La grande inspection de l'industrie ◗ Faits saillants du rapport Perspectives 2016 de l'AIA ◗ C'est la loi - Atelier dans le déni ◗ Diagnostic électrique logique?
novembre décembre 2016
www.lautomobile.ca PUBLIÉ DEPUIS 1939
Société canadienne des postes-Envois de publications canadiennes Contrat de vente no. 40063170
Mike Rowe Grand fan de pouvoir s’arrêter plus tôt
Jeff Buckley Technicien certifié ASE
QUELLES PLAQUETTES DE FREINS VOUS ARRÊTENT 50 PIEDS PLUS TÔT?
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Premièrement, nous avons fait tester de manière rigoureuse nos nouvelles plaquettes de freins Wagner OEx pour camionnettes, VUS et Multisegments par une firme indépendante. Nous les avons ensuite fournies aux meilleurs techniciens au pays. Le verdict? Notre produit Wagner OEx établit un nouveau standard. • Permet de freiner 50 pieds plus tôt que les autres plaquettes les plus populaires* • Durée presque 2X plus longue† • Fait sur mesure pour votre véhicule en particulier
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† Résultats basés sur des tests réalisés à l’interne comparant les nouvelles Wagner OEx à d’autres produits Wagner. ©2016 Federal-Mogul Motorparts Corporation. Toutes les marques de commerce présentées sur cette page sont la propriété de Federal-Mogul Corporation ou l’une ou l’autre de ses filiales, dans un ou plusieurs pays. Tous droits réservés.
Vol. 77, no 6 novembre décembre 2016
DANS CETTE ÉDITION
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La grande inspection de l'industrie Suite à la sortie du rapport biennal de l'AIA intitulé Perspectives 2016, nous avons interviewé le président JeanFrançois Champagne, résumé les faits saillants du dossier, fait le portrait d'une entreprise qui vit le changement et demandé l'avis de l'expert Daniel Breton.
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AVIS D'EXPERTS Jean-François Guay C'est la loi : Un tuyau d'échappement qui court-circuite......................................... 13 Ghislain Roy La logique dans un diagnostic...............14 Yves Racette Système de récupération de chaleur....20 Vincent Aubé Ajustez la sonorité de votre système d'échappement avec Roush.................. 23 Karole Lauzier Logiciels de gestion - L'importance de la formation........................................................26
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SECTIONS Ici et maintenant Mot du rédacteur en chef.......................... 5 Nouvelles de l’industrie............................... 7 Dossier principal Rencontre avec Jean-François Champagne d’AIA Canada........................ 16
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La main-d'oeuvre une priorité Entrevue avec la nouvelle directrice du CPA Montreal. Suzanne Proulx pour qui la main-d'oeuvre arrive tout en haut de ses priorités.
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Le bonheur d'être le garagiste du coin Grand spécialiste des voitures de performances de la région de Québec. Francois Bergeron raconte comment il est heureux d'être le garagiste du coin. Marché secondaire et électricité......... 17 Point de vue Daniel Breton..................... 17 Faits saillants rapport AIA ...................... 18 Millénaires dynamiques...........................25 En bref L’automobile en chiffres............................27 Nouveaux produits..................................... 28 Mot de la fin................................................... 30
novembre décembre 2016 / L’automobile 3
Rédacteur en chef Jean-François Savoie • (514) 213–8544 Jean-François@newcom.ca Rédacteur sénior Michel Poirier-Defoy mpoirierdefoy@lautomobile.ca Chroniqueurs réguliers Vincent Aubé, Jean-François Guay, Karole Lauzier, Elisabeth Poirier-Defoy, Yves Racette, Ghislain Roy Collaborateurs invités Mark Cardwell, Marc-André Gauthier Rédacteur conseil Steve Bouchard • (514) 917-1893 steve@newcom.ca Directrice artistique Anita Balgobin • anita@newcom.ca Directrice générale, division automobile et ventes nationales Kathryn Swan • (416) 510-5221 kathryn@newcom.ca Directeur des ventes au Québec et Est du Canada Denis Arsenault • (514) 947-7228 denis@newcom.ca Ventes nationales Juan Diez • (416)510-5203 juan@newcom.ca Production publicitaire, imprimée et digitale Alicia Lerma • alicia@newcom.ca Directeur du pelliculage Phyllis Wright • (416) 510-6786 pwright@annexnewcom.ca Directrice du tirage Lilianna Kantor • (416) 614-5815 lily@newcom.ca
Vice-présidente des opérations: Melissa Summerfield Président: Joe Glionna Président du conseil: Jim Glionna Cette revue est publiée sur une base bimensuelle par le Groupe automobile. Newcom Business Media, 6450, rue Notre-Dame ouest, bureau 100, Montréal, QC H4C 1V4. L’automobile s’adresse à tous les secteurs du marché québécois de l’automobile: concessionnaires, garages et ateliers de réparations, stations-service, ateliers de mécanique, pièces de remplacement, grossistes, sous-traitants, agents manufacturiers. À l’attention de Postes Canada: Courrier Catégorie Publication, enregistrement no PP40063170. ISSN 1711-7526. Veuillez faire parvenir les copies non-délivrables au Canada à: Département du tirage, à L’automobile, 80 Valleybrook Dr, Toronto, ON M3B 2S9. Retour postal garanti. Dépôt légal, Bibliothèque nationale du Québec. Abonnement: Canada (incluant TPS): 1 an 29.95 $; 2 ans: 48.95 $; États-Unis et autres pays: 1 an US 42.95 $. Prix par copie : 10 $ (au Canada), 10.00 $ US. © Tous droits réservés. Aucune partie de cette revue ne peut être reproduite ou transmise sans la permission écrite et explicite du détenteur des droits d’auteur et ce, sous quelque forme que ce soit, y compris par voie de photocopie ou d’enregistrement. Toute demande à cette fin peut être formulée auprès de L’automobile. Une autorisation écrite doit être obtenue avant de pouvoir conserver un extrait de cette publication à l’aide de quelque système de mémorisation que ce soit. De temps à autre, nous mettons notre liste d’envoi à la disposition de compagnies ou d’organisations dont les services peuvent être d’intérêt pour nos lecteurs. Si vous ne souhaitez pas que ces informations soient divulguées, veuillez nous contacter par téléphone, au 1 800 668-2374, par télécopieur au (416) 510-5148, par courriel à vmoore@annexnewcom.ca ou par la poste, au Directeur de la vie privée, Newcom Business Media, 80 Valleybrook Dr, Toronto, ON M3B 2S9.
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Une industrie de 21 milliards de dollars et un peu d'électricité Après avoir lancé le site automobile du HuffingtonPost Québec il y a quelques années, écrit dans différents médias automobiles et fait de la consultation en contenu, internet et audience pour le Guide de l’auto, je m’assois avec bonheur au volant du magazine L’automobile. J’étais loin de me douter, quand je me promenais dans la voiture jouet que mon grand-père mettait à la disposition de ses petits-enfants, que je troquerais un jour ce bolide à pédales pour ce magazine spécialisé qui s’adresse aux gens de l’industrie depuis 1939. Mon grandpère François aurait été fier. Un départ en trombe Arrivé en poste cet automne, j’ai eu droit à deux moments importants de gens de l’Association de l’industrie automobile du Canada, division Québec, en assistant à son Grand Forum annuel tenu cette année à Drummondville le 13 octobre dernier. Les quatre conférenciers ont bien su répondre au thème, qui était l’entreprise idéale 2.0. Ce fut un plaisir de rencontrer les passionnés de l’industrie dont nous vous offrirons des portraits dans nos numéros de 2017. Le rayon X de l’industrie Deuxième moment important de l’automne, la parution du rapport biennal de l’AIA sur les Perspectives 2016 de l’industrie du marché secondaire. Notre industrie a réalisé un chiffre d’affaires de 21 milliard de dollars en 2015. Un record. Ce fut l’occasion parfaite de discuter avec son président, Jean-François Champagne, du présent et de l’avenir de notre industrie. Vous pourrez prendre connaissance de ses propos dans notre dossier spécial sur rayon X de notre industrie et également lire le portrait d’une compagnie de TroisRivières qui vit déjà cette évolution vers la voiture électrique. Daniel Breton, ancien ministre de l’Environnement et spécialiste des enjeux automobiles nous a également glissé un mot sur le rapport. À lire.
Plusieurs portraits Parmi les sujets soulevés par les gens de DesRosiers Automotive Consultants dans le rapport Perspectives 2016, il y a la voiture électrique et la question des milléniaux et de la main-d’œuvre. Nous vous offrons en page 19 un article sur la nouvelle directrice du CPA Montréal (comité paritaire de l’industrie des services automobile), Suzanne Proulx ainsi qu’un portrait d’un couple de milléniaux passionnés d’autos en page 25 qui vous feront peut-être changer d’idée sur les jeunes qui arrivent sur le marché du travail. Parmi nos collaborateurs On passe aussi des échappements à l’électrique. Vincent Aubé nous parle de ce qu’il y a de plus attirant peut-être du moteur à combustion : la musique que génère un V8 et la manière de la moduler. Notre grand sage, Michel Poirier-Defoy, se demande quant à lui pourquoi le Québec ne produirait pas une voiture électrique. Nous avons selon lui toute l’expertise nécessaire pour le faire. Une fois passée la première vitesse, la folie AAPEX et SEMA. Pendant que vous lirez cette nouvelle parution du magazine L’automobile, je serai probablement avec mes collègues des magazines CARS et Jobber News, Allan Janssen et Steve Pawlett. Bonne lecture!
P.S. Nos salutations à notre amie Élisabeth Poirier-Defoy qui dirigeait le magazine jusqu’à cet été. Sa passion professionnelle l’a appelée ailleurs pour plusieurs mois. Nous aurons le bonheur de retrouver sa plume et ses opinions l’été prochain. Jean-François Savoie Vous pouvez me rejoindre à l’adresse suivante jean-francois@newcom.ca novembre décembre / L’automobile 5
S E L È MOD . S N O I P M CHA Chez Mopar , nous aimons la vitesse. Les pilotes que nous commanditons en sont un bon exemple. C’est pourquoi Andrew Ranger et Jordan Szoke sont des partenaires parfaits pour notre marque. Ce sont de véritables champions tous deux passionnés de performance. MD
Jordan Szoke
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Pièces d’entretien et de réparation
Pièces remises à neuf
Pièces pour véhicules accidentés (Mopar)
Accessoires et pièces de performance
21179 ©2016 FCA Canada Inc. Tous droits réservés. Chrysler, Dodge, Jeep, Ram et Mopar sont des marques de commerce déposées de FCA US LLC. FIAT est une marque de commerce déposée de Fiat Group Marketing & Corporate Communication S.p.A., utilisée sous licence par FCA US LLC.
Ici et maintenant
Actualités du marché
Québec adopte la loi zéro émission
Après dix États américains dont la Californie et New York, l’Assemblée nationale a voté le 26 octobre à l’unanimité en faveur du projet de loi 104 dite “zéro émission”. En gros que dit cette loi? « Elle établit un système de crédits et de redevances applicables à la vente ou à la location au Québec, par les constructeurs automobiles, de véhicules automobiles neufs qui y sont définis. Les constructeurs automobiles visés par ce système doivent accumuler des crédits dont le nombre est fixé par règlement. Ces crédits peuvent être accumulés par la vente ou la location de véhicules automobiles neufs mus entièrement ou en partie au moyen de l’énergie électrique ou en les acquérant auprès d’un autre constructeur automobile. »
Acquisition – Hoosier roule sous le giron de Continental Continental vient de faire l’acquisition du fabricant de pneus de course Hoosier Corp basé à Lakeville en Indiana. « L’acquisition de Hoosier est un ajout intéressant à notre portefeuille de produits et soutiendra notre stratégie de croissance, en particulier dans le segment ultra-haute performance », a déclaré Nikolai Setzer, membre du conseil exécutif de la division des pneus de Continental.
Bourses d’étude Bestbuy pour la relève! Quatre bourses d’études de 2 500$ chacune seront attribuées à des étudiants qui ont l’intention de poursuivre une carrière dans l’industrie automobile. À chaque année, deux bourses seront décernées au printemps et deux bourses supplémentaires à l’automne. Pour poser sa candidature, il faut actuellement être inscrit dans une université canadienne reconnue, un collège, un institut de technologie ou un programme accrédité du milieu de l’automobile ou être en train de terminer ses études secondaires et vouloir poursuivre des études postsecondaires. Les bourses sont disponibles pour les étudiants faisant partie de la famille Bestbuy ce qui signifie qu’ils doivent être le(s) fils ou fille(s) : • d’un propriétaire actionnaire Bestbuy et de son personnel • d’un client principal et son personnel • d’un employé Bestbuy • d’un manufacturier autorisé faisant partie de la liste Bestbuy et son personnel. La première date de remise des dossiers de candidatures est le 15 novembre prochain. La suivante est le 15 juin 2017. Bon succès! bestbuydistributors.ca/fr/
Transition complétée à la division québécoise de l’AIA On savait depuis quelques mois que Roger Goudreau, ancien directeur du CPA Montréal, aurait l’insigne honneur de reprendre les rênes de l’AIA au Québec des mains de Céline Brisebois et Michel G. Tremblay, qui ont pris soin de l’association pendant tant d’années. Peut-on dire sans surprise que Rachel Leduc, également du CPA Montréal, se joint à M. Goudreau pour faire une nouvelle paire dynamique pour le plus grand bénéfice des membres de l’AIA au Québec. Tous deux ont une longue expérience de l’industrie automobile. Bravo! www.lautomobile.ca
Un Canadien sur le comité consultatif d’AUTO VALUE Alain Robert, de Ste-Agathe Service à Ste-Agathe au Manitoba, est l’un des cinq nouveaux membres nommés au comité consultatif des centres de service Auto Value. novembre décembre 2016 / L’automobile 7
Rouille! Top 10 des constructeurs dans le sel québécois Le magazine Protégez-vous, à partir des données collectées depuis 15 ans par l’Association de protection du consommateur, a publié un top 10 des meilleurs constructeurs automobiles en ce qui concerne la résistance au sel épandu sur les routes. Trois d'entre eux sont classés dans la catégorie « excellente résistance » soit Audi, Volkswagen et Volvo. Six constructeurs ont droit à la mention « bonne résistance »: BMW, Lexus, Honda, Acura, Toyota et Mercedes. Dixième, Hyundai se mérite la catégorie « assez bonne résistance ».
Plus de Tesla que n’importe quelle autre berline de luxe
Les chiffres de ventes aux États-Unis pour le troisième trimestre de 2016 dans la catégorie des berlines de luxe confirment la tendance. La Tesla Model S 100 % électrique dépasse toute la compétition. Il s’est vendu plus de « S » que de BMW Série 7, Mercedes Classes S et CLS réunies. Avec ses 9 156 exemplaires vendus entre juillet et septembre, Tesla représente 34 % de ce marché convoité.
Uni-Sélect lance la marque FinishMaster au Canada Gérés par l’équipe de Uni-Sélect Canada, soutenus par un solide réseau de distribution national et utilisant les mêmes marque et format que ceux utilisés par FinishMaster, Inc. aux États-Unis, les magasins canadiens de FinishMaster offriront la gamme complète de peinture et produits connexes de marques nationales réputées et de qualité supérieure de Uni-Sélect. FinishMaster a fait son entrée dans le marché secondaire américain de l’automobile en 1968 et s’est jointe à la famille Uni-Sélect en janvier 2011.
L’ASMAVERMEQ fête ses 25 ans L’Association des mandataires en vérification mécanique du Québec a profité de son congrès annuel tenu du 14 au 16 septembre à Gatineau cette année pour fêter ses 25 ans. Le thème de cette année était «Pour l’amélioration et ça continue ». L’association, qui compte 250 membres, a remis un don de 100 000 $ à la Fondation NeuroTrauma Marie-Robert.
Ensemble depuis 20 ans : CAA-Québec et NAPA Depuis 1996, NAPA est le fournisseur officiel du réseau des garages recommandés de CAA‑Québec pour l’approvisionnement de pièces garanties. Ce partenariat se poursuit avec le programme de loyauté de CAA‑Québec où NAPA offre aussi, dans ses magasins, un rabais aux 1,2 million de membres québécois de l’organisme. Cette entente, lancée au Québec, a connu une belle croissance et s’étend maintenant à la grandeur de l’Amérique du Nord par l’entremise des autres clubs CAA/AAA.
Snap-on achète l’équipementier Car-O-Liner Basé en Suède, Car-O-Liner, qui a généré plus de 95 millions de dollars de ventes dans les 12 derniers mois, est un chef de file mondial dans l’équipement de réparation de carrosseries et de systèmes d’alignement pour camions. Il s’agit pour Snap-on d’un ajout important à son système de reparation et groupe d'information. Une précision de plus en plus grande dans les réparations, une meilleure efficacité en atelier et l’arrivée de nouveaux matériaux ont motivé l’achat de ce spécialiste. 8 L’automobile / novembre décembre 2016
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• SURFACE DE CONTACT OPTIMISÉE Favorise une excellente tenue de route dans les conditions hivernales grâce à la forme de cavité qui répartit de façon égale la pression de contact sur toute la surface de la semelle
• REVÊTEMENT HYDROPHILE ÉVOLUÉ Réagit aux éléments pour assurer une puissante capacité de freinage sur neige et sur glace
• BORDS DE PAVÉS MUSCLÉS Permettent au pneu de mordre dans la neige * Basé sur des essais de distance de freinage menés sur la patinoire comparant le pneu Blizzak WS80 de Bridgestone (235/55R17) au pneu FR710 de Firestone (235/55R17). Les résultats réels peuvent varier selon l’entretien des pneus, le véhicule, le style de conduite et les conduites routières. MC
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Carrosserie - Lancement du programme d’accréditation L’Association des industries de l’automobile (AIA) du Canada a annoncé le lancement officiel du Programme canadien d’accréditation des ateliers de carrosserie (PCAAC). Avec le soutien officiel de réseaux canadiens de réparation, soit Fix Auto, CARSTAR, CSN et Assured Automotive, le programme confirme en pratique les qualifications des ateliers de réparation de carrosserie d’un océan à l’autre. Le PCAAC s’appuie sur un groupe national d’auditeurs sur le terrain vérifiant un rigoureux ensemble de normes d’audit, et évaluera également les ateliers en fonction des exigences des constructeurs automobiles participants. Ainsi, le programme sera au service des constructeurs de véhicules désirant obtenir des audits d’ateliers pour leurs programmes de certification de réseaux de réparation. Le président de l’AIA, Jean-François Champagne, a souligné : « L’AIA est enchantée de fournir une solution canadienne sans but lucratif répondant aux besoins de qualifications des ateliers. Le PCAAC a été mis au point par notre industrie, pour notre industrie, et nous incitons tant les constructeurs de véhicules que les assureurs à se fier à ce nouveau service essentiel de l’industrie. »
Les disques ProMax à haute teneur en carbone sont fabriqués selon les standards européens. La haute teneur en carbone améliore la stabilité thermique des freins. Les disques CarbonMax sont conçus pour les véhicules européens haut de gamme (Audi, BMW, Mercedes Benz, Porsche, Range Rover, Volkswagen) qui sont à l’origine équipés de disques de frein à haute teneur en carbone.
NAPA Expo-vente au Palais des congrès C’est par autobus entiers (32) en provenance de différents coins de la province que les visiteurs se sont présentés les 7 et 8 septembre derniers à l’Expo-vente NAPA édition 2016. Pendant deux jours, plus de 3 500 visiteurs ont profité de l’événement pour découvrir outils, pièces et équipements pour améliorer le travail. Une centaine d’exposants ont répondu avec bonheur aux questions. Quelques exposants internationaux étaient à Montréal pour la première fois. On pouvait croiser régulièrement dans la foule des étudiants et étudiantes en mécanique des écoles de formation de la région, heureux de pouvoir manipuler les nouveaux outils. Alain Primeau, VP NAPA pour le Québec, et son équipe ont accueilli leurs visiteurs en grand.
Les disques ProMax à haute teneur en carbone facilitent le transfert de chaleur, offrent un freinage plus silencieux et moins de vibration. Les étriers et plaquettes sont recouverts d’un enduit pour prévenir la rouille et pour offrir un meilleur refroidissement du disque.
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Devez-vous offrir un RVER à vos employés avant le 31 décembre 2016? Probablement. Les travailleurs du Québec ont maintenant accès à un régime volontaire d'épargne-retraite. Au Québec, près de la moitié des travailleurs n'ont pas de régime d'épargne-retraite offert par leur employeur. Il leur est donc plus difficile d'épargner suffisamment en vue de la retraite. Les entreprises visées par la loi doivent offrir un RVER au plus tard : Le 31 décembre 2016 pour les entreprises ayant 20 employés visés ou plus à leur service le 30 juin 2016. Le 31 décembre 2017 pour les entreprises ayant 10 à 19 employés visés et à une date à déterminer par le gouvernement pour les entreprises ayant 5 à 9 employés visés à leur service (date qui ne peut être antérieure au 1er janvier 2018) Toute l’information sur le site rrq.gouv.qc.ca
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Uni-Sélect célèbre l’excellence de ses fournisseurs
Uni-Sélect a annoncé le 13 octobre dernier les gagnants de ses Prix canadiens aux fournisseurs. Les lauréats ont été célébrés lors de la réunion nationale des fournisseurs d’Uni-Sélect. Plus de 80 fournisseurs de partout au Canada et des États-Unis étaient présents. L’événement a eu lieu au Legendary Motor Car Company situé à Halton Hills en Ontario Le Prix Diamant, le plus prestigieux, a été remis à MANN+HUMMEL FILTRATION TECHNOLOGY CANADA ULC. Trois prix ont été décernés à des Alliés en or, en reconnaissance de leurs accomplissements en vente et en marketing. Le premier prix est attribué à MEVOTECH L.P., un fournisseur qui a conçu un outil de vente novateur. TENNECO INC. a de son côté gagné le prix de la Campagne marketing de l’année. La troisième catégorie, Formation et support technique, a été remportée par BLUE STREAK HYGRADE MOTOR PRODUCTS. Le Prix Expert en technologie – Nouvelle technologie est également attribué à BLUE STREAK HYGRADE MOTOR PRODUCTS. Finalement, trois prix ont été remis en reconnaissance de la croissance des ventes à TOTAL CANADA INC., à AKZO NOBEL COATINGS INC. et à DV SYSTEMS INC.
ENCOURAGER LES ÉTUDIANTS VERS L’INDUSTRIE AUTOMOBILE CANADIENNE
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Bestbuy Distributors a établit un programme de bourses d’études. Attirer des étudiants brillants pour faire carrière dans l’industrie de l’automobile. Pour des informations complètes sur le programme visitez www.bestbuydistributors.ca NOUS AVONS LES MEILLEURES PIÈCES ! www.lautomobile.ca
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Avis d’expert C’EST LA LOI
Un tuyau d'échappement qui court-circuite Une transmission
Un consommateur confie son véhicule à un atelier de mécanique pour remplacer une transmission. Quelques jours après la réparation, un avertisseur lumineux s'allume au tableau de bord du véhicule pour indiquer que l'alternateur et la batterie ont des ratés. De même, le système de chauffage et les vitres électriques cessent de fonctionner.
Deux alternateurs
Le consommateur remarque également une forte odeur de surchauffe dans le véhicule. Tombé en panne sur la route, le consommateur appelle une remorqueuse qui le conduit chez un atelier de mécanique spécialisé en travaux électriques; on lui confirme que l'alternateur est défectueux et qu'un fusible a grillé. Une fois les réparations effectuées et après avoir circulé une dizaine de kilomètres, le véhicule tombe à nouveau en panne et l'ensemble du système électrique cesse de fonctionner. Le véhicule est remorqué chez le commerçant qui a changé l'alternateur. Le mécanicien attitré à réparer le véhicule constate que l'alternateur et le fusible sont encore défectueux. Une fois le nouvel alternateur mis en place, le mécanicien laisse tourner le moteur du véhicule pour vérifier si tout marche correctement. Après une dizaine de minutes, l’alternateur cesse encore de fonctionner. Après vérification, le mécanicien constate que l'alternateur est brisé.
Diagnostic fumant
Pour savoir à quoi s'en tenir, le consommateur autorise l'atelier de mécanique spécialisé à identifier le problème. Le mécanicien procède alors par étape et vérifie les diverses sections du circuit électrique concerné. Après avoir vérifié le câblage électrique à l’intérieur du véhicule, il ne trouve aucun problème. Il examine par la suite le dessous du véhicule et constate que le support qui retient la gaine www.lautomobile.ca
électrique principale, près de la transmission, n’est pas installé au bon endroit. La gaine est en contact avec le tuyau du système d’échappement. Il remarque que des fils sont brûlés par l’effet de la chaleur.
problème existait avant réparation de l’alternateur.
la
première
La preuve
Le consommateur communique avec l'atelier de mécanique qui a remplacé la transmission pour qu'il vienne constater le problème. Le commerçant nie toute responsabilité et refuse de se déplacer en alléguant que le véhicule doit être transporté à son atelier pour qu'il fasse lui-même un diagnostic. Il soutient qu'il n'est pas en cause et mentionne que ce sont les travaux de remplacement de l’alternateur qui ont été mal effectués.
La preuve révèle que la défenderesse, soit l'atelier qui a remplacé la transmission, a été avisée du problème et invitée à le constater. Or, la défenderesse a refusé de se déplacer et a vigoureusement nié que ses travaux soient la cause du problème électrique. Considérant que le véhicule était partiellement démonté afin d’avoir accès aux fils électriques, il était déraisonnable que la défenderesse exige que le véhicule soit remorqué à son atelier afin de constater le problème. Il est donc clair que la défenderesse n’avait aucunement l’intention de réparer les dommages causés par sa faute.
Recours à la justice
Conclusion
Atelier dans le déni
Vu les circonstances, le consommateur réclame devant le tribunal le coût des réparations à l'atelier de mécanique qui a procédé aux travaux de remplacement de la transmission.
La décision du tribunal
Comme la situation semble ambigüe et que le partage des responsabilités entre les deux ateliers de mécanique est incertain, le fardeau de la preuve incombe à celui qui veut établir un fait ou un droit. Dans la présente situation, il incombe au consommateur de prouver que ce sont les travaux de remplacement de la transmission qui sont la cause du problème électrique de son véhicule. Le bon fonctionnement de la transmission suite aux réparations n’est pas remis en question. Le tribunal doit plutôt déterminer si la gaine a été endommagée à la suite du remplacement de la transmission. Le témoignage du mécanicien à l'emploi de l'atelier spécialisé en travaux électriques mentionne que les bris successifs des trois alternateurs sont dus aux fils électriques brûlés par le tuyau d'échappement. Ainsi, le
Le tribunal conclut que le problème ne découlait pas du mauvais fonctionnement de la transmission. Si tel avait été le cas, le véhicule aurait dû être remorqué chez la défenderesse ce qui aurait changé les tenants et aboutissants de la présente cause. Lorsqu’un véhicule a un problème électrique, il est normal qu'un consommateur consulte une entreprise spécialisée en la matière. En l'occurrence, le Tribunal a accueilli la demande du consommateur. o P.S. : À noter que les opinions exprimées dans ce texte ne sont pas une opinion juridique. Pour de plus amples informations, nous vous recommandons de consulter un avocat.
Jean-François Guay,
avocat jfgavocat@sympatico.ca
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Avis d’expert
La logique
dans un diagnostic?
On se lance…vous vous souvenez des étapes de résolution? 1. Confirmation de la plainte du client 2. Développer un scénario de vérification (hypothèse) 3. Réalisation des étapes préliminaires 4. Collecte d’informations (bulletin de service, circuit électrique et méthode de vérification) 5. Réalisation des vérifications 6. Formulation d’un diagnostic 7. Réparation 8. Vérification après réparation Nous nous servirons de ces étapes pour notre diagnostic. Pour débuter, je confirme que le phare avant gauche s’allume, mais avec une luminosité plus faible que celui de droite. Mes hypothèses sont les suivantes :
• Mauvais numéro de globe (on ne sait jamais ce que le client a essayé avant nous), • mauvaise mise à la masse, • mauvaise alimentation. Selon ma déduction logique, voici ce qui ne peut pas être en cause : • Le fusible (car le phare allume; faiblement, mais il allume) • Le contacteur de lumière (car le phare de droite allume correctement) • Le relais (car le phare droit allume correctement) Selon ma procédure décrite précédemment, voici le résultat de ma vérification visuelle : • Fusible : Le test lampe allume sur tous les fusibles, • les masses semblent en bon état, • et il n’y a pas d’accessoires ajoutés.
Plus les années avancent et plus les techniques de vérification de problèmes électriques… restent les mêmes. Vous ne me croyez pas? Voici le scénario de vérification globale que vous connaissez bien. Il porte sur la vérification lorsque vous vous trouvez face à un problème électrique : Vérification visuelle (fusible, masse et accessoires ajoutés) Si le composant (élément consommateur) à vérifier ne fonctionne pas du tout : 1. Vérifier la présence (ou la valeur) de tension à l’élément consommateur 2. Vérifier la masse de l’élément consommateur 3. Vérifier la commande (signal ou autre) qui arrive à l’élément consommateur Si le composant (élément consommateur) à vérifier fonctionne, mais pas à 100% 1. Faire une chute de tension du côté positif 2. Faire une chute de tension du côté négatif 3. Vérifier l’intensité en ampères 4. Si c’est le cas, vérifiez le mécanisme au cas d’un blocage par la rouille Chaque véhicule ou chaque situation vient avec son lot de « problèmes» pour certains; ou son lot de « défis » pour d’autres. Très souvent lors de mes formations, je dis aux techniciens d’utiliser la logique pour faire le maximum de vérifications dans le plus court laps de temps. Certains d’entre vous prenez 0.4 h ou 24 minutes pour établir le diagnostic. Pour d’autres, le diagnostic peut prendre 30 minutes. Pour les moins chanceux, c’est zéro minute de diagnostic. Bref, le temps est compté. Par contre, faire plusieurs tests en très peu de temps peut ne pas être la façon la plus rapide et efficace de trouver le bobo.
Cas vécu
Je vous propose l’histoire d’un petit trouble qui peut devenir un cauchemar. Le véhicule à l’essai est un Hyundai Accent 2008 avec un problème de phare avant gauche qui éclaire plus faiblement que le phare avant droit sur les feux de route (hautes) et les feux de croisement (basses). 14 L’automobile / novembre décembre 2016
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En manque d’hypothèses
Ce que je suppose alors c’est qu’il y a une chute de tension sur un des deux circuits. Je me lance donc dans la vérification de la chute de tension. Pour la vérification de la chute de tension côté positif, voici le résultat :
Sachant que le maximum permis pour une chute de tension est de 1 volt avec les deux lectures additionnées, je me rends compte ici que je dépasse le maximum…ce qui explique que le problème se trouve du côté positif du circuit.
Pour la chute de tension côté négatif, voici le résultat.
Mon hypothèse se porte maintenant sur un fil d’alimentation à moitié coupé, plein de vert de gris ou un contact dans un terminal mâle ou femelle qui est "lousse". Comme mon temps de diagnostic s’achève, je vous confirme que le fil est en parfaite condition, qu’il n’y a pas de vert de gris et que les contacts sont parfaits.
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Vous savez, quand vous arrivez au bout de vos hypothèses et que vous n’avez pas trouvé le problème, c’est que vous avez fait une déduction logique quelque part qui était fausse. Il faut reprendre les étapes sans faire de « déduction logique ». On commence par le fusible. Je le sais, vous dites que ce n’est pas ça, car l’ampoule allume, mais, pas de déduction. Go ! Voici le résultat : la lampe témoin s’allume des deux côtés du fusible, mais si j’allume les phares, la lampe témoin s’allume seulement d’un côté du fusible. Vous comprendrez que le fusible est brûlé. Pourquoi le phare avant gauche fonctionne un peu? À cause d’un retour de courant provoqué par le module des phares de jour. Le module envoie une tension de la batterie dans le circuit (flèche rouge dans la figure 6), mais il n’y a pas assez d’intensité pour que l’ampoule s’illumine convenablement. De ce fait, c’est pour cela que la vérification initiale du fusible a donné un bon résultat et c’est ça qui a généré une mauvaise déduction au tout début. Il faut s’adapter surtout quand un module est présent dans le circuit! o
Ghislain Roy
Formation Technicien Expert
novembre décembre 2016 / L’automobile 15
Dossier
ENTREVUE AVEC
JEAN-FRANÇOIS CHAMPAGNE, PRÉSIDENT D’AIA CANADA
L’automobile - Quel est l’état de santé du marché secondaire? Jean-François Champagne - Notre étude est une suite de bonnes nouvelles. L’après-marché continue de grandir et on constate que des facteurs positifs qui avaient été identifiés dans le passé continue de se valider. Le parc automobile grandit toujours et les Canadiens continuent de garder leurs véhicules de plus en plus longtemps. L’âge moyen au Canada s’approche de plus en plus de la barre des dix ans et plus longtemps les voitures restent sur la route plus elles requièrent de l’entretien. Le chiffre de 21 milliards est également plus important que la prédiction que nous avions faite il y a deux ans. C’est un message positif pour l’après-marché. L’automobile - Des surprises pour vous dans les résultats? Jean-François Champagne - Non, pas vraiment. L’étude valide des tendances dont nous étions au courant. L’automobile - Par contre, quand on lit l’étude il n’y a pas de mention de CASIS par exemple. Un peu surprenant, non? Le rapport ne parle pas de CASIS car nous nous penchons présentement sur nos prochains sujets de recherche dont fera partie une étude sur les habitudes des consommateurs, et une autre sur le droit à la réparation et CASIS. L’automobile – Parlant d’études à venir, le rapport Perspectives 2016 se termine en disant manquer plus de data pour bien
comprendre l’impact de ces obstacles. Peuton s’attendre à une étude sur le sujet bientôt? Jean-François Champagne - On aura des projets de recherche qui vont toucher à l’innovation, entre le consommateur et son véhicule, sous l’angle des changements technologiques. On ajoute aussi l’étude de la relation entre le consommateur et l’entretien de son véhicule. L’automobile – Le rapport parle également de l’effet possible de la génération des milléniaux et que la part du « Le faire soimême ou DIY » continue de baisser. Inquiétant? Jean-François Champagne – L’étude est importante car elle fait ressortir des traits typiquement canadiens. On ne peut pas se contenter de prendre des chiffres américains. Il est important de s’attarder à l’aspect DIY (Do it yourself, le faire soi-même) car ça nous différencie beaucoup de nos voisins américains. Le DIY fait beaucoup plus partie de la culture américaine. Le climat est souvent identifié comme élément de différenciation pour expliquer le pourcentage beaucoup plus grand d’Américains qui réparent eux-mêmes leur voiture. Nous n’avons définitivement pas la même approche que nos voisins du Sud. L’automobile – Et les milléniaux? Jean-François Champagne – Mon opinion personnelle c’est que les milléniaux vont continuer de conduire mais il s’agira de voir de quelle manière ils posséderont et entretiendront leur voiture. Je pense qu’il s’agira plus d’une évolution que d’une révolution. C’est un phénomène à suivre de près mais qui n’est pas en train de bouleverser l’après-marché. L’automobile – Au sujet de la dernière partie du rapport sur les perturbateurs futurs, quelle est la position de l’AIA sur une éventuelle loi
16 L’automobile / novembre décembre 2016
zéro émission? (Note de la rédaction : la question fut posée la veille de l’adoption à l’unanimité par l’Assemblée nationale du Québec de la première loi zéro émission au Canada) Jean-François Champagne - Bonne question. Je n’ai pas eu de conversation récente avec nos gens d’AIA Québec sur les questions politiques en cours. Ce que je peux dire, c’est que nous sommes des partenaires actifs dans la PIEVA au sujet de l’inspection obligatoire des véhicules de huit ans et plus au moment de la revente. Il s’agit d’une de nos implications concrètes pour s’assurer de la sécurité des véhicules sur les routes et protéger les gens dans le marché de la revente. Il est important, lors de la vente d’une voiture d’occasion, de s’assurer de protéger la personne qui achète un véhicule de huit ans et plus en demandant une responsabilité de la part du vendeur. Pour revenir aux voitures électriques, oui, l’arrivée de la voiture électrique nous touche mais pas à court terme. Le gouvernement du Québec a pris une position assez claire au sujet de l’électrification des transports mais quand on utilise les résultats de notre étude, on voit que si le Canadien moyen est placé devant le choix entre l’essence et l’électricité, il ne privilégie pas nécessairement les véhicules à basses émissions. Au contraire, on voit que le véhicule de prédilection reste encore le Ford F-150. Sous l’optique d’un rapport qualité-prixperformance, le véhicule traditionnel a encore le haut du pavé. Le parc de véhicules électriques est encore en deçà du 1 %. Ce que je sais, c’est qu’à chaque fois qu’il y a eu des avancements technologiques, l’aprèsmarché a toujours démontré sa capacité à s’adapter. Pour le moment, les voitures électriques vont passer les prochaines années
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VOITURE ÉLECTRIQUE ET LE MARCHÉ SECONDAIRE
PERTURBATRICE OU SIMPLE ÉVOLUTION?
sur la garantie des manufacturiers avant d’être principalement entretenues et réparées par l’après-marché. En nombre absolu, ça reste encore aujourd’hui un nombre relativement petit. C’est clair qu’il y aura une augmentation du nombre de voitures électriques que la technologie va s’améliorer et on arrivera à un moment où le rapport qualité-prix s’apprécie. Ça nous donne le temps, les gens de l’aprèsmarché, de nous préparer pour entretenir et réparer ces véhicules.
Un président en avance sur les conclusions du rapport Le président de l’AIA nous explique. « Nous serons à l’AAPEX et au SEMA la semaine prochaine mais nous serons aussi au CES 2017 (Consumer Electronics Show) en janvier prochain car nous faisons partie de la discussion avec nos partenaires de l’évolution du droit à la réparation et c’est clair que les nouvelles technologies viennent de plus en plus de la Silicon Valley où la voiture est devenue un sujet important. » « Pour nous à l’après-marché il est important de comprendre les dynamiques et les différences de culture entre l’automobile traditionnelle de Detroit et les technologies informatiques. » Le dernier blog du président de l’AIA portait sur ce sujet, le CES 2017. Une des conférences qui l’intéresse s’intitule : Réduire la distance entre la Silicon Valley et Detroit.
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Pièces d’autos Simon André de Trois-Rivières existe depuis 1979. En plus de vendre des pièces d’origine, l’entreprise familiale offrait jusqu’à il y a quelques années un service complet avec de la fabrication de peinture, des tests de batteries et du réusinage d’alternateurs et démarreurs. C’était sans compter sur la découverte un peu par hasard par le fils de Simon, Guillaume André, de la voiture électrique (VÉ) il y a trois ans : une Volt. La piqÛre est passée rapidement de personnelle à professionnelle. Guillaume nous raconte que la famille y a compris très vite tous les avantages pour leur commerce. Aujourd’hui, la famille André a installé une borne de recharge publique, ouvert l’atelier Les véhicules électriques Simon André (vente et réparation de VÉ), gagné un prix d’environnement avec sa flotte de livraison toute électrique. Plus récemment ils ont créé Electfleet (une solution complète pour l’électrification des flottes de livraison). « Ma première réaction après avoir découvert la voiture électrique c’était de me dire que ça n’avait pas d’allure d’avoir une flotte de livraison à essence. On économise maintenant beaucoup d’argent et on aide l’environnement».
Garantie garantie
« Un peu plus de la moitié des véhicules que je vends sont des importations américaines de véhicules légèrement accidentés que nous remettons complètement à neuf donc nous avons développé toute une expertise. » nous explique Guillaume. « Comme les voitures en provenance des États-Unis ne sont plus sous garantie c’est nous qui honorons la garantie du fabricant que ce soit GM, Nissan ou les autres. » « Nous faisons plus que ça car nous faisons aussi de la pose d’accessoires de la modification et de l’amélioration de VÉ. On installe des caméras de recul, des systèmes de chauffage plus performant moins énergivores qui permettent presque de doubler l’autonomie des VÉ en hiver. »
Déjà dans l’évolution du marché
Au moment de l’entrevue, Guillaume André n’avait pas encore eu la chance de lire le rapport Perspectives 2016 de l’AIA mais nous a partagé
son expérience de l’an dernier comme exposant au Grand Forum 2015. «C’était clair que les gens ne croyaient pas dans l’électrique mais on assiste au même phénomène qu’il y a plusieurs années avec l’arrivée de l’injection électronique. La voiture électrique va changer plus de choses mais je ne le vois pas comme un frein ou un obstacle, je le vois comme une opportunité. Veux, veux pas ça s’en vient et très vite. Pourquoi ne pas prendre de l’avance. Les voitures électriques auront besoin d’entretien et de réparations. » En passant, Guillaume est le premier Québécois propriétaire d’un RAV4 électrique, pas le modèle hybride mais bien le 100% électrique que Tesla avait fourni à Toyota. Il y a installé un port de recharge rapide ChaDeMo tout comme sur des Volt 2016-2017 pour en charger la batterie à 80% en 15 minutes. Également à venir un projet spécial avec Action climat du gouvernement et l’Institut du véhicule innovant. L’avenir est bon. La question qui tue, est-ce que les affaires sont bonnes? «Les affaires sont très bonnes », répond Guillaume sans hésiter.
Point de vue d’un spécialiste
Nous avons demandé à Daniel Breton, ancien ministre de l’Environnement à l’origine du projet d’électrification des transports du Québec, journaliste automobile et coauteur du livre L’auto électrique, hybride ou écoénergétique avec Jacques Duval de lire le rapport de l’AIA. « Je trouve qu’ils ont des éléments très intéressants dans ce qu’ils disent par rapport au marché traditionnel » mais il aurait aimé en lire beaucoup plus dans la dernière partie sur l’avenir du marché et les grands enjeux. « Là tu parles du pétrole et de toutes les tensions entre la Chine, la Russie et les États-Unis qui ont un impact sur la demande du pétrole. Ce sont des enjeux qui ont une incidence claire sur le marché de l’automobile et le marché secondaire. Ensuite, il y a tout ce qui touche aux accords de Paris à la lutte aux changements climatiques. La Chine vient de stopper la construction de projets de centrales au charbon qui équivalent à la production totale des centrales au charbon en Espagne et en Angleterre. » Ça change vite.
novembre décembre 2016 / L’automobile 17
Dossier
LES FAITS SAILLANTS DU RAPPORT PERSPECTIVES 2016 DE L’AIA Voici le 4e rapport biennal commandé par l’Association des industries de l’automobile du Canada (AIA) à DesRosiers Automotive Consultants (DAC). L’étude des perspectives fournit aux membres de l’Association une vue d’ensemble de leur marché et fait le portrait des tendances et prévisions qui auront un impact dans les prochaines années. L’étude existe pour offrir aux membres de l'Association ce qu’il faut pour les aider avec leur planification d’affaires.
En résumé
• Le marché secondaire a atteint une valeur de 21 milliards de dollars en 2015 • Les perspectives du marché sont excellentes • On prévoit une expansion continue pour les prochaines années • Records de ventes de véhicules légers neufs • Il se vend plus de camions légers que de voitures au Canada
Neuf vs occasion
Il se vend plus de voitures d’occasion au Canada que de voitures neuves. En 2015, le ratio était de 60/40 (2,8 millions d’occasions vs 1,9 million de neuves). Le Québec a l’une des flottes de voitures les plus jeunes au pays. Les Québécois ont plus tendance à faire faire leur entretien par des ateliers indépendants que de le faire eux-mêmes. Vu la nature de plus en plus complexes des véhicules, le faire-soi-même a tendance à décliner avec les années.
Le faire soi-même
Les magasins Canadian Tire représentent près de 50 % des achats de pièces pour les gens qui le font eux-mêmes. Les magasins de pièces frôlent les 30 %, les concessionnaires 5 %, les grands magasins autour de 1 % et tous les autres, environ 15 %.
Faites-le pour moi
Les concessionnaires et les ateliers indépendants s’accaparent 70 % du marché de l’entretien et de la réparation. Canadian Tire en ramasse 10 % et la balance surtout chez les autres services et très peu dans les grands magasins ou les chaines nationales.
Huile et filtration
En 2014, seulement 89,7 % des gens auraient fait faire un changement d’huile à leur véhicule et 19,2 % l’auraient fait eux-mêmes. 18 L’automobile / novembre décembre 2016
Les Québécois sont les rois canadiens de la vérification du niveau d’huile avec 58,7 %, mais seulement 35,6% l’ont fait eux-mêmes. De loin le plus bas pourcentage à travers le Canada.
Filtre à air
Seulement 32,4 % des Québécois ont considéré changer le filtre à air du moteur, le plus bas niveau canadien comparativement au 43,6 % en Alberta. Pour le filtre à air de la cabine, 58 % des Canadiens qui le font eux-mêmes font affaire avec Canadian Tire.
Système de refroidissement
11,1 % des véhicules ont été impliqués dans une réparation du système de refroidissement. 28,4 % des Québécois s’en sont occupés eux-mêmes. Canadian Tire mène toujours le bal au Canada comme fournisseur dans cette catégorie avec 47,2 % des parts de marché. 32,4 % des gens qui font réparer leur voiture sont allés dans des ateliers indépendants ou chez le concessionnaire.
Radiateur
Seulement 4 % du parc automobile québécois a dÛ régler des problèmes de radiateur en 2014. Et 36,3 % le font eux-mêmes.
Freins et suspension
27,1% est l’incidence du nombre de voitures qui ont dû aller chez un atelier ou autre pour régler un problème de freinage. Seulement 24 % vont faire le travail eux-mêmes.
Amortisseurs
4,6 % d’incidence en moyenne au Canada mais vous ne serez pas surpris d’apprendre qu’au Québec on parle de 6,1 %. 49 % de ceux qui font faire le travail sont allés dans un garage du coin.
Systèmes électrique et d’allumage
L’incidence au Québec a été de 7,8 % et 41 % des Canadiens vont chez Canadian Tire pour leurs pièces.
Courroie moteur
L’incidence est de 6,2 % au Québec et seulement 27,6 % des propriétaires feront la réparation.
La taille du marché en fonction de l’âge des voitures
La plus grosse part du budget, 5,3 milliards, s’applique aux voitures qui ont de cinq à neuf ans. o www.lautomobile.ca
Ici et maintenant
La main-d’œuvre, une priorité Rencontre avec Suzanne Proulx du CPA Montréal par Élisabeth Poirier-Defoy
Suzanne Proulx du CPA Montréal
«
En mars dernier, Suzanne Proulx a pris la direction du Comité paritaire de l’industrie des services automobiles de la région de Montréal (CPA Montréal) avec en tête une foule de projets. Ajoutons à cela la ferme intention de poursuivre les avancées des dernières années. Entrevue avec cette femme qui a de grandes ambitions.
L’automobile - Vous avez jusqu’à maintenant une carrière bien remplie, en quoi vos expériences antérieures vous serviront-elles dans l’industrie automobile? Suzanne Proulx : « J’ai en effet un parcours très diversifié qui m’a très souvent amenée dans le monde des relations de travail et de la gestion. J’ai eu le plaisir d’œuvrer dans différentes industries, de la métallurgie à la politique. D’ailleurs, mes deux années passées comme députée à l’Assemblée nationale m’ont permis de mieux comprendre la réalité des entreprises en développement économique, des PME, du communautaire et surtout de la main-d’œuvre. Il faut dire que j’ai aussi été directrice du CSMO de la métallurgie du Québec (Comité sectoriel de maind’œuvre) pendant 11 ans et j’avais notamment comme mandat de créer des relations dans l’industrie et de consolider les équipes. Dans le but d’avoir une plus grande reconnaissance du public et pour faire tomber les stéréotypes, j’ai créé les Semaines de la métallurgie, ce qui a entre autres permis d’aller sur le terrain à la rencontre des jeunes. Les retombées en sont immenses, telles une meilleure connaissance des partenaires de l’industrie. Bref, tout cela me donne d’excellentes idées pour le marché secondaire automobile! »
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Quels sont les principaux enjeux que vous remarquez dans l’industrie automobile ? S.P. : « Tout d’abord, il faut prendre le temps de s’asseoir ensemble les 6 conseils des CPA au Québec et discuter des enjeux propres à notre industrie. Cette communication
Quels sont vos prochains défis? S.P. : «Tout d’abord, je dirais que j’ai eu droit à un accueil très chaleureux de la part de mes pairs. Notre industrie a plein de potentiel et plusieurs projets intéressants sont déjà en cours. La passion des gens se transmet et paraît au quotidien.
»
Nous devons nous concentrer sur la main-d’œuvre et garder trois choses en tête : attraction, rétention et qualification.
permettra d’établir nos besoins et de trouver des solutions. Cela permettra aussi d’harmoniser les décrets, qui sont à la base tous locaux, afin d’arriver à un consensus. Je me donne aussi comme défi d’augmenter la formation, l’implication des jeunes, l’aide à l’entrepreneuriat, le développement de l’emploi et l’intégration au marché du travail. Tous ces aspects sont reliés. » Sur quoi précisément le CPA Montréal doit-il se concentrer? S.P. : « Nous devons nous concentrer sur la main-d’œuvre et garder trois choses en tête : attraction, rétention et qualification. Chaque CPA au Québec a un rôle auprès du gouvernement et celui de Montréal se charge de la qualification. Avec le projet de loi 53 (Loi sur les décrets de convention collective), il y a maintenant possibilité de standardiser les examens et d’en établir un unique pour l’ensemble du Québec. De plus, la formation serait désormais obligatoire. C’est certain que tout cela aura un effet positif sur l’industrie à court, moyen et long termes.»
Malgré que je sois encore en découverte de l’industrie, je constate déjà de grandes forces : les nombreuses occasions de réseautage, le support des associations et la passion des acteurs du marché secondaire. Il y a évidemment de grands défis pour nous tous. Tout d’abord, il faut que chacun évolue au rythme des technologies automobiles. Cela oblige à développer une meilleure culture de la formation et à forger une plus grande ouverture d’esprit de la part de tous. Nous pouvons affirmer qu’ensemble, nous ferons de bien belles choses! » o
Le CPA Montréal Le Comité paritaire de l’industrie des services automobiles de la région de Montréal (CPA Montréal) est l’organisme qui administre le Décret sur l’industrie des services automobiles de la région de Montréal. En d’autres mots, le CPA Montréal se charge de plusieurs points pour la main-d’œuvre : la formation, les conditions de travail, une reconnaissance publique et tout ce qui touche à l’industrie du marché secondaire automobile.
novembre décembre 2016 / L’automobile 19
Avis d’expert ENVIRONNEMENT
SYSTÈME DE RÉCUPÉRATION DE CHALEUR DES GAZ D’ÉCHAPPEMENT La consommation de carburant les émissions de voitures modernes et les nouvelles technologies hybrides sont fortement affectées par les températures des liquides et des matériaux du moteur.
Situations problématiques
Lors de plusieurs conditions de conduite, les rendements thermiques élevés des moteurs, maintenant à injection directe, provoquent de faibles transferts de chaleur qui affectent les composants du moteur, en particulier tout ce qui touche l'huile et le liquide de refroidissement. Dans ces conditions de conduite, les températures de fonctionnement normales ne sont pas atteintes. À basse température ambiante et à faible charge du moteur, et sachant que les véhicules hybrides ont besoin d’un système de chauffage performant pour l'habitacle afin d’être confortable,
soutenir le réchauffement (warm-up) de manière adéquate dans la plupart des conditions ambiantes sans augmenter la consommation de carburant. Pour des températures très froides de -18 °C, l'énergie supplémentaire suffisante peut être produite et récupérée en étranglant le flux de gaz d'échappement. Pour atteindre l’échauffement nécessaire, un système de récupération de chaleur d’échappement (Exhaust Gas Heat Recovery (EGHR)) fait maintenant partie des processus de conception et d'optimisation des systèmes de refroidissement modernes. Cette technologie permet d'améliorer le rendement du carburant en chauffant le liquide de refroidissement grâce à la chaleur des gaz d'échappement.
Déjà en application
Depuis cette année, la Chevrolet Malibu Hybride, la Toyota Prius et la Kia Niro, par
d'améliorer le chauffage de l'habitacle pour un meilleur confort des passagers. La sécurité s’améliore du même coup en dégivrant plus efficacement le parebrise par exemple. Du côté des applications pour voitures hybrides, ce système pourra aussi réchauffer la batterie haute tension.
Physiquement ça ressemble à quoi ?
Le système de refroidissement est raccordé à un échangeur de chaleur placé dans le gaz d'échappement transférant son énergie thermique vers le système de refroidissement. Lorsque le moteur se réchauffe, le gaz d'échappement est alors dévié vers un conduit de contournement car il est moins nécessaire. Bien que cela puisse paraître décevant, les systèmes EGHR des nouveaux modèles ne génèrent pas d'énergie électrique à partir de la chaleur résiduelle (voir cycle Rankine, si ça vous intéresse). Ce dernier fait partie intégrante d’une technologie émergente qui prendra probablement plusieurs années avant de voir sa mise en œuvre généralisée dans l’industrie automobile.
Meilleure économie à froid
Le coup de pouce à l'économie de carburant en particulier dans les mois les plus froids est facilement mesurable (passablement avantageux pour que les manufacturiers l’utilisent). Il permet également une réduction supplémentaire de NO2, un adversaire de l’air pur, aussi dommageable que le carbone. o donc qui demande un échauffement rapide de l'huile moteur et du liquide de refroidissement, le résultat escompté ne peut être atteint.
Fonctionnement de la récupération
La chaleur disponible dans les gaz d'échappement derrière le catalyseur est suffisante pour
exemple, ont ce système de récupération de chaleur des gaz d'échappement (EGHR) pour accélérer le réchauffement du liquide de refroidissement et permettre du même coup la réduction de la consommation de carburant et des émissions. Cette fonctionnalité permettra également
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Yves Racette
Enseignant spécialisé véhicule hybride et électrique. Certifié SAE Diagnostic HEV avancé. yves@yracette.com www.lautomobile.ca
Ici et maintenant
LE BONHEUR D’ÊTRE LE GARAGE DU COIN ET UN PEU PLUS
François Bergeron à Saint-Ferréol-les-Neiges par Mark Cardwell
François Bergeron raconte que dans sa jeunesse il avait peu d’intérêt dans les sports comme le hockey, le baseball ou encore le ski alpin, lui qui a pourtant grandi dans le petit village de SaintFerréol-les-Neiges à 50 km au nord-est de Québec, tout près du Mont Sainte-Anne. Deux choses l’allumaient: les moteurs et la vitesse. « J’étais fou pour tout ce qui avait un moteur et plus c’était rapide et mieux c’était», raconte François Bergeron, maintenant âgé de 36 ans. Selon les saisons, il filait à toute allure dans la belle région de Charlevoix en motoneige, VTT, motocross, voiture ou camion. Tous ses bolides, il les a bricolés et réparés dans
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le garage de ses amis ou encore à l’arrière de la station-service BP de son grand-père maternel, reconvertie en quincaillerie par l’un de ses oncles. À côté, un autre oncle, Daniel Lachance, a eu un atelier de carrosserie pendant 35 ans. François a peint sa première voiture à cet endroit, une Honda Civic Si achetée à 15 ans avec son propre argent avant même d’avoir son permis de conduire. La couleur? Argent Mercedes. Il la modifie avec des pièces trouvées dans des catalogues ou sur Internet. Il change le moteur de la Si pour un moteur Acura de 185 cv qu’il pousse à 600 chevaux. « J’étais le gars le plus chanceux que je connais-
sais », se rappelle-t-il, lui qui a été élevé par sa mère seule, après le décès de son père à 30 ans. Mécanicien expérimenté, il a vécu son amour de la mécanique et de la vitesse pendant dix ans à Québec dans son propre atelier de performance. Il est retourné tout récemment à ses racines à Saint-Ferréol en amenant avec lui sa passion automobile. Il y a trois ans, il a acheté le vieux garage de son grand-père et y a investi plus d’un demi-million de dollars pour en faire son garage de rêve. Le garage, rebaptisé Performance Québec, offre tout ce qu’il faut : vérins, boites à outils, tour à métal, une fraiseuse, deux scies à métal, un appareil de diagnostic Snap-on, un démontepneu et une soudeuse TIG. Pour s’occuper des voitures, il a cinq postes de travail : deux sont réservés aux réparations mécaniques puis un entrepôt, un lave-auto et le seul dynojet de ce type dans la région. François Bergeron nous explique que la majorité de son travail consiste en des réparations générales et de l’entretien de voitures de la famille, des amis et des résidents de SaintFerréol-les-Neiges, situé tout à côté de la station de ski de Mont-Sainte-Anne. Les skieurs de fond qui se rendent au centre de ski de fond passent devant le garage Performance. Ceci dit, une bonne partie de l’horaire de François Bergeron est investi dans les chevaux et couple. Selon lui, 30 % de son chiffre d’affaires lui vient de la partie performance de son garage pour des clients de différents coins de l’est du Canada et du nord-est américain. Les clients viennent de partout pour vérifier, ajuster ou optimiser leur Mustang, Camaro ou autre bolide suralimenté ou turbocompressé.
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« La voiture la plus cool que j’ai eue à mon garage? Une Corvette Z06 » raconte-t-il, lui qui a rencontré ses clients aux voitures de haute performance lors de nombreux événements à travers le Québec et l’Ontario. Il est souvent revenu avec les plus grands honneurs et trophées grâce à ses voitures de courses de rues qu’il fabriquait et conduisait bien avant que les films de la série Rapides et dangereux les mettent à la mode. C’était également l’époque où les forces policières fermaient les yeux sur les courses illégales. Quelques concessionnaires de Québec comme Ford, GM, Chrysler et BMW font appel à ses services également quand vient le temps de muscler certaines voitures. Il connaît bien le réseau des concessionnaires de la région car il porte également la casquette de distributeur régional de pièces d’auto de performance de la compagnie Johnson Research & Performance ou si vous préférez JRP. Comment a-t-il décroché cet emploi? Par pur hasard. Il avait 22 ans et s’était blessé à une main en travaillant chez Max Auto Sports, un garage de performance, tout de suite après ses études en mécanique. « J’ai travaillé deux mois au service à la clientèle au comptoir. J’étais tellement bon que mon boss ne voulait pas que je retourne dans l’atelier. » Mais il y a un hic, la paperasse. Il se fatigue rapidement de toutes les complications et frustrations liées à la recherche et la commande des pièces pour moteurs, suspensions, freins et jantes à une époque où tout était encore sur support papier. « C’était compliqué », raconte François Bergeron qui décide de démissionner. Il travaille un an dans un garage spécialisé en pneus puis retourne chez Max Auto Sports qui entre temps a été acheté par JRP. On le nomme alors distributeur régional pour tout l’Est du Canada. Il y restera les six années suivantes. Malgré un très bon salaire, le temps et les opportunités qui se présentent pour vivre à plein son amour des voitures de haute performance, il s’ennuie de ne pas se salir les mains dans l’atelier. En 2006, il quitte son emploi et fonde Performance Québec dans le parc industriel de la capitale. Il emploie alors quatre mécaniciens à temps plein et deux spécialistes de la haute performance qu’il pouvait appeler en renfort quand le garage avait trop de travail venant des concessionnaires et des clients privés. François Bergeron mène sa nouvelle barque avec la même énergie, attitude et discipline qu’il met à chaque fois qu’il ouvre un capot. « J’ai la passion des moteurs, qu’ils soient stock ou de haute performance. J’ai toujours travaillé
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fort comme tout le monde dans ma famille. J’aime les choses bien faites et le bonheur de mes clients. » En 2013, l’envie de retourner dans son coin le ramène à Saint-Ferréol avec son atelier sous le bras. « Les affaires étaient bonnes mais le stress de tout gérer et le fait que je ne travaillais pas beaucoup dans le garage ne me satisfaisait pas. À la même époque, ma femme est tombée enceinte. J’ai décidé alors de retourner à la maison où tout avait commencé. » Trois ans plus tard, François Bergeron n’a aucun regret. En jeans, la cigarette, le café, il répond au téléphone tout en commandant des pièces sur l’un ou l’autre des deux écrans d’ordinateur de son bureau encombré, tout juste à côté de son atelier où il savoure le fait de travailler tout seul, à son rythme et sur toutes sortes de voitures. « J’ai beaucoup moins de stress dans ma vie maintenant » explique-t-il lui qui est pourtant un papa monoparental d’un garçon de trois ans qui démontre déjà un intérêt pour les voitures et les moteurs. « Je continue d’aimer faire de la haute performance mais j’aime tout autant sinon plus la mécanique générale parce qu’on y vit moins de stress et de pression. » « Ce que j’aime le plus c’est de mettre mon talent et mes connaissances au service des gens. » o
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Avis d’expert
AJUSTEZ LA SONORITÉ
DE VOTRE SYSTÈME D’ÉCHAPPEMENT GRÂCE À ROUSH La sonorité de son bolide est essentielle pour l’amateur de conduite sportive. Une voiture de performance ne livre pas la marchandise si les tuyaux d’échappement ne laissent pas échapper une musique digne de la mécanique boulonnée sous le capot. Les constructeurs automobiles l’ont compris de nouveau en faisant appel à la magie de l’électronique. À la simple pression d’un bouton dans l’habitacle, votre voiture peut carrément changer de caractère, passant d’une sportive tranquille à quelque chose de plus brutal. Et le progrès ne s’arrête pas là puisque les ingénieurs font dorénavant appel au système audio à l’intérieur des véhicules pour optimiser la sonorité de leurs créations à pistons.
L’apport de Roush
Vous ne serez donc pas trop étonnés d’apprendre que l’industrie de la pièce de performance s’intéresse aussi à cette demande. En fait, le nom Roush a beau être associé au monde de la course automobile et de la performance, il est presque permis de le placer au même niveau que les constructeurs spécialisés. Après tout, il est possible d’acheter des véhicules Roush, ceuxci ayant toutefois pris naissance chez Ford. Pour les propriétaires de produits Ford, la compagnie Roush constitue une pépinière de pièces de performance pour la Ford Mustang, bien que la camionnette de Série F fasse également partie de l’éventail d’expertise de Roush, sans oublier la Focus et la Taurus SHO.
Un système d’échappement actif
Le Pony car de Dearborn est sans contredit l’une des voitures les plus faciles à modifier à l’échelle planétaire. L’industrie de la performance offre des milliers de possibilités à l’amateur qui recherche une injection d’adrénaline à son étalon. La compagnie Roush l’a compris. Sa vaste www.lautomobile.ca
gamme de pièces le prouve. L’une des plus récentes additions à cette liste est ce système d’échappement actif qui permet de modifier la sonorité de l’une ou l’autre des versions de la Mustang GT munies du moteur V8 de 5,0 litres.
Différents modes
l’ouverture de la soupape selon la vitesse, le régime moteur et la position de la pédale de droite simplement en manipulant l’écran tactile de son téléphone ou de sa tablette.
«
Au même titre qu’un système audio qui modifie les paramètres d’écoute, le système élaboré par Roush autorise quatre niveaux sonores, soit Touring, Sport, Track et Custom. Sans surprise, le mode Touring garde la soupape complètement fermée, ce qui réduit au minimum la sonorité de la voiture, parfait pour demeurer incognito dans la circulation. Le mode Sport est, comme son nom l’indique, plus permissif lorsque le pied droit en redemande. En effet, si la pédale d’accélération est enfoncée, le système d’échappement devient plus expressif, mais en situation de conduite
Comment ça fonctionne
Le logiciel est assez simple, ce dernier proposant un graphique qui illustre la vitesse sur l’axe vertical et la position de la pédale d’accélération sur l’axe horizontal.
»
Déjà, à sa sortie d’usine, cet engin émet une mélodie capable de terroriser n’importe quel quartier résidentiel mais il est possible de faire mieux si on se fie à Roush.
La coloration rouge indique que la soupape du silencieux est complètement ouverte, tandis que le blanc est la couleur à adopter pour une conduite plus tranquille.
Le prix à payer
plus reposée, la voiture se fait plus discrète. Quant au mode Track, il est tout indiqué pour une utilisation sur un circuit fermé, la soupape de l’échappement étant constamment ouverte. Puis, il y a le mode Custom qui permet à l’utilisateur de concocter SA sonorité idéale. En effet, à l’aide d’une application iOS téléchargée sur un appareil intelligent, le propriétaire de Ford Mustang peut ajuster
Pour avoir accès à ce gadget musical, il faut toutefois accepter de payer une jolie somme, le système complet étant affiché à 2 689,99 $ américains sur le site Web de Roush. Etcontrairement à un système conventionnel, il faut s’assurer, lors de l’installation de ce dernier, de bien brancher le dispositif aux différents capteurs de la Ford Mustang GT. o
Vincent Aubé
Chroniqueur technologie vincent_aube@ videotron.ca
novembre décembre 2016 / L’automobile 23
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Ici et maintenant
Portrait d’un couple
DE MILLÉNIAUX
Les milléniaux, ces jeunes nés entre 1980 et 2000, sont dépeints dans les médias comme des individus connectés, éduqués, indignés, avec leur propre vision du monde, mais surtout, comme ayant une certaine aversion pour le travail manuel… et pourtant. L’automobile vous présente un couple de jeunes mécaniciens, Camille Proulx et Sébastien Provost, âgés de 24 ans tous les deux, qui confrontent les idées reçues que nous nous faisons de cette génération. par Marc-André Gauthier
Camille « Mon père a toujours voulu avoir un petit garçon, mais ça n’a pas fonctionné comme ça, ce qui fait que je me suis rapidement passionnée pour les voitures » raconte Camille, quant à l’origine de sa passion pour la chose automobile. « Mon père est propriétaire de deux voitures anciennes, remontées pendant ma jeunesse […] Dès que j’ai été haute comme trois pommes, j’étais dans le garage. » D’ailleurs, l’une de ces deux voitures, une Chevrolet Monte Carlo 1970, a été terminée le jour de son bal des finissants du secondaire. « À 16h, on installait le scoop sur le hood, on vissait les derniers boulons, et à 18h, on embarquait et on allait me reconduire à mon bal des finissants. » Le secondaire derrière elle, Camille a rapidement réalisé qu’elle devait se diriger vers sa passion, la mécanique. « C’était, dit-elle, la seule chose que je connaissais véritablement. Je n’aimais pas l’école, il fallait que je fasse un DEP. J’ai tenté ma chance et j’ai été acceptée. » Elle suivit son DEP au Centre de compétences Rive-Sud, dans la ville de La Prairie, pendant lequel, d’ailleurs, elle a rencontré son amoureux, Sébastien. De fil en aiguille, elle en vient à travailler comme aviseure technique dans un centre de pièces, où elle développa une sympathie pour les gens forcés de payer des réparations dispendieuses. Aujourd’hui, elle travaille comme commis aux pièces dans un garage. PinUp amateure, trésorière de l’association Ladies on Wheels, un club de « filles amatrices de chars », la jeune femme qui pense à fonder une famille rêve de travailler à son compte, faisant de la mécanique chez elle. « Mon but c’est de juste travailler à la maison, ça serait parfait ».
Sébastien « Ça m’est venu par cause à effet. Mes parents ne tripaient pas sur les chars. Mon père tripait sur les chars comme un gars normal tripe sur les chars. Moi j’ai toujours tripé sur les chars. J’avais une gardienne qui me promenait en poussette et me demandait les marques de chars. […] du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours tripé sur les chars. » Sébastien décrit ainsi l’origine de sa passion pour les voitures. Une fois le secondaire terminé, il n’a pas hésité longtemps. « J’ai toujours aimé les chars, et j’étais habile en travail manuel. J’ai fait 1 + 2 = 3, et tout de suite après mon secondaire 5, j’ai été faire mon DEP » dit-il. DEP, qui lui aura permis de rencontrer l’amour ! « Pendant mon cours, j’ai rencontré ma copine. J’aime dire que je suis sorti de là avec une blonde et un diplôme. Sept ans plus tard, je suis toujours aussi heureux ». Impliqué au sein de l’Association canadienne des propriétaires de véhicules Mopar, sa copine et lui partagent leur passion pour la voiture ancienne en parcourant les expositions du Québec, l’été. Aujourd’hui, il travaille dans un garage de Varennes. « Présentement, je suis très bien où je suis. Je ne sens pas la routine peser sur moi. » Mais, dit-il, « je ne me cacherai pas, j’aimerais lancer ma business spécialisée dans ce que je connais. Je suis trop bonasse, je me ferais avoir, mais Camille est là ». Il dit vouloir se laisser quelques années avant de se lancer en affaires. o
Amoureux, animés des mêmes passions, tournés vers le futur, ce couple heureux avec 7 ans de vie commune représente bien, au fond, sa génération. Curieux, avides d’acquérir de nouvelles connaissances, ils rêvent tous deux de travailler à leur compte, d’être leur propre patron, d’être entrepreneurs. www.lautomobile.ca
novembre décembre 2016 / L’automobile 25
La gestion d’atelier
Logiciels de gestion
L’IMPORTANCE de la formation Même équipé des meilleurs outils informatiques; rien ne remplace le fait que les employés doivent profiter d’une formation de base plus qu’adéquate. On peut avoir la meilleure voiture qui soit, il faut savoir conduire pour en profiter. Quel que soit le domaine dans lequel on évolue, nos meilleurs outils sont nos connaissances. Elles nous permettent d’effectuer notre travail avec professionnalisme.
Disponibilité illimitée
Les écoles de formation
Les institutions d’enseignement cherchent à se maintenir à jour dans la formation des logiciels. Parfois un coup de main leur facilite la vie et le budget. Ainsi, tout récemment, BASF remettait à l’ÉMEMM (École des Métiers de l’Équipement Motorisé de Montréal) quatre exemplaires de son logiciel de peinture SmartTRAK. Certaines entreprises œuvrant dans le domaine du développement de logiciels de gestion de commerce offrent gratuitement, à
«
On ne doit jamais sous-estimer l’importance de la formation. Une entreprise de service qui se soucie de la réussite de ses clients-doit mettre à la disposition de ceux-ci des outils de formation faciles à trouver et à comprendre. Internet regorge de ces outils. Et, comble de joie pour l’utilisateur, ils sont, plus souvent qu’autrement, disponibles 24 heures par jour, 365 jours par année. La frénésie de la vie d’aujourd’hui nous entraine bien malgré nous vers des horaires parfois peu pratiques. Dans le cas qui nous occupe - l’informatique - certains outils de formation comme les vidéos expliquent le fonctionnement d’un logiciel mais aussi comment tirer profit de ses nombreuses fonctionnalités. Plus un outil de formation contient d’exemples, et plus la matière sera assimilée rapidement. Ne nous gênons donc pas pour en donner! Équiper les garagistes avec les plus récentes technologies demande des outils simples, efficaces et intuitifs.
Tous l’ont compris : Internet partout!
celles-ci sont accessibles sur tout ordinateur branché sur Internet. Il s’agit d’une solution que NAPA présente pour répondre aux besoins de son réseau.
Certaines entreprises comme NAPA Excellence ont un centre de formation en ligne qui offre plusieurs centaines de formations techniques et de gestion, de première qualité, intégrant les plus récentes technologies, et
Équiper la relève avec de bons outils pour la former est primordial, ces étudiants sont nos futurs mécaniciens.
»
tout enseignant en mécanique automobile ou en vente et gestion de pièces qui en fait la demande, leurs logiciels pour des fins pédagogiques. Les étudiants sont formés à leur métier avec des outils tout récents : la facturation, la commande de pièces, la prise de rendez-vous, la profitabilité des baies de service, des techniciens, et j’en passe.
26 L’automobile / novembre décembre 2016
Loin du cœur mais près des yeux
On ne peut passer sous silence la barrière à l’apprentissage que représente la distance. Plus la distance physique est grande et plus les frais de déplacement augmentent. Logique. La formation à distance prend alors tout son sens. Elle permet à n’importe qui, n’importe où, d’accéder à l’apprentissage nécessaire en quelques secondes et de maximiser le temps précieux que l’entrepreneur décide d’y investir. Sans aucuns frais, nous sommes en mesure aujourd’hui de former des utilisateurs venant de régions aussi éloignées que le Nunavut et le Yukon. o
Une raison supplémentaire
Les signaux d’alarme reliés à la baisse de main-d’œuvre qualifiée dans le domaine automobile sonnent depuis un bon bout de temps. Avec plusieurs années de suite de ventes records de nouvelles voitures, le nombre de techniciens nécessaires ira aussi en augmentant. Il n’y a plus d'emplois permanents. En vous souciant du niveau de compétence de vos employés par de la formation adéquate, ils restent à jour dans leur spécialité et sont donc de meilleurs candidats s’ils devaient se recaser ailleurs pour une raison ou une autre. Une meilleure disponibilité d’esprit dans le tourbillon du quotidien.
Karole Lauzier
karole.lauzier@vlcom.com VP Marketing – VL Communications
www.lautomobile.ca
En bref
L’AUTOMOBILE EN CHIFFRES
1 300
Selon une analyse récente de l’IIHS (Insurance Institute for Highway Safety) les photomètres placés aux feux rouges de 79 grandes villes américaines auraient permis de sauver près de 1 300 vies en 2014.
Source : PRNewswire
1 000 $ US
Ce que coûtera d’ici Noël un kit provenant d’une compagnie en démarrage de San Francisco pour transformer certaines voitures en véhicules autonomes. Direction électronique assistée et contrôle de stabilité nécessaires comme sur l’Acura ILX 2016/2017 équipée du système d’assistance de maintien de trajectoire. Source : semiengineering.com
700
Une étude de l’université Queen Mary de Londres a mesuré le nombre moyen de bactéries dans une voiture. Difficile de croire que l’on roule avec plus de 700 sortes de bibittes microscopiques. Source : Ziebart
8%
Suivez-nous sur
Un membre du CAA-Québec sur 12 affirme faire du covoiturage. Source : CAA-Québec
14 MILLIARDS $ US
D’ici la fin de 2016, les analystes de la firme ResearchandMarkets.com évaluent que les revenus reliés à la connectivité embarquée dans les autos comme les systèmes d’infodivertissement, navigation, gestion de flottes, diagnostics à distance, les services d’assistance à distance, la sécurité proactive, l’utilisation mesurée par les assurances, la gestion du trafic et la semiautonomie des voitures générera 14 milliards de revenus. Source : Research and Markets
9 secondes
Total Canada
Le temps que prend la nouvelle machine de Esys, le AutoW8T, pour balancer une roue en lui installant des collants spéciaux produits par 3M et qui remplacent les bons vieux « plombs » ou pesées de roue.
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Pour un moteur plus jeune, plus longtemps
Source : 3M sur Youtube
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novembre décembre 2016 / L’automobile 27
En bref
Produits du mois Chargeur pour téléphone
Toujours pratique à avoir avec soi quand on a oublié de recharger son téléphone la veille. Ce modèle permet de recharger son cellulaire trois fois. Il offre deux ports USB pour dépanner un collègue ou client en même temps. L’indicateur de charge comporte quatre lumières par tranche de 25 % de charge. Puissance de 6 000 MAH. Il peut rester chargé pendant six mois. www.rayovac.com
Nouveaux filtres ACDelco
ACDelco ajoute 31 nouveaux numéros de référence pour ses filtres de cabine Professional couvrant plus de cinq millions de véhicules sur les routes. Ces nouveaux numéros de référence couvrent des manufacturiers comme BMW, Chrysler, Fiat, Ford, Hyundai, Infiniti, Jaguar, Kia, Land Rover, Lexus, Mercedes, Nissan, Volvo et plus. La qualité de l’air est souvent pire à l’intérieur d’un véhicule qu’à l’extérieur. Souvent les consommateurs ne savent pas que ces filtres existent ou à quoi ils servent. Ils n’en font donc pas la vérification ou le remplacement. Leur conception à trois couches de filtres permet d’emmagasiner plus d’allergènes. Le produit est couvert par une garantie limitée d’un an ou 20 000 km. acdelcocanada.com
Kit de nettoyage pour convertisseur catalytique
Mise à jour logiciel de diagnostic
OTC vient d’annoncer des mises à jour pour son logiciel de diagnostic Encore offrant plus d’informations sur les véhicules et couvrant une plus grande gamme de voitures. La mise à jour Bravo 2.7 offre plus aux techniciens, ajoutant plus de tests tout en rendant l’outil plus rapide et précis. Parmi les points forts : mises à jour du système de surveillance de la pression des pneus (TPMS) et améliorations de diagnostics pour différents problèmes rencontrés chez des manufacturiers comme Ford, Chrysler et Toyota. Au total, cette nouvelle version couvre 642 nouveaux systèmes et 2 314 combinaisons de nouveaux véhicules et contrôles électroniques (ECU) www.otctools.com/products/otc-encore
Nouveaux filtres Purolator
Purolator ajoute 16 nouveaux numéros à son catalogue de produits de filtration question d’étendre sa couverture de l’industrie à plus de 6,9 millions de véhicules sur nos routes. La compagnie a ajouté 11 nouveaux numéros de pièces à catégorie rafraichie de produits maison incluant cinq cartouches de filtres à l’huile, trois filtres à air et trois filtres de cabine. De plus, cinq nouveaux numéros ont été ajoutés à sa ligne de produits professionnels PurolatorTech dont quatre cartouches de filtres à l’huile et un filtre à l’huile rotatif. www.pureoil.com
Penray présente un kit de nettoyage pour convertisseur catalytique approuvé par l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA). Le kit 2901 s’adresse aux voitures à essence et aux camions légers. Selon Penray, il s’agirait du premier kit du genre disponible dans le marché secondaire et le seul reconnu par l’EPA. L’ensemble en deux étapes enlève les contaminants ce qui permet de réduire les émissions d’au moins 50 % et prévenir une récurrence d’erreur de code. Le kit vient avec le Total Fuel System Cleaner no 2216 en complément de travail de nettoyage. 28 L’automobile / novembre décembre 2016
Nouveaux filtres Bosch
Bosch n’est pas en reste du côté du marché de la filtration en lançant un filtre à air HEPA Premium pour cabine dont les 58 unités de gestion des stocks (SKU) couvrent 110 millions de véhicules en usage au Canada et aux États-Unis. Le filtre permet de protéger de particules de poussières plus petites, d’allergènes, de gaz dangereux et de bactéries. Les filtres Bosch HEPA Premium Cabin Air Filters incluent une construction à triple couche. Bosch recommande de changer le filtre de la cabine à tous les 20 000 km. ou selon l’intervalle de changement suggéré par le manufacturier. www.boschautoparts.com
Entrainement pour hybrides branchables
GKN Driveline vient de développer un système d’entrainement électrique pour voiture hybrides branchables qui aide les manufacturiers à incorporer un système de propulsion électrique dans leurs voitures existantes. Ceci élimine l’intégration de diverses pièces provenant de distributeurs différents et offre une expérience hybride supérieure aux consommateurs. Ce système fera partie du lancement d’une nouvelle plateforme générale d’un manufacturier européen dont le nom n’a pas été encore divulgué. www.lautomobile.ca
9,5 litres - On a le droit de rêver
Summit Racing Equipment offre maintenant le Hardcore Horsepower 582 Big Block Chevy Parts Combos. Construit par Mike Petralia de Hardcore Horsepower and Dyno, le moteur de 582 pouces cube, ou si vous préférez 9,5 litres, génère 805 chevaux à 6 200 tours/min- et offre 741 pied-livre de couple à 4 700 tours/ min. L’installation et les modifications proposées pour ce moteur pourraient ne pas être légales dans certains coins de l’Amérique du nord. À vérifier avant de commander.
Freins à portée de main - Catalogue
Tenneco publie cet automne un nouveau catalogue de freins Monroe répertoriant des centaines de nouvelles pièces pour des millions de voitures de plaisance et véhicules commerciaux. Le catalogue inclut en plus 184 ensembles Premium Monroe ProSolution et les plaquettes de freins Ultra-Premium Monroe Total Solution. Les plaquettes Total Solution sont offertes avec la garantie à vie limitée Tenneco Sécurité-Sonorité d’essai gratuit de 90 jours sans risques.
Diagnostic par image thermique
L’outil de diagnostic par imagerie thermique (Diagnostic Thermal Imager EETH300) utilise la technologie à infrarouge pour transformer la chaleur en lumière visible. Ceci permet de découvrir les problèmes partout sur un véhicule, que ce soit les freins, chaufferettes, le moteur et moteurs électrique et les roulements à billes. La technologie d’imagerie par infrarouge permet de suivre à la trace la chaleur produite par des problèmes incluant l’usure des roulements à billes, la friction, la chaleur des freins, ratés du moteur, ou encore, la circulation des différents fluides. L’outil comprend une batterie rechargeable ion-lithium bonne pour quatre heures à la fois. www.diagnostics.snapon.com/thermal
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Site web de L’automobile
Vous désirez suivre l’actualité du marché secondaire ? Vous cherchez une ancienne édition du magazine L’automobile ? Les événements à ne pas manquer ? Le site Web du magazine L’automobile est votre référence. Vous pourrez facilement naviguer et consulter en ligne l’édition la plus récente, visiter les archives, lire l’actualité et mettre les événements de l’industrie à votre agenda. Pourquoi ne pas profiter de votre passage sur le site pour répondre à la question de la semaine ? Mettez dans vos favoris le www.lautomobile.ca
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novembre décembre 2016 / L’automobile 29
Mot de la fin
VERTITUDE! Quand on a passé plus de 35 ans dans le monde de l’automobile, on a eu le temps de se faire une petite idée au sujet des véhicules hybrides et électriques. Au début de l’automobile, électricité et pétrole étaient sur un pied d’égalité. Pas de pompes et pas de bornes. À preuve, Martha Benz, la femme de l’inventeur Karl Benz, fut la première à faire une randonnée en voiture assez longue pour avoir à faire le plein : et c’est dans des pharmacies qu’elle fut obligée de se procurer de la benzine. Alors que l’électricité était déjà disponible un peu partout. Peu d’entre vous se rappellent que c’est un véhicule électrique qui a passé le premier le cap des 100 km/h sur la planète. C’était en 1899 ! Mais le pétrole, plus facile à utiliser et à stocker, a finalement gagné la course. Par la suite, les expériences avec des voitures électriques sont devenues presque risibles. Ma première rencontre avec un véhicule électrique se produisit dans les années 80 chez Ford à leur centre d’essais du Michigan, dans un Ranger farci de batteries et dont l’autonomie se résumait à un nombre limité de tours de la piste d’essais. Son autonomie avait été assez courte d’ailleurs.
Vœu pieux
L’objectif fixé il y a un an par le Gouvernement du Québec concernant le contingentement des véhicules électriques vendus dans la province - un seuil de 15,5% des ventes à atteindre d’ici 2025 - tient du vœu pieux et de la mesure dont on se gargarise pour montrer sa vertitude ! La Californie, qui mène la parade en matière d’environnement depuis des décennies, a eu de culot d’imposer des quotas : mais elle
«
Même course, différents carburants
Les études se sont poursuivies et tout a pris de l’ampleur avec les menaces de désastres écologiques à l’horizon. Depuis 20 ans, les Insight, Prius et autres prototypes qu’on développait ici et là ont acquis une très faible part du marché. La vague de LEAF, i-MiEV, Tesla et autres BMW représentent un pas de plus mais on assiste maintenant à la même course qu’il y a cent ans dans le cas du pétrole : rendre la ressource disponible partout. Même au Québec, pays de l’or bleu qui se fait le champion des réseaux en alimentation, il faudrait des milliers de bornes pour penser faire jeu égal avec le pétrole qui demeure disponible même dans les coins les plus reculés.
»
Qu’attendons-nous pour avoir une mini ligne de montage pour assembler nos propres véhicules, quitte à ce qu’ils soient confinés à un réseau routier plus restreint, un peu comme les scooters.
représente le plus important marché automobile en Amérique du nord. La Nouvelle-Angleterre a fait de même dans un marché où l’environnement est un défi perpétuel, allant jusqu’à acheter une bonne partie de son électricité chez nous. Le Québec est un marché peu significatif que les manufacturiers ne considèrent pas comme prioritaire et qui aura droit aux miettes qui tomberont de la table.
Et pourtant
Nous avons tout ce qu’il faut pour combler nos aspirations environnementales à moyen terme. Nous produisons ici même les composantes de base - aluminium, plastiques, acier - pour assembler des véhicules. Nous possédons une expertise certaine en moteurs et batteries : rappelons le moteurroue TM4 de Pierre Couture qu’on a laissé tombé sans trop comprendre et le projet de batteries qu’on a bradé pour une bouchée de pain à des intérêts européens. C’est d’ailleurs à Berlin que j’ai conduit un prototype
30 L’automobile / novembre décembre 2016
Peugeot équipé de ces composantes : les ingénieurs se pétaient les bretelles et ne tarissaient pas d’éloges au sujet du moteurroue, descendant direct du nôtre. Prenons pour acquis que tous les véhicules qui doivent revenir à une base de recharge le soir venu - municipalités, grandes entreprises, utilisateurs urbains - et qui parcourent moins de 100 km par jour pourraient être alimentés par nos centrales
au lieu du mazout importé. Dès le départ, il en faudrait plus de dix mille, soit environ le nombre qui circule actuellement sur nos routes. Avec le réseau qui se développe, les consommateurs seront attirés davantage par ce type de véhicule : rappelons encore une fois que la hantise qui persiste pour un automobiliste est l’autonomie et la peur de tomber en panne de… carburant. Pour le moment, la locomotion électrique est surtout un phénomène urbain. L’électricité a un siècle de retard sur le pétrole : il faudra le combler par un développement que nous pouvons prendre en main au lieu d’attendre les manufacturiers automobiles. o
Michel Poirier-Defoy Rédacteur sénior
mpoirierdefoy@lautomobile.ca
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Choisissez le bon filtre à huile.
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