VOICE
Le journal de la SPM | décembre 2021 | numéro 4
Destruction de la forĂȘt amazonienne
Des autochtones du BrĂ©sil interpellent les banques suisses Les Ă©tablissements financiers de Suisse doivent prendre leur responsabilitĂ© dans le domaine de la protection de lâenvironnement et des droits humains au BrĂ©sil. Câest ce que Alessandra Munduruku et Juarez Munduruku exigent des autoritĂ©s et des entreprises suisses lors de leur visite en Suisse. Directement concernĂ©-e-s, ils se dĂ©fendent de toutes leurs forces contre des projets dâinfrastructure prĂ©vus en Amazonie et demandent le soutien de la population suisse. « Notre maison, câest un immense territoire. Chaque mĂštre carrĂ© de ce territoire est important, car il abrite des poissons, de la faune et des plantes mĂ©dicinales. Nous pensons que notre territoire est sacrĂ© », explique
Alessandra Munduruku, membre de la communautĂ© autochtone munduruku. Pourtant, la terre des Munduruku dans la rĂ©gion de TapajĂłs est menacĂ©e. Ils expliquent que les projets de voie ferrĂ©e FerrogrĂŁo, de barrages, de centrales hydroĂ©lectriques et de voie navigable auront comme consĂ©quence de submerger une grande partie du territoire des Munduruku tandis quâĂ dâautres endroits, les riviĂšres seront assĂ©chĂ©es et la forĂȘt dĂ©boisĂ©e. Comme le montre le nouveau rapport de la SPM, les Ă©tablissements financiers suisses UBS, Credit Suisse et la Banque nationale suisse sont indirectement impliquĂ©s dans ces projets dâinfrastructure : ils ont accordĂ© des crĂ©dits ou des investissements Ă plusieurs des entreprises intĂ©ressĂ©es aux projets. Câest pourquoi fin septembre, Alessandra