Travailler avec les grossistes
Société canadienne des postes-Envois de publications canadiennes • Contrat de vente no. 40063170
Les enjeux de l’heure
Z Bannières et franchises : des avantages et des défis
Z Essuie-glaces : pour un pare-brise sans stries juillet-août 2017
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©2017 Federal-Mogul Motorparts LLC. Toutes les marques déposées appartiennent à Federal-Mogul LLC NTÌĕÌTMDÌNTÌOKTRHDTQRÌCDÌRDRÌͷÌKH@KDRÌC@MRÌTMÌNTÌOKTRHDTQRÌO@XR
Vol. 78, no 4 juillet-août 2017
À LA UNE
10 à 13 Travailler avec les grossistes Les enjeux de l’heure Dans un marché secondaire soumis à une croissance technologique accélérée, travailler avec les grossistes requiert plus que jamais une nouvelle approche afin de favoriser une relation gagnant-gagnant.
AUSSI DANS CE NUMÉRO
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17 à 20 Bannières et franchises Des modèles d’affaires qui offrent des avantages, mais aussi des défis ! Vous songez à adopter une bannière ou à en changer ? Vous rêvez d’exploiter une franchise. Sachez bien vous informer d’abord.
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AVIS D’EXPERTS Jean-François Guay C’est la loi : La peine pour avoir falsifié des odomètres ?............................ 9 Ghislain Roy Dispositif d’aide à la conduite ............15 Yves Racette Environnement : Les voitures autonomes et leur incidence sur les ateliers de réparation ........................ 23 Karole Lauzier La gestion d’atelier : Savoir et compétence L’importance de la formation continue en atelier ...................................26
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24 à 25 Les balais d’essuie-glaces… Visibilité et sécurité d’abord Les balais d’essuie-glaces ont la réputation d’être faciles à changer, leur remplacement pouvant même être effectué à la maison. Toutefois, l’intervention d’un technicien est recommandée pour plusieurs raisons.
SECTIONS Mot de la rédactrice..................................... 5 Ici et maintenant Nouvelles de l’industrie..............................6 En bref L’automobile en chiffres ...........................27 Produits du mois.......................................... 28 Mot de la fin .................................................. 30
juillet-août 2017 / L’automobile
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Rédactrice en chef Nathalie Savaria nathalie@newcom.ca Rédacteur sénior Michel Poirier-Defoy mpoirierdefoy@lautomobile.ca Chroniqueurs réguliers Vincent Aubé, Jean-François Guay, Karole Lauzier, Élisabeth Poirier-Defoy, Yves Racette, Ghislain Roy, Louis-Philippe Dubé Collaborateurs invités Marc Beauchamp, Marc-André Gauthier Rédacteur conseil Steve Bouchard • 514 917-1893 steve@newcom.ca Directrice artistique Anita Balgobin • anita@newcom.ca Directrice générale, division automobile et ventes nationales Kathryn Swan • 416 510-5221 kathryn@newcom.ca Directeur des ventes au Québec et Est du Canada Denis Arsenault • 514 947-7228 denis@newcom.ca Ventes nationales Juan Diez • 416 510-5203 juan@newcom.ca Production publicitaire, imprimée et numérique Alicia Lerma • alicia@newcom.ca Directeur du pelliculage Phyllis Wright • 416 510-6786 pwright@annexnewcom.ca Directrice du tirage Lilianna Kantor • 416 614-5815 lily@newcom.ca
Vice-présidente des opérations : Melissa Summerfield Président : Joe Glionna Président du conseil : Jim Glionna Cette revue est publiée sur une base bimestrielle par le Groupe automobile. Newcom Business Media, 6450, rue Notre-Dame Ouest, bureau 100, Montréal, QC H4C 1V4. L’automobile s’adresse à tous les secteurs du marché québécois de l’automobile: concessionnaires, garages et ateliers de réparations, stations-service, ateliers de mécanique, pièces de remplacement, grossistes, sous-traitants, agents manufacturiers. À l’attention de Postes Canada: Courrier Catégorie Publication, enregistrement n° PP40063170. ISSN 1711-7526. Veuillez faire parvenir les exemplaires non livrables au Canada à: Département du tirage, à L’automobile, 80 Valleybrook Dr, Toronto, ON M3B 2S9. Retour postal garanti. Dépôt légal, Bibliothèque nationale du Québec. Abonnement: Canada (incluant TPS): 1 an 29,95 $; 2 ans: 48,95 $; États-Unis et autres pays: 1 an US 42,95 $ US. Prix par exemplaire : 10 $ (au Canada), 10,00 $ US. © Tous droits réservés. Aucune partie de cette revue ne peut être reproduite ou transmise sans la permission écrite et explicite du détenteur des droits d’auteur, et ce, sous quelque forme que ce soit, y compris par voie de photocopie ou d’enregistrement. Toute demande à cette fin peut être formulée auprès de L’automobile. Une autorisation écrite doit être obtenue par toute personne désirant conserver un extrait de cette publication à l’aide de quelque système de mémorisation que ce soit. De temps à autre, nous mettons notre liste d’envoi à la disposition de compagnies ou d’organisations dont les services peuvent être d’intérêt pour nos lecteurs. Si vous ne souhaitez pas que ces informations soient divulguées, veuillez nous contacter par téléphone au 1 800 668-2374, par télécopieur au 416 510-5148, par courriel à vmoore@annexnewcom.ca ou par la poste, au Directeur de la vie privée, Newcom Business Media, 80 Valleybrook Dr, Toronto, ON M3B 2S9.
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ISSN 1711-7526 (Imprimé)
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Bienvenue dans le nouveau marché secondaire ! On ne le dira jamais assez : dans un monde en transformation technologique accélérée, il faut savoir se remettre en question en permanence et ajouter de nouvelles connaissances sous peine d’être dépassé. Et, actuellement, le marché secondaire de l’automobile, comme la plupart des autres secteurs d’activités économiques, est touché de plein fouet par cette implacable réalité. Alors qu’un tsunami de pièces d’auto déferle aujourd’hui sur le marché de l’aprèsvente, observe André Gamelin, fondateur et président de Pièces d’Auto Super dans notre dossier principal consacré aux grossistes, les systèmes d’aide à la conduite se multiplient à un rythme soutenu, indique notre chroniqueur Ghislain Roy. Et ce n’est plus qu’une question de temps avant que les voitures sans conducteur sillonnent nos routes et entrent dans nos ateliers de mécanique, souligne Yves Racette dans sa chronique. Bref, il faut s’y préparer. Bob Greenwood, président et chef de la direction de l’Automotive Aftermarket E-Learning Centre, qui a également été interviewé dans le cadre de notre dossier principal, le dit clairement : « En raison de la croissance spectaculaire de la technologie des véhicules, les magasins de pièces d’auto et le technicien ne sont plus dans le "commerce". Il s’agit vraiment d’une "profession", car tout au sein de l’atelier relève de la "connaissance". » À ce propos, l’adhésion à une bannière, en plus de donner un pouvoir d’achat accru pour l’achat des pièces, peut offrir des avantages en matière de formation, de technologie et d’accès à des outils technologiques pour gérer l’atelier et d’outillage pour réparer les voitures d’aujourd’hui. Mais, prévient l’avocat Jean H. Gagnon dans notre article sur les bannières et les franchises, il « faut se connaître pour savoir si on peut fonctionner dans ce contexte-là. Il faut aller voir d’autres franchisés ou banniérés pour voir comment
ça fonctionne au sein du réseau – la culture, la vision, le soutien. » Il va même plus loin en ajoutant qu’il faut un plan d’affaires, des ressources financières ainsi que des capacités de gestionnaire si on veut réussir. En fait, au-delà des connaissances, des outils et de l’adhésion à une bannière, un changement de mentalité s’impose. Et ce changement, croit Bob Greenwood, passe par le développement et le maintien d’une culture d'apprentissage au sein de l’entreprise. Certes, je ne pense pas qu’on puisse imposer cette culture, mais on peut cependant la favoriser. Et souvent, c’est le dirigeant qui donne le ton en étant toujours à l’avantgarde des connaissances et en mettant en place des conditions d’apprentissage qui inspirent et mobilisent les employés, dont on ne soupçonne pas toujours la soif d’apprendre. Un tel changement de mentalité sera bénéfique pour l’ensemble de l’industrie. Et comme l’écrit Michel Poirier-Defoy dans son mot de la fin, un sursaut de créativité sera aussi nécessaire si le marché secondaire, du distributeur jusqu’à l’atelier indépendant, veut conserver ses acquis. Et cette créativité se traduit par de nouveaux produits, une offre de services améliorée et des stratégies innovantes afin de se démarquer auprès de la clientèle, toujours en quête de nouveautés et d’un service efficace et épatant. Je vous souhaite, chères lectrices et chers lecteurs, une bonne saison estivale ! Du soleil et de la détente à profusion !
Bonne lecture !
Rédactrice en chef Nathalie Savaria Vous pouvez me joindre à l’adresse suivante : nathalie@newcom.ca
juillet-août 2017 / L’automobile
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Ici et maintenant Nouvelles de l’industrie Uni-Sélect acquiert The Alliance Parts Uni-Sélect a acquis le deuxième plus grand distributeur indépendant de pièces automobiles au Royaume-Uni pour une somme de 256 M$ US dans un accord annoncé le 1er juin. La transaction est libre de dette et d’encaisse de trésorerie et devrait être conclue au troisième trimestre de cette année. Elle donne à Uni-Sélect sa première présence sur le marché britannique. Parts Alliance détient une part de marché d’environ 7 %, selon Uni-Sélect, et dessert plus de 23 000 clients dans 161 magasins corporatifs et 38 établissements affiliés au sein du réseau. Le distributeur compte près de 3 000 employés. Selon l’annonce d’Uni-Sélect, le marché secondaire de l’automobile au RoyaumeUni est estimé à 5,28 G$ US, ce qui en fait le quatrième en Europe.
NAPA Pièces d’auto de Longueuil dessert désormais les clients de Saint-Hubert UAP inc. a annoncé le 1er juin 2017 que son magasin NAPA Pièces d’auto de SaintHubert fusionne ses activités à celui de Longueuil. Cette décision a été prise afin d’offrir un service plus complet aux clients de Saint-Hubert et de Longueuil à partir d’un seul point de service. « D’une superficie de 13 500 pi2, notre magasin de Longueuil est l’un des magasins de notre réseau qui compte l’inventaire le plus complet avec plus de 2 M$ en stock. De plus, il vient tout juste d’être rénové selon notre nouveau concept de magasin au détail afin d’offrir un service de premier plan à notre clientèle dans un décor moderne et convivial », a expliqué Alain Primeau, viceprésident régional pour le Québec. Le magasin de Saint-Hubert a cessé ses activités le 1er juin. Tous les employés ont été mutés dans le magasin de Longueuil. À la suite de ce regroupement, le magasin de Longueuil compte 27 employés et 15 véhicules de livraison qui desservent un territoire de 150 km2. 6
L’automobile /juillet-août 2017
Wakefield investit dans le marché québécois Wakefield Canada, fabricant, marchand et distributeur de produits Castrol dans le marché canadien, a effectué récemment un investissement important dans ses installations d’entreposage et de distribution à Laval, au Québec. Le Québec constitue un marché stratégique d’importance au Canada. Castrol continue d’y dominer dans tous les réseaux de distribution à titre de marque d’huile moteur en première place au pays. De plus, Castrol détient au Québec une part de marché supérieure à celle de toutes les autres provinces canadiennes (étude Ipsos Reid, marché de l’aprèsvente, 2016). L’installation Wakefield Castrol de 1 395 m2, a été, dès le départ, une usine de mélange et un entrepôt. En mai 2017, Wakefield l’a hissée à un niveau supérieur en simplifiant son exploitation. L’installation bénéficie d’un emplacement idéal, compte 1 858 m2 de stationnement clôturé pour camions, un accès pour la charge et la décharge des produits en vrac, ainsi qu’un groupe de service aux clients pour le Québec et les Maritimes.
Tournoi de golf réussi pour l’AIA Québec
Le 1er juin dernier, sous une météo ensoleillée, plus d’une centaine de golfeurs ont participé au tournoi de golf de la Division du Québec de l’AIA Canada, au Club de Golf de l’Île de Montréal. Des prix de présence ainsi qu’un grand prix ont été remis aux participants issus de l’industrie et d’associations partenaires au cours du dîner de clôture. Tous les fonds recueillis lors de l’événe-
ment serviront à financer différents programmes et projets en développement par l’AIA de même que plusieurs bourses destinées aux finissants en mécanique et en carrosserie. Prochain rendez-vous à ne pas manquer : le Grand Forum AIA qui aura lieu le 21 septembre prochain à l’hôtel Best Western, à Drummondville.
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Nominations AIA Canada Dave Fifield, président de Wakefield Canada, a été nommé président du conseil d’administration de l’AIA Canada, lors de l’assemblée annuelle de l’association, tenue à Mississauga, le 16 mai 2017. À ses côtés au sein du conseil exécutif de l’AIA pour 2017-2018 figurent Brent Hesje de Fountain Tire (premier viceprésident), Jason Best de Spectra Premium (deuxième vice-président) ainsi que Doug Reevey d’Autotec Inc. (président sortant). Les nouveaux administrateurs de l’AIA Canada, élus pour trois ans, sont Steve Leal de Fix Auto, Rick Orser de 3M Automotive et Tony Del Vasto de Vast-Auto.
NAPA CMX UAP a annoncé la nomination de Manuel Furtado au sein de l’équipe NAPA CMAX (Peinture et produits de carrosserie) à titre de gérant de territoire pour les régions de l’est du Québec, de Montréal, y compris la Rive-Sud et la Rive-Nord, ainsi que pour la région d’Ottawa. M. Furtado travaille dans l’industrie de
la peinture et des produits de carrosserie depuis une dizaine d’années. Avant de se joindre à UAP, il a été représentant manufacturier pour Caruk & Associates Ltd., une agence de vente représentant notamment plusieurs produits distribués par NAPA. Il a également travaillé au développement des affaires, des comptes majeurs et à l’élaboration de stratégies de ventes chez Les Entrepôts A.B., un important distributeur de produits pour atelier de carrosserie au Québec.
Unimax Unimax a annoncé la nomination de Jeff Bullock au poste de directeur, développement des affaires pour le Canada anglais. Son bureau sera situé dans la région du Grand Toronto. Les fonctions de Jeff comprendront le développement de la bannière Point S et de l’Ontario et de l’Ouest canadien. Il sera également responsable du développement des relations d’affaires en vue d’accroître la présence d’Unimax dans le reste du Canada. Jeff Bullock compte plus de 25 ans d’expérience dans l’industrie. Parmi ses postes antérieurs, il a occupé pendant plus 20 ans celui de directeur des ventes
et des opérations chez Hankook Tire Canada en Ontario.
Uni-Sélect Uni-Sélect inc. a annoncé la nomination de Brent Windom au poste de président et chef de l’exploitation, Produits Automobiles Canada, à compter du 3 juillet 2017, de même que la retraite de Gary O’Connor, président et chef de l’exploitation, Produits Automobiles Canada, à la fin de l’année 2017. M. Windom cumule plus de 30 ans d’expérience. Au cours de sa carrière, il a occupé de nombreux postes de direction dont celui de président et chef de l’exploitation chez Uni-Select USA, Inc. Ses expériences précédentes incluent notamment celle de vice-président, Ventes et marketing chez Uni-Select USA, Inc., ainsi que celle de vice-président, Marketing et commercialisation chez MAWDI. Jusqu'à tout récemment, il occupait le poste de président et chef de la direction chez Auto Plus | Pep Boys, un distributeur américain de produits automobiles du marché secondaire.
Deux personnalités honorées par l’AIA Canada Le 16 mai dernier, les membres de l’AIA Canada ont eu l’occasion de rendre hommage au chef de file de l’industrie John Maslack, lauréat cette année du prestigieux prix pour Services éminents de l’AIA. John Maslack est le fondateur et le président de Maslack Supply, une entreprise qui privilégie depuis ses débuts le principe selon lequel le client est la personne la plus importante de l’entreprise. Grâce au leadership et à l’approche d’affaires innovatrice qu’il a mis en pratique au fil des ans, Maslack Supply est pour les fabricants une porte d’entrée dans le nord de l’Ontario pour la distribution de pièces de rechange d’automobile, de carrosserie, de poids lourds et de machinerie industrielle pour des utilisateurs finaux éloignés depuis 1959. www.lautomobile.ca
Les membres de l’A IA Canada ont également rendu hommage au lauréat du prix de Jeune leader de l’année 2017, Jason Best, vice-président sénior, marché secondaire, Industries Spectra Premium. Nommé Leader du marché secondaire de l’automobile par Babcox Publications en 2010 et en 2014, Jason a pris la parole lors de nombreux événements de l’industrie et des articles lui ont souvent été consacrés dans la presse spécialisée, notamment dans Aftermarket News. Sous sa direction, Industries Spectra Premium est passé d’une entreprise ayant une ligne de produits à une société estimée et recherchée offrant de multiples gammes de produits dans son portefeuille.
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Avis d’expert C’EST LA LOI
LA PEINE pour avoir falsifié des odomètres ? Certaines études tendent à démontrer qu'une part des véhicules d'occasion est vendue avec un odomètre trafiqué. Pour contrer cette pratique frauduleuse, plusieurs mesures contraignantes ont été mises en place par le gouvernement. Néanmoins, certains fraudeurs persistent et signent, puisque cette infraction est toujours l'une des plus en vogue après celle du vol de véhicule. Or, il ne faut pas croire que ce type de crime demeure impuni. La loi prévoit des sentences relativement sévères pour la falsification d’odomètre, comme en fait foi un accusé qui l'a appris à ses dépens.
Les faits L'accusé est aux prises avec des dettes de drogues et de jeux. Pour rembourser ses créanciers, il démarre une petite entreprise en achetant des véhicules usagés pour les revendre. Pour augmenter ses profits, l'accusé recule l'odomètre des véhicules afin de tromper les acheteurs, notamment en rédigeant de faux documents sur le kilométrage et en fournissant de faux renseignements sur la provenance des véhicules. Dans tous les cas, il s'agit de véhicules âgés et bas de gamme, affichant plus de 100 000 kilomètres à l’odomètre, payés entre 1 000 $ et 2 500 $, lesquels sont revendus avec une marge de profit variant de 1 000 $ à 2 000 $. L'enquête policière démontre que l'accusé a utilisé ce stratagème une cinquantaine de fois et qu'il a réalisé des profits estimés à plusieurs dizaines de milliers de dollars. Avant le procès, l'accusé plaide coupable de fraude de moins de 5 000 $ pour chaque chef d'accusation. Le procureur de la poursuite demande une peine d'emprisonnement de trois ans en alléguant le nombre de véhicules trafiqués et, www.lautomobile.ca
par le fait même, le nombre de victimes, le degré de préméditation, sans oublier les antécédents judiciaires de l'accusé en matière de recels de véhicules. Dans le cadre de sa défense, l'accusé explique qu'il subissait beaucoup de pression pour payer ses dettes. Qu'il s'est repris en main et qu'il a maintenant un travail honnête. Le procureur de l'accusé fait valoir qu'une peine de deux ans dans la collectivité (assignation à résidence) serait convenable.
La décision Lors de l'audience, le Tribunal a entendu le témoignage de deux victimes qui ont déclaré que des problèmes de moteur sont apparus après quelques mois d'utilisation. Néanmoins, la preuve ne permet pas d'établir la perte réelle pour chacune des 50 victimes. En argumentaire, le procureur de la poursuite plaide que le montant de la fraude est le montant total payé pour l'achat de chaque véhicule. De son côté, le procureur de la défense soutient que le montant de la fraude est la perte subie par chaque victime, ce qui n'est pas clairement établi dans tous les cas. Qui plus est, la défense dit que la preuve ne permet pas d'établir que les bris mécaniques soient attribuables à la fraude de l'accusé. Pour déterminer la peine, le Tribunal tient compte de plusieurs facteurs, dont l'ampleur de la fraude comme le nombre et la vulnérabilité des victimes, qui sont pour la plupart des jeunes consommateurs sans source de revenus importante. Le Tribunal évalue également le modus operandi de l'accusé pour réaliser les fraudes : choix et achats de vieux véhicules d'occasion, falsification de l'odomètre, préparation de faux documents et ventes des véhicules. Concernant les
problèmes d'endettement de l'accusé et les menaces de ses prêteurs, le Tribunal retient ces explications, mais estime que l'accusé avait d'autres motifs plus importants pour passer à l'acte, comme l'appât du gain facile. Cela dit, l'accusé n'a pas remboursé ni dédommagé les victimes. À sa décharge, il faut mentionner que la preuve ne démontre pas que les victimes aient entrepris des poursuites au civil pour obtenir des dommages et intérêts ou une annulation de vente. Parmi les autres facteurs atténuants que le Tribunal va prendre en compte pour rendre sentence, il y a les plaidoyers de culpabilité (ce qui évite un procès), les démarches de l'accusé pour régler son problème de toxicomanie et son nouvel emploi. Compte tenu de la gravité des infractions et du profil de l'accusé, le Tribunal est d'avis qu'une sentence d'emprisonnement est appropriée, car une peine dans la collectivité n'atteindrait pas les objectifs de dissuasion, ni ne favoriserait la responsabilisation de l'accusé. Le Tribunal l'a donc condamné à huit mois de prison, à une probation de trois ans et à une amende de 150 $ pour chaque chef d'accusation. o P.S. : À noter que les opinions exprimées dans ce texte ne sont pas une opinion juridique. Pour de plus amples informations, nous vous recommandons de consulter un avocat.
Jean-François Guay, avocat jfgavocat@sympatico.ca
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À LA UNE
Travailler avec les grossistes
LES ENJEUX DE L’HEURE Par Nathalie Savaria
Dans un marché secondaire soumis à une croissance technologique accélérée, travailler avec les grossistes requiert plus que jamais une nouvelle approche pour favoriser une relation gagnant-gagnant.
Distributeurs et grossistes Un service à la clientèle de haut niveau Selon Daniel Boyer, directeur des ventes chez Groupe Monaco et membre du conseil d’administration de l’AIA Canada, Division du Québec, le succès de la relation entre le distributeur et le grossiste, aux prises avec les mêmes enjeux, repose sur un service à la clientèle de haut niveau. « L’un des principaux enjeux, et c’est un secret de Polichinelle, c’est la rétention des employés, dit M. Boyer. Le deuxième enjeu est d’avoir des employés compétents qui vont remplir les critères. Il faut s’assurer d’avoir de la formation continue et que les gens acceptent d’en recevoir, car c’est ce qui va faire que l’après-marché va garder ou augmenter ses parts de marché par rapport aux concessionnaires. Le troisième enjeu est de donner un service hors pair. Aujourd’hui, on se distingue par notre offre, par notre image et par notre service. Ce n’est pas tout d’avoir une pièce en stock. » Un autre enjeu de taille est celui des stocks de pièces offertes aux grossistes. « Au Groupe Monaco, on peut couvrir jusqu’à 15 ans et plus d’applications dans certaines pièces de remplacement. Il faut avoir des lignes de produits 10
L’automobile /juillet-août 2017
«
les plus complètes possibles, soit asiatiques, européennes et nord-américaines, afin d’être le plus compétitif possible. Et le magasin doit adapter ses stocks en fonction des véhicules qui roulent dans sa région », explique M. Boyer. Pour répondre à la demande croissante de pièces,
Ottawa. « Sur une cote de popularité de 1 à 8 pour les produits, nos magasins offrent une cote de 1 à 4, alors que nous, nous allons jusqu’à 8. » M. Boyer croit que le succès de la relation entre le distributeur et le grossiste résulte de la synergie entre la force de vente et de marketing, la
Il faut avoir des lignes de produits les plus complètes possibles, soit asiatiques, européennes et nordaméricaines, afin d’être le plus compétitif possible. Et le magasin doit adapter ses stocks en fonction des véhicules qui roulent dans sa région.
Daniel Boyer, directeur des ventes, Groupe Monaco
le distributeur dispose d’une grande capacité de stockage. Outre son entrepôt de Montréal, d’une superficie de 170 000 pi2, le groupe possède deux autres centres de distribution à Toronto et à
– Daniel Boyer
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logistique informatique et le service de livraison. « Tous ne font qu’un et ils doivent unir leurs efforts afin de fidéliser le client, et être très créatifs de leur approche. Les relations
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humaines avec les clients ont une grande importance, c’est ce qui fait qu’on va être à l’écoute de leurs besoins. » Le client d’aujourd’hui, souligne M. Boyer, a de grandes attentes. « Cela inclut des technologies à jour pour obtenir de l’information. Ce n’est pas juste une question de prix. Est-ce que le produit recherché est disponible ? Quelle sorte de services tu peux me donner ? Est-ce que j’ai une vitrine qui va faciliter l’offre de mes services et produits ? Tout cela fait en sorte qu’il faut hausser notre niveau de service à la clientèle, plus personnalisé que jamais. » Selon M. Boyer, l’avenir des magasins de pièces d’autos passe par une image et un service renouvelés. « Les nouveaux commerces devront être à la page en matière d’efficacité, de service hors pair, de disponibilité et de compétence avec une image professionnelle, rien de moins. »
Le point de vue d’un grossiste Qui détient la clé du marché ? Alors qu'il célèbre le 35e anniversaire de son entreprise, André Gamelin, fondateur et président de Pièces d’Auto Super, continue de demeurer à l’avant-garde en s’interrogeant sans cesse sur les meilleures pratiques.
– André Gamelin C’est ce qui explique peut-être qu’il y a tant d’ateliers à vendre. Ce n’est pas parce que tu as 55-60 ans que tu veux abandonner, mais c’est parce que tu es souvent démotivé, car tu n’as pas été informé. »
Un tsunami de pièces Si l’information est primordiale, c’est parce que le marché vit une transition sans précédent, amorcée après la récession des années 2008-2009 qui a touché les grands manufacturiers automobiles. Depuis, les ventes d’automobiles ont repris et le développement technologique s’est accéléré. « En 2017, on a un tsunami de demandes de pièces, observe M. Gamelin. Et on a besoin d’avoir les connaissances pour les vendre et l’installateur pour les installer et comprendre son diagnostic. » Ce tsunami exige
Celui qui dans sa jeunesse, aussitôt l’école terminée, se retrouvait dans un atelier mécanique, s’est finalement tourné vers l’automobile, sa passion, en travaillant chez Handy-Andy puis en ouvrant son propre commerce en 1982. Aujourd’hui, son magasin de Saint-Hubert, inauguré en 2012, compte 55 employés.
L’atelier, tributaire des connaissances du grossiste Selon André Gamelin, l’avenir du secteur secondaire repose sur deux aspects fondamentaux : l’information et la formation. Or, trop d’ateliers sont aujourd’hui mal formés ou mal informés, car avant d’être formé, il faut d’abord être informé. « Cela ne dépend pas de nos entrepôts, mais du magasin grossiste. Les entrepôts nous fournissent et nous proposent différents programmes dans le but d’afficher des bannières, mais celui qui a le suivi journalier de l’atelier, qui va au combat, c’est le grossiste. » Pour M. Gamelin, « le technicien d’atelier est le médecin qui opère, et moi je suis le pharmacien. » Certains distributeurs ont saisi l’importance du rôle du grossiste auprès de l’atelier, mais la situation est très variable, indique M. Gamelin. « Je rencontre parfois des ateliers qui ont été laissés à eux-mêmes pendant un certain temps et ils ont une espèce de choc culturel à voir comment ils ont pris de l’arrière dans le marché. www.lautomobile.ca
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Les entrepôts nous fournissent et nous proposent différents programmes dans le but d’afficher des bannières, mais celui qui a le suivi journalier de l’atelier, qui va au combat, c’est le grossiste.
André Gamelin, fondateur et président, Pièces d’Auto Super
désormais un stockage de plus en plus important. « Et on n'a rien vu encore ! prévient-il. Le magasin du futur dans les grands centres doit avoir de 45 000 à 50 000 pi2 au minimum. Et je dirais que ça prendrait 80 000 pi2. »
Un modèle du genre Si le magasin d’origine de M. Gamelin faisait 15 000 pi2, l’immeuble actuel compte près de 55 000 pi2. Visionnaire, le fondateur de Pièces d’Auto Super a senti la vague technologique qui allait submerger l’industrie. « Et même, cinq ans plus tard, on manque déjà de place », admet-il.
Actuellement, M. Gamelin maximise l’espace disponible grâce à un rangement en hauteur ainsi qu’à une identification et à un classement minutieux des pièces. Le magasin tient surtout en stock des pièces neuves de qualité égale, supérieure ou d’entrée de gamme en insistant sur les marques nationales. Il offre aussi d’autres produits afin de répondre aux besoins de sa clientèle. Son magasin, un modèle du genre, tient plus de la boutique que du comptoir de pièces. Après plusieurs visites au SEMA Show, M. Gamelin a eu l’idée de créer cet environnement dynamique doté d’un atelier fonctionnel pour démonstration. En plus de favoriser la synergie entre les employés, le magasin a une influence positive, dit-il, tant sur les clients que sur le personnel. « Des gens nous ont dit que nous étions le Toys "R" Us de l’automobile ! » Outre un entrepôt et des bureaux, le magasin compte également un plateau de tournage : M. Gamelin est en effet chroniqueur régulier à l’émission RPM+, sur les ondes de V. Sur le plan technologique, M. Gamelin et son équipe peuvent compter sur un catalogue électronique complet et efficace. En outre, depuis l’an dernier, un nombre croissant d’ateliers sont reliés à un système de commandes en ligne rapide. « Et ça monte en flèche », commente M. Gamelin. L’ensemble du commerce est en zone Wi-Fi, ce qui accélère le temps de travail et la qualité de vérification des stocks. Au magasin, le client est accueilli non pas par un commis, mais par un technicien, précise M. Gamelin. « Le technicien doit être en mesure de comprendre les termes, les applications et la qualité d’un produit par rapport à ce dont le véhicule a besoin. » Pour sa part, André Gamelin affirme lire presque tous les soirs afin de connaître chaque produit et écouter toutes les émissions automobiles en ondes. Outre son distributeur principal, le Groupe Monaco, il entretient un contact étroit avec les représentants des manufacturiers afin d’obtenir toute l’information nécessaire au développement. Dans l’immeuble se trouve une salle de formation munie d’un équipement dernier cri.
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Près de ses employÊs, AndrÊ Gamelin croit que la passion est le moteur de la rÊussite et le dirigeant, celui qui inspire ses troupes.  La bougie d’allumage, ce ne sont pas les gens qui disent quoi faire, mais ceux qui dynamisent leur Êquipe et qui travaillent avec elle.  À son Êquipe, il offre  tous les outils nÊcessaires pour qu’elle performe, que ce soit les reprÊsentants aux ventes ou les livreurs.  Sur la route, les reprÊsentants, aussi appelÊs techniciens, prodiguent leurs conseils aux ateliers et tentent de les aider à maintenir ou à relever leur niveau de connaissance et à investir de leur Êquipement.   Il faut aller au-delà de la vente , estime le grossiste.
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Comment AndrÊ Gamelin entrevoit-il l’avenir dans les prochaines annÊes ?  Si tu n’as pas de capacitÊ à assimiler le savoir et la connaissance que le marchÊ exige, tu vas dire que 15 000 pi2 te suffisent, mais tu ne seras plus dans la game. C’est ta capacitÊ à assimiler le dÊveloppement du marchÊ qui va dÊterminer le futur de ton commerce. Donc, ce n’est pas l’entrepôt qui dÊtient la clÊ du marchÊ, mais le grossiste.  Optimiste, AndrÊ Gamelin, qui peut compter sur ses fils pour assurer la relève, croit que l’on se dirige vers les plus belles annÊes de l’automobile.  Il faut juste casser le moule et regarder les possibilitÊs. Elles sont incroyables ! 
Grossistes et ateliers de mÊcanique Pour une relation gagnant-gagnant Formateur chevronnÊ et reconnu, Bob Greenwood, prÊsident et chef de la direction de l’Automotive Aftermarket E-Learning Centre, croit que l’avenir de la relation entre les grossistes et les ateliers de mÊcanique passe par un changement de mentalitÊ. Voici ses rÊponses à nos questions.
Le bon coÝt, ce n’est pas nÊcessairement le coÝt de la pièce la moins chère, mais la  valeur  totale de ce que le grossiste peut fournir au propriÊtaire de l’atelier en raison de sa fidÊlitÊ à ce fournisseur.
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– Bob Greenwood
cours pour le compte du propriÊtaire d’atelier si ce n’est pas dans sa pratique d’envoyer le formateur sur place. Le propriÊtaire d’atelier doit comprendre le volume des besoins du fournisseur en s’assurant de faire le paiement intÊgral de sa facture chaque mois. Le bon coÝt, ce n’est pas nÊcessairement le coÝt de la pièce la moins chère, mais la  valeur  totale de ce que le grossiste peut fournir au propriÊtaire de l’atelier en raison de sa fidÊlitÊ à ce fournisseur.
De quelle manière un atelier peut-il amÊliorer son efficacitÊ, ses connaissances et être plus rentable grâce aux conseils des grossistes ? Ma première prÊoccupation est la suivante :  Est-ce que le grossiste comprend le côtÊ atelier de l'entreprise ?  Dans la plupart des cas, les grossistes entrent et posent la question suivante :  Êtes-vous occupÊ ?  Ce n’est pas la bonne question. Un atelier gagne de l’argent lorsque sa situation est  stable , c’est-à -dire lorsqu’il a la situation en main,
Comment un atelier de mÊcanique peut-il s’assurer de recevoir le meilleur soutien technique et d’acheter le bon produit au bon prix auprès du grossiste ? Le propriÊtaire de l’atelier et le grossiste doivent apprendre à dÊvelopper une relation professionnelle gagnant-gagnant en discutant de la façon dont l’atelier va progresser et de ce dont le fournisseur a Êgalement besoin. Le grossiste doit être en mesure d’offrir des
Bob Greenwood, prĂŠsident et chef de la direction, Automotive Aftermarket E-Learning Centre
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afin de maximiser les gains d’efficacité. L’efficacité de l’entreprise ne s’améliore qu’avec l’augmentation des heures facturées. Les heures facturées s’améliorent grâce à des inspections appropriées sur les véhicules. Lorsque les heures facturées s’améliorent, les achats de pièces sont nécessaires. Trop de grossistes pensent encore ainsi : « Vendez une pièce et vous devriez obtenir du travail.» Un atelier qui réussit est une entreprise qui comprend l’importance des heures correctement facturées afin de s’assurer que le véhicule de son client soit fiable et sûr et fiable.
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Dans le futur, quel sera le principal défi tant pour l’atelier que pour le grossiste ? Je crois que le défi résidera dans un changement total de mentalité de part et d’autre. En raison de la croissance spectaculaire de la technologie des véhicules, les magasins de pièces d’auto et le technicien ne sont plus dans le « commerce ». Il s’agit vraiment d’une « profession », car tout au sein de l’atelier relève de la « connaissance ». Le diagnostic augmente à un rythme très rapide et nécessite des personnes très qualifiées pour l’exécuter avec succès. Le propriétaire de l’atelier doit également comprendre l’activité du grossiste et combien il est difficile pour lui de traiter les problèmes de stockage et la gestion des stocks, ainsi que le problème de la valeur du dollar américain qui affecte son entreprise.
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Quel conseil pourriez-vous donner afin que l’un et l’autre améliorent la qualité de leurs services ? L’industrie du marché secondaire doit se rassembler et mieux se renseigner sur les affaires des uns et des autres. Imaginez combien d’ateliers fermeront leurs portes au cours des trois à cinq prochaines années parce que leurs propriétaires ne veulent plus apprendre, faire les
Dans l’avenir, les deux entreprises devront développer et maintenir une culture d’apprentissage. Lorsqu’elles y parviendront de manière soutenue, elles auront un effet extrêmement positif sur le marché secondaire. – Bob Greenwood
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investissements nécessaires et adapter leur entreprise à la nouvelle réalité afin d’assurer leur croissance et leur prospérité. Imaginez combien de grossistes vendront leur magasin parce qu’ils sont fatigués et qu’ils ne veulent pas modifier leurs activités afin d’aller chercher les 15 premiers ateliers sur leur marché, avec une fidélité à l’achat de 85 %, des ateliers qui paient en totalité chaque mois en comprenant la « valeur » ajoutée qu’ils peuvent apporter à leur clientèle. Dans l’avenir, les deux entreprises devront développer et maintenir une culture d’apprentissage. Lorsqu’elles y parviendront de manière soutenue, elles auront un effet extrêmement positif sur le marché secondaire. C’est un monde nouveau... un monde qui offre de grandes possibilités à ceux qui veulent le comprendre et l’embrasser. Bienvenue dans le nouveau marché secondaire ! o www.lautomobile.ca
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Système d’avertissement de dépassement de voie (LDWS Lane Departure Warning System) La fonction de ce système est d’informer le conducteur que le véhicule est sur le point de changer de voie en empiétant sur l’une des lignes (jaune ou blanche). Plusieurs niveaux d’avertissement sont prévus : indicateur dans le tableau de bord et signal sonore. Selon le fabricant, les particularités de ce système sont les suivantes : • Il ne fonctionne pas en dessous de 70 km/h. • Si de la neige recouvre les lignes jaunes et blanches, le système ne fonctionne pas. • Si les essuie-glaces sont à la vitesse maximale, le système est désactivé. Ce qu’il faut surtout retenir, c’est que le composant majeur est un module de commande qui inclut une caméra située derrière le rétroviseur intérieur de la voiture. www.lautomobile.ca
Il est à préciser que le combiné d’instrument (cluster) est utilisé ainsi que le réseau de communication CAN pour le transfert d’information entre les modules. Le module de la caméra est en mesure de reconnaître la largeur d’une voie de circulation comprise entre 2,7 m et 4,7 m (entre 9 pi et 16 pi). Pour pouvoir déceler correctement les courbes, le système vérifie la distance devant le véhicule. La caméra a une capacité de détection allant jusqu'à 250 m (820 pi) devant le véhicule. Le système s’active (voyant indicateur et signal sonore) quand la roue touche la ligne jaune ou blanche.
voie est volontaire. Même chose si le clignotant est actionné : le système comprend que le véhicule va traverser la voie et que ce changement de trajectoire est volontaire. Maintenant, voici ce qui peut mal fonctionner avec ce système. Il y a environ 15 codes d’anomalies. Ces codes se réfèrent à la caméra, au réseau CAN, au microprocesseur et à l’étalonnage de la caméra. Dans la majorité des cas, c’est l’étalonnage qui fera défaut. Si le carrossier a débranché la caméra pour enlever la voûte de toit ou changer le pare-brise par exemple, le système devra être étalonné. À cette fin, plusieurs méthodes sont possibles, dont la plus facile (pour certains fabricants) est la suivante : rouler sur l’autoroute pendant 30 minutes et le système s’étalonnera. Si le résultat n’est pas adéquat (pas assez précis lors de l’utilisation), la seconde méthode devra être appliquée à l’aide de l’analyseur contrôleur et de cibles que l’on placera sur le capot. L’évolution de ce système est d’ajouter une composante majeure : la crémaillère électrique. À ce moment, le système devient autonome : il prend le contrôle de la direction (selon certaines conditions, bien sûr) si le véhicule ne reste pas entre les lignes. Il s’agit du système d’assistance contrôle de la direction (LKAS Line Keeping Assist System). Avec un tel système, nous sommes presque rendus au véhicule sans conducteur ! o
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L’automobile /juillet-août 2017
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BANNIÈRES ET FRANCHISES Des modèles d’affaires qui offrent des avantages, mais aussi des défis ! En plus de conférer un pouvoir d’achat accru pour l’achat des pièces, la bannière « apporte des avantages en matière de formation, de technologie et d’accès à des outils qui ont été testés, qu’il s’agisse d’un outil technologique pour gérer l’atelier ou d’un outil pour travailler et réparer les nouvelles voitures d’aujourd’hui », affirme M. O’Dowd. Auprès des consommateurs, le « branding » joue un rôle important quant à l’attrait de la marque, tout particulièrement au
Vous songez à adopter une bannière ou à en changer? Vous rêvez d’exploiter une franchise. Sachez bien vous informer d’abord. Alors que la tendance est au regroupement, estil encore possible pour un atelier indépendant de réussir dans un contexte de concurrence effrénée, sans s’associer à une bannière ou à une franchise affiliée à un grand distributeur ? Selon John O’Dowd, directeur principal, Marketing & Bannières, chez NAPA, « s’il n’y a pas une offre en ville ou localement qui est solide, l’indépendant peut toujours survivre. Par contre, je dirais qu’il y en a de moins en moins, parce que la technologie, la formation, les outils spécialisés, les outils de gestion dont ces garagistes ont besoin aujourd’hui évoluent constamment. L’indépendant manque de temps et de ressources financières pour gérer efficacement toutes ces facettes à la pièce. »
«
Daniel Malandruccolo, vice-président, développement des affaires, Vast-Auto Distribution
Daniel Malandruccolo, vice-président, développement des affaires, Vast-Auto Distribution, croit pour sa part que l’information sur les nouveaux véhicules sera encore plus difficile d’accès pour les ateliers indépendants. « D’ici 2020, probablement près de 13 % des ventes de véhicules seront de type hybride/électrique. Donc, l’accès à l’information, sur "comment réparer" le véhicule, devient plus important que d’obtenir la pièce chez mon grossiste. Une bannière pourra apporter, si elle est d’avant-garde, une partie de la solution à son réseau. »
La force du réseau et de la marque
John O’Dowd, directeur principal, Marketing & Bannières, NAPA
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Outre ce contexte, plusieurs facteurs expliquent la popularité des bannières et des franchises. Avec une bannière, l’atelier indépendant sort de l’anonymat du marché local. « Les gens qui veulent faire partie d’une bannière, c’est parce qu’ils voient que c’est un grand réseau. Ce n’est pas juste le marché local dans leur communauté. En faisant partie d’un réseau, ils peuvent mettre leur marque au premier plan », dit Linda Donnini, vice-présidente, Solutions affaires nationales, chez Uni-Sélect.
D’ici 2020, probablement près de 13 % des ventes de véhicules seront de type hybride/ électrique. Donc, l’accès à l’information, sur "comment réparer" le véhicule, devient plus important que d’obtenir la pièce chez mon grossiste.
»
– Daniel Malandruccolo Québec, « la Mecque des bannières ! », affirme M. Malandruccolo qui ajoute : « C’est le même principe que pour le logo CAA quand les gens choisissent leur garage. Faire affaire avec un réseau connu et reconnu donne un sentiment de confiance et de réconfort à la clientèle. »
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Une combinaison gagnante Selon Me Jean H. Gagnon, avocat expert en franchise et groupements, la popularité des bannières et franchises provient aussi de leurs caractéristiques intrinsèques. « Fondamentalement, il s’agit de la combinaison entre un entrepreneur local, qui est le propriétaire et le principal exploitant de son point de vente, qui connaît sa clientèle et son marché, et une entreprise centralisée, qui est le franchiseur ou la bannière elle-même, qui détient une expertise, des ressources et des moyens plus importants qu’un entrepreneur seul. C’est la synergie découlant de ces deux facteurs qui fait que ces modèles sont populaires. »
Les étapes à suivre 1. Informez-vous Au-delà de la simple motivation d’obtenir un rabais sur les pièces, il est important de connaître les modèles d’affaires existants et de déterminer celui qui vous convient le mieux. Au Québec, la franchise et la bannière n’ont pas de définition juridique précise, nous apprend Me Gagnon. « De façon générale, une franchise s’adresse souvent à des gens qui n’ont pas déjà une entreprise et qui veulent commencer dans le domaine. C’est un modèle qui implique un soutien et un service très complets de la part du franchiseur sur à peu près tous les volets – formation, marketing, gestion de personnel, financement, localisation –, donc, un contrôle beaucoup plus grand de l’entreprise centrale et une uniformité plus grande entre les points de vente que pour une bannière. » Ce modèle a ses avantages, mais aussi ses contraintes. « Oui, le franchisé est très soutenu, mais sa latitude est beaucoup moindre. À peu près tout ce qu’il veut faire doit passer par le franchiseur pour assurer l’uniformité du réseau. » La bannière, quant à elle, s’adresse très souvent à des entreprises qui sont déjà dans www.lautomobile.ca
le domaine, poursuit Me Gagnon. « On adopte une bannière commune pour répondre à certains objectifs, par exemple pour faire des achats groupés ou partager certaines ressources, comme la publicité et le marketing. Le membre d’une bannière a une plus grande latitude dans l’exploitation de son commerce, et c’est un peu moins uniforme : localement, il y a plus de différences d’un point de service à un autre que dans une franchise. » Mais, prévient-il, le modèle peut varier d’une bannière et d’une franchise à l’autre, selon les caractéristiques de chaque entreprise. C’est la raison pour laquelle « il faut moins s’attarder aux mots qu’à l’ampleur du soutien qui est offert ainsi qu’aux coûts et aux engagements qui sont exigés ». À ces deux modèles s’ajoutent le groupement d’achats et les programmes de garantie sur les pièces et la main-d’œuvre offerts par les distributeurs. Le marchand affilié, qui conserve sa raison sociale, signe un contrat, lequel est avant tout une entente d’affichage d’une marque de commerce, et il s’engage à effectuer ses achats de pièces d’auto chez un fournisseur désigné.
demandes proviennent du public. » Il en est de même chez NAPA. « Avec la technologie, nous sommes capables d’identifier des endroits où il serait intéressant d’avoir un AUTOPRO ou un AutoCare, souligne M. O’Dowd. À partir de ce moment, nous identifions les cibles potentielles et nous établissons un plan. Le pays est divisé en quatre régions, et chaque région compte une équipe de vente pour aller chercher de nouvelles bannières. Ces équipes ont également le mandat de sélectionner les gens. Il y aussi des gens qui viennent à nous, tant de la concurrence que d’autres domaines. »
2. Prendre rendez-vous Prenez rendez-vous avec des représentants et posez des questions sur le contenu des programmes, les coûts directs et indirects (par exemple, la formation), les engagements ainsi que les redevances. En règle générale, pour une bannière, des coûts fixes ou un pourcentage, payables mensuellement, sont exigés pour l’usage de la marque et des services. Pour une franchise, un droit de franchise à la signature du contrat, des redevances et divers autres paiements sont requis. Interrogez également les représentants sur les normes opérationnelles et la performance financière et de service attendue ainsi que sur le processus d’implantation de la bannière et l’encadrement prodigué. Le distributeur sollicite parfois lui-même ses clients potentiels. Chez Vast-Auto, par exemple, deux approches clients coexistent. « Pour la bannière, c’est plus le représentant du magasin de pièces d’auto qui va solliciter l’atelier de mécanique, dit M. Malandruccolo. Dans une bannière, on met l’accent sur le propriétaire opérant, car c’est lui qui est reconnu dans le secteur. C’est la bannière qui capitalise sur l’opérateur et non le contraire. Pour la franchise, comme Monsieur Muffler, ce sont les gens qui nous sollicitent. Ils veulent convertir leur atelier, ils veulent ouvrir une franchise. Il nous arrive parfois de solliciter des gens dans certains territoires qu’on veut développer, mais la plupart des
Me Jean H. Gagnon, avocat expert en franchise et groupements
3. La décision Le processus de décision peut s’échelonner sur plusieurs rencontres avec l’entreprise centrale, qui procédera à une analyse de votre profil et de votre situation. « On a d’abord une conversation avec le client pour essayer d’établir son profil et ses attentes, explique Mme Donnini de chez Uni-Sélect. Quand on parle du "branding", on présente les différentes options qui sont disponibles et on discute avec le client afin de savoir ce qu’il recherche pour s’assurer qu’il fait le bon choix, pour lui et pour nous. On n’essaye pas de pousser une marque si le client ne correspond pas au profil. » Outre votre historique opérationnel et financier, d’autres critères de sélection seront étudiés par le distributeur. Chez NAPA, un atelier de mécanique AUTOPRO doit compter trois ou quatre portes afin d’assurer un certain volume pour rentabiliser l’investissement du banniéré. La succession est aussi un autre critère important. « On est dans un domaine qui fait face à des défis en raison du manque de relève, observe M. O’Dowd. Nous, on essaye de faciliter l’aspect succession. Et si la personne n’a pas de relève, on est capable de lui trouver quelqu’un. »
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4. Le contrat
«
Demandez une proposition d’affaires ou un contrat que vous pourrez étudier. « Ce ne sont pas des contrats qui sont nécessairement compliqués, mais il faut prendre le temps de les lire, affirme Me Gagnon. Un contrat de bannière peut avoir 10, 15, 20 pages. Un contrat de franchise peut avoir entre 35 et 100 pages. Il faut le lire au complet, le comprendre et consulter des professionnels qui s’y connaissent. Parfois, les gens qui sont impliqués dans le projet ont beaucoup d’autres préoccupations que de lire un contrat et vont le lire en diagonale et se contenter des explications des représentants du réseau. »
Ceux qui réussissent à faire du profit et à se bâtir une valeur résiduelle sont des personnes non seulement qui suivent le réseau, mais qui agissent comme gestionnaires, qui travaillent pour améliorer leur entreprise et leurs services. – Me Jean H. Gagnon
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Me Gagnon suggère fortement de s’assurer de bien comprendre les clauses de fin de contrat si l’on veut éviter les mauvaises surprises. Chez Uni-Sélect, « les ententes de bannières se renouvellent automatiquement, mais il existe des clauses de sortie dans le cas où le client ne respecte pas la marque ou utilise la marque à des fins non conformes. Inversement, le client peut mettre fin à l’entente s’il ne voit plus les avantages d’adhérer à la bannière », mentionne Linda Donnini. Le contrat de bannière de NAPA pour l’atelier de mécanique est renouvelable chaque année. Il compte environ une dizaine de pages. Il s’agit d’une entente de principe qui fixe les normes opérationnelles à suivre. L’entente de bannière chez Vast-Auto est un contrat standard comptant une page environ. D’une durée d’un an à trois ans, il est renouvelable automatiquement, mais peut être révoqué sur avis de 30 jours. La convention de franchise d’environ 30 pages est d’une durée fixe de 5 ans, renouvelable automatiquement, sauf sur avis de 120 jours. Le territoire est protégé. Certaines clauses sont intouchables telles que les redevances, fixées à 4 % des ventes, et les marques de commerce, mais toutes les autres clauses sont négociables. Le droit de franchise de 25 000 $ est réinvesti immédiatement dans l’affichage et dans la publicité de départ.
imprévus qui se produisent. Et, éventuellement, comme tout entrepreneur, ceux qui réussissent à faire du profit et à se bâtir une valeur résiduelle sont des personnes non seulement qui suivent le réseau, mais qui agissent comme gestionnaires, qui travaillent pour améliorer leur entreprise et leurs services. Donc, pour être franchisé et banniéré, il faut avoir des capacités certaines en gestion. » o
POUR EN SAVOIR PLUS CARQUEST https://autoplace.ca/ http://www.techauto.ca/fr/ AutoPLACE Maître mécanicien et TECH-NET Professionnel de l'auto sont les deux bannières d’ateliers de mécanique de CARQUEST. Les magasins CARQUEST Pièces d’autos approvisionnent les ateliers de mécanique.
NAPA https://www.napaautopro.com/fr/accueil/ https://www.uapinc.com/fr/napa/autocare/ UAP inc., une entreprise fondée en 1926, se spécialise dans la distribution et la revente de pièces de remplacement et d’accessoires pour les automobiles, les camions et les véhicules lourds. Fondée en 1983, AUTOPRO est l'une des plus anciennes bannières canadiennes de mécanique générale. Presque un tiers des garagistes se trouvent au Québec. La bannière AutoCare est un programme de garanties, d’assurance routière, de formation à la carte. Les garagistes sont approvisionnés par les magasins de pièces d’auto NAPA au nombre de 600 au Canada.
Vast-Auto http://www.vastauto.com/nos-bannieres/ Vast-Auto Distribution propose une bannière partenaire, qui est en fait un programme de garantie sur les pièces et la maind’œuvre. La bannière Auto Mécano offre un programme marketing aux ateliers indépendants et aux centres de réparation spécialisés. La grande bannière Auto-Value Centre de service certifié offre un soutien publicitaire et marketing de même que de nombreux programmes et services. S’ajoutent deux réseaux de franchises reconnus, Monsieur Muffler et OCTO Auto Service Plus. Les ateliers sont desservis par Auto Value Expert en pièces, implanté dans près de 2 300 points de vente au Canada, aux ÉtatsUnis et au Mexique.
Uni-Sélect Voir plus loin Pour Me Gagnon, il faut se méfier de la fausse apparence de facilité que peuvent représenter ces modèles d’affaires. « Il faut bien faire ses devoirs, comprendre dans quoi on s’embarque parce que ce n’est pas fait pour tout le monde. C’est à mi-chemin entre l’entrepreneur et l’employé. Donc, c’est quelqu’un qui est un entrepreneur, qui prend des risques, qui travaille fort, mais qui accepte aussi une discipline de réseau. Il faut se connaître pour savoir si on peut fonctionner dans ce contexte-là. Il faut aller voir d’autres franchisés ou "banniérés" pour voir comment ça fonctionne au sein du réseau – la culture, la vision, le soutien. » L’avocat va même plus loin. « Il faut faire un plan d’affaires, comme on ferait pour une entreprise indépendante. Il faut avoir plus de ressources financières que demandées, parce que parfois il y a des 20
L’automobile /juillet-août 2017
http://piecesautoselect.com/bannieres-programmes/ ateliers-de-reparation/ Uni-Sélect a deux bannières pancanadiennes en mécanique automobile : Auto-Sélect compte une cinquantaine d’ateliers qui offrent un programme d’assistance routière. Les critères de sélection sont approfondis et des efforts sont exigés quant à la gestion de l’atelier et à la formation. Créée en 1979, la bannière Uni-Pro compte plus de 400 ateliers. Celle-ci étant plus flexible que la précédente, les membres doivent adhérer à des critères de sélection de base, mais tous les autres éléments sont à la carte. Dans le domaine des pièces d’auto, Uni-Sélect a deux bannières pancanadiennes : Bumper to Bumper et Auto Parts Plus.
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Faites en sorte que leur paix d’esprit réponde aux exigences les plus élevées. Les vôtres. Une randonnée estivale de votre clientèle ne devrait surtout pas se terminer à bord d’une remorqueuse. Installez la confiance générée par un rendement fiable avec les courroies, tuyaux et boyaux Continental Elite®, et recommandez de remplacer avant d’avoir à expliquer qu’il faut réparer. Depuis plus de cent ans, nous avons fait la preuve que notre priorité, c’est de garder votre clientèle sur la route. Tout comme vous. Allez voir comment installer la confiance sur notre site continental-elite.ca Notre gamme de produits Continental Elite® offre un choix complet de courroies, tuyaux, boyaux et accessoires de première qualité, conçus et fabriqués de façon à offrir une parfaite correspondance de forme, conformité et fonction avec le matériel de première monte et ce, pour tous les modèles et toutes les marques.
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Les voitures autonomes et leur incidence sur les ateliers de réparation
Imagin Imaginez Imag gin inez ez une autoroute où toutes les voitures obéissent aux lois de la circulation, où il n'y a ni embouteillage, ni rage au volant, ni accident. C'est ce à quoi les routes du monde entier pourraient ressembler une fois que les voitures sans conducteur deviendront la norme. L'adoption de voitures entièrement autonomes ne se fera pas avant quelques années, mais les fonctionnalités automatisées déjà présentes sur les véhicules continueront de s'améliorer. Ces applications, croyez-moi, ne seront pas limitées aux nouvelles versions d'Apple et d'Android, car d'autres applications produites par divers développeurs de logiciels seront également offertes aux consommateurs, lesquels exigent de plus en plus de connectivité dans leurs véhicules. Ces technologies aideront les conducteurs à s'habituer progressivement aux voitures autonomes. Avec l'adoption des voitures autonomes prévue vers 2021, l'Amérique du Nord et l'Europe de l'Ouest seront les premières régions du monde à accueillir des voitures autonomes sur leurs autoroutes. Les entreprises technologiques et automobiles, telles que Google, Volvo, Apple et Tesla, supervisent actuellement le développement et la création de véhicules sans conducteur. Ces entreprises ont déjà effectué des essais sur route avec leurs véhicules autonomes et ont déjà déterminé l'ampleur et le potentiel des occasions sur le marché. L'un des marchés qui devraient être touchés par cette nouvelle technologie est celui des services de véhicules et de la réparation.
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gendrant ainsi une augmentation de l'usure et gen un besoin proportionnel en entretien et en réparation. Les trous sur les routes du Québec ne disparaîtront point, eux ! Avec le temps, les flottes se déploieront partout dans le pays afin de livrer des denrées d’épicerie, des médicaments ainsi que toutes sortes d’autres produits achetés en ligne. Elles pren-
Navette autonome Transdev
dront les aînés chez eux pour les conduire à leur rendez-vous chez le médecin et au bingo du vendredi. Des entreprises organiseront des visites guidées, mettront sur pied un service de covoiturage à destination et en provenance du travail, ou encore pour aller chercher les enfants à la garderie. Bref, les possibilités sont presque illimitées.
Se préparer à l’arrivée des véhicules automatisés Les techniciens perdront-ils leurs emplois ? Au contraire, les propriétaires d’atelier devront em-
Quel avenir pour le marché secondaire ? Comment les voitures autonomes peuventelles avoir une incidence sur les techniciens dans leur travail quotidien ? Aujourd'hui, les véhicules qui entrent dans les ateliers pour l’entretien ou la réparation demeurent stationnés 95 % du temps. Demain, les flottes de voitures sans conducteur passeront presque tout leur temps sur la route, enwww.lautomobile.ca
baucher des techniciens très qualifiés pour répondre à l'augmentation massive de la demande dans l'industrie des services et de la réparation. À l'heure actuelle, la meilleure façon pour les ateliers de réparation et d’entretien de se préparer de manière proactive à l’arrivée des véhicules automatisés est d’apprendre à connaître toutes les fonctionnalités d'assistance électronique et de pilote déjà présentes sur les véhicules. Beaucoup de composants sont déjà installés sur les véhicules comme la navigation, le contrôle de vitesse adaptatif, le freinage automatique, l'alerte de déport de voie, et j’en passe. L'utilisation de ces systèmes sera de plus en plus importante jusqu'à ce que les véhicules soient entièrement automatisés. Les fabricants de pièces devront également augmenter la production afin de suivre la montée en flèche de la demande pour les plaquettes de freins, les pneus, les composants de direction et de suspension de même que pour toutes les autres pièces requises sur les véhicules autonomes. Il faut savoir que beaucoup de calibration de radar et des lidars seront de mise… Et la connaissance de ces systèmes perfectionnés sera un atout. La mise en place de ces technologies sera progressive et évolutive. Mais, tenez-vous-le pour dit, les véhicules sans conducteur arriveront bientôt sur nos routes. Soyez à l’affût et préparez votre relève. Formez votre personnel afin de répondre à la future demande pour l’entretien et la réparation des véhicules autonomes et électriques. Un coup de pouce qui sera bienvenu pour l’industrie ! o
Yves Racette
Navette Navia et ses capteurs
Enseignant spécialisé véhicule hybride et électrique Certifié SAE Diagnostic HEV avancé yves@yracette.com juillet-août 2017 / L’automobile
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LES BALAIS D’ESSUIE-GLACES…
Par Élisabeth Poirier-Defoy
Ils ont l’habitude de subir tous les aléas de Dame Nature en plus d’être négligés par la majorité des propriétaires ; les essuie-glaces ont la vie dure ! Pourtant, la qualité, l’état et l’entretien des essuie-glaces ont une incidence majeure sur la visibilité obtenue par le conducteur. Outre l’aspect sécuritaire, de nouvelles technologies font leur apparition sur le marché pour mieux répondre aux différents écarts de température ainsi qu’aux véhicules de plus en plus intelligents.
«
À la maison ou par un technicien? Les balais d’essuie-glaces ont la réputation d’être faciles à changer, leur remplacement pouvant même être effectué à la maison. Toutefois, l’intervention d’un technicien est re-
»
Il est important d’éduquer ses clients sur plusieurs petits détails, dont les signes d’usures tels que les stries laissées sur le pare-brise et le bruit causé par les essuie-glaces. – Yvon Lanthier
commandée pour plusieurs raisons. Non seulement il sait reconnaître l’usure, mais il est aussi en mesure de faire une installation adéquate lorsque vient le temps de faire un changement de pièces. Les adaptateurs ne sont pas
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tous pareils et un balai d’essuie-glaces mal installé peut endommager le pare-brise. Yvon Lanthier, propriétaire d’Atelier Yvon Lanthier à Saint-Jérôme, souligne que trop souvent le client n’est pas conscient des risques liés à une mauvaise installation. Il ajoute que c’est lorsque les essuie-glaces sont fortement sollicités (comme par une forte pluie) qu’on se rend compte que l’installation n’a pas été bien effectuée. Comme le précise M. Lanthier, « il est important d’éduquer ses clients sur plusieurs petits détails, dont les signes d’usures tels que les stries laissées sur le parebrise et le bruit causé par les essuie-glaces ». « Pour l’installation d’un balai d’essuieglaces, nous ne remettons pas en cause la compétence du propriétaire du véhicule,
L’automobile /juillet-août 2017
mais nous aimons mettre de l’avant le fait que le technicien a l’habitude de faire ce changement de pièces. Il sait reconnaître les différents mécanismes, les nouvelles technologies et installer les balais d’essuie-glaces sans
abîmer le système », explique Yvon Lanthier.
Les tendances de l’heure Balais hybrides, hydrofuges, d’hiver ou toutes saisons, ce n’est pas le choix qui manque sur le marché. Les manufacturiers en fabriquent à toutes les sauces ! Toutefois, il n’en demeure pas moins que ce sont bien souvent les modèles toutes saisons qui sont les plus populaires, surtout dans le climat très changeant du Québec. Richard Denis, gérant de magasin chez Carquest Auto Parts à Saint-Eustache, explique qu’avant tout, le client est à la recherche d’un bon produit qui correspond à sa capacité de payer. « Dans un magasin spécialisé en pièces d’auto, nous avons une clientèle qui veut généralement se procurer un produit de qualité. La majorité va opter pour un essuie-glace quatre saisons, afin d’éviter de le changer en hiver », indique M. Denis. Les voitures de nouvelles générations sont de plus en plus souvent munies de balais d’essuie-glaces de technologie plus avancée. Il devient donc un peu plus facile de vendre les modèles haut de gamme puisque le client s’est habitué à une qualité un peu plus élevée.
Avoir un stock réaliste Les gérants d’atelier ou de magasin connaissent leur clientèle cible et ils doivent avoir en réserve le minimum pour répondre à
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leur besoin. Comme les ateliers détiennent un stock plus serré de nos jours, pour un atelier de quatre portes comme celui d’Yvon Lanthier à SaintJérôme, « avoir pour 1 000 $ de balais d’essuie-glaces est suffisant pour répondre à 95 % du marché ». Du côté de Carquest, le stock doit être réaliste, mais surtout le plus vaste
«
donc tenir en magasin des essuie-glaces d’entrée de gamme et des modèles haut de gamme », explique Richard Denis. Avec un prix relativement bas, les balais d’essuie-glaces représentent une vente facile qui demande peu d’engagement de la part du client. Il faut aussi garder en tête que peu importe la technologie utilisée ou le prix du balai d’es-
»
Dans un magasin spécialisé en pièces d’auto, nous avons une clientèle qui veut généralement se procurer un produit de qualité. La majorité va opter pour un essuie-glace quatre saisons, afin d’éviter de le changer en hiver. – Richard Denis
possible. « Les gens qui viennent se procurer des balais d’essuie-glaces chez nous sont à la recherche du point de vue d’un expert afin d’obtenir le produit qui correspond à leur besoin. Nous devons
suie-glaces, c’est le rôle du technicien d’en vérifier l’usure et de discuter de la situation avec le client. Cela ne peut être que bénéfique pour la visibilité et la sécurité du conducteur ! o
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Avis d’expert
La gestion d’atelier
SAVOIR ET COMPÉTENCE L’importance de la formation continue en atelier d’exercer un contrôle sur celui-ci. Avoir le contrôle nous place dans une position de force plutôt que l’inverse. Quand il ne reste plus de zones grises, on sait exactement où on s’en va, ce qu’il faut faire et comment le faire. On connaît les mesures de sécurité, et on devient indispensable ! Avoir le contrôle, c’est avoir la capacité de rester calme quand tout s’agite autour de soi. Finalement, savoir transmettre ses connaissances aux autres employés, c’est aussi faire en sorte que notre équipe soit gagnante. Cela fait partie de la formation continue. Et bien que le savoir et la compé-
Le savoir est très intimement lié à la compétence. Plus une personne connaît de choses dans son domaine, plus elle est apte à effectuer son travail avec confiance et efficacité. Comme la compétence est le potentiel d'action d'une personne, plus elle sera formée, plus elle sera performante. Au sein d’une entreprise, gérer le savoir suppose donc que l’on obtienne de meilleures performances. Dans le contexte d’un atelier, la compétence concerne l'accomplissement de tâches, des plus simples aux plus complexes, comme la résolution de problèmes, la prise de décision et la réalisation de travaux. Une compétence s’acquiert en mettant en pratique ce que l’on a appris dans les cours théoriques. Une personne compétente et bien formée, qui occupe un poste particulier, devient en quelque sorte un « terminal stable », une référence à qui l’on peut poser des questions et s’adresser en cas de besoin. Plus cette personne connaît son métier, plus elle sera en mesure d’effectuer son travail avec profes26
L’automobile /juillet-août 2017
«
sionnalisme. Elle prendra de la valeur et deviendra rapidement une ressource inestimable pour l’entreprise. Pour illustrer ce propos, prenez une étudiante en soins infirmiers qui réalise sa première prise de sang. Elle sera nerveuse, elle aura du mal à trouver la bonne veine. Vous aurez peut-être mal lorsqu’elle insérera l’aiguille… Mais retournez la voir dans un an, et ce sera comme si elle avait toujours fait ça. Elle sera devenue une véritable professionnelle et vous ne ressentirez plus rien du tout. Les entreprises qui optent pour la formation continue de leurs employés ont compris que le monde évolue, que la technologie change et que les outils se modernisent. De nouvelles techniques et de meilleurs produits apparaissent sur le marché. Il est donc impératif pour un atelier de demeurer à l’affût des formations qui pourraient s’avérer fort utiles pour combler ses besoins. En acquérant plus de compétences liées à son métier, on est davantage en mesure
Savoir transmettre ses connaissances aux autres employés, c’est aussi faire en sorte que notre équipe soit gagnante. Cela fait partie de la formation continue.
»
tence ne se mesurent pas concrètement, ils sont néanmoins des richesses de nature immatérielle à partager. Chérissons-les ! o
Karole Lauzier
karole.lauzier@vlcom.com VP Marketing – VL Communications
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En bref
L’AUTOMOBILE EN CHIFFRES
6 080 000 véhicules en service sur les routes du Québec. C'est plus de 1,3 véhicule par habitant. Source : CSMO-Auto.
25
%
des nouvelles voitures vendues dans l’ensemble du parc automobile mondial seront des voitures intelligentes dites autonomes d’ici 2035.
le plus complet du marché secondaire ! VISITEZ-NOUS EN LIGNE !
Source : Boston Consulting Group (2016)
93%.
Nombre d’accidents attribuables aux États-Unis à des erreurs humaines. Source : Improving Driving Safety Through Automation, National Highway Traffic Safety Administration, 2012.
D’après des experts du cabinet de consultation McKinsey, les voitures autonomes ont le potentiel de réduire les morts par accident de
90
%
Source : L’actualité, janvier 2017.
OBTENEZ LE PORTRAIT
Les ménages canadiens ont consacré 11 891 $ en moyenne aux coûts de transport en 2014. De cette somme, 10 717 $ ont été consacrés au transport privé, qui comprend les dépenses liées à l'achat de véhicules, de même qu'à leurs coûts d'utilisation. Source : Statistique Canada.
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1906.
Première auto immatriculée dans la province, une De Dion-Bouton 1902 construite en France. Source : La Presse.
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juillet-août 2017 / L’automobile
27
En bref
Produits du mois Carter met en marché de nouveaux numéros de pièces
Nouveaux étriers de freins Opti-Cal par Raybestos Raybestos a ajouté de nouveaux étriers Opti-Cal à sa gamme de produits de systèmes de freins de qualité supérieure. Dotés de tous les nouveaux composants, ils ne nécessitent aucun remplacement de noyau, et combinent des performances optimales assurant une installation simple et rapide. Les étriers de freins sont fabriqués avec un nouveau corps d’étrier, des supports et des composants, y compris des pistons, des goupilles de guidage lubrifiées et du matériel de montage, pour un ajustement et un fonctionnement parfaits. Les pièces moulées en aluminium ou en zinc préviennent la corrosion et la finition en zinc offre une protection toute saison contre les intempéries.
Une lampe antibrouillard DEL haute performance Lumileds LLC, une division de Royal Philips, élargit la couverture de ses lampes antibrouillard DEL Phillips X-tremeVision pour les véhicules asiatiques. Ces lampes DEL, pratiques et prêtes à l’emploi, sont conçues pour les applications d’ampoules de phares halogènes H 8, H 11 et H 16 que l’on retrouve sur les derniers modèles de véhicules asiatiques comme Acura, Hyndai, Infinit, OldLexus, Mazda, Mitsubishi, Nissan, Subaru et Toyota. Elles génèrent une lumière blanche intense de 6 000 Kelvin et s’adaptent aux couleurs de Xenon, aux phares avant DEL et aux ampoules Philips CrystalVision améliorées. Grâce à la technologie brevetée SafeBeam, ce produit élimine l’éblouissement pour les autres automobilistes en créant le même type de faisceau de lumière qu’un feu antibrouillard halogène standard. La lumière émise par la lampe antibrouillard DEL est dirigée vers la route et non dans les yeux des conducteurs circulant en direction inverse. 28
L’automobile /juillet-août 2017
Carter Fuel Systems, un fabricant américain de solutions de systèmes de carburant complets, vient d’annoncer la mise en marché de 22 nouveaux numéros de pièces, dont 18 ensembles de modules de carburant, trois pompes à essence mécaniques à injection directe à essence (GDI) ainsi qu’un ensemble d’expéditeur de réservoir de carburant. Cette nouvelle mise en marché étend la couverture de Carter pour les véhicules de passagers sur la route aujourd’hui, avec des applications adaptées aux modèles populaires tels que Nissan Altima, Volkswagen Jetta, Kia Optima, Chevrolet Equinox et Subaru Outback.
VDO élargit sa gamme de ventilateurs Continental Commercial Vehicles & Aftermarket a annoncé l’expansion de ses ensembles de ventilateurs VDO, couvrant maintenant 244 millions de véhicules. La gamme comporte plus de 1 000 assemblages de ventilateurs et de numéros de pièces. Les ensembles de ventilateurs sont conçus pour une installation facile sans assemblage requis. Tous les ventilateurs VDO sont construits avec tous les nouveaux composants dans les installations certifiées ISO/TS, testés selon les spécifications d’origine pour un ajustement et une fonction spécifiques au véhicule, et fabriqués selon les mêmes normes de précision et de qualité que les composants d’origine. Les ventilateurs offrent une conception exclusive « double roulement » VDO pour un fonctionnement plus silencieux et plus efficace du moteur. Ils sont également assemblés de manière précise et équilibrée pour un fonctionnement sans vibrations.
Nouvelle gamme de capteurs de température du liquide de refroidissement Stant Corporation vient de lancer sur le marché une nouvelle gamme de capteurs de température du liquide de refroidissement pour compléter ses produits du système de gestion thermique. Conçus en utilisant les spécifications exactes des principaux fabricants de véhicules, ces capteurs sont fabriqués avec moins de composants, ce qui les rend légers et faciles à installer. Les principales caractéristiques et avantages des nouveaux capteurs de température du liquide de refroidissement Stant comprennent : des matériaux haut de gamme approuvés par le fabricant d’équipement d’origine ; une résistance calibrée à 100 % pour assurer de hauts niveaux de précision, ce qui donne une température extrêmement précise pour une performance optimale ; un processus d’assemblage automatisé garantissant des produits sans défectuosité.
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Création de sites web clé en main
Le nouveau catalogue de pièces de rechange VDO TPMS Le catalogue de pièces de rechange VDO TMPS vient d’être lancé. Il met en évidence le nouveau capteur VDO REDI avec tige de valve en caoutchouc. La pièce a été conçue pour être plus facile à manipuler par les techniciens qui emploient généralement des capteurs TPMS à caoutchouc. Le capteur s’installe sur la roue et le boîtier du capteur sur la tige de la valve sans nécessiter l’utilisation d’outils. Le catalogue 2017 comprend les dernières applications de la solution VDO REDI-Sensor Multi-Application TPMS Sensor Service, qui élargissent la couverture, maintenant offerte pour plus de 109 millions de véhicules. Cinq ensembles de capteurs REDI sont nécessaires pour remplacer plus de 270 capteurs de qualité première monte, couvrant les voitures, les camions, les VUS, les multisegments et les fourgonnettes de marques nationales, asiatiques et européennes de 2002 à 2017.
Tenneco élargit sa gamme Quick-Strut Tenneco a annoncé l’expansion de sa gamme Monroe Quick-Strut avec la mise en marché de 46 nouveaux numéros de pièces qui couvrent cinq millions de véhicules. Avec ce nouvel ajout, le total des pièces mises en marché en 2017 s’élève maintenant à 133, soit plus que pour l’ensemble de l’année dernière pour la gamme Quick-Strut. Les modèles de véhicules de tourisme inclus dans la dernière expansion de la gamme Monroe Quick-Strut sont les suivants : • 2009-2012 Acura TSX (arrière) • 2005-2008 Buick Lacrosse CSX (arrière) • 2006-2011 Chevrolet Impala (arrière) • 2014 Chevrolet Silverado 1500 et GMC Sierra 1500 (2 roues motrices, avant) • 2003-2011 Ford Crown Victoria Police Interceptor & Taxi • 1998-2001 Infiniti QX4 et Nissan Pathfinder (4WD, avant)
• 2005 Jeep Grand Cherokee (2WD / 4WD, avant) • 2006-2010 Jeep Grand Cherokee (4WD, avant) • 2009-2013 Mazda 6 (manuel, avant) • 2012-2013 Nissan Rogue (2WD et 4WD, avant) • 2014-2015 Nissan Rogue Select (2WD et 4WD, avant) • 2009-2010 Pontiac Vibe et Toyota Matrix (FWD, arrière) • 2001-2003 Toyota Highlander (2 roues motrices, arrière) • 2001-2003 Toyota Highlander (2WD et 4WD, avant) • 2007-2009 Toyota Prius Touring (roues 16 pouces, arrière) • 2007-2010 Toyota Sienna (AWD et FWD, avant) • 2006-2011 Toyota Yaris Tenneco a également bonifié son offre d’amortisseurs et de jambes de force Monroe OESpectrum par l’ajout de 12 nouveaux numéros de référence, couvrant plus de deux millions de véhicules de passagers.
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Lancement de la gamme d’outils Radical UAP offre une nouvelle gamme d’outils de qualité professionnelle au fini noir mat de la marque UltraPro. La série Radical comprend un coffre à outils, une clé à percussion, un jeu de clés à rochet, un jeu de clés combinées, des gants et un chariot de service à quatre tiroirs. Le chariot de service se distingue par son couvercle avec bloc de boucher permettant d’y déposer des pièces et d’y travailler. Les outils Radical sont offerts dans les magasins NAPA Pièces d’auto ainsi que dans les magasins Traction. Une promotion de lancement permet d’obtenir gratuitement le lit de mécanicien à l’achat du coffre à outils au prix de 1 699,99 $. Pour voir la gamme complète d’outils Radical, visitez le www.NAPACanada.com.
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juillet-août 2017 / L’automobile
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Mot de la fin
CRÉATIVITÉ On ne pourra jamais enlever aux manufacturiers automobiles ce qu’ils ont fait depuis plus d’un siècle : à partir de si peu, développer des véhicules qui se sont avérés de plus en plus fiables et bien construits au cours des décennies. Karl Benz avait concocté une sorte de « patente » qui jumelait la wagen à cheval avec un moteur rudimentaire et qu’on a appelé auto mobile, donc qui avait la capacité de se déplacer seule. On ne pourra pas non plus enlever à Henry Ford l’adaptation des méthodes de Taylor à la ligne de montage des véhicules. Ni le pur génie qui animait Ferdinand Porsche en matière d’avancement de la mécanique. Encore moins les idées de grandeur et d’innovation d’André Citroën. Ils ont été les porteétendards de ceux qui savaient concevoir des voitures et les assembler. Pour le reste, l’industrie a largement emprunté, copié ou intégré une foule de nouveautés que les acteurs du marché secondaire avaient inventées et proposées aux automobilistes. Les exemples sont nombreux. La nécessité étant mère de l’invention et, pour se forger une petite place au soleil, les acteurs de l’après-marché ont usé de créativité dans de nouveaux domaines seulement pour être délestés de leurs avantages par des manufacturiers et des concessionnaires quand il y avait une occasion de profit. Dès 1928, les frères Galvin ont installé une radio à bord d’une automobile : une bagatelle de 130 $ à une époque où le véhicule coûtait moins de 600 $. Dans les années 40, un poste de radio était devenu une option que les manufacturiers avaient intégrée sur les lignes de montage. Les frères Galvin en ont quand même profité puisque leur entreprise est devenue Motorola. Dans la même veine, le FM, le tourne-disques (!), le 8-pistes, le CD et les chaÎnes stéréo haut de gamme ont suivi, jusqu’à l’infodivertissement, l’Internet et le GPS de nos jours. Ancien employé chez Packard, cet homme avait remarqué à quel point les véhicules étaient la proie de la rouille et il fut le premier à offrir un traitement antirouille dans des
centres de service indépendants. L’idée a été reprise par les manufacturiers dès la décennie suivante et depuis lors tout véhicule reçoit en usine plusieurs couches qui repoussent les ennemis que constituent l’humidité et les abrasifs. Son nom a marqué le monde automobile : Kurt Ziebart. Après les roues à rayons en bois ou chromées, tout véhicule, l’automobile comme la camionnette, sortait de l’usine muni de roues en acier et de pneus traditionnels. L’industrie secondaire a développé dès les années 70 le marché fort lucratif des roues d’alliage et des pneus à profil surbaissé. Un succès retentissant… que les manufacturiers se sont empressés de reprendre à leur compte en offrant des ensembles en option. De nos jours, les fabricants n’ont de cesse de multiplier les dimensions des pneumatiques et les concessionnaires s’affichent ouvertement
«
30 L’automobile /juillet-août 2017
secteur automobile. Il lui faudra élaborer de nouveaux produits, une offre de services bonifiée et des stratégies novatrices pour se distinguer auprès du consommateur. Un fait demeure toutefois : quand on demande au consommateur à qui il fait confiance pour l’entretien de son véhicule, il n’hésite pas à mettre l’ensemble des ateliers indépendants à la première place devant tous les manufacturiers et leurs concessionnaires, hormis peut-être une marque de luxe qui a bien fait ces dernières années… à un taux horaire de 135 $. Il faut constater qu’après la débâcle financière de 2008 et le sauvetage de deux des Trois Grands ressuscités à coup de milliards par les gouvernements, les ventes de véhicules n’ont jamais connu de creux de vague, atteignant des sommets mensuels, périodiques et annuels. C’est pendant les périodes de baisse
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Quand on demande au consommateur à qui il fait confiance pour l’entretien de son véhicule, il n’hésite pas à mettre l’ensemble des ateliers indépendants à la première place devant tous les manufacturiers et leurs concessionnaires.
comme des centres de pneus, un domaine sur lequel ils ont pratiquement levé le nez pendant des décennies. Dernier exemple d’une kyrielle : dans les années 90, constatant la popularité des centres de lubrification rapide, certains concessionnaires ont ajouté des voies rapides à leur offre de services afin d’inclure les vidanges d’huile à leurs commerces. L’ajout n’a cependant pas connu le succès anticipé et on ne fait plus grand cas de cette pratique. Le marché secondaire, en partant du distributeur jusqu’au moindre atelier indépendant, devra donc poursuivre dans la même voie que ces créateurs s’il veut conserver sa part de l’immense gâteau que représente le
que le marché secondaire reprenait du poil de la bête et rappelait au consommateur qu’il était toujours vivant. Depuis presque dix ans, le tapis lui glisse sous les pieds. Alors, vivement un regain d’énergie et un élan de renouveau pour conserver ses acquis. Pour plusieurs, c’est devenu une question de survie. o
Michel Poirier-Defoy M Rédacteur sénior mpoirierdefoy@lautomobile.ca m
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