UN SUPPLÉMENT COMMÉMORATIF POUR CÉLÉBRER L’AIA CANADA
1942-2017
TRACER LE CHEMIN 75 ANS DE SUCCÈS DANS L’INDUSTRIE DÉCEMBRE 2017 UN SUPPLÉMENT DE
UN MOTEUR D’INNOVATION AU FIL DES ANS Depuis plus d’un siècle, Wakefield Castrol est un chef de file en innovation au Canada et partout dans le monde. Wakefield et l’industrie de l’automobile canadienne ont également œuvré pour faire de Castrol la marque d’huile à moteur la plus vendue au Canada.*
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Nous souhaitons féliciter l’Association des industries de l’automobile pour son 75e anniversaire et nous lui souhaitons beaucoup d’autres années de réussite.
ÉDITORIAL
L’AIA au fil de l’histoire En 1942, tout le secteur de l’automobile nord-américain participe à l’effort de guerre. Au Canada,, le gouvernement fédéral a ordonné l’arrêt de laa fabrication d’automobiles civiles à la fin mars. Les États-Unis ont fait de même un mois plus tôt, produisantt seulement un million d’unités en 1942, soit le tiers dee l’année précédente. Par ailleurs, au Québec, la sectionn automobile de l’École technique de Montréal est désormais dévolue à la formation de mécaniciens militaires, et ce, jusqu’à la fin de la guerre et même au-delà. Une réalité s’impose alors en Amérique du Nord : les voitures, il faudra les réparer afin de prolonger leur durée de vie utile. Ainsi, la demande pour les pièces automobiles demeure forte. C’est dans ce contexte particulier que des distributeurs canadiens de pièces automobiles sentent le besoin de se regrouper et de consolider leur position. La Canadian Automotive Wholesalers’ Association (CAWA), ancêtre de l’AIA Canada, est ainsi fondée cette année-là. Après la Seconde Guerre mondiale, l’industrie de l’automobile se remet progressivement en marche grâce notamment au boom démographique et au développement des banlieues. Rien qu’au Québec, le nombre de véhicules immatriculés est multiplié par huit, passant de 250 000 à plus de 2,1 millions entre 1945 et 1970. La CAWA a profité de cette période exceptionnelle pour croître et intégrer de nouveaux membres. En 1950, elle change de nom et devient la Canadian Automotive Wholesalers and Manufacturers Association. Onze ans plus tard, en 1964, l’association devient l’Automotive Industries Association of Canada, ou, en français, l’Association des industries de l’automobile du Canada. Au gré des décennies suivantes, au rythme des cycles de l’industrie, l’AIA se structure davantage, devenant une association influente et représentative, d’un océan à l’autre, et une véritable force de frappe. L’AIA multiplie les initiatives, créant des programmes de bourses d’études, de formation et de perfectionnement, organisant des conférences et des forums, et produisant des études et des rapports. L’association est également sur la ligne de front quand vient le temps de veiller aux intérêts de ses membres auprès des instances gouvernementales, que ce soit par exemple lors des négociations sur l’ALENA ou de la lutte pour le Right to Repair. Aujourd’hui, l’AIA et l’ensemble de l’industrie de l’après-marché font face à de nouveaux défis d’une ampleur sans précédent. Les innovations s’accélèrent : la voiture électrique se fraie lentement un chemin et la conduite autonome n’est plus de la science-fiction. Encore là, l’association répond présente. Récemment, elle publiait un important rapport sur les perturbateurs du marché secondaire. Elle a aussi participé aux audiences sur la réglementation du ministère des Transports devant le Sénat au sujet des véhicules autonomes et connectés. D’ailleurs, l’association se bat actuellement pour que les données générées par les véhicules restent entre les mains des consommateurs et ne tombent pas sous le contrôle exclusif des constructeurs. Enfin, alors que les ateliers de mécanique jouent un rôle pivot dans le grand virage technologique de l’industrie automobile, l’association estime que le moment est venu de les intégrer comme membres directs et s’apprête l’an prochain à réviser sa politique d’adhésion. La grande force de l’AIA, c’est de rester à l’écoute des besoins de ses membres, en faisant preuve d’ouverture d’esprit et en épousant les causes et les défis de son temps. À l’AIA Canada, nous souhaitons un joyeux anniversaire de fondation. Si le passé est garant de l’avenir, nul doute que les 75 prochaines années de l’association seront aussi marquées du sceau de la réussite. — Nathalie Savaria, rédactrice en chef
SOMMAIRE
4 | Une lettre du premier ministre du Canada Le premier ministre Justin Trudeau félicite l’AIA Canada pour ses 75 années de réussite.
5 | Chapeau à tous nos membres et partenaires ! Un message du président actuel de l’association, Jean-François Champagne.
7 | Un voyage à travers le temps Une chronologie de l’histoire de l’AIA, de 1942 à aujourd’hui.
12 | Souvenirs de la présidence Les présidents du passé, Dean Wilson (1983-1998), Ray Datt (1998-2008), Marc Brazeau (2008-2015), et Jean-François Champagne (2015-présent).
15 | Ce que l’AIA fait pour vous L’AIA Canada constitue une ressource précieuse pour ses membres, notamment pour l’organisation d’événements, la création de programmes et la réalisation d’études de marché.
16 | Une voix francophone et québécoise au sein de l’association Un regard sur l’histoire et le travail de la Division du Québec.
19 | Naviguer vers le succès Où se dirigent l’industrie et l’AIA, à l’heure des avancées technologiques et des mutations démographiques ?
22 | Un regard sur le passé RÉDACTRICE EN CHEF Nathalie Savaria
ÉDITRICE Kathryn Swan
CHARGÉE D’ÉDITION Martha Uniacke Breen
ADAPTATION DES TEXTES DE L’ANGLAIS AU FRANÇAIS Nathalie Savaria
COLLABORATEURS À LA RÉDACTION Allan Janssen Adam Malik DIRECTION ARTISTIQUE Tim Norton Ellie Robinson Anita Balgobin VENTES NATIONALES Juan Diez Denis Arsenault
VICE-PRÉSIDENTE À L’ÉDITION Melissa Summerfield PRÉSIDENT Joe Glionna PRÉSIDENT DU CONSEIL Jim Glionna Un supplément du magazine
DIRECTRICE DE LA PRODUCTION PUBLICITAIRE Alicia Lerma DIRECTRICE DE LA PRODUCTION IMPRIMÉE Phyllis Wright DIRECTRICE DU TIRAGE Lilliana Kantor
6450, rue Notre-Dame Ouest, bureau 100 Montréal, QC H4C 1V4 514 938-0639
Supplément AIA 2017 | 3
anada inistre du c m r ie m e r p u une lettre d 17 11 octobre 20
Canada, obile (AIA) du ries de l’autom st du in s de n io versaire. Cette Chère Associat votre 75e anni ur po ns tio es félicita revenir sur le le moment de vous adresse m IA je A l’ e de qu r es si br ai d pl s mem C ’est avec gran personnel et le nstitue pour le co le ia éc sp occasion chir à l’avenir. la côte est passé et de réflé que grandes, de es tit pe nt ta s, availlant dans canadienne 0 personnes tr s collectivités 00 de 0 ie 40 rt e pa qu it es fa vie de pr leurs besoins Votre industrie pour combler critique dans la es le ic rô rv se un s ue vo jo et Elle uits à la côte ouest. ent sur vos prod ceux qui compt us to à et ie tr l’indus de transport. es années ! uinze prochain Aux soixante-q Sincèrement,
Justin Trudeau
NGK ET AIA: UN PARTENARIAT Création de la Canadian Automotive Wholesalers ocia Association 1936
1942 942
1949
Les fabricants sont accueillis parmi les mbre membres
Le nom de l’association est changé pour celui de l’Automotive Industries Association of Canada
1950 950
1964 964
La société ciété NGK La céramique ram Spark Plug CO., technique est Ltd. est créée à commercialisée sous Nagoya, au Japon la marque NTK
L’AIA Canada organise la première Soirée du Canada pendant la Semaine de dustr l’industrie 1966
La société ciété NGK Spark Plugs USA est créée aux États-Unis
1971 971
1977
1982
NGK devient dev La société ociét NGK membre de Spark Plugs l’AIA Canada Canada est créée
1986 NGK lanc lance la bougie d’allumage G-Power sur le marché canadien
27 octobre 2017 Au nom de l’Ass ociation des indu stries de l’autom et de partenaire obile du Canada s pour votre ap , je vous remerci pui soutenu de En ce 75e anni e à titre de mem l’industrie du m versaire de l’AIA bres arché secondai Ca nada, nous som l’association au re de l’automob mes très fiers de fil des ans. Nos ile. s nombreux su réalisations sont profonde reconn ccès obtenus pa aussi celles de aissance pour r l’industrie et no l’engagement de du marché seco us exprimons no nos membres en ndaire. Ils sont tr e vers la croissan le pilier du mar des produits et ce et la prospé ché secondaire des services d’en rité de l’ a utomobile, four tr et ien et de répara canadien compt ni ssant des pièces tion de véhicule ant près de 26 m , s de qualité au illions de véhicu Votre contribut parc automobile les. ion active par le biais de la pa événements co rticipation à de ncourt à assure s conseils, à de r la re ntabilité et la cr constante évolut s comités et à oissance future ion. des s dans une indu Merci de votre strie diversifiée dévouement à en la croissance de la main-d’œuvre l’économie, au future, ainsi qu x droits des co e de votre cont canadienne du nsommateurs ribution à la vi marché second et à gueur et au dyna aire. misme de l’ind ustrie Très sincèremen t,
Jean-François Ch
Le président de
ampagne, CAE
l’AIA Canada,
DURABLE ET FRUCTUEUX Création de la Société des jeunes cadres de l’AIA anad Canada
L’AIA Canada lance le programme Mon auto, j’en prends soin
1991
1999
2001 001
2003
La production oduc de bougies d’allumage NGK dépasse cinq milliards d’unités
NGKK lan lance la bougie d’allumage G-Power platinum sur le marché canadien
NGKK lan lance la bougie d’allumage Iridium IX sur le marché canadien
NGK lance lanc la gamme complète de capteurs d’oxygène NTK
2004 004
2005
L’AIA Canada organise la première Conférence annuelle des fem femmes
L’AIA Canada célèbre son 75e anniversaire
2014 014
2015
2017
NGK procède procè à une acquisition stratégique afin de pénétrer le marché de l’électronique pour véhicule
NGK célèbre son 35e anniversaire au Canada
2007
NGK lanc lance la NGKK Spark Spa gamme complète Plugs atteint de jeux de fils 50 % de la part Wire Set du marché secondaire canadien
Pour en savoir plus, visitez ngksparkplugs.ca
BOUGIE D’ALLUMAGE
CÉRAMIQUES TECHNIQUES
Un voyage à travers le temps 1942-2017 Par Martha Uniacke Breen
L
’année 1942 a été une période difficile pour l’industrie automobile canadienne encore jeune. Le traumatisme continu de la guerre a fait chuter les ventes d’automobiles neuves et la production s’est mise à ralentir à mesure que l’industrie s’adaptait aux besoins de l’effort de guerre. Paradoxalement, puisque beaucoup de gens choisissaient de réparer leur voiture plutôt que d’en acheter une nouvelle, la demande de pièces est demeurée soutenue.
C’est dans ce contexte qu’une poignée de distributeurs canadiens de pièces automobiles ont décidé de se regrouper afin de consolider leur position au sein de l’industrie. La route a été longue depuis cette première réunion. Ce qui deviendra par la suite l’Association des industries de l’automobile du Canada est aujourd’hui l’une des associations professionnelles les plus influentes de l’industrie automobile canadienne, avec
plus de 4 000 établissements membres d’un océan à l’autre et un marché secondaire d’environ 21 milliards de dollars. La Division du Québec de l’AIA, dont le bureau permanent a été établi à Montréal en 1993, assure une voix francophone et québécoise non seulement au sein de l’association canadienne, mais également à l’échelle nord-américaine. Son Grand Forum annuel est l’un des événements les plus attendus de l’industrie au Québec.
L’AIA est la voix incontestée du marché secondaire canadien, se développant au rythme des défis et des réalisations de l’industrie qu’elle sert. Alors que les véhicules évoluent inexorablement vers des ordinateurs mobiles de plus en plus complexes, l’AIA est bien positionnée afin de maintenir son approche proactive en matière de formation, de relations gouvernementales, de veille économique et de 2017 AIA Supplement | 7 développement industriel, pour les 75 prochaines années, et même au-delà.
2017 AIA Supplement | 7
1942 9 2
1971 9
19948 1948
1942
1953
1974
La Canadian Automotive Wholesalers’ Association (CAWA) tient sa première réunion annuelle avec 43 distributeurs.
Tom Whellams est embauché comme vice-président principal et prend sa retraite en tant que président en 1983.
L’AIA acquiert le Canadian Automotive Service Show (connu plus tard sous le nom de Canadian International Automotive Show).
1948
1964
1981
L’association change de nom et devient l’Automotive Industries Association of Canada, en français, l’Association des industries de l’automobile du Canada.
La CAWA organise un banquet afin de souligner son sixième anniversaire à l’hôtel Vancouver.
1950
L’AIA crée le programme de bourses d’études Marion Roberts, en l’honneur de Marion Roberts.
1971
La CAWA change de nom et devient la Canadian Automotive Wholesalers and Manufacturers Association.
La Soirée du Canada a lieu pour la première fois à Las Vegas.
2002 00
2004 00
200 2004
200 2005
1993
2001
2003
La première Étude des perspectives sur l’industrie du marché secondaire est publiée pour les membres de l’AIA.
La Société des jeunes cadres (SJC) est fondée, suscitant l’apport de jeunes membres de l’industrie et revitalisant l’association.
L’AIA parvient à faire modifier le règlement afin de permettre le transport de quantités limitées de certains produits auprès de Transports Canada.
Création du bureau permanent de la Division du Québec de l’AIA.
2002
2004
Le dernier Canadian International Auto Show se tient à Toronto.
Lancement du programme canadien d’éducation aux consommateurs Mon auto, j’en prends soin.
L’AIA réussit à obtenir une déduction d’impôt pour les apprentis.
Le premier Congrès des dirigeants du marché secondaire se tient à Mont-Tremblant.
1998 Raymond Datt devient président de l’AIA.
1999 Le site Web de l’association, www.aiacanada, est lancé.
8 | Supplément AIA 2017
1987 1983 9833
1982
11974 974 1985
L’AIA crée le Conseil international, qui aide les entreprises canadiennes à participer à des événements partout dans le monde.
Inauguration de la certification du transport des marchandises dangereuses ; nouveaux règlements du SIMDUT formulés avec la participation de l’AIA.
1983
1986
Dean Wilson devient président de l’AIA ; l’association crée de nouveaux programmes tels que des cours par correspondance, le Comité des relations gouvernementales, le Comité pédagogique, entre autres.
L’AIA crée le Scholarship Trust Fund, renommé Bourse d’études Arthur Paulin du marché secondaire de l’automobile, en l’honneur de l’ancien président de renom de l’AIA.
2007 00
1998 9988
1986 19 986 1987 Le Conseil du Service d’entretien et de réparation automobiles du Canada, qui se consacre à la formation et à l’établissement de normes de formation, est fondé par l’AIA et d’autres organisations partenaires. L’AIA fait partie du groupe d’experts qui représente l’industrie secondaire auprès du gouvernement dans le cadre des négociations sur le libre-échange entre le Canada et les États-Unis (qui comprendra plus tard le Mexique dans un accord élargi de l’ALENA).
2009 00 09
2010 00
20008 2008
2005
2007
2009
La Fondation Un coup de main pour les enfants de l’AIA, une cause caritative audacieuse de l’industrie canadienne du marché secondaire automobile, est lancée.
La présidente du conseil de CARS, Jennifer Steeves, annonce le lancement officiel du service d’évaluation des compétences CARSability pour les réparations automobiles.
Après une vaste consultation, le conseil d’administration de l’AIA vote à l’unanimité afin d’appuyer pleinement l’entente CASIS (connue sous le nom de Right to Repair) recommandant le retrait du projet de loi C-273.
La lutte pour le Right to Repair est menée à Ottawa. Un groupe de pression dirigé par l’AIA Canada organise des réunions et une réception sur la Colline du Parlement. La première Soirée de l’industrie canadienne de la carrosserie est organisée par l’AIA à Las Vegas.
2008 Marc Brazeau devient président de l’AIA. Le premier rapport sur l’examen de la gouvernance de l’AIA est soumis. L’AIA organise le premier Grand Forum annuel de la Division du Québec à Saint-Hyacinthe.
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2011 01
2014 0
20122 2012
2010
2012
2014
I-CAR (Inter-Industry Conference on Auto Collision Repair) et l’AIA concluent une entente finale qui autorise l’AIA à administrer le programme de formation I-CAR au Canada.
L’AIA Canada célèbre son 70e anniversaire en organisant un gala à Toronto en présence de quelque 500 membres de l’industrie du marché secondaire.
La première Conférence annuelle des femmes a lieu à Niagara Falls, en Ontario, et connaît un vif succès.
L’AIA est l’un des 27 groupes professionnels et économiques au Canada invités par le gouverneur général à nommer des candidats pour la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II. L’AIA Canada a l’honneur de remettre 38 médailles à des Canadiens exceptionnels, dont 11 Québécois, de l’industrie du marché secondaire automobile.
L’AIA Canada reçoit un financement octroyé par Condition féminine Canada pour développer le programme Avancement des femmes dans l’industrie automobile (AFIA).
2011 Le président de Lordco Auto Parts, Ed Coates, reçoit le prix pour Services éminents de l’AIA pour son leadership et sa pensée innovante.
2015
L’AIA fait un don de 250 000 $ au Georgian College, qu’elle a soutenu grâce à des bourses depuis le milieu des années 1990, afin de financer un « espace
2015 05
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20 6 2016 initiateur de changements », un laboratoire de travail multimédia ainsi qu’un lieu d’étude pour les étudiants du programme en administration des affaires dans le secteur automobile.
2015 Situé au 1272, rue Wellington pendant 35 ans, le bureau national de l’AIA Canada est vendu et l’association emménage dans un plus grand emplacement, au 180, rue Elgin, au centre-ville d’Ottawa. Jean-François Champagne, CAE, devient le nouveau président de l’AIA Canada.
10 | Supplément AIA 2017
2016
2017
Lancement du Programme canadien d’accréditation des ateliers de carrosserie (PCAAC) pour l’industrie canadienne de la carrosserie.
L’AIA Canada lance la première phase de son étude intitulée Information sur le marché du travail dans le marché secondaire (IMTMS), pour fournir des données sur la maind’œuvre dans l’industrie canadienne du marché secondaire.
L’AIA réactive le conseil des fournisseurs de services, qui réunit le secteur des fournisseurs de services en automobile avec les réseaux de la fabrication et de la distribution de pièces du marché secondaire, pour élaborer des stratégies inclusives et globales afin de répondre aux préoccupations de l’industrie.
L’AIA Canada est invitée à témoigner devant le Comité sénatorial permanent des transports et des communications au sujet d’une étude sur les questions techniques et réglementaires liées aux véhicules autonomes et connectés. L’AIA célèbre ses 75 ans en tant que porte-parole de l’industrie du marché secondaire de l’automobile.
Depuis
75
ans assistance, influence et avancement. Nous vous remercions de soutenir la communauté automobile automobile. Mevotech est fier d’être membre de l’AIA.
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Souvenirs de la présidence Par Martha Uniacke Breen
DEAN WILSON
RAY DATT
Président de 1983 à 1998
Président de 1998 à 2008
Dean Wilson a vu le jour et a grandi dans une ferme près de Red Deer, en Alberta. Après ses études secondaires, il fait une demande d’admission au programme de génie de l’Université de l’Alberta, mais faute de budget, il décide plutôt d’intégrer l’armée de l’air, où il est formé comme pilote de chasse. Après avoir rempli son affectation de trois ans, il entame des études en génie civil. Par la suite, il se retrouve à Ottawa où il travaille pour le Conseil canadien du bois. « Mon travail consistait à effectuer la liaison avec les firmes de génie civil utilisant les produits du bois. Par le fait même, j’ai commencé à m’intéresser de plus en plus à la gestion associative. » Après s’être joint à la Société canadienne des dirigeants d’association (SDCA), il siège au conseil d’administration de la SCDA et en devient par la suite le président. Son expérience en ingénierie combinée à son travail au sein du Conseil canadien du bois lui sert de tremplin pour prendre les rênes de l’AIA. Il se rappelle qu’au moment où il a été nommé président de l’AIA, l’association était mûre pour de grands changements. « À mon arrivée, je sentais qu’elle s’était « essoufflée », car lorsque je discutais sur le terrain avec les distributeurs, ils me questionnaient souvent sur ce que l’AIA pouvait faire pour eux. » Heureusement, le conseil était très réceptif au changement. Dean et son équipe ont remanié la quasi-totalité des processus de l’association : ils ont revu la planification stratégique et le budget, institué un tout nouveau plan quinquennal et solidifié la structure du partenariat entre le président, le comité exécutif et le conseil d’administration, contribuant à ce que ces trois composantes importantes travaillent en étroite collaboration. La nouvelle équipe s’est concentrée sur le développement de programmes distributeurs, en particulier dans le domaine des relations gouvernementales et celui de l’éducation. L’une des grandes réalisations de l’AIA à cette époque a été la création du Scholarship Trust Fund, plus tard renommé le programme de bourses d’études Arthur Paulin du marché secondaire de l’automobile, en l’honneur de l’ancien président de renom de l’AIA. C’est également Dean qui est à l’origine de l’arrivée des principaux détaillants du marché secondaire de l’automobile au sein du conseil d’administration. « Historiquement, les détaillants n’avaient jamais fait partie de l’AIA, mais plusieurs de nos membres estimaient qu’ils étaient des acteurs clés du marché secondaire. Nous avons donc commencé à développer ce secteur, et des entreprises comme Canadian Tire, Midas et d’autres ont adhéré à l’AIA, ce qui en fait une association vraiment représentative. »
À l’âge de 17 ans, Ray Datt, originaire d’Egansville, en Ontario, fait ses bagages et part pour Toronto, où il trouve un emploi sur la chaîne de montage de la fonderie GE. Très vite, sa personnalité extravertie l’aide à faire progresser sa carrière. Il est ainsi promu au service à la clientèle, puis aux ventes et au marketing. Des changements au sein de l’entreprise font cependant disparaître tout espoir d’avancement. Ray part donc travailler pour Purolator, puis pour Wells Manufacturing, dont il deviendra par la suite le président. « À cette époque, Wells était le numéro un des pièces électriques et d’allumage, juste au moment où l’industrie se lançait dans l’allumage électronique. Il m’est apparu que l’un des meilleurs outils de marketing sur lequel nous pouvions compter était justement l’association, et j’ai donc commencé à jouer un rôle plus actif au sein de l’AIA. » En tant que président du comité du marketing et des membres de l’AIA, Ray discute régulièrement avec les membres sur les façons dont l’AIA pourrait les aider, commençant à cumuler une expérience sur le terrain sur la manière de rendre l’association plus sensible aux intérêts de l’industrie. En 1989, il est nommé président du conseil de l’AIA et continue à travailler au sein de l’organisation. Lorsque Dean Wilson part à la retraite en 1998, on lui demande de prendre la relève. Le temps était notamment venu de réfléchir à l’avenir du Canadian International Auto Show, que l’AIA organisait depuis les premières années de la présidence de Dean Wilson. « L’événement se voulait un endroit où les membres pouvaient voir de nouveaux produits et interagir avec les fournisseurs et les autres membres. Mais certains grands groupes d’acheteurs avaient commencé à tenir des événements privés pour leurs membres (et également à vendre des produits, ce que nous ne faisions pas). » Le Canadian International Auto Show n’était pas seulement devenu redondant, mais il concurrençait ses propres membres. La décision a donc été prise de mettre fin à l’organisation de l’événement. La présidence de Ray Datt a été marquée par trois avancées importantes. Premièrement, la mise en œuvre avec succès de la déduction d’impôts pour outils, permettant aux apprentis d’amortir le coût de leurs outils, à l’instar d’autres métiers. L’AIA s’est également jointe au mouvement Right to Repair, qui se conclura sur une réussite quelques années plus tard. L’équipe de Ray a enfin lancé l’Auto Repair Council, fournissant un lien direct avec les clients utilisant les produits des membres de l’AIA et aux clients qu’ils desservent.
12 | Supplément AIA 2017
MARC BRAZEAU
JEAN-FRANÇOIS CHAMPAGNE
Président de 2008 à 2015
Président de 2015 à aujourd’hui
Sous le leadership de Marc Brazeau, l’AIA est devenue la voix organisée et professionnelle du marché secondaire de l’automobile. Elle a été en mesure de communiquer efficacement non seulement avec ses membres, mais également avec le gouvernement et même les consommateurs, grâce à des programmes comme Mon auto, j’en prends soin. Marc a passé son enfance à Haileybury, au cœur des cantons de l’Est francophones de l’Ontario. « Mon père était un mécanicien de l’ombre. Il était capable de réparer lui-même ses véhicules et ceux des autres, alors je le regardais et j’apprenais beaucoup de lui. » Après avoir obtenu un baccalauréat en relations publiques du Collège Humber, il décroche un diplôme en communication de l’Université d’Ottawa, puis il obtient un stage au gouvernement pendant une courte période. « Je me suis vite rendu compte que le travail de fonctionnaire n’était pas pour moi ! » dit-il en riant. Son expertise en communication l’amène à faire carrière au sein de deux associations de professionnels : l’Association canadienne de technologie de pointe, et plus tard, l’Association des transports du Canada. C’est en travaillant pour ces deux organisations qu’il fait la connaissance de Dean Wilson, qui l’invite à se joindre à l’AIA. Il s’est épanoui dans cette nouvelle association, jusqu’à devenir vice-président, un poste qu’il a conservé tout au long de la présidence de Ray Datt. Lorsque Ray se retire en 2008, il déclare : « L’occasion m’a été offerte de gérer l’une des meilleures associations professionnelles au Canada. » C’est au cours de la présidence de Marc que l’entente CASIS (Right to Repair), s’est concrétisée, après des années de négociations parfois houleuses. Cette réussite historique majeure a donné aux fabricants indépendants du marché secondaire le droit de créer un marché plus équitable, tant pour eux-mêmes que pour les consommateurs. Marc est aussi particulièrement fier d’une autre réalisation : l’acquisition du programme de formation I-CAR. « Il s’agit d’un programme de formation ayant vu le jour à Chicago, mais qui avait eu des difficultés à s’implanter au Canada, explique-t-il. Alors, un certain nombre de nos membres ont suggéré que l’AIA chapeaute le programme. » Après une première étude, l’AIA lance le programme canadien en 2010, qui est devenu depuis l’une des plus grandes réussites de l’histoire de l’AIA.
Tout comme Marc Brazeau avant lui, Jean-François Champagne est arrivé à l’AIA avec une grande expertise des associations professionnelles, accompagnée d’une panoplie d’autres compétences, qui faisait de lui le dirigeant tout désigné pour l’association. Natif de Laval, il a étudié l’ingénierie à l’École Polytechnique de Montréal, puis il a amorcé sa carrière à Toronto, dans une entreprise spécialisée dans les systèmes électroniques de haute sécurité. Membre de l’Association canadienne de la sécurité (CANASA), Jean-François a alors découvert son intérêt pour les affaires de l’association, en particulier la formation. Il est devenu formateur et a commencé à faire régulièrement du bénévolat au sein des comités de la CANASA. « Par la suite, j’en suis venu à la conclusion que je travaillais de moins en moins au sein de mon industrie et que j’étais davantage impliqué dans l’association ! » mentionne-t-il. Il a obtenu sa certification comme dirigeant d’association, puis il est devenu directeur principal de la CANASA. C’est au cours de son implication au sein de la Société canadienne des dirigeants d’association que Jean-François s’est lié d’amitié avec Marc Brazeau, alors président de l’AIA. Lorsque Marc a quitté ses fonctions en 2015, Jean-François est apparu comme un choix naturel. L’expertise de Jean-François en électronique en faisait un choix particulièrement judicieux, du point de vue de l’AIA. « Au sein de l’AIA, on parlait beaucoup de l’influence de la technologie et des TI et des répercussions de celles-ci sur l’industrie. J’avoue que mes antécédents professionnels étaient un atout dans ce secteur. » L’une des réalisations récentes les plus notables de l’AIA a été sa participation aux audiences sur la réglementation du ministère des Transports devant le Sénat au sujet des véhicules autonomes et connectés. « Le processus a donné de la visibilité au marché secondaire ; le gouvernement a compris que nous n’étions pas seulement un plan de rechange. » D’autres réussites, comme la création du Programme canadien d’accréditation des ateliers de carrosserie (PCAAC), ont contribué à renforcer la position de l’AIA en tant que ressource centrale pour des initiatives de ce type. Ce programme était attendu depuis longtemps par l’industrie de la carrosserie. « Nous sommes également devenus une source fiable d’information grâce à nos études sur le comportement des membres, les perturbations et bien d’autres choses. Nous avons façonné l’organisation afin qu’elle devienne une plateforme de connaissances ; les membres et le gouvernement s’en remettent de plus en plus à nous comme source d’information faisant autorité en la matière. »
Supplément AIA 2017 | 13
Plus de 280 ans d’histoire réunis
AU SERVICE DU MARCHÉ SECONDAIRE CANADIEN DEPUIS 1943
Nous avons été à vos côtés à presque chaque étape de votre parcours. C’est en tant que membres et amis que nous célébrons cet événement !
Joyeux 75e anniversaire, AIA Canada !
Aftermarket Auto Parts Allian Alliance s’engage à vous servir partout au Canada. Le service fait la différence, nous l’avons compris !
Ce que l’AIA fait pour vous Par Martha Uniacke Breen
LES PRINCIPALES INITIATIVES L’AIA Canada investit afin d’obtenir des données fournissant aux membres une veille économique exhaustive, identifiant les tendances et recommandant les stratégies à prendre en compte lors de la planification. Voici certaines des initiatives majeures poursuivies par l’association.
1 | Études de marché À l’AIA, la recherche porte sur quatre aspects clés : l’économie, les consommateurs, les politiques et l’innovation. Nos rapports de recherche fournissent de l’information utile et pratique qui contribue à favoriser le développement et la croissance des entreprises du marché secondaire. Les projets de recherche sont soutenus par le marché secondaire et d’autres communautés de pratique qui sont des parties prenantes. 2 | Transfert de connaissances La stratégie de transfert de connaissances de l’AIA implique l’interprétation et l’analyse des rapports de recherche pour développer des outils de communication ciblés afin de s’assurer que l’information est facile à comprendre et à partager. Des feuillets d’information, des messages personnalisés sur les médias sociaux ainsi que du matériel iconographique sont utilisés pour rendre l’information facile à consulter. 3 | Conseils au gouvernement L’approche proactive de l’AIA en matière de relations gouvernementales a pour pivot central une compréhension fondamentale des priorités et tendances du gouvernement, une connaissance des besoins et enjeux de l’industrie, et la présence de membres engagés qui sont prêts à participer aux réunions et consultations avec le gouvernement. L’AIA Canada s’assure que le marché secondaire se fait entendre quand vient le temps de défendre le choix du consommateur et l’accès au service et aux informations sur les réparations lorsque de nouvelles technologies apparaissent.
4 | Événements Les événements sont une façon d’offrir aux membres des occasions de réseautage, de se tenir à jour sur les avancées technologiques et les pratiques d’excellence de l’industrie, et de discuter des défis actuels del’industrie. Voici quelques-uns des événements annuels organisés par l’AIA : • La Soirée du Canada, tenue à Las Vegas durant la Semaine de l’industrie. • Les conférences CCIF, qui ont lieu trois fois par année à différents endroits au Canada. • La série Échange de connaissances, tenue partout au Canada afin de trouver des solutions aux problèmes auxquels doivent faire face les fournisseurs de service automobile. 5 | Responsabilité sociale de l’entreprise La Fondation AIA Un coup de main pour les enfants est la seule fondation ciblée pour le marché secondaire, qui passe par les membres locaux pour joindre les communautés et offrir son aide à ceux qui en ont besoin. La fondation gère un certain nombre de campagnes qui permettent de fournir un financement à des œuvres de charité modestes. 6 | Subventions et bourses d’études Les divisions de l’AIA recueillent des fonds pour des bourses d’études lors de tournois de golf, de dîners et d’autres initiatives. En outre, l’AIA Canada offre trois bourses d’études différentes, qui ont toutes été créées pour aider des groupes distincts d’étudiants et pour encourager les carrières dans l’industrie secondaire automobile.
LES PROGRAMMES DE L’AIA Les nombreux programmes de l’AIA forment le cœur de ce que l’association offre aux membres et à l’industrie en général. Voici un aperçu des principaux programmes actuels de l’AIA. 1 | AutoConnexe Disponible à compter de 2018, AutoConnexe est un outil en ligne offrant de l’information en temps réel sur les pénuries et les excédents de main-d’œuvre, des données sur la rémunération, des projections démographiques, et plus encore.
2 | Avancement des femmes dans l’industrie automobile (AFIA) Le programme AFIA vise à renforcer le pouvoir d’action des femmes qui font ou qui envisagent de faire carrière dans l’industrie du marché secondaire. Le programme de mentorat AFIA a pour but d’engager les femmes de l’industrie de l’automobile dans un processus durable de développement de carrière qui rehausse leurs qualités de leadership, élargit leur réseau stratégique et leur procure un avantage appréciable. 3 | I-CAR Canada I-CAR Canada est un programme bilingue de formation et de reconnaissance administré par l’AIA pour mettre à jour les compétences des gestionnaires et des techniciens dans l’industrie de la carrosserie. Les cours d’I-CAR Canada offerts en 2016 couvraient tant les véhicules et les installations de réparation que les gestionnaires eux-mêmes. 4 | Forum canadien de l’industrie de la carrosserie (CCIF) Le Forum offre un lieu national où toutes les parties prenantes du secteur carrossier peuvent réseauter et collaborer pour trouver des solutions aux défis et problèmes communs du secteur. Tenues trois fois l’an dans différentes provinces, les réunions du CCIF débutent par une réception en soirée suivie le lendemain par un programme d’une journée portant sur les priorités du CCIF. 5 | Programme canadien d’accréditation des ateliers de carrosserie (PCAAC) Administré par l’AIA Canada, le PCAAC a été mis sur pied afin d’accréditer les ateliers de carrosserie selon une série de normes de base de l’industrie. Le programme établit des normes d’affaires, d’équipement, opérationnelles et de formation qui s’avèrent essentielles à l’exécution des réparations des carrosseries, et ce, d’une manière sécuritaire et efficace. 6 | Info-carrières L’AIA est une ressource inestimable d’informations sur les choix de carrière, incluant un affichage de postes, aidant à amorcer ou à faire progresser des carrières dans l’industrie du marché secondaire de l’automobile en constante évolution. Supplément AIA 2017 | 15
UNE VOIX FRANCOPHONE ET QUÉBÉCOISE au sein de l’association Par Nathalie Savaria
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a force de l’AIA, ce sont aussi ses divisions, dont celle du Québec, qui permettent de fournir des ressources locales et de créer une passerelle pour faciliter les communications bilatérales. « Pour la Division du Québec, c’est encore plus important, car notre participation nous assure une voix francophone et québécoise non seulement à l’échelle canadienne, mais également à l’échelle nord-américaine », affirme Roger Goudreau, directeur exécutif pour le Québec. À l’instar de l’AIA Canada, ce sont des esprits pionniers qui ont présidé à la création et au développement de la Division du Québec. Un des tournants majeurs a été l’ouverture d’un bureau permanent à Montréal sous
la présidence de Luc Champagne (1992-1993). Pendant plus de 20 ans, soit de 1993 à 2016, Michel Tremblay, directeur exécutif pour le Québec, et Céline Brisebois, coordonnatrice de projets pour le Québec, ont dirigé le bureau avec l’aide du conseil d’administration et d’autres bénévoles. En plus d’accroître le nombre de ses adhérents, l’association a obtenu un siège au sein du conseil d’administration des Comités paritaires de l’industrie des services automobiles et a multiplié les démarches auprès des instances gouvernementales. Grâce à une panoplie d’activités, notamment des expositions, des galas, un tournoi de golf annuel, et surtout, un Grand Forum annuel implanté en 2008, la Division du Québec s’est illustrée par
son dynamisme. D’ailleurs, à deux reprises, elle a remporté le titre de Division de l’année de l’AIA. En 2016, Roger Goudreau et Rachel Leduc, coordonnatrice de projets pour le Québec, ont pris la relève, poursuivant le travail entrepris par leurs prédécesseurs. Aujourd’hui, le personnel et le conseil d’administration sont plus que jamais engagés dans l’avancement de l’association et de l’industrie. En septembre dernier, quelque 325 personnes ont assisté au Grand Forum. Cette participation record, qui témoigne de l’esprit rassembleur de la chaîne de l’après-marché québécois, « s’explique par le travail accompli en amont par le comité organisateur avec les grandes bannières afin de
LES COURROIES NE CRAQUENT PAS Les courroies fabriquées depuis l’année 2000 résistent aux fissures. Ne soyez pas dupe. Même si c’est difficile à déceler, les nouvelles courroies perdent du matériau et de leur capacité à transmettre la puissance – une perte de matériau aussi faible que 5 % peut entraîner la défaillance d’une courroie.
ENTRETIEN RECOMMANDÉ DE LA COURROIE
Courroie en néoprène après 160 000 km
Courroie en EPDM après 160 000 km
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INSPECTER 100 000 km REMPLACER 150 000 km
Le système d’entraînement par courroie multifonction doit être vérifié à compter de 100 000 km au compteur, et les composants usés doivent être remplacés avant 150 000 km ou selon les recommandations du fabricant.
À bien des égards, une courroie en EPDM ressemble à un pneu. Lorsqu’un pneu tourne et entre en contact avec le sol, il s’use. Une courroie s’use de la même manière lorsqu’elle entre en contact avec les poulies et qu’elle circule dans le système d’entraînement. Au fil du temps, les rainures de la courroie s’usent.
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mobiliser les ateliers de mécanique », souligne André Latreille, président du conseil d’administration. Selon son plan stratégique 2017, la Division du Québec concentre actuellement ses efforts autour de trois axes principaux : la relève, l’adaptation aux nouvelles technologies et l’image de l’industrie.
« D’autres foires auront lieu bientôt et nous allons étendre l’activité en 2018. Le responsable de ce dossier est Patrick Saint-Pierre », précise M. Latreille. La Division du Québec explore par ailleurs la possibilité d’organiser une journée de l’après-marché qui réunirait les écoles, les élèves et les employeurs pour mieux faire connaître l’industrie auprès de la relève.
« Pour la Division du Québec, c’est encore plus important, car notre participation nous assure une voix francophone et québécoise non seulement à l’échelle canadienne, mais également à l’échelle nord-américaine. » — Roger Goudreau Le développement de la relève est en effet au cœur des préoccupations de la Division, qui a d’ailleurs chapeauté une première foire aux stages, permettant de mettre en contact des finissants en mécanique automobile d’un centre de formation professionnel avec des employeurs potentiels.
La Division du Québec veut aussi accompagner les ateliers de mécanique, qui jouent un rôle pivot dans le grand virage technologique de l’industrie automobile. « Nous savons que les concessionnaires sont probablement en avance sur le marché
secondaire, alors il est important de sensibiliser nos gens à se préparer à cette vague de changements qui va s’accentuer », mentionne M. Latreille. Quant à l’image, la Division du Québec estime « qu’il est important de transmettre aux consommateurs le message qu’ils peuvent se sentir à l’aise et faire confiance à l’après-marché tant pour les pièces, la carrosserie que pour la réparation de leurs véhicules, indique M. Latreille. Il faut donner une image positive de notre industrie afin qu’ils continuent de venir faire réparer leurs voitures dans nos ateliers de mécanique », ajoute-t-il. Ainsi, la Division du Québec se réjouit de l’annonce faite lors du Grand Forum par Jean-François Champagne, président de l’AIA Canada, selon laquelle l’AIA invitera les ateliers de mécanique et de carrosserie à adhérer à l’association en 2018. « Si on veut les rejoindre, si on veut les impliquer davantage, alors ce serait bon qu’ils puissent devenir membres de l’association », conclut André Latreille.
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Naviguer vers le succès L’AIA Canada se concentre sur les gens et les données en faisant route vers l’avenir. Par Allan Janssen
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es associations professionnelles ne sont pas exemptes des turbulences provoquées par les avancées technologiques et les mutations démographiques, mentionne Jean-François Champagne, président de l’AIA Canada. « Tout ce qui provoque des changements radicaux dans le monde des affaires modifie également les règles pour les associations, ajoutet-il. Heureusement, l’AIA Canada est adaptable et parfaitement en mesure de développer de nouveaux programmes et de redéfinir ses objectifs afin de continuer à veiller aux besoins de ses membres. » M. Champagne mentionne que la capacité à évoluer est une compétence primordiale dans le monde des associations, comme c’est le cas dans l’industrie. « Tout est appelé à changer de nos jours, déclare-t-il. Certaines associations n’ont pas commencé à adapter leur structure, leur gouvernance, leurs catégories de membres ou leur mode de financement. Je crois qu’elles foncent droit dans un mur en raison des nouvelles réalités du marché. »
Les membres L’un des changements potentiels les plus radicaux est une ouverture vers l’acceptation des fournisseurs de service automobile (FSA) en tant que membres directs. Le sujet a été abordé à maintes reprises au cours des dernières années, mais la période actuelle est propice à ce changement, affirme M. Champagne, en raison des objectifs convergents des acteurs du marché secondaire et du rôle pivot joué par les fournisseurs de service automobile pour la santé de l’industrie. « Les distributeurs traditionnels ont été les membres fondateurs de l’AIA, et, jusqu’à un certain point, ils semblaient avoir des opinions différentes de leurs clients sur certaines questions. Mais ce n’est plus le cas. Nous sommes rendus à un moment charnière où nous regardons tous dans la même direction, mentionne M. Champagne. Nous nous sommes adaptés, pas à pas, afin d’inclure tout d’abord les fournisseurs, puis les détaillants, ensuite les grands détaillants, les associations de fournisseurs de service et finalement les carrossiers. Lentement, nous avons fait preuve d’ouverture d’esprit. Il était temps d’effectuer une refonte complète. » L’association a commandé une révision de ses politiques d’adhésion et a constaté que l’acceptation des membres FSA ne serait pas un mauvais choix.
« De toute façon, ajoute M. Champagne la plupart de nos activités, produits et services ont toujours ciblé, de manière directe ou indirecte, les FSA, par exemple notre avis aux consommateurs (sur le travail garanti), le mouvement Right to Repair, les trousses d’emploi ainsi que notre engagement auprès des apprentis. Je ne crois pas qu’un nouveau modèle serait trop perturbateur. » M. Champagne insiste sur le fait que l’intention n’est pas de remplacer les autres associations du domaine de l’automobile qui représentent actuellement les fournisseurs de service, mais avant tout d’offrir une option d’adhésion aux FSA qui ont déjà été associés par le passé à l’AIA Canada.
La démographie Selon l’American Society of Association Executives, le nombre d’adhérents au sein des associations professionnelles est en déclin partout en Amérique du Nord. Un certain nombre de facteurs seraient en cause, dont la réduction des coûts, la prolifération des réseaux sociaux permettant aux entreprises de trouver facilement des gens ayant les mêmes intérêts et opinions, une explosion des offres de formation en ligne et des informations disponibles, ainsi que l’arrivée sur le marché du travail de la génération Y qui attribue moins de valeur au réseautage traditionnel. Le remède au déclin des adhésions, conclut l’étude de l’association, serait d’offrir de nouveaux services et programmes. M. Champagne mentionne que l’AIA Canada est déterminée à fidéliser ses membres grâce à des programmes novateurs. « La proposition de valeur de la cotisation des membres doit être clairement stipulée, reconnaît-il. Les membres avaient l’habitude de payer leur cotisation d’année en année sans vraiment y penser. Maintenant, vous devez leur démontrer la valeur de chaque dollar dépensé. Et cela modifie notre façon d’aborder les membres et le marché. »
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La démographie est un facteur important à considérer dans l’élaboration de nouveaux programmes, ajoute-t-il. La nouvelle génération ne souhaite pas faire les choses de la même façon. En fait, elle est réticente à s’impliquer, à moins de constater que les programmes sont efficaces et qu’ils en valent vraiment la peine. « Le changement en ce qui a trait à l’implication des membres, en raison des mutations démographiques, est un aspect que nous ne pouvons pas ignorer. Il faut faire avec, ditil. Comment fait-on pour atteindre la prochaine génération ? Les changements démographiques au sein de la société suggèrent que de nouvelles approches sont nécessaires afin d’impliquer les membres, particulièrement les jeunes. »
Promotion et défense Les besoins des membres sont sans aucun doute en train de changer, confirme Bill Hanvey, président et PDG de la Car Care Association (l’équivalent américain de l’AIA), située à Bethesda, au Maryland. « Avec l’augmentation
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de l’automatisation des véhicules et les grands changements technologiques, les membres ont besoin d’abord et avant tout d’être défendus. » Il mentionne qu’il a souvent vu l’AIA Canada se lancer dans la mêlée lorsque vient le temps de promouvoir les intérêts du marché secondaire auprès du gouvernement. « Les enjeux sont plus techniques que jamais, affirme M. Hanvey. Les législateurs sont parfois dans l’inconnu, particulièrement en ce qui a trait à la télématique et aux logiciels embarqués. Il faut devenir beaucoup plus technique dans notre approche afin de communiquer les vrais enjeux qui sont en cause. » C’est la responsabilité de l’association d’éduquer les législateurs non seulement sur les technologies qui s’en viennent, ajoute-t-il, mais également sur la contribution que le marché secondaire apporte à l’économie. « Bien évidemment, l’ALENA est le sujet de discussion le plus inquiétant actuellement. Nous faisons partie d’une industrie mondiale à enlever et une grande partie de notre chaîne
logistique s’est construite autour de l’ALENA, ditil. Nous devons nous assurer qu’il y a un accord commercial permettant la libre circulation des biens entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. C’est extrêmement important. » Les trois principales associations nord-américaines représentant le marché secondaire, l’Auto Care Association, l’AIA Canada et leur homologue mexicain, l’ARIDRA, travaillent ensemble depuis quelques mois sur une approche harmonisée, indique M. Hanvey. « Nous sommes sur la même longueur d’onde à propos de l’ALENA. D’ailleurs, nous avons signé un protocole d’entente qui unifie notre position. Ce genre de collaboration sera encore plus important à l’avenir. » M. Hanvey mentionne que d’avoir un œil sur les nouvelles législations et les propositions de législation est la clé pour satisfaire les besoins des membres dans le futur. « Les changements sur le plan gouvernemental nécessitent de la vigilance de la part des associations. Entre la réglementation et les
politiques commerciales et fiscales, nous devons être astucieux afin de représenter adéquatement nos membres. » Pour sa part, Jean-François Champagne voit la promotion et la défense des intérêts tourner de plus en plus autour de deux principaux enjeux : les ressources humaines et les données. Du côté des ressources humaines, l’AIA s’est attardée à examiner le marché de l’emploi, l’inclusion des femmes dans l’industrie, les efforts de rétention et d’apprentissage, ainsi que le développement des compétences. Pour ce qui est des données, elle s’est focalisée sur des aspects tels que la télématique, l’accès aux informations de réparation et la prolifération des technologies embarquées. « La promotion et la défense des intérêts, c’est d’abord d’identifier les occasions d’éduquer, d’influencer et d’engager les gouvernements, précise M. Champagne. Le gouvernement a besoin d’experts en la matière pouvant le conseiller pour créer des politiques intelligentes. Pour ce qui est
de la rétention et de l’apprentissage dans le secteur automobile, de l’accès aux données, de l’entente CASIS et des données embarquées, le gouvernement nous considère sans conteste comme des experts sur le sujet. » Parmi les questions qui doivent être abordées, il y a celle de la difficulté constante à obtenir les codes de sécurité des véhicules auprès de certains constructeurs automobiles, ainsi que celle de l’arrivée de certains nouveaux joueurs, tels Tesla, dans l’arène de l’automobile. « Pourquoi Tesla ne fait-elle pas encore partie de cette entente ? Ni la Smart ? », se demande M. Champagne. Pourquoi ne veulent-ils pas se joindre à l’entente ? Il faut que quelqu’un leur dise que s’ils veulent vendre des voitures au Canada, ils devront faire partie de l’entente. Ils doivent fournir de l’information à la communauté des réparateurs indépendants. » Il précise qu’Industrie Canada a accepté d’être le chien de garde de cet enjeu. L’AIA Canada peut gagner des points avec les FSA en déployant énormément d’efforts afin d’obtenir
des rencontres régulières sur l’entente CASIS et en s’assurant du respect de cette entente.
Les temps changent Le monde associatif fait face à plusieurs des contraintes que l’industrie doit affronter, mentionne M. Hanvey. « Nous devons faire face aux avancées technologiques rapides, à l’utilisation accrue des données et au besoin de trouver des employés qualifiés, précise-t-il. Nous devons modifier notre modèle d’affaires pour procurer un meilleur avantage à l’industrie et à nos membres. » M. Champagne a confiance que l’AIA résistera aux tempêtes à venir. « Nous vivons une période intéressante marquée par des changements rapides, mais nous pouvons compter sur les bons bénévoles, les bons membres et la bonne équipe. Nous avons les ressources. Nous sommes une marque reconnue au sein de l’industrie, nous avons donc tout ce qu’il faut pour faire face à n’importe quel adversaire. Nous gardons les yeux ouverts afin de ne laisser passer aucune occasion. »
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UN REGARD SUR LE PASSÉ 1
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1. A. Dussault en train de faire un remorquage dans les années 1940 2. Commis au comptoir, avec la permission d’Auto Electric 3. Ouverture d’OK Tire en 1953 4. Conseil d’administration de l’AIA, 1964-1965 5. Au travail avec James Tennant Sr. 6. Administrateurs et membres de la direction en 1945 7. Présentation du jubilé en 2012 8. John Del Vasto et Don Skuce lors de l’AGA de l’AIA 9. Passation du marteau entre Doug Reevey et Dave Fifield, respectivement présidents de l’AIA en 2016 et en 2017 10. Les débuts de la Société des jeunes cadres (SJC) avec Brad Morris, Jeff Van de Sande et Ezer Mevorach 11. Le 1272, rue Wellington, bureau national de l’AIA de 1982 à 2015 12. Le personnel de l’AIA prend la pose dans les marches de l’immeuble de la rue Wellington, en 2003 13. Mauro Cifelli lors de l’AGA en 2017 14. Les frères Ohanian, Gary et Raffi, en 1994 15. La Soirée du Canada au Caesars Palace en 2015 16. Tournoi de golf de la Division du Québec en 2010
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