VOICE
Le journal de la SPM | mars 2018 | numéro 1
Des droits pour les Tibétaines et Tibétains, en Suisse aussi !
Des organisations tibĂ©taines et la SPM lancent une campagne commune LâinterdĂ©pendance Ă©conomique croissante de la Suisse et de la Chine a des effets nĂ©gatifs sur le respect des droits fondamentaux des TibĂ©tain-e-s qui vivent ici. Avec la nouvelle campagne qui a Ă©tĂ© lancĂ©e le 9 mars, la SPM et quatre organisations tibĂ©taines de Suisse veulent attirer lâattention sur la situation. Avec prĂšs de 7500 personnes, la communautĂ© tibĂ©taine de Suisse est la plus importante dâEurope. DĂšs les annĂ©es 60, le Tibet et la Suisse ont commencĂ© Ă entretenir des relations privilĂ©giĂ©es. Ainsi, la Suisse avait accueilli Ă bras ouverts les rĂ©fugiĂ©-e-s tibĂ©tain-e-s qui avaient dĂ» sâexiler de leur patrie aprĂšs lâinsurrection de 1959 contre lâoccupation chinoise.
Depuis quelques annĂ©es, le climat politique a toutefois changĂ©. Les relations Ă©conomiques avec la Chine, qui ont Ă©tĂ© renforcĂ©es avec la signature de lâaccord de libre-Ă©change de 2013, ont notamment eu une influence de plus en plus nĂ©gative sur la protection des droits fondamentaux des TibĂ©tain-e-s ici en Suisse, comme la SPM et ses organisations partenaires le documentent dans un nouveau rapport. Changement du pays dâorigine En 2014, le SecrĂ©tariat dâEtat aux migrations (SEM) a dĂ©cidĂ© dâharmoniser la dĂ©signation du pays dâorigine sur les permis des TibĂ©tain-e-s. La dĂ©signation du pays dâorigine utilisĂ©e jusquâalors, « Tibet », a Ă©tĂ© remplacĂ©e par la mention « Chine (RĂ©publique de) ».