreas Scheurer (qui fait toujours partie de la société), le chantier emploie aujourd’hui quinze salariés. Il peut gruter des bateaux jusqu’à dix tonnes. Ceux-ci, une fois au sec, peuvent être abrités au sous-sol où se situe le stockage hivernal. Cela garantit un climat stable et tempéré pour les soixante-quinze bateaux y séjournant. Une trentaine d’unités supplémentaires pourra être stockée à l’extérieur.

Fountaine Pajot Power 80

Deux ans après le lancement du Thira 80, le plus grand voilier construit par le chantier, Fountaine Pajot lance la déclinaison motoryacht de ce mastodonte de 23,99 m. Les options d’aménagement des 400 m2 de ce bateau restent globalement les mêmes que sur la version vélique, avec la possibilité d’opter pour une master cabine gigantesque dans le flotteur tribord alors que le flotteur bâbord sera réservé aux invités et à l’équipage. Il est également possible d’opter pour une « galley down », la cuisine étant alors délocalisée dans un flotteur.

Concernant la carène, Benjamin Lachaise, responsable commercial des 80 pieds nous indique que 25 % de ceuxci varient entre une unité à voile et une unité à moteur. Les changements s’opèrent majoritairement sur la partie arrière qui, une fois sortie du moule, est découpée pour les Power 80 afin d’aplanir les poupes et de permettre au bateau de rester dans ses lignes une fois la vitesse de croisière atteinte.

Trois motorisations sont proposées : 2 x 425 ch en standard et 2 x 600 ch, ou 2 x 900 ch en option. Ces puissances vont agir sur le type de navigation puisque, avec la motorisation standard, la vitesse de croisière se situera entre 7,5 et 10,6 nds pour une consommation estimée entre 3 et 5 L au mille nautique. La vitesse maximum ne sera alors que de 12,5 nds. En optant pour la version la plus extrême (2 x 900 ch), la vitesse maximum atteint alors les 22 nds et l’allure de croisière se situe entre 11,5 et 15 nds pour une consommation variant du simple au

Le dirigeant, Aron Steinmann, nous indique qu’aucun projet n’effraie ses équipes, que ce soit une peinture complète sur un bateau récent ou une restauration d’un canot en bois du début du siècle dernier. Côté mécanique, le chantier dispose des licences Volvo Penta et Yanmar pour le inboard ainsi que Suzuki et Tohatsu pour les hors-bord. Pour les refit, des options de remotorisation sont également proposées. Fabriquant depuis de nombreuses années les catamarans de régate en carbone A-Cat, Scheurer a repris la société Fiberfoam AG, fabriquant de mâts et lattes de voiles en carbone. C’est un sujet que nous développerons dans un prochain Skippers Voile & Océan

double, si on se situe dans la moyenne basse ou haute (7,30 L au mille à 11,5 nds, et 14 L au mille à 15 nds).

Avant de découvrir ce motoryacht à travers notre téléjournal du salon de Cannes, vous pouvez redécouvrir sur notre chaîne YouTube la version vélique, le Thira 80, que nous avons essayé il y a quelques mois.

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La façon la plus rapide de ralentir.

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Dayboats et design

Entre tradition, modernité et excellence

Les statistiques d’immatriculation des bateaux à moteur sur les lacs suisses montrent une progression constante depuis plus de quarante ans. La flotte s’est évidemment diversifiée depuis les années 1980, où le classique runabout en bois était encore roi.

La courbe des bateaux à moteur, immatriculés sur nos lacs, suit une douce pente ascendante depuis les années 1980, contrairement à celle des voiliers qui s’est inversée depuis plus de quarante ans. Les chiffres démontrent ainsi que le monde motonautique attire toujours plus d’adeptes. Le marché s’est toujours adapté à une demande large et variée.

Intemporel bois

Si les matériaux composites ont largement pris la place du bois dans l’industrie nautique depuis l’avènement de la résine en fibre de verre, celui-ci a toutefois gardé une belle place dans le motonautisme. Les amateurs éclairés n’ont, en effet, jamais renoncé à l’acajou et à d’autres essences précieuses, qui restent à l’origine de la construction navale.

Markus Boesch, qui représente la quatrième génération à la tête du célèbre chantier du lac de Zurich – et qui ne produit que des bateaux en bois – observe une demande relativement constante pour ses bateaux. L’entreprise produit, certes, dix fois moins qu’il y a un demi-siècle, mais elle a su s’adapter en cultivant l’excellence. « Nous construisons toujours entre douze et quinze unités par an uniquement sur commande, relève le patron du chantier qui a produit plus de 4’000 bateaux en 95 ans. Il y a un aspect émotionnel, et ceux qui ont grandi dans des familles qui avaient de tels canots perpétuent la tradition. Ils ont un engouement pour l’artisanat, le travail manuel. » Markus Boesch ne cache pas que ce segment de marché reste une niche. Mais une niche parfaitement viable dans un pays économiquement privilégié comme la Suisse. Il affirme également qu’en matière de coût, les bateaux en bois ne sont pas forcément plus chers sur la durée. « Vous pouvez toujours restaurer ces unités qui garderont de la valeur, contrairement aux bateaux en composite qui arrivent en fin de vie et partent à la casse après trente ans. Nous avons d’ailleurs un département de refitting qui est très actif, et qui apporte une nouvelle vie à d’anciens bateaux. »

Pedrazzini, autre marque Suisse raffinée et prestigieuse, ne produit également que des runabout (canots automobiles non habitables) en bois depuis quatre générations. En ne gardant que trois modèles à son catalogue, le chantier présent dans la même niche que Boesch parvient à faire vivre sa trentaine d’employés en produisant environ huit canots par an.

À citer dans le même esprit, la marque italienne Riva – notamment célèbre pour les fameux Aquarama – qui a renoncé au bois depuis 1996 mais qui a conservé un département « Classique » spécialisé dans le refitting, pour faire perdurer les modèles encore en circulation.

Nouveaux designs

En dehors de ce marché spécifique qui contribue à la bonne santé du secteur, on observe depuis une petite dizaine d’années une réelle évolution des designs ainsi qu’une recherche

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de polyvalence caractérisée par de nouvelles lignes. Les étraves droites ou inversées ont pris la place des formes élancées à redans qui perdurent sur les unités à usage purement sportif. De même que les roofs en sifflets ont disparu à la faveur des superstructures panoramiques, offrant des espaces protégés bien plus vastes et confortables.

« Ces nouveaux designs permettent de mieux exploiter la place, explique Balthazar Witzig, patron de Genevaboats, société active dans le courtage de bateaux à moteur. Plusieurs marques ont lancé des modèles allant dans ce sens. Fjord – chantier norvégien à l’origine, repris par Hanse dans les années 2000 (ndlr) a certainement été précurseur dans ce style. Ils ont été suivis par Saxdor, Pardo, De Antonio qui proposent tous des gammes de weekenders ou cabin-cruisers issues de cette nouvelle vague. » On relèvera que de plus en plus de modèles offrent des innovations comme les flancs de cockpits ouvrants qui créent une plateforme spacieuse au mouillage.

La propulsion thermique reste la règle Contrairement au marché automobile, les motorisations alternatives ne se sont pas encore imposées dans le motonautisme. L’évolution des matériaux plus légers, ainsi que les designs de carènes savamment étudiés, permettent aujourd’hui de proposer des bateaux beaucoup moins gourmands qu’avant. Les moteurs thermiques restent ainsi la règle pour la majorité. « Le problème de l’électrique reste l’autonomie, et le manque d’équipements dans les ports, indique encore Balthazar Witzig. Ces solutions peuvent être adaptées aux canaux, où la vitesse est proscrite, mais elles montrent clairement des limites pour d’autres utilisations. » À noter également que les multicoques n’ont pas non plus supplanté les monocoques, même si leur efficacité énergétique peut être notable.

Ces quelques exemples démontrent que le monde du motonautisme évolue au rythme des attentes des clients, mais il ne traverse pas de réelle rupture de ses fondamentaux. Les foilers, qui concernent surtout la recherche pour des exploitations commerciales, ne font pas encore partie des catalogues. Mais les choses pourraient changer plus vite qu’on ne l’imagine.

Quelques chantiers spécialisés :

Léman

• Chantier naval de Corsier Port : corsier-port.com

L’incontournable chantier du bout du lac, où de nombreux canots ont été construits dans les années 1950, dispose toujours de larges compétences en rénovation et construction, d’un port à sec, en plus des services généraux, lié à l’entretien courant des bateaux à moteur.

• Wood & Boat : woodandboat.ch Depuis bientôt dix ans, le chantier Wood & Boat, situé à Meinier, dans le canton de Genève, s’est spécialisé dans la restauration de bateaux en bois, notamment de runabouts. Concernant les bateaux modernes, le chantier est également importateur de la marque De Antonio, qui connaît un très fort succès sur le Léman.

Lac de Zurich

• Boesch Motorboote : boesch.swiss

Le constructeur de la prestigieuse marque propose, en plus de la vente, des services de rénovation à la hauteur de son standing. Le chantier travaille sur d’autres marques, tels que les fameux Riva.

• Portier Yacht : portier-yachts.com

Très polyvalent, le chantier Portier dispose d’une large gamme de canots à la vente, notamment des bateaux à propulsion alternative. Un service soigné de rénovation de toutes unités, ainsi qu’un port à sec sont également disponibles.

Lac de Zoug

• Weiss Yacht : weissyachts.ch

Réputée pour ses compétences dans le monde de la voile, l’équipe de Damian Weiss n’en est pas moins active dans la rénovation et l’entretien de quelques belles unités classiques à moteur.

Lac de Neuchâtel

• Bois Marine : bois-marine.ch Stéphane Allemano, successeur du constructeur Egger, est réputé pour avoir fait de très belles rénovations, notamment sur des canots à moteur, tels que des Riva. Le chantier est équipé d’un port à sec.

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Multipower

Promesse tenue

Longtemps marginalisés, les catamarans à moteur ont su évoluer, séduire et s’imposer. En quarante ans, du day-boat au superyacht, ils sont devenus une véritable alternative au voilier comme au motoryacht.

Texte ) François Trégouët

En 1985 aux Sables-d’Olonne, Jeantot Marine met à l’eau le premier Euphorie 40. Catherine Relandeau (CathYacht), au chantier à l’époque, se souvient : « C’était un bateau très mal foutu mais on en a vendu 43, sur un marché qui n’existait pas, mais parce que c’était un bateau qui plaisait, avec une ligne moderne. Sur le marché moteur, le design est hyperimportant ». En 1990, un modèle de 44 pieds voit le jour, puis en 1998, le Transcat, beaucoup plus typé croisière au long cours, comme un trawler sur deux coques. Paradoxalement, aujourd’hui, le chantier pionnier devenu Privilège ne propose pas de modèle à moteur tandis que le marché s’est développé, et segmenté.

20 ans compliqués

Au début des années 2000, ce sont les leaders du catamaran à voile qui s’y essaient. Lagoon lance le Power 43 (2001), le Sud-Africain Robertson & Caine arrive avec le Leopard 46 PC (2002), rejoints par Fountaine Pajot avec le Greenland 34 (2003), puis le Cumberland 44 (2004). Mais la clientèle moteur traditionnelle est attachée au style et à la vitesse, or les arguments du multicoque sont ailleurs et sont plus

DR Jean-François Romero
AVEC PRESTIGE ET SA GAMME M, LE GROUPE BENETEAU PREND LE MARCHÉ DU POWERCAT AU SÉRIEUX.
PARMI LES NOUVEAUX VENUS DANS LE MONDE DU CATAMARAN MOTEUR, LE GROUPE CATANA ET SA MARQUE YOT TRÈS INNOVANTE.

à même de séduire les amateurs de trawlers : stabilité en mer comme au mouillage, surface habitable importante, nuisances sonores réduites du fait de l’éloignement des moteurs de la zone de vie, et consommation réduite pour peu que carènes et motorisation soient bien étudiées et que l’on croise autour de 10 nds. Lagoon mettra assez rapidement l’aventure sur pause (2009), dédiant toute sa capacité de production au développement de sa gamme voile tandis que Fountaine Pajot persévérera en développant avec constance des modèles spécifiques pour le cœur de marché.

Le déclic Aquila

Mais les multicoques à moteur ne bénéficient pas du formidable outil de promotion que sont les flottes de location, encore à l’époque entièrement dédiées aux catamarans à voile. Encore aujourd’hui, Dream Yacht Worldwide ne propose que six catamarans à moteur sur un total de 800 unités. Chez Sunsail et The Moorings, une centaine de modèles seront disponibles à très court terme, soit 15 % de leur flotte. Une conversion que n’a pas eu à effectuer l’américain MarineMax qui, associé à Sina Eagle, a fondé la marque Aquila Power Catamarans en 2012. Ils recrutent le visionnaire Lex Raas chez Moorings, et lui confient la conception du premier Aquila 48. Un modèle développé spécifiquement pour un usage moteur en collaboration avec J&J Design, intégrant tous les codes du motoryacht (finition, équipement, design…), construit en Chine dans une usine dédiée. Très vite suivi d’un 36 et d’un 44 pieds, la gamme comprend aujourd’hui douze modèles de 28 à 70 pieds, et avec 140 unités produites en moyenne par an, Aquila est devenu le leader mondial de la spécialité.

Sunreef, pionnier du luxe

Soixante-dix pieds (21 m), c’est par cette grande taille qu’en 2008, Sunreef s’attaque au marché. Le premier client de Francis Lapp est un formidable prescripteur, en la personne du skipper suisse, Laurent Bourgnon. Jambo est un catamaran de grande croisière, avec l’autonomie nécessaire pour réaliser une transpacifique. Avec dix-huit unités vendues, c’est un succès qui va lancer la gamme Sunreef Power. Elle prendra au fil des années la taille et les codes des superyachts, portée par des ambassadeurs prestigieux tels que Rafael Nadal ou Fernando Alonso, jusqu’à implanter un site de production à Dubaï, en plus de son site historique de Gdańsk. Impossible de ne pas évoquer sur ce segment haut de gamme, le lancement d’Adastra en 2012. Ce trimaran de 42,50 m, construit en Chine par McConaghy sur des plans de John Shuttleworth, a marqué les esprits par son design remarquable. Mais hormis quelques prototypes, dont les dessins du génial Nigel Irens, et la tentative en cours des Leen, la navigation sur trois coques au moteur reste confidentielle.

Des hors-bord pour démarrer Après avoir eu longtemps un avenir prometteur mais toujours reporté au lendemain, le marché du multicoque à moteur semble avoir enfin trouvé sa vitesse de croisière. En vingt ans, le nombre de modèles proposés a doublé, la plupart produits en série par des constructeurs renommés. Preuve d’une certaine maturité, une segmentation en trois grandes catégories est apparue. En entrée de gamme, les catamarans day-boats font le bonheur des amateurs de pêche grâce à leur bel espace de travail, et leur stabilité. Les performances sont boostées par de puissants moteurs hors-bord, les propulsant tous à plus de 20 nds, voire 50 nds pour les plus rapides. Aquila,

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Worldcat, HammerCat ou le nouveau venu YOT (Catana Group) sont parmi les marques les plus représentatives sur un marché dominé par la demande états-unienne. Un eldorado qui n’a pas échappé au groupe Beneteau, qui a confié à sa marque locale, Four Winns, le développement du TH36, désormais disponible avec l’option foils. Entre 10 et 12 m, les plus grands de ces modèles hors-bord ouvrent l’accès à de la croisière côtière proposant des toilettes, un carré abrité et même une ou deux cabines.

Entre 12 et 18 m, la croisière au long cours Si Fountaine Pajot est resté fidèle aux inboards, ses trois modèles à moteur entre 11 et 14 m ne manquent pas de concurrents sur ce segment qui donne accès à de belles croisières semihauturières. Leopard, Aquila, Aventura, et de nouveaux venus tels que Longreach ou Hudson Powercats investissent le segment. C’est là que, pour coller à la demande, le groupe Beneteau a décidé d’impliquer sa filiale Prestige, avec une gamme M plus typée motoryacht que les Lagoon Power à l’ADN très vélique. Face à cette montée en gamme, le concurrent rochelais répond avec la marque

Veya, réalisée en partenariat avec Couach, bien connu dans le monde du motor-yacht. Un premier modèle de 53 pieds arrive pour ouvrir la gamme. Un segment qu’ambitionne également de conquérir YOT, avec lui aussi un 53 pieds attendu fin 2026. Confiant dans le potentiel du marché, Catana Group a construit une usine de 20’000 m2 à Aveiro (au Portugal) dédiée à YOT, avec une capacité théorique deux fois supérieure à l’actuelle production du leader Aquila.

Multiyachts, le nouvel eldorado

Au-delà de 60 pieds, tous les rêves sont permis. Quand les leaders du multicoque adaptent des coques de voilier (Power 67 et 80 chez Fountaine Pajot, Sixty, Seventy et Eighty chez Lagoon) pour rationaliser les coûts, Sunreef propose du sur-mesure. Grand voyage, exploration ou hyper luxe, tous les programmes sont possibles. Mieux, sauf à vouloir filer à plus de 25 nds, les multicoques étant plutôt économes en énergie, l’écologie est devenue un argument de vente : gamme Eco chez Sunreef, propulsion 100 % électrique chez Serenity, Silent Yachts, et bientôt Whisper. Il faut dire que la géométrie des multicoques est particulièrement adaptée à l’installation d’importantes surfaces de panneaux solaires.

Des balbutiements artisanaux à la production en série, le catamaran à moteur a conquis sa place. Le plus souvent émancipé des modèles à voile, il répond désormais à une demande croissante pour des bateaux confortables, marins, et au design assumé. Segmenté, internationalisé et tourné vers l’innovation, le marché semble plus mature que jamais. Entre performance énergétique, espace et confort, le multicoque est devenu un acteur incontournable du motonautisme.

LE CHANTIER SUNREEF S’EST FAIT UNE SPÉCIALITÉ DU MULTIPOWER YACHT.
LE QUAI D’HONNEUR DE LA SNG A EU FIÈRE ALLURE LE TEMPS D’UN WEEK-END FESTIF, LORS DUQUEL LE PUBLIC A PU ADMIRER LA FINESSE DES BATEAUX D’ANTAN.
POUR

Société Nautique de Genève

L’Hélice classique entre dans la vingtaine avec panache

Contempler les contours fins et polis des canots à moteur d’antan, de type Corsier-Port, Riva, Boesch ou Rio, écouter le vrombissement de leur mécanique, qui tourne toujours rond, et encourager leurs équipages lancés dans des manœuvres qui requièrent du doigté, c’est une véritable passion pour de nombreux membres de la Nautique. Et, depuis 2005, ceux-ci adorent se réunir une fois par an au cours d’un weekend entièrement consacré à ces glorieuses embarcations : l’Hélice classique. Il s’agissait donc de s’offrir cette année un moment particulier pour fêter dignement la 20e édition de ce rendez-vous de passionnés et de curieux. Le défi était de parvenir à réunir vingt canots pour participer à ce vingtième anniversaire. Il a été réussi avec mention, puisque ce sont même vingt-deux embarcations qui se sont présentées le long du quai d’honneur de la SNG. Et vingt d’entre elles ont été en mesure de participer à toutes les épreuves et activités organisées, ce qui constituait à la fois une jolie symbolique et un signe que ces machines des temps passés tiennent toujours la distance, et ne sont pas réduites à un simple rôle de monument silencieux et immobile.

« Certains moteurs ont un peu chauffé » Dès le vendredi en fin de journée, les participants à la 20e Hélice classique ont été accueillis au club. Les choses sérieuses ont démarré le lendemain matin, après une mise en route à l’aide de cafés et croissants pour tout le monde et les inévitables briefings de circonstance destinés aux bénévoles et aux participants, par des épreuves de manœuvrabilité à bord des bateaux. Il s’agissait d’effectuer notamment des parcours en huit au large du port, ou encore des manœuvres d’approche et de précision. Un exercice plus difficile qu’il n’y paraît pour certaines embarcations, en particulier pour celles qui ne sont capables de tourner que dans un seul sens.

Le traditionnel rassemblement des bateaux à moteur anciens et de collection, mis sur pied par la Section Hélice de la Société Nautique de Genève, s’est tenu durant le dernier week-end du mois de juin. Cette année, le comité d’organisation était particulièrement fier de proposer une manifestation encore plus festive. Il s’agissait en effet de célébrer les vingt ans d’existence de l’événement.

LES PARTICIPANTS ONT BÉNÉFICIÉ D’UNE MÉTÉO RADIEUSE.

« Ces épreuves de manœuvrabilité sont généralement très appréciées, a relevé Guillaume Rychner, président du comité d’organisation de l’Hélice classique depuis l’édition 2017. Mais en principe, nous limitions la participation à quinze bateaux au maximum, car il faut pouvoir les encadrer pour que chacun passe à tour de rôle pendant que les autres attendent, et ce n’est pas toujours évident. En fin de compte, tout s’est très bien passé. Certains moteurs ont tout de même un peu chauffé, mais heureusement sans faire de casse. »

Un repas pris sur l’eau par un temps radieux

Pour la pause de midi, une équipe ravitaillement mobile a été chargée d’approvisionner les convives, réunis au large de Corsier-Port, où toute la flotte a pu profiter d’un excellent pique-nique sur l’eau. Il faut dire que les participants ont bénéficié d’une météo radieuse tout au long du week-end, avec un grand soleil et des températures atteignant les 35 degrés. De quoi encourager tout le monde à profiter du grand air autant que possible.

Puis, dans la soirée, un grand repas de gala a permis de célébrer dans les règles de l’art, au premier étage de la Nautique, les vingt ans de l’événement. L’instant a été marqué par l’arrivée du traditionnel gâteau de fête, ainsi que du champagne l’accompagnant. Les célébrations ont été chaleureuses et appréciées des convives.

Le lendemain, dimanche, tout le monde était de retour sur le pont pour participer au rallye, organisé dans le Petit-Lac. Chacun s’en est donné à cœur joie pour résoudre les énigmes proposées et progresser de poste en poste tout au long de la matinée, au gré des indices. Une remise des prix, organisée au Tender, a permis de récompenser les lauréats dans trois catégories : manœuvres, rallye et classement combiné.

On a finalement renoncé aux « racers » Les trois membres du comité d’organisation de l’Hélice Classique, piloté par Guillaume Rychner, Philippe Mortgé et Marc-Daniel Wachtl, ainsi que la quinzaine de bénévoles qui ont contribué à faire de cet événement un succès, ont été particulièrement enchantés du succès de cette 20e mouture du rassemblement.

Celle-ci a notamment pu compter sur la participation de la réplique contemporaine d’un vieux bateau à vapeur datant de la fin des années 1800, qui a su enthousiasmer les curieux et les passionnés de motorisation ancienne.

« Nous sommes forcément un peu fatigués après ces deux jours intenses, mais vraiment heureux de notre événement. Tout ça en valait largement la peine, pour pouvoir fêter cet anniversaire comme il se doit », a confié un Guillaume Rychner enjoué. Le seul regret du week-end a été de ne pas être en mesure, finalement, d’accueillir des « racers », ces bateaux de course taillés pour la vitesse datant des années 1960, dont le pilotage tient de la haute horlogerie. Il faut d’ailleurs qu’ils soient en mouvement dès qu’ils sont posés sur l’eau, sans quoi ils risquent de finir au fond du lac. Les organisateurs avaient misé sur la présence de cinq de ces machines, qui avaient déjà régalé le public de l’Hélice classique entre 2006 et 2011, mais devant le renoncement de deux propriétaires et la lourdeur du dispositif de sécurité à mettre en place, ils ont fini par jeter l’éponge. En ce qui concerne les résultats, l’épreuve des manœuvres a été remportée ex aequo par les bateaux baptisés Pacha et Dyolin, le rallye par Cabochard et le classement général par Dyolin

RALLYE MOTONAUTIQUE ET CONCOURS DE MANŒUVRES ET DE RÉGULARITÉ ONT RAVI CEUX QUI PRENAIENT PART À L’ÉVÉNEMENT.
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Cujo

Une épopée romanesque

Le yacht Cujo est indissociable de la romance entre la princesse Diana et Dodi Al-Fayed. Conçu pour la vitesse et le luxe, il a connu une histoire mouvementée, de sa construction à son naufrage en 2023.

Texte ) Pierre Alexis Colignon

Cujo aurait une origine amérindienne (parfois attribuée aux peuples Sioux ou Cherokee), et signifierait « force irrésistible » ou « force inarrêtable ». Cette force est née de la rencontre entre le chantier naval Baglietto et un homme de caractère, John von Neumann.

Au départ, il y a Baglietto Le chantier Baglietto, institution italienne emblématique du yachting de luxe, réputée pour son savoir-faire artisanal, possède un héritage riche et fascinant qui remonte à 1854. Fondée par Pietro Baglietto, l’entreprise s’est initialement distinguée dans la construction de dériveurs avant de s’orienter rapidement vers les voiliers de compétition. Au début du XXe siècle, son expertise s’étend à la construction de yachts pour des personnalités de renom, princes et magnats. Il est pour la navigation ce que Ferrari est à l’automobile. Un mythe né des régates et des courses, l’objet pour lequel les puissants du monde entier sont prêts à faire la queue pour être reçus au chantier. Parmi ses clients, il y en a eu un qui a, plus que tout autre, incarné et personnifié l’esprit Baglietto. John von Neumann est un Autrichien émigré dans sa jeunesse aux États-Unis. Il est un pionnier de l’importation de voitures européennes de prestige outre-Atlantique dans les années 1950. Passionné d’automobile et pilote talentueux, il introduit les marques Volkswagen, Porsche et Ferrari sur la côte ouest américaine. Son rôle est déterminant dans la diffusion de ces icônes outre-Atlantique.

LANCÉ À PLEINE VITESSE, CUJO ENGLOUTIT 450 L À L’HEURE ET NAVIGUE À 40 NDS.

JOHN

John von Neumann, qui passe ses vacances en Italie, se passionne immédiatement pour les motoryachts produits par Baglietto et aime dire à ses amis « qu’un bateau n’est pas une maison, mais un moyen de se déplacer rapidement ». Au début des années 1970, John von Neumann commande deux bateaux avec une structure conçue à base de contreplaqué marin blindé : Geronimo (JVN4) de 16,50 m, et Cochise (JVN5) de 20 m. C’est Cochise qui sera baptisé par la suite Cujo et qui utilisait beaucoup d’acajou. La coque était recouverte d’une couche d’acier.

John von Neumann cherche à faire construire le yacht le plus rapide de sa génération. Son exigence séduit les ingénieurs de Baglietto qui relèvent le défi avec audace. Ensemble, ils conçoivent un yacht de 20 m (projet civil 20M) au design racé, équipé de deux moteurs Castellanza CRM W18 turbo diesel de 54 litres de cylindrée et de 1’350 ch chacun, capables de propulser l’unité à plus de 42 nds, et de consommer 450 L toutes les heures pour une autonomie de 460 Nm. Castellanza a pris pour base les moteurs à essence Isotta Fraschini Asso, utilisés en aéronautique sur des hydravions et des dirigeables, et caractérisés par trois rangées de six cylindres disposés à 40°. Ce projet unique, qui illustre parfaitement la fusion entre le style italien et l’esprit de compétition américain, est la base de construction des cinquante-sept bateaux garde-côtes fabriqués par Baglietto pour la Guardia di Finanza.

Un long Mercato

En 1978, John von Neumann, désireux d’acquérir un bateau plus grand, revend alors Cochise à Thierry Roussel (mari de Christina Onassis et fille de l’armateur grec Aristote Onassis). Roussel cède ensuite Cochise au marchand d’armes saoudien Adnan Khashoggi, qui le rebaptise Cujo Khashoggi est connu pour son train de vie extravagant, et sa fascination pour les yachts illustre son goût du prestige, du pouvoir et de l’argent. Il possède même le légendaire Nabila, l’un des plus grands et luxueux yachts de son époque, long de plus de 85 m. Pour l’anecdote, le bateau fut saisi en 1987 et son nouveau propriétaire l’a baptisé Trump Princess. Il est aisé de deviner l’identité de son nouveau propriétaire !

COURT MÉTRAGE TOURNÉ À PORTOFINO EN 2020, METTANT EN SCÈNE LE PROPRIÉTAIRE DU NAVIRE – UN COLLECTIONNEUR AUTOMOBILE GENEVOIS – ET UNE RARE LAMBORGHINI MIURA.

Abaca
DR
Jack Garofalo
CASQUÉ,
VON NEUMANN PROFITE DE SON NOUVEAU NAVIRE EN BONNE COMPAGNIE.
LA PRINCESSE DIANA À BORD DU NAVIRE – ÉTÉ 1997.

Mais revenons à Cujo. Khashoggi le revend à son neveu Dodi Al-Fayed, qui entreprit un refit intégral chez CARM Cantieri Navali, à Lavagna (Italie), avant de prendre la mer. Dodi Al-Fayed est producteur de cinéma et homme d’affaires, connu aussi pour être le fils de l’homme d’affaires égyptien Mohamed Al-Fayed, ancien propriétaire du grand magasin Harrods à Londres. Dans les années 1980, il se lance dans la production de films à Hollywood. En dehors du cinéma, Dodi est surtout connu pour son style de vie mondain, ses fréquentations dans les cercles VIP, et ses relations avec des personnalités célèbres. Cujo est devenu le symbole de son style de vie glamour, souvent aperçu au large de la Méditerranée, entre la Côte d’Azur, Monaco et la Sardaigne. Dodi y reçoit régulièrement des célébrités, des mannequins, des actrices et des amis issus de la haute société internationale. On compte Clint Eastwood, Tony Curtis, Robert Downey Jr., Bruce Willis, Brooke Shields ou Cindy Crawford. Son goût pour le luxe discret et les relations influentes fait de Cujo un lieu de rendez-vous prisé, où affaires, charme et plaisirs se mêlent. Mais l’invitée la plus célèbre, vue à bord à l’été 1997, est la princesse Diana, quelques semaines avant que le couple ne disparaisse. Pendant quelques années, Cujo reste dans la famille, mais perd au fil des années sa splendeur d’antan, relayé au rang de bateau-taxi pour la famille Al-Fayed. Retiré du service en 1999, stocké à sec au chantier CARM de Lavagna, le cousin Moody Al-Fayed le restaure autour de 2017 pour un budget de 800’000 euros. L’ensemble des aménagements intérieurs et le nouveau design des lignes extérieures sont confiés au célèbre Tommaso Spadolini. L’autre partie du refit consiste à travailler sur les moteurs pour les faire passer de 1’350 ch à 1’650 ch chacun. Malgré ce refit et ces améliorations, Moody navigue deux étés en Méditerranée et se décide à le vendre aux enchères en 2020.

Une histoire parallèle à l’automobile

Cujo change de mains pour une somme bien en deçà de l’estimation et devient la propriété d’un spécialiste passionné d’automobiles anciennes, qui se lance un peu par accident dans le monde du nautisme. Ce yacht lui rappelle les MTB (Motor Torpedo Boat) britanniques que son père pilotait durant la Seconde Guerre mondiale. Le jour des enchères, il explique : « Les enchères ont été ouvertes à seulement 150’000 euros, soit environ 165’000 dollars. Mon collègue a fait une offre de 160’000 euros. Le problème, c’est que personne d’autre n’a enchéri. Le marteau est tombé et j’avais acheté un bateau. Le sentiment était un mélange d’excitation, teinté de terreur. » Cependant cette peur est justifiée. Alors que le navire est vendu « prêt à naviguer » par la maison de ventes aux enchères, le chantier annonce à son nouveau propriétaire qu’il doit

effectuer de nombreux frais sur le navire et qu’il doit constituer un équipage de trois personnes pour pouvoir naviguer.

Entre deux confinements, toujours enclin à rassembler le meilleur pour notre plaisir, ce collectionneur genevois nous présente, chose rare Cujo en navigation et deux automobiles de grande qualité pour un court métrage, à Portofino : entouré pour l’occasion d’une Lamborghini Miura SV et de l’une des quatre cabriolets Maserati Ghibli Spyder SS en conduite à droite. Et son nouveau propriétaire de rajouter : « Cujo a une immense prestance. Aucun bateau de cette taille n’attire autant l’attention lorsqu’il entre dans un port. Surtout un port italien où les propriétaires de bateaux locaux nerveux pensent qu’il est avec la police financière. »

Finalement, Cujo passe sous étendard Italien, auprès d’une grande famille d’entrepreneurs transalpins en 2022. Le samedi 29 juillet 2023, vers 12 h 30, Cujo lance un appel de détresse à 18 nautiques au large de Beaulieu-sur-Mer, après avoir découvert une voie d’eau au niveau de la coque avant tribord. Les sept personnes à bord – une famille italienne, accompagnée d’un skipper et d’un matelot – quittent rapidement le navire. Un voilier à proximité répond à l’appel, suivi par la brigade nautique d’Antibes, et secourt tout le monde. Malgré les efforts pour pomper l’eau, Cujo coule par 2’000 m de fond en moins de deux heures. Son histoire s’achève ainsi tragiquement, un destin tout aussi dramatique que l’idylle qui l’a rendu célèbre.

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Bateaux électriques

Highfield Ejet 330 : l’annexe furtive

Voici le compagnon idéal pour le marin chargé des allers-retours du yacht à la marina : discrétion sonore et absence d’émissions polluantes assurées ! Il peut aussi séduire un jeune couple pour des sessions de cabotage en amoureux… La propulsion, in-board, est composée d’une batterie de 10 kWh qui fournit 20 kW de puissance, soit environ 24 ch thermiques selon Highfield. Le temps de charge à 100 % prend environ cinq heures, mais peut être réduit de moitié avec le chargeur rapide. En ce qui concerne les performances, Highfield évoque 11 nds en mode croisière

Longueur : 8 m

Largeur : 2,23 m

Poids : 2’950 kg

Motorisation maxi : 300 ch

Nombre de personnes : 6

Vitesse maxi : 55 nds

Prix HT : 234’000 € avec Evoy Storm

300 ch

Site : axopar.com

et 20 à pleine puissance. Le propulseur implémenté par ZeroJet, spécialiste néo-zélandais de la propulsion hydrojet, devrait assurer 12 min d’autonomie à 14 nds, et 23 min à 3 nds. Ce petit tender électrique est composé d’une coque en aluminium, comme tout Highfield, et de flotteurs en Néoprène/Hypalon. L’aménagement du pont offre deux places confortables derrière la console de pilotage et une assise dans le nez du bateau, ainsi que quelques rangements. Homologué pour cinq personnes, l’Ejet 330 peut asseoir deux passagers supplémentaires sur ses flotteurs, disponibles dans quatre couleurs différentes.

Longueur : 3,36 m

Largeur : 1,74 m

Poids : 334 kg

Motorisation maxi : 20 kW (environ 24 ch)

Nombre de personnes : 5

Vitesse maxi : 14 nds (donnée constructeur)

Prix HT : nc

Site : highfieldboats.com

C’est sans doute le bateau à propulsion électrique le plus rapide du marché : 55 nds ! Cela grâce à la carène double redan de l’Axopar, mais aussi à la puissance du Storm 300 (avec des pics à 600 ch !) du motoriste norvégien Evoy qui propose une gamme de hors-bord électriques allant de 120 à 400 ch ! Il permet à l’Axopar de déjauger en un éclair et de croiser à 30 nds. La bonne nouvelle vient aussi du temps de recharge : 45 min avec un chargeur rapide ! Le tableau de bord numérique fourni par Evoy est à la fois très complet et intuitif. Mis à part la propulsion électrique, l’AX/E 25 Cross Top reprend l’excellente conception et la qualité de fabrication du 25 Cross Top conventionnel,

avec son passavant unique, permettant de se rendre du cockpit au solarium du pont avant via deux marches, dues à la présence de la cabine. Cette dernière, en gel-coat brillant (pas de vaigrages), abrite une couchette double, un WC marin et un lavabo. Les deux sièges du poste de pilotage possèdent une demi-assise relevable pour piloter confortablement debout, et la grande banquette dos-à-dos peut se transformer en bain de soleil.

Mrobotham
Axopar AX/E 25 Cross Top : vif comme l’éclair

Le confort dispensé par les yachts du chantier polonais n’est plus à démontrer. Ainsi, sur le nouveau 11 Sedan, le plan d’aménagement donne le choix entre une, deux ou trois cabines ! Une personnalisation qui reste rare sur ce segment de marché. Le rouf de la cabine, équipé de huit panneaux solaires, couvre entièrement l’espace salon/cuisine/ timonerie. Ses antennes et son mât de radar sont pliants pour un tirant d’air contenu à 2,95 m. Un atout pour un bateau principalement destiné à la croisière en eaux intérieures. Les espaces de vie s’avèrent lumineux grâce au grandes baies vitrées du pont principal (carré avec cuisine intérieure) et aux vitrages de coques (cabines). Dans le cockpit arrière, la salle à manger est agrémentée d’un barbecue,

Longueur : 10,77 m

Largeur : 3,85 m

Poids : 6’815 kg

Motorisation maxi : 80 ch

Nombre de couchages : 2/4/6

Vitesse maxi : 6,5 nds

Prix HT : à partir de 306’800 €

Site : delphiayachts.com

tandis que le pont avant offre un lounge collectif. Côté propulsion, le Delphia est proposé avec le Torqeedo Deep Blue, donné pour 80 ch thermiques, avec un tirant d’eau de seulement 80 cm. Les vitesses s’échelonnent entre 3 et 6,5 nœuds pour une autonomie de 13 à 46 milles. Les plaisanciers plus exigeants en performance se tourneront vers la version diesel (150 ch) qui, par ailleurs, coûte 67’000 € de moins que la version électrique.

Particulièrement actif, le jeune chantier d’Istanbul enchaîne avec le lancement de la version électrique du Sirena 48 Coupé, entrée d’une gamme de sept modèles, dominée par un 118 pieds (36 m). Le Coupé génère un volume habitable impressionnant pour une unité de moins de 15 m. Avec six couchages, répartis en trois cabines doubles : la principale au centre, pleine largeur, la VIP dans l’étrave et celle des invités à tribord. Sirena n’a pas oublié la cabine de marin, située à l’arrière du cockpit, avec un accès indépendant. La lumière entre en abondance par les amples vitrages de

coque des cabines et les généreuses baies vitrées qui éclairent la timonerie, le salon et la cuisine, réunis dans un même espace. La superstructure peu élevée et le faible tirant d’eau en font un bateau qui peut s’aventurer avec bonheur dans les eaux intérieures. Si la vitesse maxi est celle d’un trawler (14 nds), l’allure de croisière économique est celle d’un voilier (6,5 nds).

Modeste en mode 100 % électrique, l’autonomie du Sirena peut s’étendre à 350 milles à cette vitesse, avec l’aide des générateurs.

Longueur : 16,04 m

Largeur : 5 m

Déplacement à pleine charge : 32,4 t

Motorisation maxi : 2 x 213 kW (environ 580 ch)

Nombre de couchages : 6+1

Vitesse maxi : 14 nds

Prix HT : nc

Site : sirenayachts.com

DR
Julien Gazeau
Sirena 48 Hybrid Coupé : en mode trawler
Delphia 11 Sedan : la croisière silencieuse

Silent Yachts 62 3-Deck : catamaran solaire

C’est sans doute le catamaran qui, dans sa catégorie, accorde la plus grande surface aux panneaux solaires. Ses superstructures se superposent sur trois niveaux : le pont inférieur dédié aux cabines, le pont principal comportant le triptyque salon/cuisine/timonerie, et le flybridge surmonté d’un immense hard top recouvert de panneaux solaires. Précisons que le 62 3-Deck est proposé avec un flybridge entièrement ouvert ou à demi-fermé. Le plan d’aménagement offre quelques variantes, avec une suite propriétaire située soit sur le pont principal, soit sur le pont inférieur, et une capacité de couchage pouvant accueillir jusqu’à douze invités et deux membres d’équipage.

Sunreef Ultima 66 : électrique mais « sportif »

L’Ultima 66 fait partie des six modèles de la nouvelle gamme de catamarans à moteur (14 à 36 m) du chantier polonais. Cette série marque une rupture de style et de conception avec les Sunreef Power. Les Ultima arborent une silhouette plus dynamique, avec des étraves et une façade de timonerie inversées, ainsi qu’une poupe avec pavois ouvrants. Autre différence : les Ultima sont sensiblement moins larges. Objectif : la recherche d’un meilleur rendement pour la propulsion électrique. Pour autant, la surface cumulée dépasse les 200 m2 utiles,

Longueur : 18,86 m

Largeur : 8,99 m

Déplacement lège : 46,65 t

Motorisation maxi : 2 x 340 kW

(environ 2 x 460 ch)

Nombre de couchages : 12+2

Vitesse maxi : 12 nds

Prix HT : 3’900’000 €

Site : silent-yachts.com

Surface utile totale : 240 m2 ! Précisons que ce catamaran est aussi généreux en rangements divers, notamment pour les « jouets » tant appréciés au mouillage. La plateforme de bain hydraulique permet la mise à l’eau d’une annexe de 4 m. Elle intègre aussi une passerelle d’embarquement. Les moteurs électriques, qui peuvent cumuler jusqu’à près de 500 ch, donnent une vitesse maxi de 12 nds, et 6 à 7 nds en croisière, correspondant à une autonomie d’environ 250 milles.

avec un espace cabines aménagé sur toute la largeur du tunnel : trois cabines invités, deux pour l’équipage et, à l’avant, une cabine principale pleine largeur avec un accès indépendant. Toutes ces cabines bénéficient d’une salle d’eau privative. À l’intérieur, le pont principal se divise en trois salons et une cuisine et, à l’extérieur, multiplie les solariums tout en proposant une salle à manger dans le cockpit. Quant au flybridge, et son hard top en panneaux solaires, il réunit le poste de pilotage, un carré/bar et deux grands solariums. L’Ultima 66 est aussi proposé avec deux diesels Volvo D6 IPS 400, soit deux fois 300 ch.

Longueur : 22 m

Largeur : 7,25 m

Poids : nc

Motorisation maxi : nc

Nombre de couchages : 8+3

Vitesse maxi : 30 nds (estimation)

Prix HT : 4’752’000 €

Site : sunreef-yachts.com

Max Morelli

Moins de 25 pieds

Bayliner V20 : éternel bowrider…

Le bowrider est un concept qui séduit encore une large part de la clientèle nord-américaine. Pour cette raison, Bayliner, l’un des chantiers les plus populaires des États-Unis, en propose plusieurs modèles dans sa gamme. Dernier-né, le V20, au gabarit routier, affiche une silhouette sportive et un cockpit offrant de nombreuses places assises, sans oublier celles situées en avant du pare-brise, à occuper lorsque les conditions de navigation sont clémentes, ou au mouillage (pique-nique, bain de soleil).

La configuration du cockpit reste conventionnelle avec l’habituel passage par l’ouverture centrale du pare-brise, une banquette

Longueur : 6,29 m

Largeur : 2,54 m

Poids : 1’409 kg

Motorisation maxi : 225 ch

Nombre de personnes : 10

Vitesse maxi : 40 nds (estimation)

Prix HT : 26’622 € sans moteur

Site : bayliner.com

Boston Whaler 210 Vantage : demandez le programme !

Icône du nautisme international, la marque américaine, qui est encore l’une des très rares à proposer des bateaux insubmersibles, ne manque pas de lancer un nouveau modèle chaque année. Cette fois-ci, il appartient à la gamme Vantage qui joue de sa polyvalence, ce que démontre le 210 avec son cockpit trois zones : le bowrider pour le bain de soleil et l’apéritif, le poste de pilotage avec trois places de front, à l’abri

Longueur : 6,47 m

Largeur : 2,59 m

Poids : 1’728 kg sans moteur

Motorisation maxi : 250 ch

Nombre de personnes : 9

Vitesse maxi : 43 nds (donnée constructeur)

Prix HT : nc

Site : bostonwhaler.com

en V à l’avant, deux sièges pilote et copilote suivis d’une longue banquette en L à bâbord et d’un siège à tribord, donnant sur un passage menant directement à la plateforme de baignade. Parmi les principales options, un mât de ski, une tour de wake, un bimini, un tiroir réfrigéré et un large choix de couleurs pour la coque, la sellerie et le revêtement de pont (mousse EVA). Côté moteur, ce sera du hors-bord Mercury, avec plusieurs niveaux de puissance entre 115 et 225 ch.

du pare-brise ouvrant et de ses deux consoles dont une abrite un WC, la poupe avec son petit carré pour le pique-nique, et la pêche une fois les sièges arrière repliés… sans oublier la baignade avec les plateformes qui encadrent le moteur. Bref, un programme complet pour une utilisation familiale, à la fois détente ou sportive. Malgré des dimensions relativement modestes, le 210 Vantage est déjà une unité très sérieuse – en témoigne sa masse proche des deux tonnes avec le moteur – apte à naviguer dans la mer formée. Autre atout : une certaine élégance des lignes, qui s’affranchit des modes, et une qualité des matériaux et de la construction justifiant une excellente tenue sur le marché de l’occasion.

Richard Steinberger DR

Le chantier danois ne cache pas son inclination pour la propulsion électrique. Il a cependant la bonne idée de proposer des alternatives thermiques, que ce soit avec du moteur hors-bord (Mercury 150, 200 ou 250 ch) ou in-board sterndrive (essence 250 ch ou diesel 230 ch). En eaux intérieures, afin de privilégier la discrétion sonore, l’électrique pourrait être un bon choix avec une vitesse maxi de 20 nds et une autonomie de 44 km à 8 nds. Mais pour les longues balades en mer, le thermique fait valoir des performances bien supérieures avec 50 nds en pointe (avec 250 ch) et un rayon d’action incomparable avec, au bas mot, 150 milles en croisière à 20-25 nds, sans avoir à ravitailler… Donc des programmes bien différents. Il n’en reste pas

Le chantier slovène étoffe sa gamme avec ce 23 pieds raffiné dont le programme devrait bien s’adapter aux eaux intérieures. Son long hard top amovible lui confère un petit air de bateau-taxi. Avec une architecture à moteur in-board (essence ou diesel), le 23 Cabin Evo procure un accès à bord particulièrement pratique grâce à une vaste plateforme de bain et deux passages encadrant le solarium arrière. La partie centrale du cockpit consiste en un carré très convivial avec deux banquettes longitudinales dont l’assise peut se relever en dossier pour former deux bains

moins que le plan de pont du Source 23 se plie à tous les usages avec un poste de pilotage biplace, un carré avec une belle table pour partager une collation, un solarium en îlot qui offre deux passages pour circuler librement du cockpit vers la plateforme de bain. N’oublions pas la grande assise en V, logée dans l’étrave. Les rangements sont aussi au rendez-vous, notamment sous cette banquette avant et le bain de soleil arrière.

Longueur : 6,95 m

Largeur : 2,30 m

Poids : 990 kg sans moteur

Motorisation maxi : 250 ch

Nombre de personnes : 8

Vitesse maxi : 50 nds (donnée constructeur)

Prix HT : à partir de 69’900 €

Site : randboats.com

Longueur : 6,90 m

Largeur : 2,40 m

Poids : 2’100 kg

Motorisation maxi : 300 ch

Nombre de couchages : 2

Vitesse maxi : 40 nds (estimation)

Prix HT : à partir de 124’458 € avec Volvo 250 ch

Site : alfastreet-yachts.com

de soleil. À l’heure du pique-nique, six à huit convives peuvent prendre place autour de la table en bois verni. Pour améliorer le service, une kitchenette est proposée en option. Les deux sièges de pilotage avec demi-assise relevable sont en forme de baquet. Le pare-brise s’ouvre en son centre vers le pont avant, tandis qu’une large porte autorise un accès facile à la cabine. Celle-ci, bien éclairée par deux vitrages de coque, comporte une couchette double spacieuse et un WC marin. Ce 23 pieds est aussi proposé avec une propulsion électrique pour un prix inférieur mais avec de petites puissances.

Alfastreet 23 Cabin Evo : un air de taxi boat
Rand Source 23 : propulsion au choix !

Quicksilver Activ 705 Open : le rapport prix/prestations optimum

C’est le dernier-né de la série Activ, et il en conserve les traits caractéristiques que sont le nez carré et la ligne de séparation coque/pont qui s’infléchit nettement vers la poupe. Cette dernière comporte des extensions de plateformes de bain, pour un embarquement/débarquement plus commode, ainsi que des passages dans le tableau arrière, à bâbord et tribord pour faciliter l’accès au cockpit. Les deux sièges du poste de pilotage se signalent par des dossiers

Longueur : 7,16 m

Largeur : 2,55 m

Poids : 1’084 kg sans moteur

Motorisation maxi : 225 ch

Nombre de personnes : 8

Vitesse maxi : 42 nds (estimation)

Prix HT : à partir de 45’730 € avec Mercury 150 ch

Site : quicksilver-boats.com

élevés et enveloppants, et peuvent pivoter face à la banquette afin de former un carré qui trouvera facilement sa clientèle lors des apéritifs avec vue panoramique sur le mouillage. À l’escale, la console peut offrir sa couchette simple ou un bon volume de rangement. Mais, s’il est agréable au mouillage, l’Activ 705 Open est aussi taillé pour la navigation sportive, avec un mât de ski pour les amateurs de glisse tractée, ou pour des raids à vitesse élevée grâce à sa puissante motorisation (jusqu’à 225 ch, Mercury oblige, puisque Quicksilver appartient au motoriste américain). Guindeau électrique, douchette, T-Top, stéréo font que cet open en offre beaucoup pour un niveau de prix attractif.

Sea Ray 260 SLX Surf : un bowrider taillé pour le wake

Le Sea Ray 260 SLX Surf est équipé d’un moteur MerCruiser 6.2L MPI de 350 ch avec propulsion Mercury Bravo Four S, couplé au système SmartCraft Digital Throttle & Shift pour une réponse moteur fluide et précise. Sa carène à redan associée au système Dynamic Running Surface optimise la stabilité et le

Longueur : 7,85 m

Largeur : 2,59 m

Poids : 2’811 kg

Motorisation maxi : 350 ch

Nombre de personnes : 12 personnes

Vitesse maxi : 40 nds

Prix HT : 236’600€

Site : searay.com

contrôle du sillage en navigation. Le système de ballast intégré, ajustable via un écran tactile Simrad, permet de générer une vague parfaite pour le wakesurf. La banquette arrière modulable sur rails augmente l’espace de baignade, tandis que le cockpit spacieux accueille jusqu’à 12 passagers. Le revêtement en teck synthétique offre confort et sécurité sous les pieds, et le poste de pilotage centralisé facilite la gestion des fonctions bateau et audio.

Présenté au salon de Düsseldorf, le tout nouveau SDX 250 version horsbord, qui existe également en in-board, est un 25 pieds qui en vaut presque 28 avec sa longue plateforme arrière servant de chaise au moteur hors-bord (250 ch en standard). Le revêtement de pont en teck synthétique (option) et le haut passavant sécurisent les déplacements à bord – un point important lorsqu’on embarque de jeunes enfants. Le module de la banquette arrière sur rails, pour l’avancer dans le cockpit, permet d’augmenter la zone de baignade. Autre astuce, les dossiers des

Longueur : 8,50 m

Largeur : 2,59 m

Poids : 2’740 kg sans moteur

Motorisation maxi : 300 ch

Nombre de personnes : 14

Vitesse maxi : 40 nds (donnée constructeur)

Prix HT : nc

Site : searay.com

deux sièges pilote et copilote basculent vers l’avant pour agrandir le salon de cockpit afin de recevoir jusqu’à huit convives autour de la table. Un bimini sur arceaux rétractables permet d’ombrager ce lieu de détente. Le pont asymétrique (un seul passavant, à bâbord) mène au petit lounge avant dont les banquettes peuvent se transformer en un spacieux solarium. Ce passage unique vers l’avant a son explication : la présence d’une petite cabine offrant deux couchages et un WC chimique. La carène en V évolutif (21° au tableau arrière) devrait combiner la stabilité au mouillage et un certain dynamisme en navigation.

Precision in every tack. Designed for speed and effortless sailing. At Esse Boats, we believe sailing should be thrilling, yet effortless and fun. Rooted in Swiss craftsmanship, we design sailboats that embody speed, simplicity, and elegance. For pure joy in any condition.

Richard Steinberger
Sea Ray SDX 250 OB : un futur best-seller

Bateaux de 25 à 35 pieds

Beneteau Antares 9 : l’esprit de famille

Derrière des lignes plus dynamiques, signées Sarrazin Design, la nouvelle Antares est capable d’accueillir deux gros hors-bord de 250 ch chacun. Rapide, même en allure de croisière, l’Antares 9 rejoint rapidement les spots de pêche. Le pilote appréciera aussi la porte latérale de timonerie lui offrant un accès direct au pont avant. Ce dernier reçoit un spacieux matelas de bain de soleil, tandis que le carré du cockpit arrière peut aussi, grâce à sa table amovible, se convertir en un second solarium. L’aménagement intérieur est vraiment calibré pour la croisière en famille, avec deux cabines à couchette double se partageant une salle d’eau au pont inférieur. Il

Riva Iseo Super : une plastique de rêve

Déclinaison de l’Iseo lancé en 2011, l’Iseo Super a été inauguré au dernier salon de Düsseldorf. Si les dimensions et la silhouette demeurent, avec ce pare-brise d’une rare élégance et cette chute progressive de la ligne de pont jusqu’à l’extrémité de la poupe, on note quelques évolutions… Le dessin du pont avant, légèrement modifié, la tablette de pique-nique, cette fois en acajou (comme le pont et ses 24 couches de vernis !), la sellerie différente, ainsi que la motorisation diesel, Yanmar, disparaissant au profit de Volvo. Mais, le chantier de Sarnico insiste surtout sur la nouvelle couleur du gros œuvre : « Vulcan Grey », une évocation de la pierre volcanique. Pour le reste, les passagers apprécieront les nombreuses

Longueur : 8,23 m

Largeur : 2,99 m

Poids : 4’620 kg

Motorisation maxi : 2 x 250 ch

Nombre de couchages : 4+2

Vitesse maxi : 38 nds (estimation)

Prix HT : 134’500 € sans moteur

Site : beneteau.com

est également possible de convertir le carré intérieur en un couchage d’appoint pour deux enfants, par exemple. La cuisine, bien équipée, offre la possibilité de séjourner en mer. Véritable vedette de croisière autant que de pêche, l’Antares revendique avec la motorisation maximale (2 x 250 ch horsbord) une autonomie de 130 milles, facilitant l’exploration sereine de la plupart des destinations côtières.

Longueur : 8,24 m

Largeur : 2,49 m

Poids : 3’100 kg

Motorisation maxi : 355 ch

Nombre de personnes : 6

Vitesse maxi : 41 nds (donnée constructeur)

Prix HT : nc

Site : riva-yacht.com

places assises (alors que l’homologation n’est que de six personnes) et le spacieux solarium qui couvre le compartiment moteur. La vitesse maxi annoncée par Riva est de 38 nds avec un Volvo 305 ch essence ou un Volvo 300 ch diesel, et de 41 nds avec un Volvo 350 ch essence. Les motorisations essence nous semblent plus en adéquation avec cette icône du nautisme, puisque les oreilles des passagers seront flattées par le ronflement d’un V8 !

Merry Fisher 895 Sport Série 2 : bien plus qu’un « fisher » !

Ce nouveau membre de la famille Merry Fisher est un marqueur de plus dans l’évolution spectaculaire du « pêche-promenade ». Bien sûr, l’identité pêche est encore présente avec un cockpit arrière à casquette de rouf courte, table et banquette amovibles, et portillons facilitant la remontée des prises. Mais, cette imposante unité met son volume à profit pour le confort de l’équipage, que ce soit pour les sorties à la journée ou la petite croisière. C’est ainsi que l’on trouve deux carrés pour partager

Avec plus de 9 m de long, ce nouveau Four Winns est parmi les plus grands bowriders. La partie avant non pontée sera à n’en pas douter grâce à ses confortables banquettes, un haut lieu de convivialité au mouillage, un endroit privilégié pour prendre le soleil. Comme le veut cette architecture, l’accès à cet espace se fait par l’ouverture centrale du pare-brise. Avec sa généreuse homologation (douze personnes), le cockpit n’est pas en reste en termes de capacité d’accueil avec les deux sièges pilote et copilote, une longue banquette en L et un autre siège adossé au bloc-cuisine. Le dossier mobile de la banquette arrière agrandit le solarium ; lors des haltes propices à la baignade,

des repas, l’un à l’extérieur, l’autre à l’intérieur, accompagné d’une kitchenette placée derrière le poste de pilotage. Le pont avant, accessible par deux passavants asymétriques (celui de tribord étant plus large) et sécurisés par un haut bastingage, offre un espace bain de soleil très confortable. Pour ceux qui veulent partir en croisière en famille, le pont inférieur réserve une belle surprise : deux cabines à couchette double et une salle d’eau. Les longs vitrages de coque laissent entrer la lumière naturelle, dissipant l’impression de confinement. Le 895 Sport Série 2 est aussi un bimoteur performant, capable de naviguer à 30 nds en croisière.

Longueur : 8,94 m

Largeur : 3 m

Poids : 4’197 kg sans moteur

Motorisation maxi : 2 x 250 ch

Nombre de couchages : 4+2

Vitesse maxi : 40 nds (estimation)

Prix HT : nc

Site : jeanneau.com

Longueur : 9,10 m

Largeur : 2,87 m

Poids : 4’037 kg

Motorisation maxi : 600 ch

Nombre de personnes : 12

Vitesse maxi : 45 nds (estimation)

Prix HT : 186’029 € sans moteur

Site : fourwinns.com

les bordés peuvent se rabattre au niveau de la mer pour prolonger la plateforme de bain en une vaste terrasse. Le H9 reçoit en option un arceau et un hard top en polyester ainsi qu’un mât de ski. Au plancher, de nombreuses cales de rangement complètent l’équipement, tandis que la console bâbord abrite un WC marin et un lavabo. Par ailleurs, de nombreuses combinaisons de couleurs (coque et sellerie) autorisent un certain degré de personnalisation.

Jeanneau
DR
Jérôme
Kelagopian
Four Winns H9 : bowrider majuscule

Homologué pour douze personnes en vue des sorties à la journée, ce nouveau cabin cruiser de Ribitaly est capable d’embarquer une petite famille pour les navigations prolongées, grâce à ses deux couchettes doubles et au confort d’un cabinet de toilette avec lavabo, douche et WC marin, sans oublier la kitchenette extérieure. Les grands hublots de coque assurent une belle clarté dans la partie couchage, renforcée par l’utilisation de bois et de tissus clairs. L’étrave verticale a permis de gagner un peu de volume dans la cabine avant. La seconde

Nominé pour le « Bateau européen de l’année 2025 », le nouveau Saxdor est très comparable aux autres modèles du chantier finlandais, avec cette étrave inversée qui lui donne un profil de prédateur. À cela, il ajoute le pare-brise inversé qui lui confère une identité de bateau professionnel « tout temps ». Sa carène aiguisée est barrée de deux redans et conserve un angle de 21° au tableau arrière, pour allier performance et passage dans la vague. Homologué pour neuf passagers, il exploite sur bâbord le concept walkaround (d’où la mention WA) avec une circulation

Longueur : 10,78 m

Largeur : 3,10 m

Poids : nc

Motorisation maxi : 2 x 300 ch

Nombre de couchages : 4

Vitesse maxi : +50 nds (donnée constructeur)

Prix HT : à partir de 169’000 € avec 2 x Mercury 200 ch

Site : saxdoryachts.com

cabine est située sous le cockpit, mais son accès demeure assez simple. Il est à noter que le X299 associe deux concepts : le midcabin et le sundeck. En effet, on note dans le cockpit la présence d’une première marche correspondant à la cabine centrale, puis deux autres pour monter sur le pont avant, recouvert d’un spacieux bain de soleil. Notez que les passavants, revêtus d’un teck synthétique antidérapant, sont larges et bien protégés par un demi-pavois avec une main courante de bout en bout. Du côté de la propulsion, le chantier milanais propose un duo de Honda : 2 x 150 ch minimum, et 2 x 300 ch pour les plus exigeants en termes de performances.

Longueur : 9,10 m

Largeur : 2,90 m

Poids : 3’200 kg sans moteur

Motorisation maxi : 2 x 300 ch

Nombre de couchages : 4

Vitesse maxi : 45 nds (estimation)

Prix HT : 145’900 € sans moteur

Site : bmaboats.com

quasiment de plain-pied de la plateforme de bain jusqu’au salon de pont avant. Un grand solarium arrière en îlot (la seconde cabine se trouve en dessous) offre une autre alternative à la vie en extérieur, avec en bonus les pavois qui se déploient en terrasse et un bloc-cuisine dissimulé dans le pavois bâbord. La timonerie communique avec les passavants via de larges baies vitrées coulissantes. À l’intérieur de celle-ci, on trouve un carré pour six convives (le siège pilote intégrant un frigo), tandis que le pont inférieur réserve deux cabines doubles et une salle d’eau.

Claudio Colombo
Saxdor 340 GTWA : le style crossover

SPARK FASCINATION

Nouvelle génération de Crossover Express Cruisers
GAMME GRAN TURISMO

Bateaux de 35 à 45 pieds

Four Winns H33 OB : un day-boat

Avec ses presque 11 m, ce bowrider XXL vient se placer au sommet de la gamme H du constructeur américain, division du Groupe Beneteau. La version hors-bord sera certainement la plus courtisée en Europe, mais ce nouveau modèle existe aussi en in-board (2 x 350 ch maxi). Pour sa part, le H33 OB peut recevoir deux hors-bord cumulant 800 ch ! Ce grand day-boat spacieux et véloce est étudié pour offrir un confort optimum au mouillage avec sa carène en V peu marquée à la poupe et ses deux petites terrasses que forment les bordés se rabattant sur l’eau, pour un accès direct à la baignade. Le

Longueur : 10,81 m

Largeur : 3,20 m

Poids : 3’630 kg sans moteur

Motorisation maxi : 2 x 400 ch

Nombre de passagers : 12

Vitesse maxi : 50 nds (estimation)

Prix HT : nc

Site : fourwinns.com

cockpit offre un espace remarquable, où malgré les nombreuses places assises et la kitchenette (grill, frigo, évier), il est facile de se mouvoir pour gagner le pont avant, aménagé avec deux longues banquettes adossées au pare-brise. Un grand hard top optionnel, prolongé par un bimini en toile, peut ombrager la majeure partie du cockpit. La banquette arrière est dotée d’un dossier mobile pour se convertir en bain de soleil. Un WC est proposé dans la console bâbord, du côté du copilote qui bénéficie d’un écran douze pouces pour suivre les options de navigation.

Wellcraft 38 T-Top : polyvalence sportive

Ce concept de polyvalent haute performance remonte aux années 80-90. Des marques d’offshores, telles que Cigarette, Magnum, Donzi… et bien sûr Wellcraft, possédaient dans leur gamme une ou plusieurs coques ouvertes à motorisation hors-bord ultra performantes et aptes à des loisirs telles que la pêche, la chasse sous-marine ou la glisse tractée. Depuis, le concept a évolué avec un équipement de confort plus poussé, à l’image du cockpit de ce 38 pieds qui propose un portillon et des bordés ouvrants pour faciliter l’accès à la baignade ou l’embarquement, de nombreuses places assises pour composer un grand carré de pique-nique, et même deux avec celui qui occupe le pont avant (pour

le repas des ados ?), ce dernier étant convertible en solarium grâce à une table télescopique qui sort du plancher. Une kitchenette (grill, frigo…) prend place entre le carré et les trois sièges du poste de pilotage, abrités par le grand hard top. Autre élément de confort, et pas des moindres : la cabine avec sa grande couchette double et son cabinet de toilette avec douche. La carène, signée Michael Peters délivrera de belles performances et un réel plaisir de pilotage.

Longueur : 11,69 m

Largeur : 3,30 m

Poids : 6’400 kg avec 2 x 350 ch

Motorisation maxi : 3 x 350 ch

Nombre de couchages : 4

Vitesse maxi : +50 nds (estimation)

Prix HT : 359’200 € avec 3 x 350 ch

Site : wellcraft.com

Longueur : 12,40 m

Largeur : 3,55 m

Poids : nc

Motorisation maxi : 2 x 400 ch

Nombre de couchages : 5

Vitesse maxi : 45 nds (estimation)

Prix HT : 315’000 € avec 2 x Mercury 350 ch V10

Site : saxdoryachts.com

Voilà une astuce qui permet de gagner un peu de volume habitable, à savoir offrir un large passavant bâbord plutôt que deux étroits. Une configuration apparue fin des années 90 avec les designers Garoni, père et fils, pour le compte de Jeanneau. Ce passage mène au salon du pont avant, dont le carré avec sa table télescopique peut se transformer en un grand solarium. Ce passavant ne part pas du cockpit arrière, mais de l’intérieur de la cabine du pont principal, qui abrite la timonerie, avec son grand tableau de bord et sa banquette biplace, ainsi que le carré-cuisine. Une porte coulissante s’ouvre sur la cabine avant, avec une couchette double, une salle d’eau et une petite cou-

chette simple, située sous le plancher. Plus vers la poupe, une deuxième cabine, avec un lit double, forme un îlot de cockpit arrière dont le rouf est destiné au bain de soleil. Et comme une bonne surprise n’arrive jamais seule, les pavois bâbord et tribord se rabattent à l’horizontale pour former une vaste terrasse qui s’ajoute aux petites plateformes de bain de part et d’autre des deux Mercury. Deux V10 de 350 ou 400 ch qui devraient emmener le 400 GTC et sa carène à double redan à plus de 40 nds.

Ce superbe mid-cabin, à la silhouette sportive et élégante, vient élargir la gamme Seawalker du chantier napolitain. En effet, la version « Panorama » vient s’ajouter au 39, apparu il y a deux ans, avec un hard top ne faisant qu’un avec le pare-brise, fluidifiant la ligne et apportant une protection accrue lors des sorties par temps frais. Ce nouveau design ne modifie pas le plan « walkaround » du modèle initial, qui conserve cette facilité de circulation sur le pont. L’aménagement de ce dernier fait la part belle au farniente. Généreusement garni de teck, il peut en-

core gagner en surface au mouillage grâce à des bordés se déployant à l’horizontale pour former une vaste terrasse autour du carré, qui peut recevoir six à huit convives avec sa cuisine d’extérieur bien équipée. L’immense plateforme arrière est une invitation à la baignade, tandis que le solarium avant peut accueillir plusieurs amateurs de séances UV. À l’intérieur, le confort n’est pas en reste dans un univers luxueux et lumineux comportant deux cabines doubles et une salle d’eau. Présenté avec deux diesels Volvo de 400 ou 440 ch, le 39 Panorama est aussi proposé avec une triplette de hors-bord (3 x 350 ch).

Longueur : 12,61 m

Largeur : 3,86 m

Poids : 7’900 kg

Motorisation maxi : 2 x 440 ch

Nombre de couchages : 4

Vitesse maxi : 42 nds (donnée constructeur)

Prix HT : nc

Site : fiart.com

Saxdor 400 GTC : la carte de l’asymétrie
Fiart SW 39 Panorama : quelle ligne !

Quand Brabus, fameux préparateur automobile et partenaire du chantier finlandais, pose sa griffe sur un Axopar, ce n’est pas dans le registre pastel ! Noir c’est noir, et avec sa « peinture de guerre » rouge, cela donne un look pour le moins viril. Voir sa silhouette d’interceptor fondre à 55 nds dans votre direction peut impressionner… Mais sous des dehors intimidants, le « Shadow 1200 Cross Top Black Ops Signature Edition » (reprenez votre souffle !) sait se montrer ac-

un look d’interceptor !

cueillant, multipliant les places assises et les matelas de bain de soleil. Le carré avec ses six à huit places promet des moments de convivialité, de même que le poste de pilotage triplace, bien abrité par son pare-brise inversé et son hard top ouvrant. Le plan walkaround de plain-pied n’empêche pas la présence de deux cabines confortables avec un accès indépendant. Cuir surpiqué, inserts de carbone, Alcantara… le tout abondamment siglé Brabus différencie ce modèle de la gamme régulière. Avec la motorisation maxi, soit 3 x Mercury Racing 400 ch, l’autonomie devrait dépasser 300 milles à 30 nds de moyenne, ce qui permet de longues navigations sans trop se soucier des points de ravitaillement.

390 : la croisière en partage

Le réputé chantier norvégien continue de tracer son sillage sans louvoyer, celui d’une gamme de cruisers « coupé » pour la navigation côtière, voire hauturière, en famille ou entre amis. Collectif, le tout nouveau 390 l’est comme les autres modèles de Marex, avec deux cabines et quatre confortables couchages, voire six en utilisant le grand carré qui jouxte la timonerie. Il est même possible de considérer le sofa de la mid-cabin comme une couchette enfant. Les généreux vitrages de coque laissent entrer en grand la lumière naturelle. Une salle d’eau avec

Longueur : 13,90 m

Largeur : 4,11 m

Poids : 9’500 kg sans moteur

Motorisation maxi : 3 x 400 ch

Nombre de couchages : 2 ou 4

Vitesse maxi : 55 nds (donnée constructeur)

Prix HT : nc

Site : axopar.com

lavabo, douche et WC apporte le nécessaire exigé pour la croisière. Comme l’aménagement du pont principal, avec son espace couvert regroupant timonerie, salon et cuisine, largement vitré pour profiter du décor lors des repas. Notons aussi la porte de timonerie qui donne au pilote un accès direct au passavant. L’espace extérieur n’est pas en reste en termes de confort avec son carré ouvrant sur une grande plate-forme de bain offrant une banquette bien pratique pour s’équiper pour la plongée, ainsi qu’un solarium sur le pont avant. Rayon propulsion, le chantier propose deux montes Volvo diesel, avec sterndrive (2 x 440 ch maxi) ou V-drive (2 x 480 ch maxi).

Longueur : 12 m

Largeur : 3,73 m

Poids : 12,9 t

Motorisation maxi : 2 x 480 ch

Nombre de couchages : 4+2+1

Vitesse maxi : 33 nds (estimation)

Prix HT : à partir de 796’000 €

Site : marex.no

Axopar Shadow 1200 Cross Top :
Marex

Windy SR40 : du sérieux !

Si le chantier norvégien n’est pas insensible au design sportif, il n’est pas allergique à une esthétique plus baroudeuse, à l’image de ce SR40, dont le design extérieur et l’architecture navale ont été confiés au très réputé Espen Oeino. Carène en V profond, brion d’étrave anguleux, franc-bord élevé, pont de plan « walkaround » afin de faciliter les déplacements à bord, grande porte d’accès direct au passavant pour le pilote, le nouveau Windy annonce la couleur : naviguer par (presque) tous les temps ! Cela n’exclut pas le confort avec une cuisine et un carré extérieur semi-fermé, ainsi que le lounge du cockpit et le solarium du pont avant. Design Unlimited, qui s’est chargé de l’intérieur, a opté pour une décoration moderne. Les rangements sont nombreux, justifiant l’identité croisière du SR40. Concernant le plan, la disposition standard comporte une grande cabine avant avec un sofa en V ou une couchette double et une salle d’eau. Il est toutefois possible d’aménager le volume central, servant à du stockage, en une seconde cabine double. Le tout avec des performances au-dessus de la moyenne : 44 nds en in-board (2 x Volvo 440 ch), 52 en hors-bord (2 x Mercury V12 600 ch) !

Longueur : 12,20 m

Largeur : 4,02 m

Poids : 10,7 t

Motorisation maxi : 2 x 440 ch (IB) 2 x 600 ch (HB)

Nombre de couchages : 2+2

Vitesse maxi : 44-52 nds (donnée constructeur)

Prix HT : nc

Site : windyboats.com

Peter Holgersson AB

Plus de 45 pieds

Longueur : 14,60 m

Largeur : 4,30 m

Déplacement : 12,9 t

Motorisation maxi : 2 x 480 ch

Nombre de couchages : 2

Vitesse maxi : 36 nds (donnée constructeur)

Prix HT : nc

Site : wally.com

La marque qui a donné un souffle nouveau au design nautique au tournant du siècle, que ce soit dans la voile ou le moteur, poursuit sa quête d’avant-garde avec ce nouveau 50 pieds aux lignes épurées. En émane un dynamisme remarquable et une ergonomie de plan qui attestent de la qualité du travail de Wally. Avec une seule cabine et sa salle d’eau au pont inférieur, le chantier monégasque n’a pas cherché à « faire du nombre ». La croisière se fera au seul bénéfice du couple de propriétaires et dans le plus grand confort. Mais, avant tout, avec le Wallypower50, on vivra la mer à la journée, entre amis. Le cockpit est un modèle du genre entre confort, fonctionnalité et esthétique. Le poste de pilotage biplace est digne de celui

d’un vaisseau spatial, tandis que le carré et sa cuisine augurent de bons moments de convivialité avec une vue panoramique sur la mer. Quant aux adeptes de séances UV et de baignades, deux vastes solariums et une « terrasse » façon plage privée, grâce aux pavois déployants, devraient les combler. Avec deux diesels Volvo IPS de 480 ch, le chantier annonce une autonomie de 280 milles à 30 nds en croisière. Une version plus sportive, quadrimoteur hors-bord, est en préparation !

Avec ses 40 % de fibre de carbone (légèreté), ses panneaux solaires et un second alternateur chargeant une batterie lithium (afin de ne pas utiliser à plein temps le générateur au mouillage) ce nouvel Azimut se veut écoresponsable. Pour autant, ce yacht aux lignes originales signées Alberto Mancini, sait se montrer performant en navigation grâce à ses trois diesels Volvo de 480 ch chacun, avec 33 nds en pointe et 300 milles d’endurance à 24 nds en croisière. Mais, malgré sa silhouette de grand day-boat sportif, le Seadeck 6 n’en est pas moins un vrai ba-

teau de croisière avec un confort de haut niveau à l’image de ses trois cabines doubles au pont inférieur, des deux salles d’eau avec une cabine de douche et le poste d’équipage avec un accès indépendant. Et sur le pont supérieur, le salon – qui intègre aussi la timonerie et la cuisine – bénéficie d’immenses baies vitrées. Et que dire de son cockpit avec une salle à manger extérieure, au dos de laquelle s’étend un confortable solarium… De surcroît, pour donner à cet espace l’air d’un beach club de superyacht, les pavois se rabattent à l’horizontale et la plateforme de bain se déploie pour en augmenter la surface.

Longueur : 17,25 m

Largeur : 5,05 m

Déplacement en charge : 31,79 t

Motorisation maxi : 3 x 480 ch

Nombre de couchages : 6+1

Vitesse maxi : 33 nds (donnée constructeur)

Prix HT : nc

Site : azimutyachts.com

Gilles-Martin Raget
Wallypower50 : toujours un coup d’avance
Azimut Seadeck 6 : l’effet beach club

Prestige F5.7 : l’espace n’est pas une option

Dans la gamme F (pour flybridge), riche de sept modèles, le nouveau F5.7 est le second par la longueur, derrière le F590. Il se distingue par une surface vitrée majorée, avec une impression de clarté étonnante tant au pont principal qui comporte le triptyque réception-cuisinetimonerie, qu’au niveau des cabines. Les espaces de vie extérieurs sont optimisés avec un cockpit arrière doté d’un beau carré et de deux accès à la plateforme de bain. Les passavants, bien protégés, mènent jusqu’au grand solarium du pont avant. Quant au flybridge,

Le chantier Lombard vient de signer un yacht où l’espace habitable du pont principal se divise en trois zones cloisonnées, à savoir que la timonerie est séparée du salon par un claustra en verre, tandis que le salon est lui-même indépendant de la salle à manger ouverte en grand sur le cockpit. Bref, un jeu « intérieur/extérieur » que l’on a pu voir sur des unités sensiblement plus grandes… Comme à l’habitude chez Cranchi, pas un mètre carré de perdu, l’exploitation de l’espace confinant ici à un art. Outre le flybridge à la ligne furtive, le designer Christian Grande puise l’inspiration « Corsa » dans l’automobile de sport avec des contrastes marqués entre les matériaux : cuir, Alcantara, marbre et bois noble qui donnent une touche luxueuse à l’espace de vie intérieur. Au pont inférieur, deux belles cabines doubles, avec chacune sa salle d’eau, occupent

outre le poste de pilotage supérieur, il comporte un grand solarium et un carré-cuisine pour prendre ses repas en « altitude ». La cabine propriétaire est située à l’avant du pont inférieur, mais rehaussée d’un demi-niveau pour un gain de surface. Dotée d’un lit king size, elle dispose également d’un divan, d’un dressing et d’une salle de bain privative. Les deux cabines invités (l’une avec lits jumeaux) possèdent aussi chacune leur salle d’eau tandis qu’une cabine de marin optionnelle se trouve à l’arrière, avec un accès indépendant. Les deux diesels Volvo à transmission IPS devraient lui permettre de croiser à 23 nds.

Longueur : 17,29 m

Largeur : 4,69 m

Déplacement lège : 20,417 t

Motorisation maxi : 2 x 600 ch

Nombre de couchages : 6+1

Vitesse maxi : 27 nds (donnée constructeur)

Prix HT : nc

Site : prestige-yachts.com

Longueur : 20,80 m

Largeur : 5,40 m

Déplacement lège : 41 t

Motorisation maxi : 2 x 1’000 ch

Nombre de couchages : 6+2

Vitesse maxi : 26-27 nds (donnée constructeur)

Prix HT : nc

Site : cranchi.com

l’avant de la coque, tandis que la suite propriétaire se trouve au centre avec son bureau, son boudoir et sa salle d’eau. La cabine équipage (deux lits) partage l’espace arrière avec le garage à annexe et les deux Volvo à transmissions IPS. À l’extérieur, la convivialité est de mise, que ce soit dans le cockpit avec un grand solarium ou à l’avant, occupé par un loungebain de soleil qui n’a pas d’équivalent chez les concurrents. Sans oublier le fly avec son grand carré, son solarium et sa kitchenette adossée au poste de pilotage biplace.

DR
Jean-François Romero
Cranchi Sessantasette 67 Corsa : double jeu

Le chantier de Forli compare ses yachts à des « villas de bord de mer ». Il est vrai qu’au mouillage, le déploiement de la plateforme de bain et des bordés de la poupe du plus grand des Pardo composent une terrasse XXL au ras des flots. Baignades et séances UV sont donc au programme ! Étrave et parebrise de timonerie inversés, superstructure entièrement vitrée, poupe fuyante, le nouveau GT 75, dessiné par Nauta Design est totalement « Pardo ». Une silhouette

qui reflète bien le dynamisme de ce yacht sportif qui ne devrait pas être loin des 40 nds en pointe avec la motorisation maxi (3 x Volvo 1’000 ch) et peut assurer 700 milles de navigation à 12 nds. Action et contemplation sont les deux facettes du GT 75, qui ne manque pas d’atouts « confort » pour séduire les plus exigeants en leur proposant plusieurs plans d’aménagement du pont inférieur, avec deux à quatre cabines doubles, la cuisine en haut ou en bas, sans oublier le poste pour deux hommes d’équipage. Malgré l’absence de flybridge, les passagers pourront se prélasser sur deux grands solariums (un à l’avant, l’autre à l’arrière) et prendre leurs repas à l’intérieur ou à l’extérieur (cockpit).

Attaché à son image de sportivité, le chantier génois soigne la construction du gros œuvre de ses maxi offshores avec une stratification associant fibre de verre et Kevlar (Aramat), pour davantage de légèreté et de rigidité. Car ce superbe 90 pieds, disponible en trois versions (GTS, Hard-Top et T-Top), est destiné aux navigations rapides (38 nds en croisière !), grâce à deux MTU de 2’600 ch chacun, couplés à des transmissions de surface Arneson dressant derrière la poupe un immense panache d’écume caractéristique. La superbe silhouette du 90 ne laisse planer aucun doute sur son tempérament, mais pour Otam, la performance doit s’accompagner de confort et de raffinement. En

Longueur : 22,85 m

Largeur : 5,99 m

Déplacement : 48,3 t

Motorisation maxi : 3 x Volvo 1 000 ch

Nombre de couchages : 8+2

Vitesse maxi : 38 nds (estimation)

Prix HT : nc

Site : pardoyachts.com

Longueur : 27,75 m

Largeur : 6 m

Déplacement : 65,058 t

Motorisation maxi : 2 x 2’600 ch

Nombre de couchages : 6+3 ou 8+3

Vitesse maxi : 45 nds (donnée constructeur)

Prix HT : sur devis

Site : otam.it

témoigne le pont inférieur avec, au choix, trois ou quatre cabines doubles passagers et deux cabines d’équipage, dont une pour le capitaine. Plusieurs options de personnalisation sont proposées à l’exemple de l’emplacement de la cuisine. La réception, comme les cabines, bénéficie d’une hauteur sous barrots de 2,10 m, et offre un linéaire de banquettes inégalé, composant un salon XXL plus ou moins fermé avec la version GTS, plus ouverte en Hard-Top, ou carrément open en T-Top.

Pardo GT 75 : action et contemplation
Otam 90 : offshore spirit

PARUTION FIN SEPTEMBRE

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Multicoques à moteur

YOT 41 : encore plus de confort

Il y a deux ans, Four Winns innovait avec son TH36, un cabin cruiser catamaran à propulsion hors-bord. Un concept à ne pas confondre avec les catas in-board de croisière hauturière ou les catas offshores de vitesse. Le TH36, bien qu’assez rapide, ne se destinait pas au pilotage sportif mais aux promenades et à la croisière côtière. Dans la foulée, Catana, spécialiste français du cata à voile, lançait le YOT 36, concurrent direct de l’Américain. Il récidive cette fois avec un 41 pieds, encore plus agréable dans l’optique de la croisière. Ainsi, on trouve deux belles cabines doubles éclairées par des vitrages de coque, chacune possédant sa salle d’eau

Longueur : 17,84 m

Largeur : 7,56 m

Déplacement lège : 35,937 t

Motorisation maxi : 2 x 550 ch

Nombre de couchages : 8+2

Vitesse maxi : 22 nds

Prix HT : nc

Site : prestige-yachts.com

privative avec une cabine de douche. Le cockpit sait aussi se faire accueillant avec de nombreuses banquettes et une circulation aisée. De quoi passer de belles heures au mouillage, le tiers arrière du bateau bénéficiant de pavois rabattables à l’horizontale pour ajouter 1,30 m de largeur. Une kitchenette, avec un grill électrique et un frigo, adossée au poste de pilotage quadriplace, est au service du généreux carré convertible en un solarium XXL. Le YOT 41 peut recevoir deux V8 Mercury 300 ch ou deux V10 de 400 ch de même marque, pour une vitesse supérieure à 30 nds.

Longueur : 12,57 m

Largeur : 4,49 m

Déplacement lège : 12 t

Motorisation maxi : 2 x 400 ch

Nombre de couchages : 4

Vitesse maxi : 35 nds

Prix HT : 700’000 € avec 2 x 400 ch

Site : yot-power-catamarans.com

Ce nouveau M7, signé Garroni Design et Marc Lombard, élargit l’offre de catamarans à moteur du chantier vendéen en s’intercalant entre le M48 (14,79 m) et le M8 (19,82 m). Il présente la même silhouette, assez haute sur l’eau, en raison du plan des cabines qui enjambe le tunnel afin de couvrir l’intégralité de la surface du pont inférieur, comme pour la cabine propriétaire (20 m2) sans équivalent sur ce segment des 60 pieds. Le grand lit double est flanqué à tribord d’une méridienne et d’un bureau, tandis qu’à bâbord s’étend la salle d’eau avec un plan de toilette à deux vasques, encadré d’une cabine de douche et d’un WC indépendant. Les quatre cabines invités se répartissent en lits doubles et jumeaux, tandis que celle du marin est si-

tuée bâbord arrière. La réception intérieure, traitée en open space avec la cuisine, ouvre en grand sur le cockpit. Prestige propose ici deux agencements : avec une large banquette en U formant un carré à l’aide d’une grande table, ou deux petits lounges format « apéritif ». Le pont avant est revêtu d’un solarium XXL tandis que le fly offre un barsalle à manger « d’altitude », un bain de soleil et le poste de pilotage. La motorisation diesel est confiée à deux Volvo de 550 ch ou à deux Yanmar de même puissance.

Prestige M7 : oubliez le tunnel !

Veya 53 : une première prometteuse

Ce 53 pieds est le premier modèle d’une série de catamarans de croisière qui résulte d’un partenariat entre Fountaine Pajot et Couach Catamarans, qui débute dans ce domaine avec son savoir-faire accumulé dans le yachting haut de gamme. Le tandem BerretRacoupeau Yachts Design, qui œuvre déjà pour le chantier rochelais, a opté pour des lignes un peu plus souples. Il a aussi amplifié les vitrages de coque pour plus de lumière naturelle dans les cabines. La version « propriétaire » privatise la coque bâbord au profit

Longueur : 16,10 m

Largeur : 7,96 m

Déplacement lège : 27,3 t

Motorisation maxi : 2 x 550 ch

Nombre de couchages : 6 à 8

Vitesse maxi : 17 nds

Prix HT : nc

Site : veya-yachts.com

WiderCat 76 : le droit à la différence

de la cabine principale. Celle-ci comporte un dressing, un large lit, un bureau, un canapé et une grande salle d’eau. Les deux cabines invités, dont une VIP, sont logées dans la coque tribord. Une version quatre cabines est proposée par le chantier. Le pont principal offre un monospace réunissant un salon avec une table à manger, une cuisine et une timonerie à pare-brise inversé. En ce qui concerne les espaces extérieurs, c’est l’embarras du choix : le cockpit arrière avec sa salle à manger, le salon de pont avant pour une collation ou encore le flybridge avec son lounge bar, idéal pour prendre de la hauteur. Avec son tirant d’eau restreint (1,17 m), le Veya 53 pourra caboter au plus près des côtes.

Disruptif, comme à son habitude, le chantier italien lance un catamaran de 76 pieds dont le style rompt avec les canons du genre. Son profil, un rien futuriste, dû au designer Luca Dini, laisse la part belle à la lumière naturelle tant sa surface vitrée (coque et superstructures) surpasse celle de ses concurrents. La forme courbe des étraves inversées ajoute encore à l’exotisme de ce yacht. Mais ce n’est pas tout ! Au rang des originalités, il convient de mentionner le flybridge avec son profil en escalier

et son poste de pilotage walkaround, fermé par un hard top qui se prolonge loin en arrière afin d’ombrager un grand carré pour les repas pris en extérieur. Il y a aussi, sur le pont principal, en avant du salon, la cabine propriétaire qui ouvre entièrement sur l’immense salon du pont avant. Notez que la cuisine est au niveau inférieur, les Italiens n’ayant pas une forte appétence pour la cuisine open à l’américaine. Original encore, la banquette orientée vers la plateforme de bain, adossée au carré du cockpit. En croisière, le WiderCat 76 est capable d’accueillir huit passagers et quatre membres d’équipage.

Longueur : 23,12 m

Largeur : 10,48 m

Déplacement à pleine charge : 96 t

Motorisation maxi : 2 x 620 ch

Nombre de couchages : 8+4

Vitesse maxi : 13 nds

Prix HT : nc

Site : wider-yachts.com

DR

Lagoon Eighty 3 : autonomie transatlantique

Pour son plus grand catamaran, Lagoon est resté fidèle à son trio de talentueux créateurs : VPLP Design (architecture navale), Patrick Le Quément (design extérieur) et Nauta Design (intérieur). Concernant l’espace cabines, plusieurs configurations sont possibles, de quatre à huit, avec la possibilité de choisir entre la cuisine sur le pont inférieur ou sur le pont principal, jouxtant la salle à manger avec vue sur la mer. Les deux petites cabines, situées dans la pointe avant bâbord, sont au format équipage, tandis que les cabines invités (trois ou quatre) bénéficient chacune d’un grand lit et d’une salle d’eau. Quant à la suite propriétaire, elle occupe un long espace de la coque tribord avec un

Longueur : 24,70 m

Largeur : 9,90 m

Déplacement lège : 80 t

Motorisation maxi : 2 x 800 ch

Nombre de couchages : 8+2

Vitesse maxi : 20 nds (donnée constructeur)

Prix HT : nc

Site : visionf.com

Situé à Yalova en Turquie, Vision Yachts est un chantier qui, un peu à l’image du Français JFA, construit des catamarans sur mesure, 100 % aluminium, ce qui permet une plus grande liberté d’agencement que le composite. Si la définition de base comporte un grand salon intégrant la timonerie et la cuisine sur le pont principal (54 m2 !), libérant ainsi plus d’espace sur le pont inférieur, le nombre de cabines peut varier selon les désirs de l’acquéreur. L’aménagement

bureau, un dressing, une salle d’eau, un lit face à une grande baie vitrée et, comme sur le Lagoon Sixty 7, un bordé ouvrant en terrasse juste au-dessus des flots. Les ponts extérieurs, avec un second poste de pilotage au fly, un lounge-bar, des salles à manger de plein air et des solariums, offrent 300 m2 auxquels s’ajoutent les 22 m2 de la plateforme de bain. Avec deux diesels John Deere de 580 ch, le Eighty 3 revendique une autonomie de 3’500 milles, qui lui autorise de traverser l’Atlantique sans ravitaillement !

Longueur : 24,40 m

Largeur : 11 m

Déplacement lège : 68,5 t

Motorisation : 2 x 580 ch

Nombre de couchages : 8 à 16

Vitesse maxi : 11 nds

Prix HT : à partir de 7’650’000 € avec 2 x 580 ch

Site : catamarans-lagoon.com

du dernier F 82 en construction comprend une suite armateur, trois cabines VIP et deux postes d’équipage. La cabine principale, située dans la coque tribord, se déploie sur 20 m2 en comptant la salle d’eau. Le salon possède un accès direct sur le pont avant, lequel offre un coin apéritif avec une banquette en L et une table basse, ainsi qu’un solarium « collectif ». Le cockpit arrière fait la part belle à une grande table pour les repas servis en extérieur, bien à l’abri de la longue casquette du fly. Ce dernier, recouvert d’un immense hard top comporte le second poste de pilotage et un lounge-bar avec une vue à 360° sur le mouillage. Avec 2 x Volvo IPS 800 ch, en régime de croisière, le F82 peut ouvrir jusqu’à 4’000 milles.

VisionF 82 : du sur-mesure en alu

Semi-rigides

Brig Navigator 22 : polyvalence option confort

Ce nouveau 22 pieds vient compléter la série Navigator du chantier ukrainien. Cette gamme polyvalente, qui comportait déjà les 24 (7,30 m) et 26 (7,95 m), s’adresse à une clientèle plus sportive que celle de la série Eagle, semi-rigides « tout confort ». Le Navigator 22 a l’avantage d’être transportable par la route, flotteurs légèrement dégonflés. Le plan de pont fait l’impasse sur le bain de soleil, laissant le peak avant libre pour l’action de pêche. La haute console sera appréciée lors des sorties par

Highfield ADV7 : SUV des mers ?

ADV, pour « Adventure » ! Ce nouvel Highfield annonce la couleur avec une carène en V très aiguisée, qui devrait lui permettre de naviguer sur des mers difficiles, sans trop dégrader le confort des passagers, qui peuvent embarquer au nombre de huit. Le constructeur qualifie ce semi-rigide, au style baroudeur, de SUV des mers. Il est vrai que ce modèle est avant tout fait pour naviguer,

Longueur : 6,98 m

Largeur : 2,68 m

Poids : 1’300 kg sans moteur

Motorisation maxi : 250 ch

Nombre de personnes : 8

Vitesse maxi : 50 nds (donnée constructeur)

Prix HT : 73’484 € avec Honda 150 ch

Site : highfieldboats.com

temps frais. Un T-Top est proposé en option mais ce dernier réduit un peu les passavants. Ses montants, de forte section et peints en noir mat, sont à l’image de l’accastillage (armature des sièges, roll-bar, bitte d’amarrage…) : robuste ! Le Navigator 22 offre cinq vraies places assises (deux au poste de pilotage et trois sur la banquette arrière), mais par mer calme, il est possible d’asseoir, en sécurité, deux passagers supplémentaires sur les flotteurs. Parmi les options, Brig met à disposition un guindeau électrique avec une ancre traversante, une douchette ainsi que des plateformes de bain avec une échelle télescopique en inox.

Longueur : 6,60 m

Largeur : 2,70 m

Poids : 935 kg sans moteur

Motorisation maxi : 225 ch

Nombre de personnes : 7

Vitesse maxi : 43 nds

Prix HT : 44’160 € (version PVC)

avec Suzuki 150 ch

Site : brigboats.com

avec une autonomie revendiquée de 200 milles à 25 nds. Ce qui surprend, c’est l’adoption de flotteurs de petit diamètre, positionnés loin au-dessus de la flottaison, sur toute la longueur. On peut dès lors s’interroger sur la stabilité latérale au mouillage, mais il semble qu’elle soit assurée par les larges redans de la carène. Au gabarit routier (véhicule puissant conseillé pour tracter les 1’500 kg de l’ADV avec le moteur), ce modèle de moins de sept mètres entend combiner les qualités marines et un certain confort grâce à ses deux carrés convertibles en autant de solariums, ses plateformes de bain, son bloccuisine et son WC optionnel dans l’abri de la console.

Uros Podlogar

BWA Sport 30 GTO : l’effet « plage privée »

« L’esprit italien », c’est la base-line choisie par le manufacturier milanais pour incarner ses bateaux, et on peut dire que la gamme Sport GTO est l’image même du semi-rigide transalpin : surface de pont XXL, carène en V modérée pour une stabilité exemplaire au mouillage, homologation en passagers plus que généreuse, nombreuses vraies places assises, foultitude de rangements et surtout… deux spacieux solariums pour un far-

Longueur : 9,40 m

Largeur : 3,55 m

Poids : 2’300 kg sans moteur

Motorisation maxi : 2 x 250 ch

Nombre de personnes : 20

Vitesse maxi : +50 nds (estimation)

Prix HT : 99’000 € sans moteur

Site : bwa.it

niente collectif dans les criques idylliques. Le décor est planté, et le nouveau Sport 30 GTO épouse au plus près cette conception typée « Méditerranée ». Il vient s’inscrire dans cette série qui comptait déjà sept modèles de 19 à 33 pieds. Le style est totalement « BWA », mêlant classicisme et élégance. L’accent a aussi été mis sur la circulation à bord, facilitée par le passage latéral arrière, les larges passavants encadrant le poste de pilotage biplace avec dossiers enveloppants et demi-assises relevables. Sous ces sièges, un bloc-cuisine et, sous la console, un abri WC, ajoutent au confort. Deux 150 ch suffisent à lui procurer une belle pointe de vitesse : 42 nds.

Zodiac X10CC : à la conquête de l’espace

Avec ses 10 m de long, c’est le modèle amiral du célèbre constructeur français. Le X10CC est le premier semi-rigide de plaisance de ce concept chez Zodiac et ne rentre dans aucune de ses gammes existantes. Et pour cause, son demi-flotteur… Objectif : générer encore plus d’espace sur le pont, avec des bordés en polyester qui dégagent de larges espaces de circulation de plain-pied, de la plateforme de bain arrière jusqu’au double solarium avant. Zodiac a mis les petits plats dans les grands, avec une dotation intérieure ultra généreuse / sur le pont, deux carrés convertibles en solariums, un lounge avant biplace sur le rouf de cabine, un poste

Longueur : 9,99 m

Largeur : 3,80 m

Poids : 3’500 kg sans moteur

Motorisation maxi : 2 x 450 ch

Nombre de personnes : 20

Vitesse maxi : +60 nds (donnée constructeur)

Prix HT : 139’000 € sans moteur

Site : zodiac-nautic.com

de pilotage triplace surmonté d’un hard top, des plats-bords avec des supports de cannes à pêche, un grand carré avec deux banquettes en vis-à-vis pour six à huit convives et une kitchenette bien équipée, sans oublier, sous le pont, la cabine avec une grande couchette double et une salle d’eau. Compte tenu de son poids, le X10CC nécessite une forte motorisation. Sans avoir recours à la puissance maxi, il atteint 60 nds avec 2 x 400 ch !

Sacs Strider 13 : encore meilleur !

Un peu plus long et plus volumineux, ce Strider 13 nouvelle version se différencie de son aîné sur plusieurs points. Il y a déjà la carène, d’un nouveau dessin avec un franc-bord plus élevé et une étrave presque verticale. Il y a aussi le poste de pilotage qui offre trois places au lieu de deux, et une console plus généreuse au design très travaillé et dotée de hublots sensiblement plus grands, afin d’apporter davantage de lumière naturelle dans la partie couchage. Là encore, le nouveau Strider est mieux-disant que son prédécesseur, qui reste malgré tout au catalogue, avec ses deux couchettes doubles au lieu d’une et sa salle d’eau nettement plus agréable. Autres évolutions : le

Longueur : 13,47 m

Largeur : 3,52 m

Poids : nc

Motorisation maxi : 1’200 ch

Nombre de personnes : 16

Vitesse maxi : 40-45 nds (estimation)

Prix HT : à partir de 710’000 €

Site : sacsmarine.com

carré arrière qui se compose de deux tables plutôt qu’une afin de dégager un axe de circulation central allant jusqu’à la grande plateforme de bain sur le modèle in-board (photo) via le matelas du solarium scindé en deux parties. Pour une meilleure protection de l’équipage, lors des sorties par temps frais, la pare-brise a été prolongé jusqu’au hard top. Sans doute plus lourd (nous ne connaissons pas encore son poids), le nouveau Strider 13 voit sa puissance maxi majorée de 200 ch.

Technohull Omega 47 : attention à vos lunettes de soleil !

Deuxième plus grand modèle par la taille dans la gamme du chantier grec (le vaisseau amiral étant l’Alpha 50), l’Omega 47 utilise aussi la carène Dynastream, apparue il y a quelques années. Longue et étroite, dotée d’un V très profond encadrée par des virures parallèles et barée de deux redans, elle est tout droit héritée de la course offshore. Le chantier propose une motorisation maxi impressionnante, composée de quatre V8 Mercury 500 Racing d’une puissance cumulée de 2’000 ch, pour une V-max de plus de 80 nds ! Un conseil : retirez vos lunettes de soleil avant de tourner la tête pour admirer le sillage… Il est toutefois possible d’opter pour une puissance plus raisonnable sans pour autant

que l’Omega 47 perde de son dynamisme. Ce maxi RIB affiche une ligne sportive d’une grande élégance qui n’est pas démentie par le soin apporté aux emménagements. Ce semirigide est une GT des mers dans le sens où il combine hautes performances et confort. En témoigne son plan de pont ergonomique et convivial, avec sa banquette en U, sa kitchenette, son spacieux bain de soleil avant, son poste de pilotage triplace, abrité par un nouveau hard top en carbone, sans oublier sa luxueuse cabine double avec une salle d’eau.

Longueur : 13,80 m (14,05 m in-board)

Largeur : 3,60 m

Poids : 6’500 kg sans moteur

Motorisation maxi : 4 x 500 ch

Nombre de personnes : 12

Vitesse maxi : +80 nds

Prix HT : 890’000 € avec 2 x Mercury 600 ch

Site : technohull.com

THE MILLENNIUM WATCH BOOK

NAUTIQUES

Le bateau suisse le plus haut du monde est solaire !

Le MS Planet Solar II est un Aquabus T850 propulsé par l’énergie solaire, qui a entamé en avril une mission de deux ans sur le lac Titicaca, plus haut plan d’eau navigable au monde culminant à 3’800 m. La route depuis le lac de Neuchâtel a été longue et périlleuse ! Une fois débarqué en Amérique du Sud, il a en effet fallu passer la cordillère des Andes dont un col à plus de 4’500 m d’altitude. Parmi les objectifs de cette mission : démontrer que les véhicules solaires et électriques sont plus performants en haute altitude.

Vivez les coulisses de l’industrie nautique grâce aux JT des salons

Tout au long de l’année, de manière à être au plus proche de la production navale de plaisance, la rédaction de Skippers se rend sur les salons nautiques européens. Depuis maintenant trois ans, certains salons (l’International Multihull Show et le Cannes Yachting Festival pour ne pas les citer) missionnent l’équipe du magazine afin de réaliser et de diffuser le « téléjournal » (ou JT) officiel du salon, le but étant de mettre en lumière les nouveautés et les personnalités présentes sur l’événe-

ment à travers l’analyse de reporteurs spécialisés. Ces émissions sont disponibles sur la chaîne YouTube de Skippers. Rendez-vous du 9 au 14 septembre pour les JT du Yachting Festival de Cannes.

85 ans plus tard, l’opération Dynamo commémorée

Entre le 26 mai et le 3 juin 1940, près de 338’000 soldats majoritairement anglais furent évacués des plages de Dunkerque jusqu’en Angleterre par l’effort combiné de la RAF, la Royal Navy ainsi que d’environ 850 bateaux privés. Le nom de code de ce sauvetage est l’opération Dynamo. The Association of Dunkirk Little Ships organise tous les cinq ans, depuis 1964, une commémoration. La dernière a eu lieu en mai 2025 et a regroupé 74 bateaux d’époque. Signe du temps qui passe, pour la première fois, ce voyage commémoratif n’accueillait pas de vétérans, ceux-ci ayant disparu.

DR
Raphael Domjan
DR
Texte ) Louis Taurel
La chaîne YouTube de Skippers

Best of Boats Award

Pour la quatrième année consécutive, Skippers fera partie du jury du Best of Boats Award se tenant en marge du Salon Boot & Fun de Berlin. Ce prix international regroupe dix-sept journalistes nautiques de quinze pays différents. Les modèles de l’année sont départagés en six catégories : « Best for Beginners, Best for Family, Best for Fun, Best for Performance, Best Electric, Best Big Boats. » Rendez-vous le 27 novembre 2025 pour en connaître les résultats ! bestofboats.com

Fin de vie et déconstruction des bateaux

Éco-organisme officiel de la filière nautique française depuis 2019, l’APER (créée à l’initiative de la fédération des industries nautiques) a pour but d’accompagner la fin de vie des bateaux. Pour financer cela, certains chantiers navals français (dont les marques du groupe Beneteau) adhèrent à cet organisme et reversent pour chaque bateau vendu un pourcentage sous forme d’écocontribution. Des financements de l’État français entrent également en compte.

Particuliers comme professionnels peuvent alors faire la demande de déconstruction pour leur bateau en fin de vie.

Cette action, proposée gratuitement, a permis de détruire de manière durable 14’000 bateaux depuis 2019. On peut cependant nuancer en disant qu’une grande partie du produit de ce recyclage est utilisée comme combustible. En Suisse, où les ports sont également très encombrés par des unités hors d’âge ne pouvant plus naviguer, il n’existe pas encore d’organisme similaire. Des projets sont néanmoins à l’étude.

Un yacht de route au service du bikini

En 1946, l’insolite Louis Réard, inventeur du bikini, demanda au carrossier français Chaperon, en vogue à l’époque, de transformer sa luxueuse berline américaine Packard Super Eight de 1937 en un véritable outil publicitaire roulant. Henri Chaperon s’exécuta en créant une carrosserie directement inspirée de celle d’un bateau contemporain. Feu de recherche, hublots, pavillon monégasque, tout y est jusqu’aux échappements dissimulés dans le tableau arrière pour que puissent s’échapper les gaz produits par ce huit cylindres en ligne de 5,2 litres. Louis Réard, accompagné de mannequins habillées du célèbre maillot de bain, a alors sillonné l’Europe à bord de cet étonnant équipage publicitaire. Il voulait ainsi créer « un trait d’union entre la plage, symbole de liberté, et l’automobile, nécessaire à sa promotion dans les endroits les plus reculés ».

Robert Lehmann

Salons nautiques

Comment choisir son salon nautique ?

À flot ou à couvert, selon les dates et les régions, les salons nautiques restent des plateformes

incontournables pour faciliter les choix et les transactions. Les équipes de Skippers se déplacent sur cette sélection que nous vous conseillons.

Indispensables compléments à la presse spécialisée et aux agents de chantiers, les salons nautiques égrènent les saisons, même si la majorité se concentre de septembre à janvier. Ils se distinguent entre eux essentiellement par le nombre et la taille des bateaux exposés, par leur implantation géographique et temporelle, ainsi que par leur présentation à flot ou dans des halles. La plupart du temps, les bateaux à moteur sont bien plus nombreux que les voiliers. Issus des statistiques officielles des précédentes éditions, les nombres de bateaux exposés dans chaque salon incluent toutes les catégories ; il en va de même pour celui des d’exposants (services et produits liés à la plaisance). Les salons nautiques suisses ne régatent pas dans la même catégorie que les grands événements internationaux, mais leur proximité, et le dialogue direct avec la personne qui s’occupera sans doute de votre bateau une fois acquis, méritent tout autant le détour. Aussi, les avons-nous classés à part. Skippers Motor vous en propose un aperçu par ordre chronologique, en finissant par la Suisse.

Cannes

Nom : Cannes Yachting Festival

Dates : 9-14 septembre 2025

Très qualitatif, le plus représentatif de l’industrie nautique dans son ensemble, avec bateaux à voile et à moteur de toutes les tailles et en grand nombre, souvent en première mondiale.

Nbre d’exposants : 650

Nbre de bateaux exposés : 700 (essentiellement à flot, dont 150 avant-premières)

Nbre de visiteurs : 55’000

La Rochelle

Nom : Le Grand Pavois

Dates : 23-28 septembre 2025

Le plus marin des salons nautiques français, essentiellement à flot, ambiance conviviale, offre variée et en moyenne plus accessible qu’à Cannes.

Nbre d’exposants : 800

Nbre de bateaux exposés : 700 bateaux exposés dont 300 à flot

Nbre de visiteurs : 70’000

Jérôme Kelagopian
COUCHER DE SOLEIL SUR PORT-CANTO, LE REPÈRE DES BATEAUX À MOTEUR DU CANNES YACHTING FESTIVAL.

Monaco

Nom : Monaco Yacht Show

Dates : 24-27 septembre 2025

Le leader mondial des salons dédiés aux superyachts (plus de 74 pieds).

Il concentre les plus luxueuses unités en s’efforçant de promouvoir une expérience unique pour les visiteurs.

Nbre d’exposants : 560 issus du milieu des superyachts et du luxe

Nbre de bateaux exposés : 120 superyachts à flot (+ annexes et produits dérivés du superyacht)

Nbre de visiteurs : 30’000

Friedrichshafen

Nom : Interboot

Dates : 24-28 septembre 2025

Important salon régional dans sept halles et au port, conçu pour permettre des essais sur le lac de Constance.

Nbre d’exposants : 350 (dont beaucoup dans les sports liés au nautisme)

Nbre de bateaux exposés : 300 (1’500 tests effectués au port)

Nbre de visiteurs : 40’100

Düsseldorf

Nom : boot Düsseldorf

Dates : 17-25 janvier 2026

Réparti sur seize halles, il fait la part belle aux productions nordiques de toutes tailles.

Nbre d’exposants : 1’500 (dont beaucoup dans les sports liés au nautisme)

Nbre de bateaux exposés : 1’500

Nbre de visiteurs : 200’000

La Grande-Motte

Nom : Salon International du Multicoque

Dates : 22-26 avril 2026

En une dizaine d’années, ce salon est devenu le rendez-vous international incontournable du multicoque, exposants et visiteurs viennent du monde entier pour y découvrir des premières mondiales, dont des bateaux à moteur, certes en moins grand nombre, avec possibilité de faire des essais en mer.

Nbre d’exposants : 175

Nbre de bateaux exposés : 75

Nbre de visiteurs : 15’000

PREMIER SALON INDOOR AU MONDE, LE BOOT DÜSSELDORF EST TOUJOURS UN RENDEZ-VOUS INCONTOURNABLE DE L’HIVER POUR DE NOMBREUX CHANTIERS NAVAL ET ÉQUIPEMENTIERS.

Lac de Constance

Nom : InWaterBoatShow

Dates : Août 2026

En reprenant le nom historique du salon, les revendeurs locaux ouvrent leurs portes dans différentes localités du lac de Constance (Bottighofen, Kreuzlingen, Steckborn, Rorschach, Romanshorn...).

Nbre d’exposants : 30

Nbre de bateaux exposés : 32 (dont 20 à moteur)

Nbre de visiteurs : 2’500

C. Tillmann
DR
LE MONACO YACHT SHOW FAIT LA PART BELLE AUX SUPERYACHTS.

Richard Mille

– RM 30-01 Le Mans Classic

Fruit d’un savoir-faire horloger d’exception, ce garde-temps rend hommage à l’une des courses automobiles les plus mythiques. Sa silhouette tonneau iconique s’habille de matériaux high-tech, alliant légèreté et résistance. Les détails du cadran rappellent l’univers des circuits, entre couleurs sportives et sophistication mécanique. Véritable condensé de performance et de design, la RM 30-01 Le Mans Classic s’impose comme une pièce d’exception pour passionnés d’horlogerie et de vitesse. À découvrir

Vuarnet ICE 02 – Le style

Nées de l’alliance entre esprit aventurier et esthétique urbaine, ces solaires se distinguent par leurs lignes affirmées et leur technicité. Monture enveloppante, protections latérales amovibles et verres minéraux de haute précision offrent confort et protection dans toutes les situations. Plus qu’un simple accessoire, elles incarnent une allure audacieuse et raffinée. L’ICE 02 est à retrouver chez jacquesopticiens.ch

Nanni 20SM50 – Branché

Idéal pour les plaisanciers et professionnels de la mer, ce générateur marin compact fournit une puissance fiable et constante, même dans les conditions les plus exigeantes. Silencieux et sobre en carburant, il assure l’alimentation des équipements électriques à bord sans compromis sur la sécurité ou la performance. Son design robuste facilite l’installation et l’entretien, offrant ainsi tranquillité d’esprit et confort lors de chaque navigation. Un modèle à retrouver sur nannienergy.com

Bang & Olufsen Beosound A5 Riva –Jamais sans musique

Née d’une collaboration avec Riva, cette enceinte transforme chaque sortie en mer en un moment unique. Son design élégant et sa robustesse permettent de l’emmener à bord en toute confiance, tandis que son son immersif accom pagne la brise et le clapotis des vagues. Compacte et sans fil, elle fait de chaque instant sur l’eau une expérience musi cale raffinée, où style et plaisir se ren contrent parfaitement. Elle est à retrou ver sur bang-olufsen.com

Rvow – Gyres

Imaginée pour conjuguer style et engagement, cette montre se distingue par l’utilisation de matériaux recyclés issus des océans et transformés en une pièce horlogère moderne et responsable. Son design épuré, ses détails soignés et son confort au poignet en font un accessoire à la fois esthétique et porteur de sens. Plus qu’un garde-temps, la Rvow Gyres illustre la rencontre réussie entre innovation, élégance et conscience environnementale. Plusieurs couleurs à choisir sur rvow-watch.com

Ineos Grenadier Station Wagon – Tout-terrain Pensé pour l’aventure et les terrains exigeants, ce tout-terrain robuste tracte facilement un bateau, alliant puissance et stabilité. Sa motorisation fiable et son châssis renforcé garantissent une traction sécurisée sur route comme sur chemins accidentés. Confortable et pratique, il offre espace et modularité pour transporter équipement et passagers, faisant de chaque déplacement nautique une expérience fluide et maîtrisée, même dans des conditions difficiles ou sur de longues distances. Différentes versions sur ineosgrenadier.com

Toutes les énergies

Jobe Breach Wakeboard – La ride pure Conçue pour repousser les limites sur l’eau, cette planche offre un parfait équilibre entre réactivité et stabilité. Son shape dynamique assure des réceptions maîtrisées et une glisse fluide, idéale pour progresser ou perfectionner ses figures. Robuste et performante, elle séduit les riders en quête de sensations fortes. La Jobe Breach Wakeboard transforme chaque session en véritable expérience de glisse. À retrouver sur jobesports.com

Vous avez aimé ce hors-série ?

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Explora Journeys redéfinit les croisières de luxe

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Impressum

Photo de couverture

Louis Taurel

Édition

GMT Publishing

Rue des Vollandes 23 1207 Genève

T : 022/ 404 20 04 info@skippers.ch

Skippers Motor est le hors-série annuel entièrement consacré aux bateaux à moteur de Skippers, voile & océan.

Magazine officiel de la Fédération Suisse de Voile, Skippers, voile & océan est disponible en kiosque et sur abonnement, en français ou en allemand.

Éditeur brice.lechevalier@skippers.ch

Rédacteur en chef louis.taurel@skippers.ch

Secrétariat de rédaction julien.beauchot@skippers.ch

Administration et finances alexandra.montandon@skippers.ch

Responsable commercial louis.taurel@skippers.ch

Responsable marketing olivier.evain@gmtpublishing.com

Administration et publicité GMT Publishing Rue des Vollandes 23 CH-1207 Genève

Rédaction par ordre d’apparition

Louis Taurel, Emmanuel van Deth, Vincent Gillioz, François Trégouët, Oliver Dufour, Pierre Alexis Colignon, Philippe Leblond, Brice Lechevalier, Julien Beauchot.

Photographes par ordre d’apparition

Sébastien Aubord, Louis Taurel, EP Media, Roman Burri, Olivier Blanchet, Jean-François Romero, Abaca, Mrobotham, Julien Gazeau, Max Morelli, Richard Steinberger, Maxime Horlaville, Jérôme Kelagopian, Claudio Colombo, Gilles Martin-Raget, Alberto Cocchi, Uros Podlogar, Raphael Domjan, Artcurial Motorcars, Robert Lehman, C. Tillman.

Graphisme : Mélanie et Nicolas Zentner, enzed.ch

Traduction allemande : Sabine Dröschel, trad@vtx.ch

Relectures : Coline Rouge, colinerouge.com

Photolithographie : Bombie, bombie.ch

Impression : Imprimerie Chirat SA www.skippers.ch

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Envoyez votre adresse postale complète à info@skippers.ch avec en objet « commande Skippers Motor ». Vous recevrez une facture de CHF/€ 10.(au lieu de 14.- en kiosque, frais d’envoi inclus).

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